Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 2 avril 2007
Gedimex vend du riz avarié .....l'appât du gain
La société Gedimex S.A, qui distribue exclusivement plusieurs varietés de riz, fait circuler, à travers la capitale, tout un éventail de sacs de riz avarié, sous le label de Soli, présentant des signes de décomposition avancée.
La mauvaise odeur est l'un des reproches adressés à ces produits entreposés et contenant des insectes dans les périphéries de Cité Soleil, et qui prouvent qu'ils ne sont pas de qualité à consommer.
Après plusieurs mois de fermeture, en raison des actes de violence qui ont plu sur Cité Soleil mettant en déroute usagers du tronçon de la Nationale numéro un au niveau de ce bidonville et commerçants évoluant dans ce milieu, Gedimex S.A vient de rouvrir les portes de son dépôt géant installé sur un vaste domaine situé sur la route de Circuit d'Haïti.Exposés par des milliers, des sacs de riz continuent d'être vendu par cette compagnie cause de grands torts aux acheteurs.
« Je n'arrive pas à comprendre qu'une aussi grande compagnie offre à ses clients de tels produits qui n'apportent rien de positif à sa renommée», a lâché l'une des victimes rencontrées ce lundi.
Joint par téléphone dans l'après-midi de lundi, l'un des responsables de Gedimex S.A a assumé la responsabilité de la compagnie dans la vente des produits dans leur état. « Les clients font bien de faire passer leurs revendications contre des produits qu'ils estiment leur ayant causé des torts », a-t-il déclaré en refusant de faire des commentaires.
La semaine dernière, trois supermarchés de la capitale ont vu leurs noms publiés dans les médias de la capitale par le ministère du Commerce pour avoir exposé dans leurs rayons de vente des produits expirés depuis 2004.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Un commentaire :
L’objectif ultime du commerçant c’est gagner de l’argent. Dans ce secteur d’activités, le premier bon samaritain ne s’est pas encore identifié par ses actes d’une extrême bonté. Tous les discours et les réflexions qui voudraient exprimer le contraire rentrent dans le cadre du discours édulcoré du politiquement correct.
Gagner de l’argent n’est pas un crime ni un péché en soi. Ce qui peut devenir écoeurant c’est quand cette obsession rend des individus aveugles et inhumains à un point tel que leurs méconduites balaient d’un revers de main toutes les lois de la morales et de la bienséance sociales.
C’est en fait ce visage néfaste et infect que la bourgeoisie traditionnelle haïtienne a toujours présenté malheureusement avec la complicité des dirigeants eux aussi traditionnels dans leur façon sui generis de gouverner.
Leur attitude a beaucoup contribuer à l’éclosion de cette race de faux prophètes bon diseurs de vérités évidentes dont la vision limitée de la réalité des choses mélangée à la sauce de l’incompétence et saupoudrée de mauvaise volonté contribue a mouler une pâte immonde ou s’englue une société acéphale livrée à elle-même.
Gedimex est coupable jusqu’à preuve du contraire. Ce ne serait pas étonnant d’apprendre, si une enquête sérieuse se réalise, que ce produit a été acquis dans l’état. Le scrupule ne se vend ni dans des flacons ni dans des sacs. Beaucoup de commerçants fuient les rayons ou ce produit si humanisant est étalé.
Si on essaie de ne pas être trop méchant ni trop accusateur on pourrait se poser la question comment on peut entreposer jusqu’à sa pourriture un produit alimentaire pendant que des milliers d’individus crèvent de faim ?
Aucune investigation des instances compétentes osera ébranler l’ancrage de GEDIMEX. Des faveurs par ci, des faveurs sonnantes par là et l’affaire sera vite oubliée. Le concept des pots de vin a été créé pour inciter les véreux à faire appel a des véreux pour résoudre et cacher des situations pourries…
Mais les citoyens haïtiens se sont adaptés à tout ....même à Duvalier et à Aristide !
SAVEUR LOCALE : UN P'TIT CAFE
Haïti dispose à l'heure actuelle de 100 000 hectares de terres plantés en caféiers, soit 3,6 % du territoire national. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée sur le café en 2005 par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) de concert avec le ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARDNR). Cette étude a aussi révélé que les caféières assurent jusqu'à présent la plus grande couverture boisée du pays, soit 12,1 %. Les petits agriculteurs, les véritables acteurs.
La culture du café intéresse beaucoup les Haïtiens. Le nombre de familles haïtiennes impliquées dans ce secteur s'élève à 200.000. La plupart d'entre elles se regroupent en associations ou en coopératives. Citons, entre autres, le Réseau des Coopératives de Café des régions du Nord (RECOCARNO), la Fédérations des Associations caféières natives (FACN) dans la Grand'Anse et le Sud-Est, la Coopérative des Planteurs de café de l'arrondissement de Belle-Anse (COOPCAB) dans le Sud-Est et la CAP dans le Plateau central.Ces organisations ont pratiquement remplacé, depuis une dizaine d'années, les grands exportateurs traditionnels et leur armée de spéculateurs qui ont fait faillite. Elles s'occupent particulièrement du soutien financier et technique des coopératives de production et du conditionnement des cerises de café, appelé encore café vert, jusqu'au produit fini. Mais ceux qui connaissent la fatigue des champs, les détours du processus de transformation, ce sont les petits agriculteurs, particulièrement les femmes. Elles s'occupent en général des trois premières étapes du traitement : la cueillette, le lavage et le triage. A la Coopérative agricole caféière Gabart Levaillant (CACGAVA), dans la commune de Dondon, il n'y a que des femmes à s'occuper du triage du café. Mélany Lindor y travaille depuis plus d'une vingtaine d'années. C'est son gagne-pain quotidien et celui de ses enfants. Le 15 mars 2007, elle était au rendez-vous à la CACGAVA. Le triage, c'est sa spécialité. « Je suis habituée à ce travail, dit-elle. Des fois j'amène mes enfants, je les initie au métier qui leur donne à manger », explique la femme agriculteur, sélectionnant les mauvaises fèves dans un van (layé) avant de soumettre le produit aux responsables de l'atelier. Du jardin caféier à la tasse.
Le café qu'on déguste à la maison ou qu'on exporte vient de loin. Le café cerise est, après la cueillette, dépulpé, fermenté; puis lavé et séché à 12 degré d'humidité. Il est ensuite acheminé vers un centre de traitement. Là, on le décortique, le trie à nouveau avant d'être emballé pour l'exportation. Le café naturel, appelé encore café pilé, préparé traditionnellement par le paysan, est vendu sur le marché local, ou en République dominicaine.Les choses ne sont pas faciles.
La culture du café local n'est pas chose facile pour les producteurs, selon l'ingénieur-agronome Eddy Victor, agent de liaison attaché à RECOCARNO. De nombreuses difficultés accompagnent le processus. Souvent, le paysan, au moment de la cueillette, constate avec peine que sa récolte est à moitié perdue. « Les caféiers, en effet, sont souvent attaqués par des insectes, notamment la scolyte et les pourridiés », explique l'agronome. Longues de 5 mm, les scolytes sont des insectes coléoptères très nuisibles. Elles creusent des galeries dans les caféiers qui entravent ainsi la croissance de la plante. Les pourridiés sont des champignons parasites. En affectant les racines du caféier, ils entrainent souvent la mort de la plante. Entre autres, les saisons pluvieuses n'offrent pas trop d'avantage au caféier. Des fois, trop de pluie fait tomber les cerises de café avant même d'arriver à maturation.
Les contraintes continuent après la cueillette. Les producteurs ne disposent pas assez de matériel pour le séchage adéquat du café naturel ou lavé. Le plus fort du café haïtien, bien qu'intrinsèquement bon, perd sa qualité à cause des mauvaises conditions de préparation.
Les cyclones et leurs effets dévasteurs tuent les jardins caféiers. Selon l'agronome Paul Duret, spécialiste en production de café, d'autres facteurs internes ont contribué à la baisse de la production du café en Haiti: les besoins économiques pressants des agriculteurs, par exemple. Ces derniers ont tendance à remplacer des jardins caféiers par des plantations de haricots qui donnent des revenus en trois mois, tandis que le caféier doit attendre quatre ans. Le prix des haricots connaît au niveau local une hausse vertigineuse.
Par-dessus tout, le problème dans la commercialisation du café reste et demeure au niveau des prix. Le ''Haitian blue'', en dépit de sa reconnaissance internationale depuis 2001, n'améliore pas la situation des producteurs de café parce qu'il n'est pas produit en quantité suffisante (3 500 sur les 400 000 sacs de la production annuelle). De plus, durant ces quatre dernières années, les prix ont baissé sur le marché international.
De ce fait, la dégradation de la filière a atteint son point culminant en 2005 avec la disparition quasi totale du système bancaire traditionnel. Tout cela a diminué le volume de la production. L'étude de la BID sur le café haïtien en 2005 rapporte que la production est passée de 600 000 sacs de 60 kg en 1950 à moins de 400 000 en 2004. Et les exportations ont chuté de 60 %, passant de 27 000 Tonnes métriques en 1950 à 11 000 Tonnes métriques en 2005.
Le café local a de grands atoutsLe café local a, malgré tout, de grands atouts et constitue un créneau de production pour le pays. Le secteur dispose de ressources humaines qualifiées, des ressources matérielles suffisantes capables de relancer la production caféière.
Cette idée de relance du café local, en effet, a déjà suscité, depuis ces dernières années, un regain d'activités dans ce secteur. De plus en plus, les organisations s'unissent entre elles. Des cadres compétents s'engagent dans le domaine. Des ingénieurs-agronomes, techniciens en agriculture, producteurs et agriculteurs, depuis ces dernières années, conjuguent leurs efforts pour relancer la filière. Ils ont implanté plusieurs structures pour la promotion et la valorisation du café local, dont l'Institut national du Café haïtien (INCAH).
Les 23 et 24 mars 2007, à Limonade, sous les auspices du programme PRIMA de l'Union européenne, l'ONG Vétérimed a organisé un colloque régional sur la production agricole, notamment le café, avec les acteurs de ce secteur. " Le café local est comparable et est souvent comparé au Blue Mountain (café jamaïcain, réputé pour sa qualité), lance élogieusement l'agronome Paul Duret.
Le café local attire les exportateurs internationaux Plus de 200.000 exploitants travaillent dans le domaine. La qualité améliorée, le produit est devenu plus compétitif sur le marché national. Et les exportateurs internationaux ne cessent de faire la cour au café local. Le café naturel est exporté aux Etats-Unis et dans certains pays de l'Union européenne. Le café naturel est exporté en République dominicaine et le café lavé expédié vers d'autres pays comme: Japon, Taïwain, Angleterre... Ceci, grâce aux efforts considérables des entreprises de production, notamment la FACN, le RECOCARNO, la COOPCAB et d'autres structures évoluant dans le secteur.
Selon le Laboratoire des relations haitiano-dominicaines (LAREHDO), en combinant les chiffres des exportations officielles (5 millions de dollars américains par année) et ceux des exportations informelles vers la République dominicaine (5 à 10 millions de dollars par année), le café constitue encore aujourd'hui la première denrée agricole d'exportation du pays.
Le café, très apprécié pour sa qualité, constitue une source génératrice de devises, selon l'agronome Jean Luckner Bonheur, spécialiste en appui aux organisations de producteurs de café. Redynamiser le secteur, en supportant les entreprises de production et de transformation, en faisant la promotion de la perle noire haïtienne, rapportera gros au pays.
Jean Max St Fleurtmaxner@yahoo.fr
Jounal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Note:
Ou est passé notre fameux label Saint Marc extra choix posé jadis sur les sacs de café?
Le journal Le Matin commémore ses 100 ans d’existence
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12480
Proposition d’un plan pour réhabiliter les forêts d’Haïti
L’Université Autonome de Saint Domingue (UASD) propose des bourses d’études à des étudiants haïtiens.
Moyennant cet accord, la UASD se compromet que les haïtiens suivent les études qu’offrent les facultés de sciences agronomiques et vétérinaires, sciences de la santé, Génie et architecture, sciences, sciences économiques et sociales et humanitaires, et aussi inclure la préparation de programmes de langue espagnole pour la formation de jeunes haïtiens.
De son côté, le MNH se compromet à offrir des cours de créole et de français destinés au personnel enseignant et administratif de l’université de l’état dominicain.
LE MNH mettra aussi à disposition de la UASD un groupe d’étudiants qui assisteront l’enseignement du programme de français qu’offre la UASD et apportera une collaboration dans différentes branches de travail des facultés.
La signature de l’accord s’est réalisée dans le bureau du Recteur de l’institution universitaire.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal NUEVO DIARIO sur : http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=52370; traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Un officier et sa femme apparaissent assassinés dans leur résidence: On ignore s’il s’agit d’un suicide ou d’un crime
Il s’agit du Lieutenant José Manuel sanchez Zorrilla et Yahaira Susaña âgée de 20 ans.
Selon la Police il n’a pas été déterminé s’il s’agit d’un crime ou d’un suicide. Sanchez Zorrilla était le directeur de la bande de musique de la Marine, il a fait partie du bâton ballet San Esteban de san Pedro ou il a pu exécuter plusieurs instruments de musique.
Les cadavres des victimes ont été transférés à l’unité de Médecine Légale de l’hôpital Antonio Musa, de cette localité.
Un tiers de la population se sent affecté par les gangs
Un dominicain sur cinq questionnés par « l’Enquête d’Opinion Publique de l’Amérique Latine (LAPOP pour ses sigles en anglais) » déclare avoir vu quelqu’un entrain de vendre de la drogue l’année dernière.
Mais ce problème, comme l’indiquent Rosario Espinal et Jana Morgan dans le livre « Culture Politique de la Démocratie en république Dominicaine : 2006 », affecte davantage la zone urbaine que la zone rurale : tandis que 26% de ceux qui résident dans la zone urbaine affirme vu quelqu’un entrain de vendre de la drogue, la réponse obtenue pour la zone rurale est de 11.2%.
En ce qui concerne le thème des gangs, dans le volume, 37% dit que son quartier est très affecté par ce problème tandis que l’indice en zone rurale est de 22.4%.
En détaillant cet aspect, dans la zone urbaine 33% des résidents croient que leurs quartiers ne sont pas affectés par les gangs, 23.2% comprend que les quartiers sont peu affectés, 18.6% admettent qu’ils sont assez affectés et 25.1% assurent qu’ils sont très affectés.
Les indices dans la zone rurale sont les suivants : 53.4% accepte que le problème n’existe pas dans leur quartier ; 24.2% qu’il y a un peu du problème, 14.2% qu’il est assez présent et 8.2% admet que le problème est très présent.
En ce qui concerne la délinquance, la zone la plus vulnérable est la zone métropolitaine de santo domingo qui compte la plus grande incidence d’actes de délinquance : 23.2. En 2004 l’indice était de 14.3%.
En ce qui concerne les autres zones, dans le nord l’indice est passé de 12.2 en 2004 à 14.3 l’année dernière ; dans l’Est d’un 6.3% à 14.5% ; dans le sud d’un 6.7% à 11.8%.
Sur les types d’agressions, 50.8% des affectés ont souffert de vol sans agression ou menace physique et 25.4% de vol avec agression et menace physiques. Le total des vols es de 76.2%
0.8% des délits correspondent à des viols ou agressions sexuelles, 6.1% a des agressions physiques sans vol, 8.6% à des dégâts contre la propriété privée, 7.4% à des vols domestiques et 0.8% à des enlèvements.
De l’ensemble de tous ces actes de délinquance, selon l’étude, 66.8% concerne un type de vols contre la propriété et 33.1% correspondent à des actes contre les personnes, qui sont les plus dangereux du point de vue de la sécurité personnelle.
Poursuivant avec les victimes, avec les années, les plus affectés sont ceux qui détiennent un plus grand niveau éducatif : tandis que le pourcentage de la population soumise à l’enquête es de 16.2%, pour ceux qui ont une éducation universitaire il est de 25%.
En ce qui concerne les autres pays qui ont fait partie de l’enquête, Panam est le pays ou moins de citoyens ont rapporté avoir été victimes d’actes de violence : 7.1%. Celui qui détient les chiffres les plus élevés est le Pérou avec 26.2%
Les autres pays détiennent les indices suivants : Jamaïque 10.1%, Colombie 13.2%, Le Salvador 15.6%, le Nicaragua 16%, la République Dominicaine 16.2%, le Costa Rica 16.5%, la Bolivie 16.8%, Haïti 16.9%, le Guatemala et le Honduras 19.2%, l’Equateur 20%, le Méxique 20.2% et le Chili 23.1%.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal HOY sur : Fuentes: http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17801traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
FR pense qu’il y a chantage et persécution dans le cas de Madame Sonia PIERRE
« Les valeurs que défendent Madame PIERRE sont au-dessus d’un « malheureux » acte de naissance », a manifesté l’entité à travers d’un document.
Il a déclaré que soulever cet argument pour faire obstacle aux droits que défend Madame PIERRE de protéger les citoyens, qu’ils soient haïtiens, dominicains ou chinois représente une iniquité qui diminue les autorités de la JCE et le gouvernement qui se sont prêtés à cette manœuvre »
La Force de la Révolution considéra que les problèmes migratoires sont aujourd’hui plus que jamais des problèmes politiques de grandes envergures qui requièrent d’énormes sacrifices afin d’obtenir la paix et la sécurité des peuples.
Il a assuré que Haïti et la République Dominicaine font partie d’un même territoire, et que sa pauvreté et ses tragédies vont de pair mais des oligarchies et un colonialisme puissant ont soumis àses deux peuples dans la pauvreté et une situation humiliante d’orphelins.
La nécessité de survivre, de rencontrer un toit pour ne pas périr sous le poids de l’humiliation reste un droit que l’on ne peut pas nier ni minimiser » a-t-il signalé.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal HOY sur : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17807, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
“Divulguer l’acte de MADAME SONIA PIERRE été une imprudence » : Docteur EDDY OLIVARES, juge de la Chambre des Contentieux de la Junte Centrale Elector
Le docteur Eddy Olivares, membre de la Junte Centrale Electorale (JCE) a considéré hier comme « une imprudence » de la Chambre administrative le fait d’avoir divulgué la notion de l’illégalité de l’acte de naissance de l’activiste pro haïtienne Madame SONIA PIERRE, affirmant que ceci consiste à donner des munitions à ceux qui, animés de mauvaise foi, utilisent le sujet de la migration haïtienne pour causer du tort à la République Dominicaine.
Il déclara que la JCE a toujours connu des certaines de cas similaires a celui de Madame PIERRE, et que actuellement la Commission des Offices d’état civil, dont il fait partie, étudie des dizaines de ce type d’irrégularités et aucun de ces cas ait été divulgué.
« Avec cette indiscrétion, que je clarifie, qui n’est pas de la responsabilité de l’assemblée de la JCE mais de la Chambre administrative, on lui rend un maigre service a pays et à l’institution, on présente comme victime une personne avec qui nous pouvons être d’accord ou pas, mais une personne aui, -nous devons le reconnaître- a su gagner le respect et la considération de tous y compris au niveau international, dans as lutte en faveur de ce qu’elle considère une juste cause » a déclaré Olivares.
Il ajouta que l’irrégularité dans la déclaration de la naissance de MADAME SONIA PIERRE est le produit du désordre qui a régné jusqu’à présent dans les bureaux d’état civil qui a provoqué le fait que la majorité des dominicains une fois ont été confrontés à des problèmes avec leurs pièces de nationalité et d’identité.
« Une preuve de ceci est que l’indice de dominicains sans papiers qui vivent en République dominicaine, leur propre pays est supérieur à l’indice des dominicains résidant aux Etats-Unis et en Europe et le système ne trouve pas le moyen de résoudre ce problème car il est régi par une loi de l’année 1944, modifiée par la loi 659 qu’il est urgent de modifier » souligna le Magistrat OLIVARES.
Il souligna que la nouvelle JCE dans son effort pour résoudre cette problématique vieille de plusieurs années, a rencontré le cas de MADAME SONIA PIERRE, lequel, a-t-il soutenu, aurait du être traité comme les autres cas, c'est-à-dire, aller au devant de l’assemblée et après devant la commission des bureaux d’office d’état civil qui représente l’instance ou se traite ce genre de sujet.
Il ajouta qu’en plus ; les inspecteurs responsables de l’investigation qui ont été ceux qui ont recommandé l’annulation de l’acte de naissance de Madame PIERRE, ne sont pas facultés à faire des recommandation à la Junte Centrale Electorale.
La Junte ne doit pas se prêter au jeu d’individus particuliers ou groupes dans ce type d’investigation en République Dominicaine comme dans n’importe quel autre pays il y a des réaction raciales individuelles, mais personne peut dire avec des arguments solides que nous sommes racistes et anti haïtiens, parce qu’ils sont des milliers à vivre avec nous comme s’ils étaient aussi des dominicains » a ponctué le docteur Olivares dans des déclarations faites au journal HOY.
L’investigation sur l’inscription de naissance de la coordonnatrice du mouvement en faveur des droits des femmes dominico haïtiennes fut sollicitée à la JCE par la Force Nationale Progressiste.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal HOY sur : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17814, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
La Police déclare activer la localisation de la femme qui aurait brûlé un couple.
L’accusée en cavale répond au nom de Yudelka Baez Casado (Yudith) qui a commis le crime contre son ex concubin René de la Nuez Fermin pendant que ce dernier se trouvait en compagnie de son amie de maintenant Maria Magdalena Jerez, en sa résidence du numéro 7 de la rue Miosota du secteur Los tres brazos.
Maria Magdalena est décédée jeudi dernier à onze heures du soir et a été enterrée le lendemain, le vendredi, et René est mort quelques heures après les funérailles de son amie.
Apres les funérailles, les membres de la famille de De la Nuez semblaient très affectés et ont refusé de faire des déclarations aux journalistes. Ils ont simplement exigé que la police arrête l’accusé Yudelkis Alexandra.
Baez Casado a visité la maison ou résidait le couple, là ou elle a vécu quand elle partageait la vie de Monsieur De la Nuez, la veille de la tragédie pour récupérer deux des trois enfants qu’ils avaient procréés ensemble avec le prétexte que l’un d’eux célébrait son anniversaire de naissance.
Le jour suivant, elle revint tôt dans la matinée, rentra dans la chambre ou dormaient Jerez et De la Nuez, les aspergea d’essence et craqua une allumette et la lança par la fenêtre. Elle prit la fuite en emportant avec elle la plus jeune de ses trois enfants.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal Listin Diario sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8161, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
LE JUGE DE LA JUNTE CENTRALE ELECTORALE EDDY OLIVARES DEMANDE DE LA PRUDENCE DANS LE CAS DE SONIA PIERRE
Il a affirmé que « Il ne correspond point à la JCE, il ne doit pas ni ne lui convient d’intervenir dans ce débat et encore moins se laisser traîner par des groupes et des secteurs intéressés par le sujet ».
Il a indiqué qu’au milieu du désordre qui caractérise le registre civil du pays, les juges se sont rendus compte que le même problème qui existe au sujet de la déclaration de la naissance de Madame Sonia PIERRE, survient dans le cas des milliers de dominicains pauvres qui ont été déclarés par un oncle, un frère, un voisin ou un parrain.
Le Juge Olivares a considéré qu’avant d’élucide au niveau de l’opinion publique nationale, le rapport concernant le cas PIERRE aurait du être débattu par l’assemblée générale de la Junte Centrale Electorale et ensuite au niveau de la commission des offices d’état civil de cette institution. Le Magistrat a exprimé que la Commission des offices d’état civil connaît chaque semaine des cas similaires à celui-ci et encore plus compliqué, sans qu’on ait à faire appel aux tribunaux du pays. « Surtout, quand il n’y a pas eu une investigation issue exclusivement de la Junte Centrale Electorale et qu’il n- y a pas eu d’irrégularités commises par elle », insista-t-il.
I ajouta que « dans ce cas, comme dans le cas de plusieurs enfants qui ont été déclarés de façon irrégulière pour la raison que ce soit, ils ne doivent pas payer le prix de cette irrégularité qui résulte de la responsabilité de leurs pères ou des personnes qui les ont déclarés, mais surtout de la déficience institutionnelle du registre civil ».
Le Juge Olivares Affirma que les fonctionnaires de la JCE qui ont remis à la Chambre administrative l’investigation sur les irrégularités autour de l’acte de naissance ne disposent pas la capacité juridique pour recommander à l’assemblée des juge l’annulation du document et qu’ils auraient du se limiter à remettre le rapport aux juges.
Il a considéré « qu’on lui fait du mal au pays et on leur a remis des munitions à ceux là qui, animés de mauvaise fois font usage de ce problème pour attaquer la République Dominicaine et on donne raison à ceux là qui le croient de bonne foi, quand on ressort des arguments imprudents contre des individus qui en étant en accord ou non avec eux, ont gagné le respect de tous, dans leur lutte pour des causes qu’ils considèrent justes.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal Listin Diario sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8268, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Les fils d’un propriétaire d’un bureau de change blessé lors d’une agression ont planifié l’attaque contre leur père.
Les détenus ont été identifiés comme Danilo Fernando Almonte Sosa (Humberto o Beco le rouquin), âgé de 42 ans et Santiago Domingo Antonio Rodriguez Capellan (Le lent), âgé de 49 ans, accusé de planifier l’agression contre son père Domingo Rodriguez Santana.
Almonte Sosa est le fils adoptif de la victime, tandis que Rodriguez Capellan en est le fils légitime.
Ont été accusés de participer à l’agression Ely Alexander Rodriguez Peralta et Hatuey Rodriguez Javier qui sont actuellement en cavale.
Durant le vol, les agresseurs ont pu dépouiller le propriétaire du bureau de change 300.000 pesos dominicains, des chèques d’une valeur de 2.000.000 de pesos, une montre de marque SEIKO et un téléphone portable de marque LG, il lui ont provoqué des blessures puis ont pris la fuite à bord d’une camionnette marque TOYOTA HI-LUX, de couleur blanche.
Au cours de l’investigation, il a été déterminé que les frères ont planifié l’agression contre leur père Rodriguez Santana parce que Almonte Sosa accuse Rodriguez Capellan de lui avoir remis un chèque de 60.000 pesos, produit du vol.
Les détenus seront remis aux autorités judiciaires dans les prochaines heures, tandis que la Police Nationale a lancé un appel aux accusés en cavale Rodriguez Peralta et Rodriguez Javier pour qu’ils se rendent à la justice afin de répondre aux accusations de leur participation présumée au vol.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal Listin Diario sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8173, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
samedi 31 mars 2007
La destruction de la photo (de la militante SONIA PIERRE) est attribuée a des nationalistes radicaux.
Des visiteurs de l’exposition ont considéré qu’il a pu s’agir d’une violence de nationalistes radicaux.
Pierre figurait parmi les cent femmes du « Projet femme » que, pour commémorer la journée internationale de la femme, la productrice Geovanna Bonnelly et la photographe Nicole Sanchez, avec les auspices de Mercasid et la sécretariat de la Culture.
Le cadre avec le visage de Pierre, en première dimension a été enlevé il y a quatre jours de l’endroit assigné contre la clôture du Parc indépendance et la fiche explicative de sa labeur a été démontée à deux reprise, a indiqué Melvin Perez, photographe chargé de l’adéquation des pièces qui hier travaillait les images.
L’enlèvement de la photo de madame Pierre coïncide avec les critiques qui lui sont dirigées par des secteurs nationalistes.
Bonnelly a déploré l’action et a averti qu’il s’agissait d’une agression contre la femme et contre les idéologues de l’initiative comme artiste.
Bonnelly a expliqué que l’exposition compte des photos de 4 ou 5 femmes qui ne sont pas de nationalité dominicaine. Il a déclaré qu’il s’agit d’une agression contre la propriété privée.
Projet femme déplore qu’il existe encore dans le pays une grande discrimination, « et les choses, nous voulons les résoudre par la violence au lieu d’un débat.
Elle a manifesté cependant que si on devait refaire l’exposition, Sonia Pierre aurait été sélectionnée de nouveau parce qu’elle a été qualifiée comme personnage important de la communauté.
Pierre a fait l’objet de plusieurs débats publics, en apprenant la décision de la Chambre Administrative de la Junte Centrale Electorale, de demander l’annulation de son acte de naissance, déclarée en 1963 comme solaine Pierre, argumentant que ses parents l’ont enregistré à Villa Altagracia en indiquant posséder la nationalité dominicaine quand leur nationalité était haïtienne.
L’espace qu’occupait la photographie de Sonia Pierre est restée vide, entre un cadre avec le texte de l’écrivain Soledad Alvarez et l’image de la pâtissière Ana Rita Tolentino veuve Alfau. Les fragments de la photographie de PIERRE ont été transportés au sous sol du Parc Indépendance, là ou se trouvent la maison du vigile et les WC.
Perez a déclaré que les créateurs du projet ont indiqué qu’ils ne savaient pas s’ils devaient replacer la photo car ils n’avaient pas la sécurité que l’action en se répète.
Pierre Travaille depuis l’âge de 14 ans en défense des groupes d’haïtiens du pays, en réclamant qu’il leur soit octroyé des pièces d’identité, qu’il leur soit reconnu leurs droits au travail, le statut d’immigrants économique, qu’ils puissent recevoir des salaires justes, et que leurs enfants nés en territoire dominicain soient considérés comme dominicains.
Sa photographie et sa fiche avec une petite biographie se trouvaient exposées au Parc de l’indépendance avec cent femmes exemplaires, détachées dans différents domaines comme la peinture, psychologues, journalistes, communicatrices, chefs d’entreprises, artistes, pâtissière, sportives, pilotes, écrivains. Aussi des vendeuses de fleurs, historiennes, actrices, dirigeants paysannes, docteurs, professeurs en différentes disciplines, ouvrières, femmes chauffeurs, antitrujillistes, politiciennes, mécaniciennes, investigatrices, fabricantes de pièces, cuisinières, féministes, juges, religieuses, couturières.
Article original paru dans l’édition digitale du journal dominicain « HOY » http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17624 , traduit par Thom GATO pour Haïti Recto Verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
18 entités critiquent le fait que l’on veuille annuler l’acte de naissance de Sonia Pierre.
Elles considèrent la dite sollicitude comme illégitime et arbitraire. Le Département d’investigation de la JCE a annoncé par la presse nationale qu’elle a proposé solliciter par voie judiciaire la nullité de l’acte de naissance de Sonia Pierre, après avoir considéré que le document est faux parce que ses parents ont vécu dans le pays de façon illégale.
Les organisations et individus qui souscrivent le document ont considéré l’initiative comme des représailles nettes à cause du travail que Madame Pierre réalise en défense des communautés haïtienne et dominicaine d’origine haïtienne…..
Elles ont exigé du tribunal électoral réaffirmer la validité des pièces de Pierre et de ses enfants et clôturer les investigations de manière définitive. Elles ont assuré que le document fut acquis à la faveur de fausse information et qu’elle place Pierre et à sa famille dans une situation d’extrême vulnérabilité en les exposant à un risque d’expulsion.
Parmi les organisations et personnalités qui signent le document de solidarité à Sonia Pierre figurent: le centre pour la justice et le droit international (Centro Por la justicia y el derecho internacional: CEJIL), la clinique légale de droits humains internationaux (Clinica legal de Derechos Humanos internacionales) l’université de Californie (University of California), Bekerley (la escuela de derecho). Familias Prolibertad, Hilda Luz Flores, l’institut de droits humains, l’école de droit de la Columbia.
En plus de Fondation ZILE, Adela George, Joaquin A Labour, Giselda Liberto, Samuel Martinez, Maite de Muller, Table Nationale pour la migration Mesa Nacional para la migracion), la Nothern maniatan Coalition for Human rights, REDAHIRD, Sarah Paoletti, Transnacional Legal Clinic, L’ecole de droit de l’université de Pennsylvanie, le Service Jésuite aux réfugiés et Migrants, Francisco Cueto Villaman. Dans le document ils précisent que Pierre est née en territoire dominicain et pour cette raison elle a droit à la nationalité dominicaine selon la Constitution.
Ils rappellent que la mère de Sonia est rentrée en territoire dominicain en 1957 sous contrat avec le Conseil d’Etat du Sucre (CEA) et en 1963 quand elle déclara sa fille elle utilisa une pièce d’identité émis par l’organisme d’état.
« L’investigation de la JCE est illégitime et arbitraire car elle tente de rendre invalide l’acte de naissance prétextant que sa mère vivait en situation irrégulière dans le pays. »
Ils ont exprimé que selon le principe de « jus solis », le statut légal des parents est totalement insignifiant pour déterminer le droit d’un garçon ou d’une fille à la nationalité dominicaine, parce que le lieu de naissance est la condition unique qui doit être démontrée pour l’acquisition de la nationalité dominicaine.
“En plus, il n’existe plus de garanties de que l’investigation réalisée ait été réalisée de façon impartiale et indépendante. Au contraire, ils existent des indices que cette investigation a été demandée pour harceler Sonia et sa famille et limiter son travail légitime en défense des droits humains » signalent-elles.
Ils ont exprimé que, selon les informations du président de la JCE, reçues à partir des moyens de communication, l’investigation fut initiée à la demande de la Force Nationale Progressiste (FNP), un parti politique caractérisé par ses positions ultraconservatrices.
Elles indiquent que celui-ci est le plus récent des actes d’intimidation qu’a subi Sonia et ses parents les plus proches, après avoir rappelé qu’en Février de l’année en cours, le service d’intelligence du pays, le Département National d’investigations (DNI), a informé de façon erronée la presse dominicaine que l’on avait falsifié les pièces d’identité de deux de ses fils.
Ainsi, elle indique, qu’un membre du gouvernement a prétexté que PIERRE était une des milliers de personnes résidant au pays de manière illégale, pour cette raison l’investigation initiée ainsi que les déclarations réalisées envoient un message très préoccupant à ceux qui défendent les droits des plus vulnérables et marginalisés seront punis.
Ils exposent que Sonia PIERRE ha été reconnue mondialement pour son leadership dans la défense de la population haïtienne et dominico-haïtienne, pour cela en 2006, elle avait reçu le prix des droits humains de la Fondation Mémorial de Robert F Kennedy.
Ses efforts pour réclamer le droit à la nationalité des filles et garçons et des adolescents d’origine haïtienne nés en territoire dominicain ont abouti par une sentence de la Cour Inter américaine des droits humains.
Cette sentence a ordonné à l’Etat d’adopter des mesures législatives et administratives pour garantir l’accès à des certificats de naissance et de scolarisation de forme égalitaire pour tous les enfants nés dans le pays.
Article original paru dans l'édition digitale du journal HOY surhttp://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17623
Traduit par Thom GATO
SONIA PIERRE DEFENDRA SA NATIONALITE DEVANT LES TRIBUNAUX DU PAYS
Elle affirme qu’elle a confiance en la justice dominicaine pour réaliser une investigation et qu’elle n’ira pas vers les tribunaux internationaux pour “se battre”, comme le souhaitent les individus qui ont sollicité l’annulation de son acte de naissance qui devront se rétracter.
La Force Nationale Progressiste a sollicité en février dernier à la Chambre administrative de la Junte Centrale Electorale une investigation sur la légalité de l’acte de naissance et qu’il est présumé que ses parents auraient violé la loi du registre civil.
Je suis à la disposition des autorités judiciaires compétentes et impartiales pour qu’une investigation sérieuse soit réalisée pour que la vérité soit établie sur les faits. Ceci on va le combattre de l’intérieur » a déclaré Madame PIERRE
Elle a déclaré avoir toujours dit que ses parents étaient haïtiens et qu’ils sont venus au pays comme coupeurs de canne du Conseil du sucre, mais la condition de père n’est pas pertinente en ce qui concerne la nationalité des fils.
Elle a soustrait de la qualité à la Force Nationale Progressiste pour demander une investigation de son acte de naissance parce que cette entité ne possède pas d’autorité et qu’en plus elle a toujours eu une position contraire à ses approches.
Elle a affirmé que le président de la JCE lui a communiqué qu’il n’avait pas ordonné l’annulation de son acte de naissance et que ce tribunal n’était pas habilité à le faire, en ajoutant que les avocats du mouvement des femmes dominico-haïtiennes sont entrain de préparer sa défense.
Elle a signalé qu’elle n’a pas été informée de cette investigation sur l’origine de son acte de naissance et qu’elle a été mise au courant par la presse. « Moi comme citoyenne je devais être informée de cette investigation. Ce que je considère comme une violation de mes droits », a –t-elle exprimé.
Elle a qualifié comme une action visant à museler son activisme en faveur des droits humains des haïtiens qui vivent au pays et de leurs descendants, la sollicitude d’annulation de son acte de naissance faite par les départements de Sécurité et inspection de la Junte Centrale Electorale.
Elle a déclaré qu’ils ont été nombreux les évènements survenus les derniers tours touchant directement les dominico-haïtiens comme par exemple le retrait de sa photographie d’une exposition rendant hommage à la femme dominicaine, la mise en état de fonctionnement du livre rose pour inscrire les étrangers qui naissent en territoire dominicain, l’indemnisation par l’état à deux enfants d’origine haïtienne, en autres.
Version originale en espagnole parue dans le quotidien dominicain HOY(http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17638) traduit par Thom GATO pour Haiti Recto Verso.
Réprobation et solidarité face aux nouvelles persécutions contre la militante Sonia Pierre
Santo Domingo, 30 mars 07 [AlterPresse] --- Des représentantes et représentants de diverses institutions haïtiennes, dominicaines et américaines réprouvent fermement aujourd’hui les nouvelles menaces et persécutions dont est l’objet la militante dominico-haïtienne, Sonia Pierre, qui pourrait se voir enlever son acte de naissance dominicain, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Ces institutions réaffirment leur solidarité envers Sonia Pierre, qui lutte depuis son tout jeune âge en faveur du respect des droits des immigrantes et immigrants descendants d’Haïtiens.
En page de couverture, ce vendredi 30 mars 2007, les principaux quotidiens dominicains ont annoncé la décision imminente de la Junte Centrale Electorale Dominicaine (JCE) de retirer l’acte de naissance de Sonia Pierre, parce que, selon les membres de la JCE, « les parents de Sonia Pierre étaient des immigrants « illégaux » quand ils ont déclaré sa naissance en 1973 ».
« Les attaques répétées contre Sonia Pierre, qui a osé soulever un problème affectant des milliers de personnes, constituent une atteinte à la liberté d’expression. Les dirigeants dominicains veulent annoncer à toutes celles et tous ceux qui défendent les droits des minorités qu’ ils seront punis », estime Roxana Artholz, éminente avotate et professeure de Droit international à l’Université Berkeley de California, qui accompagne depuis 9 ans Sonia Pierre dans sa lutte en faveur des droits des immigrantes et immigrants descendants de ressortissants haïtiens.
En compagnie de plusieurs autres personnalités haïtiennes, dominicaines et américaines, l’avocate américaine participe, à Santo Domingo, à une conférence internationale sur les déportations d’immigrants dominicains des Etats-Unis d’Amérique et d’immigrants haïtiens de la République dominicaine.
Ce 30 mars 2007, plusieurs personnalités nationales et internationales, prenant part à la conférence dans la salle Caribe de l’Hotel Intercontinental de la capitale voisine, se sont levées, en signe de solidarité, pour saluer et applaudir Sonia Pierre venue rendre visite à l’assemblée.
« C’est le moment de supporter Sonia. Sa lutte pour le respect des droits des immigrants haïtiens et de leurs descendants dans ce pays, est celle de tout le monde, car quelque part, chacun d’entre nous a derrière lui, un parent qui fut un immigrant sans papier. En tant que membre du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), je sais ce que cela veut dire, pour avoir vécu toute la campagne orchestrée contre le fondateur de notre parti, feu Pena Gomez, pour nier sa nationalité dominicaine », souligne, pour sa part, Eduardo Jorge Prats de l’Université Catholique Madre y Maestra, intervenant au panel intitulé « Nationalité, Citoyenneté et Registre Civil » de la conférence internationale.
A plusieurs reprises, au cours de la conférence débutée dans la soirée du 28 mars 2007, les représentants d’organisations dominicaines à New York ont essayé d’établir un parallèle entre les déportations de dominicains par les Etats-Unis d’Amérique et celles que la République Dominicaine effectuent quotidiennement à la frontière avec Haïti.
« La diaspora dominicaine aux Etats-Unis doit s’investir dans la lutte en faveur des immigrants haïtiens en République Dominicaine. Si nous ne faisons rien pour changer les choses dans notre pays, à quel titre faisons-nous des mobilisations aux Etats-Unis pour réclamer pour nos compatriotes des droits que nous sommes en train de nier à des immigrants qui se trouvent dans notre pays », s’est exclamé un dominicain résidant à New York.
La nouvelle de la probable décision de la JCE contre la militante Sonia Pierre a jeté un froid parmi les déléguées et délégués de différentes institutions et organisations présentes, tels des membres d’organisations de défense des droits des immigrants dominicains aux Etats-Unis d’Amérique, des professeurs et chercheurs de l’Université Columbia, de la faculté latinoaméricaine de sciences sociales (Flacso), des représentants du département d’Etat américain, de l’ambassade américaine à Santo Domingo, de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de plusieurs autres organisations de droits humains.
Une vingtaine de femmes de l’organisation haïtienne Fanm Saj Veye Yo séjourne depuis le 29 mars 2007 en République Dominicaine pour témoigner spécialement leur solidarité à la cause défendue par la militante Sonia Pierre.
Cette information, sur la probable décision de la JCE dominicaine d’enlever à Sonia Pierre son acte de naissance dominicain, fait suite à plusieurs autres attaques, dont le retrait la semaine dernière de sa photo dans une exposition publique en hommage à une centaine de femmes dominicaines au Parc Independencia, au centre de Santo Domingo.
A la fin de 2006, le Secrétaire d’Etat dominicain aux Affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, a écrit une lettre de protestation à la fondation Robert F. Kennedy qui avait choisi d’honorer Sonia Pierre du prix des droits humains Robert Kennedy pour l’année écoulée. [apr 30/03/2007 16 :00]
Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org
La Junte Centrale électorale fait une mise au point en déclarant qu’elle ne possède pas la faculté légale nécessaire pour enlever la nationalité
La junte Centrale électorale ajoute que Madame Pierre a le droit de se défendre de cette accusation qui est formulée contre elle, mais il affirme que du côté de la militante il y a une innocence totale, car s’il y a eu quelque chose d’illégale, la faute et la responsabilité devraient être endossées par son père.
Il ajoute que quitter la nationalité ne rentre pas dans les attributions de la Junte centrale électorale car ceci correspond aux lois dominicaines.
La Junte Centrale Electorale ne peut pas lui quitter la nationalité à personne, parce que l’instance qui peut le faire est un tribunal de la République” a déclaré le président de la JCE au cours d’une entrevue accordée au programme “le gouvernement du matin
Il soutient que cet organisme n’est pas habilité à éliminer la nationalité de Madame PIERRE et affirma qu’il s’agit d’un dossier à manipuler avec prudence et sans partialité.
Le titulaire de la JCE s’est prononcé après la demande de la Force Nationale Progressiste pour que Madame PIERRE soit dépouillée de sa nationalité dominicaine parce que son acte de naissance « aurait été affecté par un vice d’illégalité »
“J’estime que le pays doit être crispé par cette nouvelle de première page qui attribue de l’importance a la sollicitude formulée par le délégué politique de La Force Nationale Progressiste afin de lancer une procédure d’investigation sur cette personne” a-t-il ajouté.
Il soutient qu’il faut instruire un peu plus le dossier de Madame Pierre au niveau de l’unité juridique de la JCE et une fois instruit, l’assemblée l’introduira dans son agenda pour les suites correspondantes.
(Ariticle paru dans l’édition digital du Journal Nuevo diario sous la plus me de
RAMIRO ESTRELLA)
http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=52378
Traduit en français par Thom GATO pour Haïti Recto Verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
vendredi 30 mars 2007
La militante Sonia Pierre menacée d’être déchue de la nationalité dominicaine
vendredi 30 mars 2007,
Radio Kiskeya
Le département d’inspection de la Junte Centrale Electorale dominicaine (JCE) a sollicité jeudi de la chambre administrative de l’institution l’annulation par voie judiciaire de l’acte de naissance de la militante dominico-haïtienne des droits humains, Sonia Pierre, rapporte vendredi la presse dominicaine.
Arguant que l’intéressée souffre d’un "vice d’illégalité", l’inspection de la JCE laisse entendre que des investigations menées dans les offices d’Etat civil de Villa Altagracia et de San Perdo Macorìs auraient révélé que Sonia Pierre (de son vrai nom Solain Pie, selon les autorités) serait en possession d’un faux acte de naissance. En effet, les informations contenues dans le folio 85, acte numéroté 585 du livre 2 de l’année 1963, seraient infondées parce que "le déclarant et la mère prétendaient détenir une nationalité dominicaine qu’ils n’avaient pas".
Le directeur de l’inspection à la Junte Centrale, Juan Bautista Tavàrez et le directeur de la sécurité, Vìctor Lantigua ont soumis leur demande en annulation au juge Roberto Rosario Màrquez, président de la chambre administrative et à ses collègues. Les investigateurs estiment disposer de preuves sur "l’obtention par Sonia Pierre de la nationalité dominicaine dans des conditions douteuses". Ils précisent avoir constaté que "la nationalité de la mère de Pierre, Marìa Pierre, est haïtienne et qu’au moment où la déclaration de naissance a été effectuée elle avait un statut de résidente illégale dans le pays".
Le département d’inspection de la Junte Centrale conclut son rapport par une maxime du droit universel selon laquelle "aucun fait illégal ne peut engendrer un acte légal".
L’enquête avait été commanditée en février par la chambre administrative sur demande de Luis Ventura, délégué du parti nationaliste Force Nationale Progressiste.
Enfin, les deux responsables de la JCE ont signalé que contrairement à ce qui est généralement avancé, la personne qui a déclaré Solain (Sonia) Pierre ne s’apelait pas Ramòn Juan mais Ramòn Jean. Cela sous-entend qu’il était de nationalité haïtienne.
Si la Junte Centrale Electorale, instance chargée de la gestion de l’Etat civil dominicain, devait déchoir la militante de sa nationalité, elle serait exposée à de graves menaces y compris de déportation
Née en République Dominicaine de parents haïtiens, Sonia Pierre est la fondatrice et principale responsable du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (MUDHA). Elle est devenue une personnalité de premier plan en territoire voisin où elle a déjà consacré la moitié de sa vie à défendre les droits de la communauté dominico-haïtienne.
Depuis qu’elle reçu en novembre dernier au Congrès américain (Parlement) le très prestigieux Prix Robert F. Kennedy des droits humains 2006, Mme Pierre fait l’objet d’une intense campagne de persécutions dans laquelle sont directement impliquées les autorités dominicaines. Sa photo, exposée dans la rue parmi celles d’une centaine de femmes honorées en république voisine, a été violemment arrachée tout de suite après la publication, la semaine dernière, du rapport d’Amnesty International sur le racisme et l’arbitraire dont sont victimes les haïtiens et dominicains d’ascendance haïtienne de l’autre côté de la frontière. spp/RK
mercredi 28 mars 2007
LE KONPA REPREND SES DROITS A MARSEILLE
Comme on a coutume de le dire, l’année commence comme celle d’avant s’est achevée. On parle justement des prestations musicales qui ont su faire le bonheur des amoureux de la musique natif-natale d’Haïti le KONPA (COMPAS) vieux déjà de plus de cinquante ans.
En effet, en France, Marseille et ses environs doivent se considérer choyés et mimés dans le choix des promoteurs de cette musique toujours soucieux d’offrir le meilleur du meilleur.
Les membres de Baze créole et Julio (http://www.lejardinduzouk.com) ont travaillé et contribué largement à la promotion de la musique haïtienne dans la région.
Les premières lueurs du printemps nous annoncent les prémices d’une saison riche en émotions et en surprise. Le KONPA reprend ses droits. Et cela démarre très fort.
Beaucoup de connaisseurs avisés sont persuadés qu’il détient la meilleure voix du Konpa (Compas) depuis la disparition d’un certain Antoine Rosini Jean Baptiste mieux connu et rappelé comme TI Manno. Le public Marseillais aura le loisir de juger par lui-même tout le bien qui se dit déjà de l’interprête d’une version très touchante de « Héroe » une chanson originale de Enrique Iglesias, fils de l’immortel Julio Iglesias.
Le groupe en cette occasion célèbrera ses retrouvailles avec le public marseillais puisqu’il avait été reçu lors d’une soirée d’apothéose l’année dernière par plus de 950 personnes dans une ambiance de folie.
Une date donc a retenir : Le 5 Mai au Florida Place.
Cette soirée importante comptera pour la première fois à Marseille, sur la présence d’un correspondant de la station de radio émettant depuis Port-au-Prince, Radio Caraïbes, en la personne de Monsieur Jean Claude Vivens.
Jean Claude Vivens réside actuellement dans le Maryland. Il est connu dans le milieu artistique haïtien comme l’un des meilleurs connaisseurs de la musique Konpa. Le terme qui lui a été créé sur les différents forums de discussion autour de la musique haïtienne, COMPALOGIST » lui sied mieux qu’un gant.
Jean Claude Vivens diffusera sûrement les retombées de sa visite à Marseille durant ses émissions produites pour les chaînes de télévision locales et régionales.
Ce sera une occasion idéale d’informer le public haïtien de la réceptivité des communautés haïtiennes et afro antillaise pour notre musique.
Nous attendons avec appétit ces deux soirées à venir.
Lula va proposer à Bush une assistance économique conjointe à Haïti
Ce partenariat brésilo-américain en faveur du pays devrait impliquer des investissements importants y compris dans la production de biocarburants
mardi 27 mars 2007,
Le chef de l’Etat, dont le pays détient le commandement militaire de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), a estimé important qu’il soit envisagé un projet de coopération économique entre Brasilia et Washington au profit d’Haïti.
Lula n’a toutefois pas voulu donné de détails sur le montant qu’il souhaiterait que les fonds recherchés en faveur du pays atteigne.
"Je veux discuter avec Bush de la question d’Haïti, parce qu’Haïti a déjà fait la conquête de la démocratie, a élu un Président de la république en 2006. Mais, l’important est que nous aidions au développement d’Haïti. Donc, nous voulons qu’il y ait des investissements en argent pour que nous puissions travailler dans des projets de renforcement de l’économie haïtienne", a affirmé le dirigeant brésilien dans son programme radiophonique hebdomadaire "Café avec le Président".
Il a, par ailleurs, indiqué que "la force onusienne déployée en Haïti y restera tant et aussi longtemps que les autorités du pays le souhaiteront".
Luiz Inàcio Lula da Silva, qui avait accueilli le numéro un américain le 9 mars dernier à Sao Paulo, laissera le Brésil vendredi après-midi à destination des Etats-Unis.
Premier chef d’Etat latinoaméricain invité depuis des années à se rendre dans la résidence de campagne du Président américain, à Camp David, le leader brésilien prévoit aussi d’explorer avec George Bush les possibilités d’accorder une aide aux pays africains "dans le domaine de la production et de l’utilisation du biodiesel et de l’éthanol". Le nom d’Haïti figure sur la liste des bénéficiaires potentiels de ce programme.
Dans cette perspective, unre délégation officielle brésilienne avait séjourné à Port-au-Prince, il y a deux semaines. Des discussions avec le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et des membres de son gouvernement avaient porté sur l’implantation d’usines de production de biocombustibles à base d’éthanol ainsi que sur la réduction de la dépendance énergétique d’Haïti et la création d’emplois qui pourraient en découler. spp/RK
Une question: George Bush et Lula Da Silva à droite, Hugo Chavez et Fidel Castro à gauche, avec qui danse-t-il réellement Monsieur René PREVAl le président d'Haïti?