Google

vendredi 24 août 2007

EPPLS : faibles moyens, grands objectifs

Malgré la création de l'Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS) dans les années 80, la crise de logements s'aggrave de jour en jour à travers le pays. L'institution n'a ni les moyens économiques ni les ressources humaines nécessaires à l'accomplissement de sa mission.

Le Village Monfleury contraste avec le paysage de Petite-Place Cazeau. Situé à un jet de pierre de l'Université populaire de Tarbarre, il offre l'allure d'un quartier moderne avec ses maisons ornées de fleurs, ses tracées impeccables, ses parkings de style californien.
Au village, chaque maison dispose d'installations électrique et
hydraulique. Un réservoir de 20000 gallons environ alimente les maisons. Cette communauté, évaluée à cent familles environ, semble trouver un endroit idéal pour fuir les tintouins de toutes sortes.

Ce village est l'une des oeuvres de l'Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS). Ses résidents sont comptés parmi les rares locataires qui respectent les clauses du contrat passé avec l'institution publique. « J'ai l'obligation de verser mensuellement mille gourdes à la banque populaire haïtienne, raconte Franck, un homme d'une quarantaine d'années habitant le village depuis sa construction dans les années 1990. Tout le monde ici honore son engagement envers l'EPPLS. »

Des millions de gourdes non collectées

La situation est tout à fait différente dans plusieurs autres projets gérés par l'entreprise publique. Certains quartiers ont échappé à tout contrôle. « A la faveur des troubles politiques qu'a connus le pays après le départ des Duvalier, les maisons ont été occupées anarchiquement, a regretté Claude Guerrier, directeur administratif de l'EPPLS. C'est le cas du projet Drouillard, Saint Martin, Linteau... »


Cette situation constitue un manque à gagner pour l'institution travaillant dans le domaine de logements sociaux. A côté de l'occupation illégale des maisons, l'EPPLS fait face à un autre problème : des bénéficiaires qui ne respectent pas leur engagement. La dette contractée envers l'institution par ces mauvais clients s'élève aujourd'hui à quelque 37 millions de gourdes.


L'entreprise ne veut pas pour autant faillir à sa mission. Elle vient de recevoir 20 carreaux de terre à Ganthier de la Direction générale des Impôts (DGI) pour la construction de nouveaux habitats en vue de répondre aux multiples demandes et besoins de logements.

Pour la réalisation de ce projet une avance de fonds a été faite par la Banque mondiale. « Nous sommes en pourparlers avec la BRH et le ministère des Affaires sociales pour le décaissement des fonds nécessaires au démarrage des travaux», a expliqué le directeur administratif de l'institution.

Ces travaux, a indiqué M. Guerrier, sont réalisés grâce au support de certaines institutions internationales, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds d'équipements des Nations unies (FENU), la Banque mondiale et le « Kreditanstalt fuer Wiederaufbau » (KFW) de l'Allemagne, ajoutés au budget de l'institution élevé à hauteur de 16 millions de gourdes environ.

Une nouvelle dynamique

Pour surmonter les défis auxquels l'institution fait face, ses responsables ont décidé de définir de nouveaux objectifs. « Nous voulons maintenant aller vers les cadres moyens des entreprises publiques et privées, a informé le directeur administratif. Les familles et individus à faibles revenus ne sont pas pour autant négligés. »

Jusqu'à aujourd'hui, l'EPPLS est l'unique organisme public reconnu à pouvoir intervenir dans le domaine du logement social en Haïti. Depuis quelques années, des institutions philanthropiques comme « Food for the poor » et «Habitat pour l'humanité» travaillent dans le secteur.

Créée en novembre 1982 par décret présidentiel, l'EPPLS a remplacé l'Office national du logement (ONL) qui a succédé en 1966 à l'Office d'administration des cités ouvrières (OACO). D'après sa loi organique, l'EPPLS est chargée de réaliser des études et des recherches socio-économiques permettant d'établir l'ordre de priorités et des nécessités des logements pour tout le pays. Un objectif qui est loin d'être atteint par rapport à la crise de logements que connaît le pays actuellement.

Péguy André Joseph
peguy_andre@yahoo.fr
Wanzor Beaubrun
winby07@hotmail.com

L'Homme d'affaire haïtien Reginald Boulos rentre chez lui après avoir été auditionné de longues heures au Parquet de Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 23 août 2007;(AHP)- L'Homme d'affaire haïtien Réginald Boulos est rentré chez lui jeudi soir après de longues heures de discussion avec le chef du parquet de Port-au-Prince qui voulait obtenir des informations sur des dossiers relatifs à la corruption et à la contrebande.

A sa sortie du parquet, le docteur Boulos qui est également président du conseil d'administration du quotidien Le matin et principal propriétaire des entreprises Délimart, a fait savoir que le commissaire a estimé qu'il n'était pas fautif et qu'il n'avait rien à se reprocher.

L'un de ses avocats Joel Petit-Homme a abondé dans le même sens, soulignant toutefois qu'il allait faire en sorte que Me Gassant prenne une décision définitive, parce qu'il pourrait à tout moment revenir sur le dossier.

Le commissaire du gouvernement n'a pas fait de déclarations.

L'invitation faite au docteur Réginald Boulos a créé une tempête dans plusieurs milieux notamment au sénat de la République où des parlementaires sont accusés d'avoir voulu exiger de Claudy Gassant qu'il vienne leur dire à l'avance ce qu'il allait décider sur le cas.

Des badauds massés aux alentours du Parquet affirmant être arrivés de Cite Soleil (plus grand bidonville de Port-au-Prince), ont salué la décision prise en faveur de M. Boulos qu'ils estiment leur avoir fait du bien.

D'autres par contre ont indiqué que la lutte anti-corruption si elle est appliquée de façon indiscriminée servira de message clair à tous particulièrement aux hommes d'affaires pour qu'ils sachent que la loi est désormais une pour tous

Plusieurs businessmen sont actuellement incarcérés pour corruption ou corruption présumée.

C'est notamment le cas de Fritz et David Brandt et du PDG de la Haitel Franck Ciné.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Des sénateurs accusés par des collègues de vouloir bloquer la lutte contre la corruption et les trafics illicites

Port-au-Prince, le 23 août 2007 ;(AHP)- De nombreux parlementaires ont dénoncé jeudi le comportement jugé " intéressé" d'un groupe de sénateurs ayant décidé d'interpeller le premier ministre Jacques Edouard Alexis, parce qu'un commissaire du gouvernement a refusé de répondre à une convocation de la commission justice du sénat.

En dehors de leurs prérogatives constitutionnelles, les sénateurs exigeaient que le chef du parquet de Port-au-Prince vienne expliquer le sens d'une invitation lancée à un homme d'affaire dans le cadre d'un dossier de corruption présumée.

Selon le sénateur Jean Hector Anacacis, la décision d'interpeller le chef du gouvernement, a été prise en pleine violation de l'article 129-6 de la constitution de 1987 qui ne prévoit pas 2 interpellations de membres du gouvernement par année.

Des membres du Sénat de la République viennent de souiller l'honneur du grand corps en agissant de la sorte, a lancé le parlementaire, soulignant que le comportement de ses collègues rappelle étrangement les agissements des militaires des anciennes forces armées d'Haïti qui ne faisaient, a-t-il dit, aucun cas de la constitution.

Le sénateur et ancien capitaine Youri Latortue et son collègue Gabriel Fortuné, sont à l'avant-garde de l'interpellation considérée comme une aventure par M. Anacacis

"Le chef du gouvernement ne saurait accorder de l'importance à une telle mascarade sous peine de violer lui-même la constitution, a déclaré Jean Hector Anacacis, suggérant que de gros sous motiveraient cette agitation.

Il a jugé déplorable que des parlementaires se soient lancés tête baissée à poursuite d'intérêts mesquins.

Le peuple haïtien est aujourd'hui le grand perdant, ne pouvant pas compter sur des aventuriers a dit M. Anacacis, appelant ses collègues à admettre qu'ils ont violé la constitution et les règlements intérieurs du sénat.

De son côté, le sénateur Kelly Bastien, a dit ne pas comprendre qu'un sénateur puisse se rabaisser au point de demander à un commissaire du gouvernement de venir dire au sénat ce qu'il va décider sur le cas d'un homme d'affaire qu'il a convoqué dans le cadre d'une enquête.

Il est clair aujourd'hui que la lutte contre la corruption et la contrebande dérange plusieurs secteurs de la vie nationale, a lancé M. Bastien, ajoutant que cette lutte doit se poursuivre pour que l'Etat retrouve sa dignité.

Le député de la commune de Cabaret, Valciné Pierre Jérôme, a jugé pour sa part scandaleux que des parlementaires se montrent aussi hostiles à la lutte contre la contrebande et la corruption dans le pays.

"Tous les secteurs devraient au contraire encourager le commissaire Claudy Gassant dans ses démarches visant à combattre ce phénomène qui empêche le pays de se développer, a estimé Valciné Pierre Jérôme.

Il a dit toutefois regretter que Me Gassant ait cédé à la provocation des sénateurs.

Le commissaire devrait au contraire se présenter devant la commission justice pour expliquer à ses membres le sens de la lutte contre la contrebande et la corruption, a indiqué M. Pierre Jérôme, assurant qu'il ne participera pas aux manœuvres de ceux qui cherchent à créer des ennuis au gouvernement et provoquer de nouveaux troubles dans le pays.

Le président du sénat Joseph Lambert qui était pour la convocation du commissaire Gassant a exprimé lui aussi son désaccord avec la décision d'interpeller le premier ministre.

M. Lambert a jugé dans le même temps que le refus du commissaire de se présenter devant la commission justice était à la base d'une nouvelle polémique entre les pouvoirs judiciaire et législatif.

Il a accusé le chef de l'Etat René Préval et le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'avoir fait du juge Gassant un super chef, au-dessus de son supérieur hiérarchique, le ministre de la justice, Me René Magloire.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Le chef sortant de la MINUSTAH met en garde les politiciens et les parlementaires qui se mettent du côté des contrebandiers et des trafiquants de drog

Port-au-Prince, le 23 août 2007 (AHP)- Le chef sortant de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation d'Haïti, Edmond Mulet a appelé jeudi les parlementaires haïtiens à faire bien attention pour ne pas se mettre du côté des contrebandiers et des trafiquants de drogue.

M. Mulet qui arrive au terme d'une mission de 14 mois en Haïti, a fait ces déclarations au lendemain d'une séance à l'extraordinaire du sénat qui menace d'interpeller le premier ministre Jacques Edouard Alexis, si le chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant n'est pas révoqué.

Le commissaire avait refusé de répondre à une convocation de la commission justice du sénat qui voulait l'interroger autour des convocations lancées `à des hommes d'affaires suspectés d'implication dans la contrebande et la corruption.

Edmond Mulet a indiqué qu'il y a un groupe de sénateurs et de députés qui essaient de mettre en danger le processus de stabilisation d'Haïti, en tentant de se mettre au travers des dispositions du gouvernement visant à combattre la contrebande et la drogue.

"Si j'étais à la place de ce groupe de politiciens et de parlementaires, je ferais très attention pour ne pas être perçus comme des défenseurs des trafiquants de drogue", a-t-il averti, insistant sur la nécessité d'une stabilité politique en Haïti

Il a fait savoir que la population à faire la distinction entre ceux qui sont du bon côté et ceux qui sont du mauvais côté.

Edmond Mulet quitte le pays le dimanche 26 août. Il retourne au siège de l'ONU à New-York où il est promu sous-secrétaire général pour les opérations de maintien de la paix.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.
Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.
Des parlementaires accusent même certaines personnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labyrinthe en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de réconciliation et d'apaisement du gouvernement.
A la veille de la convocation de M. Boulos, la commission justice du Sénat présidée par le sénateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commissaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.
La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commission justice et irrite certains d'entre eux...
Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas très chanceux, car en réalité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudie des deux mains par les différents secteurs du pays.
Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.
En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'assassinat du PDG de radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".
Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a présenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commission dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assassinat de journalistes.
Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!
Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.
Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la faillite présumée de la Socabank, alors que des secteurs évoquaient des possibilités de règlements de compte.
Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) affirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.
Même quand le président affirmait par la suite que ce n'était pas le PDG de la Haitel qui était emprisonné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.
La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou écroués... à vie pour leurs convictions politiques.
Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.
Il faut aussi que toute la société se convainque de cette réalité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

La commission justice du sénat annule une rencontre avec le ministre René Magloire en raison de l'absence de Claudy Gassant: les parlementaires n'ont

Port-au-Prince, le 22 août 2007 (AHP)- La rencontre prévue ce mercredi au parlement haïtien entre le ministre de la justice, René Magloire et les membres de la commission/justice du Sénat de la République n'a pas eu lieu, en dépit de la présence du garde des sceaux de la république.

Les membres de la commission ont refusé d'organiser la séance en raison de l'absence du commissaire du gouvernement, Claudy Gassant qu'ils affirmaient vouloir questionner autour du dossier des convocations ou invitations envoyées par le parquet à des hommes d'hommes d'affaires, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Claudy Gassant aurait estimé n'avoir aucune obligation à répondre `a une convocation du sénat, la constitution ne donnant pas cette prérogative aux parlementaires.

Un ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald Boulos est en effet invité jeudi au parquet pour fournir des explications sur des dossiers qui mériteraient d'être clarifiés

Le refus de Me Gassant de se présenter au sénat à la veille de l'invitation lancée à M. Boulos a irrité le président de la commission justice et sécurité publique du sénat, Youri Latortue qui l'a accusé de mettre l'autorité de l'Etat en danger.

"Claudy Gassant en tant que subalterne, doit se présenter au parlement", a lancé M. Latortue, ajoutant que le Sénat est là pour faire respecter l'autorité de l'Etat.

Pour sa part, le sénateur Yvon Buissereth a fait savoir que le juge Gassant effectue un travail louable dans le pays et qu'il a toute l'autorité pour inviter n'importe quel citoyen dans le cadre de son travail.

Il a dit toutefois qu'il serait content de voir Claudy Gassant se présenter au parlement pour fournir des explications autour de la convocation de Réginald Boulos.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Le bilan des victimes de Dean passe à 9 morts et un disparu: une nouvelle onde tropicale traverse les côtes d’Haïti

Port-au-Prince, le 22 août 2007 (AHP)- Le bilan des victimes de l'ouragan Dean en Haïti s'est alourdi, passant 9 morts, un disparu et 25 blessés, selon le responsable du bureau national de la protection civile, Dieufort Deslorges.

M. Deslorges a fait état mercredi de plus de 4000 familles sinistrées, plus de 1000 maisons détruites et plus de 3000 maisons endommagées, dans les départements du Sud, du Sud-est, de la Grande-Anse, des Nippes et de l'Ouest.

Une quarantaine d'écoles ont été également endommagées, dans certaines régions des départements sus mentionnés, des jardins ravagés et plus de 800 personnes hébergées, a-t-il encore fait savoir.

Dieufort Deslorges a dit attendre le décaissement des fonds promis par le gouvernement afin d'intensifier l'assistance aux sinistrés.

De son côté, le Centre National de Météorologie a fait savoir qu'une onde tropicale traverse actuellement les côtes d'Haïti.

Le secrétariat de gestion des risques et des désastres appelle la population à la prudence.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

AHP 22 août 2007 4:05 PM

*** Le budget rectificatif pour l'exercice 2006-2007, devrait être acheminé à l'exécutif en vue de sa publication dans le journal officiel, le Moniteur après son vote mardi par le sénat et la chambre des députés.

Le président de la commission finances de la chambre basse, Jonas Coffy a fait savoir que le texte n'a subi qu'une seule modification. Il s'agissait, a-t-il dit, d'affecter un quatorzième mois en faveur des employés de la fonction publique qui perçoivent un salaire mensuel de moins de 30 900 gourdes.

A l'approche de la rentrée scolaire, les agents de la fonction publique devraient, commencer par recevoir ce quatorzième mois, toutes les mises en place ayant été faites en ce sens, selon Jonas Coffy.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

La CNEH et l'UNNOH critiquent les failles de l'organisation des examens d'Etat et du système éducatif

Port-au-Prince, le 22 Août 2007 ; (AHP)

La confédération Nationale des Educateurs Haïtiens (CNEH) et l'Union nationale des Normaliens haïtiens (UNNOH) ont critiqué mercredi l''organisation, cette année, des examens d'Etat et les failles du système éducatif

Le coordonnateur général de la CNEH, Jean Frédéric Lavaud, a accusé de négligence les responsables du ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle.

Il a déploré par exemple le fait que les noms de certains élèves éliminés au cours de la session ordinaire se soient sur la liste des candidats devant subir les examens de reprise alors que plusieurs élèves ajournés n'ont été affectés à aucun centre d'examen.

Il a par ailleurs demandé aux responsables de prendre les mesures nécessaires pour aider les parents à faire face aux difficultés de toutes sortes liées à la prochaine rentrée scolaire.

Le vote du budget rectificatif octroyant un quatorzième mois aux agents de la fonction publique n'est pas en mesure de répondre aux besoins réels d'un grand nombre de professeurs d'écoles publiques auxquels l'Etat doit encore des années d'arriérés de salaires.

De son coté, Josué Mérilien, le coordonnateur général de l'Union des Normaliens Haïtien (UNOH) a fait savoir que rien n'a été fait dans la perspective d'une restructuration des écoles privées.

Les syndicalistes se sont déclarés particulièrement préoccupés par une augmentation abusive et injustifiée chaque année des scolarités dans les écoles privées alors que l'Etat ne possède que 8% des écoles du pays.

Il a indiqué que le gouvernement doit prendre des mesures visant à résoudre les problèmes confrontés par le système éducatif et donner aux professeurs un meilleur traitement tout en créant plus d'écoles publiques dans le pays.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

jeudi 23 août 2007

Elaboration d’une stratégie de lutte contre la corruption


L'unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) œuvre en vue d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre la corruption, qui doit être un outil de politique gouvernementale pour la gestion des affaires publiques.

Le directeur de l’ULCC Amos Durozier indique que des représentants des secteurs publique, économique et universitaire participent à un colloque qui permettra de recueillir des informations complémentaires sur les attentes de la population.

Des experts ont analysé l’enquête sur la corruption de 2005 et ont fourni des éléments indispensables à l’élaboration du document de stratégie nationale déclare M. Durozier soulignant l’importance de l’éthique, de l’intégrité et de la probité. " Il y a une meilleure compréhension de la problématique de la corruption", dit-il précisant que la corruption nuit à la concurrence et réduit les perspectives économiques.

Interrogé sur une définition de la corruption, M. Durozier soutient qu’il s’agit de la situation d’une personne qui détourne les intérêts publics à son profit. Selon l’enquête de 2005 sur la corruption, les partis politiques et le parlement ( la 47 eme législature dominée par le parti Lavalas) sont perçus comme les institutions les plus corrompus.

Toutefois M. Durozier se réjouit des dispositions adoptées par certaines directions d’entreprises publiques, perçues comme corrompus, afin de combattre le phénomène. La justice, la DGI, l’APN, l’administration des douanes, la Téléco sont considérées par la population comme les institutions les plus corrompues indique l’enquête.

L’ULCC réalise un travail de prévention et de sensibilisation sur la responsabilité citoyenne de ne pas céder à la corruption.

En ce qui a trait à la prochaine étape, Amos Durozier souligne que les responsables de l’ULCC comptent effectuer une tournée en province afin de recueillir d’autres réactions sur l’enquête. " Nous voulons rassembler le plus de matériaux possibles afin de présenter des plans de réformes dans le cadre de la stratégie nationale", ajoute t-il.

L’éducation est la première étape dans le cadre de la lutte contre la corruption selon M. Durozier qui met également l’accent sur la nécessité d’actualiser la législation.

Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Amos Durozier a indiqué qu’il faut sanctionner les coupables parce que dit-il l’impunité favorise la corruption. De plus, il fait état de plusieurs initiatives de l’exécutif dans le cadre de cette lutte telles, la loi sur la déclaration de patrimoine, la création de la commission de marché publique et de l’unité Central de Renseignements Financiers (Ucref).

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12960

9 morts après le passage de Dean, selon un nouveau bilan

Le porte parole du bureau de la protection civile, Dieufort Deloges, affirme que l’ouragan Dean a causé la mort de 9 personnes durant son passage sur les départements du sud d’Haïti les 18 et 19 août dernier.

Le département du sud, le plus durement touché par l’ouragan, compte le plus grand nombre de perte en vie humaine. 5 personnes sont mortes dans le sud dont 3 à Chardonieres, 1 aux Anglais et l’autre à Torbeck indique M. Deloges. Il soutient qu’une personne est disparue et que 25 autres ont été blessées.

Selon le bilan encore partiel 4151 familles sont sinistrées et 1 167 maisonnettes détruites.

Le système national de Gestion des Risques et Désastres a placé 8244 personnes dans des abris provisoires indique M. Deloges qui fait remarquer que ces sinistrés ont maintenant regagné leurs demeures. Il note que des établissements scolaires ont été endommagés dans plusieurs départements dont 13 dans le sud et 23 dans le sud-est.

Le responsable du bureau de la Protection Civile annonce qu’une aide financière du gouvernement parviendra aux victimes avant la fin de cette semaine. " Le gouvernement aidé de certains organismes étrangers apportera un support aux sinistrés ce vendredi ", ajoute t-il.

Le gouvernement canadien a annoncé mardi l’octroi d’une aide de 2 millions de dollars aux pays touchés par l'ouragan Dean.

La ministre canadienne de la Coopération internationale, Mme Beverley J. Oda, avait indiqué que son pays "offre une enveloppe immédiate de 2 millions de dollars pour les secours et les efforts de réparation" nécessaires suite au passage de l’ouragan Dean dans plusieurs pays de la caraïbe.

Le cyclone Dean, désormais réduit à la catégorie de tempête tropicale, traversait aujourd’hui jeudi, le centre du Mexique, l'arrosant d'abondantes pluies qui faisaient craindre inondations et glissements de terrain. Au moins une personne a été tuée au Mexique à son passage, ce qui a porté le bilan global à 18 personnes, celui enregistré en Haïti étant monté entre-temps à neuf morts.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12961

Le sénat menace de renvoyer le gouvernement si le chef du parquet n’est pas limogé

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, est au centre d’une centre d’une nouvelle affaire qui peut se convertir en crise dans les relations entre le parlement et l’exécutif. Les sénateurs ont décidé hier d’interpeller le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, suite au refus du commissaire Gassant de répondre à une invitation de la commission justice et sécurité du grand corps.

La rencontre avortée entre les membres de la commission justice d’une part , le ministre de la justice, René Magloire, et le commissaire Gassant a donné lieu à une séance plénière de plus de 7 heures. De 3 heures à 10 heures PM les sénateurs ont attendu en vain l’arrivée de M. Gassant.

En dépit des supplications du président du sénat, Joseph Lambert, relatives à un sursis de 24 heures au chef du gouvernement, les parlementaires ont approuvé la demande d’interpellation du premier ministre formulée par le sénateur Jean Gabriel Fortuné. Les sénateurs Youri Latortue, Roudolph Joasil, Ricard Pierre, Roudolph Boulos, Jean Joseph Pierre Louis et Michel Clerié ont supporté la demande d’interpellation.

" L’interpellation permet de restaurer l’image du sénat", a déclaré le sénateur Fortuné estimant que M. Gassant a humilié le premier ministre et le chef de l’état. Toutefois les sénateurs soulignent que cette interpellation sera annulée si entre temps le gouvernement se débarrasse de son représentant au sein du pouvoir judiciaire.

Le ministre de la justice, René Magloire, présent lors de la séance, s’est déclaré déçus, tout en refusant de faire des commentaires sur le comportement de M. Gassant.

Des élus ont dénoncé l’attitude du commissaire du gouvernement qui est un subalterne du ministre de la justice.

Les sénateurs avaient souhaité entendre le ministre de la justice et le commissaire du gouvernement sur des dossiers divers tels la détention préventive prolongée de certains entrepreneurs dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Des sénateurs dénoncent la complicité du chef de l’état, René Préval et du premier ministre Alexis qui n’ont pas fait injonction au commissaire Gassant de répondre à l’invitation des élus.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12962

--------------

Commentaires
" L’interpellation permet de restaurer l’image du sénat", a déclaré le sénateur Fortuné…
Monsieur Fortuné ce que nous attendons pour restaurer l’image du sénat c’est surtout que toute la lumière soit faite sur les déclarations que vous-même aviez faites accusant certains de vos confrères d’avoir accepté des pots de vins pour émettre une résolution favorable à la socabank.

Vos accusations ont fait l’objet d’une enquête interne par une commission interne et nous sommes restés sur notre faim en concluant que vos déclarations bien fondées certes ont subi un traitement natif natal du genre « kase fèy kouvri sa »

Vos accusations faisaient mention aussi de l’utilisation de voitures de vos confrères impliquées dans le transport de stupéfiants.

Vos déclarations ont éclaboussé profondément l’image du sénat. Vous avez été pris et considéré comme une partie de la réserve morale de l’institution mais depuis, votre silence fait de vous un complice et comme on dit chez nous un « pwason kraze nan bouyon ».

Lé Sénat ne représente certainement pas uniquement l’idée que s’en fait la grande majorité des citoyens, un concentré de bons à rien, manipulateurs etc… Il vous incombe certainement à vous de redorer le blason de cette haute court législative. Pour atteindre cet objectif vous aurez besoin d’actions d’une plus grande ampleur qu’une simple révocation d’un commissaire du gouvernement.

DrJJ 230807

Des infractions revues à la baisse

" Les cas d'infractions dans la zone métropolitaine et dans d'autres coins du pays ont nettement diminué", a déclaré le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours lors d'un point de presse donné ce mercredi au local de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ). M. Lerebours, se dit satisfait du travail effectué par les autorités policières en vue de diminuer le taux d'infractions dans le pays.

« Pour l'ensemble du pays, la PNH a effectué au total 231 arrestations, soit une baisse de 18%, par rapport à la semaine écoulée où l'on avait enregistré 285 cas », se réjouit le porte-parole de la PNH. Ce bilan allégé est constitué essentiellement en des cas d'assassinat, de viol, de détention d'armes illégales, d'association de malfaiteurs, d'enlèvement et autres infractions. Les activités menées par la Police nationale ont permis également la saisie d'un véhicule, de cinq portables et de faux documents d'identité utilisés couramment par les malfrats pour mener leurs actes malhonnêtes.

« On a recensé 11 cas de viol contre quatorze enregistrés la semaine écoulée. Sept cas d'assassinat, quatre cas de vol à main armée, trois cas de vol de véhicule », a résumé M. Lerebours. Les cas d'enlèvement ont regressé, mais continuent à inquiéter la population. En effet, pour cette semaine les autorités policières ont recensé huit cas d'enlèvement. Parmi les inculpés, Cliff Généus, l'un des principaux suspects de l'enlèvement de Marie- Claude Généus, sa mère. « La Police nationale a appréhendé Cliff Généus, fils de Marie-Claude Généus. Vraisemblablement, il aurait participé à l'enlèvement de sa propre mère », affirme Frantz Lerebours. Dans la liste des personnes appréhendées par la police, figure aussi le nom d'un membre du Casec de la 5e section communale de Croix-des-Bouquets, Jean Gary Astrel.

Interrogé sur le cas d'enlèvement du coordonnateur de la Fondation 30 septembre, Pierre Antoine Lovinsky, le porte-parole de la PNH a confirmé qu'un rapport a été déjà acheminé au Parquet. « Nous avons été informés de cette affaire un peu tard, mais nous avons tout de même initié dans l'immédiat une enquête avec la collaboration de la Cellule de lutte contre enlèvement et la police scientifique afin de faire lumière sur ce dossier », a souligné M. Lerebours.

Le porte-parole de la PNH a profité de ce point de presse pour faire une mise au point sur une information diffusée à plusieurs reprises sur une station de la capitale, qui, selon lui, serait un malentendu. Il s'agit de l'affaire Patrick Georges, un inspecteur de police qui aurait laissé le pays par crainte d'isolement des responsables de la Police. « Lors du point presse le 7 juin 2007, je n'ai jamais dit que l'inspecteur Patrick Georges était en état d'isolement. A aucun moment de la durée de la conférence je n'ai mentionné une information du genre», a rétorqué à plusieurs reprises M. Lerebours.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47619

Le littoral de la baie de Port-au-Prince, qu'en est-il ?..Plaidoirie en faveur de la renaissance de Port-au-Prince


J'ai été invité dernièrement par la Télévision nationale d'Haïti à participer à une table ronde sur la problématique du littoral de la baie de Port-au-Prince. Je partage ici avec les lecteurs du Nouvelliste les remarques et propositions publiques que j'ai faites lors de cette rencontre.

D'aucuns se souviennent de notre fameux «bicentenaire» conçu par l'homme des Verrettes en 1949, point culminant de l'âge d'or du tourisme haïtien. Les bateaux de croisière mouillaient ou accostaient jusque dans les parages du quai Colomb en face de la place de la Mairie de Port-au-Prince.

Colomb, mis à genoux, comme pour épier sa peine, depuis des années dans l'arrière court de l'hôtel de ville de Port-au-Prince, attend courageusement d'être gracié par le peuple en colère qui l'a mis là. Il est temps que le tribunal de l'histoire du peuple se prononce définitivement sur le cas : «Haïti Vs Christophe Colomb.

Le littoral dans cette partie de la baie se trouve dans un état déplorable et est devenu méconnaissable. Quelque chose doit être fait dans l'immédiat pour sauver le paysage urbain de Port-au-Prince. La transformation du bord de mer en poubelle ne s'est pas produite du jour au lendemain; elle a pris des années et elle a été faite au vu et au su de toutes les autorités locales, nationales, et de la société civile organisée.

Une grande partie de ce désordre écologico-sanitaire se trouve à quelques mètres de l'Hôtel de Ville, du ministère des Affaires étrangères et du Parlement haïtien. Peut-être que c'est par pure ignorance ou par manque de volonté politique, mais toute une génération de nos hommes d'Etat a failli à l'une des plus importantes missions confiées à l'homme qui est de protéger l'environnement, en particulier l'environnement marin, le littoral qui fait partie intégrante du paysage urbain qui peut et doit être utilisé à des fins d'embellissement urbain.

Le problème de littoral mal traité, mal utilisé n'est pas seulement commun à Port-au-Prince ; toutes les villes côtières d'Haïti sont menacées. Cette génération a aussi trahi la mémoire de Dumarsais Estimé en abandonnant la poursuite de son rêve qui était de faire de Port-au-Prince le nerf central du tourisme caribéen. Estimé avait commencé aussi à faire du bord de mer le plus beau de la Caraïbe.

Il y a ceux qui ne se souviennent pas ou qui ignorent que l'hôtel Beau Rivage, le site actuel de la USAID en Haïti au Boulevard Harry Truman, avait une vue superbe de la rade de Port-au-Prince. De nos jours, on ne sait pas si on se trouve au bord de la mer quand on est dans la zone.

L'association des pêcheurs de Martissant/Mariani vous dira que la situation est tellement lamentable que les poissons ont fui la baie de Port-au-Prince. La rénovation de la place d'Italie sous la première présidence de René Préval a été une bonne initiative: mais ne faisant pas partie d'un «Master plan» (à long terme), elle ressemble aujourd'hui à du saupoudrage politique et de l'argent gaspillé parce que c'est toute la zone qu'on devait intégrer dans un vaste programme de redéveloppement urbain.

Pour l'histoire, rappelons que des Dominicains sont venus en Haïti en plusieurs occasions pendant les moments forts du Bicentenaire pour s'informer et voir de leurs propres yeux comment nous autres avons pu transformer notre bord de mer en ce lieu enchanteur. Ils ont copié le plan d'urbanisation du bas de la ville qui était dans un état piteux à l'avènement d'Estimé au pouvoir.

De retour en République Dominicaine, ils ont créé leur «Malecon» à Santo-Domingo et à Puerto Plata qui faisait partie de leur plan directeur du tourisme. Nous ne pouvons plus continuer à utiliser le littoral comme habitat humain avec toute la pollution que ça engendre, alors que des lieux plus appropriés qui pourraient être affectés à la construction de logis sont restés vides.

Que faut-il faire ?

Ce ne sera pas une tâche facile; mais les autorités locales et le gouvernement central devront instituer une politique de sauvegarde du littoral en nommant une commission pour étudier la faisabilité de :
1) Relocaliser tous les riverains qui ont fait du littoral leur habitat de Cité Soleil à Mariani
2) Renforcer l'OSAMH ou créer une autre instance pour gérer le morne l'Hôpital suivant les lois de la bonne gouvernance environnementale
3) Procéder à l'introduction d'un vaste programme d'éducation civico-environnementale des riverains qui vivent le long des bassins versants (gestion des déchets solides et construction de latrines)

4) Entreprendre le gabionnage des bassins versants qui déversent dans la baie de Port-au-prince
5) Assainir les bassins versants et le bord de mer de Fort Dimanche à Mariani
6) Draguer la baie de Port-au-Prince entre le Wharf de l'APN et Cité de l'Eternel pour rendre plus facile le mouillage et l'accostage des paquebots de croisière
7) Joindre le Boulevard Harry Truman à une nouvelle route à trois voies qui relierait les zones précitées
8) Interdire le transport public et les poids lourds sur cette nouvelle route
9) Construire un mur de séparation entre le marché de la Croix-des-Bossales et le Boulevard la Saline, du marché Hyppolite tout près de l'Hôtel de Ville à la gare du Nord ou Carrefour Wharf Jérémie
10) Encourager (subventionner) le cabotage comme moyen de transport en commun entre les communautés le long du littoral de la baie
11) Aménager un quai/Marina moderne dans la baie pour promouvoir le tourisme maritime local et pourquoi pas? louer des yatch et des petits bateaux de plaisance ?

L'assainissement, la revitalisation et le redéveloppement du bord de mer de Port-au-Prince sont là. Rappelez-vous qu'on avait traité Estimé de fou en voulant construire la cité de l'exposition au bord de mer.

Jean Pierre Alcindor
Centre haïtien pour l'avancement du tourisme
CHATOUR03@yahoo.fr /479-4792
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47251&PubDate=2007-08-21#Suite

Une école délabrée à Bolosse

Au moment où les autorités scolaires clament leur volonté d'accueillir tous les enfants non scolarisés du pays, beaucoup d'écoles nationales croupissent dans le délabrement et la saleté. L'école nationale Hermann Héraux du quartier de Bolosse à Port-au-Prince en est malheureusement l'exemple flagrant. Petite visite dans un centre d'enseignement primaire délabré. Comme tant d'autres.
Dès qu'on franchit la barrière défraîchie de l'école nationale Hermann Héraux, juchée sur les hauteurs de la 4e Avenue Bolosse, la chambrette abritant le censorat attire tout de suite l'attention. Étroite, sombre et délabrée, elle ressemble à un cachot. Dans un coin, devant une petite table, une dame, visiblement anxieuse, reçoit les parents accompagnés de leurs enfants qui se hâtent pour ne pas rater, sous aucun prétexte, les opérations d'inscription.



Frisant la quarantaine, Josette A. Toussaint est censeur de l'établissement depuis des lustres. L'arrivée inopinée d'un journaliste la laisse perplexe. Après maintes hésitations, elle accepte de nous faire visiter les salles de classe. Nous comprenons vite sa réticence. Dans les classes de 1e, 2e et 3e année fondamentale, où une quarantaine d'enfants s'entassent habituellement comme des sardines, les tôles rouillées du toit laissent passer la pluie qui s'accumule en grandes flaques sur le sol poussiéreux. « Durant la saison pluvieuse, nous sommes contraints de renvoyer les enfants, soupire madame Toussaint d'une voix triste. Les toits sont des passoires. Seules les classes de 5e et de 6e année résistent difficilement. »
Les salles de classe aux murs lézardés où s'empilent quelques bancs branlants donnent une impression de chaos. Dépourvues de portes, elles sont séparées par des cloisons de bois et de tôles jaunies par le temps. La promiscuité qui en résulte entrave le bon déroulement des cours. « On assiste impuissant à une désagréable cacophonie qui exige une alternance dans les activités académiques, ajoute le censeur. Lorsque des élèves récitent dans une salle, dans l'autre on copie en silence des formules mathématiques et des opérations de calcul. Il est formellement interdit aux occupants des deux salles voisines de parler en même temps. »
Le délabrement de la petite cour à l'avant, bétonnée par endroits, n'est rien comparé à celle à l'arrière qui mériterait d'être interdite à tous. Les escaliers branlants donnant accès à l'étage du vieil immeuble public sont un danger imminent et permanent. « Comment l'Etat peut-il être irresponsable à ce point ?», crache soudain le suppléant de l'école, Saint-Jean Joseph Serge, qui suit avec attention notre conversation.
L'institution est privée de mobiliers et d'infrastructures, se plaint Josette Toussaint. Pas une ombre de bureau pour conserver les documents précieux. La trentaine de bancs qui a été envoyée à la direction se révèle insuffisante. Pas une goutte d'eau ne coule du robinet. Encore moins d'électricité. La troisième vacation fonctionne à la lueur des lampes « Coleman » qui peuvent, en un tour de main, provoquer un incendie. Aucune ligne téléphonique non plus. Seules les toilettes ont été restaurées par l'Organisation internationale de la migration (OIM), suite aux démarches de Léonard Marcel, le directeur de l'école nationale Hermann Héraux.
Josette Toussaint conte, avec un luxe de détails, l'histoire de cet établissement scolaire qu'elle a intégré au lendemain de la chute de Jean-Claude Duvalier. Du haut de ses 21 ans d'expérience, jamais, affirme-t-elle, les autorités n'ont procédé à un semblant de réparation, malgré les visites répétées des inspecteurs.
Toutes les démarches entreprises par la direction se heurtent à des promesses non tenues de l'État. « Depuis trois ans, les enfants n'ont reçu aucun plat chaud du Programme national de cantine scolaire (PNCS), dit-elle. D'autres institutions contactées ont évoqué, comme pour esquiver nos requêtes, la situation de banditisme avancée qui pourrissait la zone. »
Mme Toussaint se souvient encore de cette « saison noire » qui les avait contraint à fermer les portes de l'école dont la vocation est de combler les attentes des enfants en âge scolaire de Ti-Bois, Grand-Ravine et des zones avoisinantes. Bien que nous vivons une période relativement stable, l'aide de ces institutions se fait encore attendre. Au Nouvelliste, nous sommes sidérés de constater, après la sonnette d'alarme tirée par nos collaborateurs Jean Pharès Jérôme en 2005 et Gaspard Dorélien en 2006 sur l'état de délabrement avancé des écoles publiques haïtiennes, que beaucoup d'entre elles semblent abandonnées par l'État, attendant désespérément une intervention du ministre de l'Education nationale.
Nélio Joseph

Enfants à vendre … ENFANTS POUR L’ADOPTION

Quelque 2000 enfants laissent annuellement Haïti pour être adoptés en France, au Canada...et en Suisse. Cette filière lucrative, récemment mise en lumière par l'OIM, prend souvent la forme inhumaine de trafic d'enfants.

La frontière entre l'adoption et le trafic d'enfants devient carrément poreuse, constate l'Organisation internationale de la migration (OIM), depuis que des malfrats gèrent jalousement des crèches clandestines dans la capitale haïtienne. « Une centaine de bambins sont retenus dans des conditions inhumaines dans une crèche clandestine du pays », a dénoncé le bureau de l'OIM à Genève.

Seulement une semaine déjà, rappelle une note de l'organisation mondiale, quarante-sept enfants ont été rendus à leurs parents après avoir passé, pour certains, deux ans dans des conditions inhumaines dans un centre d'adoption de Port-au-Prince. Agés de deux à sept ans, ces enfants ont été "abandonnés" par leurs parents à qui l'on avait promis qu'ils seraient bien pris en charge et qu'on leur verserait une aide financière pour réaliser des projets professionnels et subvenir aux besoins de leurs autres enfants, a précisé l'OIM. Des 47 enfants « sauvés » de la crèche clandestine, dix sont hospitalisés pour être soignés de la malnutrition et de maladies contagieuses de la peau.

« Beaucoup ont souffert de malnutrition, ce qui a entravé leur croissance, ainsi que de maladies de la peau », a estimé Jemini Pandya, porte-parole de l'OIM. Après avoir appris la manière dont ces enfants étaient traités, et comprenant qu'ils avaient été dupés, les parents ont dénoncé le propriétaire de ce centre et obtenu une injonction de justice ordonnant leur "libération". « Une centaine d'autres qui viennent de la province sont toujours dans le centre, les autorités n'ayant pas encore entamé de procédure pour qu'ils soient rendus à leurs familles, a déclaré la porte-parole. L'extrême pauvreté des pouvoirs publics en Haïti ne leur permet pas d'enquêter sur tous les centres d'adoption internationale. »
« Lucrative, cette filière devient dangereuse pour les enquêteurs », se désole un journaliste, snobé à plus d'une reprise par des responsables d'un institut censé chargé de réguler le marché. Après plusieurs rendez-vous manqués avec des officiels, dit-il, j'ai abandonné, malgré moi, une enquête relative à l'adoption qui prend souvent la forme d'un trafic. Entre 2000 à 2500 enfants laissent annuellement Haïti pour être adoptés en France, au Canada ... et en Suisse. Une adoption rapporte entre 5000 et 10000 dollars américains, selon des chiffres cités par l'agence onusienne. « On voit bien que beaucoup ont intérêt à ce que ça continue », note un responsable de l'UNICEF. La filière devient si juteuse que des malfrats à la conquête d'une bonne affaire s'y investissent en séjournant dans les mêmes hôtels que les diplomates et les humanitaires.

« Auparavant, il s'agissait de trouver des parents à un enfant, aujourd'hui il faut trouver un petit pour des parents. Ne manque que le catalogue », déplore Njanja Fassu, le responsable du département de la protection de l'enfance à l'UNICEF, cité par une agence internationale. Chaque année, quelque 3000 autres enfants avec l'aide des passeurs, traversent illégalement la frontière vers la République dominicaine où ils pourront trouver de quoi assurer leur subsistance. Un voyage parfois sans retour pour ces malheureux enfants, abandonnés en cours de route dans des régions désolées.

Claude Gillesgonaibo73@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47419&PubDate=2007-08-23

A quand l'exploitation du lac Azueï ?

Parmi les sources de richesses que possède Haïti, le lac Azueï demeure un potentiel site touristique très rentable. Pourtant, jusqu'à présent, il n'est pas exploité. Et cette exploitation, paraît-il, n'est pas pour demain.
Le lac Azueï, principal lac d'Haïti, est sans conteste une ressource naturelle très riche non encore exploitée. Situé dans la Plaine du Cul-de-Sac, à 30 km de Port-au-Prince, non loin de la frontière avec la République dominicaine, ce site présente d'énormes potentialités agricoles et touristiques.

Communément appelé Etang Saumâtre, ce plan d'eau salée, d'une superficie de 11300 hectares, constitue un important bassin de pêche pour les gens habitant dans son voisinage qui vendent quotidiennement leurs poissons dans plusieurs marchés situés dans le département de l'Ouest. Tous les jours, des voiliers de pêche y jettent, avec succès, leurs filets. D'ailleurs, c'est la seule activité entreprise par certaines familles de Thomazeau, de Balan et de Fonds-Parisien pour subvenir à leurs besoins.Des profondeurs de moins de cinq mètres avec une longueur d'environ 24 km et une largeur maximale de 10 km, un fond mixte de roches et de sable par endroits sont, entre autres, les différentes caractéristiques du lac.
D'un paysage assez harmonieux, le lac Azueï représente un vrai espace d'observation et d'appréciation de la nature. Il suffit d'y aller pour se rendre compte de ses potentialités. En période pascale, en particulier chaque samedi saint, des milliers de gens viennent de partout en vue de jouir de l'ambiance créée par la beauté du lac.

La région du Lac Azueï, située sur un axe d'échanges importants avec la République dominicanie, est riche en biodiversité. Qui ne se souvient pas de la grande Foire Binationale Ecotouristique et de Production tenue à Fonds-Parisien en 2004 où des milliers de citoyens haïtiens et dominicains admiraient les qualités naturelles de ce beau coin de terre ?

Conscient de l'importance de ce patrimoine naturel dans l'Ile Quisqueya, le maire actuel de la commune de Ganthier, Ralph Lapointe, avait promis dans un discours, lors d'installation en mars 2007, qu'il allait revaloriser le Lac Azueï qui est un site touristique très rentable. Il faut dire que la population n'est pas encore informée d'un quelconque projet à ce sujet et ne sait pas non plus combien de temps cela va prendre.

Par ailleurs, avant cette date, une étude sur la mise à profit de l'énergie éolienne dans la zone du lac était l'objet de discussion au ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et de Développement rural (MARNDR) en 2005. Il était question à l'époque de valoriser cette ressource naturelle, aux dires des personnalités responsables du Programme Environnement transfrontalier (PET), une structure sous tutelle du MARNDR et du Secrétariat de l'Environnement en République voisine. « ...Le vent peut être converti en énergie et utilisé pour l'irrigation des terres et la cuisson des aliments; il donnerait une énergie propre qui remplacerait à bon escient le pétrole coûtant beaucoup plus cher, et qui pollue davantage l'environnement », expliquait le coordonnateur du PET. Deux ans après, il semble qu'aucun suivi n'ait été fait.

En tout cas, selon les données disponibles, l'eau de l'étang est riche en électrolytes et présente une conductivité élevée d'environ 15500 microhms par centimètre. Etendu sur plus de 110 km2, il dispose d'un gisement éolien potentiel très conséquent.Avec ses potentialités, le lac Azueï devrait être exploité à bon escient. Pourquoi ne pas mettre sur pied un projet de développement de l'écotourisme dans cette zone ? Une telle initiative, selon plus d'un, pourra attirer des visiteurs qui seraient intéressés à se rendre dans ce lieu pour observer les oiseaux et permettre du même coup aux responsables de créer de nouveaux emplois, principalement dans les zones avoisinant le lac.

Mais il paraît que l'exploitation de cette richesse est loin d'être effective. Et ce, en dépit du fait que le PET se donne pour tâche de renforcer la coopération transfrontalière à travers l'environnement par la gestion durable des ressources naturelles dans la région des lacs Azueï et Enriquillo.

Victor Jean Junior

djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47392&PubDate=2007-08-23

Une commune où tout est prioritaire

Pas de route, ni de commissariat de police, ni de téléphone ... pas d'eau potable, ni d'électricité, ni un vrai centre de santé ... la mairie privée de moyens ... les écoles dépourvues de professeurs compétents ... Fonds-Verrettes est l'une des communes du pays où vraiment tout est prioritaire. Classée parmi les dix communes les plus pauvres du pays, elle a quand même des ressources qui, exploitées à bon escient, peuvent contribuer à son relèvement.
Depuis les inondations du 23 mai 2004, la commune de Fonds-Verrettes peine à retrouver ses lustres. Les ruines laissées par cette catastrophe témoignent encore de son ampleur et de son impact sur cette population d'environ quarante-cinq mille habitants voués à l'exode. Commune frontalière, Fonds-Verrettes était, avant 1978, une section communale verdoyante de Ganthier. Aujourd'hui, son premier citoyen, Jean Junel, le compare à une arithmétique, car il y a tant de problèmes, les uns plus urgents que les autres.Environ trente ans après son élévation au rang de commune, avec seulement une section communale, Fonds-Verrettes présente l'image d'une communauté abandonnée, livrée à elle-même.
Pour un nouveau centre-ville
L'emplacement de l'ancien centre-ville est aujourd'hui un amas de cailloux sur lesquels des détaillants, en majorité des femmes, étalent leur petit commerce. Tout l'espace peut être comparé à une longue savane bordée de montagnes dénudées. Ce qui occasionne de fréquentes inondations dans cette zone qui a la configuration d'une cuvette très profonde. Après les inondations du 23 mai 2004, le gouvernement de transition du Premier ministre Gérard Latortue avait promis de procéder à l'expropriation forcée pour cause d'utilité publique en vue de reconstruire la ville dans les hauteurs et sur des bases plus solides. Des plans ont été conçus, mais il n'y a pas eu de suivi. Et la population continue à faire face à toute une kyrielle de difficultés.
A Fonds-Verrettes, les infrastructures de base sont rares, sinon inexistantes. Depuis les évènements des années 2003-2004 ayant entraîné la chute du président Aristide, il n'y a pas de présence policière dans cette commune peuplée de quarante-cinq mille âmes. Aucune des compagnies de téléphonie n'est accessible. Pour placer ou recevoir un appel, il faut se déplacer vers la commune de Ganthier située à plusieurs kilomètres en aval. Une suite de démarches sans succèsLe commissariat de police a été déchouqué au cours de ces événements. Les inondations de 2004 ont parachevé l'œuvre de destruction du bâtiment. Depuis lors, aucune autorité n'a jugé bon de réaffecter des policiers à cette commune pourtant frontalière à la République dominicaine.
« Cette absence de présence policière dans la commune occasionne en grande partie la délinquance juvénile, indique Daumec Pierre, juge de paix suppléant. Le fonctionnement du tribunal est ainsi paralysé puisqu'il n'y a pas de force de l'ordre lorsqu'il est question d'exécuter les décisions de justice. » Des démarches auprès de l'ancien ministre de la Justice, Me Bernard Gousse, et de l'ex-directeur général de la PNH, Léon Charles, ont été entreprises mais sans succès. Avec l'arrivée de l'actuel ministre de la Justice, Me René Magloire, et le retour de Mario Andrésol à la tête de l'institution, les mêmes démarches ont été renouvelées.
Cependant, elles n'ont pas encore abouti à des résultats concrets, déplore le juge de paix suppléant de Fonds-Verrettes. Le magistrat a poursuivi ses démarches, dit-il, auprès de son supérieur hiérarchique immédiat, le commissaire du gouvernement de la juridiction de Port-au-Prince. En dépit d'un lot d'accusés de réception qu'il détient, ce dernier n'a pas encore jugé bon de donner suite à ces démarches, a-t-il ajouté.

La nature a horreur du vide

Pour faire face à ce dilemme, le juge de paix, de concert avec d'anciennes autorités locales dont l'ex-maire, Franckel Nelson, l'ex-député de la circonscription, François Sanozier et un inspecteur de police connu sous le prénom de Domond, a procédé à l'engagement de volontaires baptisés « informateurs de police ». Ces derniers aident à l'exécution des décisions de justice. Quand le cas nécessite une enquête plus ou moins approfondie, le prévenu est transféré à Croix-des-Bouquets pour les suites nécessaires.
Cette pratique est inconstitutionnelle, reconnaît le juge de paix suppléant de Fonds-Verrettes. Aussi réclame-t-il à cor et à cri l'intervention des autorités concernées en vue d'y remédier.C'est dans ce contexte que les autorités centrales ont organisé, le week-end écoulé, un forum communal à Fonds-Verrettes en vue de déterminer les besoins pressants de la population au regard du Document de Stratégie nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). Au cours de ce forum, autorités locales, notables et paysans ont mis à nu les problèmes auxquels fait face la population de cette région du département de l'Ouest.
Pourtant, cette région offre de grands avantages comparativement à d'autres communes du pays où les ressources naturelles sont rares. En effet, oignon, pomme de terre, carotte, cresson et autres légumes font partie des principales denrées produites dans cette région.
Cependant, l'état lamentable de la route y conduisant occasionne souvent la perte de ces produits. C'est aussi dans la commune de Fonds-Verrettes que se situe la Forêt-des-Pins. Cette forêt, lieu touristique par excellence, est malheureusement mal exploitée et livré aux prédateurs. Impuissant et désarméTous les matins ou presque, indique le premier citoyen de la commune, des camions chargés de planches, de madriers et de charbon de bois reviennent de la forêt. Arrivés à Fonds-Verrettes, ils brandissent une autorisation portant le sceau de la mairie, alors qu'il dit n'avoir jamais délivré de tels documents. Ironie du sort, la plupart des conducteurs de camion sont armés ou ont des hommes armés à bord alors que la mairie ne dispose pas d'armes.
« Le désarmement se fait au niveau de Port-au-Prince et des grandes villes de province. Malheureusement, regrette-il, alors que certains bandits viennent se cacher à la campagne et surtout dans la zone frontalière. »
En amont, le déboisement fait rage. En aval, les conséquences sont graves. Les fréquentes inondations en sont des preuves palpables. La mairie ne dispose que d'un budget de fonctionnement et d'investissement de soixante mille gourdes par mois, soit moins de trois gourdes par mois par habitant. Promesse lui a été faite d'augmenter ce budget de 50%. Et là encore, cette somme, même quintuplée, ne pourra résoudre "l'arithmétique" de problèmes de la commune.
Aussi, les Fonds-Verrettiens espèrent-ils que ce forum sera un levier qui va contribuer effectivement au relèvement de la communauté. Espérance qui rejoint les objectifs poursuivis par les autorités constituées et les promesses qui les accompagnent. Promesses qui seront matérialisées dans le concret, à en croire les différentes autorités qui s'étaient rendues, le week-end écoulé, au chevet de Fonds-Verrettes.
Samuel BAUCICAUT

baucicaut@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47559&PubDate=2007-08-23

Le premier point d'une équipe haïtienne en phase finale

En faisant match nul 1-1, mercredi, contre les Français, Haïti vient d'inscrire le tout premier point de son histoire dans une phase finale de Coupe du monde. Ce point maintient les U-17 en course pour le second tour.Si les Français ont été supérieurs au vu des statistiques de la rencontre, on retiendra que le but de Guemsly était parfaitement valable et qu'un coup du sort dû à un mauvais positionnement d'un des arbitres nous a valu son annulation. La fin du match aurait pu basculer dans l'horreur car suite à une faute d'un attaquant français sur le gardien haïtien, un penalty a été sifflé contre Haïti. Quelle injustice. Dieu merci, le capitaine français, Said Mehamha a tiré dans le décor. Justice divine est ainsi rendue.La victoire de la formation nigériane 3-0 aux dépens du Japon la qualifiant du même coup pour les huitièmes de finale de la compétition avec l'assurance de finir premier du groupe laisse l'espoir pour la formation de s'en sortir à bon compte dans la mesure où elle jouera contre un Nigéria moins enflammé et moins intéressé par l'enjeu du score. Haïti- France : les statistiquesPossession du ballon 43% contre 57 %

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47623&PubDate=2007-08-22
Il est clair que trop souvent les petites équipes ou les petites nations se font pénaliser par des décisions arbitrales. Le but refusé marqué par Guemsly ne l’a pas été à cause d’un hors jeu sinon le juge de ligne a signifié que juste avant le centre le ballon avait quitté l’air de jeu. La reprise du jeu a été réalisée par un dégagement des cinq mètres cinquante.
Sur le pénalty sifflé contre l’équipe haïtienne le gardien de but haïtien a écopé d’un carton jaune arbitraire (c’est le cas de le dire !).
Maintenant il faut continuer à croire au rêve contre la puissante équipe du Nigéria !

Ouverture du championnat U-15.. Faites un geste pour le football Haïtien !

Le Secrétaire Général de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), l'Agr. Lionel Désir, a donné le coup d'envoi de la compétition réservée aux moins de 15 ans mardi 21 août au stade Sylvio Cator.Plusieurs équipes de jeunes issues de la zone métropolitaine ainsi que des écoles de football participent à cette compétition dont les rencontres se jouent toute la journée au stade.La FHF invite le public à venir assister à ces rencontres, une manière d'encourager ces jeunes talents qui constituent l'avenir du football haïtien.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47629&PubDate=2007-08-23
Notre commentaire
Cette initiative de la fédération haïtienne de football est plus que louable tenant compte de l’euphorie collective qu’a entrainée la participation des jeunes de Labaze à la coupe du monde de Football. Les secteurs concernés par le football savent que les résultats plus que positifs qui font honneur à toute la nation haïtienne est le produit de l’audace et de la ténacité de quelques citoyens qui aiment le football et qui ont cru dans le potentiel de ce groupe de jeunes.
Loin des énormes installations des grands clubs européens qui contribuent à la formation des jeunes adversaires d’Haïti, les jeunes haïtiens n’ont bénéficié que des largesses du dénouement absolu. Ils ont montré cependant que le diamant pour être valable a besoin d’être poli. Loin d’êtres ridicules ils sont entrain d’écrire les plus belles pages de l’histoire de ce sport pour les générations à venir.
Sur les vagues de ce succès d’autres individus (je dis bien individus car je ne pense pas que le secteur officiel soit encore assez intelligent pour s’investir dans des activités de ce genre !) ont compris que l’on pourrait encore faire mieux avec un minimum de bon sens et d’organisation. De là l’idée intéressante de u tournoi interrégional des moins de 15 ans pour assurer une relève.
Cependant d’après les rumeurs qui nous sont parvenus, ce tournoi se réalise aussi dans le dénouement absolu. Il n’y a pas encore les coupes symboliques et les médailles (sans parler de la récompense pécuniaire qui devrait couronner l’effort des vainqueurs !). Dans ce sens la diaspora haïtienne voudrait s’engager timidement certes retenue par l’immense manque de confiance qu’inspirent l’administration et la bureaucratie haïtiennes.
Personne n’ose entreprendre un fund raising capable de rassembler plus d’un million de dollars en faveur de la cause du football en général car les donneurs éprouveraient certaines réticences quand à l’utilisation finale de cette somme.
Ces freins nous empêchent de démarrer. Aujourd’hui beaucoup de personnes restent conscientes de l’importance et de l’intérêt d’un soutien financier à nos jeunes pousses. Dans cet ordre d’idées il y a des gens qui ramassent des dons en espèces et en matériels sportif pour aider et surtout pousser le secteur officiel à s’engager dans cette même voix.
Des informations sont disponibles sur demande en contactant ce blog ! (deckylakyel@hotmail.com)
Faites un geste pour le football !