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samedi 25 août 2007

Rencontre à Providenciales entre les autorités d’Haïti et des îles Turks et Caïcos


Port-au-Prince et l’archipel britannique se donnent la main dans la lutte contre l’immigration clandestine, le trafic de drogue et d’armes
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya

L’ambassadeur d’Haïti aux Bahamas, Louis Harold Joseph, conduit une délégation officielle qui participe depuis jeudi à Providenciales à des discussions bilatérales avec les autorités des îles Turks et Caïcos, un petit territoire britannique situé au large du Cap-Haïtien et qui fait face à l’immigration illégale haïtienne.
Selon une dépêche de l’agence caribéenne Caribbean Net News, ces pourparlers devraient permettre le renforcement de la coopération entre Haïti et l’archipel dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine et le trafic illicite de drogue et d’armes.
Les deux parties souhaitent développer des relations étroites et une coopération policière et judiciaire accrue en vue d’arriver à l’identification, la capture et le jugement des individus impliqués dans ces trois types de trafic.
Des réunions de travail régulières sont envisagées et les deux gouvernements devraient faire périodiquement une évaluation de la coopération avec des délégations de haut niveau.
Une déclaration à la presse était prévue à la fin vendredi de la rencontre de deux jours de Providenciales.
Cependant, rien n’a été dit sur la catastrophe maritime au cours de laquelle plus de 60 boat people haïtiens avaient péri noyés en mai dernier dans les eaux territoriales de l’archipel. Un rapport d’enquête publié récemment par les autorités des îles Turks et Caïcos avait innocenté la police locale que les rescapés du naufrage avaient pourtant accusée d’avoir délibérément coulé leur embarcation de fortune.
Pour sa part, le gouvernement haïtien avait promis de mener ses propres investigations dont les résultats se font encore attendre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4017

Haïti souhaite devenir membre du Forum Amérique Latine-Asie de l’Est

Notre pays devrait intégrer prochainement le FOCOLAE, selon le chancelier brésilien Celso Amorim
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya

Haïti a présenté une demande d’adhésion au Forum de coopération Amérique Latine-Asie de l’Est (FOCOLAE), lors de la troisième réunion des pays membres de cet espace de dialogue et de concertation entre les deux régions qui s’est achevée jeudi à Brasilia, rapporte l’agence Prensa Latina.
Le Guyana, le Honduras et le Suriname ont également dévoilé leur intention d’intégrer le FOCOLAE.
Haïti a participé à cette rencontre ministérielle à titre d’invitée spéciale, tout comme les trois autres pays susmentionnés.
Le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, a indiqué qu’à la prochaine réunion du FOCOLAE, l’intégration formelle des pays de la Caraïbe pourrait se concrétiser. Leurs spécificités linguistiques et culturelles ne seront pas considérées comme un handicap à leur adhésion, a-t-il ajouté.
Les chanceliers et autres hauts responsables gouvernementaux de 33 pays d’Amérique latine et d’Asie ont pris part à la rencontre qui s’est tenue mercredi et jeudi au Palais Itamaraty, siège de la chancellerie brésilienne.
Les différentes délégations ont appelé au renforcement de la coopération entre l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN) et le Marché Commun Sud-Américain (MERCOSUR). spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4018

Haïti, l’un des pays de la Caraïbe les moins affectés par Dean, indique la FAO

La pluviométrie abondante causée par l’ouragan serait profitable à l’agriculture haïtienne contrairement à celle des autres îles voisines ; 9 morts et 1 disparu, selon un nouveau bilan
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya

L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a estimé vendredi que les plantations bananières d’Haïti ont été parmi les moins affectées de la Caraïbe lors du passage la semaine dernière de l’ouragan Dean.
Dans un communiqué rendu public à Rome, l’agence onusienne a indiqué que selon les premières évaluations, "les plantations haïtiennes n’auraient été que modérément touchées, alors que les fortes pluies auraient au contraire été bénéfiques à la seconde récolte de sorgho de la saison dans le pays".
En revanche, la FAO souligne que les plantations bananières des départements français d’Amérique, Guadeloupe et Martinique, ont été anéanties respectivement à 80 et 100%. Les pertes sont estimées à 120 millions d’euros (plus de 150 millions de dollars).
A la Dominique, 99% des bananiers ont été abattus par des rafales de vents tandis que d’autres récoltes ont été sévèrement touchées.
Dean a également frappé la Jamaïque où entre 90 et 100% des bananeraies ont été dévastées.
Des dégâts considérables ont été également enregistrés à Sainte-Lucie.
Quant à la République Dominicaine, elle s’en est sortie indemne.
La FAO rappelle que la banane représente l’une des plus importantes denrées d’exportation et l’un des ressorts de l’économie agricole de ces différentes îles caribéennes.
Le communiqué précise aussi que le passage de l’ouragan a causé des dommages aux infrastructures routières et aux habitations en Haïti et dans plusieurs autres pays de la région.
Outre les dégâts matériels, neuf personnes ont été tuées et une autre était portée disparue, selon un bilan provisoire actualisé communiqué par la protection civile haïtienne. 1.167 maisons ont été détruites et 8.250 personnes ont dû être évacuées et placées dans des abris.
Le processus de distribution de l’aide humanitaire destinée aux sinistrés se déroulait sans trop de difficultés, de l’avis des autorités.
Premier cyclone de la saison 2007, Dean avait touché la côte sud du pays le 19 août.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4016

Haïti-Privatisation : « Mémoire d’un saccage » projeté à Port-au-Prince

Vendredi 24 août 2007
P-au-P, 24 août 07 [AlterPresse] --- La projection du film « Mémoire d’un saccage », réalisé sur l’expérience argentine de la privatisation, est programmée pour ce 24 août à l’École Normale Supérieure à Port-au-Prince.
Cette initiative est prise dans le cadre d’une série d’activités du collectif d’organisations sociales anti-privatisation qui regroupe, entre autres, le Mouvement démocratique populaire (Modep), le cercle de lecture Antonio Gramsci, la Plate-forme haïtienne pour un développement alternatif (Papda), l’Union nationale des normaliens haïtiens (Unnoh).
Ces organisations expriment régulièrement leur désaccord avec la politique gouvernementale qualifiée de néolibérale et jugée « anti-populaire ».
Des conférences de presse, des panels de discussion ont déjà eu lieu à Port-au-Prince, notamment dans des espaces universitaires, autour des mesures de privatisation prévues par l’administration en place.
Selon ces organisations, cette politique pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur l’avenir du pays et sur l’ensemble de la population qui exige de meilleures conditions de vie. [do gp apr 24/08/2007 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6340

Edmond Mulet termine son mandat au cœur d’une polémique

Des Sénateurs s’estiment insultés et réclament des excuses du chef de la MINUSTAH qui tente de les associer au narcotrafic et à la corruption
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Edmond Mulet, dont la mission s’achève ce week-end, est entré, peu avant son départ pour New York, dans une vive polémique avec les parlementaires haïtiens en laissant planer des suspicions sur leurs motivations et leur intégrité.
"Je conseille aux Sénateurs et aux Députés de faire très attention à ce qu’ils ne soient pas vus ou perçus comme les défenseurs des corrompus ou des narcotrafiquants", a déclaré jeudi le diplomate, s’alignant du même coup sur l’Exécutif en réaction à la menace d’interpellation au Sénat du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
Le diplomate guatémaltèque a qualifié d’erreur la décision prise mercredi soir face au refus catégorique du chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, de se présenter devant la commission justice et sécurité publique de la Chambre haute. Selon le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui faisait officiellement ses adieux à Haïti, cette initiative politique et des déclarations intempestives enregistrées ces derniers jours cacheraient mal un projet de déstabilisation ourdi par "des acteurs et des groupes qui ne peuvent fonctionner que dans le désordre et l’anarchie".
Mettant en garde contre toute tentative de faire échec au "projet de l’Exécutif axé sur l’instauration d’un Etat droit", M. Mulet s’est dit inquiet des derniers développements de la situation.
"La population commence à comprendre qui est du bon côté, qui est du mauvais côté", a-t-il enfin fait remarquer.
Des Sénateurs de tout bord s’en sont pris à Edmond Mulet, dénonçant son "arrogance de gouverneur" et son mépris pour l’institution parlementaire, pierre angulaire de toute démocratie représentative.
Gabriel Fortuné (Sud, UNION) a exigé qu’Edmond Mulet présente des excuses au Sénat qu’il a déshonoré.
Son collègue Rodolphe Joazile (Nord-Est, PONT) estime, pour sa part, que le numéro un de la MINUSTAH s’est exprimé à la manière d’un chef suprême.
Le Président du Sénat, Joseph Lambert (Sud-Est, LESPWA) et celui de la commission justice et sécurité, Youri Latortue (Artibonite, LAAA), ont également condamné dans les termes les plus sévères l’intervention du diplomate.
Après un séjour d’un an et deux mois en Haïti, Mulet s’en va dimanche. Son successeur Hedi Annabi doit prendre ses fonctions le 1er septembre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4019
Commentaire :
Edmont Mulet a été jusqu’à présent le représentant le plus haut gradé de la communauté internationale. Son discours traduit la pensée de cette communauté internationale qui a chassé Aristide du pouvoir, qui a conduit une transition et organisé des élections et déclaré vainqueur l’actuel Président René Garcia Préval.
Les considérations de Monsieur Mulet ne sont que des avertissements car il est le seul rapporteur en contact avec cette communauté qui fait et défait chez nous. Au lieu de monter au créneau et exiger des excuses, les sénateurs devraient plutôt revoir leur façon de gérer leur pouvoir.
La communauté internationale n’acceptera aucune crise qui risque de miner le semblant d’instabilité autour d’un état qui prend forme et qui veut instaurer autorité et confiance.
Mieux que des excuses, les sénateurs devraient demander au représentant de l’ONU de citer les noms avec preuves à l’appui des législateurs qui s’allieraient à des ce secteur décrié par Edmond Mulet.
Enfin, ils ont sans doute intérêt à ne pas demander ces preuves car elles pourraient être terribles pour certains qui ne jouissent pas de la plus pure des probités. Il y a peu de temps le juriste Maître Gérard Gourgue avait considéré dans une déclaration que le « sénat avait perdu la face », je pense qu’aujourd’hui les sénateurs sont un peu trop au devant de la scène faisant feu de tout bois.
Un profil un peu plus bas pourrait aider a retrouver la sérénité nécessaire pour réorienter leurs actions et leurs activités au lieu de s’emmêler dans des conflits à n’en plus finir.

Haïti : Edmond Mulet lance une mise en garde aux parlementaires

vendredi 24 août 2007
P-au-P, 24 août 07 [AlterPresse] --- Le chef civil sortant de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, invite les parlementaires et politiciens haïtiens à prendre leurs distances par rapport aux contrebandiers et aux trafiquants de drogue pour ne pas fragiliser la stabilité du pays.
Le diplomate guatémaltèque de l’Onu insiste sur la nécessité pour Haïti d’avoir une stabilité politique lui permettant d’attirer les investissements étrangers et favoriser son développement durable.
« Je crois qu’il y a des députés et des sénateurs qui sont en train de mettre en danger le processus de stabilisation dans le pays. Je crois qu’il y a des acteurs, des groupes et des individus en Haïti qui n’aimeraient pas que le gouvernement avance vers l’établissement d’un Etat de droit », déclare le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, dont la mission touche à son terme.
Edmond Mulet a fait ces déclarations à propos de la résolution du sénat relative à une probable interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le grand corps en a ainsi décidé, le 22 août, après que le commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, ne s’est pas présenté à une audition où il devait accompagner le ministre de la justice, Me René Magloire.
Les sénateurs préconisent soit le renvoi de Claudy Gassant en tant que « fonctionnaire en rébellion », soit la convocation du premier ministre.
Actuellement, Claudy Gassant, effectue une série d’ « invitations », notamment d’hommes d’affaires en relation à d’eventuels cas de corruption. L’ancien président de la Chambre de Commerce d’Haiti, Réginald Boulos, a ainsi été entendu dans la soirée du 23 août, dans le cadre d’une enquête dont il faisait l’objet pour corruption et contrebande.
L’homme d’affaires Fritz Brandt et son fils David Brandt sont en prison depuis le 26 juillet dernier pour leur implication présumée dans la falsification de bordereaux de douane.
« Il faudra que certains députés et sénateurs fassent très attention pour ne pas être vus ou aperçus comme étant contre la décision du gouvernement d’établir en Haïti un Etat de droit. Il faut que ces politiciens ne soient pas aperçus comme étant du côté des trafiquants de drogue ou de ceux qui sont corrompus », met en garde Edmond Mulet.
Le chef civil de la Minustah soutient qu’en Haïti, il existe des secteurs, des groupes ou individus bénéficiant de l’impunité qui cherchent à entraver les actions gouvernementales en soudoyant certains fonctionnaires.
« Parfois, il y a la manipulation, il y a utilisation de tiers pour déstabiliser ce processus » pense Edmond Mulet qui invite les parlementaires à faire preuve de prudence. [do gp apr 24/08/2007 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6337

Blaquart veut soigner les maux bleusMerci.

Un point en deux rencontres, c'est le maigre bilan des jeunes joueurs Français depuis leur entrée en lice en Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007. Certes, rien n'est perdu et une victoire face au Japon lors du dernier match du groupe D assurerait presque à coup sûr une place en huitième de finale aux Bleuets. Mais plus que les mauvais résultats, c'est l'incapacité de ses joueurs à évoluer à leur véritable niveau qui inquiète François Blaquart.
Défaits par le Nigeria (1:2) en lever de rideau, les Tricolores avaient pourtant globalement dominé les débats, tant dans la possession de balle que dans les occasions de but. Mais deux erreurs de concentration ont rendu vains les efforts français pour étouffer la puissance des Africains. "On ne peut qu'avoir des regrets après ce match, quand on voit le résultat par rapport à la manière dont on a joué" analysait le technicien français au micro de FIFA.com après la défaite. "Mes garçons ont les défauts de leurs qualités. Ils sont joueurs et parfois cela nous pose des problèmes. Sur le premier but, on ne doit pas chercher à protéger le ballon ou à relancer, on doit dégager en corner ou en touche".
Au lieu de cela, l'attaquant nigérian Macauley Chrisantus s'est montré plus prompt que l'arrière-garde française pour reprendre le tir repoussé par Joris Delle. "On réussit à revenir au score mais au lieu de se lâcher, on commet une nouvelle erreur" poursuit Blaquart. "Et on prend ce deuxième but au moment où nous avons le match en main. Il faudra éviter de répéter ces erreurs pour les prochaines rencontres."

Le cauchemar haïtien
Et le message semble passer dès les premières minutes du match face à Haïti. Les Français dominent de la tête et des épaules et ouvrent logiquement le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Le cauchemar peut alors commencer. Malgré quelques bonnes occasions, les Bleuets ne parviennent pas à enfoncer le clou et le paient cher. Sur une faute de concentration - "Encore une !" pourrait dire François Blacquart - la défense centrale laisse filer Valdo Normil qui est fauché dans la surface par le portier français. Delle aura bien deux occasions de rattraper son erreur, des joueurs haïtiens étant entrés dans la surface au moment du premier tir, mais Peterson Desrivieres ne tremble pas et transforme le penalty. Et ce n'est que le début des malheurs français. Quelques minutes après le repos, le défenseur Badis Lebbihi reçoit deux avertissements coup sur coup et rentre au vestiaire avant tout le monde. Dans la foulée, et en l'espace de dix secondes, Henri Saivet trouve la barre transversale et Emmanuel Rivière frappe le poteau. Vous avez dit malchance... ? La cerise sur l'amer gâteau français arrive à la 89ème minute lorsque la France obtient un penalty. En courageux capitaine, Said Mehamha s'élance pour offrir la victoire aux siens et expédie le ballon... dans les nuages. Comme tous ses joueurs l'entraîneur français a souffert le martyre pendant 90 minutes. "Se faire rejoindre, jouer à dix, frapper les montants et rater un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves en un seul match, non seulement pour nous depuis le banc de touche, mais aussi pour eux sur le terrain. Et malheureusement, on n'a pas su réagir à ces épreuves." Lorsqu'on lui demande s'il est déçu ou énervé après ses joueurs, l'ancien formateur de Nantes, Saint-Etienne et Sochaux n'hésite pas. "Je suis en colère sur le fond. Sur les actions en tant que telles, je ne peux rien dire, ça peut arriver dans n'importe quelle rencontre. Mais c'est sur leur volonté que je suis mécontent." "Evoluer à leur meilleur niveau"Avec des joueurs de la trempe du Parisien Mamadou Sakho, des Rennais Yann Mvila et Le Tallec ou du Lyonnais Mehamha, l'expérimenté entraîneur s'attendait sans doute à plus de sérénité et de calme dans les moments importants. "Je ne me pose aucune question sur leur niveau, je sais qu'ils ont largement les qualités pour remporter ce type de match. La difficulté, c'est justement de trouver la capacité d'évoluer à leur meilleur niveau. Et je pense qu'ils sont encore trop gentils. J'ai la chance d'avoir un groupe de 20 joueurs de bon niveau, mais aucun qui sort du lot. Et c'est peut-être ce qu'il manque pour faire la différence." Conscient des lacunes de sa formation, Blaquart l'est aussi quant aux éventuelles solutions pour y remédier. "Tout d'abord, j'espère que la chance tournera enfin ! On aurait pu gagner nos deux premiers matches et on se retrouve avec un seul point. J'ai déjà connu ça lors du championnat d'Europe. Nous nous étions qualifiés avec un match nul et une défaite en trois rencontres. Aujourd'hui nous sommes dans la même situation." Quant à la mentalité du groupe, l'ancien adjoint de Jacques Santini en appelle désormais aux qualités morales de ses joueurs. "Maintenant, nous n'avons plus choix. C'est la gagne et rien d'autre, nous jouons notre première finale." L'adversaire qui se présentera ce samedi face aux Français sur la pelouse de Goyang n'a rien d'un parfait inconnu. "Le Japon est un adversaire dangereux mais à notre portée" explique Blaquart. "C'est un jeu que nous connaissons bien, d'abord parce qu'ils s'inspirent beaucoup de ce que nous faisons en France, et ensuite parce qu'ils pratiquent un football qui nous ressemble. " Alors quelle est la solution pour sortir vainqueur de cette rencontre décisive ? "Plutôt que de se baser sur les faiblesses de notre adversaire, je préfère qu'on essaie de se rappeler de nos propres points forts." Les Bleuets seraient bien inspirés de retrouver leurs qualités pour sortir vainqueurs de cette épreuve. Dans le cas contraire, François Blaquart aura sans doute beaucoup de choses à dire à ses joueurs au cours du long trajet du retour jusqu'à Paris...
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579889.html#blaquart+veut+soigner+maux+bleus

Haitians hoping to tame the Eaglets

On the eve of the final Group D matches, few would bet against Nigeria remaining perched in top spot come Saturday evening. Then again, anything is possible in football. Just take Haiti, who are still on course for an unprecedented, not to say miraculous, surge into the Round of 16, after coming from behind to snatch a well-earned draw with France. This precious point has not only instilled their whole nation with a sense of pride, it has also left the Caribbean dreamers with an outside chance of qualification. First however, they must overcome the champions of Africa, a mission which France and Japan have already failed to accomplish.
The gameNigeria - Haiti, Jeju, 25 August, 19:00 (local time)
The stakesTwo matches, two wins. So far so perfect for the Golden Eaglets, who rule the roost in Group D following their 2-1 victory against France and a 3-0 win over Japan. Eager to bag maximum points and sustain their momentum, Nigeria are intent on making it three wins out of three. Under these circumstances, the final group match against Haiti would seem to be a formality. Nevertheless, Nigeria would be wise not to underestimate their opponents, who have shown glimpses of greatness in their first two matches. Edged out in a close tussle against Japan, they came close to winning their encounter with France. As their appetite for FIFA U-17 World Cup success grows, Haiti would love to take a chunk out of big cheeses Nigeria before breaking out the bubbly to toast their qualification.
The playersThree Nigerian players and five Haitian players picked up yellow cards in the previous two matches, although no-one is suspended for this encounter. With his young charges already qualified, Yemi Tella could be tempted to rotate his squad and rest key players.
The pastThis will be the first time the two nations have crossed paths on the football pitch at any age level. Nigeria are set to break new ground on Saturday when they make the 150th appearance by an African team in FIFA U-17 World Cup history.
The words"Even though we're already qualified, we'll play this match to win. We are here for the title, so every victory takes us one step closer and motivates us still further." Yemi Tella, Nigeria head coach
"We're still in with a chance of qualification, even if we'll have our work cut out against Nigeria. Physically and technically, they're stronger than us in theory but out there on the pitch, anything is possible." Jean-Yves Labaze, Haiti head coach

La renaissance d'Haïti

Vendredi 24 août 2007
Cela faisait longtemps que les Haïtiens n'avaient pas eu de bonnes raisons de se réjouir. Pourtant, à quelques heures d'un match décisif face au Nigeria programmé ce 25 août, on peut d'ores et déjà dire que la participation de la petite nation insulaire à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007 fut un franc succès.
Depuis le but historique de Manno Sanon face à l'Italie en Coupe du Monde de la FIFA, R.F.A 1974, le pays n'a connu que la violence et l'instabilité politique. Déjà, à l'époque, la joie des supporters haïtiens avait été de courte durée : six minutes après l'ouverture du score de Sanon, les Italiens égalisaient pour finalement s'imposer 3:1 à l'issue de la rencontre. Pourtant, le football demeure une véritable passion pour tous les Haïtiens.
C'est dans l'euphorie que les fans ont accueilli la qualification de la sélection U-17 pour Corée 2007. Après avoir goûté aux joies de la Coupe du Monde de la FIFA, la petite nation insulaire a donc découvert la Coupe du Monde U-17 de la FIFA cet été. Et, à la surprise générale, les jeunes Haïtiens ont plutôt bien négocié leur entrée en matière. De fait, après deux journées, une place en huitièmes de finale leur tend les bras... à condition de s'imposer face au Nigeria, qui occupe actuellement la tête du Groupe D.
Hier et aujourd'huiDominic Vorbe, le frère de Philippe, capitaine haïtien en 1974, a vécu les deux tournois de l'intérieur. "Il règnait une sorte de folie douce lorsque le pays s'est qualifié pour la Coupe du Monde 1974, explique-t-il. Tout le monde était derrière les joueurs. Nous étions tellement fiers. Aujourd'hui, nous revivons les mêmes émotions avec les U-17. Il se passe quelque chose ici. Le football n'est pas un sport à Haïti, c'est une religion. Même dans les moments les plus difficiles, il y a toujours des gens qui jouent au foot."
Pour Jean-Yves Labaze, le sélectionneur haïtien, l'équipe a réussi des débuts très intéressants dans cette compétition. Mais pas question pour lui de laisser la fierté et l'excitation nées à l'issue des deux premières journées (une défaite 1:3 contre le Japon et un nul 1:1 obtenu face à la France) déconcentrer ses protégés.
"La Coupe du Monde, c'est le top, quelle que soit la tranche d'âge. Tout le monde veut participer à la Coupe du Monde, joueurs et entraîneurs. Nous sommes en train de vivre un moment important dans l'histoire de ce pays."
Après des années de guerre et de répression, le football renaît enfin en Haïti, au terme d'une longue traversée du désert. Le pays, qui partage l'île d'Hispaniola (également appelée île d'Haïti) avec la République Dominicaine, est considéré comme la deuxième nation la plus pauvre du monde occidental. Haïti pointait à une peu enviable 154 ème place (sur 177) au dernier classement du développement économique et social de l'ONU en 2006. 80 % de la population vit bien en dessous du seuil de pauvreté. Mais, en dépit de tous ces handicaps, le football continue à prospérer à travers tout le pays.
Grandir à son rythmeL'exil de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en 2004 et l'intervention des troupes de l'ONU pour stabiliser la région sont autant de signes encourageants pour l'avenir. Lentement mais sûrement, Haïti tente de rattraper son retard sur les plans politique, social, économique... et footballistique ! Pour preuve, les exploits de la sélection U-17 ont fait naître une grande vague d'espoir à travers tout le pays.
Fabien Vorbe, attaquant de l'équipe U-17 et membre de cette impressionnante dynastie de footballeurs, le confirme : "On parle toujours des malheurs qui frappent notre pays, mais le fait que nous soyons présents en Coupe du Monde témoigne des progrès réalisés ces derniers mois".
Pourtant, les équipements et les infrastructures dont bénéficie l'équipe nationale restent rudimentaires. En effet, le centre technique national n'a pas survécu à la folie destructrice qui a envahi le pays au moment du départ d'Aristide. "C'était dur de voir les gens détruire ce temple du football haïtien. Certains ont été jusqu'à voler les cuvettes des toilettes, d'autres ont brûlé les tables de massage", regrette Dominic Vorbe.
Tout reconstruireLes autorités locales ont donc dû repartir de zéro. Mais, grâce à l'aide du programme Goal de la FIFA, la situation a connu une amélioration rapide.Quiconque a été témoin de l'extrême dénuement qui règne actuellement en Haïti reste marqué à vie par cette expérience. Les cicatrices laissées par les émeutes qui ont accompagné le départ d'Aristide ne se sont pas encore refermées. Le siège de la fédération haïtienne et le centre technique national, qui n'a toujours pas été totalement reconstruit, ont particulièrement souffert.
Antoine Dorair, directeur du centre d'entraînement, raconte : "Tout à coup, l'état n'avait plus les moyens de financer la fédération. Le football a connu des années noires et il a fallu tout reconstruire". Toutefois, les récents investissements réalisés en matière d'infrastructures et, surtout, dans la formation des entraîneurs, lui ont redonné foi en l'avenir.
"Grâce aux nouveaux bâtiments, nous pouvons réunir toute l'équipe ici. Le football haïtien va pouvoir combler son retard, au niveau national et international."
Sans peur et sans reprocheL'attaquant Charles Herold Junior, qui a impressionné tout son monde malgré la défaite contre le Japon, assure que l'équipe est animée "par une véritable rage de vaincre" et que la pression n'aura aucun effet sur elle. "Nous avons joué devant 40 000 personnes au Honduras. Les gens nous encourageaient et, parfois, ils nous sifflaient. Ce ne sera donc pas un problème."
Et Fabian Vorbe d'ajouter : "Nous ne partons jamais battus d'avance. Même si nous devons jouer contre le Brésil ou l'Angleterre, nous entrerons sur le terrain convaincus d'être les meilleurs".
De fait, les Haïtiens auront besoin de tout leur courage, de tout leur talent et de toute leur hargne pour venir à bout d'une formation nigériane impressionnante depuis le début du tournoi. Avec, au bout de la victoire, une place en huitièmes de finale et la perspective d'apporter un peu de joie à un pays qui n'a pas été épargné par l'histoire.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579686.html#la+renaissance+dhaiti

vendredi 24 août 2007

L’appétit nigérian vient en mangeant

Vendredi 24 août 2007
Ogre, épouvantail, ou rouleau compresseur. Voilà quelques uns des surnoms que la presse mondiale utilise pour décrire la sélection U-17 du Nigeria. Il faut dire que depuis plusieurs mois, les GoldenEaglets impressionnent et dévorent tout sur leur passage.

En apéritif, les Nigérians ont dominé de la tête et des épaules les qualifications africaines. Arrivés au Togo en mars dernier avec l'étiquette de favoris de la Coupe d'Afrique des Nations Cadets, les joueurs de Yemi Tella n'ont fait qu'une bouchée de leurs adversaires. Inscrivant quinze buts pour un seul encaissé lors de la compétition togolaise, ils ont battu le pays hôte en finale (1:0) et décroché leur qualification pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007.

Et déjà les Golden Eaglets affichaient leurs ambitions mondiales. Après le sacre africain, l'attaquant Kabiru Akinsola confiait déjà voir plus loin. "Nous avons nos chances pour remporter le titre mondial." avoue le co-meilleur buteur de la CAN U-17 avec quatre réalisations. "Certes, il y de bonnes équipes comme le Brésil, mais nous n'avons peur de personne. Nous avons confiance en nous et nous sommes ensemble depuis assez longtemps pour connaître nos qualités et savoir que nous pouvons remporter la Coupe du Monde."

Pour se mettre en appétit et avoir un avant-goût du menu de la compétition mondiale, les Nigérians ont participé au Tournoi des Huit-Nations en République de Corée en juin dernier. Ceux qui doutaient encore de la qualité de l'effectif et de la motivation des champions d'Afrique ont du repartir avec quelques certitudes. Trois victoires autoritaires face à la Nouvelle-Zélande (2:1), aux Etats-Unis (2:1) et au Japon (5:0) leur ont permis de s'ouvrir les portes de la finale. Battus seulement aux tirs au but par le grand Brésil, les Golden Eaglets ont terminé la compétition avec la meilleure attaque (11 buts) et une nouvelle étiquette, celle de candidat sérieux au titre mondial.

Force et maturité
Conscient des attentes placées dans sa formation, Yemi Tella ne fuit pas les responsabilités et assume calmement la pression. "Comme lors de chaque compétition, le Nigeria jouera pour aller au bout et soulever le trophée" confie le technicien à FIFA.com. "Nous avons une formation très solide et complète. Mes joueurs sont forts dans toutes les lignes, matures et motivés. Notre meilleure arme est notre volonté. Nous voulons tout gagner, c'est notre seul mot d'ordre."

Et dès l'entame de l'épreuve reine les Nigérians joignent l'acte à la parole. Opposés en lever de rideau du Group D à la France, championne du monde en 2001 et annoncée comme candidate sérieuse au sacre final, les Africains font parler leur physique, en étouffant toute vélléité offensive des Bleuets, et leur maturité, en profitant des deux erreurs défensives de la défense tricolore. Résultat des courses, une victoire 2:1 sans vraiment trembler. Et un discours invariable dans la bouche de Tella : "Nous sommes ici pour le titre mondial. Donc nous voulons battre tout le monde. Nous prenons les rencontres l'une après l'autre avec le même but : la victoire."

Arrogant, Tella ? Non, réaliste. Car dès le match suivant, des Japonais ambitieux et avides de revanche après leur déroute 5:0 subie quelques mois auparavant, sont renvoyés à leurs chères études. Un Macauley Chrisantus des grands jours inscrit deux des trois buts de la victoire nigériane 3:0 tandis que le prodige Rabiu Ibrahim en fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires dans un style qui rappelle étrangement celui de l'ancienne gloire Augustine "Jay-Jay" Okocha.

"La victoire appelle la victoire"
A l'issue de la rencontre, Chrisantus promettra à FIFA.com que cette victoire aisée ne serait pas la dernière. "Aujourd'hui, nous étions trop forts pour eux. Et nous espérons voir la situation se reproduire au prochain match. Certes, Haïti joue son avenir contre nous alors que nous sommes déjà qualifiés. Mais faites-nous confiance, nous ne lèverons pas le pied et jouerons pour la victoire. C'est de là que nous tirons notre motivation. La victoire appelle la victoire."

Autre allié de poids pour les Africains, ils sont suivis à travers tout le Pays du Matin Calme par leur contingent de supporters. Vivant en Corée ou s'étant déplacés spécialement pour l'occasion, la centaine d'inconditionnels des Eaglets assure l'ambiance dans les tribunes, trompettes et tambours à l'appui. "Coach Tella nous a promis de ramener le trophée au pays" explique David, Un Nigérian vivant à quelques kilomètres de Gwangyang et ravi de voir ses compatriotes jouer à deux pas de chez lui. "Je suis là pour lui apporter mon soutien et l'aider à tenir sa promesse. Mais je ne me fais aucun souci, je suis convaincu que nous avons la meilleure équipe du tournoi."

Les joueurs eux-mêmes en sont déjà presque convaincus. Reste maintenant à le faire savoir aux joueurs Haïtiens qui joueront leur survie dans le tournoi face aux favoris nigérians. Et la tâche s'annonce difficile pour les Caribéens. En effet, essayez donc de priver de dîner un ogre affamé...

http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579592.html#lappetit+nigerian+vient+mangeant

HAITI-NIGERIA...HAITI et NIGERIA.. JUSTE UN EXPLOIT ET NOUS Y VOILA!

Je ne crois pas qu’il existe actuellement une nation qui vit de façon plus intense la coupe du monde des moins de 17 ans Corée 2007 que la nation haïtienne. J’émets une certaine réserve sur les fans du Brésil mais il faudrait voir pour affirmer si les jeunes pousses bénéficient de la même ferveur que les aînés de la seleçao.

Nous autres les haïtiens vrais fans de foot nous faisons feu de tout bois. Tandis qu’en France cette coupe du monde des petits est vécue dans une indifférence presque répugnante, tout Haïti est mobilisée derrière chaque performance de la sélection conduite par le Professeur LABAZE.

Comme manifestation de cette ferveur je prendrai l’exemple d’un parent qui s’est réveillé à trois heures du matin pour pouvoir suivre le match à travers une station de radio d’Haïti captée sur le net. La presse quant à elle a présenté la confrontation HAITI-FRANCE comme un remake de la lutte pour l’indépendance qui a opposé il y a deux siècles les troupes menées par les généraux français Leclerc et Rochambeau à Jean Jacques Dessalines.

Vainqueurs de la bataille de Vertières, Dessalines et ses troupes devaient déclarer l’indépendance d’Haïti et en faire la première nation noire indépendante du monde et du coup couronner la révolution débutée un 22 aout 1791 comme la seule révolution nègre victorieuse de l’histoire universelle.

Certains journalistes ont osé présenter le match Haïti-France comme une occasion de consolider la victoire de 1804. Rapprochement un peu exagéré certes mais témoignant l’impact de l’évènement sur la vie du pays.

Plus réaliste et plus acceptable ont été les paroles du sélectionneur haïtien Jean Yves Philogène Labaze qui a parlé d’une confrontation entre un père et son fils, un combat entre David et Goliath. L’histoire du match soldé par un nul mérité, un exploit quasi achevé se rapproche de ces considérations faites avant.

Aujourd’hui, à l’aube du troisième match de la sélection nationale haïtienne des moins de 17 ans, le hasard du tirage au sort nous place devant un obstacle insurmontable, un fort difficilement prenable si nous voulons continuer à écrire d’autres belles pages d’histoire et briller dans la cour des très grands.

Le monstre à battre s’appelle le Nigeria !

Nous voulons garder notre optimisme car nous ne sommes plus à un exploit près !

Pour évaluer en long et en large notre adversaire et pouvoir savourer notre prestation j’ai cherché et relever ces quelques informations intéressantes.

Le Nigeria c’est un territoire d’Afrique situé dans le golf de guinée possédant une superficie de 924.000 kilomètres carrés soit 33 fois plus grand qu’Haïti. Il partage à l’ouest une frontière de 773 kilomètres avec le Bénin, de 1690 km avec une autre grande nation africaine de football le Cameroun à l’est ; au nord il la ligne frontalière mesure 1497 kilomètres et délimite le territoire du Niger, enfin il est limité au nord-est par le Tchad sur 84 kilomètres. Sa superficie compte 44% de terres non exploitées.

Le Nigeria compte une population de 131.540.000 habitants. Sur le pan économique il représente le 5ème pays producteur de pétrole des pays de l’OPEP et 10ème producteur mondial. L’exportation du pétrole représente 80% de leurs exportations et en 2006 le pétrole a rapporté plus de 34 milliards d’euros.

En matière de Football La fédération Nigériane de Football a été crée en 1945 pour obtenir une affiliation à la FIFA en 1959. Cette fédération compte plus de 85.000 licenciés et un palmarès des plus impressionnants du continent africain :

- Deux participations en coupe du monde en 1994 (1/8 de finale) et en 1998

- Vainqueur des jeux africains en 1973

- Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations en 1980 et 1994

- Vainqueur de la CAN junior en 1983, 1985, 1987, 1989

- Vainqueur de la coupe du monde des moins de 16 ans en 1985

- Vainqueur de la coupe du monde des moins de 17 ans en 1993

- Champion Olympique en 1996

Plusieurs joueurs du Nigéria évoluent dans des clubs des meilleurs championnats d’Europe. Et pour avoir une idée de l’importance et des moyens mis à la disposition du football et aussi en guise de cerise sur le gâteau le sélectionneur national n’est que l’ancien sélectionneur allemand Berti VOGTZ !

Nous avons toute fois trouvé des éléments qui rapprochent plus le Nigéria à Haïti. Les Nigérians sont pauvres malgré le pétrole qui abonde dans leur sous sol. Les entrées de devises sont (décherpillées –haïtianisme !) par les gens du pouvoir. Oui les dirigeants nigérians sont aussi corrompus que les haïtiens !

Pour cette raison les paramètres économiques qui traduisent cette pauvreté s’alignent de très près avec les paramètres haïtiens. En voici quelques exemples :

- Les nigérians ont une espérance de vie de 44 ans contre 52 ans pour les haïtiens. Ceci les place au 185ème rang mondial tandis qu’Haïti occupe la 170ème place

- Le PNB du Nigéria est de 564 dollars contre 455 dollars pour Haïti ce qui range les pays en 185ème et 193ème place respectivement.

Bref, demain donc nos jeunes pousses auront fort à faire. Mercredi nous avons été confrontés à notre père pour répéter la phrase du sélectionneur Labaze demain nous devront sortir la tête haute d’un duel à mort dans le bon sens du terme avec le Nigeria, digne représentant de l’Afrique, notre Alma Mater !

Juste un exploit et nous y voilà !

DRJJ24/08/07

Vers la dictature du pouvoir législatif en Haïti

A quand la dissolution du parlement ?
Contre la dictature du pouvoir législatif…
Depuis de nombreuses années des voix autorisées se lèvent pour dénoncer les incohérences de la constitution de 1987. Ses appels ont résisté à l’indifférence des secteurs concernés qui trouvaient entre les lignes de cette constitution des effets de pâturages pour paître leurs propres intérêts. Quand l’idée de remaniement constitutionnel a été évoqué il a été question de changer certains articles traitant de la double nationalité, mandats présidentiels etc … mais toujours en laissant de côté ces errances qui à un moment donné rendraient le pays ingouvernable.
Ces erreurs se ressentaient très peu ou pas du tout dans la mesure ou Haïti avait connu ces derniers temps un régime dictatorial sanguinaire disposé à utiliser les gros moyens pour faire passer les idées et les actions.
Aujourd’hui, plus on se dirige vers un régime pseudo démocratique participatif dont le succès se fonde sur une clairvoyance et une compréhension exacte de la responsabilité des différents secteurs on se rend compte que ces incohérences deviennent de vrais obstacles à la stabilité politique recherchée depuis des lustres.
Après es siècles de dictature, la communauté internationale nous a fabriqué un régime démocratique prêt-à-porter sans tenir compte de nos mensurations ni de nos coutumes. Nous voici devant une situation de séparation de pouvoirs avec un pouvoir suprême-arbitre représenté par un parlement formé d’individus qui ne semblent issus d’aucun parti politique. Un parlement sans majorité. Un parlement sans bloc. Un parlement sans clivage politique.
Héritier d’une situation catastrophique avec des crises anciennes et récentes dont les causes remontent à plus de deux siècles, le gouvernement pondu par la communauté internationale semble se structurer, sans doute pas à la vitesse escomptée ni dans le sens souhaité par beaucoup certes, mais l’état prend forme. Après une période néfaste qui a fait du pays l’endroit le plus dangereux du monde, le problème de l’insécurité semble partiellement écarté…
Il a suffit un coup de pied dans la fourmilière géante caractérisé par le désir de lutter contre la corruption pour que le spectre de crise politique menace d’effondre comme un raz de marée ce qui a été construit au prix de sacrifices.
Il y a deux siècles, une attitude dans le même genre résumé dans cette phrase de l’Empereur Jean Jacques Dessalines au moment d’entamer la réforme agraire« Et les pauvres nègres dont les pères sont en Afrique, ils n'auront donc rien", lui avait couté la vie. Il semblerait que certains intérêts restent et doivent rester intouchables dans ce pays.
Pourtant l’idée de changer les choses continuent à faire l’unanimité au moins dans les discours… avec une force armée capable de se vendre et habituée à se plier au plus offrant, le régime actuel aurait déjà vécu ces dernières heures.
La lutte contre la corruption n’est certainement pas le seul élément déclencheur qui a mis un peu trop sur la sellette notre parlement
Aujourd’hui la menace ne vient pas des hommes en uniforme ; elle semble venir d’un parlement trop puissant dont les membres viennent de prendre conscience de leur toute puissance et l’absence de contrôle de leur super pouvoir.
« La mentalité chef » aidant la situation risque de s’assombrir dans un futur proche. Et si à l’instar de l’armée le parlement s’érigeait en véritable obstacle et pierre d’achoppement pour la stabilité et le développement.
Si le parlement devenait aussi dangereux que les forces armées d’Haïti qui autoriserait sa dissolution ?

Gérard Gourgue affirme que le sénat a perdu la face

L’éminent juriste, Gérard Gourgue, croit que le sénat a perdu la face dans le cadre de l’affaire l’opposant au commissaire du gouvernement Claudy Gassant. Il qualifie de " précipitation aveugle" la décision des élus, soulignant que le parquet est une partie intégrante de l’autorité judiciaire. " Le statut du commissaire du gouvernement est particulier, il est agent de l’exécutif, un magistrat de l’ordre et un défenseur de la société", ajoute t-il.
Qualifiant de rocambolesque la longue séance du sénat en date du 22 août, M. Gourgue estime qu’un parlement sérieux n’a pas à se livrer à un jeu enfantin. " L’invitation à M. Gassant ne peut être caractérisée par la contrainte ", dit-il soulignant qu’en cas de faute M. Gassant devrait répondre à une invitation du conseil supérieur de la magistrature.
La justice ne s’accommode pas de cette formule creuse et élémentaire de l’invitation assure t-il précisant que M. Gassant peut dire non au ministre de la justice.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Gérard Gourgue a soutenu qu’un magistrat ne transige pas sur les grands principes qui dirigent son statut. " M. Gassant par son comportement à fermer la vanne à une dérive dans le pouvoir judiciaire parce qu’à l’avenir on pourrait demander au doyen du tribunal de Port-au-Prince de se présenter par devant le sénat", martèle t-il.
Tout en saluant la personnalité du magistrat Gassant, maître Gourgue nie la thèse de l’insubordination. " Il n’existe pas de faute pour la sanction réclamée", dit-il qualifiant de farfelue la décision d’interpeller le premier ministre.
Selon l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, les membres de la commission justice du sénat devraient demander un rapport au chef du parquet sur l’état de la détention préventive prolongée en Haïti.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12966

Georges Michel souhaite que le chef du parquet rencontre les sénateurs

L’historien Georges Michel exprime le vœu que le commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, réponde à l’invitation des sénateurs afin d’éviter une crise politique. Il estime qu’il faut trouver une formule qui permet aux protagonistes de sauver la face.

Tout en rappelant que le parlement n’a pas le pouvoir d’interpeller ou de convoquer un magistrat M. Michel assure que le sénat peut inviter M. Gassant dans le cadre d’une enquête. " Les sénateurs peuvent demander au commissaire du gouvernement de déposer par devant une commission sénatoriale", dit-il précisant que les élus ont demandé au ministre de la justice de se faire accompagné de M. Gassant.

L’historien George Michel estime que les sénateurs exercent leurs prérogatives constitutionnelles en en décidant d’interpeller le premier ministre Jacques Edouard Alexis. " Les deux chambres du parlement ont le pouvoir d’interpeller le premier ministre à leur discrétion", martèle t-il.

Tout en mettant en évidence l’attitude traditionnellement réservée des pères conscrits, M. Michel rappelle que le parlement jouit du droit d’enquêter sur toutes les affaires publiques. Il soutient que M. Gassant empêche par ainsi au pouvoir législatif d’enquêter sur un dossier qu’il juge important.

De plus en refusant d’accompagner le ministre de la justice, René Magloire, par devant la commission justice du sénat, le commissaire du gouvernement fait preuve d’insubordination a l’égard de son supérieur hiérarchique indique M. Michel pour qui le ministre peut limoger le chef du parquet. Tout en regrettant que le bras de fer ait abouti à une interpellation, Georges Michel rappelle que depuis 25 ans le sénat n’a interpellé ni premier ministre ni ministre.

Selon M. Michel cette interpellation traduit un raz le bol des parlementaires suite à certains contentieux avec l’exécutif. " L’affaire Gassant est la goutte d’eau qui a fait renverser le vase puisque les sénateurs avaient convenu de donner sa chance au gouvernement qui donne l’impression de travailler mais n’obtient que peu de résultats", ajoute t-il.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12965

HAITI-NIGERIA ...LA DERNEIRE CHANCE.. DAVID VERSUS GOLIATH... JUSTE UN AUTRE EXPLOIT A REALISER...

Sans-faute nigérian ou miracle haïtien ?

La première place du Nigeria dans le Groupe D à l'aube de la dernière journée semble plutôt logique. En revanche, voir Haïti toujours en course pour la qualification relève de l'exploit, voire du miracle. Les Caribéens ont obtenu le match nul face aux Français après avoir été menés. Un point qui fait non seulement la fierté de toute une nation, mais qui lui permet également d'espérer un billet pour le deuxième tour. Il faudra pour cela terrasser les champions d'Afrique. Une mission où Français et Japonais ont successivement échoué.

Le match
Nigeria - Haïti, Jeju, 25 août, 19h00 (heure locale)

L'enjeu
Deux matches, deux victoires. C'est le bilan parfait qu'affichent les Golden Eaglets dans le Groupe D après avoir fait mordre la poussière à la France (2:1) puis au Japon (3:0). Soucieux d'empocher les points comme de marquer les esprits, le Nigeria veut décrocher sa troisième victoire en autant de rencontres. Dans ces conditions, le dernier match face à Haïti pourrait passer pour une formalité. Les Nigérians auraient pourtant tort de sous-estimer leurs adversaires tant ils ont montré de belles choses lors des deux premières rencontres. Battus sur le fil par le Japon, ils auraient pu l'emporter face à la France. L'appétit venant en mangeant, Haïti se voit donc bien croquer le géant nigérian en dessert avant d'ouvrir le champagne pour fêter sa qualification.

Les joueurs
Trois Nigérians et cinq Haïtiens ont été avertis lors des deux premiers matches, mais personne ne sera suspendu pour cette rencontre. Ses jeunes pousses étant déjà qualifiées, Yemi Tella pourrait faire tourner son effectif et laisser quelques cadres au repos.

L'histoire
Toutes catégories confondues, cet affrontement est le premier entre les deux nations. Le Nigeria fera un petit pas dans l'histoire de la compétition en disputant le 150ème d'une équipe africaine en Coupe du Monde U-17 de la FIFA.

Les mots
"Même si nous sommes déjà qualifiés, nous jouerons cette rencontre pour la gagner. Nous sommes ici pour remporter le titre et chaque victoire nous en rapproche et nous motive."

Yemi Tella, sélectionneur du Nigeria

"Nous sommes encore dans la bataille pour la qualification, même si elle sera rude face au Nigeria. Physiquement et techniquement, ils paraissent plus puissants que nous mais sur un match, tout peut arriver."

Jean-Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti

Réginald Boulos au parquet de Port-au-Prince : Affaire classée, selon le patron et ses avocats

Trois autres entrepreneurs ont également surmonté les accusations de corruption portées contre eux ; mutisme total du commissaire Claudy Gassant

jeudi 23 août 2007,

Radio Kiskeya
L’homme d’affaires et ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), le Dr Réginald Boulos, a été blanchi jeudi soir par le parquet de Port-au-Prince dans le cadre de l’enquête judiciaire dont il faisait l’objet pour "corruption, concussion de fonctionnaires et contrebande".
A l’issue de plus de neuf heures passées au carré de Claudy Gassant, Boulos a été autorisé par le commissaire du gouvernement à rentrer chez lui tranquillement alors que la ville bruissait de rumeurs sur son sort.
Dans une brève déclaration à la presse, l’entrepreneur a indiqué devant une nuée de journalistes que le "dossier est clos" en ce qui le concerne. Sans révéler le moindre détail, il assure avoir "fourni tous les éléments nécessaires au commissaire".
Malgré la longue attente qui a été la sienne, Réginald Boulos estime avoir eu une bonne journée.
Deux de ses avocats, Camille Leblanc et Joël Petit-Homme, se sont montrés sur la même longueur d’ondes que leur client en précisant qu’il n’y aurait "plus de nouvelles convocations". Ils soulignent qu’au bout de l’interrogatoire, le chef du parquet est parvenu à la conclusion que les données dont il disposait sur les opérations d’importation des entreprises du Dr Boulos étaient "erronées".
Egalement avocats de l’homme d’affaires, les frères Grégory et Thierry Mayard-Paul, se trouvaient à ses côtés lorsqu’il quittait le parquet vers 7 heures du soir (19 heures locales) au milieu d’un imposant dispositif de sécurité.
Trois autres membres du secteur privé opérant dans le domaine du transport aérien sont aussi sortis indemnes de cette épreuve après avoir dû se défendre contre les mêmes chefs d’accusation. Marguerite Emerant, de la compagnie Haïti Express, a passé toute la journée en compagnie de son conseil de défense composé de Mes Hannibal Coffy et Philippe Belot.
La situation n’a guère été différente pour Jean-Michel Gornail et son épouse.
De son côté, le commissaire Claudy Gassant, en délicatesse avec le Sénat qui réclame son départ, s’est signalé par son silence et son attitude distante vis-à-vis des journalistes qui souhaitaient l’interroger. Il s’est dirigé sous forte escorte vers son impressionnante flotte de véhicules sans lâcher un seul mot.
L’affaire Boulos retenait l’attention de l’opinion publique, tout particulièrement ces derniers jours. Elle avait pris des proportions considérables en raison de l’envergure du personnage, de son opposition marquée au Président René Préval aux élections de 2006 et de l’arrestation depuis le début de l’été de six autres hommes d’affaires accusés de corruption.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya, la convocation de Réginald Boulos aurait fragilisé la position du pouvoir, coincé entre des pressions internationales et les risques d’un mouvement de protestation de la classe d’affaires de plus en plus inquiète de la perspective de devenir la cible privilégiée de la "campagne anticorruption. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4015

La police dominicaine traque deux haïtiens accusés d’avoir tué un belge

Eddy Jacques Joseph Raes, un touriste de 53 ans, a été abattu de plusieurs balles par des inconnus ; les haïtiens seraient responsables de beaucoup d’attaques violentes dans des zones sensibles de l’industrie touristique dominicaine

jeudi 23 août 2007,

Radio Kiskeya
La police dominicaine recherche activement deux ressortissants haïtiens non identifiés accusés d’avoir assassiné un touriste belge dans le secteur dénommé Gran Parada de la municipalité de Montellano (nord de la République Dominicaine), informe une dépêche de l’agence EFE.

Eddy Jacques Joseph Raes, 53 ans, a été abattu mardi de plusieurs balles. Son corps a été transporté à l’institut régional de pathologie médicale où une autopsie a été pratiquée.

La police cherche à identifier et à appréhender les présumés meurtriers qui sont en cavale. Ils seraient tous deux des sans-papiers.

Il n’était pas encore possible jeudi soir de savoir si le mobile de ce meurtre était le vol ou un règlement de compte.

La dépouille de la victime devrait être rapatriée incessamment.

Les autorités dominicaines affirment être très préoccupées par l’implication de plus en plus prononcée d’illégaux haïtiens dans des actes délictueux enregistrés dans des localités touristiques de la côte nord du pays.

Différents rapports de presse montrent que des compatriotes se sont retrouvés au cours des derniers mois au centre de nombreux incidents sanglants. Ils en sont responsables ou victimes. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4014

Journée marathon pour Réginald Boulos au parquet de Port-au-Prince

L’important homme d’affaires répondait aux questions de Me Claudy Gassant sur la corruption en douane alors que des Sénateurs réclament le départ du commissaire du gouvernement

jeudi 23 août 2007,

Radio Kiskeya
L’homme d’affaires et ex-président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), le Dr Réginald Boulos, se trouvait jeudi en fin d’après-midi au parquet de Port-au-Prince oû il devait être interrogé par le commissaire Claudy Gassant dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte sur "la corruption, la concussion de fonctionnaires des douanes et la contrebande".

Le chef du parquet était lui-même dans une situation très particulière, sa tête étant réclamée par les Sénateurs pour son absence non motivée et frondeuse mercredi à une séance de questionnement à la Chambre haute.

Présent sur les lieux très tôt dans la matinée, Boulos était accompagné de ses avocats Camille Leblanc, ancien ministre de la justice, Thierry Mayard-Paul, Grégory Mayard-Paul et Joël Petit-Homme. Cependant, Me Samuel Madistin, qui a dénoncé à plusieurs reprises l’illégalité de la convocation de son client, ne s’est pas présenté pour des raisons inconnues. Plus de six heures après son arrivée, l’interrogatoire n’avait toujours pas commencé en raison de la comparution simultanée d’autres personnes, a confié Me Petit-Homme à Radio Kiskeya.

Boulos bénéficiait du soutien pro-actif de plusieurs dizaines de résidents de Cité Soleil qui se massaient dans la cour du parquet. Certains d’entre eux ont exprimé leur reconnaissance envers l’entrepreneur pour sa contribution à l’éducation des jeunes dans le plus grand bidonville de Port-au-Prince.

Des agents de la Compagnie d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO), une unité spécialisée de la PNH, assuraient un service d’ordre.

Médecin de profession, Réginald Boulos avait dirigé pendant plusieurs années les Centres pour le développement et la santé (CDS), une ONG créée par son père, feu Raphaël Boulos. Les violences politiques meurtrières qui sévissaient à Cité Soleil depuis le retour d’exil de Jean-Bertrand Aristide, en 1994, devaient entraîner la fermeture des CDS.

Responsable de plusieurs entreprises, le Dr Réginald Boulos, l’un des principaux représentants du monde des affaires, est notamment président du conseil d’administration du quotidien Le Matin et concessionnaire de véhicules. Très actif politiquement et impliqué dans des mouvements de la société civile, il avait ouvertement mené campagne en 2006 contre la réélection de l’actuel Président René Préval.

Avant M. Boulos, plusieurs autres membres du secteur privé se sont retrouvés ces dernières semaines dans le collimateur de la justice et ont été tous emprisonnés. Le 26 juillet dernier, Fritz Brandt et son fils David, accusés de fraudes douanières dans l’importation d’un camion, avaient été arrêtés et écroués à l’issue d’un interrogatoire marathon au parquet de Port-au-Prince. Des hommes de loi ont reproché à Claudy Gassant d’avoir dans ce cas outrepassé ses droits de chef de poursuite pour exercer les attributions du juge d’instruction. Des critiques rejetées par l’intéressé qui se défend de tout excès de zèle.

La semaine dernière, il avait d’ailleurs récidivé en se rendant au siège de l’entreprise dénommée Compagnie haïtienne de moteurs, propriété des Brandt, où il avait interrogé des employés. L’avocat des Brandt, Jean Gérard Eveillard, s’était plaint d’avoir été tenu ce jour-là à l’écart de ses clients. Un juge de paix à qui on avait fait appel en vue de dresser un procès-verbal aurait été, pour sa part, chassé de la compagnie.

Quatre autres hommes d’affaires, Franck Ciné, PDG de la compagnie de téléphonie cellulaire HAITEL et ex-actionnaire majoritaire de la SOCABANK et trois membres de l’ancien conseil d’administration, Patrick Vieux, Claudel Géhy et Patrick Poitevien, sont incarcérés depuis le 6 juin pour leur implication présumée dans la faillite de la banque commerciale.

Le Président René Préval a promis de livrer une guerre sans merci contre la corruption sous toutes ses formes. Ce projet est devenu depuis des mois un leitmotiv dans le discours officiel du pouvoir.

Jean-Claude Bajeux, rescapé de la dictature des Duvalier et figure emblématique de la lutte pour le respect des droits humains, a estimé que la relance des poursuites judiciaires contre Jean-Bertrand Aristide serait pour le chef de l’Etat la meilleure preuve de son engagement contre la corruption. Dès les premiers jours de son second mandat, Préval avait ordonné le retrait d’une plainte déposée par le gouvernement de transition (2004-2006) devant un tribunal fédéral américain contre l’ex-Président Lavalas, accusé d’avoir pillé le trésor public.

Si différents acteurs et secteurs se sont prononcés pour l’éradication de la culture de corruption omniprésente en Haïti, des réserves sont toutefois exprimées sur les méthodes du gouvernement Préval/Alexis et le caractère apparemment très sélectif et partisan des interventions de l’appareil judiciaire. spp/RK photo/lpp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4013

Haïti-MINUSTAH : Edmond Mulet fait ses adieux

Jeudi 23 août 2007

P-au-P, 23 août 07 [AlterPresse] --- Le diplomatique guatémaltèque Edmond Mulet, chef civil de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a fait ce 23 août 2007 ses adieux publics à Haiti.

Rencontrant la presse avant de laisser prochainement la Mission, Edmond Mulet a relevé quatre éléments indispensables, selon lui, à la bonne marche de la société haïtienne.

Il a mentionné l’établissement de l’Etat de droit par le renforcement des institutions et la réforme de la justice et de la police, la résolution des divergences politiques à travers un dialogue constructif, l’implication des citoyens dans la construction d’une Haïti équitable, en paix et sur la voie du développement durable, ainsi que la contribution des journalistes.

Après avoir passé 14 mois à la tête de la mission onusienne, Edmond Mulet invite les Haïtiens à saisir les opportunités qui leur sont présentées afin d’avancer ensemble.

« J’insiste sur le mot ensemble (…) comme le rappelle la devise de ce pays, l’Union fait la force, c’est donc ensemble que vous parviendrez à travailler pour la stabilité et la prospérité d’Haïti », a déclaré Edmond Mulet à la conférence hebdomadaire de la Minustah.

Le représentant sortant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti se dit satisfait de ses réalisations à la tête de la mission onusienne. Mulet déclare partir « enrichi par la connaissance d’un peuple merveilleux, généreux et créatif. Un peuple bon, qui mérite un destin meilleur, un destin aussi brillant que son histoire ».

Edmond Mulet sera succédé, dès le 1er septembre 2007, par le tunisien Hédi Annabi qu’il remplacera comme Sous-secrétaire aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

Mulet a tenu à préciser que la mission de l’Onu a pour mandat d’« appuyer et accompagner les autorités haïtiennes pour renforcer la démocratie, affermir les institutions et établir l’Etat de droit ».

« Notre mission prioritaire est d’appuyer un gouvernement légitime dans son combat pour rétablir la paix et la sécurité, conditions indispensables pour le développement durable », a rappelé le chef civil sortant de la Minustah qui salue la décision des investisseurs et de la diaspora haïtienne de s’intéresser au pays.

L’engagement du gouvernement haïtien de lutter contre la corruption, la contrebande, le narcotrafic et l’impunité, est aussi salué par Edmond Mulet qui estime que cela est nécessaire à l’établissement de cet Etat de droit.

« Il faut s’attendre à ce que ces efforts pour normaliser la situation, pour amorcer un changement (…) attendu et nécessaire, rencontre des résistances de la part des groupes et individus qui, jusqu’à présent, ont profité de l’impunité », a prévenu le diplomate Mulet.

Le chef civil sortant de la mission de l’Onu affirme que là où règnent l’instabilité, le conflit et la polarisation, il ne peut y avoir d’investissement à long terme ni de progrès durable.

Citant le président René Préval, Edmond Mulet signale que depuis 1986, c’est la première fois qu’Haïti jouit d’une relative stabilité politique, une stabilité fragile qui mérite d’être renforcée à tout prix. Le diplomate onusien croit que la Minustah a joué un rôle important dans cette stabilité.

Le mandat de la mission de l’Onu arrive à terme le 15 octobre prochain avec possibilité de renouvellement pour une période d’un an, sur proposition du Secrétaire général des Nations Unies, le sud-coréen Ban Ki-Moon.

Dans le cadre de ce renouvellement, Mulet souhaite que l’ONU contribue à renforcer le contrôle des frontières maritimes et terrestres, des ports et des douanes d’Haïti, tout en développant les capacités de la garde côtière. [do apr 23/08/2007 14 :10]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article6336

Haïti-Suisse-Corruption : Satisfaction des ONG suisses après le prolongement pour un an du blocage des fonds Duvalier

Les gouvernements suisses et haïtiens doivent « mettre à profit ce nouveau délai »

Jeudi 23 août 2007

Communiqué de presse des ONG suisses*

Soumis à AlterPresse le 23 août 2007

Les ONG se réjouissent de la décision du Conseil Fédéral concernant les fonds Duvalier.

Aujourd’hui (22 août 2007), le Conseil fédéral a décidé de prolonger le blocage des fonds Duvalier pour douze mois supplémentaires. Les ONG accueillent cette décision avec grande satisfaction et demandent aux gouvernements suisses et haïtiens de mettre à profit ce nouveau délai.

Cette mesure du Conseil fédéral a été possible car le président Préval, dans une lettre du 13 août dernier adressée à la Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, a signalé la ferme volonté du gouvernement haïtien de voir les fonds Duvalier restitués à Haïti et le lancement prochain de procédures adéquates contre l’ex-dictateur. Ce signal montre que les diverses initiatives de la société civile suisse et haïtienne - notamment les lettres adressées aux autorités de Berne et de Port-au-Prince - ont porté leurs fruits.

Les ONG vont donc tout mettre en œuvre pour transformer cet essai et s’assurer que des procédures judiciaires seront effectivement introduites, en Haïti, contre Jean-Claude Duvalier. Ce délai de douze mois laissera aussi du temps pour combler les lacunes juridiques actuelles du droit suisse.

Ces démarches seront nécessaires pour que les 7,6 millions bloqués en Suisse et appartenant formellement à la famille Duvalier soient restitués au peuple haïtien et ne fassent pas l’objet d’un nouveau détournement illégitime ou d’un blocage indéfiniment prolongé dans les banques suisses.

Lausanne, le 22 août 2007

* Action de Carême, Action Place Financière Suisse, Déclaration de Berne, Plate-Forme Haïti de Suisse, Transparency International Suisse, TRIAL

http://www.alterpresse.org/spip.php?article6335