Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 18 mars 2007
"François Duvalier Titan ou Tyran ?" d'Anthony Georges-Pierre
Si d'ordinaire la critique objective réserve un accueil chaleureux aux oeuvres littéraires capables de séduire de larges fractions de l'opinion, il convient d'accorder une place de choix à François Duvalier, Titan ou Tyran ? Cette oeuvre magistrale de Me. Anthony Georges-Pierre (professeur de belles lettres, politologue, chercheur, historien et écrivain) certainement défiera l'usure du temps.
"La vérité est dans la contradiction" disait Jean Jaurès. Ainsi, elle doit influencer les méthodes d'investigation entreprises par le chercheur en vue d'aboutir à des résultants concrets, basés sur le raisonnement et la logique. Pour l'historien, le duvaliérisme reflétait une certaine vision de la société haïtienne, marquée par une lutte de classe aigue, opposant nantis et démunis confrontés à la dure réalité du préjugé de couleur. Aussi, avec cette honnêteté qui refuse toute contrainte et toute forme d'intolérance, l'écrivain a fustigé sans réserve les excès de la tyrannie duvaliérienne et a dénoncé les violations flagrantes des droits de l'homme, ainsi que les accrocs à la liberté citoyenne.
Anthony Georges-Pierre a mis en lumière avec brio le climat politique détestable de l'ère duvaliérienne sans s'enfoncer dans la mare sordide de l'émotivité qui d'ordinaire conduit à l'intransigeance ; ce qui donne de l'autorité au jugement de l'auteur, tout en rehaussant sa crédibilité. D'entrée de jeu, il manifeste un sens élevé de l'humain ainsi que sa fidélité aux valeurs transcendantales qui dépassent les affiliations idéologiques et permettent à l'esprit d'opérer la synthèse des expériences propices à la découverte de la vérité."François Duvalier, Titan ou Tyran ?" est une histoire palpitante d'intérêt, un livre de chevet, une biographie qui se situe à mi-chemin de l'engagement et de l'enracinement. Scrupuleux et méthodique, l'auteur a eu le courage de s'arracher aux interprétations malfaisantes, communes aux nombreux biographes du Dr. François Duvalier, dont le récit et les conclusions débouchent sur une histoire partisane sans prise sur l'événement.
Incontestablement, Me. Georges-Pierre s'est révélé un historien de talent par la flexibilité de son jugement, son sens élevé de l'objectivité, la profondeur de ses analyses qui font de ce livre un document important. "François Duvalier, Titan ou Tyran ?" permet de découvrir en son auteur l'étoffe d'un historien consciencieux et averti dont le talent consiste à mettre sous nos yeux et d'une manière convaincante les différents paramètres de la personnalité d'un homme passionné du pouvoir qu'il détenait. Aucun des biographes du 8e (huitième) président à vie d'Haiti ne l'a fait avant lui.
L'auteur refuse de se faire le thuriféraire d'un régime dictatorial et intolérant pour privilégier la vérité dans toute sa nudité. Aussi, nous a-t-il présenté son protagoniste comme un doctrinaire intransigeant, astucieux mais courageux et assumant ses actes. Le critique avisé peut aisément découvrir à travers des analyses sereines le profil d'un patriote sincère, fidèle à lui-même et à l'idéal qui le fascinait. Néanmoins, ce personnage est aussi pétri de contradictions, car, s'il a cherché à créer les évènements pour mieux les exploiter, il arrive des fois que ses démarches se heurtent à la force des circonstances et à l'ambiguïté des situations."François Duvalier, Titan ou Tyran ?" n'est pas une apologie du duvaliérisme, encore moins une tentative de rejoindre les pamphlétaires qui, par opportunisme politique ou par carence d'objectivité, ont flétri ou grandi sans réserve l'homme et sa politique. Historien occupé à faire de l'intervention intellectuelle une arme au service de la vérité, Me. Anthony Georges-Pierre a transcendé les conflits de chapelle, les déclamations partisanes et le parti pris vulgaire pour saisir les nuances et les subtilités, qui sont autant de points de repères utiles à l'analyse des nombreuses sources, des témoignages et des récits sélectionnés avec un souci didactique pour faire jaillir la lumière du choc des idées.En exposant sans fard les efforts déployés par le Dr. François Duvalier pour rallier sous le même drapeau les éléments disparates de l'entité haïtienne, Me. Anthony Georges-Pierre a fait montre d'un esprit chevaleresque, guidé par le souci de l'objectivité et par le besoin de transmettre aux générations postérieures, une oeuvre historique capable de marquer son époque et de transcender les franges émotionnelles du moi.
Il est souhaité que la clarté projetée avec une telle hardiesse sur la vie d'un homme qui a dominé, même par-delà la tombe, près de 3 (trois) décennies de notre existence nationale, fasse naître un engouement pour une histoire qui "dégonfle les baudruches". Ce qui ne manquera pas de faire de cette biographie un témoignage capital et émouvant.Après avoir lu ce livre de près de 900 pages "François Duvalier, Titan ou Tyran ?", disponible aux librairies La Pléiade et Astérix, je me laisse croire que François Duvalier s'identifiait aussi bien au Titan qu'au Tyran.
Jean-Albert SaindouxFévrier 2007
Paru dans Le Nouvellsite sur http://www.lenouvelliste.com
Commentaire
En peu de temps je suis tombé sur deux livres retraçant la vie et l’œuvre de ce personnage singulier de notre histoire. A quelques mois du cinquantième anniversaire de son ascension au pouvoir et du début de son régime de fer deux auteurs semblent nous inviter à faire un choix. Un choix qui risque d’être assez facile avec le recul et l’inertie morose que nous ont offerts les dirigeants qui ont succédé à la gestion des affaires du pays.
Ces récits ne semblent pas vouloir réveiller d’engouement chez les partisans d’un régime qui pourrait avoir sa place dans les débats aujourd’hui. Mais force est de constater que le duvalierisme n’avait point laissé d’héritiers tandis qu’une grande partie de la population aurait bien du mal à refuser une version corrigée des choses.
Après 1986, les duvaliéristes étaient plutôt intéressés – semble-t-il- par trouver un endroit pour se la couler douce et surtout dépenser ce qu’ils avaient pu emmagasiner en matière de richesse donnant l’impression hormis quelques velléités célèbres par la maladresse de leurs auteurs que le duvaliérisme n’a pas su résister le temps d’un « déchoucage »
Le Sommet demande aux Etats de financer la lutte anti drogue.
Saint Domingue.- Le sommet Régional sur la drogue, sécurité et coopération réalisée dans le pays s’est conclu par une déclaration qui demande aux Etats et organismes internationaux d’offrir de l’assisttnce financière, technique et capacitation aux pays de la région Caraïbéenne dans la lutte contre le trafic de drogues.
Les présidents de la République Dominicaine, Leonel Fernandez ; d’Haïti René Preval ; de Colombie, Alvaro Uribe et le premier ministre de Trinité et Tobago, Patrick Manning, se sont mis d’accord pour renforcer les mécanismes pour échanger et partager information entre les autorités compétentes qui sont chargées d’appliquer les lois.
Les conclusions sont contenues dans « La déclaration de Santo Domingo » document élaboré à titre de conclusion du Sommet Régional sur les drogues, Sécurité et Coopération qui s’est déroulé en république Dominicaine. Les présidents se sont accordés aussi pour faciliter l’assistance mutuelle, judiciaire et des organismes spécialisés dans la lutte contre l’activité illégale.
Selon l’office des Nations Unies contre la drogue et le délit (ONUDD), L’Amérique du Sud produit chaque année 900 tonnes de cocaïne d’où la majeure partie est destinée à des millions de consommateurs aux 2tats Unis et en Europe, un marché qui représente des millions de dollars.
Les présidents des nations représentées au Sommet ont demandé une meilleure attention et plus de ressources pour apporter une solution au problème de la demande à travers des campagnes prévention de la consommation, d’éducation, réhabilitation et réinsertion sociale.
Ils demandent en plus la poursuite des efforts déployés pour déraciner et empêcher la culture et la production de drogues y compris des mesures tendant à poursuivre en justice et condamner les membres des réseaux de trafiquants.
Observatoires
Ils ont demandé la diversification dans la recherche de canaux de coopération interrégionale, tant sur le plan bilatéral et multilatéral. Avec ce document, les présidents ont déclaré qu’il faut insister sur la création ou renforcement d’observatoires nationaux dans les pays de la région lesquels travailleraient de manière conjointe avec l’observatoire interaméricain de drogues de la Commission interaméricaine pour le contrôle de l’abus de drogues (CICAD).
Il faut aussi partager les leçons apprises et les pratiques améliorées dans la lutte contre le problème mondial des drogues, particulièrement le trafic illicite et les délits qui en découlent au niveau de la région, avec l’objectif de renforcer les institutions chargées de l’application de la loi. Et aussi, renforcer la participation de la société civile dans les taches de prévention, surveillance éducation et réinsertion.
Consolider les mécanismes régionaux pour combattre le problème mondial des drogues, en particulier le trafic illicite et les délits qui en découlent tels que le trafic de personnes, les enlèvements, le trafic d’armes, la déviance des précurseurs chimiques, le blanchiment et la corruption, compte parmi les demandes .
Ils ont considéré qu’il fallait renforcer la coopération opérative, en assurant la promotion d’un mécanisme de coordination régionale du sommet dans chacun des pays avec l’objectif de donner un suivi aux engagements.
Le dernier point considéré fut la célébration périodique d’autres sommets afin d’évaluer la situation de la drogue dans la région, les résultats obtenus et réalisés les ajustement nécessaire. De manière particulière, le président Préval a dit qu’il fallait déclarer une troisième guerre mondiale pour affronter le trafic des stupéfiants. Il a assuré que le trafic de stupéfiants a corrompu les fonctionnaires civiles et militaires et les politiciens de nos sociétés.
Il a dit qu’il est nécessaire que toutes les nations consommatrices et productrices déclarent la troisième guerre mondiale pour affronter le trafic des stupéfiants et qu’il fallait raconter au monde les calamités que les drogues ont créé dans ces pays.
Article paru dans l’édition digitale du journal Listion Diario: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6395
, traduit par Thom Gato pour « Haïti Recto Verso » sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Drogues: côté obscur de la mondialisation
Saint Domingue.- Le turbulent espace aérien et maritime de la Caraïbe a été utilisé pour déplacer 55 tonnes de cocaïne durant les six derniers mois par des cartels qui utilisent l’île d’Haïti comme leur territoire pour expédier la marchandise vers les Etats-Unis.
Selon des agences nord américaines, la route aérienne Vénézuela-Haïti-République Dominicaine s’est révélée la plus juteuse pour les trafiquants avec 98% de la marchandise arrivant à destination. La plus grande augmentation, disent-ils, a été enregistré en République Dominicaine ou le nombre de vols réalisés est passé de 8 en
Contrairement à ce qui se passait en époques antérieures une grande partie de cette drogue restait en République Dominicaine générant ainsi un système de micro trafic pointé du doigt par les autorités comme responsable de l’augmentation des actes de violence et de délinquance.
La direction nationale du contrôle de drogues (DNCD), organisme officiel destiné à combattre ce mal, a remis aux autorités judiciaires 2.916 individus accusés de trafic de drogues. 22 correspondaient à des étrangers, dont la plus grande partie des colombiens, vénézuéliens, membres des réseaux qui utilisent la dénommée route de la Caraïbe pour assurer le transport de leurs marchandises vers les Etats –Unis ou l’Europe.
Ce vendredi, Le Président Léonel Fernandez a soutenu qu’un gran flux de trafic de drogue s’est produit vers le pays et la région avec une saisie de 5 tonnes métriques de cocaïne la plus grande quantité enregistrée depuis 20 ans, 236.5 kilos de marijuana correspondant aussi à la plus grande quantité depuis 20 ans.
Selon le département d’état des Etats Unis l’activité aérienne capturée par les traces obtenues par cette agence reflète une situation alarmante dans l’île d’Haïti. Il est dit que les cargaisons de drogues venant de l’Amérique du Sud vers l’île ont augmenté de 167 pour cent de 2005 à 2006.
Les saisies de cocaïnes en Haïti se sont réduites de
La majorité des cargaisons vers la République Dominicaine étaient lancées des avions vers les côtes Sud du pays.
Article paru dans l’édition digitale du Listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6434 traduit par Thom Gato pour « Haiti recto verso » sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Vincho refute la thèse du Miami Herald:
Saint Domingue.- Le Docteur Marino Vincho castillo a nié hier que la plus grande quantité de drogues qui arrive à Haïti et la République Dominicaine provienne du Vénézuela comme l’a publié dans son édition datant de hier le journal Miami Herald.
Il a considéré qu’il s’agir d’une publication un peu malicieuse qui obéit à des aspects géopolitiques à cause des problèmes qui existent entre les Etats-Unis d’Amérque et le Vénézuela.
« Le sujet des drogues ne peu pa être utilisé dans un contexte géopolitique, c’est un sujet mondial et tous les états ont l’obligation de collaborer, et ce qu’ils veulent c’est pointer du doigt le Vénézuela et ce n’est pas ainsi » a précisé Castillo.
(Article apparu dans l’édition digitale du journal Listin Diario (http://www.listin.co.do) traduit par Thom Gato pour « Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Un petit Commentaire :
Ce serait une attitude puérile de donner le maximum de crédit à cet article qui pointe de cette manière le Vénézuela. Vincho castillo n’a certainement pas tort. Il faudrait même suivre la suite des évènements pour mieux comprendre l’ensemble des stratégies qui seront utilisées pour combattre ce fléau. Les représentants de la région demandent carrément une guerre mondiale. S’ils étaient pris au mot et que la drogue soit présentée comme « une arme de destruction massive » ? Un pretexte chaud servi sur un plateau contre le Chavisme?
Haití et République Dominicaine les principaux points de trafic. Un journal dévoile la nouvelle route de la drogue en Amérique Latine.
Port-au Prince.- Les vols de contrebande de cocaïne vers Haïti et la République Dominicaine ont augmenté de 25% depuis l’année 2003, tandis que les trafiquants colombiens, sous la pression de leur propre pays se sont dirigés vers le Vénézuéla comme centre de lancement des cargaisons destinées aux Etats-Unis selon un rapport classé du gouvernement américain.
La route Vénézuéla-Haïti-République Dominicaine s’est convertie en quelque chose de si sûr pour les transports aériens que les trafiquants ont un succès chiffré à 98%, selon le rapporte émis par le centre de monitoring de drogues de Cayo Hueso, et obtenu par The Miami Herald.
Des experts américains en matière de drogues, prévoient que 55 tonnes de cocaïne se déplaceront de Vénézuéla vers l’île d’Haïti (note du traducteur Haïti au lieu de Hispaniola) partagée par Haïti et la République Dominicaine, entre janvier et juin de cette année, avec 30 tonnes métriques de plus que la quantité transportée durant la même période l’année dernière.
La route vers Haïti/Quisqueya
Exprimé d’une autre manière, près de dix pour cent de la cocaïne qui circule dans les rue américaine vienne de l’île D’Haïti, une quantité deux fois supérieurs d’il y a deux ans quand le trafic se faisait principalement de la Colombie vers l’Amérique centrale et le Mexique.
Le rapport responsabilise l’augmentation à l’existence d’un environnement permissif au Vénézuéla, gouverné par le Président Hugo Chavez. Sous le gouvernement de Chavez, Le Vénézuela a interdit que les patrouilles aériennes antidrogues survolent l’espace aérien venezuélien, il n’a procédé à l’extradition d’aucun vénézuélien suspect de trafic de stupéfiant et a cessé de travailler avec l’Agence Antidrogue des Etats-Unis, accusée d’espionnage.
Le Sénateur Bill Nelson, démocrate pour l’état de la Floride, a observé que le problème représente une telle menace qu’il a visité Haïti en Janvier pour exercer de la pression sur le Président René Préval pour que celui-ci augmente les opérations contre les drogues. Ce gouvernement n’a remis aucun trafiquant aux autorités américaines depuis qu’il a accédé au pouvoir en mai dernier.
Le problème est encore plus grave en République Dominicaine. Sur 159 cargaisons aériennes suspectes signalées dans le rapport, 75 sont passées par la République Dominicaine contre 46 depuis Haïti et le reste venait de l’Amérique centrale ou de la caraïbe occidentale.
Le président Preval n’a pas pu être contacté pour commenté ce rapport, mais le président dominicain, lui et autres chefs d’état de la région se réuniront à Saint Domingue pour discuter comment s’arranger pour combattre efficacement la crise provoquée par le trafic de drogues.
Roberto Lebron, porte-parole du centre de contrôle de drogues de la République Dominicaine, a reconnu que son pays représente un point important sur la route de la drogue à cause de sa situation géographique an disant : « je peux vous assurer que sommes entrain de lutter contre ce fait »
Les fonctionnaires antidrogue du vénézuéla n’ont pas répondu aux questions du Miami Herald pour commenter ce fait. Le ministre de la justice, Pedro Carreño, a dit au début de ce mois que el gouvernement reste déterminé à prendre de dures mesures contre la contrebande de drogues, et s’est plaint des efforts américains pour sataniser les agents antidrogues vénézuéliens.
La solution du problème d’Haïti et de République dominicaine ne sera pas facile à cause de la corruption ancrées dans les moeurs des deux nations, la porosité de leurs frontières et , dans le cas d’Haïti, la fragilité politique et une force de police mal entraînée. Le trafic de drogue est une cause importane de corruption, le crime et l’instabilité politique. « A moins que Haïti se rende capable d’affronter ce problème, il n’y aura pas d’opportunité pour une vraie stabilité de cette nation » a déclaré Nelson au Miami Herald.
Les détails du rapport
L’augmentation la plus importante s’est produite en République Dominicaine ou le nombre de vols est passé de 8 en 2003 à 75 en 2006. Presque la totalité des vols vers la République Dominicaine ont terminé par des lancements aériens vers les côtes du sud. Mais récemment, les trafiquants ont changé leurs méthodes pour des remises au sol. Les cargaisons son récupérées et continuent leur route vers les états unis d’Amérique.
Les vols chargeant de la cocaïne depuis le Vénézuela vers l’île d’Haïti sont estimés être à l’origine de 9 pour cent de la cocaïne qui rentre aux Etats-Unis, plus du double pour l’année 2005. EN Haïti, presque tous les trafiquants atterrissent sur des pistes improvisés et chemins, finalisant les remises en 3 à 5 minutes.
Aussitôt après que les forces de l’ONU déployées dans le pays détruisent une piste d’atterrissage de fortune, elle est réaménagée quelques jours après, affirment des officiels haïtiens.
Article original apparu dans l’édition digital du Listin Diario: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6372 Traduit par Thom GATO pour « HAITI RECTO VERSO » (http://haitirectoverso.blogspot.com)
Le Président Preval appelle les nations à entreprendre une troisième guerre mondiale contre le trafic de drogues.
Saint Domingue.- Le Président d’Haïti, René Garcia Preval, a considéré hier qu’il est nécessaire de déclarer une troisième guerre mondiale pour affronter le trafic de drogues dans le monde, la plaie qui affecte de façon profonde les pays de la région de la Caraïbe., tandis que le premier ministre de Trinité et Tobago a assuré qu’aucun pays à lui seul peu déraciner les drogues.
Les deux ont pris la parole durant le sommet régional sur drogues, sécurité et coopération, ou de façon conjointe avec les présidents de Colombie et la République Dominicaine, ils ont pris l’engagement de débuter des actions conjointes, après avoir coïncidé sur le fait que cette rencontre constituait un pas important qui devra être suivi d’actions coordonnées. Preval a assuré que le trafic de drogue a corrompu des fonctionnaires civiles et militaires et les politiciens des différentes sociétés de la région.
Il s’est exprimé en disant que c’est la raison qui impose que toutes les nations productrices et consommatrices de drogues déclarent la troisième guerre mondiale pour affronter le trafic de drogues et qu’il est impératif qu’il soit raconté au monde les calamités que les drogues ont crées dans nos pays.
Preval a affirmé qu’il est nécessaire de combattre les drogues à tous les niveaux, en respectant toujours les droits humains des citoyens de chaque pays.
De son côté le Premier Ministre de Trinité et Tobago, Patrick Manning, a assuré que le problème des drogues est si sérieux qu’il va au-delà de la capacité individuelle des pays pour le contrôler.
Article original apparu dans l’édition digital du listin diario: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6449) Traduit par Thom GATO pour HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com)
vendredi 16 mars 2007
Signature d’une série d’accords de coopération entre des universités haïtiennes et dominicaines
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya
Des universités haïtiennes et dominicaines privées et publiques ont paraphé jeudi soir au Palais National de Santo Domingo (siège de la Présidence) neuf accords de coopération en vue de promouvoir la production de connaissances, la coopération technique entre les deux pays et des interventions dans l’orientation de leurs politiques publiques.
Sous la présidence des dirigeants haïtien René Préval et dominicain Leonel Fernàndez, les accords ont été signés pour la partie haïtienne par l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), l’Université Notre-Dame d’Haïti (UNDH), l’Université Quisqueya (UNIQ) et Aide et Action Internationales, un organisme de développement ayant son siège en France.
Côté dominicain, les signataires sont l’Université Autonome de Santo Domingo (UASD), l’Université Catholique Madre y Maestra (PUCMM), l’Université Ibéroaméricaine (UNIBE), l’Institut Technologique de Santo Domingo (INTEC), APEC-UNAPEC et Interamericana (UNICA).
Le recteur Pierre-Marie Paquiot a paraphé les documents au nom de l’UEH tandis que Mgr Pierre-André Dumas représentait l’UNDH, Jacky Lumarque l’UNIQ et Marcel Montette l’organisme basé en France.
Parmi les représentants des institutions universitaires dominicaines se trouvait Mgr Agripino Nùñez Collado, recteur de l’Université pontificale catholique Madre y Maestra (PUCMM).
Au cours de la même cérémonie, quatre conventions en matière d’éducation de base, supérieure et de jeunesse ont été signées par les ministres haïtiens de l’éducation nationale Gabriel Bien-Aimé et de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire ainsi que leurs homologues dominicains, respectivement Ligia Amada Melo, Alejandrina Germàn et Manuel Crespo.
Ces différents accords, conclus en marge du sommet régional sur la drogue, visent à favoriser le maintien et le développement de relations d’amitié, de compréhension et de coopération entre Haïti et la République Dominicaine dans le cadre de la promotion du développement durable dans les deux pays. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3355
Commentaires :
Notre langue créole nous offre des possibilités d’expression d’une force qui n’a d’égale que la force de l’idée que nous voulons transmettre. « Aprè you tan se you lot » traduit justement le constat de l’effet changeant du temps sur les mentalité et les comportements. Dans les années 80, l’étudiant haïtien qui s’aventurait dans les salles des universités dominicaines était vu comme un moins que rien par ces paires haïtiennes surtout si suivait des cours dans une des multiples facultés de médecine des universités dominicaines. En fait pour les étudiants de la faculté de médecine de l’université d’état d’Haïti, ceci ne représentait qu’un artifice pour contourner les difficultés intrinsèques de l’école de médecine d’Haïti érigées en véritable obstacle infranchissable à cause de nos faibles capacités intellectuelles.
Bien entendu nous avions eu du mal à faire comprendre que dans un pays ou il existe un système de santé d’une capacité d’une performance supérieure au notre, il était inconcevable que les cursus des dominicains soient mauvais comparés à ceux des haïtiens.
Après 1986, pour plusieurs raisons les médecins haïtiens établis en Haïti, ceux qui avaient pris l’habitude de nous dénigrer on commencé à envoyer en catimini leurs progénitures de l’autre côté de la frontière.
Aujourd’hui, en 2007, le nombre de médecins haïtiens en formation en République Dominicaine dépasse de plusieurs coudées le numerus clausus de toutes les universités haïtiennes réunies.
Aucun esprit revanchard nous a jamais animé pendant ces années. Nous avons su pardonner parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient.
Aujourd’hui nous sommes heureux que nos jeunes compatriotes aient pu laisser de côté toute sorte de préjugé produit des ces réflexions morbides et lugubres pour aller chercher la ou il est possible de le trouver le pain de l’instruction.
Leonel Fernàndez accuse Washington de négliger la lutte contre le narcotrafic dans la Caraïbe au profit du terrorisme
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya
Le Président dominicain Leonel Fernàndez a attribué vendredi l’intensification du narcotrafic dans la Caraïbe à l’affaiblissement de l’implication américaine dans la lutte contre ce fléau, lors de son intervention à l’ouverture à Santo Domingo du sommet sur la drogue, la sécurité et la coopération.
Dans son discours inaugural relayé par la presse locale, le dirigeant dominicain a reproché à l’administration Bush d’avoir totalement délaissé la lutte régionale contre le trafic de stupéfiants en diminuant notamment les patrouilles préventives pour accorder la priorité à sa campagne antiterroriste et à ses engagements militaires en Irak et en Afghanistan.
Citant une étude d’un professeur de l’Université de Miami, Leonel Fernàndez a indiqué que les conséquences des événements du 11 septembre 2001 et des guerres entreprises en Irak et en Afghanistan ont été la diminution de la présence des Etats-Unis dans la lutte contre le fléau de la drogue dans la Caraïbe.
"Il y a eu une diminution du budget destiné à la lutte contre le narcotrafic et je crois que c’est la raison pour laquelle nous tous avons senti que ces derniers temps le trafic de stupéfiants a augmenté dans la région et a pénétré nos sociétés ce qui n’a cessé de provoquer une montée de la criminalité, de la violence et de l’instabilité dans nos sociétés", a fait ressortir le chef de l’Etat.
Fernàndez en a profité pour souligner que selon l’étude, au cours des quatre dernières années, la supervision aérienne et maritime des Etats-Unis dans l’espace caribéen a diminué de 62%.
Enfin, il a souhaité que le sommet permette d’identifier "les facteurs communs de coopération capables de réduire l’offre de drogue, de combattre la demande et de créer un climat de sécurité, de progrès et de prospérité pour nos peuples dans une atmosphère amicale et confraternelle".
Le Président haïtien René Préval intervenait vendredi après-midi à la chancellerie dominicaine dans le cadre de ce sommet anti-drogue qui réunit également le Président colombien Alvaro Uribe, les représentants de huit autres pays et de plusieurs organisations internationales. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3366
Haïti – Sécurité : Les forces de l’ordre se déclarent déterminées à poursuivre « les criminels »
P-au-P, 16 Mars 07 [AlterPresse] --- Les forces de sécurité continuent de multiplier leurs opérations dans les quartiers réputés fragiles de Port-au-Prince en vue de venir à bout des présumés bandits et de confisquer armes et munitions, réaffirme, ce 15 mars 2007, Sophie Boutaud de la Combe, porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Durant ces dernières 72 heures, au moins trois opérations de recherches ont été menées par les casques bleus respectivement à Cité Soleil (secteur nord) et à Martissant (secteur sud).
Le 12 mars 2007, des matériels cachés à l’intérieur d’un fossé (masques à gaz, casque ressemblant à casque de guerre, 35 cartouches de 14.5 millimètres) ont été saisis lors d’une descente à la maison du « chef de gang Bélony » à Bois Neuf, quartier de Cité Soleil.
Sophie Boutaud de la Combe informe qu’une deuxième opération a été conduite le 14 mars 2007 à Ti Haïti, autre quartier de Cité Soleil. Cette opération, précise la porte-parole de la mission onusienne, a permis l’arrestation d’une personne membre de gang et la confiscation d’une arme longue, d’un pistolet de calibres 9 millimètres et d’une quinzaine de cartouches.
A Martissant, l’interpellation, mercredi (14 mars 2007), de 5 personnes porte à 10 le nombre de présumés bandits appréhendés dans ce secteur depuis le 9 mars 2007. « Nous continuerons d’appuyer la PNH (Police nationale d’Haïti) afin de permettre l’arrestation de ces criminels qui menacent la sécurité de la population », renouvelle Sophie Boutaud de la Combe tout en saluant les efforts de la police nationale eu égard à l’arrestation de Evens Jeune Ti Kouto.
« Les derniers coups de filet de la MINUSTAH et de la PNH ont pu réussir grâce à l’aide de la population », reconnaît Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (UNPOL).
L’officier de Police croit que sans le soutien de la population, les forces de l’ordre n’arriveraient pas à avoir autant de succès dans leurs efforts visant la stabilité du pays. Fred Blaise en a profité pour appeler la population de la province haïtienne à la vigilance sur la présence de chefs de gang en cavale dans différentes régions du pays.
« La sécurité c’est pour le bien de la population, tant qu’il y a de la sécurité, les conditions de vie de la population seront meilleures », affirme le porte-parole de la UNPOL.
Quelques 646 étudiants policiers, parmi eux 87 filles, sont actuellement en formation à l’Académie de police haïtienne. Fred Blaise se réjouit de la présence de ces filles au sein de ce groupe qui viendra renforcer dans les prochaines semaines l’effectif de la police nationale d’Haïti. « Pour la première fois, nous avons 87 filles qui font partie d’une classe à l’Académie de Police, nous sommes prêts à supporter toutes les filles intéressées à faire carrière dans la police », dit le porte-parole de la UNPOL.
Parallèlement, la MINUSTAH affirme avoir conduit des opérations humanitaires à Cité Soleil où articles scolaires, eau potable, nourriture ont été distribués. Sophie Boutaud de la Combe ajoute que plus de 60 personnes, dont 25 à Lintho I et 38 à Boston, ont été soignées par les soldats onusiens. [do gp apr 16/03/2007 05:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article5783
Leonel Fernàndez et René Préval dégagent de nouvelles perspectives de coopération
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya
Les Présidents dominicain Leonel Fernàndez et haïtien René Préval ont mis l’accent jeudi soir sur les nouvelles perspectives de coopération entre les deux républiques de l’île d’Haïti ou Quisqueya à quelques heures de l’ouverture vendredi matin à Santo Domingo du sommet régional anti-drogue, rapporte la presse dominicaine.
Selon le quotidien El Caribe, le premier mandataire dominicain a estimé qu’Haïti pourra tirer des bénéfices de la croissance économique accélérée de son pays grâce à l’entrée en vigueur du traité de libre-échange DR-CAFTA qui lie désormais les Etats-Unis, la République Dominicaine et cinq pays d’Amérique centrale (Costa Rica, Guatémala, Honduras, Nicaragua, Salvador).
"Nous sommes en train de parler d’un modèle de triangulation, un pays tiers connecté à la République Dominicaine et ce serait la porte d’entrée pour avoir accès au marché des Etats-Unis, selon les règles du libre-échange", a affirmé M. Fernàndez avant d’ajouter "maintenant, cette nouvelle opportunité de croissance, de développement, d’investissement, de génération de richesses qui s’offre à la République Dominicaine peut être partagée avec Haïti".
Le chef de l’Etat a assuré que la nouvelle réalité économique qui commence à être celle de la république voisine peut être extrêmement profitable à Haïti. "Dans la mesure où la République Dominicaine peut renforcer sa croissance, garantir un développement durable, elle entraînera Haïti de la même manière vers la croissance, la prospérité et le progrès", a martelé Leonel Fernàndez.
Enfin, il a indiqué que si dans le passé la fraternité entre les deux pays se manifestait à travers la lutte contre la pauvreté et l’instabilité politique, à l’avenir il y aura une fraternité axée sur la construction du progrès, de la prospérité et du bien-être.
Pour sa part, le Président René Préval a averti que l’instabilité d’Haïti peut affecter considérablement le peuple dominicain. Il s’est félicité de la volonté des deux nations de travailler ensemble en vue de faire face aux problèmes du flux migratoire et du narcotrafic.
Le chef de l’Etat haïtien a rappelé une fois de plus que le problème du trafic de drogue ne peut être résolu par chacun des pays séparément, mais dans le cadre d’une convergence haïtiano-dominicaine avec l’appui de la communauté internationale.
Fernàndez et Préval s’exprimaient à Santo Domingo après avoir présidé la cérémonie de signature d’une série d’accords de coopération entre des universités dominicaines et haïtiennes.
Dans la journée, l’élu haïtien, accompagné d’une imposante délégation, avait visité les installations des entreprises énergétiques Coyentrix et Ege-Haina dans la province de San Perdo de Macoris. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3364
Haïti dans l’agenda d’un voyage du chancelier brésilien en Norvège
Celso Amorim discutera de la reconstruction du pays avec les autorités d’Oslo
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, effectue à partir de vendredi une visite officielle en Norvège dont l’un des thèmes sera la reconstruction d’Haïti, a annoncé le gouvernement brésilien dans un communiqué relayé par EFE.
La production de biocombustibles qui fait l’objet d’un nouveau partenariat entre Brasilia et Washington sera également abordée au cours des discussions.
Amorim qui sera à Oslo à l’invitation de son homologue norvégien, Jonas Gahr Store, se penchera avec ses interlocuteurs sur l’évolution du processus de stabilisation d’Haïti auquel participe le Brésil en tant que leader de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).
La situation d’Haïti représente aussi un sujet d’intérêt pour la Norvège qui, depuis plusieurs années, appuie des initiatives visant notamment à instaurer un espace de dialogue entre les sociétés civiles haïtienne et dominicaine à travers des rencontres périodiques. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3363
Commentaire
Haïti serait devenu en quelque sorte le centre de beaucoup d’attention. Des réunions s’organisent un peu partout pour discuter de la problématique haïtienne. Les discussions cependant débouchent rarement sur des projets concrets rapidement mis à exécution pour soulager cette pauvreté qui attire malicieusement les philanthropes de tout poil.
Nous respirons comme une terre desséchée après la concrétisation de ces projets en actions augurant un meilleur futur pour demain
DES QUESTIONS QUE L'ON NE SE POSE PAS ASSEZ...PAS SOUVENT
Evens Jeune est sous les verrous. Sur ses terres, à Boston, c'est la consternation. Cependant, la MINUSTAH qui l'a délogé offre une assistance humanitaire à la population de son quartier. Pure coïncidence.
Evens Jeune, alias « Ti kouto » a été capturé aux Cayes. Mardi matin, des agents de la PNH ont mis fin à sa cavale. Le président René Préval s'en est félicité tout en rappelant avoir tendu, mi-2006, le rameau d'olivier aux chefs de gangs afin qu'ils intègrent le DDR. Pourtant, 24 heures après cette interpellation, dans le fief d'Evens, à Boston, l'un des 34 quartiers de Cité Soleil, c'est la consternation. On déplore la perte d'un « protecteur ».« Nous sommes finis », lâche une femme d'une quarantaine d'année qui n'arrivait pas à contenir ses larmes. Hier soir, quatre hommes venus de Brooklyn ont violé une jeune fille, déplore t-elle. Le viol, appelé « benzawa » par des jeunes filles de la zone est maintenant aussi redouté que les incursions des assaillants venus des autres quartiers du bidonville.
Parallèlement à ces craintes nées des rivalités passées, les habitants de Boston regrettent aussi, avec l'arrestation d'Evens, la perte d'une « aide humanitaire et financière ». «Chaque jour, 400 personnes avaient droit à un plat chaud. Certains d'entre nous recevaient de l'argent de lui pour payer l'écolage de nos enfants », explique une autre femme au teint clair qui se présente comme cuisinière à une cantine populaire gérée par Evens. « Lorsqu'il obtenait de l'aide des organisations non gouvernementales, il ne la gardait pas pour lui », poursuit-elle en rejetant d'un revers de main toute implication du « commandant » dans les actes de kidnapping.Alors qu'elle crachait sa colère contre des lieutenants d'Evens qui le détestaient parce qu'il ne voulait pas qu'ils volent, tuent et kidnappent, une musique interrompt sa diatribe. « Ce sont les blancs de la MINUSTAH. Ils font la fête », affirme-t-elle en passant en revue ce qu'elle appelle les exactions commises par les blancs dans le quartier.En empruntant un corridor escarpé aux murs transpercés de balles pour arriver là où venait la musique, des Casques bleus offraient plutôt de la nourriture et une assistance médicale aux gens qui en ont besoin.
Sur fond d'un hit de Raram, « Gaye pay », ils ont distribué 1.000 bouteilles d'eau et 500 sandwichs, selon le responsable de l'opération, le capitaine Smitz. Selon cet officier de nationalité brésilienne, des réunions se tiendront bientôt avec les leaders communautaires afin d'identifier les problèmes. « Maintenant que le quartier est sécurisé, il faut aider la communauté à sortir de la misère », dit-il en ayant un oeil sur le déroulement de cette opération rendue possible grâce aux infrastructures laissées par Evens Jeune. « On projette de transformer ces locaux en un centre communautaire où l'on dispensera des soins de santé. Il y aura aussi de la nourriture".Par ailleurs, une école professionnelle sera créée et des leçons d'Espagnol, de Portugais, d'Anglais seront dispensés, assure le capitaine Smitz.
En proie à une misère infrahumaine, la population de Cité Soleil doit aujourd'hui bénéficier d'un leadership responsable pour remplacer celui d'Evens, explique un analyste en sciences sociales.Selon lui, les conditions qui ont créé Evens existent encore à Cité Soleil. Il s'agit tout simplement de l'absence de l'Etat dans la vie et le quotidien des gens. Exposé à l'agression d'individus venus des autres quartiers pour une raison quelconque, un autre jeune de Boston suivra les traces de Evens. Il tuera pour se protéger, souligne-t-il en questionnant d'un autre côté le cynisme des uns et des autres qui s'enrichissent en sollicitant de l'aide pour le compte de Cité Soleil. Conseillant aux autorités de rétablir la présence de l'Etat, à travers ses services à la population, ce spécialiste a appelé à la fin de l'hypocrisie sciemment entretenue dans les discours politiquement corrects sur ce bidonville où vivaient jusqu'à tout récemment plus de 300.000 personnes.
Cité Soleil où des Casques bleus de la MINUSTAH essuyaient des tirs quotidiennement, selon les porte-parole de la mission onusienne, est en passe d'être sécurisée complètement. Peu d'arme ont été saisies jusqu'ici. Mais on constate une occupation presque totale de la Cité par les soldats onusiens. Des soldats qui ont traqué et contraint à la fuite Amaral Duclona, Bélony et Evens Jeune. Ce dernier s'est vu mettre un terme à sa cavale, à Laurent, une localité des Cayes, au sud d'Haïti.
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr
Sur http://www.lenouvelliste.com
Un commentaire
De ces questions que l’on ne se pose pas assez pas souvent :
Un représentant de la MINUSTAH en Haïti avait claironné haut et fort qu’il fallait que quelque chose soit vite fait en Haïti et en particulier dans les bidonvilles aujourd’hui convertis en « territoires pacifiés » pour montrer d’une part la différence entre la disette en tems de paix et l’abondance en temps de guerre. Une situation qui risque de transformer nos bandits en héros acclamés et redemandés.
Une fois de plus, après le déclarations des voisins d’Amaral DUCLONA, c’est le tour des ouailles d’Evens Jeune « ti kouto » de montrer dans des détails qui ne doivent pas passés inaperçus, le personnage bienfaiteur style Robin des bois qu’il incarnait pour son voisinage.
Dans l’euphorie des forces de l’ordre voulant rassurer la population, devant les sursauts balbutiant de la société voulant croire avec réserve qu’un grand coup a été porté au banditisme vulgaire et primaire des informations importantes sont reléguées en second plan.
Selon ses voisins , Evens Ti kouto qui disposait d’une cantine populaire desservant son fief recevrait des subventions de certaines organisations non gouvernementales. La même réflexion circulait autour de l’occupation de la Maison d’Amamral Duclona aussi.
Une telle idée mérite sans aucun doute une investigation assez sérieuse. De deux choses l’une : ou c’est complètement faux dans ce cas il ne s’agirait que d’une façon vulgaire de maquiller la source des revenues qui ne serait rien autre que le produit du kidnapping ; un vulgaire moyen de blanchiment d’argent !
Ou ces messieurs recevaient de copieuses subventions de certaines organisations qui deviendraient malfamées dans la mesure ou elles supporteraient des malfrats de la pire espèce.
Dans ce sens, on comprend mal pourquoi cette question n’ait jamais été posée : Quelles seraient ces organisations internationales qui subventionneraient les activités des bandits notoires de la trempe d’Amaral Duclona et d’evens « ti kouto »(jopi 16/03/07 sur http://www.moun.com)
WYCLEF JEAN EN DIGNE AMBASSADEUR D'HAITI...
Wyclef Jean, récemment désigné ambassadeur itinérant par le président René Préval, a été reçu par les membres de la sous-commission des affaires étrangères, chargée des affaires hémisphériques, au Congrès des États-unis. Le rappeur et musicien haïtien, qui a gagné plusieurs prix d'excellence dont le prestigieux Grammy Award, a expliqué aux influents congressmen les difficultés auxquelles fait face le peuple haïtien, frappé par la pauvreté et l'analphabétisme.
Wyclef Jean, qui participait pour la première fois à une séance d'audition (un hearing) au Congrès américain, a mis l'accent sur le pourcentage très élevé d'enfants non scolarisés en Haiti. Cependant, il a parlé d'espoir pour Haïti, vu le climat d'entente qui semble exister parmi les différents partis politiques pour faire avancer les choses. « C'est la première fois de ma vie que je vois des partis politiques essayant de travailler ensemble main dans la main », a déclaré Wyclef devant la sous-commission des affaires étrangères du congrès. Le chanteur et compositeur de renommée internationale a indiqué que son pays avait besoin d'assistance dans les domaines de l'éducation, du tourisme et dans d'autres secteurs socio-économiques vitaux pour l'avenir du processus de développement du pays.
Toutefois, Wyclef a précisé que les premiers qu'il aimerait voir agir, ce sont les Haïtiens eux-mêmes. Il pense que le pays doit mettre son artisanat au service de la cause du développement, puisqu'Haiti a des avantages comparatifs très intéressants dans ce domaine. Wyclef croit qu'il faut également engager davantage les Haïtiens vivant à l'étranger dans le processus de développement du pays et faire en sorte qu'ils investissent davantage dans leur pays d'origine. Il a convié les parlementaires américains à user de leur influence auprès de l'administration Bush pour que celle-ci mette en oeuvre aussi tôt que possible la loi HOPE qui permettra à Haïti d'exporter vers les Etats-Unis des produits dérivés du textile sans payer de droits de douane. Cette loi a déjà été votée par le Parlement américain et signée par le président Bush. Toutefois, avant la mise en application effective de cette loi, l'Exécutif américain doit vérifier si les conditions objectives de son application, dans le pays bénéficiaire, sont réunies.Wyclef a conclu sa déclaration en invitant, dans son style à lui, les congressmen à augmenter l'aide américaine à Haïti. « Vivre pour soi-même, c'est vivre égoïstement, mais vivre pour les autres, c'est vivre éternellement », a déclaré Wyclef faisant des vers en anglais, rimant égoïstement ( selfishly) avec éternellement ( eternally) . Selon le Miami Herald, les membres du Congrès se sont confondus en éloges pour le fils de la Croix- des - Bouquets devenu superstar mondiale. « Nous avons besoin davantage de gens comme vous », a lancé le congressman démocrate du New Jersey, Donald Payne.
Le président de la sous-commission des Affaires étrangères, le démocrate de New York, Eliot Engel, a souligné le fait que la présence de Wyclef a incité un nombre plus important de congressmen à assister au hearing.« Parfois, nous avons des problèmes pour convaincre des congressmen à assister à nos auditions », a dit le chairman Engel. « Cependant, en raison de votre présence, tout le monde veut assister », a confessé à Wyclef le puissant chairman de la sous-commission des affaires étrangères, chargé des affaires hémisphériques, Eliot Engel.Wyclef Jean, qui a témoigné seul, semble avoir fortement impressionné les congressmen tant du côté des Démocrates que des Républicains.
« Mon dieu (my God), vous avez de grandes idées », s'est exclamé le congressman républicain de l'Indiana, Dan Burton. Fait inhabituel souligné par le correspondant de McClatchy Newspapers à Washington, Pablo Bachelet, un officiel de premier rang de l'agence américaine pour le développement international (USAID), Adolfo Franco, qui devait également être entendu, a été relégué au second panel. Adolpho Franco est le principal représentant de l'USAID pour toute l'Amérique latine. Il décide sur des millions et des millions de dollars d'assistance pour la région. Mais le Congrès avait préféré donner la priorité à Wyclef. Le journaliste américain a souligné que Wyclef était élégamment vêtu, en cravate, quand il est arrivé mardi au Congrès américain.
A une question des journalistes relative au fait qu'il a dû porter une cravate tandis que les stars comme lui aiment surtout s'habiller en tenue cool, décontractée, Wyclef a répondu ce qui suit : « Ce que nous avons appris en grandissant dans le monde du hip-hop, c'est que si j'ai 36 ans, je ne peux pas agir comme si j'en avais 21 », a-t-il dit. « Ma mère me 'tuerait' si je devais me présenter devant le Congrès en... jeans », a plaisanté Wyclef. Celui que les critiques présentent comme l'une des plus grandes figures du rap et du hip-hop américain avait déjà épaté les membres du Congrès au tout début de l'année quand il avait performé à l'occasion de la prise de contrôle du Congrès par les Démocrates. Wyclef avait même dansé avec la femme la plus puissante de Washington actuellement, le 3e personnage de l'État Fédéral américain, Nancy Peloci, présidente de la Chambre des représentants. Wyclef Jean est le fondateur de Yélé Haïti, une fondation dédiée à la cause des enfants et exécutant des projets à caractère humanitaire en Haïti, sa terre natale, dont il n'a cessé de faire la promotion.
Joseph Guyler C. Delva jguylerdelva@yahoo.fr
jeudi 15 mars 2007
RESUME E L'ACTUALITE DELA REPUBLIQUE DOMNICAINE DU 15/03/07
Le Président d’Haïti écarte qu’il y ait des abus contre les citoyens haïtiens en République Dominiciane.
La Romana. - Le président de Haïti René Préval a nié hier qu’en République Dominicaine on maltraite des haïtiens et a quitté de l'importance aux dénonciations qui sont faites en ce sens. Préval est arrivé hier au pays par l'aéroport international de Punta Cana au cours de sa seconde visite au pays depuis qu'il a été choisi pour diriger sa nation. "Il y a toujours des organisations qui dénoncent sur les déportations et le reste, mais les relations se maintiennent et j’en suis heureux bien", a exprimé Préval. Il a déclaré que sa visite en République dominicaine a pour but de se renseigner sur le développement du tourisme et adapter ces expériences dans son pays. Préval s'est initialement logé dans un hôtel de Bavaro, puis il s'est déplacé en hélicoptère jusqu'à La Romana où le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso lui a offert un dîner privé. Morales Troncoso avait reçu quelques heures auparavant Preval à Punta Cana accompagné de l'ambassadeur d’Haïti, Fritz N Cinéas, le président du groupe Punta Cana, Frank Rainieri, et d'une délégation de l'ambassade haïtienne.
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6237
Des assaillants enlèvent un ingénieur de sa maison à Casa de Campo
SAINT-DOMINGUE. - Le chef de la Policier Nationale, le lieutenant général Bernardo Santana Páez, a identifié hier à Rafaël Alexander Éloigne Díaz, chauffeur de l'ingénieur Miguel Subero Domenech, comme la personne qui a permis l'entrée aux assaillants qui ont blessé par balle le chef d'entreprise après l’avoir kidnappé dans sa maison située à Casa de Campo, la Romana. Santana Páez a dit que Alejo Díaz a admis avoir pris part au fait et il collabore actuellement pour identifier les autres impliqués dans le cas. Il a révélé que le chauffeur dispose d’un casier policier pour plusieurs infractions, y compris des vols. Le chef de la police a soutenu que le chauffeur, étant une personne de confiance, avait une carte pour entrer à Casa de campo, où ils ont maintenu la victime attaché.
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6232
Il demande la cessation de la violence qui produit des blessures de machettes et amputations de mains. Un chirurgien signale l’impact social chez les victimes de bombe artisanale.
SAINT-DOMINGUE. - Outre le haut coût social que devront payer les trois jeunes, victimes de brûlures provoquées par le lancement de la bombe artisanale dans un autobus pendant une grève du transport lundi passé, la récupération immédiate implique des frais d'autour de 200.000 à 300.000 pesos par personne. L’estimation a été faite par le chef du Département de Chirurgie Plastique et Reconstructive de l'Hôpital Salvador B Gautier, Severo Mercedes, qui a dit que le fait d'être temporairement privé des obligations de mères et de travailleurs, constitue déjà des dommages "incommensurables". Il a fait un appel pour que cesse le haut grade de violence que vit le pays, laquelle se traduite dans le fait que 90% des cas qui arrivent à cette unité sont des blessures par armes blanches (machettes) et amputations de mains. S’agissant de zones critiques, comme la face et les deux membres supérieurs, Mercedes a spécifié que le total des frais sont imprévisibles encore, parce qu'on ne sait pas s'ils peuvent y avoir des complications ou de l'apparition de quéloïdes, qu'impliqueraient des chirurgies esthétiques.
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6231
Le Vice-président garantit que l’état agira contre ceux qui ont attaqué un autobus avec une bombe Molotov
SAINT-DOMINGUE. - Le vice président de la République, Rafaël Alburquerque, a garanti que l'état agira contre les personnes qui ont détoné une bombe molotov dans un véhicule du transport public, où ont résulté blessés six femmes dont une qui était enceinte. Alburquerque a dit qu'il faut procéder pour la première fois contre les personnes qui se consacrent à ce type d'action, "parce qu'il n'est pas possible qu'il soit frappé de cette manière les secteurs les plus humbles que la population". Il a considéré que c'est un fait qui a consterné à tous les secteurs de la vie nationale, ce pourquoi il faut sortir derrière les personnes qui ont commis cette action. À son avis c’est une tâche du ministère public de mettre tout l’acharnement nécessaire pour qu'il y ait une sanction exemplaire et que les responsables payent aussi pour les dommages et des préjudices. "Nous avons vu les scènes d’horreur, les faces défigurées à la télévision dominicaine, y compris une dame en état de gestation, travailleurs et mères qui allaient alors travailler dans une zone franche, comment est-il possible qu'il soit frappé ainsi les secteurs les plus humbles de la population, pour cette raison nous devons distinguer et séparer ce qu'est …
Pour lire l’article dans son intégralité en espagnol : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6162
Arrivée de René Préval en République Dominicaine
mercredi 14 mars 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval est arrivé mercredi en République Dominicaine pour une visite de trois jours qui culminera par sa participation vendredi à Santo Domingo au sommet régional sur la drogue, la sécurité et la coopération, rapporte une dépêche de l’agence espagnole EFE.
L’avion qui transportait le chef de l’Etat, s’est posé à 12 heures locales (11h00 en Haïti et 16h00 GMT) sur le tarmac de l’aéroport international de Punta Cana (210 km à l’est de Santo Domingo), une enclave touristique où vit pendant une partie de l’année le célèbre chanteur espagnol Julio Iglesias.
Préval rencontrait dans l’après-midi des hommes d’affaires opérant dans le secteur touristique à Punta Cana avant de prendre part dans la soirée à un dîner dans la résidence du chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, à La Romana (est).
Jeudi, le dirigeant haïtien visitera les installations d’un projet énergétique dans la province de San Pedro de Macorís.
Par la suite, il se rendra à Santo Domingo en compagnie de plusieurs de ses ministres, dont le chancelier Jean Rénald Clérismé, en vue de signer avec son homologue Leonel Fernàndez un protocole d’accord sur la coopération universitaire haïtiano-dominicaine.
Des discussions sur des thèmes bilatéraux sont également prévues entre les deux chefs d’Etat.
Vendredi, René Préval sera parmi les principaux participants au sommet anti-drogue qui se déroulera dans la salle de conférence de la chancellerie dominicaine. Seront également présents le Président colombien Alvaro Uribe, les Premiers ministres de Trinidad et Tobago, Patrick Manning et de St Vincent et Grenadines, Ralph Gonsalves, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Edmond Mulet ainsi que les représentants des Etats-Unis et de l’Union européenne.
Avant de laisser Port-au-Prince, le Président Préval a émis le vœu que le sommet de Santo Domingo puisse permettre de jeter les bases d’une coopération internationale en vue de combattre de façon globale le fléau de la drogue simultanément dans les pays producteurs, consommateurs et de transit. spp/RK
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6271
La congresswoman Maxine Waters introduit une résolution au Congrès américain en faveur de l’effacement de la dette externe d’Haïti
mercredi 14 mars 2007,
Radio Kiskeya
La congresswoman démocrate Maxine Waters a introduit mercredi à la Chambre des représentants des Etats-Unis (Chambre basse) une résolution appelant le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et d’autres institutions financières multilatérales à "annuler complètement et immédiatement la dette externe d’Haïti".
Selon la presse américaine, dans la même résolution il est demandé au secrétaire au trésor (finances), Henry Paulson, d’user de la voix, du vote et de l’influence des Etats-Unis dans les institutions concernées en vue d’aider Haïti à atteindre cet important objectif.
Le texte a été coparrainé par les plus anciens et influents membres des commissions des affaires financières et des affaires étrangères de la Chambre des représentants.
"Haïti est un pays ayant un énorme besoin de développement, mais elle est aussi confrontée à de nombreux obstacles", a déclaré Maxine Waters, membre du Black Caucus et représentante du 35e district de la Californie. "L’un des obstacles majeurs est le poids écrasant de la dette externe", a-t-elle martelé.
Plus loin, la congresswoman estime que "l’annulation de la dette d’Haïti permettra au gouvernement démocratiquement élu du Président René Préval d’offrir la santé, l’éducation et d’autres services essentiels à la population tout en consacrant des investissements importants aux infrastructures. Le pouvoir pourra également contribuer à améliorer la qualité de vie des haïtiens".
Mme Waters a aussi critiqué l’impact négatif sur l’économie haïtienne du service de la dette qui s’élevait à 56 millions de dollars pour l’exercice 2006/2007, selon le FMI. "Ce service de la dette constitue un fardeau pour la fragile économie haïtienne", a fait remarquer la parlementaire américaine qui, pendant les deux ans de la transition démocratique (2004-2006), était montée en première ligne parmi les plus farouches défenseurs de Jean-Bertrand Aristide.
La dette d’Haïti envers les institutions multilatérales est estimée à environ 1,2 milliard de dollars. La Banque Interaméricaine de Développement en détient la plus grande partie, soit 534 millions, suivie de la Banque Mondiale 507 millions et du Fonds Monétaire International 21 millions. Les prêts totalisant ce montant ont été pour la plupart accordés à la dictature des Duvalier qui, parallèlement à l’oppression politique à laquelle elle soumettait le pays, pratiquait la dilapidation du trésor public. spp/RK
Haïti – Francophonie : L’artiste ivoirien Alpha Blondy « Seydou Koné » en tournée musicale
L’artiste de la Côte d’Ivoire, qui devait arriver à la capitale haïtienne dans l’après-midi du 14 mars, a dû reporter son voyage pour le lendemain en raison de certaines difficultés, apprend AlterPresse de source officielle.
Suivant le calendrier établi, Alpha Blondy sera en concert, le jeudi 15 mars 2007, au Kiosque Occide Jeanty (Champ de Mars), où des milliers de spectateurs sont attendus. Le vendredi 16 mars, la star ivoirienne du Reggae donnera une autre prestation au Parc historique de la Canne à Sucre à Tabarre (nord-est de la capitale).
Depuis le début du mois de mars, Alpha Blondy est en tournée pour cinq concerts dans les Caraïbes, où il a donné, en compagnie de son groupe, le Solar System, des prestations à Pointe à Pitre (Guadeloupe) le 9 mars, à Casino Royal de St-Martin le 10 mars et à Fort De France (Martinique) le 12 mars 2007.
Premier fils d’une famille de neuf enfants, Alpha Blondy, de son vrai nom Seydou Koné, est né à Dimbokro en 1953.
Élevé par sa grand-mère, il retrouve sa mère à Korhogo en 1962 qui l’emmène à Odjenné où le mari de sa mère travaille pour la Compagnie française de Côte d’Ivoire (CFCI). Dix ans plus tard, Seydou Koné préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (MEECI). On l’appelle à l’époque Elvis Blondy.
En 1972, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo. Élève inscrit à l’internat, l’adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse). Cette formation musicale, portant la dénomination « Atomic Vibrations », joue en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent voisin Sainte-Elisabeth. A force de sécher les cours pour préparer les concerts, Seydou Koné est, à la fin de l’année, renvoyé du lycée.
Ayant séjourné aux Etats-Unis d’Amérique dans l’objectif de perfectionner son anglais, Seydou Koné, qui deviendra Alpha Blondy, continue à faire de la musique en créant un groupe. A travers ses chansons, dont « Come back Jesus » écrite au Liberia, Alpha Blondy s’est taillé une place de choix dans le monde du Reggae.
En vingt ans, soit de 1982 à 2002, Alpha Blondy a fait sortir quinze albums, dont deux « Live ».
Mais Seydou Koné ne s’arrête pas là. Il a produit, en juillet 2005, un autre microsillon baptisé « Akwaba, the very best of », ses meilleurs titres revisités.
La même année, soit en septembre 2005, Alpha Blondy a été nommé « Messager de la paix » par l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Il a, en effet, confié son "inquiétude" pour l’avenir de son pays, en crise depuis 2002.
En mai 2006, il a produit « No Child Soldiers : Alpha Blondy pour la démobilisation des enfants-soldats », une initiative de l’association Aïkah, parrainée par la star ivoirienne du Reggae, qui réunit plusieurs grands noms des musiques africaines.
En 2007, Alpha Blondy n’est pas le seul artiste à venir en Haïti dans le cadre de la célébration de la Francophonie.
Le dimanche 25 mars, le public de Port-au-Prince aura également à assister à une prestation au Champ de Mars de Luck Mervil d’origine haïtienne. Luck Mervil viendra directement du Canada, où il vit depuis plusieurs années. [do rc apr 14/03/2007 10:30]
Haïti : Soulagement et suspicion après le transfèrement à Port-au-Prince d’un chef de gang arrêté dans le Sud
Suite à l’arrestation de Evens dit Ti Kouto, de nombreux citoyens, interrogés par l’agence en ligne AlterPresse, se déclarent soulagés, tout en exprimant leurs inquiétudes concernant une éventuelle recrudescence des actes violents à Port-au-Prince.
« Les rues risquent d’être chaudes ce soir (mardi 13 mars), après l’arrestation du gangster Evens Jeune. Ne tardez pas à regagner votre domicile », avertissaient des port-au-princiennes et port-au-princiens à l’endroit de leurs compatriotes.
Les rues de la capitale étaient pourtant calmes et moins bruyantes, les bouchons coutumiers moins visibles sur différentes artères à partir de 4 :00 PM locales (21 :00 GMT) mardi soir 13 mars 2007, a constaté AlterPresse.
Des hélicoptères de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) continuaient à survoler le ciel de la capitale jusque dans la matinée du mercredi 14 mars.
Vraisemblablement, par prévention d’éventuels troubles, des unités spécialisées, lourdement armées, de la Police nationale d’Haïti (PNH) étaient remarquées en plusieurs points de Port-au-Prince.
Très recherché par la police depuis plusieurs mois, le gangster de Boston, un des 34 quartiers de Cité Soleil, sous contrôle onusien depuis quelques semaines, a été épinglé tôt (entre 6 :00 et 6 :30 AM locales = 11 :30 GMT) dans la matinée du 13 mars 2007, pour être par la suite héliporté à la capitale haïtienne par la MINUSTAH.
Bombardé de questions par les journalistes à son arrivée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de la PNH, Evens Jeune a nié toutes les accusations de « chef de gang, ravisseur d’otages, auteur de divers forfaits » portées contre lui. Il s’est simplement contenté de dire que la maison, dont il a été délogé par les forces onusiennes, aurait été construite avec des donations reçues d’habitants de Cité Soleil.
« Comme la MINUSTAH, la police nationale reste déterminée à resserrer davantage l’étau pour attrapper les criminels recherchés, qui essaient de quitter leurs planques pour se réfugier à des endroits reculés du pays », affirme le commissaire divisionnaire Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH, après l’arrestation de Evens Jeune.
Dans un communiqué transmis à AlterPresse, les forces onusiennes en Haïti ont, à leur tour, salué les efforts consentis par la Police nationale pour avoir réalisé ce coup de filet dans la section communale Laurent dans le Sud du pays. « Cet ex-chef du gang, recherché par la Justice haïtienne, avait été délogé récemment du quartier Boston, à Cité Soleil. Avec le soutien logistique de la MINUSTAH, Evens est déjà transféré à Port-au-Prince ».
La MINUSTAH félicite également la population haïtienne pour sa contribution continue dans la lutte contre la criminalité et en faveur du rétablissement de la sécurité dans le pays.
En février 2007, Evens Jeune dit Ti Kouto a été chassé par les casques bleus lors d’intenses opérations musclées menées dans le bidonville de Cité Soleil.
Entre-temps, les forces nationales et internationales n’ont pas encore débusqué les tanières d’autres chefs de gangs de Cité Soleil, tels les nommés Amaral Duclonat et « Bélony » ainsi connu, en cavale après les opérations menées depuis décembre 2006 par la MINUSTAH dans la grande agglomération populaire de la périphérie nord de la capitale.
Cependant, au cours d’une nouvelle opération baptisée “Opération Lauturu” conduite le dimanche 11 mars 2007 à Ti Haïti, un quartier de Cité Soleil, les casques bleus ont interpellé 31 suspects qui appartiendraient au gang de Blade Nazon.
« Nous pouvons nous attendre à ce que le processus de police judiciaire enclenché par la PNH rende inopérant ce gang de Cité Soleil.
Au cours de cette opération, « qui s’est déroulée sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré », les soldats onusiens ont trouvé et libéré une femme et un enfant séquestrés par le gang de Blade Nazon. La femme et l’enfant ont été remis à la PNH pour les suites nécessaires.
“Il n’y aura pas de refuge pour les gangs”, confirme le Général Raul Gloodtdofsky commandant adjoint de la Force Militaire de la MINUSTAH.
“Les Nations Unies vont continuer à mener des opérations de recherche contre les personnes suspectées, là où elles se cachent, afin de les empêcher de menacer la stabilité d’Haïti ».
Malgré la détermination affichée par la PNH et la MINUSTAH, d’autres cas de banditisme et de criminalité sont signalés quotidiennement dans la capitale.
Une fillette a été kidnappée au centre de la capitale, au moment où elle se rendait à l’école dans la matinée du 13 mars 2007, selon des stations de radio.
Dans la nuit du 12 au 13 mars 2007, des bandits armés ont emmené vers une destination inconnue au moins deux personnes qui se trouvaient à bord d’un véhicule privé à Martissant, banlieue sud de Port-au-Prince.
A la fin de la semaine dernière, la police nationale a appris la nouvelle de l’assassinat de l’enfant Elysée Mérisma, 9 ans, enlevé, en revenant de l’école, depuis le lundi 12 février 2007, en compagnie de son oncle paternel Paul Adrien, rapporte le quotidien « le Nouvelliste ».
En depit du versement d’une rançon de 50,000 gourdes (US $ 1.00 = 38.50 gourdes) aux ravisseurs dans une latrine désaffectée sur les hauteurs de Carrefour-Feuilles (sud-est de la capitale), le petit Mérisma n’a jamais retrouvé sa famille. Paul Adrien, sans donner d’explication sur ces événements qui émeuvent toute la famille, rentre directement chez sa concubine.
Après maints interrogatoires, Paul Adrien passe aux aveux à la Cellule contre enlèvement de la DCPJ seulement le 5 mars. Et, le 9 mars, il conduit les enquêteurs de la police scientifique et technique ainsi qu’un juge de paix sur un terrain vague situé dans la zone de St-Jude, après le Carrefour Saintus (sud-est de la capitale), où est éparpillé ce qui reste du cadavre dépecé par des chiens voraces du petit Elysée Mérisma. [do rc apr 14/03/2007 9 :20]
Haïti : Déplacement de René Préval en République dominicaine dans le cadre du Sommet sur le trafic de la drogue
José Miguel Insulza, Secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), prendra, lui aussi, part à ces assises dont l’ouverture est prévue pour le vendredi 16 mars 2007, apprend AlterPresse.
Le chef de l’Etat haïtien profitera de son voyage en République voisine pour aborder d’autres sujets relatifs aux relations haïtiano-dominicaines, au tourisme, à l’investissement dominicain en Haïti et au secteur universitaire.
René Préval est à l’initiative de ce sommet sur le trafic de la drogue. Intervenant à l’ouverture de la rentrée parlementaire, le 8 janvier 2007, le président de la République avait déclaré que le trafic de la drogue est la principale cause de l’insécurité en Haiti.
« Nous aurons beau faire des efforts pour créer la stabilité en Haïti, nous n’y parviendrons jamais tant que le problème de la drogue ne sera pas résolu », estimait le chef de l’Etat haïtien.
René Préval présentait Haïti comme une victime de ce fléau qui génère l’insécurité et invitait les pays grands consommateurs de drogue à mener une politique apte à réduire la consommation chez eux.
« Avec tous les moyens sophistiqués qu’ils ont, où sont les résultats. Combien de réseaux de trafiquants ont-ils ont démantelés ? Combien de bateaux et d’avions ont-ils saisis ? », s’interrogeait le président haïtien, qui semblait faire allusion particulièrement aux Etats-Unis d’Amérique avec lesquels Haïti a conclu un accord en 1998 en vue d’actions conjointes de la police haïtienne et la police anti-drogue américaine contre les trafiquants qui utilisent le territoire haïtien comme point de transit.
Lors d’une visite en Jamaïque en janvier dernier, René Préval avait fait les mêmes déclarations tout en précisant que « Haïti et la Jamaïque ne produisent pas de drogue ». « Ensemble, nous devons aller auprès du gouvernement des Etats-Unis pour qu’il renforce ses patrouilles et surveillances des côtes haïtiennes et jamaïcaines », avait indiqué le chef de l’Etat haïtien.
C’est la deuxième visite de René Préval depuis son élection à la présidentielle du 7 février 2006. Le chef de l’Etat haïtien a effectué sa première visite en territoire voisin, le 2 mars 2006 peu avant son investiture, en mai de la même année. [do apr avec Espacinsular 14/03/2007 14 :40]
Fidel s’entretient avec les présidents du Venezuela et d’Haïti
Repris par AlterPresse le 14 mars 2007
LE président Fidel Castro Ruz s’est entretenu par téléphone avec le dirigeant vénézuélien, Hugo Chavez, et le chef d’Etat haïtien, René Préval, à qui il a réaffirmé le soutien de l’île à son peuple.
Le leader de la Révolution cubaine a aussi fait l’éloge des efforts de Chavez pour avoir visité en si peu de temps plusieurs pays de la région, « défiant les risques et la fatigue », et qualifié également de brillants les discours du chef d’Etat sud-américain.
Comme Chavez lui demandait comment il allait, Fidel a répondu : « Bon, moi très bien », et souligné qu’il suivait de près son périple latino-américain et caribéen.
La conversation téléphonique s’est déroulée pendant que Chavez était en réunion avec Préval et le vice-président du Conseil d’Etat cubain Esteban Lazo – de visite aussi à Haïti – et d’autres hauts fonctionnaires des trois gouvernements.
Fidel a demandé au leader bolivarien de passer le téléphone au président haïtien, qui lui a déclaré être très heureux des évènements : « C’est presque une révolution ici. C’est de ta faute… Maître », lui a-t-il dit.
« C’est vous qui vous êtes multipliés », a souligné le chef de la Révolution cubaine, qui a qualifié le peuple haïtien de lutteur et de travailleur.
Chavez, qui a été admiratif devant le potentiel de jeunes existant à Haïti, a déclaré qu’il était possible, avec eux, de mener un programme semblable au Front Miranda, dans le but de construire des logements, avec eau et électricité.
« Je viens de dire à l’instant même à René (Préval) qu’il était important qu’il se joigne immédiatement à l’ALBA », a déclaré Chavez.
« Ce qui se passe en ce moment est une page inédite dans l’histoire », a souligné Fidel.
A un moment de la conversation, qui s’est déroulée dans la soirée du lundi 12, à 19 :37, Chavez a loué la beauté naturelle d’Haïti pour ses plages et sa ville.