Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 3 août 2007
Haïti : Risque de mauvais temps, voire de cyclone pour les prochaines 24 heures
P-au-P, 02 août 07 [AlterPresse] --- Les conditions météorologiques demeurent favorables à l’imminence d’intempéries, pouvant se transformer en dépression tropicale (cyclone) dans les prochaines 24 heures en Haïti, notamment dans la nuit du jeudi 02 août et pendant la journée du vendredi 3 août 2007, avise le service permanent de gestion des risques et désastres (Spgrd) dans un communiqué acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
« Tous les modèles de prévisions numériques nous montrent encore que le centre de ce système ne touchera pas Haïti. Toutefois, les cellules convectives qui l’accompagnent pourraient affecter, cette nuit et vendredi, les villes côtières Sud d’Haïti et quelques autres départements du pays », signale le Centre national de météorologie d’Haïti.
A partir de ce jeudi soir 2 août jusqu’à samedi matin 4 août 2007, les opérations de cabotage sur toutes les côtes Sud du pays sont interdites par le Sgprd, de concert avec le Service maritime et de navigation d’Haïti (Semanah), précise le communiqué transmis à AlterPresse.
Aussi, les autorités nationales maintiennent-elles le niveau d’alerte jaune, c’est-à-dire des possibilités de fortes pluies, voire de pluies violentes, vu la localisation, dans l’après-midi de ce jeudi 2 août 2007, d’ « un centre de basse pression, associé à une rigoureuse onde tropicale (zone de mauvais temps), au Sud-Est de la République dominicaine ».
Dans ce contexte, le plan national de gestion des risques et des désastres est activé « face aux menaces de fortes pluies avec risques d’éboulements, de glissement de terrain et d’inondations d’intensité modérée, notamment pour les départements du Sud, du Sud-Est, de la GrandeAnse et des Nippes [Sud-Ouest d’Haïti], et d’intensité moindre pour les autres départements ».
Le service permanent de gestion des risques et désastres ainsi que la direction de la protection civile exhortent la population du Sud, du Sud-Est, de la Grande Anse et des Nippes (Sud-Ouest) à rester vigilante et observer les consignes de prudence et de sécurité en cas d’inondations, d’éboulements, de glissements de terrain et d’orages violents, notamment : ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte ; rester à l’écoute des messages météo ; ne rester pas sur les ponts ; mettre les animaux en lieux surs ; s’abriter en lieux surs à l’intérieur des maisons, loin des fenêtres lors des orages violents ;mettre hors d’eau tout ce qui peut être endommagé en cas d’inondation ; se préparer à évacuer, si nécessaire, les zones exposées, aux inondations et glissements de terrain (bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, etc). [rc apr 02/08/2007 16 :30]
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Source
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6266
Fin de la visite de Ban Ki-moon en Haïti
jeudi 2 août 2007,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a mis fin jeudi à sa visite officielle de deux jours à Port-au-Prince à l’issue d’une journée pleine d’activités marquée par une manifestation contre les casques bleus au cours de la tournée du dirigeant onusien à Cité Soleil (nord de Port-au-Prince).
Dans le plus grand bidonville d’Haïti, Ban a été témoin de l’hostilité de plusieurs dizaines de résidents vis-à-vis des soldats de la paix accusés de ne rien faire pour soulager les énormes souffrances d’une population de 300.000 personnes plongées dans l’extrême pauvreté.
"A bas la MINUSTAH ! nous voulons de la nourriture, du travail et améliorer nos conditions de vie", ont scandé les manifestants qui s’agitaient dans la rue alors que le patron de l’ONU se trouvait à la mairie de Cité Soleil pour un entretien à huis clos d’une demi-heure avec le président de l’administration communale, Wilson Louis.
Les protestataires ont indiqué que le Secrétaire général était le bienvenu parmi eux s’il souhaitait faire passer la force internationale de paix de sa mission sécuritaire à une vocation humanitaire. Ils avouent reconnaître la contribution des casques bleus à l’amélioration des conditions de sécurité dans le vaste bidonville où les gangs ont été délogés, mais réclament l’accès légitime à un minimum de bien-être.
Soulignant que les interventions musclées des casques bleus contre les bandes armées savaient faire des victimes dans la population civile, ils ont également dénoncé la mauvaise utilisation de l’aide internationale débloquée jusqu’ici en faveur de Cité Soleil.
Dans ses dernières déclarations à l’aéroport international Toussaint Louverture, Ban Ki-moon a appelé "les investisseurs et les partenaires de développement à venir lancer des projets". Selon lui, le pays en a grand besoin pour s’orienter vers le développement. spp/RK
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3938
La police libère un garçon de 10 ans après dix jours de séquestration
jeudi 2 août 2007,
Radio Kiskeya
La cellule contre enlèvement de la Police Nationale d’Haïti a procédé mercredi au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) à la libération du jeune Manne Grégory Jean-Charles, 10 ans, après une dizaine de jours de séquestration.
Le commissaire Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH, affirme que l’enfant avait été enlevé le 22 juillet dans le quartier de Colofé à Delmas 33 (nord de la capitale).
Trois des présumés ravisseurs ont été épinglés, parmi eux Jean-Gilbert Orvil. Son travail consistait à assurer la surveillance de l’otage.
Incroyable mais vrai, la maison de captivité qui servait de point de chute aux malfaiteurs se trouvait tout juste derrière le Musée d’art haïtien du collège Saint-Pierre, à quelques encablures du commissariat de police de Port-au-Prince. Tous les soirs, les kidnappeurs promenaient Manne Grégory sur la place et lui faisaient même déguster des poulets rôtis achetés sur les lieux.
Le processus de négociation engagé avec la famille du petit garçon en vue du versement d’une rançon n’avait pas encore abouti quand la police est intervenue sur la base d’informations fiables qui lui ont été communiquées. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3941
Le présumé narcotrafiquant Frantz Cadet arrêté et candidat à l’extradition
jeudi 2 août 2007,
Radio Kiskeya
Une nouvelle opération conjointe des agences antidrogues des Etats-Unis (DEA) et d’Haïti (BLTS) a permis l’arrestation mercredi soir près de Jacmel (Sud-Est) du propriétaire de la morgue privée "La clé du paradis" qui avait été auparavant perquisitionnée.
Connu sous une double identité, Frantz Cadet ou Frantz Henri Paraison était interrogé jeudi à Port-au-Prince par des investigateurs du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants, a indiqué à Radio Kiskeya le porte-parole de la police, Frantz Lerebours.
Un mandat d’arrêt international avait été décerné contre le présumé narcotrafiquant. Il devrait être probablement extradé aux Etats-Unis au cours des prochaines heures, selon le commissaire Lerebours. Il précise que Frantz Cadet a été attrapé au terme d’une longue filature en raison des précautions qui avaient été prises pour faciliter son arrestation à l’extérieur de Jacmel.
Au cours de la première phase de l’opération, des fouilles ciblées menées dans les locaux de "La clé du paradis" en présence d’un juge de paix avaient permis de confisquer deux armes de poing et un véhicule Four Runner.
Le porte-parole de la PNH rappelle que les interventions simultanées DEA/BLTS vont se poursuivre partout où il y aura des dealers de drogue à traquer.
Depuis le début de la campagne le 16 juillet dernier, plusieurs descentes ont été enregistrées avec des fortunes diverses. Si aux Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince), Lavaud François, propriétaire des entreprises Chachou, a été vite maîtrisé en revanche aux Cayes (196 km au sud), l’ex-chef des rebelles anti-Aristide et leader du Front de reconstruction nationale (FRN), Guy Philippe, a pu s’échapper malgré la mobilisation d’une impressionnante force aérienne composée d’hélicoptères Black Hawk et de petits avions venus de la base militaire américaine de Guantanamo, à Cuba.
Au Cap-Haïtien (274 km au nord), un ancien policier et un armateur de navires avaient dû être libérés après avoir été appréhendés par erreur et incarcérés pendant 72 heures.
La nouvelle offensive lancée en vue de détruire les infrastructures opérationnelles des réseaux de narcotrafiquants et de neutraliser les barons a entraîné des extraditions en cascade. Après Lavaud François, l’ex-lieutenant Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion surnommé "Fusil Bois", c’est au tour de Frantz Cadet de faire face à la justice américaine. spp/RK
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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3939
Fritz et David Brandt comparaissent au cabinet d’instruction
jeudi 2 août 2007,
Radio Kiskeya
L’homme d’affaires Fritz Brandt et son fils David ont été déférés mercredi pour la première fois au cabinet d’instruction dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur leur implication présumée dans une affaire de fausses factures d’importation.
Pendant plus de cinq heures, les deux hommes ont été entendus par le juge Durin Duret Junior en présence de leurs avocats notamment Jean-Baptiste Brown, ex-ministre de la justice et Napoléon Lauture.
Un dispositif de sécurité flexible mis en place a permis à des parents et amis de voir les prévenus menottés.
A l’issue de l’interrogatoire, Fritz et David Brandt ont été renvoyés au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince où ils sont écroués depuis une semaine.
Jean Anthony Duponcy, emprisonné pour son rôle présumé dans cette affaire, a été également auditionné. Il est chauffeur à la Compagnie haïtienne de moteurs, propriété de la famille Brandt.
Les deux hommes d’affaires avaient été arrêtés jeudi dernier suite à un interrogatoire marathon au parquet de Port-au-Prince autour de leur responsabilité présumée dans la tentative de dédouanement d’un camion avec des bordereaux de paiement contrefaits.
D’une valeur de 100.000 dollars américains, le véhicule avait été importé par la Compagnie haïtienne de moteurs au nom de l’homme d’affaires Jean-Marc Larco.
Cette transaction irrégulière, qui aurait été réalisée avec la complicité d’un broker récemment décédé, avait empêché l’Etat haïtien de prélever des taxes de l’ordre d’un million de gourdes.
Cependant, deux brokers de la douane de Port-au-Prince interrogés par Radio Kiskeya affirment ne pas être au courant de la mort d’un de leurs collègues.
Des parlementaires se sont ouvertement réjouis de l’arrestation de Fritz et David Brandt isssus de l’un des clans les plus puissants de l’économie haïtienne. Selon eux, cet événement marque un tournant dans les efforts déployés par les autorités en vue de briser le cercle de l’impunité.
Intimidée ou embarrassée, la classe d’affaires est peu encline à s’exprimer sur ce dossier. spp/RK
Source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3936
jeudi 2 août 2007
Peu de turbulence après le renvoi du ministre de la culture
En 20 ans de régime démocratique sous l’empire de la constitution de 1987, il est devenu le deuxième ministre a être renvoyé par le pouvoir législatif. Cette procédure prévue par l’article 172 de la constitution permet de renvoyer un ministre et de garder le gouvernement, indique Georges Michel, ancien constituant qui rappelle que cette sanction ne peut faire l’objet d’aucun recours.
Certains députés ayant voté contre la censure estiment que la mauvaise gestion du carnaval a été un masque utilisé par la majorité des députés pour renvoyer Daniel Elie. Ils croient que des problèmes personnels constituent les vrais motifs de cette levée de bouclier.
De leur coté, les élus ayant supporté le renvoi du ministre, en majorité membre du Regroupement des Parlementaires pour le Renforcement de la Démocratie Participative (RPRDP), affirment qu’il s’agit d’un signal clair envoyé au gouvernement.
Le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, constate que le parlement a exercé sa fonction constitutionnelle de contrôle, tout en regrettant l’absence de discussions entre les parlementaires et l’exécutif autour des points à l’origine de la censure. Interrogé sur la réaction du gouvernement M. Jasmin soutient que les ministres ont appris la nouvelle sans état d’âme sachant que le parlement peut mettre fin à leur service.
Daniel Elie rejoint Lesly Gouthier, ancien ministre du commerce, dans le groupe des ministres renvoyés par le parlement
M. Elie n’a pas su rallier les députés du parti Lespwa alors que des membres du RPRDP menacent de faire tomber d’autres têtes.
Tandis que des observateurs font état de la menace d’une dictature parlementaire, l’ancien sénateur Samuel Madistin estime que la sanction parlementaire est tardive. " Il n’y a aucune action du gouvernement sinon que les autorités réalisent des licenciements massifs dans les entreprises publiques", remarque t-il.
Toutefois Georges Michel rappelle que le renvoi d’un ministre fait partie du jeu démocratique, précisant que les ministres tirent leur légitimité du parlement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12893
Le Président haïtien et le Secrétaire général de l’ONU d’accord pour une présence onusienne à long terme
mercredi 1er août 2007,
Les deux hommes ont aussi minimisé les sentiments nationalistes qui poussent certains secteurs à réclamer le retrait sans délai des casques bleus, assimilés à une force d’occupation.
"Je demande à vous M. le Secrétaire général et à l’ONU de renouveler en octobre prochain le mandat de la MINUSTAH", a déclaré le chef de l’Etat qui a estimé que depuis son déploiement en 2004 la force onusienne avait rempli sa mission de "stabilisation sécuritaire et politique".
Il en a profité pour inviter l’ONU à "réinventer la MINUSTAH". Reprenant une idée qu’il avait lancée dès le premier jour de son mandat, le 14 mai 2006, René Préval a vivement souhaité que la force onusienne soit transformée en un "appareil d’aide à la réforme du système judiciaire et à l’amélioration des infrastructures de base du pays". De l’avis du dirigeant haïtien, l’élargissement de son mandat permettrait à la MINUSTAH de fournir une aide indispensable à la "modernisation de la vie sociale des citoyens et au développement économique d’Haïti".
Pour sa part, le Secrétaire général a averti qu’après cinq interventions des casques bleus au cours des dernières années, "les Nations Unies ne quitteront pas le pays tant que le suivi ne sera pas assuré".
Ban Ki-moon a clairement indiqué qu’il allait, dans son prochain rapport sur Haïti, solliciter du Conseil de sécurité "la reconduction pour 12 mois supplémentaires du mandat de la MINUSTAH". Il a justifié cette décision par le fait que "la situation reste fragile en Haïti en dépit des nombreux progrès accomplis.
Dans un autre temps fort de son intervention, le patron de l’ONU a promis une plus grande implication de la force de stabilisation dans le processus de réforme judiciaire et la professionnalisation de la Police Nationale.
"La corruption ne sera pas tolérée au sein du système judiciaire", a lancé le Secrétaire général qui a exprimé sa satisfaction face à l’adoption par le Sénat de la loi sur la création du conseil de la magistrature. "La corruption mine les institutions et affaiblit les individus", a-t-il fait remarquer en encourageant les autorités à organiser une campagne nationale contre la corruption.
Concernant la PNH, il a qualifié d’éléments-clés pour le renforcement de l’institution, la mise en place du système de pré-sélection des policiers et le travail d’investigation interne de l’inspecteur général en chef.
Soulignant avoir eu avec sa porte-parole haïtienne Michèle Montas de "riches discussions sur la situation du pays", le dirigeant de l’organisation mondiale a salué le leadership du Président René Préval et de son Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. "Ils ont lancé un processus de dialogue politique visant à créer une culture de tolérance inclusive et vitale au développement démocratique d’Haïti", a estimé Ban qui s’exprimait notamment en présence de Michèle Montas, d’Edmond Mulet son représentant spécial et chef sortant de la MINUSTAH ainsi que du successeur de ce dernier, le diplomate tunisien Hédi Annabi. L’actuel sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix prendra ses fonctions à Port-au-Prince le 1er septembre.
Des membres du corps diplomatique dont les ambassadeurs des Etats-Unis, Janet Ann Sanderson et du Canada, Claude Boucher étaient également présents.
Le Secrétaire général de l’ONU a également rendu hommage au "leadership" d’Edmond Mulet promu secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix. Il s’est dit fier des résultats du diplomate guatémaltèque qui a apporté une "importante contribution à la paix, à la sécurité et à la stabilité politique en Haïti".
René Préval s’est aussi montré très élogieux envers le chef de la MINUSTAH pour son leadership. "Il laissera le pays avec notre plus profond respect, notre gratitude et notre amitié", a indiqué le Président à propos de Mulet tout en rappelant la qualité du travail de son prédecesseur, Juan Gabriel Valdés.
Il a enfin évoqué la visite, l’an passé, à Port-au-Prince de l’ancien Secréraire général Koffi Annan et souhaité un bon séjour à Ban Ki-moon qu’il compte retrouver à la prochaine assemblée générale de l’ONU, en octobre prochain à New York.
Arrivé mercredi à la mi-journée à Port-au-Prince, M. Ban doit repartir jeudi à destination de la Barbade qui exerce la présidence tournante de la Communauté Caraïbe (CARICOM). Avant de boucler sa visite, il s’entretiendra tôt jeudi matin avec les représentants de la société civile, de la classe politique, du secteur privé des affaires, de la presse et des organisations religieuses. Une tournée à Cité Soleil (nord de la capitale), un bref passage au Parlement et des discussions avec le ministre de la justice, René Magloire et les membres du corps diplomatique figurent également dans l’agenda du diplomate sud-coréen.
Mercredi après-midi, il s’est rendu au QG de la force internationale de paix où il a rencontré le personnel civil et militaire ainsi que les responsables des agences onusiennes opérant en Haïti.
Créée en juin 2004 par une résolution du Conseil de sécurité, la MINUSTAH est aujourd’hui composée de quelque 9.000 militaires et policiers internationaux originaires d’une quarantaine de pays. Son actuel mandat de huit mois arrivera à expiration le 15 octobre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3934
Nouveau raid antidrogue : Une morgue de Jacmel perquisitionnée
mercredi 1er août 2007,
"La clé du paradis", située dans la localité de Portail Légâne, à l’entrée de la ville, a été perquisitionnée sans incident en présence du juge suppléant du tribunal de paix, Clivens Desrivière. Celui-ci a fait savoir que M. Cadet aurait été appréhendé par le BLTS au cours de la même journée à Port-au-Prince.
Toutefois, cette information n’a pu être confirmée auprès des autorités compétentes.
Selon le juge de paix, l’offensive antinarcotique doit se poursuivre dans le tout le département du Sud-Est.
Des opérations conjointes menées par l’agence américaine DEA et le BLTS avaient visé, il y a une quinzaine de jours, les Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince) et Les Cayes (196 km au sud) avec des résultats contrastés. L’homme d’affaires Lavaud François alias Chachou avait été intercepté et extradé aux Etats-Unis et ses entreprises mises sous scellés dans la Cité de l’indépendance. De son côté, l’ex-chef rebelle et candidat à la présidentielle de 2006, Guy Philippe, avait pu échapper aux officiers de la DEA et du BLTS lors d’une intervention très musclée à son domicile.
L’ancien commissaire de police avait rejeté les accusations portées contre lui et annoncé son retour à la maison, mais sans apparemment joindre l’acte à la parole.
Deux autres présumés trafiquants de drogue, l’ex-lieutenant Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion dit "Fusil Bois" ont été conduits dans une prison fédérale américaine.
Le Président René Préval et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis avaient annoncé la poursuite des opérations destinées à réduire l’intensité du fléau en Haïti, l’un des principaux pays de transit qui alimentent les Etats-Unis et l’Europe. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3935
Arrivée à Port-au-Prince du Secrétaire général de l’ONU
mercredi 1er août 2007,
Peu après son arrivée à bord d’un vol régulier de la American Airlines en provenance de New York, M. Ban a été chaleureusement accueilli par le Président haïtien René Préval, le chancelier Jean Rénald Clérismé et son représentant spécial pour Haïti, Edmond Mulet.
La porte-parole haïtienne du patron de l’ONU, Michèle Montas, se trouvait également parmi les premières personnes à le saluer.
La fanfare du Palais National a interprété l’hymne national en l’honneur de l’illustre visiteur.
Après des entretiens au salon diplomatique de l’aéroport avec MM. Préval et Mulet, Ban Ki-moon s’est rendu au quartier-général de la MINUSTAH où il devait notamment passer les troupes en revue.
Un nouveau tête-à-tête était prévu au Palais National (siège de la Présidence) entre le chef de l’Etat et son hôte. Ils devaient par la suite s’adresser aux haïtiens lors d’une conférence de presse conjointe mercredi soir à compter de 19 heures locales (24h00 GMT).
Jeudi, Ban Ki-moon se rendra dans le grand bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) avant d’être reçu au Parlement par les présidents du Sénat, Joseph Lambert et de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques. Il s’entretiendra également avec les représentants de la société civile, de la classe politique, du secteur patronal, des organisations religieuses et des pays amis d’Haïti.
Le numéro un de l’ONU laissera Port-au-Prince en milieu de journée à destination de la Barbade qui assure la présidence tournante de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Le prédécesseur de M. Ban, Koffi Annan avait également effectué une visite de même nature à Port-au-Prince le 3 août 2006.
Ex-ministre des affaires étrangères de la Corée du Sud, Ban Ki-moon est à la tête des Nations Unies depuis le 1er janvier 2007.
Quelque 9.000 casques bleus sont actuellement déployés en Haïti. Présente depuis juin 2004, la force internationale de paix dont le mandat court jusqu’au 15 octobre, sera diririgée à partir du 1er septembre prochain par le tunisien Hédi Annabi, nommé en remplacement d’Edmond Mulet. spp/RKhttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3931
Biographie du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, en visite officielle en Haïti mercredi et jeudi
mercredi 1er août 2007,
M. Ban Ki-moon, huitième Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, est de la République de Corée. En 37 ans de carrière, il a rendu d’éminents services au gouvernement de son pays et sur la scène internationale.
Parcours professionnel Au moment de son élection au poste de Secrétaire général de l’ONU, M. Ban était Ministre des affaires étrangères et du commerce de la République de Corée. Au cours de sa longue carrière au Ministère coréen des affaires étrangères, qui l’a emmené à New Delhi, Washington et Vienne, il a occupé des postes de plus en plus prestigieux – conseiller du Président en matière de politique étrangère, conseiller principal du Président en matière de sécurité nationale, Vice-Ministre chargé de la planification de la politique, Directeur général aux affaires américaines. Il a toujours défendu la vision d’une péninsule coréenne pacifique, assumant un rôle de plus en plus important en faveur de la paix et de la prospérité dans la région et dans le monde
M. Ban a commencé à travailler avec l’Organisation des Nations Unies en 1975, lorsqu’il était fonctionnaire à la Division des Nations Unies du Ministère. Ses liens avec l’ONU se sont resserrés au fil des années, quand il a été nommé Premier Secrétaire de la Mission permanente de la République de Corée auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, puis Directeur de la Division des Nations Unies au Ministère à Séoul, et enfin Ambassadeur à Vienne, ce qui l’a amené à présider la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires en 1999. En 2001-2002, en tant que chef de cabinet du Président de l’Assemblée générale, il a facilité l’adoption rapide de la première résolution de la session, qui condamnait les attentats terroristes du 11 septembre, et a pris un certain nombre d’initiatives visant à améliorer le fonctionnement de l’Assemblée, si bien qu’une session ouverte dans la crise et la confusion a finalement été marquée par l’adoption d’un certain nombre de réformes importantes.
M. Ban s’est beaucoup investi dans les questions ayant trait aux relations intercoréennes. En 1992, en tant que conseiller spécial du Ministre des affaires étrangères, il a été Vice-Président du Comité mixte nord-sud de contrôle nucléaire, à la suite de l’adoption historique de la Déclaration commune sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. En septembre 2005, en sa qualité de Ministre des affaires étrangères, il a joué un rôle de premier plan dans les efforts qui ont abouti à un autre accord historique pour la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, à savoir l’adoption, lors des pourparlers à Six, de la Déclaration commune sur la résolution de la question nucléaire en République populaire démocratique de Corée.
Études M. Ban a obtenu sa licence en relations internationales à l’Université nationale de Séoul en 1970. En 1985, il a obtenu une maîtrise en administration publique de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard.
Distinctions honorifiques M. Ban a reçu de nombreuses distinctions, décorations et médailles dans son pays et à l’étranger. En 1975, 1986 et 2006, il a été décoré du prestigieux Ordre coréen du Mérite, pour services rendus à son pays.
Renseignements personnels M. Ban est né le 13 juin 1944. Il est marié à Mme Yoo (Ban) Soon-taek, qu’il a connue au lycée en 1962, et avec qui il a eu un fils et deux filles. Outre le coréen, M. Ban parle anglais et français.
Source : Organisation des Nations Unies
La police libère le fils d’un pasteur et un ingéneur et intercepte 8 de leurs présumés ravisseurs
Jephté Bérard et Serge Ligondé avaient été kidnappés à domicile à Pétion-Ville
mercredi 1er août 2007,
La police a libéré le jeune Jephté Bérard, fils du pasteur Pierre Bérard et l’ingénieur Serge Ligondé et appréhendé huit présumés kidnappeurs lors d’une opération menée lundi à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a annoncé le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours.
Les deux otages ont été retrouvés sains et saufs dans une maison de Morne Ménard, un des secteurs du vaste bidonville de Jalousie.
Ils avaient été enlevés dans leur résidence respectivement à Pétion-Ville et à Laboule (est), vendredi et samedi derniers. Chacun des deux rapts avait été précédé d’un cambriolage en règle au cours duquel des appareils électroniques et électroménagers ont été notamment emportés.
Les ravisseurs n’ont pu obtenir la rançon de 50.000 dollars américains qu’ils réclamaient.
Le commissaire Lerebours précise que les investigateurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), qui étaient en contact permanent avec les familles des otages, ont pu remonter la filière de ce réseau de kidnappeurs. Huit des présumés malfaiteurs ont été mis sous les verrous, parmi eux celui qui assurait la garde de Jephté Bérard et de Serge Ligondé.
Tous ces individus sont domiciliés à Pétion-Ville à l’exception d’un seul résidant dans le quartier d’Arcachon, à Carrefour (banlieue sud de la capitale).
Un neuvième membre de la bande était encore activement recherché mercredi.
Les principaux réseaux de kidnappeurs qui encerclaient la région métrpolitaine de Port-au-Prince ont été démantelés par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Toutefois, le phénomène persiste à l’état résiduel. Des cas d’enlèvement sont régulièrement signalés, mais de moins en moins médiatisés à cause de l’autocensure à laquelle sont condamnés les victimes et leurs familles. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3929
mercredi 1 août 2007
Le soleil se lève à Cité SoleilCréation d'emplois
L'assainissement des rues, la construction de latrines communautaires, l'aménagement de centres de tri, des séances de formation pour les jeunes dans plusieurs domaines, tels sont les différents volets envisagés par les responsables.L'assainissement des ruesCe volet a déjà commencé avec l'embauchage de plus de 800 personnes des 2000 envisagées pour l'ensemble du projet sur une période de 2 mois. Il s'agit à la fois d'assainir les rues des 34 quartiers de la cité et de soulager certains pères et mères de famille, à l'approche surtout de la rentrée scolaire. "Nous voulons que toutes les rues de la cité soient saines", a préconisé Ludner Remarais qui a également annoncé l'exécution d'un programme visant à curer les canaux secondaires.
Les autres volets
Concernant les latrines communautaires, le ministère de l'Environnement compte en construire 70. Chaque latrine aura 10 sièges, selon l'ing. Remarais qui estime nécessaire cette démarche pour la santé de la population de cette commune.L'aménagement de quelques centres de tri s'avère aussi important dans le projet d'assainissement. Il s'agit de faire la séparation entre les déchets biodégradables et ceux non biodégradables.
Ce volet prévoit également la mise en place de quelques bassins d'eau pour faciliter le nettoyage des déchets plastiques qui vont être granulés.
Cette opération aura lieu grâce à l'acquisition d'un appareil destiné à cet effet, faite par le président René Garcia Préval au cours de son premier mandat, a confié monsieur Remarais.
Il y a aussi le volet formation. Environ 150 jeunes sont ciblés pour cette étape comportant 2 aspects : fabrication de compost à partir des déchets solides, et lutte antivectorielle, c'est-à-dire contre la malaria. Le ministère de l'Environnement envisage, par ailleurs, d'organiser des séances de formation pour les Agents Sanitaires Municipaux (ASM) pour toutes les mairies du pays, notamment celle de Cité Soleil.
Vers la coordination des interventions à Cité SoleilCité Soleil, comme d'autres zones tourmentées du pays durant les années antérieures, commence aujourd'hui à bénéficier d'une attention spéciale de la part du gouvernement, de la présidence et même de la communauté internationale. Elle est en passe donc d'être l'objet, en ce sens, d'une intervention massive, a affirmé Ludner Remarais.
Mais, selon lui, l'aboutissement de ces efforts dépend de la capacité de la Mairie et du comportement de la population. "Actuellement, le voeu du gouvernement et de la présidence est que tout projet de développement, toute activité à haute intensité de main-d'oeuvre passe par les mairies", a déclaré le cadre du MDE.
Toutefois, a-t-il poursuivi, injonction est faite aux maires de ne pas agir seuls. En ce sens, il indique que dans le cas de Cité Soleil, le maire Wilson Louis et son équipe doivent travailler de concert avec le député de la région, Saliba Jean, ainsi que les 3 sénateurs du département de l'Ouest : Jean Hector Anacacis, Roudy Hérivaux et Evelyne Chéron. "C'est une initiative conjointe entre le MDE et la Mairie de Cité Soleil qui, elle-même, doit inclure les autres élus de la place. Tout ceci, dans un souci de transparence", a martelé monsieur Remarais.
Il a également mis l'accent sur la nécessité pour la population de Cité Soleil d'avoir un comportement exemplaire et discipliné, l'une des conditions fondamentales de la survie du projet, a-t-il prévenu.
Ce projet d'assainissement est financé par le trésor public sur une période de 2 mois. Le premier volet qui dure une dizaine de jours, bénéficie d'une enveloppe de 2 millions de gourdes. cependant, environ 17 millions de gourdes sont prévues pour l'ensemble du programme, a fait savoir Ludner Remarais.L'action du ministère de l'Environnement à Cité Soleil n'est que la première de toute une série envisagée par le gouvernement de Jacques Edouard Alexis à travers tous les ministères qui le composent, à en croire certains responsables.
Lucmane VIEUX
lucmanov@yahoo.fr
Tél. : 411-4853
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46828&PubDate=2007-08-01
Haïti représentée à Nairobi au Kenya
Nous n'avions cependant aucune idée du privilège que représentait cette offre de se joindre à un mouvement aussi puissant et de participer à une expérience aussi enrichissante. Depuis déjà 152 ans, la YWCA (Young Women's Christian Association) est un mouvement international de volontaires qui unit quelque 25 millions de femmes à l'oeuvre dans 122 pays.
Son objectif est de développer à travers le monde le leadership et le pouvoir collectif des femmes et des filles afin que règnent les droits de l'homme, la santé, la sécurité, la dignité, la liberté, la justice et la paix.
Cette année, le thème du 25e Conseil mondial « Engagées à Transformer nos Vies et nos Communautés » (Changing Lives, Changing Communities), s'est concentré sur l'impact que le mouvement de la YWCA souhaite avoir sur la vie des personnes et des communautés dans le monde entier.
En février dernier, tout de suite après son départ des Nations unies, Kofi Annan a eu à dire: « Lorsque les femmes sont en bonne santé, instruites et libres de bénéficier des possibilités qui leur sont offertes, les enfants s'épanouissent et les pays prospèrent.
L'on recueille ainsi un double dividende pour les femmes et les enfants. » Cette approche tend à être adoptée de manière universelle par les agents de développement humain, d'où l'importance d'un tel congrès en 2007. Les organisateurs se sont appuyés sur les expériences du continent hôte, l'Afrique, pour exemplifier aux femmes et aux jeunes filles les moyens d'exercer un leadership face aux plus grands défis que l'humanité doit relever, notamment la pauvreté, la violence, et bien sûr, le VIH/Sida qui, basé sur la théorie évoquée par M. Annan, menace de plus en plus le développement à l'échelle mondiale.
Sommet international des femmes
En effet, le thème de la conférence a particulièrement tourné autour de ce virus ravageur dû au fait que les données actuelles révèlent que les femmes entre 15 et 30 ans représentent le secteur le plus vulnérable au VIH/Sida - soit le secteur avec le taux de croissance de contamination le plus élevé à travers le monde. C'est ainsi que la YWCA a tenu du 4 au 7 juillet 2007, en annexe à sa réunion de Conseil mondial, la plus importante conférence internationale autour du leadership de la femme face au VIH/Sida, avec plus de 2000 participants.
A part les intervenants de haut calibre divers (chefs d'Etat, premières dames, chefs de cabinets, directeurs exécutifs d'agences des Nations unies, d'ONG et de bailleurs de fonds réputés), nous avons eu l'opportunité de fréquenter des femmes engagées et dynamiques, d'entendre leurs témoignages respectifs, d'absorber leur souffle et d'être inspirées par leur courage, leur leadership. Par exemple : Stéphanie, une jeune Australienne de 15 ans qui est séropositive de naissance et la Rwandaise victime de viols multiples à l'époque du génocide - parmi tant d'autres - qui vivent pleinement et continuent de lutter contre la stigmatisation, la discrimination et l'exclusion des victimes dans leur pays. Forum sur le leadership des jeunes femmes
Réunissant des femmes de moins de 30 ans, de cultures et d'origines diverses, le Forum sur le Leadership des Jeunes Femmes a exploré pendant 2 jours des questions de portée mondiale qui préoccupent les jeunes femmes d'aujourd'hui : la pauvreté, la violence, les droits humains, la santé sexuelle et reproductive. Des orateurs renommés ont guidé le débat afin d'identifier des solutions et de développer les compétences des jeunes femmes pour qu'elles deviennent des agentes efficaces du changement.
Renforcement des capacités des nouvelles associations
Nous avons aussi pris part au séminaire de renforcement des capacités des nouvelles associations, dont le but était de faciliter l'intégration des nouveaux et futurs membres au sein de la YWCA mondiale. Formalités d'affiliation, techniques de développement des compétences en matière de relations, de responsabilité et de mobilisation des ressources ont été partagées entre les associations invitées.
En conclusion, du 1e au 11 juillet, nous avons pu découvrir la richesse et la diversité du mouvement de la YWCA, lors de la session du Conseil mondial à Nairobi. Cela a été une occasion exceptionnelle d'en apprendre plus sur la situation des femmes dans d'autres pays du monde et de découvrir les programmes qui suscitent les changements dans leur vie. Nous sommes reconnaissantes et fières d'avoir pu exposer la situation des femmes haïtiennes, d'avoir pu encourager des liens de collaboration avec les différentes associations et sommes plus que jamais encouragées à intégrer la femme haïtienne dans ce réseau fort de 25 millions d'adhérents.
Mme Nathalie Brunet
Mme Tamara Barrau
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46776&PubDate=2007-07-31
Le moment d'investir dans l'éducation
La problématique du système éducatif haïtien a fait l'objet de grands débats hier lundi à l'Hôtel Montana. En partenariat avec la Fondation canadienne pour les Amériques (FOCAL) et l'Inter-American Dialogue (IAD), des représentants du secteur privé des affaires, notamment les tenants de la Fondation UNIBANK, du consortium pour l'éducation, du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, ont discuté pendant plus de trois heures des contraintes liées au bon fonctionnement du système éducatif haïtien. Les discussions ont surtout porté sur le besoin pressant et fondamental d'investir dans l'éducation. C'est d'ailleurs la raison principale qui explique la présence des organismes internationaux FOCAL et IAD, à ce symposium, la troisième rencontre du genre depuis février 2007 à Atlanta aux Etats-Unis.
Là-bas, des bailleurs de fonds internationaux, des membres du secteur privé des affaires avaient plaidé en faveur de l'amélioration de l'éducation comme priorité et objectif commun pour tous les secteurs de la vie nationale. Pour asseoir ce projet combien ambitieux, on a donc confié à la Fondation UNIBANk la noble tâche de prendre le leadership de cette initiative citoyenne. Et c'est sous les hospices de cette institution que les tenants de ce partenariat ont à nouveau remis sur le tapis l'intérêt et la nécessité d'ouvrir le secteur éducatif aux investisseurs nationaux et internationaux.
En effet, en terme de code d'investissement, le secteur éducatif haïtien est souvent traité en parent pauvre. La priorité est accordée à d'autres secteurs de la vie économique, selon M. Carl Braun, de la Fondation UNIBANk « Il y a un code d'investissement dans d'autres secteurs de la vie nationale, tels le tourisme et l'industrie d'assemblage ; mais il n'y a pratiquement rien d'incitatif à l'investissement dans le secteur éducatif », souligne M. Braun. Malgré les efforts de certains organismes dans le secteur, notamment du Consortium pour l'éducation, cela n'empêche que le système est confronté à des obstacles structurels majeurs.
Le Consortium pour l'éducation qui réunit une douzaine d'associations évoluant dans le secteur de l'éducation, représente près de 93 % de l'effectif des écoles privées et 80 % des élèves du privé. Cette instance ne peut grand-chose pour améliorer les conditions de fonctionnement de certaines écoles. « Les écoles fonctionnent avec leurs faibles moyens. Jusqu'à présent, nous avons des difficultés pour accompagner, comme nous le souhaitons, les écoles haïtiennes », a répondu sèchement Marc Anthony Alix, responsable du consortium pour l'éducation, à un des participants.
Le secteur privé des affaires qui, depuis la rencontre d'Atlanta, se donne pour mission de contribuer au renforcement du système éducatif haïtien, offre son appui au consortium en vue de renforcer le travail qu'effectue cette instance dans le secteur. Pour ce faire, ils ont confié le leadership de ce partenariat à la fondation UNIBANk
Pourquoi ce partenariat ?
Le dialogue entre le privé et le public a donc pour objectif de porter l'Etat haïtien et les bailleurs de fonds internationaux à jeter un regard favorable sur le secteur éducatif haïtien qui fait face à de grandes difficultés. A ce niveau, un projet de loi, portant création de l'Office national du Partenariat (ONAP), a été soumis au Parlement haïtien.
Ce projet de loi n'a, jusqu'à présent, été scellé par le Pouvoir législatif.
Ce blocage, mal vu par la majorité des participants, serait dû, selon le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Gabriel Bien-Aimé, à la réticence des sénateurs, perplexes quant au contenu de ce projet. Ils ont peur que ce partenariat ne profite plutôt au secteur privé. « Au Sénat, on a hésité de voter ce projet de loi, de peur que le MENFP ne soit réduit à sa plus simple expression », a-t-il dit.
Interrogé sur une éventuelle possibilité que les parlementaires changent leur fusil d'épaule, le ministre Bien-Aimé n'a pas trop de certitude que le Sénat va voter ce projet de loi dans les prochains jours. « Au moins sept rencontres ont déjà eu lieu au Parlement, mais jusqu'ici, il y a un blocage. Pour le présent moment, il n'y a aucune certitude quant au vote de ce projet de loi ».
Le ministre Bien-Aimé a toutefois félicité l'initiative du dialogue privé et public en faveur de l'éducation. Il propose, à défaut du vote des parlementaires, un conseil qui jouait le rôle de l'ONAP en attendant l'acceptation de ce projet. « Il faut être inventif pour rendre ce partenariat opérationnel », s'exclame-t-il d'un ton soutenu à l'assistance.
La rencontre entre les secteurs privé et public a constitué aussi un espace de propositions visant à faciliter l'accès à l'éducation et l'amélioration du système éducatif. Certains participants ont ainsi mis l'accent sur la nécessité d'accorder une attention spéciale aux enseignants, les premiers dépositaires du pain de l'instruction aux élèves. D'autres ont évoqué l'urgence d'un Plan national d'éducation pour renforcer le système éducatif haïtien, de renforcer le dialogue privé-privé et d'encourager le partenariat public-privé en vue de soutenir l'éducation en Haïti.
Après cette rencontre, une importante conférence devra se tenir en janvier prochain à Port-au-Prince entre les différents acteurs de cette initiative, notamment le consortium pour l'éducation, le secteur privé des affaires et les bailleurs de fonds internationaux.
Les membres de ce partenariat présenteront aux investisseurs étrangers leurs axes prioritaires en terme d'investissement dans le secteur éducatif. Ils soumettront également leurs attentes au gouvernement haïtien.
Entre-temps, d'autres débats entre le secteur privé et le consortium en vue de trouver une stratégie commune pour relancer le secteur de l'éducation, se tiendront fréquemment à Port-au-Prince, selon les responsables.
En attendant que le Parlement haïtien approuve le projet de loi proposé par les membres de cette initiative citoyenne, les participants se disent déterminés à aller jusqu'au bout de leur objectif commun : l'accès et l'amélioration de la qualité de l'éducation en Haïti. Une détermination qu'applaudit vivement l'ancien Premier ministre du Canada, Joe Clark qui est venu supporter l'initiative haitienne. " Je vous remercie de votre motivation et votre détermination à investir dans le secteur'', s'exclame-t-il satisfait.
Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46831&PubDate=2007-07-31
Daniel Elie éjecté du gouvernement
Seulement cinq députés ont tenté désespérément de sauver le fauteuil de Daniel Elie, le ministre de la Culture et de la Communication accusé « d'interpréter la loi des finances selon sa vision personnelle ». 68 voix pour, 5 contre, les députés ont infligé une motion de censure à l'architecte qui a la triste particularité d'être le deuxième ministre renvoyé par le Parlement depuis l'entrée en vigueur de la Constitution de 1987. Avant lui, Leslie Gauthier, ex-ministre du Commerce et de l'Industrie sous l'administration Aristide/Neptune, avait subi le même sort.
Ses yeux cachés derrière des lunettes noires, Daniel Elie ne paraissait guère inquiété à son entrée à la Chambre des députés. Escorté de quelques membres de son cabinet, il se mettait de toute oreille à l'écoute du député Faustin Poly, qui présentait les dix chefs d'accusations retenus contre lui. « Le ministre a dépensé de façon opaque les fonds alloués au carnaval 2007. En plus, il a refusé de fournir le moindre détail aux parlementaires qui ont pourtant l'obligation de contrôler les actions du gouvernement », s'offusque le parlementaire sous un tonnerre d'applaudissements des censeurs de Daniel Elie. « Le ministre a également pris sur lui-même de dépenser quelque 30 millions de gourdes pour la fête du drapeau en dehors du budget », a poursuivi Faustin Poly dans son violent réquisitoire qui a occasionné des remous au sein de l'assemblée. C'est là encore, dit-il, une légèreté qui confine au détournement de fonds et à l'arbitraire. Le porte-parole des contestataires du ministre s'insurge, entre autres, contre la présence de Magali Comeau Denis, l'ex-ministre de la Culture du gouvernement de transition dans le cabinet particulier de Daniel Elie. « Quelles accointances ou complicités peuvent expliquer cette embauche ou cette promiscuité pour le moins insolite », se demande avec angoisse le parlementaire. Son violent réquisitoire a mis en lumière ce qu'il appelle le népotisme, le clientélisme, l'immobilisme et les abus de pouvoir du ministre Elie.
D'un ton calme, Daniel Elie a pris tout son temps pour expliquer le rôle et la fonction du ministère qu'il dirige depuis plus d'un an. Il a aussi dressé un bilan exhaustif de toutes ses réalisations avant de répliquer aux assertions des parlementaires. « Le pays souffre d'une carence de cadres. Magali Comeau Denis est un ancien ministre, un cadre de haut niveau qui s'est montré utile », s'est défendu le ministre Daniel Elie, sans pour autant convaincre ses opposants chauffés à blanc.
« Je suis triste et content. On n'a pas toujours de quorum à la Chambre des députés pour voter des lois en faveur de la population, mais il y en a pour renvoyer un ministre », a lâché Louis Joseph Joël, l'une des rares voix favorables à Daniel Elie. Le représentant de Savanette au Parlement a sans doute fait allusion au calvaire du bureau de la Chambre basse pour tenir régulièrement séance. Quand les parlementaires ne sont pas engagés dans l'organisation de fêtes patronales dans leurs circonscriptions respectives, ils font carrément l'école buissonnière. Pour l'une des rares fois, 87 députés ont participé à une assemblée plénière. « Ma tristesse est sans borne. J'ai toujours rêvé d'une législature à l'avant-garde du changement, a, pour sa part déclaré le député Frantz Robert Mondé, qui s'est montré solidaire du ministre congédié. Boire le calice jusqu'à la lie. Courage Daniel ! », dit-il, d'un ton désespéré.
Le verdict prononcé, Daniel Elie se retire sans rien piper.
Les députés étaient au nombre de 87 pour cette séance d'interpellation
Les voix sont ainsi réparties :
Pour: 68
Contre: 5
Abstention: 14
Claude Gilles
Gillesgonaibo73@yahoo.fr
Jean-Pharès Jerôme
pjerome@lenouvelliste.com
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46853&PubDate=2007-07-31
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Attention à la chimérisation du parlement!
Michel Martelly lance Konbelan
C'est dans les locaux de Presse Café que Michel Martelly a choisi de lever le voile sur Konbelan, le nouveau produit auquel son image est désormais associée. En créole, kobelan se rapporte à une prise illégale de courant électrique, mais le président du compas précise que pour lui Kobelan veut dire que tout le monde peut avoir accès à l'électricité à partir d'une source gratuite qui est le soleil.
Selon Michel Martelly, Konbelan peut être utilisé en milieu rural, mais également en milieu urbain en raison du black-out. « Avec Konbelan, les élèves n'auront plus à se rendre dans les rues ou sur les places publiques pour étudier sous un lampadaire », a-t-il fait savoir.
Konbelan a été lancé sous la forme de quatre appareils : trois chargeurs solaires universels et un système d'éclairage pour les maisons. Les chargeurs sont dotés de terminaux pour huit différents modèles de téléphones cellulaires. Ils peuvent aussi recharger les appareils de faible voltage comme les baladeurs ou MP3. Ils sont vendus avec des piles rechargeables qui peuvent être utilisés à d'autres fins. Le système d'éclairage est fourni avec un panneau solaire, une batterie, un régulateur, les fils de connection et deux ampoules.
L'intérêt des produits Konbelan est qu'ils nécessitent un seul investissement. Michel Martelly se dit prêt à satisfaire un très large public à travers tout le pays en travaillant avec un grand réseau de distribution qui est accessible aux numéros suivants : 709-3939/508-4411/456-6178.L'idée de Konbelan est aussi de pénétrer les endroits les plus reculés pour permettre aux populations desservies par les réseaux de téléphonie cellulaire de pouvoir recharger leurs appareils, soutient le président du compas.
A un moment où des investissements sont consentis dans la recherche d'autres sources d'énergie, Michel Martelly se dit fier de pouvoir apporter sa pierre en faisant la promotion de Konbelan qui utilise une énergie renouvelable et va soulager du black out tous ceux qui en font usage.Déjà, l'équipe de Konbelan travaille à la mise au point d'un système pour élclairer les places publiques.Depuis que Michel Martelly a décidé d'opérer une pause à sa carrière musicale, il s'est investi dans le domaine social en étant aux premières loges lors des activités de collectes de fonds pour les victimes de Mapou et de Fonds-Verrettes. Récemment, on l'a retrouvé à la tête d'un programme de dons alimentaires réalisé sur les ondes de plusieurs stations de radio de la capitale appelé Konbit Lakay.
Hugo Merveille
humerveille@yahoo.fr
Les chargeurs solaires
K825T (Bib), grand format, sorties multiples, 1225 gourdes
K815T, moyen format, 1000 gourdes
K810F (Zorèy bourik), petit format, lampe de poche, 920 gourdes
Le système d'éclairagePanneau solaire, batterie, régulateur, ampoules, fil, 5900 gourdes
Haiti : Programme copieux pour Ban Ki Moon lors de sa visite du 1er août à Port-au-Prince
Ban Ki Moon doit arriver vers midi (heure locale) à l’aéroport international Toussaint Louverture et il devrait être accueilli par le président René Préval et le représentant de l’ONU en Haïti, le guatémaltèque Edmond Mulet.
Dans l’après-midi, Ban Ki Moon rencontrera le staff de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), avant de se rendre au palais présidentiel pour s’entretenir avec le président Préval.
Un point de presse conjoint de Ban Ki Moon et Préval est prévu au palais vers 18 :00 et sera suivi d’un dîner en l’honneur du secrétaire général.
Le 2 août, dans la matinée, le numéro 1 de l’ONU visitera Cité Soleil, bidonville du nord de la capitale, qui a été, depuis la chute de Jean-Bertrand Aristide en 2004, un des quartiers les plus volatiles de Port-au-Prince.
Ban Ki Moon doit aussi se rendre au parlement où un entretien est prévu avec des représentants du corps législatif, dont le président de l’assemblée nationale, le sénateur Joseph Lambert.
Avant de laisser Port-au-Prince pour la Barbade, le secrétaire général de l’ONU rencontrera également des membres de plusieurs associations.
La dernière visite d’un secrétaire général de l’ONU en Haiti remonte au 3 août 2006. Kofi Annan avait alors passé quelques dans le pays. [gp apr 31/07/2007 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6258
Suspension jusqu’en novembre des exportations de mangues haïtiennes vers les Etats-Unis
mardi 31 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Les exportations de mangues francisques haïtiennes vers les Etats-Unis sont suspendues jusqu’au mois de novembre suite à une décision adoptée conjointement par les différentes parties concernées en vue de l’éradication des mouches de fruits en Haïti, a annoncé le secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué.
A la reprise des expéditions vers la Floride, le 19 juillet, après plus de deux semaines de suspension, des larves vivantes de mouches de fruits ont été retrouvées une fois de plus dans deux containers de mangues. Les cargaisons incriminées ont été renvoyées en Haïti.
Joanas Gué souligne toutefois que le gel des exportations sera sans conséquences. Il facilitera l’entrée en vigueur de mesures préventives dans le cadre d’un effort supplémentaire de standardisation des procédures de traitement des mangues déjà en application dans l’industrie locale.
Dans cette optique, une campagne d’éradication des mouches sera lancée dans toutes les zones de production moyennant la disponibilité d’une enveloppe de 25 millions de gourdes (environ 400.000 dollars).
Le secrétaire d’Etat à l’agriculture rappelle que la production de mangues francisques est saisonnière. Entre août et octobre, la récolte chute considérablement et les centres de traitement en profitent pour effectuer des travaux de réaménagement.
L’arrêt des importations de mangues d’Haïti annoncée le 2 juillet dernier par les autorités sanitaires américaines, après une première découverte d’éléments parasitaires au cours d’une inspection de routine, avait fait perdre plus de 300.000 dollars à l’économie nationale. Les petits producteurs de Gros-Morne (Artibonite, nord), principale réserve de manguiers du pays, avaient été particulièrement pénalisés.
Mais, le travail conjoint d’inspecteurs américains et d’experts haïtiens allait porter le département de l’agriculture des Etats-Unis et le service des douanes et de protection des frontières à autoriser dès le 19 juillet la levée des sanctions. Six des usines de traitement avaient obtenu une nouvelle certification.
Selon les statistiques disponibles, les recettes annuelles des exportations de mangues s’élèvent à environ 30 millions de dollars américains. Un demi-million d’haïtiens en bénéficient directement ou indirectement. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3926
La Chambre des Députés approuve un vote de censure et renvoie le ministre de la culture, Daniel Elie
mardi 31 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le ministre de la culture et de la communication, Daniel Elie, a été poussé vers la sortie par les Députés qui lui ont infligé mardi un cinglant vote de censure lors d’une séance d’interpellation axée sur la présumée politique discriminatoire de l’intéressé vis-à-vis de la province.
Par 68 voix pour, 5 voix contre et 14 abstentions, les parlementaires ont adopté la motion de censure après avoir développé un argumentaire que M. Elie a vainement tenté de contester.
Comme une victime expiatoire, sa tête était mise à prix depuis plusieurs jours.
Les chefs de file de cette campagne, Jonas Coffy et Poly Faustin (Lavalas), Laurore Edouard (UNION), Accluche Louis-Jeune (OPL) et Isidor Mercier (RDNP) avaient déjà crié sur tous les toits que le ministre courait à sa perte tant sa gestion était jugée insatisfaisante et clanique.
Les critiques les plus acerbes ont porté mardi sur l’utilisation du budget alloué au ministère de la culture qui serait détourné et essentiellement consacré à la capitale au détriment des autres régions du pays, frappées d’exclusion. Dans le texte de la motion de censure remis à la presse et défendu avec acharnement à la tribune de la Chambre basse, les anti-Elie ont reproché au ministre, désormais démissionnaire, d’avoir mobilisé au profit exclusif de Port-au-Prince les 80 millions de gourdes initialement prévus pour les festivités du carnaval 2007. De fait, soutiennent-ils, les trois jours gras ne l’étaient que de nom en mars dernier dans les villes de province.
Dans le même registre, les Députés ont vertement critiqué la répartition des 30 millions de gourdes débloqués pour la fête du drapeau et l’abandon des fêtes patronales. Dans un élan régionaliste, ils ont clairement exprimé leur intention de consolider leur base électorale à travers les interventions ministérielles. A ce titre, les autres membres du cabinet Préval/Alexis sont prévenus que le sort de Daniel Elie risque d’être aussi le leur, un peu plus tard.
Après l’avoir pratiquement taxé de corruption, les élus ont même estimé qu’il serait juste de juger le ministre par-devant la haute cour de justice pour avoir interprété et exécuté à sa façon la loi de finances 2006/2007.
D’autres arguments plus farfelus et à résonance mesquine ont alimenté les débats. M. Elie s’est vu notamment reprocher la présence dans son cabinet particulier de sa prédécesseure, Magali Comeau Denis (2004-2006) ainsi que ses présumés liens de parenté avec son chef de cabinet, Auguste D’Meza et le directeur général du Théâtre National, Frantz Jacob.
Il a été même question du retard mis à payer la location de 169 chevaux pour le transport des écrivains et intellectuels présents aux rencontres fondatrices de Caraïbes en création organisées en juin à la Citadelle Henry (Nord).
Accompagné de ses plus proches collaborateurs, Daniel Elie a réfuté une à une les accusations portées contre lui. Connu comme un grand taciturne, l’architecte a préféré la lecture tranquille d’un mémoire sur la complexité de son travail à la cadence infernale des questions/réponses qu’implique nécessairement une interpellation.
Il s’est défendu d’avoir fait une utilisation irrationnelle et partisane du budget du carnaval et s’est félicité d’avoir favorisé un retour aux traditions lors de la fête du drapeau, le 18 mai. Pendant plus d’une heure, M. Elie s’est surtout évertué à indiquer aux parlementaires l’ampleur de sa mission et les spécifités de son portefeuille par rapport aux maigres ressources disponibles.
Rares étaient les soutiens dont disposait le condamné dans l’assemblée. Tout compte fait, ils n’étaient que cinq, parmi eux, l’ancien président de la Chambre, Frantz Robert Mondé. Mais, Voyant que le verdict était inévitable, ce dernier a loué la compétence du partant, rappelé leur enfance commune avant de lancer une mise en garde aux "aventuriers", apparemment nombreux au Parlement.
Après avoir essuyé ce camouflet, visiblement déçu, Daniel Elie a quitté le Palais Législatif sans faire la moindre déclaration. Comme le prévoit la constitution, il doit liquider les affaires courantes en attendant la désignation de son successeur.
Sous la Présidence de Jean-Bertrand Aristide, Lesly Gouthier avait dû abandonner son portefeuille au commerce et à l’industrie à l’issue d’une séance d’interpellation défavorable.
Réputé proche du Président René Préval, Daniel Elie était arrivé à la tête du ministère de la culture et de la communication le 9 juin 2006.
Architecte et peintre de profession, il a notamment dirigé l’institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) et a, à ce titre, participé aux importants travaux de restauration de la Citadelle. Il a aussi fait partie du comité de célébration du 250e anniversaire de la ville de Port-au-Prince, en 1999.
mardi 31 juillet 2007
Un avenir prometteur si... Pour le football haïtien
Depuis longtemps déjà, les grandes nations du football ont compris que pour briller durablement sur la scène internationale l'accent doit être mis sur la formation des jeunes. Une formation de qualité, rigoureusement encadrée et suivie sur le long terme, avec l'organisation de compétitions nationales et la participation permanente à des manifestations internationales.Dans cette optique, tous les grands clubs professionnels européens se sont dotés de centres de formation agréés par les pouvoirs publics afin d'y accueillir des jeunes dès l'âge de 15 ans et leur fournir une formation adéquate en vue de devenir des professionnels du football. L'accent est également mis sur une éducation scolaire et universitaire, car tous n'auront pas la chance de devenir des footballeurs professionnels.
Mon objectif, en tant que premier Agent Sportif haïtien licencié auprès de la Fédération Française de Football et reconnu par la FIFA, est simple et ambitieux : faire évoluer le plus possible de jeunes joueurs Haïtiens dans les centres de formation des clubs professionnels français dans l'espoir qu'ils deviennent un jour des professionnels en Europe.
Pourquoi le football africain monte-t-il autant en puissance depuis quelques années ? La réponse est claire : tous les meilleurs joueurs des sélections africaines évoluent en Europe. Mieux encore, beaucoup d'entre eux sont passés par les centres de formation des clubs professionnels français, quand ils n'ont pas reçu cette formation sur place en Afrique dans des centres de formation financés par des clubs européens. A titre d'exemple, 7 joueurs sénégalais vont évoluer au sein de l'équipe première de Metz (1ère division française) pour la saison 2007-2008. Ces 7 joueurs proviennent tous d'un centre de formation basé au Sénégal et financé par les dirigeants de Metz.
C'est là le second volet de mon projet : ouvrir et faire fonctionner un centre de formation de football à Haïti. Et ce, grâce à des partenariats efficaces avec des clubs européens et des mécènes engagés dans le sport. Ce projet ambitieux et dynamique est bénéfique à tous les acteurs du football haïtien. D'une part, la Fédération haïtienne de football pourra profiter des retombées financières d'une telle action (indemnités de formation, contributions de solidarité, prime de participation à des phases finales de compétitions FIFA, de CONCACAF ou de CONMEBOL...etc. Cet apport de gain pourrait être plus conséquent si le football haïtien était mieux organisé avec des championnats nationaux dignes de ce nom permettant de classer les clubs dans au moins 3 catégories. Actuellement tous les clubs nationaux sont classés en catégorie IV, c'est-à-dire la dernière catégorie ne permettant de réaliser que 2000$ de bénéfice en cas de transfert international d'un joueur haïtien).D'autre part, les professionnels haïtiens évoluant à l'étranger pourront ainsi revenir en fin de carrière transmettre leurs expériences, leur savoir et leur savoir-faire dans les clubs et les institutions haïtiennes de football. Ils pourront, par exemple, former des jeunes dans un centre de formation ou être conseiller technique auprès de la Fédération. Une fois le cycle engagé, tout s'enchaîne naturellement. Il suffit après de le contrôler. C'est le principe même de tout succès d'un projet bien planifié.C'est tout sauf un heureux hasard si notre équipe nationale des moins de 17 ans va représenter les couleurs de notre pays en Corée du Sud. C'est une occasion unique de montrer au monde entier notre force, notre talent, notre envie, notre courage, notre volonté, notre discipline. Car, ne nous méprenons pas, il y aura en Corée des observateurs, des détecteurs mandatés par tous les grands clubs européens toujours à la recherche de nouveaux talents (pour l'anecdote, Haïti est dans la poule de la France).Il faut surfer sur cette nouvelle vague de jeunes talents afin qu'elle nous porte le plus loin possible. Il faut, comme on dit, « prendre la balle au bond ! ».
De mon côté, je servirai d'intermédiaire pour intégrer nos jeunes joueurs et nos joueurs professionnels dans le paysage du football européen. Ma fonction d'Agent Sportif licencié auprès de la Fédération Française de Football facilitera un peu plus cette démarche. Je bénéficie également du soutien de mon cher ami le Professeur Lyn FRANCOIS, Docteur en Droit, Doyen de la Faculté de Droit et de Sciences économique de Limoges, Expert en Droit International. De même, le fait qu'Haïti fait partie des pays ACP nous avantage également (pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ayant signé l'Accord de Cotonou régissant la coopération entre l'Union Européenne et ces pays. Le quota des joueurs venant d'un pays ACP pouvant évoluer dans un club européen est plus élevé que si ces mêmes joueurs provenaient d'un pays non signataire de l'accord).Dans cette perspective, je me suis d'ores et déjà fait connaître auprès des dirigeants des clubs professionnels français et des Agents Sportifs du monde entier.Il ne nous reste plus qu'à oeuvrer ensemble dans la bonne direction et à souhaiter une BONNE CHANCE à notre talentueuse équipe des moins de 17 ans.
Marc- Daniel SAINT-ANGE
Agent Sportif licencié FFF et reconnu par la FIFA
Master Droit & Economie du Sport
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46779&PubDate=2007-07-31
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Bienvenu Monsieur Marc-Daniel SAINT-ANGE si…
Avec les actions du gouvernement et des organisations non gouvernementales pour désenclaver et réintégrer Haïti d’une part et la qualification de la sélection Sub 17 à la prochaine coupe du Monde de Corée il était logique une convergence des deux faits se traduisant par un intérêt manifeste et réel de certains personnages du football-business.
Personnellement on réfléchissait pour trouver le bon filon nécessaire pour attirer l’attention des clubs européens sur nos jeunes lauréats.
Dans ce sens nous saluons l’arrivée et la présentation de Monsieur Marc-Daniel SAINT-ANGE. Nous voulons lui témoigner notre confiance pour ne pas tomber dans une paranoïa gratuite et anticipée en sachant qu’il est logique de se convaincre que là ou il y a des agneaux les loups ont l’habitude de « méroder ». D’où une certaine réserve que nous enlèverons volontiers avec les résultats probants qui couronneront très certainement son travail.
Donc Monsieur SAINT ANGE bienvenu si…vous pouvez contribuer a organiser et a rentabiliser le football en Haïti!
Dr J.J 30/07/07