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mardi 26 février 2008

Plusieurs parlementaires s’opposent au renvoi du gouvernement

Le président du sénat, Kelly Bastien, croit qu’un éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis, aura des conséquences négatives sur le processus électoral. Le sénateur Bastien soutient qu’un gouvernement démissionnaire ne pourra pas s’engager sur le dossier du financement de la campagne électoral prévu dans le projet de loi électoral.
De plus, le sénateur Kelly Bastien (Lespwa) annonce que les chefs de partis politiques seront consultés par les membres de la commission collectivité territoriale chargée d’étudier la nouvelle loi. " Les partis politiques représentent des acteurs importants et nous devons tenir compte de leurs remarques pour garantir la légitimité de la loi", assure t-il.
Le sénateur Bastien dit espérer que le rapport de la commission spéciale sur la nationalité pourra être publié dans les prochaines semaines.
De son coté, le sénateur Anacacis Jean Hector ( Lespwa) estime que le moment n’est pas favorable pour le renvoi du gouvernement. " Des députés avant la séance d’interpellation se déclarent prêt à renvoyer le gouvernement, le député Bourgolly dénonce des pots-de-vin de l’ordre de 100 000 dollars par député ", déclare le sénateur Anacacis.
Il croit que le premier ministre n’est pas à l’abri d’un vote de censure dénonçant un complot d’un groupe de députés. " Ils ont peut être un candidat pour le poste de premier ministre parce que plusieurs ministres veulent être premier ministre sans compter d’autres candidats au niveau de la présidence", lance le sénateur Anacacis pour qui le renvoi du premier ministre Alexis entraînera une crise politique et économique. " Les députés seront tenus pour responsables de la crise", explique t-il.
A la chambre basse, les élus sont dans l’expectative à 48 heures de la séance d’interpellation. Le député de Pétion ville, Steven Benoît (Lespwa) est opposé au renvoi du premier ministre mais réclame un remaniement ministériel. " Je voudrais qu’on accorde un sursis au premier ministre ce qui permettrait d’identifier les ministères inefficaces afin de réaliser le remaniement ministériel", soutient M. Benoît." Je ne voterai pas pour l’incertitude et l’instabilité", lance Steven Benoît rejetant ainsi l’appel des députés interpellateurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13523
Quel Bordel!

Interpellation, le premier ministre Alexis reprend l’offensive

Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, exige que les députés se prononcent clairement sur la politique de son gouvernement à la fin de la séance d’interpellation du 28 février. Le premier ministre qui ne craint pas un vote de censure affiche sa détermination à affronter les députés interpellateurs. Loin de faire montre de fébrilité, M. Alexis réclame le respect intégral des prescrits de la constitution. " Il faut un vote ; la constitution est clair, il ne doit pas y avoir de délai", martèle le chef du gouvernement.
M. Alexis ne redoute pas le renvoi de son gouvernement qui lui donnerait " l’occasion de servir son pays dans sa ville natale, Gonaïves. " En cas de vote de censure, je serai content de rentrer au Gonaives afin de travailler avec la mairie, les églises et les associations de paysans ", argue t-il. Nullement inquiété par les critiques pour son aveu d’impuissance, le premier ministre Alexis réaffirme qu’il ne peut faire des miracles. " Je ne puis faire sortir du sang des rochers, je ne peux pas mentir à la population en disant que les palliatifs peuvent résoudre le problème de la vie chère", ajoute t-il.
Dans une interview exclusive à radio Métropole, le premier ministre a expliqué que sa stratégie est de réduire le chômage massif et mettre en place les conditions pour la création de richesses. Selon Jacques Edouard Alexis, la séance d’interpellation lui donnera l’occasion d’expliquer l’action de son gouvernement aux parlementaires et à la nation. Il soutient que son exposé reposera sur sa déclaration de politique générale et l’exécution de nouveaux programmes en raison de la nouvelle situation.
Dans le même temps, le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, assure que le premier ministre va essayer de convaincre les élus sur les résultats positifs enregistrés par le gouvernement. Tout en rappelant que l’avènement du gouvernement s’était produit dans un contexte d’insécurité, M. Jasmin rappelle que le rétablissement du climat sécuritaire a été la priorité du gouvernement.
Il regrette que les parlementaires n’aient pas accordé au gouvernement un délai pour consolider le climat sécuritaire ce qui ouvrirait la voie à la création massive d’emploi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13522

Les forces de l’ordre et la justice continuent à traquer les criminels

Plusieurs cas de kidnapping ont été déjoués le week end écoulé grâce à la vigilance de la population et la diligence des forces de l’ordre. Dans l’une de ces tentatives, à Delmas 41 des bandits, se faisant passer pour des policiers, n’ont pu kidnapper un couple.
De plus, quelques criminels, dont un ancien condamné, ont été appréhendés à Delmas 42 dans une maison qui servait de lieu de séquestration. Au centre ville de Port-au-Prince, non loin du théâtre National, des bandits continuent d’agresser les passants avant de prendre refuge dans le bidonville de " cité Leternel" .
Les forces de l’ordre ont durant le week end procédé à l’arrestation de Gaston Joseph, un criminel recherché par la justice pour son implication dans l’assassinat du consul français, Paul Henry Maural en 2005. Le criminel en question serait un ancien membre du programme désarmement et réinsertion. Des criminels récemment libérés par la justice ont été appréhendés ou tués lors d’affrontement avec les forces de l’ordre.

Le secrétaire d’état à la justice, chargé de la réforme judiciaire, Daniel Jean, avait dénoncé une dérive de certains magistrats qui libèrent des bandits en raison de l’insuffisance de preuve dans les dossiers de la police. " Le rôle du juge instructeur est de trouver les éléments de preuve manquants afin de faire avancer le dossier", fait remarquer M. Jean.
Le disfonctionnement de la chaîne pénale, le manque de formation, la faiblesse de la loi et le manque de matériels sont autant de points négatifs dans le système judiciaire haïtien souligne Daniel Jean. " Lorsque vous avez un système basé uniquement sur le pouvoir discrétionnaire des juges on risque des dérives", dit-il précisant qu’il faut changer la réalité juridico légale.
Par ailleurs, la Minustah a révélé que 23 cas d’enlèvements ont été rapportés au cours des trois premières semaines de février. Il y aura très probablement une hausse des cas de kidnapping au cours du mois de février puisque 23 cas avaient été rapportés pour tout le mois de janvier. Pendant ce temps, la Minustah et la police haïtienne ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans la région métropolitaine. Des patrouilles mobiles sont désormais visibles la nuit dans plusieurs artères de la capitale. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13521

A 72 heures de l’interpellation du chef du gouvernement, des représentants et membres de divers secteurs se positionnent

Le président du Sénat appelle les partis politiques membres du gouvernement à se "définir"
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya

Des représentants et membres de divers secteurs de la vie nationale interrogés par Radio Kiskeya continuaient lundi de se positionner pour ou contre le renvoi du gouvernement, 72 heures avant la séance d’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis à la Chambre des députés.
Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP, Hinche, Centre) Chavannes Jean Baptiste a mis l’accent sur la grave situation de détresse dans laquelle se trouve la population. De ce fait, il estime que les députés devraient adopter une motion de censure contre le chef du gouvernement si celui-ci ne parvient pas à les convaincre de sa capacité à redresser la situation.
Le professeur Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC, regroupant certaines associations patronales) constate lui aussi la misère noire dans laquelle patauge la population. Cependant, s’il considère dans ces conditions normale l’interpellation, il affirme ne pas croire en l’opportunité du renvoi immédiat du gouvernement. Il propose d’accorder un sursis de trois mois à celui-ci afin qu’il puisse mettre en œuvre un plan de redressement.
Le professeur Christian Rousseau (ex-membre du Conseil des sages sous la transition) qui affirme lui aussi avoir constaté l’état de misère sans nom qui sévit au pays, partage l’opinion de Chavannes Jean Baptiste à savoir que l’éventuel renvoi du chef du gouvernement ne conduirait nécessairement pas à une crise. Il soutient en ce sens l’idée à savoir que ce ne sont pas les individus qui devraient compter, mais plutôt les politiques mises en œuvre.
La base de Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Aristide) s’est pour sa part officiellement opposée lundi, lors d’une conférence de presse, à l’éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Des militants connus de ce secteur politique, dont les nommés Yvon « Zap-Zap » et Marjorie Michel, ont dans la matinée manifesté leur soutien au chef du gouvernement, devant le siège du Parlement, lançant des slogans hostiles aux députés interpellateurs.
Parallèlement, Fanmi Lavalas a annoncé son programme de commémoration de l’anniversaire, vendredi prochain, de la seconde chute du pouvoir du président Jean Bertrand Aristide.
Intervenant à son tour dans le débat sur la question de l’interpellation, le président du Sénat, Kelly Bastien, a demandé lundi aux dirigeants de partis politiques membres du gouvernement, de sortir de leur réserve par rapport à la démarche de leurs parlementaires et de clarifier publiquement leur position en ce qui concerne l’interpellation du chef du gouvernement. Il s’agit, pour lui, d’une anomalie qui devrait être corrigée, à savoir que des députés membres de partis représentés au gouvernement menacent de renvoyer celui-ci sans que les partis en question n’aient pas, parallèlement, rappelé leurs ministres. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4739

Une passagère haïtienne meurt à bord d’un vol d’American Airlines


Aucun matériel d’urgence n’était disponible pour secourir Carine Désir en détresse respiratoire sur le trajet Port-au-Prince/New York, selon sa famille
lundi 25 février 2008,
Radio Kiskeya

Une passagère de nationalité haïtienne, Carine Désir, 44 ans, victime de graves troubles respiratoires est morte à cause d’un manque d’oxygène vendredi dernier à bord d’un vol commercial Port-au-Prince/New York de la American Airlines, rapporte lundi le New York Daily News.
"Ne me laissez pas mourir", a lancé au plus fort du désespoir Mme Désir lorsqu’elle s’est effondrée au bout d’une heure de vol. Diabétique et souffrant d’une forte tension artérielle, elle venait tout juste de prendre une collation.
Très hésitantes au départ, les hôtesses de l’air ont finalement répondu aux cris de détresse de l’infirmière qui vivait à Brooklyn. Mais, selon des membres de sa famille contactés par le quotidien newyorkais, malgré le dévouement de deux médecins et de deux infirmières, qui se trouvaient parmi les voyageurs, tous les efforts se sont révélés vains. Car, les deux bombones d’oxygène disponibles dans l’avion étaient complètement vides tandis qu’un défibrillateur automatique (destiné à la réanimation cardiaque) était en panne.
Devant l’insistance du frère et du cousin de Carine Désir, Joël Désir et Olivier Antonio qui rentraient également à New York, le commandant de bord avait finalement accepté d’effectuer un atterrissage d’urgence à Miami afin de pouvoir sauver la vie de la dame. Mais, il était déjà trop tard. Elle allait rendre l’âme bien avant l’aboutissement de cette manœuvre.
La direction centrale de la American Airlines à Dallas (Texas) a confirmé le décès de la voyageuse haïtienne. Elle s’est toutefois gardée de faire le moindre commentaire sur les graves dysfonctionnements du dispositif de secours du vol 896 à l’origine de ce drame bouleversant.
Cette affaire devrait faire l’objet d’une enquête judiciaire et pourrait entraîner des poursuites légales contre la compagnie américaine classée numéro un mondial de l’aviation civile.
American Airlines, dont beaucoup des passagers se plaignent régulièrement de la qualité des services offerts à la clientèle haïtienne, avait dû annuler ces dernières semaines plusieurs de ses vols au départ et à destination de Port-au-Prince en raison notamment de problèmes mécaniques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4735

lundi 25 février 2008

Le premier ministre prêt à défendre son gouvernement

Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, se déclare prêt à expliquer le contenu de sa déclaration de politique générale et son action face à la cherté de la vie. " Je me rendrai au palais législatif de très tôt jeudi pour répondre à l’interpellation des députés ", assure le premier ministre.
Jacques Edouard Alexis a effectué deux déplacements en province au cours de ces dernières 72 heures.
Le premier ministre, accompagné du ministre canadien de la coopération internationale, Maxime Bernier, avait donné jeudi le coup d’envoi du projet de construction de la route Jérémie – Cayes. Ce projet financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le gouvernement canadien est évalué à 172 millions de dollars.
Samedi dernier le premier ministre avait présidé la cérémonie d’inauguration d’une nouvelle école aux Gonaïves.
De plus, la ministre du commerce, Maguy Durcé, annonce la création de 15 000 emplois au cours de l’année 2008. Tout en rappelant que la vie chère ne dépend pas de son ministère, madame Durcé soutient que le gouvernement s’applique à relancer la production agricole et à augmenter les infrastructures agricoles et routières.
La ministre du commerce lance un appel à la patience, précisant que de nombreux projets sont en cours d’exécution.
Dans le même temps, le porte parole de la Fusion des Sociaux démocrates, Micha Gaillard, estime qu’un remaniement du gouvernement est une urgence.
Selon lui les différentes actions des ministres ne sont pas synchronisées ce qui implique un manque de cohésion dans le programme gouvernemental. " La Fusion est inconfortable et souhaite que le gouvernement pluriel cède la place à un gouvernement de coalition ", dit-il expliquant qu’un ministre doit pouvoir donner une orientation dans son secteur d’activité.
Micha Gaillard affirme avoir fait connaître sa position au chef de l’état, René Préval mettant l’accent sur la nécessité d’une bonne cohésion au sein de l’équipe gouvernementale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13518

Traduction Jonas Jolivert
jonasjolivert@free.fr

Des sénateurs sont préoccupés par l’interpellation du premier ministre

Plusieurs sénateurs ont exprimé leur opinion sur l’interpellation du premier ministre, Jacques Edouard Alexis, par la chambre des députés prévue le 28 février prochain. Certains sénateurs réclament le respect des prérogatives de la chambre des députés, alors que d’autres proposent un sursis en faveur du gouvernement qui a signé un accord avec le sénat visant à soulager la misère de la population.
Le sénateur Youri Latortue (LAA) dénonce les manœuvres d’intimidation visant des parlementaires à 4 jours de la séance d’interpellation du premier ministre. Il révèle que des officiels se préparent à convoyer des centaines d’individus de la province vers la capitale en vue de supporter le premier ministre. " On peut donner de l’argent à ces personnes c’est dire qu’il y a des ressources qui pourraient être utilisées pour soulager la misère de la population", ajoute t-il.
De son coté, le sénateur Joseph Lambert (Lespwa) met en garde contre le renvoi du premier ministre Alexis qui selon lui entraînera une aggravation de la situation économique.
Le sénateur Lambert dit craindre une catastrophe économique et demande au président de la chambre basse et aux députés de comprendre les enjeux politiques de la conjoncture. " Si le gouvernement est renvoyé les prix grimperont et la population rendra les élus responsables de la situation", dit-il souhaitant qu’un sursis soit accordé au gouvernement.
Le sénateur Andrice Riché (OPL) est du même avis et propose que la séance d’interpellation serve à la présentation du plan d’action du gouvernement face à la cherté de la vie. " Il ne devrait pas y avoir de vote, les députés pourront accorder un délai de 2 mois au premier ministre afin de voir les résultats de son action", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13517

Haïti Football...Wagneau Eloi…Un pari risqué…

La disparition prématurée d’une des plus grandes gloires du football haïtien a relégué heureusement au second plan une décision d’une importance capitale pour le monde des fans du ballon rond.
Le décès de notre Timanno Emmanuel Sanon a plongé la société haïtienne dans un moment improbable mêlant tristesse et nostalgie. Malgré la divulgation des informations faisant état de sa santé précaire dûe à un cancer du pancréas, on a eu l’impression qu’on le croyait immortel. Manno sanon est de fait immortel. Immortel comme tous ceux-là qui ont contribué à forger une âme nationale à ce pays.
L’autre nouvelle prête à être divulguée devrait être en effet l’annonce par les instances de la Fédération Haïtienne de Football de la nomination de l’ex-footballeur professionnel ayant défendu les couleurs du Lens et de Monaco, Monsieur Wagneau Eloi.
Sans vouloir nous immiscer dans des domaines qui ne sont pas de notre compétence nous croyons avoir le droit d’émettre des opinions surtout quand comme fan de foot, soucieux et désireux de revoir le football haïtien se réorganiser derrière des objectifs accessibles, nous observons que des décisions importantes sont adoptées sans tenir compte de la logique élémentaire de mise dans tout exercice de ce genre.
Le monde du football européen a du retenir des aspects sans doute positifs de la carrière de Monsieur Wagneau Eloi cependant on aurait du mal à la qualifier de brillante ou exceptionnelle. On se rappelle encore comment il avait refusé de porter les couleurs nationales dans l’attente d’un appel de l’entraîneur français de l’époque, appel qui n’est jamais venu.
On sait très peu sur son palmarès avec la sélection nationale d’Haïti.
Ces arguments ne sauraient faire bouger la balance ni dans un sens ni dans l’autre en ce qui concerne ses capacités à bien mener une mission d’entraîneur de sélection nationale. Cependant on peut évoquer de sérieux bémol sur sa prédisposition à une telle fonction. Avait-il orienté sa reconversion vers un éventuel poste de sélectionneur ?
Se croit-il capable de diriger une sélection par le simple fait d’avoir évolué en première division en France ?
Est-il conscient du terrain miné que représente le monde du football haïtien ?
Il suffit en effet de s’approcher comme observateur ou voyeuriste indiscret pour ce rendre compte que le football haïtien et une copie conforme de la situation globale du pays. Dans une sorte de « melting pot » insalubre se mélangent incapacité, incompétence, envie, jalousie, ego surdimensionné. Le produit de la fonte de ces ingrédients dans le creuset haïtien est un breuvage immonde, nauséabond qui éloigne ceux qui pourraient faire preuve de la vision indispensable pour la réussite du football haïtien en 2008.
Les instances du football semblent évoluer pieds et mains liés à des intérêts divergents qui voient tout sauf l’intérêt intrinsèque du football pour le football et ses acteurs principaux. On perd son nord quand on écoute sur les ondes des interventions de certains individus proches de ce secteur ou ils expriment des idées qui font comprendre que le football haïtien est atteint d’une maladie proche de la peste. Des critiques pour critiquer, des critiques dures et acerbes vous invitent à quitter les lieux et à s’éloigner de ses airs pour éviter ces émanations plus que contagieuses.
Dans ce contexte, la présence d’un entraîneur mi-haïtien, mi-étranger représente ne très mauvaise limonade présageant la chronique d’un échec annoncé.

D’après les informations qi circulaient autour de la nomination de Monsieur Wagneau Eloi comme sélectionneur national, il était question d’un projet de 32 pages affichant clairement les exigences de la nouvelle équipe dont l’objectif avoué serait d’acheminer le football haïtien de l’amateurisme désarticulé vers le professionnalisme. Incohérence et incongrues !
Comment se situe Monsieur Wagneau Eloi par rapport à cette nécessité d’aller vers le professionnalisme ? Un footballeur professionnel reçoit par osmose les aptitudes d’un entraineur professionnel par magie ou dispositions tacites ou innées? Un entraineur amateur peut-il aider à la professionnalisation du football ?
Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, la situation socio-économique du pays ne lui permet pas les moyens que réclament le secteur football même si on est unanime à accepter la potentialité des retombées financières liées à l’exportation de nos talents.
Nos adversaires de la zone de la CONCACAF mettent les moyens pour nous devancer dans un domaine ou le talent ne suffit plus. Ils font appel à des entraineurs d’expérience ; ils disputent des matchs avec les meilleures sélections du monde. Les budgets alloués pour la préparation des éliminatoires de la coupe du monde dépassent largement ce que nous nous mettons à la disposition de secteur comme l’éducation et la santé chez nous.
Ils exportent des joueurs qui évoluent dans les grands championnats européens et dans des grands clubs européens.
En imaginant le pli des exigences de l’entraineur nous pouvons déjà dire que Haïti ne pourra pas les honorer…
Tout ceci c’est pour dire que sauf un grand miracle nous ne pouvons pas disputer une place qualificative pour la coupe du monde 2010. Le fameux « Back to Africa » reste un rêve de gosse, un vœu pieux que la réalité du monde du football d’aujourd’hui nous choquera comme une gifle pour nous réveiller de notre torpeur. On ne prépare pas une équipe pour une coupe du monde en ramassant deux ou trois conneries aux Etats-Unis pour les expédier ensuite en Haïti. On ne peut pas prétendre surpasser le Guatemala quand les guatémaltèques jouent en amical contre l’argentine et nous contre Cuba ou la Martinique. Nous ne pouvons pas surpasser le Honduras quand leur avant centre joue comme titulaire avec l’inter de Milan en Italie.

Nous devons commencer par nous organiser là ou les demandes en ressources sont moins exigeantes. Les catégories inférieures…Pour Africa 2010 continuons à rêver.
La disqualification de la sélection nationale pour la coupe du monde de 2010 fera probablement tomber les têtes. Et comme on dit chez nous Wagneau Eloi et son staff arrive avec le fouet et les « froques » rabaissées pour se faire mettre.
Mais que diable va-t-l faire dans cette galère !
Nous ne serons pas fâché ni déçu cependant si cette équipe à la tête de la sélection pouvait insuffler un je ne sais quoi qui permettrait de redorer le blason du football haïtien. Cependant nous n’avons plus l’âge de faire preuve ni de naïveté ni d’ingénuité.

Il est beau de rêver mais la réalité nous pousse à croire que le pari Wagneau Eloi reste un pari risqué pour lui, pour les instances de la fédération haïtienne de football et pour le football haïtien.
Lundi 25/02/08
DL

Haïti – Insolite : "Panama mwen tonbe…"



Il s’agit d’une foire annuelle de chapeaux à ciel ouvert organisée spontanément durant les trois jours gras par des artisans, des chapeliers qui investissent l’aire du Champ de Mars, site officiel du carnaval. Chaque année, à la même époque, ces artisans à bout de souffle exposent à même le sol leur production sur le parcours du carnaval dans une tentative désespérée d’écouler des stocks d’invendus qui leur restent sur les bras souvent depuis des mois. Mais, tous leurs efforts se sont avérés vains. Ils sont repartis bredouilles puisqu’ils se sont heurtés à un marché totalement verrouillé, dominé par l’industrie des képis.
Le combat est inégal entre pot de terre et pot de fer. C’est David contre Goliath. Livrés à eux- mêmes, ces petits artisans, qui ne bénéficient d’aucun appui imaginatif et intelligent du gouvernement, savent que leur secteur -même s’il représente l’un des symboles de la créativité et du savoir-faire de l’artisanat haïtien- est à terme menacé.
Le chapeau n’a plus la côte et surtout n’a pas les reins assez solides pour soutenir cette concurrence déloyale. Pourtant, les chapeliers rivalisent de créativité dans cette foire spotanée afin de capter les rares acheteurs qui s’attardent devant leurs étalages, admirant leurs talents sans leur offrir des chances de vente significatives. La mévente constatée dans ce secteur, quand on y regarde de plus près, n’est pas le fruit du hasard et de la désaffection que subit l’artisanat haitien.
Singulièrement, l’utilisation de plus en plus rare du chapeau est la résultante d’une combinaison de facteurs tels l’effet de mode, la limitation de la production qui ne peut pas répondre aux commandes massives et surtout l’absence d’une politique gouvernementale d’appui au secteur artisanal.
Non seulement les pouvoirs publics n’encadrent pas l’artisan, mais ils ne développent aucune politique promotionnelle incitant la population à privilégier la consommation locale. On imagine aisément les ministères du tourisme, de la culture, de l’éducation et des affaires sociales -dont dépend d’ailleurs l’artisanat- lancés dans un effort conjugué en vue d’absorber la production soit en la subventionnant ou en achetant ces jolis chapeaux à des fins de distribution directe aux carnavaliers. Juste un zeste d’imagination ajouté à une once d’amour et un tout petit peu de souci du bien-être collectif ...c’est pas sorcier LPP/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1628
Commentaires :
Le titre même de ces réflexions de notre compatriote Liliane a du attirer l’attention de tous ceux qui comme nous respirons et exhalons par les pores et les poumons tout ce qui fait de nous ce que nous sommes et que nous vantons d’être : des haïtiens natif-natals.
« Panama mwen tonbé » est un hymne à l’haitianité. Les troubadours sur le tarmak de l’aéroport international François Duvalier recevaient la bienvenue sur les airs de cette chanson :mwen soti lavil jakmel, mwen prale la vale/ Annarivan lakou benè panama mwen tonbe/ Panama mwen tonbe, Panama mwen tonbe/Panama mwen tonbe/sa ki dèyè ranmase li pou mwen.
Les haïtiens portaient des chapeaux. Et le Panama en était un des différents styles de la créativité débordante de nos chapeliers. Le Panama était le symbole d’une société qui fut. Une société avec ses inégalités certes mais une société avec des caractéristiques sui-generi identifiables, reconnaissables et « reproduisibles ».
Le vent de la deuxième indépendance a tout balayé, il a su comme ce serment sorti de la bouches des classiques français, tout-ce-bruit-pour-rien a su ingénieusement balayé notre fondement encore mal assuré.
Sans fondement sans confiance en nous et surtout en ce qui était bien et bon en nous, on est parti dans tous les sens en quête d’une putain d’identité qui n’a rien à voir avec nous.
Ce qui dans d’autres sociétés est vécu comme de la marginalisation d’un groupuscule qui se veut non-aligné, est ressenti chez nous comme modèle à pérenniser et transmettre de génération en génération.
C’est dans cette mouvance que le Panama a du laisser la place aux têtes papous des rasta et leur dread locks, notre carabela aux boubous africanoïdes.
Mais à la descente de l’avion après avoir surmonté le choc du paysage de Cité Soleil vu du ciel, ce serait apaisant d’écouter PANAMA MWEN TONBE pour revivre l’immense émotion ressentie une fois en 1998 lors d’un voyage à Cuba.
Après un séjour de deux semaines sur la terre de Fidel Castro, après une expérience médicale désastreuse avec un parent, je retournais enfin à Haïti chérie. Après les formalités d’immigration juste le temps de passer en salle d’attente avant l’embarquement, les voyageurs étaient remerciés une dernière fois par les notes musicales attendrissantes d’un petit groupe de musiciens exécutant du son typiquement cubain.
Au moment de mon passage, automatiquement ils se sont mis a jouer « mwen soti lavil jakmel, mwen prale lavale ». Pour moi c’était le plus beau des cadeaux. Les musiciens avaient lu sur mon visage toute la fierté de mon haitiannité. J’ai chanté avec eux. J’ai dansé seul. Je suis parti vers Haïti le cœur en joie, disposé à dire aux chimères et aux zenglendos que vous avez encore une fois perdu la bataille !
Avec les initiatives visant la relance des activités touristiques nous souhaitons une nouvelle vie aux Panamas et à nos chapeliers. Les stylistes de la mode de chez nous pourraient bien essayer de leur donner un coup de main.

dimanche 24 février 2008

Coté glamour...Côté coeur...Wetness is not only teh sea

Si la fin du monde se produisait un samedi après midi, beaucoup de gens risquent de ne pas être informés. Certains médias se la jouent très cool. Le lundi ça reprend plutôt doucement. Heureusement d’ailleurs.

C’est le moment idéal pour faire un petit coup d’œil à certains de nos lecteurs. A ceux-là qui s’embourbent l’esprit dans ces débats politiciens difficile à dépelotonner. Un texte pour un samedi soir, un samedi après minuit…Pas forcément.
Il s’agit d’un texte de notre collaboratrice Sara Villegas. Une de ses petites confidences légères et court-vêtues ou les étreintes des mots délimitent un érotisme pudique et subtil.
Pas de quoi choquer notre morale ni crier au scandale…
un texte qui conjugue l’amour au féminin singulier et particulier, l’amour ressenti et insaisissable…

wetness is not only in the sea
I woke up at six in the morning and I could not sleep so, I had a hot shower, I prepared my handbag and I went out. I drove in the night with my music. Everything was very calm. I arrived to my beach apartment and the ocean was looking at me.

The waves are dancing and touching the clouds. The color is almost grey. I was in my terrace and I imagine you here. I prepare my bath. I like when my bathtub is full of hot water and bath salts. I listen the waves.I come in the water slowly and I can see you behind the water vapor. It is hot and you are in front of me. Your skin is wet and I can drink every drop of water in your face.

Your hands are skating on my hips. My legs are around you again and now my lips are sending new balance in your body. My toilet soap is sliding between my hands and your hands, between my bosom and your chest, my stomach and your stomach.I can hear your nice voice saying what you need.

Your fingers dive looking for my legs, for my body. My tongue is hoarding red moans. My lips are germinating emotions on you. You are looking with your mouth for my little and rosy buttons. They are waking up with your nearness. Our mouths are investigating deeper and deeper each other.

I close my eyes feeling your insurgent fruit.You move me turning my waist to kiss my nape. This makes me crazy. In the same time, you, behind me, make your fingers looking for my belly and my bosom pressing me against you. The hot water is falling down brave between our different wetness that flow into shakings without our conscience. I felt your staff that chafes my sweet buttocks. Your desire is more and more furious. Your touch is harder and harder.
Your kisses are more and more ardent. It is almost magic. The soap assails everything with a new sensuality. We forget everything except this. There are no more.You stand me in front of you against the tile. The water continues falling more and more hot... The water and our desires... Our lips swagger tongues coming in very deep. You make that our tallness are perfect fitting us like in a puzzle. Everything is soft and eternal.

I have your fruit between my hands combing it with foam. It is full of fire. You raise me, you drive your fruit now approaching it to my wet and tight cave, and with a sure push, you plant your fruit in me. I surround your neck with my fragile arms.

Your mouth search for my mouth and walk with pants my shoulders, my face, my soul. We both are shaking fire crossing drunk sighs. Your force is wild and without control.

I can’t avoid to whisper:
-My love...
And you say:
-Repeat it...once again...
I repeat with devotion -Ask me for continuing...Tell me that you want to feel my sweet water inside of you...I want what you want. Not later, not earlier.-Yes... I want to feel you. Yes, my love...-
This sob words make your explosion born to be free, born to be mine.
Sara Villegas

http://encontreelolimpobajomicama.blogspot.com/

Le lac Azueï, enjeu sécuritaire et environnemental

Le lac Azueï, ou Etang saumâtre, retient l’attention des autorités haïtiennes à cause de l’augmentation constante de son volume et de son importance dans le dispositif sécuritaire à la frontière.
Au début du mois, le premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, accompagné de plusieurs ministres et du représentant du secrétaire général de l’ONU, Hédi Annabi, avait effectué une visite dans la région frontalière où des casques bleus de la Minustah patrouillent sur le lac.
Le nouveau déploiement vise à empêcher l’utilisation du lac par des trafiquants divers pour des trafics illicites de drogues et d’armes, la contrebande, ainsi que les trafics d'enfants et de travailleurs clandestins.Selon le capitaine Sylvio Jose Melo de Brito, du contingent brésilien, les casques bleus disposent de la technologie nécessaire pour patrouiller de manière permanente au niveau de cette zone frontalière.
Cette initiative entre dans le cadre des recommandations du Conseil de Sécurité, relatives au contrôle des trafics illicites transfrontaliers.
A brève échéance des policiers haïtiens accompagneront les casques bleus jordaniens dans les patrouilles sur le lac Azuei.
Pendant ce temps les inondations causées par le débordement des eaux du lac ont entraîné une paupérisation de la population locale.
Dans le quartier de Glore, tout près de la ligne frontalière, les cultivateurs désœuvrés se réfugient en République Dominicaine. " Nous n’avons plus les ressources pour vivre et pour envoyer nos enfants l’école", explique un résident de la région. " Echalotte et aubergine étaient les principales cultures de la région indique un habitant qui déplore la destruction des plantations.
Le directeur de la commission de développement frontalier, Max Antoine avait tiré la sonnette d’alarme expliquant qu’il y a une inondation sur 400 a 500 mètres à l’intérieur des terres. Selon M. Antoine ce débordement a causé l’inondation partielle de la commune dominicaine de Jimani.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13515

Labadee, l’une des principales destinations touristiques de la caraïbe

Le ministre du tourisme, Patrick Délatour, révèle que le gouvernement haïtien a signé récemment un contrat avec la Royal Caribean Cruise qui se prépare à investir un milliard de dollars dans la construction d’un grand paquebot pouvant accueillir 6 000 personnes.
Il soutient que la Caribean Cruise a retenu le site de Labadee ( Cap Haïtien) comme l’une de ses trois principales destinations touristiques pour les prochaines années, faisant remarquer que la construction d’un nouveau quai à Labadee s’avère indispensable.
Le contrat signé entre le gouvernement haïtien et la Royal Caribean Cruise s’élève à 50 millions de dollars, qui seront utilisés pour la construction d’un quai et l’aménagement d’autres espaces pour accueillir les touristes. Le ministre Delatour croit que cet accord fera de Labadee une destination de prédilection, ce qui permettra de rehausser d’autres sous destination telle La Citadelle De plus, le droit de péage a été ajusté de 6 a 10 dollars par touriste suite à une requête du gouvernement haïtien.
Le ministre Delatour a révélé la signature de ce contrat en marge du colloque de validation du plan directeur du tourisme.
Selon Patrick Delatour ce plan qui concerne les régions prioritaires, est le résultat des consultations avec les différents partenaires locaux et de la diaspora. " 31 fiches de projets seront inscrits dans le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) ", dit-il expliquant que des consultations sont prévues avec les différents ministères.
Le président de l’Organisation mondiale du Tourisme, Philippe Lemaitre, qui a participé au colloque a apporté son appui au ministère du tourisme, et promet son support pour améliorer l’image d’Haïti dans le monde. " Avec le PNUD nous supportons l’action du ministère du tourisme et nous pensons que les trois prochaines années seront cruciales", lance t-il espérant qu’Haïti sera l’une des meilleures destinations touristiques du monde.
Selon Philippe Lemaitre pour changer l’image d’Haïti il faut développer les activités touristiques dans les sous destinations telles la citadelle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13516

Hommage du Premier ministre Alexis à Emmanuel Sanon

Démarches en cours en vue d’offrir des funérailles nationales au "héros" de 1974 dont la disparition retient l’attention de la presse nord-américaine
samedi 23 février 2008,
Radio Kiskeya

Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a rendu hommage vendredi au footballeur haïtien de légende Emmanuel "Manno" Sanon dont le décès jeudi en Floride a provoqué des vagues d’émotion en Haïti.
"Il a fait quelque chose d’extraordinaire dans l’histoire du sport haïtien", a déclaré à Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest) le chef du gouvernement après avoir observé une minute de recueillement en mémoire du disparu en marge de la cérémonie de lancement des travaux de construction de la route Jérémie/Cayes en compagnie du ministre canadien des affaires étrangères, Maxime Bernier.
Outre M. Alexis, la Présidence, le ministre de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire, la Chambre des Députés, le président de la Fédération haïtienne de football, Yves Jean-Bart et plusieurs des anciens coéquipiers de Sanon, dont Philippe Vorbe, ont salué le départ de ce géant. Tous soulignent son intelligence de jeu, ses qualités athlétiques exceptionnelles, ses prouesses sportives ainsi que sa discipline professionnelle et sa modestie légendaires.
Les funérailles du mythique buteur du Don Bosco de Pétion-Ville et de la sélection nationale au cours des années 70 seront chantées samedi prochain (2 mars) en principe à Orlando. "Manno" Sanon avait, dans son testament, souhaiter être inhumé là où résident ses quatre enfants.
Cependant, à Port-au-Prince, le gouvernement et les instances dirigeantes du football ont entrepris des démarches en vue d’un éventuel rapatriement de la dépouille et de l’organisation de funérailles nationales.
Le décès de celui qui fut désigné en 2000 "athlète haïtien du XXe siècle" représente un événement dont les médias nord-américains se sont également fait l’écho. L’Associated Press, l’agence de presse mexicaine Notimex, les journaux américains Miami Herald, El Nuevo Herald, USA Today et Sports Illustrated de même que la chaîne de télévision Fox ont notamment mis en relief les qualités et la stature de l’ancien footballeur.
Agé de 56 ans, le célèbre mondialiste de 1974 est mort d’un cancer du pancréas qui l’avait considérablement affaibli ces derniers mois. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4733

Le Président Lula veut 100 casques bleus supplémentaires pour Haïti

Des ingénieurs militaires qui se consacreront à des tâches de développement, selon une demande onusienne
samedi 23 février 2008,
Radio Kiskeya

Le ministre brésilien de la défense, Nelson Jobim, a annoncé samedi que le Président Luiz Inàcio Lula da Silva sollicitera sous peu du Congrès National (Parlement) l’autorisation de déployer 100 militaires supplémentaires au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte l’agence officielle brésilienne Agência Brasil.
Le Brésil, qui commande les casques bleus depuis le début de leur déploiement en 2004, dispose actuellement d’un bataillon de 1.200 soldats.
La demande d’augmentation des effectifs des troupes brésiliennes répond à un appel de l’ONU qui a souhaité l’envoi en Haïti de 100 ingénieurs militaires, selon le ministre Jobim. "Les troupes d’ingénierie du Brésil ont donné au monde la preuve de leur expertise dans les travaux d’ingénierie civile alors que les bataillons d’ingénierie sont généralement spécialisés dans l’ingénierie de guerre et non dans les travaux d’infrastructure civils", a ajouté le titulaire de la défense nationale.
Pour sa part, le chef adjoint du département de logistique de l’Etat-Major de la défense, le général Jorge Alberto Duardes Boabaid, a souligné que la force onusienne en Haïti est en train de passer progressivement de sa mission sécuritaire à des objectifs de développement.
Si un décret législatif du Congrès approuve cette requête du Président Lula, les troupes brésiliennes passeront de 1.200 à 1.300 hommes.
Les dépenses militaires brésiliennes en Haïti sont estimées annuellement à 130 millions de reals (la monnaie brésilienne). 10 millions de reals supplémentaires seront nécessaires pour l’entretien des 100 nouveaux casques bleus.
Vendredi, le ministre Nelson Jobim s’est entretenu avec les commandants et sous-commandants de défense ainsi que les officiers de l’Etat-Major du bataillon brésilien et de la compagnie d’ingénierie en Haïti. Ils participent actuellement à une session de formation au siège du ministère de la défense à Brasilia.
Cette rencontre s’est déroulée dans une atmosphère très solennelle.
Le général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz commande actuellement les troupes de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4732

79 haïtiens retrouvés en maison abandonnée

Des Membres du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière-CESFRONT ont retrouvé à l’intérieur de deux maisons abandonnées dans la Province de Dajabón, 79 haitiens qui étaient cachés qui seraient transportés vers la capital, de manière illégale par des personnes qui se consacrent à cette activité illicite.
Après des tâches d'intelligence de l'organisme militaire, les étrangers ont été détectés dans les rues, padre Santana et Beller, de cette localité. Les haïtiens sont détenus dans les prisons de la Forteresse Beller, des forces armées dominicaines , pour être déportée postérieurement, pendant ce temps la persécution des organisateurs du voyage clandestin s’active.
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=91978

un commerçant dominicain kidnappé par des haïtiens

Les parents d'un commerçant dominicain ont dénoncé ce samedi le kidnapping de leur proche par des présumés narcotrafiquants haïtiens. Teofilo Reyes de Aza, âgé de 45 ans, et qui résidait à Villa González, a été kidnappé au Cap haïtien, où il s’était rendu pour résoudre des affaires selon des informations reçues par l'enceinte de douane et le Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière (Cesfron) de Dajabón.
Les kidnappeurs exigent une rançon de dix millions de pesos, contre la libération de Reyes de Aza selon des versions de plusieurs parents du kidnappé qui ont reçu l'appel des bandits qui menacent de l'assassiner s’ils ne recevaient pas l'argent exigé pour le libérer.
Selon les organismes d'investigation de la zone frontalière, le cas s’est produit à cause des différents en affaires entre des Reyes et ses kidnappeurs..
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92032

Haïti/Musique : Jean Roosevelt Jean ou la naissance d’une nouvelle étoile

samedi 23 février 2008

Dans les jardins de l’Institut français d’Haïti, ils étaient plusieurs centaines de jeunes, moins jeunes et adultes à venir redécouvrir ce jeune homme de 24 ans, connu sous le nom de Janjan Roosevelt.
P-au-P, 22 févr. 08 [AlterPresse] --- Très enjoué, Jean Roosevelt Jean commence par s’imposer sur la scène musicale haïtienne. Ce jeune natif de Jérémie (Grande Anse), aux cheveux tressés, est en passe de gâter le public haïtien par sa musique aux couleurs tropicales. A l’Institut français d’Haïti (Ifh), ce 21 février 2008, il a embrasé plusieurs centaines de spectateurs, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Avec sa formation « Balad », Janjan Roosevelt charrie derrière lui les gens de toutes les couches sociales. La preuve en était bien grande, en cette soirée du jeudi 21 février 2008, à l’Institut français où plusieurs morceaux figurant sur son premier album « Recommence » ont été joués pour le bonheur de ses supporteurs.
Marie Laurence Jocelyn Lassègue (Ministre des femmes), Evelyne B. Chéron (Sénatrice de l’Ouest) ainsi que d’autres personnalités haïtiennes et étrangères ont assisté à cette grande première de Jean Roosevelt Jean au centre culturel de Bois Verna, Ifh.
« Donnez le monde aux femmes » et « Taisez-vous », deux chansons vidéoclipées sur son opus, ont été mises à exécution lors de ce concert, aux côtés d’autres titres, tels « Laisse-moi », « La famille », « Maman », « Agoye ».
« Agoye » est une composition, à travers laquelle Janjan lance un cri d’alarme face au déchirement du tissu social haïtien.
Des thèmes vraiment intéressants, selon Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
En plus des titres gravés sur ce microsillon, Janjan Roosevelt a interprété d’autres morceaux puisés dans l’univers musical afro-caribéen.
« C’est vraiment encourageant. Je pense qu’il a un niveau universel. Il chante l’universalité. Je pense que sa musique est exportable », estime la ministre à la condition féminine.
Avec sa musique, Jean Roosevelt Jean veut parcourir le monde entier. L’album « Recommence », qui contient 10 titres, est le résultat de ses durs labeurs, de sa patience et de l’amour que ce jeune cultive pour la musique, explique-t-elle à AlterPresse.
Janjan, le promoteur de la justice sociale
« Ma mission, c’est de plaider pour un monde juste, un monde vivable, un monde où les jeunes d’ici et d’ailleurs jouissent de leur droit d’aller à l’école et de s’épanouir », affirme Janjan Roosevelt.
Depuis son arrivée sur la scène musicale avec sa chanson « Balade Max », composée à l’intention des jeunes postulantes du concours « Miss Vidéo Max », Jean Roosevelt Jean s’engage dans une campagne de sensibilisation contre la propagation du Vih/Sida.
Pour l’heure, Janjan Roosevelt, qui taquine la muse du matin au soir, nourrit de riches ambitions. Une tournée dans les Antilles françaises est prévue pour le mois d’avril 2008. Son groupe musical « Balad » offre un concert à Miami (Floride, USA), le 22 février 2008.

Découvrir d’autres cieux
« Je veux aller très loin. C’est pour cela que je veux donner une orientation mondiale à ma musique. J’ai essayé de traiter des sujets mondiaux », soutient ce jeune musicien de la cité des poètes (Jérémie).
Contrairement à Jean Bélony Murat (BélO), lauréat du Prix Découvertes RFI 2006, Jean Roosevelt Jean chante presque exclusivement en Français. Une façon, selon lui, de conquérir le marché francophone.
« Le public francophone sera en mesure de comprendre sans difficulté les messages véhiculés », affirme-t-il.
Il y a trois jours, le célèbre musicien antillais Eric Virgal était venu à Port-au-Prince pour rencontrer Janjan Roosevelt. Un geste salué par Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Le prix Découvertes RFI 2008 n’est pas, pour le moment, une priorité pour Jean Roosevelt Jean.Le concert du 21 février à l’Institut français n’était qu’un début pour Janjan, attendu en Floride. Toutes les spectatrices et tous les spectateurs en sont sortis satisfaits. [do rc apr 22/02/2008 14 :30]

samedi 23 février 2008

Le gouvernement investit dans la relance de la production avicole

Samedi, 23 février 2008 10:14
Le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), le Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le Ministère à la Condition Féminine et aux droits de la Femme (MCFDF) ont signé hier un accord de 51 millions de dollars visant à favoriser la relance de la production avicole haïtienne.
Le ministre de l’Agriculture, François Severin soutient que ce programme est indispensable parce que le pays est confronté à un déficit alimentaire et qu’il y a une diminution de l’offre de produits avicoles en raison de la grippe aviaire touchant la république Dominicaine. Il affirme que le programme se réalise en partenariat avec le ministère à la condition féminine afin de venir en aide aux familles monoparentales. " Plus de 60 000 personnes sont impliquées dans le programme qui permettra la production de 5 à 8 millions d’œufs par jour et 12 millions de poulets par mois", explique le ministre Severin.
Le programme débutera dans 6 communes du département de l’ouest et dans 3 communes du Nord-Est. 500 familles dans l’ouest et 320 autres dans le Nord Est assureront la gestion de 40 000 pondeuses qui seront placées dans des cages en bambou. Selon le ministre à l’agriculture 28 millions de gourdes ont été alloués à cette première partie du programme qui vise la production de 35 000 œufs par jour. François Severin annonce que les pondeuses Leugonne qui pondent 320 œufs par an seront nourris à partir des magasins communaux.
De plus, le ministre Severin souligne que le programme permet d’augmenter de 50 cents a 2, 50 dollars le revenu des personnes. En raison de la grippe aviaire l’élevage libre est déconseillé", dit-il annonçant qu’une délégation laissera Port-au-Prince, le 3 mars prochain afin d’effectuer une visite d’évaluation en république Dominicaine. De son coté, le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, espère que cette mission sera décisive parce que des experts de l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE) sont impliqués dans le dossier. " Nous suivrons la procédure internationale en ce qui concerne la surveillance épidémiologique et nous continuons les prélèvements afin de dépister la présence éventuelle du virus H5N2. Le secrétaire d’état Gué donne l’assurance qu’aucune trace du virus n’a été diagnostiquée en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13513
Commentaires :
Je veux bien accorder des crédits à ce gouvernement pour avoir engagé ce programme et ce projet de relancer la production avicole. Cependant nous avons des réserves sur l’articulation du projet qui semble vouloir faire intervenir trop d’individualités qui lui donnent un certain air de populisme à défaut d’une planification indispensable à une efficacité.Un projet qui doit drainer des millions de dollars ne devrait jamais être pris à la légère. Que ce ne soit pas encore une simple occasion pour le « brassage »

vendredi 22 février 2008

Un grand s'en est allé .. Emmanuel Sanon

Le premier buteur de l'histoire de la sélection nationale haïtienne en phase finale de Coupe du Monde, Emmanuel Sanon, est décédé ce jeudi, en sa résidence privée à Orlando, en Floride, à l'âge de 56 ans. Le Nouvelliste vous invite à redécouvrir ce footballeur qui a marqué l'histoire du football haïtienIl restera à jamais dans l'histoire du football haïtien comme celui qui a inscrit le premier but d'une sélection nationale haïtienne en phase finale d'une Coupe du Monde. Il est entré dans la légende comme celui qui, usant de sa pointe de vitesse phénoménale, son coup de rein dévastateur et son pied gauche magique, a mis fin à la longue invincibilité du légendaire portier italien : Dino Zoff. Si l'on ajoute qu'il a marqué les deux buts de la sélection haïtienne lors de cette phase finale de la coupe du Monde en 1974, le doute ne sera plus possible sur son identité. C'est : Emmanuel Sanon.Né à Port-au-Prince, le 25 juin 1951, dans une famille modeste, Emmanuel Sanon a commencé le football dans les rues de Pétion-Ville avant de défendre les couleurs de son école le Lycée de Pétion- ville à une époque où la majeure partie des meilleurs joueurs haïtiens fréquentait le Lycée.



Rapidement, ses accélérations fulgurantes, sa technique intéressante, sa pointe de vitesse et son incroyable habileté de chasseur de buts en ont fait un joueur respecté par les défenses adverses.C'est au Don Bosco de Pétion-Ville qu'il acquiert ses lettres de noblesse après avoir brillé dans les compétitions interscolaires. Avec les « jaune et noir » du père Jacques Djebbels, Emmanuel Sanon acquiert une notoriété nationale au point qu'en 1969, il endosse la tunique nationale pour la première fois en compétition officielle.

Selon les informations de l'un des hommes de l'époque, Martial Jean Louis, Haïti devait jouer un match d'appui, contre le Salvador pour une place en phase finale du premier Mondial mexicain. Il fallait qu'Haïti se débarrasse du Salvador sur terrain neutre le 8 octobre 1969. La Martinique ayant été choisie comme terre d'accueil de ce match important, l'entraîneur de l'époque n'aligne pas Emmanuel Sanon d'entrée. Cependant il le fait rentrer au cours de la partie à la place de Guy Sainvil.
Une année plus tard, Il s'offre le titre de champion de la Coupe Pradel avec le Don Bosco et s'impose graduellement chez les A au point d'en devenir un joueur incontournable. En 1973, il devient champion de la Concacaf avec la sélection haïtienne s'offrant du même coup, une place en phase finale de Coupe du Monde. Son accélération conclut en but à la réception d'une longue passe de Philippe Vorbe face à l'Italie de Dino Zoff, son second but dans la compétition inscrit face à l'Argentine quelques jours plus tard, l'ont conduit tout droit dans la légende tout en lui ouvrant une porte pour l'Europe et le Bershoot d'Anvers où il dépose ses valises en 1974.

Il remporte une coupe de Belgique avec ce club quelques années plus tard et un titre de meilleur joueur de la saison, mais Sanon laissera Anvers sans parvenir à le conduire au titre de champion national, comme il le rêvait.Après une dernière apparition sous les couleurs nationales en 1981 lors des éliminatoires pour la Coupe du Monde espagnole de 1982, Emmanuel Sanon a pratiquement mis fin à sa carrière en sélection, après avoir disputé plus d'une trentaine de matches de Coupe du Monde (éliminatoires et phase finale confondues) et marqué plus d'une quinzaine de buts (les archives de la Fifa, sans tenir compte du parcours d'Emmanuel Sanon dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 1974, parlent de 23 rencontres en Coupe du Monde, la phase finale de la Coupe du monde de 1974 comprise, et 13 buts). Il se consacrera à la fin de sa carrière avant de revenir travailler au chevet du football de son pays en 1997 en tant que sélectionneur national.

Malheureusement, l'expérience a tourné court et l'ancien goléador est reparti gérer sa fondation pour le développement du Sport « FONDESA ».Quoique malade, il était, en mai 2007, en compagnie de tous ses coéquipiers de 1974 au Gala de reconnaissance et à la semaine d'hommage officiel que leur avait rendu le gouvernement haïtien de concert avec la fédération haïtienne de football. Au Stade Sylvio Cator, il avait longtemps étreint un jeune footballeur qui, comme lui joue à gauche, a une pointe de vitesse intéressante et une frappe de mule et qui s'appelle Normil Valdo.Après avoir lutté pendant longtemps contre un cancer du pancréas, le buteur mythique de la sélection nationale haïtienne de 1974 a rendu son dernier soupir en sa résidence à Orlando, en Floride, ce jeudi matin, à l'âge de 56 ans, au milieu de ses proches. Un grand s'en est allé, marquant, une nouvelle fois l'histoire de tout un peuple.
Enock Néré
nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54533&PubDate=2008-02-22

Notre Emmanuel Sanon est parti

Un objet d'art du football haïtien est brisé. Emmanuel Sanon, buteur impénitent des années 70, qui a fait les beaux jours du Don Bosco de Pétion-ville et de la sélection nationale nous a quittés ce matin après avoir courageusement lutté contre un cancer.Attaquant de charme, il s'est fait mondialement connaitre le 15 juin 1974 à Munich (Allemagne de l'Ouest) lors de la Coupe du Monde, en marquant un but d'anthologie contre l'Italie, celui qui mit fin à l'invincibilité du gardien italien Dino Zoff.
Né à Port-au-Prince, le 25 juillet 1951, l'auteur de l'ouvrage « Toup Pou Yo » paru en 2001, a fait la paire au Don Bosco de Pétion- ville avec un Raynald Devilmé, puissant , offensif à souhait et qui lui remettait des ballons à point nommé comme du temps où ils portaient les couleurs du Lycée de Pétionville. Dès lors, son style vif et déroutant, et son jeu puissant allaient constituer sa force et construire son pouvoir offensif.
Dans les rues de Port-au-Prince, sur les terrains « vagues » et dans les parcs de province, le mythe Sanon était né. Les jeunes apprentis-footballeurs de l'époque se faisaient appeler Ti Manno, particulièrement ceux évoluant au poste d'avant-centre dans les championnats de vacances.A l'approche de la CONCACAF 73, championnat éliminatoire et qualificatif pour la Coupe du Monde 74 et dont Haïti obtint le siège, le nom d'Emmanuel Sanon, gaucher impénitent, était sur toutes les lèvres. La presse mexicaine le surnommait « la perla negra ».Son but en or à Munich constituera le sommet de sa carrière. A Anvers (Belgique), il décrocha en 1974 son premier contrat professionnel avec le Berschoot. Là-bas, on l'appelait « Manu » et depuis sa montée fut progressive. Quelque trois ans plus tard, sur demande du public pour assurer la qualification d'Haïti ( match contre Cuba) à une nouvelle Coupe du Monde, Radio Métropole organisa un marathon pour le faire rentrer de Belgique.Tout petit footballeur haïtien imite ses dribbles et crochets du gauche, ses slaloms et veut marquer à la manière de l'idole.

Ti Manno grandit sous l'oeil véhément du Révérend Père Jacques Djebbels. Intégré au Don Bosco de Pétion-Ville, très jeune, il s'avéra déjà irrésistible. Sa classe et ses talents, somnolant encore dans sa première jeunesse, devaient « exploser » un jour, au tournoi des Bermudes.A n'entendre que son nom, l'on pense déjà au but. Sur son pied gauche qui ne pardonne jamais, mille et un espoirs

se sont toujours reposés. Attaquant rapide et rusé, possédant une belle vista, sous les vagues et la tempête d'un redoutable marquage, il a toujours su trouver le secret de dérouter l'ennemi.Footballeur « au pied sûr », aux dribles époustouflants, au démarquage-éclair, Sanon, par son sens du but, a toujours été le reflet de la grande classe, et la terreur des défenses les mieux orchestrées.
Raphael Féquière

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54528&PubDate=2008-02-21

Décès d’Emmanuel "Manno" Sanon, star éternelle du football haïtien

Un cancer du pancréas a eu raison du légendaire mondialiste de 1974 parti à 56 ans
jeudi 21 février 2008,
Radio Kiskeya

Le mythique footballeur haïtien Emmanuel Sanon, surnommé affectueusement "Manno", est décédé jeudi matin à l’âge de 56 ans d’un cancer du pancréas dans sa résidence à Orlando, en Floride, a appris Radio Kiskeya.
En phase terminale depuis quelque temps après avoir suivi sans succès de longues séances de chimiothérapie et radiothérapie, le disparu avait perdu ces derniers jours l’usage de la parole avant de plonger dans le coma. Il s’est éteint au milieu de ses proches dont son épouse Suzie Sanon et leurs quatre enfants, trois filles et un garçon.
La date et le lieu des funérailles doivent être annoncés ultérieurement.
Véritable icône du ballon rond dans son pays et ancien sélectionneur national, Sanon était entré dans l’histoire le 15 juin 1974 en Allemagne. Ce jour-là, il mit fin à l’invicibilité de Dino Zoff, lors du match de poule Italie vs Haïti (3-1), à l’occasion de l’unique participation d’Haïti à une phase finale de Coupe du monde.
Recevant parfaitement une passe géniale de plus de 40 mètres de son compère Philippe Vorbe, le très dangereux avant-centre s’engouffra dans la défense transalpine, élimina son garde du corps Spinosi puis enchaîna crochets et feintes de corps allant de la gauche vers la droite pour se débarrasser du célèbre gardien de la Squadra Azzurra qui venait d’aligner une série impressionnante de 19 matches consécutifs sans concéder le moindre but.
Haïti concéda la défaite face aux doubles champions du monde italiens, mais ce but retentissant fit le tour de la planète et fut classé à la fin du XXe siècle parmi les 100 plus beaux de l’histoire de la Coupe du monde.
Pendant quatre ans, il fut l’auteur de 47 des 106 réalisations de la sélection nationale.
L’expérience allemande qui se solda par une élimination dès le premier tour (trois défaites contre l’Italie 3-1, l’Argentine 4-1 et la Pologne 7-0) mit tout de même le baume au cœur des haïtiens fiers de voir leur pays entrer dans le club fermé des seize meilleures nations du football. Portée en triomphe par tout un peuple qui fredonnait l’hymne populaire "Toup Pou Yo", l’équipe haïtienne avait en 1973 conquis à Port-au-Prince le titre de championne de la CONCACAF en devançant ses principaux rivaux de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et de la Caraïbe.
Considéré comme le plus grand attaquant haïtien de tous les temps, "Manno" Sanon fut à cette époque l’idole de la jeunesse et déchaîna les passions partout avec d’autres gloires du onze national comme Philippe Vorbe, Jean-Claude Désir dit "Tom Pouce" ou encore Pierre Bayonne et Guy Saint-Vil.
Né le 25 juin 1951 à Port-au-Prince dans une modeste famille originaire de la province, ce footballeur de légende fut remarquable tant par ses accélérations fulgurantes que par sa technique et son incroyable habileté de chasseur de buts. Après s’être révélé dans le championnat interscolaire aux lycées Anténor Firmin et de Pétion-Ville, il gravit rapidement les échelons pour devenir la superstar du Don Bosco de Pétion-Ville avant de connaître une brillante carrière au Beerschot d’Anvers. Premier joueur haïtien à évoluer dans le football professionnel européen, avec le club anversois, il remporta notamment la coupe de Belgique au cours de la saison 1979-80 en décrochant la distinction de meilleur joueur (MVP).
Sa merveilleuse expérience au Beerschot devait durer cinq saisons, de 74-75 à 79-80.
Le champion, qui joua contre le "Roi" Pelé et évolua dans les plus grands stades du monde, était revenu en Haïti en 1997 après 23 ans d’absence. Durant son séjour de deux ans, il dirigea la sélection nationale qu’il abandonna toutefois au bout de quelques mois à cause de résultats en dents de scie et d’une gestion calamiteuse des instances dirigeantes du football.
En dépit de la gravité de sa maladie, il se trouvait l’année dernière parmi les anciennes gloires de 1974 qui étaient revenues à Port-au-Prince à l’invitation du Président René Préval.
"Manno" Sanon rejoint dans l’au-delà deux autres acteurs de l’épopée de 1974, Arsène Auguste surnommé "Ti Pelao" et Fritz "Fito" Léandre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4724

Haïti-Nationalité de parlementaires et de hauts fonctionnaires

Le sénateur Ultimo Compère, soupçonné d’être de nationalité étrangère, boude une rencontre avec la commission sénatoriale d’enquête
Deux ministres également soupçonnés d’être des « étrangers »
jeudi 21 février 2008,
Radio Kiskeya

Le sénateur Ultimo Compère (Centre, LESPWA) a boudé jeudi une rencontre prévue avec les membres de la Commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des parlementaires et des hauts fonctionnaires.
Selon des informations circulant dans les couloirs du Parlement, le ministre de l’intérieur et le directeur de l’immigration auraient remis à la commission des documents établissant que Compère avait l’habitude de voyager avec un passeport américain.
Le ministre de la justice, René Magloire, et son collègue des Finances, Daniel Dorsainville, sont attendus la semaine prochaine au Sénat pour répondre à des questions sur leur nationalité, a fait savoir le président de la commission, le sénateur Youri Latortue (Artibonite, LAA). Des soupçons pèsent également sur la nationalité de ces 2 personnalités, a déclaré le parlementaire.
Un autre membre de la commission, le sénateur Evallières Beauplan, estime que les autorités placées pour vérifier la nationalité des candidats aux élections de 2006, devraient, elles aussi, faire l’objet d’investigations. Il soutient que ses collègues devraient pouvoir suivre la filière conduisant aux faussaires qui ont remis des documents à des gens ayant renoncé à leur nationalité haïtienne et les habilitant à prendre part aux élections.
L’investigation sur la nationalité des parlementaires et des hauts fonctionnaires résultent de sérieuses dénonciations et de documents remis à la commission d’enquête par le Ministère de l’intérieur établissant que le 1er sénateur du Nord-Est, Rudolph Boulos (Fusion) a utilisé dans le passé un passeport américain. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4726

Insécurité : intensification annoncée des patrouilles des casques bleus de l’ONU

Déjà 23 cas de kidnapping enregistrés pour février
jeudi 21 février 2008,
Radio Kiskeya

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé jeudi sa décision d’intensifier ses patrouilles pour faire face à la tendance à la remontée de l’insécurité, particulièrement à la capitale.
Le porte-parole de la police de l’ONU (UNPOL) sollicite en ce sens la collaboration de la population. Fred Blaise précise que, déjà, 23 cas de kidnapping ont été enregistrés dans le pays pour le mois en cours, alors que, pour le mois précédent, le total des cas d’enlèvement s’élevait à 23. Il annonce l’arrestation dans différentes zones du pays de présumés ravisseurs.
Fred Blaise a d’autre part apporté des précisions sur le cas de deux ressortissants canadiens qui comparaissent en justice dans leur pays pour leur implication dans des abus sexuels contre des adolescentes d’un orphelinat des Cayes, en 2006.
Les deux travailleurs humanitaires répondent aux noms de Armand Huard (64 ans) et Denis Rochefort (59 ans). Ils ont été arrêtés au terme d’une enquête menée conjointement par la MINUSTAH et la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Ricardo Zapata Marti, responsable régional pour l’évaluation des désastres au niveau de la CEPAL, qui participait à la conférence hebdomadaire de la MINUSTAH, a annoncé la présence au pays d’une mission de cette organisation. Celle-ci a déjà eu des entretiens avec les autorités haïtiennes sur la méthodologie utilisée dans l’évaluation et la prévention des désastres.
Selon Marti, des séances de travail sont en cours avec le Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales sur plusieurs domaines d’intervention, tels : la santé, l’éducation, les infrastructures, l’agriculture, le logement, l’environnement et le tourisme. Des évaluations à ce sujet sont en cours dans les départements du Sud, du Sud-Est, de la Grande-Anse, des Nippes et de l’Ouest, informe-t-il.
Le représentant spécial en Haïti du secrétaire général de l’ONU, le diplomate tunisien Hédi Annabi, devait accompagner jeudi après-midi le ministre canadien des affaires étrangères, Maxime Bernier, dans une visite à Belladère (Centre), selon la porte-parole de la MINUSTAH, Mme Sophie Bouteaud de Lacombe. Ils devaient y procéder à l’inauguration d’un poste frontalier financé à hauteur de 2 millions 400 mille dollars par le gouvernement canadien. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4727

Haïti : Décès du célèbre footballeur Emmanuel ‘Manno’ Sanon

P-au-P, 21 Fév. 0 8 [AlterPresse] --- La star haïtienne du football, Emmanuel « Manno » Sanon, est décédée, ce jeudi 21 février 2008, aux États-unis, des suites d’un cancer du pancréas, apprend AlterPresse de sources combinées.
En convalescence depuis quelque temps, le héros du football haïtien s’est éteint à 6 :59 à l’âge de 57 ans à Orlando (Etats-Unis), où il vivait depuis de nombreuses années avec toute sa famille.
« Je suis très triste », a déclaré à AlterPresse, John Chéry, chroniqueur sportif qui a vécu « de très grands moments » en Belgique avec ‘Manno’ Sanon. « J’ai perdu un frère », a-t-il ajouté.
La date des funérailles n’est pas encore annoncée.
‘Manno’ Sanon, qui a joué la Coupe du monde de football de 1974, est réputé pour avoir marqué contre Dino Zoff, le portier invincible de la sélection italienne de football.
Sous les couleurs de la sélection haïtienne, ‘Manno’ Sanon a marqué 47 buts pour 106 rencontres disputées.
En 1999, Sanon a été entraîneur de la sélection nationale haïtienne durant un an. [do apr 21/02/2008 10 :00]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article6958

Le chef du gouvernement haïtien sollicite le concours du ministre canadien des affaires étrangères en ce qui concerne l’amélioration de l’image d’Haït

550 millions de dollars du Canada à Haïti sur une période de 5 ans
jeudi 21 février 2008,
Radio Kiskeya

Le premier ministre Jacques Edouard Alexis s’est félicité jeudi du renforcement de la coopération entre le Canada et Haïti, au cours d’une rencontre au Karibe Convention Center, avec le ministre canadien des affaires étrangères, Maxime Bernier. Il en a profité pour solliciter le concours de ce dernier dans l’amélioration de l’image de marque d’Haïti à l’extérieur, compte tenu des résultats obtenus en matière de sécurité et dans le domaine de l’économie, grâce aux efforts du gouvernement, a-t-il dit.
Maxime Bernier a annoncé une aide de 550 millions de dollars à Haïti sur une période de 5 ans. Il dit avoir constaté de réels efforts du gouvernement haïtien en matière de sécurité. Il promet de communiquer un rapport de sa visite aux hommes d’affaires canadiens afin de les inciter à investir en Haïti.
Le président de la Chambre de Commerce Canado-Haïtienne, Frantz Liautaud, a sollicité la levée des barrières commerciales entre le Canada et Haïti. L’un des problèmes majeurs pour les échanges commerciaux entre les deux pays est la mise en garde adressée aux ressortissants canadiens concernant leur visite ou leur séjour en Haïti, a-t-il ajouté. Il a fait état des multiples démarches entreprises par des hommes d’affaires haïtiens en vue de porter leurs homologues canadiens à investir en Haïti. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4728

jeudi 21 février 2008

Haïti-Espagne : Bientôt un centre culturel espagnol à Port-au-Prince

Le directeur général de la coopération culturelle de l’Espagne, Alfons Martinell, a annoncé ce 19 février à Port-au-Prince, la création prochaine d’un centre culturel espagnol dans la capitale haïtienne.
« Pour le moment, il n’y a pas de décision définitive, mais nous espérons que le processus suivra son cours », a déclaré Martinell à AlterPresse, durant une brève visite de prospection à Port-au-Prince.
Selon Martinell, l’Espagne cherche à assurer une « plus grande présence » en Haïti et à « intensifier sa coopération culturelle » avec le pays.
Haïti qui est resté « en marge » de la coopération culturelle avec l’Espagne pour des raisons historiques, est en passe de devenir « un membre du réseau des centres culturels espagnols en Amérique latine et de la Caraïbe », soutient Martinell.
Avec l’établissement de cette institution, promet-il, l’Espagne pourra répondre à des nécessités de « formation d’agents culturels » et promouvoir la culture en tant qu’ « outil de développement ».
Le fonctionnaire espagnol estime que la culture a beaucoup de potentialités en Haïti et peut aider à promouvoir la « convivialité sociale » et « dépasser la pauvreté ».
Alfons Martinell, accompagné par Fernando Rode, Directeur du Centre Culturel de l’Espagne à Santo Domingo et de l’ambassadeur de l’Espagne en Haïti, Juan Fernandez Trigo, a visité des espaces qui pourraient acueillir le centre à Port-au-Prince.
Il a aussi pris part à un diner à l’ambassade d’Espagne, en compagnie du ministre haïtien de la culture, Eddy Lubin, et celui de la planification, Jean Max Bellerive. [gp apr 19/02/2008 23:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6951
L’auteur de l’enlèvement du guitariste Claude Marcelin, Patrick Jean François, tué au cours d’un affrontement avec la police
Le lieutenant du chef de gang Amaral Duclona était activement recherché, au même titre que son patron
mercredi 20 février 2008,
Radio Kiskeya

Le nommé Patrick Jean François (24 ans), principal auteur de l’enlèvement du célèbre guitariste haïtien Claude Marcelin le 27 janvier dernier à Port-au-Prince, a été abattu mardi soir à Cité Soleil (Nord de la capitale) au cours d’un échange de tirs avec la police, a appris Radio KISKEYA de sources policières.
Le bandit, activement recherché, aurait ouvert le feu au moment où des policiers tentaient de l’appréhender. La police aurait alors immédiatement riposté, l’atteignant aux fesses. Il devait succomber à ses blessures quelques minutes après, selon les mêmes sources.
Lieutenant du chef de gang Amaral Duclona, Patrick Jean François avait pris le maquis sitôt après avoir commis l’agression contre Claude Marcelin.
Appréhendé en avril 2007 pour kidnapping et association de malfaiteurs, Patrick Jean François avait bénéficié 7 mois après (soit le 7 novembre 2007) d’une mesure d’élargissement prise en faveur de 74 détenus par le Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, dans le cadre du programme de décongestionnement des prisons. Au moment de sa libération, le dossier de Patrick Jean François était à l’étude au Cabinet d’instruction de Port-au-Prince.
Grièvement atteint aux fesses lors de l’agression, le guitariste Claude Marcelin a dû subir plusieurs interventions chirurgicales à Port-au-Prince, avant de regagner le Canada où il réside, pour continuer à recevoir les soins que nécessite son état. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4719
Pas de commentaires :Un rappel aux défenseurs des droits humains :
« Les kidnappeurs n’ont pas plus de droits que les victimes »
Le cardinal de Santo Domingo

Football : Wagneau Eloi pressenti pour diriger la sélection nationale

La Fédération Haïtienne de Football envisage d’engager le franco-haïtien Wagneau Eloi pour prendre en main l’équipe haïtienne de football. Eloi qui est en pourparler avec le bureau fédéral, a soumis aux dirigeants du football haïtien un document de trente-deux (32) pages dans lequel sont inscrites notamment toutes les conditions de travail exigées par l’ancien joueur du Racing Club de Lens.
Wagneau Eloi qui a aussi porté les couleurs de Monaco sans avoir vraiment briller, a toujours décliné par le passé les invitations des anciens sélectionneurs haïtiens. Il avait opté pour la sélection française dirigée à l’époque par Roger Lemaire.
Malheureusement, il n’a jamais été appelé par le staff technique des « Bleus ». Il a par la suite été transféré à Guingamp pour finalement rentrer dans le rang avant d’effectuer une dernière tentative non convaincante en Belgique.
S’il est embauché par la Fédération Haïtienne de Football, Wagneau qui n’a véritablement pas d’expérience dans le métier d’entraineur, aura un agenda assez chargé ; entre autres, le match qu’Haïti doit jouer contre éventuellement les Antilles Néerlandaises en éliminatoires de la prochaine coupe du monde. Guyto Rivièresurguyriviere
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13504
Que l’on m’explique ce choix… !

L’interpellation du premier ministre à la Chambre basse reportée au jeudi 28 février 2008

Recherche de consensus autour du renvoi ou non du gouvernement
mardi 19 février 2008,
Radio Kiskeya

L’interpellation du Premier ministre Jacques Edouard Alexis à la Chambre basse qui était prévue pour ce jeudi a été reportée au 28 février.
Une correspondance en ce sens a été adressée à la Primature, informent le président de la Chambre basse, Pierre Erick Jean Jacques, et le député de Léogane, Anthony Dumond.
Le député Saurel François (lavalas, parti de l’ancien président Aristide) explique ce report par la nécessité pour les députés de parvenir à un plus large consensus au sujet de l’interpellation. Saurel François qui fait partie des 8 députés à l’origine de l’interpellation avoue que les motifs de celle-ci n’étaient pas suffisamment explicites dans la lettre y relative remise au bureau de la Chambre.
Entre-temps, la controverse continue d’aller bon train, au niveau des deux chambres, autour de l’opportunité ou non de renvoyer le gouvernement.
Le sénateur de l’Ouest Jean Hector Anacacis (LESPWA) demande aux députés de surseoir à la démarche d’interpellation. Pour éviter une grave crise que provoquerait le renvoi du gouvernement, le sénateur préconise un remaniement ministériel.
Les députés jouissant de leurs prérogatives constitutionnelles en interpellant le chef du gouvernement, la séance y relative devrait pouvoir se dérouler normalement, de l’avis du sénateur du Nord-Ouest (élu sous la bannière de l’OPL), Mélius Hyppolite. La décision des députés à l’issue des débats devrait seulement dépendre de la façon dont le premier ministre aura défendu ses options pour l’amélioration des conditions de vie de la population, a-t-il estimé.
Le député Ronald Larêche (Fusion) s’oppose pour sa part à l’interpellation, jugeant que ses pairs ne se sont pas donnés la peine de rechercher le consensus indispensable avant d’initier la procédure.
Face au débat qui ne fait que s’amplifier, le gouvernement garde le mutisme le plus complet, jouant la carte de la normalité. Le ministre chargé des relations avec le parlement, Me Joseph Jasmin, doit d’ailleurs se trouver ce mercredi à la Chambre basse pour procéder au dépôt du texte du projet de nouvelle loi électorale. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4716

Arrivée en Haïti de 109 nouveaux casques bleus guatémaltèques

Venus à Port-au-Prince dans le cadre de la rotation des troupes, ces soldats de la paix ont été salués avant leur départ par le chef de l’Etat guatémaltèque, Alvaro Colom
mercredi 20 février 2008,
Radio Kiskeya
Le sixième contingent militaire guatémaltèque devant intégrer la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) est arrivé mercredi à Port-au-Prince, a annoncé à Ciudad de Guatemala l’armée contactée par l’agence espagnole EFE.
Selon le porte-parole de l’institution, Daniel Domìnguez, 109 soldats, dont six femmes, font partie de ce groupe ainsi que cinq traducteurs civils.
Les nouveaux casques bleus, qui seront déployés dans le pays pendant environ six mois, viennent remplacer le précédent bataillon dont la mission avait commencé en juin 2007.
Le 1er février dernier, le tout nouveau Président guatémaltèque, Alvaro Colom, avait salué les 109 soldats de la paix lors d’une cérémonie d’adieu qui s’était tenue au siège de la Brigade Militaire Mariscal Zavala.
Depuis 2004, le Guatémala fait partie de la MINUSTAH qui compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4720