Google

jeudi 24 janvier 2008

Haiti/Culture : L’exposition « Le vodou, un art de vivre » à Genève

P-au-P., 23 janv. 08 [AlterPresse] --- Le Musée ethnographique de Genève présente l’exposition « Le vodou, un art de vivre » jusqu’au 31 août 2008.
Le projet, salué par la presse suisse, est soutenu par la Direction du développement et de la coopération suisse et l’ONG Helvetas.
Le musée met en scène plus de 300 pièces, datant dans années 30 à 60, issues d’une collection personnelle d’objets de culte de Marianne Lehmann.
Le formidable patrimoine réuni par cette Suissesse, installée à Port-au-Prince depuis 1957, témoigne non seulement de l’incroyable vitalité de la culture haïtienne, mais il interroge surtout le visiteur sur le propre rapport au monde et à l’existence, lit-on sur le site swissinfo.ch.
L’exposition conçue par Jacques Hainard, directeur du musée, et son équipe dont le conservateur Philippe Mathez, joue avec les limites de l’objectivité scientifique, tout en évitant les pièges d’une approche purement esthétique, selon les organisateurs.
C’est un parcours initiatique dans l’univers du vodou haïtien, un cheminement en dix étapes qui sont autant d’expériences sensorielles et d’interrogations sur l’ici et l’ailleurs, précisent-ils.
« Une exposition n’est pas un livre, mais un spectacle ou une expérience physique. Nous avons créé une dramaturgie avec des salles relativement vides au début qui se chargent petit à petit pour devenir foisonnantes vers la fin du parcours », souligne Philippe Mathez.
Construite autour d’un poème de Charles Baudelaire, l’exposition « Le Vodou, un art de vivre » est un spectacle haut en couleur. [cd gp apr 22/01/2008 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6871

Le chancelier haïtien attendu à une réunion de l’Association des Etats de la Caraïbe

Au Panama, Jean Rénald Clérismé et ses homologues discuteront notamment du renforcement de l’intégration régionale
jeudi 24 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le chancelier haïtien Jean Rénald Clérismé participe vendredi à Ciudad de Panama à une réunion de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC) au cours de laquelle seront analysées les avancées en matière d’intégration et de coopération régionale, indique une dépêche de l’Associated Press.
Selon les organisateurs, les délégations de 18 pays de la région plancheront notamment sur le commerce, le tourisme, le transport aérien et les efforts conjoints à déployer face aux catastrophes naturelles. Elles en profiteront pour renouveler la direction de l’AEC et élire pour un mandat de trois ans un nouveau secrétaire général.
Le directeur des relations économiques à la chancellerie panaméenne, Elmer Miranda, précise qu’outre M. Clérismé, les ministres des affaires étrangères du Mexique, de la Colombie, du Vénézuéla, de la Jamaïque et des pays d’Amérique centrale ont déjà confirmé leur présence au Panama.
En matière commerciale, des négociations seront engagées en vue d’approfondir les relations entre les pays membres du Système d’intégration centraméricaine (SICA) et de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
L’Association des Etats de la Caraïbe est un forum de consultations, de coopération et d’intégration régionale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4638

Quand investir devient un acte patriotique

En Haïti où la couverture forestière est inférieure à 2 %, investir dans l'exploitation et la commercialisation du lignite comme substitut du charbon de bois, en plus d'être rentable, devient un acte patriotique.
Les mornes chauves qui représentent 2/3 du territoire national ressemblent de plus en plus à des cadavres en putréfaction avancée. Balayés par les averses, ils ne retiennent plus la terre arable dont environ 1600 tonnes métriques s'en vont, chaque année, détruire les plantations, la faune aquatique des littoraux et véhiculer conjonctivite..., pathologies pulmonaires dans les bidonvilles surpeuplés.

Et pour se donner bonne conscience... on répète à qui veut l'entendre, et surtout aux paysans, que les prélèvements de bois de feu ont entraîné la réduction du couvert forestrier qui, de 60% en 1923, est passé à 18% en 1952 et à 1,44% en 1989*. Cloués au pilori à cause de la dégradation de l'environnement, ces derniers n'attendent pourtant- dans le pays en dehors séculairement oublié- que des alternatives énergétiques et économiques afin de cesser de penser et d'agir comme des individus arpentant le couloir de la mort au quotidien, des individus vivant chaque jour comme si c'était le dernier en regardant horrifiés la famine tenailler leurs enfants qui risquent aussi, comme c'était le cas aux Gonaïves, à Fonds-Verrettes et à Mapou, d'être emportés par des inondations.
« On sait qu'il y a urgence et on travaille en vue d'offrir une alternative au charbon de bois et au bois de feu pour sauver ce qui nous reste de forêts », confie l'ingénieur Jean-Marie Claude Germain, ministre de l'Environnement. « Une délégation composée de cadres du ministère et du Centre de Facilitation des Investissements (CFI) vient de séjourner à New York pour présenter nos potentiels énergétiques aux compatriotes de la diaspora comme le lignite ». Il enchaîne en informant de la tenue prochaine, en Haïti, de réunions de travail avec des hommes et des femmes pour les sensibiliser sur la rentabilité de tout investissement dans le domaine.
Composé de 70 % de carbone, le gisement du lignite de Maïssade (Plateau Central) est estimé à 9 millions de tonnes métriques tandis que celui de l'Azile (Les Nippes) n'est pas encore quantifié. La seule ombre au tableau, selon des experts allemands qui ont étudié ce gisement en 1980 était son importante teneur en soufre. Toutefois, les progrès scientifiques et techniques permettent de surmonter cet obstacle par la pyrolyse*, se réjouit le ministre de l'Environnement.
Il estime que l'on parviendra à la création d'usines pour exploiter ces ressources naturelles susceptibles de réduire la demande en charbon de bois et, par voie de conséquence, la pression sur nos forêts. « Une fois l'alternative offerte, des dispositions seront prises pour bloquer le commerce de charbon de bois. Sur les routes et dans les ports de cabotage, des mesures coercitives seront prises contre les contrevenants », réitère M. Germain, en référence à un précédent entretien sur la question en été 2007.
Comme un prophète, il souligne que « sans la reforestation ou le reboisement des 30 bassins versants stratégiques, le pays est appelé à disparaître ». Ce qui n'est pas une prévision alarmiste quand on sait que la production agricole locale a, au cours des dix dernières années, décru, entre 0,5 et 1,2 % sur fond de crise alimentaire qui dévient de plus en plus sévère.
Jean-Marie Claude Germain, avec son bâton de pèlerin, prêche en faveur d'une exploitation intelligente des ressources énergétiques qui peuvent servir d'alternative au charbon de bois. Cependant, plus d'un espère qu'il n'est pas en train de s'égosiller, de s'époumoner dans le désert en démontrant les liens existant entre réhabilitation de l'environnement et réduction de la pauvreté. En Haïti en effet, nous n'avons pas ou avons perdu le sens de l'investissement rentable et citoyen.
*Document Stratétégique pour la réduction de la pauvreté.**Pyrolyse: Décomposition chimique obtenue par chauffage.
Des études réalisées par le Bureau des Mines et de l'Energie estiment (BME) à 53.300 le nombre d'arbres abattus chaque année pour faire fonctionner les « guildives » et les distilleries.

Les petits restaurants qui pullulent dans la capitale et les villes de province consomment près de 250.000 tonnes métriques de charbon de bois sur la même période. Les départements du Nord-Ouest, de l'Ouest et du Centre qui fournissaient au pays le gros de la consommation du bois-énergie sont, depuis quelque temps, à court de ressources.
Les exploitants mettent le cap sur les départements du Sud-Est et de la Grand'Anse. « 72 % des besoins énergétiques primaires à haute teneur en biomasse proviennent du bois transformé en charbon ou utilisé directement comme bois de feu », relate-t-on dans une récente publication du BME sur la substitution du charbon de bois en Haïti. Dans la majorité des cas, cette énergie est utilisée pour satisfaire des besoins primaires, notamment la nourriture.
Différentes études menées sur le comportement des ménages révèlent que 90 % de la population haïtienne utilisent le bois-énergie pour la cuisson. Une enquête menée par l'Institut haïtien de Statistique et d'Informatique (IHSI), reprise par le Bureau des Mines et de l'Energie (BME) sur les alternatives au charbon de bois, révèle que les habitants de Port-au-Prince utilisent près de 84,6% de charbon et de bois de feu rien que pour la cuisson.
Dans les zones rurales, l'exploitation est encore plus grande. Le nombre des consommateurs du bois-énergie s'estime à 98,1 %. Selon des spécialistes de l'environnement, la coupe effrénée du bois est une activité rentable. En 1985, un sac de charbon coûtait environ 24 gourdes tandis qu'aujourd'hui, il oscille entre les 500 et 600 gourdes. L'alternative au charbon de bois n'a pas fait long feu, à cause notamment de problèmes d'investissements, de transformation et de commercialisation.
Roberson Alphonse

robersonalphonse@yahoo.fr
Commentaires:
On se demande toujours pourquoi les grands problèmes du pays sont traits avec cette crasseuse indifference de la part de nos dirigeants.
Aujourd’hui, moins de deux pour cent de couverture végétale pour un pays comme Haïti ce n’est pas si grave. Le seuil de l’alarme (moins de zéro) n’est pas encore atteint. De toutes les façons nos dirigeants ont soit la double nationalité ou gardent leurs familles et leurs investissements au frais, à l’étranger là ou ils sont muselés par les lois qui domine leurs instincts de prédateurs innés.
De 18% en 1952 à 1.44% en 1989 (aujourd’hui sûrement inestimable !) il y a eu beaucoup de gouvernements : des dictateurs sanguinaires, un prêtre-président- anarcho-populiste, des militaires putchistes…mais les problèmes de l’environnement a toujours été traité à la même enseigne.
C’est trop con car l’industrialisation de la lignite permettrait de rompre définitivement avec ce cercle vicieux qui est incompatible avec la survie du pays. Il en est de même que le traitement des déchets.
Pourquoi, cette diaspora qui se vante de peser si fort dans la balance nationale, cette diaspora qui réclame ses droits politiques ne s’organise pas pour prendre à bras le corps l’industrialisation de la lignite comme substitut au charbon de bois ?

Un traitement industriel serait indispensable

Le lignite constitue certainement une source énergétique alternative pouvant contribuer à pallier les déficits des ressources naturelles et ligneuses du pays, notamment le charbon de bois et le bois de feu qui couvrent plus de 70 % de la consommation énergétique nationale. Le plus important, selon des spécialistes en gestion énergétique, c'est le mode de traitement qui sera mis en oeuvre pour bien l'utiliser.
« L'exploitation du lignite peut très certainement contribuer à diminuer les conséquences néfastes qu'entraîne la coupe effrénée des arbres dans le pays », explique Bétonus Pierre, ingénieur en planification énergétique. Le spécialiste appuie l'idée de l'exploitation éventuelle du lignite dans le pays, mais se retient un peu sur la manière dont on pourra le faire en termes de traitement. « C'est un potentiel énergétique intéressant mais il faut penser à prioriser un mode de traitement industriel susceptible de rendre le produit acceptable aux consommateurs », soutient-il.

Une exploitation intelligente« Bien que les besoins énergétiques du pays soient satisfaits à 80 % par la biomasse locale et l'hydroélectricité, cela n'empêche qu'Haïti fait face à une grave crise énergétique caractérisée par l'exploitation incontrôlée de ses ressources naturelles et l'inadéquation des coûts des produits pétroliers », avait déploré René Jean-Jumeau, docteur en Electricité, attaché au Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), lors du colloque sur la planification énergétique organisé par la Fondation Haïtienne de l'Environnement (FHE) en avril 2007.
Pour tenter de juguler cette crise, l'ingénieur Bétonus Pierre croit important de laisser ouvertes toutes les alternatives et promouvoir des solutions adaptées aux spécificités de chaque secteur de consommation et de ses capacités financières. « Il n'y a pas de solution unique au problème énergétique du pays », dit-il.
Une exploitation intelligente de toutes les ressources disponibles y compris les programmes de conservation énergétique dans les ménages et l'industrie devrait permettre de réduire les coûts environnementaux liés à l'exploitation anarchique du bois-énergie. Avis partagé par d'autres confrères du secteur énergie en Haïti. Selon l'ingénieur Adam Pierre, spécialiste en gestion des ressources en eau, la déforestation a des effets négatifs dans les écosystèmes. Cela amène tout droit vers le déboisement.
Conséquemment, elle entraîne l'érosion, les glissements de terrain, les inondations et la pollution des bassins versants.D'un autre côté, poursuit l'ingénieur Bétonus Pierre, l'utilisation rationnelle des faibles ressources disponibles, permettra également d'amortir les coûts économiques liés aux importations des produits pétroliers. Du coup, dégager des capacités d'investissement nécessaires au financement d'importants projets dans le secteur de l'énergie. « Ces produits pétroliers couvrent entre 20% à 25% des consommations énergétiques nationales et coûtent entre 35 à 50 % de la capacité d'importation du pays », explique le spécialiste en planification énergétique qui, encore une fois, rappelle que le lignite n'est pas la seule alternative pouvant pallier les déficiences des ressources naturelles du pays.
Il plaide aussi en faveur de l'exploitation d'autres sources renouvelables offertes par la nature, notamment l'énergie solaire, maritime, éolienne et les énergies synthétisées, dont la briquette de résidus végétaux.
Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53224&PubDate=2008-01-24

Sept nouveaux condamnés dans le dossier Lindor

Sept individus accusés d'implication dans l'assassinat, le 3 décembre 2001, du journaliste Brignol Lindor ont été condamnés mercredi par contumace lors d'une audience spéciale présidée par le doyen du tribunal de 1ère instance de Petit-Goâve, Me Emmanuel Tataille.En effet, les accusés Maxi Zéphyr, Bernard Désamour, Tyrésias alias Téré, Fritznel Duvergé, Mackenzi ainsi connu, Belony Colin et Lionel Doudoute dit Nènèl ont été reconnus coupables dans l'assassinat du journaliste Lindor par le tribunal criminel qui siégeait sans assistance de jury.
Le verdict prononcé par le juge Tataille a également ordonné la confiscation des biens et avoirs des accusés contumax qui ont été déclarés rebelles à la loi et dont les droits civils et politiques ont été suspendus.C'est sur les conclusions du Ministère Public - représenté par le commissaire du gouvernement près le tribunal de 1ère instance de Petit-Goâve, Me Kébreau Zamor - que le tribunal a pris ces décisions qui font suite à une ordonnance, rendue le 10 décembre 2007, qui avait accordé un délai de 10 jours francs aux accusés pour se présenter par-devant les instances judiciaires compétentes.
Deux autres accusés - Joubert Saint-Juste et Jean Rémy Démosthènes - sont déjà condamnés à la prison à perpétuité dans le cadre de ce dossier. Un autre suspect, Fritzner Doudoute, est actuellement en détention en attendant d'être jugé, tandis que le nommé Simon Cétoute, qui avait été également détenu, a été libéré pour le tribunal criminel siégeant, le 10 décembre dernier, avec assistance du jury. Le secrétaire général de SOS Journalistes, Joseph Guyler C. Delva, qui s'était rendu à Petit-Goâve pour assister au procès, s'est déclaré encouragé par ce verdict qui, selon lui, représente un pas de plus dans la lutte contre l'impunité, en ce qui concerne particulièrement le cas des journalistes assassinés.

Guyler C. Delva, qui préside également la Commission Indépendante d'Appui aux enquêtes relatives aux assassinats de Journalistes (CIAPEAJ), qualifie la décision du tribunal de «victoire sur les forces ténébreuses hostiles à la liberté de presse».« C'est une victoire pour la justice, pour la presse haitienne et pour la famille Lindor » a déclaré M. Delva, à l'issue de la séance. « Cependant, nous aurions préféré voir les accusés en personne sur le banc d'infamie pour répondre de leurs actes, » a indiqué le responsable de SOS Journalistes et de la CIAPEAJ.


Selon la loi, les accusés condamnés par contumace peuvent être rejugés une fois qu'ils auront été appréhendés. Cependant, en attendant d'être arrêtés, ils demeurent des condamnés exposés à toutes les conséquences de la loi régissant la matière.« Jusqu'à aujourd'hui, les accusés étaient présumés innocents, mais avec le verdict du jour, ils sont devenus coupables, donc des criminels et des condamnés, » a fait remarquer M. Delva qui souligne avec satisfaction la décision du tribunal criminel d'ouvrir une nouvelle enquête, conformément à la loi et en raison des faits nouveaux qui avaient été évoqués par les avocats de la partie civile, en l'occurrence Stanley Gaston, Déus Jean Francois et Jean Wilner Morin.
Cette nouvelle instruction, qui pourrait débuter après la période carnavalesque, pourra permettre à la justice d'interroger ou de poursuivre des suspects, dont l'ancien Maire adjoint Bony Dumay, qui avaient été renvoyés hors des liens de l'inculpation dans des circonstances pour le moins troublantes.
Tout cela est rendu possible grâce au procès du 10 décembre 2007 qui avait permis de corriger certaines failles relevées dans l'ordonnance du juge instructeur d'alors Fritzner Duclair. Pour le président de la CIAPEAJ, le procès du 10 décembre était un succès.M. Delva - qui s'est félicité du travail réalisé par le doyen Tataille et le commissaire Zamor - exhorte la police et la justice à redoubler d'efforts en vue d'arrêter les condamnés qui doivent comparaïtre physiquement par-devant la justice.Depuis l'installation, le 10 août 2007, de la CIAPEAJ, 11 meurtriers de journalistes ont été condamnés, dont 7 par contumace, alors que jusqu'à octobre de l'année dernière, aucun assassin de journalistes n'avait été condamné.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53526

Ministres et sénateurs sous enquête

Le Sénat de la République a convenu de la nécessité d'enquêter sur la nationalité de tous ses membres, sur celle du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de tous les ministres et secrétaires d'Etat de son gouvernement.
Les intenses discussions engagées depuis l'arrivée de Kelly Bastien à la tête du Sénat de la République ont abouti à la création d'une commission spéciale de sept sénateurs pour enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement - Premier ministre, ministres, secrétaires d'Etat -ainsi que des 29 sénateurs en fonction. La commission qui devra incessamment définir sa méthodologie de travail et fixer la durée de son mandat est composée des sénateurs Evallière Beauplan (Pont), Youri Latortue (Latibonit an aksyon), Rudy Hériveaux (Fanmi Lavalas), Ricard Pierre (OPL), Jean Rodolphe Joazile (Pont), Céméphise Gilles et Joseph Lambert (Lespwa).Une proposition du sénateur Andris Riché (OPL) ciblant uniquement son collègue Rudolph Boulos (Fusion) qu'il soupçonne de détenir, outre la nationalité haïtienne, celle d'un autre pays, a été rejetée par la majorité des sénateurs au profit de celle proposée par Youri Latortue, prônant l'ouverture d'une enquête générale. « Je ne suis disposé à participer à aucune mascarade, a tempêté Andris Riché, à l'annonce de la création de cette commission sénatoriale spéciale. Il faudrait commencer par faire le ménage au Sénat de la République. » Cette commission spéciale n'aura pas seulement à plancher sur le cas du sénateur Rudolph Boulos. Des soupçons pèsent aussi sur des députés et des ministres qui seraient détenteurs d'un passeport étranger, ce qui est interdit par la Constitution de 1987. « C'est un élément de nuisance pour le Sénat. Nous avons pour obligation de l'affronter de manière à résoudre le problème une fois pour toutes », a dit le sénateur Rudy Hériveaux, faisant allusion aux doutes pesant sur la double nationalité de son collègue Rudolph Boulos. Tous les 18 sénateurs réunis en séance plénière s'étaient gardés de citer le nom de M. Boulos, récemment élu vice-président du Grand corps. Rudolph Boulos a toujours qualifié ses détracteurs de valets - restavèk - du pouvoir.
Après l'affaire « Socagate » qui a failli éclabousser le Sénat l'année dernière, la question de la double nationalité est le deuxième grand dossier pour lequel une commission d'enquête spéciale est créée. Ironie du sort, dans le dossier naguère brûlant de la Socabank (affaire Socagate) la montagne n'a jusqu'ici accouché que d'une souris...
Claude Gilles et Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53513&PubDate=2008-01-23
Commentaires :
Sous un air de déjà vu dira-t-on…A propos ça vous évoque quoi le phénomène du « déjà vu ». Ce fut une expression chère à Monsieur Verna, professeur de physique et de chimie de plusieurs générations d’haïtiens. Tout déjà vu, est supposé su, disait-il agrémenté à une sauce assez verna-culaire .
Bref !
Cette histoire de commission ressemble à un conte pour faire dodo les enfants. Si vous ne me croyez pas je vous rappelle qu’au début de l’année dernière, un membre du sénat avait fait des accusations graves contre d’autres membres su sénat faisant état d’attributions de pots de vin pour faciliter la ponte d’une résolution favorable a un secteur financier. Au dessus d’une mêlée scandaleuse qui avait su éclabousser plusieurs de nos « zelus », les membres du Sénat avait créé une commission constituée d’autres membres du sénat pour mener une enquête sur les accusations portées contre les membres (du Sénat) de l’illustre corps.
Vous vous rappelez des conclusions de cette enquête ?
Moi non plus !

Il y a eu aussi cette affaire autour d'un bateau qui aurait été de la propriété de l'ex-président de l'assemblée...
Aujourd’hui voici une nouvelle commission interne pour enquêter sur des irrégularités internes.
Comme des animaux malades de al peste si cette enquête devait se faire correctement sans démagogie, plusieurs membres de l’administration devraient plier bagages. Donc la conjoncture se prête bien a l’utilisation forcée d’arrangement et compromis et tractations dans tous les sens qui feront des élus les plus bavards de simples silencieux qui auront appris à « apprécier » le travail des autres !
Heureusement que la population ne fait plus attention à ce genre de mise en scène car aujourd’hui ce n’est pas important ni utile de savoir qui est étranger ou non au sein de l’administration sinon comment faire pour régulariser leur situation.Que celui qui est libre de péchés lance la première pierre.

Haïti-Sécurité : La commune meurtrie de Fonds-Verrettes, sans présence policière permanente

Mercredi 23 janvier 2008
P-au-P, 21 janv. 08 [AlterPresse] --- La direction générale de la police est intéressée à reconstruire un commissariat dans la commune frontalière de Fonds-Verrettes (Ouest) où la population est livrée à elle-même depuis les inondations meurtrières du 23 mai 2004, selon ce qu’a fait savoir le directeur général de la police, Mario Andrésol, à AlterPresse.
« J’ai demandé au commissaire responsable de Fonds-Verrettes d’identifier un espace en vue de la construction d’un commissariat de police », déclare Mario Andrésol, interrogé par AlterPresse.
Les bâtiments publics, dont le commissariat de police, ayant été construits pour la plupart dans le lit des rivières qui traversent cette commune, ils ont été détruits par les eaux en furie. Ces inondations avaient également causé la mort de 238 personnes et plusieurs milliers de sinistrés.
Les policiers affectés au commissariat de la zone, sérieusement endommagé, ont depuis plié bagages.
Fonds-Verrettes se trouve sous la juridiction de la Croix-des-Bouquets, et des patrouilles policières venant du commissariat de cette ville de la périphérie nord-est se rendent trois ou quatre fois par semaine dans cette bourgade, informe Mario Andrésol, qui pense que, dans le meilleur des cas, la population locale devrait être déplacée.
Des actes de banditisme sont très fréquents dans la commune de Fonds-Verrettes où fonctionnent également des réseaux de trafiquants qui organisent des voyages clandestins vers la République Dominicaine.
Durant l’année 2008, les autorités haïtiennes projettent de construire et réhabiliter 50 commissariats de police sur tout le territoire national, selon Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation de l’Onu en Haïti (Minustah). [do gp apr 23/01/2008 10 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6870

Haïti pourrait intégrer officiellement l’ALBA ce week-end

La présence d’une délégation haïtienne est annoncée à Caracas, siège du VIe sommet de ce mécanisme économique anti-impérialiste
mercredi 23 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Haïti pourrait adhérer à l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) au cours d’une réunion importante que présidera le week-end prochain Hugo Chàvez, rapporte mercredi une dépêche de l’agence d’Etat vénézuélienne ABN datée de Caracas.
Samedi, dans la capitale vénézuélienne, le "leader de la révolution bolivarienne" dirigera la "session publique" du VIe sommet en compagnie de ses homologues bolivien, Evo Morales, nicaraguéen, Daniel Ortega et d’un représentant de Cuba.
Aucune précision n’était encore disponible sur la composition de la délégation haïtienne dont la présence à Caracas paraissait tenue pour acquise. Outre l’adhésion confirmée de l’île de la Dominique à l’ALBA, celle d’Haïti est annoncée comme une "probabilité".
Le Président René Préval a déjà participé au sommet de l’Alternative Bolivarienne à titre d’observateur en évitant à plusieurs reprises d’assumer l’intégration officielle d’Haïti dans l’organisation d’inspiration anti-impérialiste qui s’inscrit résolument à contre-courant du projet américain de création d’une Zone de libre-échange des Amériques (ALCA).
Selon ABN, à l’issue de cette réunion d’une journée seront rendus publics une déclaration politique, des déclarations spéciales, l’acte de fondation de l’ALBA et la proclamation des premiers Prix de cette structure alternative.
L’’écrivain uruguayen Mario Benedetti et l’architecte brésilien Oscar Niemeyer seront les lauréats de cette édition, respectivement dans le domaine de la littérature et des arts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4637

155 nouveaux casques bleus philippins attendus en Haïti

Ils quitteront Manille le 30 janvier dans le cadre de la rotation des troupes
mercredi 23 janvier 2008,
Radio Kiskeya

155 casques bleus des Forces Armées Philippines (AFP) laisseront Manille le 30 janvier prochain à destination d’Haïti où ils seront déployés au sein du bataillon philippin de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), selon une dépêche de l’agence philippine ABS-CBN News.
Ce changement de personnel militaire s’inscrit dans le cadre de la rotation des troupes.
Lors d’une cérémonie organisée mardi au Camp Aguinaldo, le chef d’Etat-Major des Forces Armées, le général Hermogenes Esperon Junior, a exhorté les soldats de la paix à faire montre de professionnalisme, d’intégrité et d’honnêteté au cours de leur mission.
Les militaires, qui formeront le septième contingent du bataillon philippin, recevront leur solde des Nations Unies.
Pour leur part, 165 autres soldats philippins ont rejoint mercredi la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).
Environ 9.000 militaires et policiers internationaux font partie de la MINUSTAH, une mission déployée en Haïti depuis l’été 2004 sous commandement brésilien. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4635

Les garde-côtes américains rapatrient 243 boat people haïtiens

Des réfugiés économiques interceptés le week-end dernier au large des Bahamas
mercredi 23 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Les garde-côtes américains ont rapatrié mardi 243 boat people haïtiens après les avoir interceptés le week-end écoulé au sud de l’archipel des Bahamas, rapporte l’Associated Press.
Un voilier transportant 163 clandestins avait été repéré par un hélicoptère américain dimanche à 72 kilomètres au sud-ouest de la Grande Inague, a indiqué le sous-officier Barry Bena, porte-parole des garde-côtes.
Les voyageurs ont été transférés le lendemain sur un bateau américain où se trouvaient déjà 80 autres haïtiens. L’embarcation de fortune à bord de laquelle ils voyageaient avait été arraisonnée samedi dernier au sud-est des Bahamas. Selon Bena, les autorités américaines ignoraient si les boat people cherchaient à entrer aux Etats-Unis ou à se réfugier dans une autre île de la Caraïbe.
Les clandestins, dont certains étaient extrêmement fatigués et déshydratés en raison d’une forte chaleur, avaient reçu des aliments et de l’eau potable.
Avant leur retour à Port-au-Prince, les garde-côtes ont procédé à la destruction des deux voiliers qui les transportaient.
Au cours de l’année 2007, plus de 1.500 haïtiens, qui fuyaient le pays afin de pouvoir bénéficier d’une meilleure situation économique ailleurs, ont été capturés en haute mer et rapatriés par les forces navales américaines. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4636

mercredi 23 janvier 2008

Botanik Spa, pour le bien-être...

Entre la satisfaction et le désir de bien faire, Nathalie Buteau Antoine, propriétaire du Karibe Spa et co-propriétaire du Karibe hôtel, considère la concrétisation de son ambitieux projet comme une entrée au top niveau. Sans compter la musique et le public qui a fait le déplacement, l'esthétique du décor conjuguée à la beauté des jardins ont fait, vendredi du lancement du Botanik Spa un événement exceptionnel.
En présence d'un public select à la recherche de services novateurs en Haïti, les responsables du Karibe ont lancé, le vendredi 18 janvier, les nouveaux services de Botanik Spa.

Logé au Karibe hôtel, au Juvénat de Pétion-Ville, Botanik Spa est un nouveau concept qui concrétise le bien-être du corps et de l'esprit à travers des soins du visage, des soins corporels, la massothérapie, la relaxation, la microdermabrasion, les soins corporels, la massothérapie, le soin des ongles, le Salon haute coiffure, l'épilation à la cire sont quelques-uns des multiples services offerts par ce spa qui fait figure de pionnier dans le pays.

Le spa généralement désigné comme un centre de remise en forme veut concilier le bien-être du corps, de l'esprit et de l'âme est présent dans tous les grands hôtels à l'étranger. Par ce geste, le Karibe hôtel veut mettre à sa manière le pays au pas dans ce domaine et le doter de son premier spa.« Ma première satisfaction est de plaire la clientèle », a laché avec grand sourire Nathalie Buteau Antoine le propriétaire de Botanik Spa dans un profond. Elle en profite pour souligner que les spas sont des centres de haut standard international.
Mme Buteau a profité de cette occasion pour saluer le travail accompli par son équipe et remercier des collaborateurs sans qui le projet n'aurait pas vu le jour. « Quelqu'un peut venir passer une journée en notre compagnie, prendre son repas, se relaxer, se baigner, se faire masser », précise la propriétaire du Karibe Spa, optimiste en qui a trait à l'avenir de sa nouvelle entreprise.
Cherchant avec détermination un nom pour son spa, Mme Antoine voulait se référer à l'Asie par ce que cette partie du monde était à l'époque prédominant dans le domaine. Finalement, c'est Botanik qui fait créole et répond beaucoup mieux au cadre enchanteur du Karibe où l'eau ruisselant entre les roches multicolores et la verdure de l'espace a eu le dernier mot.
Botanik Spa veut mettre à la disposition des nationaux et des visiteurs entre autres services, la microdermabrasion cette nouvelle technique permettant de renouveler les couches supérieures de l'épiderme. Le but principal de cette technique est de relisser l'épiderme, d'améliorer l'éclat et la texture de la peau du visage, c'est à la fois un moyen de réduire l'apparence et une manière de lutter contre la vieillesse.
Avec l'ouverture du Botanik Spa, le pays possède selon les dires de Nathalie Buteau Antoine un centre de standard international, c'est-à-dire qui n'a rien à envier avec ce qui se fait à l'extérieur.
Dieudonné Joachim

Parfum de réussite

La réputation de Pierre Léger n'est plus à faire. Frager/Agri Supply, son usine implantée dans la Plaine des Cayes au sud d'Haïti, approvisionne à elle seule le marché mondial d'huile essentielle de vétiver de 70%. "J'en exporte plus de 80 tonnes par an", se réjouit cet agronome de 59 ans, en montrant des échantillons exposés dans un coin de son vaste bureau à Port-au-Prince.
Devenir et rester le leader mondial du marché du vétiver n'est pas une mince affaire, surtout dans un pays aussi turbulent qu'Haïti. Le secret de Pierre Léger tient en peu de mots : toujours fournir un travail de qualité aux clients, essentiellement les parfumeurs européens, et tenir compte des délais de livraison. L'homme d'affaires du pays le plus pauvre des Caraïbes reconnaît que les quelque 25 000 agriculteurs qui lui fournissent les racines de vétiver sont le véritable pilier de l'industrie. "Frager/Agri Supply appartient à la communauté du Sud, lance-t-il.

Les agriculteurs participent directement à sa gestion ; ils surveillent le rendement et me dictent parfois les décisions à prendre." Pour Pierre Léger, le manque criant d'infrastructures dans le pays reste le principal handicap au développement de l'industrie des huiles essentielles en Haïti. "L'état déplorable des routes, le rationnement drastique de l'électricité, l'absence de ports et d'aéroports ont porté nombre de producteurs à abandonner cette activité", déploie-t-il.

Le PDG de la plus grande usine de vétiver du monde participe à toutes les activités de la communauté. Pour traduire son engagement dans la formation des jeunes, il accorde des bourses d'études dans des universités haïtiennes et étrangères. Récemment, il a fait don de 25 ha de terre à l'État haïtien pour la construction d'un campus universitaire dans la région.

Depuis 2000, l'homme à la taille de géant - il mesure près de deux mètres - a élargi son horizon et parcourt régulièrement le monde pour partager son expertise et aider à la mise en place de filières de production d'huiles essentielles (HE) dans des pays confrontés comme Haïti à la pauvreté. Tout a commencé lorsque le Centre du commerce international (CCI) l'a envoyé en mission dans la région des Grands Lacs africains pour évaluer la capacité de production des HE de ces pays. "Les huiles essentielles étaient alors méconnues au Rwanda et au Burundi", rappelle Pierre Léger, qui croit dur comme fer que les relations Sud-Sud sont le moyen le plus efficace pour lutter contre la pauvreté. Le Rwanda et le Burundi sont, selon lui, sur le point de devenir à leur tour des producteurs d'huiles essentielles de qualité. "Des plantations de patchouli y ont été introduites, dit-il. On a réalisé des essais et on a obtenu la meilleure qualité d'huile de patchouli du monde."
Depuis, on le sollicite de partout - d'Asie, d'Amérique du Sud, d'Afrique. Mais ses responsabilités de chef d'entreprise en Haïti ne lui permettent pas de répondre à toutes les sollicitations. Il a toutefois entamé un partenariat avec le Brésil l'an dernier. Après 34 ans dans la production d'huiles essentielles, Pierre Léger estime que le moment est venu de passer le flambeau. "J'avais été initié très tôt par mon père dans le domaine. J'ai fait de même pour mon fils et ma fille. La parfumerie mondiale les admet maintenant sans réticence", se félicite aujourd'hui l'agronome, qui avait lui-même pris le relais de son père Frank à l'usine en 1984, après ses études aux Pays-Bas. L'essence de l'art, en quelque sorte.

Jean Pharès Jérôme (Spore)

Les bandes à pied passent le concours

Le Champ de Mars a vécu à l'heure des bandes à pied. Dimanche, elles passaient leur test de concours pour être admis sur le parcours pendant les trois jours gras. Aussi, ont-elles eu la priorité sur les DJ.
51 bandes à pied ont passé, dimanche soir, le test du concours qui déterminera une quinzaine parmi elles à être subventionnées et admis sur le parcours carnavalesque durant les trois jours gras.
Devant le stand où siègent les membres du jury, les bandes à pied ont performé. Comme pour l'année dernière, les critères préétablis pour passer le cap du concours du carnaval baptisé « Rale mennen vini pou yon Ayiti vèt » sont les mêmes : mélodie et parole (20 pts) ; animation et orchestration (30 pts) ; arrangement et discipline (30 pts) ; couleur et originalité (20 pts).

Certaines bandes à pied ont drainé une marée humaine derrière elles. Louloupe Party-Cool de Delmas 2 (premier prix de l'année 2007), Fashion's Matte de la Place Carl-Brouard ont largement grignoté sur le temps imparti pour présenter leur méringue.

Les groupes, pour la plupart, portent des déguisements. Ils entraînent derrière eux des fanatiques portant des maillots qui vantent leurs sponsors. Certaines chorégraphies choquent et font place à des gestes obscènes. D'autres mettent en relief l'éternel contorsion fessière qui, manifestement, est un trait particulier du carnaval. Des groupes de jeunes filles se tortillent, se déhanchent, libèrent leur pulsion. La question de l'originalité
Pour mettre une note humoristique à l'ambiance, "des jambes de bois" (échassiers), tout en dansant, se frayent un passage dans la vague humaine.

Une certaine originalité manque dans la prestation des groupes. A moins d'avoir une fine oreille musicale pour percevoir les nuances et les variations rythmiques, les bandes à pied semblent jouer à peu près la même méringue assortie de textes différents. Le rythme est lent ou rapide. Les instruments à vent, - hélicons et trompettes - couvrent littéralement les instruments traditionnels (cornet, ''vaksin'').

Un musicien prenant part aux festivités a fait savoir qu'il faudrait organiser un séminaire pour quelques sambas afin de leur apprendre à harmoniser les tonalités de certains instruments. Les bandes à pied avaient la priorité au Champ de Mars.

Après leur prestation, les chars des DJ ont investi le béton. Les fans des bandes à pied en attendant s'impatientent au sujet du résultat du concours qui sera proclamé ce mardi dans l'après-midi.
Le membres du jury : Lionel Benjamin, Lody Auguste, Félix Borgella, Degant Jean Robert, Dicken Princivil, Mardy Verna, Dumay Widner, Dieudonné Jean Jacques.
Claude Bernard Sérant
Un concours pour déterminer les “bandes à pieds” qui mériteront une subvention pour le carnaval : une mesure juste et appropriée mais certaine ni comprise ni assimilée par ceux-là qui avaient vu dans cette manifestation culturelle une conjoncture propice pour « faire de l’argent ».
La problématique des subventions pour l’animation et la participation aux festivités carnavalesques a toujours été une vraie pomme de discorde auteur d’une énorme cacophonie au sein de la société haïtienne.
Dans la mesure où le gouvernement ne disposera jamais d’un budget assez lourd pour faire face de façon positive à toutes les demandes de subvention, un tri s’impose toujours. On a eu à déplorer par exemple la participation de groupes phares tels BOUKMAN EKSPERYANS tandis que des rumeurs de sommes mirobolantes allouées à des groupes de KOMPA…
Dans l’organisation du Carnaval il faudrait envisager une charte faisant appel a des critères de valeurs et de qualité pour conditionner l’octroi ou non d’une subvention. La longévité dans ce sens pourrait être un critère d’une grande importance.
Il faut éviter un scandale similaire a celui vécu pendant les dernières élections présidentielles au cours desquelles des candidats se sont inscrits dans le seul but d’empocher les subventions prévues à ces fins. Il y en a qui n’ont même pas voté !

AN NOU KONSOME PWODWI LAKAY, PWODWI NATIF NATAL

Dizon pa-m !
Se pa jodi-a map reflechi sou you seri de fason nou fè bagay yo lakay nou. Se vre ke mannyè yo fè pati egalego nan sa yo rele kilti nou an men gen youp il ladanyo ki sèvi you seri de antrav pou nou paske nou pa gen mwayen pou kenbe you seri de pwotokol.
Sijè ki atire atansyon mwen nan moso refleksyon sila se fason ke nou prepare manje ak nou manje lakay nou.
Tout moun ki vle kenbe definisyon sa yo rele kilti tout bon vre konnen ke li pa dwe fè okenn konparezon ant you kilti ak you lot. Paske chak manifestasyon kiltirel dwe analize e aksepte nan you konteks pwop a kote e listwa kote kilti saa pran rasi-n.
Nan zafè manje ak kizi-n, tout moun ta vle dakor pou yo di ke kizi-n peyi lafrans se pi bon kizi-n ki ganyen. Bon saa se sa yo di. Pou mwen menm mwen pa wè kijan you kizi-n ki pa gen ladan ni, ni doumbwèy, ni tchaka, ni lalo moun senmak ki kwit ak bon mozo viann fondanman ak diri blan, ni soup joumou, ni kremas, ni penpatat, taka rele tèt li “la meyè kuizin di mond”.
Bon nou pap pèdi tan rele fransè yo choven pou sa. Chak bourik brè nan patiraj yo. E ke chak chyen niche zafè yo jan yo kapab!
Nou menú ki chita nan lakou kay blan fransè, lè nou gade e nou wè kijan ke yap manje, nou ,jonstate e nou konvenk tèt nou ke moun sa yo takapab viv anyaiti pi byen ke nou menm ayisyen natif natal.
Li pa étonan pu ta ale kay youblan fransé ki ta envite-w manje pou ta gade pou wè ke apre ke yo ta sevi-w you salad ki pagen anpil bagay ni anpil engredyan ladan ni (kek moso tomat, kek fey leti) yo ta sevi-w you asyèt zepina bouyi, ak youn ou de grenn zé bouyi ou fri. Pou desè yo taka ba-w you ti vè let kaye ke yo rele YAOURT”.
Mezanmi, konbyen fotil de tan pou you manje konsa prepare? Konbyen you manje konsa ka kouté.
Bor lakay pa nou, nou ta setoblije ofri, si nou se moun ki nan afè pa bon, diri, sos pwa, ak viann. Men kijan preparasyon manje silaa tap pase:
Depi granm maten lè kizinyè yo leve premye sa pou li fè se mete pwa kreve nan you bon-m sou you recho dife ki fèt ak chabon. Ko-m pagen mamit a presión pwa saa gen pou bouyi minimum pandan twazè. E recho chabon saa dwe renouvle plizyè fwa.
Si viann ki gen pou kwit la se viann poul gen you seri de kay ki tranpe moso poul yo depi lavèy. Poupoul la ka pran bon gou sa vle di bon gou epis, piman ak pwav.
Lè pwa koumanse vle lage, kizinyez la mete poul la bouyi tou. Si se poul peyi,viann poul la pi di, lap pran dezoutwa zè pou li vi-n mou. Si se vye poul ogèy sang ou, moso poul ke yo debake nan gwo bwat katon nan peyi-a lap pran mwendetan.
De moman sa yo se moman ki pi long nan preparasyon manje a.
Aprè se you listwa fi-n fè sos poul la, fè sos pwa e kwit diri-a . Se tout maten an ki pase nan zafè prepare manje-a. Se pa de pil chabon ki pase tou.
Sak pi red là ayisyen an pap janmen aksepte achte you pwa ki dejà kwit deja swa nan bwat swa lakay vwazinn entel. You sitiyasyon ki tap fè fanmi an ekonomize tan lajan e pèmet ke yo itilize mwens chabon e koupe mwen pyebwa.

E nou konpare defason de nasyon sa yo manje nou ka konprann ke pou you fransé lap toujou pi fasil manje zepina ak ze ke you aysyen. Jan you moun manje pèmèt yo fè-w konnen si ou rich oubyenb si ou pov.
Lè-m te lekol, mwen pat janmen renmen ke zanmi-m yo konnen kil è ke se maymoulen ke yo te kwit lakay mwen.
Jodi-a lè mwen wè ou lè mwen panse ak you plat maymoulen bouch mwen plen dlo, kè-m bat for e menm si yo ta ofri-m dob o roti ak kavya se sou plat maymoulen ank e mwen tam plonje.
Se telman vre ke lotre jou mwen tap pale ak you zanmi-m pandank e mwen tap plenyen paske mwen te manke maymoulen, misye ale achte you sak bon mayi senmak, li pataje-li mete-l nan you paket ti sak plastik, li peye 100 dola vet pou mli voye-l ban mwen pa lapos. Mezanmi se pa de kontan-m kontan e bon zanmi saa te fèli paske li konnen ki makonn plezi li tap simaye nan lenn mwen ak you jes konsa (Mési anpil zanmi dilibon!, mounis konsekan!)
Jounen jodi-a, malsite ap fè pep ayisyen monte le syel pa do. Se you veritab ma swife pou tout moun chak jou bondye mete. Gen you povrete ke moun santi paske, menm lè ou auisre lesansyel pou fanmi-w, gen you seri de lot bagay ke ou paka bayo.
Byen souvan, nou konn tonbe sou you seri de asosyasyon kap fè you seri de aktivite pou yo ka voye timoun ki gen paran kip a gen kob al pase vakans nan bel ti kote.
Lakay pa nou mizè –a gen you koulè ki pi n wa ke sa. Gen you seri de fanmi ki leve maten lakay yo, yo poko konnen kisa yo pral manje nou jounen-an, men yo pa konnen ki lè yap manje ankor. Sa vle di se chak jou dondye mete moun lan oblije ap batay pou li ka pa mouri grangou ak pitit li yo.
Sitiyasyon saa ta ka pi fasil si ledikasyon nou resevwa lakay nou te montre nou kijan pou nou adpate nou a sa nou genyen lakay pan ou.
Lè-m te piti, lè-m te konn ale lakay granpapa-m nan lakou kanperen, mwen te toujou tande ke yap di ke la-m veritab, se sa yo konn bay kochon manje. Sa vle di ke kretyen vivan ki nonmal pa dwe mane la-m veritab. Men jounen jodi-a bagay yo chanje paske ayisyen menn tonbe nan manje « biskwit labou ».
Pandan ke nap fè piwèt pou nou jwenn lajan pou nou achte diri, poul ogèy, espageti , nou bliye yanm, mazoubel, malanga, labrapen, fey lalo, boujon pwa, lyann panyen berejen, militon ak you pil lot fri legi-m ak viv ke nou ta ka achte pou pibon mache.
Sa ki pi red la ankor mezanmi se le nap gade e nou wè nan bak youseri de ti machann ki louvri de janm yo disèt lajè sou twotwa nenpot lari kap vann « cornflakes » an detay.
Mezanmi depi kil è timoun anayiti se te ak konfleks yo te kon dejené ?
Kote bon mayi ak sos aransor, mayi ak joumou, maymoulen ak zepina etc…
Li ta bon pou ayisyen ta tande mesaj tankou mesaj prezidan preval ki sigjere pou noui itilize pwodwi lakay nou. Sa ki enpotan nan sa wap manje se pouvwa nitritif ke pwodwi yo genyen. Si nan you moso lam veritab gen plis vitamin, ak sik, ke nan twa pomdetè ayisyen pa dwe wont manje moso lam veritab la ki ta sipoze mwen chè ke pomdetè-a . E sa pap jan vle di ke ou pi pov pase sa.
Nou fèt pou nou tounen deyè sa yo rele lesansyel la sa ki vreman natif-natal la. Se sa ki ka remete nen nan figi nou ankor. Se sa ki gen pou ban ou fos pou nou bat chalbari, satan jerenos dèyè moun ki pran nou tankou pouble kote yo ka vide tout sot de fatra.
Zafè pye pou lak kou poul se mèt yo ki poumanje yo. Si yo santi ke zannimo tankou chyen ki devan pot yo two siperyè pou yo souse zo pye ak zo kou poul, yo paka pèdi zandye yo pou yo vinn vide yo lakay nou.
Gouvenman pa dwe bay dwa pou mod fatra sa yo rantre andedan peyi ya.
Gen you paket legi-m “sovaj” lakay nou ki gen san fwa plis pwotid ak proteyin ladan yo ke vye moso pye ak kou poul ke yo vle fè nou manje yo! Se konsa pounou koumanse leve eskanp figi nou ak eskan figi peyi pap Dessalines ak Toussaint an.
Ase mo jepe!

Desandan : la voix musicale haïtienne à Cuba

Les mélomanes sont invités au concert du groupe Desandan le vendredi 25 janvier à la salle FOKAL-UNESCO
Le groupe vocal Desandan est un groupe cubain constitué de chanteurs professionnels descendants d'Haïtiens établis à Cuba, dans la région de Camagüey. Cette région a accueilli un très grand nombre d'Haïtiens, au début du XXe siècle, alors que se développait l'industrie sucrière cubaine. Nombre d'entre eux sont restés, et leurs descendants sont maintenant tout à fait intégrés à l'ensemble de la population cubaine. C'est le cas des dix membres du groupe Desandan, qui appartiennent aux deuxième, troisième et quatrième génération d'Haïtiens établis à Cuba.
Tous sont également chanteurs professionnels, membres du Choeur professionnel de Camagüey que Emilia DIAZ CHAVEZ dirige depuis vingt-sept ans. Ce choeur a un répertoire très étendu qui embrasse l'ensemble de la musique classique européenne depuis la Renaissance jusqu'à la musique contemporaine, nombre de compositeurs latino-américains et caribéens, sans oublier la musique populaire cubaine.
Forts de cette expérience, depuis 1994, les membres de Desandan se sont donné la mission de préserver l'héritage culturel haïtien et de rendre un hommage musical à leurs ancêtres. Ils ont donc élaboré un spectacle complet alliant chant, danse et percussion, à partir d'un répertoire composé de chansons traditionnelles et de standards de la chanson haïtienne, de reprises de morceaux actuels et de compositions propres, agrémentés d'incursions dans le negro spiritual et, bien sûr, de rythmes cubains, son, rumba ou bolero.
Depuis sa fondation, le groupe vocal Desandan s'est produit sur de nombreuses scènes tant à Cuba qu'à l'étranger : Canada, Etats-Unis, Europe, Antilles françaises, Bahamas et bien sûr Haïti. Ils ont collaboré avec de nombreux artistes et groupes haïtiens : Amos Coulanges, Azor, Bobech, Boukman Eksperyans, Boulot Valcourt, Carole Demesmin, don Kato, Emeline Michel, James Germain, Martha Jean Claude, RAM, Ti-Coca, Tiga, etc.Le groupe Desandan s'est déjà rendu à quatre reprises en Haïti, invité par la Fondation Martha Jean Claude (1996), le ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger (1998), la Présidence (2004) et l'Institut Français d'Haïti (2006). A chacun de ses voyages, il s'est produit sur scène à Port-au-Prince et en province (Cap, Cayes, Jacmel, Jérémie).
Composition du groupe :

Marcelo ANDRES LUIS : baryton
Emilia DIAZ : Direction - contralto
Dalio ARCE LUIS Rogelio R. TORRIENTE : Percu - baryton
Dalio ARCE VITAL : baryton
Teresita ROMERO M. : Arr. - contralto
Yara CASTELLANOS DIAZ : soprano
Fidel ROMERO MIRANDA : ténor
Marina COLLAZO : contraltoY
ordanka SANCHEZ FAJARDO : soprano
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53274&PubDate=2008-01-23

Première édition de Star Parade

Le Caribbean Group présentera le 1er février prochain la première édition de Star Parade à Port-au-Prince. Officiels du gouvernement, unités de la PNH, Artistes et Scouts prendront part à cette manifestation.Avec pour slogan : « Gen plas pou tout moun » (Il y a de la place pour tout le monde), cette activité culturelle sera organisée en vue de donner une certaine originalité au carnaval haïtien et faire de ce dernier une vitrine qui présente une nouvelle image du citoyen haïtien et de ses potentialités artistique et culturelle. Cette initiative vise plusieurs autres objectifs dont « engager les uns les autres, les artistes en particulier, point de mire du grand public sur la nécessité d'aménager un meilleur environnement humain, innover, intégrer de nouveaux éléments au carnaval, mettre en valeur nos artistes ainsi que les réalisations de nos artisans » Le programme, assez varié, débutera à compter de 11hres avec l'accueil des participants au Ministère de la culture, ensuite l'accueil des artistes et personnalités sur les stands qui sera suivi de l'embarquement des artistes sur les chars. Toute suite après ce sera les propos du Maire de Port-au-Prince.
Le coup d'envoi du défilé se fera par le Ministère de la culture à 3hres PM. Il durera environ 3 heures et sera clôturé par un dîner. Seront présents a cet événement, le président René G. Preval, le Premier ministre Jacques E. Alexis, le ministre de la culture Eddy Lubin, le Maire de Port-au-Prince Jean Yves Jason, le chef de la police Mario Andressol accompagné de 120 motards et unités de la PNH, les présidents des deux chambres et les artistes.
Plusieurs dizaines d'artistes haïtiens sont invités à défiler à cette édition de Star parade parmi eux Vivianne Gauthier, Boulot Valcourt, Alcibiade, Mélanie, Lionel et Mika Benjamin, Franck Etienne, Pyram Roland Dorfeuille, Cyto Cavé, Sydney Louis, Fresnel Larosilière, Sweet Mickey, Jacques Sauveur Jean, Banabe, Manzè, Raynald delerme, Murielle Leconte, BIC, Catherine Hubert, Jean René Delsoin et Yole Desroses
Caribbean Group est une organisation à vocation culturelle, civique et sociale qui se donne pour mission de promouvoir la qualité et l'excellence grâce à la mise en commun des ressources artistiques, culturelles, sportives et autres afin de valoriser des talents et des compétences locales.
« Caribbean Group entend par tous les moyens et particulièrement ceux liés aux nouvelles technologies, encourager toutes les activités et initiatives qui peuvent permettre à notre société d'établir de nouveaux standards afin de relever les défis de notre milieu. » soutiennent les organisateurs.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53412&PubDate=2008-01-21

Malade, rare et chère

Un planteur montrant une feuille de banane jaunie par la Sigatoka (Photo: Roberson Alphonse)
Les bananeraies d'Arcahaie et de Léogâne sont ravagées par la Sigatoka, une maladie aux conséquences multiples que les autorités font semblant d'ignorer, qui est l'une des causes de la baisse de la production de bananes à travers le pays. Il aura fallu que les voisins dominicains cessent leurs exportations pour que les autruches qui nous gouvernent s'aperçoivent de l'état de cette filière dont les exportations ont rapporté, au cours de la dernière décennie, pas moins de 100 millions de dollars.
A Vigné, une localité de l'Arcahaie, Alexandre, la quarantaine bien sonnée, sort précipitamment d'une plantation de bananes en marmonnant des récriminations à l'endroit d'un laboureur qui vient de lui soutirer les yeux de la tête. « Tout est fini ; la fin du monde est proche, il n'y a plus d'espoir s'il faut payer 5000 gourdes pour labourer un demi- hectare de terre. En temps normal, je ne me serais pas plaint ; mais depuis tantôt quatre ans, les bananeraies sont ravagées par une impitoyable maladie * », suffoque-t-il, colérique, en pointant du doigt des bananes chétives et rabougries dans le jardin d'une cousine. Le visage rond, le front perlé de sueur, il explique, qu'une « fois infestées, les feuilles de la banane deviennent jaunes, puis brunes et finalement noires. Ce processus entraîne une maturation précoce susceptible de provoquer le pourrissement du vivre, donc une perte presque totale de la plantation».
Assis à l'ombre d'un manguier, Alexandre et d'autres planteurs, entre boutades et quolibets à l'égard de la politique de l'autruche du ministère de l'Agriculture tout en questionnant l'utilité de la profession d'agronome, expliquent que la production de bananes a considérablement chuté dans la plaine de l'Arcahaie. « Rares sont les planteurs qui tiennent encore le coup », disent-ils à l'unisson. Toutefois, même si les bananes sont malades et chétives, elles ont quand même une certaine valeur. « Un régime que l'on achetait à 250 ou 300 gourdes se vend aujourd'hui entre 500 et 600 », explique Rebecca, une marchande de fritures ayant son étal à la rue Capois, au Champ de Mars. La banane est rare et chère », enchaîne-t-elle en soulignant que nombre de ses fournisseurs habituels, à la Croix-des-Bossales ou au Marché Salomon, ont dû jeter l'éponge.


Une Archeloise enlève la pelure d'une banane pour montrer la maturité précoce (Photo: Roberson Alphonse)


Selon Rebecca, c'est la décision des Dominicains de ne plus exporter de bananes vers Haïti qui provoque la rareté et la flambée des prix. « C'est après avoir constaté, à Malpasse, le gel des exportations de la banane de Santo Domingo dont les bananeraies ont été dévastées lors de la saison cyclonique que nous nous sommes tournés vers Arcahaie et Léogâne où les plantations sont infestées », ajoute-elle laconiquement, comme pour étouffer une surprise, une déception face à la dépendance d'Haïti au point de vue alimentaire.
· Là où la marchande de fritures se garde de faire des commentaires, Eddy, un marchand de « papitas » très connu au Stade Silvio Cator, s'insurge: « La banane qu'ils (dominicains) ont, ils la gardent pour nourrir leur peuple tandis qu'en Haïti, on est laissés comme des chiens errants, à la merci de la providence, dit-il. Je vends des « papitas » depuis 1973. C'est la première fois depuis que j'ai laissé Jérémie que je pense à y retourner », soupire l'homme d'une soixantaine d'années. Haïti, au grand dam d'Eddy, importe chaque année environ 20 000 tonnes de bananes de la République dominicaine.
· La baisse de régime

Selon le rapport 2006 du Fonds des Nations unies pour l'alimentation (FAO), la production haïtienne de bananes a régressé au cours des 10 dernières années. Elle est passée de 600 000 tonnes métriques produites annuellement entre 1981 et 1994 à 300 000 tonnes métriques, soit une chute de 50%. Un niveau où elle se trouvait encore en 2005, sans considération des chiffres sur les dégâts provoqués par les intempéries de fin 2007. Divers facteurs internes et externes expliquent la chute libre de la production de bananes en Haïti, selon les techniciens agricoles.


A Vigné, Alexandre montrant un régime de banane chétive (Photo: Roberson Alphonse)


Au niveau de la production, les agriculteurs disposent de peu de moyens quant à l'irrigation des plantations bananières. Parallèlement aux infestations, les contraintes de la filière banane se trouvent surtout au niveau de la transformation. Les agriculteurs haïtiens disposent de très peu de moyens pour l'exploitation du produit. Dans d'autres pays, la consommation est envisagée sous diverses formes, notamment jus et alcool. Quant à la pelure et à la pulpe, elles sont utilisées dans la préparation du papier. En Haïti, le produit est utilisé beaucoup plus pour la consommation, faute de matériel et de techniciens dans le secteur. A part la farine, le papita, ou la « banane pesée » accompagnée de "griot", on utilise très peu les potentiels de ce vivre alimentaire dont la baisse de régime se fait sentir alors que le pays, selon le rapport 2007 de la FAO, est en proie à une grave crise alimentaire. A Arcahaie et dans la plaine de Léogâne où ce qui semble être la Sigatoka fait rage, les planteurs attendent le miracle en se remémorant la dernière décennie au cours de laquelle les exportations de bananes avaient atteint les 100 millions de dollars.

Des bananiers infestés par la Sigatoka non loin de Pont Manègue, dans la plaine de l'Arcahaie (Photo: Roberson Alphonse)

· Sigatoka
· Apparue à Fidji en 1964, la maladie de Sigatoka - un fongus qui flétrit les feuilles - s'est propagée dans les bananeraies du monde entier. On l'observe au Honduras en 1972; elle se propage ensuite dans toute l'Amérique centrale en 1984; elle atteint aujourd'hui l'Équateur. L'Afrique est également infestée par cette peste noire du monde végétal. S'attaquant à toutes les principales variétés de la banane et du plantain, la Sigatoka infecte les feuilles du plant qui, jaunes, puis brunes, enfin noires, empêchent alors la photosynthèse. Privé de ses réserves d'énergie, le bananier freine sa production souvent de moitié. Cela peut être synonyme de disette dans les régions où la banane et le plantain représentent des cultures vivrières.

Si on ajoute à cela que la Sigatoka cause la maturation précoce du fruit: bien que d'apparence normale, les bananes infectées mûrissent et se gâtent avant d'arriver sur nos tables.Le coût des fongicides chimiques pour lutter contre la Sigatoka est élevé: de 800 à 1 000 $US par hectare et par an. Seules les multinationales exportatrices y ont accès. Contre le plantain, cultivé sur de petites plantations éparses, la lutte chimique s'avère peu pratique, d'autant plus qu'il faut appliquer le fongicide dès l'apparition d'une nouvelle feuille. Certains planteurs guatémaltèques font jusqu'à 50 épandages par an.L'application massive de substances chimiques, ordinairement par avion, provoque la colère des écologistes. Le fongus résiste de plus en plus aux pesticides. À mesure que la Sigatoka poursuit son implacable avancée, de petits planteurs cessent donc toute production. Au Panama, plus d'un tiers de la culture du plantain est abandonné depuis l'invasion de la Sigatoka en 1981.


Roberson
Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53393&PubDate=2008-01-22

La présidence publie les règlements internes du CEP

Le secrétariat général de la présidence a publié hier les dispositions générales devant régir le fonctionnement du conseil électoral provisoire.Un climat de tension régnait depuis plusieurs semaines, entre les conseillers électoraux et le directeur général du CEP sur l’élaboration des règlements internes de l’institution électorale. Le directeur général, Jacques Bernard, qui souhaitait le maintien du précédent règlement, avait menacé de demissioner.La disposition provisoire a été adoptée lors d'une rencontre vendredi entre les responsables de l'exécutif, les conseillers électoraux et le directeur général CEP sur la finalisation des règlements généraux du Conseil Electoral Provisoire (CEP)Selon la présidence les règlements généraux qui viennent d'être publiés visent à permettre au CEP d'avoir une gestion efficace du processus électoral en clarifiant notamment la responsabilité des 9 membres de la structure administrative de l'institution par rapport à celle des responsables qui assistent et qui exécutent les taches relatives à la gestion des différents organes de l'institution électorale.Le conflit autour des règlements internes entraînera des retards dans la préparation du projet de loi électorale indispensable a l’organisation des élections sénatoriales et indirectes.La semaine dernière, les sénateurs étaient également concentrés sur le problème de modification des règlements internes indispensables à l’organisation des élections pour le renouvellement du bureau.Des chefs de partis et des parlementaires avaient souhaité que les conseillers électoraux présentent dans le meilleur délai le projet de loi électorale, dont la ratification avait entraîné la prorogation du mandat des sénateurs de deux ans au delà du deuxième lundi de janvier.Plusieurs secteurs s’étaient prononcés pour le renvoi de l’ancien conseil en raison notamment des conflits qui empêchaient le bon fonctionnement de l’institution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13425

Le nouveau bureau du sénat hérite de dossiers brûlants

Les membres du nouveau bureau du sénat ont pris leur fonction hier. Le sénateur Youri Latortue salue la passation de pouvoir entre Joseph Lambert et Kelly Bastien. " Le sénateur Lambert s’est dit prêt à collaborer avec le nouveau bureau et le président Bastien a inviter les employés a continuer une collaboration efficace", rapporte le sénateur Latortue. Tout en indiquant que l’ambiance était amicale, Youri Latortue annonce que de nombreux dossiers seront traités dans les prochains jours. " il y a une conférence des présidents ce mardi et nous commencerons à analyser des dossiers tels le projet de loi sur la détention préventive prolongée", ajoute t-il. Le président de la commission justice et sécurité du sénat croit que le renouvellement du bureau s’est fait sans heurts et espère qu’on pourra conserver l’habitude d’organiser des élections chaque deuxième lundi de janvier. Outre Kelly Bastien, le nouveau président est composé de Rudolph Boulos (Fusion) vice président, Fritz Carlos Lebon (Union) questeur, Eddy Bastien ( Alliance), premier secrétaire et Judnel Jean, deuxième secrétaire. D’autre part, le premier secrétaire du bureau du sénat, Eddy Bastien, informe que le dossier de la double nationalité sera débattu lors de la conférence des présidents ce mardi. " Nous essayons de comprendre le dossier, et nous croyons qu’il faut créer une commission d’enquête sur la nationalité de tous les élus", déclare le sénateur Bastien. A l’origine de ces propositions, le débat sur la nationalité du sénateur Boulos. Par ailleurs, certains députés croient qu’il revient au sénateur Boulos de faire la lumière sur les allégations relatives à sa nationalité américaine. " Un élu qui est né à l’étranger mais qui n’a jamais renoncé à sa nationalité est un haïtien", argue le député Gasner Douze.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13423

Les produits locaux, solution à la vie chère selon Préval

En tournée dans le plateau central, le chef de l’état, René Préval a abordé le dossier de la vie chère avec les paysans de la région. Le président Préval a affirmé que la hausse des prix des produits pétroliers est la principale cause de la cherté de la vie, tout en invitant les citoyens à consommer les produits locaux. " Il faut consommer le haricot, le riz, le maïs, le petit mil, les produits locaux ", a t-il souligné sur un ton jovial. " Nous ne produisons pas le blé, les prix de ce céreal ont augmenté sur le marché international", a précisé M. Préval. Dans son discours sur la place publique de Mirebalais, le président Préval a souhaité que les paysans oeuvrent en vue de consolider le climat de paix. " Ne laisser pas la misère vous conduire à la violence " a martelé le président Préval précisant que la paix, les infrastructures et la production nationale sont les trois axes du développement. Accompagné du premier ministre, Jacques Edouard Alexis, des ministres des travaux publics et de la santé, Frantz Verella et Robert Auguste, le chef de l’état a visité une ferme agricole dans la région de Croix Fer a Mirebalais. L’année dernière le ministère de l’Agriculture avait distribué quatre tonnes de plantules de haricots aux cultivateurs de la région. René Préval doit visite ce mardi une autre ferme agricole dans la localité de Corboran. La semaine dernière des manifestations ont été organisées aux cayes et à Hinche contre la cherté de la vie. Les manifestants réclamaient entre autres l’élimination des taxes sur les aliments afin de faire baisser les prix des produits de premières nécessités.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13422

SOS....LAC AZUEI...URGENCES

Le débordement du lac Azueï, une urgence selon des officiels
Une délégation multisectorielle a effectué le week end écoulé une visite d’évaluation des conséquences du débordement du lac Azueï. Au moins 2 kilomètres de routes ont été inondées ce qui rend très difficile la circulation automobile sur la route internationale.Le directeur de la commission de développement frontalier, Max Antoine, souhaite l’intervention des experts pour étudier la situation. " C’est une situation grave, le problème atteint des villes dominicaines telle Jimani ", lance t-il soulignant que l’inondation a entraîné des pertes considérables dans le domaine agricole. Selon M. Antoine dans un bref délai, le ministre des finances décaissera des fonds pour la réalisation de travaux dans la région. " Il faut réaliser des études hydrogeolologiques qui permettront de stabiliser l’eau encourrant le lac et ensuite curer le canal ", argue t-il. Pour sa part, le directeur départemental du ministère de l’environnement, Lucner Demarais, soutient que ce problème est avant tout environnemental. " Le débordement du lac rend la population de Thomazeau très vulnérable", dit-il soulignant les dégâts au niveau des infrastructures agricoles.La sédimentation, l’ensablement du lac et le déversement des eaux de pluies sont parmi les causes de cette hausse du niveau du lac", explique t-il. M. Demarais croit que les autorités haïtiennes et dominicaines doivent de concert rechercher une solution au problème précisant qu’une situation similaire est enregistrée au niveau du lac EnriquilloDe son coté, le sénateur Anacacis Jean Hector n’hésite pas à utiliser le terme de catastrophe pour qualifier cette situation. Il informe que d’autres lacs, à Jacmel et à Miragoane ont tendance à sortir de leur lit. " La situation est grave, l’eau recouvre les sources d’eau potable", déclare t-il tout en déplorant l’absence de coordination au sein du gouvernement. Le sénateur Anacacis estime que chaque ministère sectoriel s’occupe de ses affaires alors que les ministères de l’agriculture, de l’environnement, et des travaux publics devraient travailler en synergie. Tout en indiquant qu’il faut des actions urgentes du gouvernement, le sénateur Anacacis Jean Hector préconise que qu’un millier de gens soient embauchés afin de curer un déversoir dans la région de Lafiteau.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13421

Le débordement du lac Azueï, conséquence des changements climatiques
Le ministre de l’environnement Jean Marie Claude Germain affirme que le gouvernement accorde la priorité au problème du débordement du lac Azueï. Selon le ministre les débordements des lacs Azuei, Enriquillo ( République Dominicaine) et Jacmel et de l’étang de Miragoane sont les conséquences des changements climatiques. " Les zones humides deviendront plus humides", fait remarquer Jean Marie Claude Germain pour qui le lac s’est agrandi de trois kilomètres. Il soutient que des experts des ministères de l’environnement et de l’agriculture sont à pied d’œuvre sur ce problème qui est également débattu dans le cadre de l’accord sur le corridor biologique.Tout en rappelant que les trois pays (Cuba, Haïti et la république Dominicaine) totalisent les 2/3 de l’écosystème de la Caraïbe, le ministre Germain annonce une rencontre sur ce dossier à la fin du mois de janvier à Santo Domingo. " La caraïbe insulaire commence à sentir les effets des changements climatiques par une augmentation du niveau de la mer ce qui favorise l’entrée de l’eau de mer à l’intérieur des terres", ajoute Jean Marie Claude Germain. Il révèle qu’un lac a vu le jour dans la localité de Corail en raison des fortes précipitations enregistrées ces derniers mois. Interrogé sur les solutions envisagées, le ministre de l’environnement indique qu’il faudra déplacer la route internationale et curer le déversoir du lac.En ce qui a trait à la route internationale, le ministre Jean Marie Claude Germain préconise l’utilisation de l’ancien tracé passant par Thomazeau.Une délégation multisectorielle a effectué le week end écoulé une visite d’évaluation des conséquences du débordement du lac Azueï. Le directeur de la commission de développement frontalier, Max Antoine, souhaite l’intervention des experts pour étudier la situation. Selon M. Antoine dans un bref délai, le ministre des finances décaissera des fonds pour la réalisation de travaux dans la région.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13424
Dizon pa-m !
Mezanmi mwen twouve li you tijan two fasil pou ya-p pran ko-m koz sa kap pase andedan lak ak lot basen dlo ki andedan peyi dayiti ko-m konsekans rechofman klima.
Se vre ke jounen jodi-a se you sijè ki a la mod, men tout sa ke moun ki savé nan matyè-a prezante tankou konsekans dezod kap pase nan klima, se you seri de konsekans ki ekziste vre men ki ase sibtil.
Lita pi bon pou ayisyen ta frape lestomak you twa fwa pou yo di sé ma fot, se ma fot se ma trè grann fot.
Se jisteman Paske nan tout guvenman kip ase yo pa jan gen youn ki te pran zafè anviwonman o serye se sak fè bagay yo rive kote li yé a jodi-a.
Men ti neg ki te konn prezante tèt yo tankou maton demokrasi ak lidè di pep, okenn nan moun sa yo te chita pou reflechi sou degradasyon anachik ke ayisyen koze nan panorama peyi ya.
Se pa rechofman klimatik kif è dlo lak la ap pran lari se paske ewozyon fin griyen dan tou monn yo kote ke moun tounen predaté, pou yo siviv yo detwi tout sa ki ka kenbe la vi. You seri de gwo malè pandye tankou you epe damoklès pann sou tèt yo ak tèt peyi-a.
Si lè lapli tonbe, li charye sab, tè ak woch lal lagel nan fon lak la se nomal pou lak la debode.
Sel not ki pozitif nan listwa sa yo seke jounen jodi-a gen you seri de jounal ak jounalis, gen you seri de medya kap fè travay yo ko-m sa dwa. Jounal sa yo pa janmen sispan rele anmwe, takou vwa janbatis ki nan dezè-a. Afos yo rele lotorite yo oblije tande et chache solisyon menm si nou konnen ke li posib ke ka pa genyen konpetans pou pote solisyon kodyo-m a jan de pwoblem sila-a.
Lè jounalis rele gen depite ak senatè ki pran relev la ki mande de ki prevyen.
Nan tout sosyete kap mache, laprès ki reprezante katryèm pouvwa, toujou gen you impotans kapital paske , si yo kontinye kenbe e goumen pou kenbe libète yo, yo pap janm pè foure dwèt nan maleng yo ni yo pa-p pè mete absè sou klou pou bagay yo ka vanse.
Chapo ba pou n ou mesye jounalis konsekan yo !

Le chef de la MINUSTAH met en garde contre un retrait prématuré des troupes ONUsiennes d’Haïti

P-au-P., 22 janv. 08 [AlterPresse] --- Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), Hédi Annabi, met en garde contre un retrait prématuré des troupes ONUsiennes de la république caribéenne.
En conférence de presse à Brasilia le 21 janvier, Hédi Annabi a fait savoir que la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée en Haïti depuis le démantèlement de plusieurs gangs importants l’année dernière, selon l’agence Reuters. Mais la paix y demeure fragile, indique-t-il.
Si nous écourtions la durée de la mission, nous laisserions sur le terrain un vide, a déclaré Annabi.
Il s’exprimait en marge d’un entretien avec des officiels brésiliens sur un plan de restructuration de la force ONUsienne, placée sous commandement brésilien ; un plan destiné entre autres à augmenter le nombre de policiers.
Haïti dispose de 8 mille policiers. Elle en a besoin de quatorze mille pour le maintien d’un minimum de sécurité, estime Hédi Annabi.
Nous n’avons pas le désir de rester en Haïti plus longtemps que nécessaire ; mais nous voulons nous assurer que cette mission est bien la dernière, souligne le chef de la MINUSTAH.
Le mandat de la Force ONUsienne expire en octobre prochain. Les Nations unies sont favorables à son renouvellement.
Hédi Annabi rappelle que les efforts de reconstruction, entrepris selon lui par la MINUSTAH, comportent des limites.
« Nous ne sommes pas une agence de développement. Nous faisons de notre mieux pour régler des problèmes urgents, mais nous sommes pas là pour faire le développement », conclut le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haïti. [vs gp apr 22/01/2008 19:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6868
« Si nous écourtions la durée de la mission, nous laisserions sur le terrain un vide, a déclaré Annabi. »
La question qu’il conviendrait de poser à Monsieur Annabi c’est de nous dire selon ses études, combien de temps il faudra à Haïti et la MINUSTAH pour éclipser de façon définitive le risque de ce vide morbide pour l’état sécuritaire.
Force est de constater qu’il n’y a jusqu’à présent aucun projet pour assurer la période post MINUSTAH. Nos policiers dans le contexte social actuel ne pourront jamais constituer un rempart infranchissable contre les velléités de ceux qui ne savent exister qu’en demeurant hors la loi.
Les réformes de la justice – objectif en sourdine de la MINUSTAH – ne sauront non plus faire du jour au lendemain du système judiciaire haïtien un pilier sur lequel on pourrait construire un édifice-étendard du concept d’équité et de justice sociale.
Tout ceci nous ramène à penser que la MINUSTAH ne partira jamais d’Haïti. Tout simplement parce que cette volonté ne semble pas encore germer dans le domaine de réflexion de ceux qui prennent partiellement les décisions à notre place.
La MINUSTAH changera sûrement de nom pour prendre celui d’une autre MINU je-ne-sais-quoi. En attendant la classe politique haïtienne à encore beaucoup de mal à faire la part des choses entre les faux ennemis et les vrais amis d’Haïti.
La tactique c’est de bien se positionner sur l’échiquier (Ponerse donde el colonel lo vea !)