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vendredi 18 avril 2008

Jacques-Edouard Alexis "reste au service du pays" et souhaite la désignation rapide de son successeur

Le Premier ministre sortant annonce par ailleurs la poursuite de l’enquête ouverte sur le meurtre du policier nigérian
vendredi 18 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le Premier ministre démissionnaire Jacques-Edouard Alexis a émis vendredi le vœu que son successeur sera rapidement désigné et un nouveau gouvernement formé en s’inclinant devant la décision du Sénat de l’écarter, mais s’est déclaré à nouveau prêt à servir le pays.
"Au-delà des individus, au-delà des personnes, l’important aujourd’hui c’est de conjuguer tous les efforts en vue de permettre à Haïti de retrouver la voie de la paix et de la stabilité", a estimé Alexis dans ses premières déclarations publiques depuis son éjection samedi dernier. Interrogé par des journalistes en marge des funérailles d’un policier onusien assassiné le jour même de l’interpellation du gouvernement au Parlement, il a indiqué qu’il restait "prêt à servir son pays à tous les niveaux" et laissait son poste "sans état d’âme". Ses départs antérieurs du décanat de la faculté d’agronomie de l’Université d’Etat d’Haïti et de la Primature, en 2001, s’étaient déroulés dans le même état d’esprit, dit-il.
"C’est dommage que je parte dans ces conditions, mais le pays n’a rien perdu", a poursuivi Jacques-Edouard Alexis en faisant remarquer que le vote de censure qui lui a été infligé était "l’expression du jeu constitutionnel et démocratique". Il a aussitôt précisé que sa lettre de démission rédigée dans les heures ayant suivi la décision des 16 Sénateurs de la nouvelle majorité avait été acheminée au Président René Préval lundi.
Emporté par la crise qu’avaient engendrée de violentes manifestations de rue contre la faim, le chef du gouvernement sortant a reconnu que tout le travail de son équipe a été balayé en quelques jours.
M. Alexis, qui liquide depuis une semaine les affaires courantes pendant que le chef de l’Etat multiplie les consultations politiques, a par ailleurs promis que les assassins du policier nigérian Aminu Nagya seront retrouvés et punis conformément à la loi. Rappelant que l’ordre démocratique ne pouvait pas s’accomoder de l’impunité, il a affirmé que la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) menaient l’enquête conjointement sur ce meurtre.
Pour sa part, le chef de la police judiciaire (DCPJ, Frantz Thermilus, a assuré que les investigateurs étaient sur de bonnes pistes et déterminés à identifier les vrais coupables. Déplorant la mort du membre de la police des Nations Unies (UNPOL), le commissaire Thermilus a souligné que les enquêtes criminelles peuvent durer des années voire plusieurs siècles à l’image de celle menée depuis longtemps en Angleterre afin de découvrir l’épais mystère entourant le célèbre tueur en série "Jacques l’éventreur".
Outre Jacques-Edouard Alexis, le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, le directeur général de la PNH, Mario Andrésol et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Hédi Annabi ont également assisté aux funérailles de Nagya au camp de la MINUSTAH.
Les circonstances de son décès près de la cathédrale de Port-au-Prince (centre) restent non élucidées tout comme les violences que des marchands ont accusé des casques bleus nigérians d’avoir exercé contre eux en intervenant sur le théâtre de l’incident. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4945
Commentaires :
L’état d’Haïti est suffisamment pour que de citoyens sensés exigent et demandent un retrait total des affaires du pays d’un homme disposant de l’aura de Jacques Edouard Alexis. (Nous ne le connaissons pas personnellement. Qui pis est nous ne savons rien de lui, cependant nous avons prêté nos services pendant notre séjour en Haïti à l’université Quisqueya une institution de sa création).
Si nous le foutons à la porte, des institutions internationales beaucoup plus intelligentes et plus pratiques que nous ne tarderons pas à lui faire un pont d’or pour le récupérer.
Au-delà des actions et de l’activité indispensables des organisations populaires ; bien au-delà des discours de circonstances ponctués de menaces des associations syndicales ; bien au-delà des diatribes politiciennes, le salut d’Haïti passe définitivement par le choix et l’utilisation de ces compétences dans un cadre mieux défini avec des démarcations exactes entre les droits et les devoirs.
Fort de ce constat nous ne pouvons qu’applaudir ces déclarations.. Cependant, comme nous avons l’habitude de le faire, le futur politique de Monsieur Alexis passe nécessairement par une attitude de rupture et de modernisation de la façon de pensée et d’agir. Les plus érudits parleront de changement de mentalité, phrase et formule bateau dont on ne peut que critiquer la portée dans certaines circonstances.
Les scènes qui présentent des gens massés devant le parlement craint des « vivas » et des » ALEXIS OU LA MORT », des voix qui interrompent des cérémonies solennelles pour scander des ALEXIS 2011 ; ne font que présager une volonté de continuité sur des bases bancales faibles et dépassées.
Le JPPisme n’a pas encore pondu une formule ni pour maintenir un gouvernement au pouvoir ni pour résoudre les problème de cette nation pathétique.
Alors Monsieur Alexis prenez du recul bienvenu au monde du travail sérieux et articulé dans le sens de la collectivité haïtienne qui attend encore un autre héros non de pacotille. Faites le grand saut vers la rupture et la modernisation de la pensée et de l’action.

Visite du maire de Montréal à Port-au-Prince en relation avec la crise alimentaire prévalant dans la capitale haïtienne

Il répond à l’appel de son homologue haïtien, Jean Yves Jason
vendredi 18 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, effectuera une visite à Port-au-Prince du 20 au 22 avril, en réponse à l’invitation de son homologue haïtien Muscadin Jean-Yves Jason et du Président d’Haïti, M. René Préval, informe un communiqué du cabinet du maire montréalais.
« Je suis conscient de la situation qui prévaut présentement à Port-au-Prince relativement à la crise alimentaire. Il faut être réaliste face au rôle qu’une ville comme Montréal peut jouer quant à la résolution de cette situation. Toutefois, il m’apparaît essentiel, particulièrement en ces moments difficiles, de réitérer notre solidarité envers le peuple haïtien et de maintenir notre soutien en fonction de nos capacités et de nos moyens », a déclaré le maire de Montréal.
« Je compte profiter de cette visite pour réaffirmer au maire Jason la volonté de la Ville de Montréal de poursuivre les efforts que nous avons amorcés dans le cadre du Protocole de coopération s’échelonnant sur cinq ans que nous avons signé à Montréal, en décembre dernier », a ajouté M. Tremblay.
« Les actions entreprises dans le cadre du Plan d’action 2008 de ce protocole aideront la mairie de Port-au-Prince à faire face à certains des autres enjeux majeurs auxquels cette ville est confrontée, notamment en matière de gouvernance et de services aux citoyens. La coopération internationale doit passer par des actions concrètes et avoir des résultats tangibles. C’est ce que nous réalisons à travers cette entente, notamment en transmettant notre expertise dans le domaine de la gestion des déchets, en travaillant à la revitalisation de quartiers ciblés ou encore en réhabilitant des infrastructures. Nous comptons appuyer, à la mesure de nos moyens, les efforts de la mairie de Port-au-Prince. En espérant que ce geste puisse en inspirer d’autres », a-t-il ajouté.
Au cours de sa visite, M. Tremblay s’entretiendra notamment avec le président d’Haïti, M. René Préval ainsi qu’avec le maire de Port-au-Prince. Il aura également l’occasion de remercier les policiers et policières du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) présentement en mission dans le pays et qui réalisent un travail de formation exceptionnel. Lors de sa visite le maire s’adressera aux membres de la Chambre de commerce et d’Industrie haïtiano-canadienne. Le maire de Montréal prévoit également de rencontrer des Organisations Non Gouvernementales montréalaises actives à Port-au-Prince.
Le maire Gérald Tremblay avait déjà rencontré le chef de l’Etat haïtien, René Préval, lors de la visite effectuée par ce dernier au Canada en avril 2006, avant sa prestation de serment pour un second mandat présidentiel.
Un fort contingent de policiers canadiens, dont des retraités s’étant portés volontaires, font partie de la police de l’ONU en Haïti (UNPOL). Ils sont particulièrement impliqués dans des programmes de formation et de renforcement de la Police Nationale d’Haïti. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4942

Le secrétaire d’Etat dominicain de l’Agriculture accuse le gouvernement haïtien de faire obstacle à la reprise des exportations vers Haïti de produits

Le gouvernement haïtien et la FAO auraient constaté la disparition du virus de la grippe aviaire en République dominicaine, selon Chio Jimenez
vendredi 18 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le secrétaire d’Etat dominicain de l’Agriculture, Chio Jimenez, a accusé vendredi le gouvernement haïtien de s’opposer à la reprise des exportations vers Haïti de produits avicoles dominicains, en dépit du constat effectué par Haïti et l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) de la disparition du virus de la grippe aviaire en territoire dominicain.
Le secrétaire d’Etat dominicain affirme que des inspections réalisées par des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) ont confirmé l’inexistence du virus, alors que, parallèlement, les autorités sanitaires dominicaines ont adopté toutes les mesures en vue d’empêcher la réapparition de celui-ci.
Il existe un rapport étroit entre les récentes émeutes de la faim en Haïti et l’arrêt par ce pays des importations de poules et d’œufs dominicains. La permanence de cette situation aggravera encore davantage la crise alimentaire en Haïti, selon Chio Jimenez, cité par l’agence en ligne dominicaine « Espacinsular », dans son édition du vendredi 18 avril 2008.
Les mesures d’interdiction d’importations de produits avicoles dominicains adoptées par le gouvernement haïtien sont encore en vigueur, en dépit du fait qu’il ait été rapporté que ces produits continuent d’entrer en territoire haïtien par des zones non contrôlées de la frontière entre les deux pays. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4943

Haïti-Crise : Un plan d’action sur 6 mois pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires

Vendredi 18 avril 2008
P-au-P., 18 avr. 08 [AlterPresse] --- Le représentant résident en Haïti du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), le Français Joël Boutroue, annonce la finalisation d’un plan gouvernemental d’action sur 6 mois pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays.
Ce plan, dont la réalisation est appuyée par le PNUD, doit permettre de poser les premiers jalons vers une relance plus dynamique du développement général du pays, indique Boutroue.
La crise alimentaire qui vient d’éclater en Haïti, a fait surgir « une volonté politique » et permis de mettre en place « une véritable stratégie de développement agricole, ce qui est nécessaire » pour ce pays, ajoute-t-il.
A ce jour, Joël Boutroue indique que les Nations Unies ont pu identifier quelque 25 millions de dollars pour mettre à exécution ce plan d’action pour lequel plus de ressources devront etre mobilisées au niveau international.
Mamadou Mbaye, du Programme alimentaire mondial (Pam), affirme avoir l’espoir que les ressources promises par les bailleurs de fonds seront à même de soulager la misère de la population en attendant la mise à exécution de programmes sur le long terme.
Le Pam cherche a mobiliser 45 millions de de dollars pour son programme 2008. Pour le moment, il dispose d’un stock de 8.000 tonnes de nourriture en Haïti qui seront distribuées dans les prochains jours, principalement dans les départements du Nord, du Nord-est, de l’Ouest, de l’Artibonite et du Plateau Central, apprend-on. 550.000 personnes, dont des enfants, des femmes enceintes et des personnes vivant avec le virus du Sida, devraient bénéficier de cette assistance.
En fonction du niveau de ses ressources, le PAM compte étendre ses programmes dans les départements du Nord-ouest et du Sud-est ainsi que des projets de « vivres-contre-travail » dans le cadre d’activités à haute intensité de main-d’œuvre.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) entend, pour sa part, doubler l’effectif de son programme de lutte contre la malnutrition des enfants, qui doit maintenant toucher 10.000 enfants. L’organisme prévoit d’élargir son programme d’eau et d’assainissement d’une valeur de 1.600.000 dollars américains au Nord-Ouest et à l’Artibonite.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce une aide de 800.000 dollars américains consacres a l’horticulture, la production de composte et l’élevage de poules au profit de 2.000 familles haïtiennes, dont plus de la moitié réside dans des quartiers populaires de Port-au-Prince.
D’autre part, la FAO indique qu’elle contribuera à la relance de la production agricole en fournissant des fonds à 12.500 familles rurales touchées par la crise dans les Nippes et dans l’Ouest, tout en engageant dans le Sud des actions en faveur de 3.500 familles situées dans des zones vulnérables de montagnes.
Les Nations Unies renforceront leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses. [gp apr 18/04/07 04:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7162

L'esprit de Toussaint Louverture...Par Aimé Césaire

Nous publions un extrait de la pièce «Toussaint Louverture» d'Aimé Césaire. Il y aborde une figure fascinante de l'histoire d'Haïti qui, selon ses propres termes, est le premier pays où s'est noué le grand problème que le XXe siècle s'essouffle à résoudre, le problème colonial, et le premier pays où il s'est dénoué.
Plus que le Môle Saint-Nicolas, plus que la Crête-à-Pierrot, plus que les fortifications dont était hérissée la vieille île des flibustiers, ce qui à Saint-Domingue résista à la puissance française, au feu de ses canons et à la charge de ses soldats, ce fut l'esprit de Toussaint Louverture, l'éprit forgé par Toussaint Louverture.
Il est de mode aujourd'hui chez les Haïtiens de diminuer Toussaint, pour grandir Dessalines. Il ne saurait être question de nier les mérites de Dessalines ni les lacunes de Toussaint.Mais on peut clore le débat d'un mot : au commencement est Toussaint Louverture et, sans Toussaint, il n'y aurait point eu de Dessalines, cette continuation. Bien sûr la situation historique de Toussaint est malaisée, comme celle de tous les hommes de transition. Mais elle est grande, irremplaçable : cet homme comme nul autre constitue une articulation historique. En tout cas, il y a un bon moyen d'apprécier son rôle, et sa valeur. C'est de lui appliquer le critère cher à Péguy : de mesurer de quel étiage il a fait monter le moyen de son pays, le niveau de conscience de son peuple. On avait légué des bandes. Il en avait fait une armée. On lui avait laissé une jacquerie. Il en avait fait une Révolution ; une population, il en avait fait un peuple. Une colonie, il en avait fait un Etat : mieux, une nation. Qu'on le veuille ou non : tout, dans ce pays, converge vers Toussaint, et de nouveau irradie de lui. C'est bien un centre que Toussaint Louverture. Le centre de l'histoire haïtienne, le centre sans doute de l'histoire antillaise. Quand, pour la première fois, il fit irruption sur la scène historique, bien des mouvements étaient en train ; commencés par d'autres, mais arrêtés à mi-course, languides, impuissants à s'achever le mouvement blanc vers l'autonomie et la liberté commerciale; le mouvement mulâtre vers la légalité sociale ; le mouvement nègre vers la liberté. Tous ces mouvements, Toussait les unit, les continua les approfondit. Quand il s'en alla, le triple mouvement était achevé ou en passe de l'être.
A vrai dire, avec lui, s'en allait Saint-Domingue. Mais c'est que Haïti était née. La première de toutes les nations noires.

(1) Extrait de Toussaint Louverture, Editions Présence Africaine
Aimé Césaire
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56568&PubDate=2008-04-17

5 millions de poules par an à 3 gourdes le poulet !

La Direction de la production animale du ministère de l'Agriculture se prépare à relancer la production agricole grâce à une série de mesures qui permettront au pays de retrouver le rythme de production d'avant 1994, selon une déclaration faite par Jean Maurice Déjean, directeur de la production animale, au micro de Robenson Sanon sur Magik 9.
Avant cette date, selon le technicien, le pays produisait environ 5 millions de poules blanches par année. Aujourd'hui, il en produit seulement 1 million, une quantité inférieure à la demande pour la consommation. Il s'agit donc de retrouver le rythme d'antan, avance-t-il.
Afin d'atteindre cet objectif, le Trésor Public serait prêt à financer le projet estimé à 15 millions de gourdes. L'agronome Jean Maurice Déjean envisage cette relance de la production agricole grâce à la modernisation du système de production animale en collaboration avec les industriels et le secteur paysan.
Par ailleurs, la section de la production animale se penche sur la relance de la production porcine à partir du centre de reproduction situé à Thomassin 42.
L'État disposerait de 2 millions de gourdes à cet effet, somme insuffisante cependant, selon le technicien, le centre ayant été sérieusement endommagé après le 29 février 2004.
Les sommes avancées par l'agronome Déjean font cependant sourire ceux qui sont un peu informés des coûts de la production animale.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56594&PubDate=2008-04-18

L’ONU annonce la mobilisation de ses agences face à l’insécurité alimentaire en Haïti

8.000 tonnes de nourriture seront notamment distribuées par le PAM, a indiqué la porte-parole du Secrétaire général
Jeudi 17 avril 2008
Radio Kiskeya
L’équipe de pays des Nations Unies en Haïti a adopté des mesures d’urgence en vue de faire face à l’insécurité alimentaire touchant le pays et à l’origine de violentes émeutes la semaine dernière, a annoncé jeudi à New York la porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, l’haïtienne Michèle Montas.
"Le bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) en Haïti va distribuer quelque 8.000 tonnes de nourriture au cours des prochains jours dans les régions du nord, de l’ouest et du centre ", a affirmé la porte-parole de Ban Ki-moon lors de son point de presse quotidien.
Cette intervention de l’agence alimentaire onusienne visera en priorité les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes. Parallèlement, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) se propose de doubler ses programmes de nutrition dans le cadre de la lutte contre la malnutrition infantile.
D’autre part, le PAM consacrera 1,6 millions de dollars à la fourniture d’eau et d’installations sanitaires dans le nord-est d’Haïti et dans la région de l’Artibonite (nord).
Michèle Montas a aussi indiqué que la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH) et le PAM continuent dans le même temps d’apporter leur soutien à divers programmes de création d’emplois. Grâce à un budget de 2,3 millions de dollars, quelque 2,500 haïtiens bénéficient d’un emploi.
Théâtre de graves violences provoquées initialement par la hausse vertigineuse des prix de l’alimentation, Haïti compte 70% de chômeurs sur une population de 8 millions d’habitants composée majoritairement de jeunes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4940

La crise alimentaire en Haïti a réveillé le monde, selon le Président brésilien

Luiz Inàcio Lula da Silva croit que la dramatisation de la situation des derniers jours portera la communauté internationale à agir à l’échelle planétaire
Jeudi 17 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva a estimé jeudi que les troubles provoqués en Haïti et dans d’autres pays par l’escalade des prix alimentaires est en train de porter le monde à se réveiller afin de s’engager dans une lutte sans merci contre la pauvreté, rapporte la presse brésilienne.
"Il était nécessaire de voir des scènes dramatiques pour que la communauté internationale se réveille en urgence et se mette à chercher une solution au défi de la pauvreté", a déclaré Lula lors d’un déjeûner de travail avec la Présidente indienne, Patribha Patil, en visite au Brésil.
Plus loin, le chef de l’Etat brésilien a souligné que l’envolée des prix montre que le monde est "faiblement équipé pour affronter et solutionner le pire fléau de notre temps, la faim". Il en a profité pour annoncer sa participation lundi prochain au Ghana à une conférence internationale destinée à la mise en place de mécanimes devant permettre d’affronter des situations de pénurie alimentaire et d’éviter des crises semblables à celle d’Haïti.
Pour sa part, Mme Patil, qui effectue son premier voyage à l’étranger depuis son accession au pouvoir l’année dernière, a fait l’éloge de "Faim zéro", l’un des programmes phares de la politique sociale du chef de l’Etat brésilien en faveur de ses concitoyens les plus pauvres.
Luiz Inàcio Lula da Silva doit effectuer une nouvelle visite officielle en Haïti à la fin du mois de mai. Il était déjà venu à Port-au-Prince en août 2004 en compagnie des vedetes de la sélection brésilienne de football dont Ronaldo Luiz Nazario da Lima et Ronaldinho Gaucho.
Le Brésil commande depuis quatre ans la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4939

Haïti : Le chef de la MINUSTAH invite à affronter la vie chère

Jeudi 17 avril 2008
P-au-P, 17 avr. 08 [AlterPresse] --- En Haïti, la priorité de l’heure c’est de voler au secours des populations les plus défavorisées, grandement affectées par les problèmes de la vie chère, estime le chef civil de la Mission de stabilisation de l’Onu en Haïti (Minustah), le diplomate tunisien Hédi Annabi.
« La priorité c’est de venir en aide aux populations les plus défavorisées et de jeter, parallèlement, les bases d’un progrès économique et social plus durable qui permettront à Haïti de trouver toute sa place au sein de la communauté des Etats de la Caraïbe et de la région dans son ensemble », déclare Hédi Annabi, en conférence de presse ce 17 avril 2008.
Tout en déplorant les incidents qui ont ponctué, la semaine dernière, les manifestations populaires contre la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires, Annabi affirme haut et fort que « ce pays ne mérite pas qu’on lui impose des souffrances et des épreuves supplémentaires ».
Après ces « moments affligeants », le chef civil de la Minustah reconnaît que « le calme est certes revenu, mais c’est un calme précaire ».
Aujourd’hui, il convient, selon lui, de conjuguer les efforts en vue de la stabilisation du pays. « Il ne saurait y avoir de progrès sans stabilité. La stabilité c’est le droit à la sécurité, la sécurité dans toutes ses dimensions : physique, économiques, alimentaires, sociales », précise Hédi Annabi.
Pour calmer la colère de la population, qui s’était soulevée contre le phénomène de la vie chère qualifié de « Chlorox », le président René Préval a trouvé un compromis avec les importateurs qui consiste en une réduction de 8 dollars américains sur le prix du sac de riz, précédemment vendu à 51 dollars.
D’autres mesures, quoique à long et à moyen terme, ont été annoncées par le chef de l’Etat en vue d’alléger les souffrances de la population.
Hédi Annabi, qui croit que ces actions pourraient permettre au pays de gagner la lutte contre la cherté de la vie, indique que cela sera possible dans la mesure où les institutions fonctionnent. [do gp apr 17/04/2008 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7159

Haïti : L’Onu presse les autorités de choisir un nouveau premier ministre

Jeudi 17 avril 2008
P-au-P, 17 avr. 08 [AlterPresse] --- Les Nations Unies ont appelé, ce 17 avril 2008, les autorités haïtiennes à nommer, au plus vite, un gouvernement pour succéder à l’équipe de Jacques Edouard Alexis, censurée, le 12 avril 2008, par l’Assemblée des sénateurs.
« Il est (…) nécessaire de désigner au plus vite un premier ministre et un nouveau gouvernement », a lancé Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah) lors d’une conférence de presse ce 17 avril à Port-au-Prince.
Refusant de se prononcer sur la censure de Jacques Edouard Alexis et le profil souhaité du premier ministre à désigner, Hédi Annabi estime que pour l’heure, « la priorité c’est de venir en aide aux populations les plus défavorisées et de jeter, parallèlement, les bases d’un progrès économique et social plus durable ».
Alors que s’installe en Haiti un « calme précaire », le chef civil de la MINUSTAH invite les différents secteurs du pays à « travailler en harmonie dans l’intérêt général, dans l’intérêt supérieur du pays ». Il juge indispensable la matérialisation de la devise haïtienne « L’union fait la force » et l’établissement en Haiti d’un « pacte de stabilité et de progrès ».
Aux yeux de Annabi, la désunion, le désordre, « ne feront qu’aggraver la misère du pays ». Il faut, préconise-t-il, « conjuguer les efforts pour remettre le pays au travail », ce qui permettra à terme d’assurer la stabilité et le progrès. « Il ne peut y avoir de progrès sans stabilité », martèle-t-il.
Le chef civil de la Minustah accueille favorablement les dispositions de l’administration du président René Preval pour faire face à la cherté de la vie. Il pense qu’il faut rapidement mettre en œuvre des mesures annoncées par le chef de l’État en vue de relancer la production nationale, créer des emplois augmenter les investissements.
« Ce sont ces actions qui permettront de gagner la bataille contre la vie chère”, renchérit-il.
D’autre part, à propos de la gestion des récents troubles par la MINUSTAH, Annabi exprime sa satisfaction du comportement des casques bleus.
Un mort et 15 blessés ont été enregistrés dans les rangs de la MINUSTAH durant la période de violentes protestations qui vient de secouer Haiti. [do gp apr 17/04/2008 13 :45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7157

jeudi 17 avril 2008

Chavannes Jean Baptiste réclame une aide pour tous les agriculteurs haïtiens

Le leader du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP), Chavannes Jean Baptiste, accueille favorablement la décision du chef de l’état de renforcer la production nationale en vue faire face à la crise alimentaire.
Il se prononce pour une diversification de la production agricole estimant que le riz seul ne peut résoudre les besoins alimentaires de la population haïtienne. " Le riz seul ne peut résoudre la crise alimentaire du pays, il faut encourager la culture des aliments produits localement dont le maïs, le petit mil, la patate, le haricot etc..", ajoute t-il.
Chavannes Jean Baptiste fait remarquer que 90 % des agriculteurs haïtiens ne produisent pas le riz qui est cultivé dans des rares régions telles la Vallée de l’Artibonite, la plaine des Cayes et une région du plateau central. Le dirigeant du MPP souhaite que le chef de l’état entreprend des discussions avec les organisations paysannes afin de définir les modalités pour un renforcement de la production agricole.
De plus, M. Jean Baptiste regrette que le chef de l’état ait abordé uniquement le problème des engrais chimiques attirant l’attention sur la vertu des engrais naturels. Selon Chavannes Jean Baptiste le sol dans l’Artibonite est épuisé en raison de l’utilisation des engrais chimiques et du mauvais état des canaux d’irrigation. M. Jean Baptiste soutient que la culture des légumes est plus facile que la culture du riz.
Le parlement doit jouer son rôle dans la relance de la production agricole nationale déclare M. Jean Baptiste qui rappelle que seulement 4 % du budget était alloué à l’agriculture. Il fait remarquer que le budget alloué au cours de ces dernières années a servi au fonctionnement du ministère de l’agriculture, " les paysans n’ont rien bénéficié de ce montant".
Par ailleurs, le chef de l’état s’est entretenu hier avec des importateurs en vue d’envisager une baisse des prix de plusieurs autres denrées telles le maïs, l’huile, la farine et le fer.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13678

La Fusion participe à la formation d’un nouveau gouvernement

Le chef de l’état haïtien, René Préval, s’est entretenu hier avec les chefs de file des partis politiques représentés au Parlement dont la Fusion, l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Fanmi Lavalas et l’Union. Une première rencontre de plus de 5 heures au palais national, dont l’objectif était la formation d’un gouvernement de consensus après le renvoi du premier ministre Alexis par le sénat.
Le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, soutient qu’il n’y avait pas d’autre issue à la crise résultant de la forte mobilisation populaire. " Le sénat a exprimé la volonté du peuple", dit-il espérant que le prochain premier ministre s’évertuera à rassurer les différents secteurs de la vie nationale." Le vote du sénat permet de protéger la stabilité paradoxalement", insiste M. Gaillard faisant valoir que ce vote traduit l’expression de la majorité de la population insatisfaite de l’action gouvernementale. " Le premier ministre est un fusible qui permet de sauver le président", argue t-il tout en admettant que le chef de l’état est impliqué dans la mauvaise gestion.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Micha Gaillard s’est prononcé pour une modification de la politique sociale du gouvernement qui doit maintenant privilégier le développement de la production nationale.
Le porte parole de la Fusion met l’accent sur la nécessité d’appliquer une politique de réconciliation nationale qui se traduira dans les rapports entre l’exécutif et le législatif. M. Gaillard estime que tous les secteurs doivent jouer leur partition dans le processus de formation d’un gouvernement de salut national.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13676

Visite prochaine du président brésilien, Luiz Inacio " Lula " da Silva en Haïti

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, effectuera une visite à Port-au-Prince le 28 mai prochain a révélé hier l’ambassadeur du Brésil, Igor Kipman. Au cours de son séjour dans la capitale haïtienne le président Lula aura des entretiens avec le chef de l’état, René Préval, autour de plusieurs dossiers importants dont la relance de la production agricole.
L’ambassadeur brésilien indique que des experts brésiliens séjourneront en Haïti au début du mois de mai afin de préparer la rencontre entre les deux chefs d’état.
La visite du président brésilien annoncé préalablement pour décembre 2007 avait été reportée sans aucune explication officielle des autorités.
L’annonce de la visite du président Luiz Inacio da Silva intervient alors que le gouvernement brésilien vient d’accorder une aide de 14 000 tonnes de nourriture à Haïti qui a connu des grandes manifestations contre la vie chère la semaine dernière.
Les distributions ont débuté mardi dans le vaste bidonville de Cité Soleil où plus d’un millier de familles et des enfants de deux établissements scolaires ont reçu des rations. D’autres distributions sont prévues dans les quartiers de Bel Air et Cité Militaire. Haricot, sucre, huile et riz sont distribués par les casques bleus soutient l’ambassadeur brésilien qui révèle qu’une aide additionnelle est envisagée.
D’autres pays et organisations internationales ont promis une aide alimentaire d’urgence à Haïti secoué par des manifestations violentes qui ont été à l’origine du renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis par le sénat.La Banque Interaméricaine de Développement (BID) avait annoncé le déblocage de 10 millions de dollars qui devrait donner lieu à des distributions alimentaires via le système scolaire.
Dans le même temps, environ 200 millions de dollars d'aide ont été annoncés par les Etats-Unis, alors que l'Union européenne (UE), a apporté une aide immédiate de 2 millions d'euros, qui sera utilisée pour permettre la réduction du prix du riz.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13677

Commentaires:
Le Brésil représente aujourd'hui la deuxième puissance dans la production des biocarburants aujourd'hui très critiqués devant la montée des produits alimentaires. Ceux qui défendent cette thèse argumentent l'utilisation des terres cultivables dans la chaîne des productions des biocarburants au détriment de la production agricole qui voit les étendues à elle consacrée se diminuer considérablement.
Les Haïtiens et les observateurs se rappellent encore le rôle jouer par le Brésil de Lula dans le dénouement de la crise électorale lors des dernières présidentielles et surtout la direction des forces de la MINUSTAH par les forces Brésiliennes.
Ce rôle un peu trop visible de la terre de Football était certes motivé par une vélleité non dissimulée des dirigeants de ce pays de faire briller leur blason sur le plan international derrière un siège au niveau du conseil de sécurité de l'ONU.
Aujourd'hui loin des scènes de congratulation, le Brésil et les autres décideurs de la communauté internationale qui ont nommément ou sournoisement accompagné le gouvernement haïtien devrait seposer les bonnes questions sur les causes de cet échec, 4 ans apès l'éviction de Jean Bertrand Aristide du pouvoir.

Plus que jamis le sytème des corridors du système capitaliste et les notions de droits de l'homme doivent être repensés si on refuse de gagner la palme de l'hypocrisie.

Visite d’une délégation sénatoriale aux Cayes (Sud)

La ville des Cayes a donné le coup d’envoi des manifestations contre la vie chère. Bilan officiel : 5 morts
jeudi 17 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le bilan total des morts enregistrés lors des récentes manifestations contre la vie chère aux Cayes (Sud) s’élève officiellement à 5 morts, selon une délégation sénatoriale de 6 membres qui a effectué une visite d’information mardi dans la métropole du Sud.
Selon le chef de la délégation, le sénateur de l’Ouest Roudy Hérivaux (élu sous la bannière de Fanmi lavalas), des « individus mal intentionnés » s’étaient infiltrés dans les manifestations pour y semer le trouble.
A rappeler que les plus graves incidents se sont produits lors de l’attaque d’un groupe de manifestants contre le quartier général de la mission onusienne aux Cayes. Tout en établissant alors un bilan de 1 mort et plusieurs blessés, celle-ci avait toutefois annoncé l’ouverture d’une enquête sur la proportionnalité de la riposte donnée par des soldats onusiens à des tirs en provenance des manifestants qu’ils disent avoir essuyés.
Un autre grave incident s’est produit devant l’Hôtel en construction « Le Manguier », propriété du 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné (UNION). Pris à partie pour avoir repris l’argument du premier ministre maintenant démissionnaire Jacques Edouard Alexis selon lequel les manifestations étaient manipulées par des contrebandiers et des trafiquants de drogue. Des manifestants qui tentaient d’investir l’hôtel ont été farouchement repoussés. Il en est résulté un mort par balle parmi eux.
Se félicitant de l’accueil réservée à la délégation, le sénateur Hérivaux a indiqué que celle-ci a pu rencontrer les représentants de divers secteurs de la communauté cayenne, dont des membres d’organisations populaires, des maires et le directeur départemental de la police, le commissaire divisionnaire Henriot Toussaint.
Pour le sénateur Youri Latortue (Artibonite, LAA) qui faisait également partie de la délégation, la situation socio-économique des populations du Sud est pour le moins précaire. Le parlementaire encourage le président René Préval à adopter des mesures urgentes, telle que la baisse des tarifs douaniers sur les importations de produits de première nécessité. Il appelle aussi à la diminution des taxes sur les produits pétroliers. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4938

La Chambre des représentants des Etats-Unis exige l’effacement de 48,7 millions de dollars de la dette d’Haïti

L’élu démocrate Alcee Hastings vise à "libérer Haïti" totalement du fardeau de sa dette externe
Mercredi 16 avril 2008,
Radio Kiskeya

La Chambre des représentants (Députés) des Etats-Unis a adopté mercredi à l’unanimité une résolution appelant l’administration Bush à rechercher l’annulation de 48,7 millions de dollars de la dette externe d’Haïti, rapporte le quotidien floridien Palm Beach Post.
"La situation en Haïti, une nation historiquement très affectée par la violence et les désastres naturels, devient de plus en plus désespérante et volatile", a déclaré dans son intervention, peu avant le vote, l’élu démocrate de Miramar (Floride), Alcee Hastings qui a introduit la résolution. "Le gouvernement des Etats-Unis n’a pas le droit d’ignorer que l’escalade des prix des produits alimentaires échappe à tout contrôle dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental".
Au cours de la même séance, les congressmen ont approuvé par 285 voix contre 132 une autre résolution qui exhorte le secrétaire au trésor (ministre des finances), Henry Paulson, à travailler avec les institutions financières internationales en vue d’obtenihr l’effacement de la dette de plus de 30 pays pauvres incluant la Bolivie, le Honduras, le Rwanda et le Zambie.
Trois autres Représentants démocrates de la Floride, Ron Klein (Boca Raton), Tim Mahoney (Palm Beach Gardens) et Robert Wexler (Delray Beach) ont appuyé les efforts de Hastings jusqu’à l’ádoption de ce paquet de mesures législatives.
Lundi, la Maison Blanche s’était montrée opposée à ces propositions en les qualifiant de "mauvais message", mais n’avait pas menacé d’y opposer son veto.
Alcee Hastings a indiqué que son initiative constitue une "importante étape initiale d’un objectif final qui est de libérer Haïti du fardeau de la dette".
Les résolutions ayant obtenu le feu vert de la Chambre des Représentants doivent être maintenant approuvées par le Sénat.
La dette externe d’Haïti, dont le processus d’annulation partielle a été enclenché par ses partenaires multilatéraux, est estimée à un peu plus d’un milliard de dollars. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4937

mercredi 16 avril 2008

FERNANDEZ LUGO , L’évêque des pauvres, l’évêque-Président…Saveur à déjà vu…

Il le disait souvent. Et toujours cette phrase déclenchait une hilarité insouciante chez les citoyens de mon âge qui ont suivi dans les années 70 et 80 les cours de Physique de Monsieur Verna. Oui avec ce ton qui lui était plus que propre, il disait à qui veut l’entendre « tout déjà vu est supposé su ».
Aujourd’hui, nous avons été bombardé par les situations les plus invraisemblables qu’il faut être dupe pour se laisser surprendre. Rien de nouveau sur le soleil pour les plus catégoriques.
Dimanche dernier, j’épluchais le net en quête d’informations et de gadgets pour améliorer le visage et le contenu de HAITI RECTO VERSO. Généralement j’allume la télévision sur des chaînes cryptées qui se passionnent pour la retransmission des matchs de football. Ils est assez intéressant de suivre un match de football car il est tout à fait possible de faire l’économie d’un des organes des sens. Si vous considérez à un moment déterminé que le commentateur dit un peu trop de conneries vous pouvez opter pour baisser le volume et ne regarder que l’image. Si ce qui vous importe c’est le résultat ou les moments forts de la rencontre, vous pouvez utiliser convenablement votre temps à faire autre chose et juste regarder la télé selon l’allure et l’intonation des voix de ceux qui assurent les commentaires et la description vocale des actions du match. Je ferme vite cette parenthèse pour ne pas incommoder les non-amants du ballon rond.
En effet juste avant le match, une chaîne cryptée présentait à son public une intéressante émission d’actualités comportant des reportages sympathiques et dignes de mon attention.
Je me suis arrêté dessus car on parlait justement des déjà-fameuses et inhumainement célèbres « émeutes de la faim » touchant des pays comme Haïti, Le Zaïre, Les philippines, l’Egypte entre autres. Juste après, « Effet Papillon » - le nom de l’émission – est parti au Paraguay pour parler d’un phénomène : Un évêque qui laisse tomber sa soutane pour aspirer à la bande présidentielle au Paraguay.
Je me suis dit, tiens ! ça me dit quelque chose.
A manière d’introduction, le journaliste ne tarda pas à peindre un tableau assez « pittoresque » de ce pays enclavé en Amérique du Sud: l’un des plus pauvres du monde, supportant et survivant du poids du trafic de drogues, dirigé depuis 60 ans par un seul et même parti ayant fait de la corruption un modus vivendi couplé à un modus operandi.
Je me suis redit, tiens, tiens ça me rappelle quelque chose.
En quelques images du personnage, le décor était monté pour une histoire ressemblant à tant d’autres. Il s’agit de l’ancien évêque Fernando Lugo.
Avant le drame d’Ingrid Bétancourt, après la confrontation George Bush-Hugo Chavéz, les médias européens ne sont pas toujours très friands de ce qui se passe en Amérique du Sud. Il faut dire aussi que la succession de coups d’état, les régimes totalitaires, les cartels de la drogue suivis par leur cortèges de crimes, ne doivent pas enlever le sommeil à des citoyens acquis à la cause de la démocratie parfaite et absolue.
Les élections présidentielles dans ces latitudes ont toujours les mêmes saveurs, les mêmes odeurs et les mêmes couleurs. Les campagnes électorales ne se font pas en ventant un projet ou un programme politique mais à coups d’invectives; et le vainqueur est souvent celui qui d’une part, a su démontrer que l’adversaire est beaucoup plus pourri et surtout en utilisant les ressources de l’état pour: acheter des votes, monter des fraudes massives et s’acheter les faveurs et des forces armées répressives, et de l’oligarchie qui ne saurait jamais être lésée dans ses intérêts. Tout ceci au détriment du peuple qui anime les cortèges de campagnes électorales , crient des slogans vides de sens et qui délivrent sans coup férir une étiquette de messie à celui qui ne fera rien que piétiner leurs droits les plus élémentaires.
Dans cette atmosphère de jungle, il est toujours salutaire pour nous qui faisons partie des humains qui croient que l’homme naît bon -et si tel n’était pas le cas il faudrait s’en prendre aux parents- de voir un homme doté d’un certain profil vouloir se jeter dans la gueule du loup pour aplanir les sentiers de l’inégalité. Et qui peut mieux faire qu’un homme de Dieu ?
Une grande partie de la population du Paraguay rêve de lendemains meilleurs avec Fernando Lugo au pouvoir.
Fernando Lugo est né en 1951. Homme d’église et homme de Dieu il voulut allier le symbolisme de la foi à la force de l’action positive et constructive. Le parcours de l’homme de la création comporte un séjour sur terre pourquoi ne pas lutter pour l’application des préceptes divins et chrétiens dans l’administration de la justice sociale et le partage équitable des richesses. Ces réflexions pour un homme d’Eglise le jette en un clin d’œil de l’autre côté du traditionalisme religieux plus prompt à prêcher une certaine philosophie basée sur la résignation pour tomber ne plein dans l’univers troublant de la théologie de la libération.
Voici donc Fernando Lugo converti en religieux-militant qui va défendre les intérêts des paysans sans terre contre les intérêts des latifundistes tout- puissants. Après avoir voulu et tenté de définir une ligne de démarcation entre la politique et la religion, sa prise de position manifestée dans ses engagements lui vaudra une retraite anticipée comme évêque à 52 ans contre la moyenne de 75 ans pour les religieux ayant suivis une trajectoire plus verticale.
Il recevra une liste avec des milliers de signatures de citoyens paraguayens lui suppliant de se présenter comme candidat aux élections présidentielles de dimanche prochain.
Sous la bannière de l’Alliance Démocratique pour le Changement, il prétend provoquer la rupture avec une façon de gouverner qui est l’apanage d’un parti rouge et coloré au pouvoir depuis 60 ans.
Les sondages d’opinion et les avis des observateurs experts en la matière lui concèdent un avantage de 6% sur le candidat officiel qui possède une arme majeure et infaillible depuis pas mal de temps : la fraude massive. Selon ces mêmes voix autorisées, un avantage pour résister aux fraudes, magouilles et irrégularités et être déterminant doit être égal ou supérieur à 10%.
Un autre inconvénient de taille contre le succès de Monseigneur Lugo réside dans son positionnement par rapport à la lutte d’influence stratégique et politique de la zone. En règle général celui qui défend les paysans sans terre contre les latifundistes se met automatiquement une veste de communiste ou gauchiste sur le dos. Dans la lutte opposant Bush et Chavez, Lugo est définitivement plus prêt de la ligne de démarcation de Chavez que de celle de son ennemi juré.
Une victoire de Fernando Lugo représenterait pour la Communauté internationale un renforcement de l’axe pseudo et procastriste revitalisé par Chavez ayant entrainé dans son sillage Evo Morales et Daniel Ortega.
Tout ceci pour signifier qu’il ne faut pas s’attendre à des voix criant aux fraudes ! pour écarter le candidat officiel garant du statut quo.
Nous souhaitons le meilleur choix au peuple paraguayen puisqu’on a coutume de dire que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent.
Le Paraguay peint par les journalistes ressemblent étrangement à Haïti après la chute et la fin de la dictature de Jean Claude Duvalier. Après une succession interminable de coups d'état, un certain Jean Bertrand Aristide, prête Salésien reçut la bénédiction d'une garnde partie de la population pour incarner le symbole du changement et de la rupture. Aujourd'hui il vit en Afrique du Sud.. en exile...
Et à Monseigneur Fernando Lugo, s’il devait bénéficier du verdict des urnes nous lui conseillons de s’inspirer de l’histoire d’un certain Jean Bertrand Aristide qui avec un parcourt similaire n'a pas su capitaliser l’énorme privilège qui lui a été accordé pour se transformer en dirigeant et icône de la rupture.
Son interprétation de la théologie de la libération lui a valu un aura aussi peu brillant que les tristes et opaques diadèmes qui ont coiffé les dictateurs les plus sanguinaires de l’histoire d’Haïti.
Nous aimerions ne pas dire en pensant à l’éventualité d’une victoire aux urnes de Fernando Lugo : Tout déjà vu est supposé tout ; ni adapter le titre du roman de Gabriel Garcia Marquez pour prédire la chronique d’un échec annoncé.
Le tout, pour le bonheur du peuple du Paraguay.
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Texte original
Auteur
Decky Lakyel
16/04/08

Report éventuel de la conférence des bailleurs de fonds

La conférence internationale des bailleurs de fonds du 25 avril a été reportée sine die, a révélé l’AFP citant une source gouvernementale qui a souhaité garder l'anonymat.
Le renvoi du gouvernement par le sénat est la principale cause de ce report explique cette source. Le premier ministre Jacques Edouard Alexis et les membres de son gouvernement doivent " liquider les affaires courantes " en attendant l’entrée en fonction d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Une nouvelle date doit être fixée pour la tenue de cette conférence dont l’objectif est de recueillir des fonds pour l’application du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). M. Alexis avait indiqué récemment au cours d'une visite à Washington que son pays avait besoin de 4 milliards de dollars d'ici 2011 pour poursuivre les efforts de développement en Haïti et renforcer la lutte contre le trafic de drogue.
Par ailleurs, la France et le Canada se sont mis d'accord lundi pour proposer la tenue d'une conférence internationale sur Haïti centrée sur son développement économique, a annoncé un responsable gouvernemental français en visite à Ottawa. " Nous avons décidé de lancer une initiative commune concernant Haïti", a déclaré le secrétaire d'État français à la coopération et à la francophonie Alain Joyandet, après un entretien avec la ministre canadienne de la coopération Bev Oda.
Les deux pays proposent de tenir cette conférence en Haïti l'été prochain ou à l'automne, avec la participation des autorités locales, des organisations internationales opérant en Haïti et des principaux bailleurs de fonds, soit une douzaine de protagonistes, a précisé M. Joyandet.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13674

Les haïtiens sont dans l’attente la baisse effective du prix du riz


Une semaine après les manifestations violentes contre la vie chère, la communauté internationale a annoncé une aide alimentaire d'urgence au gouvernement haïtien.


La Banque mondiale a annoncé le déblocage de 10 millions de dollars qui devrait donner lieu, selon son président Robert Zoellick, a des distributions alimentaires via le système scolaire. Dans le même temps, environ 200 millions de dollars d'aide ont été décidés, par le président américain George Bush, qui s'est dit "très inquiet" de la crise alimentaire dans le monde. Les experts estiment qu'une partie devrait aller prioritairement au rétablissement de la situation en Haïti.


Les bailleurs de fonds d'Haïti, notamment l'Union européenne (UE), ont apporté une aide immédiate de 2 millions d'euros, qui sera utilisée pour permettre la réduction du prix du riz. Le président haïtien, René Préval, avait annoncé un accord avec les trois principaux importateurs de riz pour faire baisser de 15 % le prix de cette denrée.


Hier mardi, de nombreux consommateurs étaient étonnés que la baisse annoncée des prix du riz n’avait pas été répercutée dans les marchés. Les marchands ont expliqué qu’ils étaient en train d’écouler d’anciens stocks qui n’avaient pas bénéficié de la baisse de 15 %.


Certains élus ont souhaité les autorités annoncent immédiatement la date à laquelle le nouveau tarif sera appliqué. "Si le gouvernement ne le fait pas, nous devons nous attendre à d'autres incidents violents entre marchands et consommateurs", a prévenu le député Jean Beauvoir Dorson.


Par ailleurs, le directeur adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) Gemmo Lodesani estime que l'on "peut s'attendre à de nouvelles émeutes" de la faim dues à l'envolée des prix de l'alimentation. "On peut s'attendre à de nouvelles émeutes urbaines", affirme-t-il, en citant la Somalie, le Soudan, la République du Congo, l'Afghanistan, le Zimbabwe, les Philippines et Haïti, comme "les pays où les populations sont les plus exposées au risque de famine".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13673


Quand les canaux d'évacuation ne sont pas curés !

Les pluies qui se sont abattues sur la région métropolitaine dans la nuit du jeudi 10 avril 2008 n'étaient pas sans conséquence sur la population de Clercine ainsi que sur les usagers du tronçon de route reliant carrefour Matelas, communément appelé carrefour Ritha, à la capitale en passant à proximité de l'Aéroport International Toussaint Louverture. Au niveau de ce carrefour particulièrement, le spectacle était visiblement désolant vendredi dernier. Des mares de boue ainsi que des déchets plastiques emportés par les eaux venant notamment de Frères ont été remarqués dans plusieurs coins de cette zone.


L'entrée principale donnant accès à la base des soldats de la mission onusienne a été obstruée. « Dans la matinée, la circulation automobile a été un peu difficile dans cet endroit, a raconté un chauffeur de mini-bus assurant le trajet Clercine/Portail Léogâne. L'état des canaux d'évacuation à ciel ouvert en est la principale cause.» Certes, des employés affectés au service de voirie de la mairie de Tabarre ont été dépêchés sur place en vue de déblayer les tronçons de route affectés, mais le problème reste entier. « Les rues sont sur le point d'être nettoyées, mais cela ne va pas résoudre le problème pour autant, a indiqué clairement un passager. Il faudra curer les canaux d'évacuation en vue de trouver une solution congruente une fois pour toutes. »
Plongés dans une situation de peur engendrée par les récentes pluies, les riverains lancent un appel urgent aux autorités concernées qui doivent prendre des mesures qui s'imposent afin d'éviter le pire. Récemment, à Philippeau, un bidonville situé à Pétion-ville, des pertes ont été enregistrées suite aux premières pluies. Six maisons ont failli s'effondrer.

A moins de trois mois du début de la saison cyclonique de l'année 2008 qui pourrait être catastrophique, les responsables, estime plus d'un, doivent agir vite.
Victor Jean Junior

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56375&PubDate=2008-04-16
Commentaires :
L’intéressant de cet article c’est de pouvoir faire quelques constats à partir des photos accompagnant le texte. Les photos parlent d’elles-mêmes et nous poussent à penser qu’un programme de recyclage de déchets en « plastiques recyclables » pourrait résoudre de façon efficace une partie de ce grand dilemme.
Cela permettrait de résoudre une grande aprtie de l'ensemble des problèmes inhérents à la situation d'un pays pauvre avec un chômage important et endémique, un délabrement constant de l'environnement etc...

Soutien renouvelé du Groupe de Rio à Haïti et au Président Préval

La formation dans les meilleurs délais d’un nouveau gouvernement vivement souhaitée après les derniers événements
mardi 15 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Groupe de Rio a renouvelé mardi son "son soutien au peuple haïtien et au Président René Préval" par l’intermédiaire du Mexique qui occupe le secrétariat pro tempore de ce mécanisme de consultation et de concertation politique, a annoncé la chancellerie mexicaine relayée par l’agence Notimex.
Selon un communiqué rendu public à Mexico, le Groupe de Rio souhaite également que "la situation du pays revienne à la normale et que la démocratie haïtienne dispose rapidement d’un nouveau gouvernement en conformité avec les procédures de l’ordre juridique en vigueur et dans le plein exercice de sa souveraineté".
Ces vœux sont exprimés après les violentes émeutes de la faim enregistrées ces derniers jours en Haïti avec comme conséquence politique immédiate la destitution par le Sénat du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
Le ministère mexicain des relations extérieures a, d’autre part, souligné que les pays membres du Groupe de Rio demeurent convaincus qu’Haïti "continuera à avancer vers la consolidation de sa stabilité politique et sociale et le renforcement des bases de son progrès économique".
Le Groupe promet enfin de rester attentif aux événements qui se déroulent dans le pays et d’apporter son appui aux actions de la communauté internationale visant à "favoriser le développement durable et contribuer à la lutte contre la pauvreté".
Haïti a officiellement intégré le Groupe de Rio lors de son dernier sommet début mars à Santo Domingo.
Créé en 1986, ce mécanisme de consultation se donne pour mission de promouvoir le dialogue politique à l’échelle régionale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4934