| Samedi, 4 août 2007 10:58 | |
| Sans action spectaculaire, les bandits continuent à réaliser des enlèvements dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Une quinzaine de criminels, dont 8 appartenant à un seul réseau ont été appréhendés au cours du mois de juillet indique le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. Les 8 criminels ayant leur repaire dans le quartier de morne Menard, avaient enlevé ces dernières semaines deux personnes ; un enfant du pasteur Gérard Berard et l’ingénieur Serge Ligondé. Selon M. Lerebours, les bandits ont été appréhendés lors d’une opération de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) au cours de laquelle les deux otages ont été libérés. " Les parents des victimes étaient sur le point de verser une rançon de 50 000 dollars", indique M. Lerebours qui souligne que les criminels avaient auparavant enlevé une jeune fille. Les observateurs réclament plus de vigilance des agents de l’ordre qui donnent l’impression de baisser la garde après 4 mois d’accalmie dans les actes de violence. Le chef de file de l’Union, Chavannes Jeune, rappelle qu’il faut réaliser d’autres efforts en vue de démanteler tous les gangs de la région métropolitaine. " Il y a des cas de kidnapping même si on n’en parle pas beaucoup", déclare le pasteur Chavannes Jeune souhaitant que les autorités oeuvrent afin de consolider le climat sécuritaire. Toutefois le porte parole de l’institution policière relativise, expliquant que 42% des 1146 cas d’arrestation concernent des délits mineurs tels vol simple et voie de fait. 171 bandits ont été appréhendés au cours du mois de juillet ; 108 pour association de malfaiteur, 48 pour meurtre et 15 pour enlèvement. | |
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 5 août 2007
Une Quinzaine de kidnappeurs appréhendés en juillet
Nouvel incendie dans une entreprise publique
Montes Joseph, directeur général de la compagnie, a révélé que des menaces ont été proférées contre les responsables par des individus non identifiés.
Il déclare que l’incendie coïncide avec un audit réalisé par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) sur les gabegies au sein de cette entreprise. L’état avait acheté plus de 200 véhicules pour l’entreprise, aujourd’hui il n’en reste qu’une dizaine ", déclare t-il précisant que des employés veulent faire disparaître des traces de mauvaises gestion.
Il s’agit du second incendie en l’espace de huit jours enregistré dans une entreprise publique. Cette incendie, d’origine inconnue est survenu alors que les résultats de l’enquête sur l’incendie à l’usine électrique de Varreux ne sont pas encore connus. Selon les responsables de l’électricité d’Haïti (EDH), l’incendie du 27 juillet a endommagé des matériels importants dans l’usine ce qui a entraîné une perte de 13 mégawatts d’énergie.
L’incendie au local de Service Plus n’aura que très peu de conséquences sur le secteur du transport en commun parce que les véhicules en état de fonctionnement ont été épargnés précise t-on.
Par contre l’incendie à l’usine électrique de varreux a occasionné un sévère rationnement du courant électrique dans la région métropolitaine. Les clients de l’unique compagnie autorisée à commercialiser l’énergie électrique se plaignent et ne croient plus aux promesses des responsables.
Toutefois les responsables de l’EDH annoncent l’installation prochaine des matériels qui rendront opérationnels les moteurs de Peligre. Ils précisent que 30 mégawatts d’énergie seront injectés dans le réseau à la mi-août.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12903
Caracas accueille le Vième sommet social pour l’union de l’Amérique Latine et de la Caraïbe
samedi 4 août 2007
P-au-P., 4 août. 07 [AlterPresse] --- Le Vième sommet social pour l’union de l’Amérique Latine et de la Caraïbe s’ouvre ce week-end à Caracas, Vénézuela.
L ’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) sera au centre des discussions, apprend AlterPresse.
Plus de 200 intellectuels, personnalités et militants des mouvements sociaux de 26 pays se retrouvent à la capitale vénézuelienne. Des suggestions sont attendues de leur part afin de consolider l’ALBA dans tous les domaines.
Le ministre des affaires étrangères du Vénézuéla, Nicolás Maduro, a déclaré lors de la séance d’ouverture, le 3 août, que l’ALBA est l’espace approprié pour bâtir du nouveau, pour démontrer dans la pratique qu’il est possible de mettre en marche un modèle d’intégration différent et construire en urgence un autre monde. [gp apr 04/08/2007 01:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6272
Un navire de l’armée uruguayenne en route pour Haïti avec 150 casques bleus à bord
Un navire de l’armée uruguayenne en route pour Haïti avec 150 casques bleus à bord
Une première dans l’histoire de la participation de l’Uruguay à des missions de paix
samedi 4 août 2007,
Le navire de soutien logistique de l’armée uruguayenne "Rou04 Artigas" a appareillé samedi dans le port de Montevideo à destination d’Haïti avec 150 hommes qui doivent intégrer le contingent uruguayen de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte une dépêche de l’Associated Press.
Cette nouvelle expédition s’inscrit dans le cadre de la rotation des troupes.
Le capitaine de vaisseau Alejandro Añòn, responsable des relations publiques de l’armée uruguayenne, révèle que "c’est la première fois qu’un navire uruguayen transporte des troupes destinées à une mission de paix à laquelle participe l’Uruguay. Cela représente un événement très important".
Le bateau qui est attendu dans 15 à 20 jours dans la rade de Port-au-Prince devra faire une escale au Vénézuéla afin de s’approvisionner en carburant.
Par ailleurs, un grand doute entourait la participation du "Rou 04 Artigas" à des manœuvres navales prévues dans le cadre de la protection du Canal de Panama. Le Parlement uruguayen n’a pas encore entériné une demande soumise par le gouvernement du Président Tabaré Vàzquez en vue de la présence du navire à ces exercices militaires baptisés "Panamax".
En revenant d’Haïti, il pourrait aussi embarquer au Vénézuéla des stocks de munitions destinés aux autorités de Montevideo.
L’Uruguay fournit à la MINUSTAH près d’un millier de soldats, soit l’un des plus importants contingents de la force internationale de paix déployée en Haïti depuis juin 2004. D’autres pays latinoaméricains comme le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou et le Guatémala contribuent largement aux effectifs militaires et policiers de la MINUSTAH qui atteignent quelque 9.000 hommes. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3944
Lettre ouverte du ministre démissionnaire de la culture, Daniel Elie, au Premier ministre Alexis
Après le carton rouge de la Chambre basse, criblé d’accusations de corruption, Elie appelle les autorités à exercer leur droit d’inventaire
samedi 4 août 2007,
Monsieur Jacques-Edouard Alexis
Premier ministre
En ses bureaux.-
Monsieur le Premier ministre,
La motion de censure votée à mon encontre le mardi 31 juillet dernier par la Chambre des Députés porte de graves accusations sur ma gestion comme ministre de la culture et de la communication.
Soucieux de prrotéger mon intégrité professionnelle et personnelle contre toutes actions futures qui découleraient de ces accusations, je vous saurais gré d’instruire, sans délai, la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ainsi que l’Unité de Lutte contre la Corruption de diligenter une enquête sur les faits qui m’ont été reprochés.
Pour l’édification de tous, je vous demande de rendre publics les résultats de cette enquête.
C’est l’occasion pour moi de vous remercier, Monsieur le Premier ministre, ainsi que le Président de la République, de la confiance que vous avez placée en moi en me confiant la direction du Ministère de la culture et de la communication au sein du gouvernement.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération.
Daniel Elie
Ministre
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3946
Lettre ouverte du ministre sortant de la culture, Daniel Elie, au Président René Préval
Victime de l’acharnement des Députés qui lui ont infligé un vote de censure, M. Elie demande au chef de l’Etat d’ordonner la réalisation d’un audit sur sa gestion financière
samedi 4 août 2007,
Port-au-Prince, le 02 août 2007
Monsieur René Garcia Préval Président de la République d’Haïti Palais National.-
Monsieur le Président de la République,
J’ai l’insigne honneur de vous transmettre sous couvert de la présente une copie de la correspondance adressée au Premier ministre, suite à la séance d’interpellation à la Chambre des Députés, le mardi 31 juillet dernier.
En vertu de l’article 136 de la constitution qui fait de vous le garant de la bonne marche des institutions, je vous saurais gré de bien vouloir appuyer ma demande et d’intervenir auprès de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ainsi qu’auprès de l’Unité de Lutte Contre la Corruption pour qu’elles puissent, dans les meilleurs délais, diligenter une enquête sur les accusations portées contre ma gestion comme Ministre de la Culture et de la Communication.
Je vous saurais gré également de bien vouloir instruire les responsables de ces institutions de me remettre une copie de leur rapport en vue de protéger mon intégrité professionnelle et personnelle contre toutes actions futures qui en découleraient.
Je saisis l’occasion pour remercier Votre Excellence de la confiance qu’elle a toujours manifestée à mon égard et la prie d’agréer l’assurance de ma très haute considération.
Daniel Elie
Ministre
vendredi 3 août 2007
La revue "la douane en vérité..." met l'accent sur la nécessité de changer les choses dans les douanes et les ports de province
2007 (AHP)- L'administration générale des douanes a publié le No 2 du volume 1 de la revue " la douane en vérité qui traite en autres de l'intervention de l'AGD à Ouanaminthe dans le cadre de la lutte contre la contrebande.
Un bureau de douane est établi depuis 1913 dans cette ville du Nord-est, où jusqu'en 1991, les échanges avec Dajabon (république dominicaine) se limitaient aux biens de consommation destinés aux deux villes.
Cependant, l'article "Ouanaminthe..., ce bureau frontière" indique que depuis le coup d'état militaire de 1991 ayant entraîné l'embargo pétrolier, tout a changé pour Ouanaminthe devenue le centre d'approvisionnement pétrolier.
Beaucoup d'autres produits sont importés de la république dominicaine. Des entrepreneurs se sont établis à Ouanaminthe pour mieux envahir le marché haïtien.
L'Administration douanière souligne que dépassée par l'ampleur du trafic, la petite structure douanière n'a pas pu s'adapter à la nouvelle donne et est devenue l'otage d'une mafia binationale. La contrebande et la fraude se sont installées souveraines, protégées et entretenues par des interférences malsaines.
La situation de désordre allait s'aggraver à partir de l'année fiscale 2003-2004 à la faveur de la crise politique. Les missions fiscale, économique et de protection de la douane n'y sont plus exercées et Ouanaminthe est perçue comme un paradis fiscal avec la complicité de politiciens, de douaniers et de commerçants.
Toutefois, dans la nuit du 14 au 15 mars
Il s'en est suivi un mouvement de "résistance de commerçants qui n'avaient pas l'habitude de payer leurs droits et taxes, de commerçants qui réglaient leurs dus en espèce, d'importateurs qui n'étaient jamais obligés de présenter leurs documents de douane, de douaniers contraints d'adopter de nouvelles pratiquées, de politiciens intéressés à la fraude réclamant le départ de la brigade d'intervention, résistance aussi de médias locaux qui se sont laissé entraîner à une campagne mensongère et malsaine contre la douane".
Toutefois, de nombreux membres de la population et des notables de Ouanaminthe ainsi que des membres du secteur des affaires ont réagi favorablement aux nouvelles dispositions de l'AGD, qu'ils ont estimées payantes.
De fait, si le bureau de Ouanaminthe a collecté 3 millions de gourdes pour tout l'exercice 2004/2005 et 24 millions pour celui de 2005/2006, il a collecté 13 millions de gourdes pour le seul mois d'avril 2007, 1 mois après l'intervention de la brigade.
La revue de l'AGD traite aussi de la présence des douanes haïtiennes au sommet régional de la drogue qui s'est tenu en mars 2007 à Santo-Domingo.
Les saisies de drogue effectuées par les douanes haïtiennes ont considérablement diminué depuis 1999, considérée comme l'année d'or de la surveillance douanière, en raison de centaines de kilos de cocaïne confisqués et la dizaine de trafiquants interpellés.
L'administration douanière haïtienne doit envisager un plan de lutte contre la drogue à l'échelle régionale, avant le prochain sommet prévu en Colombie en novembre prochain, indique la revue "la douane en vérité..."
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Des parlementaires saluent l'extension de la lutte anti-corruption au secteur privé des affaires et appellent le gouvernement à se pencher sur le doss
Juillet 2007(AHP)- Plusieurs députés ont indiqué mardi que l'arrestation de membres du secteur privé des affaires pour fraude fiscale témoigne de la volonté de l'administration Preval/Alexis d'en finir avec la corruption en Haïti
Deux membres de la famille Brandt, Fritz et David ont été arrêtés jeudi pour fraude.
Le député Clédor Jean Myril, membre de la commission anti-corruption estime que la lutte contre la corruption est maintenant réelle, puis qu'elle ne semble plus faire de discrimination.
Les fonds qui proviendront de cette lutte favoriseront à coups sûrs le développement des communes et des sections communales, a fait savoir Jean Myril qui dit s'attendre à d'autres arrestations dans les prochains jours.
Le député Laurore Edouard a de son côté estimé qu'Haïti est arrivée à un carrefour où il veut divorcer effectivement d'avec le passé.
Selon lui, l'arrestation de membres de la famille Brandt prouve que les temps ont changé.
Qui autrefois, oserait accuser des membres de cette famille de corruption voir procéder à leur arrestation, s'est-il interrogé, appelant les autorités à se convaincre chaque jour un peu plus que tous les citoyens sont passibles de justice à quelque secteur qu'ils appartiennent.
Pour leur part, les députés Jean Izidor Mercier et Phélius Lubin, ont estimé que les pratiques de corruption entravent le développement socio-économique du pays et exprimé le souhait que les instances concernées puissent assumer pleinement leurs responsabilités pour mettre la main au collet de tous ceux qui sont impliqués dans la corruption, dans le pays.
Plusieurs autres parlementaires ont appelé les autorités à se pencher sur le dossier de l'exonération de taxes pour une période de 3 ans accordée à une partie du secteur privé des affaires après le départ précipité du président Aristide le 29 février 2004.
Le régime Latortue affirmait ainsi dédommager les membres du secteur privé qui avaient pris part au mouvement GNB anti-Aristide et qui auraient enregistré des pertes dans les différents accrochages ayant résulté de ce mouvement.
Toutefois, de nombreux policiers et civils on été tué dans plusieurs villes du pays dont les Gonaïves, le Cap-haïtien et Hinche dans le cadre des opérations conduites par des anciens militaires et des repris de justice pour renverser le gouvernement Aristide.
De même des bureaux publics, des commissariats de police et des résidences privées de proches du gouvernement Aristide ont été incendiés avant et après le 29 février
Les familles de ces victimes n'ont pas été réparées par le régime Latortue dans le cadre des mêmes opérations de dédommagement.
Le secrétaire général des Nations-Unies préoccupé par les cas d'abus sexuels commis au cours des missions de maintien de la paix
Août 2007 ;(AHP)- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon a fait savoir mercredi qu'il était très préoccupé par des cas d'abus sexuels commis au cours des missions de maintien de la paix des forces des Nations Unies.
Plusieurs organisations haïtiennes ont dénoncé des abus sexuels et des viols dont se seraient rendus coupables des soldats de
Le secrétaire général en visite officielle en Haïti a rappelé que la politique de tolérance zéro des Nations Unies est aussi la sienne.
S'il se trouve que les accusations portées contre des soldats de maintien de la paix sont fondées, une enquête approfondie est aussitôt ordonnée et une décision est prise à l'encontre des soldats concernés, Ban Ki-Moon.
Il a fait savoir que dans ces cas, les pays d'où viennent ces soldats sont appelés à les juger pour leur infliger les mesures disciplinaires qui s'imposent.
" J'ai l'intention de renforcer ce système. Et au cours d'une rencontre mercredi avec les personnels de
Des casques bleus sont accusés d'implication dans des viols et autres abus sexuels dans plusieurs pays d'Afrique dont le Congo.
Le renvoi du ministre de la culture provoque des réactions diverses: des sénateurs annoncent l'interpellation prochaine de ministres pour corruption e
Août 2007 ;(AHP)- Le sénateur Roudolph Boulos a dit regretter que la chambre des députes n'aient pas exploré davantage la voie du dialogue avant d'arriver au vote de censure infligé au ministre de la culture.
Les députés ont démis mardi Daniel Elie de son poste avec une majorité de 68 députés sur un effectif de 99. Ils l'accusent d'avoir mal géré un fonds de 80 millions de gourdes débloqués pour l'organisation du Carnaval 2007 (1$US= 35 gourdes).
Les députés ont certes des prérogatives constitutionnelles, mais ils auraient pu se passer de cette décision, a dit M. Boulos, soulignant que la stabilité du gouvernement et la stabilité politique du pays sont extrêmement importantes.
"Je crains que cette décision ne vienne créer des frictions entre l'exécutif et le législatif, ce qui pourrait être préjudiciable au pays, a dit Roudolph Boulos.
Plusieurs autres sénateurs accusent les députés d'avoir pris cette décision de façon hâtive pour des motifs liés à des intérêts personnels.
Les députés rétorquent, affirmant que le ministre en faisait à sa tête, et qu'il croyait n'avoir de compte à rendre à personne, pour privilégier une politique de clans.
D'autres sénateurs ont indiqué pour leur part que plusieurs ministres travaillent de façon inefficiente, alors que d'autres versent dans la corruption ou cherchent à corrompre des parlementaires.
Le sénateur Yvon Buisssereth a indiqué qu'une enquête sera menée sur le dossier, et que ces ministres dont il s'est gardé de citer les noms pour l'instant, seront interpellés au moment opportun.
"Il n'y a plus rien à faire après le vote de censure de la chambre basse. C'est à l'Exécutif qu'il appartient désormais de faire le suivi de sa décision, a dit le sénateur Buissereth.
De son côté, le sénateur Carlos Lebon a estimé que le vote de la chambre est correct, puisque le ministre était incapable de se défendre.
Ayant été incapable de justifier sa gestion, il ne méritait plus de faire partie du gouvernement, a dit le parlementaire, ajoutant qu'il ne voit pas en quoi ce vote peut nuire aux bons rapports entre l'exécutif et le législatif.
D'autres parlementaires ont fait savoir que c'est le président qui a initié la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion et que les parlementaires ne font que suivre ses brisées.
Source Agence haïtienne de Presse sur http://www.ahphaiti.org
L'ambassade américaine à Santo-Domingo dénonce l'esclavage moderne et la discrimination raciale en République Dominicaine
Août 2007 (AHP)- L'ambassade américaine à Santo-Domingo s'est prononcée mercredi de façon claire sur l'esclavage moderne et la discrimination raciale pratiquée en République Dominicaine.
Se basant sur le 7e rapport du Département d'Etat sur la traite des personnes, publié en juin dernier par le secrétaire d'état Condoleeza Rice, le chargé d'affaires a.i. Roland W. Bullen a attiré l'attention sur la position occupée actuellement parla république Dominicaine dans le classement international des pays qui font peu pour combattre ces maux.
Dans un texte publié par l'ambassade et repris intégralement par l'agence en ligne Espacinsular, le diplomate a illustré les prises de position qui y sont contenues par des cas connus de traite de personnes dont les victimes sont soit des Dominicaines emmenées en Europe à des fins de prostitution, soit des milliers de travailleurs étrangers exploités par des employeurs sans scrupule, une allusion à peine voilée aux ouvriers agricoles haïtiens.
Roland W. Bullen a rappelé la position affichée tant par le Congrès américain que par le président Georges Bush face à ce problème qui affecte plusieurs pays dans le monde y compris les Etats-Unis: le trafic de personnes est une forme moderne d'esclavage.
Reconnaissant que quelques actions ont été entreprises par les autorités compétentes Dominicaines, le chargé d'affaire les a encouragés, avec la collaboration offerte par l'ambassade américaine, à faire plus pour éviter de tomber dans la catégorie 3 des pays qui pratiquent l'esclavage moderne et la traite de personnes, sous peine de voir le gouvernement américain prendre des sanctions économiques à leur encontre.
Les autorités dominicaines doivent s'investir davantage dans cette lutte pour éradiquer la complicité officielle avec les réseaux de trafiquants à travers la république Dominicaine et appuyer les organisations qui offrent protection aux victimes, a souligné le diplomate.
Sur le dossier du racisme, la note de l'ambassade publiée par la presse dominicaines relève que des employés à peau noire de la mission diplomatique ont souvent été victimes de discrimination raciale en se voyant notamment, interdits d'entrée dans des discothèques et d'autres night clubs de
Aucune réaction officielle des autorités dominicaines n'avait encore été enregistrée jusqu'à mercredi à propos de la position du diplomate américain qui a touché la plaie du doigt dans un contexte marqué par des dénonciations, tant en République Dominicaine qu'à l'extérieur, de l'esclavage moderne, de la traite de personnes et de la discrimination raciale en Dominicanie.
De son côté, le propriétaire de la discothèque Loft, Ray Santos, a justifié l'interdiction de participation de citoyens américains aux activités de son club par le fait que ces derniers ne seraient pas décemment vêtus et coiffés.
Bullen qui est originaire de Grenade dans les Petites Antilles est un afro-américain, fils d'émigrés.
" Je suis noir, mon père est noir et tous les gens qui travaillent ici sont des noirs, a-t-il dit, ajoutant que nous sommes tous des gens de couleur en République dominicaine.
Espacinsular relève que ceux qui parlent des thèmes esclavage et mauvais traitement à l'encontre des travailleurs agricoles, spécialement les dirigeants d'ONG et leaders religieux sont considérés comme des ennemis du pays et responsables de campagnes de diffamation contre l'état dominicain.
Source: Agence Haitienne de Presse sur http://ahphaiti.org
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Les autorités dominicaines resteront les seules au monde à continuer à traiter comme diffamations ces constats qui émanent de partout décrivant en termes vrais et corrects le traitement infligé par la société dominicaine aux citoyens haïtiens.
Le pire de tout cela consiste dans le fait que tant que le problème ne sera pas posé de façon réelle et effective, l'approche pour une éventuelle solution restera toujours biaisée. Enfin la République Dominicaine finira par payer les conséquences d'une situation pour laquelle elle n'a été que trop avertie.
Aujourd'hui la situation si elle reste grave n'est pas alarmante. Les solutions sont encore des objectifs possibles à atteindre et pour cela il existe beaucoup de gens de bonne volonté et des institutions prêtes à investir et financer des programmes pour faire bouger les choses.
Il faut arrêter de croire qu'il ne s'agisse que d'une campagne de diffamation. Célina Anaya Gauthier (Esclaves au paradis) a été choquée comme tant d'autres de constater une situation qui pour beaucoup appartient aux mauvais souvenirs et dans le chapitre des erreurs et des aberrations historiques.
Grâce a la diffusion sur internet de plus en plus d'individus se sentent concernés et cherchent à trouver les informations sur le terrain pour se dire que les autres n'avaient certes pas raison. Mais malheureusement, après leurs expériences douloureuses et leurs propres constats ils rejoignent la croisade pour le changement.
Nous sommes rangés dans le camp de ceux qui croient que la situation reste compliquée pour la République Dominicaine peu disposée à de grosses concessions. Mais il faudra agir et surtout sans avoir en tête les épisodes de 1937. Il suffirait de pousser un ouff! et revoir les pages de l'histoire ou il est question de l'aide du noble peuple d'Haiti dirigé par le président provisoire Louis Eugène Roy après les dégâts immenses causés par un cyclone qui avait ravagé la ville de Santo Domingo qui sera appelé plus tard Ciudad Trujillo!
Dr JJ 03/08/07
Les enquêteurs britanniques sur le drame maritime ayant coûté la vie à une soixantaine de clandestins haïtiens à Turks Caicos en imputent la responsab
Ils ont conclu que la responsabilité finale du drame en incombe aux contrebandiers qui entraînent des clandestins haïtiens dans des voyages risqués sur des bateaux surchargés.
"Le gouvernement haïtien a aussi responsabilité d'empêcher de tels voyages", indique le rapport publié de la marine britannique publié en Grande Bretagne.
Après le drame, plusieurs survivants avaient expliqué qu'une vedette de l'archipel britannique avait enfoncé, pendant au moins 2 fois leur embarcation, provoquant son naufrage avec les passagers clandestins.
Les enquêteurs ont indiqué qu'une inspection du patrouilleur britannique et du vaisseau haïtien qui a coulé n'a permis de relever aucun signe de collision.
Le Miami Herald qui rapporté les résultats de l'enquête, a rappelé que le navire a chaviré au moment de son remorquage, soulignant aussi qu'une quantité trop importante de passagers massés sur le pont de l'embarcation aurait provoqué le drame.
Cependant, selon le rapport, les raisons exactes du naufrage restent inconnues et le témoignage contradictoire des survivants ne permet pas d'annoncer avec certitude ce qui a provoqué le naufrage.
Il recommande toutefois à la police britannique de réviser ses procédures d'interception des navires en haute mer et de mettre un terme aux manoeuvres susceptibles d'occasionner pareil drame.
Le rapport relève aussi que le capitaine responsable des recherches la nuit du drame et ses camarades n'avaient ni la formation, ni les ressources nécessaires pour faire face à la situation.
La lutte contre la corruption en Haïti reçoit le soutien du secrétaire général des Nations-Unies
Août 2007 ;(AHP)- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a fait savoir mercredi qu'il accordait son plus grand soutien à la lutte contre la corruption menée par le gouvernement Préval Alexis.
Deux hommes d'affaires issus d'une des plus grandes familles de Port-au-prince et responsables du concessionnaire de véhicules Mazda sont incarcérés depuis 8 jours sous l'accusation de fraudes douanières.
Les deux Brandt ont comparu mercredi au tribunal de la section Nord de Port-au-Prince, mais se sont refusés à toute déclaration à l'issue de leur audition.
Toutefois, leurs avocats continuent de démentir les informations selon lesquelles les accusés avaient reconnu que les documents utilisés pour dédouaner un véhicule étaient des faux.
Un autre homme d'affaire, responsable d'une compagnie de téléphone cellulaire, Franck Ciné est pour sa part emprisonné depuis plus deux mois dans des circonstances confuses sous l'accusation de responsabilité dans la faillite présumée d'une banque privée (Socabank) dont il était l'actionnaire majoritaire.
Les associations patronales qui n'ont pas réagi sur le dossier Ciné, continuent d'observer le plus grand mutisme dans l'affaire Brandt.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
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Les sont de cloche autour de cette affaire qui nous parviennent sont discordants et voire cacophoniques si nous arrivons à remonter le courant des passions et nous placer bien au dessus de la mêlée des préjugés.
Avec la meilleure intention du monde si nous voulons rentrer dans des commentaires sans faire beaucoup d’attention nous risquons de nous laisser emporter par certaines vagues de manveillance et ne pas pouvoir s’aider de l’objectivité pour en sortir.
Ce qu’il convient de noter c’est que c’est pas tous les jours qu’une famille de « l’importance » des BRANDT se trouve dans une telle situation. Le nom seulement a toujours été synonyme d’intouchable. Ceci peut être pris comme un message fort adressé à tous ceux-là qui ont l’habitude de transgresser les lois.
En dehors du verdict des tribunaux compétents nous voudrions seulement nous convaincre que la guerre contre la corruption est lancée !
DRJJ03/08/07
Le secrétaire général de l'ONU quitte Haïti après une visite dans le bidonville de Cité Soleil
Port-au-Prince, le 2 août 2007 ;(AHP)- Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a bouclé ce jeudi une visite de 24 heures en Haïti, après avoir visité le quartier populaire de Cité Soleil et le parlement haïtien.
Peu avant son départ de l'aéroport international Toussaint Louverture, Ban Ki-Moon s'est félicité du climat sécuritaire constaté à Port-au-Prince notamment à Cité Soleil qui était, il y a quelques mois, a-t-il dit, une zone de non-droit.
Il a fait savoir que les autorités constitutionnelles sont en train de bien assumer leurs responsabilités, tout en promettant d'encourager les partenaires de développements et les investisseurs à lancer des projets, une vue de l'amélioration des conditions de vie de la population.
Le maire de Cité Soleil, Wilson Louis, a salué la visite du numéro 1 des Nations Unies dans cette commune devenue aujourd'hui une zone de droit.
Il a toutefois insisté sur le fait que des investissements doivent être consentis pour favoriser le développement socio-économique de Cité Soleil, y maintenir la paix et en faire une zone vivable.
Des résidents de Cité Soleil ont exprimé leur gratitude au secrétaire général de l'ONU, estimant que c'est grâce au travail des casques bleus qu'ils évoluent aujourd'hui dans un environnement sécuritaire.
Ils ont demandé à la mission onusienne a de poursuivre sa coopération avec Haïti.
Par contre, d'autres se sont montrés hostiles à Ban Ki-Moon et se sont prononcés contre le renouvellement du mandat de la mission onusienne qu'ils accusent d'avoir commis des massacres contre la population civile de Cité Soleil au cours de leurs raids pour y déloger des chefs de bandes armées.
Au parlement haïtien, le secrétaire général a salué le travail des sénateurs et des députés en faveur de l'avancement du processus démocratique.
Le président de
M. Jean Jacques dit avoir exprimé le souhait que la coopération entre
De son côté, le président de l'assemblée nationale, Joseph Lambert, a estimé que la présence de la force onusienne est extrêmement importante dans le pays, dans le cadre des efforts en faveur de l'établissement d'un climat de sécurité stable.
La situation sécuritaire est encore fragile en dépit de la baisse des actes de criminalité et de kidnapping, a fait remarquer M. Lambert.
Il a également plaidé en faveur l'amélioration des conditions de vie de la population par la création d'emplois.
Le sénateur François Fouchard Belgrome, a lui-aussi plaidé en faveur du renouvellement du mandat de la force onusienne moyennant a-t-il dit, une redéfinition des termes de références pour qu'ils puissent s'adapter à la nouvelle réalité du pays.
Le sénateur Belgromme a estimé dans le même temps indispensable la création d'une nouvelle force de sécurité publique pour préparer le départ de
Mercredi le secrétaire général avait affirmé qu'il allait demander au conseil de sécurité de renouveler le mandat de
Source:
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Grâce (ou à cause) des chefs de guerre et des bandes armées Haïti est actuellement caricaturée par Cité Soleil. Toutes les personnalités qui débarquent en Haïti pour une raison ou une autre ou dans un cadre ou dans l'autre ne termine pas sa visite sans avoir foulé le sol de Cité Soleil.
Pourquoi cet engouement soudain et cet intéressement entre parenthèses pour un des centaines de quartiers pauvres d'Haïti?
Les problèmes qui se posent à Cité Soleil sont les mêmes qui courbent le front à la grande majorité des quartiers défavorisés d'Haïti (Port-au-Prince et les villes de province). S'il s'agit d'avoir en tête l'image de quartiers ou de communes en difficulté, la gamme est riche et large. (Lisez le reportage du Nouvelliste sur Baie -de-Henne!)
Les priorités pour s'occuper de Cité Soleil sont les même qui invitent à s'occuper d'Haïti dans un sens global et général.
S'il faut attendre l'éclosion de gangs et de seigneurs de la guerre pour enclencher le fameux programme d'apaisement social, vous serez très vite servis car le potentiel est là et bien là, présent partout.
Faites de la bonne prévention messieurs les décideurs!
Des communautés acquièrent l'autonomie de décision en Haïti
Quelle est la priorité pour le développement d'une communauté rurale : rendre les routes praticables ou acheter de l'équipement pour produire ? Avoir accès à de nouvelles techniques agricoles ou construire une maison des jeunes qui incitera ceux-ci à rester au village ?
À Carice, commune reculée dans les montagnes au nord-est d'Haïti, les dirigeants locaux ont tranché : c'est l'approvisionnement en eau salubre qui fait le plus défaut.
Ils ont ainsi appuyé la demande d'une association de femmes de la région, Solidarité Femmes Larose, qui souhaitaient disposer d'une pompe à eau dans leur localité.
Un don de 17 900 dollars accordé par
Grâce à leurs efforts, 250 familles bénéficient aujourd'hui de l'eau potable.
« La pompe a amélioré la santé des gens. Les enfants ne souffrent plus de typhoïde ni de diarrhée : leurs mères sont plus tranquilles », déclare Islanne Jean Simon, coordinatrice de Solidarité Femmes Larose, qui envisage de renouveler l'expérience dans d'autres secteurs de la commune.
Le développement mené par la communauté (CDD)
Le projet d'approvisionnement en eau mis en oeuvre à Carice montre que certaines collectivités haïtiennes déterminent elles-mêmes leurs priorités.
Leurs initiatives touchent différents domaines, tels la conservation des sols, l'implantation d'un centre de transformation des fruits, l'achat de matériel de labour ou la construction d'une école communale.
Toutes ces initiatives font partie du projet de développement mené par la communauté (projet CDD) en Haïti, financé par une subvention de 38 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA - institution de
Pendant cinq ans, le projet fournira des fonds pour quelque 1 300 petits investissements dans 55 à 65 municipalités rurales et périurbaines, améliorant ainsi la vie de 195 000 personnes dans 42 % des communes haïtiennes.
« En Haïti, le gouvernement,
Comment cela fonctionne-t-il ?
L'approche du CDD comprend une phase initiale consistant à définir les investissements par les organisations communautaires locales. Des conseils de mise en oeuvre des projets, démocratiquement élus, décident ensuite des priorités en fonction des ressources disponibles.
Garry Charlier, chef de projet CDD de
Une agence gouvernementale, le bureau de gestion PL-480, est responsable des contrats de formation et d'assistance technique signés avec les fournisseurs locaux, tels le CECI et
La Banque mondiale et le gouvernement haïtien assurent ensemble la supervision générale du projet. Cette collaboration s'inscrit dans l'engagement pris par
« Tout l'attrait du développement de proximité tient à l'adéquation entre les objectifs des projets et les besoins réels des populations », souligne Mathurin Gbetibouo, représentant de
Améliorer les conditions de vie
Les efforts des groupes locaux haïtiens pour améliorer leurs conditions de vie produisent des résultats tangibles :
• La remise en état des routes a réduit les coûts de transport et facilité l'accès aux marchés et services de base pour les habitants de Carrefour Virgile-Bidouze, village au sud-ouest d'Haïti.
• Le centre de transformation de fruits installé à Gens-de-Nantes, près de Carice, a créé des emplois pour les femmes qui ont ainsi accru leur indépendance financière.
• À Brodequin, petite commune au sud du pays, un élevage de chèvres a considérablement amélioré les moyens de subsistance des familles rurales.
« Les communautés s'approprient littéralement leurs projets et elles récoltent ce qu'elles ont semé », se réjouit M. Gbetibouo.
Des investissements prometteurs
Pour chaque initiative sélectionnée par les conseils de développement de projet, plusieurs autres pourtant prometteuses n'obtiennent pas de financement.
À Carice, par exemple, trois suggestions faisaient concurrence à l'installation de la pompe à eau, dont la construction d'un moulin et un programme de santé animale.
L'équipe du projet CDD ne demande qu'à donner une seconde chance aux meilleures propositions finalistes.
sources: Banque Mondiale
"Toute fissure peut devenir porte ou fenêtre..." Franketienne (Ultravocal)
La BID annonce un don de $12,5 millions pour la gestion des ressources publiques en Haïti
Première opération approuvée dans le cadre du nouveau fonds de dons
Cette opération est la première approuvée dans le cadre du nouveau fonds de financement de dons créé en début d'année après le vote du Conseil des gouverneurs de
Ce don fournira au Gouvernement haïtien un soutien budgétaire alors qu'il met en oeuvre son programme de réduction de la dette et progresse pour atteindre les objectifs établis dans le cadre de l'Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) et l'Initiative multilatérale de désendettement (MDRI).
En coordination avec d'autres agences internationales et pays donateurs,
Ce don, qui sera décaissé en une seule tranche, pourrait être suivi par un autre en 2008. Haïti doit atteindre à la fin de l'année prochaine « le point d'achèvement » de l'Initiative PPTE qui déclenchera un allégement de la dette plus important dans le cadre du MDRI.
La Banque finance un vaste éventail de projets en Haïti, concernant notamment l'infrastructure de base telle que les autoroutes et les routes de campagne.
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46948&PubDate=2007-08-02
Six nouveaux projets de loi déposés à la Chambre basse
Pour la première fois depuis l'ouverture de la session en cours,
58 députés ont répondu présents à la séance de ce jeudi. Le ministre de l'Economie et des Finances, Daniel Dorsainvil a fait le dépôt de trois projets de loi. Le premier se porte sur la refonte du code douanier, le deuxième sur les banques et les autres institutions financières et le dernier sur la réorganisation de la banque populaire haïtienne (BPH). Ces projets de loi, a indiqué le ministre dans son exposé, rentrent dans le cadre de la modernisation des institutions du pays prônée par le gouvernement Alexis.
Le gouvernement à travers ce projet de loi, a expliqué le ministre Vérella, entend résoudre le problème de la coordination des interventions sur le terrain et mettre en place un système équilibré de la facturation de l'eau potable.
Avant de se rendre au Parlement haïtien, Ban Ki-moon avait visité Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Il a salué les efforts consentis par les forces de l'ordre pour ramener la paix à Cité Soleil où régnaient en maître et seigneur, des criminels.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46936&PubDate=2007-08-03
Après avoir fait la une de l'actualité avec l'interpellation-sanction et révocation de l'actuel ex-ministre de la culture la chambre législative a encore fait histoire en réunissant -pour la première fois- un quorum sufisant pour légiférer (travailler) autour d'un projet de loi.
Certains ont du se rendre compte que malgré tout, les fauteuils ne sont pas aussi inconfortables que cela.
Il faut remarquer qu'il y en a qui persistent dans l'absentéisme car il y a eu beaucoup plus de députés présents lors de la session pour congédier le ministre que lors de cette nouvelle et première session de travail.
allez, ne soyons pas trop exigeants!
Il suffirait pourtant que cela devienne contagieux. Pas les interpellations-sanctions-révocations de ministres mais le fait de s'asseoir et prendre connaissance des projets de loi.
Bon messieurs les ministres vous le savez comme nous que "baton ki bat chen nwaa li bat chen blan tou" et surtout "lè bab kanmarado ou pran dife ou mete pa-w a la tranp".
Who's next!
DrJJ 03/08/07
Entre la privatisation et le monopole d'Etat
L'Autorité portuaire nationale évoque des raisons d'Etat pour préserver son monopole dans le secteur maritime. Les wharfs du secteur privé sont limités au débarquement du ciment et de produits pétroliers. Certaines agences maritimes laissent transpirer leur malaise au Sénat de
La notion de monopole aurait divisé même les agences maritimes mécontentes des mesures de l'APN. Des quarante agences maritimes du pays, treize se sont regroupées au sein de
Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr
Baie-de-Henne : la descente aux enfers
Il n'y a rien à Baie-de-Henne ! Rien, absolument rien à défendre, sinon les hommes et les femmes qui ne veulent ou ne peuvent plus s'en aller. Ils ont choisi de mourir tranquillement chez eux. Une forme de suicide collectif comme dit Willot R. Joseph, l'un des responsables de Ayiti Gouvènans, l'organisation qui nous a invité à visiter la région du Bas Nord-Ouest, car il est difficile de comprendre que l'on puisse survivre dans un lieu aussi aride, aussi macabre.
Ici, on vit sans eau, sans électricité, sans soin de santé, sans autre ressource que le charbon que passent embarquer des camions tous les trois ou quatre jours. Des camions qui apportent la vie et qui cependant ne font que prolonger l'agonie d'une population moribonde et désespérée.
Patrice-Manuel Lerebours
patricemanuel@yahoo.com
plerebours@lenouvelliste.com
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46911&PubDate=2007-08-02
Citation:
"Si vous voulez vraiment mourir, commencez par vous taire...." Franketienne: Ultravocal.
Pierre-Raymond Dumas : l'homme et l'œuvre
Par Maxime Melay

Professeur de lettres et de sciences sociales, né en mai 1960, Pierre-Raymond Dumas est une figure remarquable du paysage médiatique haïtien. Méthodique et laborieux, il a collaboré, entre autres, à Haïti Libérée, à la revue Conjonction, à Clarté Magazine, au journal Le Matin, aux magazines Le Rouleau, L'Information et Le Courrier du Nord-Ouest. Il est un homme de vaste culture, curieux, ouvert au dialogue, perfectionniste.Discipliné et d'une curiosité insatiable, ce fin connaisseur des milieux médiatique, culturel et politique est rentré au journal Le Nouvelliste en janvier 1983. C'est au plus ancien quotidien d'Haïti qu'il va prouver avec dextérité son talent. Grâce à un travail acharné, ponctué d'une riche production thématique (culture, politique, relations internationales, sociologie, histoire, littérature, économie, environnement). Pendant de longues années, il n'écrit que sur la musique, la peinture, le cinéma, le théâtre, la littérature, la photographie. Avec fougue et passion. Etre journaliste, c'est connaître son milieu
Sensible aux aléas de la vie intellectuelle et aux vertus patriotiques, il a commencé en 1986 avec l'analyse politique. Il avait une rubrique sporadique enclenchée au début de l'après Duvalier en 1986, « Point du Jour ». Vient par la suite « Cette transition qui n'en finit pas... ». Encouragé par Carlo Désinor et Lucien Montas, il s'est engagé dans cette initiative louable.
Il a été boursier du gouvernement français pour un stage de formation en journalisme au Centre international des étudiants stagiaires en France (novembre 1987- mars 1988). Il a aussi effectué un voyage de formation aux Etats-Unis d'Amérique à titre de visiteur dans le cadre du Programme d'Education mutuelle et d'Echanges culturels du gouvernement américain (28 septembre -27 octobre 1987).

Ce fin commentateur a occupé différentes fonctions en plusieurs occasions. Il a été directeur de l'information de la Radio et de la Télévision nationale d'Haïti (février 1987- juin 1987), directeur de la Radio nationale d'Haïti sous le gouvernement provisoire du général Prosper avril (juin 1989- décembre 1989), directeur de la Culture et des Arts au ministère de l'Information, de la Culture et de la Coordination (MICC), assistant-directeur général du quotidien d'Etat « Haïti Libérée » (juillet 1987- décembre 1987), directeur général a.i du Musée du Panthéon national haïtien (MUPANAH).Doué d'une mémoire prodigieuse et d'une intelligence vive, l'homme a appris à connaître son milieu. Il connaît tout le monde et en parle avec jubilation. Parfois, il est agité, instable. Vivre avec lui demande qu'on l'écoute, qu'on observe scrupuleusement ses commandements. C'est un journaliste pour qui la vie, malgré ses détours sinueux, est une grande école. Il a su bien apprendre à cette école (de la vie).
Dans ses succès et dans sa vie intellectuelle, dois-je rappeler au passage qu'il est donc le produit de la générosité magnanime de Simone Jean-Paul (15 août 1922- 28 février 2006) qui l'a adopté et élevé dans le respect des plus hautes valeurs citoyennes et chrétiennes. Par son idéal et son sens du bien commun, il est un grand homme, un modèle pour les faibles et les enfants abandonnés dans la vie. Dumas: une plume sarcastiquePrincipal vulgarisateur de la littérature haïtienne de la diaspora et de la nouvelle haïtienne, il est aussi considéré comme le plus constant spécialiste de la force publique en Haïti avec ses deux ouvrages : « Une Armée dans la mêlée » (1994) et « Fin du Militarisme Haïtien ? » (1996). L'auteur de « Panorama de la littérature haïtienne de la Diaspora » appartient à cette espèce d'écrivains vivants qui s'attachent corps et âme à leur métier. Grâce à la profondeur de son oeuvre et à son enracinement dans la culture, ce professionnel de la plume arrive à s'imposer dans une « société haïtienne difficile ». Notre analyste politique prépare actuellement une série d'ouvrages sur Anthony Phelps, Frankétienne, François Denis Légitime. En phase avec notre quête de la modernité, ses nombreux articles de vulgarisation relatifs au Plan national d'Education et de Formation (PNEF) en font aussi un chroniqueur éducatif avisé et apprécié.
Avec sa bibliographie chronologique, il a su mener le bon combat. Pierre-Raymond Dumas invite le lecteur à découvrir le condensé de toute sa carrière. De toute sa vie. Il a réussi le pari d'établir lui-même le répertoire de ses articles (portraits, hommages, analyses politiques, entretiens, études, chroniques, critiques) sur les arts et dossiers thématiques publiés de 1983 à 2006. C'est la contribution personnelle de ce passionné de l'histoire et de l'enseignement à la sauvegarde de notre patrimoine culturel marginalisé et inexploité. Conçu et élaboré avec un réel souci pédagogique, ce livre distille donc un parfum délicieux. Destiné à servir de guide aux étudiants, professeurs et chercheurs, il a été réalisé pour « conforter l'image d'une Haïti solidaire et laborieuse en un temps où la médiocrité criante et les problèmes d'édition et de lecture, d'analphabétisme et de pauvreté, constituent d'implacables obstacles à la diffusion des idées de modernité» (p.27).

Dans les ouvrages portant sur la « Transition d'Haïti vers la démocratie », Pierre-Raymond Dumas met en valeur une écriture théâtrale. Portraits, poésie baroque ou réaliste et caricature sont autant de matériaux linguistiques qu'il utilise pour construire son édifice littéraire. Son écriture est faite d'ironie, de satire, de caricature et d'humour (Lucmane Vieux, Le Nouvelliste, mai 2007). Cette option au niveau d'écriture s'explique par son souci de rendre la vérité avec le maximum de tension, de permettre à tous les acteurs de mémoriser leurs actes barbares tant sur le point moral que politique. Le directeur de communication à la Primature a opté pour un style ironique afin de mieux rendre compte du côté tragi-comique de la transition dans sa phase putschiste. Il s'inspire de l'écriture spiraliste de Frankétienne et utilise des recettes narratives pour relayer, par-delà les fracas des événements, la voix parfois sourde des sans-logis.
Animé de la volonté de servir, d'être en communication et en communion perpétuelle avec le lecteur, il aborde des sujets ayant rapport avec la politique, l'histoire immédiate, le processus houleux et tumultueux de la transition d'Haïti vers la démocratie. Il traite des sujets relatifs à la culture haïtienne, à la musique haïtienne, à l'art. C'est sa passion.Mis à part ses ouvrages sur la transition, trois autres m'ont marqué. D'abord, « Frédéric Marcelin économiste ou les riches dépouilles d'un ministre des finances » se veut une monographie à haute portée didactique. Ce livre présente la composante économique fondamentale de ses écrits non moins biaisés par des prismes idéologiques. C'est son ouvrage le plus réussi, tant dans l'agencement des idées qu'au niveau rédactionnel. C'est une mine de connaissances.L'art du portrait
Puis, « Portraits politiques et Hommages divers » comporte une série d'hommages rendus à Fidel Castro, à Balaguer et à Edmond Paul, l'une des grandes figures du XIX e siècle. Il y a des êtres de chair et de sang comme Yanick Lahens, Huguette Hérard. En clair, le portrait permet à l'écrivain de combiner à la fois l'émotion et la raison, le fond et la forme, le message et la controverse. Enfin, « Littérature et Oraliture fragmentaires d'Haïti » a le double mérite d'être à la fois une oeuvre exploratoire et didactique. Réparti en cinq grands chapitres, ce livre est un véritable plaidoyer en faveur de l'introduction de la nouvelle dans l'enseignement de la littérature haïtienne, un relevé commenté des bibliographies des études littéraires haïtiennes, un inventaire exhaustif des nouvelles, récits et contes haïtiens publiés en volume.
Somme toute, son oeuvre a une haute portée didactique. Elle est une manière de voir autrement Haïti. Pierre-Raymond Dumas, c'est un professionnel de la plume, un visionnaire qui aime son pays.
(1) DUMAS (Pierre-Raymond), La transition d'Haïti vers la Démocratie. Les 7 mois d'Aristide-Préval (tome II/volume I), L'Imprimeur II, La Collection Pacte pour la Réforme et la Démocratie, Port-au-Prince, 2001, 195 p.
(2) DUMAS (Pierre-Raymond), Littérature et oraliture fragmentaires d'Haïti, L'Imprimeur II, Le Texte Court, Port-au-Prince, 2006, 193p.
(3) DUMAS (Pierre-Raymond), Frédéric Marcelin ou les riches dépouilles d'un ministre des Finances, L'Imprimeur II, Port-au-Prince, 2000, 346p.
(4) DUMAS (Pierre-Raymond), Portaits politiques et hommages divers, L'Imprimeur II, Port-au-Prince, 2005, 218 p.
(5) DUMAS (Pierre-Raymond), Panorama de la littérature haïtienne de la diaspora, L'Imprimeur II, Port-au-Prince, 2000, 504 p.
(6) DUMAS (Pierre-Raymond), Bibliographie chronologique des écrits de Pierre-Raymond Dumas (1983-2006), L'Imprimeur II, Port-au-Prince, 2006, 368 p.
(7) DUMAS (Pierre-Raymond), Fin du Militantisme Haïtien?, L'Imprimeur II, Port-au-Prince, 1996, 181 p.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46656