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jeudi 28 février 2008

« Une fenêtre musicale ouverte sur le monde »

la deuxième édition du Festival International de Jazz de Port-au-Prince se tiendra du 2 au 9 mars à l'Institut français d'Haïti, au Parc Historique de la Canne à Sucre et au Champ de Mars.

Plus d'une dizaine d'artistes et de groupes musicaux haïtiens et étrangers sont sélectionnés cette année : le duo Strakhof/Bauer de l'Allemagne, Clube de Charo do Brasilia du Brésil, Annie Poulain du Canada, Siroco Trio du Chili, Jerez-Texas de l'Espagne, Mimi Jones Band des Etats-Unis, Henri Texier et le Strada Trio de la France, Sacbé du Mexique, le trio Weber/Doran/Amstad de la Suisse, et Jowie Omicil et The Core, Les frères Courtois, Mushy Widmaier, Turgot Théodat, Marc Richard Mirand d'Haïti.

« Le festival s'ouvrira le dimanche 2 mars à partir de 7 heures au Parc Historique de la Canne à Sucre avec Henri Texier et le Strada Trio de la France », a informé Joël Widmaier de la Fondation Haïti Jazz, l'institution coordonnatrice du festival.

Contrairement au Kiosque Occide Jeanty (Champs de Mars) et à l'Institut français d'Haïti où les spectacles seront ouverts, au Parc Historique de la Canne à Sucre les mélomanes paieront 500 gourdes par spectacle pour avoir droit à l'entrée les 2, 7 et 9 mars. Les 3, 4, 5, 6 et 7 mars, le public a rendez-vous à l'Institut français d'Haïti et le 6 mars au Champ de Mars.

Cette année, l'événement qui coûtera une enveloppe de 40 000 dollars américains s'accompagne de deux grandes nouveautés. Il s'agit premièrement des ateliers pour musiciens et amoureux du jazz qui seront animés par des Jazzmen du 5 au 8 mars à la FOKAL et à l'Ecole de musique Ste-Trinité.

Les intéressés sont priés de contacter Pascal au 465-0418. La deuxième grande innovation, les « After Hours », des soirées visant à regrouper les artistes invités autour d'une Jam session dans un cadre chaleureux les 4, 5, 6, 7 et 8 mars à 8h. p.m., au Quartier Latin.
Turgot Théodat, Mark Richard et le trio Weber/ Doran/ Amstad de la Suisse animeront ces soirées.
Née d'une idée de Joël Widmaier, de Paul-Elie Levy, directeur de l'Institut français d'Haïti (IFH), et de l'ambassade du Mexique, le Festival International de Jazz se propose de « promouvoir la culture haïtienne dans sa globalité en revalorisant une de ses composantes essentielles : la musique jazz lit-on dans le document de presse.

Il se veut être à la fois un témoin de la vitalité du jazz haïtien et une porte ouverte sur des formations venues de tout le monde». L'initiative, dès la première édition, a été vite supportée par d'autres institutions : le ministère de la Culture et de la Communication, la Fondation Françoise Canez Auguste, la radio Métropole, L'Institut français d'Haïti et d'autres ambassades présentes en Haïti.
Les représentants d'institutions ayant participé à la cérémonie de lancement se sont montrés enthousiastes. Stéphane Malebranche du ministère de la Culture et de Communication, Paul-Elie Lévy de L'IFH, René Max Auguste de la Fondation Françoise Canez Auguste, Pascale Monier de Fondation Haïti Jazz et les représentants de différentes ambassades se sont dits enchantés de collaborer a cet événement qu'ils considèrent comme « la seule manifestation d'envergure autour du jazz en Haïti et une fenêtre musicale ouverte sur le monde».

Ouanaminthe: nouvelle route, nouveau plan

En partant de l'idée que les réseaux donnent forme au territoire, le ministère des Travaux publics, Transports et Communications en consultation avec d'autres institutions impliquées dans le développement de la ville de Ouanaminthe propose un nouveau schéma d'aménagement pour cette cité qui verra bientôt l'achèvement du tronçon Cap-Dajabon.
Depuis 1991, le taux de croissance annuel de la population de Ouanaminthe est de 17%. Consécutivement, chaque décennie voit cette population doublée sans que les infrastructures de base ne changent. Le réseau d'adduction d'eau potable, le système électrique, les ouvrages de drainage sont restés les mêmes.
Devant les défis que représentent les différents problèmes auxquels est confrontée cette ville, le ministère des Travaux publics Transports et Communications consultent les acteurs afin d'achever un plan d'aménagement de la ville de Ouanaminthe qui demeure une porte d'entrée pour Haïti, depuis la ville dominicaine de Dajabon.
C'est en substance les propos du ministre des TPTC, qui a visité Ouanaminthe et l'état d'avancement du tronçon reliant cette ville au Cap-Haïtien.
Selon Frantz Vérella, ce nouveau schéma de développement prévoit la construction d'une voie secondaire jouxtant la zone franche de Codevi et doit permettre de réduire significativement les embouteillages à l'intérieur de la ville. Les flux de camions bourrés de marchandises emprunteront cette voie jusqu'au Cap-Haïtien ou vers les autres villes avoisinantes.

Comparativement à la ville de Dajabon, Ouanaminthe fait pâle figure en termes de disponibilité d'espaces verts. Les rares végétations à mettre à l'actif de la ville font partie du patrimoine de l'ancienne caserne des Forces Armées d' Haïti.

La firme Ghella chargée de la réhabilitation de la route doit la livrer complètement à la circulation avant la fin de cette année. Pour le moment les travaux de revêtement en béton bitumineux vont bon train. Selon ce que Le Nouvelliste a constaté sur place, le revêtement est complet entre les villes de Quartier-Morin et de Limonade. Les techniciens et le matériel de Ghella sont à pied- d'oeuvre pour respecter les délais prévus dans le contrat. La réhabilitation de la route Cap-Dajabon est un avantage qu'il faut vite transformer en une énorme opportunité. Pour cela, Ouanaminthe doit devenir une vraie ville, une plate-forme logistique.

En dépit du fait que des incidents regrettables se sont produits à plusieurs occasions durant les travaux de réhabilitation de la route, le ministre des TPTC reste pourtant convaincu que les retards n'excéderont pas deux ou trois mois. « L'équipe chargée de la supervision veille à ce que les normes de qualité soit respectées », rassure l'ing Frantz Vérella.
« Il ne suffit pas de construire des réseaux routiers, d'aménager les structures de toutes sortes pour avoir le développement souhaité », a déclaré le ministre des TPTC soulignant au passage le rôle que doivent jouer les institutions, la société civile en général et les municipalités en particulier. « Le renforcement institutionnel est plus que nécessaire dans le cadre d'un tel projet », a insisté le ministre Frantz Vérella qui fait remarquer que l'éducation, la formation professionelle doivent atteidre un nouveau pallier.

Certains travaux ne relèvent pas de la compétence du ministère des TPTC, a déclaré le titulaire de ce ministère qui croit que la société civile de Ouanaminthe doit s'approprier de ce plan qui représente le devenir de cette ville sans cesse en expansion.
La réhabilitation de la route nationale # 6 (RN-6) d'une longueur de 75 Km comprise entre Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays et la ville frontalière de Dajabon est financée par l'Union européenne à hauteur de 40 millions 680 mille euros.
Ces travaux exécutés par la firme italienne Ghella dureront 36 mois à compter de la date de la signature du contrat le 8 décembre 2005.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54775

Ouverture de la séance d’interpellation du Premier ministre Alexis

Mobilisation des partisans d’Aristide en faveur du chef du gouvernement
jeudi 28 février 2008,
Radio Kiskeya

La séance d’interpellation du Premier ministre haïtien, Jacques-Edouard Alexis, s’est ouverte jeudi peu après 11h30 locales (16h30 GMT) à la salle des séances de la Chambre des Députés.
L’appel nominal ayant accusé 92 présences, le quorum a été atteint, selon le président de l’assemblée, Pierre Eric Jean-Jacques.
Le chef du gouvernement et tous les membres de son cabinet ont été introduits dans la salle par une délégation de trois Députés.
De nombreux Sénateurs, dont le président du bureau, Kelly Bastien, assistaient à la séance.
A l’extérieur du Palais Législatif, des membres d’organisations populaires Lavalas manifestaient dans une ambiance de rara leur soutien au chef du gouvernement et leur hostilité aux parlementaires à l’origine de l’interpellation. Ils réclamaient dans le même temps le retour de leur leader, Jean-Bertrand Aristide, dont vendredi marquera le quatrième anniversaire de la chute et du départ en exil sous les pressions conjuguées d’un soulèvement populaire, d’une insurrection armée et de pressionjs internationales, le 29 février 2004.
Des unités de la Police Nationale étaient déployées autour du Parlement où un imposant dispositif de sécurité était visible. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4754

Rappel de la composition du gouvernement Préval/Alexis

Interpellé jeudi par le Chambre des Députés, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis est à la tête d’une équipe de 18 ministres et 5 secrétaires d’Etat
jeudi 28 février 2008,
Radio Kiskeya

Voici un rappel de la composition du gouvernement haïtien dont le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis était confronté jeudi à une interpellation dont l’issue devait être un vote de confiance ou de censure.
18 ministres, dont huit représentant des partis politiques de la mouvance Lavalas et de l’ancienne opposition démocratique, et cinq secrétaires d’Etat intègrent l’actuel cabinet.
Les portefeuilles ministériels
Jean Rénald Clérismé : Affaires étrangères et Cultes
Jean Généus : Haïtiens Vivant à l’Etranger
René Magloire : Justice et Sécurité Publique
Paul Antoine Bien-Aimé : Intérieur et Collectivités Territoriales
Daniel Dorsainvil : Economie et Finances
Jean-Max Bellerive (Fanmi Lavalas) : Planification et Coopération Externe
François Sévrin (Lespwa) : Agriculture, Ressources Naturelles et Développement Rural
Patrick Delatour : Tourisme
Maguy Durcé (Alyans Demokratik) : Commerce et Industrie
Frantz Vérella : Travaux Publics, Transports et Communications
Jean-Marie Claude Germain (Union) : Environnement
Gabriel Bien-Aimé (OPL) : Education Nationale et Formation Professionnelle
Fritz Bélizaire (Fanmi Lavalas) : Jeunesse, Sports et Action Civique
Robert Auguste (Fusion) : Santé Publique et Population
Gérald Germain : Affaires Sociales et Travail
Marie-Laurence Jocelyn Lassègue : Condition Féminine et Droits de la Femme
Eddy Lubin : Culture et Communication
Joseph Jasmin (Lespwa) : Relations avec le Parlement
Cinq postes de secrétaires d’Etat
Eucher-Luc Joseph : Sécurité Publique
Daniel Jean : Réforme Judiciaire
Sylvain Lafalaise : Finances
Joanas Gué : Agriculture, Ressources Naturelles et Développement Rural
Michel Péan : Réhabilitation des Handicapés
Le deuxième cabinet Préval/Alexis, après une première expérience commune de 1999 à 2001, était entré en fonction le 9 juin 2006. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4753

L’interpellation suscite un débat intense entre les députés

Le principal député interpellateur, Joseph Isidor Mercier (RDNP) réaffirme sa détermination à présenter à ses collègues des arguments prouvant la nécessité de renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis.Tout en annonçant que le débat sera très intéressant, le député de Jérémie dit avoir en sa possession des documents pour prouver l’incapacité de l’équipe gouvernementale.
De son coté, le député François Malherbe (Lespwa) plaide en faveur de la stabilité et accuse les députés interpellateurs de vouloir conduire le pays au chaos. " Il veulent créer un climat de trouble et rendre le pays ingouvernable", argue t-il.
Le député Malherbe soutient que le gouvernement bénéficie d’un appui confortable à la chambre basse, mais souligne que plusieurs élus ont rejeté les consignes de vote de leurs partis. Le député de Bainet dénonce le comportement ambivalent de son collègue qui réclame le départ d’un gouvernement qu’il vient d’applaudir il y a une semaine. " Je ne comprends pas cette attitude et le peuple ne le comprend pas non plus", lance le député Malherbe.
Isidor Mercier rétorque qu’il avait salué l’initiative du gouvernement lors du lancement des travaux de la route Jérémie –Cayes. " J’ai dit vive le Canada, vive le gouvernement mais ma position n’a pas changé", fait-il remarquer.
Isidor Mercier qui veut aller jusqu’au bout soutient que le gouvernement n’a aucun plan pour sortir le pays de la situation actuelle. " Si une majorité vote en faveur de M. Alexis il s’agira d’une victoire à la Pyrrhus parce que le gouvernement finira par succomber", prévient le député Mercier qui dénonce des gaspillages pour mobiliser des manifestants devant le palais législatif lors de la séance d’interpellation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13529

René Préval appelle à protéger la stabilité politique

Quelques heures avant la séance d’interpellation de son premier ministre, le chef de l’état, René a apporté implicitement son appui au chef du gouvernement.
Sans faire référence à la séance d’interpellation de la chambre des députés, le président Préval a invité les différents acteurs à œuvrer afin de protéger la fragile stabilité actuelle. " Cette stabilité est la voie du développement et nous devons la protéger comme nos yeux", indique le chef de l’état qui rappelle que les 29 ans de dictature et les 21 ans d’instabilité ont eu pour conséquences la fuite des compétences." Nous avons accumulé 50 ans de retard", a martelé le chef de l’état lors de son intervention dans le cadre du coup d’envoi des activités du Groupe de Travail sur l’éducation (GTE).
Plusieurs chefs de partis politiques ayant participé à la cérémonie ont appuyé les déclarations du président Préval.
Le leader du Mochrenah , Luc Mesadieu dit s’attendre à une relance parce que le chef de l’état est conscient des problèmes. Il croit que le gouvernement doit adopter des mesures urgentes contre la cherté de la vie qui peut a terme déboucher sur un soulèvement, prélude d’une instabilité politique.
Le président de la Fusion, Victor Benoît, reconnaît que les troubles politiques constituent des obstacles pour le progrès économique du pays. Le leader de l’Union, Chavannes Jeune, rappelle que la stabilité politique est essentielle pour attirer les investisseurs et appliquer un plan de développement durable.
Par ailleurs, l’association des Maires Haïtiens sollicite un vote de confiance en faveur du premier ministre Jacques Edouard Alexis lors de la séance d’interpellation à la chambre basse. Yvon Jérôme, porte parole de l’Association, indique que les élus ne doivent pas agir pour eux-mêmes mais dans l’intérêt de la population. " Nous apportons notre appui au premier ministre et à tous les ministres ", ajoute t-il.
Dans le même temps, le porte parole du groupe des parlementaires progressistes se prononce pour le maintien de Jacques Edouard Alexis.
Le député Guy Gérard Georges informe que le groupe qui compte une cinquantaine d’élus réclame un remaniement ministériel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13528

Des autorités dominicaines confirment un nouveau cas de grippe aviaire dans le sud-ouest

Saint-Domingue, 27 feb (EFE). - Le ministre de l’Agriculture dominicain, Jiménez Salvador, a confirmé aujourd'hui l'apparition d'un nouveau cas de influenza aviaire dans la province Pedernales (sud-ouest). Le fonctionnaire a spécifié que le virus H5N2, détecté dans le pays il y a plusieurs mois, a été trouvé dans une population de coqs dans un élevage de Perdernales, mais ceci ne signifie pas un plus grand danger.
« Le virus a été détecté grâce au contrôle qu'effectuent les autorités, et il est bon de spécifier qu’il ne s’est plus produit de nouveau cas de maladie dans les exploitations avicoles », a dit Jiménez à des journalistes réunis au Congrès National.
Le Ministre a dit qu'on est dans un processus de certification des élevage de coqs et il s’est montré favorable à l’idée d’une industrie avicole plus fortifiée puisque ce secteur est celui qui apporte plus au PIB agricole ».
De même, il a informé qu'on travaille pour adapter tout le processus productif aux exigences des marchés, ce qui permettra avec la certification que devra émettre l'Organisation Mondiale de Santé Animale (OIE, en Anglais), d'améliorer la situation du commerce avicole dans le pays.
Jiménez a révélé qu'il y aura prochainement une rencontre entre les responsables du Ministère de l'Agriculture et les producteurs d'œufs pour conclure un accord qui permette d'adapter la production nationale « aux exigences réelle de la population dominicaine ».
L'apparition du virus de la grippe aviaire dans le pays a provoqué que les autorités de Haïti interdisent l'importation de poulets et d’œufs depuis le pays, ce qui produisit des pertes millionnaires pour secteur, selon des secteurs officiels et ceux de la production.
L'OIE a déterminé, récemment, que ses représentants dans le pays et en Haïti, dirigent le processus de détection et de contrôle de la maladie avec l’objectif avoué de la déraciner complètement.
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92588

Funérailles nationales de "Manno" Sanon mercredi à Port-au-Prince

Rapatriement lundi de la dépouille du célébrissime disparu
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

Les funérailles nationales de l’ancienne star du football haïtien, Emmanuel "Manno" Sanon, seront chantées mercredi prochain (5 mars) au stade Sylvio Cator, dans le centre de Port-au-Prince, a appris Radio Kiskeya auprès des autorités sportives.
Un comité d’accueil accompagnera lundi la dépouille de l’illustre mondialiste de 1974 à son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture. La mère, l’épouse et les quatre enfants du disparu prendront le même vol.
La veille, une cérémonie funèbre se tiendra à Orlando, en Floride.
Après de longues discussions avec les représentants du gouvernement, la famille de "Manno" Sanon a finalement accepté de rapatrier le corps et de l’inhumer à Port-au-Prince. Dans son testament, le défunt avait souhaité que ses restes reposent à Orlando où vivent ses proches.
Une réunion de planification du déroulement des obsèques devait se tenir mardi en fin d’après-midi au Palais National (siège de la Présidence).
En raison de l’immense affection populaire dont jouissait le flamboyant attaquant international des années 70, les autorités ont jugé nécessaire de donner aux haïtiens l’opportunité de lui rendre un ultime hommage.
Lors de la deuxième journée du championnat national (Div.1), samedi et dimanche, le drapeau haïtien a été mis en berne sur les différents terrains et une minute de recueillement observée par tous les joueurs qui portaient un brassard noir.
Agé de 56 ans, Emmanuel "Manno" Sanon est décédé le 21 février (jeudi dernier) à Orlando d’un cancer du pancréas.
Le goleador avait inscrit son nom dans le livre d’or de la Coupe du monde en réalisant les deux buts de la sélection nationale pour son unique participation à l’épreuve reine, mettant notamment fin à 1.142 minutes d’invicibilité de l’italien Dino Zoff, l’un des plus grands gardiens de l’histoire du football, le 15 juin 1974 à Munich. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4745

Le Parquet de Port-au-Prince "convoque" le président de la CNDDR, Alix Fils-Aimé

"L’ usage abusif, intempestif, répété et illégal de la fonction de commissaire du gouvernement constitue un facteur de destabilisation de l’Etat, particulièrement de la Police Nationale d’Haiti"
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

Un bras de fer semble s’être engagé entre le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, dirigé par Me Claudy Gassant et le président de la Commission Nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Alix Fils-Aimé, a appris Radio Kiskeya.
Le président de la commission chargée d’assurer le désarmement des groupes armés aurait été convoqué par le Parquet suite à certaines de ses déclarations sur l’épineux dossier du kidnapping.
Faisant allusion à cette convocation et, implicitement, à la stupéfaction de l’intéressé, le sénateur Youri Latortue (Artibonite), président de la Commission justice et sécurité du Sénat, a appelé mardi le chef de l’Etat à intervenir au plus vite dans ce dossier, afin d’éviter une nouvelle crise au pays. Il a mis l’accent sur la nécessité que les institutions de l’Etat cessent de s’entredéchirer (comme ce fut le cas dans maints autres dossiers) et que les plus hautes autorités du pays fassent preuve de plus de leadership.
La copie d’une lettre datée du 21 février 2008 de Alix Fils-Aimé au premier ministre Jacques Edouard Alexis relative à sa convocation au Parquet, circule dans les médias. Interrogé mardi par Radio Kiskeya sur l’authenticité de la correspondance, M. Fils-Aimé a répondu par l’affirmative, tout en s’étonnant sur le fait qu’elle soit aux mains des journalistes.
Dans cette lettre, M. Fils-Aimé, se référant à la convocation que lui a adressée le substitut Joseph Manès LOUIS, délégué par le commissaire en chef, Me Claudy GASSANT, s’insurge contre le fait qu’on l’y désigne comme Responsable de la CNDDR et non comme Président de la Commission Nationale de Désarmement, de Démantelement et de Reinsertion (CNDDR), organe exécutif créé par arrêté dûment signé par le président de la République et le chef du gouvernement.
"Ne s’agissant d’une quelconque organisation, mais d’un organe de l’Etat [en l’occurrence la CNDDR], cette banalisation constitue un manque de respect tant à l’autorité elle-même qu’à l’autorité de nomination", écrit le président de la CNDDR.
Il invoque alors son statut administratif de "Grand fonctionnaire de l’Etat" tel que défini aux articles 400 à 406 du Code d’instruction criminelle (CIC), pour dénoncer le fait par le commissaire du gouvernement d’agir, dans son cas, au mépris de ces articles du CIC et tout aussi bien en violation des articles 183, alinéa 1 et 187 du même code. Par ainsi, souligne-t-il, le chef du Parquet se rend passible de l’article 150 du Code pénal.
"L’ usage abusif, intempestif, répété et illégal de la fonction de commissaire du gouvernement constitue un facteur de destabilisation de l’Etat, particulièrement de la Police Nationale d’Haiti", déclare Fils-Aimé, faisant implicitement référence à de nombreux autres dossiers dans lesquels le role du Parquet a souvent suscité de sérieuses controverses. "Cet état de fait, Monsieur le premier ministre, mérite d’être redressé avec urgence et célérité", recommande-t-il.
Le président de la CNDDR demande par ailleurs au chef du gouvernement de saisir le ministre de la Justice, le supérieur hiérarchique immédiat du commissaire du gouvernement, afin que les mesures correctives appropriées et les suites légales, conformément aux articles 150, 183-1 et 187 du Code pénal, soient mises en application, ainsi que les articles 400 à 406 du CIC.
A rappeler cependant que, dans de nombreux dossiers dans lesquels était récemment impliqué le chef du Parquet du Tribunal civil de la capitale, le ministre de la justice, Me René Magloire, a fait preuve d’impuissance face à un magistrat qui a toujours clamé haut et fort ne relever que de la présidence. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4746

Nette augmentation du narcotrafic entre le Vénézuéla, Haïti et la R. Dominicaine, selon le "tsar" antidrogue américain

La "vague de cocaïne" déversée sur l’île d’Haïti ou Quisqueya explique en grande partie l’augmentation de 40% du trafic de drogue dans la région, affirme John Walters
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

Le "tsar" antidrogue américain, John Walters, s’est alarmé mercredi du déversement sur Haïti et la République Dominicaine d’une "vague de cocaïne" en provenance du Vénézuéla, en grande partie responsable d’une augmentation de 40% du narcotrafic à l’échelle régionale.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Walters, chef du Bureau de la Maison Blanche chargé de la politique nationale de lutte contre la drogue (ONDCP), a déclaré que, malgré l’implication du personnel américain antidrogue dans de nombreuses opérations, un dixième des 1.421 tonnes de cocaïne expédiées l’année dernière aux Etats-Unis et en Europe avait transité par l’axe Amérique du Sud-Haïti-République Dominicaine.
Devant la gravité de la situation, le haut responsable et l’administratrice par intérim de l’Agence antidrogue des Etats-Unis (DEA), Michele Leonhart, se sont rendus cette semaine à Santo Domingo afin de discuter avec le Président Leonel Fernàndez et les membres de son gouvernement de la meilleure façon d’affronter les trafiquants de drogue.
"Lorsqu’on voit en un temps relativement court une énorme vague de cocaïne inonder l’ìle (d’Haïti ou Quisqueya) ... on voit qu’il existe un grand danger pour les citoyens qui y vivent", a fait savoir à AP John Walters dans un entretien téléphonique depuis la capitale dominicaine.
Selon les données dont dispose le gouvernement américain, seuls environ 20% du volume de cocaïne arrivant d’Amérique du Sud avaient pu être interceptés en 2007. Plus des deux tiers des stupéfiants exportés au cours de la même période ont été transportés par des bateaux en provenance de la Colombie ayant emprunté l’est de l’Océan Pacifique. Les 21% restants étaient issus de l’Amérique centrale et de la Caraïbe occidentale.
Washington ne cache pas ses préoccupations face à l’utilisation des territoires vénézuélien, haïtien et dominicain par les narcotrafiquants qui cherchent à contourner les obstacles rencontrés entre le Mexique et l’Amérique centrale.
Le Vénézuéla, dont le Président, Hugo Chàvez, est l’un des pires ennemis de l’administration Bush, qualifie de "purement politiques" les accusations de la DEA et soutient avoir confisqué d’importantes quantités de drogue.
Dans son rapport mondial 2007 sur le narcotrafic, le gouvernement américain avait classé le Vénézuéla parmi les principaux pays producteurs de drogue et Haïti et la République Dominicaine sur la liste des principaux territoires de transit.
Malgré quelques saisies importantes réalisées récemment, l’arrestation et l’extradition vers les Etats-Unis de certains poids lourds du narcotrafic, des éléments très puissants continuent d’entretenir le commerce de la drogue en Haïti. Des petits avions provenant directement des bases des cartels d’Amérique du Sud atterrissent fréquemment sur des pistes clandestines ou de fortune sans que les trafiquants impliqués dans ces opérations ne soient forcément arrêtés et traduits devant des tribunaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4747

Haïti : La présidence demande de valoriser les compétences

mercredi 27 février 2008
A quelques heures de l’interpellation du Premier ministre, qui s’annonce cruciale pour l’avenir du pays avec la levée de boucliers contre le laxisme des dirigeants vis-à-vis de la vie chère, la présidence en Haïti lance un appel pour une valorisation des compétences nationales. Un groupe de travail sur l’éducation, qui n’est pas dénommé « commission », vient de voir le jour…
La malice populaire ne cesse de signaler que la création de commissions, par les différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir en Haïti, répond au vœu inavoué d’ « enterrer les questions » au lieu de faire fonctionner véritablement les structures existantes…
P-au-P, 27 févr. 08 [AlterPresse] --- Vingt-quatre heures avant l’interpellation de son Premier Ministre par la Chambre des députés - une session qui se profile comme une mise en accusation de la politique gouvernementale appliquée de juin 2006 à février 2008 -, le président René Garcia Préval a plaidé en faveur de la valorisation du trinôme « Connaissance, compétence et expérience » en vue de conduire Haïti sur la voie du développement et de la démocratie.
« Aujourd’hui, le pays vit une stabilité fragile dans une démocratie. Il faut la consolider, parce qu’elle est la voie du développement », déclare Préval ce 27 février 2008, lors de la cérémonie de lancement du Groupe de Travail sur l’Education (Gte), une nouvelle structure mise en place par le régime au pouvoir, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Le chef de l’Etat admet qu’aucun pays ne peut prétendre se développer sans une valorisation de ses compétences. Il critique le fait que plusieurs milliers d’Haïtiens ont dû fuir le pays pour échapper à la dictature des Duvalier de 1957 à 1986.
« La connaissance, la compétence et l’expérience sont les conditions essentielles du développement », affirme Préval, estimant que « la stabilité et la démocratie constituent le terrain propice qui permettra à la connaissance, la compétence et l’expérience de jeter les bases du développement ».
Pour la présidence de la république caribéenne, Haïti ne connaîtra jamais de développement en dehors d’une vision commune, clairement définie en concertation avec les différents secteurs de la société.
Les 29 ans de dictature des Duvalier (père et fils) et les 21 ans d’instabilité politique qui précède la chute de Jean-Claude Duvalier ont conduit le pays dans une situation de retard, selon Préval.
Les cadres haïtiens évoluant à l’étranger seraient, pour la plupart, prêts à retourner au bercail pour participer au développement du pays, souligne le chef de l’Etat qui appelle à la consolidation de cette « stabilité fragile ».
La vision commune à définir doit prendre en compte, suggère la présidence haïtienne, les différents domaines de la vie nationale, à savoir l’agriculture, l’environnement, la santé, la justice, l’économie, etc.
La nation tout entière devrait participer à l’élaboration de cette vision.
Après son élection à la présidence en février 2006, bien avant son investiture le 14 mai de la même année, Préval avait fait état de son intention de voir une concertation multisectorielle pour aboutir à un plan national étalé sur au moins 25 ans. Depuis son arrivée à la tête du pays pour un second mandat (il a eu un premier mandat de 1996 à 2001), aucune information ne filtre sur la convocation de cette rencontre multisectorielle qui aurait amené à la définition d’une vision commune souhaitée par nombre de citoyennes et citoyens.
En lançant le Gte, Préval annonce la formation d’autres groupes de travail devant aider aux efforts de développements engagés dans le pays. Car, à son avis, la force et la richesse naturelle sont insuffisantes pour construire un pays.
« Nous vivons une époque où la connaissance et l’information dominent. Haïti doit en emboîter le pas », reconnaît René Préval.
Composé d’une vingtaine de personnalités de la société, le Groupe de Travail sur l’Education a un délai de 12 mois pour soumettre son rapport. Créé par arrêté présidentiel en date du 8 février 2008, le Gte est coordonné par le professeur Jacky Lumarque, recteur de l’Université privée Quisqueya.
De nombreuses personnalités civiles et politiques, dont des sénateurs et députés, des ministres et secrétaires d’Etat, des personnalités étrangères, entre autres, ont assisté au lancement de ce groupe, au Palais national. [do rc apr 27/02/2008 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6983

mercredi 27 février 2008

Des inconnus lui coupent le zizi à un touriste anglais dans un hôtel de Cabarete, Puerto Plata, République Dominicaine

26 Février Santiago.
Des inconnus ont mutilé la kikette d’un touriste britannique dans une chambre d’hôtel du consortium touristique de Cabarete sur la côte nord de la République Dominicaine selon des informations de sources officielles.
La police dominicaine a déclaré que monsieur Khardreed Alan Paul, âgé de 43 ans, a été admis dans un centre hospitalier privé de la ville de Puerto-Plata ou des chirurgiens essaient de lui greffer sa virilité, l’homme aurait été attaqué pour des motifs passionnels, a ajouté l’organisme officiel.
L’étranger a révélé qu’il dormait dans sa chambre d’hôtel quand des inconnus firent irruption et lui coupèrent le zizi.
Des cris déchirants du touriste attirèrent l’attention du personnel du centre hôtelier qui vint a son secours en informant la Police qui prit en charge son transfert vers un centre hospitalier privé.
La police de Puerto-Plata aurait interrogé plusieurs personnes par rapport à cet incident. L’organisme officiel selon un communiqué dit essayer d’établir si le fait a été causé par des étrangers ou par des nationaux dominicains.
EFE
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92507
Traduction Dr JJ pour HRV

Mort d’un citoyen haïtien au cours d’une confrontation armée avec l’armée et le corps spécialisé de Sécurité frontalière.

Des sources militaires ont annoncé qu’un citoyen haïtien a été tué à Dajabon, au cours d’une confrontation armée entre un groupe de citoyens haïtiens identifiés comme de supposés voleurs de bétails et des membres de l’armée dominicaine et du Corps Spécialisé de la sécurité frontalière de la République Dominicaine.
Selon les mêmes sources les faits auraient eu lieu très tôt ce matin dans la communauté de Sanché de la province de Dajabon, quand les voleurs de bétails ouvrirent le feu sur un quartier général de la localité.
Les militaires postés dans la région de la frontière ont essayé d’arrêter leur progression, mais ceux-ci ont essuyé des tirs, la mort du citoyen haïtien en situation irrégulière, s’est produit quand les militaires dominicains repoussèrent l’agression armée.
Une investigation a été ouverte avec la participation d’une commission mixte de l’armée et du corps de la sécurité frontalière avec aussi la participation du ministère publique, et des agents de la police nationale d’Haïti attachée à la ville de Fort Liberté.
Les évènements se sont produits quelques jours après que des haïtiens aient kidnappés deux citoyens dominicains agissant en représailles contre el vol de bœufs, et chevaux par des dominicains.
Ceux-ci a leur tour agissant pour exiger aux autorités haïtiennes à les aider a récupérer plus de cent tête de bétail que des voleurs haïtiens auraient soustraits.
Après ces faits la surveillance au niveau de la frontière par l’armée régulière dominicaine et le Corps Spécialisé de la Sécurité frontalière a été renforcée.

Source:http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=49529

Commentaires :
Les évènements rapportés à la fin de cette dépêche ont eu lieu il y a deux semaines. Des incidents d’une sérieuse gravité pour les deux nations mais qui semblent avoir été pris à la légère par les autorités haïtiennes.
Pendant le week-end, les agences de presse chôment et les nouvelles ne sont pas divulguées. Nous avions été très inquiets à la lecture des informations offertes par la presse dominicaine ayant couvert l’incident.
D’après les différentes dépêches, les éleveurs dominicains ne cessent de se plaindre des pertes occasionnées par l’action d’un réseau de voleurs de bétails constitué par des citoyens dominicains et haïtiens. Quelques jours avant, les voleurs auraient profité de l’absence ponctuelle des militaires chargés de surveiller la zone pour commettre leur forfait qui s’est soldé par le vol de plus d’une douzaine de têtes de bétails.
Les traces du troupeau semblerait avoir conduit de l’autre côté de la frontière. Pour exprimer leur ras le bol, le président de l’association des éleveurs de Dajabon pris la tête d’un groupe de dominicains armés de fusils traversent la frontière et s’approprient à leur tour d’une douzaine d’animaux en territoire haïtien. D’après les dominicains, leur action visait comme objectif obtenir l’intervention des autorités locales pour les aider d’une part à récupérer les animaux volés et surtout pour arrêter une fois pour toutes cette pratique.
Plus tard comme riposte, des haïtiens aussi armés de fusils de machette et de pierre, traversent les lignes frontalières et séquestrent deux citoyens dominicains, conducteurs d’engin qui travaillaient sur les rives de la rivière massacre.
Sans vouloir rentrer dans des considérations qui viseraient de façon équivoque et partielle à justifier l’action au niveau d’un ou des deux camps il faut remarquer que ceci inspire de l’inquiétude justifiée en considérant le fait que des citoyens d’un pays n’hésitent pas à traverser une frontière et faire des incursions armées sur un autre territoire.
Une frontière ne se traverse pas de cette façon.
Ces derniers temps la situation a été particulièrement tendue entre les deux pays après l’interdiction par les autorités haïtiennes à l’importation des produits avicoles après la détection du virus de la grippe aviaire de l’autre côté de la frontière. Cette interdiction qui a causé des pertes estimées en millions de dollars pour le secteur avicole.
Une confrontation entre les deux pays n’est jamais opportune certes mais dans un climat déjà tendu ce serait « mettre un abcès sr un furoncle » que de créer un autre foyer de discorde.
Il convient de noter cependant que le problème de vol de bétails a été l’un des arguments utilisés par les acteurs de la tuerie de 1937 ordonnée par le dictateur Rafael Leonidas Trujillo Molina.
Dans un contexte d’armée démobilisée et d’absence de consensus autour de l’avenir de cette institution, les autorités haïtiennes devraient se montrer un peu plus présentes de façon à démontrer que la surveillance du territoire fait partie des responsabilités du gouvernement.
Nous espérons de tout cœur que les autorités des deux pays se pencheront sérieusement sur le problème de façon à trouver une solution logique raisonnable et équitable respectant la souveraineté des deux nations.

Alexis a-t-il la confiance de Préval ?

48 heures avant la séance d'interpellation du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis devant la Chambre des députés, le président de la République, René Préval, se garde de faire la moindre déclaration publique sur ce dossier brûlant d'actualité.
René Préval veut, semble-t-il, jouer la carte de la prudence comme il l'avait fait à l'occasion de l'interpellation du Premier ministre Rosny Smarth, le 26 mars 1997 (au début de son premier mandat présidentiel), pour ne pas donner l'impression d'influencer les parlementaires dans leurs prérogatives constitutionnelles.
Réuni hier avec les partis politiques membres du gouvernement pluriel, René Préval préfère mettre le cap sur le renouvellement du tiers du Sénat en lieu et place de véritables débats sur le dossier de l'interpellation.
Cependant, à la question d'un représentant de parti politique sur ledit dossier, René Préval estime qu'en cas de renvoi de Jacques-Edouard Alexis, il lui sera difficile de trouver un accord avec le Parlement sur le choix d'un nouveau Premier ministre. Les représentants des partis politiques présents à la réunion ont pris note sans faire trop de commentaires.
Se sentant confortable, contrairement à la semaine dernière, Jacques-Edouard Alexis multiplie ses interventions dans la presse. Il se dit prêt à défendre la politique de son gouvernement devant les députés jeudi. En effet, qu'il s'agisse des parlementaires du regroupement LESPWA ou de ceux d'autres partis politiques qui soutiennent le Premier ministre, aucun n'a exprimé sa satisfaction de la politique gouvernementale.
Pour certains députés, il est question d'éviter au pays une nouvelle crise institutionnelle comme c'était le cas en 1997. D'autres plaident pour un remaniement ministériel.Pendant les vingt mois de sa gestion, Alexis a déjà annoncé deux remaniements ministériels. Mais sans succès !D'où vient ce blocage ?
Sur les 13 chefs de gouvernement qui se sont succédé à la Primature, aucun n'avait la latitude de conduire la politique gouvernementale sans l'emprise du président de la République. Exception faite de Marc Louis Bazin, Jean-Jacques Honorat et Gérard Latortue qui ont été premiers ministres pendant des périodes de transition.


Qu'il s'agisse de Premier ministre choisi par le président (Martial Célestin, René Préval, Robert Malval, Smack Michel, Claudette Werleigh, Jean-Mairie Chérestal, Yvon Neptune et Jacques-Edouard Alexis) ou issu d'un parti majoritaire (Rosny Smarth, février 1996), c'est la volonté du président qui prime dans la gestion du pouvoir.
Le contrôle du pouvoir est entre les mains du président de la République qui choisit la quasi-totalité des ministres, secrétaires d'Etat, directeurs généraux et parfois les chefs de cabinet des ministres.
Jacques-Edouard Alexis a tenté à deux reprises de remanier le cabinet ministériel, Préval s'y est toujours opposé.
Faut-il espérer que l'Exécutif bicéphale, introduit dans la Constitution de 1987 qui implique une réelle cohabitation entre le Président et le Premier ministre, fera un jour partie de notre culture politique ?

Lemoine Bonneau

Dorsainvil et Magloire sous enquête

La rencontre programmée pour ce mardi entre le ministre de la Justice, René Magloire, et la commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité des sénateurs et des membres du gouvernement n'a pas eu lieu.

Si le ministre a répondu à l'invitation des parlementaires, il s'est pourtant gardé de répondre à leurs questions sur son éventuelle nationalité canadienne. « Le ministre Magloire a sollicité le report de la rencontre afin de contacter le gouvernement sur le dossier, a réagi le sénateur Youri Latortue, président de la commission.
Nous attendons le ministre à la huitaine dans le cadre de l'enquête sur la nationalité des parlementaires et des membres du gouvernement. »

A sa sortie du Palais législatif, le ministre de la Justice s'est gardé de tout commentaire.
« Je ne peux pas réagir maintenant », a-t-il répondu aux journalistes qui lui ont demandé s'il avait acquis la nationalité canadienne. Selon des déclarations faites par le sénateur Youri Latortue, le ministre Magloire aurait à un certain moment occupé le poste de procureur d'une ville canadienne. « La commission veut confirmer cette information auprès de l'intéressé », a-t-il dit.
Me René Magloire n'est pas le seul ministre du gouvernement pluriel de Jacques-Edouard Alexis qui détiendrait une nationalité étrangère.
Le non du ministre de l'Economie et des Finances est aussi inscrit sur la liste. Ayant répondu dans l'après-midi du mardi à une convocation des membres de la commission sénatoriale, Daniel Dorsainvil, comme son collègue de la Justice, s'est gardé de se prononcer sur ce dossier qui pourrait lui coûter son poste.

La semaine écoulée, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, et le directeur de l'Immigration et de l'Emigration, Roland Chavannes, avaient été entendus à deux reprises par la commission sénatoriale.
Des fichiers retraçant les voyages effectués de 1986 à nos jours de tous les ministres, sénateurs et Premiers ministres, avaient été soumis aux parlementaires. A part les deux ministres, deux sénateurs, Rudolph Boulos et Ultimo Compère, sont soupçonnés de détenir un passeport étranger. La commission sénatoriale spéciale chargée de l'enquête doit, dans les prochains jours, confirmer ou infirmer ces informations.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54722&PubDate=2008-02-27


L'actualité en question...Le populisme anarchique contre le pouvoir législatif...vive la démocratie à l'haïtienne!

Sommes-nous revenus au temps des baïonnettes, durant lequel un petit caïd, ou un seigneur de guerre, pour imposer sa loi, ameutait ses hordes de fanatiques (piquets ou cacos), de fidèles et marchait sur une ville ou un département ?
Le bruit court que certains fanatiques, certains fidèles du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis laisseront la ville des Gonaïves pour rejoindre ceux de Port-au-Prince en vue de donner une réponse appropriée aux députés de la 48e Législature qui ont eu l'impudence d'initier une séance d'interpellation du chef de gouvernement prévue pour ce jeudi 28 février.
Des bus, dit-on, seront mis à la disposition de ces « fidèles » des Gonaïves qui viendront, ce nous semble, s'opposer à toute velléité des députés de sanctionner par un vote de non-confiance la politique du chef de gouvernement.Une telle attitude sera une insulte à l'ordre public, une négation de la démocratie à travers l'équilibre recherché dans la séparation des trois pouvoirs, une amnistie à la barbarie, à la délinquance politique, si elle est tolérée !
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, en raison de son statut social comme universitaire, ancien doyen et autres, a intérêt à ne pas s'associer à une telle démarche dont il ne pourra jamais répondre devant l'histoire. Et dire que l'opinion publique n'a pas encore digéré l'expression manifeste de cette volonté du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis de négocier avec les bandits, les kidnappeurs qui ont endeuillé et endeuillent encore nombre de familles haïtiennes contraintes, dans la grande majorité, à la migration étrangère.
Nous pressentons une question qui piaffe d'impatience de rester informulée. Serait-ce l'argent des contribuables qui va servir à ameuter ces hordes de fanatiques dans la plus pure tradition politique de nos « manifestations spontanées » de ces dernières années ?De toute façon, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis ne serait pas à son coup d'essai. Chaque apparition du chef de gouvernement est ponctuée de cette présence de manifestants devant le Parlement scandant des slogans favorables, renouvelant leur fidélité, leur attachement, à sa personne. Ce qui ne saurait masquer ce malaise social, l'inefficience d'un gouvernement inapte à répondre aux attentes de la population. S'agit-il de tester la popularité de Jacques-Edouard Alexis ou de mesurer sa capacité de mobiliser ses partisans ?
Assuré de la force de pression de ses partisans, le Chef du gouvernement, tout confiant, a rejeté d'un revers de main la proposition consistant à accorder un sursis de trois mois à son gouvernement. «Je suis prêt à me rendre jeudi au Parlement pour l'exercice de ce jeu démocratique», a-t-il dit en substance. Bizarrement, depuis ce matin, les partisans de Jacques-Edouard Alexis ont monté leur tente devant le Parlement, décrétant la permanence jusqu'à jeudi.
L'enjeu de cette séance ne risque-t-il pas de reposer sur l'honneur des députés, sur l'indépendance du Parlement ? Honneur, indépendance, si ces notions ont encore leur sens dans ce pays !
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54698&PubDate=2008-02-26
Commentaires :
Nous avions évoqué cette éventualité dans ce que nous avions considéré comme « la politique à la mode de chez nous ». Après, les gens se demandent pourquoi, la politique haïtienne à cette configuration en matière de têtes et d’individualités.
Il faut savoir utiliser ces appuis par ces « manifestations spontanées ». Sinon vous ne serez pas populaires.
Il faut utiliser ces têtes-papous disposés à plonger dans les piscines. Ou prêts à vociférer des menaces sur les têtes des gens de l’opposition…
Les médias devraient faire un effort pour démontrer qu’il n’y aura pas de démocratie tant que ce genre de pratique continue à démontrer que nous sommes encore très primitifs…

Les prises de position se succèdent à l’approche de l’interpellation du premier ministre Alexis

L’idée d’un remaniement ministériel de nouveau agitée au parlement
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

L’Alliance démocratique dirigée par Evans Paul a jugé mardi inopportune une motion de censure contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Tout en laissant leur liberté de jugement aux députés, Evans Paul leur a demandé, et particulièrement à ceux élus sous la bannière de l’Alliance, de ne pas renvoyer le gouvernement à l’issue de la séance d’interpellation du jeudi 28 février. Il suggère qu’ils aboutissent plutôt à l’élaboration d’un plan d’actions, de concert avec l’équipe au pouvoir.
Les députés Paul Olivard Richard (Fanmi Lavalas, Roche-à Bateaux, Sud), Félix Lubin (LESPWA, Limbé, Nord) et le sénateur lavalas de l’Ouest Roudy Hérivaux croient eux aussi inapproprié de renvoyer le gouvernement quant à présent. Reconnaissant tout de même la gravité des problèmes actuels, ils recommandent un remaniement ministériel.
Le député Jean Saliba (Fusion, Cité Soleil) conditionnait mardi la décision qu’il compte prendre à l’issue de la séance d’interpellation à une rencontre qui devait se tenir dans l’après-midi entre les dirigeants et les parlementaires de la Fusion.
Intervenant sur les ondes de Kiskeya hier, à l’émission Dim Ma diw, le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, a défendu l’action du gouvernement et promis que celui-ci tentera demain de faire de même lors de la séance d’interpellation à la Chambre des députés.
Le ministre chargé des relations entre le gouvernement et le parlement fait état d’un ensemble de consultations et d’actions entreprises par le gouvernement en vue de convaincre les députés de sa bonne foi et de sa détermination à servir la population. Me Joseph Jasmin reconnaît toutefois le faible résultat de l’équipe au pouvoir dans certains domaines.
Il informe par ailleurs du dépôt par-devant les deux chambres du parlement du projet de nouvelle loi électorale.
Pour leur part, plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi à Miragoâne contre la cherté de la vie et la faim, à l’initiative de l’association « Konbit Peyizan Nip ». Le dirigeant de cette organisation, Francoeur Pierre, considère que le premier ministre Jacques Edouard Alexis devrait jeter l’éponge ou être renvoyé, s’il n’est pas en mesure de délivrer. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4744

Les chefs des partis au pouvoir supportent le premier ministre

Les dirigeants des partis politiques, membres du gouvernement, Alliance, OPL, Fanmi Lavalas, Union et Fusion, appellent leurs élus à accorder un vote de confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis lors de la séance d’interpellation du 28 février.
Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, est sorti de son silence pour réclamer que les députés de sa formation votent pour la stabilité politique. Il souhaite que les élus accordent un délai au gouvernement tout en admettant que la population a manifesté son insatisfaction face à l’action du gouvernement. Toutefois M. Paul croit que la stabilité politique est importante pour que le pays ne sombre à nouveau dans la confusion.
Selon lui, les partis politiques membres du gouvernement ont la responsabilité morale de faire des efforts afin d’améliorer les conditions de vies de la population. Dans le même temps, un porte parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) réclame des parlementaires un vote de confiance pour le premier ministre Alexis.
Tout en reconnaissant l’insatisfaction de la population face à l’action gouvernementale, le porte parole de l’OPL estime qu’il faut trouver des solutions différentes du renvoi du premier ministre. Interrogé sur l’attitude du député de OPL, Acluche Louis Jeune, un des députés interpellateurs, le porte parole de l’OPL affirme que le dossier a été traité au sein du parti.
De son coté, le chef de file de Fanmi Lavalas, Rudy Herivaux se déclare contre un éventuel renvoi du premier ministre et appelle les députés à faire preuve de lucidité.
Selon le sénateur Herivaux, les députés doivent accorder un délai au gouvernement pour la mise à exécution des projets visant à soulager la misère de la population. Rudy Herivaux dit craindre également que le renvoi du premier ministre entraîne un blocage du processus électoral.
Pour sa part le chef de file de l’Union, Chavanne Jeune, souligne toutefois qu’il faut éviter une nouvelle crise au pays. Selon lui le renvoi du premier ministre peut entraîner le blocage du processus électoral et des hésitations dans l’aide de la communauté internationale. " Changer les hommes n’amènera rien de nouveau, il faut changer les structures", ajoute t-il.
Dans le même temps, le porte parole de la Fusion des Sociaux démocrates, Micha Gaillard, avait estimé qu’un remaniement du gouvernement est une urgence. " La Fusion est inconfortable et souhaite que le gouvernement pluriel cède la place à un gouvernement de coalition ", dit-il.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis s’est dit prêt à répondre à l’interpellation des parlementaires le 28 février 2008, faisant remarquer que la lettre d’interpellation ne mentionne pas le dossier de la vie chère. " La lettre fait état de la politique générale et du bilan du gouvernement", dit-il soulignant avoir sollicité une copie de la demande d’interpellation formulée par 8 députés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13525

28 projets sont en cours d’exécution selon le ministre de l’environnement

Le ministre de l’environnement, Jean Marie Claude Germain, se déclare optimiste, moins de 48 heures de l’interpellation du premier ministre par les députés, se réjouissant que le parlement joue pleinement sa fonction de contrôle. " Nous ne sommes pas paniqués, les 6 partis formant le gouvernement détiennent une majorité au parlement", dit-il rappelant que les chefs de partis ne cherchent pas à influencer les parlementaires. Après 30 ans dans la fonction publique, Jean Marie Claude Germain, qui est détenteur d’une maîtrise en sciences environnementales réaffirme que son objectif est de relever le défi que représente la restauration de l’environnement haïtien. Il soutient que durant deux siècles il y a eu une dégradation de l’environnement en raison de la formule d’agriculture utilisée. Tout en rappelant que le ministère ne compte que 13 années d’existence, M. Germain soutient que le cadre légal de fonctionnement été élaboré en janvier 2006. Selon lui, son ministère est un ministère d’action qui bénéficie d’un appui de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) afin d’implanter des structures dans les villes de province. " Aménagement des bassins versants, correction des rivières et prévention des catastrophes sont entre autres les principaux thèmes des 28 projets lancés en 2008", déclare M. Germain précisant que la priorité est accordée aux régions vulnérables. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le ministre Germain a confirmé avoir lancé depuis plusieurs mois une campagne de sensibilisation contre l’exploitation anarchique des carrières de sable. " Nous avions eu des rencontres avec les propriétaires des mines et nous envisageons dans 2 mois de fermer les mines de sable de Laboule et Ganthier", ajoute t-il. Jean Marie Claude Germain affirme que son ministère s’investit également dans l’éducation environnementale afin d’empêcher les brûlis (brûler les terres) avant la plantation, qui sont très néfastes pour l’environnement. Le ministère de l’environnement s’évertue également à combattre les constructions anarchiques dans les mornes et a réalisé des démolitions au morne Garnier. En ce qui a trait au débordement du lac Azueï, le ministre Germain révèle qu’une grande quantité de minéraux sont retrouvés lors de l’analyse des eaux du lac. " Une faille depuis Tiburon amène les eaux souterraines dans le lac Azuei ", dit-il précisant que des études approfondies sont réalisées.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13524

mardi 26 février 2008

L'ingénieur Lorquet bénéficie d'une mainlevée

Après plus de trois mois d'incarcération au Pénitencier national, le directeur du CNE, l'ingénieur Alex Lorquet bénéficie d'une mainlevée d'écrou. Cet ordre est signé du juge instructeur Bernard Saint-Vil, ce lundi 25 février 2008.
Selon une source généralement bien informée, le directeur général du Centre National des Equipements, M. Alex Lorquet (CNE) vient de bénéficier d'une mainlevée d'écrou. Produite en sa faveur sur requête de ses avocats (Grégory Mayard Paul, Lebon Cilair et André Robert Romain) depuis le 20 décembre 2007, cette décision va permettre à l'ingénieur Lorquet de reprendre goût au foyer, après une absence de plus de trois mois.
Arrêté à la mi-novembre 2007, écroué au Pénitencier National, suite à son interrogatoire au Parquet de Port-au-Prince, dans le cadre du dossier relatif à la vente de matériel du Ministère des Travaux Publics, Transports et comminication (MTPTC) et du Centre National des Equipements (CNE), vendus aux enchères le 5 novembre 2005, l'ingénieur Alex Lorquet avait toujours clamé son innocence dans cette affaire. Même son de cloche par certains de ses collègues.
A la chambre basse, plusieurs parlementaires dont Steven Irvenson Benoît (député de Pétion-Ville) et Limongy Samson Jean (député de Petit-Goâve) se sont prononcés en faveur de la libération du directeur de CNE, M. Alex Lorquet. Ils ont salué le courage dont a fait montre M. Lorquet lors de l'expertise et l'évaluation par les experts de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA). Certains parlementaires auditionnés au Cabinet d'instruction, dans le cadre de ce dossier, auraient exprimé le souhait de voir le magistrat instructeur se pencher sur le sort de M. Alex Lorquet.
Accusé d'association de malfaiteurs, de faux et d'usage de faux et de détournements de biens publics, l'ingénieur Lorquet, aux dires de certains, aurait, sans détour, répondu aux questions du juge instructeur. Durant l'instruction de l'affaire, le directeur du Centre National des Equipements (CNE) s'est, en deux occasions, présenté au cabinet du juge Bernard Saint-Vil, accompagné de ses avocats. L'ingénieur Lorquet, rapporte-t-on, avait toujours espère sa libération avant même sa comparution devant le tribunal de Première instance de Port-au-Prince.
L'ingénieur Lorquet a été nommé en 2004 par décret, sous la présidence de Me Boniface Alexandre pour assurer la gestion du Centre national des équipements (CNE), devenu organisme autonome relevant du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC). Avant ce décret, le CNE était considéré comme une firme de construction de l'Etat haïtien. Il a été créé par René Préval (1ère version).Il faut rappeler que l'Etat haïtien a consenti de gros investissements dans le but de doter le CNE d'engins lourds lui permettant de construire des routes qui, autrefois, étaient difficiles d'accès (route de Jacmel en passant par Kenscoff Seguin, Fonds Jean-Noël jusqu'à Marigot et celle qui relie Marmelade à Dondon, etc.)Cette structure de l'Etat intervenait également dans l'assainissement des rues de la capitale et des zones environnantes.
Notons que Yvon Malenfant, de nationalité canadienne, cité dans ce dossier, n'a toujours pas comparu devant le cabinet d'instruction.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54657&PubDate=2008-02-26

Alexis se dit prêt...

Jacques-Edouard Alexis deviendra, après René Préval en 1991 et Rosny Smarth en 1997, le troisième Premier ministre - depuis la chute des Duvalier - qui passera l'épreuve de l'interpellation. Le chef du gouvernement pluriel se dit prêt !
« De très tôt, jeudi, je serai au Parlement pour défendre la politique du gouvernement et aborder la problématique de la hausse du coût de la vie avec les députés », a affirmé le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. Il est de la prérogative des députés d'interpeller le gouvernement, reconnaît le chef du gouvernement pluriel qui se dit prêt à passer l'épreuve. Jacques-Edouard Alexis qui a tenu ses propos dans le cadre d'une visite officielle aux Gonaïves, sa ville natale, deviendra depuis la transition politique -post Duvalier -, le troisième Premier ministre après René Préval en 1991 et Rosny Smarth en 1997 à être interrogé dans le cadre d'une interpellation. Sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, Jean-Marie Chérestal, en 2001 avait préféré démissionner de son poste, au lieu de se présenter devant les sénateurs. Alors que Fanmi Lavalas - le parti d'Aristide - avait la majorité absolue au Parlement.
Préoccupés par la hausse du coût de la vie, les sénateurs ont récemment convoqué le Premier ministre Alexis qui, en poste depuis quelque 20 mois, a lui aussi reconnu que la population haïtienne est dûment affectée par la hausse des prix des produits de première nécessité. En guise de solution, le chef du gouvernement a annoncé un ensemble de mesures visant à soulager la misère de la population. Comme pour augmenter le pouvoir d'achat des couches les plus défavorisées, il avait fait état des chantiers à haute intensité de main-d'oeuvre qui vont être lancés sous peu. A travers un programme d'action complémentaire au Programme d'investissement communal (PIC), il avait promis mensuellement quelque 30100 emplois pour les six prochains mois. Plusieurs villes devront être touchées par ce programme estimé à plus de 30 millions de gourdes.
Le ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement pluriel, Daniel Dorsainvil, qui répondait à la convocation du Sénat de la République a tout de go rejeté une proposition du sénateur Maxime Roumer de réduire de 3% les droits de Douane sur les produits de première nécessité.
La montée des prix des produits pétroliers sur le marché international est présentée comme l'une des causes de la cherté de la vie en Haïti. « A cause du rationnement drastique de l'électricité, les commerçants et les industriels investissent beaucoup dans l'achat de carburant », argumente l'économiste Richard Mathelier. A chaque hausse du prix du pétrole, dit-il, leur budget de carburant grimpe aussi. En retour, ils n'ont pas d'autre choix que de faire répercuter la taxe de la gazoline sur le prix de leurs produits au détriment de la population.Le président Préval, à qui certains reprochent de ne rien faire pour contrer la vie chère, dit avoir constaté comme tout le monde la hausse exorbitante du coût de la vie. Le 1er janvier dernier, Aux Gonaïves, à l'occasion de la commémoration de la fête de l'Indépendance, il avait laissé apparaître son impuissance à combattre le phénomène de la cherté de la vie. « Je ne peux pas faire de miracle », avait-il déclaré.Entre sursis et interpellation
L'interpellation du Premier ministre Alexis, a estimé Rosny Desroches de l'Initiative de la Société civile, peut-être une opportunité pour le pays. « Le pays fait face à une stagnation de son économie. Des gens mangent des galettes d'argile. Le gouvernement a pour obligation de prendre des mesures concrètes pour faire face à ce problème mondial, a avancé M. Desroches. Sous la pression des députés, le gouvernement peut arriver à des résultats concrets ».
Au Parlement, la tension diminue. Les partis politiques membres du gouvernement pluriel ont appelé à un compromis. La Fusion des sociaux démocrates qui, la semaine dernière, avait menacé de se retirer du gouvernement plaide de préférence pour un remaniement ministériel. L'organisation du Peuple en lutte (OPL), Union de Chavanne Jeune et Fanmi Lavalas apportent leur soutien au gouvernement. Le parti de Evens Paul ne se prononce pas et n'a jamais affiché une quelconque hostilité au gouvernement. Il semblerait que la plupart des député membres des partis formant le gouvernement pluriel ne sont pas sur la même longueur d'onde que leurs dirigeants.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54649&PubDate=2008-02-26

Café local, on boit la tasse

La problématique de la filière café en Haïti a soulevé des débats, vendredi dernier, à l'Hôtel le Plaza Champ de Mars entre producteurs, exportateurs, torréfacteurs et techniciens agricoles. Le produit local est en chute libre. Tout le monde s'en plaint, les responsables aussi.
« Un hectare de terre qui nous rapportait autrefois 3 000 livres de café par année ne fournit aujourd'hui que 400 livres. Le sac d'engrais qui se vendait à 125 gourdes est passé à 1250 gourdes », raconte avec peine Samuel Desruisseaux, un producteur de café de la commune de Thiotte qui intervenait, vendredi, à la conférence sur la problématique de la filière café en Haïti. Les assises ont été convoquées par l'Association nationale des agro-professionnels haïtiens (ANDAH) et la Coordination campagne de sensibilisation pour le café haïtien. Le sexagénaire, visiblement affaibli par la fatigue des champs et les détours de la production, se plaint du manque d'attention des autorités sur la filière café. Il dénonce et critique le déséquilibre flagrant entre les dépenses consenties dans la production du café et le prix de vente, souvent informel. « Les producteurs dépensent beaucoup trop pour préparer le café alors qu'ils en tirent très peu de profit », s'insurge M. Desruisseaux.
Le coût des travauxEn saison de récolte, producteurs de café et coopératives oeuvrant dans la filière embauchent, selon le besoin, des dizaines d'employés à qui ils confient les opérations de cueillette, de dépulpage, de nettoyage et de triage. « Le processus peut durer plus de 22 jours, selon l'époque et la quantité de ressources humaines disponibles à cet effet », raconte un producteur. Pour ce faire, il faut les moyens financiers adéquats. Et c'est là le casse-tête de beaucoup de producteurs : pouvoir payer à chaque employé entre 75 à 150 gourdes par jour. « Une livre de café se vend entre 5 et 15 gourdes. Pourtant, on doit payer entre 75 et 125 gourdes par jour à chaque paysan pour les opérations de préparation du café », se lamente M. Desruisseaux.Sur la table des intervenants, le producteur de la commune de Thiotte n'est pas le seul à se plaindre de la situation critique de la filière café en Haïti. L'exportateur national, Normand Wiener, se désole de la chute libre de cette denrée locale. « De 1984 à nos jours, les exportations ont chuté de 450 000 sacs à 2430 sacs de 70 kilogrammes », dit-il. Ce déclin diminue systématiquement les possibilités d'emplois à la Maison Weiner. « Autrefois, on embauchait près de 1400 trieuses. Aujourd'hui, on engage seulement entre 50 et 70 trieuses »
La déchéance du café local serait une conséquence du manque de torréfacteurs industriels dans le pays, selon Jean Marc Ewald, directeur de production et de qualité à l'entreprise Rebo S.A. Actuellement, il n'en existe que trois : Marabout, Selecto et Rebo S.A. Sur l'ensemble de la production nationale annuelle, la part industrielle représente seulement 5.71 %. « Et pourtant, la torréfaction industrielle pourrait faciliter une importante recette fiscale pour le pays », soutient Ewald.
Le café local quoique apprécié tant sur le marché local qu'international génère de moins en moins de profits pour le pays. Dans son intervention, l'agronome Behal Joseph a souligné qu'en 1990 les exportations en café ont rapporté 15 300 000 dollars américains contre seulement 4 684 801 dollars américains en 2006. De quoi soulever le mécontentement de certains producteurs littéralement suspendus aux lèvres des intervenants. « Que comptent faire les autorités pour relancer la production de café à Baradères, à Beaumont, à Paillant, dans le département des Nippes... ? » a demandé, d'un air révolté, un participant à l'agronome Joseph. « Jusques à quand va-t-on avoir accès au crédit agricole ? », se demande un membre d'une coopérative caféière de la commune de Carice, les yeux rivés sur le représentant de l'Institut du café haïtien (INCAH). Il n'aura aucune réponse satisfaisante. L'Institut de café haitien dont la mission est de veiller sur la filière tout en développant des stratégies économiques pour relancer le café ne peut même pas subvenir à ses besoins administratifs, selon Fito Mérisier, membre de cet organisme. « L'Institut du café haïtien (INCAH) créé en 2003 se trouve dans une situation critique. Le conseil d'administration n'a pas les moyens financiers pour fonctionner. Il n'y a pas de synergie entre les employés, le budget alloué à l'organisme est très faible », dit-il.
Si l'INCAH a raté sa mission de structuration et de valorisation de la filière café sur le marché local, le label ''Haïtian blue'' ne rassure pas trop la promotion du produit local. Dans un rapport publié sur la filière en 2005, on note que le ''Haitian blue'', en dépit de sa reconnaissance internationale depuis 2001, n'améliore pas la situation des producteurs de café parce qu'il n'est pas produit en quantité suffisante (3 500 sur les 400 000 sacs de la production annuelle).
Le café haïtien a, certes, de grands atouts et intéresse toujours les étrangers. Mais ne faut-il pas absolument une prise en charge des autorités concernées pour relancer la filière, pour ne pas perdre ce délicieux produit local?

Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54662&PubDate=2008-02-25

American Airlines décline toute responsabilité dans la mort de Carine Désir

Annonçant l’ouverture d’une enquête, la compagnie américaine soutient que de l’oxygène a été administré à l’infirmière haïtienne, contredisant ainsi sa famille
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya

La compagnie aérienne américaine American Airlines s’est déclarée très attristée par la mort de l’haïtienne Carine Désir survenue vendredi dernier sur son vol 896 Port-au-Prince/New York.
Dans un communiqué rendu public lundi à Forth Worth, au Texas, la compagnie a présenté "ses sympathies les plus profondes à la famille affligée" et annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident. Soulignant que toutes les situations médicales graves enregistrées à bord de ses appareils font régulièrement l’objet d’investigations, elle s’inscrit en faux contre les accusations des proches de Carine Désir en affirmant que "l’oxygène a été administré à la jeune femme et le défibrillateur externe automatique appliqué".
Le communiqué ajoute qu’avant le décollage, son "personnel à bord hautement formé", contrôle toujours tout l’équipement de secours des avions y compris les bouteilles d’oxygène. Selon la direction d’American Airlines, douze de ces bouteilles se trouvaient sur le vol à bord duquel la ressortissante haïtienne est décédée des suites de graves troubles respiratoires. "Nous supportons les actions, la formation de notre équipage et la fonctionnalité de l’équipement médical à bord. Nous sommes également reconnaissants aux volontaires médicaux qui sont venus en aide à un compagnon de voyage sur ce vol", conclut le communiqué.
La prise de position d’American Airlines contraste avec les déclarations de la famille Désir selon lesquelles l’infirmière, diabétique et hypertendue, n’avait pu bénéficier dans sa détresse d’une assistance respiratoire avant de succomber à une crise cardiaque. Olivier Antonio, le cousin de Mme Désir, dont les propos ont été relayés par l’ensemble de la grande presse américaine, indique que les bouteilles d’oxygène étaient vides alors que le défibrillateur externe automatique ne fonctionnait pas. "Je ne peux plus respirer, ne me laissez pas mourir", avait lancé à plusieurs reprises la mourante confrontée à l’indifférence des hôtesses de l’air. Après avoir pris un repas léger, elle se plaignait d’avoir soif. Mais, la consommation d’un peu d’eau n’avait pu soulager son malaise devenu de plus en plus insupportable.
Enfermé dans un sac en première classe, le corps a été récupéré par un corbillard peu après l’atterrissage de l’avion à l’aéroport John F. Kennedy de New York sous les caméras de plusieurs chaînes de télévision.
Les funérailles pourraient avoir lieu jeudi dans le comté de Brooklyn où résidait la disparue.
Les passagers du vol 896 d’American Airlines étaient fortement secoués par les circonstances dramatiques de la mort de Carine Désir tandis que dans la communauté haïtienne de New York beaucoup fulminaient contre le transporteur aérien américain.
Résidant depuis environ 25 ans aux Etats-Unis, Mme Désir, 44 ans, était mère de deux enfants. Elle venait de revoir son pays natal, Haïti, après ...15 ans d’absence. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4741

Plusieurs parlementaires s’opposent au renvoi du gouvernement

Le président du sénat, Kelly Bastien, croit qu’un éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis, aura des conséquences négatives sur le processus électoral. Le sénateur Bastien soutient qu’un gouvernement démissionnaire ne pourra pas s’engager sur le dossier du financement de la campagne électoral prévu dans le projet de loi électoral.
De plus, le sénateur Kelly Bastien (Lespwa) annonce que les chefs de partis politiques seront consultés par les membres de la commission collectivité territoriale chargée d’étudier la nouvelle loi. " Les partis politiques représentent des acteurs importants et nous devons tenir compte de leurs remarques pour garantir la légitimité de la loi", assure t-il.
Le sénateur Bastien dit espérer que le rapport de la commission spéciale sur la nationalité pourra être publié dans les prochaines semaines.
De son coté, le sénateur Anacacis Jean Hector ( Lespwa) estime que le moment n’est pas favorable pour le renvoi du gouvernement. " Des députés avant la séance d’interpellation se déclarent prêt à renvoyer le gouvernement, le député Bourgolly dénonce des pots-de-vin de l’ordre de 100 000 dollars par député ", déclare le sénateur Anacacis.
Il croit que le premier ministre n’est pas à l’abri d’un vote de censure dénonçant un complot d’un groupe de députés. " Ils ont peut être un candidat pour le poste de premier ministre parce que plusieurs ministres veulent être premier ministre sans compter d’autres candidats au niveau de la présidence", lance le sénateur Anacacis pour qui le renvoi du premier ministre Alexis entraînera une crise politique et économique. " Les députés seront tenus pour responsables de la crise", explique t-il.
A la chambre basse, les élus sont dans l’expectative à 48 heures de la séance d’interpellation. Le député de Pétion ville, Steven Benoît (Lespwa) est opposé au renvoi du premier ministre mais réclame un remaniement ministériel. " Je voudrais qu’on accorde un sursis au premier ministre ce qui permettrait d’identifier les ministères inefficaces afin de réaliser le remaniement ministériel", soutient M. Benoît." Je ne voterai pas pour l’incertitude et l’instabilité", lance Steven Benoît rejetant ainsi l’appel des députés interpellateurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13523
Quel Bordel!

Interpellation, le premier ministre Alexis reprend l’offensive

Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, exige que les députés se prononcent clairement sur la politique de son gouvernement à la fin de la séance d’interpellation du 28 février. Le premier ministre qui ne craint pas un vote de censure affiche sa détermination à affronter les députés interpellateurs. Loin de faire montre de fébrilité, M. Alexis réclame le respect intégral des prescrits de la constitution. " Il faut un vote ; la constitution est clair, il ne doit pas y avoir de délai", martèle le chef du gouvernement.
M. Alexis ne redoute pas le renvoi de son gouvernement qui lui donnerait " l’occasion de servir son pays dans sa ville natale, Gonaïves. " En cas de vote de censure, je serai content de rentrer au Gonaives afin de travailler avec la mairie, les églises et les associations de paysans ", argue t-il. Nullement inquiété par les critiques pour son aveu d’impuissance, le premier ministre Alexis réaffirme qu’il ne peut faire des miracles. " Je ne puis faire sortir du sang des rochers, je ne peux pas mentir à la population en disant que les palliatifs peuvent résoudre le problème de la vie chère", ajoute t-il.
Dans une interview exclusive à radio Métropole, le premier ministre a expliqué que sa stratégie est de réduire le chômage massif et mettre en place les conditions pour la création de richesses. Selon Jacques Edouard Alexis, la séance d’interpellation lui donnera l’occasion d’expliquer l’action de son gouvernement aux parlementaires et à la nation. Il soutient que son exposé reposera sur sa déclaration de politique générale et l’exécution de nouveaux programmes en raison de la nouvelle situation.
Dans le même temps, le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, assure que le premier ministre va essayer de convaincre les élus sur les résultats positifs enregistrés par le gouvernement. Tout en rappelant que l’avènement du gouvernement s’était produit dans un contexte d’insécurité, M. Jasmin rappelle que le rétablissement du climat sécuritaire a été la priorité du gouvernement.
Il regrette que les parlementaires n’aient pas accordé au gouvernement un délai pour consolider le climat sécuritaire ce qui ouvrirait la voie à la création massive d’emploi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13522

Les forces de l’ordre et la justice continuent à traquer les criminels

Plusieurs cas de kidnapping ont été déjoués le week end écoulé grâce à la vigilance de la population et la diligence des forces de l’ordre. Dans l’une de ces tentatives, à Delmas 41 des bandits, se faisant passer pour des policiers, n’ont pu kidnapper un couple.
De plus, quelques criminels, dont un ancien condamné, ont été appréhendés à Delmas 42 dans une maison qui servait de lieu de séquestration. Au centre ville de Port-au-Prince, non loin du théâtre National, des bandits continuent d’agresser les passants avant de prendre refuge dans le bidonville de " cité Leternel" .
Les forces de l’ordre ont durant le week end procédé à l’arrestation de Gaston Joseph, un criminel recherché par la justice pour son implication dans l’assassinat du consul français, Paul Henry Maural en 2005. Le criminel en question serait un ancien membre du programme désarmement et réinsertion. Des criminels récemment libérés par la justice ont été appréhendés ou tués lors d’affrontement avec les forces de l’ordre.

Le secrétaire d’état à la justice, chargé de la réforme judiciaire, Daniel Jean, avait dénoncé une dérive de certains magistrats qui libèrent des bandits en raison de l’insuffisance de preuve dans les dossiers de la police. " Le rôle du juge instructeur est de trouver les éléments de preuve manquants afin de faire avancer le dossier", fait remarquer M. Jean.
Le disfonctionnement de la chaîne pénale, le manque de formation, la faiblesse de la loi et le manque de matériels sont autant de points négatifs dans le système judiciaire haïtien souligne Daniel Jean. " Lorsque vous avez un système basé uniquement sur le pouvoir discrétionnaire des juges on risque des dérives", dit-il précisant qu’il faut changer la réalité juridico légale.
Par ailleurs, la Minustah a révélé que 23 cas d’enlèvements ont été rapportés au cours des trois premières semaines de février. Il y aura très probablement une hausse des cas de kidnapping au cours du mois de février puisque 23 cas avaient été rapportés pour tout le mois de janvier. Pendant ce temps, la Minustah et la police haïtienne ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans la région métropolitaine. Des patrouilles mobiles sont désormais visibles la nuit dans plusieurs artères de la capitale. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13521

A 72 heures de l’interpellation du chef du gouvernement, des représentants et membres de divers secteurs se positionnent

Le président du Sénat appelle les partis politiques membres du gouvernement à se "définir"
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya

Des représentants et membres de divers secteurs de la vie nationale interrogés par Radio Kiskeya continuaient lundi de se positionner pour ou contre le renvoi du gouvernement, 72 heures avant la séance d’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis à la Chambre des députés.
Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP, Hinche, Centre) Chavannes Jean Baptiste a mis l’accent sur la grave situation de détresse dans laquelle se trouve la population. De ce fait, il estime que les députés devraient adopter une motion de censure contre le chef du gouvernement si celui-ci ne parvient pas à les convaincre de sa capacité à redresser la situation.
Le professeur Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC, regroupant certaines associations patronales) constate lui aussi la misère noire dans laquelle patauge la population. Cependant, s’il considère dans ces conditions normale l’interpellation, il affirme ne pas croire en l’opportunité du renvoi immédiat du gouvernement. Il propose d’accorder un sursis de trois mois à celui-ci afin qu’il puisse mettre en œuvre un plan de redressement.
Le professeur Christian Rousseau (ex-membre du Conseil des sages sous la transition) qui affirme lui aussi avoir constaté l’état de misère sans nom qui sévit au pays, partage l’opinion de Chavannes Jean Baptiste à savoir que l’éventuel renvoi du chef du gouvernement ne conduirait nécessairement pas à une crise. Il soutient en ce sens l’idée à savoir que ce ne sont pas les individus qui devraient compter, mais plutôt les politiques mises en œuvre.
La base de Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Aristide) s’est pour sa part officiellement opposée lundi, lors d’une conférence de presse, à l’éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Des militants connus de ce secteur politique, dont les nommés Yvon « Zap-Zap » et Marjorie Michel, ont dans la matinée manifesté leur soutien au chef du gouvernement, devant le siège du Parlement, lançant des slogans hostiles aux députés interpellateurs.
Parallèlement, Fanmi Lavalas a annoncé son programme de commémoration de l’anniversaire, vendredi prochain, de la seconde chute du pouvoir du président Jean Bertrand Aristide.
Intervenant à son tour dans le débat sur la question de l’interpellation, le président du Sénat, Kelly Bastien, a demandé lundi aux dirigeants de partis politiques membres du gouvernement, de sortir de leur réserve par rapport à la démarche de leurs parlementaires et de clarifier publiquement leur position en ce qui concerne l’interpellation du chef du gouvernement. Il s’agit, pour lui, d’une anomalie qui devrait être corrigée, à savoir que des députés membres de partis représentés au gouvernement menacent de renvoyer celui-ci sans que les partis en question n’aient pas, parallèlement, rappelé leurs ministres. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4739

Une passagère haïtienne meurt à bord d’un vol d’American Airlines


Aucun matériel d’urgence n’était disponible pour secourir Carine Désir en détresse respiratoire sur le trajet Port-au-Prince/New York, selon sa famille
lundi 25 février 2008,
Radio Kiskeya

Une passagère de nationalité haïtienne, Carine Désir, 44 ans, victime de graves troubles respiratoires est morte à cause d’un manque d’oxygène vendredi dernier à bord d’un vol commercial Port-au-Prince/New York de la American Airlines, rapporte lundi le New York Daily News.
"Ne me laissez pas mourir", a lancé au plus fort du désespoir Mme Désir lorsqu’elle s’est effondrée au bout d’une heure de vol. Diabétique et souffrant d’une forte tension artérielle, elle venait tout juste de prendre une collation.
Très hésitantes au départ, les hôtesses de l’air ont finalement répondu aux cris de détresse de l’infirmière qui vivait à Brooklyn. Mais, selon des membres de sa famille contactés par le quotidien newyorkais, malgré le dévouement de deux médecins et de deux infirmières, qui se trouvaient parmi les voyageurs, tous les efforts se sont révélés vains. Car, les deux bombones d’oxygène disponibles dans l’avion étaient complètement vides tandis qu’un défibrillateur automatique (destiné à la réanimation cardiaque) était en panne.
Devant l’insistance du frère et du cousin de Carine Désir, Joël Désir et Olivier Antonio qui rentraient également à New York, le commandant de bord avait finalement accepté d’effectuer un atterrissage d’urgence à Miami afin de pouvoir sauver la vie de la dame. Mais, il était déjà trop tard. Elle allait rendre l’âme bien avant l’aboutissement de cette manœuvre.
La direction centrale de la American Airlines à Dallas (Texas) a confirmé le décès de la voyageuse haïtienne. Elle s’est toutefois gardée de faire le moindre commentaire sur les graves dysfonctionnements du dispositif de secours du vol 896 à l’origine de ce drame bouleversant.
Cette affaire devrait faire l’objet d’une enquête judiciaire et pourrait entraîner des poursuites légales contre la compagnie américaine classée numéro un mondial de l’aviation civile.
American Airlines, dont beaucoup des passagers se plaignent régulièrement de la qualité des services offerts à la clientèle haïtienne, avait dû annuler ces dernières semaines plusieurs de ses vols au départ et à destination de Port-au-Prince en raison notamment de problèmes mécaniques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4735