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samedi 3 mai 2008

Cité Michel, un autre bidonville

En face du Royal Haitian hôtel, à proximité d'une place publique, la partie du littoral est en chantier. Une nouvelle cité, à l'instar de Cité l'Eternel et autres ..., est en train d'être érigée, au vu et au su de tous.
« Cité Michel », un nouveau nom qui s'ajoute à l'imaginaire collectif des Haïtiens pour indexer une poche de maisonnettes, un bidonville situé sur la route nationale # 2. « La cité porte son nom parce que Michel a été le premier à prendre l'initiative visant à remblayer le littoral pour construire son logement », raconte une quinquagénaire, spoliateur elle-même, inquiète de voir son lopin de terre envahi par une marée de spoliateurs. On utilise, poursuit-elle, des pneus, des déchets et d'autres résidus solides pour remblayer la mer. « Le travail terminé, on s'arrange pour construire sa maison ».
A l'instar d'autres bidonvilles érigés sur le littoral, l'espace est, à certains endroits, marécageux. L'eau de la mer partage le quotidien des riverains. Les détritus, les porcs, les cabris, les matières fécales et l'odeur nauséabonde font aussi partie du décor.
Pauvreté urbaine.
A Cité Michel, les maisons sont en béton ou construites avec des matériaux de récupération. L'ensemble des constructions offre aux visiteurs une image hideuse. A côté des bâtisses en béton, d'autres, en tôles abîmées, en bois et en carton, viennent compléter ce décor cauchemardesque. L'exiguïté des maisons est la règle. Les réduits crasseux hébergent des familles de cinq à six enfants. « On est, pour l'instant, privés d'eau potable et d'électricité », informe une mère de trois enfants. Mais, lâche-t-elle, "les jeunes de la zone s'arrangent pour avoir accès à ces services.
"La place publique en est-elle pour quelque chose ?
Cette anarchie, souligne un des habitants de Fontamara 43, a débuté en 2003, peu de temps après l'inauguration de la place publique. Cette dernière, juge ce résident, n'a pas sa place dans la zone. « Je n'ai rien contre "l'esthétique" dégagée par cette place et le rôle qu'elle joue dans la vie de la communauté. Mais elle est construite sur une route nationale et dans une zone résidentielle réputée calme », argumente-t-il.
De plus, la cohabitation entre ces deux espaces est affreuse. "Esthétique" et marginalité urbaine se côtoient.
La mairie de Carrefour serait-elle impuissante ?
« Ce n'est pas l'Etat qui nous autorise à remblayer la mer pour y construire notre maison », reconnaît un des riverains. Mais, affirme-t-elle, les employés de la mairie ont supervisé les constructions. « La mairie de Carrefour et la Direction générale des impôts (DGI) sont au courant des constructions en cours.
Nous ne sommes pas des illégaux », prétend fermement un autre. Se voulant plus rassurant, il précise que le maire a fait procéder récemment à des arrestations dans la zone. « J'ai acheté la propriété, et pendant la construction, nos matériels ont été saisis par la mairie », explique-t-il.

Le maire, rencontré sur les lieux, affirme avoir fait arrêter puis relâcher certains individus en possession de camions de gravier dans la zone. « Le problème nous dépasse au niveau de la mairie. Toutefois, on essaie de stopper les constructions; mais je crois que l'Etat doit avoir une politique de logement pour répondre à ces besoins », dit-il.
Gentiment, le maire de Carrefour, sans être précis, informe les riverains qu'il va démolir ces constructions. « Cela doit se faire de concert avec les autorités gouvernementales. Ce n'est qu'une question de temps », estime-t-il.
Jean Gardy Gauthier et Adner Estelot

Crise alimentaire : La BID accorde 27 millions de dollars à Haïti

Saluant les "efforts des autorités dans la lutte contre la pauvreté", la banque régionale affirme vouloir contribuer à atténuer l’explosion des prix grâce à un don supplémentaire de 12,5 millions de dollars et un prêt préférentiel de 14,5 millions
vendredi 2 mai 2008
Radio Kiskeya

La Banque interaméricaine de développement (BID) a accordé jeudi 27 millions de dollars à Haïti sous forme de dons et de ressources concessionnelles en vue d’aider le gouvernement à mettre en place un plan d’urgence destiné à "lutter contre la hausse des prix alimentaires, générer des emplois et relancer la production agricole nationale".
Selon un communiqué publié à Washington, le conseil d’administration de la banque régionale de développement a approuvé un don additionnel de 12,5 millions de dollars. Il a parallèlement autorisé le décaissement d’un prêt à conditions avantageuses de 14,5 millions de dollars qui avait bénéficié antérieurement du feu vert des administrateurs.
Ce type de prêt est accordé moyennant un délai de remboursement de 20 ans avec une période de grâce de 10 ans durant laquelle le taux d’intérêt est de 1%. Pour les 10 années restantes, il s’établit à 2%.
"Il est crucial pour la BID de soutenir les efforts déployés par Haïti pour venir en aide à ses citoyens les plus vulnérables. L’enveloppe approuvée par notre conseil permettra aux autorités de satisfaire les besoins urgents, grâce à ces ressources ponctuelles", a affirmé le président de la BID, le colombien Luis Alberto Moreno.
Dans son communiqué, la banque dit "reconnaître que des progrès ont été réalisés par Haïti dans le domaine des réformes budgétaires et financières". Elle soutient aussi que le gouvernement a déployé des efforts dans la recherche de la réduction de la pauvreté face à la flambée des prix de l’alimentation au niveau mondial.
L’institution a notamment salué les initiatives du Président René Préval visant à réduire le prix du riz, aliment de base de la majorité de la population, et à stimuler la création d’emplois à travers des travaux d’infrastructure et l’accès au crédit pour les petites entreprises et les agriculteurs.
Début avril, la montée vertigineuse des prix et la paupérisation accélérée de plusieurs millions d’haïtiens avaient provoqué une mobilisation sociale sans précédent accompagnée de violentes attaques contre des entreprises, résidences et véhicules appartenant à des particuliers.
À court et à moyen termes, la BID et les autorités haïtiennes souhaitent pouvoir faire avancer un portefeuille de projets d’environ 100 millions de dollars qui doit être consacré à la production agricole dans deux régions viticoles clés, la vallée de l’Artibonite et le bassin versant contigu d’Ennery/Quinte, dans le département de l’Artibonite (nord).
la Banque interaméricaine de développement assure le financement de divers projets d’infrastructure en Haïti et concentre ses efforts sur la reconstruction ou la réhabilitation de routes principales et rurales. Elle s’occupe aussi de micro-projets dans le domaine des travaux publics tels les marchés, les écoles et les centres sociaux dans les zones les plus déshéritées. L’institution régionale estime que ces projets à haute intensité de main-d’œuvre favorisent la relance de l’emploi et de l’activité économique dans les régions ciblées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4988

Deux otage libérés, quatre de leurs présumés ravisseurs arrêtés

Paris se réjouit de la libération contre rançon du coopérant français Jean-Michel Maurin
Vendredi 2 mai 2008,
Radio Kiskeya
Quelques heures après la libération d’un otage français, Jean-Michel Maurin, au bout d’une semaine de séquestration, quatre de ses présumés ravisseurs ont été interpellés, a annoncé vendredi à la presse la Police Nationale.
"Nous avons interpellé 4 personnes dans la maison où le Français Jean-Michel Maurin a été séquestré et nous avons récupéré une arme à feu", a affirmé le commissaire François Dossous, responsable de la cellule contre enlèvement, joint par l’AFP.
Pour sa part, le commissaire de Pétion-ville (banlieue est), Francène Moreau, a indiqué à Radio Kiskeya que les agents de la PNH ont appréhendé Mme Manicia Donny, au moment de l’intervention ayant permis la libération jeudi soir du ressortissant français et d’une deuxième otage, Barbara Paul. La dame vivait dans la maison ayant servi de cachette aux malfaiteurs à Marlique, une section communale de Pétion-Ville.
Le commissaire précise que le présumé chef du gang, Mario André, tout comme deux de ses comparses, Wilson et Marc ainsi connus faisaient l’objet d’un avis de recherche.
Fonctionnaire français originaire de la Guadeloupe, Jean-Michel Maurin, a été remis en liberté après sept jours de captivité. Travaillant pour l’Agence française de développement depuis février dernier, il est en détachement au ministère des travaux publics.
Ses ravisseurs, qui l’avaient kidnappé à sa sortie d’un restaurant à Pétion-Ville, réclamaient une rançon de 500.000 dollars, puis de 200.000. Il avait été finalement libéré jeudi soir contre un montant de moins de 10.000 dollars
Quant à Mme Paul, une ressortisante haïtienne, aucune information n’était disponible sur la durée de sa séquestration.
L’ex-otage a été remis aux responsables de l’ambassade de France à Port-au-Prince, a déclaré le commissaire Dossous.
A Paris, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s’est réjoui dans un communiqué de la libération de son compatriote.
D’autre part, le sort d’un fonctionnaire haïtien du ministère des affaires sociales, enlevé mercredi à Port-au-Prince, restait inconnu vendredi.
Une nette tendance à la reprise des enlèvements crapuleux est observée depuis plusieurs semaines dans la capitale haïtienne et ses environs. Malgré la multiplication des interventions des forces de l’ordre, les gangs restent très actifs dans plusieurs quartiers. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4990

Nouvelle croisade de Jesse Jackson en faveur d’Haïti

Le militant noir américain s’associe à la municipalité de New York pour venir en aide aux haïtiens pauvres
vendredi 2 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le pasteur noir américain Jesse Jackson, qui revient d’une visite de solidarité de trois jours en Haïti, s’est joint vendredi aux membres du conseil municipal de New York pour demander aux newyorkais d’envoyer de l’aide humanitaire aux haïtiens qui, dans leur majorité, ne peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires.
Selon la radio publique internationale de New York WNYC, l’activiste a également rencontré les représentants de New York au Congrès des Etats-Unis afin de les porter à s’engager dans des solutions à long terme à la crise haïtienne.
Interrogé par la station américaine, Jackson a estimé que la prévention de la famine en Haïti constituait une "obligation morale", mais aussi un élément important pour la sécurité intérieure des Etats-Unis. Il a insisté sur le fait que les gens exposés à l’extrême pauvreté peuvent être manipulés ert exploités.
Dans l’immédiat, les haïtiens ont besoin de riz, d’haricots, d’huile de cusine et d’eau, a fait savoir le révérend ajoutant qu’à long terme, ils nécessiteront le soutien des législateurs américains. Dans cette optique, il a rappelé les besoins exprimés par le Président René Préval au cours de son séjour à Port-au-Prince : l’aide à la lutte contre le trafic de drogue, l’annulation de la dette externe d’Haïti et l’attribution du statut temporaire protégé (TPS) aux illégaux haïtiens vivant sur le territoire américain.
Jesse Jackson a rappelé que beaucoup de familles haïtiennes dépendaient des transferts de fonds en provenance des Etats-Unis.
Pour sa part, le coingresseman Charles Rangel (démocrate/New York), président de la puissante commission des voies et moyens de la Chambre des Représentants s’est engagé à lutter en faveur d’une deuxième version plus étendue de la loi HOPE qui permettra à l’industrie haïtienne de la sous-traitance de bénéficier d’avantages supplémentaires dans l’exportation aux Etats-Unis de produits textiles et de pièces d’automobile.
Enfin, Mathieu Eugène, premier américain d’origine haïtienne à siéger au conseil municipal de New York, est en train d’organiser une caravane dans cinq écoles de la Big Apple en vue de collecter de la nourriture en faveur des haïtiens confrontés à l’insécurité alimentaire spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4989

vendredi 2 mai 2008

Le PAM lance un appel de 54 millions de dollars pour son plan de stabilisation en Haïti
Objectif : fourniture de denrées alimentaires à plus de 2,3 millions d’haïtiens d’ici fin 2008
vendredi 2 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM), Pedro Medrano, a quitté jeudi Haïti en dévoilant les grandes lignes du plan de stabilisation proposé par l’agence pour venir en aide aux populations vulnérables touchées par la flambée des prix alimentaires.
« Le plan envisage non seulement de maintenir les interventions existantes d’aide alimentaire, mais également de les renforcer, en mettant l’emphase sur les programmes sociaux et nutritionnels venant en aide aux plus démunis. Cette aide permettra la fourniture de denrées alimentaires à plus de 2,3 millions d’haïtiens d’ici fin 2008 », a indiqué Pedro Medrano.
Pour réaliser ce plan, qui a été élaboré avec les autorités et les bailleurs de fonds, le PAM lance un appel de 54,1 millions de dollars qui serviront à poursuivre les activités en cours touchant 800.000 bénéficiaires. Ce fonds servira aussi à réaliser la distribution à court terme d’une aide alimentaire auprès des communautés les plus touchées par la hausse vertigineuse des prix alimentaires.
Haïti importe plus de la moitié de sa nourriture, dont 80% du riz qu’elle consomme. La production alimentaire nationale ne couvre que 43% des besoins de la population. Environ 47% des Haïtiens souffrent de carences alimentaires, et 9% des enfants soufrent de malnutrition aiguë, un chiffre qui a doublé depuis l’an 2000. (Communiqué du PAM)
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4987

La société civile rejette les modifications dans la loi électorale

Les membres de la commission justice et sécurité du sénat se sont entretenus hier avec les représentants des organisations de la société civile lesquels ont exprimé leurs inquiétudes en raison des modifications apportées dans le projet de loi électorale. Les dirigeants de L’Initiative de la Société Civile (ISC), de la Plate forme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH), du Centre Oecuménique des Droits Humains (COE), du Réseau National de Défense des Droits Humain (RNDDH), de la Commission Justice et Paix et du Conseil National d’Observation Electorale estiment entre autre que la Cour de Cassation ne doit pas être la dernière instance de recours en matière de contentieux électoral. Ils dénoncent également la mise sous tutelle de l’observation électorale et la suprématie de la commission de garantie électorale sur le Conseil Electoral Provisoire.
Le directeur de l’Initiative de la société Civile (ISC), Rosny Desroches, condamne la décision des parlementaires d’accorder d’énormes pouvoirs à la commission de garantie électorale. " Il s’agit de modifications intéressées parce qu’on peut exercer des influences sur des membres d’une structure non prévue par la constitution", dit-il qualifiant de superflu la création d’une commission de garantie électorale.
Le directeur de l’I.S.C. recommande que ces ajouts soient supprimés de la loi électorale étant donné que les partis politiques et les organisations de la société civile n’en avaient pas été informés.
Les membres de la commission sénatoriale ont accueilli favorablement les propositions des représentants de la société civile les invitant à présenter ses remarques à la chambre basse. Le président du sénat indique que les représentants de la société civile doivent avoir des séances de travail avec les députés pour éviter " une navette " du projet de loi entre les deux chambres du parlement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13719

La police haïtienne libère le coopérant français enlevé la semaine dernière

Le coopérant français, Jean Michel Morin enlevé à Pétion-ville, la semaine dernière a été libéré jeudi par la police haïtienne a confirmé le porte parole de la PHN, le commissaire Frantz Lerebours. Une opération réalisée par la cellule contre enlèvement de la PNH dans le quartier de Malick (Pétion-ville ) a permis de libérer M. Morin après 7 jours de séquestration.
Le commissaire Lerebours indique que 4 personnes se trouvant dans le domicile qui servait de lieu de séquestration ont été appréhendées et une arme à feu saisie. " Le coopérant français est en bonne santé, il a été remis à l’ambassade de France à Port-au-Prince", a précisé le porte parole de la Police dans une interview à radio Métropole. Situé dans les hauteurs de Pétion-ville, Malick apparemment ne saurait être considéré comme une localité abritant des lieux de séquestration. " Tous les bidonvilles sont des potentiels repaires pour les bandits", tempère M. Lerebours. En dépit du versement d’une rançon de 8 000 dollars quelques jours après son enlèvement, la victime était toujours retenue dans son lieu de détention. " Les criminels avaient réclamé au début une rançon de 500 000 dollars", révèle M. Lerebours. Ce comportement des criminels avait encouragé les responsables de la cellule contre enlèvement à lancer des recherches soutient M. Lerebours qui invite les coopérants à faire preuve de vigilance. Toutefois le porte parole de la P.N.H. renouvelle la détermination des forces de l’ordre à combattre le kidnapping. Jean Michel Morin avait été dépêché auprès du Ministère des Travaux Publics par l’Agence Française de Développement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13721

UNE EOLIENNE POUR TOUT LE MONDEDES EOLIENNES POUR HAITI

Pouvoir produire soi-même 60 pour cent de ses besoins pour certain est une bonne action en plus. Pour d’autres c’est justement une solution envisageable pour ne pas avoir à faire une croix sur la disponibilité en électricité.
Haïti fait partie des ces pays qui possèdent des sources d’énergie alternative (énergie solaire, éolienne). Cependant les foyers dans les grandes villes bénéficient de l’électricité que de façon sporadique. Ainsi, la pratique nous montre qu’il ne suffit pas d’avoir de belles plages pour attirer les touristes. Donc on peut facilement mourir de soif au bord de la fontaine.
J’ai suivie sur les ondes de France Info mardi dernier les éloges et la satisfaction d’un Monsieur qui présentait et qui parlait de cette éolienne présentée à Milan par un créateur français. D’après les informations retransmises cette éolienne à un prix plus qu’abordable serait d’une utilisation d’une déconcertante facilité.
JE me suis tout de suite posé la question à savoir si une éolienne maison ne serait pas une solution à proposer aux haïtiens.
C’est dans ce but que je vous présente cet article…lu sur internet…
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Philippe Starck présente à Milan une éolienne pour M. Tout-le-monde
AFP - Mardi 29 avril, 20h30
MILAN (AFP) - Le designer français Philippe Starck présente à Milan le prototype d'une éolienne de petite dimension, "abordable et démocratique", destinée à M. Tout-le-Monde et qui peut être installée dans un jardin, voire sur une terrasse.
"Cette éolienne individuelle, abordable et démocratique", comme la définit lui-même le designer, a été conçue en collaboration avec le groupe italien Pramac, un fabricant de groupes électrogènes traditionnels, récemment réorienté sur les énergies renouvelables.
Ressemblant à un fouet de cuisine, épuré en polycarbonate avec moteur intégré, l'objet est remarquable par sa simplicité.
"J'ai pu faire une éolienne quasiment invisible, car on n'en voit que les reflets. C'est une sculpture moderne assez étonnante", a raconté le designer dans un entretien lundi au quotidien français Le Figaro.
"Réalisée dans un matériau ultra-léger, reliée à un accumulateur, qui produit de l'énergie électrique, elle est très facile à utiliser. Et devrait être commercialisée dès septembre prochain", a déclaré à l'AFP Michelangelo Giombini, du magazine de design "Interni", organisateur de Green Energy Design.
Cette manifestation réunit jusqu'à mercredi divers projets de design autour du thème des énergies durables, dont le prototype de cette éolienne.
"L'idée, c'est de donner à tous la possibilité de produire sa propre énergie, comme lorsqu'on installe des panneaux solaires sur le toit de sa maison. Mais dans le cas de cette éolienne, produire sa propre énergie devient encore plus facile, car le prix en est beaucoup plus abordable et l'installation en est toute simple. il suffit d'avoir un bout de jardin ou même une terrasse", poursuit l'organisateur.
"En fonction de sa taille - il y en a six-, elle traite entre 10 à 60% des besoins énergétiques individuels. Et elle vaut entre 300 et 400 euros", a précisé Philippe Starck au Figaro.
Le designer, qui a suscité un grand intérêt à Milan avec sa dernière invention, travaille également sur de nombreux autres projets au sein du "département de haute technologie pour la démocratisation de l'énergie", qu'il a créé il y a quelques mois avec l'italien Pramac: des bateaux totalement solaires à la voiture électrique en passant par des panneaux photovoltaïques transparents.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080429/tsc-italie-france-energie-environnement-c2ff8aa.html

jeudi 1 mai 2008

Un garde du corps d’un député de la 48ème législature tué à Port-au-Prince

La lutte contre la corruption à la Chambre basse expliquerait ce meurtre, selon des députés qui se disent « en danger »
jeudi 1er mai 2008,
Radio Kiskeya
Un garde du corps du député Joseph Joël Louis de Savannette (Centre, élu sous la bannière du parti politique KONBA), a été tué dans des circonstances non encore élucidées, a annoncé mercredi le parlementaire, précisant que le corps de l’agent de sécurité dont il n’a pas révélé l’identité, a été retrouvé vendredi soir par des casques bleus de l’ONU dans l’aire de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Joseph Joël Louis et son collègue Jean Limonji de Petit-Goâve (Ouest, Alliance), ont établi un lien quasi direct entre ce meurtre et des menaces dont certains députés sont l’objet depuis quelque temps « en raison de leur détermination à lutter contre la corruption au niveau de la Chambre basse ». Ils disent en ce sens faire partie de ce groupe de députés dont la vie est en danger. Les autres députés concernés sont Cholzer Chancy, Levaillant Louis-Jeune et Steven Benoît, ajoutent-ils.
Faisant état d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière en un lieu qu’il n’a pas précisé, le député Louis a affirmé, sur un ton accusateur, que « le corps de sécurité interne du parlement est placé sous le contrôle direct du président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, qui ne saurait ne pas être au courant des menées de cette structure ». Le député Limonji est allé plus loin, accusant des députés et des employés du parlement d’être à l’origine des menaces.
Le député Joseph Joël Louis a annoncé sa décision d’exposer formellement la situation au président de la Chambre basse dans une correspondance qu’il devrait tantôt lui adresser. Dans l’intervalle, compte tenu du meurtre sur la personne de son garde du corps, il affirme avoir adopté toutes les dispositions en vue de se défendre et de protéger à la fois ses proches et sa résidence.
Lors du grave incident du mardi 1er avril 2008 à la Chambre basse au cours duquel un député avait fait usage de son arme à feu en pleine séance contre le député de Léogane Anthony Dumond (RDNP), le député concerné, Isidore Mercier (Grande-Anse, RDNP), avait décrit le Palais législatif comme une « véritable jungle » pour justifier le fait que ses collègues et lui portaient leurs armes pendant les séances. L’incident s’était produit au fort d’une vive altercation portant sur de troublants dossiers de malversations au niveau de la gestion financière de la Chambre basse.
Le corps de sécurité interne du parlement avait alors empêché le libre accès de l’appareil judiciaire qui s’était transporté sur place pour dresser le constat s’appliquant à un cas apparent de flagrant délit. Des agents de sécurité de la Chambre des Députés avaient, sur ordre de certains élus, violemment refoulé quatre substituts du commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince qui s’étaient transportés sur les lieux.
Dans de précédentes situations, le même corps avait manifesté sa « toute puissance » en interdisant l’accès du parlement à des policiers armés, clairement identifiés, affectés à la sécurité de certains grands commis de l’Etat. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4986

Les partis représentés au parlement et au gouvernement s’engagent à soutenir le premier ministre désigné Ericq Pierre, selon Victor Benoît (Fusion)

Efforts en cours en vue de la création d’une majorité parlementaire en sa faveur
jeudi 1er mai 2008,
Radio Kiskeya
Les chefs des partis politiques représentés au parlement et au gouvernement se sont engagés mardi à soutenir le premier ministre désigné Ericq Pierre et à contribuer à la création d’une majorité parlementaire indispensable à sa ratification et à son programme de gouvernement, au terme de deux « rounds » de discussions lundi et mardi, d’abord avec le chef de l’Etat, puis avec ce dernier et le premier ministre désigné.
Le président de la Fusion des Sociaux démocrates haïtiens (membre de l’Internationale Socialiste), le professeur Victor Benoît, a confirmé mercredi cet engagement dans une interview accordée à Radio Kiskeya. « Aucun des chefs de partis présents n’a manifesté d’hostilité vis-à-vis de M. Pierre qui, pour moi qui le connais depuis déjà fort longtemps, est à la fois démocrate et compétent », a déclaré M. Benoît.
Deux rencontres des dirigeants de partis, lundi avec le chef de l’Etat et mardi, encore avec le président René Préval, mais aussi avec le premier ministre désigné, ont servi à éclaircir bien des points, a fait savoir M. Benoît, mettant l’accent, à la fois, sur des modifications à apporter au Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), des dispositions à adopter en vue de garantir la sécurité alimentaire et la sécurité des citoyens, etc…
En ce qui concerne les démarches à effectuer en vue de la création d’une majorité parlementaire favorable à la ratification et au programme du premier ministre désigné, M. Benoît a souligné le fait par les dirigeants politiques ayant pris part aux deux rencontres (Alliance, Organisation du Peuple en Lutte, LESPWA, Fanmi Lavalas, Fusion, Union) d’avoir décidé de soumettre aux parlementaires élus sous leur bannière un document d’engagement.
Les dirigeants de ces partis ont affirmé pouvoir déjà compter sur plus d’une soixantaine de députés (sur 99) pour faciliter le passage du premier ministre désigné à la Chambre basse, indique le président de la Fusion. Des efforts doivent encore être déployés en vue de rendre fonctionnelle cette « majorité », a-t-il ajouté. La Plate-forme présidentielle LESPWA a souligné l’acceptation de tous les parlementaires élus sous sa bannière du choix fait par le chef de l’Etat. La Fusion s’est pour sa part assurée de l’engagement des membres du bloc parlementaire « Sociaux-démocrates et Alliés », à l’exception de quatre d’entre eux, précise Victor Benoît.
Il a beaucoup été question de programme et de choix stratégiques au cours de ces rencontres où la formation du gouvernement et le type de coalition politique qui sera éventuellement retenu, n’ont pas été abordés. Par contre, Ericq Pierre s’est engagé à en débattre avec le chef de l’Etat et à en discuteur par la suite avec les partis politiques, a indiqué M. Benoît.
Si la ratification du nouveau premier ministre parait quasiment acquise au Sénat où de nombreux parlementaires se sont déjà montrés ouvertement en sa faveur, à la Chambre basse les choses pourraient s’avérer plus difficiles. La Coalition des Parlementaires Progressistes (CPP) qui réunirait 53 députés, semble vouloir faire preuve d’intransigeance vis-à-vis de M. Pierre, notamment en ce qui concerne l’absolue conformité de son dossier aux exigences de la Constitution pour qu’il devienne premier ministre. L’une de celles-ci concerne la résidence au pays du premier ministre désigné pendant 5 années consécutives.
Des membres du bloc parlementaire CCP ont aussi publiquement exprimé leur appréhension de l’éventuel manque de connaissance du milieu de M. Pierre, vu qu’il a longtemps vécu à l’étranger.
D’autres ont clairement exprimé leurs craintes quant à son éventuelle appartenance au courant néo-libéral vu qu’il vient de Washington et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Lors de sa rencontre avec les dirigeants politiques, Ericq Pierre a évoqué la question, établissant la différence existant entre le Fond Monétaire International (FMI) et la BID, mettant l’accent sur la nécessité de la présence d’haïtiens au sein de cette dernière en vue de faciliter le déblocage de fonds, a précisé M. Victor Benoît. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4985

Crise alimentaire : l’USAID accorde 240 millions de dollars à 10 pays dont Haïti

Une assistance d’urgence de plus en vue d’atténuer la flambée des prix alimentaires
mercredi 30 avril 2008
Radio Kiskeya

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) a annoncé mercredi un don supplémentaire de 240 millions de dollars en faveur d’une dizaine de pays pauvres en situation de crise alimentaire, parmi eux Haïti.
Selon un communiqué rendu public à Washington et relayé par EFE, ces fonds sont destinés à des programmes d’assistance urgente en Haïti, mais aussi au Zimbabwe, en Ethiopie, en Afghanistan, au Kénya, au Bangladesh, en Somalie, en Mauritanie, en Ouganda et au Soudan.
La distribution de l’aide sera assurée par le Programme alimentaire mondial (PAM) et des organisations privées à but non lucratif.
Devant l’extrême gravité de la situation dans ces pays, le Président George W. Bush avait ordonné le 14 avril dernier au ministère américain de l’agriculture d’utiliser une partie du fonds humanitaire Bill Emerson à des fins d’assistance alimentaire à l’étranger. Quelque 200 millions de dollars ont été consacrés à cette initiative et l’USAID s’était engagée à fournir 40 millions supplémentaires dans le but de minimiser les effets dévastateurs de la rareté et de la cherté des denrées alimentaires dans les pays les plus vulnérables.
Le communiqué de l’USAID précise que la nouvelle enveloppe de 240 millions de dollars porte à 1,360 milliard de dollars le montant mobilisé depuis octobre dernier par l’agence au profit d’interventions d’urgence dans le monde.
L’escalade des prix de l’alimentation avait provoqué début avril une flambée de violences en Haïti et la chute du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à la suite d’une mobilisation sociale colossale contre la politique économique néolibérale de son gouvernement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4981

Le Sénat chilien appelé à proroger le mandat des casques bleus en Haïti

Estimant le travail de la MINUSTAH indispensable, l’Exécutif dirigé par Michelle Bachelet souhaite le maintien au moins jusqu’en été 2009 du bataillon chilien déployé en Haïti
mercredi 30 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le gouvernement de la Présidente Michelle Bachelet a demandé mercredi au Sénat chilien d’approuver le maintien pour une année supplémentaire des troupes chiliennes déployées en Haïti en raison du rôle "indispensable" de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) à laquelle elles appartiennent.
Selon des sources parlementaires contactées à Santiago par l’agence espagnole EFE, les commissions des relations extérieures et de la défense de la Chambre haute analyseront la demande de l’Exécutif avant le vote final de l’assemblée.
L’actuel mandat des casques bleus chiliens court jusqu’à la fin du mois de mai. Une réponse favorable des Sénateurs les autoriserait à poursuivre leur mission en Haïti jusqu’au 1er juin 2009.
"Le travail de la composante militaire de la mission qui consiste à créer un environnement sûr et stable se concrétise dans le cadre de l’effort multinational pour lequel notre pays a reçu des manifestations de reconnaissance au plus haut niveau tant de la part des autorités haïtiennes que de l’Organisation des Nations Unies", affirme le gouvernement chilien dans le texte introduisant la demande de prorogation du mandat de son contingent. Il rappelle que cet engagement s’inscrit dans une "politique de participation nationale" aux opérations de maintien de la paix sous mandat onusien.
Depuis 2004, le Chili compte en Haïti un bataillon d’environ 600 officiers et soldats.
A dominante latinoaméricaine, la MINUSTAH est composée de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4984

Le Sénat invite le Premier ministre désigné à faire le dépôt de ses pièces

La commission de ratification est prête à "décréter la permanence", selon le président du Sénat, Kelly Bastien, qui souligne l’urgence de la situation ; des Députés très hostiles à Ericq Pierre
mercredi 30 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat, Kelly Bastien, a annoncé mercredi avoir transmis au Premier ministre désigné, Ericq Pierre, une lettre de la commission spéciale de ratification l’invitant à faire le dépôt de ses pièces dans le meilleur délai.
Le Dr Bastien indique avoir acheminé immédiatement la lettre à son destinataire afin de le porter à soumettre sans tarder ses pièces à la commission. Parmi les documents exigés, il a notamment mentionné le passeport de l’intéressé, son acte de naissance, son attestation de résidence et sa déclaration définitive d’impôts.
Le président du Sénat affirme que les membres de la commission chargée de l’analyse des pièces sont prêts à siéger en permanence compte tenu de la nécessité de doter rapidement le pays d’un nouveau gouvernement légitime en remplacement de celui de Jacques-Edouard Alexis.
Jeudi 1er mai, fête de l’agriculture et du travail, étant un jour chômé, le Sénat s’attend à ce que Monsieur Ericq Pierre remplisse les formalités administratives nécessaires dès le plus prochain jour ouvrable, soit vendredi. Les pièces une fois disponibles, la commission sénatoriale de sept membres présidée par Michel Clérié enclenchera le processus de ratification du probable successeur d’Alexis, mis hors-jeu par le Sénat depuis le 12 avril.
Entre-temps, des réactions d’hostilité à la désignation de Pierre continuent à être enregistrées à la Chambre basse. Les Députés David Génesté (Alyans/Cayes/Ile-à-Vaches) et Hugues Célestin (Lespwa/Limonade-Quartier Morin) ont estimé mercredi que le candidat avait très peu de chance d’accéder à la Primature, n’hésitant pas à le qualifier de "produit importé". Furieux contre le Président René Préval à qui il reproche sa préférence têtue pour Ericq Pierre, onze ans après une première tentative infructueuse, les deux parlementaires se demandent si le pays souffre d’une carence de cadres.
Depuis sa désignation dimanche, Ericq Pierre, 63 ans, agronome et représentant d’Haïti et de l’Argentine au conseil d’administration de la Banque interaméricaine de développement (BID), n’a cessé de multiplier les consultations politiques afin de renforcer ses chances de réussir un difficile examen de passage au Parlement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4983

mercredi 30 avril 2008

Ericq Pierre entame des contacts avec les parlementaires

Ericq Pierre a entamé des consultations avec les parlementaires 24 heures après sa désignation officielle comme premier ministre. M. Pierre a eu hier mardi une première séance de travail avec le groupe des 16 sénateurs majoritaires et a rendu visite au groupe Concertation des Parlementaires Progressiste (CPP), groupe majoritaire à la chambre basse.
Avec les sénateurs, le premier ministre a débattu de plusieurs sujets dont les dispositions pour résoudre la crise alimentaire. Le sénateur Youri Latortue affirme qu’au cours de la rencontre des propositions relatives à la subvention des prix des produits alimentaires ont été formulées.
D’autres thèmes tels la réhabilitation des infrastructures et le renforcement de la sécurité publique ont été abordés lors de cette rencontre. " La réhabilitation des infrastructures est liée à la relance de la production agricole nationale", fait remarquer Youri Latortue pour qui cette rencontre est la première démarche dans la recherche d’un calendrier d’exécution des actions du gouvernement.
Le premier ministre désigné n’a pu faire hier mardi qu’une visite de courtoisie aux membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) en attendant une rencontre formelle.
L’un des portes parole du CPP, le député Levaillant Louis Jeune, affirme que les élus ont analysé le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) qui constituera l’essentiel du programme du gouvernement de M. Pierre.
Les membres du CPP souhaitent une certaine modification du DSNCRP ce qui ne déplait pas au premier ministre désigné. Le député Levaillant Louis Jeune annonce toutefois que les élus appliqueront à la lettre les prescrits constitutionnels en ce qui a trait au dossier du premier ministre qui sera analysé par une commission spéciale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13716

Le Canada accorde 10 millions de dollars a Haiti par le biais du PAM

Le gouvernement canadien a annoncé mercredi une augmentation de 50 millions de dollars canadiens son aide alimentaire pour la porter à 230 millions cette année, en raison de la crise alimentaire mondiale.
La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, en a fait l’annonce ce matin à Ottawa en compagnie du secrétaire d’État à l’Agriculture, Christian Paradis. Des sommes annoncées, 45 millions dollars sont destinés au Programme alimentaire mondial (PAM), dont une tranche de 10 millions dollars pour Haïti. Cinq millions iront à la Banque de céréales vivrières du Canada, une organisation non gouvernementale canadienne active à l'étranger. « Avec l'ajout de 50 millions $ et le fait que notre aide ne sera plus liée, le Canada répond à l'impact dévastateur de la hausse des prix de la nourriture sur les populations les plus vulnérables du monde», a déclaré Mme Oda. L'aide pour Haïti va permettre de nourrir plus de 350 000 Haïtiens, plus particulièrement des groupes vulnérables comme les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. 10 de ces 50 millions de dollars seront consacrés directement à Haïti, où les pénuries alimentaires et les besoins sont particulièrement criants. Cet argent sera destiné spécifiquement aux femmes enceintes et aux jeunes enfants haïtiens, selon la ministre Oda.
Cette semaine, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé un vibrant appel à la mobilisation des pays riches pour trouver une solution à la crise alimentaire qui sévit déjà dans certains pays pauvres. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13718

La crise alimentaire, préoccupation du congrès américain et de Jesse Jackson

La chambre des représentants des Etats-Unis a voté hier une résolution demandant au gouvernement de Georges Bush d’œuvrer en faveur de l’annulation de la dette externe d’Haïti.
Le congresman de la Floride Alcee Hastings affirme que la résolution demande au secrétaire d’état du Trésor de travailler de concert avec les institutions financières internationales pour que la dette d’Haïti, un des pays les plus pauvres soit annulée. Selon Alcee Hastings ce vote un pas important dans le cadre des efforts visant à soulager les pays sous développés et endettés.
Cette résolution de la chambre des représentants intervient alors que Jesse Jackson a bouclé une visite de 72 heures dans la capitale haïtienne. Lors d’un point de presse avant son départ, le pasteur Jackson a renouvelé sa détermination d’œuvrer dans le cadre des efforts visant à trouver une solution à la crise alimentaire en Haïti. " Nous voulons lancer la mobilisation pour freiner le trafic de la drogue, encourager la ratification de Hope 2, favoriser l’octroi du statut temporaire aux réfugiés haïtiens et contribuer à l’annulation de la dette externe d’Haïti", ajoute t-il.
Selon M. Jackson les organisations internationales doivent réintégrer Haïti dans la liste des pays devant bénéficier d’une aide alimentaire pour les enfants. " Il faut des actions en faveur d’Haïti maintenant ", a lancé Jesse Jackson pour qui Haïti doit bénéficier d’une aide humanitaire d’urgence.
Il promet de rencontrer des membres du congrès et des responsables du département américain de l’agriculture afin d’obtenir des tarifs préférentiels pour Haïti en ce qui a trait aux produits alimentaires.
Au cours de sa visite Jesse Jackson a eu des rencontres avec le chef de l’état et des parlementaires. Il révèle que le chef l’état a fait part de ses préoccupations en ce qui a trait au trafic de la drogue qui constitue une source d’instabilité pour Haïti et une menace pour la sécurité des Etats-Unis. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13717

Ratification du Premier ministre désigné : Formation d’une commission spéciale au Sénat

Suscitant depuis sa nomination des réactions controversées, Ericq Pierre a eu au Parlement une réunion de travail avec les Sénateurs du groupe des 16
Mardi 29 avril 2008
Radio Kiskeya
Le processus de ratification du Premier ministre désigné, Pierre Ericq Pierre, a été lancé mardi au Sénat avec la formation d’une commission spéciale chargée de l’examen du dossier du candidat.
Présidée par l’élu de la Grand’Anse, Michel Clérié (Fusion), cette commission de sept membres comprend également les Sénateurs Jean Hector Anacacis (Lespwa/Ouest), Youri Latortue (LAA/Artibonite), Yvon Bissereth (Lavalas/Sud), Ricard Pierre (OPL/Sud-Est), Gabriel Fortuné (Union/Sud) et Evallière Beauplan (Pont/Nord-Ouest).
Le Sénateur Anacacis a averti que la commission se donnera le temps qu’il faudra pour procéder à une analyse minutieuse des pièces que M. Pierre aura à déposer compte tenu des problèmes ayant provoqué en 1997 le rejet de sa candidature.
Désigné par René Préval au cours de son premier mandat, Ericq Pierre avait, en effet, essuyé un échec à la Chambre des Députés pour avoir été dans l’impossibilité de fournir l’acte de naissance de l’un de ses grands-parents.
Visiblement peu favorable au choix du Président René Préval, Jean Hector Anacacis a implicitement reproché au chef de l’Etat de n’avoir pas réalisé autour de la désignation d’Ericq Pierre un large consensus incluant notamment la presse, le secteur privé provincial et la paysannerie.
Pour sa part, le Sénateur Youri Latortue a confirmé la tenue mardi au Palais Législatif d’une réunion de travail entre M. Pierre et les 16 Sénateurs de la nouvelle majorité qui avaient censuré le Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, le 12 avril dernier. L’élu de l’Artibonite a insisté sur la nécessité pour le candidat à la Primature de soumettre à la Chambre Haute un programme économique et social susceptible de répondre aux aspirations profondes de la population.
Depuis sa désignation dimanche, Ericq Pierre n’a cessé de susciter des réactions controversées notamment à la Chambre Basse et dans la classe politique. Ce qui laisse planer le doute sur l’issue du processus de ratification. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4980

Crise alimentaire en Haïti : George Bush de plus en plus pressuré par les congressmen

Cinq Sénateurs démocrates et républicains réclament une aide d’urgence de 60 millions de dollars en faveur Port-au-Prince afin de lutter contre la faim pendant six mois
Mardi 29 avril 2008
Radio Kiskeya
Cinq Sénateurs démocrates et républicains américains, dont Bob Corker du Tennesse, ont appelé mardi le Président George W. Bush à fournir une aide d’urgence d’au moins 60 millions de dollars à Haïti en situation de crise alimentaire, rapporte la presse américaine.
Dans le cadre de cette initiative prise par Corker, membre de la commission des affaires étrangères et de la sous-commission des affaires hémisphériques du Sénat, les élus ont adressé une lettre ouverte au chef de la Maison Blanche pour attirer son attention sur la gravité de la situation qui a été à l’origine de graves bouleversements sociopolitiques en Haïti ces dernières semaines. Ils ont estimé que l’assistance demandée représentait le minimum dont le Président René Préval aurait besoin pour mettre en place un programme contre la faim sur une période de six mois.
"Le peuple américain sait faire preuve de générosité face aux besoins qui se manifestent à travers le monde et il s’agit d’un moment crucial pour nous afin d’étendre encore une fois notre leadership et d’aider Haïti", ont écrit les signataires de la lettre, la deuxième envoyée en une semaine par des congressmen au Président Bush.
"Pour nos voisins haïtiens, il ne s’agit pas seulement d’un effort humanitaire, car cela servira aussi à préserver l’ordre et la stabilité", ont poursuivi les Sénateurs mettant en garde contre "la destruction de tous les progrès réalisés par Préval et d’autres" afin, disent-ils d’assurer "la continuité du processus démocratique en Haïti et la stabilité du gouvernement".
Outre Bob Corker, se sont joints à cette nouvelle démarche auprès de l’administration Bush les Sénateurs Jeff Bingaman (D-Nouveau- Mexique), Tom Harkin (D-Iowa), Bill Nelson (D-Florida) et Mel Martinez (R-Florida).
Par ailleurs, le Représentant démocrate de Miramar (Floride), Alcee Hastings, a une fois de plus pressé mardi George Bush de fournir une aide humanitaire d’urgence Haïti ainsi que d’autres formes d’assistance tout en participant aux efforts visant l’effacement de la dette externe du pays estimée à 1,5 milliard de dollars. Selon le quotidien floridien Sun Sentinel, Hastings s’exprimait lors d’une conférence de presse à Washington en compagnie d’autres membres du Black Caucus solidaires de la cause haïtienne. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4979

Crise alimentaire : Le Brésil offre 200.000 dollars à Haïti

Un nouveau don qui s’accompagne également de l’envoi en Haïti de techniciens agricoles brésiliens qui aideront à la relance de la production rizicole
mardi 29 avril 2008
Radio Kiskeya
Le Brésil a annoncé mardi un nouveau don de 200.000 dollars en faveur des couches les plus nécessiteuses d’Haïti où sévit une grave crise alimentaire avec de sérieuses conséquences sociales et politiques.
Selon un communiqué du ministère brésilien des affaires étrangères relayé par l’Associated Press, outre l’aide alimentaire, des techniciens agricoles spécialisés dans la culture du riz seront dépêchés en Haïti afin d’appuyer la relance de la production agricole nationale.
Brasilia avait déjà envoyé à Port-au-Prince 14 tonnes d’aliments le 14 avril, tout juste après les "émeutes de la faim" accompagnées de vagues de violences qui avaient secoué le pays.
De plus, une contribution de 200.000 dollars avait été accordée au Programme alimentaire mondial (PAM) en vue du renforcement de ses interventions humanitaires en Haïti.
Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva, qui a décidé d’organiser conjointement avec les Nations Unies une conférence d’urgence sur Haïti, effectuera le 28 mai prochain une nouvelle visite officielle à Port-au-Prince après celle de l’été 2004.
Le Brésil est depuis quatre ans à la tête de la composante militaire de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui compte environ 9.000 soldats et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4978

mardi 29 avril 2008

Jackson lance à Port-au-Prince un appel à la solidarité internationale en faveur d’Haïti

Au Palais National, au Parlement et à Cité Soleil, le pasteur afro-américain a promis de multiplier les initiatives contre la crise alimentaire, en faveur de des sans-papiers haïtiens aux Etats-Unis et de l’annulation de la dette d’Haïti
lundi 28 avril 2008,
Radio Kiskeya

Jesse Jackson, a appelé lundi à la solidarité des Etats-Unis et du monde envers Haïti touchée de plein fouet par une crise alimentaire, lors d’une visite de plus de 24 heures au cours de laquelle le pasteur noir américain a eu des entretiens avec le Président René Préval, le président du Sénat, Kelly Bastien et s’est rendu à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince).
Au cours de son passage au Parlement, M. Jackson, arrivé dimanche à la tête d’une importante délégation, a annoncé avoir entrepris des démarches auprès des leaders politiques et religieux américains en vue de permettre à Haïti de recevoir à des conditions préférentielles du riz, d’autres productions céeréalières et de l’huile de cuisine. "Un sac de riz produit aux Etats-Unis coûte 60 dollars et est hors de portée des haïtiens dont 80% vivent avec moins de deux dollars par jour", s’est plaint le célèbre leader afro-américain.
Sur cette même lancée, il a appelé les institutions financières internationales à éliminer la dette externe d’Haïti estimée à quelque 1,5 milliard de dollars. Anisi, le montant du service de la dette qui se chiffre à 70 millions de dollars l’an serait consacré à des investissements dans le domaine des infrastructures, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation au profit des plus pauvres.
D’autre part, le révérend Jackson a exhorté le gouvernement américain et le Congrès (Parlement) à adopter une deuxième version de la loi HOPE (loi d’opportunité haïtienne hémisphérique à travers l’encouragement au partenariat). Une telle initiative, dit-il, aiderait Haïti à créer des milliers d’emplois dans le secteur de la sous-traitance grâce à une exploitation pendant plusieurs années de l’exonération des droits de douane dont bénéficient sur le marché américain les produits textiles et pièces d’automobile frabriqués dans le pays.
Jesse Jackson a aussi réclamé l’extension aux réfugiés haïtiens du droit d’asile accordé aux boat people cubains une fois arrivés sur le territoire américain. Il estime que ce permis séjour est l’un des volets de la "dette morale"qu’ont les Etats-Unis envers Haïti. Il rappelle à ce propos la participation héroïque, en 1776, de soldats haïtiens à la guerre de l’indépendance des Etats-Unis qui permit notamment d’arracher les territoires du Mississipi aux troupes de l’empereur français Napoléon Bonaparte.
Le militant américain et ancien compagnon de lutte du pasteur Martin Luther King en a profité pour dénoncer les folles dépenses militaires de l’administration Bush destinées à soutenir l’effort de guerre en Irak. Il souligne qu’une bonne partie de ces fonds pourrait servir à aider au développement de pays pauvres comme Haïti.
Lors de sa rencontre avec le Président Préval au Palais National, le dirigeant afro-américain a renouvelé son appui aux autorités haïtiennes confrontées à une grave crise alimentaire à l’origine d’une mobilisation sociale violente et de la destitution du premier ministre Jacques-Edouard Alexis. Outre la question des prix des denrées alimentaires, Jesse Jackson a identifié parmi les priorités, l’intensification de la coopération haïtiano-américaine dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic. Il a enfin promis d’écrire aux deux candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre, les Sénateurs Barack Obama et Hillary Clinton, afin de les porter à s’engager vis-à-vis d’Haïti.
M. Jackson a également effectué une tournée dans le bidonville de Cité Soleil pour se rendre compte des conditions infra-humaines dans lesquelles vit la population. Il a notamment visité la mairie, l’hôpital Sainte-Catherine Labouré et s’est entretenu avec des habitants de plusieurs quartiers où il a été chaleureusement accueilli.
La délégation présidée par Jesse Jackson comprend des pasteurs dont les églises comptent des milliers de fidèles haïtiens.
Avant son arrivée à Port-au-Prince, le révérend avait rencontré en Floride de nombreux leaders de la communauté hatiano-américaine et avait fait un véritable plaidoyer en faveur d’Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4977

Un coopérant français retenu 72 heures après son enlèvement

Les ravisseurs de Jean-michel Morin réclament une forte rançon ; les autorités françaises et la police haïtienne mobilisées ; multiplication des rapts à Port-au-Prince
lundi 28 avril 2008,
Radio Kiskeya

Un fonctionnaire français d’origine guadeloupéenne, Jean-Michel Morin, enlevé vendredi à Port-au-Prince, était encore lundi aux mains de ses ravisseurs qui exigeaient une forte rançon contre sa libération, a indiqué la Police Nationale à Radio Kiskeya.
L’otage a été kidnappé au moment où il sortait d’un restaurant à Pétion-Ville (banlieue est), selon le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours. Il s’est refusé à révéler les informations dont les forces de l’ordre seraient en possession afin de protéger la vie de M. Morin encore en captivité.
Pour sa part, le commissaire François Dossous, responsable de la cellule anti-enlèvement de la PNH, a déclaré que le ressortissant français était en bonne forme et pourrait recouvrer la liberté bientôt. "Nous avons pu entrer en contact à plusieurs reprises avec l’otage. Il est en santé", a indiqué le commissaire avant d’ajouter "nous sommes sur la bonne voie, nous avons pris contact avec l’ambassade de France à ce sujet. Nous espérons arriver à un dénouement sous peu".
A Paris, le Quai d’Orsay a confirmé la prise d’otage et son mobile crapuleux en recommandant la prudence dans la conduite de l’affaire. "Nous confirmons qu’un ressortissant français a été enlevé en Haïti. Notre ambassade est en contact avec les autorités haïtiennes. Comme vous le savez, la discrétion s’impose dans ce type d’affaires", a affirmé Pascale Andreani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Dimanche soir, les ravisseurs de Jean-Michel Morin réclamaient une rançon de 200.000 dollars contre 500.000 quelques heures auparavant.
Travaillant pour l’Agence française de développement depuis février dernier, le fonctionnaire était en détachement au ministère des Travaux publics, transport et communications (TPTC).
Par ailleurs, la police a confirmé la libération le 26 avril dans la localité de Douret, à Kenscoff (banlieue est de la capitale) de Marie-Florence Roy Daniel, 67 ans, une femme issue d’une importante famille du secteur privé des affaires qui avait été enlevée chez elle. Le porte-parole, Frantz Lerebours, précise que six individus dont le demandeur de rançon et le gardien de l’otage ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce rapt. Grâce à une descente policière dans l’une des maisons du quartier, Mme Roy Daniel, kidnappée le 24 avril et sévèrement ligotée par ses ravisseurs, avait pu retrouver sa famille.
Dans le but évident de brouiller les pistes, les ravisseurs avaient forcé la sexagénaire à marcher pendant plus de quatre heures pour finalement la séquestrer à quelques mètres de sa résidence.
Une nette tendance à la reprise des rapts est observée et des cambriolages nocturnes suivis d’enlèvements sont devenus très fréquents dans des zones résidentielles ou de villégiature comme Kenscoff. Une fillette enlevée dans cette commune le 23 avril dernier par des inconnus armés alors qu’elle se trouvait chez ses parents allait être remise en liberté contre rançon trois jours plus tard.
Malgré de nombreuses opérations policières menées en vue de les neutraliser, des gangs continuent à opérer dans différents secteurs de Port-au-Prince sur lesquels plane le spectre du kidnapping. spp/Radio kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4976

Des sénateurs sont opposés à l’application d’une politique néolibérale

Le président du sénat, Kelly C. Bastien, affirme que les programmes préparés par le FMI sont l’une des causes de l’aggravation de la pauvreté dans le monde. Tout en rappelant qu’Ericq Pierre devra travailler dans le cadre du DSNCRP adopté par les partis politiques, le sénateur Bastien qu’il y a une ligne médiane entre le néolibéralisme et le nationalisme. Tandis qu’il met en évidence les vertus de la bonne gouvernance, critère des institutions financières internationales, Kelly Bastien dénonce la privatisation. Le sénateur Bastien se prononce pour des mesures de redressement en vue de rentabiliser les entreprises publiques. Toutefois, le président du sénat souligne que le budget de la république dépend en grande partie de l’aide de la communauté internationale. Il propose donc la formule ; privilégier les intérêts nationaux sans pour autant s’écarter de la communauté internationale. De son coté, le sénateur Youri Latortue, l’un des portes parole du groupe des 16 sénateurs majoritaires, prête des intentions néolibérales à Ericq Pierre, fonctionnaire de la Banque Interaméricaine de développement. " J’espère qu’il ne restera pas figé dans ses convictions néolibérales", lance le sénateur Latortue pour qui la priorité est de trouver une solution à la crise alimentaire. Le sénateur Latortue rappelle que les haïtiens réclament un moratoire sur la dette et l’utilisation de ressources pour réaliser des projets sociaux. Pour sa part, la sénatrice Evelyne Chéron (Fanmi Lavalas) estime que Ericq Pierre a la compétence nécessaire pour exercer cette fonction. " M. Pierre a beaucoup de courage pour accepter ce poste parce que le pays est à la dérive", ajoute-t-elle. Interrogée sur l’application d’une politique néolibérale, Evelyne Chéron croit qu’il faut adopter un plan national élaboré par les haïtiens. Outre les partis politiques, les représentants de la société civile devraient prendre part aux négociations pour la formation du gouvernement indique-t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13714

Un coopérant français enlevé en Haïti

Un fonctionnaire français, qui travaille pour l'Agence française de développement, auprès du gouvernement haïtien a été enlevé durant le week end, rapporte le Quai d'Orsay."Nous confirmons qu'un ressortissant français a été enlevé en Haïti. Notre ambassade est en contact avec les autorités haïtiennes. Comme vous le savez, la discrétion s'impose dans ce type d'affaires", a déclaré Pascale Andreani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Les ravisseurs demanderaient une forte rançon pour le ressortissant français, dont l’identité n’a pas été révélée.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13712

Le président de la chambre basse accueille favorablement la désignation d’Ericq Pierre au poste de Premier ministre

Le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, estime que Ericq Pierre a la compétence nécessaire pour appliquer le document de Stratégie Nationale pour la croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), qui sert de programme économique du prochain gouvernement. Tout en admettant que ce document reste muet sur certains aspects tel la sécurité sociale, le député Jean Jacques croit qu’il peut permettre de lancer le processus de développement national.
Le président de la chambre basse révèle que le nom d’ Ericq Pierre, le seul proposé par le chef de l’état, a été accepté immédiatement par les présidents des deux chambres. " Je connais Ericq Pierre depuis longtemps et on a toujours discuté des problèmes de la nation", dit-il précisant que cet agronome a eu un parcours honorable.
Interrogé sur les chances de ratification du premier ministre désigné, le député Jean Jacques fait remarquer qu’il revient à M. Pierre de convaincre les parlementaires. " Il devra répondre aux questions des élus parce que l’assemblée est souveraine", argue t-il.
En ce qui a trait au rejet de la candidature de M. Pierre en 1997, le président de la chambre basse rappelle qu’il y a eu erreur d’orthographe dans le nom. " Il y a eu Erick et Ericq dans certains documents et je crois qu’il a déjà fait des corrections en ce sens", explique M. Jean Jacques.
Selon le président de la chambre basse, les consultations du chef de l’état avec les dirigeants des partis politiques avaient pour objectif de définir une majorité pouvant garantir le bon fonctionnement de la coalition. " Les directoires des partis avaient pour mission de mettre de l’ordre dans leurs blocs parlementaires ", rappelle t-il.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Pierre Eric Jean Jacques a soutenu que les acteurs politiques ont convenu des urgences et des mécanismes à mettre en place pour répondre aux attentes de la population. " La nourriture, le travail et les soins de santé sont les priorités ", dit-il rappelant que des ressources sont disponibles pour relancer la production agricole nationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13713

Ericq Pierre appelle à la concertation pour relever le défi

Le premier ministre désigné, Ericq Pierre, affirme avoir mesuré l’ampleur des difficultés actuelles, mais souligne qu’il accepte d’occuper le poste afin de restituer à Haïti une partie des bienfaits reçus.
Cet agronome de 63 ans, compte 40 ans de vie professionnelle étant tour a tour enseignant, agronome dans les fermes et fonctionnaire de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Se présentant comme un homme de dialogue, M. Pierre dit détenir une expérience dans la résolution des conflits. Cependant il ne se considère pas comme un homme providentiel mais espère un appui du parlement et de la société civile organisée pour accomplir sa tache. " Je n’aspire pas a être un grand chef avec une baguette magique", déclare t-il se disant contre toute forme d’exclusion. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Pierre a fait valoir que le bilan de Jacques Edouard Alexis n’est pas pauvre. Il a mis en évidence les efforts de " M. Alexis lequel a apporté de grandes contributions au pays". Témoignant d’un grand respect pour son prédécesseur, Ericq Pierre dénonce la tentation de " massacre" dans la pratique de la politique en Haïti. Réagissant à son échec par devant le parlement en 1997, M. Pierre croit que sa candidature a été rejetée pour des raisons politiques. " Je dois soumettre mes dossiers au cours de cette semaine", indique t-il soulignant qu’il n’a pas pu retrouver l’acte de naissance de sa grand-mère. Il fait remarquer qu’il n’a pas une nationalité étrangère ni même une résidence aux Etats-Unis. " Ma résidence est en Haïti, j’ai un visa qui me permet de travailler aux Etats-Unis", révèle t-il espérant que ceci permettra aux parlementaires de vérifier qu’il est un haïtien d’origine. En attendant la décision du parlement, Ericq Pierre se dit optimiste rappelant que sa feuille de route est le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). " Ce n’est pas la Bible, c’est un document dynamique qui mérite des ajustements ", ajoute t-il. Interrogé sur l’application d’une politique néolibérale, M. Pierre fait remarquer qu’il revient aux anti-néolibéraux d’identifier les points négatifs dans le DSNCRP. Rappelant qu’il a négocié la réduction de la dette d’Haïti, Ericq Pierre refuse d’être réduit à une étiquette. " Le développement d’Haïti sera haïtien ou ne le sera pas", argue t-il expliquant que les institutions financières internationales ne pourront pas développer le pays à notre place. Par ailleurs, Ericq Pierre promet de gouverner avec et invite chaque haïtien au dépassement de soi. " Le peuple peut se montrer plus grand que ses problèmes ", lance t-il en condamnant les attaques contre les entreprises lors des manifestations contre la vie chère.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13715

lundi 28 avril 2008

Le DSNCRP, servira de programme au prochain gouvernement

Avec quelques ajouts en perspectives, le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) a été retenu comme programme du prochain gouvernement. La quasi-totalité des chefs de file des partis, ayant pris part aux consultations réalisées par le président Préval, ont apporté leur approbation à ce document qui résulte de la participation de tous les secteurs de la vie nationale.
Le dirigeant de l’Alliance Démocratique, Evans Paul, affirme que les rencontres avec le chef de l’état avaient pour objectif de trouver des solutions en vue de répondre aux attentes de la population. " Je suis pour l’application d’une politique économique nationale et solidaire mais qui ne fonctionne pas en vase clos", fait remarquer M. Paul qui évite le terme néolibéral. Il appui le DSNCRP comme base d’un programme économique mais souhaite qu’on y ajoute d’autres points importants tel la réforme agraire.
En plus de la réforme agraire, Micha Gaillard, porte parole de la Fusion, désire qu’on s’engage sur la réforme de l’état. M. Gaillard est totalement favorable à l’adoption du DSNCRP comme noyau du programme du prochain gouvernement.
La position du chef de file de l’Union, Chavannes Jeune, n’est pas différente de celle de la Fusion et de l’Alliance. Cependant M. Jeune fait état des remarques de certains parlementaires de l’Union en ce qui a trait au programme.
De son coté, le président du sénat, Kelly Bastien, affirme que la prochaine équipe gouvernementale appliquera le DSNCRP auquel on ajoutera d’autres priorités telles la réforme de l’état, la sécurité sociale et la réforme agraire. Il rappelle que le secteur privé doit jouer un rôle important dans la croissance économique et plaide pour l’établissement d’un vrai dialogue entre les secteurs privé et public.
Par ailleurs, Kelly Bastien, regrette le retard dans la ratification des accords internationaux par l’assemblée nationale. Il soutient que ceci est lié à la faiblesse des institutions, tout en soulignant que certains accords sont des outils qui devront être utilisés par le prochain gouvernement. " Il y a eu une certaine négligence et nous devons prendre des mesures pour corriger le fonctionnement des commissions", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13707

L’agronome Eric Pierre désigné premier ministre par le chef de l’Etat, René Préval

Confirmation de ce choix par les présidents des 2 Chambres du Parlement haïtien
Dimanche 27 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le président René Préval a fait choix dimanche, en consultation avec les présidents des 2 Chambres du Parlement, de l’agronome Eric Pierre comme prochain premier ministre.
Représentant d’Haïti depuis plusieurs années à la Banque Interaméricaine de Développement (BID), M. Pierre a été désigné par 2 fois à ce poste sous le premier mandat de René Préval (1996-2001) sans avoir jamais pu convaincre à l’époque le parlement. Il en est donc à sa troisième candidature à ce poste, dans un contexte où, de partout, une nouvelle politique économique, différente de l’option néo-libérale, est réclamée en Haïti.
Les présidents des deux Chambres du Parlement haïtien, Kelly Bastien (Sénat) et Pierre Eric Jean Jacques (Chambre des députés) ont confirmé dimanche le choix du chef de l’Etat.
Ce choix résulte d’une série de consultations engagées par le chef de l’Etat avec les partis politiques et les représentants de divers autres secteurs de la vie nationale. Des consultations dont plus d’uns craignaient la durée, tant en Haïti que dans la communauté internationale. Divers représentants de celle-ci, en visite pendant la semaine en Haïti, avaient clairement souhaité que le chef de l’Etat se hâte de choisir un nouveau premier ministre et de former un autre gouvernement.
Outre la question de la vie chère et de la pauvreté, Eric Pierre, s’il est ratifié cette fois-ci et si sa déclaration de politique générale est approuvée par les 2 chambres, devra également faire face à l’insécurité qui continue de sévir dans le pays et qui constitue une véritable menace pour la relance de l’économie et l’afflux d’investissements étrangers. [jmd/RK
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dimanche 27 avril 2008

POURQUOI LES TRAINS BAILLENT QUAND ILS SONT AMOUREUX...Chapitre 1: La bouche des trains

La bouche des trains
La nuit ne devrait pas exister sur les quais des stations. Surtout quand un bébé attaché à un bonnet attend entre les bras de sa mère. Ses yeux suivent mon stylo brillant et je le lui offre. Mais il ne sert pas à grand-chose. Il parle seulement le langage des fleurs plastifiées.
Un train arrive rempli de passagers qui sourient en leur pleuvant des mains au souterrain d’où ils émergent. Et je dois prendre ce même train mais en dans l’autre direction, vers Séville. Je suis dans un village de ceux-là que les gens appelleraient « l’Espagne profonde ». Je l’appelle simplement « mon lieu de travail ». A soixante dix kilomètres de ma ville. Dans une vielle station. Presque entourée uniquement de tant d’obscurité maintenant.
Il est vingt deux heures quinze, il a quelques hommes d’aspect élégant, pour changer, qui discutent au pas de la porte. Sans les regarder, je laisse tomber un court « bonsoir » auquel ils répondent tous. Je m’assoie à l’endroit de toujours en glissant des idées sur un papier, doutant de presque tout.
Il entre accompagné d’autres hommes parés de sérieux. Ses yeux verts m’interrogent sur le livre que j’ai entre les mains. Je parle enthousiaste des idées bouddhistes qui reposent entre les pages du livre. Une confiance sympathique court entre nous deux. Il me demande la permission de s’asseoir en face de moi. Il m’interroge sur ce que je fais dans la vie. Je lui parle de mes cours, de mes élèves, de ma profession. Il me dit qu’il est spécialiste en droit pénal. Qu’il est avocat.
- Que fait un spécialiste en droit pénal dans un petit village perdu entre Cordoba et Séville
- En plus du droit…j’ai un autre emploi. Je suis policier
- Tu es policier ?...- Je ne le crois pas. Je pense qu’il plaisante et je le lui dis. Lui, sérieux, il repousse le pan de l’américaine et me laisse voir son arme. J’ai eu peur par moments et il ajoute :
- C’est clair je pourrais être entrain de plaisanter et je pourrais être un voleur… - il continue à jouer avec les mots – Pourquoi penses tu que le contrôleur ne m’a pas exigé mon billet en passant près de moi ?
- Il pourrait être ton ami…- Mais effectivement le contrôleur ne lui demanda pas le billet en passant et bien entendu ils ne paraissaient pas amis.
Nous continuons à parler d’autres choses. Comme si on était des amis d’enfance. Nous débouchons je ne sais comment, sur la mythologie grecque. Je lui parle de mon ex mari et je me demande pourquoi. Trop de confiance envers un homme que je viens de rencontrer.
Ça ressemble à une délicieuse aventure dans ce wagon de train. Nous rions. Je fais à peine attention à lui. Nous traçons en fait des sujets de conversations et nous plaisantons. Ils n’ont jamais été aussi courts ces quarante cinq minutes que dure le voyage.
Le train commence à bailler. Les bâillements du train ont à voir avec l’amour. Ils extériorisent le plaisir.
Avant de descendre, déjà a Santa Justa, la station de Séville, un de ses compagnons s’approche et dit en riant :
- Maintenant je sais pourquoi tu as troqué notre compagnie pour celle de cette jeune fille. Nous autres nous ne sommes pas aussi attirants…- Je rougis.
Nous descendons du train. Ses compagnons marchent devant et nous sans le planifier , nous marchons lentement.
Effectivement ils se dirigent vers le commissariat. Quand nous remontons le quai il me dit qu’il espère me rencontrer un autre jour. J’acquiesce et nous nous souhaitons bonne nuit.
Le jour suivant je suis arrivé à la station pour prendre le train de 14 :25 avec un libre de mythologie grecque en main.
Ma vie continue. Le travail m’occupe une grande partie de mon temps. Certains me disent que je devrais déconnecter plus souvent. Mais quand je mets mon âme dans ce que je fais je ne peux éviter de m’impliquer jusqu’à certains extrêmes qui ne sont pas toujours corrects.
Les élèves ne viennent pas seulement pour apprendre. Ils charrient des expériences difficiles. Ils viennent en cherchant à s’améliorer dans tous les domaines. Souvent il est difficile de lutter contre tous les avatars qu’ils portent sur leurs épaules. Mais si rien n’est fait, s’ils ne trouvent pas un soutien et uniquement une froide pédagogie je suis sûre que pour la plupart cette amélioration sera très difficile. Je m’occupe d’un groupe d’alphabétisation. Il y a des analphabètes. Dans les pays qui se disent avancés. C’est ce qu’ils disent. Il y a aussi des analphabètes dans des pays plus avancés que l’Espagne. Qui doivent constituer la majorité. Je les ai rencontrés en France, en Allemagne, en Suède…
Dans notre pays le groupe des analphabètes vient spécialement de la génération d’après-guerre, de groupe de migrants, des gens en provenance du tiers monde et de l’ethnie gitane.
Je m’occupe d’un autre groupe qui veut finir les études primaires que pour une raison ou une autre il n’ont pas bouclé à temps. Ce sont généralement des gens plus jeunes qui possèdent un certain degré de connaissance. Avec une meilleure base culturelle. Plus aptes à apprendre.
Il est clair qu’une bonne partie des élèves fréquentent les centres à la recherche de changements. Ils n’ont pas toujours besoin d’un diplôme, ils n’ont pas toujours besoin de lire une lettre. Ils ont besoin d’être écoutés, soignés, établir des relations, changer de sphère. Et nous l’entendons ainsi.
Nous sommes cinq professeurs. Mes compagnons résident dans le village. Ils sont plus aguerris que moi en ce qui à trait à la pédagogie des adultes. Je dirais qu’ils se protègent davantage et qu’ils se mélangent beaucoup moins. Je vis dans ce monde depuis deux ans seulement. J’essaie de m’adapter. Je n’habite même pas sur mon lieu de travail. Je voyage chaque jour trois heures pour aller travailler et pour cela je prends le train. Un moyen de transport que je ne connaissais pas bien à fond avant.
Le train est comme un baguette récemment faite, pleine d’ingrédients rares, riches, nutritifs. Une baguette avec laquelle nous pouvons accompagner d’autres aliments de la vie. Une baguette qui peut en certaines occasions provoquer une certaine montée d’acide.
Et si le train est une baguette fraîchement sorti du four, les différentes stations nous pouvons les considérer comme des boulangeries avec des odeurs, des saveurs, des chaleurs différentes mais communes.
Et comme tout à fait par hasard je ne mange pas de pain. Paradoxe intéressante. Peut-être je devrais. Peut-être je commencerai demain.

Sara Villegas
http://encontreelolimpobajomicama.blogspot.com
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Ce roman reprend les expériences d’une professeur d’Education pour Adultes. Pour arriver à son travail, il prend tous les jours le train. A des heures ou la magie de la solitude s’imprègne d’expériences différentes qui ont marqué la protagoniste.
Note :
Une des multiples facettes de Sara Villegas. De sa plume. De son monde. De sa réalité. Dans un registre plus proche de l’humainement humain; dans son univers il ne pleut point de pingouins, ni les balles de pingpong ni les chapeaux résident dans des casseroles. Loin de ses succulents dialogues avec les dieux bondés de promiscuité amoureuse qui procréent et jettent des sorts à profusion, elle regrette presque de nous inviter à rentrer dans univers moins amusant ou l’amour, le désir côtoient un quotidien fait de réflexions de raison…et d’interdits.

Des centaines de personnes, dont des partisans d’Aristide, commémorent le 26 avril

Le double anniversaire des massacres de 1963 et de 1986 a été l’occasion d’un nouvel appel au retour de l’ex-Président Lavalas
samedi 26 avril 2008,
Radio Kiskeya

Plusieurs centaines de personnes, pour la plupart des partisans de Jean-Bertrand Aristide, ont manifesté samedi à Port-au-Prince à l’occasion de la double commération des tueries commises à la date du 26 avril, en 1963, sous la dictature de François Duvalier et en 1986, sous le Conseil National de Gouvernement du général Henry Namphy.
Selon une dépêche de l’Associated Press, les manifestants, qui ont défilé sans incident dans les rues de la capitale, ont également réclamé le retour de l’ancien Président Lavalas exilé en Afrique du Sud depuis 2004. La Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), qui encadraient la marche, se sont félicitées de son caractère pacifique.
Le 26 avril 1963, "Papa Doc" ordonna l’exécution de plusieurs officiers des Forces Armées d’Haïti dont il soupçonnait l’implication dans un présumé attentat contre son fils et futur Président à vie, Jean-Claude Duvalier, devant son école, le collège Bird, située dans le centre de Port-au-Prince. Le lieutenant François Benoît fut la principale victime de la furie des "Tontons Macoutes". Ses père et mère ainsi que son fils Gérald, âgé seulement de quelques mois, furent notamment massacrés et la maison familiale incendiée.
Ce jour-là, les partisans zélés du régime n’hésitaient pas à abattre tout "ennemi potentiel" en pleine rue.
23 ans plus tard, le 26 avril 1986, à l’issue d’un service religieux organisé à l’église du Sacré-Coeur en mémoire des victimes, une marche commémorative, qui réunissait une foule immense, allait tourner au cauchemar et s’achever dans le sang devant le Fort-Dimanche, l’un des lieux sinistres de la dictature trentenaire. Une dizaine de personnes ont été tuées, certaines par balle, d’autres par électrocution, à l’image de Fred Coriolan, un jeune militant du secteur démocratique. Il était victime de la rupture d’une ligne de haute tension qu’avaient provoquée des tirs des soldats qui étaient placés sous le commandement de feu le major Isidore Pognon, connu pour son cynisme. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4974

Roudolph Henry Boulos intente une action en justice contre Joseph Guyler C. Delva

La citation à comparaître décernée au journaliste le traite de « prévenu non encore détenu »
samedi 26 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le « sénateur en exil Roudolph Henry Boulos » (comme il se désigne lui-même), par l’intermédiaire de ses avocats Samuel Madistin et Jean Gary Rémy, a officiellement introduit vendredi une action en justice contre le journaliste Joseph Guyler C. Delva pour « diffamation, délit de presse, injures publiques et expressions outrageantes » contre sa personne.
Une citation à comparaître transmise à Guyler C. Delva par voie d’huissier l’enjoint, à titre de « prévenu non encore détenu », à se présenter au Tribunal civil de Port-au-Prince dans un délai de 3 jours francs, à partir du 25 avril.
La convocation est assortie d’une requête formelle au Ministère public (le commissaire du gouvernement) pour qu’il condamne M. Delva à 3 ans d’emprisonnement et à 5 gourdes d’amende au profit de l’Etat, conformément aux articles du Code pénal, de la loi du 18 janvier 1929 et du décret du 31 juillet 1986 correspondant aux infractions reprochées au journaliste.
Faisant référence à l’article 9 du Code pénal, les avocats de M. Boulos demandent que M. Delva soit placé pendant 10 ans « sous la surveillance de la haute police de l’Etat ». Ils citent également l’article 28 dudit Code en soutien à leur demande d’interdire Guyler C. Delva d’exercer, pour une durée de cinq (5) années entières et consécutives, ses droits politiques, civils et de famille.
En cas de non-paiement par Delva de l’amende et des frais requis, la requête réclame que soit appliquée contre lui la contrainte par corps (emprisonnement) pour une période supplémentaire d’une année, conformément aux dispositions des articles 36 et 37 du Code pénal.
En plus de ces exigences, Roudolph Henry Boulos et son conseil de défense déclarent se réserver le droit d’exercer ultérieurement une action en dommages et intérêts contre Guyler C. Delva pour les « graves préjudices subis ».
Le délit reproché à Delva par Boulos et ses avocats concernent des déclarations faites dans la presse par ce dernier le 1er avril 2008, dans lesquelles il accuse Roudophe H. Boulos d’avoir menti dans le cadre du dossier de l’Affaire Jean Léopold Dominique/Jean Claude Louissaint, en prétendant avoir répondu à un questionnaire du juge d’instruction. Delva a fait état d’un démenti formel du juge d’instruction Fritzner Fils-Aimé relatif au fait qu’il ait soumis à Boulos un quelconque questionnaire en rapport avec l’affaire Dominique/Louissaint.
Il est également reproché à Delva d’avoir fait état d’une interdiction de départ à l’encontre de Roudolphe Henry Boulos et de n’avoir pas obtempéré à une sommation en date du 2 avril 2008 lui enjoignant de fournir des preuves à l’appui de ses allégations.
Dans les attendus de la citation il est précisé que, « jusqu’aux dénonciations du prévenu Joseph Guyler C. Delva, le requérant (Roudolph H. Boulos) jouissait dans le milieu d’une réputation impeccable ». « Cette réputation lui a valu de bénéficier de la confiance de ses concitoyens du Nord-Est qui l’ont élu 1er sénateur de ce département en 3 tours d’élections ». De ce fait, « seule la justice peut l’aider à recouvrer son honneur, sa dignité et son prestige », indique le document.
Outre Joseph Guyler C. Delva, la citation à comparaître de Roudolph Henry Boulos et de son conseil de défense est adressée au commissaire du gouvernement près le Tribunal de 1ère instance de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, à titre de chef de l’action publique ; au juge d’instruction Fritzner Fils-Aimé, en charge du dossier de l’Affaire Jean Dominique/Jean Claude Louissaint, à titre de témoin ; à Mme Anne Marie Issa, directrice générale de Radio Signal FM et à M. Sony Bastien, directeur général de Radio Kiskeya, les deux à titre informatif sur le fait que les déclarations reprochées à Delva ont bien été diffusées sur les ondes de leurs stations.
La citation ne fait pas référence à d’autres déclarations publiques de Guyler C. Delva contre Boulos, notamment celles relatives à sa citoyenneté américaine. De telles déclarations ont été à l’origine des problèmes rencontrés par Boulos au Sénat qu’il a dû abandonner, tout en se considérant encore comme sénateur du Nord-Est.
Joseph Guyler C. Delva est le principal responsable de l’association « SOS Journalistes » et de la Commission de journalistes chargée d’appuyer les enquêtes sur les cas de journalistes assassinés, créée avec le soutien du gouvernement et de la présidence. Il est également correspondant en Haïti de l’agence de presse britannique Reuters et chroniqueur à Radio Mélodie FM, une station privée de Port-au-Prince.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4973
Commentaires :
Nous continuons malheureusement à penser que les conseillers de Monsieur Le Sénateur Rudolph Boulos ne l’emmènent pas dans la bonne direction. Ils sont entrain de lui forcer à attraper le serpent par la tête. Le cas de Monsieur Boulos pourrait bien servir de détonateur pour impulser une fois pour toutes de vraies réflexions et surtout des actions concrètes autour de la question de la nationalité des haïtiens d’origine nés en terre étrangère, détenteurs d’une nationalité non haïtienne.
Toutes les démarches et la grande majorité des déclarations faites au nom du Sénateur en exile démontrent une tendance à traiter le problème à l’haïtienne. Ce faisant, Monsieur Boulos pourrait être entrain de passer à côté de son destin historique.
Sa démission-retrait du sénat, l’évocation de la volonté de « ses bases » lui demandant de rester , les « viv sénatè Boulos » ne sont que des éléments qui prouvent la négation des conseillers du Sénateur à faire les choses comme si en Haïti aussi pour une fois on était en 2008.
Le problème du terme impropre « Double nationalité » est un vrai problème. Il doit être traité un jour en tenant compte des intérêt de la majorité. Quels intérêts me direz-vous avec raison. Cependant il faut une évaluation qui surpasse les instincts hypocrites des pêcheurs en eaux troubles.Combien de députés sénateurs et directeurs généraux n’ont-ils pas accompagné leurs femmes enceintes aux USA ou au Canada pour « donner une chance » à leurs progénitures moyennant un passeport étranger ?