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lundi 14 janvier 2008

Reportage spécial : Émigrer d’un pays plus pauvre vers un pays pauvre : des haïtiens vers la République Dominicaine

Jason Deparle
JUAN GÓMEZ, République dominicaine. - Les masures faites en déchets de bois sur une pente boueuse peint la version de la terre promise pour l'homme pauvre. Ils vivent sous des plafonds troués sur des parquets crasseux, et manquent d’électricité et d’eau courante

Mais des centaines d’haïtiens immigrants ont risqué leur vie pour venir ici et pour travailler les domaines agricoles proches. Ils font partie d'une tendance globale : migrants qui se déplacent des pays plus pauvres vers des pays pauvres.
Parmi eux se trouve Anes Moïses, âgé de 45 ans, un homme de peau foncée avec des cheveux gris touffus, celui qui a travaillé sur les plantations de la République dominicaine pendant plus d’une décennie, toujours illégalement. Les patrons de l'exploitation agricole payent cinq dollars par jour et ils lui disent que les haïtiens puent. Les soldats l’ont appelé « diable » à la peau foncée et il a été déporté quatre fois.
Cependant, comme le prix moyen d’une journée de travail en République dominicaine est six fois supérieur à celui perçu en Haïti, Moisés a réagi à chaque expulsion en engageant un contrebandier qui paie les gardes frontalières et ils le ramènent de retour en territoire dominicain.
« Nous nous voyons obliger de retourner ici, non parce que nous aimons le système, mais parce que nous sommes pauvres », a-t-il affirmé. « Quand nous traversons la frontière, nous sommes un peu mieux. Nous pouvons acheter des chaussures et peut-être une poule ».
Vers « le sud du sud »
Dans le monde en développement, les migrants se déplacent vers d'autres pays proches avec la même fréquence qu’ils se déplacent vers des pays riches. Toutefois, leurs nombres et leurs tribulations ne sont pas pris généralement en considération.
De manière caractéristique, ils sont en principe plus pauvres que les émigrants des pays riches, ils gagnent moins d'argent et il est fort probable qu’ils voyagent illégalement, ce qui fait augmenter les probabilités d’être victimes de toute sorte d’abus.
Ils se déplacent vers des pays qui, en comparaison avec les nations riches, offrent aux immigrants beaucoup moins de protection légale et moins de services. Cependant, ceux qu’ils perçoivent aide à soutenir un certain nombre de personnes parmi les plus pauvres du monde.
Il y a 74 millions de migrants « vers le sud du sud », selon la Banque Mondiale, qui utilise ce terme pour décrire à quelqu'un qui se déplace d'un pays en développement ver un autre, sans tenir compte de la situation géographique.
La banque estime qu'ils envoient chez eux entre 18.000 à 55.000 millions de dollars chaque année (la banque calcule aussi qui 82 millions de migrants se sont déplacés du « sud au nord », c'est-à-dire de pays pauvres à d'autres plus riches).
Les Nicaraguayens construisent des bâtiments au Costa Rica. Les paraguayens moissonnent les cultures argentines. Les Népalais excavent des mines en Inde. Les Indonésiens nettoient des maisons malaisiennes. Des mains d’œuvre du Burkina Faso veillent les cultures en Côte d'Ivoire.
Certains économisent pour des voyages plus coûteux vers le nord, tandis que d'autres trouvent que le déplacement d'une terre pauvre à une autre est tout ce qu’ils pourront se payer.
Tandis que les pays riches ferment leurs frontières, il est probable que ce type de migration se développe dans le monde. « La migration « du sud au sud » non seulement est énorme, mais touche différentes classes de personnes », a affirmé Patricia Weiss Fagen, chercheur de l'Université de Georgetown. « Celles-ci sont des personnes très, très pauvres qui envoient de l'argent à des personnes plus pauvres et fréquemment atteignent des secteurs ruraux à où n'arrive pas la majorité des envois ».
Le cas haïtien
L'émigration de haïtiens vers la République dominicaine, pays voisin sur l'île la Hispaniola (Quisqueya bohio, ou Haïti), a été importante, constante depuis longtemps et chargées de pénalités. Les dominicains hispanophones se réfèrent avec irritation à une occupation haïtienne qui a terminé en 1844.
Les haïtiens, créolophones, pensent au massacre de 1937, quand selon les estimations des dizaines de milliers de citoyens ont perdu la vie dans un massacre ordonné par Trujillo.

Les travailleurs haïtiens ont commencé à arriver en grand nombre il y a presque un siècle, ils étaient embauchés comme travailleurs temporaires dans les champs de canne de sucre.
Mais beaucoup travaillent maintenant pendant toute l'année dans des exploitations agricoles ou des chantiers de construction urbains, ce qui fait augmenter la visibilité de ce groupe et décupler le potentiel de conflits.

Les estimations varient énormément, mais les autorités dominicaines fixent le nombre d’immigrants haïtiens à un million, c’est à dire 11 pour cent de la population.
Selon les haïtiens, les problèmes vont au-delà du travail dur et des bas salaires, jusqu'à la violation systématique de leurs droits. Les dominicains profitent de leur travail, affirment-ils, mais ils leurs nient des documents pour travailler, et ils sont déportés selon les caprices des autorités par discrimination par rapport au teint de leur peau foncée.« Il n'y a pas de justice ici », a ici dit Moisés. Fréquemment, des dominicains se présentent comme des voisins généreux avec des ressources limitées, obligés à supporter la charge du mauvais état, l'indigence et les maladies épidémiques en Haïti.
Ils assurent qu'ils offrent aux haïtiens des services et des emplois -- 30 pour cent du budget de santé publique est dépensé pour prodiguer des soins aux haïtiens, selon des fonctionnaires gouvernementaux -- ils supportent entre temps des reproches sur les violations des droits humains venant de pays très éloignés de la réalité des deux pays.
Le revenu per capita en République dominicaine est de 2.850 dollars ; en Haïti il est de 480 dollars. Le choc de civilisations peut être observé le long de la Rivière Massacre, une voie fluviale boueuse, très peu de profonde qui les divise. Du côté dominicain, Dajabón est une ville commerciale avec 10.000 habitants, avec des rues pavées, services publics et un nouveau cyber café. Sa contrepartie haïtienne, Ouanaminthe, est sept ou huit fois plus grande, sans éclairage municipal ni eau courante. Les chemins de terre sont bourrés ordures et porcs.
Deux fois par semaine, les dominicains ouvrent le pont, et des milliers de haïtiens se dépêchent pour traverser et acheter des produits qui sont rares dans leur côté : oeufs, clous, farine, ciment, carottes, salami, jus, huile pour cuisiner, poules vivantes et chaises en matière plastique.
Le périmètre du marché est patrouillé par des gardes armées, ceux qui essayent d'assurer le retour des haïtiens. La corruption et la violence sont communes. A propos d’un cas antérieur, la Commission Interaméricaine de Droits Humains, des soldats dominicains sont actuellement accusés de tirer de façon non-discriminée contre le camion d'un contrebandier. Six haïtiens ont été tués.

Deux douzaines d’haïtiens dans un camion de contrebandiers ont été asphyxiées l'année dernière. Leurs corps ont été jetés sur la route.

Juan Gómez se trouve à 56 kilomètres à l'est de la frontière, après trois postes militaires qui fouillent tout à la recherche d'immigrants illégaux.

Mais ses immigrants illégaux, comme Moïse, vivent à pleine vue. Sa présence ouverte titille les règles suspectes non écrites : les haïtiens capturés à la frontière sont généralement renvoyés de retour, tandis qu'on permet à un groupe de rester s’ils sont nécessaires pour le travail de certains patrons, au moins jusqu'à ce que quelqu'un l'objecte.
« Nous n’avons pas réalisé d’interview sur le lieu de travail », a dit Carlos Amarante Baret, directeur d'immigration dominicaine. « Nous comprenons les nécessités du secteur agricole ». Il a admis que la situation « profite au propriétaire fermier » et que l'étranger, « étant donné sa position d'étranger, il reste vulnérable ».

D’un côté à l'autre
Réunis ici, dans une petite église tout en haut d'une colline, édifiée entre les maisonnettes insalubres, les travailleurs ont parlé des difficultés qu’ils ont fuies et de celles qu’ils ont retrouvées ici.
Jacqueline Bayard a affirmé que la menace d'être des déportés rend les travailleurs impotents.
Katline Auguste a indiqué que le manque de documents légaux l’a empêché de visiter ses enfants en Haïti depuis trois ans.
Lorvil Seus a dit qu'il vit avec la crainte de la violence, car lors d’un incident malheureux survenu à Hatillo Palma après le décès d'une femme dominicaine un pasteur haïtien et 2.000 autres haïtiens ont été des déportés.
Les meurtres par représailles se sont propagés, et trois haïtiens ont été brûlés vifs près de Saint-Domingue, la capitale du pays.

Quelques émigrants du sud au sud « sont poussés » par des guerres et des crises politiques. D'autres « sont attirés » par les emplois et les meilleurs salaires. Quelques migrants suivent le travail de saison. Certains jettent des racines.

Quelques pays --L'Argentine en est un—s’est dépêché à amnistier les immigrants. D'autres, comme le Nigéria et l'Indonésie, les ont soumis à des déportations massives.
Beaucoup de pays envoient et reçoivent simultanément une grande migration. La raison de la disponibilité d’emplois pour les haïtiens vient du fait que beaucoup de dominicains se sont installés aux Etats-Unis.
Cela révèle ce que Dilip Ratha, un économiste de la Banque Mondiale, appelle un double standard commun. « Beaucoup de pays souhaitent ou bon traitement pour ses propres citoyens à l'étranger, mais eux-mêmes ne traitent pas bien ceux qui viennent comme immigrants chez eux », a-t-il assuré.
Une Star indienne de cinéma appelé Hritik Roshan a déchaîné un trouble mortel à Katmandou, le Népal, durant l'année 2000, quand on a affirmé qu'il a dit que « il haïssait les Népalais »
Parfois, les costaricains appellent dédaigneusement « nicas » les Nicaraguayens. En 2005, deux chiens race Rottweilers ont tué un Nicaraguayen suspect d'être un voleur, devant le regard consenti d'une multitude de gens. On a étendu par le pays les blagues qui faisaient l'éloge à des chiens.
Cependant, Manuel Orozco, de Dialogue Interaméricain, un groupe de recherche à Washington, a averti contre le fait de voir la migration du sud vers le sud seulement sous une lumière négative.
Il calcule que les haïtiens en République dominicaine envoient à maison 135 millions de dollars par an.
« Les pays de destination profitent de la main d'oeuvre étrangère », a dit Orozco, tandis que les immigrants obtiennent travail. Il a affirmé que le défi est de créer des politiques qui « fassent la promotion du développement des deux pays, tandis qu'elles protègent les migrants et leurs familles ».
« Laisser simplement qu'arrive la migration, n'est pas suffisamment correct », a ajouté.
Article publié en Espagnol dans les page du Listin Diario dans son édition digitale sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=44168
Traduit en Français par DrJJ pour HRV

Commentaires:
Nous ne voudrions pas enlever le mérite à ce journaliste qui a voulu présenter une vision globale du phénomène de migration qu’il décrit suivant le principe des vases communicants. Cependant son analyse n’a pas su capter la dynamique des mouvements migratoires des haïtiens vers la République Dominicaine.
Ses analyses suivent une réflexion empirique qui faisait voir comme haïtiens résidant à Saint Domingue que l’ensemble des travailleurs agricoles et les ouvriers de la construction. Aujourd’hui, la communauté haïtienne de saint Domingue s’est totalement reconfigurée. Toute la bourgeoisie haïtienne chassée par l’instabilité politique et sociale qu’ont semé les régimes de Jean Bertrand Aristide a trouvé refuge de l’autre côté de la frontière.
Certaines universités fonctionnent avec plus de 40% d’étudiants haïtiens dans leurs effectifs. Dans ce sens on peut dire qu’il y a plus d’universitaires haïtiens en république Dominicaine qu’en Haïti.

Accident en République Dominicaine : Un haïtien tué et plusieurs autres blessés

Un camion s’est renversé avec à son bord des illégaux qui tentaient d’entrer en territoire voisin grâce à la complicité de passeurs
samedi 12 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Un sans-papier haïtien a été tué et plusieurs autres blessés dans l’accident d’un camion qui s’est produit samedi dans la province frontalière de Dajabòn (nord-est de la République Dominicaine), ont indiqué des sources officielles citées par EFE.
Selon la police dominicaine, Malseli Josephète, 34 ans, est décédé sur le coup tandis que Ninot Pierre, 25 ans, se trouvait dans un état grave après avoir été blessé à la tête et dans d’autres parties du corps. D’autres compatriotes, en nombre indéterminé, ont été touchés à la jambe, au bras et au cou notamment. Les médecins ont indiqué que leurs jours ne sont pas en danger.
L’accident est survenu lorsque le conducteur du véhicule, qui transportait les illégaux, a tenté de faire demi-tour en constatant qu’il a été découvert par un détachement militaire en stationnement dans la région.
Le chauffeur et un autre homme, tous deux de nationalité dominicaine, ont été appréhendés et accusés d’être responsables de ce voyage illégal.
Quant aux haïtiens, ils ont été dans leur grande majorité mis en état d’arrestation et incarcérés à la prison de la Fortaleza Beller, à Dajabòn. Ils devraient être rapatriés incessamment.
Chacun des voyageurs avait versé aux passeurs 1.600 pesos (environ 49 dollars) pour traverser la frontière et se rendre jusqu’à la commune de Navarrete, dans la province de Santiago (nord).
Les clandestins haïtiens ont été à maintes reprises victimes de graves accidents de la route en tentant d’aller s’installer en République Dominicaine.

spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4606

Les sénateurs élus pour deux ans ne partiront qu’après le vote de la nouvelle loi électorale, selon un compromis trouvé entre l’Exécutif et le Sénat

Les partis politiques ayant souscrit à ce compromis s’engagent du même coup à prendre le « train présidentiel » de l’amendement constitutionnel
dimanche 13 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Les sénateurs élus pour deux ans resteront à leur poste jusqu’au vote de la prochaine loi électorale, selon un compromis obtenu entre les sénateurs et le chef de l’Etat, René Préval, au terme de deux longs « rounds » de discussions vendredi et samedi qui se sont achevés aux environs de une heure dimanche matin.
Outre la « prolongation apparente » du mandat des 3ème sénateurs, les partis sous la bannière desquels ces derniers ont été élus se sont engagés à réfléchir sur les amendements à apporter à la Constitution. Ils devront cependant dès maintenant proposer une solution, qui figurera dans la prochaine loi électorale, au problème du mandat des 3ème sénateurs, tel qu’il s’est posé cette année.
La question de l’amendement constitutionnel est d’un intérêt particulier pour le chef de l’Etat qui a eu à déclarer le 17 octobre de l’année dernière que la charte fondamentale constitue une sérieuse source d’instabilité. René Préval avait même commandé une étude sur les amendements à apporter à celle-ci. L’un des principaux auteurs de l’étude, le professeur Claude Moïse, a d’ailleurs participé aux discussions au Palais national entre les sénateurs et le chef de l’Etat. Il y était comme observateur. Mais, il y était également pour proposer certaines orientations, selon des déclarations faites à l’issue des discussions par le 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné.
Satisfait de l’issue trouvée, le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, a annoncé la disponibilité désormais du Sénat à accompagner le nouveau Conseil Electoral Provisoire, en lui dotant des instruments légaux nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Il a félicité le président Préval pour son sens du compromis. Dès le vote de la nouvelle loi électorale, les sénateurs qui avaient été élus pour deux ans pourront lancer leur campagne électorale, a-t-il dit.
Les sénateurs Gabriel Fortuné (UNION) et Ultimo Compère (LESPWA) qui avaient annoncé leur départ du parlement dès le lundi 14 janvier ont apporté leur plein soutien au compromis trouvé.
Les deux Chambres seront donc au grand complet lundi à la séance en Assemblée nationale devant marquer l’ouverture de la première session parlementaire de la nouvelle année. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4607
Commentaire ...Juste pour rire!
Ouf de soulagement! Haïti évite le pire !
C’est bien dommage en fait en matière d’info et de communication car on avait fini par s’habituer à cette chronique de bordel annoncé au niveau de notre sain et efficace parlement.
Ca tombe pas mal. On est en est pleine période carnavalesque. Le port de masque devient presque obligatoire. Tout le monde va pouvoir en porter sans être emmerdé.
Le problème du départ ou nom des sénateurs avait pris le devant sur de vrais faux scandales et des faux vrais scandales.
On couve une certaine anxiété mal dissimulée pour savoir quel sera le prochain titre de la une de notre actualité.
Bon, l’histoire de la grippe aviaire en République Dominicaine et l’interdiction subséquente qui frappe les importations de produits avicoles a toujours été aussi un faux vrai problème.
Le Président de la République et les parlementaires bien lunés on su faire preuve d’une étonnante magnanimité pour éviter une catastrophe institutionnelle au pays !
Bravisimo messieurs !

dimanche 13 janvier 2008

MONSIEUR JEAN CLAUDE VALDEMAR PRESIDENT DE L’ASSOCIATION FRANCO-HAITIENS ET AMIS D’HAITI RECU PAR L’ASSOCIATION CULTURELLE HAITIENNE DE MARSEILLE EN R

Pour une organisation efficace et utile de la Communauté Haïtienne de FRANCE
L’étude des relations entre la France et Haïti peuvent résulter une source d’inspiration inépuisable pour celui qui s’intéresse aux grands moments et grands évènements de l’histoire. Ces relations peuvent être aujourd’hui plus que passionnantes si on observe la réalité des conjonctures que connaissent les deux pays.
D’un côté la France exhibe un gouvernement tout neuf dont l’objectif avoué semble contempler le repositionnement du pays dans l’univers des grandes nations soucieuses de l’avenir du monde et des peuples. De l’autre côté Haïti qui vit grâce à la volonté des autres nations.
Si on se tourne vers l’histoire, on acceptera que Haïti a été dans le temps, l’espace où les principes de liberté, égalité, fraternité ont été assimilés, défendus et appliqués.
Les français l’ont prôné, les haïtiens l’ont fait !
On acceptera aussi qu’à un moment de la durée, la configuration géopolitique des intérêts faisant loi, Haïti a été victime de la doctrine de Monroe. L’Amérique aux américains certes et tacitement l’Afrique aux Français. Ceci suffirait à justifier l’état pseudo délabré des relations entre les deux pays pendant des siècles. Surtout si on se refuse à pousser la réflexion très ,très loin pour comprendre comment et pourquoi Haïti peut se retrouver dans un état aussi pourri si elle compte parmi ses amis des nations comme La France, Le Canada, Les Etats-Unis d’Amérique entre autres.
L’actuel gouvernement haïtien est en quelque sorte conforme à la volonté de l’administration française. Il faut remonter à l’année 2004 ou la politique étrangère française faisait le bonheur de ceux-là qui ne supportaient pas l’hégémonie américaine dans la prise de certaines décisions faisant intervenir l’intérêt de certaines régions du monde.
A l’époque Monsieur De Villepin comme ministre des affaires étrangères exprimait le désaccord de la France face à la politique américaine qui voulait attaquer l’Irak à n’importe quel prix.
En Haïti, Jean Bertrand Aristide sous un air de faux ange, se comportait en vrai démon, obsédé par ce rêve d’enfance de diriger comme président de la République, les festivités commémoratives du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, consécration victorieuse de la révolte des esclaves.
On se rappelle encore ces scènes affreuses et macabres des « chimères » d’Aristide, investissant les locaux de l’université d’état d’Haïti, pour massacrer et tabasser les étudiants et le personnel de l’administration. Le recteur lui-même avait subi une double fracture des membres inférieurs !
On se rappelle aussi la rentrée sur la scène politique du mouvement des 148 et surtout des rebelles venant de la République Dominicaine. Il ne s’agissait plus d’un mécontentement général mais une vraie révolte contre le gouvernement de Jean Bertrand Aristide qui ne disposait que de la détermination criminelle de ses partisans pour un dernier sursaut lui permettant de se maintenir au pouvoir.
A un moment donné, il fallait vite trouver une solution au problème. Comme souvent, le prétexte d’éviter un bain de sang a été évoqué. Il fallait choisir entre envoyer des troupes pour supporter et protéger le gouvernement « démocratiquement » élu (5% de la population seulement avait participé aux élections !), ou éviter la confrontation entre les rebelles menés par Guy Philippe et les chimères d’Aristide.
La voix de Monsieur De Villepin s’est faite entendre. Clair, fort et convaincu, il a reconnu que Jean Bertrand Aristide se comportant comme un vrai dictateur, s’était « affranchi de toute légitimité ».
Dans le milieu pro-Aristide, la position de la France s’expliquait par le fait que Jean Bertrand Aristide voulant fédérer une partie de la population haïtienne autour d’une cause patriotique, avait exigé une réparation et la restitution de la dette de l’indépendance payée à la France par Haïti.
Dans la pratique Aristide n’a pas reçu le support militaire souhaité et il a été invité à s’exiler en Afrique du Sud en Février 2004.
Depuis, l’administration française a été omniprésente dans les différentes sphères de la vie politique nationale. Cette présence française s’est renforcée davantage avec les voyages de la secrétaire d’Etat Rama Yade et récemment de Monsieur Bockel, ministre de la Coopération pour participer aux cérémonies commémoratives du 204 ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti.
En matière de Coopération, on parle beaucoup de la Coopération décentralisée, un concept cher à l’administration française. Cette vision de la coopération fait intervenir directement les immigrés dans des démarches et des actions visant a améliorer la situation des habitants vivant dans les pays d’origine de façon à ce que l’immigration en se présente plus comme seule alternative.
L’idée novatrice peut être bénéfique si elle n’exclut point d’une la coopération entre les gouvernements centraux et si elle peut bénéficier de l’apport d’une communauté d’immigrés intégrée et consciente des besoins de leurs localités dans les limites du réalisable.
Cependant, la communauté haïtienne de l’extérieur n’a jamais été caractérisée par une organisation parfaite et solide pouvant faire d’elle un levier effectif pour développement malgré les apports considérables dans l’économie du pays.
Haïti ne pourra donc tirer aucun bénéfice de la coopération décentralisée si la communauté haïtienne de France ne s’organise pas une fois pour toute, de façon à pouvoir proposer de vrais projets utiles à la nation.
C’est dans cette perspective que l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille a reçu la visite de Monsieur Valdemar Jean Claude, Président Fondateur de l’Association de Franco-Haïtiens et amis d’Haïti, lors de leur réunion mensuelle le dimanche 6 janvier dernier.
Nous avions rencontré Monsieur Jean Claude Valdemar en Octobre dernier lors de la réunion de l’Association GAMAH. Il avait tout de suite manifesté un fervent désir de prendre contact et d’établir des relations de travail avec la Communauté Haïtienne de Marseille.
Ceci nous paraissait très profitable puisque nous étions déjà acquis à la cause de cet amoureux du pays qui avait, par l’intermédiaire de l’association Franco-Haïtiens et des Amis d’Haïti (FHAH), avait réalisé des prouesses dans sa région natale d’Haïti.
La FHAH reste un projet ambitieux supporté par des citoyens soucieux du développement socio-économique et culturel d’Haïti, leur pays d’origine, qui veulent partager avec leurs amis et leurs enfants une intégration réussie et s’engager dans une démarche de sensibilisation et action en faveur du développement d’Haïti.
La rencontre a été empreinte d’une franche hospitalité à la sauce haïtienne, très natif-natale. Monsieur VALDEMAR a été reçu comme un frère et surtout comme un frère important partageant des préoccupations communes autour du pays.
Sa présentation ornée de conviction, sincérité et humilité a su maintenir en alerte les membres de l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille qui lui ont voué une attention religieuse en retour. Les questions et les interrogations suscitées par sa présentation ont été répondues avec circonspection et un vrai sens de la réalité.
Les présents, en nombre considérable, ont vu d’un très bon œil l’idée de travailler ensembles sur certains projets.

A la fin de la réunion avec l’ensemble des membres de l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille, ponctuée par le partage du gâteau des rois et d’une bonne coupe de champagne, dans une ambiance cordiale et fraternelle, Monsieur VALDEMAR s’est entretenu avec le comité directeur de l’Association Culturelle Haïtienne, représentée par son président Monsieur Pierre Saint-Jules, Monsieur Pierre Faustin et Docteur Jonas JOLIVERT, vice-présidents, Edmon Brehil trésorier, du jeune et dynamique Steven MICHEL secrétaire adjoint.
De même ont participé à la réunion Docteur Anne-Marie Straboni présidente de l’association HISPANIOLA et Anne Marie Dominique OHERESSER de l’association Chrétiens et Sida de Marseille deux personnalité qui ont joué un rôle important dans l’épopée de la petite Nephtalie ILISSE et octobre dernier.


Des propositions concrètes et des pistes réelles de coopération ont été évoquées.
La communauté haïtienne de Marseille s’est sincèrement réjouie de pouvoir compter sur la collaboration de FHAH pour travailler à la réalisation de projets concrets et utiles à Haïti et souhaite du succès à monsieur Jean Claude VALDEMAR

APRÈS l’apparition de la grippe aviaire les commerçants haïtiens remplacent l’achat de poulets et d’oeufs par des harengs et des sardines.

DAJABÓN. - Les haïtiens qui entrent traditionnellement en République dominicaine pour acheter sur les marchés de Dajabón ont remplacé l'achat de poulets et d’œufs par celui harengs et sardines.
Le motif n'obéit pas à un changement dans les préférences alimentaires des haïtiens mais à l'interdiction par les autorités haïtiennes à l'importation de produits avicoles depuis la République dominicaine après avoir détecté un bourgeon de grippe aviaire dans ce pays.
Au moins 50 camions pleins d’œufs et de poulets arrivent à Dajabón lundi et vendredi, jours de marché, depuis le Cibao Central (dans le nord de la République dominicaine) pour être vendus aux haïtiens.
Mais cette semaine il y a seulement eu moyenne de douze, qui sont retournés vers leurs points de départ sans pouvoir effectuer aucune opération commerciale, comme ont dit les producteurs avicoles eux-mêmes. Les commerçants et acheteurs haïtiens disent que l'interdiction imposée par le Gouvernement de son pays a produit beaucoup de critiques et préoccupation, parce que 95 pour cent des poulets et des œufs que consomment les voisins des peuples frontaliers, le nord et le nord-est haïtien, proviennent de la République dominicaine.
Moriquita Pierre a déclaré que lundi et vendredi elle traverse la frontiere pour se rendre a à Dajabón depuis Ouanminthe pour acheter des poulets et des œufs, pour les vendre ensuite dans son commerce de fritures, mais elle a décidé maintenant de remplacer ces produits par des harengs ou des sardines, qu’elle offre à ses clients avec pain et cassave, un produit élaboré à base de manioc. « Je crois que c'est une mesure qui porte préjudice contre l'alimentation de beaucoup d’haïtiens et c'est pourquoi les autorités de mon pays doivent la laisser sans effet dès que possible », a dit à EFE l'étudiant Manuel Oguí (Auguste) de 22 ans.
Tandis que, Rebeca Silfá affirme que le riz accompagné d’oeuf est un des plats les plus importants du régime alimentaire de celui qui est pauvre en Haïti, qui sont la majorité, c’est pour cela que la mesure d’interdiction porte atteinte à l'alimentation d'une immense masse d’haïtiens.
Le commerçant Cesarín Pierre a assuré qu’en Haïti, à cause de l'interdiction, on commence à sentir sentie une pénurie d’oeufs et de poulets et que cela affecte les restaurants, cafétérias, salles à manger, super-marchés, boutiques, boulangeries, pâtisseries et centres de repas rapide, où on utilise beaucoup les produits avicoles.
Robert Cesarín Baptiste, un dirigeant communautaire de Cap haïtien, la seconde ville du pays, au nord-ouest de Port-au- Prince, a dit que la majorité des pauvres d’ Haïti consomment du riz avec des œufs ou des bananes avec du poulet. « À une famille pauvre on le fait apaiser facile la faim avec un kilo et demie de riz et deux oeufs, parce qu'il n'y a rien d’autre à offrir, je crois que les autorités dominicaines et celles de mon pays doivent se mettre d'accord, parce que ceci ne peut pas continuer, parce qu'il est ressenti dans les estomacs des gens », il a expliqué.
Dans la ville haïtienne de Ouanaminthe, située à 600 mètres de la frontière avec la province dominicaine de Dajabón, 98 pour cent des produits que consomme la population de plus de 200.000 habitants provient de la République dominicaine.
Y compris , la gourde, la monnaie officielle haïtienne, a été déplacée par le PESO dominicain, puisque la majorité des transactions commerciales qui sont effectuées à Ouanaminthe et communautés avoisinantes sont faites avec la monnaie dominicaine.
« A Ouanaminthe on utilise le gourde pour faires quelques affaires bureaucratiques officielles et se déplacer dans d'autres peuples, mais là réellement ce qui circule c’est le PESO dominicain, parce que nous dépendons beaucoup de la République Dominicaine », a bien affirmé Robert Aimé, un conducteur du transport public de Haïti.
Andres Joseph, un sociologue haïtien qui a étudié en République dominicaine, dit que les difficultés lesquelles font face les haïtiens pour subsister et obtenir des services et des biens essentiels pour porter une vie moderne, a provoqué un déplacement massif de personnes vers territoire dominicain.

(Vérité de Lapalisse Monsieur Le sociologue)

Haïti maintient l’interdiction d'importer des poulets et des oeufs depuis la République Dominicaine

Par Pedro Jiménez et William Estévez
DAJABÓN. - L'interdiction d'importation poulets et oeufs depuis République dominicaine vers Haïti était encore maintenue hier après une rencontre entre les autorités sanitaires des deux nations pour analyser la situation de la grippe aviaire, motif de l'interdiction, aucun accord concret aurait été signé.
Le représentant de la zone D'élevage de Dajabón a conversé par téléphone avec Angel Faxas Vargas, de directeur de Bétail du pays, qui a pris part à la réunion à Port-au- Prince, et celui-ci lui aurait alors informé que suite à la rencontre aucun accord concret n’aurait été signé et que les autorités des deux nations offriraient une conférence de presse pour faire connaître la situation.
Toutefois, Magalie Peralta, directrioce de la Santé Animale, ainsi que Walter Rafaël García, du département de Quarantaine de Santé Végétale ; Bernarda Reynoso, chargé de Migration, et Elvio Bejarán, collecteur de Douanes en Dajabón, ont affirmé au journal Listin Diario qu'ils n'avaient aucun rapport officiel sur les résultats de la rencontre.
L’AMBASSADEUR DOMINICAIN
L'Ambassadeur dominicain à Port-au- Prince, Haïti, José Serulle, a informé à des médias étrangers que la rencontre a été un succès et que les autorités sanitaires haïtiennes ont été convaincues par les explications que les représentants dominicains ont offertes sur la grippe aviaire.
Il a dit qu'il était fort possible que la mesure des autorités haïtiennes qu'interdit l'importation de poulets et d’ œufs, soient révoquée dans les prochaines heures.
Source: Listin diario en Espagnol

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=44086
Traduction Dr JJ

samedi 12 janvier 2008

Les eaux prennent des proportions considérables

Une vue de la dimension du niveau des eaux du lac Azuei à hauteur de Malpasse(Photo: François Louis)
Les récentes études relatives au réchauffement climatique ne cessent de confirmer l'impact de ce phénomène sur l'élévation du niveau des eaux. En Haïti, le lac Azuei ainsi que l'Etang de Miragôane inquiètent de plus en plus. Des riverains craignent le pire.
Aucun acte concret émanant des autorités haïtiennes n'a jusqu'ici été posé suite au constat de la montée considérable du niveau des eaux du lac Azuei et de l'étang de Miragôane plus de deux mois après. Ces eaux continuent d'augmenter alors que les responsables, apparemment négligents, restent dans l'inaction.
A hauteur de Malpasse, la situation désolante que présente le lac Azuei reste inchangée. Pourtant, comme à Miragôane, cette situation se complique de jour en jour. Pour l'instant, les eaux qui atteignent plusieurs tronçons de route posent des problèmes même aux piétons.
Empêchant les marchandes d'exposer leurs produits au marché de « Malpas » et aux véhicules de circuler librement, le niveau de ces eaux est cependant loin de baisser, parait-il. Même constat dans la commune de Thomazeau où les eaux du lac commencent déjà à envahir une station de pompage d'eau douce ainsi qu'un hôtel. Plongés dans la peur, certains riverains ne voient autre solution que de demander aux responsables d'entreprendre des travaux de curage du canal de « Boucan Bouc », situé dans cette commune. Car, selon eux, une fois curé, ce canal drainera une bonne partie de ces eaux et permettra ainsi de baisser automatiquement leur niveau. Cette idée est prise à contre-pied.

Le spectacle est désolant même pour la République voisine qui partage le Lac Azuei avec Haïti (Photo: François Louis)
Les mots du ministre Germain
« Le canal dont il est question ne va pas résoudre le problème en réalité, indique le ministre de l'environnement, Jean Marie Claude Germain. Le curage n'a rien à voir avec cette situation car il ne s'agit pas d'une cuvette remplie d'eau et qui déverse à l'extérieur mais plutôt d'un phénomène naturel très complexe qui inquiète toute la planète. »Lors d'un entretien téléphonique accordé hier jeudi au journal Le Nouvelliste, M. Germain avoue effectivement que le lac Azuei prend réellement d'énormes proportions. « Il s'agit du jeu des extrêmes, explique-t-il. Les zones humides deviennent plus humides et celles qui étaient sèches le sont davantage. »

Plusieurs tronçons de route sont déjà endomagés (Photo: François Louis)
Le phénomène en question rentre dans le cadre d'un domaine purement scientifique qui, selon le ministre Germain, nécessite certainement l'intervention d'experts. A cet effet, le titulaire du ministère de l'Environnement annonce l'arrivée de spécialistes cubains en Haïti pour la deuxième semaine du mois de février, soit après la période des festivités carnavalesques de cette année.
Ces experts de l'environnement, précise le ministre, auront à réaliser des études relatives à la problématique des effets causés par le changement climatique. Seul le résultat de ces études, contrairement à certains observateurs qui sont pour le curage des canaux, permettra de déterminer quel genre d'intervention qui doit être effectuée afin de résoudre le problème de l'augmentation du niveau des eaux, estime M. Germain.
Pour s'attendre à des résultats concrets, M. Germain, d'un ton rassurant, affirme que Cuba est un pays très avancé dans le domaine de l'environnement. Par ailleurs, il a fait l'éloge de l'accord tripartite Haïti/Cuba/République dominicaine dans ce domaine et surtout au projet « couloir biologique de la caraïbe ».
Des dépôts sont complètement envahis par les eaux au marché de "Malpaso"(Photo: François Louis)

C'est dans ce même ordre d'idées que l'Ing. Jean Marie Claude Germain doit participer, avec tous les ministres de l'environnement de la Caraïbe, à une rencontre en république voisine les 28 et 29 janvier en cours.
Depuis l'implantation, en août 2007, du fameux projet « couloir biologique de la caraïbe », aucune amélioration de la situation environnementale n'a jusqu'à présent été constatée en Haïti. Au contraire, les risques environnementaux sont de plus en plus épouvantables.
Au niveau planétaire, les experts prévoient une augmentation de 2ºC de la température moyenne à la surface en 2100. Parallèlement à cette augmentation, le niveau moyen des océans a commencé à s'accroître plus rapidement. Ainsi, toujours selon les scientifiques, il est passé de moins de 2 millimètre (mm) par an au XXe siècle à 2,3 mm/an actuellement et pourrait atteindre 3,5 mm d'ici 2100. Que dire d'Haïti où la couverture végétale est nettement inférieure à 2% ?
Un véhicule de transport assurant le trajet Malpasse/Croix-des-bouquets passe difficilement par les eaux du lac qui rendent la circulation presqu'inaccessible (Photo: François Louis)
Victor Jean
Juniordjune14@yahoo.fr

Les Dominicains satisfaits de la rencontre

L'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Jose Serulle Ramia, a exprimé ce vendredi sa satisfaction de la tenue d'une reunión à Port-au-Prince entre les autorités haïtiennes et une délégation multisectorielle dominicaine autour du dossier de la grippe aviaire.
La présence d'un virus de cette grippe en territoire dominicain avait entrainé la suspension des importations de produits avicoles de nos voisins.« Nous avons eu une réunion harmonieuse », déclare le diplomate à AlterPresse, peu après le départ de la délégation dominicaine, dirigée par le secrétaire d'État dominicain à l'Agriculture, Salvador Jimenez.
Aucun point d'accord n'a encore été annoncé par les dirigeants haïtiens suite à cette réunion de 4 heures, à laquelle ont notamment pris part le ministre de l'Agriculture des Ressources naturelles et du développement rural, l'ingénieur agronome Francois Severin et le secrétaire d'État à l'Agriculture, l'ingénieur agronome Joanas Gué.
Sollicitée par le gouvernement dominicain, cette rencontre a été convoquée suite à la décision le 4 janvier du gouvernement haïtien d'interdire jusqu'à nouvel ordre les importations de produits avicoles de la République Dominicaine.
En attendant une annonce officielle le 12 janvier, l'agronome Severin fait valoir que la décision à prendre suite à la réunion haitiano-dominicaine ne relève pas uniquement de son ministère.Nous avons appris qu'une délégation du ministère de l'agriculture était en consultation avec le premier ministre Jacques Édouard Alexis dans l'après-midi du 11 janvier.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) estime que « les mesures d'interdiction d'importation de produits avicoles dominicains sont légitimes ». La CCIH déclare appuyer une telle décision qui vise à protéger la population haïtienne contre la grippe aviaire.
Le virus présent en République Dominicaine n'est pas le H5N1, hautement pathogène, mais bien le H5N2 qui est beaucoup plus inoffensif et déjà présent dans plusieurs pays de l'Amérique comme les États-Unis et le Canada. Cependant, par mesure de précaution, tout comme ont fait d'autres d'autres pays de la région, les autorités haїtiennes ont décidé, depuis le 4 janvier 2008, d'interdire, d'une manière formelle, l'importation de tous les produits avicoles (oeufs, volailles, poussins...) provenant de la République voisine.
Source: AlterPresse et Agropresse

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53062&PubDate=2008-01-11

Tous pour le départ, sauf Lavalas et LAA

Fanmi Lavalas et Latibonit an aksyon livrent une âpre bataille pour le maintien des dix sénateurs en fin de mandat. Entre coups de gueule et tergiversations, les sénateurs Gabriel Fortuné et Ultimo Compère font publiquement leurs adieux à la Nation !
Sans émotion aucune le sénateur Gabriel Fortuné (Union) et son collègue Ultimo Compère (Lespwa) se retirent officiellement du Sénat, laissant derrière eux un débat houleux, émaillé de coups de gueule et de tergiversations. « Tout le monde échoue, mais le peu qu'il soit j'ai rempli ma mission de parlementaire », lâche le tonitruant sénateur Fortuné en guise de discours d'adieu à la Nation.

Celui qui avait dénoncé en premier l'affaire « Socagate » - le scandale de la Soca Bank où des sénateurs auraient été monnayés pour voter une Résolution douteuse - retournera dans sa « vie normale et discuter d'une éventuelle participation aux prochaines sénatoriales. »L'élu du Sud par ses adieux évite de se faire « ridiculiser à l'ouverture de la prochaine session parlementaire » qui se tiendra dans trois jours. Gabriel Fortuné n'est pas le seul à faire ses adieux à la Nation.
Ultimo Compère a également fait sa valise. La veille, sa plateforme Lespwa a prôné le départ des dix sénateurs élus pour deux ans au scrutin de février 2006. Quatre des sept partis représentés au Grand corps appellent à l'unisson au départ des élus dont le mandat arrive à terme, selon la loi électorale régissant le scrutin de février 2006. Les élus - président, députés et sénateurs - prendraient siège trois mois après leurs élections en raison des retards accumulés dans le processus.
« Le départ des dix sénateurs élus pour deux ans permettra d'éviter un imbroglio au pays », a soupiré Victor Benoît, président de la Fusion des sociaux-démocrates. Cette structure politique, pourtant, n'a pas participé à la rencontre du bureau du Sénat et les chefs de file des partis représentés. Son compagnon de lutte des années difficiles des partis politiques, Evens Paul de l'Alliance réclame « le respect de la parole donnée » aux sénateurs. « Belligérants » ?
Cinq des dix sénateurs en fin de mandat, auraient déjà abandonné le navire. « Les cinq autres sont considérés comme belligérants » a déclaré le sénateur Anacacis Jean Hector, défendant la position de principe de la plateforme Lespwa, sa structure politique. Le président René Préval, a-t-il juré, avait proposé d'organiser des élections générales en 2011, mais certains politiciens s'étaient opposés. Ainsi, le chef de la Nation aurait voulu éviter que le pays soit à la traîne de la communauté internationale même pour financer le budget de la République. « Cette chance n'a pas été saisie », a regretté le parlementaire.
Dans l'attente des discussions entre des Sénateurs et le président René Préval, Fanmi Lavalas et Latibonit an aksyon livrent une âpre bataille pour le maintien des dix sénateurs en fin de mandat. « Si nous voulons respecter la Constitution les parlementaires doivent rester jusqu'à mai 2008, a argumenté le sénateur Youri Latortue, chef de file du parti régional Latibonit an aksyon. Le décret électoral prévoyait que les parlementaires pourraient écourter leur mandat si les élections se tenaient à temps. » Une position partagée par Fanmi Lavalas, par la voix du sénateur Rudy Hériveaux, même quand l'autre sénateur Lavalas Eveline Chéron se dit prête à plier bagage.


Les dix sénateurs qui devraient partir lundi sont: Evelyne Chéron (Ouest, Fanmi Lavalas), François Fouchard Bergromme (Artibonite, LAAA), Ultimo Compère (Centre, Lespwa), Huguette Lamour (Nippes, Fusion), Mélius Hyppolite (Nord-Ouest, OPL), Jean Gabriel Fortuné (Sud, Union), Jean Maxime Roumer (Grand'Anse, Lespwa), Antoine René Samson (Nord, Lespwa), Jean Rodolphe Joazile (Nord-Est, Pont), Ricard Pierre (Sud-Est, OPL).
Claude Gillesgonaibo73@yahoo.fr
Jean Pharès Jérôme

pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53037&PubDate=2008-01-12
Commentaires:
Combien de citoyens haïtiens, en dehors du microcosme mascarrognard ou s'affichent ces ignorants devenus politiciens par la magie des acquis sociaux, se soucient du focntionnement du Parlement Haïtien?
Fonctionner avec ou sans ça donne quoi comme différence.
Les autres doivent bien se marrer en nous observant!

Le suspense persiste sur le "sort" des sénateurs élus pour deux ans

Aucun résultat à l’issue d’un premier "round" de discussions avec le chef de l’Etat
samedi 12 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le suspense persistait vendredi soir sur le « sort » des sénateurs élus pour deux ans, à l’issue de plusieurs heures de discussions au Palais national (siège de la Présidence) entre le chef de l’Etat, René Préval ; le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin et une délégation de sénateurs de la république conduite par le président du Sénat, Joseph Lambert.
Aucun résultat n’a pu encore être obtenu et les discussions devraient reprendre samedi matin, a fait savoir à l’issue de la rencontre le sénateur Gabriel Fortuné lui-même concerné, en sa qualité de 3ème sénateur du Sud, par l’échéance du second lundi de janvier.
Bien avant la suite des discussions, M. Fortuné (élu sous la bannière de l’UNION) a tenu à réaffirmer la position qu’il a soutenue quelques heures plus tôt au Parlement, à savoir qu’il prend congé du Sénat à partir de lundi prochain et se tient désormais prêt à participer aux prochaines élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. C’est aussi la position, clairement exprimée, du sénateur Ultimo Compère (Centre, LESPWA).
La controverse autour de la poursuite ou non du mandat des sénateurs élus en 2006 pour deux ans, enfle de plus en plus.
D’aucuns appellent au respect d’un compromis qui semble avoir été atteint en 2006 pour que les élus issus d’un scrutin s’étant alors déroulé bien au-delà du délai constitutionnel, acceptent d’écourter leur mandat pour favoriser le plein retour à l’ordre constitutionnel. C’est en ce sens que le président René Préval, ayant prêté serment le 14 mai 2006, s’est engagé à mettre un terme à son mandat de 5 ans, non pas le 14 mai 2011, mais plutôt le 7 février 2011, date prévue par la Constitution pour l’entrée en fonction du prochain chef d’Etat.
D’autres soutiennent que, des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat ne s’étant pas tenues dans le délai requis, le « sacrifice promis » par les sénateurs élus pour deux ans en 2006 d’écourter de 3 mois leur mandat (lequel prend fin chronologiquement le 8 mai 2008) n’est plus absolument nécessaire. Ils disent appréhender le risque du vide institutionnel que créerait ce départ, le Sénat pouvant devenir plus fragile en raison d’un effectif réduit.
. Le sénateur Youri Latortue (Artibonite, Nord, élu sous la bannière de Latibonit An Aksyon) a mis en garde vendredi contre le départ précipité des 3ème sénateurs, faisant remarquer que la séance en Assemblée nationale prévue lundi prochain pour l’ouverture de la première session parlementaire de l’année, peut d’ailleurs ne pas pouvoir se tenir, vu que deux membres du Bureau du Sénat manqueraient à l’appel.
Il a promis que le 3ème sénateur de l’Artibonite, élu sous la même bannière que lui et dûment concerné par la controverse sur la fin du mandat des sénateurs élus pour 2 ans, prendra part à la séance de lundi.
Le sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest, LESPWA) a pour sa part réaffirmé sa ferme opposition à l’éventualité que les 3ème sénateurs restent en poste. Il en a profité pour dénoncer, sans les citer, ceux de ses collègues qui auraient tenté de rallier des « ambassades » à leur cause.
Intervenant vendredi sur la question dpuis la Grande-Anse, le député Accluche Louis Jeune (Dame-Marie, Sud-Ouest, OPL), a dénoncé un plan de l’Exécutif et d’un groupe de sénateurs visant à créer un vide institutionnel favorable au renforcement des pouvoirs de l’Exécutif. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4605

Arrestation d’un adolescent de 15 ans pour implication présumée dans l’assassinat de la jeune Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans), en novembre 200

Diego Lambert aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de la jeune femme
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le Commissariat de police de Delmas 33 (Nord-est de Port-au-Prince) a procédé jeudi, à Simon Pelé (zone de l’aéroport international de Port-au-Prince), à l’arrestation d’un adolescent de 15 ans, Diego Lambert (alias « Ti Diego »), qui serait impliqué dans le lâche assassinat, en novembre 2006, en Plaine (Nord de la capitale haïtienne), de Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans).
Ce crime odieux avait produit une véritable onde de choc dans tous les milieux en Haïti. Dans une atmosphère explosive, des milliers de personnes avaient assisté le samedi 25 novembre 2006 au cimetière de Fleuriot (banlieue nord de Port-au-Prince), aux funérailles de la jeune femme, massacrée par ses ravisseurs et abandonnée sur une pile d’immondices le 15 novembre 2006, après deux jours de séquestration.
Diego Lambert était activement recherché après des révélations le concernant faites par un de ses acolytes, le nommé Pierre Léger, appréhendé le 26 juin 2007, a précisé le commissaire Carl Henry Boucher, responsable du Commissariat de Delmas 33, dans une interview accordée vendredi à Radio Kiskeya. Le prévenu aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de l’otage, a-t-il ajouté.
Les mobiles exacts du crime et les caractéristiques du groupe qui en est l’auteur restent encore à déterminer. Le commissaire Boucher annonce la poursuite de l’enquête et la recherche d’autres présumés membres du gang.
Les opérations menées ces derniers jours par la police de Delmas lui ont également permis de mettre la main au collet d’autres présumés criminels.
Deux présumés kidnappeurs, activement recherchés, « Ti Réginald » et Demacène, ainsi connus, ont été tour à tour appréhendés le 9 janvier denier à Soleil 19 et Soleil 4 (deux quartiers de Cité Soleil, Nord de la capitale).
Un enseignant bien connu dans les milieux scolaires à Delmas, Jean François Emmanuel, professeur de lettres, a été arrêté le dimanche 6 janvier à Delmas 19 pour sa responsabilité présumée dans l’enlèvement de sa compagne, avec la complicité de celle-ci, afin de rançonner les parents de cette dernière. Alors qu’une rançon de 50.000 dollars américains avait été réclamée, les parents avaient pu verser en deux temps la somme de 13.000 dollars américains, précise la police. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4604

vendredi 11 janvier 2008

Grippe aviaire, les autorités haïtiennes rassurent

« Les plus hautes autorités du pays ont pris la ferme décision de coordonner leurs actions en vue de relancer réellement la production nationale », a vigoureusement lancé le secrétaire d'Etat haïtien à l'agriculture, Joanas Gué. Ce dernier se veut rassurant en ce qui a trait à l'absence du virus H5N2 sur le territoire haïtien. Selon le Secrétaire d'Etat, il y a moyen pour les Haïtien de transformer les problèmes générés par la découverte de virus de la grippe aviaire en République dominicaine en opportunité pour Haïti.Une réunion de haut niveau est prévue demain 11 janvier, en Haïti, entre les autorités dominicaines et haïtiennes. Parmi les responsables dominicains devant participer à cette rencontre, Joanas Gué annonce la présence du secrétaire d'Etat dominicain à l'Agriculture, Salvador Jiménez. Ils viendront sans nul doute convaincre les Haïtiens de reconsidérer la décision de suspendre les importations d'œufs de la République Dominicaine, indique M. Gué.

Ce problème tient les Dominicains à cœur, puisque c'est une bonne partie des 45 000 emplois crées par la filière avicole qui est menacée dans ce pays où 20% de la production d'œufs sont exportés vers Haïti. L'enjeu est de taille en considérant que les importations haïtiennes d'œufs ont atteint 130 millions de dollars pour la seule année 2007. Les Haïtiens consomment en moyenne plus d'un million d'œufs quotidiennement. «Une rencontre déroulée, tard dans la soirée du mercredi 9 janvier à la Primature avec les différents responsables- de l'Agriculture, de la Police, des ministères des Finances, de l'Intérieur et de la justice- visent à analyser les différentes facettes du problème causé par la mesure haïtienne», a indiqué Joanas Gué qui intervenait, ce jeudi, lors d'une conférence de presse dans les locaux du ministère haïtien de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural MARNDR).« Les autorités veulent créer réellement l'environnement favorable à l'investissement dans le domaine agricole afin de relancer définitivement la production dans le secteur », a confié le secrétaire d'Etat haïtien à l'Agriculture ajoutant que la mesure d'interdiction n'a pas été dictée par l'extérieur et que les autorités n'ont pas agi sous pression.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), s'est dit alarmée par la découverte de la grippe aviaire en territoire voisin et de ses conséquences sur l'économie haïtienne. Elle estime que les mesures d'interdiction d'importation des produits avicoles dominicains sont légitimes. La CCIH, selon une note transmise au Nouvelliste, appuie sans aucune réserve cette décision visant à protéger la population haïtienne. L'organisation patronale entend collaborer avec les autorités dans la recherche de pistes alternatives d'approvisionnement du marché haïtien.« Dans ce contexte d'urgence nationale, la CCIH adjure tous les commerçants - et d'abord ses membres - de respecter scrupuleusement les consignes du ministère de l'Agriculture dans l'attente d'une solution rapide à cette crise. La CCIH invite tous les entrepreneurs haïtiens à développer des entreprises locales dans le domaine de l'aviculture », lit-on dans cette note de presse signée par Jean-Robert Argant, président de cette organisation patronale. La mesure d'interdiction si lourde de conséquences tant pour Haïti que pour la République Dominicaine a été communiquée le 4 janvier en cours. Depuis lors, la question ne cesse de faire couler beaucoup d'encre dans les deux pays partageant l'île d'Haïti.

Dieudonné Joachim

djoachim@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52989&PubDate=2008-01-10
Commentaires:
L’initiative des autorités haïtiennes de rassurer la population fait simplement rire. Il serait tout simplement difficile de choisir à qui d’attribuer la palme du ridicule entre le ministre de l’agriculture qui interdit l’importation d’œufs et de volailles depuis la République Dominicaine et le premier ministre qui lance son jargon de relancer la production nationale.
Entre temps les journaux dominicains parlent peu de la grippe aviaire car en réalité cela pourrait porter préjudice au tourisme qui représente définitivement la principale industrie du pays. Les journaux qui en parlent se prononcent pour affirmer que le commerce à été repris entre Haïti et la République Dominicaine.
Une des réflexions à faire dans ce cas c’est d’imaginer le cas inverse c'est-à-dire que la grippe aviaire se retrouverait en Haïti avec la menace type épée de Damoclès sur l’élevage des volailles en République Dominicaine. Ce serait l’occasion rêvée et recherchée pour démontrer tout le danger qui existe dans le simple fait d’avoir comme voisins les haïtiens.
La liberté de presse reste partout dans le monde un euphémisme. C’est surtout le droit de parler des autres et de dire des choses futiles. La raison d’état prime avant tout quand ce n’est pas la raison du plus fort ou simplement la raison de ceux qui défendent d’énormes intérêts. C’est le traitement utile des informations pour le bien du pays et pour le bien être de la société, même si on pêche dans le manque l’objectivité.

Le commerce continue, selon la CEI-RD

Plus de 4 jours après l'interdiction formelle des autorités haïtiennes d'importer tout produit avicole en provenance de la République dominicaine, le commerce d'oeufs et de poulets de chair continue au niveau de la frontière, notamment dans les provinces de Jimani et de Pedernales, a rapporté, ce mercredi, le Centre d'exportation et importation de la République dominicaine (CEI-RD).
Selon le directeur de cette institution, Eddy Martinez Manzueta, les autorités dominicaines ne disposent jusqu'à présent d'aucun document écrit relatif à l'interdiction d'entrée de poulets de chair et d'oeufs sur le marché haïtien. Pour cette raison, explique le directeur de la CEI-RD, les autorités dominicaines envisagent de rencontrer les responsables haïtiens à ce sujet.
L'objectif de cette rencontre, qui doit se dérouler vendredi, est d'évaluer l'interdiction avicole au niveau de la frontière. « La réunion entre les secrétaireries d'Etat à l'agriculture d'Haïti et de la République dominicaine devra résoudre les problèmes avicoles posés entre les deux pays », a précisé le président de l'Association de producteurs de poules dans le nord de la République dominicaine.Le responsable du secteur de l'élevage dominicain, Angel Faxas, juge normale la décision du gouvernement haïtien de stopper l'importation avicole. M. Faxas qui dit avoir eu un entretien hier avec des responsables du secteur de l'élevage en Haïti, affirme qu'il s'agit d'une décision provisoire s'inscrivant dans un cadre du respect des normes sanitaires légalement établies.
Opinant, lui aussi, sur l'importance d'une rencontre bilatérale avec les autorités haïtiennes, M Faxas a voulu rassurer le gouvernement haïtien de la sécurité sanitaire du système de production animale dominicaine. « Je les ai garantis qu'il n'y a pas de présence de virus dans le système productif dominicain », a-t-il dit.De leur coté, des parlementaires haïtiens appellent les autorités à bien gérer la situation. Le sénateur Roudy Hérivaux rappelle que le gouvernement haïtien a pour responsabilité de protéger la population. Par ailleurs, il invite les citoyens à garder leur calme et laisser les responsables traiter la question. La présence du virus est détectée en République dominicaine au moment où la production avicole se chiffre à 16.3 millions de poulets de chair, a rapporté Emilio Ortiz dans un article publié ce mercredi en République dominicaine.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52950&PubDate=2008-01-11

Mesures protectrices aux lourdes conséquences

Au poste frontalier de Malpasse, douaniers et policiers haïtiens sont aux aguets pour empêcher les produits avicoles dominicains - oeufs, volailles, poussins... - de pénétrer le territoire national. Des mesures lourdes de conséquences pour les petits importateurs haïtiens non avisés.
Tony, un jeune homme de teint noir dans la trentaine, revient de la République dominicaine avec une poule bien accrochée en arrière de sa moto. Arrivé au marché de Malpasse, un ami s'approche de lui pour l'informer de la décision du gouvernement d'interdire l'importation vers Haïti de tout produit avicole tel que oeufs, poules, poussins en provenance de la république voisine. Une grande première qui surprend le jeune homme qui a vite caché sa poule dans un sac pour essayer de tromper la vigilance des agents douaniers et des policiers montant la garde depuis une semaine à la frontière de Malpasse.

Le jeune Tony n'est pas le seul à être pris au dépourvu par la surprenante décision des autorités haïtiennes. Des dizaines de petits importateurs étaient, lundi dernier, prêts à dédouaner leurs cargaisons d'oeufs achetés en territoire voisin lorsque des douaniers les ont informés que les produits avicoles dominicains sont interdits en Haïti.
Cette décision est comme un poignard planté dans le coeur de ces petits importateurs haïtiens. « On vient de nous couper le souffle, a déclaré, larmes aux yeux, Berthony Compère, qui dit avoir perdu des marchandises évaluées à plus de 150 mille gourdes. Pourquoi les autorités ne nous ont-elles pas informés à temps ? ». Marianne André est aussi plongée dans un océan de tristesse en constatant ses vingt cinq caisses d'oeufs empilées dans un entrepôt à la frontière. « Etant donné que nous n'étions pas informés à temps, les autorités devraient différer l'application de leurs mesures », a-t-elle suggéré en sanglotant.
Les responsables, tant au niveau de la police qu'au niveau de la douane, ne sont pas en mesure de préciser ni le montant, ni la quantité des produits mis en quarantaine. « Les pertes sont énormes, a reconnu un policier ayant participé à l'opération. On aurait pu éviter tout ça si seulement on avait averti les importateurs que les produits avicoles en provenance de la République dominicaine sont interdits sur le territoire national. »
Jeantal Clervil, directeur de la douane de Malpasse, a admis que les importateurs ont été pris au dépourvu. « Je ne fais qu'appliquer un ordre », s'est défendu l'homme qui - de par sa rigueur - a été au coeur d'un bras de fer avec camionneurs de la région. Les autorités, a nuancé M. Clervil, n'avaient d'autre choix que d'agir dans l'intérêt national. « Les importateurs et les marchands doivent comprendre, dit-il, que la grippe aviaire est une menace pour tout le pays. » Et la leçon semble avoir été apprise. Pour ce jeudi, 2e jour d'intenses activités au niveau de ce poste frontalier, les camions d'œufs n'ont pas été remarqués. Aucun produit interdit n'a été intercepté.
Cependant, malgré la détermination des policiers et des agents douaniers, certaines personnes arrivent à introduire des produits défendus sur le territoire national. « Constatant que le contrôle à la frontière est strict, certains importateurs ont fait passer les produits interdits par voie maritime, a déploré le directeur de l'un des plus importants postes frontaliers du pays. Dommage, nous ne disposons pas de moyens pour les poursuivre. »Depuis une semaine, suite à la découverte du virus de grippe aviaire de type (H5N2) en République dominicaine, le Ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) a interdit jusqu'à nouvel ordre l'importation de tout produit avicole tel que oeufs, volailles, poussins et produits dérivés en provenance de la République voisine.
Si les autorités haïtiennes veulent éviter l'épidémie meurtrière de la grippe aviaire, elles demeurent cependant impuissantes face à la montée vertigineuse des prix des produits sous embargo. A défaut d'une solution miracle, le chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis, appelle au renforcement de la production nationale. Une production en décrescendo depuis les vingt dernières années. Ce qui rend encore plus exsangue l'économie nationale déjà en léthargie.
Jean Pharès Jérôme

pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52979&PubDate=2008-01-10

Les spécialistes sont divisés sur la fin du mandat des sénateurs

Intervenant à la rubrique " Invité du jour", les juristes Gérard Gourgues et Georges Michel ont donné des avis différents sur le comportement des 10 sénateurs élus pour deux ans. Georges Michel qualifie de tempête dans un verre d’eau le tollé autour de ce dossier des sénateurs élus pour deux ans, mettant l’accent sur les retards enregistré dans l’organisation des élections.
" Il y a eu un écourtement du mandat de ces sénateurs pour permettre à leur successeurs de siéger mais les successeurs n’existent pas ", dit-il estimant qu’on peut laisser les sénateurs en poste jusqu’en mai 2008.
Selon M. Michel les sénateurs ne pourront siéger au delà de mai parce que la constitution interdit toute prolongation de mandat. De plus, Georges Michel préconise le départ des sénateurs au cas où les nouveaux élus seraient connus avant mai.
George Michel croit que l’assemblée des sénateurs peut souverainement adopter une solution. " L’article 108 de la constitution stipule que les chambres jugent les contestations relatives au mandat", ajoute t-il.
Gérard Gourgues rejette cet argument soulignant que cet article traite de la validation des pouvoirs des nouveaux élus et non de la durée des mandats.
Pour Maître Gourgues, les sénateurs sont entrés au grand corps en retard et ils savaient qu’il y un terme qui est le deuxième lundi de janvier. Interrogé sur les conséquences du départ des sénateurs, Gérard Gourgues estime qu’il n’y a aucun risque parce que l’assemblée des sénateurs peut faire baisser le quorum.
Selon M. Gourgues si les sénateurs restent en poste et dans le même temps partent en campagne électoral cela équivaut à un départ au deuxième lundi de janvier. " L’issue de la rencontre au palais national entre le chef de l’état et les sénateurs est décisive", argue Maître Gourgues alors que Georges Michel estime que cette rencontre est sans objet. " L’exécutif n’a pas d’ordre à donner au sénat", lance M. Michel qui croit qu’il faut faire preuve de retenu et de sens de responsabilité dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13393

Les sénateurs sont préoccupés par le fonctionnement de la diplomatie haïtienne

Le chancelier haïtien, Jean Raynald Clerismé, accompagné des ambassadeurs d’Haïti aux Etats-Unis, Raymond Joseph et en République Dominicaine, Fritz Cinéas, s’est entretenu hier avec les membres de la commission affaires étrangères du sénat.
La gestion et les réformes au sein des missions diplomatiques haïtiennes étaient à l’ordre du jour de cette rencontre. Répondant aux interrogations des parlementaires, Jean Raynald Clerismé a indiqué que les changements au niveau des chefs de missions font partie des prérogatives du chef de l’état. Tout en rappelant le processus de renforcement institutionnel lancé il y a quelques mois, M. Clerismé a annoncé l’ouverture prochaine de maisons de la culture haïtienne à l’étranger.
Le président de la commission affaires étrangères du sénat, Evaliere Beauplan, s’est déclaré insatisfait des informations fournies par le chancelier haïtien.
Au nombre des irrégularités, Evaliere Beauplan fait état de responsables de missions qui ne peuvent négocier pour l’état haïtien parce qu’ils n’ont pas d’exequatur. Il plaide pour une réforme en profondeur dans la diplomatie haïtienne et déplore que le chef de l’état n'ait pas suivi les normes constitutionnelles en rappelant les ambassadeurs et les consuls généraux.
De son coté, l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph, a indiqué que sa représentation diplomatique contribue au développement économique d'Haïti en alimentant les caisses de l’état haïtien, à hauteur de 350 mille dollars américains par mois. Il se réjouit d’avoir contribué à la ratification de la loi Hope et annonce l'établissement d'une ligne maritime directe (Delaware /Port-au-Prince) qui, favorisera la livraison des produits américains à Port-au-Prince.
Pour sa part, l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, rejette les déclarations de l’ancien administrateur du ministère des affaires étrangères, relatives au décaissement de 400 000 dollars pour les travaux de réfection de l’ambassade d’Haïti. " Les travaux n’ont pas encore pris fin et je crois qu’on a dépensé environ 70 000 dollars "dit-il précisant que l’Ucref et l’ULCC ont été saisis du dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13392

4 partis représentés au sénat sont favorables au départ des sénateurs de 2 ans

Lors d’une rencontre entre les chefs de file de 5 des 7 partis politiques représentés au sénat et le bureau du grand corps, les dirigeants de l’Union, de l’Alliance et de Lespwa se sont prononcés pour le départ des élus le deuxième lundi de janvier 2008.
Evans Paul, président de l’Alliance réclame des sénateurs "le respect de la parole donnée". Interrogé sur les conséquences du départ de ces 10 élus, M. Paul affirme que l’assemblée des sénateurs peut adopter une résolution pour faire baisser le quorum.
De leur coté, les responsables de Lartibonite en Action(LAA) et Fanmi Lavalas réclament le maintien en poste des sénateurs élus pour deux ans afin d’éviter le dysfonctionnement du grand corps.
La rencontre été interrompue lorsque le président du sénat a refusé d’accorder la parole au sénateur Andrice Riché (OPL) qui n’avait pas de mandat du directoire du directoire de son parti. A l’issue de la rencontre, le président du sénat Joseph Lambert a une nouvelle fois mis l’accent sur la nécessité pour le parlement et l’exécutif de trouver un accord sur ce dossier.
Une rencontre avec le chef de l’état, René Préval est prévue pour ce vendredi. Tout en qualifiant cette rencontre d’importante, Joseph Lambert souligne qu’il faut rechercher le consensus dans le but d’assurer le bon fonctionnement des institutions.
Outre l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), les dirigeants de la Fusion n’avaient pas répondu à l’invitation du président du sénat. Toutefois en début de semaine, le président de la Fusion, Victor Benoît, avait indiqué que le départ des sénateurs élus pour deux ans permettra d’éviter un imbroglio.
M. Benoît croit que les leaders politiques doivent consentir des sacrifices et réaliser des compromis afin de favoriser le départ des sénateurs élus pour deux ans.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13391

Le RDNP favorable au maintien en poste des sénateurs élus pour 2 ans

La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, souhaite que les sénateurs élus pour deux ans restent en poste au delà du deuxième lundi de janvier 2008. Madame Manigat estime qu’une rencontre avec le chef de l’état n’est pas nécessaire, précisant que selon la constitution les sénateurs ne sont pas concernés par les législatures.
" Un sénateur est élu pour 2, 4 ou 6 ans, une année compte 365 jours " dit-elle rappelant que l’organisation des élections dans les délais prévus aurait permis d’éviter ce problème. Qualifiant la situation de crise, la secrétaire générale du RDNP croit que cette situation se reproduira dans les prochaines années. De plus, madame Manigat s’interroge sur la volonté réelle des autorités d’organiser les élections sénatoriales et indirectes. Tout en dénonçant le manque de coordination dans les préparatifs pour lancer le processus électoral, madame Manigat dit craindre des surprises. " Peut être que dans deux mois on dira que les BED ne sont pas prêts ", dit-elle rappelant qu’un projet de loi électoral a été déposé depuis juillet 2007 à la primature.
La secrétaire générale du RDNP réclame le respect des prescrits constitutionnels notamment en ce qui a trait aux échéances électorales. Elle critique l’inaction de l’exécutif dans le dossier des élections, craignant que les sénatoriales ne soient pas organisées avant mai 2008.Par ailleurs, le bureau du sénat souhaite un consensus avec l’exécutif sur la situation des sénateurs élus pour deux ans. " Les sénateurs ont souhaité avoir l’avis du chef de l’état dans le souci d’éviter toute confrontation", indique le sénateur François Fouchard Bergrome qui souligne que le président du sénat a expédié une lettre au chef de l’état sur ce sujet.Selon le sénateur Bergrome l’organisation des élections aux dates prévues aurait permis d’éviter cette situation.10 sénateurs sont concernés par ces discussions sur la durée de leur mandat. Milius Hypolithe, Ricard Pierre, Gabriel Fortuné, Maxime Roumer, René Samson, Jean Rodolph Joasil, Ultimo Compere, François Fouchard Bergrome et Evelyne Chéron.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13390

Jean Fils-Aimé et le vodou

Le pasteur Jean Fils-Aimé vient de publier un livre intitulé « Vodou, je me souviens » aux Editions Dabar à Montréal. Ce livre plaide en faveur du vodou.
Constitué de huit chapitres, ce livre parle de manière générale du vodou et présente en substance l'histoire de l'Eglise catholique romaine. Il aborde également des termes-clés tels que la foi, la culture et l'inculturation.


Selon Jean Fils-Aimé, «le vodou est le mode d'être de l'Haïtien». Ainsi, écrit-il à la page 107 : « En vérité, la danse est omniprésente dans la vie haïtienne. En temps de joie comme en temps de peine, elle semble être le mode d'expression privilégié de l'âme haïtienne.»
Il affirme dans son ouvrage que le vodou a aidé beaucoup plus à l'avancement de la cause des Haïtiens que le christianisme. Il s'est donc référé aux moments-clés de la lutte du peuple haïtien (esclavage, marronnage, Bois Caïman, guerre de l'indépendance, occupation américaine, etc.) pour étayer sa thèse. Avec un luxe de détails, Jean Fils-Aimé montre l'importance du vodou dans la culture haïtienne. Il fait du vodou une arme de résistance, une thérapie populaire.
En termes d'arguments, il avance que beaucoup d'hommes politiques et de religieux ont toujours été des alliés du vodou, et ceci de manière voilée. D'après M. Fils-Aimé, il n'y a pas de culture ou de religion qui ne recèle pas sa part de mal. «Dans le judaïsme, la cabale juive, c'est de la magie, l'Islam a son soufisme. Le christianisme connaît ses messes noires et les psaumes imprécatoires.»
Il soutient aussi que le vodou est une religion qui prône l'amour et la charité.
Ce livre est un véritable plaidoyer pour la culture et l'identité haïtiennes. Il pourra, peut être, ouvrir la voie vers de nouveaux débats théologique et ethnologique. Aux dires de Dany Laferrière, il est fort possible que l'ouvrage du Dr Jean Fils-Aimé devienne «un best-seller au Québec».
(1) FILS-AIME (Jean), Vodou, je me souviens. Le combat d'une culture pour sa survie, Editions Dabar, Montréal, 2007, 250 pages.
Jean Fils-Aimé est docteur en théologie (PH D.) de l'université de Montréal. Il est spécialiste des questions de foi et de culture. Il détient une maîtrise (M.A) de l'université MC Gill en histoire médiévale. Son mémoire a porté sur la réforme protestante et la Contre-réforme catholique du XVIe siècle.


Dominique Domerçant

Succes33@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52746&PubDate=2008-01-09
Notre commentaire :
J’ai du mal à croire qu’un tel livre puisse être écrit par un « Pasteur ». N’y aurait-il pas une erreur de frappe !( Pasteur vaudouisant sans doute ?)
Chaque fois que nous nous trouvons face à une réflexion quelconque sur le vodou nous constatons que définitivement nous ne savons pas dans quelle marque conceptuelle définir ce que nous appellerons tout simplement cette « pratique ». Nous nous demandons aussi si le concept culture vaudou ne cache pas justement cette sensation de gêne de ceux-là même qui voudraient la défendre et la replacer sur un piédestal.
Pour faire les yeux doux aux vodouisants se déclarant aussi catholiques, l’ancien président d’Haïti avait fait du vaudou une religion à part entière voulant signifier par ce cadeau qu’avant cette décision le vaudou-religion n’existait pas.
Vaudou-culture, vodou-pratique, vodou-folklore devraient être tant de termes de réflexions en quête d’un consensus pour faire définitivement le point sur la question.

Emmanuel "Toto" Constant refuse de plaider coupable et encourt plus de 25 ans de prison

Inculpé de fraude immobilière, l’ancien commandant du FRAPH ne pourra plus bénéficier de la commutation de peine que lui avait offerte la justice américaine
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya

L’ancien chef du Front pour l’Avancement et le Progrès d’Haïti (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, inculpé de fraude immobilière à New York, risque plus de 25 ans de prison après avoir refusé jeudi de plaider coupable devant la Cour Suprême de Brooklyn.
Selon le New York Daily News, l’avocat de la défense, Samuel Karlinen, s’est entretenu brièvement avec son client avant de faire savoir au juge Abraham Gerges que M. Constant rejetait un arrangement proposé par le tribunal qui lui donnait la possibilité de passer seulement entre 3 et 9 ans en taule.
"Je veux qu’il (Constant) sache que la proposition de la cour n’est plus sur la table", a déclaré le magistrat qui a aussitôt fixé le procès au 13 février.
Pour sa part, le représentant du ministère public, Thomas Schellhammer, a estimé que les plaidoiries devraient durer au moins un mois.
Arrêté en 2006, Emmanuel Constant, 51 ans, pourrait passer plus d’un quart de siècle derrière les barreaux s’il est reconnu coupable. Il est accusé d’avoir volé 1,7 million de dollars à la Sun Trust Bank en utilisant de faux documents dans le cadre d’une affaire immobilière. Pour avoir plaidé coupable d’accusations similaires à Suffolk County, il est en train de purger une peine allant de un à trois ans d’emprisonnement.
D’autre part, celui qui fut pendant trois ans (1991-1994) à la tête de la sinistre organisation paramilitaire FRAPH, en compagnie de son adjoint Louis Jodel Chamblain, fait également l’objet de graves accusations de violations des droits humains en Haïti. Le Centre pour la justice et la responsabilité estime que M. Constant est responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes et des graves tortures que d’autres avaient subies. Cette organisation américaine représente trois ressortissantes haïtiennes victimes des exactions du FRAPH qui avaient gagné en 2006 un procès au civil intenté contre Constant. Un tribunal fédéral de Manhattan avait condamné l’ancien chef paramilitaire à verser 19 millions de dollars aux trois femmes à titre de dommages et intérêts.
D’autres plaintes accablantes portées contre lui sont encore pendantes.
"Toto" Constant a évité à plusieurs reprises la déportation en Haïti après avoir fui le pays en 1994 suite à l’effondrement du régime militaro-civil putschiste du général Raoul Cédras et du colonel Michel François.
Jennie Green, avocate principale du Centre pour les droits constitutionnels, qui suit de près l’évolution du dossier à Brooklyn, a exprimé sa satisfaction de voir l’ancien numéro un du FRAPH refuser de plaider coupable. Elle a souligné que le contraire aurait accéleré son éventuel retour en Haïti.
Pour Me Green, le système judiciaire haïtien demeure instable et corrompu et offrirait à Constant de bonnes chances de libération. "Nous parlons au nom de ceux qui ne peuvent venir à la Cour Suprême de Brooklyn parce que certains sont morts et d’autres ont peur d’être de se présenter ici", a affirmé la militante américaine des droits humains.
Condamné en 2000 à perpétuité pour son implication dans le massacre de Raboteau (une quinzaine de morts le 22 avril 1994 aux Gonaïves), Emmanuel Constant a reconnu avoir travaillé pour la CIA pendant qu’il était à la tête du FRAPH dont les archives ont été charcutées après l’intervention militaire américaine de 1994 puis remises aux autorités haïtiennes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4603

La BID accorde 8,6 millions de dollars à trois pays de la CARICOM dont Haïti

Une aide destinée à des travaux d’infrastructure
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Haïti et deux autres pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM), le Suriname et le Bélize, recevront bientôt un total de 8,6 millions de dollars dans le cadre d’un programme régional de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) en matière d’infrastructure.
Selon un communiqué de la BID rendu public mardi à Castries (Sainte-Lucie) et cité par EFE, ce montant servira à financer 18 projets de coopération technique approuvés en 2007 par le Fonds d’investissement en infrastructure (IntraFund), une filiale de la banque régionale de développement.
Depuis sa création en 2006, cette structure, qui mobilise des capitaux publics, privés et mixtes en faveur de travaux d’infrastructure et de préparation de projets en Amérique latine et dans les Caraïbes, a déjà lancé 23 projets dans des pays comme Haïti, l’Argentine, le Brésil et le Mexique.
La BID rappelle que dans le cadre de sa mission, l’IntraFund a notamment permis le financement des travaux de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre qui assure 25% de la consommation énergétique en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4598

Un important chef de gang du Bel-Air appréhendé et déféré en justice

Lieutenant présumé du fameux "Général Toutou", Pascal Clergé est soupçonné d’implication dans des assassinats dont celui du militant politique Wébert Adrien en 2004
mercredi 9 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le nommé Pascal Clergé (alias Dilou ou Zamorano), qui jouit de la réputation d’être le principal adjoint du chef de gang activement recherché Nicolas Augusson (alias Général Toutou), a été appréhendé le 2 janvier dernier en Plaine par la police de la Croix-des Bouquets (Nord-est de Port-au-Prince).
Chef lui-même du gang dénommé « Base Grand Black », Pascal Clergé qui a été déféré mercredi par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ) par-devant le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, était activement recherché par cette instance de la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour son implication présumée dans divers crimes enregistrés notamment au Bel-Air (Centre de Port-au-Prince) au cours de la période de l’Opération Bagdad (campagne de terreur des partisans de Jean Bertrand Aristide, septembre 2004 à juillet 2005).
Au nombre des victimes présumées de ce puissant chef de gang, des sources policières citent : le cas d’un employé de l’Autorité Portuaire Nationale, connu sous le nom de Ti Blan, assassiné au Bel-Air en avril 2003 ; le militant politique et employé de la Mairie de Port-au-Prince, Wébert Adrien, lâchement exécuté au Bel-Air le 18 novembre 2004 ; Elto Ambroise, un policier de la Brigade de Recherche et d’Intervention de la PNH (BRI), enlevé et exécuté au Bel Air le 21 mai 2005 ; Kesnel St-Louis, membre du Syndicat des Travailleurs des Agences Maritimes, tué le 4 mars 2006 du côté de l’Eglise Notre-Dame du Perpétuel Secours, au Bel Air.
Pascal Clergé est également accusé d’implication dans divers autres crimes, dont certains remontent à 2001.
Trois personnes qui accompagnaient Pascal Clergé au moment de son arrestation et qui seraient ses acolytes ont été également déférées en justice. Il s’agit de : Wendy Coles, alias Didy ; Turenne Joane, alias Ti Okap et Agusta Diostena, alias Calochina.
Nicolas Augusson (alias Général Toutou) qui a semé la terreur au Bel-Air au moment de l’Opération Bagdad s’était réfugié à Cité Soleil (Nord de la capitale) suite aux vastes offensives menées contre les bandits par la PNH et les casques bleus de l’ONU. Il est toujours en cavale. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4600

Un enfant libéré après plusieurs jours de séquestration

Les ravisseurs obtiennent leur rançon
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Un jeune écolier de six ans, enlevé le week-end écoulé en pleine nuit chez ses parents à Kenscoff (environ 18 km à l’est de Port-au-Prince), a été libéré lundi contre rançon à l’issue de trois jours de séquestration, a appris Radio Kiskeya.
Aucune information n’était disponible sur le montant versé aux ravisseurs.
Les bandits armés avaient d’abord cambriolé la maison vendredi dernier avant de partir avec l’enfant violemment arraché de son lit. Vêtu seulement d’un t-shirt, il avait été conduit pieds nus vers l’une des planques du réseau de kidnappeurs à bord du véhicule de sa maman, un pick-up Mitsubishi L-200 double cabine.
La mère de l’ex-otage travaille dans une banque commerciale de Port-au-Prince.
Selon des sources dignes de foi, le réseau à l’origine de ce nouvel enlèvement d’enfant serait opérationnel à Kenscoff et dans les localités avoisinantes de Fermathe, Thomassin et Laboule.
Malgré la nouvelle offensive annoncée par les autorités, des cas de rapt sont régulièrement signalés. Le phénomène est toutefois en recul après avoir atteint des pics au cours de la saison des fêtes.
Le Président René Préval a encore une fois promis fin décembre une année 2008 sans kidnapping après avoir reconnu l’échec d’une promesse similaire faite un an plus tôt. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4599

Football : Haïti affronte le Salvador les 26 et 29 janvier 2008

jeudi 10 janvier 2008
P-au-P, 10 janv. 08 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football disputera, le 26 janvier 2008 à Port-au-Prince, un match international amical avec l’équipe du Salvador dans le cadre des matchs de préparation pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
Une deuxième rencontre avec la sélection salvadorienne est programmée pour le 29 janvier 2008, selon des informations en provenance de la Fédération internationale de football (Fifa).
De son côté, l’équipe du Salvador jouera un premier match amical avec son homologue du Belize, le 23 janvier, avant d’affronter en Haiti le onze national haïtien.
En match amical de préparation pour la Gold Cup 2007, la sélection haïtienne avait battu, le 17 avril 2007, son homologue du Salvador, par un but à zéro (1-0) lors d’une rencontre disputée à San Salvador. L’unique but de la partie était l’œuvre de Windsor Noncent durant les arrêts de jeu.
Pour les deux rencontres des 26 et 29 janvier 2008, les hommes du sélectionneur Carlos de Los Cobos de nationalité mexicaine, auront à prendre leur revanche face aux protégés de l’entraîneur cubain de la sélection haïtienne Luis Armelio Garcia.
Avec un score de 467 points, Haïti occupe la 69e place dans le dernier classement général de la Fifa publié en décembre 2007, tandis que le Salvador se trouve en 134e position avec 188 points. [do apr 10/01/2008 10 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6830

Un étudiant assassiné par balle à Port-au-Prince

Etudiant finissant en génie civil chez Leconte, Sadrac Sanon a été la cible de deux bandits
jeudi 10 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Sadrac Sanon, un étudiant de l’Institut Supérieur Technique d’Haïti, couramment appelé Université Leconte, a été abattu mercredi en fin d’après-midi par deux individus au cours d’un hold-up, ont rapporté des étudiants de cet établissement privé.
La victime, qui était en quatrième année de génie civil, a été giflée puis dépossédée de son sac avant d’être tuée près de l’université à la rue du Chili (centre de Port-au-Prince). Il a été touché au cœur.
Certains de ses camarades en état de choc ont affirmé que Sadrac Sanon tentait de lutter contre l’agression caractérisée qu’il avait subie lorsqu’il est tombé sous les balles assassines.
Les meurtriers ont eu le temps de prendre la fuite.
Il s’agit du deuxième assassinat spectaculaire enregistré à la capitale en 24 heures. Mardi soir, Bélourdy Dumornay, un employé de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, avait été criblé de balles par deux inconnus presqu’à l’angle des avenues du Travail et Jean Paul II, à Turgeau (centre-est).
Après une accalmie constatée au cours des premiers jours de l’année, l’insécurité tend à regagner du terrain à travers notamment des meurtres et des kidnappings. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4601