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lundi 16 juillet 2007

Arrestation en Floride de trois mineurs américains accusés d’avoir violé une haïtienne

Enquête policière en cours en vue de retrouver les sept autres adolescents accusés également d’avoir contraint leur victime à avoir des relations sexuelles avec son fils de 12 ans
dimanche 15 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Trois adolescents américains ont été arrêtés à West Palm Beach pour leur responsabilité présumée dans le viol collectif d’une femme haïtienne et des agressions physiques contre son fils de 12 ans, dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur cette affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs jours en Floride.
Jakaris Sansay Taylor, 15 ans, a été repéré grâce l’identification de ses empreintes digitales dans la maison où s’était déroulé le drame, le 18 juin dernier, a indiqué le porte-parole de la police de West Palm Beach, Ted White, cité par le Miami Herald.
Une dizaine d’adolescents encagoulés, avaient violé et sodomisé à tour de rôle la ressortissante haïtienne après s’être introduits par effraction dans sa résidence. Puis, ils avaient sous la menace d’un pistolet, forcé la malheureuse à avoir des relations sexuelles orales avec son fils, a raconté la dame à une chaîne de télévision américaine en requérant l’anonymat.
L’enfant a été aussi sévèrement battu.
Taylor a été appréhendé chez ses parents sous divers chefs d’accusation, vol à mains armées, utilisation de cagoule pour commettre un délit, agression sexuelle et agression sexuelle perpétrée par plusieurs personnes. Il a été transféré dans un centre de détention pour jeunes après avoir subi un interrogatoire.
Jointe au téléphone, la mère du jeune homme, Jacqueline Minor, s’est refusée à tout commentaire.
Deux autres adolescents, Avion Lawson, 14 ans et Nathan Walker, 16 ans, étaient pour leur part détenus sans pouvoir bénéficier d’une libération conditionnelle en raison des graves accusations qui pèsent contre eux.
Les seps autres suspects étaient activement recherchés.
Le procureur de l’Etat de Floride souhaite que tous les jeunes délinquants soient mis en accusation par un jury d’investigateurs afin d’être traités comme des adultes, selon son porte-parole, Mike Edmondson.
Tous les individus impliqués dans ce rare déchaînement de violences sexuelles devraient être inculpés et condamnés à de lourdes peines de prison.
Des violences meurtrières ont frappé au cours des derniers mois la communauté haïtienne du sud de la Floride, l’une des plus importantes de l’Etat. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3858

Commentaires
La violence et la délinquance restent aussi universelles que les sentiments humains. Elles n’ont ni couleur ni race. Elles doivent surtout être combattues par tous les moyens.
Il serait difficile de penser que ces adolescents aient porté leu choix sur cette famille haïtienne par un anti-quelque chose quelconque. Il est fort raisonnable de constater que cet acte de violence sera traité comme tel : un fait divers résultats des déficiences de certaines sociétés.
Que toute la lumière soit faite et que la justice soit appliquée selon les lois.

Liesse populaire à Port-au-Prince après le nouveau sacre du Brésil dans la Copa América

Des milliers de fans de la seleçao expriment leur bonheur au son de la musique
dimanche 15 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Des milliers de fans haïtiens célébraient dimanche soir à Port-au-Prince la victoire historique d’une équipe expérimentale du Brésil contre l’Argentine (3-0) en finale de la 42e édition de la Copa América disputée au Vénézuéla.
Dès le coup de sifflet final, les "brésiliens", arborant les couleurs de la seleçao, ont gagné les rues pour laisser exploser leur joie. Au Champ de Mars, la grande place centrale où se trouve le Palais National (siège de la Présidence), à Delmas et à Pétion-Ville (banlieue est), la foule délirante grossissait au fil des minutes.
Les inconditionnels de la magie brésilienne, des jeunes des deux sexes dans leur grande majorité, esquissaient des pas de danse pour célébrer la formidable performance de leurs héros auteurs d’une écrasante victoire contre leurs éternels rivaux, sous la houlette d’un certain Carlos Dunga, ex-champion du monde 94 et nouvel entraîneur.
Dans le centre de la capitale, DJ Cash Cash assurait l’animation musicale alors que les fans arrivaient de tous les quartiers avoisinants.
Aucun incident majeur n’était signalé, mais des coups de feu avaient ponctué dans certains secteurs de Port-au-Prince la réalisation des buts.
Les quintuples champions du monde sont particulièrement aimés en Haïti et chacun de leur succès dans les compétitions internationales entraîne des déchaînements de passion notamment dans les milieux populaires.
Dimanche, au stade José Encarnaciòn Pachencho Romero de Maracaibo, Julio Baptista a, contre toute attente, ouvert le score d’une frappe enroulée à l’entrée des 16 mètres.
L’irréparable devait venir du capitaine de la sélection albiceleste, Roberto Ayala, qui, avant la pause, a détourné dans les filets de son gardien Roberto Abondanzieri un centre du latéral droit brésilien Maicòn.
Enfin, Daniel Alves, rentré en cours de match en remplacement d’Elano blessé, a assommé l’adversaire en battant du plat de pied Abondanzieri sur une passe millimétrée de Wagner Love lancé en profondeur par Robinho.
Vainqueur pour la huitième fois de son histoire de la Copa América, le Brésil mène désormais par 36 victoires contre 33 défaites et 22 nuls dans ses 91 confrontations officielles avec l’Argentine. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3863

Commentaires :
Pendant un certain temps j’avais du mal à comprendre cette ferveur manifestée par les fans haïtiens du ballon rond en faveur des sélections sudaméricaines du Brésil et de l’Argentine.
En fait ce sont des choses que l’on ne s’explique pas ; c’est comme l’amour ressenti pour un autre ; c’est comme la foi en Dieu ; on se sent Brésiliens ou Argentins !

L’entraîneur de l’équipe d’Arsenal du championnat Anglais, Monsieur Arsène Wenger, avait fait grise mine et avait ouvertement manifesté son mécontentement quand son joueur, Gilberto Silva, avait fait le voyage avec la sélection en compagnie de Ronaldo, Ronaldhino et les autres pour faire réalité le rêve de tous les haïtiens dans un match pour la paix, mais pour lui complètement inutile face à la sélection Haïtienne de football.
Les Brésiliens de la seleçao ont du ressentir ces élans d’amour et d’admiration d’une façon particulière.
Le contexte du match de la paix était très difficile. Les supers stars brésiliennes avaient répondu présents.
La sélection Brésilienne mérite bien la folie et le support des fans haïtiens.
Aujourd’hui je comprends et j’accepte.
Un Lionel Messi, un Crespo foulant la pelouse du stade silvio Cator représenteraient un moment de grandes émotions pour les « Argentins » d’Haïti.

dimanche 15 juillet 2007

Arrestation de l’un des assassins du journaliste Alix Joseph

Les policiers du commissariat des Gonaïves ont procédé le vendredi 13 juillet a l’arrestation de Remilien Emmanuel alias " Ti Nasson" soupçonné d’être l’un des principaux auteurs de l’assassinat du journaliste Alix Joseph.

Lors de l’opération réalisée dans le quartier populeux de Raboteau, le présumé bandit a été appréhendé alors qu’il s’était réfugié dans une maison de la zone. Le commissaire de police, Ernst Bouquet Dorfeuilles, qui se réjouit de la capture de ce criminel souligne qu’on voulait l’appréhender afin de faire avancer l’enquête sur l’assassinat du journaliste Alix Joseph.

L’opération a été menée par les policiers haïtiens assure M. Dorfeuilles tout en annonçant la poursuite des opérations visant à capturer les criminels recherchés par la justice. " Il y avait un mandat d’arrêt lancé contre lui par un juge d’instruction dans le cadre de l’affaire Alix Joseph" a indiqué le commissaire de police l faisant peu de cas des déclarations du présumé membre de gang, clamant son innocence.

" Il disent toujours qu’ils n’ont rien fait de mal, mais les victimes doivent porter plainte afin que la police puisse présenter un dossier bien étoffé aux autorités judiciaires", ajoute t-il.

Samedi matin des dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat de Gonaïves en vue de manifester leur joie après l’arrestation de " Ti Nasson". Les manifestants saluent le travail réalisé par les policiers des Gonaïves et la détermination du commissaire Ernst Dorfeuilles.

Plusieurs autres criminels en cavale sont recherchés par les forces de l’ordre tels Jerry Bien Aimé du quartier de Raboteau et Olda Petimé du quartier de Decahos.

http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12832

Inauguration du nouveau local du CFI


Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, a inauguré hier le nouveau local du Centre de facilitation des investissements (CFI), institution chargée d’encourager la création d’entreprises en vue de favoriser la relance de l’économie.

Outre le renforcement la sécurité publique et du systèmejudiciaire, la création d‘entreprise est l’une des principales préoccupation du gouvernement a indiqué le premier ministre qui a mis l’accent sur les succès enregistrés dans le domaine macroéconomique. " Il faut que ces résultats positifs se reflètent au niveau de chaque famille ", dit-il précisant que l’état s’applique à créer un environnement favorable aux investissements.

" Je demande aux directeurs et aux cadres du CFI de ne pas considérer les membres du secteur privé comme des ennemis", déclare t-il les invitant à prendre en considération les besoins des villes de province.

De son coté, le directeur général du CFI, Guy Lamothe, a affirmé que cette institution permet d’éliminer la bureaucratie dans la création d’une entreprise. " Cette institution est un partenariat entre les secteurs privé et public au service de la population, de l’emploi et des investissements pour favoriser le développement d’Haïti ", ajoute t-il.

Il soutient que la formule "guichet unique" offerte par le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) permet aux entrepreneurs de réaliser toutes les procédures légales au bout de 15 à 20 jours. " LE CFI est un organisme transversal qui se charge de faire avancer les dossiers des investisseurs dans les différents organismes tels le ministère du commerce et la Direction Générale des Impôts (DGI)", assure t-il expliquant que le CFI peut être considéré comme une institution complémentaire.

Avant la création du Centre de Facilitation des Investissements il fallait en moyenne trois mois pour boucler le processus de création d’une entreprise en Haïti. Guy Lamothe rappelle que le CFI est la première institution gérée par un conseil d’administration composé de représentant du gouvernement et du secteur privé ce qui selon lui garantit son efficacité.

http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12829

Christian Conan affirme que les relations haïtiano-françaises sont très bonnes


A l’occasion de la fête nationale de France, l’ambassadeur Christian Conan, fait état du renforcement de la coopération haïtiano-française.

Tout en rejetant les critiques relatives à un désengagement de la France en Haïti, M. Conan souligne que l’aide française a doublé en 2006. " L’enveloppe de la coopération avec Haïti avoisinait les 12 millions d’euros jusqu’en 2005, alors qu’en 2006 on est passé à 23 millions d’euros ", dit-il précisant que le même montant a été alloué en 2007.

Il rappelle que la France est le quatrième bailleur de fonds d’Haïti après les Etats-Unis ( 200 millions de dollars par an), le Canada ( 100 millions ) et l’Union Européenne ( 70 millions d’euros). De plus, le diplomate français souligne que son pays contribue a hauteur de 25 % dans le Fond Européen de Développement (FED) dont l’enveloppe globale est 62 millions d’euros.

Interrogé sur les secteurs privilégiés de la coopération française, M. Conan cite entre autres ; l’éducation, les infrastructures routières et la restauration de l’autorité de l’état. Dans le domaine des infrastructures il révèle que des études sont réalisées avant le début de la construction de la route Cap-Haïtien – Hinche, prévu pour janvier 2008. A Jacmel, des projets tels la protection des bassins versants, la construction de marché et de routes sont réalisés par la coopération française en partenariat avec la coopération espagnole et la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, l’ambassadeur de France a confirmé l’avancement du processus d’annulation de la dette d’Haïti. " Pour Haïti il n’y a plus de remboursement de la dette vis-à-vis de la France", dit-il notant qu’une partie de la dette a été annulée et l’autre en voie d’annulation.
Il rappelle qu’en avril dernier les bailleurs de fonds d’Haïti, membres du club de Paris, avaient décidé d’annuler la dette d’Haïti.
En ce qui a trait aux particularités des relations franco-haïtiennes M. Conan cite des liens culturels et géographiques. " Les deux pays ont en commun le français", dit-il insistant sur l’importance de la communauté haïtienne en France.
Selon lui 70 000 haïtiens résident en France Métropolitaine dont la moitié auraient acquis la nationalité française. " Pour les Départements français d’Outre Mer il y aurait 40 000 haïtiens en Guadeloupe, 40 000 en Guyanne et 15 000 en Martinique", estime t-il.
Toutefois la communauté française en Haïti ne compte que 2 500 membres dont la moitié aurait tissé des liens étroits avec le pays ou obtenu la nationalité haïtienne.

http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12828

samedi 14 juillet 2007

Haïti : Regain d’activités sportives dans une atmosphère d’apaisement

vendredi 13 juillet 2007


P-au-P., 13 juil. 07 [AlterPresse] --- La capitale haïtienne connaît en ce début d’été 2007 un regain d’activités sportives dans une atmosphère de baisse de la criminalité, observe l’agence en ligne AlterPresse.

Plusieurs tournois sportifs sont prévus dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, pendant la période estivale, à l’intention notamment des jeunes.

La Mairie de Delmas (Nord/Nord-est) lancera le dimanche 22 juillet prochain la première édition d’un championnat de football qui mettra face à face huit équipes issues de divers quartiers de cette commune.

Ce tournoi baptisé « La coupe de la Mairie de Delmas Été 2007 » participe des initiatives destinées à dépister des talents du foot-ball au niveau de la commune, selon les explications fournies par Dieudonné Anglade et Lassale Moïse, respectivement responsable culturel et directeur adjoint des affaires sociales de la Mairie de Delmas.

Un autre championnat prévu pendant l’été, plus précisément du 14 juillet au 11 septembre prochain, se tiendra au Parc Sainte-Thérèse, à Pétion-Ville (Est). Il s’agit de la deuxième édition d’un tournoi organisé par l’organisme « Yele Ayiti », une fondation créée par le célèbre chanteur hip hop haitiano-américain, Wyclef Jean.

Pas moins de cinquante primes et trophées seront octroyés à l’issue du tournoi de football Yele, indique Rio Dominique, représentant de la star à Port-au-Prince.

Les autres conseils municipaux n’ont encore annoncé aucun programme sportif spécial pour l’été.

Depuis la clôture de l’année académique, début juillet 2007, de nombreux jeunes participent à des programmes sportifs variés, un peu partout sur le territoire haïtien. A Port-au-Prince, filles et garçons sont remarqués en tenue sportive, tôt le matin, en train de pratiquer la marche ou le jogging.

Des camps d’été sportifs sont mis en place par diverses entités.

Ce regain d’activités sportives chez les jeunes, semble être favorisé, non seulement par les vacances d’été, mais aussi par une diminution sensible des cas d’insécurité.

A pareille époque en 2006, les parents semblaient plus enclins à envoyer leurs enfants en province ou à l’étranger, pour échapper à la tension qui régnait alors. [vs gp apr 13/07/2007 10:40]

Haïti : Le Grand Sud mis en chantier La route Port-Salut/Port-à-Piment bientôt une réalité

Vendredi 13 juillet 2007
par Djems Olivier
Avec un financement de 28 millions de dollars de la République de Chine (Taïwan), quelques 32.7 kilomètres de route goudronnée seront réalisés sur une période de 36 mois au niveau de la côte Sud d’Haïti. Officiels du gouvernement haïtien, représentants de Taïwan, entre autres, posent la première pierre de cette construction.
Port-Salut (Haïti), 13 juil. 07 [AlterPresse] --- Les travaux de construction de la route, qui relie Port-Salut à Port-à-Piment dans le département du Sud, démarreront bientôt avec la firme taïwanaise Overseas Engineering Construction Company Ltda. S.A. (Oecc) oeuvrant dans cette région excentrée d’Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Cette réhabilitation permettra aux usagers de toute la côte Sud de voyager en toute quiétude, selon Jacques Édouard Alexis, chef du gouvernement haïtien.
Intervenant à la cérémonie du lancement de ces travaux le jeudi 12 juillet 2007, le Premier ministre haïtien expose les différentes potentialités qui existent dans cette partie du pays considérée comme un « diamant à l’état pur ».
Jacques Édouard Alexis ne tarit pas d’éloge autour de l’existence de belles plages, de la grande capacité du département géographique en production agricole, dont les vivres alimentaires, le café et le vétiver pouvant être exportés à l’étranger.
« Le département du Sud possède l’une des plus grandes réserves écologiques des Caraïbes : le Pic Macaya », souligne Alexis.
Situé à l’intérieur des limites géographiques de la commune des Chardonnières, le Pic Macaya, un des sommets les plus élevés d’Haïti avec environ 2 400 mètres, possède des espèces endémiques rares à trouver dans beaucoup d’autres pays. On y trouve, notamment, des epicrathes, des grenouilles d’Audant et des zagoutis.
Avec la construction de cet axe routier, la communication sera beaucoup plus facile avec Pic Macaya et les autres sites touristiques de la région, prédit le Premier ministre d’Haïti.
Toutefois, le chef du gouvernement invite la population à la patience, parce que la firme taïwanaise Oecc prendra 36 mois pour réaliser ces travaux. Cela est dû au nombre de ponts à jeter sur les rivières traversant cette zone, dit-il.
La route de Port-Salut/Port-à-Piment doit desservir une région dont le potentiel touristique et agricole n’est plus à démontrer, rappelle l’Ambassadeur de Taïwan accrédité en Haïti, Yang Cheng-Ta.
« Ce projet est, pour nous de Taïwan [qui sommes] toujours prêts à nous investir aux côtés du peuple haïtien (…), d’une grande importance », renchérit le diplomate Yang Cheng-Ta.
Le diplomate taïwanais indique que cinq ponts, entre 30 et 90 mètres, seront construits sur cette route macadamisée, sans compter certains tronçons qui nécessiteront des travaux de consolidation de digues tout au long du versant donnant sur la côte.
« Ce projet permettra, surtout, de mettre plus rapidement en valeur le potentiel économique de cette région sur le plan touristique et sur le plan agricole », ajoute l’ambassadeur taïwanais.
Yang Cheng-Ta voit, en la construction de cette route, un projet ambitieux à la hauteur des attentes du peuple haïtien.
Pleins feux sur le Grand Sud
La construction de cette route fait partie d’un projet ambitieux envisagé par le gouvernement haïtien, affirme Frantz Verella, ministre des travaux publics, transports et communications (Tptc), devant des membres de la Presse, dont un journaliste d’AlterPresse.
Par ce projet, l’équipe au pouvoir entend développer la communication routière dans le Grand Sud, c’est-à-dire traverser toute la côte Sud pour rejoindre la ville de Jérémie dans le département de la Grande Anse (Sud-Ouest).
Bientôt, le gouvernement compte lancer les travaux de construction de la route Cayes/Jérémie en passant par Beaumont.
« Les études d’actualisation de ce tronçon sont en cours, la firme a déjà été sélectionnée et nous pensons terminer les études entre octobre et novembre [2007] pour pouvoir, au début de l’année prochaine [2008], commencer les travaux de construction de la route Cayes/Jérémie en passant par Beaumont », annonce le ministre des travaux publics.
« Nous disons à la population que ces infrastructures sont coûteuses, il faut les protéger, ne brûlez pas de pneus sur les routes construites, sur les ponts, cessez de brûler des pneus sur nos infrastructures routières », appelle le sénateur du Sud, Jean Gabriel Fortuné, présent à la cérémonie.
Par contre, le parlementaire invite la population à continuer à faire passer ses revendications, sans porter préjudices à ces constructions qui sont des biens publics.
Tout en remerciant le gouvernement taïwanais, Jean Gabriel Fortuné souhaite la création, dans le Sud, d’une « Maison d’amitié Haïti/Taïwan »pour raffermir cette coopération.
Joseph Nelson Pierre-Louis, député de Port-Salut, voit la construction de cette route, reliant sa commune à Port-à-Piment, comme le début d’un processus de désenclavement de nombreuses zones de la côte Sud.
« Ces travaux, qui vont débuter sous peu, témoignent du souci du gouvernement haïtien de promouvoir le développement et la décentralisation à travers tout le pays », estime le parlementaire.
Des projets de lutte contre la pauvreté
Outre la construction de grandes infrastructures routières, le gouvernement envisage de créer d’autres voies de pénétration pour relier les différents marchés publics qui existent dans le Sud.
« Notre objectif, c’est de relier les divers marchés publics du Sud, par des voies praticables en toutes saisons, pour diminuer le coût du transport de marchandises agricoles dans le pays », assure le ministre Frantz Verella.
Ces légers travaux concerneront, notamment les communes de Cavaillon, Arniquet, Saint-Jean du Sud, les localités de Ducis, de Carrefour Jouthe et de Bonnefin.
Verella avise que des mesures seront prises pour faciliter le développement des technologies de l’information et de la communication dans le Sud en vue, déclare-t-il, de donner des possibilités aux gens de se cultiver davantage.
« Nous travaillons sur des projets d’Internet sans fil pour couvrir les différentes régions du pays », précise le ministre des travaux publics, transports et communications.
Agrandissement de l’aéroport des Cayes
La transformation de l’Aéroport Antoine Simon, du nom d’un ancien président haïtien, originaire des Cayes [troisième ville d’Haïti et chef-lieu du département du Sud], est prévue par le gouvernement haïtien avec l’aide du Venezuela. La piste de cet aéroport, construit avec le support financier de Taïwan, sera prolongée à 2 200 mètres.
Frantz Verella informe également de la construction d’un terminal devant loger des services d’immigration et supporter le développement touristique dans le Sud.
« On ne peut pas envisager le développement de la région sans l’électricité. Nous avons un projet, de 19 millions de dollars canadiens (en cours avec la coopération canadienne) pour la réhabilitation du système électrique dans le Sud », confirme le ministre des Tptc.
L’homme d’affaires, Pierre Léger, de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Sud, salue la réalisation de ces travaux, estimant que les ports ainsi que les aéroports sont indispensables pour atteindre le développement. Tout en signalant les efforts déjà consentis par le gouvernement en matière de gouvernance, Pierre Léger indique toutefois qu’il reste beaucoup à faire.
« Un pas important vient d’être franchi, surtout avec ces réalisations dans le Sud, nous devons maintenant attaquer la corruption sous toutes ses formes, car, à l’intérieur de l’Etat, il faut mettre de l’ordre », recommande le président de la Chambre de commerce du Grand Sud. [do rc apr 13/07/2007 14 :00]


http://www.alterpresse.org/spip.php?article6189

Haïti : Inauguration d’un nouveau pont sur la rivière Torbeck

vendredi 13 juillet 2007

par Djems Olivier
Torbeck (Haïti), 13 juil. 07 [AlterPresse] --- Un nouveau pont, jeté sur la rivière de Torbeck, à environ 200 kilomètres au sud de la capitale, a été inauguré le jeudi 12 juillet 2007, dans cette commune par le gouvernement haïtien et l’Ambassade de Taïwan en Haïti, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Réalisés par la compagnie taïwanaise « Overseas Engineering Construction Company Ltda., S.A. (Oecc), les travaux de construction de ce pont ont duré 6 mois. Le coût total de la construction s’élève à 910 000 dollars américains constituant un don de la République de Chine (Taïwan).
« Population de Torbeck, population de toute la côte Sud, le gouvernement, l’Ambassade de Taïwan et la présidence viennent vous remettre ce nouveau pont. Protégez bien cette infrastructure, ne brûlez pas de pneus dessus, ne brûlez pas de pneus sur les infrastructures routières », lance le Premier ministre Jacques Édouard Alexis dans son discours inaugural.
D’une longueur de 60 mètres , le pont de Torbeck représente le deuxième pont construit par la République de Chine et inauguré en l’espace de quatre mois. Le 17 mars 2007, le pont actuellement le plus long d’Haïti, ayant une superficie de 120 m par 10.3 m, a été inauguré à l’Acul du Sud.
« Vous avez le droit de manifester, de signifier vos revendications, mais vous n’avez pas le droit de brûler des pneus pour détruire les infrastructures. Nous devons construire, non pas détruire ce que nous avons déjà », ajoute le chef du gouvernement haïtien.
Alexis pense que les gens du Sud devraient être reconnaissants envers le gouvernement taïwanais qui coopère, depuis plusieurs années, au développement de la côte Sud d’Haïti, dont les potentialités sont énormes.
« Je crois que [la république de] Taïwan est présente ici pour longtemps, Taïwan est dans la zone Sud pour longtemps », renchérit le Premier ministre, ovationné par la foule.
Avec Taïwan, « le train du développement a véritablement démarré », estime Joseph Yves-Marie Aubourg, délégué du Sud, ajoutant qu’aucun pays ne peut atteindre le développement en dehors de la construction de pont et de routes.
Par ces réalisations dans le Sud, « nous pouvons dire haut et fort que le gouvernement haïtien est sur la bonne voie », affirme Joseph Yves-Marie Aubourg.
Le représentant de l’Exécutif dans le Sud d’Haïti souhaite un renforcement de ces infrastructures par la construction d’hôpitaux, de centres de santé, d’écoles nationales, et par l’augmentation du courant électrique dans le Sud.
« Je suis convaincu, avec la réalisation de ce petit pont, que la vie quotidienne sera beaucoup plus convenable », indique, de son côté, le diplomate taïwanais Yang Cheng-Ta, renouvelant l’engagement de son pays à renforcer sa coopération avec Haïti.
L’inauguration du nouveau pont sur la rivière Torbeck a été l’occasion pour le Premier ministre Jacques Édouard Alexis d’annoncer d’autres projets, tels celui de l’agrandissement de l’Aéroport Antoine Simon des Cayes, troisième ville du pays et chef-lieu du département géographique du Sud, non loin de Torbeck.
Le chef du gouvernement informe que cet aéroport sera réhabilité pour devenir un aéroport international en vue de l’atterrissage d’avions en provenance de l’étranger.
« Nous devons offrir d’autres services pour pouvoir exploiter les potentialités qui existent dans ce département, particulièrement le tourisme que nous pouvons développer dans toute la côte Sud », soutient Alexis.
Dans l’histoire d’Haïti, la ville de Torbeck, où vient d’être jeté le nouveau pont, est connue comme le lieu de naissance de Boisrond Tonnerre, rédacteur de l’acte de la proclamation de l’Indépendance nationale, le 1er janvier 1804.
La cérémonie d’inauguration du nouveau pont dans cette ville historique s’est déroulée sous haute protection des agents de la police nationale, dont des membres de l’unité départementale du maintien de l’ordre (Udmo). La présence de policiers africains des Nations Unies a également été remarquée.
Après la cérémonie, le cortège a pris la direction de Port-Salut pour la pose de la première pierre de la construction de la route reliant Port-Salut à Port-à-Piment du Sud. Ces travaux seront aussi financés par la République de Chine (Taïwan) à hauteur de 28 millions de dollars américains. [do rc apr 13/07/2007 10 :00]

http://www.alterpresse.org/

Haïti- Rép. Dominicaine : Solidarite Fwontalye de Ouanaminthe dénonce un nettoyage ethnique à l’encontre des ressortissants haïtiens

samedi 14 juillet 2007
P-au-P, 13 juil. 07 [AlterPresse] --- La section des droits humains de Solidarite Fwontalye de Ouanaminthe, commune frontalière du Nord-Est d’Haïti avec la ville dominicaine de Dajabon, dénonce un nettoyage ethnique, à l’encontre des personnes de couleur noire, orchestré par les autorités dominicaines sous « prétexte de protéger » les ressortissants haïtiens résidant en territoire voisin.
« Le gouvernement dominicain profite du moindre incident pour expulser de son territoire les personnes de couleur noire et ainsi faire un nettoyage ethnique en prétendant « protéger les Haïtiens », révèle l’organisation de promotion de droits humains dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.
La note relate l’expulsion, le vendredi 6 juillet 2007, de plus de 260 sans papiers haïtiens, décidée par les autorités dominicaines après l’assassinat, le m6eme jour, d’un ressortissant dominicain à Judea Nava (Monte Christi), au nord de Santo Domingo. Ces personnes ont été réparties dans cinq autobus de l’immigration dominicaine, pour être refoulées à destination des quatre postes frontaliers officiels.
« Attribué à des Haïtiens, l’assassinat du ressortissant dominicain a suscité une campagne de persécution et d’expulsion massive des personnes de couleur noire, menée par l’État dominicain, en complicité avec des groupes de Dominicains xénophobes, pseudo nationalistes et « anti-haïtiens » », indique Solidarite Fwontalye de Ouanaminthe, ville frontalière située à plus de 300 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince.
Tout en stigmatisant l’attitude passive, affichée par le gouvernement haïtien dans la protection des ressortissants haïtiens résidant sur le territoire voisin, l’organisation de promotion et de défense des droits humains exhorte le parlement haïtien à adopter, en urgence, une loi sur la migration et contre le trafic illégal de personnes.
Parallèlement, les autorités nationales devraient implémenter des politiques claires et efficaces, en accord avec les autorités dominicaines, pour régulariser la migration et les échanges entre les deux pays, tout en respectant les traités en matière de droits humains.
Tout en manifestant une présence active « à tous les points officiels et non officiels de la frontière haitiano-dominicaine », le gouvernement doit apporter un encadrement approprié aux villes frontalières avec la République dominicaine.
Le ministère des affaires étrangères tâchera de déléguer, « en République dominicaine, des diplomates et des consuls capables de représenter Haïti valablement, d’accompagner les migrantes et migrants, et de défendre leurs droits et intérêts en toutes circonstances », recommande Solidarite Fwontalye, branche du Service jésuite aux réfugiés et migrants (Sjrm).
L’organisation convie également les autorités des deux pays à prendre des dispositions concertées « pour faire cesser ces violations flagrantes des droits humains, perpétrées au cours des expulsions, réparer les torts et préjudices causés aux personnes expulsées, respecter et défendre les droits, la vie et la dignité de toute personne en tant qu’être humain, en particulier, les personnes de couleur noire en République Dominicaine ». [rc apr 13/07/2007 16 :00]

Source Alter Presse sur http://www.alterpresse.org

Des personnalités de différents horizons avec Préval à Santo Domingo

Célébration du centenaire de Jacques Roumain

vendredi 13 juillet 2007,
Jeudi à Santo Domingo, le Président dominicain Leonel Fernàndez a accueilli son homologue haïtien René Préval et une imposante délégation qui l’accompagnait à l’occasion de la célébration du centenaire de Jacques Roumain.

Un communiqué de la direction de l’information et des relations publiques de la Présidence, repris par l’agence en ligne dominicaine ClaveDigital, souligne que le chef de l’Etat haïtien avait à ses côtés le ministre de la culture Daniel Elie, l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, la directrice de la bibliothèque nationale, Françoise Beaulieu Thybulle et le professeur franco-américain Léon François Hoffman, spécialiste de la culture et de la littérature haïtiennes.

La délégation comprenait aussi l’ex-Sénateur Wesner Emmanuel, l’avocat et leader politique Osner Févry, le doyen de l’unité de l’Université Notre-Dame d’Haïti au Cap-Haïtien, Cary Hector, l’intellectuel Max Manigat, l’éditeur et écrivain Dieudonné Fardin, également représentant en Haïti de la Fondation Globale pour la démocratie et le développement (FUNGLODE) du Président Leonel Fernàndez, le responsable de l’Académie diplomatique et consulaire d’Haïti, Myrtho Bonhomme et le numéro deux de l’Alyans Demokratik, Claude Roumain.

Neveu de Jacques Roumain, ce dernier a pris la parole à Santo Domingo après avoir souligné, il y a une semaine, lors d’un colloque international à La Havane, que l’écrivain haïtien fut le premier noir à avoir fondé un parti communiste dans l’histoire du monde.

Pour sa part, le dirigeant dominicain réunissait autour de lui le chancelier Carlos Morales Troncoso, le ministre de la culture, José Rafael Lantigua, l’ambassadeur dominicain en Haïti, José Serulle Ramia, le Président du Sénat Reynaldo Pared Pérez et celui de la Chambre des Députés, Julio César Valentìn.

Né en 1907 à Port-au-Prince, Jacques Roumain mourut en 1944 à Mexico, à l’âge de 37 ans. Ecrivain, ethnologue, anthropologue et penseur politique, il publia notamment Les gouverneurs de la rosée et La montagne ensorcelée et créa le Bureau national d’ethnologie. spp/RK

Tous les présumés assassins de François Latour sous les verrous

La cavale du dernier suspect, Hamilton Fernando dit "Ti Junior", s’est terminée vendredi, annonce la police qui promet que la mort odieuse de l’illustre artiste ne restera pas impunie

Le quatrième et dernier présumé assassin du célèbre homme de théâtre et humoriste haïtien François Latour a été arrêté vendredi lors d’une opération menée conjointement par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), a annoncé le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours, dans une interview à Radio Kiskeya.

Hamilton Fernando alias "Ti Junior" a été appréhendé à l’aube en compagnie de trois autres présumés bandits dans le voisinage immédiat de l’hôpital Isaïe Jeanty, à Chancerelles (nord de Port-au-Prince).

Les autres individus épinglés répondent aux noms de Fanfan Piersaint, Béviaire Philius et Pierre-Louis ainsi connus.

Considéré comme le cerveau de l’enlèvement suivi de l’exécution de Latour, le 22 mai dernier, "Ti Junior" faisait l’objet, depuis plusieurs semaines, d’un avis de recherche. Le commissaire Lerebours estime qu’une étape très importante a été franchie avec cette arrestation. Désormais, tous les éléments nécessaires à l’enquête judiciaire confiée au cabinet d’instruction sont réunis, a-t-il indiqué.

Des opérations menées auparavant avaient permis d’arrêter les trois autres présumés kidnappeurs et tueurs, tous des jeunes n’ayant même pas encore atteint la vingtaine.

Selon les données dont dispose la police, le soir du rapt, les meurtriers étaient en embuscade dans une voiture noire à Delmas 31 (nord de la capitale) et avaient intercepté François Latour au moment où il franchissait le portail de son domicile au volant de son véhicule.

Emmenée à Drouillard (banlieue nord) où ses bourreaux lui avaient logé une balle dans le ventre, la victime allait succomber quelques heures plus tard alors que des négociations étaient engagées avec sa famille en vue du versement d’une rançon.

La fin brutale et barbare de cert artiste d’exception avait été vécue à travers le pays comme un cauchemar et avait suscité une vague de réactions d’indignation au-delà des frontières nationales.

Diseur, homme de radio et figure emblématique des arts de la scène à travers ses prouesses de comédien et de metteur en scène, François Latour était également un publiciste hors pair dont les spots ont encore des résonances profondes dans toutes les couches sociales. spp/RK

Préval de retour en Haïti après une visite à Santo Domingo pour célébrer Roumain

Le Président haïtien et son homologue dominicain expriment leur volonté de "renforcer les liens fraternels" entre les deux pays sans poser le problème migratoire
Le Président René Préval est rentré à Port-au-Prince jeudi soir à l’issue d’une brève visite à Santo Domingo consacrée au centenaire de Jacques Roumain et au cours de laquelle le dirigeant haïtien et son homologue dominicain Leonel Fernàndez se sont engagés à renforcer les relations bilatérales.

Selon l’agence espagnole EFE, les deux chefs d’Etat ont jugé nécessaire de favoriser l’approfondissement des "liens fraternels"qui unissent les deux pays dont les relations ont été, ces dernières années, très affectées par l’épineux problème de flux migratoire haïtien en territoire voisin.

Après un tête-à-tête d’une demi-heure au bureau du premier mandataire dominicain, Préval et Fernàndez n’ont fait aucune déclaration à la presse, mais leurs propos ont été relayés par la diffusion d’un vidéo et des déclarations de leurs proches collaborateurs.

Qualifiant la rencontre "d’exceptionnelle", le Président dominicain a estimé qu’elle constituait "une grande opportunité pour le renforcement des liens fraternels qui doivent exister entre Haïti et la République Dominicaine". De son point de vue, "les deux pays sont destinés à être des frères malgré les différences du passé. Les conquêtes de l’avenir nous unissent davantage que les affrontements et les problèmes".

Dans le cadre d’un effort mutuel visant à surmonter les divergences, René Préval s’est, pour sa part, déclaré prêt à travailler à un rapprochement entre les citoyens des deux nations. "Nous allons regarder le monde d’une manière positive", a assuré le Président.

Les deux dirigeants ont visiblement évité d’aborder le thème migratoire à l’origine ces derniers mois d’une nouvelle fièvre nationaliste à la suite de la publication d’un rapport d’Amnesty International et de la sortie de plusieurs documentaires dénonçant les conditions proches de l’esclavage dans lesquelles vivent des haïtiens en République Dominicaine.

Leonel Fernàndez a préféré souligner que l’agenda de cette visite était dominé essentiellement par la célébration du centenaire de l’illustre homme de lettres et penseur politique haïtien Jacques Roumain (1907-1944). "La culture va nous unir", a laissé entendre le chef de l’Etat. Après un déjeûner offert au salon vert situé au troisième étage du Palais National (siège de la Présidence), il a assisté en compagnie de son homologue haïtien à une table ronde autour de l’œuvre littéraire et politique de Roumain. A l’auditorium Pedro Mir de l’Université Autonome de Santo Domingo (UASD), le chercheur franco-américain Léon François Hoffman a été le principal animateur des débats sur l’auteur des "Gouverneurs de la rosée", le plus célèbre roman de la littérature haïtienne, traduit en 32 langues, salué par la critique du monde entier et qui a fait l’objet d’adaptations cinématographiques.

Une projection spéciale du documentaire du cinéaste haïtien Arnold Antonin intitulé "Vie et œuvre de Jacques Roumain" était également au programme.

Le quotidien dominicain El Nuevo Diario précise que Leonel Fernàndez a établi un parallèle entre "Les gouverneurs de la rosée" et un roman de l’ancien Président dominicain Juan Bosch titré "La mañosa", en insistant sur la communauté thématique et idéologique des deux œuvres inscrites dans l’univers rural et dans la quête d’un projet national.

"En ce moment, nous célébrons le centenaire de Jacques Roumain et dans deux ans nous allons célébrer en République Dominicaine le centenaire de Juan Bosch (1909-2001). Je crois qu’une grande opportunité s’offre à nous pour le renforcement des liens fraternels qui doivent exister entre Haïti et la République Dominicaine à travers la culture et particulièrement à travers ces deux géants de la création et de la pensée qui, dans ces temps de globalisation, contribuent à la réaffirmation de l’identité culturelle nationale de nos peuples", a conclu M. Fernàndez considéré comme l’héritier politique de Bosch.

Pour sa part, le ministre haïtien de la culture, Daniel Elie, a affirmé en présence des deux chefs d’Etat que cette commémoration représentait une "réparation historique de l’Etat dominicain envers le poète haïtien".

Il a notamment rappelé que Roumain fut emprisonné à Paris en 1937 à la suite d’une plainte de l’ancien dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo (1930-1961) contre l’écrivain qui dénonçait l’horreur du massacre des haïtiens -entre 20.000 et 50.000- ordonné par le maître de Santo Domingo.

"Nos deux pays doivent avancer dans leurs relations pour créer une amitié irréversible. Nous devons reconnaître nos erreurs pour ne pas les répéter et nous avons le devoir de le faire parce que si nous faisons le contraire l’histoire ne nous le pardonnera pas", a averti Daniel Elie.

Avant Santo Domingo, l’année Roumain avait donné lieu à des manifestations culturelles d’inégale importance notamment en Haïti, dans les Antilles françaises, en France métropolitaine, aux Etats-Unis et au Canada.

Après neuf heures passées dans la capitale dominicaine, la délégation haïtienne a regagné Port-au-Prince jeudi soir à bord d’un vol privé. spp/RK

vendredi 13 juillet 2007

L'Ambassade du Canada à Port-au-Prince annonce le lancement du concours de chansons « Ann chante pour kore andikape yo»

Port-au-Prince, Juillet 2007 (AHP)- Le Secrétaire d'État à l'intégration des personnes handicapées, Michel Péan et l'ambassadeur canadien en Haïti, Claude Boucher, ont annoncé mercredi le lancement d'un concours de chansons pour les jeunes sur la problématique de l'intégration des personnes handicapées.
Le projet vise à sensibiliser les jeunes et l'opinion publique en général à cette problématique, ont-ils indiqué, lors d'une conférence de presse à l'Ambassade du Canada.
Les candidats devront soumettre une chanson sur le thème choisi avant le 7 septembre 2007. Ils devront soumettre leur chanson sur CD ou sur cassette, suite à la réception des candidatures et la sélection des finalistes.
L'ambassade du Canada compte réaliser un concert, qui sera également l'occasion de choisir les gagnants du concours parmi les finalistes. Ce concert aura lieu lors de la clôture du Forum National sur la problématique du handicap organisé par la Secrétairerie d'État, les 4 et 5 octobre 2007.
Le forum a pour objectif de contribuer à la sensibilisation de l'opinion publique nationale et internationale sur la problématique du handicap en Haïti.
«Le gouvernement haïtien, en créant la Secrétairerie d'État à l'intégration des personnes handicapées, a décidé d'inscrire cette problématique sur la liste de ses priorités, et il est important pour le Canada d'appuyer cet effort,» a déclaré M. Boucher, ajoutant que le Canada accorde une grande importance à la jeunesse haïtienne, porteuse d'avenir et constituant près de 60% de la population haïtienne.
Il est important, par des moyens divers, de sensibiliser cette tranche d'âge à la problématique du handicap en vue de construire une société plus inclusive.
La fiche de candidature obligatoire pour la participation au concours, ainsi que les règlements du concours sont disponibles notammentau Ministère des Affaires Sociales à la rue de l'Enterrement à Radio Nationale, Rue du Magasin de l'État, au Centre Culturel Pye poudre, à Christ-Roi, à FOKAL, à l'Avenue Christophe Dans les bureaux régionaux du Ministère des Affaires Sociales ou sur le site de l'Ambassade : www.port-au-prince.gc.ca
Sources http://www.ahphaiti.org/ndujour.html


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(L'assainissement de Port-au-Prince)...Le difficile pari de la Mairie (Sans la participation du gouvernement central)




En dépit du « revers » essuyé dans l'affaire du « Marché de la Cathédrale », la Mairie entend revenir à la charge et relever le difficile pari de l'assainissement de la capitale.

A la rue Dr Aubry, les marchands retardataires s'affairent à la construction de nouveaux tréteaux tandis que d'autres se sont déjà réinstallés. Dégoulinant de sueur, un marteau à la main, l'un d'eux indique : « le président René Préval a entendu les cris des marchands». « Samedi, lors d'une réunion, le Président a dit que l'on pouvait rester là en attendant qu'on nous trouve un autre endroit », poursuit-t-il d'un ton ironique à l'égard du maire de la capitale pointé du doigt dans l'incendie du marché de la Cathédrale dans la nuit du 1er au 2 juillet 2007.

Un maire qui, moins de quarante huit heures après les événements, avait décliné toute responsabilité dans ce sinistre. Un acte, selon lui, indigne d'un maire et de nature à créer l'insécurité.

Muscadin Jean-Yves Jason, qui avait annoncé l'ouverture d'une enquête afin de fixer les responsabilités dans cette affaire, avait également fait part de sa détermination à poursuivre les opérations d'assainissement de la capitale qui compte 100.000 marchands de rue et 35 quartiers.
Depuis quelques jours, on constate en revanche le retour sur la voie publique de marchands déplacés. « C'est le cas au Champ de Mars, à la rue Pavée notamment », explique un habitant de Port-au-Prince qui déplore l'intervention innoportune du président René Préval dans la gestion du dossier du « Marché de la Cathédrale ».

« Le président Préval a affaibli le maire dans son action », enchaîne-t-il en évoquant les frictions ayant déjà existé par le passé entre le premier citoyen de la République et celui de la capitale.

Loin de se laisser abattre dans sa difficile et délicate mission, le maire entend poursuivre avec les opérations, confie un fonctionnaire de la Mairie de Port-au-Prince lors d'un entretien accordé à une radio de la capitale.
« Les petits commerçants peuvent revenir dans les rues, mais ils seront toujours pourchassés par les agents de la mairie », prévient-il tout en réclamant la collaboration de l'Exécutif. En attendant, Port-au-Prince, vieille de 258 ans, se cherche sous les amas de détritus, conséquence de la mauvaise gouvernance, du laisser-aller..., ayant marqué ces 20 dernières années...
Et le pari semble être de plus en plus difficile.

Roberson Alphonse

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Santo Domingo expulse 300 haïtiens après le meurtre d’un fermier dominicain

Les autorités affirment vouloir éviter des représailles contre des compatriotes à la suite de ce meurtre dont des haïtiens seraient responsables ; les haïtiens de Dajabòn menacés d’expulsion à cause de l’assassinat d’un enfant
jeudi 12 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Les autorités dominicaines ont procédé mercredi au rapatriement forcé de quelque 300 ressortissants haïtiens suite à l’assassinat dans la zone frontalière d’un fermier dominicain attribué à des compatriotes, a indiqué la police à Santo Domingo.
Une dépêche d’EFE rapporte que le corps d’Héctor Bienvenido Cabrera, 51 ans, a été retrouvé sur une plantation de sa propriété située à la Pinta, une localité de la province de Montecristi (nord-ouest).
La famille de la victime accuse l’haïtien Charlie Michel d’avoir tué Cabrera en compagnie d’autres migrants. Ils auraient tous regagné Haïti précipitamment après avoir commis le crime, selon la version établie par la police.
Aucune arrestation n’a été annoncée.
Pour sa part, le commandant du dixième bataillon de l’Armée Nationale dominicaine cantonné dans la province frontalière de Dajabòn, le colonel Ramòn Belén, souligne qu’après ce grave incident des centaines d’haïtiens ont été rapatriés. Il soutient que ces mesures ont été prises en vue de prévenir des actes de vengeance que des citoyens dominicains pourraient tenter de commettre.
Vendredi dernier, des habitants de Dajabòn s’étaient réunis avec les autorités locales et leur avaient donné un ultimatum de 15 jours pour expulser tous les haïtiens vivant dans la région. Ils ont menacé de se charger eux-mêmes de l’opération si aucune suite favorable n’était donnée à leurs revendications.
Ces nouvelles menaces ont été proférées après qu’un haïtien ait été accusé d’avoir assassiné à coups de machette un jeune dominicain de 11 ans. Le présumé meurtrier aurait sacrifié l’enfant pour lui voler une somme de 600 pesos dominicains (18 dollars américains).
Les tensions entre haïtiens et dominicains se sont accentuées ces dernières semaines en territoire voisin et divers incidents dont certains sanglants ont été signalés. A Port-au-Prince, le Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR) a dénoncé le viol de plusieurs étudiantes haïtiennes par des bandits dominicains dans la ville de Santiago (nord) tandis qu’une dizaine de personnes ont été blessées la semaine dernière à la suite de violents affrontements qu’avait provoqués un vol de moto entre les communautés frontalières haïtienne d’Anse-à-Pitre et dominicaine de Pedernales.
Ces situations conflictuelles coïncident avec une nouvelle visite à Santo Domingo du Président René Préval destinée à célébrer, à l’invitation de son homologue dominicain Leonel Fernàndez, le centenaire du célèbre écrivain et homme politique haïtien Jacques Roumain (1907-1944).
Des centaines de milliers d’haïtiens et de descendants d’haïtiens vivent depuis des décennies en République Dominicaine dans des conditions d’infériorité sociale. spp/RK
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3850

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Le Président René Préval à Santo Domingo

Une visite privée dans le cadre du centenaire de Jacques Roumain
jeudi 12 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Président haïtien René Préval s’est entretenu jeudi à la mi-journée avec son homologue dominicain Leonel Fernàndez peu après son arrivée à Santo Domingo où il devait assister à des festivités organisées pour marquer le centenaire du célèbre écrivain et homme politique haïtien Jacques Roumain (1907-1944).
A l’aéroport international Las Américas, le chef de l’Etat a été accueilli par un bataillon militaire avant d’être transporté au cœur de la capitale à bord d’un hélicoptère des forces aériennes dominicaines.
Selon la presse locale, Préval s’était rendu en début d’après-midi au Palais National (siège de la Présidence) où un déjeûner a été offert en son honneur.
Accompagné notamment du chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso et des ambassadeurs haïtien à Santo Domingo, Fritz Cinéas et dominicain à Port-au-Prince, José Serulle Ramia, le Président a fait le tour des relations bilatérales avec Leonel Fernàndez. Cependant, la teneur des discussions n’a pas été immédiatement révélée.
Par la suite, les deux chefs d’Etat ont reçu le document officiel de la Déclaration de Santo Domingo dans laquelle Haïti, la République Dominicaine et Cuba se sont engagées cette semaine à créer le premier "Corridor biologique de la Caraïbe". Le texte a été remis par les ministres de l’environnement haïtien Jean-Marie Claude Germain, dominicain Max Puig et cubain Fernando Gonzàlez au cours d’une brève cérémonie.
René Préval est arrivé à la tête d’une délégation composée du ministre de la culture, Daniel Elie et de membres de son cabinet particulier.
Le chef de l’Etat devait regagner Port-au-Prince en début de soirée après avoir participé aux cérémonies commémoratives organisées dans le cadre de l’année du centenaire de Jacques Roumain. M. Préval avait quitté la capitale haïtienne tôt jeudi matin. Contacté par Radio Kiskeya, le secrétariat général de la Présidence n’avait prévu de faire aucune déclaration officielle à l’aller comme au retour.
Décédé en 1944 à Mexico à l’âge de 37 ans, le brillant romancier, ethnologue et penseur politique avait ouvertement pris position contre la politique du dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo vis-à-vis d’Haïti qui avait conduit au masscre en 1937 d’au moins 20.000 haïtiens. spp/RK


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Washington demande à l’Uruguay de maintenir ses soldats en Haïti

Avis partagés au Parlement de Montevideo sur l’opportunité de la poursuite de la mission des casques bleus
jeudi 12 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires politiques, Nicholas Burns, a sollicité jeudi de l’Uruguay le maintien de ses troupes déployées en Haïti au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), lors d’une rencontre à Montevideo avec le Président Tabaré Vàzquez, rapporte le quotidien uruguayen Ultimas Noticias.
Au cours des discussions auxquelles le sous-secrétaire d’Etat aux affaires hémisphériques, Thomas Shannon, a également participé, l’administration Bush a, par ailleurs, souhaité la présence de l’Etat sud-américain dans la future force internationale qui sera mise en place au Darfour (Soudan).
"Le gouvernement des Etats-Unis a manifesté sa volonté de coopérer avec Haïti et ses représentants ont clairement affirmé qu’il serait important que l’Uruguay continue à participer à la mission. Une forte expression de confiance s’est manifestée vis-à-vis de l’action des Forces Armées uruguayennes", a déclaré sous le couvert de l’anonymat un haut responsable de la chancellerie dans la capitale uruguayenne.
Il assure que l’intention du gouvernement est de "garder ses troupes en Haïti", même s’il n’a pris aucun engagement formel en ce sens. L’officiel indique que l’Exécutif reste confiant malgré la décision du Parlement de maintenir les casques bleus en Haïti seulement pour une période de 150 jours renouvelable qui doit être approuvée la semaine prochaine. "Il s’agit d’un temps d’analyse et de discussion pour la force politique qui servira de base afin de résoudre le problème à l’avenir".
Toutefois, le vote risque de ne pas être une simple formalité dans une assemblée où l’expédition militaire en Haïti est loin de faire l’unanimité. Si dans son rapport consécutif à sa récente visite à Port-au-Prince, le vice-président uruguayen Rodolfo Nin Novoa a jugé "la présence des soldats nécessaire", par contre, le Sénateur Eduardo Lorier du Parti communiste a réaffirmé son "opposition de principe à l’’envoi de troupes en Haïti".
Pour sa part, le Député socialiste Jorge Menéndez, président de la commission de défense de la Chambre basse, prévient que "la question doit impérativement faire l’objet de discussions plus profondes qu’à l’ordinaire".
Parallèlement, le commandant en chef de l’armée uruguayenne, le général Jorge Rosales et la ministre argentine de la défense, Nilda Garré ont tenu une séance de travail consacrée à l’analyse de la situation des forces militaires des deux pays engagées en Haïti. Ils se sont félicités du "bon fonctionnement" des deux missions militaires et de l’amélioration de la situation du pays "à partir de la réalisation des élections et de la formation d’un gouvernement légitime civil".
Des centaines de soldats uruguayens et argentins sont déployés respectivement dans les départements du Nord-Est et de l’Artibonite (nord). Ils font partie de la légion sud-américaine, principale force de frappe de la MINUSTAH qui compte dans ses rangs plus de 8.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3855

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Deux haïtiens tués dans deux incidents séparés en République Dominicaine

Investigations en cours en vue de retrouver les assassins dont l’un serait haïtien
jeudi 12 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Un ressortissant haïtien, Joël Tio Jean, 20 ans, a été tué par un autre compatriote qui lui a infligé de multiples blessures au cou lors d’une dispute à Barahona, une ville dominicaine proche de la frontière avec Haïti, rapporte le quotidien local El Nuevo Diario.

La victime aurait été assassinée parce qu’elle refusait d’effectuer un travail pour lequel elle avait reçu 400 pesos dominicains (environ 15 dollars). Son cadavre a été retrouvé dans un batey (établissement agricole où travaillent des haïtiens).

La police accuse Yaganelo Nabril Jean, un autre haïtien âgé de 25 ans, d’être l’auteur du meurtre. Selon toute vraisemblance, il n’aurait pas encore été repéré.

D’autre part, dans la même ville de Barahona, le corps d’un travailleur agricole haïtien de 50 ans a été découvert dans un canal. Isma Daï a été asphyxié avant d’être noyé, a révélé le rapport d’autopsie d’un médecin légiste dominicain.

Une enquête a été ouverte sur ce meurtre.

De multiples actes de violence ont été recensés ces derniers mois dans la très nombreuse communauté haïtienne vivant en territoire voisin. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3854

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Momance, la rivière de toutes les craintes

Les habitants de Nan Mapou et des zones environnantes sont aux abois. La rivière Momance, qui traverse, de l'est à l'ouest, cette localité de la 3e section communale de Léogâne, est source d'appréhension pour ces habitants. Elle a déjà provoqué des pertes dans leur rang.

Après avoir longtemps servi à l'irrigation de la plaine de Léogâne, la rivière Momance n'est plus rien qu'une source de peur et de désarroi pour certains habitants de cette plaine. De Fayette à Darbonne, en passant par Nan Mapou et Nan Basen, la peur s'installe dans les foyers en raison de l'abandon de la rivière aux seuls caprices du temps et des marchands de pierres par les responsables de l'environnement.
Des travaux de curage au gabionnage des berges en passant par la prise en charge des bassins versants, rien n'est fait pour assurer à ces habitants du département de l'Ouest une bribe de sécurité. En dépit de l'approche de la saison cyclonique et la campagne publicitaire l'accompagnant, la vie de ces habitants reste suspendue au fil d'un éventuel déclenchement des hostilités climatiques.
« Dès que le mauvais temps s'annonce, nous sommes obligés de laisser nos maisons pour nous abriter dans les mornes en raison des dangers accompagnant la crue de cette rivière qui nous a plusieurs fois fait pleurer », font remarquer certains de ces habitants.


Au moins, une solution provisoire
Le président du CASEC de la Grande-Rivière (3e section communale de Léogâne), Jacques David Joseph, explique qu'à chaque cyclone, Nan Mapou compte toujours des morts. « Rien n'est fait jusqu'ici pour nous protéger des crues de cette rivière qui n'épargne presque rien sur son passage », martèle-t-il.
M. Joseph estime qu'une solution provisoire pourrait être envisagée par les autorités étatiques responsables de l'environnement et de l'agriculture afin de permettre aux riverains de cette localité de respirer. Cependant, elles attendent, on ne sait quoi, pour intervenir.
A regarder le lit de cette rivière, l'on croirait être sur un terrain vague. Etendue sur plusieurs dizaines de mètres de large, la rivière ne fait qu'emporter terres et arbres faisant ainsi beaucoup de tort à l'agriculture de la zone, jadis très florissante, selon certains Léogânais.

« Aujourd'hui, on est sur le qui-vive. Les autorités gouvernementales attendent qu'une catastrophe de la trempe de celle qui a frappé Fonds-Verrettes pour intervenir et faire leur beurre », déclare le président du CASEC.
Où sont passées les 30 millions de gourdes ?
Ils sont unanimes à reconnaître que le gabionnage des berges, le curage de la Momance et des travaux de plantation d'arbres sont urgents pour faire reculer la catastrophe.
Un projet de 23 millions de gourdes, destiné à effectuer ces travaux sur 6 kilomètres de la rivière, déposé par le bureau du député de Léogâne au ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), moisit dans les tiroirs.
« On apprend que le titulaire du MARNDR a déjà lancé un petit projet de curage du bassin d'irrigation à Laporte coûtant 3 millions de gourdes. Il est évident que l'arrosage des terres est tout aussi important pour les habitants vivant en majorité de l'agriculture, mais l'urgence doit être décrétée pour sauver des vies humaines avant de penser à l'agriculture », indique Jacques David Joseph.

Le député de la circonscription, Anthony Dumont, quant à lui, n'en démord pas. « C'est une injustice criante dont est victime la population de Léogâne. Moi, personnellement, j'ai voté un budget de 30 millions de gourdes pour la protection des bassins versants de Léogâne et de Gressier. Je veux savoir ce que le ministre François Séverin en a fait », déclare-t-il.
D'autre part, le parlementaire fait état d'une enveloppe de 28 millions de dollars d'un fonds de la banque interaméricaine de développement mise à la disposition du MARNDR pour sa circonscription, sa voisine Gressier et deux autres communes. Anthony Dumont dit refuser de croire que ce fonds ait été réattribué par le ministre Séverin à une autre commune du département du Nord comme on le laisse entendre.
Les habitants de Nan Mapou et des zones environnantes se disent prêts à contribuer financièrement pour une sécurisation de leur village. En attendant la décision des autorités gouvernementales pour cette année, ils décrètent l'urgence de leur côté tout en projetant de bloquer la Nationale numéro deux au niveau du pont de Brache jeté sur la Momance donnant accès aux départements géographiques de la région sud d'Haïti.

Lima Soiréluslsoirelus@lenouvelliste.com

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46094&PubDate=2007-07-13

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Le commerce de la mort !..Vente de médicaments dans les rues...

Des médicaments contrefaits et expirés en vente libre, des hôpitaux illégaux sous contrat dans un programme d'auto assurance étatique...sont autant de menaces à la santé de chaque Haïtien. Ministres, parlementaires et agents municipaux veulent faire échec à ce commerce de la mort !

La production des médicaments contrefaits ne dépend pas seulement d'escrocs étrangers, mais aussi d'une mafia bien installée en Haïti. « Beaucoup de ces médicaments sont produits dans le pays », a affirmé le sénateur Kelly Bastien, membre de la commission santé du Sénat de la République. Des entreprises légalement reconnues sont impliquées dans la vente des médicaments contrefaits », dénonce le médecin parlementaire préoccupé par les opérations de cette industrie juteuse pour la mafia, mais nocive pour la santé des Haïtiens.

Le commerce de la mort dénoncé par le parlementaire, ironie du sort, se pratique même dans des hôpitaux, a constaté le ministre de la Santé publique, Robert Auguste. « Des médicaments antituberculeux volés au Cap-Haïtien et d'autres produits pharmaceutiques, soit expirés soit contrefaits, dit-il, ont récemment été confisqués à l'Hôpital de La Vie. » Ces médicaments, depuis le début de l'année, ont causé la mort d'au moins quatre personnes dans la région de l'Artibonite et dans la zone métropolitaine. La dernière victime s'appelle Ansy Georges, une jeune mariée qui se faisait soigner pour un fibrome. Elle a succombé sept minutes après que le médecin soignant lui eut administré une piqûre. Le « IV » meurtrier, déplore le ministre, est une contrefaçon achetée dans le même centre hospitalier illégal. Sa directrice -pour échapper à toute poursuite- aurait pris la poudre d'escampette.
« La mort de la jeune dame à l'Hôpital la Vie a servi de leitmotiv, mais ce n'est pas la seule motivation qui nous pousse à agir », a répliqué le ministre Robert Auguste aux critiques acerbes des parlementaires face à la décision tardive d'interdire la vente de médicaments sur le marché informel. Depuis la sortie d'un communiqué conjoint du ministère de la Santé publique et de la Mairie de Port-au-Prince, une quantité importante de médicaments a été confisquée par des agents municipaux. Mais pas assez pour débarrasser la zone métropolitaine des lots qui y circulent. Des opérations similaires, depuis plusieurs mois, ont été menées dans certaines villes de province dont Gonaïves où un SAT (sérum anti-tétanique) avait provoqué plusieurs décès.
Une affaire d'Etat
« La lutte contre les médicaments contrefaits et les produits avariés est une affaire d'Etat », a affirmé le sénateur Kelly Bastien qui s'exprimait à l'issue de plusieurs heures de débats avec le ministre de la Santé publique, Robert Auguste, inquiété par la vente libre de certains produits et les hôpitaux illégaux qui poussent comme des champignons. La justice, la douane et la police, a estimé le parlementaire, doivent s'associer à la croisade du ministère de la Santé publique qui veut sortir les médicaments du circuit informel. Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et le ministre de la Justice René Magloire, a annoncé le sénateur Bastien, pourront être convoqués à une séance de travail de la commission santé du grand corps pour s'attaquer à la puissante industrie des « médicaments qui tuent ».

Les « hôpitaux bidons » implantés à la faveur de la déliquescence de l'État préoccupent davantage les membres de la commission santé du Sénat. Certains de ses hôpitaux seraient des sous-contractants dans un programme d'auto-assurance de l'Etat. Ce programme remis en question, pour l'une des rares fois, par les parlementaires, coûte mensuellement 19 millions de gourdes au trésor public. A cette somme considérée comme « faramineuse » par un sénateur, s'ajoutent 2,4 millions de gourdes fournies tous les mois au Groupe santé plus, gestionnaire du programme. « L'Etat haïtien verse aussi 1 million de gourdes mensuellement à une firme privée pour la supervision des installations sanitaires dans le cadre du programme d'auto-assurance des agents de la fonction publique », a ironisé un député.

Claude Gilles

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