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mardi 11 mars 2008

Max Beauvoir chef suprême du vodou haïtien

Allez par tout le pays et faites des adeptes de la religion vodou ! Le culte des ancêtres, marginalisé, stigmatisé, sort de l'ombre. Lumière sur la cérémonie d'ordination du premier « Ati national ».

Le chef suprême du vodou haïtien, François Max Gesner Beauvoir (Photo: François Louis)
François Max Gesner Beauvoir a été élevé au rang « d'Ati national », chef suprême du vodou haïtien, le vendredi 7 mars 2008.

A l'occasion de cette cérémonie d'ordination, la Confédération nationale des vodouisants haïtiens (CNVH) a réuni, au local de Le Lambi Night-Club, à Mariani, des représentants de partis politiques, d'églises chrétiennes et autres cultes, des membres du gouvernement.

Hougans, mambos, initiés et autres serviteurs des dieux vodou venus des quatre coins du pays ont pris part à cette cérémonie.« Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. C'est sur la base de cette idée que s'est formée la Confédération nationale des vodouisants haïtiens », a déclaré le chef suprême du vodou haïtien, en scandant un Ayibobo.

Carole Demesmin chantant pendant la cérémonie d'ordination (Photo: François Louis)

Il a souhaité le relèvement du niveau de vie de la population et se désespère que tant de forces vives de la nation n'aient pu être exploitées au bénéfice du développement d'Haïti. « La force de travail du vodouisant est extraordinaire, mais on ne le reconnaît pas en Haïti. Dans les pays étrangers, cette même force de travail participe au développement », a-t-il fait remarquer.-

Le vodou, une religion à part entière
« Cette cérémonie d'élévation de Max Beauvoir au rang de Ati national étale dans toute sa vérité cette liberté de vue, de communion, de vivre ensemble que prône le gouvernement, à savoir pratiquer sa religion sans contrainte », a dit le directeur spirituel du ministère des Cultes, Henry Chéry.
Des vodouisants vêtus de leurs robes de cute assistant à la cérémonie d'ordination de l'Ati national (Photo: François Louis)

Il a fait observer que l'Etat haïtien, en conformité avec la Constitution et aux lois de la République, depuis la sortie de la loi du 4 avril 2003, reconnaît le vodou comme religion à part entière. Henry Chéry a souhaité que la religion vodou se dote de structures solides au niveau local, régional et national qui lui permettra de réguler les manifestations et actes de cette religion de concert avec l'Etat.

Il croit que la pratique du vodou peut s'exercer avec efficacité afin que ses serviteurs continuent à faire des adeptes à travers tout le pays. Religion ancestrale, élément d'intégration, le vodou a, pendant longtemps, été victime de l'incompréhension, de l'ignorance des uns et des autres, a signalé Henry Chéry qui profite de l'ordination de l'Ati national pour demander aux vodouisants d' « envisager de définir une coopération plus active avec l'Etat en faisant des propositions constructives pour le bien du pays».
Plaidoyer pour le vodou

L'ordination de l'Ati, placé sous le signe de vodou et développement, « nous offre une occasion de nous structurer pour faire avancer le pays dans l'idéal démocratique et de développement », a dit une représentante du CNVH, Carline Viergelin. Cette structuration, selon elle, est un défi, un espoir, un moment historique qui ouvre la perspective d'une nouvelle forme de vodou en Haïti. Pour cela, il faut « une prise de conscience chez le vodouisant».


Une mère entourée de ses enfants (tous deux sont réclamés par les esprits)
(Photo: François Louis)

Elle prend Max Beauvoir comme modèle, un hougan qui a consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vodou, religion stigmatisée, de sa marginalisation.
Se faisant avocate du vodou, Viergelin trouve dans la religion des ancêtres le fondement pour le développement, une solide base pour un nouveau projet de société.

La confédération des vodouisants haïtiens a placé la barre très haut. Elle veut inscrire le mouvement dans le processus de la mondialisation. Aussi l'association a-t-elle pour but de guider les vodouisants et d'ouvrir un dialogue culturel avec les pays ayant des religions traditionnelles africaines comme le Brésil (Condomble), Cuba (Santeria), la Martinique (Quinbois), Guadeloupe (Coca), Trinidad et Tobago (Shango).

Un tatouage de vèvè en signe d'attachement à la religion du vodou (Photo: François Louis)

Au bord de la mer, dans le décor ruisselant de lumière du Lambi Night-Club, les tambours résonnent, les âmes tressaillaient, les dieux tutélaires veillent sur le troupeau de vodouisants. Les voix de Fabienne Denis et de Carole Démesmin enveloppaient l'assistance. Comme des vagues, elles devenaient berceuses.

Claude Bernard Sérant

Cayes-Jacmel, splendide et repliée sur elle-même

Située à 10km de Jacmel, Cayes-Jacmel est en voie de s'imposer comme le poumon en villégiature du Sud-est. Ses hôtels (de plage), ses pimpants immeubles à l'architecture ordonnée, sa beauté naturelle sont impressionnants. Une plaque tournante bien accessible qui pourrait accompagner la métropole du département du Sud-est dans la gestion de son excentricité. En toute urbanité.

Façade principale du bureau régional du MARNDR(Ministère de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du Developpement Rural) à Cayes-Jacmel (Photo: Robenson Bernard)

Cayes-Jacmel est une municipalité que visitent ceux qui ont particulièrement arpenté Jacmel. En voiture ou à moto. Pour découvrir ses joies et ses légendes, le visiteur doit vite abandonner le formidable sens de la mesure qui prévaut généralement dans bien des villes du pays. Si l'on y parvient, on entre alors dans cette dimension inédite de la vie qui suscite souvent de la nostalgie et soulève des interrogations.


Ce qu'on aime d'abord à Cayes-Jacmel, c'est l'accessibilité de la zone: route asphaltée, beauté naturelle du paysage... Mais encore et surtout les maisonnettes (bordant les deux côtés de la route principale) mangées apparemment par les glycines du temps. D'où leur originalité plutôt troublante. Ni volets, ni rideaux. Rectangles ou losanges robustes, elles dévoilent, au premier venu, les vies intérieures en même temps qu'elles admettent le monde extérieur. La densité humaine de ces hublots qui ont leur forme propre est parlante.

Cayes-Jacmel joue le rôle d'une héroïne blessée risquant mille nouveaux périls à n'opposer aucune protection aux regards. Entre fascination et dépit, on s'y promène un carnet dans la poche. Sans risque de se tromper de la superbe cohabitation de la structure archaïque de la région avec la vision moderne de ceux qui semblent prendre en compte le trop-plein de la métropole. L'enjeu n'est pas mince: il s'agit de redéfinir l'espace urbain et sa territorialité, ses règles et représentations et les contradictions culturelles auxquelles il est allergique. Avec ou sans proportion.

Janvier Pierre Féguito, maire de Cayes-Jacmel (Photo: Robenson Bernard)

L'ambiance rurale est le point de repère auquel on accroche ses regards à Cayes-Jacmel, du moins lorsque le vertige, ce mal typiquement humain fait douter de la pertinence de l'espoir des moins nantis. Sur le plan du transport public, Cité Soleil, Arcahaie, Petit-Goâve ont fait école. Les camionnettes font bon ménage avec les taxis-motos. Beaucoup de monde et moins de tap-tap aux heures de pointe.
Dès six (6) heures du soir, la population est dans le noir, A moins qu'elle aille se consoler sur la métropole qui s'illumine de lucarnes quand il y a de l'électricité.
Cayes-Jacmel? C'est avec plaisir qu'un romancier esquisserait une passionnante psychologie de cette commune située à l'ouest de la République dominicaine qui ne cesse de convoiter les paysans, heureux de s'y rendre sans papiers tous les mercredis et samedis soir. Par bateau.
Quelle aventure!Formée de quatre (4) sections communales, en l'occurrence Ravine Normande, Gaillard, Haut Cap-Rouge et Fonds-Melon Micheneau, Cayes-Jacmel est riche en produits agricoles, tels que manioc, mandarine, orange, banane, igname, noix de coco, etc. Comme à Marigot, on y pratique la pêche à la ligne. Faute de mieux.Si l'on tient compte des somptueuses maisons de résidence construites ici et là à l'entrée de la commune, on serait tenté de croire que Cayes-Jacmel tend à changer progressivement sur le plan physique.
A ce compte, vouloir écrire sur elle revient à prétendre laisser son empreinte sur de l'eau. Tout semble y arriver avec vitesse: démographie, mobilité de la population, lente disparition de l'ancien au profit du nouveau non moins saisissable et contradictions sociales de notre temps.Sans oublier, bien sûr, la précipitation des pèlerins des paradis perdus et retrouvés. L'indifférence à ces phénomènes des 45 000 habitants concentrés sur un lopin de terre dont chaque centimètre carré paraît voué au culte de ce que Jean-Christophe Rufin appelle "La civilisation des archipels" n'est pas à démontrer.
Légitimes doléances
Cayes-Jacmel, doté de ses ateliers pilotes de technologie. (Photo: Robenson Bernard)
A Cayes-Jacmel, on a l'impression d'entrer dans les cartes postales en noir et blanc du "pays en dehors" où un soleil de midi fait ressortir les détails des scènes de rue; où le fracas des taxis-motos ou des tap-tap surchargés semblent plus présents que toute autre chose. Que dire des locaux du Tribunal de Paix ou du Commissariat de Police?
Comme tout citoyen ordinaire de la Commune, le maire Janvier Pierre Féguito est très enthousiaste à énumérer les doléances de la population: Hôpital moderne, école professionnelle, eau potable, électricité, logements sociaux, plages publiques. « Nous avons récemment posé la première pierre pour la construction d'une usine agro-industrielle », s'enorgueillit-il en indiquant que c'est un bon signe pour la relance de la production nationale.
Pour contrer la vie chère ou ses avatars potentiels?L'homme qui s'est réjoui que sa municipalité dispose des deux meilleures plages de la région (Raymond-les-bains et Petit Mouillage) dit apprécier la présence de médecins cubains à Cayes-Jacmel. « Ils font de leur mieux pour venir en aide à la population dont les besoins dépassent largement la capacité du centre de santé de la mission Béthanie et du dispensaire (public) de Cap-Rouge », raconte-t-il à qui veut l'entendre.
Les vivants et les morts
Point n'est besoin d'être un investigateur des traitements culturels de la mort en milieu rural, pour se rendre à l'évidence que sur la route principale de Jacmel comme à Cayes-Jacmel, les gens cohabitent avec leurs morts. Sans vouloir, pour autant, les ressembler. De magnifiques tombes sont érigées sur des habitations selon un quelconque mythe fondateur qui sous-tend, oriente et explique (sur le mode divinatoire) l'importance accordée par les familles à la mémoire de leurs chers disparus à qui elles tendent d'insuffler de la vie pour continuer leur vie finie. Dans l'au-delà.
Voilà qui constituerait, pour tout sociologue un élément de recherche aidé du savoir initiatif et empirique de ces populations si attachées, somme toute, à leur thanatopraxis. Sans détermination idéologique, ni culture du deuil, ou nihilisme ancestral. « Dans notre milieu, la mort n'est frappée d'aucun tabou: aucune mort n'est naturelle. C'est un assassinat, un arrachement, une coupure », professe un riverain, frisant la soixantaine, qui s'est dit conscient d'avoir reçu sa vie de ses grands parents pour mieux achever la sienne. Ce qui explique la dissymétrie existante en chaque homme, entre sa conscience infirme et la vie finie qui l'incarne dans le processus d'intégration sociale.
-Le défi de la modernité-
Depuis quelque temps, les gens à Cayes-Jacmel ne vivent plus exclusivement de l'agriculture, de la pêche ou du commerce informel. Le sol étant épuisé, la pêche rendant de moins en moins dans cette zone côtière polluée, le nombre d'hommes et de femmes qui travaillent est réduit considérablement. La plupart passent leur semaine en ville, occupant de menus emplois, vendeurs domestiques, chauffeurs, femmes de ménage ou travailleurs du port.
Le Taxi-moto, un phénomène plutot récent en milieu rural. A Cayes-Jacmel l'offre repond assez bien à la demande (Photo: Robenson Bernard)
D'autres passent leur temps sans rien faire. On les voit par petits groupes, causer entre eux. Ils sont jeunes et bien portants en apparence. Il y en a qui sont, en plein midi, munis d'une lampe de poche: ce qui signifie qu'ils ne rentreront à la maison qu'à l'heure du crépuscule.

Après des minutes en 4x4 ou à moto, le ruban d'asphalte (qui semble de création récente) débouche sur une route en terre battue qui mène à Fonds Jean-Noël ou à Peredo. Bref, rien ne détermine plus profondément Cayes-Jacmel que la place qu'elle fait à l'expansion de la ville de Jacmel, confrontée désespérément aux bizarreries du sous-développement chronique. Et aux exigences de la modernité.

Robenson Bernard

Chancerelles: des services logés dans un cadre attrayant

Le directeur général du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), le Dr Gabriel Thimoté et l'ambassadeur des États-Unis, Janet A. Sanderson, ont procédé, samedi, à l'inauguration des nouveaux locaux devant loger les services de maladies infectieuses à la Maternité Isaïe Jeanty (MIJ). Un cadre attrayant et plus approprié pour les femmes mais aussi un pas parmi tant d'autres à effectuer.
Désormais, les femmes défavorisées constituant la principale clientèle de la Maternité Isaïe Jeanty, communément appelé Chancerelles, seront accueillies dans un cadre plus digne et plus approprié lorsqu'elles doivent se faire dépister. Car les locaux fraîchement rénovés devant abriter le Centre de dépistage du Vih/sida et de la prise en charge des PPVIH (Personnes vivant avec le Vih/sida) ont été inaugurés, le samedi 8 mars 2008, à l'occasion de la journée internationale de la femme.


Logés dans le même bâtiment que le service prénatal dont les travaux de réhabilitation ont été financés par le gouvernement américain à travers le projet PEPFAR, ces services de maladies infectieuses permettront à un nombre plus élevé de femmes enceintes de se faire dépister et de PPVIH de trouver des soins psychologiques nécessaires. Pour y parvenir, de nouvelles ressources ont été allouées récemment à ce centre hospitalier qui dispense des soins en maternité et en gynécologie.
« La santé des femmes haïtiennes est une priorité pour le ministère de la Santé publique », a affirmé, le Dr Gabriel Thimoté, directeur général du MSPP, se basant sur le programme de soins obstétricaux gratuits lancé par son ministère en janvier 2008.
Mais ce programme, a constaté Le Nouvelliste, n'est pas encore effectif jusqu'à présent à la Maternité Isaïe Jeanty, comme c'est le cas dans d'autres centres hospitaliers du pays.
Ce retard, selon le Dr Thimoté, est dû à un ensemble d'obstacles rencontrés au niveau dudit ministère. « Je suis heureuse de constater l'intérêt croissant que font montre le gouvernement haïtien et les partenaires des différents secteurs sociaux de la vie nationale en vue d'améliorer les conditions sanitaires de la population », s'est réjouie, Janet A. Sanderson, ambassadeur des Etats-Unis, présente aussi à la cérémonie inaugurale.
Mme Sanderson a réaffirmé l'engagement du gouvernement américain visant à appuyer des programmes orientés vers l'amélioration de la santé de la femme haïtienne qui, reconnaît-elle, paie le lourd tribut de violences et de discriminations de toutes sortes.« Maintenant que la Maternité Isaïe Jeanty est dotée de nouveaux services et d'un laboratoire performant, nous sommes convaincus que notre objectif visant la prise en charge intégrale des femmes sera atteint », a indiqué, pour sa part, le Dr Camille Figaro, directeur médical de cette institution sanitaire, préoccupé aussi par la formation des résidents en vue du renforcement de la qualité des soins de santé offerts à la MIJ.
Il a profité de cette cérémonie, à laquelle participait la ministre à la condition féminine et aux droits de la Femme, Marie Laurence J. Lassègue, pour faire remarquer que 1 500 femmes enceintes ont été dépistées depuis juillet 2007 et 121 d'entre elles se sont révélées positives.
Par ailleurs, le Dr Figaro se dit certain que les autorités normatives du ministère de la Santé publique vont continuer à assister la Maternité Isaïe Jeanty qui fait face à de nombreux problèmes d'infrastructures. Lundi dernier, la MIJ a bénéficié d'un lot d'équipements de la part de Haiti's National Plan, une entité de gestion du projet MSPP/CDC/PEPFAR. Mais il reste encore beaucoup à faire au sein de ce centre de maternité qui offre ses services aux femmes démunies du pays depuis 1942.
Victor Jean Junior
Commentaires:
C'est dommage qu'il y ait partout et en tout la présence de l'ambassadeur américian dans ce genre d'inauguration. On aurait aimé croire que le gouvernement haitien soit en mesure de réaliser ce genre de transformation au niveau des institutions de service.

Les détritus valent de l'argent

Carrefour-Feuilles n'est plus le quartier insalubre et violent qu'il était, il y a deux ans. Le projet de collecte des déchets solides financé par l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil (IBSA) en est pour quelque chose.

Des dizaines d'hommes et de femmes équipés de brouettes, de pelles et de balais sont quotidiennement à l'oeuvre à travers les rues de Carrefour-Feuilles. Motivés, ils sensibilisent aussi les gens à ne pas jeter les détritus par terre.

Au bout de quelques semaines de la grande croisade, leurs efforts se sont révélés payants. « Les 25 quartiers de Carrefour-Feuilles sont plus propres qu'avant », se réjouit Joseph, un jeune universitaire dans la vingtaine résidant dans ce quartier jadis sous la coupe de gangs armés.



Un centre de triage et de transformation des ordures a été construit à Savane Pistache, un quartier de Carrefour-Feuilles.
Une partie des déchets collectés est transportée vers ledit centre. Là, on fait un premier tri. On extrait les papiers, les verres, les métaux et les plastiques.

Les papiers sont utilisés pour la fabrication des briquettes destinées à la cuisson. Et, les autres déchets sont pour l'instant jetés à Truitier, l'une des plus importantes décharges du pays. Pour le transport des déchets, deux camions sont à la disposition du groupe. « Nous comptons bientôt construire un centre de compostage afin de transformer ces détritus en engrais », annonce Dimanche Jean Gérald, responsable du centre de triage. Quelque six mille briquettes sont déjà fabriquées dans le cadre du projet.

Cette quantité est jugée insuffisante pour être mise sur le marché. « Nous ne voulons pas être en rupture de stock », a répondu M. Dimanche lorsqu'on lui a demandé quand est-ce que les briquettes seront mises en vente. Une fois commercialisées, croit-il, la population achètera les briquettes avec empressement en lieu et place du charbon de bois.

"Seulement huit briquettes de papier suffisent à la cuisson d'un repas relativement consistant. Le tout en moins d'une heure, a affirmé Jeanneus Verdieu, responsable de la section de briquettes au centre de triage. En termes d'argent et de temps, ce sera plus économique que le charbon de bois." A côté des briquettes fabriquées avec de l'eau, du papier ou carton mélangé avec de la poudre de bois, on fabrique aussi des balais pour le nettoyage des rues.


Quelque 300 jeunes et adultes de Carrefour-Feuilles gagnent leur vie à partir de ce projet qui vise à consolider le processus de lutte contre la violence dans la zone. Pour ne pas créer des frustrations, on fait travailler les gens en rotation.

Toutes les deux semaines, on embauche de nouvelles têtes. "Le projet a beaucoup d'importance pour Carrefour-Feuilles, a indiqué Otley Adam du centre de triage. Grâce à cette activité, beaucoup de pères de famille, comme moi, arrivent à envoyer leurs enfants à l'école."Les briquettes de papier sont une alternative au charbon de bois, a enchaîné Ginette Séjour elle aussi affectée à la section du triage. J'espère que les gens vont les acheter en vue de mettre fin au déboisement du pays.

Inauguré en décembre 2007 et réalisé dans le cadre de la coopération Sud-Sud, le projet de collecte des déchets solides financé par l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, selon les responsables, touchera sous peu d'autres quartiers populaires du pays.

Jean Pharès
Jérôme

La BID soutient un projet de restaurants populaires de Yélé Haïti

Le Fonds de la banque régionale de développement offre une enveloppe de plus de 350.000 dollars à la fondation de Wyclef Jean pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin à travers l’ouverture de "cuisines" dans des bidonvilles
lundi 10 mars 2008,
Radio Kiskeya
Grâce à un don 357.680 dollars de la Banque interaméricaine de développement (BID), la Fondation Yélé Haïti de la star haïtiano-américaine du hip-hop Wyclef Jean va créer un centre d’appui entrepreneurial destiné à encourager des femmes à diriger des restaurants populaires dans les bidonvilles de Port-au-Prince, dont Cité Soleil.
Selon un communiqué de la BID, ce projet, qui facilitera le développement de micro-entreprises dénommées cuisines, sera cofinancé par le Fonds multilatéral d’investissement (MIF) de la banque régionale de développement et Yélé Haïti. Cette fondation versera pour sa part une contrepartie de 153.000 dollars.
Une assistance sera apportée à au moins quinze cuisines qui pourront générer 225 emplois directs et d’autres emplois supplémentaires dans les communautés où elles seront établies. Il est également prévu la création d’une coopérative qui assurera la gestion de la logistique et des achats.
Le communiqué de la BID précise que l’implantation du centre d’appui entrepreuneurial favorisera le renforcement de Yélé Haïti qui fournira une formation et une assistance aux femmes responsables des cuisines et à d’autres personnes souhaitant lancer des petites entreprises similaires dans leurs quartiers. Les clients bénéficieront de conseils pour la préparation des plans directeurs et le maintien d’une comptabilité de base, d’une gestion financière et d’un plan de commercialisation.
« Dans le cadre de ce partenariat, nous avons été en mesure de développer un modèle unique de micro-entreprise, les Yélé cuisines » a indiqué la présidente de Yélé Haïti, l’ancienne ministre Maryse Pénette Kédar. « Wyclef Jean et tous les membres de la fondation sont enchantés par cette nouvelle expérience et nous nous réjouissons de travailler de concert avec la BID afin d’offrir de nouvelles opportunités à des milliers de femmes en Haïti », a conclu la responsable.
La Banque interaméricaine de développement qualifie de succès les partenariats réalisés par Yélé Haïti notamment avec le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et l’opérateur de téléphonie mobile Voilà. Elle souligne aussi que, sous le leadership de l’artiste de renommée internationale, la fondation s’est déjà engagée dans d’autres projets portant sur l’éducation, la santé, l’assainissement, les sports et la culture.
Le MIF est un fonds autonome géré par la BID. Sa mission consiste à stimuler le développement du secteur privé en Amérique latine et dans les Caraïbes, particulièrement dans le domaine des micro-entreprises. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4789

lundi 10 mars 2008

Le gouvernement envisage l’utilisation des énergies renouvelables

Le ministre des Travaux Publics Transport et Communication (MTPTC), Frantz Verella, informe que le gouvernement accorde une grande priorité aux études devant permettre d’augmenter l’utilisation des énergies renouvelables dans le pays.
Tout en faisant remarquer que les énergies renouvelables ne représenteront que 5 à 10% de la consommation totale d’énergie dans les prochaines années en Haïti, M. Verella révèle que le gouvernement planche sur l’élaboration d’un projet de loi dans ce domaine.
Le ministre Verella a participé la semaine dernière à Washington à la deuxième conférence mondiale sur les énergies renouvelables.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Frantz Verella a précisé que le gouvernement œuvre dans les différents secteurs de l’énergie renouvelable tels le biocarburant, les micro barrages hydroélectriques et l’énergie éolienne.
La centrale Hydroélectrique de Saut Mathurine, dysfonctionelle depuis un an a été récemment remis en état de fonctionnement déclare le ministre Verella soulignant que cette installation fournit 2,4 mégawatts.
Dans le domaine du biocarburant, le ministre des Travaux Publics assure que le gouvernement privilégie la sécurité alimentaire et n’envisage pas l’utilisation du maïs comme biocombustible. " La Jatropha et la canne a sucre sont deux options profitables pour Haïti ", dit-il.
Selon le ministre Verella, les résidents de la région métropolitaine peuvent espérer une amélioration dans la distribution du courant électrique au début du mois de juin. " 30 mégawatts seront intégrés sur le réseau de l’EDH grâce à la mise en service d’une nouvelle centrale à Carrefour", dit-il considérant que les travaux de réparation de certains moteurs et l’arrivée de la période pluvieuse permettront d’augmenter l’offre en énergie électrique.
Frantz Verella donne l’assurance que les nouveaux équipements fonctionnent avec du fuel lourd ce qui permettra de réduire la facture pour l’état. Entre temps, le ministre Verella ne donne aucune assurance en qui concerne la présence de gisements de pétrole en Haïti.
Il reconnaît toutefois qu’avec la hausse des prix des produits pétroliers des gisements considérés comme non rentable il y a 10 ans peuvent jouir d’un autre statut aujourd’hui.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13562

Le gouvernement veut encourager les investissements de la diaspora

L’organisation Fon Kozé avec le support de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et de Favaca, a organisé au début de ce mois deux ateliers de réflexions sur une meilleure utilisation des fonds transférés vers Haïti par les haïtiens de la diaspora.
Plusieurs représentants d’organisations régionales haïtiennes de la diaspora avaient pris part aux ateliers de réflexions dont l’objectif est de renforcer les liens entre les institutions et les bénéficiaires en Haïti.
Le Ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Jean Geneus, le directeur du Fonds d’Assistance Economique et Social, Harry Adam, le directeur du bureau de monétisation, Michael Lecorps, présents à ces rencontres ont étalé les activités de leurs institutions en Haïti. Les transferts de la diaspora vers Haïti sont évalués à 1 milliards 600 millions de dollars.
Le chroniqueur économique de radio Métropole, Kesner Pharel rappelle qu’en grande partie ces montants sont utilisés dans la consommation, expliquant que des investissements seraient importants pour l’économie haïtienne.
Plus de 200 organisations régionales sont recensées dans la diaspora haïtienne principalement aux Etats-Unis et au Canada.
Le premier colloque de réflexion de l’organisation Fon Kozé avait été organisé à Miami le samedi 1 mars et le deuxième à New York le dimanche 2 mars.
Kesner Pharel indique que des représentants d’organisations haïtiennes basées à Boston et Montréal avaient fait le déplacement. Il soutient que ces rencontres sont importantes pour favoriser les investissements dans l’économie haïtienne, souhaitant que le centre de facilitation des Investissements (CFI) puisse informer d’avantage les haïtiens de la diaspora désireux de créer des emplois dans leur pays.
" Les responsables d’organisations haïtiennes se sont plaints de n’avoir pas assez d’informations sur Haïti, il y a eu des échanges d’adresses et on espère que les retombées seront positives", ajoute t-il.


http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13560

Inauguration de plusieurs projets à l’occasion de la journée mondiale des femmes

Dans le cadre des activités organisées à l’occasion du 8 mars, la ministre à la condition féminine, Marie Laurence Jocelyn Lassegue a pris part à une fête pour les femmes, à l’inauguration d’un centre commercial et au lancement des activités d’un centre de dépistage du virus du sida à la maternité Isaï Jeanty en compagnie de l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson.
La diplomate américaine dans son intervention a salué le courage des femmes et leur participation dans le développement économique et social du pays. " Vous êtes remarquable, je suis impressionné par la vigueur, le courage et la passion qui vous caractérisent ", dit-elle tout en mettant l’accent sur le travail de la ministre Lassegue. Mme Sanderson souhaite que la contribution de la femme haïtienne soit respectée non pas un jour mais tous les jours de l’année.
Par ailleurs, la ministre à la condition féminine et le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, ont assisté à l’inauguration d’un marché publique à Pétion ville.
Lors de l’inauguration de ce nouveau centre commercial, le député de Pétion ville Steven Benoît a indiqué que les marchandes devront payer des taxes ce qui permettra d’offrir un environnement adéquat aux utilisateurs de ce marché.
La maire Claire Lydie Parent a invité les marchandes à participer à la gestion de ce centre commercial mettant l’accent sur la salubrité de l’espace.
Le marché "la Coupe " est bien accueilli par les marchandes qui souhaitent que les autorités leur accordent des crédits pour développer leurs négoces.
La majorité des résidents du quartier de Chaloska accueillent favorablement l’inauguration de ce nouveau marché, qui acueillera 10 000 marchandes. " Il s’agit d’un service à la communauté ", déclare l’un d’entre eux faisant valoir que les produits alimentaires sont plus accessibles.
Cependant d’autres résidents envisagent de déménager " parce que des propos orduriers seront lancés par les utilisateurs ce qui nuira à l’éducation des enfants".-
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13561
Commentaires :
Un marché pour 10.000 marchands c’est excellent. Une bonne initiative qui doit rentrer dans la logique de ce qui aurait du être fait depuis longtemps et qui n’a jamais été fait.
Dans ce cas précis ,nous souhaitons que la mairie continue son action d’information pour que les habitants de Pétion Ville intègrent dans leur réflexions et dans leurs façons d’agir que le trottoir est destiné aux piétons, la chaussée aux voitures et les marchés aux marchands.
Car il serait regrettable d’entretenir le cercle vicieux qui ferait voir les trottoirs dégagés comme des places vacantes qui ne demandent qu’à être occupées.
Dans ce sens l’application de la politique carotte-bâton chère à Jacques Edouard Alexis serait la bienvenue.
Car ce cercle vicieux résulte terrible pour Haïti. La conversion des trottoirs et des rues en marché rentre dans le même processus de bidonvillisation de la ville.
Alors, Madame La Mairesse de Petion-Ville restez et soyez vigilante

L'imaginaire débridé de Wislène Beaubrun

Wislène D. Beaubrun en train de réaliser le portrait de Viviane Gauthier. (Photo: Archives)
Toujours pensive, Wislène cherche constamment quelque chose à créer. Elle aime rester en parfaite communication avec son imagination, son amie la plus fidèle.
Passionnée des arts plastiques, Wislène D. Beaubrun se trouve dans l'embarras de se spécialiser dans un domaine précis. C'est pourquoi elle pratique, en même temps, la sculpture, la peinture et la poterie qu'elle a étudiées à l'Ecole nationale des Arts (ENARTS).

Pour réaliser une pièce, elle dit prendre beaucoup de temps, car avant de commencer à travailler, elle tient d'abord à achever la conception.« Je peins beaucoup dans mon imagination.
Le projet d'étalage soumis par Wislène D. Beaubrun aux organisateurs du concours lancé par la mairie de Port-au-Prince. (Photo: Archives)

Ce qui explique ma lenteur à réaliser mes oeuvres. Mais, sachant que mon inspiration est fertile, je ne me m'inquiète pas pour ma collection », raconte l'artiste toute confiante.
Wislène est obsédée par l'art de créer. Au cours de son enfance, à l'instar d'un papillon, elle s'est essayée à plusieurs domaines de l'art pour éprouver ses talents et ainsi s'orienter. Toute petite, elle chantait à l'église. Au secondaire, elle s'amusait à écrire de petits poèmes.
L'étalage mobiel de Wislène D. Beaubrun comporte un rétroviseur. (Photo: Archives)
Un peu plus tard, elle allait changer de cap. Wislène fabriquait des enveloppes dessinées. Aussi travaillait-elle des pierres ramassées sur le rivage. A ce moment-là, son aptitude pour les arts plastiques s'est confirmée. Contrairement à la volonté de sa mère, elle a décidé de s'adonner à l'activité qu'elle adore.
Pour trouver ses sujets, elle s'inspire surtout de son environnement. Des autorités et des artistes haïtiens quand il s'agit de faire des portraits.

Par exemple, elle a peint Mario Andrésol, le directeur général de la Police nationale d'Haïti, et Viviane Gauthier, une figure éminente de la danse haïtienne. Dans le cas des autres travaux, elle se sert des objets qui l'entourent, car elle croit avoir un certain penchant pour la nature morte.A voir ses tableaux, selon elle, différents courants se confondent et s'alignent. « Dépendamment de mon humeur, je réalise des oeuvres réalistes, surréalistes et abstraites. Ces tendances m'enchantent toutes et je m'efforce de les suivre avec finesse », a révélé Wislène d'un air sincère.

La femme aux bougies (Photo: Archives)
Comme modèles, Wislène D. Beaubrun veut marcher sur les traces de Franck Louissaint, Dieudonné Cédor et Jean-Ménard Derenoncourt, tous des maîtres haïtiens qu'elle admire. Eprise de la liberté que Picasso a apportée à la peinture, elle dit que celui qui a créé les « Demoiselles d'Avignon » restera son peintre préféré. Son rêve le plus cher est d'être très célèbre comme le sont Picasso, Titien, Vinci, Rubens et Van Eyck.
« Cependant, précise-t-elle, je ne peins pas pour rivaliser. Je fais de la peinture parce que je la considère comme le miroir qui reflète mes sentiments et à travers lequel je peux communiquer au monde entier mes pensées. »
Wislène a participé à plusieurs expositions collectives notamment à l'ENARTS, à la médiathèque de l'Institut français d'Haïti, au Ritz Kinam, à J.B Damien et au traditionnel festival de Gelée dans la métropole du Sud.
Source de vie (Photo: Archives)
Au concours d'étalages lancé, en juin 2007, par la mairie de Port-au-Prince, à l'occasion de la célébration des 258 ans de la ville, elle y a proposé l'une de ses créations. « Je regrette jusqu'à présent que les responsables n'aient pas jugé bon de rendre publics les résultats du concours. Car, j'aurais prouvé à la communauté que ma proposition était idéale », dit-elle fière et plutôt sûre d'elle.
Elle compte organiser, au cours de l'année 2008, une exposition qui réunira uniquement ses oeuvres. Après avoir décroché sa licence, elle entend ouvrir sa propre galerie et dispenser des cours de peinture aux jeunes du pays.
Rébecca S. Cadeau

MASSILLON COICOU

Massillon Coicou, cent ans déjà
Il y a cent ans Massillon Coicou, le barde national pour qui Haïti était ''un bel ange du ciel, sur la terre exilé, qui contemple et qui rêve et qui recommande à Dieu son délice éternel'', était fusillé à la chaude devant les murs du cimetière extérieur. Ses proches parents cherchèrent refuge dans les manguiers de la baie de Port-au-Prince. Après trois jours de cette vie errante, ils revinrent à la capitale d'où ils s'embarquèrent pour l'exil en compagnie d'autres firministes qui avaient choisi cette même voie pour échapper à la fureur d'un tonton Nord déchaîné. Firmin en apprenant leur présence à Kingston leur écrivit cette lettre de condoléances que nous tirons des tiroirs de l'oubli comme un témoignage contre cette tradition néfaste de la politique haïtienne ; le bannissement et l'ostracisme ; car on doit rappeler qu'après l'échec de Firmin, il a fallu attendre trente (30) ans avant de voir un firministe au pouvoir.

De même qu'après février 86, les Duvaliéristes ont du attendre 10 ans avant d'aspirer ''constitutionnellement'' à toutes fonctions électives ou administratives importantes. Les ''putchistes'' n'ont pas épargné les lavalassiens et maintenant l'espoir des uns est le désespoir des autres. Tout ceci prouve que les vieux démons de la politique haïtienne sont encore vivants. Vive la division !
Jr. Robert-Antoine Coicou

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55140&PubDate=2008-03-08
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Une lettre de Anténor Firmin
A propos de l'anniversaire de la mort de notre poète Massillon Coicou que nous avons signalé hier, nous publions cette lettre que Mr. A. Firmin écrivit à Mrs Camille, Emmanuel, Christian, et Clément Coicou
Saint Thomas, 29 mai 1908A Messieurs Camille Coicou, Emmanuel Coicou, Christian Coicou et Clément Coicou.- KingstonChers compatriotes et amis
Ce n'est que dans la dernière quinzaine de ce mois que j'ai appris votre présence à Kingston. Sans ce retard dans mes informations, je vous aurais déjà adressé quelques lignes pour vous exprimer le profond chagrin et les vifs regrets que m'a causé l'assassinat de mes trois affectionnés amis : Massillon, Horace et Pierre-Louis Coicou, vos biens aimés parents... Ils sont tombés victimes de leur dévouement à notre sainte cause et de leur affection personnelle pour moi. Ils n'ont point mesuré leur zèle et leurs nobles efforts dans le but d'essayer de m'arracher des mains de ceux qui avaient une si grande soif de mon sang. Hélas ! Combien n'aurais-je pas préféré verser ce sang que j'étais allé offrir en holocauste à notre pays, au lieu du leur si plein de sève et de généreuse ardeur ! Car je descends déjà l'échelle de la vie et ils étaient jeunes et forts, nourrissant toutes les nobles aspirations qui m'inspirent dans la lutte pour la génération de notre race. Quelle chose amère et triste que la souffrance et le deuil triplement et si brutalement infligés à notre malheureuse famille.
Mai Dieu en permettant aux bourreaux d'accomplir leur acte d'impiété et de cruauté nous laisse sans doute une pieuse tâche à accomplir même au milieu de nos angoisses et de nos pleurs. Il faut nous pénétrer des sentiments virils dont nos chers disparus - patriotes et martyrs- ont donné l'insurpassable preuve et nous ne devons vivre que pour satisfaire à ce que leur sacrifice héroïque réclame de notre dignité et de notre courage. C'est en unissant mon coeur aux vôtres que je vous presse affectueusement la main et que je vous assure que le nom de Coicou (sauf le traître) restera éternellement sacré pour moi ; pour les miens et pour tous les amis de notre sainte cause.Croyez-moi, chers compatriotes et amis, votre tout cordialement dévoué.

Anténor Firmin
Il est des coupables qui, cachés et impunis, restent durs, rebelles et fiers ; découverts et pris, ils s'écroulent et parfois s'amendent.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55153&PubDate=2008-03-08

37 boat people haïtiens, dont huit enfants, débarquent en Floride

Quatre des clandestins ayant pris la fuite à leur arrivée vendredi soir à West Palm Beach sont activement recherchés
samedi 8 mars 2008,
Radio Kiskeya

37 boat people haïtiens sont arrivés tard vendredi soir à bord d’un voilier à West Palm Beach, en Floride, rapporte samedi le quotidien Sun Sentinel citant la police des frontières des Etats-Unis.
Quatre des clandestins, dont certains pourraient être les organisateurs du voyage, se sont enfuis et étaient activement recherchés, a déclaré Robert Swathwood, un agent basé à West Palm Beach.
Tous les illégaux qui, dès leur arrivée à Ocean Ridge étaient sous le coup d’une menace de déportation, paraissaient en bonne santé et aucun d’eux n’était blessé.
Huit enfants, parmi eux cinq qui n’étaient pas accompagnés, se trouvaient à bord de l’embarcation qui était arrivée des Bahamas. Ils ont été placés dans une maison d’accueil pendant que les autorités multipliaient les démarches afin d’entrer en contact avec leurs proches vivant aux Etats-Unis.
Pour leur part, les adultes ont été conduits dans un centre d’hébergement provisoire de Pompano Beach.
Le trajet Haïti-Etats-Unis via les Bahamas a coûté 4.000 dollars haïtiens (environ US $ 400) à chacun des voyageurs, selon les témoignages recueillis par Sun Sentinel.
La police a lancé un avis de recherche en vue de retrouver les quatre fugitifs. Il a été demandé à toute personne en possession d’informations sur leur itinéraire de bien vouloir les communiquer.
Les réfugiés économiques haïtiens interceptés en haute mer ou sur le territoire américain sont systématiquement rapatriés sans analyse préalable de leurs dossiers. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4787

La presse sportive italienne avait publié la mort de Manno Sanon


Messaggio originale-----
Da: jonasjolivert@free.fr [mailto:jonasjolivert@free.fr]
Inviato: sabato 8 marzo 2008 17.33
A: Gazzetta PostaOggetto: GazzettaOnLine - Porto Franco

Nome e Cognome:Jonas JOLIVERT
Città: MUERTE DE EMMANUEL SANON

Bonjour;
Je suis haïtien et un fan de football et je vous
contacte pour vous informer de la mort d'un joueur de
football de nationalité haïtienne. Il s'appelle Emmanuel Sanon. Ce joueur,
avant centre de la sélection haïtienne de football avait discuté
un match de coupe du monde contre la sélection Italienne
à Munich en 1974, plus particulièrement le 15 Juin. Il
avait marqué un but contre Dino Zoff pour mettre fin
à une invincibilité vieille de 12 matchs internationaux joués sans
encaisser de but. Nous autres les haïtiens nous avons considéré
ce fait comme un exploit même si on avait fini
par perdre le match par trois buts à un. Je
ne sais pas si c'est important pour la presse sportive
italienne mais nous aussi nous avons beaucoup regretté la mort
de ce grand footballeur.
En vous remerciant

Docteur Jonas Jolivert
Marseille, France

Merci, mais nous avons publié la nouvelle sur la
Mort de Sanon le 26-2-2008, avant que tous les autres journaux

(f.li.) Se n' è andato nel sonno Emmanuel
Sanon che fece tremare l' Italia al Mondiale 74. È il 15 giugno, debutto contro Haiti. Gli azzurri non prendono gol da quasi 2 anni (12 partite, Zoff imbattuto per 1143' ) e non perdono da 15 gare. A inizio ripresa, però, rete degli sconosciuti caraibici: Sanon dribbla anche il portiere e diventa quel giorno eroe nazionale. Succede di tutto, compreso il «vaffa» di Chinaglia a Valcareggi: l' Italia vince 3-1, ma Germania 74 è segnata. Sanon si trasferisce poi negli Usa, dove fa anche il taxista. È morto nel sonno il 21 febbraio, in Florida, a 56 anni, sconfitto dalla lunga battaglia contro un tumore al pancreas. Il primo ministro ha deciso un minuto di silenzio per «Manno», l' uomo che «ad Haiti credono ancora abbia sconfitto l' Italia», come ha detto la radio di Port-au-Prince.

Merci
f.li.


dimanche 9 mars 2008

TOUT MORAL COMME UN FANTASME

You are right, toujours moral. Comme un fantasme. Ce n’est pas quelque chose d’étrange. Comme les parfums des orangers au printemps à Séville.
La musique bossanova est partout très, très douce. Presque personne ne peut l’entendre sauf toi et moi, bien sûr. Car c’est moi qui l’ai prise du recoin d’une étoile.
Tu arrives. Tard. Mais pas trop. D’une ligne aérienne qui n’existe pas. Mais qui arrive toujours comme il faut. Elle atterrit toujours sur la mauvaise piste mais ne s’est jamais écrasée
Je te vois arriver. De tes yeux sortent des poèmes ronds. Qui chantent avec un accent de pluie. Tu es gentil. Toujours moral.
On parle et tu écoutes tout ce que je dis. Très attentif, tu me regardes .
On est dans mon petit salon. Pas trop grand. Mais très accueillant, très rose. Tout plein de trous. Au chocolat. Avec des nuages. Collés sur les murs. Avec des recettes pour parler à Shakespeare.
Quand tu parles je peux sentir ton parfum. Ta belle voix. C’est rassurant. La chambre change de couleur. Teint orange. Tout couleur orange. Les rideaux sont oranges. Les murs sont oranges.
La porte se ferme seule et tu me ramènes à toi. Tu caresses une partie de mon cou. Tu passes la main très langoureusement sur ma peau.
Dans un langage que l’on n’écoute pas. Je fais les réponses que tu attends de moi. Mes doigts très doucement caressent ta peau. Ta chemise s’ouvre un peu. Pas trop. Tes mains arrivent à ma taille et mes hanches. Je ferme mes yeux et ma respiration commence à être plus agitée.
Une des bretelles de ma robe tombe. Ta bouche cherche mes épaules et tu embrasses ce petit coin de mon corps. A l’ouverture de la robe se montre une partie de mon soutien gorge transparent. Ma poitrine bouge avec la force de mon cœur.
Tu caresses le tissu qui laisse voir comme se réveillent les deux petits bombons rosés, les pointes de mon plaisir. Sans le vouloir ils se font durs et probablement plus grands. Il y a un esprit vivant dans mes seins. Esprit vivant plein de force qui attire et que est attiré .
Je perds davantage mes forces chaque minute qui passe.
Mes lèvres cherchent ton cou. Ma partie préférée. Très douces, très sensuelles, mes lèvres se baladent sur ta peau. J’ouvre la chemise très lentement. La chaleur de ton torse si masculin laisse plus ouverte mes envies. Préfabriquées.
J’explore, j’examine, je dessine. Avec la pointe de mes doigts. J’arrive de ton cou à ton ventre. Je dessine des lignes avec mes mains tièdes. Avec mes lèvres.
Tu poses tes mains fortes sur mon dos et colles mon corps contre ton corps. Je peux sentir . Des choses qui bougent. Qui s’approchent, qui gonflent. C’est un plaisir étrange.
Tu me prends dans tes bras et on se trouve une petite table. Petite mais forte. Une table qui est arrivée exprès pour nous. Du pays des tables féeriques. Elle est placée au centre de la chambre. Tu me poses assise sur elle. Ça me donne plus de possibilités de chercher, à coïncider avec ta bouche. Sentir tes lèvres sur les miennes pour la première fois. Et c’est si doux.
Pouvoir caresser ta bouche avec un de mes petits doigts aussi. Sentir la douceur et chercher avec ma bouche un de tes doigts. Pouvoir tester son goût. Le mettre entre mes lèvres et jouer avec toute la douceur du monde.
Sentir que ça t’excite davantage. Et simultanément percevoir que le temps de réfléchir est révolu. Que c’est un rêve ou on peut tout faire. Rien n’est interdit. Il n’y a pas la distance. Il n’y a pas les soucis. Il n’y a pas les autres. Il n’y a qu’un fantasme . Et une petite table. Elle est notre priorité.
On n’a pas peur. Le peur reste dehors. En dehors du rêve. En dehors d’une nouvelle explosion. Différente. Ou il n’y a pas de déception. Il n’y a pas de choses à faire. Il n’y a pas d’obligation. La seule obligation c’est vivre le plaisir d’être l’un avec l´autre.
Le temps s’arrête. Tout s’arrête autour de nous. Il n’y a plus de distance. Les habitudes. Les langues. La seule langue est la mienne qui cherche ton torse nu. Qui explore les parties les plus ardentes. Qui cherche les parties les plus sensibles. Et qui guette tes réactions.
Tu m’approches plus et plus. Je peux caresser tes oreilles. Avec ma langue petit à petit.
La chemise tombe par terre. Mon soutien gorge aussi. Ma robe aussi. Ma taille entre tes mains. C’est facile. On peut jauger ma fragilité pendant que je sens la force nouvelle.
Je caresse encore ton ventre nu. Et je cherche de nouveaux mondes. Pendant que tu caresses mon cou. Et ça me fait perdre la conscience. C’est trop bien. C’est moins moral.
Je peux sentir avec mes mains une autre partie de ton corps. Réveillée. Pour la première fois j'expérimente cette sensation. Tu détiens ma poitrine entre tes mains. J’ai un petit oiseau sous les miennes. C’est chaud. C’est plein de force. C’est prêt à exploser en petits morceaux de sucre. Prêt à exploser en petit morceaux d’étoiles minuscules au chocolat.
Je ne demande pas ton autorisation pour laisser libre ce petit soleil placé dans ton corps. Je peux aussi ressentir comme sa force s’évanouit aussi. Un peu. Il a le control que j’ai déjà perdu. Mais il commence à le perdre lui aussi. J’ai avec moi ce nouvel astre. Et je peux jouer avec. Doucement.
En même temps je ne cesse de goûter ta peau, comme le plat le plus délicieux. Ton cou, ta bouche. Je mange petit à petit avec mes lèvres, avec ma langue, la plupart des bouts de ton corps. Et j’ai avec moi un grand trésor très vivant. Très chaud. Très loin d’être contrôlé.
Par hasard, la distance se fait exacte. Ce petit soleil cherche sa place. Et sa place se trouve dans moi. Et je veux le sentir. Je veux sentir en moi toute l’énergie que donne une étoile. Connaître ce que j’ai pas connu avant. Ou ce que j’ai déjà connu mais qu’on veut connaître autrement.
Il connaît son chemin. C’est facile. Tout glisse à son arrivée. C’est comme marcher sur une mousse. Ma respiration se fait plus forte. Mes soupirs se font de fraise. Et je peux te sentir en moi.
Je m’accroche à ton cou avec un nouveau peur de plaisir. Tu rentres en moi avec douceur. Je m’allonge sur la table et tu caresses mon ventre, mon estomac, ma poitrine. Je cherche tes mains avec ma bouche et je peux caresser encore une fois tes doigts. Les sucer un par un.
Je bouge mon petit corps pour augmenter le plaisir. Je m’approche avec la force de mes hanches qui font une danse nouvelle. Ma taille bouge aussi à son rythme. Avec un mouvement différent qui rend tout plus difficile. Plus difficile de contrôler une explosion. Plus difficile de mesurer le plaisir.Tu regardes mon corps bouger. Comme une petite vague. Ma peau douce et tiède, mes poitrines levées, mes soupirs te font exploser sans le faire. Tu caresses mes jambes flexibles qui changent la position de ses rêves.
On change le rythme. Tu fais une pression si douce sur mon ventre, sur ma taille, j’arrive à m’approcher, encore à chercher ta bouche. Je cherche ton cou encore une fois. Je cherche les parties dures aussi avec ma langue. Doucement. Mais avec passion. Sans peur.
Je me sens possédée. Je fais plus intenses mes baisers, mes caresses, mes paroles douces qui susurrent des mots spéciaux.
Avec tout ça, les caresses sans fin, les baisers, les soupirs...une explosion reste très proche. Et la mienne aussi.
Je peux t’entourer de mes jambes. Ainsi, je connais plus mon corps. Je sais exactement comment elles arrivent, les sensations plus fortes.
Je bouge mes hanches contre toi. Avec ma petite force. Avec une flexibilité que j’invente pour ce moment. Avec un rythme de danse nouvelle.
Tu parles un peu, en murmurant des mots, je peux presque crier. Je m’accroche davantage.
Je suis plus et plus rapide car mon corps a trouvé un coin ou le plaisir est né. Ou le plaisir est fait. Un coin inventé pour ça. Que je connais. Qui est juste pour toi : un rêve.
Ce coin caressé une et mille fois fait que mon corps s´évanouisse de plaisir.
C’est trop grand. C’est trop fort. Je perds mes forces.
Mon corps s’ouvre complètement pour me reposer après avoir senti une telle vigueur.Tu continues à chercher plus de lumière. Plus de chaleur. Mais on peut continuer. Je m’allonge encore une fois.
Tu reprends le contrôle de la force. La latitude. Le parfum. La pression. Le rythme. Tu te sens plus libre. Plus proche de toucher la pointe de la lune.
Ton corps demande les morceaux de chocolat. Il demande à atteindre son but. Le rythme est plus coloré, plus fort, plus vite, plus véhément. Comme dans la plus forte explosion que l’on aie eu jamais. Mais rien de violent. Rien de mots forts. Rien que du plaisir. Rien que de l’humidité en moi.
Une bombe d’étoiles liquides arrive et je veux les sentir. C’est fort. C’est doux. C’est presqu’une douleur magique. De petites convulsions de ton corps qui est entré en moi.
Je crie aussi avec cette certitude d’y avoir mis une bonne galaxie de plaisir. Tu te calmes. Moi aussi.
C’est si bon de t’avoir comme ça. Tout calme. Sans pression. détendu. Rassasié. Fatigué. Exténué. Heureux.
Et je m’approche de toi. Douce. Tranquille. En sécurité.
Tu es la. C’est ton rêve.
Tu es avec moi.
Et c’est tout simplement comme ça.
Tu as raison.
Et c’est tout moral.
Auteur: Sara Villegas Gonzalez

USA : siège du tournoi pré-olympique de la CONCACAF

Le tournoi Préolympique masculin de la zone CONCACAF 2008 aura lieu aux Etats-Unis du 11 au 23 mars dans trois villes d’ou sortiront qualifiés deux pays pour le tournoi olympique de Beijing 2008.
C’est la première fois en huit ans que la Phase finale du Championnat u-23 de la zone CONCACAF aura lieu aux Etats-Unis d’Amérique. L’évènement de 2000 avait eu comme siège a Hershey en Pennsylvania.
Le tournoi de la CONCACAF fera intervenir deux groupes de quatre sélections qui s’affronteront tous contre tous du 11 au 16 mars.
Le groupe A, qui jouera les rencontres du premier tour au stade Raymond James a Tampa en Floride comptera les sélection de Cuba, Honduras, Panama et les USA. Le groupe B avec ses rencontres qui se joueront au stade du home Depot center a Carson Californie est composé de l’actuel champion de la CONCACAF, le Mexique, avec le Canada, Haïti et le Guatemala. Les rencontres se joueront sur deux dates et deux matchs par jour.
Les matchs de demie finale et la finale se joueront à Nashville dans le Tennessee le 20 et le 23 mars respectivement. Les deux finalistes non seulement joueront pour le trophée comme champion U-23 de la CONCACAF mais aussi auront leurs billets pour les jeux olympiques de Beijing 2008.
Les équipes :
CANADA: Avec Nick Dasovic comme directeur technique, le Canada est l’une des équipes de la zone nord qui ont obtenu directement leur classification pour la phase du tournoi pré-olympique masculin de la zone CONCACAF. Les Canadiens n’ont pas joué le tournoi olympique depuis Los Angeles 1984, ou ils atteignirent les quarts de finale mais perdirent aux épreuves de tirs au but 4 :2 contre le Brésil médaillé d’argent. L’autre participation du Canada aux jeux olympiques a été comme pays organisateurs en 1976 à Montréal.
CUBA :Compte le plus grand nombre de présence que n’importe quel autre pays de la zone Caraïbes en jeux olympiques ayant joué des tournois de Montréal (Canada) (1976) et Moscou (URSS) en 1980… Les lions de la Caraïbe sont arrivée en phase finale de la CONCACAF après avoir organisé et gagné le groupe B du premier tour contre Les Iles Caïman, les îles Bermudes et Porto-Rico. Cuba sortit vainqueur du groupe G du deuxième tour après avoir éliminé Grenade et Trinité et Tobago. Raul Gonzalez est l’entraîneur des Lions de la Caraïbes.
GUATEMALA: Avec Rodrigo Kenton aux commandes de l’équipe, les guatémaltèques participent pour la première fois à la phase finale du tournoi pré-olympique masculin de la CONCACAF depuis la version 2000. Ils ont gagné leur ticket pour ce tournoi après avoir hébergé et gagné un tournoi triangulaire contre le Costa Rica et le Nicaragua. Los Chapines comptent le même nombre de participations en jeux olympiques que le Costo Rica (1986, 1976, 1982)
HAITI: En quête de son premier billet pour les jeux olympiques, Haïti est l’un des deux représentants de la zone de la Caraïbe du tournoi Pré-olympique masculin de la zone de la CONCACAF. La sélection bicolore a atteint la phase finale après avoir éliminé lors du premier tour la République Dominicaine et Saint Kitts et Nevis. Haïti accueillit ensuite le tournoi pour le compte du groupe G et sortit vainqueur contre les sélections de Bahamas et de la Jamaïque.

HONDURAS: Un des trois qualifiés de la zone centreamérique pour la phase finale du tournoi préolympique masculin de la zone Concacaf. Le honduras a obtenu son billet en résultant victorieux du triangulaire I par une victoire face au Salvador, et un match nul contre le Panama. Les Catrachos ont été la quatrième nation centraméricaine à participer aux jeux Olympiques quand ils participèrent aux jeux de Sydney en Australie en 2000. Alexis Mendoza est le directeur technique de l’équipe du Honduras.
MEXIQUE: Actuels champions des U-24 de la CONCACAF, le Mexique a participé neuf fois aux jeux Olympiques et c’est le numéro deux de la région. Sa meilleure participation a été le match de barrage pour la médaille de bronze disputé et perdu contre le Japon en 1962 sous le score de deux buts à zéro. LE Mexique a gagné cinq tournois préolympiques et possède un record de 21 matchs sans défaite durant les éliminatoires de la CONCACAF avec sa dernière défaite contre les USA en avril 1962 sous le score sans appel de trois buts à zéro. Le sélectionneur du Mexique est l’ex-goleador du Réal Madrid Hugo Sanchez.

PANAMA: Sous les commande du technicien Alexandre Guimaraes, le Panama a obtenu le dernier ticket de la zonce centre Amérique pour la phase finale du tournoi préolympique 2008 après avoir éliminé le Costa Rica après épreuves de tirs au buts lors d’un match de barrage. Avant la confrontation avec le Costa Rica, le Panama avait fini deuxième du Triangulaire 1 après une victoire contre le Salvador mais ont perdu face au Honduras au goal avérage après un match nul un but partout. Les canaleros, qui cherchent son premier billet aux jeux Olympiques , ont été la première sélection centraméricaine à jouer le match inaugural du tournoi préolympique de la CONCACAF en 1964.
USA: Pays organisateur de la phase finale du tournoi préolympique masculin de la CONCACAF 2008 représente l’équipe de la zone avec le plus grand nombre de participation s aux jeux olympiques (avec 12) mais ils ont gagné une seule fois le tournoi préolympique. C’est la première nation à gagner une partie de football en tournoi olympique contre la sélection de l’Estonie en 1924 sous le score de un but à zéro. Les stars and stripes finirent à la quatrième place lors des jeux de Sydney (Australie ) 2000, représentant sa meilleure participation de l’histoire. La sélection des USA est menée par Peter Nowak comme directeur Technique.
TOURNOI PREOLIMPIQUE MASCULIN CONCACAF 2008: CALENDRIER

Groupe A – Tampa, Florida USA; Raymond James Stadium
11.03.2008: PANAMA – HONDURAS (17:30)---- USA – CUBA (20:00)
13.03.2008: HONDURAS – CUBA (17:30)--------USA – PANAMA (20:00)
15.03.2008: CUBA – PANAMA (16:30)-----------USA – HONDURAS (19:00)


Groupe B – Carson, California USA; Home Depot Center

12.03.2008: HAITI – GUATEMALA (17:30) CANADA – MEXICO (20:00)
14.03.2008: CANADA – HAITI (17:30) MEXICO – GUATEMALA (20:00)
16.03.2008: GUATEMALA – CANADA (15:30)MEXICO – HAITI (18:00)
20.03.2008: Nashville, Tennessee USA; LP Field

SEMIFINALES (17:00) & (20:00)
23.03.2008: Nashville, Tennessee USA; LP Field

TROISIEME PLACE: (13:00)
FINALE: (16:00)
http://www.concacaf.com/view_article.asp?lang=sp&id=4107

Grand-Boulage vit de la paille

Célina François oublie déjà son âge. Avec ses dix enfants - six garçons et quatre filles-, cette femme noire au visage amaigri vit dans l'enfer de l'abandon et de la sécheresse, qui sévit, depuis octobre, à Grand-Boulage, quartier de la première section de Bombardopolis. Son concubin, Iltino Désinor, père de ses enfants, depuis six ans, a abandonné sa famille pour fuir la misère.
Habitant un taudis placé au haut de l'habitation Grand-Boulage, Célina et sa famille ne vivent que des produits du sous-bois. Une situation pas trop différente pour certaines autres familles de cette localité qui, obligées de mettre à l'écart l'agriculture, passent leur temps à confectionner des macoutes - (paniers de jardin), des corbeilles, des sous-plat, tous faits en latanier, et des balais en paille.


Johnny, fils aîné de Célina, prépare les pailles tombées des cocotiers pour la confection de balais que sa maman et sa soeur Mèmène vendent au marché du bourg. « Je les cherche dans les bois et lui, il les prépare », dit Célina. Johnny est l'aîné de la famille. En dépit de sa cécité, il se veut utile à cette famille qu'il porte dans son coeur.
« J'ai perdu la vue, il y a 7 ans, dit-il. C'est grâce au travail de mes deux parents que j'ai pu survivre à cette dure épreuve de typhoïde. Je leur consacre ce qui reste de ma vie. »Grand-Boulage, considérée dans le temps comme le bastion de l'élevage du cabri bombardopolitain, respire au rythme de la décadence. Son petit-mil, "son pois congo", sa patate, son orange amère, son manioc et son arachide disparaissent sous le poids du déboisement entamé quelque temps après l'abattage des cochons créoles, selon Fanel Dupré, ancien maire de Bombardopolis.
- Une misère provoquée
Ce qui contraste à Grand-Boulage et les autres habitations de cette section, c'est qu'au moment où la vie se calcine sur ce mont, des arbres fruitiers résistent aux ardeurs des lilas (buddleia) et des eucalyptus. Orangers, pamplemoussiers, kénépiers... luttent pour se frayer une petite place dans le ciel de ces arbres forestiers dont on n'ignore pas l'appétit pour l'eau. Plus loin, des lianes desséchées de patate et de giraumon abandonnent la lutte. Placée sur le flanc d'un plateau, Grand-Boulage, comme toutes les autres habitations formant la première section communale de Bombardopolis, est très vulnérable et connaît souvent de grands moments de sécheresse
- « Comparée aux deux autres sections formant cette commune, la première section est plus fragile en raison de la qualité de son sol », explique M. Dupré qui souligne que le régime pluviométrique constitue la plus grande préoccupation des habitants. Toutefois, se rappelle-t-il, c'était une terre très fertile.Une ONG qui passait plus de quarante ans à intervenir dans les domaines de l'environnement, de l'alimentation et de l'agriculture dans la région vient de jeter l'éponge, expliquent certains Bombardopolitains. Les méfaits de certaines de ses interventions, en dehors de tout contrôle de l'Etat, commencent à se faire sentir. -
Comment s'y prendre
-
Pour Henry Max Dumornay, un habitant de Bombardopolis, le choix de planter des arbres fruitiers ou forestiers ne devait pas incomber à la seule compétence des ONG. Mais l'accompagnement par l'Etat haïtien est plus qu'urgent dans la mesure où ces acteurs n'agissent que de manière à faire de la publicité. « En plantant des arbres qui croissent rapidement, cela leur donne des résultats sur des périodes record qui garantissent leur financement », dit-il.Selon lui, la situation de misère qui règne dans le Far West est imputable aux ministères de l'Agriculture et de la Planification. « Les ONG font ce qu'elles veulent à cause de l'absence de l'Etat dans la région, dit M. Durmonay. Tandis que des études sont effectuées dans le Far West et je crois que les résultats sont là. A quelle fin ont-ils dépensé pour ces études ? »

Henry Max Dumornay montre du doigt une maisonnette portant le logo du Ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural avec pour indice « Bureau communal de Bombardopolis ». « Il y a plus de 15 ans que ce bureau du MARNDR ne fonctionne plus », lâche-t-il.L'agronome bombardopolitain Allen Henri du bureau de l'ordonnateur national, quant à lui, estime que le bas Nord-Ouest est victime du centralisme caractérisant l'Etat haïtien. Pour lui, chacune des zones de cette région possède ses propres capacités de produire. « Beaucoup d'endroits offrent des possibilités agricoles variées, fait-il remarquer, tandis que d'autres, moins fertiles, donnent des avantages au point de vue de l'élevage et de la pêche. »
Entre-temps, les familles croupissent dans la misère. Condition féminine et aux Affaires sociales ou encore l'Institut du Bien-être social, les habitants de Bombardopolis ignorent ces noms comme l'a dit en riant Célina François, « Ministè fanm, Afè sosyal, he hey ! Connais pas ».

Lima Soirélus