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jeudi 9 octobre 2008

LONGUE VIE AUS FUTURES "CITES PREVAL"

Aujourd’hui, une de nos particularités comme peuple c’est que nous sommes dépositaires d’une certaine façon de pensée et d’ure certaine manière de faire les choses. Ce n’est plus intéressant de jauger ou valorises notre manière de faire puisque c’est un fait. A prendre ou à laisser. Surtout toujours en tenir compte. Comme dirait notre bonne amie Sara Gonzalez Villegas, auteur du livre publié en espagnol « Encontré el Olimpo Bajo mi cama » « ce n’est ni bon ni mauvais c’est dif-fé-rent ».
Ces particularités nous définissent et nous caractérisent en quelque sorte. Et elles nous stigmatisent à un point tel qu’elles prennent le pas sur notre essence même. Nous sommes l’un des pays les plus corrompus de la planète, le pays le plus pauvre de l’hémisphère, nous sommes les prototypes de ce qu’il ne faut surtout pas faire, nous sommes utilisés comme échantillons pour démontrer l’intérêt de lutter pour protéger l’environnement…
Ces considérations font planer sur toute entreprise destinée à Haïti le spectre d’un échec annoncé. Pessimisme démesuré ou fatalisme endémique, la réalité des faits et du terrain sont là pour les corroborer.
Alors que faire ? Quoi faire ? Comment faire ?
Ces questions doivent entretenir un combat constant dans l’esprit de tous ceux
qui voudraient agir pour améliorer les choses.
Le Président René Préval revient des Etats-Unis avec une promesse de récupérer 2.600 « mobile homes » utilisés à Miami depuis vingt ans comme abris de fortune mis à la disposition des gens déplacés ou victimes des intempéries. Pour reprendre le mot du président ces constructions qui ont survécu 20 ans en terre américaine auraient encore une durée de vie de 20 ans.
Ce que le président et les gestionnaires de ces futures « cités Préval » ne doivent pas oublier c’est que ces structures ne seront pas utilisées dans les mêmes conditions en Haïti. Hors mis les conditions climatiques qui devraient être à peu près identiques, les occupants risquent de diverger de façon diamétrale dans les modalités d’occupation et d’utilisation.
Le premier adversaire de taille contre lequel la survie de ces structures devra se battre c’est avant tout la conception haïtienne du « bien de l’état ». L’état pour nous les haïtiens n’est pas une « entité ». La notion d’identité ou entité étatique n’a jamais germé dans notre cerveau. Serait-ce à cause de l’absence notoire de ce dernier ou l’assimilation et l’amalgame Etat-Pouvoir ?

Toujours est-il que pour nous quelque chose qui appartient à l’état n’appartient à personne ou appartient à tout le monde. Et n’importe qui peut en disposer. Surtout à sa guise.
En ce qui concerne les « mobile homes » disposer à sa guise voudra dire les déchiqueter, les dépecer pour en vendre les pièces et les parties dans les rues. De leur supposée 20 ans de survie, nos pauvres mobile homes subiront les affres de la déconsidération de leurs occupants pendant quelques rares années pour finir en déchets encombrants.
Peut-on détourner le cours du destin ? dira-t-on. Oui. Rien n’est impossible. Il faut surtout se défaire de l’emprise du fatalisme pour attaquer l’irresponsabilité institutionnalisée érigée en déterminisme.

Si ces structures sont mises à la disposition des particuliers, il faut avertir clairement que toute tentative de destruction du matériel sera considéré et traité comme un délit puni par la loi. Les autorités locales qui auront à charge l’administration des « cités Préval » devront assumer une surveillance serrée et régulière des locaux.
Là encore surgit un obstacle d’un autre genre. Les surveillants. D’où vont-ils sortir des gens avec une vision différente des occupants éventuels ? Si ces individus promus partagent la même conception de la « chose de l’état », ce sera une occasion pour eux de se faire quelques sous en monnayant leur silence et leur cécité. Il faudrait faire appel aux membres de la force de l’occupation…LA MINUSTAH !

Nos réflexions sont parties un peu de trop loin. Nous avons mis la charrue avant les bœufs. Nous avons considéré certaines situations à partir d’un endroit établi avec des « mobile homes » distribués et attribués à des gens dans le besoin.
Cependant ce ne sera pas une mince affaire que de pouvoir distribuer justement ces logements.
Ceci pour plusieurs saines et bonnes raisons. La première elle est de taille : le ratio grand nombre de demandeurs – Nombre d’unités disponibles. Ceci va exiger dans le meilleur des cas de l’établissement de critères d’éligibilité clairs et stricts. Mais nous entendons déjà des voix s’élever pour dénoncer de la corruption dans les attributions. Vraies ou fausses, les dénonciations et accusations seront légions. Tout sera bon pour faire « monter » son nom : l’amitié avec les élus locaux, les liens de sang ou de cœur avec des responsables et surtout les sempiternels pots de vin.
Pour éviter tout soupçon, il faudra probablement en laisser la gestion à une entité capable de se situer au-dessus de ces éléments, capable d’une certaine objectivité acquise par la neutralité : LA MINUSTAH…
Nous vous laissons le choix de tirer vous-mêmes vos conclusions. En attendons nous souhaitons longue vie aux futures Cités Préval !

DL pour Haïti Recto Verso

mercredi 8 octobre 2008

Haïti sous la menace du terrorisme international et du narcotrafic, selon Préval

Le chef de l’Etat souligne qu’un tel scénario pourrait se réaliser sans une aide internationale substantielle
mardi 7 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval a exprimé mardi à Port-au-Prince ses craintes de voir Haïti se transformer en une base opérationnelle de groupes terroristes parallèlement à son rôle de "couloir de transit" du narcotrafic, reprenant ainsi des propos tenus le week-end dernier à Miami.
Fidèle à son credo, le chef de l’Etat a déclaré que le marché de la drogue constitue une chaîne qu’on peut rompre seulement en éradiquant le mal dans des pays consommateurs comme les Etats-Unis et les Etats de l’Europe occidentale. La même lutte doit s’étendre également aux pays producteurs, a-t-il martelé.
Préval a estimé que la pression de la demande entraîne naturellement le transit des produits illicites par les pays pauvres. Il a ajouté que l’implication d’un Etat dans le trafic de drogue ne peut que l’affaiblir et le réduire à un statut de territoire incontrôlé que peuvent exploiter aisément les organisations liées au terrorisme international.
Intervenant vendredi dernier à la XIIe conférence des Amériques qu’organisait le Miami Herald, le Président avait indiqué que si Haïti ne pouvait compter sur un soutien conséquent de la communauté internationale, le pays courait le risque de basculer dans le camp des terroristes et des narcotrafiquants.
Le chef de l’Etat s’en est, par ailleurs, pris aux récents rapports du Département d’Etat et de Transparency International classant Haïti respectivement parmi les principaux territoires de transit dans le narcotrafic international et les quatre pays les plus corrompus de la planète.
Enfin, M. Préval a annoncé l’arrivée prochaine à Port-au-Prince de 600 salles de classe pré-fabriquées offertes par Broward Country School de la Floride. Elles pourront servir d’abris provisoires en cas de catastrophes naturelles. Miami-Dade a promis de faire don à Haïti de 2.000 autres salles de classe du même type. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5305

Le président Préval annonce l’acquisition prochaine de 2 600 mobiles homes

Le chef de l’état haïtien, René Préval, est rentré au pays hier après midi après avoir participé à la conférence de Miami. Lors d’un point de presse, le président Préval a indiqué avoir entrepris des démarches en vue d’obtenir dans un premier temps, 600 mobiles home préfabriqués, lesquels pourront être utilisés comme abris provisoires lors des catastrophes naturelles. Ces maisons préfabriquées ont été accordées à un taux préférentiel au gouvernement haïtien et seront livrées au port Everglades par le département éducation du conté de Broward ( Florida). Selon le chef de l’état haïtien, ces mobiles home commenceront à arriver en Haïti en novembre prochain. " Ces unités mobiles préfabriqués avaient été utilisées depuis plus de 20 ans en Floride et peuvent être utilisés pendant 20 autres années ", explique le président Préval. Les 600 mobiles homes avaient été achetés par le conté de Broward après le passage du cyclone Andrew soutient le chef de l’état qui entend installer ces unités pour créer des complexes avec centre de santé, école et centre sportif. " Les complexes serviront d’abri lors des intempéries parce que les inondations font plus de victimes que les ouragans ", argue t-ilD’autre contés ont promis des " mobiles home " au gouvernement haïtien révèle le chef de l’état qui doit se rendre à Miami le 12 octobre prochain afin de finaliser l’accord avec le conté de Broward. Le chef de l’état a assuré que le conté de Miami Dade qui dispose de 2 000 autres mobiles home est intéressé à réaliser un accord similaire avec les autorités haïtiennes. Selon René Préval, les maires et les associations locales doivent apporter leur contribution dans le choix du site pour l’installation des complexes.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14147

Les Etats-Unis veulent s’engager dans l’effort de reconstruction

L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, affirme que la mise en application d’un plan de reconstruction nationale est indispensable pour le pays après le passage des récents cyclones.Interrogée sur la lenteur de la communauté internationale à répondre au" Flash apeal " de l’ONU, la diplomate américaine a fait remarquer que son pays a accordé 18 millions de dollars au PAM dans le cadre de cet appel. Le programme de reconstruction est une tache difficile et à moyen terme ", explique Mme Sanderson précisant que le flash apeal de l’ONU concerne les besoins immédiats. " Les routes, les hôpitaux, les écoles et les logements sont importants ", argue Mme Sanderson qui annonce l’arrivée prochaine d’experts chargés d’étudier les causes du débordement de l’étang de Miragoane. Elle informe que le pont d’Ennery (Artibonite) sera reconstruit par l’USAID de concert avec la Minustah. Rappelant la visite de plusieurs membres du congrès et de l’administrateur de l’USAID après les récents ouragans, Janet Ann Sanderson a soutenu que l’aide bilatérale et multilatérale doit s’échelonner sur une période plus longue. Soulignant que les solutions ne sont jamais simples, elle se dit persuader de l’engagement des Etats-Unis en faveur d’Haïti. Les investissements vont continuer en même temps que le package de 100 millions de dollars pour la réhabilitation des infrastructures ", dit-elle attirant l’attention sur la nécessité de trouver des ressources supplémentaires pour Haïti. Dans une interview à radio Métropole, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince a expliqué que la communauté internationale a toujours apporté son appui au peuple haïtien. En ce qui a trait à la distribution de l’aide aux sinistrés, Mme Sanderson rappelle que les Etats-Unis ont leur propre réseau de distribution sur le terrain depuis plusieurs années. " Il faut améliorer le système de distribution mais je suis impressionnée par le travail accompli jusqu’ici ", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14146

PAS DE SOUS POUR LES DEPUTES NI POUR LES SENATEURS ET LEURS COMMUNES

Le FAES donne le coup d’envoi des projets d’appui aux communes
Le Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES) a lancé hier son programme post cyclonique. Le directeur du FAES, Harry Adam, a signé mardi trois contrats avec des firmes de construction pour la réalisation de travaux d’infrastructure routière, de santé d’éducation et de justice à travers les 10 départements géographiques du pays. Les projets totalisant 315 millions de gourdes (8.08 millions de dollars US) seront réalisés par les firmes GTC, EXAE QUO et TECINA. Les projets s’inscrivent dans le cadre du programme d’urgence et les montants seront prélevés sur les allocations aux différents ministères. " Les ministères sectorielles vont transférer au FAES des ressources financières ", déclare M. Adam révélant que 180 millions de gourdes (4.6 millions de dollars US ont été mobilisés pour le secteur éducation.Le Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES) et le bureau de Monétisation ont été désignés par le gouvernement pour gérer les 5 millions de gourdes (128.205 dollars) alloués à chaque commune en vue la réalisation de travaux d’infrastructure après le passage des cyclones. " C’est une possibilité de bonne collaboration entre le FAES, le bureau de monétisation et les différents secteurs impliqués dans la définition des projets ", ajoute M. Adam. La décision de l’exécutif d’allouer les Fonds au FAES en lieu et place des élus, suscite des réactions diverses au parlement.Certains élus, à l’instar du député Hugues Célestin, appuient cette décision arguant que les parlementaires doivent uniquement exercer leur fonction de contrôle des dépenses de l’état. Toutefois plusieurs sénateurs et députés critiquent cette décision unilatérale de l’exécutif. Face à ce climat de tension, le sénateur Anacacis Jean Hector appelle à une séance de travail entre le chef de l’état et les élus en vue de clarifier la situation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14148

Aide aux sinistrés : pas de fonds à confier directement aux élus
Des parlementaires expriment leur désaccord
mercredi 8 octobre 2008,
Radio Kiskeya
La gestion des fonds pour l’aide d’urgence après les derniers cyclones ne sera plus confiée directement aux élus (parlementaires et maires), mais plutôt au Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES), au Bureau de Monétisation et au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.
Ainsi en a décidé le président René Préval, selon le premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis intervenant mardi au Parlement. Il s’agit du fond d’appui aux communes évalué à 710 millions de gourdes à déduire du montant global de 7 milliards de gourdes débloqué pour un programme d’urgence, à partir des ressources générées par le Programme vénézuélien « Petrocaribe ».
Il était question, dans un premier temps, que le fond d’appui aux communes serait directement remis aux élus. Cette formule avait cependant soulevé une vaste controverse dans la classe politique et dans la société civile, d’aucuns y voyant la voie ouverte à la corruption et au gaspillage.
Réagissant à la disposition prise, des parlementaires ont exprimé leur désappointement face au « revirement » du gouvernement. Le sénateur Evallières Beauplan (Nord-Ouest) demande au gouvernement de respecter l’entente intervenue sur la question avec le Législatif. Il souligne que celle-ci a présidé à la décision du parlement de voter la loi sur l’état d’urgence. Il menace de s’opposer à l’utilisation des fonds par le FAES et le Bureau de Monétisation dans son département.
Afin d’éviter un conflit entre l’Exécutif et le Législatif, le sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacacis, propose une nouvelle et urgente rencontre des deux parties sur la question.
Le député de l’Estère (Artibonite, Nord), Elifaite Noel, ne voit aucun inconvénient à ce que le FAES et le Bureau de Monétisation exécutent les projets dans sa circonscription. L’essentiel, dit-il, est que les projets soient exécutés, moyennant concertation préalable entre l’Exécutif, les sénateurs, les députés et les élus locaux sur ce qu’il y a lieu de faire.
Il est prévu que 5 millions de gourdes seront mises à la disposition de chaque commune pour la réhabilitation et la construction de routes et d’écoles et la relance de la production agricole. Un certain retard est cependant enregistré dans le déblocage de ces fonds en raison du fait qu’ils sont placés à l’étranger, dans le cadre du programme « Petrocaribe », informe le premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5306
HRV commente:
Une démonstration concrète de la conception haïtienne de la décentralisation. Cette façon de déléguer les pouvoirs et de distribuer les fonds de l’état que ce soit dans un contexte d’urgence ou pas, dans un pays sans institution, reconnu comme l’un des quatre pays les plus corrompus de la planète n’est rien d’autre qu’une grande mascarade qui va mettre en scène des gaspilleurs des fonds publics et une bande d’affamés qui voudraient être à leur place.
Pourquoi dans un pays avec un gouvernement pléthorique de ministres et de directeurs généraux on doit alloués des sommes à des députés ou des sénateurs pour exécuter des œuvres en faveur de leurs communes ? Elle sont ou ses œuvres réalisées avec les sous distribués par Jacques Edouard Alexis ?
5.000.000 de gourdes représentent 128.205 dollars. Que les députés et les sénateurs me disent par quelles magies, ils vont avec cette somme construire des routes, construire des écoles et relancer la production agricole. Quels bénéfices les communes vont-ils tirer de ces actions éparpillées ?

mardi 7 octobre 2008

Football : La sélection U-20 se prépare pour les éliminatoires du mondial Egypte 2009

La sélection nationale des moins de 20 ans qui se prépare pour deuxième étape des éliminatoires du prochain mondial U-20 en Egypte, a été battue le week-end dernier par le Baltimore FC au parc Levelt de St Marc 3-1.
Avant ce match test, les jeunes grenadiers restaient sur une série de cinq victoires contre des clubs de première division. Ils ont été mis à rude épreuve contre les champions st-marcois, avant d’affronter dans trois semaines la République Dominicaine et la Grenade dans un triangulaire programmé en république voisine.
Le but principal de cette rencontre était, d’après Charles Antoine Eliazar l’entraîneur de l’équipe haïtienne U-20, de corriger les faiblesses au sein de l’équipe avant son départ pour Santo Domingo le 26 octobre prochain. Le premier match d’Haïti dans ce tournoi est prévu pour le 28 octobre contre la Grenade. Le Onze haïtien affrontera ensuite la République dominicaine le 2 novembre en match de clôture. Le vainqueur se qualifiera pour le prochain tour.
En attendant la reprise du championnat national de première division prévue pour les 18 et 19 de ce mois, le technicien haïtien Tchalite Eliazar espère que son équipe jouera un ou deux autres matches test de manière à mettre en jambe les jeunes internationaux en manque évident de compétition.
50 % de l’enveloppe de fonds d’urgence ont été décaissés La première ministre, Michèle Pierre Louis, informe que 50 % ( 121 millions de dollars ) des fonds alloués pour la réalisation de projets durant la période de l’état d’urgence ont été décaissés. Lors d’une séance de travail avec les membres de plusieurs commissions sénatoriales, Mme Pierre Louis a soutenu que le retard dans les interventions s’explique par le processus de décaissement des fonds se trouvant dans des banques à l’étranger. " Les fonds de Pétrocaribe ont été placés dans des banques étrangères afin de générer des intérêts", ajoute t-elle.
De plus, Mme Pierre Louis annonce l’acquisition prochaine de 30 millions de dollars d’équipement pour la réalisation de travaux d’infrastructure. Faisant remarquer que ce montant est déjà disponible, la première ministre a souligné que ce montant a été déduis des allocations aux ministères de la santé, de l’éducation, des TPTC et de l’agriculture. Dans son intervention le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, a révélé que le premier décaissement des fonds d’urgence a été attribué à la rentrée scolaire, l’appui aux communes et la relance de la production agricole. Par ailleurs, le gouvernement ne veut plus impliquer les élus dans la gestion des 5 millions de gourdes aux communes. Les fonds seront gérés par le FAES et le bureau de monétisation assure le ministre de l’intérieur Paul Antoine Bien Aimée. " C’est une décision prise en conseil des ministres", a soutenu Paul Antoine Bien Aimée. Plusieurs sénateurs, dont Evalière Beauplan, ont affiché leur opposition à cette décision de l’exécutif, arguant que le FAES n’a jamais réalisé aucun projet viable. " Il y a eu un accord entre l’exécutif et le législatif pour le décaissement de ces fonds", rappelle le sénateur Beauplan qui menace d’apposer son veto à l’exécution de projet par le FAES dans le Nord-Ouest.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14145

La mise en place du CSPJ, un des objectifs importants de l’année judicaire

La première ministre, Michèle Pierre Louis qui occupe également le poste de ministre de la justice, a réitéré sa détermination à œuvrer pour la création d’un climat d’harmonie entre les trois pouvoirs de l’état. Dans son allocution à l’occasion de l’ouverture de l’année judicaire, Mme Pierre Louis a indiqué qu’une justice équitable passe par la construction d’un équilibre des pouvoirs, basé sur la vérité et l’équité. Faisant remarquer que les procédures judiciaires sont longues, tortueuses et épuisantes, la première ministre préconise que l’exécutif et le judiciaire conjuguent leurs efforts pour une justice saine et équitable.Elle a soutenu que le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) permettra de lutter contre la corruption et de gérer efficacement les frais de fonctionnement des tribunaux. Pour sa part, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Gervais Charles, a annoncé deux grands événements au cour de cette année judiciaire ; la mise en place du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et la commémoration du 150 eme anniversaire de création du barreau de Port-au-Prince. M. Charles estime qu’avec la création du CSPJ, la constitution de 1987 sera enfin mise en œuvre. Il se réjouit que l’exécutif ait accepté de se passer de l’administration des cours et tribunaux, faisant remarquer que le pouvoir judiciaire est devenu une réalité 20 ans après la ratification de la constitution. " Il y aura des lenteurs et des erreurs mais nous préférons cette situation à une mainmise de l’exécutif sur le judicaire ", argue t-il. Dans son intervention le vice président de la cour de cassation, Georges Moise, a invité la police à jouer son rôle d’auxiliaire de la justice, à éviter de créer des conflits inutiles et d’alimenter une zizanie dommageables pour les deux parties. De plus, il souhaite que les magistrats ne provoquent plus les membres de l’institution policière.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14144

lundi 6 octobre 2008

RENE PREVAL....L'AIDE HUMANITAIRE

Le président Préval sollicite une action structurante de la communauté internationale
Dans son allocution à l’occasion de la 12 eme conférence des Amériques, le président Préval a rappelé que les récents cyclones " ont détruit des centaines de vies, privé d’abri des dizaines de milliers de familles, occasionné des millions de dollars de pertes agricoles, endommagé des infrastructures vitales". Il soutient que ces désastres ont frappé le pays au moment où il commençait à peine à émerger d’une crise institutionnelle.Selon le chef de l’état les conséquences de ces désastres naturels signifient pour le pays un recul de plusieurs années. " Elles annihilent les résultats accomplis au cours de ces dernières années et compromettent nos chances de développement"." J’insiste auprès de nos amis de la communauté internationale pour une action structurante d’accompagnement des Haïtiens dans la mise en œuvre d’un plan global de reconstruction du pays. Un plan qui nous permette de rétablir et de renforcer nos infrastructures de base, en particulier celles qui servent de support à la production et sans lesquelles l’investissement privé ne peut pas se développer", ajoute M. Préval.

M. Préval croit que la mobilisation de la communauté internationale pour une action structurante sera peut-être le meilleur atout pour renforcer la cohésion interne et créer une union stable de tous les Haïtiens, contre la pauvreté, pour la démocratie, pour l’état de droit et le développement durable. Par ailleurs, le président Préval a soutenu que son pays ne pourra continuer à recevoir tous les déportés de l’Administration américaine. " Je ne comprends pas pourquoi l’Administration américaine refuse aux Haïtiens le bénéfice du régime de TPS (Temporary Protected Status) qui a déjà été octroyé à d’autres pays de la région comme El Salvador, le Honduras et le Nicaragua, pour les mêmes motifs que ceux que nous évoquons", a martelé le président Préval." Nous ne pourrons pas non plus, avec nos seules ressources propres, éviter que notre pays ne devienne une base d’accueil pour le terrorisme ou qu’il ne continue de servir comme couloir de transit pour la drogue destinée au marché nord-américain. Un tel couloir représente un maillon faible de la chaîne de sécurité de notre région" ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14140

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L’ambassadeur américain promet une aide de 100 millions de dollars
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, annonce le décaissement de 100 millions de dollars pour la réhabilitation des routes et la réalisation de projets de protection de l’environnement. La somme qui sera décaissée après la période d’urgence servira également à prévenir des catastrophes naturelles. Mme Sanderson croit qu’il faut une réponse nationale et internationale pour faire face aux désastres causés par les récents cyclones.Rappelant que les Etats-Unis ont déjà débloqué 30 millions de dollars en faveur d’Haïti, la diplomate américaine a mis l’accent sur l’importance d’une grande solidarité envers le peuple haïtien. " Je vais à Washington la semaine prochaine pour encourager l’effort de mobilisation", dit-elle soulignant que les fonds débloqués ont permis la distribution de kits hygiéniques et de produits alimentaires aux sinistrés. Mme Sanderson estime qu’en plus de l’aide alimentaire il faut lancer le processus de reconstruction du pays. " Nous envisageons un package avec l’USAID", dit-elle espérant que 100 millions de dollars pourront être décaissés dans le cadre de la première étape de l’assistance. La semaine dernière,l’Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, Janet A. Sanderson, accompagnée de la directrice de l’USAID, Beth Cypser, du Ministre de l’Education Nationale, Joël Desrosiers Jean-Pierre avaient procédé au lancement officiel du nouveau Programme Haïtien d’Appui à la Réforme de l’Education en Haïti dénommé « PHARE ».Financé à hauteur de 22 millions de dollars par le gouvernement américain, le projet PHARE a pour objectif de répondre aux besoins prioritaires exprimés par le gouvernement haïtien, et de donner un véritable espoir aux jeunes Haïtiens et à leurs familles. Dans son allocution, l’Ambassadeur Sanderson a renouvelé la participation continue du gouvernement américain en faveur d’une éducation de qualité qui, cette année, inclue 48.000 nouvelles bourses d’études et des repas chauds au profit de 400.000 élèves.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14138

SACREE ENTREE POUR LES ECOLIERS

Une rentrée scolaire spéciale selon le ministre de l’éducation
Le ministre de l’éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre et la première ministre, Michèle Pierre Louis, distribueront des kits scolaires dans plusieurs établissements à l’occasion de la rentrée scolaire ce lundi. Le ministre Jean Pierre fait état de 795 écoles endommagées par les récents cyclones soulignant qu’il s’agit d’une rentrée scolaire spéciale sur fond de catastrophes. Il informe que des réhabilitions mineures sont effectuées dans certaines écoles publiques rappelant que d’autres écoles ont été déplacées provisoirement. " On envisage de placer des tentes dans certaines villes de province", dit-il espérant que les établissements servant encore d’abris provisoires seront libérés au cours de cette journée. En ce qui a trait aux Gonaïves, le ministre de l’éducation soutient que le nettoyage des écoles se poursuit rappelant que la situation est particulière. " Aux Gonaïves les écoles pourront peut être ouvrir leurs portes la semaine prochaine", ajoute t-il. Dans le cadre de la rentrée scolaire, le ministre de l’éducation informe que des subventions ont été accordées à 200 000 élèves des écoles publiques et 100 000 autres des écoles privées. Il assure que des mobiliers, des kits scolaires et des uniformes seront distribués aux élèves à travers le paysDe plus, le ministre Jean Pierre fait état d’un lourd héritage financier au ministère de l’éducation. Il soutient que des dispositions seront e pour éponger la dette de 600 millions de gourdes d’arriérés de salaire. " L’augmentation du personnel a eu lieu sans tenir compte du budget", dit-il révélant que des enseignants travaillent sans lettre de nomination depuis 2 ans. 1 milliard 170 millions de gourdes ont été débloqués par le gouvernement dans le cadre du programme d’urgence pour faciliter la rentrée scolaire.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14139
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Réouverture des classes : une année scolaire difficile, selon le ministre de l’Education nationale
795 établissements scolaires endommagés, dont 686 à réhabiliter et 109 à reconstruire
Dimanche 5 octobre 2008,
Radio Kiskeya
L’année scolaire 2007-2008 sera difficile, a déclaré le ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle du gouvernement Préval/Pierre-Louis, Joël Desrosiers Jean Pierre, dans un message prononcé à l’occasion de la réouverture officielle des classes en Haïti, ce lundi 6 octobre.
Le ministre de l’Education nationale annonce le renforcement du programme de subvention scolaire du gouvernement incluant l’octroi de bourses, de manuels et matériel scolaires et la mise à disposition de cantines scolaires dans les écoles publiques et privées.
Les frais d’écolage sont supprimés en classe de 1ère année fondamentale dans les écoles nationales.
Un 14ème mois de salaire est accordé aux enseignants du secteur public.
Sans indiquer les zones du pays où cette rentrée scolaire n’aura pas lieu en raison des dégâts causés par les récentes inondations, le ministre a fait état de 795 établissements scolaires endommagés, dont 686 à réhabiliter et 109 à reconstruire. Le gouvernement utilisera des ressources du Trésor public pour procéder aux réparations et constructions, précise-t-il.
Le ministre Jean Pierre a abordé dans son message l’épineuse question de la condition enseignante, promettant la constitution d’un groupe de travail sur la question.
Il en a profité pour souligner le fait que le Ministère de l’éducation nationale a accumulé des arriérés de salaire d’enseignants pour un montant approximatif de 600 millions de gourdes. Il révèle à ce sujet que beaucoup d’enseignants ont été recrutés pour l’ouverture de nouvelles écoles et de nouvelles salles de classe, alors que les crédits budgétaires pour ce faire n’étaient pas encore disponibles.
Le ministre invite les enseignants concernés à faire preuve de patience, pendant que des dispositions sont prises en vue d’apporter une solution à ce problème.
Aux Gonaïves (Artibonite, Nord), la ville la plus frappée par les 4 récents cyclones, la rentrée n’aura pas lieu, a indiqué samedi le Maire Stéphen Moïse. En dépit des efforts déployés par le Centre National des Equipements (CNE), de la boue jonche encore les cours et les classes de la majeure partie des établissements scolaires de la ville, a-t-il précisé.
La situation n’est pas différente dans certaines autres régions de l’Artibonite où, selon des députés, de sérieuses interventions sont encore à entreprendre en vue de remettre en état les établissements scolaires.
Même dans les zones non affectées par les cyclones, rien de significatif n’a été fait par le gouvernement en vue de faciliter la rentrée des classes, selon la Confédération Nationale des Educateurs Haïtiens (CNEH), l’un des principaux syndicats d’enseignants du pays. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5304
HRV Commente :
Le viacruzis a débuté ce matin pour une grande partie des haïtiens. Les écoles haïtiennes ont fait leurs rentrées ce matin. Une rentrée probablement à plusieurs vitesses pour une école à plusieurs vitesses.
Beaucoup de voix s’étaient levées pour critiquer le report de la rentrée. Un report qui était réclamé avant le passage des cyclones par d’autres criards se basant sur le caractère interminable de la crise politique.
Mais ce qu’il convient de se demander c’est comment et par quelle magie les parents qui étaient en difficulté en septembre se sont ils arrangés pour ne plus l’être en octobre et surtout après les cyclones.

samedi 4 octobre 2008

René Preval dit que Haïti ne pourra pas recevoir les immigrants déportés par EE.UU.

Miami (EE.UU.)- Le président de Haïti, René Preval, a signalé aujourd'hui à Miami que le pays ne pourra pas recevoir les haïtiens immigrants des déportés par EE.UU., et a demandé au Gouvernement américain qu'il leur soit accordé le statut de protection temporaire (TPS, par son sigle en Anglais).

Preval a voulu laissé en clair le fait que l'île des Caraïbes, dévastée récemment par le passage successif de quatre ouragans, « ne pourra pas recevoir les personnes (haïtiennes) des déportées par les Etats-Unis ».
Le président a fait ces déclarations à fermeture de la XII édition de la Conférence des Amériques, organisée par le quotidien The Miami Herald, qui a conclu aujourd'hui et à laquelle ont assisté des chefs d'entreprise et des chefs politiques de l'Amérique latine, des Caraïbes et des EE.UU.
Preval a indiqué que le président d'EE.UU., George W. Bush, a dans ses mains l'« occasion » d'accorder aux haïtiens les bénéfices de ces autorisations temporaires de résidence dont ils jouissent actuellement nicaraguayens, salvadoriens et honduriens.
« J'ai demandé à Bush de reconsidérer la position de son Administration » et d’accorder le nommé TPS aux immigrants haïtiens qui se trouvent sans papiers aux Etats-Unis, a-t-il avancé.
« Je continuerai à insister », il a souligné Preval, tandis qu'il a signalé que le pays, « avec ses faibles ressources », ne pourra pas éviter de se transformer en « une base terrorisme ou une plaque tournante du trafic de drogues vers les marchés internationaux ».
Il a fait une description peu rassurante de la situation actuelle du pays et a ajouté que son Gouvernement a besoin « des investissements pour reconstruire le pays, son infrastructure de base », totalement démontée après le fléau des phénomènes naturels, qui ont causé des centaines de victimes mortelles.
« Nous avons besoin de tracer un plan général pour reconstruire le pays et nous avons besoin plus que jamais de l'aide, du secteur privé, de son capital », a insisté Preval.
Après avoir remercié pour l’aide humanitaire « généreuse » qu'ont envoyée à l'île des Caraïbes de nombreux gouvernements et organisations, le mandataire a montré sa crainte qu’ « après un premier moment de solidarité », son Gouvernement se trouve seul devant les défis, « qui se sont multiples ».
Il a souligné que, suite aux catastrophes naturelles qui ont détruit le pays, Haïti est entré dans une situation d’appauvrissement et recul qui prendra beaucoup d'années pour en sortir.
Il s'agit d'une situation de catastrophe qui a jeté par terre « ce que nous avions obtenu durant les dernières années et notre opportunité de développement ».

D'autre part, pendant la journée d'aujourd'hui dans le cadre de la Conférence des Amériques divers forums ont eu lieu sur la sécurité en Amérique latine et les Caraïbes, ainsi qu'en ce qui concerne la compétitivité, la technologie et le commerce dans la région.
Dans le cadre de la sécurité, des fonctionnaires de haut rang d'Amérique latine ont coïncidé que la globalisation criminelle et ses nouvelles méthodes pour créer des réseaux de trafic de drogues, de pornographie infantile et trafic de personnes et d’armes peut seulement être mise en échec au moyen d'« efforts combinés et internationaux ».
« Aucun pays n'est immunisé devant la globalisation criminelle du trafic de drogues » et d'autres formes de délinquance face auxquelles ont manqué les « modèles » pour les combattre, a signalé Monte Alejandro Rubido García, sous-secrétaire de Politique Criminelle du Secrétariat de Sécurité Publique (SPP) du Mexique.
En se référant aux « modèles » avec lesquels les autorités combattent l'infraction et la vague de violence extrême qui agite le pays, Rubido a reconnu que ceux-ci ont cessé d'être « fonctionnels ».
« Il faut restructurer tout le système de lutte contre l'insécurité », a-t-il admis. Quant à l'« excès de violence » qui est enregistré au Mexique, il a signalé qu'il est du au fait que le pays « a cessé d'être une nation de transit de drogue pour se transformer un pays de consommation de drogue ».
Durant le même forum, intitulé Sécurité en Amérique latine et les Caraïbes, le chancelier de Panama, Samuel Lewis Navarro, a indiqué que « la délinquance n'a pas de frontières » et « les ressources ne sont jamais suffisantes, parce que les ressources des délinquants sont toujours supérieures ».
Pour cette raison, il a souligné l'importance que les forces d'ordre public disposent « les équipements nécessaires, un service d'intelligence adéquat et un système judiciaire efficace ».
« Il est nécessaire de coordonner des efforts internationaux et un effort combiné dans nos pays pour gagner la bataille contre la délinquance », a-t-il souligné.
Pour Wilfred Elrington, ministre d'Affaires Extérieures de Belize, le problème du trafic de drogues et la délinquance « peut seulement être résolu avec un point de vue et une action globaux ».
Dans ce contexte, il a expliqué que les actuels réseaux de narco-trafiquants comptent dans leur carnet d’adresse des « esprits très brillants » que disposent « de ressources et les meilleurs comptables et les avocats ».
Il a dénoncé que ces bandes agissent impunément dans les pays les plus pauvres et les plus petits, où « elles embarrassent leurs chefs » et achètent ou intimident à des policiers, témoins, trésoriers et magistrats.
« Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes par nous-mêmes », a assuré Elrington, ce pourquoi, a soutenu, et qu’il revient au premier monde de comprendre que sa sécurité dépend de la sécurité du Tiers Monde » ou il verra les mêmes problèmes s’ « exporter vers ses populations ». EFE


En Haïti il y a 3.3 millions de personnes affamées

Les quatre orages ont laissé environ 800 mille personnes sinistrées.
Les agences internationales croient que bientôt en Haïti il y aura manque de disponibilité d'aliments.
Les organismes internationaux ont mis l’alerte rouge face à la situation d’Haïti après le passage de quatre orages tropicaux entre août et septembre de cette année. Ces organismes craignent qu'une famine affecte presque les neuf millions de personnes qui habitent la nation qui partage l'île avec la République dominicaine.

Hier, le responsable de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire, Gary Mathieu, a dit qu'un minimum de 3.3 millions d’haïtiens ont des problèmes pour se nourrir. C'est-à-dire, une personne sur trois.
Les quatre orages ont laissé quelque 500 morts, ont détruit 60% l'agriculture, des routes, et des ponts et des maisons.
Port-au-Prince. EFE. - Un minimum de 3.3 millions de personnes ont des problèmes pour se nourrir en Haïti après le passage des ouragans et les orages tropicaux de cette saison, selon le responsable de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire (CNSA) de ce pays, Gary Mathieu.
Avec les ouragans récents qui ont affecté les récoltes et les capacités de production agricole d’Haïti, un minimum de 3.3 millions de personnes se trouvent en situation d'insécurité alimentaire », a déclaré l'agronome dans une entrevue accordée à l’agence EFE.
Le chef de la CNSA, un organisme étatique qui suit et coordonne les interventions dans les secteurs en rapport avec la sécurité alimentaire, a affirmé que le nombre réel de personnes touchées par l'insécurité alimentaire en Haïti, qui compte 8.5 millions d'habitants, peut arriver à plus de 5 millions de personnes.
« Pour comprendre le niveau d'insécurité alimentaire en Haïti, il faut considérer le niveau de pauvreté de ce pays, qui arrive jusqu'à 60 pour cent, ce qui signifie que normalement 4.5 millions de personnes vivent avec peu de possibilités de manger, » a-t-il souligné.
Il a indiqué que le pays, le plus pauvre de l'hémisphère occidental, « a une vulnérabilité alimentaire chronique qui a été aggravée avec les derniers ouragans, qui ont affecté les récoltes et la capacité de production agricole ». Selon Gary Mathieu, les véritables conséquences des ouragans seront perçues dans les prochains deux mois, quand il faudra investir davantage d'argent pour acheter les aliments, ce qui, à son avis, affectera la disponibilité économique pour des services comme santé et éducation.
« Il y a maintenant une aide alimentaire, mais elle n'est pas éternelle », il a signalé et a ajouté que prochainement dans la nation il y aura « des problèmes de disponibilité alimentaire, des entrées pour les paysans qui ont perdu leurs activités et de la force de travail en raison des personnes qui sont mortes » pendant le passage des phénomènes atmosphériques.
Les pluies et ses inondations conséquentes ont laissé 426 morts, 50 disparus, 800.000 sinistrés et ont provoqué des dommages à l'agriculture par plus de 180 million de dollars, selon les autorités haïtiennes.
Gary Mathieu a dit que dans les prochains mois le taux de malnutrition qui dans le pays dépasse 26 pour cent et qui est très au-dessus du reste des nations des Caraïbes se situe entre 5 et 6 pour cent augmentera.
Le chiffre
800 morts.

Le nombre de décès après le passage de quatre orages tropicaux qui ont frappé Haïti dans cet été a été presque doublé en arrivant à quelques 800, ont informé les autorités.
Le directeur de Défense Civile, Maria Alta Jean Baptiste, a affirmé qu'on a retrouvé quelques 793 cadavres jusqu'à présent.
http://www.hoy.com.do/el-mundo/2008/10/4/249990/En-Haiti-hay-33-millones-de-personas-hambrientas/comentario-enviado#comments-note

Initiative: Préval et Fernandez se mettent d’accord à Miami pour l’exécution de projets en Haïti

La réunion a eu lieu dan un hôtel de Key Biscayne après la conférence des Amériques.
Rose Mary Santana
Biscayne, Miami.- Le président Leonel Fernandez et son homologue haïtien, René Préval se sont mis d’accord pour exécuter plusieurs projets d’infrastructure chez les voisins, qui ont été très affectés par les inondations et les vents des tempêtes et des ouragans tropicaux qui durant les mois d’Aout et de septembre ont frappé les iles de la Caraïbe.
Une bonne partie de l'infrastructure routière d’Haïti, principalement des routes, des chemins vicinaux et des ponts, ont été détruits par le passage des phénomènes naturels, qui ont en outre endommagé l'agriculture, des milliers de logements et ont provoqué de nombreux décès.
Les présidents René Préval et Fernández se sont réunis dans un hôtel de Miami, où au nom des deux gouvernements ils ont décidé d'identifier les projets d'infrastructure qui sont nécessaires à Haïti susceptibles d’être développés en partenariat avec le secteur privé.
Dans cet objectif une réunion-atelier s’effectuera en octobre, à laquelle participeront des fonctionnaires publics et des chefs d'entreprise privés des deux États.
Dans ce but, le président Préval voyagera ce mois à la République dominicaine avec des fonctionnaires et des chefs d'entreprise haïtiens afin d'identifier les projets et les possibles sources de financement.
Le président Préval a informé le président Fernández que 90 pour cent de la production agricole a été endommagé par les eaux et la boue laissées par les phénomènes atmosphériques qui ont frappé à Haïti.
Le mandataire haïtien a remercié Le président Leonel Fernández de l'aide que celui-ci a envoyé à Haïti pour aider les familles des haïtiennes touchées par les orages et les ouragans de septembre dernier.
Fernández et Préval ont conversé sur la possibilité que des entreprises dominicaines prennent part la reconstruction de voies accès et des écoles qui ont été détruites par les phénomènes naturels.
Dans le cadre de l'échange, le président Préval a informé d'une aide de 110 millions de dollars qu'a reçus Haïti de la Communauté internationale pour mitiger les dégâts dans les Communautés de ce pays.
A la rencontre ont pris part des fonctionnaires des deux nations, entre eux le secrétaire de la Présidence ; César Pina Toribio ; le secrétaire administratif de la Présidence, Luis Manuel Bonetti ; l'administrateur de la Banque des Réserves, Daniel Toribio, et du consultant juridique du Pouvoir Exécutif, Abel Rodriguez de l'Orbe.
Par le gouvernement haïtien ont été présents les conseillers en économie et finances Gabriel Verret et Elisabeth Delatour, respectivement ; Charles Manigat, ministre des haïtiens vivants à l’étranger, et Ralph Latortue, consul général à Miami.
La réunion a été effectuée ce vendredi et a duré plus d’une heure, selon les informations de la Direction de Presse du Palais National, puisque la rencontre entre Préval et Fernández a été strictement privée sans accès pour les médias.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=76089

vendredi 3 octobre 2008

Huberthus Tomas se réjouit de la santé des relations haitiano-allemandes

L’ambassadeur allemand affirme que les relations entre son pays et Haïti se portent bien , et annonce la visite d’un groupe de 7 députés allemands à Port-au-Prince au cours des prochaines semaines. Un haut fonctionnaire de la diplomatie allemande doit également effectuer une visite prochainement dans la capitale haïtienne.
La coopération allemande apporte un appui dans la région frontalière en favorisant une meilleure gestion des ressources naturelles. " Les projets ont donné de très bons résultats puisqu’il n’y a pas eu trop de dégâts lors des récents cyclones", dit-il rappelant que la coopération allemande apporte également un soutient à 12 communes du plateau central dans la lutte contre la pauvreté. " L’environnement est le sujet le plus important et l’Allemagne a joué un rôle de précurseur en Haïti", explique t-il soulignant que la coopération allemande a une expertise dans ce domaine. Il rappelle que la GTZ vient de signer un contrat avec la Fondation Seguin en vue de la réhabilitation du Parc La visite. Intervenant à la rubrique " Invité du jour” de radio Métropole le diplomate allemand a soutenu que son pays apporté une aide d’urgence de 1,4 millions de dollars aux sinistrés des récents cyclones. " Nous avions apporté une aide alimentaire d’urgence et des médicaments à travers des ONG", déclare t-il révélant que la Croix Rouge allemande vient d’installer une station médicale pouvant accueillir 30 malades aux Gonaïves. Huberthus Thomas s’est dit attristé par la souffrance de la population haïtienne. Il espère que les projets de réhabilitation de l’environnement pourront aider à prévenir des inondations en cas d’intempéries. " La situation des Gonaïves est précaire parce qu’elle se trouve en dessous du niveau de la mer", ajoute t-il.
A l’occasion de la commémoration du 18 eme anniversaire de la réunification allemande, Huberthus Thomas annonce qu’une cérémonie spéciale sera organisée à l’hôtel Montana.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14136

Le chef de l’état annonce le décaissement de 30 millions de gourdes en faveur des Gonaïves

Le chef de l’état haïtien, René Préval, s’est rendu aux Gonaïves hier jeudi en vue de constater l’ampleur des dégâts causés par les récents cyclones. A bord d‘un camion, le président Préval a parcouru plusieurs rues de la ville encore ensevelies par la boue. Craignant l’arrivée d’autres cyclones, M. Préval croit qu’il faut définir une stratégie pour protéger la ville soulignant que des travaux doivent être réalisés dans les lits des rivières pour les éloigner de la ville. " Il faut que les rivières ne passent plus dans la ville ", dit-il précisant que le reboisement des bassins versants est un programme à long terme.Interrogé sur sa visite tardive aux Gonaïves, le chef de l’état a indiqué qu’il avait d’abord sollicité des fonds de la communauté internationale en faveur des sinistrés. Faisant remarquer que la situation économique était déjà difficile avant les intempéries, M. Préval dit reconnaître que la population est affamée. Il a invité le maire des Gonaïves à expliquer à la population les efforts consentis pour venir en aide aux sinistrés. " Il y a 45 camions de la CNE qui aident au nettoyage de la ville ", dit-il annonçant le décaissement de 31 millions de gourdes pour la réalisation de travaux d’assainissement qui permettront de créer des emplois. Dans son intervention, le maire des Gonaïves, Stephen Moise, a demandé au chef de l’état d’adopter des dispositions urgentes pour nettoyer la ville. " Il faut des actions pour reconstruire Gonaïves ", dit-il rappelant que la population vit dans la boue depuis un mois. Faisant état de son incapacité à répondre aux besoins de la population, le maire des Gonaïves a sollicité l’aide de plusieurs agences en vue de distribuer l’aide alimentaire aux sinistrés.

René Préval à Miami pour la Conférence des Amériques

Nouvelle intervention prévue du chef de l’Etat en faveur de la reconstruction du pays après une visite d’évaluation aux Gonaïves
jeudi 2 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a quitté Port-au-Prince jeudi après-midi à destination de Miami où il prendra la parole vendredi dans le cadre de la XIIe Conférence des Amériques qu’organise le Miami Herald.
Répondant à une invitation du quotidien du sud de la Floride, le chef de l’Etat en profitera pour exposer la situation désastreuse d’Haïti plusieurs semaines après le passage dévastateur de quatre tempêtes tropicales et ouragans.
Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, M. Préval a indiqué lors d’une visite d’évaluation aux Gonaïves (Artibonite, nord), la ville la plus touchée du pays, qu’il entendait renouveler à Miami son appel à l’aide internationale lancé la semaine dernière lors de la 63e assemblée générale des Nations Unies. Citant le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH, Hédi Hannabi qui l’accompagnait dans la Cité de l’indépendance où l’octroi d’une enveloppe de 30 millions de gourdes a été annoncé, il a précisé que l’appel de fonds de 108 millions de dollars des agences onusiennes en faveur d’Haïti commençait à porter ses fruits, car, 17% du montant global visé ont été déjà obtenus.
Outre le dirigeant haïtien, les Présidents dominicain Leonel Fernàndez et salvadorien Elìas Antonio Saca seront les deux autres principaux intervenants à la Conférence des Amériques dont le thème est « bonne gouvernance et développement économique dans l’hémisphère ». Quelque 600 personnes doivent assister aux débats qui porteront sur les défis politiques, énergétiques et économiques que doit affronter le continent américain.
Seront particulièrement analysés, l’impact de la prochaine présidentielle américaine sur la région, les accords de libre-échange, la compétitivité et le rôle des médias dans un système démocratique.
Le Président Préval sera de retour à Port-au-Prince au cours du week-end. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article530

jeudi 2 octobre 2008

Le maire veut donner une nouvelle image à la capitale

Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason Muscadin, réaffirme sa détermination à réaliser des programmes sociaux novateurs et faire face aux urgences dans la capitale.
Interrogé sur les obstacles à la circulation des véhicules au centre ville, M. Jason a déploré un manque d’harmonie entre les différentes institutions étatiques. Prenant en exemple la gare du sud au portail Léogane, le maire Jason a regretté le refus des responsables de l’EDH de céder un terrain pour l’aménagement de cette gare. De plus, le marché de la Croix-des-Bossales pouvant accueillir 4 000 marchandes ne peut répondre à la demande d’environ 11 000 marchandes dans la capitale. Le maire de Port-au-Prince entend exercer la fonction de contrôle des marchandes avant d’envisager une répression. Il croit qu’il faut construire un autre marché public à l’entrée de Cité Soleil afin de libérer les boulevards La Saline et Jean Jacques Dessalines. Pour le moment la Mairie de Port-au-Prince renforce sa capacité institutionnelle et utilise la médiation pour encourager les marchandes à libérer la voie publique. Annonçant la construction d’un autre marché à Lalue, Jean Yves Jason attire l’attention sur la nécessité d’œuvrer pour le développement économique de la ville. " A ce moment là les citoyennes auront d’autres options que de devenir marchandes", ajoute t-il. En ce qui a trait au ramassage des ordures, le maire de Port-au-Prince rappelle que la fonction de collecte des résidus est assignée au SMCRS. " La voirie a pour mission de balayer les rues", insiste t-il. 3 500 tonnes de fatras sont produites quotidiennement par les Port-au-Princiens et la Mairie n’arrive à collecter qu’un tiers. Dans le cadre des projets à moyen terme, Jean Yves Jason cite la construction d’un parking municipal, l’assainissement de Simbie Continental et le reboisement du morne l’hôpital.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14132

Des parlementaires expriment leur colère après le vote du budget

24 heures après le vote du budget par le grand corps, le sénateur Anacacis Jean Hector ( Lespwa) dénonce une certaine complicité entre l’exécutif et le parlement dans la mauvaise gestion de la chose publique. " Personne n’a compris la loi sur le budget qui n’est pas équilibré ", lance le sénateur Jean Hector qualifiant le document soumis de fruit d’une " paresse intellectuelle " des techniciens des ministères des finances et du plan. Faisant remarquer qu’aucune enquête n’a été réalisée sur l’exécution du précédent budget, le sénateur Jean Hector a fait écho des rumeurs de gabegies au sein de certains ministères dont celui des travaux publics.Il estime que le gouvernement de Michèle Pierre Louis est mal parti, parce que les ministres responsables de gabegies sont toujours en poste. " Le budget est flou, on ne comprend pas les graphiques ", martèle t-il faisant valoir qu’il s’agit du même budget des Duvalier. En colère, Anacacis Jean Hector souhaite une convocation du ministre des finances pour qu’il puisse fournir des explications aux élus. " Ce budget est une porte ouverte aux gabegies, c’est un scandale ", ajoute t-il. De son coté, le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, dénonce le retard dans la présentation du budget. " Il faut plus de respect pour la population", lance t-il à l’endroit des membres de l’exécutif. Faisant remarquer que les députés sont toujours convoqués pour gérer les dossiers urgents, Pierre Eric Jean Jacques affirme avoir exigé que le prochain budget soit soumis au cours du premier trimestre 2009. Même analyse de la part du président du sénat, Kelly Bastien, qui tout de même dit comprendre le retard dans la présentation du budget cette année. Il se plaint que le budget 2008- 2009 consacre la centralisation de l’état, regrettant que des fonds n’aient pas été alloués directement à des collectivités locales.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14130

Le premier ministre Michèle Pierre Louis déclare ses biens

« Données confidentielles » dans le cadre de la « lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite »
jeudi 2 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis a effectué mercredi au Greffe du Tribunal civil de Port-au-Prince (Palais de justice), sa déclaration de patrimoine, conformément aux exigences de la loi de février 2008 régissant la matière.
Le chef du gouvernement et les ministres sont en effet astreints à cette formalité un mois après leur entrée en fonction, de même qu’à leur sortie. Les données qu’ils communiquent demeurent cependant confidentielles et ne sont connues que du Greffe du Tribunal, de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) et de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), l’unique et principal tribunal administratif de l’Etat.
Au sortir du Palais de justice, Mme Pierre Louis a précisé avoir effectué le dépôt de ses pièces dans le délai légal, à partir de la date de son entrée en fonction le 5 septembre dernier. Les ministres qui ne l’ont pas encore fait sont encore dans le délai vu qu’ils ont été installés après elle, a-t-elle indiqué. Ils devront lui emboîter le pas, y compris ceux de l’ancien gouvernement reconduits dans le sien, a-t-elle précisé.
Dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, il incombe à l’ULCC et à la CSCCA d’établir la correspondance entre les éléments du patrimoine à l’entrée et à la sortie de fonction des grands commis de l’Etat. Le grand public ignore cependant si ce travail est effectué, à l’exception de la publicité donnée quelque fois aux arrêts de débet ou de décharge pris par la CSCCA à propos de la gestion de certains comptables de deniers publics. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5301

mercredi 1 octobre 2008

Le Grand Sud démasqué

Se rendre dans les départements des Nippes, du Sud, de la Grand'Anse et dans quelques communes du Sud-Est reste toujours un grand exploit. Même les poids lourds n'osent plus s'aventurer dans les eaux de l'étang de Miragoâne qui ont débordé depuis le passage de plusieurs ouragans et cyclones en Haïti. « Le niveau des eaux augmente chaque jour, constate un notable de Miragoâne.
Aucun véhicule ne peut aujourd'hui le traverser. » Les efforts d'une équipe du CNE pour créer une route provisoire à partir de la 2e plaine (Petit-Goâve) n'ont pas encore abouti. En attendant, riche ou pauvre, petit ou grand, homme et femme, tous ceux qui veulent se rendre dans le Grand Sud par voie terrestre doivent consentir à faire la traversée dans des embarcations de fortune préposées à cet effet.
Ceux qui veulent avoir les pieds secs sont transportés à dos d'homme avant d'être installés dans ces petites embarcations. 25 à 40 gourdes, c'est la somme à payer pour la traversée. Le trafic, constate un correspondant de presse, se fait sous les yeux vigilants des policiers nationaux.
La montée des eaux de l'étang, provoquée par les catastrophes naturelles qui ont récemment frappé le pays, a des conséquences graves sur les départements des Nippes, du Sud et de la Grand'Anse.
« Les prix de certains produits de première nécessité grimpent, se plaint un confrère d'une station de radio des Cayes.
Les produits pétroliers ainsi que des articles de toilettes deviennent non seulement chers mais aussi rares. » Cette situation a déjà des impacts sur le transport en commun.
A cause du prix du carburant, a ajouté notre confrère, bon nombre de conducteurs immobilisent leurs véhicules ou leurs motocyclettes. Les institutions publiques ou privées fonctionnant à l'aide de l'électricité, notamment les médias et les hôpitaux, peinent à fonctionner.
« Comment demander à un étranger de venir investir dans un tel climat», s'interroge, perplexe, l'industriel Pierre Léger.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62729&PubDate=2008-09-30
Les autorités haïtiennes continuent à appeler les forces vives de la nation pour participer à la reconstruction du pays. Cependant elles ne donnent aucun signe de vouloir mettre réellement les mains à la pâte. Comme le dit l’homme d’affaire qui se fait porter à dos d’homme pour traverser les eaux de l’étang de Miragoâne, personne ne va investir dans un pays dans cet état. Moins encore aujourd’hui ou les marchés financiers se cassant la gueule invite plutôt à la prudence et a l’expectation.
Le gouvernement doit définitivement commencer à donner des signes évidents de volonté de redresser la barre. Il faut maintenant tabler sur le contrôle de l’insécurité. Car il faut s’attendre à ce que les premiers investisseurs soient des natifs-natals. Des investissements peu importants mais des investissements quand même.
Après les haïtiens traineront dans leur sillage des curieux des aventuriers, pour relancer le tourisme …
ll faut finir en se rappelant que le débordement des eaux de l’étang de Miragoane ne s’est pas produit avec le passage des cyclones et des ouragans. Des articles du Nouvelliste sont disponibles avec de jolie photo des eaux côtoyant kolé-sére la route nationale. Nous ne sommes pas convaincus que les autorités avaient pris conscience de la gravité de la situation ni avait esquissé la moindre volonté d’y remédier…Asi van las cosas en nuestro pais !

Le budget rectificatif 2007 – 2008 voté par les deux chambres

En l’espace de 48 heures les députés et les sénateurs ont voté la loi sur le budget rectificatif 2007 – 2008. Hier, 11 sénateurs ont voté pour et 4 se sont abstenus lors d’une séance sans grand debat. Les bureaux des deux chambres ont dû réaliser des séances spéciales afin de voter le budget qui en fait sera utilisé pour les trois premiers mois de l’exercice fiscale 2008 – 2009. La loi sur le budget sera acheminée ce mercredi à l’exécutif pour publication dans le journal officiel le Moniteur.
Les présidents du sénat, Kelly Bastien et de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, n’ont pas manqué de critiquer l’exécutif qui a soumis tardivement la loi sur le budget rectificatif aux élus. Le budget rectificatif de 79 milliards de gourdes est reparti en 26 milliards pour les recettes internes et 32 milliards pour les dons et appui budgétaire de la communauté internationale. Les autorités gouvernementales ont fait état de 3 milliards 900 millions de gourdes de manque à gagner au niveau des recettes de l’état en raison de la crise. De plus, 1.2 milliards de gourdes d’appui budgétaire n’ont pu être décaissés en raison de l’absence de gouvernement légitime entre avril et septembre 2008. Le vice président de la chambre basse, Elourne Doréus, a fait remarquer que la loi sur le budget devrait être soumis aux élus au début de l’année 2008. D’autre part, de nombreux députés avaient réclamé des informations supplémentaires sur les 8 millions de gourdes allouées à chaque commune. Le ministre de la planification, Jean Max Bellerive, avait dû intervenir pour expliquer la formule utilisée pour cette allocation chère aux députés. En dépit de sa convalescence le sénateur Joseph Lambert a participé à la séance sur le vote du budget. En pyjama et soluté au bras, le sénateur Lambert a voulu " répondre aux exigences" du moment quelques heures après l’ablation de l’appendice.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14128

La crise financière américaine aura des impacts sur l’économie haïtienne

L’économiste Kesner Pharel soutient que la crise financière américaine aura des conséquences sur l’économie mondiale. " Le monde est en danger à cause du vote du congres", lance M. Pharel soulignant que la décision politique aura des conséquences économiques.
Selon M. Pharel, l’économie haïtienne étroitement liée à l’économie américaine subira les soubresauts de la vie aux Etats Unis. " Des haïtiens de la diaspora sont concernés par le taux du chômage qui va augmenter", dit-il rappelant l’importance des transfert de fonds de la diaspora pour l’économie haïtienne.
L’économiste Guyto Toussaint, président du conseil d’administration de la BNC, soutient qu’Haïti est très vulnérables par rapport à la crise financière. Toutefois il affirme que les banquiers haïtiens sont très prudents ce qui empêchera une faillite du système financier haïtien. M. Toussaint fait remarquer que les banques haïtiennes ont des placements aux Etats-Unis dans des banques correspondants. Il se dit confiant que les congressmen américains finiront par voter la loi afin de relancer l’économie américaine.
Les marchés mondiaux espéraient mercredi une adoption rapide par le Congrès américain d'un plan de sauvetage des banques revu et corrigé, l'Europe se mobilisant pour trouver les moyens de renforcer le système financier face à la tempête.
Le Sénat américain remettra au vote mercredi soir le plan de sauvetage du secteur bancaire américain de 700 milliards de dollars après son rejet, lundi, par la Chambre des représentants, qui avait entraîné une déroute à Wall Street.
Le président George W. Bush a promis aux Américains et "aux citoyens du monde" que ce n'était pas la fin du processus législatif.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14129

mardi 30 septembre 2008

Un expert suisse dans nos murs prochainement

L'annonce a été faite par le Directeur Technique National (DTN), Carlo Marcelin mardi 23 septembre dernier. Il s'agit de Jean-Marie Conz, un expert instructeur de la FIFA.
Lors de sa dernière conférence de presse tenue au local de la Fédération Haïtienne de Football (FHF) le samedi 13 septembre juste avant son départ à destination de la Suisse (Lausanne) pour y participer au siège de la FIFA à la journée mondiale de fair- play., Yves Jean-Bart avait annoncé qu'il était en pourparlers très avancés avec le président de la FIFA , Joseph Blatter en vue d'envoyer, via son programme d'aide pour les petites nations de foot en difficulté, en Haïti un staff ou un expert international de haut niveau pour encadrer les entraîneurs nationaux et pallier à leur manque d'expérience. Né à Porrentruy (Suisse) le 12 septembre 1953, ancien footballeur professionnel, Jean-Marie Conz passera aux moins quatre mois dans le pays. Toujours selon la même source, l'expert suisse aura pour mission de travailler avec les entraîneurs haïtiens, de les encadrer et de les recycler. Avant de rejoindre l'organisation mondiale du football (FIFA), Jean-Marie Conz avait été un brillant footballeur même s'il n'a été souvent appelé dans la sélection nationale suisse de football (trois sélections). En 1973, il quitta Porrentruy, sa ville natale pour rejoindre les Young Boys de Berne où il resta quinze saisons (1973-1988). Il revient ensuite dans le Jura en tant qu'entraîneur des SR Delémont (1988-1993) qu'il parvient à faire accéder en ligue nationale B, en 1991. Il va ensuite entraîner les équipes juniors en Arabie Saoudite après avoir été directeur technique des Young Boys. Au sein de la FIFA , il a pu travailler dans quelques pays de l'Afrique. Il était tout récemment au Qatar et avant de venir à Port-au-Prince, il devrait se rendre au Japon pour quelques jours. Selon une source digne de foi, les dirigeants de la FHF le verraient bien à la tête de l'équipe nationale pour succéder à Wagneau Eloi, limogé le 8 septembre dernier.Reste à savoir si le Suisse acceptera l'éventuelle offre des dirigeants de la FHF, compte tenu du fait que le Onze national se trouve dans une situation très délicate dans les éliminatoires de la Coupe du Monde Afrique du sud 2010 et de plus, la FHF pourra -t-elle répondre aux exigences salariales du Suisse quand on sait que Wilner Etienne et Sonche Pierre qui assurent l'intérim n'ont même pas pu avoir les joueurs en concentration avant les rendez-vous des 11 et 15 octobre contre respectivement le Salvador à Port-au-Prince et le Costa-Rica à San Jose.

Légupeterson Alexandre

petoo76@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62592&PubDate=2008-09-30

Les moins de vingt ans évolueront chez les Dominicains

C'est à Santo Domingo que la sélection haïtienne disputera l'important billet qualificatif pour la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du Monde de la catégorie prévue en Egypte en 2009. Les cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike ont finalement contraint Haïti en course pour l'organisation de la compétition à revoir ses prétentions à la baisse et ce sont les Dominicains qui ont finalement hérité de l'aubaine. La sélection haïtienne fera sa rentrée en lice le 29 octobre prochain à Santo Domingo contre la Grenade. Ambitieux, les Grenadins souhaitent pouvoir tirer leur épingle du jeu et essayer de déjouer les pronostics. Ensuite, les protégés de Charles Eleazar assisteront les débats entre Dominicains et Grenadins le 31 octobre avant de disputer un match capital contre les locaux le 2 novembre.
Il faut souligner que c'est la deuxième fois que les jeunes « Grenadiers » se retrouvent à la même enseigne que les Dominicains dans le cadre de ces éliminatoires. En mai dernier, ils se sont rencontrés à Cuba dans le cadre du premier tour des éliminatoires et Haïti s'était imposée (1-0). Depuis, les Dominicains ont raflé le deuxième billet au détriment de l'équipe cubaine et tenteront de jouer le même tour à l'équipe haïtienne. Au soir du 2 novembre prochain, l'une de ces deux formations devra dire adieu à la Coupe du Monde égyptienne 2009.
Enock Néré

nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62564&PubDate=2008-09-30

Don de 100.000 dollars de Wal-Mart aux sinistrés d’Haïti

Le géant mondial de la distribution alimentaire parle d’un "geste de solidarité"
lundi 29 septembre 2008,
Radio Kiskeya
Le géant américain de la distribution alimentaire Wal-Mart a annoncé lundi le versement d’un don de plus de 100.000 dollars à la Croix-Rouge américaine en faveur des sinistrés haïtiens des différents cyclones ayant touché le pays en août et en septembre.
Selon PRNewswire, service de diffusion de communiqués aux Etats-Unis, la multinationale estime que ce geste pourra contribuer à atténuer les souffrances des populations victimes.
"De la même façon que nous nous installons dans des communautés de toutes les Amériques, nous pouvons aider les gens dans des moments où les besoins se manifestent sous différentes formes", a déclaré Craig Herkert, président du conseil d’administration de Wal-Mart Stores Inc. pour le continent américain.
Outre ce don, la branche portoricaine de la compagnie a accordé 10.000 dollars à la Croix-Rouge locale et au comité haïtiano-caribéen pour les victimes des cyclones.
Outre les centaines de morts et plus de 800.000 sinistrés qu’ils ont laissés, quatre tempêtes tropicales et ouragans ont dévasté les infrastructures et l’économie agricole d’Haïti en quatre semaines. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5297

Des personnalités se prononcent pour un effort national de reconstruction

Le directeur du Centre Oecuménique des droits Humains (COEDH), Jean Claude Bajeux, dit comprendre la déception du chef de l’état face aux hésitations de la communauté internationale à décaisser des fonds après le passage des récents ouragans. Il invite les autorités haïtiennes à poursuivre les démarches tout en adoptant des dispositions pour combattre la corruption. " L’aide alimentaire et les mesures de protection contre les inondations sont deux domaines dans lesquels une contribution de la communauté internationale est indispensable", argue M. Bajeux.
En ce qui a trait au développement économique, M. Bajeux rappelle que l’aide des bailleurs de fonds est indispensable pour encourager les investissements. L’état doit élaborer des projets cohérents et combattre la corruption deux éléments essentiels pour reconquérir la confiance de la communauté internationale selon Jean Claude Bajeux.De son coté, le directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, appelle à l’unité entre les forces vives de la nation afin de lancer le processus de reconstruction. Attirant l’attention sur la crise financière mondiale, M. Desroches estime que celle-ci est la principale cause des réticences des bailleurs de fonds. Il rappelle que la communauté internationale a déjà accompli de grands efforts envers Haïti notamment dans le cadre de la Minustah. Le directeur de l’ISC craint que la mauvaise place d’Haïti dans le classement sur la perception de la corruption de Transparency International, ne contraint les bailleurs de fonds à être moins généreux. " Le chef de l’état doit adopter des dispositions pour attirer les capitaux ", ajoute t-il. Cet avis est partagé par le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, pour qui la mauvaise image projetée par Haïti est l’une des causes des hésitations de la communauté internationale. " L’instabilité et la corruption contribuent à projeter une image mauvaise d’Haïti ", explique t-il.
Pour sa part, le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Himmler Rébu, déplore que le chef de l’état n’avait pas su rassembler les forces vives du pays au lendemain de la catastrophe. Selon lui, il a fallu cette déconvenue à l’ONU pour que le président Préval se rende compte que l’effort de mobilisation doit débuter en Haïti. Par ailleurs, des Port-au-Princiens estiment que la corruption au sein de l’administration publique est la principale cause des hésitations de la communauté internationale à répondre à l’appe d’urgence de l’ONU en faveur d’Haïti. " La communauté internationale ne fait pas confiance au gouvernement haïtien ", lance un citoyen.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14125
HRV opine : Ces déclarations ont la saveur de bouillon réchauffé. C’est qui, c’est quoi les forces vives d’Haïti aujourd’hui ? Les haïtiens de la diaspora qui envoient de l’argent en Haïti ? Les étudiants universitaires haïtiens des universités dominicaines ? La bourgeoisie haïtienne qui vend des cartes téléphoniques pour téléphones portables ? Les commerçants qui importent des cous et de pieds de poulets pour les vendre sur le marché haïtiens ? Les parlementaires qui construisent des maisons enjambant les routes nationales ?

Rapatriement de 148 boat people par les gardes cotes américains

Les gardes cotes américains ont rapatrié hier lundi 148 voyageurs clandestins haïtiens interceptés en haute mer le samedi 27 septembre 2008. Une trentaine de femmes sont du nombre de ces boat peoples originaires du Cap Haïtien. A leur arrivée à la Marine Haïtienne, hier lundi, les voyageurs clandestins ont indiqué que la misère les avait contraint à fuir le pays. " Je suis prêt à reprendre la mer ", a lancé un de ces rapatriés expliquant qu’ils voulaient se rendre à Providentiales. Ils affirment préférer un voyage périlleux à une mort lente par la misère en Haïti. Cette décision n’a rien à voir avec les gardes-côtes américains qui n’ont pas reçu de consigne pour changer leur politique vis-à-vis des haïtiens interceptés en haute mer. Les opérations de refoulement de voyageurs clandestins haïtiens se poursuivront "avait expliqué le responsable des garde-côtes, James Harless. Dans le même temps, le premier ministre Bahaméen a annoncé une aide de 500 000 dollars en faveur d’Haïti touché par 3 ouragans successifs en un mois. Le premier ministre des Bahamas soutient que les boat people haïtien fuient la misère qui a tendance à s’aggraver en raison des récents cyclones.De plus, il confirme que les voyageurs clandestins haïtiens interceptés seront refoulés en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14124
Toutes les rasions sont bonnes pour laisser et abandonner Haïti , ce bateau qui coule… sans équipage !