Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 1 août 2007
Le moment d'investir dans l'éducation
La problématique du système éducatif haïtien a fait l'objet de grands débats hier lundi à l'Hôtel Montana. En partenariat avec la Fondation canadienne pour les Amériques (FOCAL) et l'Inter-American Dialogue (IAD), des représentants du secteur privé des affaires, notamment les tenants de la Fondation UNIBANK, du consortium pour l'éducation, du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, ont discuté pendant plus de trois heures des contraintes liées au bon fonctionnement du système éducatif haïtien. Les discussions ont surtout porté sur le besoin pressant et fondamental d'investir dans l'éducation. C'est d'ailleurs la raison principale qui explique la présence des organismes internationaux FOCAL et IAD, à ce symposium, la troisième rencontre du genre depuis février 2007 à Atlanta aux Etats-Unis.
Là-bas, des bailleurs de fonds internationaux, des membres du secteur privé des affaires avaient plaidé en faveur de l'amélioration de l'éducation comme priorité et objectif commun pour tous les secteurs de la vie nationale. Pour asseoir ce projet combien ambitieux, on a donc confié à la Fondation UNIBANk la noble tâche de prendre le leadership de cette initiative citoyenne. Et c'est sous les hospices de cette institution que les tenants de ce partenariat ont à nouveau remis sur le tapis l'intérêt et la nécessité d'ouvrir le secteur éducatif aux investisseurs nationaux et internationaux.
En effet, en terme de code d'investissement, le secteur éducatif haïtien est souvent traité en parent pauvre. La priorité est accordée à d'autres secteurs de la vie économique, selon M. Carl Braun, de la Fondation UNIBANk « Il y a un code d'investissement dans d'autres secteurs de la vie nationale, tels le tourisme et l'industrie d'assemblage ; mais il n'y a pratiquement rien d'incitatif à l'investissement dans le secteur éducatif », souligne M. Braun. Malgré les efforts de certains organismes dans le secteur, notamment du Consortium pour l'éducation, cela n'empêche que le système est confronté à des obstacles structurels majeurs.
Le Consortium pour l'éducation qui réunit une douzaine d'associations évoluant dans le secteur de l'éducation, représente près de 93 % de l'effectif des écoles privées et 80 % des élèves du privé. Cette instance ne peut grand-chose pour améliorer les conditions de fonctionnement de certaines écoles. « Les écoles fonctionnent avec leurs faibles moyens. Jusqu'à présent, nous avons des difficultés pour accompagner, comme nous le souhaitons, les écoles haïtiennes », a répondu sèchement Marc Anthony Alix, responsable du consortium pour l'éducation, à un des participants.
Le secteur privé des affaires qui, depuis la rencontre d'Atlanta, se donne pour mission de contribuer au renforcement du système éducatif haïtien, offre son appui au consortium en vue de renforcer le travail qu'effectue cette instance dans le secteur. Pour ce faire, ils ont confié le leadership de ce partenariat à la fondation UNIBANk
Pourquoi ce partenariat ?
Le dialogue entre le privé et le public a donc pour objectif de porter l'Etat haïtien et les bailleurs de fonds internationaux à jeter un regard favorable sur le secteur éducatif haïtien qui fait face à de grandes difficultés. A ce niveau, un projet de loi, portant création de l'Office national du Partenariat (ONAP), a été soumis au Parlement haïtien.
Ce projet de loi n'a, jusqu'à présent, été scellé par le Pouvoir législatif.
Ce blocage, mal vu par la majorité des participants, serait dû, selon le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Gabriel Bien-Aimé, à la réticence des sénateurs, perplexes quant au contenu de ce projet. Ils ont peur que ce partenariat ne profite plutôt au secteur privé. « Au Sénat, on a hésité de voter ce projet de loi, de peur que le MENFP ne soit réduit à sa plus simple expression », a-t-il dit.
Interrogé sur une éventuelle possibilité que les parlementaires changent leur fusil d'épaule, le ministre Bien-Aimé n'a pas trop de certitude que le Sénat va voter ce projet de loi dans les prochains jours. « Au moins sept rencontres ont déjà eu lieu au Parlement, mais jusqu'ici, il y a un blocage. Pour le présent moment, il n'y a aucune certitude quant au vote de ce projet de loi ».
Le ministre Bien-Aimé a toutefois félicité l'initiative du dialogue privé et public en faveur de l'éducation. Il propose, à défaut du vote des parlementaires, un conseil qui jouait le rôle de l'ONAP en attendant l'acceptation de ce projet. « Il faut être inventif pour rendre ce partenariat opérationnel », s'exclame-t-il d'un ton soutenu à l'assistance.
La rencontre entre les secteurs privé et public a constitué aussi un espace de propositions visant à faciliter l'accès à l'éducation et l'amélioration du système éducatif. Certains participants ont ainsi mis l'accent sur la nécessité d'accorder une attention spéciale aux enseignants, les premiers dépositaires du pain de l'instruction aux élèves. D'autres ont évoqué l'urgence d'un Plan national d'éducation pour renforcer le système éducatif haïtien, de renforcer le dialogue privé-privé et d'encourager le partenariat public-privé en vue de soutenir l'éducation en Haïti.
Après cette rencontre, une importante conférence devra se tenir en janvier prochain à Port-au-Prince entre les différents acteurs de cette initiative, notamment le consortium pour l'éducation, le secteur privé des affaires et les bailleurs de fonds internationaux.
Les membres de ce partenariat présenteront aux investisseurs étrangers leurs axes prioritaires en terme d'investissement dans le secteur éducatif. Ils soumettront également leurs attentes au gouvernement haïtien.
Entre-temps, d'autres débats entre le secteur privé et le consortium en vue de trouver une stratégie commune pour relancer le secteur de l'éducation, se tiendront fréquemment à Port-au-Prince, selon les responsables.
En attendant que le Parlement haïtien approuve le projet de loi proposé par les membres de cette initiative citoyenne, les participants se disent déterminés à aller jusqu'au bout de leur objectif commun : l'accès et l'amélioration de la qualité de l'éducation en Haïti. Une détermination qu'applaudit vivement l'ancien Premier ministre du Canada, Joe Clark qui est venu supporter l'initiative haitienne. " Je vous remercie de votre motivation et votre détermination à investir dans le secteur'', s'exclame-t-il satisfait.
Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46831&PubDate=2007-07-31
Daniel Elie éjecté du gouvernement
Seulement cinq députés ont tenté désespérément de sauver le fauteuil de Daniel Elie, le ministre de la Culture et de la Communication accusé « d'interpréter la loi des finances selon sa vision personnelle ». 68 voix pour, 5 contre, les députés ont infligé une motion de censure à l'architecte qui a la triste particularité d'être le deuxième ministre renvoyé par le Parlement depuis l'entrée en vigueur de la Constitution de 1987. Avant lui, Leslie Gauthier, ex-ministre du Commerce et de l'Industrie sous l'administration Aristide/Neptune, avait subi le même sort.
Ses yeux cachés derrière des lunettes noires, Daniel Elie ne paraissait guère inquiété à son entrée à la Chambre des députés. Escorté de quelques membres de son cabinet, il se mettait de toute oreille à l'écoute du député Faustin Poly, qui présentait les dix chefs d'accusations retenus contre lui. « Le ministre a dépensé de façon opaque les fonds alloués au carnaval 2007. En plus, il a refusé de fournir le moindre détail aux parlementaires qui ont pourtant l'obligation de contrôler les actions du gouvernement », s'offusque le parlementaire sous un tonnerre d'applaudissements des censeurs de Daniel Elie. « Le ministre a également pris sur lui-même de dépenser quelque 30 millions de gourdes pour la fête du drapeau en dehors du budget », a poursuivi Faustin Poly dans son violent réquisitoire qui a occasionné des remous au sein de l'assemblée. C'est là encore, dit-il, une légèreté qui confine au détournement de fonds et à l'arbitraire. Le porte-parole des contestataires du ministre s'insurge, entre autres, contre la présence de Magali Comeau Denis, l'ex-ministre de la Culture du gouvernement de transition dans le cabinet particulier de Daniel Elie. « Quelles accointances ou complicités peuvent expliquer cette embauche ou cette promiscuité pour le moins insolite », se demande avec angoisse le parlementaire. Son violent réquisitoire a mis en lumière ce qu'il appelle le népotisme, le clientélisme, l'immobilisme et les abus de pouvoir du ministre Elie.
D'un ton calme, Daniel Elie a pris tout son temps pour expliquer le rôle et la fonction du ministère qu'il dirige depuis plus d'un an. Il a aussi dressé un bilan exhaustif de toutes ses réalisations avant de répliquer aux assertions des parlementaires. « Le pays souffre d'une carence de cadres. Magali Comeau Denis est un ancien ministre, un cadre de haut niveau qui s'est montré utile », s'est défendu le ministre Daniel Elie, sans pour autant convaincre ses opposants chauffés à blanc.
« Je suis triste et content. On n'a pas toujours de quorum à la Chambre des députés pour voter des lois en faveur de la population, mais il y en a pour renvoyer un ministre », a lâché Louis Joseph Joël, l'une des rares voix favorables à Daniel Elie. Le représentant de Savanette au Parlement a sans doute fait allusion au calvaire du bureau de la Chambre basse pour tenir régulièrement séance. Quand les parlementaires ne sont pas engagés dans l'organisation de fêtes patronales dans leurs circonscriptions respectives, ils font carrément l'école buissonnière. Pour l'une des rares fois, 87 députés ont participé à une assemblée plénière. « Ma tristesse est sans borne. J'ai toujours rêvé d'une législature à l'avant-garde du changement, a, pour sa part déclaré le député Frantz Robert Mondé, qui s'est montré solidaire du ministre congédié. Boire le calice jusqu'à la lie. Courage Daniel ! », dit-il, d'un ton désespéré.
Le verdict prononcé, Daniel Elie se retire sans rien piper.
Les députés étaient au nombre de 87 pour cette séance d'interpellation
Les voix sont ainsi réparties :
Pour: 68
Contre: 5
Abstention: 14
Claude Gilles
Gillesgonaibo73@yahoo.fr
Jean-Pharès Jerôme
pjerome@lenouvelliste.com
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46853&PubDate=2007-07-31
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Attention à la chimérisation du parlement!
Michel Martelly lance Konbelan
C'est dans les locaux de Presse Café que Michel Martelly a choisi de lever le voile sur Konbelan, le nouveau produit auquel son image est désormais associée. En créole, kobelan se rapporte à une prise illégale de courant électrique, mais le président du compas précise que pour lui Kobelan veut dire que tout le monde peut avoir accès à l'électricité à partir d'une source gratuite qui est le soleil.
Selon Michel Martelly, Konbelan peut être utilisé en milieu rural, mais également en milieu urbain en raison du black-out. « Avec Konbelan, les élèves n'auront plus à se rendre dans les rues ou sur les places publiques pour étudier sous un lampadaire », a-t-il fait savoir.
Konbelan a été lancé sous la forme de quatre appareils : trois chargeurs solaires universels et un système d'éclairage pour les maisons. Les chargeurs sont dotés de terminaux pour huit différents modèles de téléphones cellulaires. Ils peuvent aussi recharger les appareils de faible voltage comme les baladeurs ou MP3. Ils sont vendus avec des piles rechargeables qui peuvent être utilisés à d'autres fins. Le système d'éclairage est fourni avec un panneau solaire, une batterie, un régulateur, les fils de connection et deux ampoules.
L'intérêt des produits Konbelan est qu'ils nécessitent un seul investissement. Michel Martelly se dit prêt à satisfaire un très large public à travers tout le pays en travaillant avec un grand réseau de distribution qui est accessible aux numéros suivants : 709-3939/508-4411/456-6178.L'idée de Konbelan est aussi de pénétrer les endroits les plus reculés pour permettre aux populations desservies par les réseaux de téléphonie cellulaire de pouvoir recharger leurs appareils, soutient le président du compas.
A un moment où des investissements sont consentis dans la recherche d'autres sources d'énergie, Michel Martelly se dit fier de pouvoir apporter sa pierre en faisant la promotion de Konbelan qui utilise une énergie renouvelable et va soulager du black out tous ceux qui en font usage.Déjà, l'équipe de Konbelan travaille à la mise au point d'un système pour élclairer les places publiques.Depuis que Michel Martelly a décidé d'opérer une pause à sa carrière musicale, il s'est investi dans le domaine social en étant aux premières loges lors des activités de collectes de fonds pour les victimes de Mapou et de Fonds-Verrettes. Récemment, on l'a retrouvé à la tête d'un programme de dons alimentaires réalisé sur les ondes de plusieurs stations de radio de la capitale appelé Konbit Lakay.
Hugo Merveille
humerveille@yahoo.fr
Les chargeurs solaires
K825T (Bib), grand format, sorties multiples, 1225 gourdes
K815T, moyen format, 1000 gourdes
K810F (Zorèy bourik), petit format, lampe de poche, 920 gourdes
Le système d'éclairagePanneau solaire, batterie, régulateur, ampoules, fil, 5900 gourdes
Haiti : Programme copieux pour Ban Ki Moon lors de sa visite du 1er août à Port-au-Prince
Ban Ki Moon doit arriver vers midi (heure locale) à l’aéroport international Toussaint Louverture et il devrait être accueilli par le président René Préval et le représentant de l’ONU en Haïti, le guatémaltèque Edmond Mulet.
Dans l’après-midi, Ban Ki Moon rencontrera le staff de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), avant de se rendre au palais présidentiel pour s’entretenir avec le président Préval.
Un point de presse conjoint de Ban Ki Moon et Préval est prévu au palais vers 18 :00 et sera suivi d’un dîner en l’honneur du secrétaire général.
Le 2 août, dans la matinée, le numéro 1 de l’ONU visitera Cité Soleil, bidonville du nord de la capitale, qui a été, depuis la chute de Jean-Bertrand Aristide en 2004, un des quartiers les plus volatiles de Port-au-Prince.
Ban Ki Moon doit aussi se rendre au parlement où un entretien est prévu avec des représentants du corps législatif, dont le président de l’assemblée nationale, le sénateur Joseph Lambert.
Avant de laisser Port-au-Prince pour la Barbade, le secrétaire général de l’ONU rencontrera également des membres de plusieurs associations.
La dernière visite d’un secrétaire général de l’ONU en Haiti remonte au 3 août 2006. Kofi Annan avait alors passé quelques dans le pays. [gp apr 31/07/2007 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6258
Suspension jusqu’en novembre des exportations de mangues haïtiennes vers les Etats-Unis
mardi 31 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Les exportations de mangues francisques haïtiennes vers les Etats-Unis sont suspendues jusqu’au mois de novembre suite à une décision adoptée conjointement par les différentes parties concernées en vue de l’éradication des mouches de fruits en Haïti, a annoncé le secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué.
A la reprise des expéditions vers la Floride, le 19 juillet, après plus de deux semaines de suspension, des larves vivantes de mouches de fruits ont été retrouvées une fois de plus dans deux containers de mangues. Les cargaisons incriminées ont été renvoyées en Haïti.
Joanas Gué souligne toutefois que le gel des exportations sera sans conséquences. Il facilitera l’entrée en vigueur de mesures préventives dans le cadre d’un effort supplémentaire de standardisation des procédures de traitement des mangues déjà en application dans l’industrie locale.
Dans cette optique, une campagne d’éradication des mouches sera lancée dans toutes les zones de production moyennant la disponibilité d’une enveloppe de 25 millions de gourdes (environ 400.000 dollars).
Le secrétaire d’Etat à l’agriculture rappelle que la production de mangues francisques est saisonnière. Entre août et octobre, la récolte chute considérablement et les centres de traitement en profitent pour effectuer des travaux de réaménagement.
L’arrêt des importations de mangues d’Haïti annoncée le 2 juillet dernier par les autorités sanitaires américaines, après une première découverte d’éléments parasitaires au cours d’une inspection de routine, avait fait perdre plus de 300.000 dollars à l’économie nationale. Les petits producteurs de Gros-Morne (Artibonite, nord), principale réserve de manguiers du pays, avaient été particulièrement pénalisés.
Mais, le travail conjoint d’inspecteurs américains et d’experts haïtiens allait porter le département de l’agriculture des Etats-Unis et le service des douanes et de protection des frontières à autoriser dès le 19 juillet la levée des sanctions. Six des usines de traitement avaient obtenu une nouvelle certification.
Selon les statistiques disponibles, les recettes annuelles des exportations de mangues s’élèvent à environ 30 millions de dollars américains. Un demi-million d’haïtiens en bénéficient directement ou indirectement. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3926
La Chambre des Députés approuve un vote de censure et renvoie le ministre de la culture, Daniel Elie
mardi 31 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le ministre de la culture et de la communication, Daniel Elie, a été poussé vers la sortie par les Députés qui lui ont infligé mardi un cinglant vote de censure lors d’une séance d’interpellation axée sur la présumée politique discriminatoire de l’intéressé vis-à-vis de la province.
Par 68 voix pour, 5 voix contre et 14 abstentions, les parlementaires ont adopté la motion de censure après avoir développé un argumentaire que M. Elie a vainement tenté de contester.
Comme une victime expiatoire, sa tête était mise à prix depuis plusieurs jours.
Les chefs de file de cette campagne, Jonas Coffy et Poly Faustin (Lavalas), Laurore Edouard (UNION), Accluche Louis-Jeune (OPL) et Isidor Mercier (RDNP) avaient déjà crié sur tous les toits que le ministre courait à sa perte tant sa gestion était jugée insatisfaisante et clanique.
Les critiques les plus acerbes ont porté mardi sur l’utilisation du budget alloué au ministère de la culture qui serait détourné et essentiellement consacré à la capitale au détriment des autres régions du pays, frappées d’exclusion. Dans le texte de la motion de censure remis à la presse et défendu avec acharnement à la tribune de la Chambre basse, les anti-Elie ont reproché au ministre, désormais démissionnaire, d’avoir mobilisé au profit exclusif de Port-au-Prince les 80 millions de gourdes initialement prévus pour les festivités du carnaval 2007. De fait, soutiennent-ils, les trois jours gras ne l’étaient que de nom en mars dernier dans les villes de province.
Dans le même registre, les Députés ont vertement critiqué la répartition des 30 millions de gourdes débloqués pour la fête du drapeau et l’abandon des fêtes patronales. Dans un élan régionaliste, ils ont clairement exprimé leur intention de consolider leur base électorale à travers les interventions ministérielles. A ce titre, les autres membres du cabinet Préval/Alexis sont prévenus que le sort de Daniel Elie risque d’être aussi le leur, un peu plus tard.
Après l’avoir pratiquement taxé de corruption, les élus ont même estimé qu’il serait juste de juger le ministre par-devant la haute cour de justice pour avoir interprété et exécuté à sa façon la loi de finances 2006/2007.
D’autres arguments plus farfelus et à résonance mesquine ont alimenté les débats. M. Elie s’est vu notamment reprocher la présence dans son cabinet particulier de sa prédécesseure, Magali Comeau Denis (2004-2006) ainsi que ses présumés liens de parenté avec son chef de cabinet, Auguste D’Meza et le directeur général du Théâtre National, Frantz Jacob.
Il a été même question du retard mis à payer la location de 169 chevaux pour le transport des écrivains et intellectuels présents aux rencontres fondatrices de Caraïbes en création organisées en juin à la Citadelle Henry (Nord).
Accompagné de ses plus proches collaborateurs, Daniel Elie a réfuté une à une les accusations portées contre lui. Connu comme un grand taciturne, l’architecte a préféré la lecture tranquille d’un mémoire sur la complexité de son travail à la cadence infernale des questions/réponses qu’implique nécessairement une interpellation.
Il s’est défendu d’avoir fait une utilisation irrationnelle et partisane du budget du carnaval et s’est félicité d’avoir favorisé un retour aux traditions lors de la fête du drapeau, le 18 mai. Pendant plus d’une heure, M. Elie s’est surtout évertué à indiquer aux parlementaires l’ampleur de sa mission et les spécifités de son portefeuille par rapport aux maigres ressources disponibles.
Rares étaient les soutiens dont disposait le condamné dans l’assemblée. Tout compte fait, ils n’étaient que cinq, parmi eux, l’ancien président de la Chambre, Frantz Robert Mondé. Mais, Voyant que le verdict était inévitable, ce dernier a loué la compétence du partant, rappelé leur enfance commune avant de lancer une mise en garde aux "aventuriers", apparemment nombreux au Parlement.
Après avoir essuyé ce camouflet, visiblement déçu, Daniel Elie a quitté le Palais Législatif sans faire la moindre déclaration. Comme le prévoit la constitution, il doit liquider les affaires courantes en attendant la désignation de son successeur.
Sous la Présidence de Jean-Bertrand Aristide, Lesly Gouthier avait dû abandonner son portefeuille au commerce et à l’industrie à l’issue d’une séance d’interpellation défavorable.
Réputé proche du Président René Préval, Daniel Elie était arrivé à la tête du ministère de la culture et de la communication le 9 juin 2006.
Architecte et peintre de profession, il a notamment dirigé l’institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) et a, à ce titre, participé aux importants travaux de restauration de la Citadelle. Il a aussi fait partie du comité de célébration du 250e anniversaire de la ville de Port-au-Prince, en 1999.
mardi 31 juillet 2007
Un avenir prometteur si... Pour le football haïtien
Depuis longtemps déjà, les grandes nations du football ont compris que pour briller durablement sur la scène internationale l'accent doit être mis sur la formation des jeunes. Une formation de qualité, rigoureusement encadrée et suivie sur le long terme, avec l'organisation de compétitions nationales et la participation permanente à des manifestations internationales.Dans cette optique, tous les grands clubs professionnels européens se sont dotés de centres de formation agréés par les pouvoirs publics afin d'y accueillir des jeunes dès l'âge de 15 ans et leur fournir une formation adéquate en vue de devenir des professionnels du football. L'accent est également mis sur une éducation scolaire et universitaire, car tous n'auront pas la chance de devenir des footballeurs professionnels.
Mon objectif, en tant que premier Agent Sportif haïtien licencié auprès de la Fédération Française de Football et reconnu par la FIFA, est simple et ambitieux : faire évoluer le plus possible de jeunes joueurs Haïtiens dans les centres de formation des clubs professionnels français dans l'espoir qu'ils deviennent un jour des professionnels en Europe.
Pourquoi le football africain monte-t-il autant en puissance depuis quelques années ? La réponse est claire : tous les meilleurs joueurs des sélections africaines évoluent en Europe. Mieux encore, beaucoup d'entre eux sont passés par les centres de formation des clubs professionnels français, quand ils n'ont pas reçu cette formation sur place en Afrique dans des centres de formation financés par des clubs européens. A titre d'exemple, 7 joueurs sénégalais vont évoluer au sein de l'équipe première de Metz (1ère division française) pour la saison 2007-2008. Ces 7 joueurs proviennent tous d'un centre de formation basé au Sénégal et financé par les dirigeants de Metz.
C'est là le second volet de mon projet : ouvrir et faire fonctionner un centre de formation de football à Haïti. Et ce, grâce à des partenariats efficaces avec des clubs européens et des mécènes engagés dans le sport. Ce projet ambitieux et dynamique est bénéfique à tous les acteurs du football haïtien. D'une part, la Fédération haïtienne de football pourra profiter des retombées financières d'une telle action (indemnités de formation, contributions de solidarité, prime de participation à des phases finales de compétitions FIFA, de CONCACAF ou de CONMEBOL...etc. Cet apport de gain pourrait être plus conséquent si le football haïtien était mieux organisé avec des championnats nationaux dignes de ce nom permettant de classer les clubs dans au moins 3 catégories. Actuellement tous les clubs nationaux sont classés en catégorie IV, c'est-à-dire la dernière catégorie ne permettant de réaliser que 2000$ de bénéfice en cas de transfert international d'un joueur haïtien).D'autre part, les professionnels haïtiens évoluant à l'étranger pourront ainsi revenir en fin de carrière transmettre leurs expériences, leur savoir et leur savoir-faire dans les clubs et les institutions haïtiennes de football. Ils pourront, par exemple, former des jeunes dans un centre de formation ou être conseiller technique auprès de la Fédération. Une fois le cycle engagé, tout s'enchaîne naturellement. Il suffit après de le contrôler. C'est le principe même de tout succès d'un projet bien planifié.C'est tout sauf un heureux hasard si notre équipe nationale des moins de 17 ans va représenter les couleurs de notre pays en Corée du Sud. C'est une occasion unique de montrer au monde entier notre force, notre talent, notre envie, notre courage, notre volonté, notre discipline. Car, ne nous méprenons pas, il y aura en Corée des observateurs, des détecteurs mandatés par tous les grands clubs européens toujours à la recherche de nouveaux talents (pour l'anecdote, Haïti est dans la poule de la France).Il faut surfer sur cette nouvelle vague de jeunes talents afin qu'elle nous porte le plus loin possible. Il faut, comme on dit, « prendre la balle au bond ! ».
De mon côté, je servirai d'intermédiaire pour intégrer nos jeunes joueurs et nos joueurs professionnels dans le paysage du football européen. Ma fonction d'Agent Sportif licencié auprès de la Fédération Française de Football facilitera un peu plus cette démarche. Je bénéficie également du soutien de mon cher ami le Professeur Lyn FRANCOIS, Docteur en Droit, Doyen de la Faculté de Droit et de Sciences économique de Limoges, Expert en Droit International. De même, le fait qu'Haïti fait partie des pays ACP nous avantage également (pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ayant signé l'Accord de Cotonou régissant la coopération entre l'Union Européenne et ces pays. Le quota des joueurs venant d'un pays ACP pouvant évoluer dans un club européen est plus élevé que si ces mêmes joueurs provenaient d'un pays non signataire de l'accord).Dans cette perspective, je me suis d'ores et déjà fait connaître auprès des dirigeants des clubs professionnels français et des Agents Sportifs du monde entier.Il ne nous reste plus qu'à oeuvrer ensemble dans la bonne direction et à souhaiter une BONNE CHANCE à notre talentueuse équipe des moins de 17 ans.
Marc- Daniel SAINT-ANGE
Agent Sportif licencié FFF et reconnu par la FIFA
Master Droit & Economie du Sport
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46779&PubDate=2007-07-31
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Bienvenu Monsieur Marc-Daniel SAINT-ANGE si…
Avec les actions du gouvernement et des organisations non gouvernementales pour désenclaver et réintégrer Haïti d’une part et la qualification de la sélection Sub 17 à la prochaine coupe du Monde de Corée il était logique une convergence des deux faits se traduisant par un intérêt manifeste et réel de certains personnages du football-business.
Personnellement on réfléchissait pour trouver le bon filon nécessaire pour attirer l’attention des clubs européens sur nos jeunes lauréats.
Dans ce sens nous saluons l’arrivée et la présentation de Monsieur Marc-Daniel SAINT-ANGE. Nous voulons lui témoigner notre confiance pour ne pas tomber dans une paranoïa gratuite et anticipée en sachant qu’il est logique de se convaincre que là ou il y a des agneaux les loups ont l’habitude de « méroder ». D’où une certaine réserve que nous enlèverons volontiers avec les résultats probants qui couronneront très certainement son travail.
Donc Monsieur SAINT ANGE bienvenu si…vous pouvez contribuer a organiser et a rentabiliser le football en Haïti!
Dr J.J 30/07/07
Armelio Garcia "triste mais satisfait"... Haiti Football
Seulement 8 000 spectateurs avaient fait le déplacement à l'Orange Bowl, samedi 29 juillet, pour assister à la démonstration haitiano-argentine. Sans doute,l'enjeu d'un match amical qui servait de préparation aux deux formations n'était pas alléchant pour les nombreux fans dans les deux camps.Boca entre en compétition le dimanche 5 août en Argentine et Haïti prépare d'emblée la phase de préparation des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Le sort du match s'est joué en 46 minutes. Martín Palermo a justifié son titre de meilleur buteur et a atteint samedi soir un de ses objectifs dans la victoire par 2 buts à 0 de Boca Juniors sur Haïti. L'Argentin a ouvert le score pour le champion de la Coupe Libertadores avec un but marqué de la tête à la 23e minute tandis que Jesus Dátolo a fermé la marque à la 46 ème.
Palermo a ainsi marqué 225 buts en 467 rencontres. Mais contre Haïti, l'attaquant argentin a raté au moins six occasions claires. Dans certains cas, il se retrouvait seul face au gardien Occénat Peterson. "Nous Arrivons de nombreuses fois dans la zone de but. Cela démontre que nous jouons bien, a affirmé Palermo. "Notre tournée de cinq rencontres aux Etats-Unis est très positive et nous sommes prêts à entamer le championnat argentin qui débute le 5 août".Les Haïtiens ont tenté courageusement de refaire leur retard en seconde période à la satisfaction de leurs fans obligeant les Argentins à courir comme s'il ne s'agissait pas d'un simple match amical. Leurs efforts risquaient de se concrétiser quand, sur un tir libre, à la 46e minute, le gardien Pablo Migliore de Boca Juniors laissait échapper sur sa ligne une balle chaude d'Alexandre Boucicault. Le replay video montrait que la balle avait évidemment franchi la ligne de but et faisait mentir l'arbitre Alejandro Maréchal qui avait fait signe de continuer les actions de jeu. Et dans la contre offensive qui s'en est suivie Jesus Datolo a réalisé le second but argentin. Pour conserver ce score, Boca Juniors a eu recours à son expérience et contrôlait le jeu pendant le reste du temps malgré les velléités haïtiennes en fin de rencontre.
Raphael Féquière
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46748&PubDate=2007-07-31
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Trois jours avant la confrontation entre la sélection Haïtienne de Football et le Boca Juniors le spectre d’une crise administrative se dessinait à l’horizon du football haïtien. En effet il y avait un souci autour du renouvellement du contrat de l’entraîneur national Monsieur Armelio Garcia.
Sans rentrer dans les détails, la famille du football commençait à lamenter une éventuelle fin de collaboration entre le technicien cubain et les instances de la fédération haïtienne de Football. Car il faut reconnaître que le travail de l’entraîneur peut être qualifié de satisfaisant et prometteur. Satisfaisant après la consécration de notre sélection comme championne de la caraïbe et prometteur dans la mesure ou la continuité reste un élément important pour atteindre les objectifs fixés centré définitivement sur une qualification de notre onze national à la prochaine coupe du monde 2010.
Aujourd’hui nous ignorons les tenants et les aboutissants de la situation entre les deux concernés.
Nous comptons nous renseigner sous peu avec la ferme volonté d’apprendre qu’un compromis a été retrouvé entre les parties concernées pour le bien de notre sport-roi.
Dr J.J 30/07/07
Un mégaconcert à Henfrasa...AYITI MEN KONPA...BRAVO JOUBERT CHARLES

Le soleil est à son zénith. Chose rarissime, les ingénieurs chargés du son, de la lumière et du montage de la scène sont dans les temps. Les derniers tests effectués, ils donnent le feu vert à l'ouverture de la première édition en Haïti de "Ayiti men konpa", une initiative de Nouvèl Jenerasyon Productions de Joubert Charles.

Un t-shirt jaune sur le dos, le regard vif, une calvitie de plus en plus prononcée, Joubert Charles, entouré de quelques agents de la Cimo est à l'affût des moindres imperfections dans l'organisation. Il passe des consignes.
Le défi à relever est de taille pour l'organisateur de ce spectacle qui a su convaincre d'innombrables sponsors de mettre les mains à la poche afin de rassembler les 250.000 dollars américains indispensables à la réalisation de l'événement. Un événement considéré comme un hommage, un tribut à Nemours Jean-Baptiste, le père du compas direct. Le décor planté, le public haïtien, habitué aux retards, ne se rue vers les portes de la Henfrasa qu'après 16 heures. Filtrés par le service d'ordre, des jeunes et moins jeunes ayant rêvé, en Haïti, d'un spectacle réunissant sur une même scène Tabou Combo, System Band, Mizik Mizik et Djakout sont excités. Savant mélange, sept autres groupes représentant la nouvelle génération dont T-Vice, Carimi, Kreyòl La, Fasil, Back-Up ,T-Zee sont aussi à l'affiche. Hommage au rythme, c'est l'orchestre évangélique Eben-Ezer qui ouvre le spectacle. Pas de discrimination, de fausse pudeur, on rend hommage à la musique, un vecteur universel, lache un fan inconditionnel de Eric Charles de Mizik Mizik. Un groupe au répertoire riche.Pendant plus de quatre heures, les groupes se sont succédé pour les délices d'un public qui, enivré de plaisir, retient l'entrée remarquée de Kreyòl La, la maîtrise d'un Tabou Combo, de la bande à Fabrice Rouzier ou d'un System Band mené par l'inusable Isnar Douby.

Djakout Mizik, le groupe le plus populaire du moment, au terme du festival, tient en haleine la Henfrasa, remplie à craquer pour l'occassion.Et le Jam de tous les artistes avec le tube de Ti Manno « Mache maché fè konpa maché », le speech de Shoubou sur l'unité de la famille haïtienne, comble de bonheur jusqu'à occulter les dérapages provoqués par des festivaliers impatients à cause des failles dans l'organisation.« Il y a des erreurs que nous corrigerons à l'avenir », reconnaît M.Frantz Duval, directeur de publication de Ticket Magazine impliqué dans l'organisation de l'événement marquant les 52 ans de la musique dansante de chez nous.

M. Duval, très satisfait dans l'ensemble, estime qu'il faut mettre la barre un peu plus haut à chaque fois. C'est la seule façon d'avancer. Ouvert et confiant dans l'avenir de la musique et de la culture haïtienne, Frantz Duval regrette que le ministère de la Culture et de la Communication ait tant brillé par son absence dans l'accompagnement de ce festival lancé le 19 mai 2007, à Bay Front Park, à Miami, dans le cadre du « Haitian Compas Festival »A l'issue de ce festival, on comprend mieux pourquoi le créateur ne meurt jamais. Qu'il soit Mozart, Gardel ou Nemours Jean-Baptiste..., le génie appartient à la postérité. En Haïti, tous s'accordent à le dire, la commémoration du compas à une autre saveur, une autre dimension. Lakay se Lakay !!!
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
Source texte et photo Jounal Le Nouvelliste.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46778&PubDate=2007-07-30
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Nous avions suivi avec anxiété et intérêt les préparatifs de ces évènements, produits de l’engagement de l’équipe du promoteur JOUBERT CHARLES, pour honorer notre rythme national à l’occasion de son 52 anniversaire.
Les reportages toujours objectifs des journalistes du Nouvelliste avaient largement contribué à nous placer dans le bain et l’environnement d’un évènement musical sans précédent. Les inquiétudes de tout ordre, surtout justifiées de l’équipe des organisateurs avaient cependant augmenté notre curiosité sur les dessous de cette activité.
Aujourd’hui c’est avec un soulagement énorme et une fierté débordante que nous saluons le succès récolté par « AYITI MEN KONPA » avec une participation digne et à la hauteur d’un anniversaire de ce genre.
Le public haïtien n’avait jamais été aussi choyé dans le temps avec une affiche d’une telle qualité. Bravo donc à JOUBERT CHARLES qui a offert le meilleur du meilleur de notre KONPA natif-natal.
Voir sur un même podium des « monuments de la taille d’un SHOUBOU avec l’éternel TABOU COMBO, un inusable ISNAR DOUBY avec le groupe-école System Band constitue un rêve des mélomanes devenu réalité.
Leur participation à cet évènement leur rend automatique et tacitement hommage car après un Nemours Jean Baptiste il fallait des SHOUBOU, des Isnard DOUBY, des Antoine Rossini Jean Baptiste TI MANNO, des Jean Eli TELFORT KUBANO et bien d’autres pour assumer l’héritage et assurer cette relève dont les pousses aujourd’hui avec la prometteuse nouvelle génération augure une très belle et longue vie à notre KONPA.
Merci au nom d’Haïti et des Haïtiens à JOUBERT CHARLES et nous salivons déjà en pensant à la deuxième édition de AYITI MEN KONPA !
Dr J.J 30/07/07
Une commission s’active à élaborer un plan de lutte contre la pauvreté
Un groupe d’experts de divers secteurs sont membres de ce secrétariat technique placé sous le contrôle de la commission nationale du DSNCRP, comptant 5 ministres et 5 représentants du secteur privé et présidée par le premier ministre Jacques Edouard Alexis. Des rencontres avec les représentants des différents secteurs ont été organisées dans les métropoles des 9 départements en vue d’identifier les projets prioritaires. Nous ne pouvons adopter une approche unique pour toutes les régions fait remarquer M. Jadotte précisant qu’un chapitre spécial est réservé aux quinze villes de la région frontalière. En raison de l’importance du commerce entre Haïti et la République Dominicaine la réduction de la pauvreté dans cette région obligatoirement tenir compte de ce paramètre ajoute t-il. De plus, il souligne que les 14 communes les plus pauvres, identifiées dans la carte de la pauvreté d’Haïti, bénéficieront d’une attention particulière. Nous ne pouvons traiter le département de l’ouest urbanisé à 60% de la même manière que le Nord Ouest urbanisé à 20 % dit-il ajoutant que de nombreux paramètres sont pris en compte. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole M. Jadotte a mis l’accent sur le processus participatif privilégié dans le cadre de l’élaboration de ce document. Des rencontres avec les acteurs dans les différents départements géographiques et des ateliers sectoriels ont été récemment organisés par la commission. " Nos experts ont produit des documents qui ont été soumis aux représentants des différents secteurs ", dit-il précisant qu’au cours du mois d’août les axes stratégiques identifiés seront finalisés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12886
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Ceci ressemble à l’épidémie de « commissionite » aigüe qui avait caractérisé l’administration postaristide rudement menée par le binôme Latortue/Alexandre : à chaque problème une commission qui devrait s’éparpiller par le vent de l’indifférence.
Créer des commissions n’est pas mauvais en soi si cette création suppose la mise en place d’une base pour une action coordonnée.
Malheureusement ce n’est pas toujours le cas en Haïti. Les membres des commissions sont souvent des proches du pouvoir qui trouve l’occasion de les intégrer dans la machine de la débauche administrative.
Nous souhaiterions que l’existence de cette commission se ressente dans la réalité de résultats plus que probants pour que nos concitoyens récupèrent un peu d’espoir et puissent voir la vie avec d’autres couleurs.
Dr J.J 30/07/07
Des enfants d’illégaux haïtiens autorisés à intégrer le système éducatif dominicain
Cité par l’agence EFE, Pedro Dieep, directeur départemental Nord du ministère de l’éducation affirme que des instructions ont été passées aux enseignants des secteurs public et privé pour qu’ils acceptent les enfants d’illégaux nés ou non sur le territoire dominicain. Il estime que ce serait une erreur de nier le droit à l’éducation de ces enfants ce qui court ou moyen terme aura des incidences sur le fonctionnement du pays. " Si nous refusons l’éducation à ces enfants nous risquons de laisser le champ libre à la délinquance et ce n’est pas ce que nous voulons ", a-t-il ajouté.
Selon le journal dominicain El Nuevo diario, des milliers d’enfants haïtiens et haitiano-dominicain ne peuvent intégrer le système scolaire parce qu’ils n’ont pas de certificat de naissance.
Le journal rappelle que l’ex-président Hypolito Mejia avait souhaité que tous les enfants des illégaux haïtiens aient la possibilité de fréquenter l’école avec ou sans certificat de naissance. Cette proposition avait été vivement critiquée par de nombreux secteurs la qualifiant de dangereuse pour la nationalité dominicaine.
Des organisations de défense des droits humains, dont le Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (Mudha), Sonia Pierre, réclament le respect des droits des descendants d'Haïtiens.
Selon des statistiques non officielles plus de 200 000 personnes, parfois de la troisième et de la quatrième génération sont considérées comme des apatrides. Les autorités dominicaines indiquent que le nombre de migrants qui traversent clandestinement la frontière a fortement augmenté ces vingt dernières années à mesure que la crise s'aggravait en Haïti et que les Etats-Unis renforçaient leur dispositif pour freiner l'exode des boat-peoples
Source:
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12885
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Une disposition louable qui peut rentrer dans le cadre de ce que l’on pourrait appeler la normalisation de ce qui est « normalisable » dans le contexte de la problématique des migrants haïtiens résidant en République Dominicaine. Parce que il faut au moins reconnaître que ces enfants ne sont en rien responsables de la situation dans laquelle ils se retrouvent. Leur fermer la porte qui s’ouvre sur l’éducation est leur ravir tout espoir d’être utile à la société dominicaine.
Si on suppose que les autorités dominicaines auront beaucoup de mal à les expulser du pays beaucoup parmi eux arriveront à la longue à légaliser leur séjour et de ce fait grossiront la masse des démunis dominicains.
Cependant si on accepte comme un geste de bonne volonté cette décision de scolariser les haïtiens illégaux, les instances internationales, bailleurs de fonds, les ONG qui ont souvent tendance à accuser à tort ou à raison voire condamner les comportement pas toujours normaux des institutions et administrations dominicaines dans la cadre du traitement infligé aux haïtiens pourraient se montrer un peu plus compréhensifs et conscient de l’enjeu d’une telle décision en s’arrangeant pour aider au financement de ce projet car il convient de reconnaître que la République Dominicaine est un pays pauvre qui ne gère pas de façon optimale le problème éducatif de sa société. Et ceci pour ne pas laisser la place à l’éventuel prétexte de la charge financière trop lourde de l’insertion au programme d’illégaux haïtiens pour la République Dominicaine.
Dr J.J 30/07/07
Visite d’une délégation de l’Unicef en Haïti
Au cours de cette visite de trois jours les membres de la délégation s’entretiendront avec des membres du gouvernement dont les ministres de la justice, René Magloire et des affaires sociales, Gerald Germain. Des rencontres sont également prévues avec les présidents des cours d’appel et de Cassation et le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince.
Les membres de la délégation de l’Unicef auront des séances de travail avec les membres de la section justice, droit de l’homme et protection de l’enfant du système des nations unies et de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).
Des rencontres sont également prévues avec les membres de l’appareil judiciaire, juge et commissaire du gouvernement, sur l’harmonisation de la législation locale aux normes internationales. La semaine dernière, l’ancienne star du football George Manneh Weah, ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, avait effectué une visite de 6 jours en Haïti en vue de promouvoir la paix et la solidarité dans le pays.
Par ailleurs, l’Unicef qui œuvre dans le secteur de l’éducation apporte son appui au programme d’éducation non formelle qui vise à faciliter l’accès à l’éducation à tous. Les personnes ciblées par ce programme sont des adolescents qui débutent le cycle d’études primaire, les personnes handicapées et les adultes analphabètes. Le représentant adjoint du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) estime que si les autorités se concentrent uniquement sur l’éducation formelle elles consacrent l’exclusion d’une frange importante de la population.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12884
Arrestation du présumé meurtrier d’un policier et violeur d’une fillette de 9 ans
lundi 30 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Robenz Trofort alias "Bibi", un présumé bandit activement recherché depuis des mois pour le meurtre d’un policier, a été appréhendé le week-end écoulé après avoir violé une fillette de 9 ans à Miragoâne (Nippes, sud-ouest), a indiqué la police.
Cet acte cruel et révoltant a été commis dans le quartier dénommé "Anba Fò". Auparavant, le forcené avait exercé des violences contre sa concubine.
Selon le porte-parole de la Police Nationale, le commissaire Frantz Lerebours, avant le grave incident de Miragoâne, Robenz Trofort avait été accusé d’avoir assassiné le policier Wick Desroche, le 30 janvier 2004.
Le 29 février de la même année, il aurait blessé par balle un autre agent de la PNH, Luckner Philidor, à Carrefour Dufort, près de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince).
"Bibi" a été transféré à Port-au-Prince peu après son arrestation.
L’offensive antigang des forces de l’ordre touche depuis quelque temps la province, lieu de refuge naturel pour les membres des bandes criminelles mis en déroute à Port-au-Prince. D’importantes arrestations ont été opérées ces derniers jours dans différentes régions du pays. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3923
Quatre agents des services correctionnels canadiens dépêchés en Haïti
lundi 30 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le gouvernement canadien a annoncé lundi à Ottawa l’envoi en Haïti de quatre agents des services correctionnels qui auront pour mission d’aider le pays à constituer un système correctionnel "responsable et efficace".
"Cette affectation est notre plus récente contribution en Haïti et confirme notre engagement dans la région et notre soutien à la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH)", a affirmé le chef de la diplomatie canadienne, Peter MacKay, dans un communiqué relayé par l’AFP. Il a aussi estimé que "la réforme de son service correctionnel aide Haïti à poursuivre ses efforts en faveur de la sécurité, de la reconstruction et de la stabilité, au bénéfice de la population haïtienne".
Affectés au département de sécurité de la MINUSTAH, les quatre agents du service correctionnel du Canada (SCC) auront à intervenir sur la réforme de la sécurité et à participer à la formation des membres du service correctionnel haïtien, précise le ministre canadien des affaires étrangères.
Peter MacKay a, par ailleurs, rappelé qu’au cours de sa visite en Haïti, le 20 juillet dernier, le Premier ministre Stephen Harper avait renouvelé l’engagement de son pays en faveur de la stabilité et du développement en Haïti. Il avait estimé qu’Ottawa devait renforcer sa coopération avec Port-au-Prince pour des "raisons familiales, sécuritaires, politiques et économiques".
Le Canada, qui figure parmi les principaux partenaires d’Haïti, a promis une aide de 520 millions de dollars canadiens (environ 450 millions de dollars) pour les cinq prochaines années. spp/RK
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3924
Nouveau déploiement militaire dominicain à la frontière avec Haïti
lundi 30 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Les Forces Armées dominicaines se préparent à réaliser des manœuvres tactiques du 1er (mercredi) au 4 août (samedi) à la frontière avec Haïti en vue de contrer le trafic de drogue, d’armes et de sans-papiers, a déclaré lundi à Santo Domingo le porte-parole de l’institution militaire, le colonel Francisco Fernàndez.
Les vols de bétail très courants dans certaines localités feront également l’objet d’une attention spéciale, selon l’officier cité par le quotidien dominicain Listìn Diario.
Le colonel Fernàndez précise que les 200 militaires engagés dans cette opération de renforcement de la sécurité dans la zone frontalière seront placés sous les ordres de quatre sous-commandants. Le déploiement débutera mercredi à 7 heures du matin pour prendre fin samedi à 20 heures dans les provinces de Pedernales, Jimaní, Elías Piña, Restauración y Pepillo Salcedo.
Les effectifs mobilisés appartiennent aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième brigades d’infanterie de l’Armée Nationale. Tous les soldats et offciers étaient déjà sur place lundi, 48 heures avant le lancement de l’opération.
D’autre part, des hélicoptères de la cavalerie aérienne appuieront les troupes déployées au sol afin de leur porter secours ou de fournir toute assistance qui sera nécessaire au cours des journées de patrouille.
Le porte-parole militaire souligne que les interventions prévues n’affecteront nullement les activités des populations des régions concernées ni les soldats qui y sont déployés. Francisco Fernàndez ajoute que ces manœuvres de routine de l’armée sont nécessaires au maintien du contrôle de la bande frontalière longue de 400 kilomètres qui sépare Haïti et la République Dominicaine.
Plusieurs points de passage sont régulièrement utilisés par des narcotrafiquants pour acheminer en territoire voisin de la drogue destinée à l’exportation vers les Etats-Unis et l’Europe. spp/RK
source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3922
lundi 30 juillet 2007
La faune envahie par des déchets
La baie de Port-au-Prince ne scintille presque plus. Elle perd peu à peu son bleu azur et ses reflets argentés. Ses récifs coralliens, ses mangroves, sa beauté sauvage, son charme légendaire ne sont que des souvenirs évoqués avec mélancolie par des Port-au-Princiens nostalgiques.
Comme si elle était maudite, on semble, avec persistance, vouloir « l'exorciser » en y déversant, de Cité Soleil à Mariani où ont « poussé » des bidonvilles, des tonnes de déchets organiques et même chimiques. Jusqu'à aujourd'hui, la disparition de sa faune ne suscite aucune émotion dans une capitale où l'on est prêt à tout sacrifier sur l'autel de la débrouillardise. Cependant, en dépit de l'insouciance des uns et de l'incurie des autres, ceux qui vivent directement de la mer sont extrêmement préoccupés.
A Bizoton, dans un petit village de pêcheur d'environ 2000 âmes, on broie carrément du noir. « C'est le sauve- qui- peut », explique Jean Moise, secrétaire générale d'une association de pêcheurs. Fils et arrière petit fils de pêcheur, il impute sans détour la destruction de la faune à la pollution. « Regardez autour de vous et vous comprendrez », dit ce père de huit enfants en pointant du doigt le littoral totalement recouvert de pneus usagés, de haillons, de bouteilles en plastique.
Le plastique tue les poissons, enchaîne-t-il en passant en revue la disparition de la baie de Port-au-Prince de variétés comme le « sarde rose », le « poisson argenté »... « Même moi, si j'ai envie de manger une de ces espèces, ma femme doit l'acheter au marché au poisson de Fontamara. Ce qui me désole le plus, c'est que ces poissons viennent de Jacmel, de Marigot, de la Gonâve », suffoque-t-il. Cinglant, il pointe un doigt accusateur sur la centrale thermique de Thor et des entreprises privées de la zone qui déversent des déchets chimiques, comme la peinture, dans la mer via des canaux d'évacuation d'eau usées ou des ravines.
« Souvent lorsque le pic de pollution est atteint, la mer devient rouge », crache-t-il. Galère, galèreFace aux difficultés éprouvées par les pêcheurs pour faire vivre leur famille en utilisant les techniques artisanales comme la ligne..., Jean Moïse évoque le congrès de pêcheurs organisé vers la fin du premier mandat du président René Préval en 2001. A l'époque, on parlait de formation de pêcheurs haïtiens à Cuba et de la nécessité de pratiquer une pêche avec des chalutiers à moteurs, se rappelle-t-il avec un relent de déception dans la voix. On sait en effet depuis un certain temps que la topographie et la bathymétrie des côtes haïtiennes qui découpent un plateau très étroit de 5.000 kilomètres carrés contribuent à limiter la production de la pêche artisanale telle que pratiquée par les pêcheurs de Bizoton.
Ce qui, par voie de conséquence, a engendré l'importation, par Haïti, de 16 millions de dollars américains de poissons par an. Selon une étude de la FAO les pêcheurs haïtiens estimés à 30 000 environ ne capturent que 4 à 5 tonnes métriques de poissons par an tandis que le potentiel estimé est de 14.000 tonnes.La baie de Port-au-Prince, indicateur de la dégradation de l'environnement, de l'absence de politique censée et cohérente de la gestion des déchets, crie sa misère, sa douleur.Maudite, elle démontre surtout le lien, la relation intime, l'interdépendance existant entre dégradation de l'environnement et pauvreté. Et aussi l'évidence que l'on ne saurait lutter efficacement contre la pauvreté sans la volonté clairement affichée et soutenue des décideurs de travailler à la réhabilitation de l'environnement.A Bizoton en tout cas, la pêche n'est toujours pas miraculeuse. Et la malédiction de la baie difficile à conjurer...
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46664&PubDate=2007-07-28
Grogne des pharmaciens...
Vendredi 27 juillet, 12h30 PM, la rue Mgr Guilloux grouille de gens. L'activité commerciale bat son plein au niveau des pharmacies longeant cette artère. Hector, après avoir sillonné plusieurs pharmacies, arrive à retrouver le médicament pour sa femme qui souffre d'une douleur au ventre à un prix qui lui convient. « J'habite à Christ-Roi, j'ai essayé d'acheter ce médicament dans plusieurs autres pharmacies je n'arrivais pas à le trouver. J'étais sûr le trouver ici près de l'hôpital de l'université d'Etat d'Haïti (HUEH) », a-t-il confié.
Pourtant, il ignore que beaucoup de pharmacies établies aux environs de l'HUEH ne remplissent pas les conditions de fonctionnement du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) selon la dernière note publiée par cette institution. Un délai de 30 jours a été accordé pour régulariser leur situation.Ainsi, toutes les pharmacies qui n'ont pas renouvelé leur licence et qui sont établies dans des espaces inférieurs à 25m2 et ne respectant pas la distance de 300 mètres recommandées entre deux pharmacies seront mises sous scellés. C'est la consternation au niveau de certains responsables de pharmacies. Honoré Clodyl, pharmacien et propriétaire d'une petite pharmacie logée dans 2 pièces et située dans les parages de l'hôpital général depuis près de 6 ans reconnaît que certaines pharmacies évoluant dans la zone métropolitaine ne respectent pas les normes établies par le ministère.
Il s'insurge toutefois contre la distance de 300 mètres évoquée par le ministère qu'il qualifie d'arbitraire. Selon lui seulement quatre pharmacies subsisteraient au niveau de la rue Mgr Guilloux si l'on devait tenir compte de cette distance. « J'ai étudié la pharmacie à l'Université d'Etat d'Haïti. Après mes 4 ans d'études on m'a remis un diplôme m'autorisant à exercer ma profession sur toute l'étendue du territoire. Jamais mention n'a été faite de ne pas exercer mon métier au niveau de la rue Mgr Guilloux », fulmine-t-il.
Par ailleurs, le propriétaire d'une autre pharmacie installée dans la zone depuis plus de 10 ans ne croit pas à l'application d'une telle mesure. Il pense que la prolifération de pharmacies non loin de l'HUEH répond à un besoin urgent de desservir en premier les malades du plus grand centre hospitalier du pays. « Les gens viennent de partout pour s'approvisionner ici. Il y a toujours une grande affluence au niveau des parages de l'HUEH. Parfois certaines pharmacies ferment leurs portes jusqu'à 11h30 P.M », avoue-t-il, tout en reconnaissant que certains propriétaires augmentent les prix lorsqu'il commence à se faire tard.
Tous les autres pharmaciens interrogés ont pris le contre pied de la distance de 300 mètres exigée récemment par la direction centrale de pharmacie. "C'est une décision illégale, arbitraire et dénuée de sens inventée par ces dirigeants du MSPP pour satisfaire leurs propres désirs". Pourquoi Mme Magalie Rosemond n'a jamais évoqué la loi régissant les pharmacies dans ses interventions publiques? Pourquoi le ministre de la Santé publique, Dr Robert Auguste n'a jamais cité l'article de la loi régissant les pharmacies qui lui autorise de fixer cette distance de 300 mètres entre deux pharmacies? s'interroge un pharmacien. Pour faire fonctionner une pharmacie, il faut remettre au ministère un dossier signé par un pharmacien. Dans ce document, l'apothicaire s'engage à superviser la pharmacie. Elle doit être logée dans un espace adéquat (surface 25m2 minimum). Le propriétaire doit disposer dans les locaux de cet établissement d'un ensemble de matériels : un réfrigérateur pour conserver au frais certains médicaments, un entonnoir et un cylindre gradué, un livre de pharmacologie à titre de référence est également nécessaire pour avoir des informations. Selon la direction centrale de Pharmacie du Ministère de la Santé publique et de la Population quelque 200 pharmacies opèrent dans des conditions irrégulières au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. 100 autres opèrent dans les mêmes conditions dans les départements du Sud, du Nord et du Sud-Est.
Alain Gaillard et Sherline Chanlatte Duplan
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46714&PubDate=2007-07-27
APN en las aguas de la privatización
Lo que está en juego de la privatización probatoria de la Autoridad portuaria nacional (APN) han sido delimitados, jueves, al Senado de la República huésped de la Comisión nacional de las agencias marítimas. “El personal pletórico del APN no está en condiciones de adaptarse a las normas internacionales vigentes para la gestión de los puertos”, consideró Edouard Baussan, el Presidente de la Comisión nacional de las agencias marítimas, citado por el senador Rudy Hérivaux. Aproximadamente 200 profesionales, dijeron al hombre de negocios, podrían proporcionar el mismo volumen de trabajo para el cual 1200 empleados son contratados por el APN. Cifras que parecían convincentes para los parlamentarios que desearían una “privatización a cara humana.”
“No podemos sacrificar a los empleados sobre el altar de la privatización, replicó el senador Hérivaux (Fanmi Lavalas) al espíritu de sacrificio mencionado por la Comisión nacional de las agencias marítimas para modernizar el APN.” Vista la situación de precariedad que existe en el país sería necesario encontrar de antemano una solución alternativa, abogó al parlamentario. Rudy Hérivaux que respondía a las cuestiones del Diario sugirió negociaciones entre los responsables del Consejo de modernización de las empresas públicas (CMEP), del Ministerio de Finanzas, del de la Planificación y el sector privado.
“A la vista de las experiencias ya hechas con la fábrica de harina y Fábrica de cemento de Haití, dos empresas del Estado haitiano privatizadas desde cerca de una década, han dicho al senador, los responsables deben convencernos de la necesidad de privatizar el APN.”
Después de la Téléco cuyo proceso está en curso a privatizarse el APN es el más evidente de las empresas del Estado.
Los puertos haitianos, indicara recientemente el Presidente René Préval, tienen la tarifa más elevada del todo el Caribe. Lo que constituye, según el jefe del Estado, una falta de ganancias para el país. Algunos hombres de negocios prefieren ir a otras partes.
La Téléco, la Oficina nacional de seguro (ONA), la Autoridad portuaria nacional (APN), la Electricidad de Haití (EDH) conocerán de una forma o de otra reformas, privatizaciones o una asociación entre los sectores público y privado con el fin de rentabilizarlos para el bien de la nación, recientemente anunciara el jefe del Estado.
La gestión de algunos puertos autorizados a recibir y exportar mercancías específicas se mencionó también en el encuentro celebrado a puertas cerradas entre los parlamentarios y los miembros de la Comisión nacional de las agencias marítimas.
Algunos de estos embarcaderos se interesarían en acoger otras mercancías, otros que los por los cuales tienen una autorización.
Claude Gilles
Fuentes
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46699&PubDate=2007-07-27
Traduccion Thom GATO
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¡Esto merece un comentario!
Antes mismo de hablar de privatización de las empresas públicas poco rentables, Al estado le bastaría para comenzar, enganchar un proceso de “normalización” en sus funcionamientos.
La palabra normalización utilizada aquí no es no un sustantivo destinado a definir una nueva línea económica si no es el contrario de anormal.
Las empresas públicas no son rentables en Haití debido a la corrupción, la incompetencia y a su politización. En efecto los Gobiernos tienen la práctica de servirse de los ingresos de estas empresas como sus haberes personales.
A nivel político no sólo hubo en el tiempo una distribución entre los políticos del país de la gestión de algunos sectores sino que hay sobre todo la concesión de puestos en exceso en las administraciones como recompensa por servicios prestados.
En realidad se recompensa a los militantes a menudo por sus acciones a menudo ilegales (vocear e intimidar parlamentarios, vocear e intimidar dirigentes politicos de la oposición, quemar locales de partidos politicos, organizar manifestaciones de apoyo, recibir los dirigentes de regreso de viajes al aeropuerto internacional….)por empleos en las cajas del estado en detrimento de toda idea de competencia y utilidad del empleado al buen funcionamiento de la empresa. Por ejemplo los artesanos del “Montanazo” podrían simplemente ir a reivindicar puestos en la Administración pública.
Esto explica el número impresionante de empleados en las listas de estas empresas deficitarias. Los 1.800 empleados del Teleco, los 1200 empleados del APN no son más que ejemplos para corroborar una práctica endémica extendida en todas las estructuras del estado. Si una empresa requiere a 200 empleados para funcionar no hay ninguna razón que pueda justificar que allí tengan 1.200 en una lista de pago.
Reducir el número de empleados - sin contar los casos particulares y los abusos - sólo volvería a entrar en el marco de la normalización del funcionamiento de estas empresas. Allí también será necesario evitar la amalgama entre las supresiones de empleos a causa de quiebra a la supresión de empleos para evitar precisamente la quiebra de estas empresas.
Sola y solamente en un segundo momento se podrá recurrir a los economistas, a las sindicalistas evolucionadas y a los inversores para discutir de la alternativa de la privatización.
Dr J.J 30/07/07
APN dans les eaux de la privatisation
Les enjeux de la privatisation probante de l'Autorité portuaire nationale (APN) ont été cernés, jeudi, au Sénat de la République hôte de la Commission nationale des agences maritimes. « Le personnel pléthorique de l'APN n'est pas en mesure de s'adapter aux normes internationales en vigueur pour la gestion des ports », a estimé Edouard Baussan, le président de la Commission nationale des agences maritimes, cité par le sénateur Rudy Hérivaux. Quelque 200 professionnels, a dit l'homme d'affaires, pourrait fournir le même volume de travail pour lequel 1200 employés sont engagés par l'APN. Des chiffres qui paraissaient convaincants pour les parlementaires qui souhaiteraient une « privatisation à visage humain. »
« Nous ne pouvons pas sacrifier les employés sur l'hôtel de la privatisation, a répliqué le sénateur Hérivaux (Fanmi Lavalas) à l'esprit de sacrifice évoqué par la Commission nationale des agences maritimes pour moderniser l'APN. » Vu la situation de précarité qui existe dans le pays il faudrait trouver au préalable une solution alternative, a plaidé le parlementaire. Rudy Hérivaux qui répondait aux questions du journal a suggéré des pourparlers entre les responsables du Conseil de modernisation des entreprises publiques (CMEP), du ministère des Finances, de celui de la Planification et du secteur privé.
« Aux regards des expériences déjà faites avec la Minoterie et Cimenterie d'Haïti, deux entreprises de l'Etat haïtien privatisées depuis près d'une décennie, a dit le sénateur, les responsables doivent nous convaincre de la nécessité de privatiser l'APN. » Après la Téléco dont le processus est en cours l'APN est la plus probante des entreprises de l'Etat à être privatisée. Les ports haïtiens, a récemment indiqué le président René Préval, ont le tarif le plus élevé de toute la Caraïbe. Ce qui constitue, selon le chef de l'Etat, un manque à gagner pour le pays. Certains hommes d'affaires préfèrent aller voir ailleurs. La Téléco, l'Office national d'assurance (ONA), l'Autorité portuaire nationale (APN), l'Electricité d'Haïti (EDH) connaîtront d'une manière ou d'une autre des réformes, des privatisations ou un partenariat public-privé en vue de les rentabiliser pour le bien de la nation, a récemment annoncé le chef de l'Etat.
La gestion de certains ports autorisés à recevoir et exporter des marchandises spécifiques a également été effleurée lors de la rencontre tenue à huis clos entre les parlementaires et les membres de la Commission nationale des agences maritimes. Certains de ces wharfs seraient intéressés à accueillir d'autres marchandises, autres que celles pour lesquelles ils ont une autorisation.
Claude Gilles
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46699&PubDate=2007-07-27
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Ceci mérite un commentaire !
Avant même de parler de privatisation des entreprises publiques peu rentables à l’état il suffirait pour débuter, enclencher un processus de « normalisation » dans leurs fonctionnements. Le mot normalisation utilisée ici n’est point un substantif destiné à définir une nouvelle ligne économique sinon c’est le contraire d’anormal.
Les entreprises publiques ne sont pas rentables en Haïti à cause de la corruption l’incompétence et de leur politisation.
En effet les gouvernements ont l’habitude de se servir des rentrées de ces entreprises comme de leurs avoir personnels.
Sur le plan politique non seulement il y a eu dans le temps une répartition entre les politiciens du pays de la gestion de certains secteurs mais il y a eu surtout l’octroi de postes en surnombre dans les boîtes comme récompense pour services rendus (Aller vociférer et intimider les parlementaires, aller intimider les leaders de l’opposition, aller incendier et saccager les locaux des partis politiques, aller saccager et matraquer les étudiants universitaires…)
En fait les militants sont souvent récompensés de leurs actions souvent illégales par des emplois dans les boîtes de l’état au détriment de toute idée de compétence et d’utilité de l’employé au bon fonctionnement de l’entreprise.
Par exemple les artisans du « Montanagate » pourraient tout simplement aller revendiquer des postes dans l’administration publique. Ceci explique le nombre impressionnant d’employés sur les listes de ces entreprises déficitaires. Les 1.800 employés de la Teleco, les 1200 employés de l’APN ne sont que des exemples pour corroborer une pratique endémique étalée dans toutes les structures de l’état.
Si une entreprise nécessite 200 employés pour fonctionner il n’y a aucune raison qui puisse justifier qu’il y en ait 1.200 sur une liste de paiement.
Réduire le nombre d’employés – sans compter les cas particulier et les abus – ne rentrerait que dans le cadre de la normalisation du fonctionnement de ces entreprises. Là aussi il faudra éviter l’amalgame entre les suppressions d’emplois pour cause de faillite à la suppression d’emplois pour éviter justement la faillite de ces entreprises.
Seulement et seulement dans un deuxième temps on pourra faire appel aux économistes, aux syndicalistes évolués et au investisseurs pour discuter de l’alternative de la privatisation.
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
Caravane d'été 2007.... HAITI BOXE
L'objectif est de rendre compétitifs nos boxeurs en prévision des grands rendez-vous internationaux auxquels la boxe haïtienne devra participer dans les prochains jours.Ce programme comprend également des visites d'inspection dans certaines villes de la province dont Cap-Haïtien, Cayes, Jérémie, Jacmel, St Marc, Gonaïves etc ...Les places retenues dans l'aire métropolitaine pour cette « Caravanne d'été 2007 » sont les suivantes :- Place la Paix (Delmas 2)- Place Jérémie- Place Carl Bouard- Place du Canapé-Vert- Place St-Pierre- Place Boyer- Place de Tabarre - Place de l'Aéroport- Place de Fontamara 43- Kiosque Occide Jeanty
Avant son départ pour les Jeux panaméricains de Rio de Janeiro , Daniel Pierre Eddy avait déclaré qu'il profitera de sa participation à la réunion de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA) pour discuter avec les membres de cette Association d'une éventuelle aide financière et matérielle au développement de la boxe haïtienne.De retour de Rio, le président de la FHBA entend rencontrer l'Instance de tutelle, le ministére des Sports ainsi que le Comité Olympique haïtien (COH), afin d'inscrire la Boxe au programme de la Solidarité olympique du CIO pour les quatre années à venir.
Daniel Pierre eddy s'attend également au soutien du secteur privé pour financer les activités de la « Caravane » et également un autre projet de compétition internationale (TOP FOUR) qui se déroulera Port-au-Prince et qui réunira boxeurs haïtiens, dominicains, cubains et portoricains.
Emmanuel Bellevuemanubellevue@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46709
SOS patrimoine : un week-end de festival dans la cité de la Crête-à-Pierrot
Dominique Batraville: Pourquoi SOS Patrimoine a-t-il organisé un festival culturel au Palais des 365 portes, à la Crête-à-Pierrot et à Sikrèt du 20 au 22 juillet ?
A20 : SOS patrimoine est un coup de tête utile, un geste de folie nécessaire. L'historique: vers le début du mois de juin, des amis m'ont rendu visite à Petite Rivière de l'Artibonite. C'était pour eux l'occasion d'explorer une ville merveilleuse dont on ne parle pas beaucoup. Ils ont été soumis au rituel de tous les visiteurs, à savoir une visite guidée du palais des 365 portes, du fort de La Crête-à-Pierrot et de la belle plage de la rivière l'Estère appelée Sikrèt. Ils sont ainsi passés de l'indignation à l'émerveillement. Le Palais des 365 portes est quasi découvert, des gens et des bêtes se l'offrent comme lieux d'aisance. A la Crête-à-Pierrot, les canons ont disparu: volés, paraît-il, par des individus et des institutions pirates nationales et étrangères. Le temps d'un petit bain à Sikrèt, la bonne humeur était revenue, le sens du risque aussi : « Il faut faire quelque chose », s'est-on écrié. Et voilà ! Sans financement, sans rien, on a embrayé sur l'idée d'un festival pour attirer l'attention sur cet état de fait. Bien vite, une date était prise. A la guerre comme à la guerre. Et là, nous avons été rejoints par le maire de la ville Lucien Rollin Delva qui n'a pas ménagé ses efforts pour nous aider. Les ministères de la Culture et de la Communication et des Affaires étrangères ont aussi supporté le festival.
D.B: Finalement, ce désir de revaloriser les sites historiques de la Petite Rivière de l'Artibonite s'est concrétisé par l'organisation effective du festival. Comment cela s'est-il passé à la maison du roi ou nan Kay Wa a ?
A20 : Bien sûr, le désir s'est concrétisé. Mais ne nous faisons pas d'illusions. On voulait réaliser un zoomage, on y est arrivé. C'était quand même l'affaire d'un week-end, et une telle démarche n'implique pas la résolution du problème. Elle a permis de marquer un début. Début qui tient essentiellement à la générosité d'un ensemble de personnes auxquelles il conviendra de rendre hommage dans les jours à venir. On ne pourra pas, bien sûr, citer tous les noms, car certaines personnes nous ont rattrapés en route, il faudra du temps pour les identifier toutes.
Pour revenir aux festivités proprement dites : elles ont commencé dans la maison du roi le vendredi 20 juillet à 6h du soir avec une communication titrée Mémoire d'avenir prononcée par le professeur François Anick Joseph et une exposition de peinture par de jeunes peintres rivartibonitiens, élèves pour la plupart de feu Ismael Saintilus ; de neuf heures du soir à deux heures du matin nos musiciens et nos poètes ont offert à l'assistance un spectacle improvisé ; toute la journée du samedi a été consacrée à des visites guidées conduites par Luc-Wans Duvalsaint, ex-maire de la Petite Rivière et coordonnateur du festival ; dans la soirée, on a eu un concert de tambour suivi d'un tour de chant de Tamara Suffren accompagnée des musiciens Wooly Saint-Louis Jean et Junior Dorcélus ; un peu plus tard, des musiciens de la ville ont pris la relève, cette étape a duré presque toute la nuit. Le moment-phare du festival a été le spectacle de Syto Cavé le dimanche 22 à midi à Sikrèt.
D.B. : Peut-on s'attendre à une prochaine édition du festival SOS patrimoine en 2008 ?
A20 : Cela va de soi. L'idée de départ est d'instituer SOS patrimoine. Mais SOS patrimoine doit aller plus loin. Il est appelé à enclencher une dynamique qui fasse du patrimoine rivartibonitien une préoccupation quotidienne. En ce sens, je suis certain qu'avant le prochain festival on aura commencé la restauration du Palais des 365 portes. Notre grand rêve, c'est de créer un musée dans ce palais.
D.B. : Le comité SOS patrimoine a-t-il un calendrier de travail pour le département de l'Artibonite en vue d'en faire une vraie destination touristique ?
A20 : C'est, à l'heure qu'il est, prématuré de parler de calendrier de travail. La question du patrimoine déborde le cadre de la Petite Rivière de l'Artibonite, elle est nationale. Dans ces circonstances, on ne saurait limiter sa sphère d'action. Mais il ne faut pas oublier qu'en ce moment nous ne disposons de rien, nous cherchons tout simplement à faire bouger les choses. Notre voeu serait que dans tout le pays des groupes s'organisent pour sauver le patrimoine, bien entendu sans cette forme de dévoiement endémique qui anéantit tous les élans nobles.
D.B: Le patrimoine historique de la Petite Rivière de l'Artibonite fait partie du patrimoine du grand Nord lié inextricablement à Henry 1er. Qu'en est-il, A20 ?
A20 : Il y a des évidences qu'on ne peut pas réfuter: la Petite Rivière de l'Artibonite héberge le Palais des 365 portes de Christophe appelé communément la maison du roi. C'est dire que mon pays est l'un des points clés de ce qu'on continue à appeler le Grand Nord. Mais évitons de tomber dans des anachronismes, il n'existe pas aujourd'hui de Grand Nord, comme il ne saurait exister de royaume du nord, nous sommes un petit peuple, un petit pays dont la question de la survie se pose en leitmotiv, parlons de préférence de la grande Haïti et essayons de sauver le patrimoine commun.
Propos recueillis par Dominique Batraville
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46695&PubDate=2007-07-28
Le tunisien Hédi Annabi nouveau chef désigné de la MINUSTAH
vendredi 27 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le sous-secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi, a été désigné vendredi comme le nouveau chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), en remplacement d’Edmond Mulet qui lui succédera à New York.
Agé de 63 ans, Annabi est un diplomate tunisien de carrière qui dirigeait depuis le 28 janvier 1997 le département des opérations de maintien de la paix aux côtés du français Jean-Marie Guéhenno.
Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre prochain.
Pour sa part, le diplomate guatémaltèque Edmond Mulet fera le voyage en sens inverse pour se consacrer à la gestion des missions de paix. Il était arrivé à son poste en Haïti en juin 2006 après le départ du chilien Juan Gabriel Valdés.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, attendu mercredi prochain à Port-au-Prince pour une visite de 24 heures, a communiqué ces deux changements de manière formelle au président en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadeur chinois Wang Guangya.
Hédi Annabi avait récemment séjourné en Haïti dans le cadre de ses responsabilités en matière de maintien de la Paix.
La MINUSTAH compte 7.200 soldats et 1.500 policiers internationaux venus d’une quarantaine de pays. Déployée dans le pays depuis juin 2004, son actuel mandat expire le 15 octobre. spp/RK
source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3915
Des hommes d’affaires guadeloupéens veulent investir en Haïti
Les membres de la délégation guadeloupéenne estiment que cette visite a été fructueuse, précisant que de nombreuses opportunités existent des deux côtés ainsi que la volonté de travailler ensemble.
La vice-présidente du Conseil régional de la Guadeloupe, Marlène Mélisse Miroite, a déclaré que la visite a permis " d’identifier les secteurs prioritaires qui requièrent des interventions pressantes".
Les secteurs privilégiés par les membres de la délégation guadeloupéenne sont la santé, l’éducation, la formation, la culture, le développement du tourisme, l’appui au secteur agricole et l’accompagnement à la restructuration du micro crédit . Des cadres de différentes institutions, telles la Chambre de commerce et d’industrie de la Guadeloupe, la Chambre des métiers, la Fédération du bâtiment et des travaux publics étaient au nombre des personnes ayant effectué cette visite de 6 jours en Haïti.
La vice-présidente du Conseil régional de la Guadeloupe, a fait remarquer qu’il y a des influences culturelles de la part de la communauté haïtienne de Guadeloupe, soulignant que " la question de l’immigration reste l’un des défis majeurs".
Les responsables de la Chambre franco-haïtienne de commerce et d’industrie (CFHCI), croient que le renforcement de la coopération avec la Guadeloupe peut contribuer au développement
Source
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12882
La justice met sous scellés les entreprises Chachou aux Gonaïves
Une station de radio, un hôtel et un supermarché dont le propriétaire est le présumé trafiquant de drogue Lavaud François, extradé en Floride
samedi 28 juillet 2007,
Une semaine après l’arrestation et le transfert en Floride de leur propriétaire, la station de radio Chachou FM, Chachou hôtel et Chachou supermarket ont été fermés conformément aux instructions du chef du parquet des Gonaïves, Me Nicoletta Dieudonné Joseph.
Accompagné d’agents de l’unité départementale de maintien d’ordre (UDMO), de la Police Nationale et de casques bleus, le juge de paix chargé de l’exécution de la décision n’était en mesure de fournir la moindre explication. Assailli de questions, il a préféré référer les journalistes au commissaire du gouvernement.
Fermées peu après l’extradition de Lavaud François, les entreprises Chachou portent le surnom de leur propriétaire. Un membre de la famille avait décidé de les rouvrir après l’intervention mouvementée de l’Agence américaine antidrogue (DEA) et du Bureau haïtien de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS).
Pris de panique, les clients de Chachou hôtel avaient tous vidé les lieux le jour de l’opération, le 16 juillet.
Ecroué depuis le lendemain aux Etats-Unis, Lavaud François, ex-déporté aux affaires florissantes, est en attente de jugement. Tout comme l’ancien lieutenant des FAD’H Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion surnommé "Fusil Bois", partis en même temps que lui.
Dans le cadre de l’offensive antinarcotique lancée il y a deux semaines, les autorités haïtiennes et américaines ont échoué dans une tentative d’arrestation très mouvementée de Guy Philippe, ex-chef des rebelles anti-Aristide en 2004 et candidat à la présidentielle de 2006. spp/RK
Source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3918Un premier week-end en tôle pour Fritz et David Brandt
Une bataille judiciaire s’annonce autour d’une affaire de fausses factures portant sur plus d’un million de gourdes
dimanche 29 juillet 2007,
Incarcérés au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, le père et son fils issus d’une des plus riches familles du pays pourraient comparaître dans les prochaines heures au cabinet d’instruction. L’affaire a été confiée à un magistrat instructeur après que le parquet ait ordonné l’incarcération des prévenus sous mandat de dépôt.
Un fonctionnaire de l’administration générale des douanes serait également détenu.
L’affaire remonte au 18 octobre 2006 lorsque Jean-Marc Larco, un autre important homme d’affaires de la place, avait conclu avec la Compagnie haïtienne de moteurs l’achat d’un camion d’une valeur de 100.000 dollars. La maison appartenant aux Brandt devait s’occuper de l’importation et du dédouanement du véhicule.
Cependant, le 18 juillet dernier, soit neuf mois plus tard, M. Larco, informé des poursuites judiciaires dont il allait être l’objet, avait saisi le parquet de Port-au-Prince d’une plainte contre Fritz et David Brandt. Ensemble, ils auraient réalisé une opération frauduleuse ayant permis de sous-facturer l’importation pour laquelle plus d’un million de gourdes de taxe devaient être prélevés et versés à l’Etat haïtien.
Jeudi dernier, les deux Brandt qui répondaient à une convocation du commissaire Claudy Gassant ont été placés en état d’arrestation à l’issue d’un interrogatoire d’une journée.
Des employés des douanes et de la Banque Centrale ont aussi auditionnés.
L’avocat des deux entrepreneurs, Me Constantin Mayard Paul, estime que toutes les étapes suivies dans le cadre de l’importation et du dédouanement du camion sont conformes aux normes et procédures administratives. Il soutient que le chef de parquet ne serait pas en mesure de prouver la culpabilité de ses clients. spp/RK
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3921
Haïti s’incline face au Boca Juniors 0-2
Une défaite logique, selon la presse argentine
dimanche 29 juillet 2007,
La sélection haïtienne de football a été logiquement battue par le club argentin de Boca Juniors, champion d’Amérique du Sud en titre, sur le score de 2 buts à 0, en match amical disputé samedi soir au stade Orange Bowl de Miami devant quelque 8.000 spectateurs.
A la 22e minute de jeu, Martin Palermo, l’ex-attaquant international argentin de 33 ans, a ouvert le score de la tête sur un centre de Juan Krupoviesa auteur d’un superbe débordement. Célèbre pour ses frasques et ses trois pénalties ratés dans un match de la sélection albiceleste, Palermo a parfaitement exploité une sortie hasardeuse du jeune portier haïtien Peterson Occenat.
En début de seconde période, le demi volant Jesus Dàtolo, parti de la gauche, a définitivement fait le break en plaçant un tir croisé imparable (46’).
Le quotidien argenti Clarìn souligne que le club le plus titré au monde (17) mérite amplement sa victoire tant il a promené l’équipe haïtienne du début jusqu’à la fin. Le journal salue tout de même la combativité de nos compatriotes qui, dit-il, ont attaqué constamment après le premier but et tenté en vain de surprendre Boca par de longues passes en profondeur. Un coup franc d’Alexandre Boucicaut et deux dangereux tirs de Fritzon Jean-Baptiste et de Jean Sonny Alcénat dit "Tiga" ont sérieusement inquiété le gardien de Boca Juniors, Pablo Migliore.
Les joueurs de Miguel Angel Russo ont bien clôturé leur tournée américaine de 15 jours avec trois victoires, une défaite et un nul. Ils jouaient contre Haïti leur dernier match avant d’affronter dimanche prochain Rosario Central, lors de la journée inaugurale du tournoi d’ouverture de la saison 2007/2008 en Argentine. spp/RK