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vendredi 16 mars 2007

WYCLEF JEAN EN DIGNE AMBASSADEUR D'HAITI...

Wyclef plaide en faveur d'HaïtiLa star planétaire haïtienne de la musique américaine, Wyclef Jean, a été invité mardi au Congrès des Etats-Unis, à Washington, pour témoigner sur les besoins de développement d'Haïti et pour solliciter une assistance accrue des Etats-Unis au pays le plus pauvre de la région.
Wyclef Jean, récemment désigné ambassadeur itinérant par le président René Préval, a été reçu par les membres de la sous-commission des affaires étrangères, chargée des affaires hémisphériques, au Congrès des États-unis. Le rappeur et musicien haïtien, qui a gagné plusieurs prix d'excellence dont le prestigieux Grammy Award, a expliqué aux influents congressmen les difficultés auxquelles fait face le peuple haïtien, frappé par la pauvreté et l'analphabétisme.
Wyclef Jean, qui participait pour la première fois à une séance d'audition (un hearing) au Congrès américain, a mis l'accent sur le pourcentage très élevé d'enfants non scolarisés en Haiti. Cependant, il a parlé d'espoir pour Haïti, vu le climat d'entente qui semble exister parmi les différents partis politiques pour faire avancer les choses. « C'est la première fois de ma vie que je vois des partis politiques essayant de travailler ensemble main dans la main », a déclaré Wyclef devant la sous-commission des affaires étrangères du congrès. Le chanteur et compositeur de renommée internationale a indiqué que son pays avait besoin d'assistance dans les domaines de l'éducation, du tourisme et dans d'autres secteurs socio-économiques vitaux pour l'avenir du processus de développement du pays.
Toutefois, Wyclef a précisé que les premiers qu'il aimerait voir agir, ce sont les Haïtiens eux-mêmes. Il pense que le pays doit mettre son artisanat au service de la cause du développement, puisqu'Haiti a des avantages comparatifs très intéressants dans ce domaine. Wyclef croit qu'il faut également engager davantage les Haïtiens vivant à l'étranger dans le processus de développement du pays et faire en sorte qu'ils investissent davantage dans leur pays d'origine. Il a convié les parlementaires américains à user de leur influence auprès de l'administration Bush pour que celle-ci mette en oeuvre aussi tôt que possible la loi HOPE qui permettra à Haïti d'exporter vers les Etats-Unis des produits dérivés du textile sans payer de droits de douane. Cette loi a déjà été votée par le Parlement américain et signée par le président Bush. Toutefois, avant la mise en application effective de cette loi, l'Exécutif américain doit vérifier si les conditions objectives de son application, dans le pays bénéficiaire, sont réunies.Wyclef a conclu sa déclaration en invitant, dans son style à lui, les congressmen à augmenter l'aide américaine à Haïti. « Vivre pour soi-même, c'est vivre égoïstement, mais vivre pour les autres, c'est vivre éternellement », a déclaré Wyclef faisant des vers en anglais, rimant égoïstement ( selfishly) avec éternellement ( eternally) . Selon le Miami Herald, les membres du Congrès se sont confondus en éloges pour le fils de la Croix- des - Bouquets devenu superstar mondiale. « Nous avons besoin davantage de gens comme vous », a lancé le congressman démocrate du New Jersey, Donald Payne.
Le président de la sous-commission des Affaires étrangères, le démocrate de New York, Eliot Engel, a souligné le fait que la présence de Wyclef a incité un nombre plus important de congressmen à assister au hearing.« Parfois, nous avons des problèmes pour convaincre des congressmen à assister à nos auditions », a dit le chairman Engel. « Cependant, en raison de votre présence, tout le monde veut assister », a confessé à Wyclef le puissant chairman de la sous-commission des affaires étrangères, chargé des affaires hémisphériques, Eliot Engel.Wyclef Jean, qui a témoigné seul, semble avoir fortement impressionné les congressmen tant du côté des Démocrates que des Républicains.
« Mon dieu (my God), vous avez de grandes idées », s'est exclamé le congressman républicain de l'Indiana, Dan Burton. Fait inhabituel souligné par le correspondant de McClatchy Newspapers à Washington, Pablo Bachelet, un officiel de premier rang de l'agence américaine pour le développement international (USAID), Adolfo Franco, qui devait également être entendu, a été relégué au second panel. Adolpho Franco est le principal représentant de l'USAID pour toute l'Amérique latine. Il décide sur des millions et des millions de dollars d'assistance pour la région. Mais le Congrès avait préféré donner la priorité à Wyclef. Le journaliste américain a souligné que Wyclef était élégamment vêtu, en cravate, quand il est arrivé mardi au Congrès américain.
A une question des journalistes relative au fait qu'il a dû porter une cravate tandis que les stars comme lui aiment surtout s'habiller en tenue cool, décontractée, Wyclef a répondu ce qui suit : « Ce que nous avons appris en grandissant dans le monde du hip-hop, c'est que si j'ai 36 ans, je ne peux pas agir comme si j'en avais 21 », a-t-il dit. « Ma mère me 'tuerait' si je devais me présenter devant le Congrès en... jeans », a plaisanté Wyclef. Celui que les critiques présentent comme l'une des plus grandes figures du rap et du hip-hop américain avait déjà épaté les membres du Congrès au tout début de l'année quand il avait performé à l'occasion de la prise de contrôle du Congrès par les Démocrates. Wyclef avait même dansé avec la femme la plus puissante de Washington actuellement, le 3e personnage de l'État Fédéral américain, Nancy Peloci, présidente de la Chambre des représentants. Wyclef Jean est le fondateur de Yélé Haïti, une fondation dédiée à la cause des enfants et exécutant des projets à caractère humanitaire en Haïti, sa terre natale, dont il n'a cessé de faire la promotion.
Joseph Guyler C. Delva jguylerdelva@yahoo.fr

jeudi 15 mars 2007

RESUME E L'ACTUALITE DELA REPUBLIQUE DOMNICAINE DU 15/03/07

Il enlève de l’importance à des dénonciations.
Le Président d’Haïti écarte qu’il y ait des abus contre les citoyens haïtiens en République Dominiciane.
La Romana. - Le président de Haïti René Préval a nié hier qu’en République Dominicaine on maltraite des haïtiens et a quitté de l'importance aux dénonciations qui sont faites en ce sens. Préval est arrivé hier au pays par l'aéroport international de Punta Cana au cours de sa seconde visite au pays depuis qu'il a été choisi pour diriger sa nation. "Il y a toujours des organisations qui dénoncent sur les déportations et le reste, mais les relations se maintiennent et j’en suis heureux bien", a exprimé Préval. Il a déclaré que sa visite en République dominicaine a pour but de se renseigner sur le développement du tourisme et adapter ces expériences dans son pays. Préval s'est initialement logé dans un hôtel de Bavaro, puis il s'est déplacé en hélicoptère jusqu'à La Romana où le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso lui a offert un dîner privé. Morales Troncoso avait reçu quelques heures auparavant Preval à Punta Cana accompagné de l'ambassadeur d’Haïti, Fritz N Cinéas, le président du groupe Punta Cana, Frank Rainieri, et d'une délégation de l'ambassade haïtienne.
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6237

Des assaillants enlèvent un ingénieur de sa maison à Casa de Campo
SAINT-DOMINGUE. - Le chef de la Policier Nationale, le lieutenant général Bernardo Santana Páez, a identifié hier à Rafaël Alexander Éloigne Díaz, chauffeur de l'ingénieur Miguel Subero Domenech, comme la personne qui a permis l'entrée aux assaillants qui ont blessé par balle le chef d'entreprise après l’avoir kidnappé dans sa maison située à Casa de Campo, la Romana. Santana Páez a dit que Alejo Díaz a admis avoir pris part au fait et il collabore actuellement pour identifier les autres impliqués dans le cas. Il a révélé que le chauffeur dispose d’un casier policier pour plusieurs infractions, y compris des vols. Le chef de la police a soutenu que le chauffeur, étant une personne de confiance, avait une carte pour entrer à Casa de campo, où ils ont maintenu la victime attaché.
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6232

Il demande la cessation de la violence qui produit des blessures de machettes et amputations de mains. Un chirurgien signale l’impact social chez les victimes de bombe artisanale.
SAINT-DOMINGUE. - Outre le haut coût social que devront payer les trois jeunes, victimes de brûlures provoquées par le lancement de la bombe artisanale dans un autobus pendant une grève du transport lundi passé, la récupération immédiate implique des frais d'autour de 200.000 à 300.000 pesos par personne. L’estimation a été faite par le chef du Département de Chirurgie Plastique et Reconstructive de l'Hôpital Salvador B Gautier, Severo Mercedes, qui a dit que le fait d'être temporairement privé des obligations de mères et de travailleurs, constitue déjà des dommages "incommensurables". Il a fait un appel pour que cesse le haut grade de violence que vit le pays, laquelle se traduite dans le fait que 90% des cas qui arrivent à cette unité sont des blessures par armes blanches (machettes) et amputations de mains. S’agissant de zones critiques, comme la face et les deux membres supérieurs, Mercedes a spécifié que le total des frais sont imprévisibles encore, parce qu'on ne sait pas s'ils peuvent y avoir des complications ou de l'apparition de quéloïdes, qu'impliqueraient des chirurgies esthétiques.
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6231

Le Vice-président garantit que l’état agira contre ceux qui ont attaqué un autobus avec une bombe Molotov
SAINT-DOMINGUE. - Le vice président de la République, Rafaël Alburquerque, a garanti que l'état agira contre les personnes qui ont détoné une bombe molotov dans un véhicule du transport public, où ont résulté blessés six femmes dont une qui était enceinte. Alburquerque a dit qu'il faut procéder pour la première fois contre les personnes qui se consacrent à ce type d'action, "parce qu'il n'est pas possible qu'il soit frappé de cette manière les secteurs les plus humbles que la population". Il a considéré que c'est un fait qui a consterné à tous les secteurs de la vie nationale, ce pourquoi il faut sortir derrière les personnes qui ont commis cette action. À son avis c’est une tâche du ministère public de mettre tout l’acharnement nécessaire pour qu'il y ait une sanction exemplaire et que les responsables payent aussi pour les dommages et des préjudices. "Nous avons vu les scènes d’horreur, les faces défigurées à la télévision dominicaine, y compris une dame en état de gestation, travailleurs et mères qui allaient alors travailler dans une zone franche, comment est-il possible qu'il soit frappé ainsi les secteurs les plus humbles de la population, pour cette raison nous devons distinguer et séparer ce qu'est …
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6162

Arrivée de René Préval en République Dominicaine

Un agenda copieux avant l’ouverture du sommet sur la drogue
mercredi 14 mars 2007,
Radio Kiskeya

Le Président haïtien René Préval est arrivé mercredi en République Dominicaine pour une visite de trois jours qui culminera par sa participation vendredi à Santo Domingo au sommet régional sur la drogue, la sécurité et la coopération, rapporte une dépêche de l’agence espagnole EFE.
L’avion qui transportait le chef de l’Etat, s’est posé à 12 heures locales (11h00 en Haïti et 16h00 GMT) sur le tarmac de l’aéroport international de Punta Cana (210 km à l’est de Santo Domingo), une enclave touristique où vit pendant une partie de l’année le célèbre chanteur espagnol Julio Iglesias.
Préval rencontrait dans l’après-midi des hommes d’affaires opérant dans le secteur touristique à Punta Cana avant de prendre part dans la soirée à un dîner dans la résidence du chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, à La Romana (est).
Jeudi, le dirigeant haïtien visitera les installations d’un projet énergétique dans la province de San Pedro de Macorís.
Par la suite, il se rendra à Santo Domingo en compagnie de plusieurs de ses ministres, dont le chancelier Jean Rénald Clérismé, en vue de signer avec son homologue Leonel Fernàndez un protocole d’accord sur la coopération universitaire haïtiano-dominicaine.
Des discussions sur des thèmes bilatéraux sont également prévues entre les deux chefs d’Etat.
Vendredi, René Préval sera parmi les principaux participants au sommet anti-drogue qui se déroulera dans la salle de conférence de la chancellerie dominicaine. Seront également présents le Président colombien Alvaro Uribe, les Premiers ministres de Trinidad et Tobago, Patrick Manning et de St Vincent et Grenadines, Ralph Gonsalves, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Edmond Mulet ainsi que les représentants des Etats-Unis et de l’Union européenne.
Avant de laisser Port-au-Prince, le Président Préval a émis le vœu que le sommet de Santo Domingo puisse permettre de jeter les bases d’une coopération internationale en vue de combattre de façon globale le fléau de la drogue simultanément dans les pays producteurs, consommateurs et de transit. spp/RK
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6271

La congresswoman Maxine Waters introduit une résolution au Congrès américain en faveur de l’effacement de la dette externe d’Haïti

D’influents parlementaires appuient le texte qui appelle l’administration Bush à exercer des pressions sur les principaux créanciers d’Haïti
mercredi 14 mars 2007,
Radio Kiskeya

La congresswoman démocrate Maxine Waters a introduit mercredi à la Chambre des représentants des Etats-Unis (Chambre basse) une résolution appelant le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et d’autres institutions financières multilatérales à "annuler complètement et immédiatement la dette externe d’Haïti".
Selon la presse américaine, dans la même résolution il est demandé au secrétaire au trésor (finances), Henry Paulson, d’user de la voix, du vote et de l’influence des Etats-Unis dans les institutions concernées en vue d’aider Haïti à atteindre cet important objectif.
Le texte a été coparrainé par les plus anciens et influents membres des commissions des affaires financières et des affaires étrangères de la Chambre des représentants.
"Haïti est un pays ayant un énorme besoin de développement, mais elle est aussi confrontée à de nombreux obstacles", a déclaré Maxine Waters, membre du Black Caucus et représentante du 35e district de la Californie. "L’un des obstacles majeurs est le poids écrasant de la dette externe", a-t-elle martelé.
Plus loin, la congresswoman estime que "l’annulation de la dette d’Haïti permettra au gouvernement démocratiquement élu du Président René Préval d’offrir la santé, l’éducation et d’autres services essentiels à la population tout en consacrant des investissements importants aux infrastructures. Le pouvoir pourra également contribuer à améliorer la qualité de vie des haïtiens".
Mme Waters a aussi critiqué l’impact négatif sur l’économie haïtienne du service de la dette qui s’élevait à 56 millions de dollars pour l’exercice 2006/2007, selon le FMI. "Ce service de la dette constitue un fardeau pour la fragile économie haïtienne", a fait remarquer la parlementaire américaine qui, pendant les deux ans de la transition démocratique (2004-2006), était montée en première ligne parmi les plus farouches défenseurs de Jean-Bertrand Aristide.
La dette d’Haïti envers les institutions multilatérales est estimée à environ 1,2 milliard de dollars. La Banque Interaméricaine de Développement en détient la plus grande partie, soit 534 millions, suivie de la Banque Mondiale 507 millions et du Fonds Monétaire International 21 millions. Les prêts totalisant ce montant ont été pour la plupart accordés à la dictature des Duvalier qui, parallèlement à l’oppression politique à laquelle elle soumettait le pays, pratiquait la dilapidation du trésor public. spp/RK

Haïti – Francophonie : L’artiste ivoirien Alpha Blondy « Seydou Koné » en tournée musicale

Le chanteur ivoirien du Reggae, Alpha Blondy, de son vrain nom Seydou Koné, entame, à la mi-mars 2007, une tournée musicale en Haïti dans le cadre de la Quinzaine de la Francophonie qui débutéra par un concert en plein air, au Champ de Mars (à proximité du palais présidentiel à Port-au-Prince), du pianiste et compositeur surdoué martiniquais Mario Canonge, selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.
L’artiste de la Côte d’Ivoire, qui devait arriver à la capitale haïtienne dans l’après-midi du 14 mars, a dû reporter son voyage pour le lendemain en raison de certaines difficultés, apprend AlterPresse de source officielle.
Suivant le calendrier établi, Alpha Blondy sera en concert, le jeudi 15 mars 2007, au Kiosque Occide Jeanty (Champ de Mars), où des milliers de spectateurs sont attendus. Le vendredi 16 mars, la star ivoirienne du Reggae donnera une autre prestation au Parc historique de la Canne à Sucre à Tabarre (nord-est de la capitale).
Depuis le début du mois de mars, Alpha Blondy est en tournée pour cinq concerts dans les Caraïbes, où il a donné, en compagnie de son groupe, le Solar System, des prestations à Pointe à Pitre (Guadeloupe) le 9 mars, à Casino Royal de St-Martin le 10 mars et à Fort De France (Martinique) le 12 mars 2007.
Premier fils d’une famille de neuf enfants, Alpha Blondy, de son vrai nom Seydou Koné, est né à Dimbokro en 1953.
Élevé par sa grand-mère, il retrouve sa mère à Korhogo en 1962 qui l’emmène à Odjenné où le mari de sa mère travaille pour la Compagnie française de Côte d’Ivoire (CFCI). Dix ans plus tard, Seydou Koné préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (MEECI). On l’appelle à l’époque Elvis Blondy.
En 1972, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo. Élève inscrit à l’internat, l’adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse). Cette formation musicale, portant la dénomination « Atomic Vibrations », joue en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent voisin Sainte-Elisabeth. A force de sécher les cours pour préparer les concerts, Seydou Koné est, à la fin de l’année, renvoyé du lycée.
Ayant séjourné aux Etats-Unis d’Amérique dans l’objectif de perfectionner son anglais, Seydou Koné, qui deviendra Alpha Blondy, continue à faire de la musique en créant un groupe. A travers ses chansons, dont « Come back Jesus » écrite au Liberia, Alpha Blondy s’est taillé une place de choix dans le monde du Reggae.
En vingt ans, soit de 1982 à 2002, Alpha Blondy a fait sortir quinze albums, dont deux « Live ».
Mais Seydou Koné ne s’arrête pas là. Il a produit, en juillet 2005, un autre microsillon baptisé « Akwaba, the very best of », ses meilleurs titres revisités.
La même année, soit en septembre 2005, Alpha Blondy a été nommé « Messager de la paix » par l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Il a, en effet, confié son "inquiétude" pour l’avenir de son pays, en crise depuis 2002.
En mai 2006, il a produit « No Child Soldiers : Alpha Blondy pour la démobilisation des enfants-soldats », une initiative de l’association Aïkah, parrainée par la star ivoirienne du Reggae, qui réunit plusieurs grands noms des musiques africaines.
En 2007, Alpha Blondy n’est pas le seul artiste à venir en Haïti dans le cadre de la célébration de la Francophonie.
Le dimanche 25 mars, le public de Port-au-Prince aura également à assister à une prestation au Champ de Mars de Luck Mervil d’origine haïtienne. Luck Mervil viendra directement du Canada, où il vit depuis plusieurs années. [do rc apr 14/03/2007 10:30]

Haïti : Soulagement et suspicion après le transfèrement à Port-au-Prince d’un chef de gang arrêté dans le Sud

Une prudence, mêlée de suspicion, était de mise, mardi soir 13 Mars 2007, après le transfèrement à Port-au-Prince d’un des chefs de gangs de Cité Soleil (périphérie nord), Evens Jeune, alias Ti Kouto, arrêté dans la matinée par la police des Cayes, à environ 200 kilomètres au sud de la capitale haïtienne.
Suite à l’arrestation de Evens dit Ti Kouto, de nombreux citoyens, interrogés par l’agence en ligne AlterPresse, se déclarent soulagés, tout en exprimant leurs inquiétudes concernant une éventuelle recrudescence des actes violents à Port-au-Prince.
« Les rues risquent d’être chaudes ce soir (mardi 13 mars), après l’arrestation du gangster Evens Jeune. Ne tardez pas à regagner votre domicile », avertissaient des port-au-princiennes et port-au-princiens à l’endroit de leurs compatriotes.
Les rues de la capitale étaient pourtant calmes et moins bruyantes, les bouchons coutumiers moins visibles sur différentes artères à partir de 4 :00 PM locales (21 :00 GMT) mardi soir 13 mars 2007, a constaté AlterPresse.
Des hélicoptères de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) continuaient à survoler le ciel de la capitale jusque dans la matinée du mercredi 14 mars.
Vraisemblablement, par prévention d’éventuels troubles, des unités spécialisées, lourdement armées, de la Police nationale d’Haïti (PNH) étaient remarquées en plusieurs points de Port-au-Prince.
Très recherché par la police depuis plusieurs mois, le gangster de Boston, un des 34 quartiers de Cité Soleil, sous contrôle onusien depuis quelques semaines, a été épinglé tôt (entre 6 :00 et 6 :30 AM locales = 11 :30 GMT) dans la matinée du 13 mars 2007, pour être par la suite héliporté à la capitale haïtienne par la MINUSTAH.
Bombardé de questions par les journalistes à son arrivée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de la PNH, Evens Jeune a nié toutes les accusations de « chef de gang, ravisseur d’otages, auteur de divers forfaits » portées contre lui. Il s’est simplement contenté de dire que la maison, dont il a été délogé par les forces onusiennes, aurait été construite avec des donations reçues d’habitants de Cité Soleil.
« Comme la MINUSTAH, la police nationale reste déterminée à resserrer davantage l’étau pour attrapper les criminels recherchés, qui essaient de quitter leurs planques pour se réfugier à des endroits reculés du pays », affirme le commissaire divisionnaire Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH, après l’arrestation de Evens Jeune.
Dans un communiqué transmis à AlterPresse, les forces onusiennes en Haïti ont, à leur tour, salué les efforts consentis par la Police nationale pour avoir réalisé ce coup de filet dans la section communale Laurent dans le Sud du pays. « Cet ex-chef du gang, recherché par la Justice haïtienne, avait été délogé récemment du quartier Boston, à Cité Soleil. Avec le soutien logistique de la MINUSTAH, Evens est déjà transféré à Port-au-Prince ».
La MINUSTAH félicite également la population haïtienne pour sa contribution continue dans la lutte contre la criminalité et en faveur du rétablissement de la sécurité dans le pays.
En février 2007, Evens Jeune dit Ti Kouto a été chassé par les casques bleus lors d’intenses opérations musclées menées dans le bidonville de Cité Soleil.
Entre-temps, les forces nationales et internationales n’ont pas encore débusqué les tanières d’autres chefs de gangs de Cité Soleil, tels les nommés Amaral Duclonat et « Bélony » ainsi connu, en cavale après les opérations menées depuis décembre 2006 par la MINUSTAH dans la grande agglomération populaire de la périphérie nord de la capitale.
Cependant, au cours d’une nouvelle opération baptisée “Opération Lauturu” conduite le dimanche 11 mars 2007 à Ti Haïti, un quartier de Cité Soleil, les casques bleus ont interpellé 31 suspects qui appartiendraient au gang de Blade Nazon.
« Nous pouvons nous attendre à ce que le processus de police judiciaire enclenché par la PNH rende inopérant ce gang de Cité Soleil.
Au cours de cette opération, « qui s’est déroulée sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré », les soldats onusiens ont trouvé et libéré une femme et un enfant séquestrés par le gang de Blade Nazon. La femme et l’enfant ont été remis à la PNH pour les suites nécessaires.
“Il n’y aura pas de refuge pour les gangs”, confirme le Général Raul Gloodtdofsky commandant adjoint de la Force Militaire de la MINUSTAH.
“Les Nations Unies vont continuer à mener des opérations de recherche contre les personnes suspectées, là où elles se cachent, afin de les empêcher de menacer la stabilité d’Haïti ».
Malgré la détermination affichée par la PNH et la MINUSTAH, d’autres cas de banditisme et de criminalité sont signalés quotidiennement dans la capitale.
Une fillette a été kidnappée au centre de la capitale, au moment où elle se rendait à l’école dans la matinée du 13 mars 2007, selon des stations de radio.
Dans la nuit du 12 au 13 mars 2007, des bandits armés ont emmené vers une destination inconnue au moins deux personnes qui se trouvaient à bord d’un véhicule privé à Martissant, banlieue sud de Port-au-Prince.
A la fin de la semaine dernière, la police nationale a appris la nouvelle de l’assassinat de l’enfant Elysée Mérisma, 9 ans, enlevé, en revenant de l’école, depuis le lundi 12 février 2007, en compagnie de son oncle paternel Paul Adrien, rapporte le quotidien « le Nouvelliste ».
En depit du versement d’une rançon de 50,000 gourdes (US $ 1.00 = 38.50 gourdes) aux ravisseurs dans une latrine désaffectée sur les hauteurs de Carrefour-Feuilles (sud-est de la capitale), le petit Mérisma n’a jamais retrouvé sa famille. Paul Adrien, sans donner d’explication sur ces événements qui émeuvent toute la famille, rentre directement chez sa concubine.
Après maints interrogatoires, Paul Adrien passe aux aveux à la Cellule contre enlèvement de la DCPJ seulement le 5 mars. Et, le 9 mars, il conduit les enquêteurs de la police scientifique et technique ainsi qu’un juge de paix sur un terrain vague situé dans la zone de St-Jude, après le Carrefour Saintus (sud-est de la capitale), où est éparpillé ce qui reste du cadavre dépecé par des chiens voraces du petit Elysée Mérisma. [do rc apr 14/03/2007 9 :20]

Haïti : Déplacement de René Préval en République dominicaine dans le cadre du Sommet sur le trafic de la drogue

Le président René Garcia Préval est arrivé, ce 14 mars 2007, en République dominicaine pour participer à un sommet régional sur le trafic illicite des stupéfiants en compagnie d’autres chefs d’Etat et de gouvernement de cinq pays de la région.
José Miguel Insulza, Secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), prendra, lui aussi, part à ces assises dont l’ouverture est prévue pour le vendredi 16 mars 2007, apprend AlterPresse.
Le chef de l’Etat haïtien profitera de son voyage en République voisine pour aborder d’autres sujets relatifs aux relations haïtiano-dominicaines, au tourisme, à l’investissement dominicain en Haïti et au secteur universitaire.
René Préval est à l’initiative de ce sommet sur le trafic de la drogue. Intervenant à l’ouverture de la rentrée parlementaire, le 8 janvier 2007, le président de la République avait déclaré que le trafic de la drogue est la principale cause de l’insécurité en Haiti.
« Nous aurons beau faire des efforts pour créer la stabilité en Haïti, nous n’y parviendrons jamais tant que le problème de la drogue ne sera pas résolu », estimait le chef de l’Etat haïtien.
René Préval présentait Haïti comme une victime de ce fléau qui génère l’insécurité et invitait les pays grands consommateurs de drogue à mener une politique apte à réduire la consommation chez eux.
« Avec tous les moyens sophistiqués qu’ils ont, où sont les résultats. Combien de réseaux de trafiquants ont-ils ont démantelés ? Combien de bateaux et d’avions ont-ils saisis ? », s’interrogeait le président haïtien, qui semblait faire allusion particulièrement aux Etats-Unis d’Amérique avec lesquels Haïti a conclu un accord en 1998 en vue d’actions conjointes de la police haïtienne et la police anti-drogue américaine contre les trafiquants qui utilisent le territoire haïtien comme point de transit.
Lors d’une visite en Jamaïque en janvier dernier, René Préval avait fait les mêmes déclarations tout en précisant que « Haïti et la Jamaïque ne produisent pas de drogue ». « Ensemble, nous devons aller auprès du gouvernement des Etats-Unis pour qu’il renforce ses patrouilles et surveillances des côtes haïtiennes et jamaïcaines », avait indiqué le chef de l’Etat haïtien.
C’est la deuxième visite de René Préval depuis son élection à la présidentielle du 7 février 2006. Le chef de l’Etat haïtien a effectué sa première visite en territoire voisin, le 2 mars 2006 peu avant son investiture, en mai de la même année. [do apr avec Espacinsular 14/03/2007 14 :40]

Fidel s’entretient avec les présidents du Venezuela et d’Haïti

Article de Granma International en date du 14 mars 2007
Repris par AlterPresse le 14 mars 2007
LE président Fidel Castro Ruz s’est entretenu par téléphone avec le dirigeant vénézuélien, Hugo Chavez, et le chef d’Etat haïtien, René Préval, à qui il a réaffirmé le soutien de l’île à son peuple.
Le leader de la Révolution cubaine a aussi fait l’éloge des efforts de Chavez pour avoir visité en si peu de temps plusieurs pays de la région, « défiant les risques et la fatigue », et qualifié également de brillants les discours du chef d’Etat sud-américain.
Comme Chavez lui demandait comment il allait, Fidel a répondu : « Bon, moi très bien », et souligné qu’il suivait de près son périple latino-américain et caribéen.
La conversation téléphonique s’est déroulée pendant que Chavez était en réunion avec Préval et le vice-président du Conseil d’Etat cubain Esteban Lazo – de visite aussi à Haïti – et d’autres hauts fonctionnaires des trois gouvernements.
Fidel a demandé au leader bolivarien de passer le téléphone au président haïtien, qui lui a déclaré être très heureux des évènements : « C’est presque une révolution ici. C’est de ta faute… Maître », lui a-t-il dit.
« C’est vous qui vous êtes multipliés », a souligné le chef de la Révolution cubaine, qui a qualifié le peuple haïtien de lutteur et de travailleur.
Chavez, qui a été admiratif devant le potentiel de jeunes existant à Haïti, a déclaré qu’il était possible, avec eux, de mener un programme semblable au Front Miranda, dans le but de construire des logements, avec eau et électricité.
« Je viens de dire à l’instant même à René (Préval) qu’il était important qu’il se joigne immédiatement à l’ALBA », a déclaré Chavez.
« Ce qui se passe en ce moment est une page inédite dans l’histoire », a souligné Fidel.
A un moment de la conversation, qui s’est déroulée dans la soirée du lundi 12, à 19 :37, Chavez a loué la beauté naturelle d’Haïti pour ses plages et sa ville.

Haiti-Rép. Dominicaine : Lancement des travaux de construction d’un marché binational à la frontière nord

Note de la Section communication de Solidarite Fwontalye
Document soumis à AlterPresse le 14 mars 2007
Des officiels des deux pays ont posé la première pierre d’un marché bi-national, lors d’une cérémonie à Dajabon, ville frontalière avec Ouanaminthe (Nord d’Haiti). Suite à des discussions entre les autorités des deux pays ce marché sera finalement construit en territoire dominicain, sans qu’on ne sache pourquoi.
Le fond alloué pour la construction de ce marché moderne est évalué à 45 millions euros. Ce fond qui provient de l’Union Européenne permettra aussi de construire un nouveau local en vue de loger le service douanier de la République voisine et de reconstruire celui d’Haïti, en très mauvais état .L’ouvrage a été confié a la compagnie GHELLA (italienne), chargée de la construction de la route Cap-Ouanaminthe.
Les autorités dominicaines se disent satisfaites de la pose de la première pierre. L’ambassadeur dominicain en Haïti Jose Serulle Ramia a parlé d’un geste fraternel. Pour lui c’est un pas qui a été franchi dans les relations commerciales entre les deux pays. C’est un acte symbolique sur le chemin de la paix, a expliqué le diplomate dominicain à un représentant de Solidarité Fwontalye/Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM).
Du coté haïtien, c’est le ministre des travaux publiques, transports et communications Frantz Verella qui a fait le déplacement. Le titulaire des TPTC a déclaré, dans son discours de circonstance, que la construction de ce marché s’inscrit dans le cadre d’un développement durable. Rome ne s’est pas faite en un jour, a souligné le ministre qui a précisé que l’existence de ce marché va favoriser une meilleure compréhension et entente entre les deux peuples.
Le titulaire du ministère des TPTC en a profité pour confirmer, qu’un nouveau pont sera jeté sur la rivière Massacre sans plus de détail. En même temps il a annonce un programme de réhabilitation pour la ville de Ouanaminthe.
Cette cérémonie a eu lieu dans l’indifférence de la population de Ouanaminthe qui n’était même pas au courant de la pose de la première pierre en vue de la construction de ce marché.
Damas Roger Herlan, Responsable communication Solidarite Fwontalye/Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants ( SJRM) Photo : André Ibreus, Assistant légal

mercredi 14 mars 2007

Arrestation du puissant chef de gang Evens Jeune dit "Evens Ti Kouto"


Epinglé par la police haïtienne aux Cayes, le caïd de Cité Soleil a été héliporté à Port-au-Prince

Radio Kiskeya
Le redoutable chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) Evens Jeune alias "Evens Ti Kouto" a été arrêté mardi aux Cayes (96 km au sud de la capitale) par la Police Nationale, a indiqué à Radio Kiskeya le directeur départemental du Sud de la PNH, Henriot Toussaint.

Le commandant précise que le concours de policiers connaissant bien le fugitif a été nécessaire pour l’identifier.

Surpris tôt dans la matinée dans la section communale de Laurent, Evens Jeune tentait pendant toute la journée de se faire passer pour Pierre Jacques. Sa femme et sa belle-mère ont été également arrêtées.

Celui qui a longtemps symbolisé la terreur à Boston, un des 34 quartiers du plus grand bidonville du pays, a été ramené dans l’après-midi à Port-au-Prince à bord d’un hélicoptère de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).

Il était en cavale depuis le démantèlement début février de son gang par les casques bleus.

Jouissant de la réputation peu enviable d’avoir la gâchette facile, le caïd serait responsable de nombreux meurtres et kidnappings notamment.

Deux autres importants leaders de bandes armées de Cité Soleil, Amaral Duclona et Bélony ainsi connu, font l’objet depuis plusieurs semaines d’avis de recherche. spp/RK

Les éléments du nouvel axe trilatéral Haïti-Vénézuéla-Cuba

Les autorités haïtiennes restent floues sur l’éventuelle adhésion du pays à l’ALBA tandis que Chàvez assume

Un accord trilatéral a été paraphé lundi soir à Port-au-Prince par les Présidents haïtien René Préval, vénézuélien Hugo Chàvez et le vice-président cubain Esteban Lazo donnant ainsi un coup d’accélérateur sans précédent à la coopération entre les trois pays dans une perspective éventuelle d’adhésion d’Haïti à l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un projet économique antinéolibéral inspiré du "chàvisme" et de la lutte du libérateur Simón Bolívar.Le chef de l’Etat haïtien a présenté devant le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et les membres de son gouvernement un résumé en six points des termes de référence de l’accord qui couvre des domaines de coopération comme la santé, l’énergie, le pétrole et les infrastructures :

La création par le Vénézuéla d’un fonds humanitaire de 21 millions de dollars réservé exclusivement à l’équipement et l’hébergement du personnel médical cubain.
Selon René Préval, Haïti bénéficiera bientôt d’une couverture médicale complète avec l’arrivée des médecins cubains dans les 17 communes dépourvues jusqu’ici d’assistance en la matière. Les coopérants seront remplacés progressivement par les 800 boursiers haïtiens étudiant actuellement la médecine à Cuba. 170 jeunes médecins fraîchement diplômés sont déjà de retour en Haïti.
L’évaluation par deux équipes techniques vénézuélienne et cubaine des capacités de production énergétique du pays et la construction de six centrales électriques. Une usine de 30 mégawatts sera implantée à Port-au-Prince tandis que deux autres de 15 mégawatts chacune seront installées respectivement au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) et aux Gonaïves (171 km au nord).
Trois usines à mazout seront également construites. La production énergétique nationale devrait augmenter de 100 mégawatts.
Le décaissement de 57 millions de dollars en vue de l’amélioration des infrastructures aéroportuaires d’Haïti dans une perspective de promotion touristique. Outre des travaux qui seront effectués à Port-au-Prince, l’aéroport du Cap et les aviations des Cayes (sud), de Jacmel (sud-est) et de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest) seront aménagés pour pouvoir accueillir des vols internationaux.
Le doublement des livraisons pétrolières quotidiennes prévues dans le cadre de l’accord préférentiel Petrocaribe. L’arrivage passera de 7.000 à 14.000 barils par jour.
La disponibilité d’un montant de trois millions de dollars destiné à l’acquisition de camions à bennes compactrices destinés au ramassage des ordures dans le cadre d’une politique d’assainissement et d’entretien de Port-au-Prince.
Le Président Préval n’a pas assumé qu’Haïti sé’tait engagée dans le processus d’intégration de l’Alternative bolivarienne des Amériques, un projet d’intégration économique régionale qui vise à contrer frontalement l’initiative américaine portant sur l’établissement d’une Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Il s’est borné à dire que des points d’accord ont été trouvés après plusieurs mois de discussions qui se sont déroulées alternativement en Haïti, au Vénézuéla et à Cuba. Cependant, Hugo Chàvez a clairement indiqué que l’accord paraphé constitue "un aspect essentiel du projet d’incorporation d’Haïti à l’ALBA pour que le pays puisse mener à bien ses projets de développement dans des domaines comme la pêche, l’élevage, l’agriculture, le tourisme, l’alphabétisation et l’éducation en général."
"Haïti va chercher à Cuba et au Vénézuéla ce dont elle a besoin parce qu’elle avait aussi aidé ces pays", a fait valoir le Président haïtien en vantant la sincérité et la solidarité qui caractérise les relations avec des "peuples frères" en dehors de tout intérêt particulier. M. Préval a insisté sur cette forme de coopération et celle engagée avec le groupe ABC (Argentine, Brésil, Chili) sans évoquer les rapports d’Haïti avec ses partenaires traditionnels, les Etats-Unis, le Canada et la France.
A l’issue de la conférence de presse conjointe des trois dirigeants, s’est déroulée la cérémonie de signature de l’accord commercial de vente des produits pétroliers provenant du Petrocaribe. Le document contenant l’ensemble des conditionnalités a été paraphé par le directeur de la nouvelle structure haïtienne dénommée bureau de monétisation du Petrocaribe, Michael Lecorps et le représentant de la compagnie pétrolière nationale du Vénézuéla (PDVSA).
Officiellement, aucun secteur de la vie nationale n’a été consulté dans le cadre du processus de négociation ayant abouti au nouveau partenariat tripartite avec Caracas et La Havane. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3339

Visites et réunion bilatérale avec Leonel Fernàndez avant le sommet anti-drogue vendredi à Santo Domingo


Le Président haïtien René Préval doit laisser Port-au-Prince mercredi à destination de la République Dominicaine pour une visite privée qui précédera sa participation vendredi au sommet régional sur la drogue, la sécurité et la coopération.
Selon des sources gouvernementales contactées par l’agence EFE à Santo Domingo, le chef de l’Etat haïtien arrivera en milieu de journée à l’aéroport de l’enclave touristique de Punta Caña. Dans cette ville située à l’extrême est de la république voisine, il doit avoir une réunion de travail avec un groupe d’investisseurs opérant dans le secteur touristique.
Des visites dans les complexes touristiques de Bàvaro et de Casa de Campo sont aussi dans l’agenda du Président ainsi que deux rencontres avec les Présidents du Sénat dominicain, Reynaldo Pared Pérez et de la Chambre des Députés, Julio Cesar Valentìn, rapporte une dépêche de l’agence cubaine Prensa Latina datée de Santo Domingo.
Mercredi soir, le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso offrira un dîner en l’honneur de M. Préval en sa résidence dans la province de La Romana (est).
Les mêmes sources précisent que jeudi le dirigeant haïtien se rendra à San Pedro de Macorìs, la troisième ville du pays, en vue de visiter les installations d’un projet énergétique. Par la suite, il se dirigera vers la capitale, Santo Domingo, où se tiendra le sommet anti-drogue auquel sont également attendus le Président colombien Alvaro Uribe et le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza.
Avant le début de l’événement, René Préval et son homologue dominicain Leonel Fernàndez doivent parapher un protocole d’accord en matière d’éducation. Les deux hommes auront aussi un entretien qui portera sur des questions bilatérales comme la situation des immigrants haïtiens en territoire voisin, l’environnement, le commerce de même que le trafic de drogue et d’armes à la frontière haïtiano-dominicaine.
Il s’agit du deuxième voyage du Président haïtien en République Dominicaine depuis son retour au pouvoir l’année dernière. Il avait effectué en mars 2006 une visite non officielle à Santo Domingo, son premier déplacement à l’étranger avant même son intronisation en mai. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3349

Chavez laisse Port-au-Prince après avoir manifesté sa reconnaissance envers Haiti

P-au-P., 13 mars. 07 [AlterPresse] --- Le président du Vénézuéla, Hugo Chavez, a laissé Port-au-Prince dans la soirée du 12 mars à l’issue d’une visite officielle en Haiti, où il a salué le peuple haitien, envers lequel il dit s’acquitter d’une dette historique et a, une nouvelle fois, critiqué le président américain Georges Bush.

« Je n’ai pas assez de mots pour dire merci au peuple haitien », a déclaré Chavez lors d’une rencontre avec les journalistes au palais présidentiel, en compagnie du président haïtien René Préval et du vice-président cubain, Esteban Lazo, en visite officielle également à la capitale haïtienne.

Chavez a rappelé les liens historiques entre le Vénézuéla et Haïti. « Ici Miranda (héros vénézuélien) a lancé le premier cri pour l’indépendance vénézuélienne », le 12 mars 1806, a-t-il souligné.

« Nous sommes conscients du lieu où nous nous trouvons, conscients de ce que représente le peuple haïtien », a affirmé le président venezuelien, en rappelant l’aide des autorités haïtiennes du début du XIX siècle aux résistants qui ont combattu pour faire du Venezuela un territoire indépendant.

« Quel peuple magnifique et quel espoir ! », s’est exclamé Chavez, qui a été accueilli à Port-au-Prince par des milliers de manifestants scandant des slogans en sa faveur et contre le chef d’État américain. Ces derniers l’ont suivi à chaque étape de son agenda, jusqu’aux abords du palais présidentiel où il a eu une réunion de travail avec Préval et Lazo.

Les dirigeants des trois pays ont jeté les bases d’une coopération trilatérale au bénéfice d’Haïti, dans plusieurs secteurs, particulièrement dans les domaines de la médecine et de l’énergie. « Nous avons effectué un grand pas en avant pour la concrétisation de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) », a fait savoir Chavez. L’ALBA est un plan opposé à la Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA) promue par les États-Unis.

« Une nouvelle vague de peuples se lève en Amérique latine et les Caraïbes », s’est réjoui le président vénézuélien. « Ceux qui veulent la voir, l’ont vue dans les rues de Port-au-Prince », a-t-il ajouté.

Par rapport à sa position face à la politique des Etats-Unis, le président du Vénézuéla a souligné qu’ « il ne s’agit pas d’une affaire personnelle entre Bush et moi ». Il a déclaré que le président Georges Bush « représente l’empire le plus cruel, le plus cynique et le plus criminel de toute la terre », tandis que « nous représentons le projet bolivarien de libération des peuples ».

Pour sa part, le président René Préval a souligné qu’après des années d’une « politique internationale timide et peureuse » d’Haïti, « aujourd’hui (…) Haiti va chercher à Cuba et au Venezuela ce dont elle a besoin, parce qu’elle a aussi aidé Cuba et le Venezuela », qualifiés de « peuples frères ».

Préval a fait savoir que le fonds de 21 millions de dollars créé par le Vénézuéla pour aider Haiti sera consacré à la logistique pour les médecins cubains qui vont être déployés dans toutes les régions d’Haïti.
D’autre part, après l’évaluation de la capacité très faible d’Haïti en matière électrique, le Vénézuéla va construire 3 usines électriques et réparer des infrastructures pour pouvoir assurer une disponibilité de 100 mégawatts.
Le Vénézuéla a doublé son aide en pétrole à Haïti qui est passé de 7 mille à 14 mille barils par jour, a informé Préval. Il a ajouté que le Vénézuéla va travailler pour améliorer les capacités aéroportuaires du pays et va financer pour 3 millions de dollars l’achat de camions à ordures.
Le chef d’État haitien a annoncé l’établissement prochain en Haïti d’un bureau de coopération Haïti-Vénézuéla- Cuba. Soulignant l’intérêt de Cuba pour Haïti, Préval a confié que durant la réunion au palais présidentiel ce 12 mars, le leader cubain actuellement en convalescence, Fidel Castro, a appelé plusieurs fois au téléphone pour s’enquérir de l’état d’avancement des pourparlers.
Dans son intervention au Palais national d’Haïti, le vice-président cubain, Esteban Lazo, a souligné « le sentiment profond que nourrit Fidel pour ce peuple courageux ». Il a fait part de l’engagement de Cuba à étendre la coopération avec Haiti, dans un esprit « de fraternité, d’humanité et de solidarité ». [gp apr 13/03/2007 01:00] (http://www.alterpress.org)


LA DIVA HAITIENNE EMELINE MICHEL VISITE ET CHANTE POUR LES HAITIENS DES BATEYS EN REPUBLIQUE DOMINICAINE

Haïti : Emeline Michel visite des bateys à Saint Domingue :
La célèbre chanteuse haïtienne, Emeline Michel, a séjourné pendant trois jours, début mars, dans les bateys en République dominicaine, voisine à Haïti. Elle a été reçue par l'organisation d'aide humanitaire Batey Relief Alliance - BRA Dominicana. Le 1er mars dernier, Emeline Michel, qui compte plus de 20 ans dans la chanson créole, s'est rendue dans des bateys dominicains, où vivent plus de 200.000 de ses compatriotes et descendants.
Elle a visité entre autres le batey Cojobal où une foule d'enfants et d'adultes l'ont accueillie avec joie, avec des ballons multicolores et en chantant, « Bienvenida Emelina ! Bienvenida Emelina ! »
« C'était un moment mémorable pour moi », a indiqué Emeline qui a chanté « Viejo » une complainte parlant des conditions de vies difficiles des Haïtiens dans les bateys, indique une note de BRA.
La chanteuse, surnommée « Reine de la chanson créole », saluait la foule avec émotion dans sa langue maternelle, « Bonjou zanmi m yo! » ou en français « Bonjour les amis ! » Elle a aussi interprété des chansons folkloriques haïtiennes, dont « Tolalito ». Elle a invité les enfants à chanter avec elle.
Après ses interprétations improvisées, l'artiste a signé des autographes et fait don d'exemplaires de ses derniers albums ainsi que des affiches personnalisées à la foule. Des hommes, des femmes et des enfants, tout âge confondu, étaient tout fiers de sa visite, soulignant qu'il s'agissait de la première visite d'un artiste haïtien de notoriété internationale dans les bateys.
Emeline Michel a expliqué que c'était « un véritable choc » de voir un monde différent que ce qu'elle avait imaginé. « Il était temps d'avoir finalement mon propre point de vue », a-t-elle soutenue. L'artiste a également visité un groupe de PV/VIH ainsi que des enfants orphelins du sida, conclut la note.

(Article soumis au forum de moun.com sur http://www.moun.com)
Un commentaire :
Un article d’une singulière importance relatant un fait unique un geste d’une portée et d’un symbolisme exemplaires. Nous faisons partie des gens qui voyons d’un très mauvais œil cette tendance à parler des haïtiens vivant en République Dominicaine dans un contexte très particulier qui ne les replace jamais au sein de la fameuse diaspora haïtienne.
Souvent nous lisons des notes sur des blogs et des sites Internet psalmodiant notre riche et importante diaspora qui « sur-usent d’épithètes plus qu’élogieux pour vanter les mérites de nos compatriotes résidant aux USA, au Canada ou en France. Mais de façon catégorique, ces récits « excluent » avec une indécence primaire plus d’un million d’haïtiens qui piétinent dans les fanges de la vie de l’autre côté de la frontière.
Cette exclusion, si elle n’est pas le fait du hasard peut être considérée comme le reflet de notre subconscient qui préfère scotomiser l’existence de cette population qui « fait honte ». Si on en parle pas ils n’existent pas. De là un paradoxe témoin de la plus pure des hypocrisies : pendant que le subconscient haïtien ignore ces fils d’Haïti nés en terre étrangère ou expatriés de fortune dans une indifférence pathologique, des voix s’élèvent pour demander au gouvernement dominicain de s’en occuper. La vérité reste toujours la même et plus immuable que jamais : Haïti doit solutionner les problèmes des haïtiens !
Emline Michel a fait un pas énorme pour ouvrir un sentier non battu jusqu’à présent.
Grâce à l’église catholique, grande institution –quand elle reste dans les limites de ses fonctions- nous avions eu à visiter et prodiguer des soins dans les bateys situés à Higuey. Ce genre de bain de foule font un bien fou, ce bain ouvre nos vrais pores et nous permet de transpirer notre humanité dans la plus pure et la plus claire de ces expressions.
Un souhait pieux et vertueux serait de croire que d’autres artistes, d’autres personnages importants et -qui sait- le président Préval et le premier ministre Alexis parcourront ce sentier pour retrouver et prouver à ces haïtiens qu’ils ne sont pas abandonnés à leur sort.
« Tande ak wè se de »… Il faut le voir pour le croire… Très près des consortiums touristiques accueillant des milliers de touristes se trouvent parqués très loin de la portée de la vue des êtres superficiels les « barrancones » des bateys ou s’agglutinent nos compatriotes. La pauvreté qui se respire dans cet environnement n’est rien à côté de l’avilissement de la dignité humaine qui se confine et s’évertuent à faire des habitants des bateys des êtres oubliés des bon-dieux.
(jopi http://www.moun.com)

vendredi 9 mars 2007

Hugo Chàvez en Haïti lundi prochain (officiel)


Le farouche adversaire de l’administration Bush en visite au pays ayant contribué à la naissance du sien, le Vénézuéla
Le Président vénézuélien est attendu lundi prochain à Port-au-Prince pour une visite officielle de 24 heures, a indiqué jeudi le secrétaire général de la présidence haïtienne, Fritz Longchamp, à Radio Kiskeya.

Le chef de l’Etat latinoaméricain qui arrivera à l’aéroport international Toussaint Louverture à 12 heures locales (17h00 GMT) aura notamment un tête-à-tête avec son homologue haïtien René Préval.

M. Chàvez se rendra également sur la Place de la paix, dans le quartier populaire de St-Martin (centre de la capitale).

Il devrait passer la soirée à Port-au-Prince avant de regagner Caracas le lendemain.

Pourfendeur de l’impérialisme américain et leader des manifestations hostiles organisées à l’occasion de l’actuelle tournée du Président George W. Bush en Amérique latine, Hugo Chàvez a multiplié les gestes d’amitié vis-à-vis d’Haïti depuis le retour au pouvoir en mai 2006 de René Préval, après avoir dénoncé le "kidnapping de Jean-Bertrand Aristide" et ignoré le gouvernement de transition qui lui succéda en 2004. Le dirigeant vénézuélien a permis l’intégration du pays dans le programme de vente de pétrole à prix préférentiels Petrocaribe mis en œuvre par Caracas au profit des nations pauvres de la région.

Parallèlement, plusieurs autres volets de coopération bilatérale sont envisagés. La Banque d’Etat et la chancellerie vénézuélienne ont paraphé lundi une convention prévoyant la création en faveur d’Haïti d’un fonds humanitaire d’un montant de 20 millions de dollars.

Après avoir accueilli René Préval le 24 avril 2006 au Palais de Miraflores au lendemain de sa victoire, deux mois plus tôt, aux présidentielles de février, Hugo Chàvez avait annoncé, à deux reprises, son intention d’entreprendre un voyage en Haïti afin témoigner au pays la reconnaissance du peuple vénézuélien.

Le drapeau de la Grande Colombie, qui allait donner naissance au Vénézuéla, à la Colombie et à l’Equateur, fut créé dans la ville de Jacmel (Sud-Est d’Haïti) le 12 mars 1806. La contribution historique décisive de la première république noire à l’indépendance du Vénézuéla passa également par l’octroi d’une aide militaire, logistique et financière à Simon Bolívar et au général Francisco de Miranda, les libérateurs de l’Amérique du Sud qui firent de longs séjours en Haïti. spp/RK

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE CHEZ LES VOISINS

Le Président du sénat dominicain partage la préoccupation de l'Episcopat sur la violence
Manuel Azcona - 3/9/2007 12:07:00 AM SAINT-DOMINGUE. - Le président du Sénat, Reinaldo Pared Pérez, a partagé hier la préoccupation de la Conférence de l'Episcopat dominicain autour des niveaux de violence qui règnent dans la société dominicaine. Toutefois, il a regretté la participation de militaires et des policiers dans ces actions délictueuses conforme les appréciations de l'Église. "Cela est ainsi et ce n'est pas nouveau, bien qu'il faille souligner que le Gouvernement souhaite réduire les niveaux actuels de violence", a déclaré Pared Pérez. De même, il a favorisé que tant la société comme le Gouvernement unifient des efforts pour éviter que la violence continue à augmenter. Il a renvoyé que si on compare la situation dominicaine avec celle d'autres pays, la spirale de violence n'a pas pu noyé encore la nation. Il a ajouté que République dominicaine est privilégiée en comparaison avec d'autres nations, en ce qui concerne les indices de violence qui existent dans ces pays.
Pour lire l’article original en Espagnol :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=5557

Un étudiant blesse un professeur à coups de couteau dans un établissement scolaire.
Monte Plata. - Un étudiant mineur a blessé de deux coup de poignard un professeur dans l’enceinte de l'école de base 6to-B de la communauté le Deam de cette commune. Le professeur blessé répond au nom de Yeimy Elizabeth Moreno Mora, de 29 ans, qui est actuellement internée dans le Centre Médical de Monte Plata, et son agresseur un adolescent de 16 années dont le nom n’a pas été raisons légales. Selon le rapport médical, l'éducateur a reçu le coup avec un couteau type sévillanne dans le dos qui lui a presque perforé le poumon et une autre coup de poignard au bras gauche, en plus d’un coup de pierre. Sa condition est stable, mais les médecins ont recommandé de ne pas la déplacer du centre pour éviter des complications. Moreno Mora, dans son lit de la clinique, a raconté qu'elle discutait hier un sujet traitant les s valeurs morales et quand il a terminé son enseignement, l'élève agresseur lui aurait signalé qu'elle avait laissé de côté une autre valeur. Elle lui aurait demandé d’identifier cette valeur et l’élève aurait affirmé que la drogue n’avait pas été mentionnée pendant le cours. Le professeur a spécifié qu'en le corrigeant que cela n'était pas une valeur, le jeune a insisté alors sur le fait que "en effet c’était une valeur" et il a commencé à l'attaquer verbalement et à prononcer des mots obscènes. Elle a ajouté qu'après l'incident, le directeur de l'école, Ramón Columna, a convoqué le jeune et sa mère à une réunion, et il a pensé que l’incident était clos.

Lisez l’intégralité de l’article en espagnol sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=5549


Des agriculteurs du Batey Mena abandonnent leurs jardins à cause des vols
BATEY MENA Tamayo. - Des agriculteurs de plusieurs bateyes de la zone sucrière de la province de Barahona ont dû abandonner leurs propriétés cultivées, devant la vague de vols et d’agressions dont ont été victimes les habitants de la zone. Selon des travailleurs de cette localité, les délinquants pénètrent dans les parcelles cultivées et dans les propriétés pour voler des poules, chèvres et du bovin, ainsi que des vivres. De nombreux jeunes qui se consacrent aux actions délictueuses, et qui proviennent d'autres lieux, même de la capitale, ont transformé les bateyes du Sud-ouest en cachettes.
La nuit, principalement, ils soustraient des motocyclettes, ils assaillent les passants et pénètrent dans les résidences pour emporter des téléviseurs, radios, ventilateurs et autres articles de valeur.
La situation a changé la vie des bateyes, et tôt dans la nuit ils paraissent désolés, parce que les gens craignent de sortir de leurs maisons. Josesito Pérez FELIZ, du batey Isabelita, a dit que le désordre existant dans ces communautés l'est à l’origine du fait que délinquants pénètrent la nuit dans la localité tirent sur les motocyclistes pour les dépouiller de leurs la motos et de leur argent.
Pour lire l’intégralité de l’article en Espagnol : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=15380

Les Etats –Unis d’Amérique veulent éradiquer le trafic de drogue dans les Caraïbes.
SAINT-DOMINGUE. - Le Gouvernement des Etats-Unis prétend "déraciner " le trafic de drogues de la zone des Caraïbes, ce pourquoi il comptera sur la participation République dominicaine et de Haïti, a révélé hier le représentant du Bureau d'Administration de Drogues des Etats-Unis (DEA) Karen P Tandy, après s’être réunie pour plus d’une heure avec le président Leonel Fernández au Palais National. Il a déclaré qu'il existe la nécessité de déraciner ces entreprises du trafic de drogues qu'empoisonnent les enfants, "ils corrompent nos gouvernements et détruisent le futur de nos pays". Il a indiqué être venue "à l'île Hispaniola", Haïti et la République dominicaine, comme alliée qui travaille avec deux pays qui s’engagent à "éradiquer le trafic de drogues", en disant que les Etats-Unis est aussi plongé dans cette lutte. "Nous partageons nos ressources humaines formées à cet effet, nous travaillons de manière conjointe dans cette mission commune", Tandy a expliqué en sortant du bureau présidentiel en compagnie de l'ambassadeur des Etats-Unis, Hans H Hertell. Elle a déclaré qu'il a eu le privilège de se réunir avec Fernández Reyna, dont elle dit pratiquer un leadership extraordinaire, non seulement pour République dominicaine mais pour toute la région et tout le secteur occidental. Il a dit que la DEA aura une participation au prochain sommet de présidents autour du sujet du trafic de drogues qui débute le 15 mars et qui comptera avec la présence les présidents Álvaro Uribe, de la Colombie, et de René Preval, de Haïti, outre d'importants chefs régionaux.
Pour lire en intégralité l’article en Espagnol :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=5559

Le Président Leonel Fernandez dispose d’une révision des fichiers de la police
SAINT-DOMINGUE. - Le président Leonel Fernández a disposé hier soir la révision et l'adéquation des fichiers policiers dans toutes les institutions qui manient des informations du service d’intelligence ou les antécédents pénaux, pour que ces dernières soient faites conformément aux dispositions du règlement qui a été aussi créé hier soir par le Pouvoir Exécutif.
Il établit que les certifications non délinquance et de non antécédents pénaux, pourront seulement être délivrés par le Ministère Public, à partir de la date d'expédition de ce décret 122-07. aucune autre institution ne pourra délivrée des documents de ce type.
De cette disposition sont exclus les certificats vie et ou de mœurs , dont l'expédition correspond au Secrétariat Intérieur et Policier, en vertu de la Loi 5188 de du 13 août de du 59. Le chef d'État a élaboré le règlement dont l'objectif est d'établir les normes et les procédures pour envoyer les certificats d'antécédents délictueux et de bonnes moeurs et régler l'accès à l'information sur les personnes qui possèdent un casier judiciaire, en faisant respecter l'article 8 de la Constitution, les réglementations contenues dans les traités internationaux et dans les lois.
Pour lire l’intégralité de l’article en Espagnol :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=5558

mercredi 7 mars 2007

François Duvalier, le mal aimé... Quelqu'un a osé le faire!


Avant-propos
Le lecteur s'étonnera certainement du titre énigmatique qu'il m'a plu de donner à ce livre. Cela n'a pas été facile, je l'avoue, de trouver le qualificatif convenable, capable de répondre au souci de rendre à la fois la densité du personnage, la diversité et la profondeur de ses facettes ainsi que les contradictions qui nourrissent à son sujet des controverses inexpiables.

Mariant le substantif excessif à l'épithète antithétique, j'eusse pu l'appeler Duvalier, le tyran bien-aimé, mettant en relief la condamnation sans appel des uns et la vénération sans nuance des autres. Mais cette appellation ne couvrirait pas assez la vérité épaisse et asymétrique du personnage, ni ne restituerait complètement l'émotion confuse et trouble que suscite la seule évocation de son nom. J'eusse pu l'appeler Duvalier, le titan maudit, reprenant en premier terme cette louange posthume d'un opposant notoire, trop virulent au début du règne pour n'être pas sincère en fin de parcours. Mais, cette dénomination, elle non plus, ne projetterait qu'une lumière tamisée, impropre à un éclairage sain et impartial.

C'est que François Duvalier possédait le talent catastrophique d'inspirer l'amour jusqu'à l'adoration ou au sacrifice, et d'allumer la haine jusqu'à l'incandescence et au meurtre. Voici énoncé un paradoxe qui ne contribue nullement à simplifier l'analyse ni à dissiper le mystère qui enveloppe cette vie d'Homme d'Etat. Il déroute au contraire. Il amplifie le drame de conscience chez tous ceux qui avaient approché l'homme, pour le servir ou pour le combattre, ou seulement pour étudier son itinéraire historique.

Qu'on l'admire ou qu'on le déteste, force est de reconnaître que, dans le sillage de Dumarsais ESTIME, François DUVALIER demeure le président haitien qui a lancé Haiti sur la voie de la modernité. Avec la création du CONADEP destiné à devenir le Ministère du Plan, Duvalier sort Haiti de la routine et de l'improvisation pour l'installer une fois pour toutes dans l'ère de la planification et des plans quinquennaux. Le Service des Contributions qui se transformera en Direction Générale des Impôts (D.G.I.) va quitter la promiscuité poussiéreuse et étouffante d'un minuscule bureau (du temps où le service s'appelait Bureau des Contributions), pour emménager dans un véritable palais moderne digne d'une telle institution publique. Le Télécom S.A.M. vient, au milieu des années 60, moderniser ce secteur qui n'offrait que de rares téléphones asthmatiques à quelques rares privilégiés. En ces temps - bien sûr dépassés - où l'Etat se croyait bon gestionnaire, les Entreprises Mixtes voyaient le jour et imprimaient une dynamique déterminante à maints services d'intérêt public : le Ciment d'Haïti, la Minoterie d'Haïti, l'OAVCT, l'APN, l'AAN, la TELECO....etc. Toutes ces entités qu'en ce début du 21ème siècle, on a tendance à privatiser ou à brader ont vu le jour grâce à la vision de François Duvalier. Sans compter les organismes à vocation sociale : l'OFATMA, l'Institut National du Bien-Etre Social, l'ONA... etc.

Duvalier a également électrifié une grande partie du pays en faisant tourner des turbines sur le barrage hydro-électrique de Péligre érigé par Magloire. Depuis les Duvalier père et fils, le fils poursuivant dans une certaine mesure l'oeuvre du père, aucun investissement n'a été effectué dans ce secteur, ce qui nous vaut depuis longtemps deux heures de courant par jour ou tous les deux jours à la capitale, alors que sous le régime de « La Révolution au Pouvoir », comme on disait à l'époque, on ne connaissait, et en saison sèche seulement, qu'une heure de black-out par jour.

Les maigres moyens haïtiens, démultipliés par la volonté prométhéenne de F. Duvalier, ont construit l'Aéroport International Dr François Duvalier de Port-au-Prince. Cette oeuvre herculéenne a désenclavé le pays et lavé les nationaux de la gifle d'une obligatoire escale dominicaine, chaque fois qu'ils projetaient de voyager par avion vers l'Amérique ou l'Europe. Il est quand même étonnant - si ce n'est ridicule - que se refusant à perpétuer un hommage exigé par la probité et l'histoire, on ait, au lendemain de 1986, débaptisé cet ouvrage capital, pour l'affubler du nom d'un ministre de la Justice qui n'avait à son actif que l'exploit de s'être fait assassiner dans un coin de rue. Heureusement le nom de Toussaint Louverture est venu, encore une fois, rétablir l'échelle des valeurs et un certain équilibre des grandeurs. Bref, après François Duvalier, en dehors de l'intermède de son fils qui a desserré l'étau sur une parole démocratique qui avait tardé à s'exprimer librement, on ne peut vraiment affirmer que quelque chose d'imposant ait surgi sur le sol d'Haïti.

Voilà une vérité bien hardie, impatiente de se dresser devant les mensonges étincelants d'une clameur suggérée et manipulée. Elle émerge de plus en plus. Elle surgit au carrefour de toutes les nostalgies et impatiences et déceptions de la conjoncture des années 2000- 2006. Prudemment certes, car les passions ne sont pas encore éteintes. Surtout qu'elles sont entretenues par ceux-là que dérange une tendance automatique et généralisée à comparer deux époques et deux expériences politiques.

Cette confrontation inévitable tourne à l'avantage de la dynamique duvaliérienne au détriment de l'anarcho-populisme lavalassien. Et l'on comprend que la classe politique et la société civile, qui dominent l'échiquier et les médias depuis 20 ans, artisans dépités de « l'ordre lavalassien », s'évertuent à se dédouaner, en recherchant en dehors de ce dernier un bouc émissaire responsable des malheurs actuels du pays.

Trente cinq ans après la mort de François Duvalier, on ne se lasse pas de parler de lui au présent, tant les empreintes de son passage ont marqué les esprits et les consciences. Certains, certes, s'acharnent à lui attribuer toutes les turpitudes de ses prédécesseurs et successeurs, comme s'il avait dirigé Haiti dans le presqu'aujourd'hui et depuis l'Indépendance. Ceci n'emêche que la population dans son quasi-ensemble le cite de plus en plus à l'honneur pour le leçon de compétence, de fierté et de dignité qu'il a laissée à nos gouvernants et au peuple haitien.

Au moment où la vérité perce l'écran opaque des nuages et que peu à peu s'essouffle l'idéologie d'ostracisme et d'exclusion à ce point dominante en 1987 qu'elle a réussi à polluer la noblesse d'un texte constitutionnel, il devient opportun de raconter courageusement une histoire d'homme, sans fard ni acrimonie, sans toutefois la présomption de vider le sujet. L'honnêteté consisterait à présenter l'homme dans ses dimensions multiformes, avec ses lumières et ses ombres, ses vérités et ses faces cachées, ses grandeurs et ses petitesses...

Il faut aller au-delà d'une subjectivité résiduelle qui continue d'opérer une distorsion des faits et renvoie aux calendes grecques les accents sincères du « dialogue national » et les premiers gestes authentiques de la réconciliation nationale. L'historien lui-même perd ses repères...

François Duvalier se campait homme d'airain, tout entier rivé à la cause pour laquelle il combattait. Cependant son agir ne rencontrait pas toujours l'adhésion, même chez ses partisans les plus fanatiques.

Les thuriféraires du régime récusaient en silence certaines outrances du comportement et de la méthodologie politique de l'homme Ils trouvaient, par exemple, disproportionnées certaines mesures drastiques appliquées à des situations susceptibles d'être résolues plus rationnellement et avec moins de casse. Même ses fanatiques les plus frustres, bénéficiaires privilégiés de l'incontestable mobilité économique, sociale et intellectuelle enclenchée par le régime, jugeaient inapproprié de violenter les citoyens, fût-ce dans le noble dessein de les rendre plus heureux. Sa technique de répression directe et collatérale a opéré des ravages immenses, beaucoup plus dans le camp de ses partisans qu'au sein de l'opposition. Naturellement, cela tient au fait historique que la plupart des complots intérieurs avaient été fomentés par des duvaliéristes en mal de pouvoir. Et les « invasions », ainsi que les lointains et vains mouvements des exilés, provoquaient dans le pays toutes sortes de persécutions à l'encontre de leurs parents et alliés, même si ceux-ci avaient au fil du temps développé d'ostensibles et rentables attaches duvaliéristes.

Qu'on se rappelle ! A l'orée du règne, en 1959, la première levée de boucliers au Sénat s'était soldée par la dissolution du Parlement, l'arrestation ou le départ pour l'exil de grands estimistes comme Jean David, Emmanuel Moreau, Hugues Bourjeolly, Thomas Désulmé... etc, les artisans incontestables de la victoire du 22 Septembre 1957 ; la chirurgie périodique opérée dans les rangs de l'Armée frappait le plus souvent des éléments que le président avait lui-même promus ; la charrette de Lucien Daumec avait emporté un grand nombre d'inconditionnels duvaliéristes ; la conspiration du colonel Honorat, que le président appelait son fils, avait mis sur le billot la tête de nombre de haut gradés très dévoués au régime ; même la triste équipée de Jeune Haiti avait semé un deuil cuisant au sein de la gent duvaliériste de la Grande Anse ; Barbot, le garde du corps, le fer de lance de la campagne électorale, le premier chef de la police politique, avait rameuté dans sa guérilla urbaine la plupart de ses premiers enrôlés ou compagnons, pour les jeter finalement dans les geôles ou sous la guillotine de Duvalier ; Octave Cayard amena en exil le gros du contingent de la Marine réputé duvaliériste... Et nous en passons.

Dans une certaine mesure, comme Saturne, "la Révolution mangeait ses propres fils ». Il n'est pas un seul duvaliériste, en fait, qui n'ait eu à regretter un proche, parent ou ami. A ce compte, dans le monde duvaliériste, l'amour, s'il est raisonné et quelque peu teinté de deuil, ne peut qu'être mitigé.

Du côté des opposants, on distingue deux catégories. D'abord, ceux qui ont réellement souffert du régime, dans leur chair et celle de leur famille, dans leurs affaires, leurs biens ou leur fortune. Ceux-là se font un point d'honneur hautement justifié de vilipender François Duvalier : ils lui vouent une haine féroce, professent à son endroit une aversion viscérale, presque épidermique. Ceux-là se proclament les victimes, encore qu'il faille en toute conscience et objectivité discuter du mot qui devrait le mieux définir ceux qui étaient venus d'ici ou de loin attaquer Duvalier pour le renverser ou le tuer, et qui avaient tout prosaïquement perdu la guerre et essuyé les conséquences - peut-être trop dramatiques - de la défaite. Si ces conjurés ou envahisseurs avaient réussi à mettre la main sur Duvalier et sa famille, il est peu probable qu'ils les eussent gratifiés des meilleurs cadeaux. La preuve, c'est qu'au lendemain du 7 Février 1986, ils ont littéralement détruit toute une classe, par le fer, par le feu et par le supplice du collier.

Il y a ensuite une autre catégorie, nombreuse et majoritaire, celle des braillards qui n'ont effectué que l'effort minimal de rallier une tendance à la mode et épouser les couleurs de l'environnement politique de l'après-Duvalier. N'ayant aucune raison valable d'abominer Duvalier, ils ne parviennent que difficilement à se dégager d'une secrète admiration pour ce politique pragmatique, qui a consacré une vie entière à bien étudier l'idiosyncrasie haitienne, échafauder un système politique solide et durable, arrivant, tout civil qu'il fut, à établir une dynastie en ce pays, là où nos forgeurs d'indépendance et seigneurs de la guerre avaient lamentablement échoué. Dessalines, Christophe, Pétion, Boyer, Soulouque, Geffrard..., eux tous caressaient ce rêve; mais ils n'avaient pas su maîtriser le courant de l'histoire. Duvalier réussit , et ce n'est pas de l'accuser d'être anachronique - ce qui est d'ailleurs vrai, à le regarder du haut des années 2000 - qui enlève sa valeur à l'exploit.

Et ce n'est pas non plus la seule performance qui nourrit l'admiration secrète de ses contempteurs apparents. Aujourd'hui plus qu'hier, au moment où toute grandeur se dissout et s'effondre, on s'accorde à lui reconnaître une tenue digne et fière face à la communauté internationale. Après le départ du second Duvalier, en 1986, Haiti a connu deux occupations étrangères et nos dirigeants politiques ne se gênent pas de s'agenouiller devant les diktats du plus insignifiant employé international. On dirait que nos politiciens d'à présent se désintéressent totalement d'améliorer le sort du peuple. Ce qui semble importer avant tout, c'est de se pavanner sur la scène des conférences mondiales en quête d'un satisfecit international. On se le rappelle et on le dit tout haut : du temps de François Duvalier, on ne flanait pas autant et si vainement et aucun étranger, fût-il ambassadeur de la plus grande puissance du monde, fût-il pape, ne se serait permis de s'immiscer dans les affaires intérieures de la République d'Haiti et de donner des ordres à ses dirigeants. Bien sûr, on objecterait que les temps ne sont plus les mêmes, soit. Mais le pape est toujours catholique ; la puissance hégémonique n'a changé ni de nom ni d'hémisphère. Ce n'est pas seulement de nos jours qu'elle veut imposer ses diktats. Et tout comme aujourd'hui, hier aussi le pape et autres autorités hégémoniques internationales toléraient difficilement qu'on ne céde le pas devant eux. Lorsqu'il estimait devoir défendre, consolider, étendre les acquis de sa gestion, François Duvalier ne reculait jamais. Il avait l'intrépidité d'assumer ses actes et prises de positions, quel que soit le prix politique à payer. Aussi est-il normal que, dans le secret de leur coeur, les uns et les autres regrettent de n'avoir pas le courage d'adopter certains de ses attitudes et discours, de s'inspirer de ses élans de patriotisme et de certaines de ses mesures qui avaient imposé considération et respect... Chez beaucoup de ceux qui occupent actuellement notre devant de scène, l'anti-duvaliérisme viscéral et intransigeant n'est peut-être motivé que par le dépit de ne pouvoir en ce chapitre égaler leur bête noire. A travers le monde, on affublait Duvalier d'un péjoratif PAPA DOC, mais on respectait l'haitien partout.

Ainsi donc, les apologistes de Duvalier l'aiment, tout en condamnant certaines de ses méthodes de gouvernement ; les familles des victimes traînent un héritage de haine indifférenciée, mais tous se souviennent d'une tenue qui flatte aujourd'hui leur nationalisme et leur orgueil d'haitien ; les opposants suivistes l'agonisent d'injures ronflantes, tout en l'admirant secrètement. Il est aimé, mais partout avec un bémol : il est donc MAL-AIME.

Les uns proclament sa grandeur en se détournant de la face patibulaire de ce Janus caraïbéen ; les autres le vouent aux gémonies tout en songeant à s'approprier sa baraka et ses sombres qualités politiques. On lui entonne un cantique d'amour, mais sur un ton mineur : il est donc MAL-AIME.

Tous rêvent en leur for intérieur de l'imiter, les premiers en se réclamant ouvertement de son obédience, les seconds en exorcisant d'un tribut de paroles ignominieuses leur mystérieuse et irrésistible inclination. On l'aime d'un amour presque ésotérique et clandestin, il est donc MAL-AIME.

Voici, en peu de mots, ce qui explique le titre de cet essai de restitution de l'histoire d'une époque qui suscite tant de controverses et d'interrogations.

Je me suis mis à écrire ce livre au cours de mon second exil, en République Dominicaine. Sans autre document que ma mémoire encore vivace et le lointain souvenir de quelques lectures anciennes. La Marche à la Présidence, Compilations pour l'Histoire, Mémoire d'un Leader du Tiers-Monde, Les Comédiens, Duvalier et les Tonton-Macoutes, la République Héréditaire, les Ombres d'une politique néfaste .... etc. Par la suite, d'autres lectures plus récentes me permirent de vérifier la fidélité de mes souvenirs. Et des fois, je l'avoue, je fis plus confiance à ceux-ci qu'à celles-là, tant semblait sytématique l'entreprise de distorsion des faits au profit de l'idéologie dominante de l'ostracisme et de l'exclusion.

Je sais bien à quoi est exposé ce livre. Cependant, et je n'hésite pas à me répéter, le moment semble être venu de raconter courageusement une histoire d'homme, telle qu'un contemporain, témoin privilégié, l'a vécue. Entre l'objectivité, aujourd'hui peut-être prématurée, et la subjectivité maladive qui pourrit la vérité, il y a place pour l'honnêteté. L'honnêteté, en la circonstance, consiste à présenter l'homme, avec ses lumières, ses ombres et ses faces cachées, en disant simplement ce qu'on a vu, entendu et vécu. D'autres diront ou écriront d'autres choses qui auront la vertu d'enrichir un dossier que les historiens de demain prendront en main, quand les passions se seront tues et qu'il sera devenu possible, grâce au recul du temps, de décanter le précipité des émotions individuelles et collectives, afin de libérer la vérité historique du magma des amours délirantes et éperdues, comme des haines irréductibles et inassouvies.

Dr Rony GILOT

Football - Gold Cup 2007 : Haïti en lice à partir du 6 juin 2007


[AlterPresse] --- Après son sacre à la Coupe Caraïbes des Nations baptisée « Digicel Cup », Haïti commencera à défendre ses couleurs, le mercredi 6 juin 2007, devant son homologue de la Guadeloupe, suivant le tirage au sort de la prochaine édition de football de la Gold Cup (Coupe d’Or) qui se tiendra en juin 2007 aux Etats-Unis d’Amérique.

La sélection haïtienne de football se retrouve dans le groupe A avec le Canada, la Guadeloupe et le Costa Rica, indique le tirage au sort du lundi 5 mars 2007 parvenu à l’agence en ligne AlterPresse.

Le coup d’envoi de la compétition sera donné le 6 juin 2007 au stade Orange Bowl de Miami par une rencontre qui opposera le Costa Rica à l’équipe canadienne de football.

Haïti entrera en lice, dans la même soirée (21 :00, heure de Miami), quand les champions de la Caribbean Digicel Cup auront à défendre les couleurs nationales face à la Guadeloupe devant un public floridien qu’ils connaissent très bien. Très nombreux aux Etats-Unis d’Amérique, notamment à Miami, les compatriotes Haïtiens devraient faire le déplacement en foule pour supporter l’équipe nationale de football pendant ses confrontations.

L’équipe haïtienne de football affrontera le Costa Rica le 9 juin, et le Canada le 11 juin 2007.

Le groupe B de l’édition 2007 de la Gold Cup est composé du Guatemala, du Salvador, de Trinidad & Tobago et des Etats-Unis d’Amérique. Dans le groupe C, on retrouve le Mexique, le Panama, le Honduras et Cuba.

Les deux premiers de chaque groupe, plus les deux meilleurs troisièmes, seront automatiquement qualifiés pour les quarts de finale.

Les demi-finales et la grande finale se dérouleront respectivement les 21 et 24 juin 2007 à Chicago, une ville des Etats-Unis d’Amérique fondée par un Haïtien, et à Illinois. [do rc apr 07/03/2007 12:15]

Source: Alter Presse sur http://www.alterpress.org


Légère amélioration de la situation des droits humains en Haïti, mais faible performance du gouvernement, selon les Etats-Unis

Le rapport 2007 du Département d’Etat sur les droits humains accuse des policiers d’avoir commis des exactions et rend les gangs armés principalement responsables de la violence en Haïti ; satisfecit décerné à la MINUSTAH

La situation des droits humains en Haïti a connu en 2006 une légère amélioration, mais le bilan du gouvernement dans ce domaine reste extrêmement maigre, a fait ressortir l’administration Bush dans son rapport mondial 2007 sur la situation des droits humains lancé mardi à Washington.

Le Département d’Etat s’est félicité du bon déroulement "du processus électoral relativement stable et pacifique", dont est isssu l’actuel Président René Préval et qui a été marqué par la participation de 63% des 3,5 millions d’haïtiens en âge de voter et détenteurs de la carte d’intentification nationale.

Le gouvernement américain a, d’autre part, salué le travail accompli par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. "La MINUSTAH a déployé 6.668 militaires et 1.692 policiers civils en vue de garantir la sécurité pendant et après les élections", indique le rapport. La mission a aussi assuré l’entraînement et l’encadrement de la Police Nationale, assisté le gouvernement dans la lutte contre la violence des gangs et empêché "l’émergence potentielle d’une opposition violente que pourraient alimenter des militants de groupes politiques bien armés", soutient le document.

Sur un plan plus général, Washington note "quelques signes d’amélioration" depuis l’arrivée du gouvernement Préval/Alexis notamment dans la lutte contre la violence entretenue par les bandes armées. Cependant, le tableau de la situation des droits humains continue d’être sombre et le pays reste confronté à de sérieux problèmes en matière de respect de la personne humaine.

Malgré les progrès à l’actif des autorités, de nombreuses violations des droits humains, même si elles n’ont pas été commanditées par le régime en place, ont été enregistrées l’année dernière sous diverses formes : des exécutions sommaires et extrajudiciaires dont des éléments de la Police Nationale d’Haïti (PNH) se sont rendus coupables, la surpopulation carcérale et les mauvaises conditions sanitaires constatées dans les prisons, des cas d’arrestations arbitraires, les détentions préventives prolongées, un système judiciaire inefficace et pouvant être influencé par l’Exécutif et le pouvoir législatif, la corruption sévère qui affecte le gouvernement dans tous ses compartiments, la non adoption de mesures visant à prévenir la violence et les discriminations sociales dont sont victimes les femmes, les violences sexuelles exercées contre les enfants, le trafic d’enfants et le travail des enfants en domesticité.

Le rapport 2007 du Département d’Etat dénonce également l’absence de mesures destinées à trouver des réponses apppropriées aux crimes commis par des membres de gangs et d’autres groupes armés et la "persistance des activités des membres des bandes armées consistant à pratiquer des enlèvements, torturer et traiter cruellement leurs otages".

Les bandes criminelles sont en grande partie responsables de la violence qui sévit dans le pays. Des cas courants d’actes criminels et d’attaques armées contre des civils ont continué à provoquer une psychose de peur au sein de la population.

Concernant la situation dans les 17 centres pénitentiaires que compte le pays, 4.663 détenus ont été recensés. Parmi eux, seuls 738, soit 16%, ont été jugés et condamnés. Les 3.925 autres personnes, 84%, attendaient d’être déférées devant un tribunal compétent après de longs mois de détention préventive.

Les conditions d’incarcération des mineurs sont également préoccupantes. Si les garçons, estimés à 154, sont généralement séparés des adultes, en revanche pour les filles aucun effort n’a été entrepris. A la prison des femmes de Port-au-Prince, 27 des 33 adolescentes de moins de 16 ans détenues le sont en compagnie de femmes n’ayant rien à voir avec leur catégorie d’âge.

Enfin, les Etats-Unis soulignent la libération sur décisions de justice ou pour raisons humanitaires de plusieurs anciens hauts responsables Lavalas ayant fait l’objet de détention préventive prolongée. Ils citent notamment les cas de l’ex-ministre de l’intérieur, Jocelerme Privert, de l’ancien Premier ministre Yvon Neptune, du père Gérard Jean-Juste, d’Annette Auguste alias Sò Ann et de Paul Raymond. Les deux premiers ont été relaxés respectivement le 15 juin et le 27 juillet 2006 après avoir été inculpés dans le massacre de La Scirie, un quartier de St-Marc (Artibonite, nord). Une cinquantaine de partisans présumés de l’opposition avaient été tués dont certains brûlés vifs en février 2004, quelques jours avant la démission d’Aristide, selon divers témoignages.

Le rapport américain souligne que pour beaucoup en Haïti messieurs Neptune et Privert avaient été emprisonnés à la mi-2004 pour des motifs politiques.

A rappeler que malgré l’ordonnance rendue par le juge instructeur Clunie Pierre Jules inculpant formellement dans l’affaire La Scirie les deux hommes et plusieurs autres anciens partisans zélés d’Aristide, le dossier a été pratiquement classé et toute perspective de procès anéantie. La partie civile et les organisations des droits humains se sont tues alors que progressivement les personnes détenues sont libérées par les autorités. spp/RK

L’OEA et la CARICOM satisfaites d’avoir contribué au renforcement institutionnel en Haïti

Les Secrétaires généraux des deux organisations, José Miguel Insulza et Edwin Carrington ont eu une réunion de travail au Guyana

La Communauté Caraïbe (CARICOM) et l’Organisation des Etats américains (OEA) ont mis l’accent sur leur contribution respective au renforcement institutionnel en Haïti à l’occasion de leur quatrième réunion conjointe organisée le week-end écoulé à Georgetown.

Selon un communiqué de l’OEA, le Secrétaire général de l’organisation panaméricaine, José Miguel Insulza et son homologue de la CARICOM, Edwin Carrington, réunis au siège de l’organisme sous-régional dans la capitale du Guyana, se sont félicités de leur convergence de vue concernant l’évolution de la situation en Haïti.

Passant en revue les différents projets communs aux deux entités dans le cadre d’un solide partenariat, M. Carrington a souligné les "efforts entrepris par l’OEA et la CARICOM dans le but d’aider les haïtiens à surmonter leurs difficultés politiques et à renforcer les mécanismes institutionnels dont ils disposent dans une perspective de consolidation de la gouvernance en Haïti".

La CARICOM, dont les quinze Etats membres font partie de l’Organisation des Etats américains, a renoué avec Haïti en 2006 après lui avoir imposé une suspension de deux ans consécutivement à la chute début 2004 de Jean-Bertrand Aristide.

Pour sa part, l’OEA a joué un rôle de premier plan dans le processus ayant conduit à l’organisation des élections de 2006 en contribuant notamment à la constitution du premier registre électoral national de l’histoire d’Haïti. spp/RK

Haïti parmi "sept pays stratégiques" sélectionnés par les Etats-Unis pour produire de l’éthanol

La production de biocarburants dans la région, enjeu principal de la visite du Président George Bush au Brésil où un nouveau partenariat doit être annoncé

mercredi 7 mars 2007,
Washington a placé Haïti sur une liste de "sept pays stratégiques" où la production d’éthanol sera subventionnée dans le cadre d’un programme de coopération que lanceront les Etats-Unis et le Brésil, rapporte le quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo à la veille de l’arrivée jeudi à Brasilia du Président américain George W. Bush.

Selon les révélations d’un haut responsable républicain cité par le correspondant du journal à Washington, la Maison Blanche a déjà acheminé au Congrès (Parlement) un texte prévoyant des investissements en vue de la construction d’usines de production d’éthanol au Pérou, en Colombie, au Salvador, au Honduras, au Guatémala, à St Kitts et Nevis, en République Dominicaine et en Haïti.

L’énergie propre a la côte auprès de l’administration Bush qui cherche à garantir la sécurité énergétique des Etats-Unis au cours des prochaines années et à réduire la dépendance du pays vis-à-vis du Vénézuéla d’Hugo Chávez, l’un de ses principaux fournisseurs de produits pétroliers.

Les ressources qui seront mises à la disposition de ces pays viendront directement du gouvernement américain et de la mission américaine à l’Organisation des Etats américains (OEA), mais aussi de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et de la fondation des Nations Unies.

Le Sénateur républicain Richard Lugar doit présenter à ses collègues dans les prochains jours une proposition de loi visant à stimuler le marché de l’éthanol sur le continent. L’équipe du parlementaire américain envisage notamment la création de fonds de financement conjointement avec des institutions multilatérales afin de déterminer la viabilité du projet et la construction dans des pays de la Caraïbe et de l’Amérique centrale d’infrastructures réservées à la production de biocombustibles.

Pour sa part, le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva cherchera dans ses entretiens avec son homologue américain à le convaincre d’accepter de consacrer des ressources financières à la stimulation de la production de la canne à sucre en Afrique et en Haïti.

Avec des plantations estimées à plus de 400 millions de tonnes, le Brésil est le premier producteur mondial d’éthanol et s’impose comme un partenaire incontournable des Etats-Unis.

George Bush effectue jeudi et vendredi une visite officielle au Brésil dont l’objectif principal est la promotion d’une coopération bilatérale axée sur la production de biocarburants à base d’éthanol. Ce sera la première étape de la plus importante tournée en Amérique latine du chef de la Maison Blanche attendu également en Uruguay, en Colombie, au Guatémala et au Mexique. spp/RK