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vendredi 17 août 2007

L'ambassadeur haïtien en République dominicaine dénonce des cas de corruption commis dans les missions diplomatiques et consulaires haïtiennes sous le

Port-au-Prince, le 15 août 2007;(AHP)- L'ambassadeur d'Haïti en République dominicaine, Fritz Cinéas, a confirmé mardi avoir informé le gouvernement Preval/Alexis sur les actes de corruption commis dans les missions diplomatiques et consulaires haïtiennes en République dominicaine sous le régime de Gérard Latortue.
Fritz Cinéas a réclamé que les responsables de ces actes soient remis à la justice pour payer pour leurs méfaits.
Il a cité entre autres l'achat pour près d'un demi-million de dollars américains à Santiago de Los Caballeros d'un édifice pour loger un consulat qui n'a jamais fonctionné.
La demande d'ouverture faite auprès de la chancellerie dominicaine a été refusée.
Les autorités de facto ont quand même versé 15.000 dollars mensuels pour payer une consul et d'autres employés fictifs. La consul était l'épouse d'un secrétaire d'état sous Latortue
Autre fait dénoncé par l'ambassadeur Cinéas: le contrat passé avec la compagnie "Construcciones internacionales" pour réparer l'édifice de l'ambassade à Santo-Domingo.
Le contrat a été signé directement par la chancellerie haïtienne dirigée alors par l'ancien lieutenant général Herard Abraham.
Cette restructuration qui n'a jamais été effectuée a coûté au trésor public la bagatelle de 500.000 à 700.000- dollars américains, alors qu'elle ne devrait coûter que quelque 70.000 dollars.
L'ambassadeur qui a reconnu que le coût de la réparation a été surévalué, a également admis que des fonctionnaires d'alors de la chancellerie haïtienne ont reçu des commissions.
C'est sous le nouveau gouvernement haïtien que les travaux ont débuté timidement dans une partie de l'édifice.
" Ce qui nous intéresse aujourd'hui est que les travaux se terminent. Pour le reste, c'est au gouvernement haïtien de poursuivre ceux qui pour des raisons obscures n'ont pas accompli leurs responsabilités, a dit l'ambassadeur haïtien.
Le dossier des actes de corruptions dans les missions diplomatiques haïtiennes à Saint-Dominguue se trouverait aux mains de l'Unité centrale de lutte contre la corruption et du parlement haïtien.
Selon l'agence en ligne Espacinsular dont l'enquête a été reprise par le quotidien dominicain Diario Libre, la position de Fritz Cineas apparaît comme un appel lancé aux autorités haïtiennes qui n'ont toujours lancé aucun signal clair de leur disposition à poursuivre les responsables des actes de corruption commis sous le régime de Boniface Alexandre et de Gérard Latortue.
Face à ce qu'ils considèrent comme du laxisme, des médias dominicains ont questionné la volonté réelle du gouvernement haïtien de combattre la corruption.
D'où leur question: Y aurait-il des motifs politiques ou de la diversion derrière les quelques cas de citoyens arrêtés pour corruption présumée dont le PDG de la compagnie de téléphone mobile Franck Ciné et deux responsables de la compagnie haïtienne de moteurs.
Espacinsular a corrigé une erreur du journal dominicain Diario Libre, faisant savoir que la chancellerie haïtienne était dirigé par le professeur Guy Alexandre au moment des actes de corruption dénoncés,
Guy Alexandre travaillait plutôt à l'époque comme technicien à la primature mais payé par l'OEA.
Ambassadeur une deuxième fois, en République dominicaine sous le 2ème mandat d'Aristide, il allait démissionner en décembre 2003, en plein coeur du mouvement GNB-anti-aristide.
Cependant, le poste allait lui être refusé sous le régime issu du mouvement GNB en raison du refus des secteurs proches du régime intérimaire haïtien qui lui reprochaient d'avoir collaboré avec le gouvernement Aristide et aussi du refus du gouvernement PRDiste.

Source Agence Haïtienne de Presse sur http://www.ahphaiti.org

Assassinat journalistes:jusqu'où peut aller la commission d'appui aux enquêtes judiciaires

La formation de la commission d'appui aux enquêtes judiciaires sur l'assassinat de Jean Dominique et d'autres journalistes haïtiens est accueillie comme une bonne initiative par plusieurs secteurs.
Bien évidemment, ce n'est pas la première initiative à affirmer son ambition de faire le jour sur des assassinats odieux de journalistes.
On en a l'habitude ici: plus les promesses de justice sont grandes, moins elles sont tenues. Et ce sont les ministres de la justice, les commissaires du gouvernement et les magistrats qu'on rend le plus souvent responsables des rendez-vous manqués.
Si on prend le cas de Jean Dominique, le PDG de Radio Haïti Inter, un proche du président Preval assassiné le 3 avril 2000 au cours de la dernière année de son premier mandat, on a constaté que rien n'a pu être fait pour jeter les bases d'une enquête sérieuse, alors que le meurtre était encore frais.
Des individus convoqués par le juge d'instruction ont refusé de comparaître ou se sont réfugiés à l'étranger.
L'enquête n'a pas évolué davantage sous le gouvernement Aristide. Un témoin est même décédé de façon suspecte en prison.
Il faut rappeler qu'au cours de cette période, des secteurs divers ont braqué de façon permanente leur caméra sur le sénateur, alors Lavalas, Dany Toussaint, qui avait même été inculpé par le juge d'instruction et condamné avant jugement par des organisations de droits de l'homme et des associations de journalistes dont NCHR/haïti et autre Reporters sans frontières qui ont mis soudain une sourdine à toutes leurs pressions contre lui le jour où il décida de divorcer d'avec Lavalas pour intégrer le mouvement GNB anti-Aristide.
Après le 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide), les secteurs qui ont fait de la mort de Jean dominique et de Brignol Liindor leur cheval de bataille pour mener la lutte contre Aristide, n'ont rien entrepris au cours des plus de 2 ans du régime intérimaire de Gérard Latortue pour relancer le dossier. Nous avons d'autres chats à fouetter, devaient-ils se dire.
Toutefois, des secteurs ont fait circuler des rumeurs selon lesquelles, une bonne partie du dossier de Jean Dominique aurait disparu du greffe de la Cour d'appel.
Des sources judiciaires ont alors fait savoir que c'était une stratégie qui avait pour objectif de favoriser un retour à la case départ avec la suppression de tous les noms d'individus figurant dans le dossier initial.
Tenant compte de toutes les magouilles, de toutes les manoeuvres utilisées par des secteurs divers pour faire dérailler l'enquête, de quels atouts disposent aujourd'hui la commission nouvellement créée pour prétendre pouvoir remettre le dossier sur les rails?
Cette commission formée de journalistes jeunes, coiffée par SOS Journalistes, si elle n'a pas jugé bon d'associer au travail qu'on lui a confié, d'autres associations de journalistes comme l'AJH (association des journalistes haïtiens) et Echo Voix Jean Dominique, (pionnier dans la lutte pour réclamer justice pour jean Do), elle affirme touutefois avoir la garantie du support entier du président de la République pour arriver à faire bouger ceux qui ne le veulent pas.
Mais le travail risque d'être difficile et long, peut-être aussi long que le temps d'un mandat...
La commission devra répertorier tous les cas de journalistes assassinés en Haïti. On ne sait pas jusqu'où elle entend aller. On sait qu'il y a des assassinats qui remontent à plus de 30 ans dont ceux de Gasner Raymond (Petit samedi soir) et de Ezékiel Abélard (Radio Métropole).
Elle devra analyser, décortiquer les cas répertoriés, enquêter pour savoir où ils sont bloqués, qui les bloque et quoi faire pour les débloquer.
Le plus important sera d'accorder une importance égale à toutes les victimes, peu importe leur popularité, leur origine sociale, leur appartenance politique ou idéologique présumée.
L'important est que nul ne soit à l'abri des auditions des juges, que nul ne soit au-dessus de la justice.
Le plus important est que des cibles ne soient désignés à l'avance, dans le sens que des coupables seraient désignés avant enquête.
Il faut souhaiter aussi que les membres de la commission aient suffisamment de courage pour oser s'aventurer sur les terrains mouvants et marécageux où beaucoup se sont enfoncés auparavant.
Il faut souhaiter surtout qu'on ne soit pas en train d'assister à de nouvelles initiatives et déclarations pour la galerie qui viseraient tout simplement à annoncer et promettre quelque chose à l'occasion du passage en Haïti de Michèle Montas, veuve de Jean Dominique, aujourd'hui porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon.

Le ministre des sports en Corée du Sud pour supporter la sélection nationale de football des moins de 17 ans: Fritz Belizaire se félicite de l'apport

Port-au-Prince, le 16 Août 2007 ; (AHP)- Le ministre haïtien des sports, l'ingénieur Fritz Bélizaire, a laissé le pays jeudi à destination de la Corée du sud pour apporter son soutien à la sélection nationale de football des moins de 17 ans qui participe à la phase finale de la coupe du monde U17, du 18 août au 9 septembre.
L'ingénieur Fritz Bélizaire a fait savoir que le gouvernement s'est impliqué à fond dans la préparation de la sélection nationale en vue d'une participation honorable à cette compétition.
Ainsi, a-t-il rappelé, une enveloppe de quinze millions (15 000 000) de gourdes gérée par le ministère des sports a été mise à la disposition de la fédération haïtienne de football.
Fritz Bélizaire a également donné la garantie que les membres de la sélection nationale ne seront pas déçus sur le plan financier, car, a-t-il dit, toutes les dispositions ont été prises en ce sens.
La participation de l'équipe junior d'Haïti à la phase finale de la coupe du monde, trente trois an après 1974 (allusion à la participation des seniors au mondial allemand) est un événement d'une extrême importance et le pays tout entier doit se sentir concerné, a fait savoir Fritz Bélizaire.
Le titulaire du ministère des sports dit s'attendre à une bonne participation de l'équipe nationale à cette coupe du monde même si, a-t-il reconnu, les protégés de l'entraîneur Jean Yves Philogène Labaze se mesureront dans leur groupe à des adversaires de taille: le Japon, la France et le Nigeria.
Questionné sur la tentative d'escapade de joueurs haïtiens en avril dernier à l'aéroport John Fritz Gérald Kennedy de New York, le ministre Bélizaire a fait savoir que les responsables avaient jugé bon de ne pas diligenter d'enquête présentement
sur le dossier pour ne par perturber les membres de l'équipe nationale.
Source Agence Haïtienne de Presse dur http://www.ahphaiti.org

L'ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald Boulos invité au Parquet

Port-au-Prince, 16 août 2007- (AHP)- L'ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald Boulos devraient répondre le jeudi 23 août à une invitation du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince.
Selon une source proche du Parquet, cette invitation entrerait dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la corrruption lancée par le gouvernement
La responsable de la compagnie Hemec Import-Export S.A, Margareth Hemerant et celle de MGM Import-Export, Joane Degornaille sont également concernée par cette invitation, a fait savoir la même source.
Deux responsables de la compagnie haïtienne de moteurs, Fritz et David Brandt sont en taule depuis fin juillet sous l'accusation d'implication dans la fraude douanière après avoir été accusé par un client pour lequel ils avaient commandé un camion
L'homme d'affaires Franck Ciné, PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel est incarcéré depuis plusieurs mois sous l'accusation d'implication dans la faillite présumée de la banque privée socabank dont la gestion a été confiée à la Banque nationale de crédit (BNC) par la banque centrale BRH.
Selon des sources diverses, l'arrestation de Ciné serait liée à un règlement de comptes.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) dont le mutisme a été dénoncé sur le cas Ciné, vient de réagir suite à l'arrestation des Brandt pour réclamer la libération des hommes d'affaires incarcérés si aucune charge n'est retenue contre eux. La note a aussi mentionné le nom du PDG de la Haitel.

Ronald Georges condamné à 12 mois d'emprisonnement

Après 35 mois de détention au Pénitencier national puis à la prison de l'Arcahaie, Ronald Georges, ancien président du Conseil d'Administration de la Promobank (Banque de Promotion commerciale et industrielle), est condamné à 12 mois d'emprisonnement avec bénéfice de la loi Lespinasse.
Lorsque le juge Denise Papillon a prononcé le mot du droit, le condamnant à 12 mois d'emprisonnement, l'un de ses avocats, Me Jacques Lochard, a poussé un ouf de soulagement, estimant qu'il ne lui reste pas beaucoup de chemin à parcourir. Il estime qu'il est tout près du but. Ce verdict est le fruit d'un travail assidu, des sacrifices consentis dans la préparation des dossiers, a laissé entendre Me Jacques Lochard.
Accusé d'abus de confiance, d'escroquerie, de faux et d'usage de faux, de blanchiment d'argent, Ronald a toujours combattu les chefs d'accusation pour lesquels il a passé 35 mois en prison, alors que la décision du juge correctionnel fixe sa peine à 12 mois d'emprisonnement.
Arrêté le 20 septembre 2004 sur mandat décerné par le juge d'instruction, Ronald Georges avait passé une journée au Commissariat de Port-au-Prince avant d'être transféré le lendemain à la prison centrale de la rue du Centre. Dans cette prison surpeuplée, Ronald Georges, malgré lui, comme beaucoup d'autres, fait une expérience qu'il n'oubliera jamais, a fait remarquer un avocat.
Soulignons que Ronald Georges a été mis en examen quelques jours après son arrestation. L'enquête a duré 18 mois. Et le procès correctionnel, suite à l'ordonnance de renvoi du juge du dossier, aura duré pas moins de 16 mois, a dit Me Lochard.
Des difficultés surmontées
«Cela n'a pas été une chose facile. Nous avons dû surmonter des difficultés de toutes sortes tout au long du procès», a déclaré Me Jacques Lochard. Celui-ci a jeté la responsabilité sur la partie civile qui, selon lui, a trop fait durer le plaisir. Me Lochard dénonce cette dernière qui a eu recours à des procédés dilatoires: deux recours en appel, des déclarations tapageuses dans les médias et des pressions sous toutes les formes qui ont été à l'origine de la déportation du premier juge.

Me Jacques Lochard a indiqué avoir connu des moments difficiles avant d'arriver au bout du tunnel. Que son client était toujours confiant et qu'il sortirait un jour de la prison. « En dépit de 33 présentations au tribunal, la justice triomphera », a lancé Me Lochard.
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47397&PubDate=2007-08-17
Les faits reprochés?
Le chef d'accusation!

Ce 15 août à la cathédrale.. Les fêtes de l'assomption à Port-au-Prince

La messe solennelle dite en français et en latin avec des expressions créoles, ici et là, montre la position actuelle d'une Eglise qui semble vouloir faire le pont entre la tradition et la modernité. Conservatisme versus théologie de la libération ? On ne peut répondre facilement à une telle question. Des journalistes ont été un peu étonnés de voir le Premier ministre dire de mémoire et en latin le « Credo in unum Deum » durant la cérémonie de la Fête de l'Assomption.
Clin d'oeil du côté de la foi religieuse exprimée à l'égard de la « Mère du ciel » au milieu d'une capitale surpeuplée.
C'est en présence du Premier ministre Jacques-douard Alexis, du troisième sénateur de l'Ouest, Evelyne B. Chéron, et d'une nombreuse assistance que s'est déroulée, ce 15 août, dans une cathédrale repeinte en la circonstance, la messe de la Fête de Notre-ame de l'Assomption. Un grand nombre de fidèles venus de divers quartiers de la capitale ont assisté à cet événement religieux « pour se lamenter aux pieds de la Vierge ». Ils sont généralement issus de la classe moyenne et des couches défavorisées. C'est une population visiblement accablée qui prie avec ferveur et passion.

Mme Lafontant, une ancienne habituée de la cathédrale responsable d'une oeuvre de charité nommée « Enfants haïtiens, mon frère », instituée depuis 1969 par le père Jean-Claude Lespinasse, nous affirme que « les nantis ne viennent plus aux messes solennelles de la cathédrale. On y voit aujourd'hui des gens avec leurs sandales qui demandent de l'argent. C'est un peu désagréable comme atmosphère. On n'y peut rien ».

Mauvaise conscience d'une classe possédante qui n'a pas su gérer équitablement les biens nationaux en sa possession ? Effet de recul dans une conjoncture tumultueuse née à partir du concept de « l'Eglise des pauvres » ? La grande foule des « nouveaux fidèles de la Vierge » semble s'approprier ce grand espace de foi ardente sans se poser ces questions sociologiques. Les fastes de l'événement religieux n'ont pas pu cacher le constat du malaise social qui touche aussi les institutions religieuses.

UN AUTRE MIRACLE

Maryse Etienne qui habite Carrefour précise qu'elle est venue « à la cathédrale pour demander à Marie de lui donner le courage pour affronter la vie difficile qu'elle trimbale sur ses épaules ». Marie-Claude Sainvil, habitant une maisonnette sur les mornes déboisés de Canapé-Vert, souligne, les larmes aux yeux:« Je n'en peux plus avec le chômage depuis la maladie qui a emporté mon mari. »Il y a aussi des Haïtiens venus des grands Etats nord-américains, New York ou Floride, qui viennent à la cathédrale « en vue de prier pour Haïti et délivrer le pays des chaînes de la captivité ».

Munis pour la plupart de leur minuscule caméra numérique, ils profitent pour prendre des photos- souvenirs de la messe. « Contrairement à ce qu'on pense, nous n'avons pas seulement besoin de biens matériels », dit un homme d'âge mûr voulant garder l'anonymat qui réside en Floride. « Nous avons mal au coeur quand nous recevons de mauvaises nouvelles de notre pays. Nous sommes ici pour prier Notre-Dame en vue de faire un autre miracle comme quand elle avait guéri le pays de l'épidémie de vérole à Port-au-Prince. »

ALEXIS GARDE SON LATIN

Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis est entré à la cathédrale par la porte principale. Il est accompagné du sénateur de l'Ouest Evelyne B. Chéron, vêtue de bleu, et d'un membre de son cabinet. Les gardes du corps du chef du gouvernement sont vigilants. Ils occupent des postes-clés aux alentours de son siège officiel installé au bas de l'autel.

L'encens monte jusqu'à la nef de la cathédrale à la procession d'entrée des prêtres. La procession d'entrée est accompagnée d'un chant en l'honneur de Notre-Dame. « Reine des anges, entends nos accents », chante la chorale. Les prêtres sont accompagnés de Mgr Joseph Serge Miot. L'archevêque Sede Plena est muni de son sceptre cérémoniel.
Les personnalités connues du monde politique et du secteur des affaires ont brillé par leur absence. Questionnée à ce sujet, Mme Lafontant se contente d'affirmer, prudente : « Les temps ont changé. Ce n'était pas comme ça avant. » Par contre, nous avons vu dans la nombreuse assistance M. Turneb Delpé, ex-sénateur de la République et candidat à la dernière élection présidentielle. « Il est venu se recueillir , dit un confrère, les temps de la dialectique sont devenus des époques de méditation spirituelle. » Presque à la fin de la messe, M. Turneb Delpé s'est pieusement avancé vers l'autel comme tout humble citoyen pour recevoir la communion.
HAITI NOUS APPARTIENT

Le moment fort de la messe a été le sermon de la circonstance. Le prêtre a insisté sur des notions d'accueil, de tolérance, de fraternité, de pardon et d'amour. Il a fait comprendre aux fidèles rivés à ses sereines affirmations que « la Fête de l'Assomption c'est aussi notre fête, car Marie comme nous est ressuscitée avec le Christ ». Rappelant que la célébration du jour est une « Pâque estivale », il a précisé que « l'Assomption est aussi la nôtre, car notre voyage sur terre a un but : le ciel qui est la maison du Père ». Il a souligné que, pour y arriver « il faut de l'effort continu dans le travail ». Dieu, a-t-il ajouté, a besoin de « notre collaboration ». C'est ainsi que « Dieu peut réaliser des merveilles pour Haïti ». Au milieu de ses affirmations simples par la forme mais profondes sur le plan théologique, tombe des lèvres du prêtre cette phrase qui, dans la conjoncture, est comme un baume sur une plaie : « Haïti nous appartient. »
« Elevée, argumente-t-il dans le sermon, par le Pape Pie XII à la gloire du ciel, Marie symbolise la maternité divine préservée de la dégradation de la mort et du tombeau. »Les « lectures » de la messe sont extraites de l'Apocalypse et des Corinthiens. La messe dite en français et en latin avec des expressions créoles ici et là montrant la position d'une Eglise qui semble vouloir faire le pont entre la tradition et la modernité.

Conservatisme versus théologie de la libération ? On ne peut répondre facilement à une telle question. Des journalistes ont été un peu étonnés de voir le Premier ministre Jacques Edouard Alexis dire de mémoire et en latin le « Credo in unum Deum ».


LES BEAUX JOURS DE LA CATHEDRALE

A la fin de la cérémonie, des mots de remerciements ont été adressés à Mgr Joseph Serge Miot : « Votre présence parmi nous montre que le clergé est secondé dans le travail apostolique. » La participation du Premier ministre Alexis à la messe du jour est considérée comme « un honneur et un engagement au sein de l'Eglise ». Un représentant de la mairie de Port-au-Prince, Nadège Joachin Augustin, a été félicitée pour l'apport de la mairie à la réussite de la Fête de l'Assomption, particulièrement pour l'embellissement de la cathédrale. Les fidèles ont tous applaudi « les bienfaiteurs de la paroisse qui n'ont pas hésité à délier le cordon de leur bourse. »
La cathédrale peinte aux couleurs traditionnelles de Notre-Dame, jaune et blanc, a retenti de la grande ferveur de plusieurs milliers de fidèles catholiques. Avec les vingt-deux colonnes qui soutiennent l'historique édifice, les fenêtres dont quelques vitraux méritent d'être retouchés, les portes latérales, les trois arches d'entrée principale, le grand chandelier qui pend de la voûte en équilibre constant, la cathédrale a retrouvé ses beaux jours.

A la porte d'entrée de la rue Mgr Guilloux, les marchandes d'images votives étaient en très petit nombre. L'image la plus vendue était celle reproduisant un tableau célèbre du peintre espagnol Murillo présentant la Vierge montant au ciel, un quart de lune à ses pieds au milieu de plusieurs angelots.

Ce 15 août, la capitale offrait l'aspect d'une ville en grande méditation. Le transport public fonctionnait. Les magasins et les écoles étaient fermés. Comme prévu par la météo, il faisait très chaud.
Pierre Clitandre

Pinquoi, la grande désolation!

Quelque six mille individus vivent dans des conditions inhumaines dans la localité de Pinquoi, un hameau situé à environ 15 km de Cerca-Cavajal (Plateau central). Sans électricité, sans eau potable, sans soins de santé... cette population semble dépendre de la nature qui, comme on le sait, ne fait pas toujours de cadeau.
Quelques boites d'allumettes éparpillées dans une corbeille rouge et une douzaine de sachets noirs, c'est tout ce qui compose le commerce d'Adeline, une fillette vivant dans les hauteurs de Pinquoi. La tête nouée d'un mouchoir multicolore, les pieds nus, elle prend place à la première rangée à la chapelle catholique de cette localité où se déroule la cérémonie d'inauguration de l'Ecole nationale de ce hameau retiré du Plateau central.
Comme plusieurs centaines d'autres jeunes de son âge, Adeline n'a pas encore la certitude de trouver une place à la première institution scolaire construite dans la zone. « L'ouverture des classes est annoncée pour le mois prochain », lance, pantois, la jeune adolescente qui n'a aucune idée de son âge. Adeline a apparemment quinze ans. Un âge avancé qui pourrait constituer un obstacle à son inscription dans l'unique institution scolaire de la localité.
Si elle ne maîtrise pas encore les vingt-six lettres de l'alphabet français, Adeline n'a pas besoin de calculatrice pour ses opérations dès qu'il s'agit de la vente d'un produit. « Parallèlement au commerce, je vais à l'école, dit-elle, les yeux collés au sol comme pour cacher sa timidité. Je suis en première année. »
La vraie école
A Pinquoi, la vraie école, c'est le commerce et l'agriculture. De très tôt, les filles sont initiées à l'achat et à la vente de produits de première nécessité. Les garçons, eux-mêmes, s'adonnent à l'agriculture. Généralement, c'est à l'âge de dix ans que les enfants sont envoyés à l'école. « C'est à Cerca-Cavajal que nos enfants vont à l'école. Il faut marcher pendant trois heures pour y arriver. Le trajet est trop dur pour les enfants de moins de dix ans », raconte Périlus Pierre, un notable de Pinquoi.
Très peu d'enfants acceptent de faire un si grand sacrifice pour apprendre à lire et à écrire. Face à un tel constat, le député de Cerca-Cavajal, Rodon A. Bien-aimé, de concert avec l'Organisation paysanne pour le Développement du Centre (OPDC), ont écrit au ministre de l'Education nationale pour lui demander d'ouvrir une école nationale à Pinquoi. Une demande à laquelle les responsables du ministère ont répondu sans perdre de temps.
En attendant sa construction, l'Ecole nationale de Pinquoi va être logée dans la chapelle de la zone. Toutes les dispositions ont été déjà prises pour faire fonctionner l'institution. Les cinq professeurs nommés par le ministère de l'Education nationale ont été présentés à l'assistance par le directeur départemental du Centre, Denès Métellus. « Les professeurs vont-ils accepter de venir ici de tous les jours », s'interroge un parent en se rappelant que Pinquoi n'est accessible ni à moto, ni en voiture. « Nous ferons le sacrifice », répondent les cinq jeunes comme pour dissiper la crainte des parents.

Une goutte d'eau dans l'océan
Tout est urgent à Pinquoi. Le ministère de l'Education nationale, pour l'instant, est la seule institution présente dans cette localité dépourvue de tout. Même les ONG y sont absentes. Le député Rodon A. Bien-Aimé qui se convertit en agent de développement invite les autres ministères à intervenir en urgence dans la zone afin d'améliorer les conditions de vie de la population.

Accès à l'eau potable est l'un des plus grands défis auxquels font face les habitants de Pinquoi. Pour trouver une eau relativement potable, les gens doivent parcourir des kilomètres. Ceux qui ne peuvent pas faire le trajet n'ont pas d'autre choix que d'utiliser l'eau tirée du lagon boueux où boivent les animaux.

La rareté de ce précieux liquide fait mal aussi aux agriculteurs, car les récoltes dépendent de la nature. « Nos récoltes sont souvent perdues, faute de pluie », déplore Fortuné, un agriculteur d'une quarantaine d'années.
Jean Pharès Jérôme

Un mort, un rescapé et un décrié

Une femme enceinte meurt au cours d'une césarienne, le jeudi 9 août 2007. L'obstétricien est mis en examen par la justice. Cette nouvelle affaire dans le milieu médical met en lumière la nécessité de créer l'ordre des médecins

Comme tant d'autres femmes avant elle, Rose-Marie brûle d'envie de toucher l'enfant qu'elle porte dans son ventre. Originaire des Cayes, la jeune femme croyait pouvoir mettre au monde son bébé sans aucun souci. Suivie par un gynécologue obstétricien, sa grossesse se déroule normalement. A sept mois, ses pieds se sont mis à enfler. « Rien de plus normal », rassure le médecin, cité par un proche de la victime.

Mais, dans la soirée du mercredi 8 au jeudi 9 août 2007, la santé de Rose-Marie se détériore. Tombée dans les vapes à plusieurs reprises, elle respire difficilement. On craint le pire. Vers 4 heures du matin, on appelle son médecin. Ce dernier demande qu'on lui amène la patiente à 8 heures du matin. Arrivé au lieu du rendez-vous, on constate, qu'il n'était pas présent, poursuit le proche de Rose-Marie. Comme par hasard, on tombe sur lui dans les parages de sa clinique. Constatant la détérioration de l'état de santé de la patiente, il l'hospitalise en toute urgence dans une maternité de la capitale. Il pratique une césarienne. L'enfant, malgré tout, est sauvé. Il est placé en soins intensifs. La mère n'a pas eu de bol. Elle n'a pas survécu. Elle est morte.

Saisie du dossier, la justice ordonne une autopsie et confisque le passeport du médecin. Ce dernier nie lors de son audition dans cette affaire être le médecin de la jeune femme, selon notre source outrée par l'attitude affichée par ce disciple d'Hippocrate.
Confondu par les arguments lors de sa mise en examen, il se mure dans son silence. Modeste, les parents de Rose-Marie demandent que l'on transferre le cadavre de Rose-Marie aux Cayes pour y être inhumé, confie cet interlocuteur qui ne tient pas le médecin incriminé en haute estime. Sautant volontiers aux conclusions, il estime qu'il y a négligence. Mais plus encore, il se demande, inquisiteur, si le praticien n'a pas volontairement laissé détériorer l'état de santé de la jeune femme afin que l'on puisse déboucher sur une césarienne. Selon un gynécologue obstétricien requerrant l'anonymat, il serait sage d'attendre le dénouement de l'enquête avant de parler de négligence.
Reconnaissant en revanche l'existence de griefs contre certains médecins pratiquant des césariennes contre-indiquées, provoquées ou occasionnées, il prône, en toute urgence, la création de l'ordre ou du collège de médecins. Une structure, légalement et techniquement apte à enquêter, à analyser les plaintes portées contre des médecins pour fautes professionnelles ou toute autre chose contraire à l'éthique, poursuit-il.

Dans le contexte actuel marqué par des affaires qui déchaînent les passions, il est aussi souhaitable de lever le voile sur les difficultés de tous ordres liés à la pratique de la médecine en Haïti », conseille le spécialiste.«Des erreurs médicales sont commises partout ailleurs», a nuancé le médecin sans vouloir acculer, casser et détruire. On doit faire, dit-il, l'autocritique du système, de la formation jusqu'à la pratique.

D'ailleurs, les médecins, aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs, sont couverts par des assurances, renforce un autre médecin, qui s'était confiné dans le silence tout au long de l'entretien. Concernant les suspicions contre des obstétriciens cupides qui pratiquent des césariennes contre-indiquées, provoquées ou occasionnées, il dit militer en faveur de l'instauration des barèmes des prestations.« On doit savoir », martèle-t-il tout en déplorant la passion souvent mal contenue qu'engendre le décès de femmes enceintes. La grossesse est un état délicat pour la femme, ajoute-t-il.
Dramatique, ce nouveau décès remet sous les feux des projecteurs les conditions de la pratique de la médecine en Haïti.

Roberson Alphonse

robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47404&PubDate=2007-08-17

Deux policiers canadiens bientôt en mission en Haïti

Ils participeront comme volontaires au processus de professionnalisation de la PNH dans le domaine des investigations et des patrouilles
jeudi 16 août 2007,
Radio Kiskeya

Deux policiers canadiens de Saguenay, une région de la province du Québec, Jean-Marc Sasseville et Claude Walsh, s’apprêtent à arriver en Haïti pour une mission de support de 9 mois à la Police Nationale, une expédition considérée comme un événement au sein du service de sécurité publique de Saguenay, selon le journal régional Le Quotidien de Chicoutimi.
Les deux hommes ont souligné jeudi l’importance de cette mission lors d’un point de presse auquel a également participé leur commandant, Mario Giroux. Le capitaine Sasseville et l’agent Walsh, qui compte chacun 28 ans d’expérience, seront déployés dans les prochaines semaines au sein de la Police civile des Nations Unies (UNPOL) afin de participer au processus de professionnalisation de la PNH.
Devant les journalistes, les policiers ont souligné avoir longtemps été à l’affût de l’opportunité de venir en Haïti qu’ils ont finalement obtenue le printemps dernier. Malgré les risques inhérents à la situation instable du pays, les deux volontaires se sont déclarés prêts à offrir leurs services dans le domaine des investigations et des patrouilles de terrain.
"On va travailler avec des policiers provenant de 40 pays différents. Nous ne sommes pas seuls. À notre façon, nous allons mettre l’épaule à la roue pour aider la police haïtienne", a affirmé Jean-Marc Sasseville, spécialiste des enquêtes et de la gestion des services policiers.
Pour sa part, Claude Walsh a expliqué "je vais en Haïti un peu pour l’aventure, mais surtout pour voir autre chose. Il est certain que le niveau de risque peut être plus élevé qu’ici, mais nous ne sommes pas seuls".
Les deux policiers seront soumis à un entraînement intensif de deux semaines à Ottawa avant leur arrivée en Haïti. Les frais liés à leur mission, salaires et primes, seront pris en charge par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les Nations Unies.
MM. Sasseville et Walsh pourront retourner deux fois au Canada pour rendre visite à leurs familles.
Malgré la perte d’un de ses agents, Mark Bourque, tué en décembre 2005 à Port-au-Prince, Ottawa continue à jouer un rôle important au sein de la Police civile des Nations Unies. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3978

Haïti : Un colloque pour analyser l’état de la corruption

Jeudi 16 août 2007
P-au-P, 16 août 07 [AlterPresse] --- Un colloque réunissant les membres de secteurs vitaux de la société haïtienne est convoqué, du 20 au 23 août 2007 à Port-au-Prince, par l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« 93% des ménages signalent que la corruption est un problème très grave et 68% d’entre eux indiquent que la corruption a empiré au cours des trois années qui ont précédé l’enquête », révèle l’économiste Amos Durosier, directeur général de l’Ulcc.
Ce colloque, auquel sont attendus fonctionnaires publics, universitaires (professeurs et étudiants) ainsi que des représentants de la société, offrira l’occasion d’analyser les résultats d’une enquête-diagnostic menée par l’Ulcc sur la gouvernance et l’état de la corruption en Haïti.
« Cette enquête-diagnostic nous fournit des indications détaillées visant à mettre en place une réforme de la gouvernance en Haïti », soutient le directeur général de l’Ulcc qui appelle à la mise en branle d’une vision, d’une nouvelle culture pour éradiquer la corruption.
Aux dires du professeur Durosier, les résultats de cette enquête serviront de matière à réflexion pour les participantes et participants à ce colloque qui se tiendra au Karibe convention center à Juvénat (Pétionville, à l’est de la capitale).
« La corruption n’a pas de couleurs, la corruption n’a pas de Dieu, la corruption n’a pas de culture. C’est un mal qui touche tous les hommes en tant qu’hommes, toutes les femmes en tant que femmes », estime Amos Durosier qui intervenait, ce 16 août 2007, à la salle de conférence de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah).
Durosier affirme que l’organisme public, dont il a la direction, n’a pas d’état d’âme dans son travail qui consiste à combattre la corruption sous toutes ses formes. Le directeur général de l’Ulcc précise que sont travail est basé sur le principe de la transparence.
Le colloque annoncé pour la semaine prochaine doit permettre, selon Durosier, de tirer des éléments capables de divorcer d’avec les pratiques traditionnelles de mauvaise gouvernance et de corruption.
« La corruption [est] source de tant de maux dont les conséquences ne sont pas encore mesurables dans notre pays », affirme le responsable de l’Unité de lutte contre la corruption.
Ce rendez-vous « va nous permettre de regarder en face la réalité, de réfléchir sur les principaux problèmes qui touchent notre pays quant aux effets dévastateurs de la corruption », ajoute le professeur Amos Durosier.
Les thématiques qui seront abordées durant cette session concernent le cadre conceptuel de la lutte contre la corruption, la problématique de la lutte contre la corruption en Haïti, le degré d’intégrité des institutions prestataires de services publics, telles la Direction générale des impôts, la Téléco, la Centrale autonome métropolitaine d’eau potable (Camep), le Service national d’eau potable (Snep).
« Nous pensons que ce colloque scientifique (…) nous apportera des éléments extrêmement riches » en matière de lutte contre la corruption, souhaite Amos Durosier.
Le Madagascar, un pays dont l’indice de perception de la corruption était dans le temps très élevé, participera à ce colloque à titre de témoin, souligne le principal responsable de l’Ulcc qui croit que l’exemple de Madagascar doit servir de modèle à Haïti.
Une journée sera aussi consacrée à la thématique « Corruption et Pauvreté ». Selon Amos Durosier, on ne peut pas lutter contre la pauvreté dans un pays où la corruption bat son plein.
Aux termes de ces quatre jours de discussions, des stratégies seront définies pour servir de cadre institutionnel à la lutte contre ce fléau qu’est la corruption, indique Durosier qui espère voir les principales recommandations, issues de ce colloque, guider l’Ulcc dans sa démarche.
Durosier promet d’étendre cette activité sur le reste du pays pour permettre aux Haïtiens de la province de se prononcer sur les résultats de l’enquête sur la gouvernance et l’état de la corruption en Haïti. [do rc apr 16/08/2007 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6309

Haïti : 120 suspects appréhendés en 15 jours Renforcement apparent des dispositifs de sécurité

Jeudi 16 août 2007
P-au-P, 16 août 07 [AlterPresse] --- Environ 120 personnes ont été arrêtées durant les quinze premiers jours du mois d’août 2007 par les forces de sécurité, incluant la Police nationale d’Haïti (Pnh) et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), d’après des données compilées par l’agence en ligne AlterPresse.
Ces arrestations surviennent dans un contexte de renforcement apparent des dispositifs sécuritaires, avec une présence plus visible, quoique subtile, des forces onusiennes, notamment dans certains secteurs de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, relèvent des observateurs dans la capitale politique haïtienne.
44 suspects, dont trois étaient activement recherchés, ont été interceptés dans le cadre d’une opération policière menée cette semaine à Grand-Goâve, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale, souligne Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol), qui intervenait, ce jeudi 16 août, à la conférence hebdomadaire de la Minustah.
En début de semaine, un hélicoptère a été remarqué survolant l’espace aérien de Grand Goâve, tandis que des perquisitions de véhicules ont eu lieu au morne Tapion, non loin de cette ville, rapportent à AlterPresse des voyageurs.
Diverses autres arrestations ont été effectuées du 10 au 14 août 2007 à Port-au-Prince et dans certaines villes de province.
Durant la semaine allant du 1er au 7 août, 66 personnes ont été appréhendées, indique Fred Blaise, qui n’a pas toutefois précisé le lieu où ces individus ont été épinglés. Trois de ces prévenus sont impliqués dans l’enlèvement de personnes et cinq pour tentatives de lynchage.
En relation avec les opérations conjointes en cours, le chef de gang Roudy Kernizan, recherché lui aussi par la police, s’est finalement donné la mort au moment où il allait être capturé, confirme Fred Blaise.
Responsable de Lame Ti Manchèt (L’armée de petites machettes), Roudy Kernizan était accusé de participation dans des activités criminelles dans la zone de Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince).
Armes de guerre et munitions, télescopes, entre autres, ont été confisquées lors de cette opération suivie d’une perquisition à la résidence de Kernizan, selon le porte-parole de la Unpol.
Le porte-parole de la Unpol a, par ailleurs déploré l’assassinat, le 13 août 2007, du policier Féquière Espady, affecté à la Direction centrale de la police administrative.
Fred Blaise a aussi fait état de l’arrestation de Johnny Métellus, membre du gang de Bélony Pierre, qui semait la terreur, il y a quelques mois, à Cité Soleil, grande agglomération à la sortie nord de Port-au-Prince.
Outre ces arrestations, des armes de différents calibres ont été respectivement remises à Sauray (Port-au-Prince) et aux Gonaïves, à 171 kilomètres au nord de la capitale.
Blaise a profité de la conférence hebdomadaire de la Minustah pour appeler la population à mettre un terme à la pratique de lynchage de personnes soupçonnées d’implication dans des actions criminelles. Le porte-parole de la Unpol invite tout un chacun à faire appel à la police au lieu de se faire justice soi-même. [do rc apr 16/08/2007 15 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6308

De fortes précipitations menacent Haïti avec le passage imminent de l’ouragan Dean


Jeudi 16 août 2007
P-au-P, 16 août 07 [AlterPresse] --- De fortes précipitations, de forts vents et une mer très agitée pourraient accompagner, à partir du samedi 18 août 2007, le passage de l’ouragan Dean dans la péninsule Sud d’Haïti, prévient le Centre national de météorologie d’Haïti (Cnm), dans un bulletin daté du 16 août acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
« Pour cela, le Gouvernement de la république d’Haïti maintient ce jeudi 16 août 2007 la phase d’Alerte 1 du programme national de gestion des risques et désatres (Pngrrd) face aux menaces des conditions de tempête pour l’instant, c’est-à-dire de fortes précipitations avec risques d’inondations d’intensité Orange ou Modérée, de forts vents accompagnés de rafales, de grosse mer pour les départements du Sud-Est, du Sud, des Nippes et de la Grande Anse (Sud-Ouest), de l’Ouest et d’intensité Jaune ou Faible pour les départements du Centre, de l’Artibonite », précise le Cnm.
Dans l’après-midi du jeudi 16 août 2007, l’Ouragan Dean de catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson se rapproche de plus en plus de l’arc antillais.
De vendredi soir 17 août à dimanche soir 18 août 2007, les opérations de cabotage demeurent interdites sur toutes les côtes Sud du pays. [rc apr 16/08/2007 17 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6311

Haïti : Inquiétudes, suite à la disparition de l’activiste Lavalas Lovinsky Pierre Antoine

jeudi 16 août 2007
P-au-P, 16 août 07 [AlterPresse] --- Une délégation internationale des droits humains se déclare inquiète de la disparition, depuis le dimanche 12 ao6ut 2007, de l’activiste lavalas, Lovinsky Pierre Antoine, coordonnateur de la Fondation 30 Septembre.
Organisée sous la direction de Projet prioritaire haïtien et Fondation Mapou, cette délégation affirme travailler activement en vue de retrouver sain et sauf le responsable de la Fondation 30 Septembre, une organisation proche du mouvement Lavalas de Jean-Bertrand Aristide.
Lovinsky Pierre Antoine est porté disparu à Port-au-Prince dans la soirée du dimanche 12 août 2007. La voiture qu’il pilotait été retrouvée dans le quartier de Delmas 10 au nord de Port-au-Prince, selon les informations disponibles.
« Nous sommes profondément inquiets pour Lovinsky, parce que cela fait déjà 48 heures qu’on est sans nouvelles de lui. Nous encourageons le gouvernement haïtien, la Minustah et les organisations et institutions internationales d’offrir leur collaboration en vue d’assurer le retour sain et sauf de notre confrère », écrit la délégation dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.
Les membres de ladite délégation internationale des droits humains affirment ne pas arriver à localiser le responsable de la Fondation 30 Septembre.
« Nous lançons un appel pressant aux amis d’Haïti et à tous les supporteurs du peuple Haïtien pour qu’ils se mobilisent », indiquent les membres de cette délégation qui disent avoir déjà rencontré divers secteurs de la vie nationale, dont des officiels du gouvernement haïtien autour de la question.
« La délégation a déjà réussi, au début de ce mois, durant ses travaux de recherches, à négocier la libération de deux Haïtiens emprisonnés illégalement ; deux autres prisonniers du même tribunal, dans ce même contexte espèrent bientôt leur libération », informent les membres de ladite délégation dans cette note acheminée à AlterPresse.
Aux dires de cette délégation de droits humains, Lovinsky Pierre Antoine « fut pointé du doigt pour son travail de défense des droits humains ». Le coordonnateur de la Fondation 30 Septembre a déjà milité au sein de ladite délégation aux côtés de citoyens américains, canadiens, et haïtiens qui visitaient Haïti, selon les membres de cette délégation. [do rc apr 16/08/2007 10 :00]

Source
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6310
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Commentaire :
Ce fait, comme on doit s’y attendre fera la une de l’actualité et risque de reléguer en second plan des sujets que l’on croyait plus brûlant encore. Les commentaires s’adapteront aux couleurs des casaques de ceux qui voudront bien commenter ce fait.
Les responsables seront d’une diversité alléchante au gré des forces qui voudront bien tirer profit du malheur de cet individu, un être humain comme les milliers de citoyens haïtiens qui ont subi ces dernières années les conséquences de ce fléau sans précédent qui s’est abattu sur la société haïtienne après le départ de Jean Bertrand Aristide.
Aujourd’hui beaucoup pourront prétendre que pour une fois un ténor lavalas se retrouve de l’autre côté de la ligne de démarcation souvent légitimée et défendue par cette mouvance.
Pour nous il est plus qu’évident que l’issue de ce fait permettra d’avoir des explications claires et objectives dans un contexte différent que celui déclenché par le tohu bohu des voix venant de tout bord.
Nous pouvons cependant noter la participation véhémente des défenseurs des droits de l’homme qui ont mis un peu plus d’énergie pour dénoncer ce cas de kidnapping comparé à une attitude silencieuse et discrète face à d’autres cas les uns plus odieux que les autres qui ont secoué l’opinion publique
et les structures de base de la société haïtienne il y a quelques mois.
Affaire à suivre !

jeudi 16 août 2007

Place aux artisans

Des oeuvres de plus de cent cinquante artisans seront exposées à la première édition de « Artisanat en Fête » les 18 et 19 août 2007 au Parc Historique de la Canne à Sucre, à partir de 2h p.m. En marge de cet événement, quelques artisans souhaitent déjà la pérennité de cette foire.
Artisan et entrepreneur, 37 ans, Einstein Albert estime que « Artisanat en Fête » est une bonne décision. Il mérite, à son avis, d'être encouragé parce qu'il permet à un grand nombre d'artisans de sortir de l'ombre.M. Albert pense que le secteur de l'artisanat peut rapporter beaucoup de devises au pays. « Si ce secteur est développé, cela peut réduire la délinquance juvénile dans le pays. Je crois que l'Etat a beaucoup intérêt à intervenir dans ce secteur. Il pourra utiliser la main-d'oeuvre carcérale en vue de la réinsertion des détenus en passant par la formation dans le domaine de l'artisanat, par exemple », déclare le propriétaire de Einstein Albert Shop.

De son côté, Jocelin Josile, originaire de Cap-Haïtien, artisan et sculpteur, est le créateur de huit cent cinquante pièces. Il a déjà représenté Haïti au Chili.
M. Josile se réjouit de la tenue de « Artisanat en fête ». Il en profite pour solliciter l'encadrement de l'Etat. Il pense qu'en investissant dans l'artisanat, les autorités pourront réduire considérablement le chômage. Professionnel de la ferronnerie d'art, Serge Jolimeau pratique ce métier depuis son plus jeune âge. Il sollicite la participation de toutes les forces vives de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince à cette foire. « C'est une bonne initiative. Je profite de l'occasion pour remercier les organisateurs, en particulier Mme Martine Blanchard. Je vois qu'il y a encore des gens sérieux qui pensent à ce secteur », affirme l'artisan
Serge Jolimeau souhaite que cette foire soit organisée chaque année. « Je veux que cette initiative soit pérenne. J'encourage les parents à faire le déplacement avec leurs enfants, à venir découvrir ce pan de notre patrimoine. En outre, je crois qu'il faut encadrer les artisans et organiser des concours à leur intention », précise-t-il
Pour sa part, Jean-Wilbert Bruno se réjouit de la tenue de cette foire. « Artisanat en Fête » sera une occasion unique pour les artisans de faire montre de leur savoir-faire, de leur talent, de leur capacité de création et de leur vision artistique », a fait remarquer le sculpteur.« Je dois féliciter les organisateurs parce qu'ils ont eu l'idée géniale d'organiser cette activité pour permettre au grand public de découvrir des talents, des créateurs. Il faut que les artisans s'organisent. J'ai créé personnellement une association d'artisans ayant pour tâche de régler certaines questions liées au métier et à la survie des artisans ».

Originaire de Bainet, 39 ans, Jean-Baptiste Jean Joseph se dit heureux parce qu'il va participer à « Artisanat en Fête ». « Je suis content parce que je vais participer à cette grande fête de l'artisanat. C'est à féliciter. C'est la première fois que je participerai à une grande foire populaire. Je crois qu'une telle initiative doit être soutenue », avance -t-il l'air souriant.
Cette foire populaire mettra en relief les produits d'artisanat d'art et d'artisanat utilitaire. A cette occasion, les amants et amateurs d'art auront la possibilité de découvrir l'artisanat sous ses différentes formes : perles et paillettes, papier mâché, couture et broderie, fer découpé, corne et os, poterie, bois travaillé, pierre taillée, vannerie, orfèvrerie, fer forgé, céramique, sculpture sur bois. « Artisanat en fête » réunira dans un même espace plus de cent cinquante artisans venus en majorité du département de l'Ouest et du Sud-est du pays.


L'entrée est à 150 gourdes par jour et sera déductible sur le premier achat chez l'un des artisans en exposition. Les organisateurs de la foire L'IRPAH et Le Nouvelliste grâce au concours des sponcors comme la Digicel, le ministère des Affaires sociales, la Unibank, le Rhum Barbancourt, le ministère du Tourisme et des médias partenaires, prennent en charge les frais d'inscription, les frais d'installation et la nourriture des exposants pendant les deux jours que dure « Artisanat en Fête ».
« Nous voulons en minimisant au maximum les dépenses encourues par les artisans leur permettre de vendre au plus bas prix pour qu'un large public puisse avoir accès aux oeuvres », a insisté Max Chauvet, directeur du Nouvelliste.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47355&PubDate=2007-08-16



Ouanaminthe célèbre son bicentenaire


La ville de Ouanaminthe, située à 320 kilomètres au Nord-Est de Port-au-Prince, consacre une dizaine de jours (du 7 au 17 août 2007) à la célébration de son bicentenaire au rang de commune. Elle fait pourtant face à de nombreuses difficultés d'ordre infrastructurel. Les Ouanaminthais, qui vivent quasiment sans électricité depuis douze ans, et conscients du caractère particulier de leur cité, essaient tant bien que mal de cicatriser les blessures et de recevoir les nombreux visiteurs qui déferlent sur leur ville. Les principaux hôtels de la ville ont déjà affiché complet.

Un concert de Jakito, un bal de Djakout, un de Tropicana d'Haïti, un autre de Mass Konpa, ou du groupe local Full Konpa, des représentations théâtrales par-ci et par-là, des rencontres sportives entre la ville hôte et celles des environs, des activités culturelles de toutes sortes. Rien de grande envergure. Les pèlerins habituels qui viennent célébrer la Notre-Dame de l'Assomption se mêlent souvent aux commerçants de toutes catégories qui visitent la ville surtout les lundis et vendredis, jours de marché .

A Ouanaminthe, les séquelles des récentes catastrophes naturelles sont encore bien visibles. Même si le pont jeté sur la rivière Massacre a été réparé. Pratiquement, tout ou presque tout vient de la République dominicaine, les aliments, l'eau, les glaçons...

La vie commerciale reprend, et les Dominicains ont tout fait pour réparer le pont reliant la ville dominicaine de Dajabon à la ville haïtienne de Ouanaminthe. Ils ont tenté d'intervenir auprès du maire de la ville, mais les prérogatives constitutionnelles ont obligé le maire de les orienter vers les responsables du gouvernement. Les travaux de réparation proprement dits ont duré un peu plus d'une semaine après la tornade, d'après les informations fournies par le maire de la ville.

Dans le cadre de la réhabilitation de la route Cap- Ouanaminthe, les travaux de construction d'un nouveau pont vont bon train, a constaté Le Nouvelliste sur place.Rony Pierre, le maire de Ouanaminthe, élu le 3 décembre 2006 sous la bannière de la Fusion des Sociaux- démocrates haïtiens, comprend la nécessité de vivre avec ses voisins dominicains. Il déclare que l'Etat d'urgence devait être décrété à Ouanaminthe. Le premier citoyen Ouanaminthe indique qu'il n'a pas les moyens de faire face aux multiples besoins de sa ville. La mairie a de grandes difficultés pour curer les canaux d'écoulement des eaux usées et assainir la ville comme il se doit.
Devant l'ampleur des dégâts et la capacité de répondre immédiatement l'édile de Ouanaminthe ne peut s'empêcher d'établir quelques comparaisons. Il fait remarquer que le président Fernandez a déjà effectué trois visites à Dajabon après la tornade dévastatrice du 8 mai 2007 en dépit d'une aide d'urgence de 50 millions de pesos.

En tenant compte de sa population (80 000 habitants), de son commerce surtout avec la République voisine, Ouanaminthe est la plus importante ville du département du Nord-Est. Elle a été élevée au rang de commune en 1807.

Une cité commerciale, une commune frontalière, qui reçoit déjà beaucoup de visiteurs durant toute l'année, pourtant avec une capacité d'accueil très limitée.

Dieudonné Joachim

Interrogations sur les prix des produits de première nécessité


La ministre du commerce, Maguy Durcé, est en désaccord avec un grand nombre de marchand de la région métropolitaine en ce qui a trait aux prix des produits de première nécessité. Alors que la ministre, lors d’une rencontre avec les membres de la commission commerce de la chambre basse, avait fait état d’une baisse des prix des produits de première nécessité, des marchandes se plaignent de l’augmentation croissante de ces prix.

Selon Mme Durcé, entre janvier et juillet le sac de riz est passé de 1291 à 1172 gourdes (baisse de 118 gourdes), le sas de farine de blé est passé de 1083 à 857 gourdes (baisse de 228 gourdes), le sac de sucre est passé de 1241 à 1047 gourdes ( baisse de 193 gourdes) et la caisse de 50 kilos d’hareng saur est passé de 1490 à 1417 gourdes (baisse de 77 gourdes).

Tout en reconnaissant que ces légères baisses sont insuffisantes pour combattre la vie chère, Maguy Durcé croit que la baisse du taux de change a contribué à cette situation.

Toutefois les statistiques de la ministre du commerce sont rejetées par les marchandes qui font état d’une hausse constante des prix des produits de première nécessité.

Au marché de Delmas 32, des marchandes indiquent que le sac de riz est passé de 1100 à 1200 gourdes et précisent que le sac de sucre a connu une hausse de 75 gourdes.

Le gallon d’huile est passé de 135 à 185 gourdes et la marmite de beurre qui se vendait à 150 gourdes se vend aujourd’hui à 210 gourdes soulignent les marchandes.

Tout en réclamant une intervention urgente du gouvernement pour faire baisser les prix les marchandes expliquent que leur profit est faible. " Je ne gagne que 10 gourdes sur la grande marmite de pois", soutient l’une d’entre elles. un marchand explique que la petite marmite de riz sheila se vend à 40 gourdes ce qui dit-il équivaut au prix de la grande marmite il y a quelques mois.

Il n’y a que le hareng saur qui montre des points de similitudes entre les statistiques des marchandes et celles du ministère du commerce.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12938

Des fourmis dévastatrices envahissent Plaisance

Les habitants et les autorités de Plaisance (nord) lancent un cri d’alarme aux autorités en raison des effets dévastateurs d’une légion de fourmis sur les plantations et le bétail. Le maire de Plaisance, Jeanty Exalus, réclame une intervention urgente du gouvernement qui avait dépêché des techniciens dans la région il y a quelques mois.

Nous sommes dans l’attente d’une réponse du bureau du premier ministre indique t-il soulignant que le ministère de l’agriculture informe qu’un projet pour lutter contre ces fourmis coûtera 100 millions de gourdes ( 2 millions 800 mille dollars US).

Selon le maire, les fourmis qui sont presque omni présents ont causé la mort d’une nonagénaire en décembre 2006. " Je ne puis mettre ma nourriture sur ma table, pour dormir je dois asperger la chambre d’ insecticides", déclare M. Exalus tout en précisant que le centre ville et 6 des 8 sections communales sont envahis par les fourmis.

" Ces mystérieuses fourmis, qui tombent du ciel, ont entrepris de détruire les plantations et le bétail", indique le maire pour qui la présence des fourmis nuit à la vie sociale et aux activités économiques dans la région.

Selon Jeanty Exalus les fourmis qui ont investi la région en 2004, ont développé de nouvelles techniques leur permettant de traverser les rivières. " Après les averses les fourmis ne sont plus là et quelques jours plus tard, elles sortent de terre et reprennent leur travail de destruction ", explique t-il.

Pour le moment les habitants de Plaisance utilisent du Kérosène, des insecticides et des brasiers pour contenir les assauts des fourmis démoniaques. Le maire réclame une intervention urgente et souligne que les habitants veulent organiser des manifestation pour protester contre l’inaction du gouvernement.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12936

Haïti-R.dominicaine : L’exposition « Esclaves au Paradis » à Montréal en septembre 2007 Dans le cadre de la 3e édition du festival international du fi

Mercredi 15 août 2007
P-au-P, 15 août 07 [AlterPresse] --- L’exposition internationale « Esclaves au Paradis », qui traite de l’esclavage contemporain des Haïtiens dans les bateyes de la République Dominicaine, sera à Montréal du 19 au 23 septembre 2007, dans le cadre de la 3e édition du festival international du film haïtien de cette ville d’Amérique du Nord, informent les organisateurs du festival dans une note communiquée à l’agence en ligne AlterPresse.

Le vernissage de cette exposition, réalisée par la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, aura lieu le 18 septembre prochain. Il sera suivi, le 19 septembre, d’un colloque international intitulé « Sang, Sucre et Sueur » dans les locaux de Radio-Canada.

En 2007, le festival international du film haïtien de Montréal (FIFHM) entend accorder une place privilégiée aux films réalisés autour de la problématique des bateyes en République Dominicaine notamment, avec la programmation de 5 films.

Il s’agit de : Le Prix du Sucre, du réalisateur américain Bill Haney ; Les Enfants du Sucre, de la réalisatrice cubano-américaine Amy Serrano ; L’Empire du Sucre, du réalisateur canadien Brian McKenna ; Batey Zero, du réalisateur français Gérard Maximin et Sucre Noir, du réalisateur canadien Michel Régnier, précise la note parvenue à AlterPresse.

L’événement intitulé « festival international du film haïtien de Montréal » est organisé tous les ans par la fondation de l’actrice haïtienne Fabienne Colas, qui reçoit cette année le support de différentes institutions internationales et nationales au Canada.

A rappeler que l’administration politique en République dominicaine a tenté de contester les images diffusées, en mai 2007 à Paris, sur les conditions déplorables vécues par les Haïtiens en territoire voisin.

L’exposition internationale « Esclaves au Paradis », qui a remporté un succès sans précédent en France en mai dernier, vise à sensibiliser le grand public sur le trafic d’êtres humains et le maintien en esclavage des coupeurs de cannes à sucre dans les plantations dominicaines, rappellent les organisateurs du festival du film haïtien de Montréal.

Tout en encourageant un cinéma indépendant de qualité, le FIFHM cherche à favoriser une prise de conscience chez le grand public en abordant d’importants enjeux sociaux qui suscitent des débats.

La journaliste haïtienne Nancy Roc, résidant aujourd’hui à Montréal, sera la commissaire de l’exposition « Esclaves au Paradis » et coordonnatrice du colloque international « Sang, Sucre et Sueur ». [rc apr 15/08/2007 18 :30]






Accord bilatéral haïtiano-dominicain en matière de santé

La commission mixte est réactivée en vue de l’éradication de maladies fréquentes des deux côtés de la frontière

jeudi 16 août 2007,
Radio Kiskeya
Les ministres de la santé d’Haïti, Robert Auguste et de la République Dominicaine, Bautista Rojas Gòmez, ont paraphé mardi à Santo Domingo un accord de coopération visant la réactivation de la commission mixte bilatérale en vue de faire face aux problèmes sanitaires qui affectent les deux pays.

Selon la presse dominicaine, la convention prévoit notamment des efforts conjoints dans la lutte contre des maladies telles la malaria, la dengue, la tuberculose, la filariose et le Sida dans les régions frontalières haïtiennes et dominicaines.

"Il s’agit d’un accord binational qui concerne notamment l’éradication de la malaria et qui peut éventuellement bénéficier du soutien financier de la Fondation Gay et d’autres bailleurs", a déclaré le Dr Rojas Gòmez.

Pour sa part, le Dr Robert Auguste a souhaité que le travail des deux ministères permette de contrôler les maladies ciblées ainsi que la circulation des médicaments qui traversent la frontière à destination d’Haïti. Le ministre en a profité pour souligner que la malaria n’existe pas seulement en Haïti, mais constitue "un mal endémique sur l’île entière". Il explique, par conséquent, que des actions doivent être entreprises conjointement par les deux Etats.

S’exprimant également lors de la cérémonie de signature de l’accord, le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Thimothée, a indiqué que la mise en pratique des projets prévus en matière de santé représente un défi à relever pour Haïti et la république voisine.

La nouvelle convention, qui permet de réactiver la commission mixte bilatérale créée en 2002, jouit de l’appui des associations médicales haïtiennes et dominicaines.

Lors d’une rencontre avec la délégation haïtienne, le Collège des médecins dominicains (CMD) a mis l’accent sur la nécessité de combattre les maladies susmentionnées et de régulariser le commerce des médicaments entre les deux pays.

De son côté, la représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS/OMS) en République Dominicaine, Cristina Nogueira, a estimé que les discussions engagées entre Port-au-Prince et Santo Domingo donneront la possibilité d’affronter efficacement toutes les maladies identifiées.

Des épidémies frappent régulièrement les populations des villes situées à la frontière haïtiano-dominicaine longue d’environ 400 kilomètres. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3983

Dean devient le premier ouragan de la saison et pourrait menacer Haïti

Avis de tempête pour différentes îles des petites Antilles ; 7 départements d’Haïti potentiellement confrontés à des risques d’inondations dès samedi

jeudi 16 août 2007,

Radio Kiskeya
Le premier ouragan de la saison cyclonique 2007, baptisé Dean, s’est formé jeudi matin dans l’Océan Atlantique et pourrait toucher les côtes d’Haïti le week-end prochain, selon les prévisions du Centre national des ouragans (NHC) basé en Floride relayées par le Miami Herald.

Passant à la catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson qui en compte 5, Dean, dont les vents atteignaient au minimum les 120 km/h, dépasse désormais le stade de tempête tropicale.

Différentes îles de la Caraïbe étaient placées jeudi en état d’alerte face à l’arrivée imminente de l’ouragan. Un avis de tempête a été émis pour la Dominique, Sainte-Lucie, la Martinique, la Guadeloupe, Saba et Sainte-Eustache. Les habitants de Saint Martin, Saint Vincent et de la Barbade se préparaient également à vivre des moments difficiles au cours des prochaines 24 heures.

Les prévisionnistes américains affirment qu’entre le week-end et le début de la semaine prochaine, Dean pourrait continuer à progresser dans la direction ouest ou ouest/nord-ouest et mettre en danger successivement la République Dominicaine, Haïti, la Jamaïque, Cuba et la péninsule mexicaine du Yucatàn.

En Haïti, le Centre national de météorologie (CNM) suit attentivement l’évolution du système. Même s’il ne dispose pas pour l’instant de précisions sur la trajectoire future de Dean, le CNM, une branche de la protection civile, appelle la population à s’informer régulièrement et à mettre en application, le cas échéant, les consignes de sécurité.

Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres (SPGRD) a, dans un bulletin spécial, publié au nom du gouvernement déclenché la phase 1 de l’alerte cyclonique. Il indique que les côtes méridionales du pays pourraient être balayées dès samedi par des pluies battantes et des vents violents. Les départements du Sud, du Sud-Est, de la Grand’Anse, des Nippes (sud-ouest), de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite (nord) sont potentiellement menacés d’inondations.

Toutes les opérations de cabotage seront interdites samedi et dimanche dans la presqu’île du sud.

L’ouragan devrait se renforcer et passer à la catégorie 2 avant d’atteindre vendredi les petites Antilles.

Jack Beven, spécialiste des cyclones au NHC, a demandé aux communautés concernées "d’accélérer les préparatifs en vue de protéger les vies et les biens de façon optimale". Les pluies accompagnant Dean pourraient "causer d’importantes inondations et des glissements de terrain", a averti le météorologiste américain.

En raison de la dégradation très avancée de son système écologique, Haïti qui se trouve au milieu de la "ceinture des ouragans" redoute particulièrement les effets associés aux cyclones.

L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a prévu qu’entre sept et neuf tempêtes tropicales pourraient se transformer en cyclone cette saison dans l’Atlantique dont trois à cinq ouragans majeurs au moins de catégorie 3.

La saison cyclonique s’étend du 1er juin au 30 novembre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3988

mercredi 15 août 2007

Publication des résultats d’une enquête sur l’utilisation et la prévalence de la consommation de la drogue en milieu scolaire haïtien, en 2005

En présence du responsable anti-drogue de l’OEA
mercredi 15 août 2007,

Radio Kiskeya
Une enquête réalisée en 2005 par la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD), avec le concours de la Commission Interaméricaine contre l’Abus des Drogues (CICAD) de l’Organisation des Etats-Américains (OEA), sur la consommation de drogue par des élèves haïtiens du niveau secondaire, révèle que 54% de ces derniers consomment de l’alcool, 11% font usage du tabac, 30% se servent de tranquillisants et 11% consomment des substances illicites, dont 2% de marijuana.

L’étude constate que les garçons consomment les substances en question beaucoup plus que les filles.

L’enquête est basée sur un échantillon de 10638 élèves âgés de 11 à 25 ans. Cette enquête traite également de la perception et du niveau d’information et de connaissance des jeunes sur la drogue, les raisons qui les poussent à en consommer et les éventuelles conséquences de ces substances sur leur comportement. 45% de l’échantillon considéré n’est pas au courant des conséquences de la drogue.

Les résultats de l’enquête ont été publiés mardi à Port-au-Prince en présence du secrétaire exécutif de la Commission Interaméricaine contre l’Abus des Drogues (CICAD) de l’Organisation des Etats-Américains (OEA). Réagissant à ces résultats, M. James F. Mack a estimé que la façon dont les médicaments sont vendus dans le pays constitue un facteur important dans la plupart des problèmes constatés. Des dispositions drastiques s’imposent à ce sujet, ajoute-t-il, rendant du même coup hommage au Ministère de la Santé publique et de la Population pour les efforts déployés dans le domaine.

Intervenant à son tour, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, a promis de prendre en considération les principales recommandations formulées dans le rapport. Il en a profité pour remercier la CICAD pour sa contribution dans la prévention et la formation concernant le fléau de la drogue.

La CICAD organisait justement mardi à Port-au-Prince un séminaire de formation à l’intention des membres et responsables de différents organismes impliqués dans la lutte contre la drogue, dont la CONALD et le Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

En marge de ce séminaire, le ministre de la justice, Me René Magloire, a déclaré que les instructions ont été passées afin que soient appréhendés tous les trafiquants de drogue et leurs complices qui sont parvenus à transformer Haïti en zone de transit de la drogue à destination d’autres pays.

Le secrétaire exécutif de la Commission Interaméricaine contre l’Abus des Drogues de l’OEA, James F. Mack, préconise pour sa part que, autant que les trafiquants, les auteurs d’actes de violence liés au trafic de la drogue, soient pourchassés.

Le responsable de la Commission anti-drogue de l’Organisation des Etats Américains (OEA), James F.Mack, était en visite officielle dans le pays depuis dimanche dernier. Il avait pour mission d’évaluer les progrès accomplis en Haïti dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants et de diriger un atelier autour du Mécanisme d’Evaluation Multilatérale (MEM) qui sert au contrôle des stupéfiants dans tous les pays de l’hémisphère. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3986

SELECTION HAITIENNE DE FOOTBALL DES MOINS DE 17 ANS- HAITI U17- HAITI SUB-17

Profil des 21 jeunes mondialistes haïtiens présents en Corée du Sud
L’équipe nationale se prépare à entrer en lice dimanche face au Japon
mercredi 15 août 2007,
Radio Kiskeya
Composition définitive de la sélection haïtienne qui dispute à partir de dimanche la 12e édition de la Coupe du monde de football des moins de 17 ans qu’accueille la Corée du Sud du 18 août au 9 septembre.

Nom : Dorleans
Prénom : Shelson
Date de naissance : 15 octobre 1990
Poste : Gardien
Club : AS Mirebalais (Haïti, Div.1)
Taille : 1,82m
Poids : 64kg
Dossard : 1
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Nom : Morse
Prénom : William
Date de naissance : 18 décembre 1990
Poste : Gardien
Club : Union School (Haïti)
Taille : 1,83m
Poids : 72kg
Dossard : 21
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Nom : Latortue
Prénom : Ludovic
Date de naissance : 1er juillet 1990
Poste : Gardien
Club : Violette Athletic Club (Div.1, Haïti)
Taille : 1,78m
Poids : 70kg
Dossard : 20
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Nom : Jérôme
Prénom : Mechack
Date de naissance : 21 avril 1990
Poste : Défenseur
Club : Triomphe de Liancourt (Div.2, Haïti)
Taille : 1,75m
Poids : 72kg
Dossard : 2
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Nom : Ismaël
Prénom : Grégory
Date de naissance : 9 mai 1991
Poste : Défenseur
Club : Roulado de La Gonâve (Div.1, Haïti)
Taille : 1,79m
Poids : 68kg
Dossard : 3
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Desrivières
Prénom : Peterson
Date de naissance : 19 octobre 1990
Poste : Défenseur
Club : AS Mirebalais (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 65kg
Dossard : 4
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Nom : Narcisse
Prénom : Jeff
Date de naissance : 3 mars 1991
Poste : Défenseur
Club : Violette Athletic Club (Div.1, Haïti)
Taille : 1,79m
Poids : 59kg
Dossard : 5
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Nom : Jean-Jacques
Prénom : Bitielo
Date de naissance : 28 décembre 1990
Poste : Défenseur
Club : Victory de Jacmel (Div.1, Haïti)
Taille : 1,69m
Poids : 65kg
Dossard : 6
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Nom : Pérou
Prénom : Nicolas
Date de naissance : 24 avril 1990
Poste : Défenseur
Club : Alencon (Div. Ntle, France)
Taille : 1,71m
Poids : 66kg
Dossard : 16
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Nom : Joseph
Prénom : Géraldy
Date de naissance : 29 mai 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Valencia de Léogâne (Div.2, Haïti)
Taille : 1,71m
Poids : 59kg
Dossard : 9
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Nom : Saint-Cyr
Prénom : Widner
Date de naissance : 18 novembre 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Victory de Jacmel (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 60 kg
Dossard : 8
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Nom : Charles

Prénom : Herold Junior
Date de naissance : 23 juillet 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Tempête de St-Marc (Div.1, Haïti)
Taille : 1,71m
Poids : 60kg
Dossard : 10
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Nom : Normil
Prénom : Valdo
Date de maissance : 19 décembre 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : AS Grand-Goâve (Div.1, Haïti)
Taille : 1,71m
Poids : 65kg
Dossard : 11
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Joseph
Prénom : Peterson
Date de naissance : 24 avril 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Aigle Noir (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 64kg
Dossard : 14
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Nom : Joseph
Prénom : Guemsly
Date de naissance : 3 janvier 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1, Haïti)
Taille : 1,83m
Poids : 63kg
Dossard : 17
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Nom : Attié
Prénom : Yann
Date de naissance : 8 janvier 1991
Poste : Milieu de terrain
Club : Violette Athletic Club
Taille : 1,77m
Poids : 60kg
Dossard : 19
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Nom : Sylvain
Prénom : Gilberto
Date de naissance : 17 août 1990
Poste : Attaquant
Club : Victory de Jacmel (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 70kg
Dossard : 12
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Charles
Prénom : Hérode
Date de naissance : 12 septembre 1990
Poste : Attaquant
Club : Rangers de Miragoâne (Div.2, Haïti)
Taille : 1,65m
Poids : 56kg
Dossard : 13
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Nom : Saint-Louis
Prénom : Wiselet
Date de naissance : 10 septembre 1992
Poste : Attaquant
Club : AS Mirebalais (Div.1, Haïti)
Taille : 1,65m
Poids : 56kg
Dossard : 15
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Nom : Luxama
Prénom : Mark
Date de naissance : 23 mai 1991
Poste : Attaquant
Club : BK. Knights (USA)
Taille : 1,64m
Poids : 55kg
Dossard : 18
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Nom : Vorbe
Prénom : Fabien
Date de naissance : 3 janvier 1990
Poste : Attaquant
Club : Violette Athletic Club (Div.1, Haïti)
Taille : 1,81m
Poids : 75kg
Dossard : 7
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Entraîneur principal : Jean-Yves Philogène Labaze de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince).

N.B Le onze national fera son entrée dans le groupe D contre le Japon dimanche à 5h00 du matin heure d’Haïti (10h00 GMT et 19h00 en Corée). L’équipe sera par la suite opposée à la France et au Nigéria. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3987

Le dirigeant Lavalas Lovinsky Pierre-Antoine porté disparu, selon ses proches

Coordonnateur de la Fondation 30 septembre et candidat potentiel de Fanmi Lavalas au Sénat, il aurait été victime d’un enlèvement en regagnant sa résidence dimanche soir
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

Le coordonnateur de la Fondation 30 septembre et membre actif de Fanmi Lavalas, Lovinsky Pierre-Antoine, est porté disparu depuis dimanche soir à Port-au-Prince, ont annoncé mardi des représentants de la fondation et de la formation politique de Jean-Bertrand Aristide interrogés par Radio Kiskeya.
M. Piere-Antoine avait eu une dernière conversation téléphonique avec une de ses proches dimanche soir vers 11 heures (23 heures locales). Depuis, tous les appels destinés à ses trois téléphones cellulaires sont restés sans réponse.
A peine rentré des Côtes-de-Fer (sud-est), il aurait été intercepté par des ravisseurs pendant qu’il regagnait son domicile à Delmas 31 (nord de la capitale) après avoir raccompagné des gens dans le quartier voisin de Delmas 33.
Néanmoins, aucune demande de rançon n’était formulée jusqu’à mardi matin. 24 heures auparavant, la police avait retrouvé à Delmas 10 le véhicule que pilotait Lovinsky Pierre-Antoine.
Selon Gilbert Elméus de la Fondation 30 septembre, le coordonnateur de l’organisation a été désigné parmi les candidats de Fanmi Lavalas aux prochaines sénatoriales partielles prévues à la fin de l’année.
Farouche adversaire de l’ancien gouvernement de transition (2004-2006), Lovinsky Pierre-Antoine est totalement acquis à la cause d’Aristide et s’est résolument aligné sur son parti longtemps opposé au démantèlement des gangs qui sévissaient dans les quartiers populaires. De nombreux chefs de bandes de Cité Soleil et d’autres secteurs de la capitale, dont certains partisans déclarés de l’ex-Président, ont été arrêtés pour leur implication présumée dans des meurtres, kidnappings et viols en série.
Malgré une nette régression du phénomène sous la pression conjuguée de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), plusieurs cas d’enlèvement ont été enregistrés ces derniers jours à Port-au-Prince. spp/RK
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3979

Lettre responsive du Président René Préval au ministre démissionnaire de la culture, Daniel Elie

Dans un langage plein d’amitié et de considération, le chef de l’Etat accepte la démission de l’intéressé et lui promet la publication prochaine de l’audit sollicitée sur sa gestion remise en cause par les Députés ; correspondance directe entre Préval et Elie sans aucune référence au chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

Port-au-Prince, le 13 août 2007
Monsieur Daniel Elie Ministre de la culture et de la communication En ses bureaux
Monsieur le Ministre, mon cher Daniel,
J’accuse réception de votre lettre de démission suite au vote de censure du 31 juillet dernier de la Chambre des Députés.
Le Premier Ministre et moi avions fait appel à vous pour votre intégrité, votre compétence, votre patriotisme et votre désintéressement, attributs essentiels aujourd’hui à la conduite des affaires de l’Etat. Nous avons eu beaucoup de mal à vous convaincre de rejoindre l’équipe gouvernementale. Vous ne vous êtes finalement laissé persuader que par le sentiment de répondre à un appel du devoir, celui de servir votre pays.
Je vous félicite pour votre sérénité dans cette douloureuse épreuve. Les enquêtes que vous avez demandées sur votre gestion comme Ministre de la culture et de la communication sont en cours. Les résultats seront rendus publics sous peu, comme vous l’avez demandé. Alors, chacun sera édifié sur les accusations portées contre vous. Merci de réclamer la vérité dans la transparence. Cette initiative vous honore. Elle est votre contribution à la lutte contre la corruption que je suis déterminé à combattre sous toutes ses formes, dans tous les compartiments de l’appareil d’Etat, implacablement mais en toute rigueur et justice.
Monsieur le Ministre, mon cher Daniel,
Depuis 1986, c’est la première fois que notre pays jouit d’une relative stabilité politique. Elle est fragile et doit être renforcée à tout prix. c’est pourquoi je vais poursuivre le dialogue avec les forces politiques pour que votre demande de retrait de l’équipe gouvernementale soit traitée dans le même esprit d’ouverture et de concertation qui avait prévalu à la formation du Gouvernement. En attendant, je vous demande de continuer à liquider les affaires courantes du Ministère de la culture et de la communication.
En vous renouvelant mes remerciements pour votre dévouement au service de la patrie, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, mon cher Daniel, à l’assurance de ma haute considération.
René Préval Président de la République
N. B Le ministre Daniel Elie, éjecté le 31 juillet dernier par un vote massif de la Chambre basse, restera en fonction pour liquider les affaires courantes jusqu’à la désignation de son successeur, conformément aux dispositions de la constitution.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3981

Prêt de 10 millions de dollars de la BID à Haïti

Première tranche d’un montant de 25 millions de dollars alloué à la réforme financière
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a décaissé lundi un montant de 10 millions de dollars destiné au renforcement du système financier dans le cadre du programme d’appui à la réforme du secteur financier, a annoncé le ministère de l’économie et des finances dans un communiqué.
Cette enveloppe représente la première tranche d’un prêt global de 25 millions de dollars qui doit permettre la consolidation des réformes entreprises dans le secteur financier. Les différents volets de ce programme sont la recapitalisation de la Banque centrale, le renforcement de la supervision bancaire et du contrôle des coopératives d’épargne et de crédit ainsi que le renforcement du système de comptabilité et d’audit de la BRH.
Le ministère des finances indique par ailleurs que la BID accordera à Haïti un don de 12,5 millions de dollars début septembre. Il sera consacré au programme de renforcement de la gestion des finances publiques.
La Banque Interaméricaine de Développement fait partie des institutions multilatérales ayant débloqué le plus de fonds en faveur d’Haïti au cours des trois dernières années. Cependant, les complications liées aux procédures de décaissement et l’inefficience de l’appareil d’Etat rendent chaque fois presqu’insignifiante la réalisation de la plupart des projets annoncés. spp/RK
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3982

Haïti-R.dominicaine/Santé : Engagement de médecins haïtiens et dominicains pour des actions concrètes

mardi 14 août 2007
P-au-P, 14 août 07 [AlterPresse] --- Des professionnels de la santé haïtiens et dominicains se sont engagés, le lundi 13 août 2007, à entreprendre des actions conjointes contre la contrebande de médicaments falsifiés au niveau de l’Île, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
L’engagement pris par le Collège médical dominicain (Cmd) et l’Association médicale haïtienne (Amh) vise également des actions contre le Vih/Sida, la tuberculose, la malaria la filariose et la drogue.
Exprimant leur satisfaction des différents points analysés durant cette rencontre, le président du Collège médical dominicain et son homologue haïtien annoncent l’élaboration d’un document officiel, dans lequel ils définiront le travail à développer durant les prochaines années au niveau des deux nations qui partagent l’île.
Le docteur Robert Auguste, ministre haïtien de la santé publique, indique que le problème de la malaria n’est pas exclusif à Haïti, mais un mal endémique pour les deux nations. C’est pourquoi, dit -il, les actions doivent être entreprises de manière conjointe par les deux États.
Dans le cadre d’un examen des principaux problèmes sanitaires qui affectent l’île, le docteur Robert Auguste a fait ces déclarations à l’occasion d’une « rencontre médicale binationale des représentants de programmes de santé » déroulée à l’hôtel Lina en République Dominicaine, rapporte la presse dominicaine.
Cette rencontre permettra aux deux pays d’élaborer des politiques communes pour faire face à ces maladies, indique la représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé en République Dominicaine, Cristina Nogueira.
Durant cette rencontre binationale, médecins haïtiens et dominicains se sont engagés `a œuvrer en commun pour faire face à l’insuffisance des soins de santé dans les deux pays.
« Notre préoccupation est de voir comment nous pourrions résoudre ces problèmes, comment nous pouvons faire le suivi au niveau des deux pays. Parce qu’il y a une action concrète qui doit être faite entre les deux pays », a déclaré un médecin dominicain lors de la présentation du protocole d’accord signé en la circonstance.
Dans l’intervalle, des informations officielles font état de l’existence d’un laboratoire bidon à Elias Piña (ville frontalière avec Belladère) qui fabriquerait de faux médicaments à écouler sur le marché haïtien.
« Un laboratoire dominicain situé à Elias Piña produit des médicaments de mauvaise qualité pour le marché haïtien », a souligné la semaine dernière le docteur Gabriel Thimothé, directeur général du Mspp.
Pourtant, une équipe de la direction départementale sanitaire du Centre, ayant mené une enquête de terrain durant deux semaines, n’a pas pu découvrir ce laboratoire clandestin, a reconnu l’officiel du gouvernement haïtien.
Face à ce dossier de médicaments falsifiés, les participants à la rencontre du lundi 13 août 2007 estiment nécessaire, pour les autorités sanitaires des deux pays, de développer des partenariats avec d’autres organismes comme les directions de douane, le Cmd, l’Amh, les pharmacies légalement reconnues ainsi que d’autres acteurs clés pour lutter contre ce fléau.
Selon une décision du ministère haïtien de la santé publique et de la population, seulement 42 agences de produits pharmaceutiques sont autorisées à fonctionner dans le pays. 36% des agences locales ne respectent pas le circuit formel de dédouanement, tandis que 14 sur 39 respectent les règles du jeu, rapporte le quotidien haïtien Le Nouvelliste.
En 2007, au moins trois femmes enceintes sont décédées dans des centres hospitaliers haïtiens après avoir pris des médicaments contrefaits.
Ces incidents tragiques n’ont pas laissé indifférentes les autorités sanitaires qui ont procédé à la fermeture de plusieurs pharmacies illégales. Des dispositions ont également été adoptées contre les vendeurs ambulants de médicaments. [do rc apr 14/08/2007 11 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6300

Des milliers d’haïtiens commémorent la fête Notre Dame

Des milliers d’haïtiens commémorent ce mercredi la fête Notre Dame par des festivités culturelles et des cérémonies religieuses. Les rues du Cap-Haïtien, des Cayes, de Petit-Goave et de Ouanminthe sont en effervescence en raison de l’arrivée de milliers de visiteurs de Port-au-Prince et de la diaspora.

Au Cap-Haïtien les autorités locales avaient pris toutes les dispositions pour favoriser le bon déroulement de la fête. La cathédrale a été repeinte et les maisons se trouvant dans son voisinage ont retrouvé leur éclat. Depuis lundi dernier des groupes musicaux assurent l’animation musicale sur la place qui accueille également des artisans venus présenter leurs produits.

La dixième édition du festival culturel du Nord coïncidera avec les activités de la fête Notre Dame. Plusieurs groupes musicaux prennent part a ce festival qui accueillera des milliers de participants.

C’est l’occasion rêvée pour certains de faire fonctionner leur négoces. En plein cœur de la ville des studios de beauté ambulants ont été remarqués alors que l’on s’affaire à préparer la fête.

Aux Cayes, activités religieuses riment avec activités culturelles également. Les habitants de cette ville fondée en 1503 sont prêts et disposés à fêter la Notre Dame et à prendre part au festival de Gelée. Des milliers de touristes sont remarqués dans les rues de la ville des Cayes à l’occasion de cette grande fête.

A Petit Goave et a Ouanaminthe des activités sont organisées par les élus locaux dans le cadre de la fête Notre Dame.

La fête Notre Dame de l’Assomption ou Maman Marie coïncide avec la commémoration de la première réunion de soulèvement des esclaves dans la zone de Bois Caiman. Des cérémonies du culte vodou ont été organisées ces dernières années sur un site considéré comme le lieu de la cérémonie de Boukman.

Ces dernières années, des groupes de chrétiens des cultes reformés ont implanté une église dans la région ce qui avait occasionné des heurts.
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12935

Un collectif des maires pour mieux affronter les problèmes

Les 8 maires de la région métropolitaine se sont regroupés en collectif en vue de mieux coordonner les activités des différentes administrations communales. Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, est le président de ce collectif alors que les autres maires de Delmas, Pétion ville, Carrefour, Tabarre, Cité Soleil et Croix-des-Bouquetss occupent chacun un poste au sein du comite.

Jean Yves Jason soutient que le collectif des maires permettra aux administrations communales d’être plus efficace, notamment en ce qui a trait aux procédures de passation de marchés. Le collectif nous permet d’aborder les problèmes dans leur globalité dit-il tout en expliquant que de nombreux problèmes doivent être solutionnés conjointement par les municipalités limitrophes.

L’un des premiers projets du collectif est l’installation d’une usine de déchets dans la région de Croix-des-Bouquets. Selon M. Jason un expert américain se trouve actuellement en Haïti afin d’évaluer la faisabilité du projet.

La collecte et l’entreposage des déchets et résidus solides constituent des problèmes sérieux pour les mairies de la région métropolitaine.

Par ailleurs, le maire Jason révèle qu’un expert de la mairie de Montréal séjourne actuellement dans le pays afin de préparer le dossier qui doit permettre le jumelage entre Port-au-Prince et Montréal. Le technicien laissera le pays à la fin du mois et nous espérons que l’accord de jumelage pourra être signé en novembre lors de la rencontre annuelle de l’Association des Maires Francophones.

Le maire de Port-au-Prince annonce également que des recherches sont effectuées visant à trouver un financement pour la réalisation d’un projet d’adressage de la capitale. Il espère que l’Association des Maires Francophones pourra contribuer à l’implémentation du projet.
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12933