On était arrivé à Marseille au mois de novembre de 1990. Les citadins profitaient encore de la douceur de ce début d’hiver tandis que les parisiens commençaient déjà à se morfondre dans la grisaille de leur temps et leur climat caractéristiques de saison.
On avait commencé à retrouver et à comprendre le fonctionnement de tout ce qui était nouveau ou différent jusque là pour nous : l’espace exigu de ces chambres des cités universitaires ; ces bâtiments eux-mêmes affichant une disposition très proche de « nos caisses cola ».
On arrivait tant bien que mal à s’adapter ; d’ailleurs, on n’avait pas trop le choix. Pendant les premiers jours on éprouvait par exemple, un certain malaise à accepter d’utiliser comme douche et WC le même coin du studio. C’était encore moins évident quand les utilisations se faisaient de manière successive.
Cependant l’anecdote que j’essaie de raconter concerne plutôt le côté alimentation. En effet , comme étudiants on avait droit au restau U. Le restaurant universitaire représentait un pilier important dans les infrastructures destinées à rendre agréable la vie de l’étudiant en lui peaufinant un environnement lui permettant de tirer un maximum de profit de son temps pour l’apprentissage.
Avec l’équivalent de 10 francs à l’époque on avait droit au repas de midi et un autre dix francs le repas du soir. Quand on avait entendu vanter les mérites et les qualités de la bonne cuisine à la française, on ressentait carrément déception et frustration devant les propositions des cuisiniers : steak haché/ frites, petit-pois/carotte, tournedos / endives, merguez/purée.
C’était encore plus décevant pour un adepte de riz et pois collés, pois en sauce, « légumes d’aubergines » etc…
Là encore il fallait admettre que l’on ne disposait pas d’autre choix que de s’adapter. En fait de choix, il y en avait d'autres, mais les bourses ont crié au secours !
Tout le souci ne venait pas exclusivement du contenu des menus, mais de tout l’agencement qui se faisait autour. Et là ça allait poser un vrai problème et nous pousser à inventer.
En effet les restaurants universitaires servent à manger de 18 à 20 heures. Il fallait s’arranger pour être parmi les premiers sous peine de se voir servir un menu de remplacement. On arrivait donc à 18 :30 à peu près on faisait gentiment la queue. On vous servait dans une assiette une louche de petit pois/carotte et deux petits merguez frits. On se dirigeait alors vers une grosse boîte pour faire le plein en morceau de pain, un peu plus loin le plein en salade (des feuilles de laitue !!!), puis un fruit ou un dessert type yaourt nature !
Quelques fois, on pouvait sans vergogne se servir en pain, l’équivalent d’une ou de deux baguettes. Mais souvent c’était un peu plus gênant quand l’individu qui nous suivait était une de ces créatures de rêves à qui on aurait aimé paraître plus que raffiné et bien au dessus de la moyenne en matière des bonnes manières. Là alors il fallait se résigner à faire comme elle : prendre deux ou trois misérables morceaux de pain !
A l’époque on se couchait très tard car on n’a jamais été un grand dormeur devant l’éternel. On bouquinait jusqu’à deux heures du matin.
Pour bien replacer les bases du dilemme il faut savoir qu’en cité U il est interdit de posséder des réfrigérateurs dans les dortoirs. Enfin avec cette bagatelle au fond d’un estomac coutumier de vrais « babako », riz, pois, viandes… il était impossible de ne pas se ravitailler en pleine nuit. La solution était toute prête : le fameux et dédaigneux fast food : le Mac do. Mais c’était assez coûteux pour l’abus d’un usage quotidien.
En cité U aussi vivait un ingénieur civil de nationalité zaïroise qui était mon voisin de pallier. On avait commencé dans un premier temps par se croiser en route depuis ou vers le restau universitaire. On s’est ensuite rapproché surtout par la magie du partage du morphotype. Après on a constaté que nous partagions aussi les mêmes difficultés autour de la question de l’alimentation.
Il avait un nom à coucher dehors que je ne citerai pas. Le nom ressemblait beaucoup à ces combinaisons de sons incompréhensibles que prononcent les chroniqueurs sportifs lors des narrations des matchs de football. En effet on à l’impression que pour prononcer correctement le nom il fallait tousser une fois éternuer deux fois de suite puis tousser une deuxième fois. Là je faisais référence à son nom africain. Heureusement et je ne sais trop pourquoi d’ailleurs il avait un prénom chrétien aussi connu, banal et facile à prononcer comme Jean. Pourquoi ne citerais-je pas le nom d’ailleurs. J’aimerais tellement le revoir et savoir ce qu’il est devenu. MUTENFU-MUTETA !
Un après midi d’un dimanche de décembre. Jean est venu frapper à ma porte. Il semblait couver un souci majeur. Le reflet gênant de son regard au moins laissait présager quelque chose de grave. Il tenait un peu caché derrière le dos un petit agenda mi ouvert. Après les salutations de rigueur et les excuses pour le dérangement, il me tendit l’agenda complètement ouvert avec une carte du monde dans sa version plate et étalée. Avec humilité il me demanda de lui repérer Haïti sur la carte. Ce que j’ai fait avec une facilité idiote. Il me regarda avec des yeux ébahis en me disant :
- ha bon c’est ça Haïti ?
J’ai hoché la tête affirmativement sans trop lui prêter attention. Quelques jours plus tard, il m’aborda de nouveau en me disant:
- Jopi, j’étais très déçu de voir les dimensions de ton pays.
- ha bon ! répondis-je. Et pourquoi ?
Jean commença par me raconter qu’au Zaïre le doyen de sa faculté de génie était de nationalité haïtienne, les professeurs de je ne sais quelles autres matières étaient aussi de nationalité haïtienne. En gros les universités regorgeaient de cadres haïtiens. Donc dans sa tête il se disait qu’Haïti devait être un grand pays au moins comme la France avec un surplus de cadres dont on pouvait s’en débarrasser en les expédiant comme coopérants en Afrique francophone. Nous prîmes le temps d’expliquer les réalités du pays et ce fait inédit incompréhensible devenu habitude dont la nation en pâtit encore aujourd’hui.
Avec cette sympathie qui s’est installée, automatiquement renforcée par les réminiscences haïtiannophiles de mon copain zaïrois, nous avons pris le temps de parler de nos difficultés respectives en France et nous sommes tombés d’accord sur la nécessité de trouver une solution au problème de la bouffe.
Un matin, je l’ai vu arriver de loin avec un sac en plastique contenant un objet carré et plat. Il a eu tout de suite la gentillesse de me montrer la manifestation même d’une intervention divine : une plaque chauffante électrique (réchaud !). Il l’a retrouvé dans un coin de rue ! Il m’a dit :
- ça y est jopi on va commencer à cuisiner.
Là en fait je me suis rappelé que ma maman m’avait initié à l’art culinaire quand j’étudiais encore à l’étranger. Les rudiments différents de la cuisine du pays d’accueil l’avaient profondément touchée et inquiétée.
Mon ami ne disposait pas de sources de revenues. Donc il s’arrangeait pour aller crier des marchandises au marché aux puces. Il touchait entre dix et 20 francs. Il se procurait avec ces sous des petits sacs de riz de pomme de terre des tomates etc.…
Il a été le premier à m’inviter à savourer sa première recette. Même la politesse ne m’avait empêché de constater que c’était carrément dégueulasse le truc qu’il avait fait « mijoter ». Par politesse masquée je lui ai promis de cuisiner la prochaine fois. En fait je faisais de la prévention. Je ne voulais plus être invité à ce genre de menu festin aux couleurs zaïroises.
On est allé tous les deux au marché de produits exotiques. On acheta du piment, des pois inconnus, et du riz et des épices. On s’est donc mis à préparer quelques choses de simple et peu couteux : des poids inconnus aux petits lardons et du riz nature (blanc). On s’est ré-ga-lé ! Nou manjé vant deboutonen !
Mais le point fort du repas était sans aucun doute « les donmbwèy ». Oui vous connaissez les donmbwèy ou donbrey ou doumbwèy » ? Ces boules de farine bouillies dans de l’eau, du bouillon, dans les haricots en sauce. J’avais par hasard mis faire cuire des doumbwèy dans les pois inconnus.(Bientôt la recette en ligne !)
Mon copain a été émerveillé. Il n’avait jamais vu, voire mangé des doumbwèy auparavant. Il les découpait avec soin, essayait de comprendre sa composition. Le disséquait pour en trouver le secret. Avec toujour un regard inquisitoire il semblait déjà se faire des idées.
Après en avoir mangé, il m’a confessé que c’était l’invention la plus extraordinaire qu’il ait jamais vue.
En deux mots je lui expliquai les secrets de la recette pour réussir de succulents doumbwèy.
En fait après il m’a fait comprendre que pour faire des dounbwèy il ne fallait que de la farine du sel et de l’eau. Donc beaucoup moins cher que d’acheter du pain. Avec un peu d’ail et d’oignons on pouvait déguster une sauce épaisse accompagnant le doumbwèy.
J’ai appris par la suite qu’il en faisait le matin, le midi avant d’aller à la faculté. J’ai appris aussi que cette recette avait été par la suite transmise à la famille au Zaïre comme l’invention de l’année.…
Aujourd'hui sans doute tout aïre se régale avec nos doumbwèy!
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 7 décembre 2007
jeudi 6 décembre 2007
Le Fondation Maurice Sixto, lauréat du Prix des droits de l’Homme de la France
La Fondation Maurice Sixto, s’occupant d’enfants défavorisés en Haïti a été choisie par la commission française consultative des droits de l’homme comme l’un des lauréats 2007 pour le prix des droits de l’homme de la république française.Un prix attribué chaque année a cinq personnes ou associations dont les projets répondent à l’un des thèmes fixés par le jury formé en ce sens. Selon un communiqué de la commission nationale consultative française cette année le jury récompense les actions menées dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains, considérée comme une forme moderne d’esclavage.D’après la commission française consultative des droits de l’homme, la Fondation Maurice Sixto combat l’esclavage des enfants, phénomène fréquent en milieu urbain. La Fondation Maurice A. Sixto est une organisation à but non lucratif fondée le 4 mai 2004, qui oeuvre dans la mise sur pied de mécanismes de valorisation des potentialités culturelles et sociales à l’échelle nationale. La Fondation intervient dans les communautés dépourvues de l’aire métropolitaine en réalisant des actions d’encadrement communautaire. Les 4 autres laureats du Prix des droits de l’Homme de la République française sont : Les trois avocats chinois Mo Shaoping, Li Jinsong, Teng Biao, figures emblématiques du mouvement de défense des droits civiques. Le « Théâtre libre » de Minsk en Biélorussie, représenté par le dramaturge Nikolaï Khalézine et la journaliste militante Natalia Koliada, pour ses spectacles destinés à promouvoir la liberté d’expression. L’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’Homme pour un projet, intitulé " les dimensions culturelles de la liberté d’expression à travers la Méditerranée". L’association « Enfants solidaires d’Afrique et du Monde » pour son projet de lutte contre la traite des enfants dans la commune de Bopa au Bénin. La secrétaire d’État aux Affaires Étrangères et aux droits de l’Homme, Rama Yade, remettra le 10 décembre dans les salons du Quai d’Orsay, le Prix 2007 aux lauréats.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13295
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Wyclef Jean, Akon et Matt Damon, bientôt en Haïti
Le rappeur international Wiclef Jean, le chanteur de R & B Akon et l’acteur Matt Damon effectueront une visite en Haïti le 14 décembre prochain dans le cadre des activités de la fondation Yélé Haïti. Les trois célébrités participeront le 14 décembre à une soirée de levée de fonds, au Ritz Kinam, en compagnie de plusieurs autres invités dont le Disc Jockey Leon a indiqué à radio Métropole, la responsable des relations publiques de Yélé Haïti, Stephanie Armand. " Les Invités sont des donateurs", soutient Mme Armand qui précise que les fonds sont destinés aux activités de la fondation Yélé Haïti. Matt Damon, acteur et scénariste américain a tenu des rôles en 2007, dans Will Hunting et dans la trilogie cinématographique de Jason Bourne commençant par La Mémoire dans la peau. Elu l’homme le plus sexy du monde par le magazine People, Matt Damon, 37 ans, avait incarné soldat Ryan dans le film Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg. Akon de son vrai nom Alioune Badara Thiam, est un chanteur de R&B américaino-sénégalais. Il avait participé dans un des albums référence de l'histoire du rap:'the score' des fugees en tant que membre du groupe Refugees Allstar de Wycleff Jean. Parmi les tubes d’Akon on cite "Locked Up," "Lonely," "Belly Dancer (Bananza)," "Locked Up" a atteint le top 10 dans les charts américains et le top 5 au Royaume-Uni. Par ailleurs, Wyclef Jean donnera un mega concert au champ de mars le 15 décembre 2007. Les haïtiens assisteront gratuitement à concert au cours duquel Wyclef sera accompagné de Barikad Crew, Black Alex et Gracia Delva. L’objectif de ce concert est d’offrir une meilleure image d’Haïti indique Mme Armand rappelant le thème est fierté nationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13294
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Le sénateur Anacacis sollicite la libération de Franck Ciné
Le sénateur de Lespwa, Anacacis Jean Hector, réclame la libération de Franck Ciné, président directeur général de la Haitel et membre du conseil d’administration de la Socabank, écroué depuis plus de 4 mois. M. Jean Hector qui qui craint l'eventuel décès en prison de cet homme d’affaires, et attire l’attention sur la détérioration de la santé de M. Ciné." On l’a vu lors de l’audience à la cour d’appel, il était soufrant, il ne faisait pas semblant", déclare le parlementaire pour qui le décès en prison de M. Ciné serait un grave problème. Selon le sénateur Anacacis devraient faciliter au plus vite une comparution au Correctionnel afin de clore le dossier. " S’il est reconnu coupable il risque environ trois ans d’emprisonnement, et il pourrait bénéficier d’une libération humanitaire afin de pouvoir obtenir des soins médicaux à l’étranger", ajoute t-il. En ce qui a trait à la dette de la Haitel envers la Teleco, le sénateur Anacacis soutient que Franck Ciné ne pourra pas rembourser la dette s’il est maintenu en prison. " Il pourra prendre des engagements afin de payer ses dettes suivant une modalité définie", explique t-il. De plus, le sénateur Anacacis estime que l’état devrait venir en aide à cet homme d’affaires haïtien qui a été le premier à investir dans le domaine des télécommunications. " Il a été le premier dans le domaine de la téléphonie cellulaire en Haïti, les autres compagnies ont en quelque sorte suivi sa trace", déclare Anacacis Jean Hector. Le parlementaire souhaite que le juge en charge du dossier agisse avec perspicacité. " C’est un vieillard de 73 ans qui croupi en prison, il peut mourir à n’importe quel moment", ajoute t-il. La cour d’appel de Port-au-Prince a décidé lundi dernier d’écarter l’état haïtien dans le dossier de la faillite de la Socabank. Samuel Madistin, un des avocats de Franck Ciné, estime qu’il s’agit d’une victoire même s’il n’a pas obtenu immédiatement la décision de main levée d’écrou. Tout en rappelant que la Socabank n’a jamais été en faillite, le juriste se réjouit que les juges de la cour d’appel ont pu comprendre qu’un tiers, en l’occurrence l’état, ne peut pas être impliqué dans cette affaire.L’audience revue à la cour d’appel hier mercredi a été reportée en raison de l’absence d’un des juges. L’un des avocats de la Socabank, Jean Joël Petit-Homme, qualifie cet acte de comédie, regrettant que les juges refusent d’accorder la priorité à ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13293
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mercredi 5 décembre 2007
La valeur des études réalisées en Haïti.
Ca fait des jours que je cherche un titre pour présenter ces réflexions. Des réflexions qui font mal. Des réflexions sur des idées figées trop conçues. Bien ou mal mais conçues et moulées quand même. Des idées et des ont dit vomis comme de purs produits de l’imagination émaillée quelque fois de la mauvaise foi de ceux qui ont du mal à comprendre et à jauger les conséquences de certaines conduites ambigües tachetées d’égoïsme et de médiocrité.
Le communautarisme représente une façon de vivre dans certains pays, concept qui n’a rien à voir avec le communautarisme qui s’oppose et affronte l’intégration. Ce que je définis ici comme communautarisme n’est rien d ‘autre que l’expression de la solidarité la plus franche entre les membres d’un groupe d’immigrants.
Ce n’est pas étonnant de vois certaines activités dominées par une ethnie ou un groupe venant d’une même culture. C’est facile de trouver plusieurs iraniens occupant toute une spécialité médicale. Au lieu de parler d’iranien on aurait pu parler d’hindous ou de latins.
Quand on arrive d’Haïti avec un diplôme du baccalauréat deuxième partie en poche, la tendance est de vous entendre dire que : les études faites en Haïti ne valent rien. Une sorte d’invitation à oublier tout ce que vous avez comme « intellectualité dérangeante » dans vos bagages et vous mettre à la mode et faire comme tout le monde ; c'est-à-dire trouver un endroit pour faire le nine to five ! Vous voilà accueilli à froid par une communauté qui vous condamne à l’échec. Ignorance ou juste une façon de vous humilier ? Qui sait.
Cependant ceux qui ont osé prendre le temps d’investiguer ont compris qu’avec le baccalauréat deuxième partie, on pouvait avec peu de difficultés, rentrer au collège moyennant quelques crédits pour certaines matières. JE dois dire que je suis un peu arriéré certes mais je me replace dans le contexte d’avant 86
Là ou les choses deviennent carrément dramatiques c’est quand on se réfère aux études universitaires. Je pense plus particulièrement aux compatriotes qui débarquent aux USA avec des diplômes d’ingénieurs obtenus soit à la faculté des sciences ou la Faculté de Chacha Leconte. Là encore je parle d’avant les acquis de 1986.
Tout ceci a servi d’introduction pour vous raconter le drame qu’a vécu un proche. Arrivé aux USA en 1983 comme ancien directeur d’école et détenteur d’un vrai diplôme d’ingénieur civil décroché chez Leconte, il a été reçu a froid par des gens qui lui ont fait savoir que son diplôme n’était pas reconnu et qu’il fallait, si un jour il voulait travailler comme ingénieur, recommencer les études.
Il a du se plier à l’inclémence du milieu et en quelque sorte faire comme tout le monde. De petits boulots en petits boulot pour survivre il finit par retourner après quelques années à l’université. Là, il a compris qu’au moins ses diplômes du baccalauréat avaient une certaine valeur.
Après de nombreuses années il a pu se frayer un passage en force dans un qu’il a appris à connaître et à dominer sur le tas. Mais rien à vois avec son métier.
Quand il décida vingt cinq ans plus tard de s’approcher des entreprises capables de l’embaucher dans la construction il a appris qu’il existait – 25 ans plus tard – un bureau situé à Manhattan habilité à donner des équivalences aux diplômes d’ingénieurs.
Entre rage, haine et autres sentiments synonymes il se décide de se renseigner. Et c’était bien vrai. Après quelques jours contre la modique somme de 150 dollars il a reçu une équivalence. A noter que je parle d’équivalence pas un permis de travail.
Avec cette équivalence on vous dit quel complément il faut obtenir avant de tenter sa chance à l’examen d’état. Mais il faut savoir qu’avec cette équivalence vous avez des chances réelles de trouver un vrai boulot.
Quand ce proche m’a raconté cette mésaventure qui lui aura couté 25 ans de retard dans sa vie. J’ai pensé à plusieurs amis ingénieurs sortis de la faculté des sciences qui avaient abandonné leurs professions une fois arrivés aux USA, la réalité de la vie en famille faisant loi. Mais je m’étais dit que c’est con d’imaginer que les gens n’aient jamais été informés de cette possibilité.
J’ai fait comme a du faire bon nombre de citoyens. Je me suis tu. En fait j’avais ressenti une certaine honte d’en parler surtout pour ne pas faire ressortir la sottise de ce proche « manfouben ».
Deux ans se sont écoulés. Le proche continue à travailler dans une grande boîte avec des avantages énormes. Mais les affres du temps perdu remontent comme l’arome de ce mauvais repas non digéré qui jure de vous pourrir la vie. Et là, il me parle de ces amis qui n’ont jamais saisi cette occasion par ignorance. Il recherchait dans ces vieux papiers pour en retrouver les traces.
Tout récemment j’ai renoué des contacts avec un ancien condisciple, lui aussi ingénieur diplômé de la faculté des sciences depuis plus de 15 ans. J’ai appris qu’il faisait lui aussi de petits boulots malgré son diplôme encadré et bien gardé à la maison.
Avec un peu de gêne je lui ai demandé s’il savait qu’il existait un bureau à Manhattan habilité à délivrer des équivalences de son diplôme. Il est tombé des nuées en encaissant l’impact de ma question. En fait lui non plus il n’était pas au courant.
Ce texte se couvre de la parure de témoignage pour essayer d’informer à tous ceux qui se retrouvent dans une telle situation pour les inviter à se renseigner car si le temps perdu ne se rattrape jamais vaut mieux tard que jamais !
Dr JJ 06/12/07
Le communautarisme représente une façon de vivre dans certains pays, concept qui n’a rien à voir avec le communautarisme qui s’oppose et affronte l’intégration. Ce que je définis ici comme communautarisme n’est rien d ‘autre que l’expression de la solidarité la plus franche entre les membres d’un groupe d’immigrants.
Ce n’est pas étonnant de vois certaines activités dominées par une ethnie ou un groupe venant d’une même culture. C’est facile de trouver plusieurs iraniens occupant toute une spécialité médicale. Au lieu de parler d’iranien on aurait pu parler d’hindous ou de latins.
Quand on arrive d’Haïti avec un diplôme du baccalauréat deuxième partie en poche, la tendance est de vous entendre dire que : les études faites en Haïti ne valent rien. Une sorte d’invitation à oublier tout ce que vous avez comme « intellectualité dérangeante » dans vos bagages et vous mettre à la mode et faire comme tout le monde ; c'est-à-dire trouver un endroit pour faire le nine to five ! Vous voilà accueilli à froid par une communauté qui vous condamne à l’échec. Ignorance ou juste une façon de vous humilier ? Qui sait.
Cependant ceux qui ont osé prendre le temps d’investiguer ont compris qu’avec le baccalauréat deuxième partie, on pouvait avec peu de difficultés, rentrer au collège moyennant quelques crédits pour certaines matières. JE dois dire que je suis un peu arriéré certes mais je me replace dans le contexte d’avant 86
Là ou les choses deviennent carrément dramatiques c’est quand on se réfère aux études universitaires. Je pense plus particulièrement aux compatriotes qui débarquent aux USA avec des diplômes d’ingénieurs obtenus soit à la faculté des sciences ou la Faculté de Chacha Leconte. Là encore je parle d’avant les acquis de 1986.
Tout ceci a servi d’introduction pour vous raconter le drame qu’a vécu un proche. Arrivé aux USA en 1983 comme ancien directeur d’école et détenteur d’un vrai diplôme d’ingénieur civil décroché chez Leconte, il a été reçu a froid par des gens qui lui ont fait savoir que son diplôme n’était pas reconnu et qu’il fallait, si un jour il voulait travailler comme ingénieur, recommencer les études.
Il a du se plier à l’inclémence du milieu et en quelque sorte faire comme tout le monde. De petits boulots en petits boulot pour survivre il finit par retourner après quelques années à l’université. Là, il a compris qu’au moins ses diplômes du baccalauréat avaient une certaine valeur.
Après de nombreuses années il a pu se frayer un passage en force dans un qu’il a appris à connaître et à dominer sur le tas. Mais rien à vois avec son métier.
Quand il décida vingt cinq ans plus tard de s’approcher des entreprises capables de l’embaucher dans la construction il a appris qu’il existait – 25 ans plus tard – un bureau situé à Manhattan habilité à donner des équivalences aux diplômes d’ingénieurs.
Entre rage, haine et autres sentiments synonymes il se décide de se renseigner. Et c’était bien vrai. Après quelques jours contre la modique somme de 150 dollars il a reçu une équivalence. A noter que je parle d’équivalence pas un permis de travail.
Avec cette équivalence on vous dit quel complément il faut obtenir avant de tenter sa chance à l’examen d’état. Mais il faut savoir qu’avec cette équivalence vous avez des chances réelles de trouver un vrai boulot.
Quand ce proche m’a raconté cette mésaventure qui lui aura couté 25 ans de retard dans sa vie. J’ai pensé à plusieurs amis ingénieurs sortis de la faculté des sciences qui avaient abandonné leurs professions une fois arrivés aux USA, la réalité de la vie en famille faisant loi. Mais je m’étais dit que c’est con d’imaginer que les gens n’aient jamais été informés de cette possibilité.
J’ai fait comme a du faire bon nombre de citoyens. Je me suis tu. En fait j’avais ressenti une certaine honte d’en parler surtout pour ne pas faire ressortir la sottise de ce proche « manfouben ».
Deux ans se sont écoulés. Le proche continue à travailler dans une grande boîte avec des avantages énormes. Mais les affres du temps perdu remontent comme l’arome de ce mauvais repas non digéré qui jure de vous pourrir la vie. Et là, il me parle de ces amis qui n’ont jamais saisi cette occasion par ignorance. Il recherchait dans ces vieux papiers pour en retrouver les traces.
Tout récemment j’ai renoué des contacts avec un ancien condisciple, lui aussi ingénieur diplômé de la faculté des sciences depuis plus de 15 ans. J’ai appris qu’il faisait lui aussi de petits boulots malgré son diplôme encadré et bien gardé à la maison.
Avec un peu de gêne je lui ai demandé s’il savait qu’il existait un bureau à Manhattan habilité à délivrer des équivalences de son diplôme. Il est tombé des nuées en encaissant l’impact de ma question. En fait lui non plus il n’était pas au courant.
Ce texte se couvre de la parure de témoignage pour essayer d’informer à tous ceux qui se retrouvent dans une telle situation pour les inviter à se renseigner car si le temps perdu ne se rattrape jamais vaut mieux tard que jamais !
Dr JJ 06/12/07
Prison à vie pour plusieurs kidnappeurs dont Stanley Figaro
Le père du chef de gang, Fritz Figaro, condamné à trois ans de prison dans le cadre des assises criminelles sans assistance de jury
mercredi 5 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Stanley Figaro et plusieurs autres kidnappeurs ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité mardi par le tribunal criminel de Port-au-Prince, lors des assises criminelles sans assistance de jury.
La peine maximale a été prononcée par le juge Patrique Métellus contre le redoutable chef de gang et ses principaux complices pour enlèvements, association de malfaiteurs et séquestrations.
En revanche, son père, Fritz Figaro, 79 ans, a été condamné à trois ans de réclusion en raison de son âge avancé.
Considéré comme un individu extrêmement dangereux ayant commis de nombreux actes criminels, Stanley Figaro avait été finalement arrêté le 16 novembre dernier par une patrouille policière après avoir trompé pendant longtemps la vigilance des forces de l’ordre.
Deux autres individus reconnus coupables de kidnapping avaient été condamnés la semaine dernière à une dizaine d’années d’emprisonnement chacun.
Régulièrement critiquée pour son inefficacité, la justice haïtienne s’est efforcée ces derniers mois de se mettre à la hauteur de ses responsabilités dans certains cas. Au mois de mars, la prison à vie avait été requise contre d’autres individus impliqués dans le kidnapping, parmi eux deux policiers, Prosper Altidor et Bithol Marlon ainsi que Jerry Narcius. Ce dernier était devenu célèbre lors de son arrestation en été 2005 qui avait constitué un événement.
Malgré les condamnations à répétition, les kidnappeurs ont brutalement intensifié leurs activités ces dernières semaines en s’attaquant particulièrement aux enfants. L’enlèvement suivi de l’exécution sauvage du petit Schneider Ervil, 7 ans, a profondément choqué l’opinion publique. Au moins cinq des présumés ravisseurs ont été appréhendés à Cabaret (environ 30 km au nord de Port-au-Prince).
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a énergiquement condamné les enlèvements d’enfants et appelé les autorités à mettre fin à ces atrocités qui menacent les fondements de la société. spp/Radio Kiskeya.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4491
mercredi 5 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Stanley Figaro et plusieurs autres kidnappeurs ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité mardi par le tribunal criminel de Port-au-Prince, lors des assises criminelles sans assistance de jury.
La peine maximale a été prononcée par le juge Patrique Métellus contre le redoutable chef de gang et ses principaux complices pour enlèvements, association de malfaiteurs et séquestrations.
En revanche, son père, Fritz Figaro, 79 ans, a été condamné à trois ans de réclusion en raison de son âge avancé.
Considéré comme un individu extrêmement dangereux ayant commis de nombreux actes criminels, Stanley Figaro avait été finalement arrêté le 16 novembre dernier par une patrouille policière après avoir trompé pendant longtemps la vigilance des forces de l’ordre.
Deux autres individus reconnus coupables de kidnapping avaient été condamnés la semaine dernière à une dizaine d’années d’emprisonnement chacun.
Régulièrement critiquée pour son inefficacité, la justice haïtienne s’est efforcée ces derniers mois de se mettre à la hauteur de ses responsabilités dans certains cas. Au mois de mars, la prison à vie avait été requise contre d’autres individus impliqués dans le kidnapping, parmi eux deux policiers, Prosper Altidor et Bithol Marlon ainsi que Jerry Narcius. Ce dernier était devenu célèbre lors de son arrestation en été 2005 qui avait constitué un événement.
Malgré les condamnations à répétition, les kidnappeurs ont brutalement intensifié leurs activités ces dernières semaines en s’attaquant particulièrement aux enfants. L’enlèvement suivi de l’exécution sauvage du petit Schneider Ervil, 7 ans, a profondément choqué l’opinion publique. Au moins cinq des présumés ravisseurs ont été appréhendés à Cabaret (environ 30 km au nord de Port-au-Prince).
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a énergiquement condamné les enlèvements d’enfants et appelé les autorités à mettre fin à ces atrocités qui menacent les fondements de la société. spp/Radio Kiskeya.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4491
Hausse de 25% des recettes douanières par rapport à novembre de l’année dernière
Renforcement du contrôle des douanes frontalières, annonce l’Administration Générale des Douanes
mardi 4 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général des douanes haïtiennes, M. Jean Jacques Valentin, a fait état mardi d’une augmentation de 25% des recettes douanières par rapport à celles de novembre de l’année dernière, soit un montant total de un milliard quatre cent millions (1.400.000.000.00) de gourdes.
Se félicitant ainsi des dernières mesures prises en vue de faire échec à la contrebande et à la corruption, M. Valentin a annoncé le renforcement de celles-ci à la frontière entre Haïti et la République dominicaine. Il en a profité pour annoncer la comparution ce mercredi par-devant la justice de la Croix-des-Bouquets (Nord de Port-au-Prince) d’un présumé contrebandier dominicain, Ruben Dario Peguerro Martinez, appréhendé le 13 octobre dernier dans la ville frontalière de Malpasse.
Au Lac Azuéï, à proximité de la frontière, des navires transportant illégalement de la farine dominicaine ont été arraisonnés, a fait savoir le directeur général des douanes. Dans la ville frontalière de Belladère, un trafic illégal de déodorants en provenance de la Turquie a été déjoué, a-t-il annoncé.
Concernant les retards enregistrés dans les opérations de dédouanement de marchandises importées, Jean Jacques Valentin a annoncé des mesures devant bientôt résoudre définitivement ce problème dont se plaignent de nombreux commerçants. [jmd/RK].
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4490
Dizon Pa-m!
Mezanmi, lé you moun pèdi zandyé-li epi-l tonbe nan li mod nouvèl malouk sa yo. Sa nou tandé ke gran zotobre ladwann yo ap rakonte la, se siman you mozo toupiti nan verité sa kap pase nan zafè kontrebann andedan peyi ya.
Se pa kounou ye ya non ke ayisyen lage tankou zannimo nan savann kote chak koukouy klere pou je yo kote moun pa respekte ni lalwa ni moun pa konnen ke yo genyen okenn responsabilite anvè pwochen yo, vwazen yo gouvelman yo e leta yo.
Se sak fè nou konprann poukisa ke chak fwa you neg ta vle mete men nan sitiyasyon malouk saa nou tande gen anpil moun ka rele anmwey gras la mizerikod.
Se konsa tout bagay ye andedan peyi saa. Pa gen lod pa gen dwa pa gen devwa. Nan sans sa nou poko wè kijan ni kilè ayiti ap mete jel deyor pou lap gade sa kap pase nan tren venteinyèm sièk la. Se pa etonan ke se kounouye ya ke lotorite yo panse ke se lè pou yal konstwi latri-n nan peyi ayiti toma...
Jan moun laqwann yo dekri bagay yo ou ta di ke ayiti sable you latrinn san pot kote nepot ki moun rantre fè sa ke li pito.
Nan men nouvel saa ke direktè ladwann anan bay,gen you moso ki pa parèt nan depèch sila-a. GEn you nom ke yo bara nan ladwann miragwa-n (si-m pa twonpe mwen!) ak you bwat minisyon sa vle di pwojektil, bal revolvè fizi, gwo za-m fanfwa. Nan you peyi, kote gen you ensekirite kap layite kor li e toupizi tout manm sosyete-a you nouvel konsa ta dwe jwenn anpil jarèt nan medya yo pou tout moun ta ka mande bon jan ankèt pou konnen kote minisyon sa yo soti e ki yès ki ta pral itilize yo.
Sepandan nouvel saa pase tankou you fè divè. Se you kontradisyon paske gen you komisyon dezameman andedna peyi ya kidonk pa dwe gen trafik ni zam fann fwa ni minisyon pou za-m sa yo. Mou kap trafike za-m koupab menm jan ak bandi kap touye e kidnape sitwayen andedan peyi ya!
mardi 4 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général des douanes haïtiennes, M. Jean Jacques Valentin, a fait état mardi d’une augmentation de 25% des recettes douanières par rapport à celles de novembre de l’année dernière, soit un montant total de un milliard quatre cent millions (1.400.000.000.00) de gourdes.
Se félicitant ainsi des dernières mesures prises en vue de faire échec à la contrebande et à la corruption, M. Valentin a annoncé le renforcement de celles-ci à la frontière entre Haïti et la République dominicaine. Il en a profité pour annoncer la comparution ce mercredi par-devant la justice de la Croix-des-Bouquets (Nord de Port-au-Prince) d’un présumé contrebandier dominicain, Ruben Dario Peguerro Martinez, appréhendé le 13 octobre dernier dans la ville frontalière de Malpasse.
Au Lac Azuéï, à proximité de la frontière, des navires transportant illégalement de la farine dominicaine ont été arraisonnés, a fait savoir le directeur général des douanes. Dans la ville frontalière de Belladère, un trafic illégal de déodorants en provenance de la Turquie a été déjoué, a-t-il annoncé.
Concernant les retards enregistrés dans les opérations de dédouanement de marchandises importées, Jean Jacques Valentin a annoncé des mesures devant bientôt résoudre définitivement ce problème dont se plaignent de nombreux commerçants. [jmd/RK].
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4490
Dizon Pa-m!
Mezanmi, lé you moun pèdi zandyé-li epi-l tonbe nan li mod nouvèl malouk sa yo. Sa nou tandé ke gran zotobre ladwann yo ap rakonte la, se siman you mozo toupiti nan verité sa kap pase nan zafè kontrebann andedan peyi ya.
Se pa kounou ye ya non ke ayisyen lage tankou zannimo nan savann kote chak koukouy klere pou je yo kote moun pa respekte ni lalwa ni moun pa konnen ke yo genyen okenn responsabilite anvè pwochen yo, vwazen yo gouvelman yo e leta yo.
Se sak fè nou konprann poukisa ke chak fwa you neg ta vle mete men nan sitiyasyon malouk saa nou tande gen anpil moun ka rele anmwey gras la mizerikod.
Se konsa tout bagay ye andedan peyi saa. Pa gen lod pa gen dwa pa gen devwa. Nan sans sa nou poko wè kijan ni kilè ayiti ap mete jel deyor pou lap gade sa kap pase nan tren venteinyèm sièk la. Se pa etonan ke se kounouye ya ke lotorite yo panse ke se lè pou yal konstwi latri-n nan peyi ayiti toma...
Jan moun laqwann yo dekri bagay yo ou ta di ke ayiti sable you latrinn san pot kote nepot ki moun rantre fè sa ke li pito.
Nan men nouvel saa ke direktè ladwann anan bay,gen you moso ki pa parèt nan depèch sila-a. GEn you nom ke yo bara nan ladwann miragwa-n (si-m pa twonpe mwen!) ak you bwat minisyon sa vle di pwojektil, bal revolvè fizi, gwo za-m fanfwa. Nan you peyi, kote gen you ensekirite kap layite kor li e toupizi tout manm sosyete-a you nouvel konsa ta dwe jwenn anpil jarèt nan medya yo pou tout moun ta ka mande bon jan ankèt pou konnen kote minisyon sa yo soti e ki yès ki ta pral itilize yo.
Sepandan nouvel saa pase tankou you fè divè. Se you kontradisyon paske gen you komisyon dezameman andedna peyi ya kidonk pa dwe gen trafik ni zam fann fwa ni minisyon pou za-m sa yo. Mou kap trafike za-m koupab menm jan ak bandi kap touye e kidnape sitwayen andedan peyi ya!
Forum sur la sécurité communautaire à Martissant
Menaces du chef du gouvernement contre les bandits opérant encore dans la zone
mardi 4 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a inauguré mardi à Port-au-Prince un forum sur la sécurité communautaire à Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince), une initiative conjointe de la Mairie de la capitale et de la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) supportée par le gouvernement canadien.
Le chef du gouvernement s’est réjoui du rétablissement de la paix et de la sécurité à Martissant tout en reconnaissant une certaine tendance à la recrudescence de certaines actions criminelles dans cette zone. Il a en ce sens menacé de sérieuses sanctions ceux qui se livrent à de tels actes.
Jacques Edouard Alexis s’est par ailleurs félicité de l’amélioration générale de la sécurité qui, dit-il, a permis la tenue à la capitale de certaines rencontres internationales, dont la conférence mondiale des maires. Il a souligné à ce sujet la décision des participants à cette conférence de désigner le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, au poste de président de l’Association internationale des maires francophones.
Jugeant véritablement difficile la situation économique et sociale de la population de Martissant, Jacques Edouard Alexis a annoncé la réalisation d’un ensemble de projets dans cette zone de la capitale à l’occasion des fêtes de fin d’année. Il a de plus formé le vœu que les participants au forum analysent en profondeur la problématique du chômage, de la misère et de la faim dans ses rapports avec l’insécurité, en vue de l’éradication définitive de ce phénomène.
Martissant fut l’une des zones de tension les plus dangereuses au cours de l’Opération Bagdad (campagne de terreur orchestrée par les partisans de l’ancien président Aristide de septembre 2004 à fin juillet 2005). De nombreux groupes armés y fonctionnaient à visière levée, notamment dans le quartier de « Grand Ravine », semant le deuil dans les familles et en leur propre sein, à l’occasion de fréquents accrochages pour la suprématie dans la zone.
En dépit des opérations d’envergure des casques bleus de l’ONU et de la police nationale qui ont fait plusieurs morts parmi les bandits tandis que d’autres ont été écroués, des foyers épars de bandits continuent encore d’opérer à Martissant où l’on a enregistré ces dernières semaines des cas de meurtre sur la personne de paisibles citoyens dont des policiers, des enlèvements, des viols et des cambriolages.
L’impression générale est que l’action de désarmement n’a pas pleinement porté ses fruits à Martissant où les gangs disposaient, à l’instar de ceux de Cité Soleil, d’un impressionnant arsenal. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4489
----------------------
Dizon pa-m!
Eske gouvelman ki la jounen jodi-a ap resi ranje moso wout ki desann kote magazen Mouche Fedèb Giyom lan ye ya? Mwen pa sonje si se katriyèm ou prenmyè avni keli ye. Se pa jodi-a non gen you zafè dlo santi ak labou kap desann nan mitan lari saa e pa janmen gen aneyn ki fèt.
mardi 4 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a inauguré mardi à Port-au-Prince un forum sur la sécurité communautaire à Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince), une initiative conjointe de la Mairie de la capitale et de la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) supportée par le gouvernement canadien.
Le chef du gouvernement s’est réjoui du rétablissement de la paix et de la sécurité à Martissant tout en reconnaissant une certaine tendance à la recrudescence de certaines actions criminelles dans cette zone. Il a en ce sens menacé de sérieuses sanctions ceux qui se livrent à de tels actes.
Jacques Edouard Alexis s’est par ailleurs félicité de l’amélioration générale de la sécurité qui, dit-il, a permis la tenue à la capitale de certaines rencontres internationales, dont la conférence mondiale des maires. Il a souligné à ce sujet la décision des participants à cette conférence de désigner le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, au poste de président de l’Association internationale des maires francophones.
Jugeant véritablement difficile la situation économique et sociale de la population de Martissant, Jacques Edouard Alexis a annoncé la réalisation d’un ensemble de projets dans cette zone de la capitale à l’occasion des fêtes de fin d’année. Il a de plus formé le vœu que les participants au forum analysent en profondeur la problématique du chômage, de la misère et de la faim dans ses rapports avec l’insécurité, en vue de l’éradication définitive de ce phénomène.
Martissant fut l’une des zones de tension les plus dangereuses au cours de l’Opération Bagdad (campagne de terreur orchestrée par les partisans de l’ancien président Aristide de septembre 2004 à fin juillet 2005). De nombreux groupes armés y fonctionnaient à visière levée, notamment dans le quartier de « Grand Ravine », semant le deuil dans les familles et en leur propre sein, à l’occasion de fréquents accrochages pour la suprématie dans la zone.
En dépit des opérations d’envergure des casques bleus de l’ONU et de la police nationale qui ont fait plusieurs morts parmi les bandits tandis que d’autres ont été écroués, des foyers épars de bandits continuent encore d’opérer à Martissant où l’on a enregistré ces dernières semaines des cas de meurtre sur la personne de paisibles citoyens dont des policiers, des enlèvements, des viols et des cambriolages.
L’impression générale est que l’action de désarmement n’a pas pleinement porté ses fruits à Martissant où les gangs disposaient, à l’instar de ceux de Cité Soleil, d’un impressionnant arsenal. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4489
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Dizon pa-m!
Eske gouvelman ki la jounen jodi-a ap resi ranje moso wout ki desann kote magazen Mouche Fedèb Giyom lan ye ya? Mwen pa sonje si se katriyèm ou prenmyè avni keli ye. Se pa jodi-a non gen you zafè dlo santi ak labou kap desann nan mitan lari saa e pa janmen gen aneyn ki fèt.
mardi 4 décembre 2007
Que se passe-t-il en Côte d’Ivoire ?
Depuis quelques temps notre boîte de réception de courriers électroniques regorge de messages attendrissants et sympathiques venant de millionnaires, malheureux héritiers d’hommes importants de la Côte d’ Ivoire, sollicitant assistance pour faire transférer des sommes importantes d’argent sur des comptes de particuliers.
Quand vous recevez un premier courrier vous expliquant le cas de Mademoiselle K…A, héritière unique de feu Monsieur KB qui avant de mourir avait laissé 4.500.000 d’euros et que cette gentille et généreuse demoiselle sollicite votre aide gentiment pour transférer cette somme sur votre compte moyennant 15% pour service rendu…Vous vous dites que c’est bien. Vous cliquez sur supprimer et le rêve s’achève…
Quand vous recevez au moins 20 correspondances du même type vous vous posez des questions. Non. Vous ne vous demandez pas si c’est vrai. Vous vous demandez comment peut-on imaginer qu’il existe aujourd’hui des gens si naïfs capables de croire en ce genre de fables. Et là on se pose la question d’ordre existentiel : que se passe –t-il au niveau de la Côte d’Ivoire ?
Personnellement nous avions eu à nous intéresser à ce pays pour des raisons très diverses. La première fois c’était pour essayer de comprendre l’actualité politique qui semblait détruire ce pays. A l’époque, le Président Laurent Gbagbo essuyait une révolte menée par un révolutionnaire nommé Soro Guillaume. La situation était di grave qu’il a fallu l’invitation du gouvernement français à Marcoussis pour signé un traité de paix. L’arrangement a été assez facile puisque le principe philosophique des révolutions sous ces latitudes correspondent ou à un « ôte-toi-que-je-m’y-mette » ou « se trouver une place autour de la table pour mieux défendre sa part du gâteau ». Ceci n’est ni ivoirien ni africain mais simplement humain. Les rares exemples pouvant servir à démontrer le contraire ne sont en fait que les exceptions qui confirment la règle. En fait, aujourd’hui la Côte d’Ivoire jouit d’une stabilité politique qui se voudrait contagieuse avec Le président Laurent Gbagbo à la tête du pays et Monsieur Soro, ancien chef rebelle, premier ministre donc chef du gouvernement avec son état major occupant quelques fauteuils de ministres. Résolution de la crise à la Française ! Que viva la revolucion !
Nous nous sommes par la suite intéressés de la Côte d’Ivoire à cause du football. Oui comme tout marseillais qui se respecte nous avons adulé DIDIER DROGBA, l’avant centre de la sélection de la Côte d’Ivoire de football. A un moment de la durée nous avions pensé qu’une sélection ayant dans ces rangs des joueurs du calibre de DIDIER DROGBA, BONAVENTURE KALOU, COLO TOURE pour ne citer que cela allait enfin réaliser le rêve africain et le rêve de tous les noirs qui reste celui de vois une sélection africaine se couronner championne du monde.
En septembre dernier, contre toute attente et effaçant d’un revers de main tous les jeux de pronostics, la sélection haïtienne des moins de 17 ans a arraché une qualification pour la coupe du monde de Corée. Et alors direz-vous ? Pour Haïti c’était carrément grandiose ! Huit millions d’haïtiens ont célébré cet évènement passé inaperçu dans les grandes capitales européennes de football comme l’odyssée des temps modernes. Nous devions affronter la sélection Nigérienne de Football et nous nous sommes ainsi approchés de certaines nations africaines dont la Côte d’ivoire.
Il doit en fait se passer des choses en Côte d’Ivoire car aujourd’hui il semble exister beaucoup de réseaux d’arnaqueurs dans ce pays. Dernièrement, la presse faisait état d’un cas d’arnaque faisant intervenir les noms de footballeurs célèbres pour tromper des cavistes vendeurs de grands crus. Le réseau semble-t-il aurait été identifié en Côte d’Ivoire.
Avec l’arrivée de ces courriers je me suis dit qu’il y a effectivement quelque chose là-bas. Voici quelques extraits de ces fameux courriers que nous recevons par centaines :
« A VOTRE HONNEUR, Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette intrusion qui peut paraître surprenante à première vue d'autant qu'il n'existe aucune relation entre nous. Je voudrais avec votre accord vous présenter ma situation et vous proposer de m’aider. Je me nomme Mlle K. A D'ORIGINE BURKINABEE NEE et VIVANT en Cote d’Ivoire. J’ai 20 ans et je suis la fille aînée, des 2 enfants (dont mon petit frère 11 ans MALICK) de mon Père. Mr K P, qui était un négociant et producteur très riche en café et cacao et assassiné lors des évènements survenu à DUEKOUE (dans la guerre en cote d’ivoire). Ma mère détenait une ATTESTATION DE SOLDE BLOQUEE ET SECURISE à mon nom dans une Compagnie de Sécurité de la place d'une valeur équivalente à (2.700.000. Euro). Deux Millions Sept Cents Milles EURO. Ma mère ne pouvant plus supporter le décès de son mari (feu mon père) mourut 4 mois plus tard d'une hypertension artérielle dans une clinique privé à Abidjan. Ainsi 2 jours avant mort, elle m'informa de tous les documents relatifs et justifiant l'existence d'une : somme existant et gardée dans une compagnie de sécurité d'un montant de : (2.700.000 EUROS) Deux Millions Sept Cent Milles EUROS. Que mon père nous à laissés comme héritage, dont LES ACTES NOTORIAUX sont chez un NOTAIRE. Elle me confia le NOM ET LE CABINET, et elle me conseilla sagement d'ouvrir un compte fiable à l'étranger avec l’aide de quelqu’un dans lequel ces fonds seront transférés sous la couverture juridique du NOTAIRE, ou une personne qui pourrait nous aidé à l'étranger et qui pourras nous aidés à louer une maison et de pouvoir reprendre les études.Elle me recommande aussi de chercher une personne à l’étranger qui pourrait honnêtement nous faire bénéficier de son assistance pour nous aidés et prendre soin de nous..Ce que je veux c'est:
- Changement de bénéficiaire à votre nom;
- Servir de gardien ;
- Fournir un compte pour le transfert de fonds ;
- M'aider à le rejoindre le pays dans lequel vous etes ;
- Et poursuivre mes études.
D'ailleurs, je vous donnerai 15% sur mes fonds pour l’aide que vous voudriez bien nous apporté.Je vous serai reconnaissante de pouvoir bénéficier de vos aides et conseils utiles.
Aidée-moi je vous en conjure.Mlle K. A »
Un autre chef d’œuvre du genre :
Votre attention svp
Attn Permettez-moi de vous adresser ce mail pour vous faire une proposition d’affaire. Je suis N. R. Résidant en Côte d’Ivoire. J’ai 20ans. Mon père A. R. est décédé il y’a de cela quelque année en me laissant un héritage de 4.500.000$us. Je sollicite votre aide afin de m’aider à transférer cet argent dans votre pays. En effet, en raison des troubles politiques qui ont secoué ce pays, mon père a mis cette somme en liquide à l’intérieur d’une valise et a confié la garde de cette valise à une société de sécurité de la place en indiquant qu’il s’agissait d’effet de famille pour des raisons de sécurité. Vous devez savoir qu’une situation d’extrême insécurité régnait et que même la banque centrale avait été cambriolée par deux fois. Il était donc impossible d’avoir confiance aux institutions bancaires, surtout que mon père était impliqué politiquement et recevait des menaces de plus en plus précises ; il a d’ailleurs fini par être assassiné par les escadrons de la mort qui font toujours ravage dans ce pays. Par discrétion et par souci de sécurité donc il a déposé la malle qui contient les fonds à une société de sécurité de la place juste avant d’être assassiné. Cet assassinat m’a plongé moi-même dans une situation des plus inconfortable car il était ma seule famille vivante. J’ai été obligé de vivre dans une extrême pauvreté jusqu’à présent en attendant une certaine accalmie de la situation sociopolitique pour entamer les démarches en vue de rentrer en possession de mon héritage. Mon objectif en vous contactant est d’obtenir votre aide pour le retrait de la valise de la société de sécurité et son transfert hors de ce pays le tout dans la plus grande discrétion ; et aussi votre aide dans les investissements de cet argent, en échange de quoi, je suis prêt à vous céder 10% du montant total en récompense des efforts fournis plus 5% pour les dépenses que cela pourrait occasionner pour vous.Je m’adresse à vous en tant qu’étranger pour la simple raison que si ce secret venait à être dévoilé ici, je perdrais le fond et probablement la vie. Je vous ai donc choisi en estimant que n’étant pas impliqué de prêt ou de loin dans ce qui se passe en Côte d’ivoire vous seriez la personne idéale pour mener à bien cette transaction dans le secret le plus absolu.
Nous pourrions remplir le contenu des pages de La Provence avec des courriers de ce genre. Les uns plus dramatiques que les autres.
Nous pensons que le piège doit consister à céder à la tentation d’envoyer un numéro de compte poussé par la convoitise de l’argent facile.
Y aurait-il quelqu’un assez con pour se laisser prendre au piège. D’un autre côté on pourrait aussi réfléchir en ces termes et se dire si la pratique continue avec l’utilisation de grosses sommes d’argent c’est qu’il doit y en avoir qui se laissent duper facilement.
Ce qu’il convient de noter c’est qu’avec ces courriers venant tous d’individus s’identifiant comme résidents de la Côte d’Ivoire, le pas va finir par vois son image se ternir d’avantage.
Pour l’instant nous n’avons toujours pas les explications claires sur ce qui se passe aujourd’hui au sein de la société ivoirienne.
05/12/07 Dr JJ
Quand vous recevez un premier courrier vous expliquant le cas de Mademoiselle K…A, héritière unique de feu Monsieur KB qui avant de mourir avait laissé 4.500.000 d’euros et que cette gentille et généreuse demoiselle sollicite votre aide gentiment pour transférer cette somme sur votre compte moyennant 15% pour service rendu…Vous vous dites que c’est bien. Vous cliquez sur supprimer et le rêve s’achève…
Quand vous recevez au moins 20 correspondances du même type vous vous posez des questions. Non. Vous ne vous demandez pas si c’est vrai. Vous vous demandez comment peut-on imaginer qu’il existe aujourd’hui des gens si naïfs capables de croire en ce genre de fables. Et là on se pose la question d’ordre existentiel : que se passe –t-il au niveau de la Côte d’Ivoire ?
Personnellement nous avions eu à nous intéresser à ce pays pour des raisons très diverses. La première fois c’était pour essayer de comprendre l’actualité politique qui semblait détruire ce pays. A l’époque, le Président Laurent Gbagbo essuyait une révolte menée par un révolutionnaire nommé Soro Guillaume. La situation était di grave qu’il a fallu l’invitation du gouvernement français à Marcoussis pour signé un traité de paix. L’arrangement a été assez facile puisque le principe philosophique des révolutions sous ces latitudes correspondent ou à un « ôte-toi-que-je-m’y-mette » ou « se trouver une place autour de la table pour mieux défendre sa part du gâteau ». Ceci n’est ni ivoirien ni africain mais simplement humain. Les rares exemples pouvant servir à démontrer le contraire ne sont en fait que les exceptions qui confirment la règle. En fait, aujourd’hui la Côte d’Ivoire jouit d’une stabilité politique qui se voudrait contagieuse avec Le président Laurent Gbagbo à la tête du pays et Monsieur Soro, ancien chef rebelle, premier ministre donc chef du gouvernement avec son état major occupant quelques fauteuils de ministres. Résolution de la crise à la Française ! Que viva la revolucion !
Nous nous sommes par la suite intéressés de la Côte d’Ivoire à cause du football. Oui comme tout marseillais qui se respecte nous avons adulé DIDIER DROGBA, l’avant centre de la sélection de la Côte d’Ivoire de football. A un moment de la durée nous avions pensé qu’une sélection ayant dans ces rangs des joueurs du calibre de DIDIER DROGBA, BONAVENTURE KALOU, COLO TOURE pour ne citer que cela allait enfin réaliser le rêve africain et le rêve de tous les noirs qui reste celui de vois une sélection africaine se couronner championne du monde.
En septembre dernier, contre toute attente et effaçant d’un revers de main tous les jeux de pronostics, la sélection haïtienne des moins de 17 ans a arraché une qualification pour la coupe du monde de Corée. Et alors direz-vous ? Pour Haïti c’était carrément grandiose ! Huit millions d’haïtiens ont célébré cet évènement passé inaperçu dans les grandes capitales européennes de football comme l’odyssée des temps modernes. Nous devions affronter la sélection Nigérienne de Football et nous nous sommes ainsi approchés de certaines nations africaines dont la Côte d’ivoire.
Il doit en fait se passer des choses en Côte d’Ivoire car aujourd’hui il semble exister beaucoup de réseaux d’arnaqueurs dans ce pays. Dernièrement, la presse faisait état d’un cas d’arnaque faisant intervenir les noms de footballeurs célèbres pour tromper des cavistes vendeurs de grands crus. Le réseau semble-t-il aurait été identifié en Côte d’Ivoire.
Avec l’arrivée de ces courriers je me suis dit qu’il y a effectivement quelque chose là-bas. Voici quelques extraits de ces fameux courriers que nous recevons par centaines :
« A VOTRE HONNEUR, Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette intrusion qui peut paraître surprenante à première vue d'autant qu'il n'existe aucune relation entre nous. Je voudrais avec votre accord vous présenter ma situation et vous proposer de m’aider. Je me nomme Mlle K. A D'ORIGINE BURKINABEE NEE et VIVANT en Cote d’Ivoire. J’ai 20 ans et je suis la fille aînée, des 2 enfants (dont mon petit frère 11 ans MALICK) de mon Père. Mr K P, qui était un négociant et producteur très riche en café et cacao et assassiné lors des évènements survenu à DUEKOUE (dans la guerre en cote d’ivoire). Ma mère détenait une ATTESTATION DE SOLDE BLOQUEE ET SECURISE à mon nom dans une Compagnie de Sécurité de la place d'une valeur équivalente à (2.700.000. Euro). Deux Millions Sept Cents Milles EURO. Ma mère ne pouvant plus supporter le décès de son mari (feu mon père) mourut 4 mois plus tard d'une hypertension artérielle dans une clinique privé à Abidjan. Ainsi 2 jours avant mort, elle m'informa de tous les documents relatifs et justifiant l'existence d'une : somme existant et gardée dans une compagnie de sécurité d'un montant de : (2.700.000 EUROS) Deux Millions Sept Cent Milles EUROS. Que mon père nous à laissés comme héritage, dont LES ACTES NOTORIAUX sont chez un NOTAIRE. Elle me confia le NOM ET LE CABINET, et elle me conseilla sagement d'ouvrir un compte fiable à l'étranger avec l’aide de quelqu’un dans lequel ces fonds seront transférés sous la couverture juridique du NOTAIRE, ou une personne qui pourrait nous aidé à l'étranger et qui pourras nous aidés à louer une maison et de pouvoir reprendre les études.Elle me recommande aussi de chercher une personne à l’étranger qui pourrait honnêtement nous faire bénéficier de son assistance pour nous aidés et prendre soin de nous..Ce que je veux c'est:
- Changement de bénéficiaire à votre nom;
- Servir de gardien ;
- Fournir un compte pour le transfert de fonds ;
- M'aider à le rejoindre le pays dans lequel vous etes ;
- Et poursuivre mes études.
D'ailleurs, je vous donnerai 15% sur mes fonds pour l’aide que vous voudriez bien nous apporté.Je vous serai reconnaissante de pouvoir bénéficier de vos aides et conseils utiles.
Aidée-moi je vous en conjure.Mlle K. A »
Un autre chef d’œuvre du genre :
Votre attention svp
Attn Permettez-moi de vous adresser ce mail pour vous faire une proposition d’affaire. Je suis N. R. Résidant en Côte d’Ivoire. J’ai 20ans. Mon père A. R. est décédé il y’a de cela quelque année en me laissant un héritage de 4.500.000$us. Je sollicite votre aide afin de m’aider à transférer cet argent dans votre pays. En effet, en raison des troubles politiques qui ont secoué ce pays, mon père a mis cette somme en liquide à l’intérieur d’une valise et a confié la garde de cette valise à une société de sécurité de la place en indiquant qu’il s’agissait d’effet de famille pour des raisons de sécurité. Vous devez savoir qu’une situation d’extrême insécurité régnait et que même la banque centrale avait été cambriolée par deux fois. Il était donc impossible d’avoir confiance aux institutions bancaires, surtout que mon père était impliqué politiquement et recevait des menaces de plus en plus précises ; il a d’ailleurs fini par être assassiné par les escadrons de la mort qui font toujours ravage dans ce pays. Par discrétion et par souci de sécurité donc il a déposé la malle qui contient les fonds à une société de sécurité de la place juste avant d’être assassiné. Cet assassinat m’a plongé moi-même dans une situation des plus inconfortable car il était ma seule famille vivante. J’ai été obligé de vivre dans une extrême pauvreté jusqu’à présent en attendant une certaine accalmie de la situation sociopolitique pour entamer les démarches en vue de rentrer en possession de mon héritage. Mon objectif en vous contactant est d’obtenir votre aide pour le retrait de la valise de la société de sécurité et son transfert hors de ce pays le tout dans la plus grande discrétion ; et aussi votre aide dans les investissements de cet argent, en échange de quoi, je suis prêt à vous céder 10% du montant total en récompense des efforts fournis plus 5% pour les dépenses que cela pourrait occasionner pour vous.Je m’adresse à vous en tant qu’étranger pour la simple raison que si ce secret venait à être dévoilé ici, je perdrais le fond et probablement la vie. Je vous ai donc choisi en estimant que n’étant pas impliqué de prêt ou de loin dans ce qui se passe en Côte d’ivoire vous seriez la personne idéale pour mener à bien cette transaction dans le secret le plus absolu.
Nous pourrions remplir le contenu des pages de La Provence avec des courriers de ce genre. Les uns plus dramatiques que les autres.
Nous pensons que le piège doit consister à céder à la tentation d’envoyer un numéro de compte poussé par la convoitise de l’argent facile.
Y aurait-il quelqu’un assez con pour se laisser prendre au piège. D’un autre côté on pourrait aussi réfléchir en ces termes et se dire si la pratique continue avec l’utilisation de grosses sommes d’argent c’est qu’il doit y en avoir qui se laissent duper facilement.
Ce qu’il convient de noter c’est qu’avec ces courriers venant tous d’individus s’identifiant comme résidents de la Côte d’Ivoire, le pas va finir par vois son image se ternir d’avantage.
Pour l’instant nous n’avons toujours pas les explications claires sur ce qui se passe aujourd’hui au sein de la société ivoirienne.
05/12/07 Dr JJ
Groupe Zèklè : succès retentissant au Parc Historique de la Canne-à-sucre
Le groupe musical haïtien Zèklè qui effectuait son grand retour sur la scène musicale, a enregistré un succès fou lors de son premier grand festival après environ vingt (20) ans d’inactivité.
La bande à Joël et Mushi Widmaier a, au cours de cette soirée, fourni un spectacle hors pair en présence de plus de trois mille (3000) spectateurs à la fois connaisseurs et admirateurs.
Si du coté musical le public connaissait déjà l’énorme talent des Joël, Mushi, Raoul (Ti Ra) ou encore Claude Marcelin, le coté spectacle a été d’un professionnalisme qui n’a rien à envier aux grands festivals des grandes stars de la planète.
La scène « stage » muni de jeux de lumières bien contrôlés, a été tout simplement une merveille. Quant à la sonorisation dirigée par le spécialiste Robert Denis (Boby), elle était d’une pureté inouïe. Ce qui a davantage excité les nombreux fans qui, pour la plupart, découvraient pour la première fois, ce groupe musical qui a connu un grand succès au cours des années 80.
L’intégration de certains musiciens comme Kéké Bélizaire, Jean Caze, Richard Barbot et Fabrice Rouzier intégration a, contribué largement au succès du « show ». Il faut souligner entre autres, la présence des artistes de la nouvelle génération Tifane et de Mickael Benjamin (Mika) qui ont eux aussi, fait bouger à leur manière, les 3000 spectateurs.
L’économiste Kesner Pharel qui opinait sur les ondes de Radio Métropole, a surtout insisté sur le coté économique d’un spectacle comme celui produit par Zèklè. Il pense que la prestation de qualité fournie par le groupe Zèklè samedi dernier, pourrait être vendue n’importe où dans le monde. Pour M. Pharel, la qualité des productions culturelles haïtiennes peuvent être un facteur intéressant dans l’augmentation du PIB haïtien.
Des spectacles de ce calibre, les mélomanes haïtiens en demandent toujours. A entendre les opinions des uns et des autres, on peut dire que la satisfaction était totale. Au point que tout le monde demande déjà : « A quand la prochaine prestation de Zèklè » ? Il n’est que d’attendre.
Guyto Rivière
La bande à Joël et Mushi Widmaier a, au cours de cette soirée, fourni un spectacle hors pair en présence de plus de trois mille (3000) spectateurs à la fois connaisseurs et admirateurs.
Si du coté musical le public connaissait déjà l’énorme talent des Joël, Mushi, Raoul (Ti Ra) ou encore Claude Marcelin, le coté spectacle a été d’un professionnalisme qui n’a rien à envier aux grands festivals des grandes stars de la planète.
La scène « stage » muni de jeux de lumières bien contrôlés, a été tout simplement une merveille. Quant à la sonorisation dirigée par le spécialiste Robert Denis (Boby), elle était d’une pureté inouïe. Ce qui a davantage excité les nombreux fans qui, pour la plupart, découvraient pour la première fois, ce groupe musical qui a connu un grand succès au cours des années 80.
L’intégration de certains musiciens comme Kéké Bélizaire, Jean Caze, Richard Barbot et Fabrice Rouzier intégration a, contribué largement au succès du « show ». Il faut souligner entre autres, la présence des artistes de la nouvelle génération Tifane et de Mickael Benjamin (Mika) qui ont eux aussi, fait bouger à leur manière, les 3000 spectateurs.
L’économiste Kesner Pharel qui opinait sur les ondes de Radio Métropole, a surtout insisté sur le coté économique d’un spectacle comme celui produit par Zèklè. Il pense que la prestation de qualité fournie par le groupe Zèklè samedi dernier, pourrait être vendue n’importe où dans le monde. Pour M. Pharel, la qualité des productions culturelles haïtiennes peuvent être un facteur intéressant dans l’augmentation du PIB haïtien.
Des spectacles de ce calibre, les mélomanes haïtiens en demandent toujours. A entendre les opinions des uns et des autres, on peut dire que la satisfaction était totale. Au point que tout le monde demande déjà : « A quand la prochaine prestation de Zèklè » ? Il n’est que d’attendre.
Guyto Rivière
LE COLONIALISME FRANCAIS PROFONDEMENT INJUSTE: NICOLAS SARKOZY
En Algérie, Nicolas Sarkozy dénonce le colonialisme français
Au premier jour de sa visite d'Etat en (Haïti) Algérie, lundi 3 décembre, Nicolas Sarkozy a qualifié le système colonial français dans ce pays de "profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité". Aux hommes d'affaires français et (haïtiens) algériens qui l'écoutaient, le chef de l'Etat s'est dit "convaincu depuis toujours que pour bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé en face".
Alors qu'une polémique sur le passé colonial de la France se poursuit en (Haïti) Algérie, Nicolas Sarkozy a également dit vouloir honorer "toutes les victimes" de la guerre d'indépendance (1791-1804) (1954-1962). Sans les qualifier de "crimes de guerre" ou de "crimes contre l'humanité", le président de la République a reconnu que "des crimes terribles ont été commis tout au long d'une guerre d'indépendance qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés".
Nicolas Sarkozy a jugé qu'il était temps de confier à des historiens (haïtiens) algériens et français d'enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des deux pays, afin que "les générations à venir puissent, de chaque côté de (L’océan) la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé et bâtir sur cette base un "avenir d'entente et de coopération". "C'est le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien", a-t-il conclu.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-985462,0.html?xtor=RSS-3208
Notre commentaire
Aujourd’hui plusieurs spécialistes pensent qu’une visite du chef d’état français Nicolas Sarkozy à Haïti est imminente. Cette idée a pris forme depuis l’invitation formelle lancée à son homologue par le Président Préval lors du passage de Rama Yade en septembre dernier à Port-au-Prince.
A cette occasion le président Sarkozy aurait probablement de quoi reposer son discours s’il ne veut pas tomber dans les bla-blas dénués de sens et surtout non adaptés à une réalité à laquelle certains ont préféré la fuite en tournant le dos.
Caractérisé par un franc parlé, il ne serait point étonnant que le président Sarkozy reprenne le sujet de la colonisation de Quisqueya pour reconfigurer les contours d’une nouvelle relation avec ce pays qui vante malgré vents et marées sa francophonie et sa francophilie.
Ce discours prononcé en Algérie serait parfaitement adapté à Haïti. Comme un petit jeu, je me suis permis de remplacer Algérie et Algériens par Haïti et haïtiens. Sans surprise la lecture est aussi passionnante. Pas de cacophonie aucune.
Ceci pourrait être le point de départ pour que les historiens français puissent replacer le colonialisme et la révolution haïtienne dans les manuels d’histoire avec toutes les vérités jusqu’alors cachées.
Il est à noter cependant comme toujours l’application de plusieurs poids et plusieurs mesures quand il s’agit du traitement de l’histoire. Un membre du parti socialiste faisant allusion à cette déclaration du Président Sarkozy évoque « l’auto flagellation » que devrait éviter la France tandis qu’il se pose la question de l’annulation de la visite présidentielle à cause de certains propos antisémites d’un ministre algérien ! N’est ce pas …rigolo ?
Au premier jour de sa visite d'Etat en (Haïti) Algérie, lundi 3 décembre, Nicolas Sarkozy a qualifié le système colonial français dans ce pays de "profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité". Aux hommes d'affaires français et (haïtiens) algériens qui l'écoutaient, le chef de l'Etat s'est dit "convaincu depuis toujours que pour bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé en face".
Alors qu'une polémique sur le passé colonial de la France se poursuit en (Haïti) Algérie, Nicolas Sarkozy a également dit vouloir honorer "toutes les victimes" de la guerre d'indépendance (1791-1804) (1954-1962). Sans les qualifier de "crimes de guerre" ou de "crimes contre l'humanité", le président de la République a reconnu que "des crimes terribles ont été commis tout au long d'une guerre d'indépendance qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés".
Nicolas Sarkozy a jugé qu'il était temps de confier à des historiens (haïtiens) algériens et français d'enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des deux pays, afin que "les générations à venir puissent, de chaque côté de (L’océan) la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé et bâtir sur cette base un "avenir d'entente et de coopération". "C'est le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien", a-t-il conclu.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-985462,0.html?xtor=RSS-3208
Notre commentaire
Aujourd’hui plusieurs spécialistes pensent qu’une visite du chef d’état français Nicolas Sarkozy à Haïti est imminente. Cette idée a pris forme depuis l’invitation formelle lancée à son homologue par le Président Préval lors du passage de Rama Yade en septembre dernier à Port-au-Prince.
A cette occasion le président Sarkozy aurait probablement de quoi reposer son discours s’il ne veut pas tomber dans les bla-blas dénués de sens et surtout non adaptés à une réalité à laquelle certains ont préféré la fuite en tournant le dos.
Caractérisé par un franc parlé, il ne serait point étonnant que le président Sarkozy reprenne le sujet de la colonisation de Quisqueya pour reconfigurer les contours d’une nouvelle relation avec ce pays qui vante malgré vents et marées sa francophonie et sa francophilie.
Ce discours prononcé en Algérie serait parfaitement adapté à Haïti. Comme un petit jeu, je me suis permis de remplacer Algérie et Algériens par Haïti et haïtiens. Sans surprise la lecture est aussi passionnante. Pas de cacophonie aucune.
Ceci pourrait être le point de départ pour que les historiens français puissent replacer le colonialisme et la révolution haïtienne dans les manuels d’histoire avec toutes les vérités jusqu’alors cachées.
Il est à noter cependant comme toujours l’application de plusieurs poids et plusieurs mesures quand il s’agit du traitement de l’histoire. Un membre du parti socialiste faisant allusion à cette déclaration du Président Sarkozy évoque « l’auto flagellation » que devrait éviter la France tandis qu’il se pose la question de l’annulation de la visite présidentielle à cause de certains propos antisémites d’un ministre algérien ! N’est ce pas …rigolo ?
lundi 3 décembre 2007
Des milliers de médecins panaméens en grève craignent d’être remplacés par des professionnels étrangers dont des haïtiens
Sans confirmer l’information, le Président Martìn Torrijos n’écarte pas une telle option afin de court-cicuiter ce mouvement de revendications salariales qui paralyse les hôpitaux publics du Panama depuis un mois
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des médecins panaméens en grève depuis près d’un mois dans le cadre d’un mouvement de revendications salariales ont accusé le gouvernement du Président Martìn Torrijos de vouloir les remplacer par des spécialistes venus de plusieurs pays de la région, dont Haïti, rapporte une dépêche d’EFE datée de Ciudad de Panama.
Fernando Castañedas, de la direction de la commission nationale de négociation (COMENENAL), à l’origine de cette grève dans le système hospitalier public, a déclaré que le pouvoir "cherche à faire venir des médecins d’Haïti, du Salvador, du Vénézuéla et d’autres pays de la région afin de remplacer les médecins en grève".
Tout en refusant de confirmer l’existence d’un tel projet, le Président Torrijos n’a pas écarté la possibilité de recourir à cette option. "Ce qui est clair, c’est que nous avons la responsabilité de faire notre possible pour que les panaméens ne meurent pas faute de soins médicaux", a affirmé le chef de l’Etat interrogé par des journalistes au cours d’une visite le week-end écoulé des travaux de construction du Musée de la biodiversité.
Il s’est aussi montré agacé par le fait que les grévistes s’attaquaient au projet "Operaciòn Milagro" (Opération Miracle) mis en place au Panama par son épouse et première dame, Vivian Fernàndez de Torrijos, avec le soutien du gouvernement cubain et qui a permis à plus de 10.000 panaméens pauvres de recouvrer la vue gratuitement.
Plus de 5.000 médecins panaméens refusent de fournir des soins de santé aux patients. Ils protestent notamment contre leurs conditions de travail et la possible privatisation du service public de santé.
Toutefois, une petite fenêtre semblait pouvoir donner une chance aux négociations avec la décision de la COMENENAL de suspendre le mouvement pendant 48 heures, lundi et mardi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4483
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des médecins panaméens en grève depuis près d’un mois dans le cadre d’un mouvement de revendications salariales ont accusé le gouvernement du Président Martìn Torrijos de vouloir les remplacer par des spécialistes venus de plusieurs pays de la région, dont Haïti, rapporte une dépêche d’EFE datée de Ciudad de Panama.
Fernando Castañedas, de la direction de la commission nationale de négociation (COMENENAL), à l’origine de cette grève dans le système hospitalier public, a déclaré que le pouvoir "cherche à faire venir des médecins d’Haïti, du Salvador, du Vénézuéla et d’autres pays de la région afin de remplacer les médecins en grève".
Tout en refusant de confirmer l’existence d’un tel projet, le Président Torrijos n’a pas écarté la possibilité de recourir à cette option. "Ce qui est clair, c’est que nous avons la responsabilité de faire notre possible pour que les panaméens ne meurent pas faute de soins médicaux", a affirmé le chef de l’Etat interrogé par des journalistes au cours d’une visite le week-end écoulé des travaux de construction du Musée de la biodiversité.
Il s’est aussi montré agacé par le fait que les grévistes s’attaquaient au projet "Operaciòn Milagro" (Opération Miracle) mis en place au Panama par son épouse et première dame, Vivian Fernàndez de Torrijos, avec le soutien du gouvernement cubain et qui a permis à plus de 10.000 panaméens pauvres de recouvrer la vue gratuitement.
Plus de 5.000 médecins panaméens refusent de fournir des soins de santé aux patients. Ils protestent notamment contre leurs conditions de travail et la possible privatisation du service public de santé.
Toutefois, une petite fenêtre semblait pouvoir donner une chance aux négociations avec la décision de la COMENENAL de suspendre le mouvement pendant 48 heures, lundi et mardi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4483
Visite en Haïti du directeur-gérant de la Banque Mondiale, Juan José Daboub
Il doit insister auprès du gouvernement, du patronat et de la société civile sur la "politique de justice sociale" du président de la BM, Robert Zoellick
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur-gérant de la Banque Mondiale (BM), Juan José Daboub, effectuera cette semaine une visite en Haïti dans le cadre d’une tournée en quatre étapes en Amérique latine et dans les Caraïbes, informe un communiqué de l’institution financière internationale rendu public à Washington.
Au cours de son séjour, qui intervient un mois après les importants dégâts causés par le passage, début novembre, de la tempête tropicale Noël, le haut responsable de la Banque Mondiale s’entretiendra avec les autorités gouvernementales, les représentants du secteur privé des affaires et de la société civile.
Le communiqué précise qu’en compagnie de l’équipe dirigée par Pamela Cox, la vice-présidente pour l’Amérique latine et la Caraïbe, M. Daboub exposera à ses interlocuteurs "la vision du président de la Banque, Robert Zoellick, d’une globalisation inclusive dont tous les secteurs de la société peuvent tirer des bénéfices". Dans cette perspective, la BM entend continuer à travailler avec les dirigeants de la région en vue d’assurer "une plus grande justice sur le plan social et une réduction durable de la pauvreté par l’intermédiaire de la création d’emplois en faveur des citoyens".
Le développement, les changements climatiques, le commerce, la lutte contre le Sida et l’immigration sont des thèmes sur lesquels intervient tout particulièrement la Banque Mondiale.
Outre Haïti, Juan José Daboub se rendra également en République Dominicaine, un pays qui se relève difficilement des conséquences dévastatrices du passage de la tempête Noël, au Brésil et au Mexique, deux des plus puissantes économies à l’échelle régionale.
Au travail du haut fonctionnaire en Amérique latine et dans la Caraïbe, s’est récemment ajoutée la responsabilité de la supervision, au nom du président Zoellick, du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, du Sud-Est Asiatique et du Pacifique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4482
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur-gérant de la Banque Mondiale (BM), Juan José Daboub, effectuera cette semaine une visite en Haïti dans le cadre d’une tournée en quatre étapes en Amérique latine et dans les Caraïbes, informe un communiqué de l’institution financière internationale rendu public à Washington.
Au cours de son séjour, qui intervient un mois après les importants dégâts causés par le passage, début novembre, de la tempête tropicale Noël, le haut responsable de la Banque Mondiale s’entretiendra avec les autorités gouvernementales, les représentants du secteur privé des affaires et de la société civile.
Le communiqué précise qu’en compagnie de l’équipe dirigée par Pamela Cox, la vice-présidente pour l’Amérique latine et la Caraïbe, M. Daboub exposera à ses interlocuteurs "la vision du président de la Banque, Robert Zoellick, d’une globalisation inclusive dont tous les secteurs de la société peuvent tirer des bénéfices". Dans cette perspective, la BM entend continuer à travailler avec les dirigeants de la région en vue d’assurer "une plus grande justice sur le plan social et une réduction durable de la pauvreté par l’intermédiaire de la création d’emplois en faveur des citoyens".
Le développement, les changements climatiques, le commerce, la lutte contre le Sida et l’immigration sont des thèmes sur lesquels intervient tout particulièrement la Banque Mondiale.
Outre Haïti, Juan José Daboub se rendra également en République Dominicaine, un pays qui se relève difficilement des conséquences dévastatrices du passage de la tempête Noël, au Brésil et au Mexique, deux des plus puissantes économies à l’échelle régionale.
Au travail du haut fonctionnaire en Amérique latine et dans la Caraïbe, s’est récemment ajoutée la responsabilité de la supervision, au nom du président Zoellick, du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, du Sud-Est Asiatique et du Pacifique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4482
dimanche 2 décembre 2007
Haiti-Culture : En route pour le festival Étonnants Voyageurs 2007
Samedi 1er décembre 2007
P-au-P, 1 dec. 07 [AlterPresse] --- « Toute écriture est une île qui marche », c’est autour de ce thème que vont se dérouler, du 1er au 4 décembre 2007, les activités du Festival littéraire international « Étonnants Voyageurs » en Haiti.
Près d’une cinquantaine d’écrivains haïtiens et étrangers prendront par à cette randonnée festive de trois jours. Ces écrivains, poètes, romanciers, voyageront à travers le pays pour parler de leurs œuvres et de leurs expériences d’écrivains.
Parmi les auteurs haitiens, figurent Lyonel Trouillot, Frankétienne, Danny Laferrière, Gary Victor, Claude Pierre, Anthony Phelps et Philippe Dalembert.
Les écrivains africains Abdourahman A Waberi, Moussa Konaté, Alain Mabanckou, Wilfried N’Sondé, et français Michel Le Bris, Jean Marie Drot, Alain Sanceni, sont de la partie.
Après St Malo, en 2004, c’est au tour d’Haïti d’être la destination des Étonnants voyageurs de tous les continents qui apporteront leurs histoires, partageront leurs doutes, leurs combats et leurs espoirs avec le public haïtien.
« Dès 2001, nous avions ce projet d’un rendez-vous en Haïti avec des écrivains de la Caraïbe mais aussi des écrivains du monde », déclare Michel Le Bris, président du festival.
Ces activités seront organisées dans divers lieux de la capitale et quelques villes de provinces notamment à l’Institut Français d’Haïti, la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) et certaines écoles.
Ces festivités auxquelles est invité le grand public haïtien, se veulent particulièrement l’occasion pour la jeunesse haïtienne de faire connaissance avec des tenors des littératures haïtienne et étrangères, selon les organisateurs haïtiens. [kj gp apr 01/12/2007 06:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6693
P-au-P, 1 dec. 07 [AlterPresse] --- « Toute écriture est une île qui marche », c’est autour de ce thème que vont se dérouler, du 1er au 4 décembre 2007, les activités du Festival littéraire international « Étonnants Voyageurs » en Haiti.
Près d’une cinquantaine d’écrivains haïtiens et étrangers prendront par à cette randonnée festive de trois jours. Ces écrivains, poètes, romanciers, voyageront à travers le pays pour parler de leurs œuvres et de leurs expériences d’écrivains.
Parmi les auteurs haitiens, figurent Lyonel Trouillot, Frankétienne, Danny Laferrière, Gary Victor, Claude Pierre, Anthony Phelps et Philippe Dalembert.
Les écrivains africains Abdourahman A Waberi, Moussa Konaté, Alain Mabanckou, Wilfried N’Sondé, et français Michel Le Bris, Jean Marie Drot, Alain Sanceni, sont de la partie.
Après St Malo, en 2004, c’est au tour d’Haïti d’être la destination des Étonnants voyageurs de tous les continents qui apporteront leurs histoires, partageront leurs doutes, leurs combats et leurs espoirs avec le public haïtien.
« Dès 2001, nous avions ce projet d’un rendez-vous en Haïti avec des écrivains de la Caraïbe mais aussi des écrivains du monde », déclare Michel Le Bris, président du festival.
Ces activités seront organisées dans divers lieux de la capitale et quelques villes de provinces notamment à l’Institut Français d’Haïti, la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) et certaines écoles.
Ces festivités auxquelles est invité le grand public haïtien, se veulent particulièrement l’occasion pour la jeunesse haïtienne de faire connaissance avec des tenors des littératures haïtienne et étrangères, selon les organisateurs haïtiens. [kj gp apr 01/12/2007 06:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6693
René Préval appelle la police à affronter énergiquement l’insécurité
Le Président note toutefois une nette amélioration de la situation comparativement à l’année dernière
samedi 1er décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a appelé vendredi à la Police Nationale à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de stopper la vague d’insécurité qui tend à s’abattre sur le pays, particulièrement Port-au-Prince.
"La police doit faire tout ce qui mérite d’être fait pour juguler ce phénomène", a affirmé le chef de l’Etat qui s’exprimait, en marge d’une visite de travail au Palais de justice de la capitale, sur la recrudescence ces dernières semaines du kidnapping ayant culminé avec l’assassinat d’un petit garçon de 7 ans, Schneider Ervil.
M. Préval a toutefois estimé que l’insécurité avait considérablement chuté par rapport à l’année 2006 dont le dernier trimestre avait été marqué par des enlèvements en cascade très cruels pour les familles haïtiennes. Il a aussi mis l’accent sur l’importance de l’efficacité du système judiciaire dans la consolidation de la sécurité publique.
Au moins une vingtaine de rapts, dont 17 à Port-au-Prince, ont été enregistrés au cours du mois de novembre, selon la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Cependant, l’ensemble des cas réels dépasse les statistiques officielles, beaucoup d’otages parvenant à recouvrer leur liberté grâce à des négociations directes entre leurs familles et les ravisseurs sans implication des forces de l’ordre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4481
En bon français, le président l’a dit : TOLERANCE ZERO avec ceux là qui sèment la mort et le deuil dans les familles. Ces hors la loi qui s’en prennent aux enfants ne méritent aucune considération. Ils ont été déjà l’objet de la magnanimité complice et complaisante des forces de l’ordre et des autorités.
La carotte et le bâton, le programme DDR ont été des alternatives humaines louables offertes à des énergumènes qui ne le méritaient guère. Ceux qui défient les autorités, ceux qui se déclarent effrontément hors-la loi, ceux qui foulent aux pieds les règles qui régissent la vie en société ne peuvent pas et ne doivent bénéficier d’aucune clémence sous couvert justement de ces principes de loi.
Qu’on arrête de cacher le soleil avec le pouce. Haïti n’a pas les moyens pour travailler à la réinsertion de bandits notoires qui ont eu le courage de tuer un gamin de 7 ans, l’amputer de ces membres inférieurs et le jeter en pâtures aux chiens !
A celui-là il a perdu toutes les caractéristiques qui le rangent au sein de l’espèce humaine. Le travail de réhabilitation coûterait trop de sous à cette nation plus que pauvre qui doit toujours hiérarchiser ses priorités.
Les prisons sont bondées de monde. Combien faudra-il en construire ? Entre prisons, écoles, routes, hôpitaux il faut faire un choix.
Ces énergumènes doivent être mis loin en quarantaine. Le plus loin possible. Là ou ils seront vite oubliés comme ceux qu’ils sont en réalité : le pire cauchemar de la société !
Le Président déclare la tolérance zéro. Monsieur Andrésol montrez-vous à la hauteur du défi !
samedi 1er décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a appelé vendredi à la Police Nationale à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de stopper la vague d’insécurité qui tend à s’abattre sur le pays, particulièrement Port-au-Prince.
"La police doit faire tout ce qui mérite d’être fait pour juguler ce phénomène", a affirmé le chef de l’Etat qui s’exprimait, en marge d’une visite de travail au Palais de justice de la capitale, sur la recrudescence ces dernières semaines du kidnapping ayant culminé avec l’assassinat d’un petit garçon de 7 ans, Schneider Ervil.
M. Préval a toutefois estimé que l’insécurité avait considérablement chuté par rapport à l’année 2006 dont le dernier trimestre avait été marqué par des enlèvements en cascade très cruels pour les familles haïtiennes. Il a aussi mis l’accent sur l’importance de l’efficacité du système judiciaire dans la consolidation de la sécurité publique.
Au moins une vingtaine de rapts, dont 17 à Port-au-Prince, ont été enregistrés au cours du mois de novembre, selon la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Cependant, l’ensemble des cas réels dépasse les statistiques officielles, beaucoup d’otages parvenant à recouvrer leur liberté grâce à des négociations directes entre leurs familles et les ravisseurs sans implication des forces de l’ordre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4481
En bon français, le président l’a dit : TOLERANCE ZERO avec ceux là qui sèment la mort et le deuil dans les familles. Ces hors la loi qui s’en prennent aux enfants ne méritent aucune considération. Ils ont été déjà l’objet de la magnanimité complice et complaisante des forces de l’ordre et des autorités.
La carotte et le bâton, le programme DDR ont été des alternatives humaines louables offertes à des énergumènes qui ne le méritaient guère. Ceux qui défient les autorités, ceux qui se déclarent effrontément hors-la loi, ceux qui foulent aux pieds les règles qui régissent la vie en société ne peuvent pas et ne doivent bénéficier d’aucune clémence sous couvert justement de ces principes de loi.
Qu’on arrête de cacher le soleil avec le pouce. Haïti n’a pas les moyens pour travailler à la réinsertion de bandits notoires qui ont eu le courage de tuer un gamin de 7 ans, l’amputer de ces membres inférieurs et le jeter en pâtures aux chiens !
A celui-là il a perdu toutes les caractéristiques qui le rangent au sein de l’espèce humaine. Le travail de réhabilitation coûterait trop de sous à cette nation plus que pauvre qui doit toujours hiérarchiser ses priorités.
Les prisons sont bondées de monde. Combien faudra-il en construire ? Entre prisons, écoles, routes, hôpitaux il faut faire un choix.
Ces énergumènes doivent être mis loin en quarantaine. Le plus loin possible. Là ou ils seront vite oubliés comme ceux qu’ils sont en réalité : le pire cauchemar de la société !
Le Président déclare la tolérance zéro. Monsieur Andrésol montrez-vous à la hauteur du défi !
Préval veut renforcer le pouvoir judiciaire
Le président haïtien, René Préval, a visité, ce vendredi, le Palais de justice en vue de constater l'état d'avancement des travaux de réaménagement dans la perspective de renforcer le Pouvoir judiciaire. Lors de cette visite, le chef de l'Etat a pu se faire une idée de l'état physique de toutes les salles d'audience du Palais de justice de la capitale.
Si l'espace n'est pas approprié, il sera très difficile pour le personnel du système de produire un travail efficace, a-t-il déclaré, soulignant qu'autrefois les juges travaillaient par roulement. Toutefois, le chef de l'Etat a fait remarquer que les travaux de réaménagement au sein de ce bâtiment ont permis aux juges du tribunal de Première instance d'avoir chacun son bureau.
Le chef de l'Etat inscrit sa visite dans le cadre de la lutte menée par son administration contre la corruption. Pour lutter contre la corruption, a-t-il dit, il faut bien équiper les membres de l'appareil judiciaire. « On a décidé, au cours de cette année, de concert avec le Parlement de donner priorité à la Police et à la Justice dans le budget national. On a déjà fait le nécessaire pour la PNH et on travaille au fur et à mesure pour l'avancement de l'appareil judiciaire
C'était aussi une occasion pour certains membres du personnel du Palais de justice de présenter leurs doléances au premier mandataire de la nation. Sans faire de promesses, il a écouté religieusement les employés du Palais de justice qui pensaient qu'ils pouvaient redresser la barque par un coup de baguette magique. Au cours de cette visite, une réunion de travail a été organisée à la salle de conférence de la cour de Cassation entre le Président Préval, les ministres de la Justice, René Magloire, de la Planification, Jean Max Bellerive, le secrétaire d'Etat à la justice, Me Daniel Jean, les membres de la Cour de cassation, ceux de la Cour d'appel et le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Rock Cadet.
Plusieurs points ont été abordés : les conditions de travail des magistrats, l'ajustement de salaire du personnel judiciaire, l'augmentation du personnel et du matériel de travail. Cette réunion a duré environ deux heures.
Selon une source digne de fois, le président Préval a, une fois de plus, montré sa volonté de mettre à la disposition des magistrats les moyens suffisants pour qu'ils puissent travailler en toute indépendance. Au sujet des émoluments, les représentants de différentes juridictions ont fait valoir leur point de vue, arguant que les salaires perçus ne répondent pas au besoin des magistrats.
Mis à part, les ajustements et l'augmentation de salaire pendant l'année 2007, le président a promis, pour cette année, au personnel de la fonction publique et particulièrement celui de la Justice en général, un ajustement allant de 25 à 30%. Il a rappelé que, l'année dernière, le personnel de la fonction publique avait reçu un ajustement de salaire de 17%.
Au cours des discussions avec les magistrats de différentes juridictions, le président a insisté sur l'ensemble des problèmes qui bloquent le bon fonctionnement de l'appareil judiciaire, et promet d'y apporter solution dans la mesure de ses moyens, selon cette même source.
Jean Gardy Gauthier
jggauthier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51488&PubDate=2007-11-30
Le système judiciaire est l’une pattes bancales du support sur lequel devrait se reposer la lutte contre la corruption et l’établissement d’un environnement d’équilibre entre el droit et le devoir citoyen. Nous disons bancale pour nous référer à un système pointé du doigt à plusieurs reprises sans que rien n’ai été fait pour annoncer un redressement éventuel de la situation.
Des personnages bien placés au niveau d’importantes institutions du pays ont dénoncé une certaine fissure dans la manière d’administrer la justice en Haïti. Et ceci se manifestant par une sorte d’attention bon-enfant démontré en faveur de certains accusés de kidnapping et de grand banditisme. Les dénonciations n’ont jamais été objet d’aucune investigation de poids et aucune mesure d’assainissement ne semble avoir été adoptée.
La justice a été sur la sellette en maintes occasions. La société garde encore les souvenirs des retombées médiatiques des affaires de l’ancien directeur de la DCPJ, l’affaire du bateau échoué à Tiburon avec une accusation portant sur un membre important et influent du pouvoir législatif comme bien d’autres affaires ont été traitées par le « kase fèy kouvri » une haitiannerie trop utilisée à notre goût.
Le malaise était si flagrant à un moment de la durée que le représentant de l’ONU, chef de la mission de stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) avait déclenché des coups de tonnerre des adeptes nostalgiques du nationalisme romantique en annonçant sa décision « d’infiltrer » d’étranger le système judiciaire pour corriger ce qui n’allait pas.
Nous devons en fin de compte applaudir cette « velléité de volonté » que semblerait afficher le chef de l’état à vouloir renforcer la justice en Haïti. Nous sommes tellement habitués au « pale met la » que nous sommes tous devenus des fans de Saint Thomas repris par notre Maurice SIXTO : « fo-m -ta wè ! »
Si l'espace n'est pas approprié, il sera très difficile pour le personnel du système de produire un travail efficace, a-t-il déclaré, soulignant qu'autrefois les juges travaillaient par roulement. Toutefois, le chef de l'Etat a fait remarquer que les travaux de réaménagement au sein de ce bâtiment ont permis aux juges du tribunal de Première instance d'avoir chacun son bureau.
Le chef de l'Etat inscrit sa visite dans le cadre de la lutte menée par son administration contre la corruption. Pour lutter contre la corruption, a-t-il dit, il faut bien équiper les membres de l'appareil judiciaire. « On a décidé, au cours de cette année, de concert avec le Parlement de donner priorité à la Police et à la Justice dans le budget national. On a déjà fait le nécessaire pour la PNH et on travaille au fur et à mesure pour l'avancement de l'appareil judiciaire
C'était aussi une occasion pour certains membres du personnel du Palais de justice de présenter leurs doléances au premier mandataire de la nation. Sans faire de promesses, il a écouté religieusement les employés du Palais de justice qui pensaient qu'ils pouvaient redresser la barque par un coup de baguette magique. Au cours de cette visite, une réunion de travail a été organisée à la salle de conférence de la cour de Cassation entre le Président Préval, les ministres de la Justice, René Magloire, de la Planification, Jean Max Bellerive, le secrétaire d'Etat à la justice, Me Daniel Jean, les membres de la Cour de cassation, ceux de la Cour d'appel et le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Rock Cadet.
Plusieurs points ont été abordés : les conditions de travail des magistrats, l'ajustement de salaire du personnel judiciaire, l'augmentation du personnel et du matériel de travail. Cette réunion a duré environ deux heures.
Selon une source digne de fois, le président Préval a, une fois de plus, montré sa volonté de mettre à la disposition des magistrats les moyens suffisants pour qu'ils puissent travailler en toute indépendance. Au sujet des émoluments, les représentants de différentes juridictions ont fait valoir leur point de vue, arguant que les salaires perçus ne répondent pas au besoin des magistrats.
Mis à part, les ajustements et l'augmentation de salaire pendant l'année 2007, le président a promis, pour cette année, au personnel de la fonction publique et particulièrement celui de la Justice en général, un ajustement allant de 25 à 30%. Il a rappelé que, l'année dernière, le personnel de la fonction publique avait reçu un ajustement de salaire de 17%.
Au cours des discussions avec les magistrats de différentes juridictions, le président a insisté sur l'ensemble des problèmes qui bloquent le bon fonctionnement de l'appareil judiciaire, et promet d'y apporter solution dans la mesure de ses moyens, selon cette même source.
Jean Gardy Gauthier
jggauthier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51488&PubDate=2007-11-30
Le système judiciaire est l’une pattes bancales du support sur lequel devrait se reposer la lutte contre la corruption et l’établissement d’un environnement d’équilibre entre el droit et le devoir citoyen. Nous disons bancale pour nous référer à un système pointé du doigt à plusieurs reprises sans que rien n’ai été fait pour annoncer un redressement éventuel de la situation.
Des personnages bien placés au niveau d’importantes institutions du pays ont dénoncé une certaine fissure dans la manière d’administrer la justice en Haïti. Et ceci se manifestant par une sorte d’attention bon-enfant démontré en faveur de certains accusés de kidnapping et de grand banditisme. Les dénonciations n’ont jamais été objet d’aucune investigation de poids et aucune mesure d’assainissement ne semble avoir été adoptée.
La justice a été sur la sellette en maintes occasions. La société garde encore les souvenirs des retombées médiatiques des affaires de l’ancien directeur de la DCPJ, l’affaire du bateau échoué à Tiburon avec une accusation portant sur un membre important et influent du pouvoir législatif comme bien d’autres affaires ont été traitées par le « kase fèy kouvri » une haitiannerie trop utilisée à notre goût.
Le malaise était si flagrant à un moment de la durée que le représentant de l’ONU, chef de la mission de stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) avait déclenché des coups de tonnerre des adeptes nostalgiques du nationalisme romantique en annonçant sa décision « d’infiltrer » d’étranger le système judiciaire pour corriger ce qui n’allait pas.
Nous devons en fin de compte applaudir cette « velléité de volonté » que semblerait afficher le chef de l’état à vouloir renforcer la justice en Haïti. Nous sommes tellement habitués au « pale met la » que nous sommes tous devenus des fans de Saint Thomas repris par notre Maurice SIXTO : « fo-m -ta wè ! »
samedi 1 décembre 2007
Des écoliers partent en guerre contre le sida
Les enfants sont, comme les adultes, frappés de plein fouet par la pandémie du sida. Conscients de cela, un groupe d'écoliers issus des écoles privées et publics de la capitale affirment leur volonté de participer dans la lutte pour éradiquer la maladie.
Un panel composé uniquement d'écoliers a fait entendre sa voix, jeudi, sur la problématique du VIH / Sida en Haïti. Ils intervenaient lors d'une conférence de presse organisée par les responsables de Konesans Fanmi (KF) en partenariat avec l'UNICEF autour du le thème : « les enfants face à la problématique du VIH/Sida ».S'inscrivant dans le cadre d'une série d'activités de sensibilisation à l'occasion de la Journée mondiale du sida, cette activité a eu pour thème : « Unissons-nous pour les enfants contre le sida.
»Le cahier de revendications des enfants a été très chargé. Michelle Jean-Louis, 11 ans, constate que les enfants sont les premières victimes des maladies liées au sida. Elle estime à quelque 10% le nombre d'enfants infectés et affectés par le VIH/Sida. « Mes amis, dit l'élève de l'École Saint François Xavier, les adolescents et les jeunes élèves doivent élever la voix afin de demander aux autorités d'assumer leur responsabilité. » Amèd Jean-Louis, 12 ans, quant à lui, pense que des mesures doivent être prises dans quatre domaines. C'est ce qu'il appelle la campagne des « Quatre P ». Selon l'écolier du Lycée Jean Jacques Dessalines, l'Etat devrait mettre sur pied un programme de prévention pour que les enfants ne soient plus frappés par le VIH/Sida. Outre cette campagne de sensibilisation, les autorités, selon Jean-Louis, doivent élargir le traitement ARV sur toute l'étendue du territoire national. Et ceci pour éviter que les enfants en dessous de cinq ans meurent sous le coup du sida. Poursuivant la campagne des « 4 P », John Patrick Toussaint du Collège chrétien d'Haïti, affirme que c'est l'absence d'information sur le sida et la façon de se protéger qui fait grandir le nombre de victimes de cette pandémie. « Il y a deux catégories de victimes : les infectés, d'une part, sont ceux qui ont le germe et d'autre part, les affectés sont ceux qui ont perdu un parent suite à cette maladie », a indiqué l'écolier devant une assistance composé majoritairement d'élèves. Vulnérables et défavorisés, les enfants doivent trouver, selon Toussaint, un meilleur encadrement pour leur développement intégral. Le seul moyen à coup sûr d'arrêter la progression massive du sida, est la prévention primaire. Pour la directrice exécutive de KF, Marie Antoinette Toureau, ces activités qui trouvent l'appui de la UNICEF et de la Fondation Sogebank, ont lieu pour attirer l'attention des décideurs de la communauté haïtienne sur l'ampleur des conséquences que le VIH/Sida a sur la population. Débuté le 10 novembre dernier, cette campagne vise à sensibiliser les écoliers sur la question du sida. « Ils sont les meilleurs agents multiplicateurs auprès de leurs parents, donc nous avons intérêt à intervenir si nous voulons nous impliquer dans la lutte », soutient-elle.La campagne mondiale « Unissons-nous pour les enfants contre le sida » prévoit d'ici à 2010, d'offrir des services pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant à 80% des femmes qui en ont besoin, offrir des traitements à 80% des enfants, de réduire le pourcentage de jeunes vivant avec le VIH de 25% et d'atteindre 80% des enfants qui ont le plus besoin d'aide.
Sherline Chanlatte Duplan
sherlinecduplan@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51476
Un panel composé uniquement d'écoliers a fait entendre sa voix, jeudi, sur la problématique du VIH / Sida en Haïti. Ils intervenaient lors d'une conférence de presse organisée par les responsables de Konesans Fanmi (KF) en partenariat avec l'UNICEF autour du le thème : « les enfants face à la problématique du VIH/Sida ».S'inscrivant dans le cadre d'une série d'activités de sensibilisation à l'occasion de la Journée mondiale du sida, cette activité a eu pour thème : « Unissons-nous pour les enfants contre le sida.
»Le cahier de revendications des enfants a été très chargé. Michelle Jean-Louis, 11 ans, constate que les enfants sont les premières victimes des maladies liées au sida. Elle estime à quelque 10% le nombre d'enfants infectés et affectés par le VIH/Sida. « Mes amis, dit l'élève de l'École Saint François Xavier, les adolescents et les jeunes élèves doivent élever la voix afin de demander aux autorités d'assumer leur responsabilité. » Amèd Jean-Louis, 12 ans, quant à lui, pense que des mesures doivent être prises dans quatre domaines. C'est ce qu'il appelle la campagne des « Quatre P ». Selon l'écolier du Lycée Jean Jacques Dessalines, l'Etat devrait mettre sur pied un programme de prévention pour que les enfants ne soient plus frappés par le VIH/Sida. Outre cette campagne de sensibilisation, les autorités, selon Jean-Louis, doivent élargir le traitement ARV sur toute l'étendue du territoire national. Et ceci pour éviter que les enfants en dessous de cinq ans meurent sous le coup du sida. Poursuivant la campagne des « 4 P », John Patrick Toussaint du Collège chrétien d'Haïti, affirme que c'est l'absence d'information sur le sida et la façon de se protéger qui fait grandir le nombre de victimes de cette pandémie. « Il y a deux catégories de victimes : les infectés, d'une part, sont ceux qui ont le germe et d'autre part, les affectés sont ceux qui ont perdu un parent suite à cette maladie », a indiqué l'écolier devant une assistance composé majoritairement d'élèves. Vulnérables et défavorisés, les enfants doivent trouver, selon Toussaint, un meilleur encadrement pour leur développement intégral. Le seul moyen à coup sûr d'arrêter la progression massive du sida, est la prévention primaire. Pour la directrice exécutive de KF, Marie Antoinette Toureau, ces activités qui trouvent l'appui de la UNICEF et de la Fondation Sogebank, ont lieu pour attirer l'attention des décideurs de la communauté haïtienne sur l'ampleur des conséquences que le VIH/Sida a sur la population. Débuté le 10 novembre dernier, cette campagne vise à sensibiliser les écoliers sur la question du sida. « Ils sont les meilleurs agents multiplicateurs auprès de leurs parents, donc nous avons intérêt à intervenir si nous voulons nous impliquer dans la lutte », soutient-elle.La campagne mondiale « Unissons-nous pour les enfants contre le sida » prévoit d'ici à 2010, d'offrir des services pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant à 80% des femmes qui en ont besoin, offrir des traitements à 80% des enfants, de réduire le pourcentage de jeunes vivant avec le VIH de 25% et d'atteindre 80% des enfants qui ont le plus besoin d'aide.
Sherline Chanlatte Duplan
sherlinecduplan@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51476
Ralph Allen « déballe » son atelier
Du mardi 4 au lundi 19 décembre 2007, l'artiste-peintre Ralph Allen et son atelier qui comprend des artistes tels que l'architecte Alix Multidor, le jeune peintre Philippe Attié, l'artiste- peintre Kathy Castera Laguerre, le nouveau venu à la peinture James Jason, Aton et Anik Allen Riccardi déballent leurs oeuvres dans les jardins de Gérard, à Pétionville, à la rue Pinchinat, dans la zone de la place St-Pierre. Le vernissage débute le mardi 4 décembre à partir de 5 h p.m.Des styles différents, mais la même poétique, la même quête de Graal : sortir la peinture de la rigueur de la matière, du dessin, de la couleur pour l'exploser dans l'espace le plus complet : la nature humaine. D'un artiste à l'autre, quelque chose certes diffère. Pour cette exposition, Ralph Allen, 55 ans dont 35 ans de peinture, insiste sur la matière intérieure : il recherche davantage le tremolo de l'émotion, des sentiments que de cerner les déhanchements du corps. Au contraire, il moissonne du corps de la femme -l'un de ses objets d'études et de recherches- un paysage humain.
L'architecte et artiste-peintre Alix Multidor, 62 ans, 35 ans d'architecture, mélange hardiment ses deux cordes : l'architecture et la peinture qui, en son for intérieur, se complètent. La liberté dans ses toiles, il la reprend dans ses oeuvres architecturales. Par exemple, une toile où il peint le corps d'une femme allongée en pleine extase durant la nuit dégage un jeu de lumière et d'ombre sur le corps du personnage, un jeu de texture, un drapé bleu tendre et marron file et refile sur le corps, en des points visibles : les pieds recourbés l'un sur l'autre, les fesses décrites - avec une lueur sur la nudité de son sexe, dans toute sa rutilance due aux jeux de lumière, sans être replète comme dans les toiles du peintre colombien Agua Limpia.
L'architecte et artiste-peintre Alix Multidor, 62 ans, 35 ans d'architecture, mélange hardiment ses deux cordes : l'architecture et la peinture qui, en son for intérieur, se complètent. La liberté dans ses toiles, il la reprend dans ses oeuvres architecturales. Par exemple, une toile où il peint le corps d'une femme allongée en pleine extase durant la nuit dégage un jeu de lumière et d'ombre sur le corps du personnage, un jeu de texture, un drapé bleu tendre et marron file et refile sur le corps, en des points visibles : les pieds recourbés l'un sur l'autre, les fesses décrites - avec une lueur sur la nudité de son sexe, dans toute sa rutilance due aux jeux de lumière, sans être replète comme dans les toiles du peintre colombien Agua Limpia.

Le jeune peintre Philippe Attié, 21 ans - le plus jeune des exposants, travaille, à vif, ses personnages : l'une de ses toiles, un portrait de vieille femme, il l'a peint dans toute sa vivacité, mais avec, souligne-t-il à notre égard, une pointe de nostalgie dans les yeux : en esquissant un portrait de celle-ci quand elle était jeune fille. Philippe Attié croit qu'il peut tirer le beau du laid, comme Valcin II dans sa tranche hyperréaliste dans les années 1975, qui prônait un slogan cher aux Noirs américains dans leur mouvement d'émancipation : « Black is beautiful ». Le jeune peintre pousse ses recherches dans la peinture en voulant redéfinir le beau, l'esthétique de la beauté. Il combine le brut avec la finesse dans ses toiles, comme dans ses supports ou encadrements. Sa philosophie : il faut tirer le beau du laid aussi.
Kathy Castera Laguerre a d'abord étudié la serrurerie aux Etats-Unis ; à son retour en Haïti, en 1981, elle s'est mariée et établie à Bainet, dans le Sud-Est. En 1992, elle a découvert la peinture de Ralph Allen, au cours d'une visite en son atelier ; depuis elle a pris la décision de renouer avec ses premières amours : la peinture. Ce qui nous a valu diverses expositions collectives avec Carel Blain à la Galerie Tebo Touche d'Art, à Washington avec la Gallery Rainbow et, en dernier lieu, en 2006 avec Ralph Allen à Mosaikart, à Montréal.
Dans sa peinture prédomine une approche différente de l'esthétique de la beauté par son émerveillement : ses toiles, pour l'expo aux jardinx de Gérard, redéfinissent l'ancrage de son art dans la beauté tropicale. Une touche envoûtante, langoureuse.

James Jason, 24 ans, a commencé avec la peinture par des cours de dessin chez Valcin II. Encouragé et inspiré par la fréquentation de l'atelier de son ami, le jeune peintre Philippe Attié. Celui-ci l'a conduit à l'atelier de l'artiste-peintre Ralph Allen où il a bénéficié d'un encadrement et, depuis trois ans, il peint de manière assidue et a déjà participé à diverses expositions en groupe, notamment à l'hospice St-Joseph Home for Boys en janvier 2007.
Ce jeune peintre pratique les scènes de marché. Il nous rappelle un Franck Louissaint, mais avec une certaine innocence dans son expression.Deux autres artistes partageront les cimaises des jardins de Gérard : Aton et Anik Allen Riccardi, la fille de Ralph Allen.
Ce jeune peintre pratique les scènes de marché. Il nous rappelle un Franck Louissaint, mais avec une certaine innocence dans son expression.Deux autres artistes partageront les cimaises des jardins de Gérard : Aton et Anik Allen Riccardi, la fille de Ralph Allen.
Bavure policière : Le parquet de Port-au-Prince libère six agents de la PNH et accuse formellement la victime, François Lafortune dit Khadafi, de kidn
Les policiers feront toutefois l’objet de poursuites judiciaires pour les graves tortures infligées au prévenu lors de son arrestation ; d’anciens otages auraient identifié la victime-bourreau parmi leurs ravisseurs
vendredi 30 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Six policiers mis en isolement depuis trois jours, puis emprisonnés au Pénitencier National, pour leur implication présumée dans le passage à tabac du nommé François Lafortune alias Kadhafi lors de son arrestation dimanche dernier, ont été relâchés jeudi soir par le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, tandis que l’homme, libéré dans un premier temps, a été à nouveau interpellé et placé en détention à la Direction centrale de la police judiciaire sous l’accusation de kidnapping.
L’individu avait été appréhendé à Delmas 83 (est de la capitale) alors qu’il regagnait son domicile.
Contrairement aux affirmations de M. Lafortune et à celles de son avocat, Ernelio Gassant, le parquet aurait découvert des preuves accablantes de l’implication présumée de M. Lafortune dans des enlèvements à Port-au-Prince. D’anciens otages l’auraient reconnu et pointé du doigt. Soigné à l’hôpital pour les graves sévices corporels qui lui ont été infligés par les policiers, le prévenu devrait être auditionné vendredi par un juge d’instruction sur les faits qui lui sont reprochés.
Quant aux agents de l’ordre, tous affectés au commissariat de Delmas 33 (nord de la capitale), ils seront poursuivis pour violation caractérisée des droits humains.
François Lafortune dit Khadafi, 27 ans, a été roué de coups au point que ses fesses et ses cuisses sont devenues noirâtres. Des caillots de sang importants constatés à l’œil nu ont été confirmés par des examens médicaux auxquels il a été soumis. En raison de son très mauvais état physique, le commissariat de Port-au-Prince où il avait été conduit avait refusé de l’incarcérer.
Se présentant comme un simple usurier victime de l’arbitraire de la police, Lafortune avait affirmé avoir pu s’échapper et attirer l’attention des autorités judiciaires sur son cas au moment où il se trouvait dans la cour du parquet à bord du véhicule des policiers qui cherchaient à se débarrasser d’un prévenu devenu encombrant.
Cependant, plusieurs policiers, mécontents de la mise en isolement de leurs frères d’armes, avaient protesté dans l’anonymat contre la décision du parquet d’innocenter Khadafi. Soutenant qu’il était un dangereux bandit ayant commis de nombreux actes répréhensibles à Martissant (banlieue sud), ils avaient justifié la violente arrestation du suspect par une vive résistance qu’il aurait opposée aux policiers.
Les commissaires de police de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon et de Delmas, Carl-Henri Boucher avaient été interrogés mardi au parquet de la capitale sur cette affaire à rebondissements beaucoup plus compliquée qu’elle n’y paraît. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4480
vendredi 30 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Six policiers mis en isolement depuis trois jours, puis emprisonnés au Pénitencier National, pour leur implication présumée dans le passage à tabac du nommé François Lafortune alias Kadhafi lors de son arrestation dimanche dernier, ont été relâchés jeudi soir par le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, tandis que l’homme, libéré dans un premier temps, a été à nouveau interpellé et placé en détention à la Direction centrale de la police judiciaire sous l’accusation de kidnapping.
L’individu avait été appréhendé à Delmas 83 (est de la capitale) alors qu’il regagnait son domicile.
Contrairement aux affirmations de M. Lafortune et à celles de son avocat, Ernelio Gassant, le parquet aurait découvert des preuves accablantes de l’implication présumée de M. Lafortune dans des enlèvements à Port-au-Prince. D’anciens otages l’auraient reconnu et pointé du doigt. Soigné à l’hôpital pour les graves sévices corporels qui lui ont été infligés par les policiers, le prévenu devrait être auditionné vendredi par un juge d’instruction sur les faits qui lui sont reprochés.
Quant aux agents de l’ordre, tous affectés au commissariat de Delmas 33 (nord de la capitale), ils seront poursuivis pour violation caractérisée des droits humains.
François Lafortune dit Khadafi, 27 ans, a été roué de coups au point que ses fesses et ses cuisses sont devenues noirâtres. Des caillots de sang importants constatés à l’œil nu ont été confirmés par des examens médicaux auxquels il a été soumis. En raison de son très mauvais état physique, le commissariat de Port-au-Prince où il avait été conduit avait refusé de l’incarcérer.
Se présentant comme un simple usurier victime de l’arbitraire de la police, Lafortune avait affirmé avoir pu s’échapper et attirer l’attention des autorités judiciaires sur son cas au moment où il se trouvait dans la cour du parquet à bord du véhicule des policiers qui cherchaient à se débarrasser d’un prévenu devenu encombrant.
Cependant, plusieurs policiers, mécontents de la mise en isolement de leurs frères d’armes, avaient protesté dans l’anonymat contre la décision du parquet d’innocenter Khadafi. Soutenant qu’il était un dangereux bandit ayant commis de nombreux actes répréhensibles à Martissant (banlieue sud), ils avaient justifié la violente arrestation du suspect par une vive résistance qu’il aurait opposée aux policiers.
Les commissaires de police de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon et de Delmas, Carl-Henri Boucher avaient été interrogés mardi au parquet de la capitale sur cette affaire à rebondissements beaucoup plus compliquée qu’elle n’y paraît. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4480
Maintien jusqu’en décembre 2008 des soldats uruguayens déployés en Haïti
Le Parlement uruguayen approuve à l’unanimité une proposition du gouvernement
vendredi 30 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Congrès (Parlement) uruguayen a autorisé jeudi le maintien jusqu’au 31 décembre 2008 des casques bleus uruguayens déployés en Haïti au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte une dépêche de l’Associated Press datée de Montevideo.
Les 66 parlementaires présents à la séance ont approuvé à l’unanimité la demande de prolongation du mandat des casques bleus soumise par le gouvernement du Président Tabaré Vàzquez.
Près d’un millier de soldats uruguayens font partie de la MINUSTAH aux côtés de plusieurs autres contingents latinoaméricains. La mission, dont le mandat a été prorogé jusqu’en octobre 2008, compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
vendredi 30 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Congrès (Parlement) uruguayen a autorisé jeudi le maintien jusqu’au 31 décembre 2008 des casques bleus uruguayens déployés en Haïti au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte une dépêche de l’Associated Press datée de Montevideo.
Les 66 parlementaires présents à la séance ont approuvé à l’unanimité la demande de prolongation du mandat des casques bleus soumise par le gouvernement du Président Tabaré Vàzquez.
Près d’un millier de soldats uruguayens font partie de la MINUSTAH aux côtés de plusieurs autres contingents latinoaméricains. La mission, dont le mandat a été prorogé jusqu’en octobre 2008, compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
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