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dimanche 16 décembre 2007

Les mangues franciques méritent un meilleur traitement

Le traitement des mangues de variété francique à l'eau chaude est important mais ne suffit pas pour combattre les larves des mouches de fruits qui les infestent, selon des techniciens en production agricole. Ces derniers proposent une nouvelle méthode : les techniques d'irradiation.
La production fruitière abonde en Haïti. Le pays dispose près de 150 espèces et variétés de fruits, selon les techniciens agricoles. Pourtant, moins d'une dizaine d'entre elles sont commercialisées et consommées. Le problème de commercialisation serait lié au manque d'infrastructures routières entre les zones de production et le marché.
Le transport se fait dans des conditions tellement difficiles que la moitié des récoltes en saison de pluie sont souvent perdues. « Parfois, la récolte est si abondante que je suis obligée, à défaut de moyen de stockage et de transport, d'abandonner quelques fruits de bonne qualité dans les parages du jardin », se plaignait Gilsia, une paysanne rencontrée à la Grande-Rivière du Nord en mars dernier.
Les mouches des fruits, nos pires ennemis
Depuis quelque temps, un autre problème majeur fait obstacle à la commercialisation. Les quelques rares fruits que nous exportons, notamment les mangues franciques, sont infestées de larves vivantes de mouches des fruits (la trozophille melanogaster). A deux reprises, cette année, nos exportations vers les Etats-Unis ont été ainsi refoulées sur le marché local. Cette série de suspension aurait coûté à Haïti une perte de plus de 6 millions de dollars américains, selon les données de l'Association nationale des exportateurs de mangues (ANEM), explique Donald Joseph, du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR). Une perte énorme que le pays n'aurait peut-être pas essuyée si les exportateurs et techniciens agricoles disposaient de moyens technologiques modernes de protection et de contrôle de qualité, estime l'agronome Donald. Le spécialiste en production agricole qui avait représenté Haïti en octobre dernier à l'atelier sur l'utilisation de l'irradiation comme traitement phytosanitaire à Mexico organisé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique(AIEA), croit que cette nouvelle technologie pourra bien aider nos producteurs à lutter contre les mouches et tout autre insecte qui détruisent nos productions fruitières. « L'utilisation des techniques d'irradiation permettrait de réduire ces pertes et faciliterait une plus grande disponibilité d'aliments pour la population », soutient-il.
C'est quoi l'irradiation?
L'irradiation est une méthode de traitement de produits alimentaires par la radiation ionisante visant à combattre les agents pathogènes, réduire la charge microbienne et l'infestation par des insectes. Les techniques d'irradiation empêchent la germination dans les cultures de racines et prolongent la durée des produits. « Ce processus est approuvé et reconnu comme une méthode sure et efficiente par les organismes internationaux chargés de la régulation alimentaire dans le monde, dont le Fonds des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ils voient dans cette technologie une méthode de plus de conservation d'aliments qui peut contribuer à solutionner des problèmes de santé et des pertes d'aliments », explique l'agronome Joseph.
Le technicien croit que l'application de cette technologie renforcera la position d'Haïti au rang des plus grands pays producteurs de mangues à travers le monde. En fait, selon les rapports du Laboratoire des relations haïtiano-dominicaine (LAREHDO) publiés sur la filière en 2005, la production nationale de mangues s'estimait entre 200.000 et 400.000 tonnes métriques. Au cours de cette même année, les exportations vers la République dominicaine se chiffreraient autour de 500.000 à 600.000 dollars américains, toujours selon le rapport de LAREHDO.
L'expérience des techniques d'irradiation renforcera également le procédé traditionnel qui est le traitement à l'eau chaude, procédé reproché par le porte-parole du Département de l'Agriculture des Etats-Unis, Mme Melissa O'Dell lors de la première suspension de nos exportations en juillet dernier. « Nous avons suspendu le programme en raison des failles dans le système de traitement en eau chaude dans trois entreprises, ce qui ne constitue pas un cas isolé », avait-elle alors affirmé.
AIEA se proposeDans le cadre d'une coopération avec Haïti, l'Agence internationale de l'énergie atomique, par le biais du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), a déjà posé certaines actions devant faciliter l'application de cette technologie dans le pays, a fait savoir le directeur du Laboratoire Vétérinaire et de Contrôle de Qualité des Aliments de Tamarinier (LVCQAT) à Bon Repos, Alain Louis. « AIEA a déjà mis à notre disposition certains matériels de grande capacité technologique pour le contrôle des aliments. L'organisme international à même permis à plusieurs cadres du ministère de suivre des formations spécialisées en technologies d'irradiation à l'étranger pour mieux faire le travail », a précisé l'agronome Alain Louis.Cependant, reconnaît le directeur du LVCQAT, il reste beaucoup à faire pour que ce procédé soit réellement effectif en Haïti. « Le pays doit répondre d'abord à ses responsabilités envers l'AIEA qui consiste en l'appui logistique et technique dans le cadre de cette coopération », souligne l'agronome qui plaide également en faveur de l'adoption d'une législation sur la question. « Le partenariat avec le secteur privé est fondamental non seulement pour définir et préciser la direction à suivre, la faisabilité économique, mais aussi pour parvenir a l'appui et l'orientation de la recherche », conclut, pour sa part, l'agronome Donald Joseph.
Jean Max St
Fleur

Concert Wyclef-Akon : le Champ de Mars est déjà à la fête

A moins de 24 heures du méga concert international de YeleFest en Haïti, le Champ de Mars prend l'allure d'un vaste chantier annonçant l'événement culturel majeur de l'année 2007
En effet, ingénieurs, contremaîtres, électriciens, charpentiers, manoeuvres, etc., s'activent, ce vendredi jusqu'en début de soirée, à transformer la Place Occide Jeanty en un amphithéâtre à ciel ouvert, à l'occasion du grand concert qui réunira pour la première fois au Champ de Mars, le samedi 15 décembre, Wyclef Jean et la star mondiale d'origine sénégalaise, Alioune Thiam, dit Akon.Tests de sonorisation assurés par les techniciens de la INXS Entertainment, chaînes de télévision étrangère installant leur matériel, musiques et slogans publicitaires à hauts décibels délivrées par des chars décorés au motif de la Compagnie Voilà, présence très remarquée des sponsors de cette soirée festive, grande affluence de badauds suivant de près les préparatifs de l'événement, composent, entre autres, le paysage du Champ de Mars qui, grâce à ce concert, devient une vitrine ouverte sur le monde. Pendant ce temps, les techniciens de la COFRE SA, affublés des T-shirts YeleHaïti, mettent la dernière main au stand qui accueillera les officiels et au podium géant où se produira une pléiade d'artistes et groupes internationaux et locaux parmi lesquels ; Wyclef Jean, Akon, Gracia Delva, Tru Rasta, Jimmy O, Black Alex et Barikad Crew.

D'un autre côté, les autorités prennent les mesures qui s'imposent pour régler la circulation dans le périmètre du Champ de Mars en interdisant l'accès de certaines artères aux véhicules à moteur.Le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason retrouvé parmi les observateurs de luxe des travaux préparatifs au concert, s'est montré très élogieux envers cette initiative qu'il décrit comme un cadeau de Noël offerts aux Port-au-princiens. « C'est avec plaisir que la mairie a décidé d'offrir le Champ de Mars pour cette activité », a déclaré le premier citoyen de la capitale expliquant que sa présence sur les lieux durant la journée du vendredi entre dans le cadre de sa mission de superviser les travaux et de garantir un maximum de sécurité aux préparateurs de l'événement.Le maire Jean Yves Jason invite en cette occasion les participants au concert à protéger toutes les places du Champ de Mars jouxtant le lieu du spectacle. Beaucoup d'étudiants et élèves attirés par l'ampleur de l'ambiance régnant sur le site du concert organisé par YeleFest ont exprimé leur intérêt pour cette manifestation. « Nous ne pouvons pas rater un tel événement. C'est une occasion pour Haïti de profiter de la présence de la presse étrangère pour vendre une image positive à l'extérieur », déclarent Blémir, Guemson et Lebrun trois étudiants retrouvés sur les lieux.
«J'aimerais bien être présent au Champ de Mars demain. Mais cela dépendra de l'ambiance dans laquelle se trouvera la capitale», a confié un jeune élève du collège Bird. Selon lui, ce concert, à côté de son aspect récréatif, peut également être une bonne promotion pour le pays auprès des touristes étrangers qui ont fui Haïti ces derniers temps.
Cyprien L. Gary

Commentaires :
Nous attendons avec impatience les échos de cette soirée comme nous attendons aussi ceux relatant les performances de Tabou Combo lors du concert-gala organisé par l’ONU à New York pour commémorer l’abolition de la traite négrière.
Les jeunes de Port-au-Prince et d’Haïti en général ont besoin de croire, on besoin de voir des prototypes de ce genre « success story » de façon à entrevoir d’autres voies ouvrant les portes de la réussite.
Aujourd’hui que l’on voit et que l’on vit les résultats des doctrines létales comme Les JPP et JTT et autres conneries natif-natales du genre dans ce talalito de chefs médiocres….
Ill faut une identification pleine et complète avec Wyclef…

Pour la scolarisation massive des enfants handicapés

Des dizaines de candidats (à besoins éducatifs spéciaux) se sont dépassés aux Examens d'Etat (6e AF, 9e AF, rhéto, philo) de l'année académique 2006-2007. Une cérémonie d'hommages a été organisée ce vendredi à leur intention par le MENFP. En collaboration avec la Secrétairerie d'Etat à l'Intégration des personnes handicapées.
«Depuis le 17 mai 2007, avec l'arrêté présidentiel, la problématique des handicapés est propulsée au plus haut sommet de l'Etat.» Par ces mots, le secrétaire d'Etat à l'intégration des personnes handicapées, Dr Michel Péan, se réjouit que le problème d'exclusion auquel font face les personnes à besoins spéciaux a été pris en compte par l'administration Préval/Alexis.


Dieumène Cloristin, amputée de ses deux bras, écrit normalement avec son pied droit. Elle est la lauréate parmi les candidats handicapés aux examens d'Etat (6ème année fondamentale) 2006-2007(Photo: Robenson Bernard)
Prenant la parole au cours de la cérémonie d'hommages organisée à l'intention des candidats (handicapés) qui ont eu une bonne performance aux épreuves officielles de l'année 2006-2007, le Dr Péan estime que cette catégorie sociale en est à un carrefour historique. «Je suis à vos côtés non comme secrétaire d'Etat, mais en tant que militant des personnes à besoins spéciaux», fait-il remarquer en précisant avoir toujours rêvé d'une société sans exclusion, d'un pays qui prenne en compte les besoins de tous ses fils.
Comme pour se mettre au bilan, Michel Péan indique qu'il a marqué à ce poste son passage en lançant en juin dernier une campagne massive pour sensibiliser les Haïtiens sur les droits des personnes handicapées. «Nous avons institué le 3 décembre 2007 le bureau de la Secrétairerie d'Etat des personnes handicapées: un bureau à la dimension de nos rêves et doté de spécialistes en la matière», explique Dr Péan qui se propose de continuer avec le support du gouvernement en général et du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) en particulier.«La question relative aux handicapés est une question transversale», rappelle le responsable de la SEIPH qui croit que le MENFP, c'est l'espace le plus approprié pour lancer un cri en faveur des personnes handicapées.Michel Péan déplore que l'école haïtienne continue de se construire sur une base traditionnelle, tandis que la direction du Génie scolaire devrait s'occuper de la construction d'établissements scolaires à l'architecture adaptée. «On ne peut parler d'intégration scolaire sans que l'Université d'Etat par exemple ne soit sensibilisée sur la problématique des handicapés», s'insurge Dr Péan qui propose l'élaboration des modules en éducation des enfants handicapés.
Vantant les mérites de l'Ecole Saint-Vincent, de l'Institut Monfort et autres qui offrent des modèles d'enfants à travers les examens d'Etat, Dr Péan juge qu'il faut passer de la stratégie de modèles à la stratégie de scolarisation massive des enfants handicapés.
«Il faut une banque de matériels adaptés aux personnes handicapées; il faut des modules d'enseignement en éducation spécialisée», a-t-il lancé en mettant l'accent sur la nécessité de création d'un fonds de solidarité national pour l'intégration des personnes handicapées. Fonds qui doit être alimenté par l'Etat haïtien.Des êtres à part entière«Les personnes handicapées, ce ne sont pas des gens à part, mais des êtres à part entière», professe le directeur général du MENFP, Pierre-Michel Laguerre, solidaire de la cause de ceux qu'il croit légitime d'avoir leur place sous le soleil d'Haïti.
Heureux que la Commission de l'adaptation scolaire et d'appui social pour l'intégration des enfants et des jeunes handicapés du MENFP ait pris l'initiative d'honorer ceux qui ont réussi aux Examens d'Etat, M. Laguerre rappelle que les handicapés ont des droits. Des droits reconnus par la Constitution haïtienne en vigueur. «C'est un événement d'une importance sociale particulière. C'est une grande victoire sur la marginalisation. Un pari sur l'intelligence», martèle le numéro 2 du MENFP qui croit que si ces êtres sont différents, s'ils ont une certaine déficience, ils ne sont pas pour autant des indigents d'esprit. D'autant qu'ils ont travaillé et montré à la société le degré de leur potentialité sur les bancs de l'école. «La direction générale du MENFP vous remet une couronne que vous méritez bien», conclut M. Laguerre en assurant les enfants handicapés de l'appui de la Commission.Prendre en compte les élèves à besoins éducatifs spéciaux
«C'est une grande première pour le MENFP et je souhaite que cela se poursuive», affirme le coordonnateur de la Commission de l'Adaptation scolaire et d'Appui social (CASAS), Fritz Georges, qui plaide pour la prise en charge publique de ces élèves dont la scolarisation et l'intégration dans le système éducatif est une nécessité.
Faisant état des différentes actions entreprises par la CASAS depuis sa création le 10 décembre 1993, M. Georges a attiré l'attention sur la formation des maîtres en éducation spéciale en vue de l'intégration des enfants handicapés, la sensibilissation de tous les agents du secteur éducatif sur la problématique de la scolarisation des enfants à besoins éducatifs spéciaux. «Le MENFP a donc intérêt à accompagner et appuyer la CASAS dans l'accomplissement de sa mission pour que l'objectif d'Education Pour Tous (EPT) se réalise à tous les niveaux», a-t-il conclu en promettant de travailler de concert avec le Bureau national des Examens d'Etat en vue d'accompagner les candidats handicapés à passer les épreuves officielles dans des conditions adaptées à leurs conditions physique et psychologique.
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52142&PubDate=2007-12-14

Commentaires:
Nous devons tous nous courber pour saluer le courage de ces gens qui généralement dans des sociétés beaucoup plus clémentes que la notre Font l’objet de certaines discriminations qui leur barrent la route vers l’insertion, l’intégration sociales et l’épanouissement individuel. Déjà c’est un exploit vivre en Haïti. Avec un handicap ça doit être encore plus dur.
Nous voudrions donner un certain crédit au président Preval qui a voulu remettre au devant de la scène la problématique des handicapés en Haïti. L’idée et la volonté restent encore cohérentes. L’action devrait suivre et rechercher l’effectivité et l’efficacité.
Cependant il faut essayer de garder le cap et éviter les mesures qui ne sont que le reflet d’une démagogie inconsciente poussée par la volonté de bien faire sans doute. On peut défendre et travailler en faveur des handicapés sans qu’on les introduise dans toutes les sauces.
Que l’on exige un nombre d’embauches destinés et adaptés aux personnes porteuses d’une certaines déficience que ce soit dans l’administration publique ou dans les entreprises privées demeure une mesure saine dans l’esprit et dans la pratique.
Qu’il y ait un représentant du secteur des handicapés au sein du conseil électoral provisoire CEP n’est pas une mesure indispensable. Et le fait que ce dit secteur ne soit pas représenté ne voudra jamais dire que le gouvernement les néglige. Il y a certes d’autres instances étatiques plus utiles à ce groupe bien ciblé de compatriotes.
Et que le gouvernement n’oublie pas cette grande vérité : dans l’état actuel des choses l’état par ses insuffisances et ses déviances est le plus grand pourvoyeur-créateur d’handicapés du pays car ne sont pas seuls handicapés les individus présentant diminutions physiques ou intellectuelles apparentes et visibles.

Une campagne de plantation de haricot à travers Haïti

80 tonnes, telle est la quantité de semences de haricot qui seront distribués à plus de 3 000 familles victimes de la tempête tropicale Noël en octobre dernier. François Severin, ministre de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, en a fait l'annonce mardi.« Financé à hauteur de 7 840 000 de gourdes, ce projet entre dans le cadre d'une campagne de plantation de haricot d'hiver à travers les dix départements du pays et vise à donner une réponse rapide aux dégâts causés par la tempête tropicale », a soutenu le titulaire du MARNDR.« Evaluées à 32 000 marmites, les semences seront distribuées dans tous les systèmes d'irrigation du pays », a martelé François Severin qui a par ailleurs indiqué que seront privilégiés les départements de l'Ouest, de l'Artibonite et du Centre qui recevront18, 14 et 14 tonnes de semence pour avoir été les plus touchés par les dégâts causés par la tempête.120 tonnes supplémentaires devront être bientôt distribués pour la campagne de printemps, annonce le ministre de l'agriculture. 200 tonnes ont été prévues dans le budget pour l'exercice fiscal 2007-2008.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52060&PubDate=2007-12-16

De Marseille en Haïti, leçons de santé publique par internet


Author: AFP posted on: Sat, 15 Dec 2007
MARSEILLE, 15 déc 2007 (AFP) -
"Le son est bon? on y va": derrière son bureau de la faculté de médecine de Marseille, le professeur Marius Fieschi branche une simple webcam pour donner son cours à des étudiants du monde entier, de Madagascar ou du Mali jusqu'en Haïti.
"Nous avons commencé il y a trois ans, nous étions alors les seuls à pratiquer un enseignement entièrement conçu pour l'internet: c'est un projet pédagogique global", explique le Pr Fieschi, 60 ans, spécialiste de santé publique et d'informatique médicale qui a notamment lancé le Dossier médical personnel.
Le système avait été élaboré depuis dix ans par son Laboratoire d'enseignement et de recherche sur le traitement de l'information médicale (LERTIM), qui propose un master Expertise et ingénierie des systèmes d'information en santé.
"Ce n'est pas de l'enseignement par correspondance ou simplement un site où l'on va chercher des documents, insiste le Pr Fieschi. Je fais cours, mes étudiants posent des questions via un +chat+ permanent ou prennent la parole grâce aux technologies mises en oeuvre sur notre plateforme".
55 étudiants, surtout des médecins avec une moyenne d'âge de 34 ans, sont inscrits au master cette année, dont 25 soutenus par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) à raison de 700 euros sur les 1.000 que coûte le master en formation continue.
Beaucoup vivent en Afrique francophone, certains en France. Cette formation évite des frais de voyage ou séjour et permet de continuer à travailler. De même pour les enseignants: l'un a continué son cours depuis Boston durant une mobilité.
"Je recommande cette formation aux Africains pour leur éviter toutes les galères liées à leur déplacement sur l'Europe pour acquérir du savoir", dit un médecin malien diplômé l'an dernier.
Il suffit d'un ordinateur doté d'un navigateur gratuit comme Firefox et d'une ligne internet haut débit. Seul le contrôle des connaissances se fait hors internet, dans les centres de l'AUF à l'étranger ou à la faculté de médecine de Marseille.
Dans ce système à l'accès sécurisé, chaque étudiant a son bureau virtuel et peut consulter les documents numérisés de la bibliothèque universitaire, en particulier des milliers de revues scientifiques, ainsi que les supports de cours et corrigés.
Des "chats" et un forum permettent les contacts. Une dizaine de tuteurs - des étudiants "seniors" - aident les élèves, dont les questions les plus intéressantes suscitent des réponses facilement téléchargeables en courts podcasts. Pour les cours eux-mêmes, il faut être au rendez-vous.
"Je m'attendais à une plateforme de travail plus ou moins opérationnelle et conviviale, ça été le bluff complet", commente un médecin français qui s'est lancé cette année dans le master sans lâcher son cabinet.
Tous les étudiants ont été sélectionnés sur dossier, à raison d'un sur plus de trois demandes. "Je veux que le niveau soit celui d'un bon master, on ne va pas le dégrader parce qu'il se fait à distance", insiste le Pr Fieschi.
Personne n'a encore abandonné face aux difficultés techniques - coupures d'électricité fréquentes en Afrique, débit internet insuffisant - ou aux aléas professionnels.
Mais dès qu'il le peut, le Pr Fieschi rencontre "en vrai" ses étudiants lors de voyages professionnels. Et pour lui, l'enseignement à distance "ne peut s'imposer comme solution unique, surtout en médecine".
lch/ca/dv

samedi 15 décembre 2007

Les sénateurs divisés sur la façon de respecter la constitution

Le président du sénat haïtien, Joseph Lambert, souhaite que le projet de loi électorale soit soumis au plus tôt au parlement en vue de favoriser l’organisation des élections sénatoriales. Quelques jours après l’installation des nouveaux membres du CEP, le président du sénat donne l’assurance qu’il veillera à ce que cette fois ci la loi électorale soit claire sur le mandat des parlementaires.En effet une polémique a pris naissance sur l’opportunité ou non de prolonger le mandat des sénateurs élus pour deux ans. Joseph Lambert appelle a un compromis sur le mandat de ces sénateurs et espère que les sénatoriales partielles pourront avoir lieu avant avril 2008.Les sénateurs et députés tout en étant divisés sur ce dossier se déclarent prêts à voter la prochaine loi électorale dans le meilleur délai. Le sénateur Gabriel Fortuné, élu pour deux ans dans le sud, se déclare prêts à quitter son siège le deuxième lundi de janvier 2008.Toutefois d’autres élus estiment que cette échéance concerne la limite d’une législature pour les députés. Ces parlementaires rappellent que le sénateurs siègent en permanence et que leur mandat commence a partir de la date de prestation de serment.Le sénateur Rudy Heriveaux entend conserver son poste jusqu’au 9 mai 2008. " J’avais prêté serment le 9 mai 2007, je ne suis pas responsable du retard dans l’organisation des élections", explique t-il. Tout en estimant que l’avant projet de loi de la commission justice et sécurité n’était pas nécessaire, le sénateur Heriveaux précise qu’il faut respecter la constitution.De son coté, le sénateur Evaliere Beauplan est contre une prolongation du mandat des sénateurs, estimant que ceci constituerait un accroc à la constitution. Si on prolonge le mandat de ces sénateurs, les prochains élus réclameront eux aussi une prolongation de leur mandat ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13322

Polémique autour du procès des assassins de Brignol Lindor

Le commissaire du gouvernement de Petit Goave rejette le qualificatif de bâclé attribué au procès des assassins de Brignol Lindor. Tout en admettant des failles dans l’instruction de l’affaire, M. Zamor rappelle qu’il est tenu de respecter la procédure. " L’instruction telle qu’elle a été conçue laissait présager que tout le monde ne serait pas satisfait du procès", dit-il reconnaissant qu’il y a eu de la confusion en ce qui a trait à l’identité de certains accusés." On a lancé des mandats contre les personnes dont les noms sont cités dans l’ordonnance ", déclare M. Zamor soulignant que certains accusés ne disposaient d’aucune pièce d’identification.Le commissaire du gouvernement affirme qu’il n’y a eu aucune négligence de la part du ministère public dans le procès. " Tel que nous avions eu le dossier comme héritage, nous avons fait de notre mieux", ajoute t-il.Reporters sans frontières tout en saluant le verdict de la cour d’assises de Petit-Goâve, estime que le sort de deux des accusés - l’un victime d’une erreur sur la personne et l’autre enregistré sous un prénom erroné dans les procès-verbaux - sont révélateurs des carences de la procédure.“Les deux condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité sont proportionnées aux circonstances, particulièrement atroces, de l’assassinat de Brignol Lindor. Néanmoins, une procédure complète, solide et réunissant tous les acteurs d’un dossier constitue le préalable nécessaire à tout débat contradictoire, a fortiori dans une affaire de cette ampleur" indique la note de RSF.A l’issue de deux jours d’audience, deux des quatre accusés qui comparaissaient devant la cour d’assises de Petit-Goâve pour l’assassinat de Brignol Lindor ont été reconnus coupables et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, le 12 décembre 2007. Il s’agit de Joubert Saint-Juste et de Jean-Rémy Démosthène. Les deux hommes restent détenus à Petit-Goâve, mais pourraient être transférés au pénitencier national de Port-au-Prince.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13321

Renforcement de la coopération entre le Chili et Haïti

Le ministre chilien de la défense a annoncé hier l’augmentation du nombre de policiers haïtiens pouvant intégrer l’école des carabiniers. Au cours de l’année 2008 l’école de Santiago est prête à accueillir 22 policiers haïtiens contre 15 en 2007.Le ministre de la défense, Jose Goni, s’est entretenu hier avec le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, venu assister à la cérémonie de remises de diplômes aux 15 policiers haïtiens. M. Eucher s’est félicité de l’accompagnement du Chili en vue de consolider les progrès déjà enregistrés en matière de sécurité en Haïti. " Il y a visiblement des progrès, le niveau de sécurité est acceptable, nous avons fait de bonnes choses au cours de cette année", a déclaré M. Eucher qui a précisé que l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) sera bientôt de 8 000 membres. Par ailleurs, le nouveau commandant adjoint de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), le général uruguayen Meris Corbo, devra sous peu prendre ses fonctions à Port-au-Prince. Le général Corbo remplacera le général Raúl Gloodtdofsky, impliqué début novembre, dans un incident interne avec des officiers de la marine et des forces aériennes. Selon des informations publiées par la presse uruguayenne, le général aurait accusé des officiers de la marine et des forces aériennes d’être des traîtres envers l’armée. Le président uruguayen Tabaré Vasquez a infligé une sanction de 15 jours d’emprisonnement au général Gloodtdofsky pour avoir dénigré l’armée uruguayenne. L’ONU a déjà approuvé le choix du général Corbo, selon le ministre uruguayen de la défense estimant que cette décision témoigne de la confiance de l’ONU dans les forces armées uruguayennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13320

Renforcement de la coopération entre le Chili et Haïti

Le ministre chilien de la défense a annoncé hier l’augmentation du nombre de policiers haïtiens pouvant intégrer l’école des carabiniers. Au cours de l’année 2008 l’école de Santiago est prête à accueillir 22 policiers haïtiens contre 15 en 2007.Le ministre de la défense, Jose Goni, s’est entretenu hier avec le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, venu assister à la cérémonie de remises de diplômes aux 15 policiers haïtiens. M. Eucher s’est félicité de l’accompagnement du Chili en vue de consolider les progrès déjà enregistrés en matière de sécurité en Haïti. " Il y a visiblement des progrès, le niveau de sécurité est acceptable, nous avons fait de bonnes choses au cours de cette année", a déclaré M. Eucher qui a précisé que l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) sera bientôt de 8 000 membres. Par ailleurs, le nouveau commandant adjoint de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), le général uruguayen Meris Corbo, devra sous peu prendre ses fonctions à Port-au-Prince. Le général Corbo remplacera le général Raúl Gloodtdofsky, impliqué début novembre, dans un incident interne avec des officiers de la marine et des forces aériennes. Selon des informations publiées par la presse uruguayenne, le général aurait accusé des officiers de la marine et des forces aériennes d’être des traîtres envers l’armée. Le président uruguayen Tabaré Vasquez a infligé une sanction de 15 jours d’emprisonnement au général Gloodtdofsky pour avoir dénigré l’armée uruguayenne. L’ONU a déjà approuvé le choix du général Corbo, selon le ministre uruguayen de la défense estimant que cette décision témoigne de la confiance de l’ONU dans les forces armées uruguayennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13320

200 cas de kidnapping en Haïti en 2007, selon la Minustah

Environ 200 personnes ont été enlevées en Haïti au cours de l'année 2007, ont indiqué hier les responsables de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) "De janvier 2007 à la mi-décembre, nous avons enregistré 198 enlèvements en Haïti, la plupart à Port-au-Prince", a déclaré un porte-parole de la mission de l'ONU Mamadou Bah. Depuis le début du mois de décembre 7 nouveaux cas, en majorité des adolescents, ont été enregistrés. Selon le porte-parole de l'ONU, le nombre d'enlèvements tend à augmenter à l'approche des fêtes de fin d'année. "Des gens qui cherchent à gagner de l'argent se livrent à cette activité", a-t-il expliqué. Les responsables de la Police haïtienne et de la Minustah ont réaffirmé leur détermination à contrecarrer les actions des bandits. "Nous avons répondu avec force à toutes les prises d'otages, on a libéré des personnes gardées en captivité", a dit M. Bah. De son coté, le porte parole de la police de l’ONU, Fred Blaise, invite les citoyens à rester vigilants et à communiquer aux autorités policières les signalements des véhicules impliqués dans les enlèvements. Jusqu'à ce matin les trois enfants enlevés la semaine dernière étaient toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Par ailleurs, une femme d’affaires, a été libérée tôt jeudi matin contre rançon à l’issue de quatre jours de séquestration. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est récemment "alarmé" de la recrudescence d'enlèvements et d'assassinats d'enfants à Haïti au cours des mois d'octobre et de novembre. Pour le seul mois de novembre, 11 cas d'enlèvement d'enfants âgés de 3 à 17 ans ont été rapportés à l'Unicef dont celui d'un enfant de 7 ans, Scheneider Hervil, dont le corps mutilé a été découvert deux semaines après son enlèvement, à Cabaret.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13319

Nouvelle image pour Pétion ville et Delmas

L’administration communale et le commissariat de Police de Pétion ville ont interdit le stationnement des camions et autres poids lourds dans la commune en vue de faciliter la circulation automobile. Les camions de sables ne pourront plus être en stationnement dans les parages de la mairie et du commissariat indique la mairesse de Pétion ville Claire Lydie Parent soulignant que certains camions passaient trois jours avec leur chargement. " Les places Saint Pierre et Boyer ressemblaient à un véritable dépotoir en certains endroit ", dit-elle souhaitant que d’autres routes soient construites pour les camions de sable. " Celui qui veut acheter un camion de sable doit se rendre à Laboule 12", déclare Mme Parent expliquant qu’un espace a été aménagé sur le site. Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur le mercredi 19 décembre expliquent les autorités municipales qui révèlent que les décisions ont été prises en concertation avec le syndicat des chauffeurs. Des dispositions ont été également prises afin de mettre un terme au stationnement anarchique des tap tap assurant le transport en commune entre Pétion ville, Debrosse, Canapé Vert et Kenskoff. Non loin de Pétion ville à Delmas, le maire Wilson Jeudi et les employés de l’administration communale ont lancé une campagne de nettoyage des rues à l’occasion du 25 eme anniversaire de la commune. Le maire a invité les résidents à nettoyer et donner une nouvelle couche de peinture aux maisons. Des résidents de Delmas qualifient cette mesure de " cosmétique" estimant que la voirie doit nettoyer les rues en permanence. La mairie organisera deux spectacles à l’occasion du 25 eme anniversaire de la ville. Selon Wilson Jeudi les fonds recueillis lors de ces concerts sont destinés à la construction d’un marché à Delmas 32.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13318

Le secteur privé n’est pas représenté au CEP, selon le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti

Jacques Bernard, directeur général du CEP ? Il n’ y représenterait pas le secteur privé, même si ce dernier l’avait proposé comme membre du CEP
vendredi 14 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le secteur privé des affaires n’est pas représenté dans le nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP), a fait savoir vendredi M. Jean Robert Argant, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), l’une des principales associations patronales haïtiennes.
Réagissant au micro de KISKEYA à la probable désignation de M. Jacques Bernard comme directeur général de l’institution (poste qu’il avait déjà occupé dans le CEP sortant), M. Argant a laissé entendre qu’une telle décision résulterait d’un accord direct entre le président René Préval et M. Bernard. Ce dernier ou M. François Benoit (membre du conseil dissout) avait été proposé comme éventuel représentant du secteur privé au sein de l’institution électorale. Le président n’ayant choisi ni l’un ni l’autre, il en résulte que le secteur privé n’est pas représenté au CEP et que M. Bernard devrait y être à titre personnel, a précisé le président de la CCIH.
Le secteur privé n’avait pas soumis de candidature pour le poste de directeur général de l’institution électorale, déclare sans nuance le président de la CCIH.
Les neuf membres du nouveau CEP ont déjà eu des séances de travail au siège de l’institution, à Delmas. Ils sont en train de prendre connaissance des différents dossiers et de réaliser l’inventaire des biens et équipements disponibles, informe M. Jacques Belzin, représentant du secteur syndical au sein du CEP. Il s’est refusé à indiquer l’état dans lequel la nouvelle équipe a trouvé l’organisme électoral, se limitant à promettre pour la semaine prochaine la publication des noms des conseillers appelés à occuper les postes de responsabilité au sein de l’institution.
Concernant les élections dont l’organisation incombe au nouveau CEP, M. Belzin a promis qu’elles se tiendraient dans un délai raisonnable. Auparavant, dit-il, il faudra qu’un directeur général soit nommé et qu’un nouveau décret électoral soit élaboré et publié. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4526

Visite en Haïti du chancelier taïwanais, James Huang

Rencontre prévue avec le Président René Préval autour des relations bilatérales
samedi 15 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie taïwanaise, James Huang, était attendu samedi à Port-au-Prince pour une visite de quelques heures au cours de laquelle il s’entretiendra notamment avec le Président René Préval, ont indiqué des sources diplomatiques taïwanaises citées par EFE.
Les relations bilatérales seront au menu des discussions.
Avant son arrivée dans la capitale haïtienne, M. Huang s’est rendu successivement au Panama et en République Dominicaine. A Santo Domingo, où il a fait un don de 200.000 dollars en faveur des victimes des inondations causées par le passage de la tempête tropicale Olga, il a été décoré par le gouvernement de l’ordre national Christophe Colomb.
Haïti et la République Dominicaine figurent parmi les 24 pays au monde, dont 11 en Amérique latine, à avoir des relations diplomatiques avec Taïwan qui n’a cessé, ces dernières années, de perdre ses alliés.
La reconnaissance du statut d’Etat souverain de Taïwan, considérée par la Chine Populaire comme une province rebelle, a déjà exposé Haïti à une menace de veto de Pékin au Conseil de sécurité contre le renouvellement du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4527

MEN BRASE LIDE SOU SANS AK MESAJ KACHE NAN MESAJ ANSYEN PREZIDAN JAN BETRAN ARISTID VOYE DEPI PEYI LAFRIKDISID

Bòn Ane 2007!
Sè m, Frè m, Se ak kè kontan Minouche avè m salye w, Pandan n ap depoze yon kouwòn rekonesans Sou memwa Papa Jan Jak Desalin, le Grand. 17 Oktòb la sot fè 200 zan Depi Papa Desalin tonbe Pou chak Premye Janvye Te louvri pòt Yon Bòn Ane Lakay, sou tè d Ayiti nou an. Nan lonbray desantyèm anivèsè sa a, Nou salye memwa tout lòt Ewo nou yo E nou abranse w fratènèlman Pou swete w: Bòn Ane 2007 !
Lè ti moun kou gran moun Gade nan miwa Premye Janvye, Yo renmen poudre ak plimo bòn ane. Se ak anpil afeksyon n anbrase Tout timoun pou swete yo chak : Yon Bòn Ane espesyal. Yon lavalas bon souwè ak amou fratènèl Pou ou ki lakay kòm nan 10e Depatman an ; Ou menm Pitit Peyizan k ap soufri nan Tout seksyon kominal kòm nan katye popilè Okap, Okay, Jeremi, Pòdepè, Fò Libète, Gonayiv, Ench, Jakmèl, Miragwan, Sen Mak, Tigwav, Site Solèy, Lasalin, Bèlè, Solino, Matisan, Gran Ravin, Kafou, Taba, Laplenn, Delma, Petyonvil, Kenskòf, kòm nan Pòtoprens. Pèmèt nou di 15.000 mèsi Pou bèl souwè 15 jiyè 2006 yo. Bèl woz solidarite nou resevwa yo Pa janm fannen nan jaden memwa n. Jan yon pwovèb nan lang Ebre a di : ןבא וב קורזת לא םימ ונממ תיתשש רוב An bon Kreyòl:
Moun pa dwe manje manje bliye. Rekonesans ak fidelite sa a, An verite, se yon istwa damou Ki egzije delivrans Manman Ayiti. Yon delivrans ki difisil, trè difisil, Men yon delivrans ki pa enposib.Se pou sa menm, fòk dabò gen limyè. Limyè entèlijans kòm limyè konsyans.Limyè moral pou l pa fè nwa Lajounen kou lannwit. Si l difisil pou lave kay tè, Li pi difisil toujou pou Lave kay tè nan blakawout. Kidonk, vide limyè delivrans sou Ayiti, Se refize Ayiti kontinye lave kay tè Nan blakawout koudeta. Depi premye koudeta 17 oktòb 1806 la, Konplo trayizon an te egzije pou Manman Ayiti lave kay tè a Ak pwòp san Papa Desalin. Konsekans : 200 zan apre, Pèp la toujou menote nan Mizè, grangou, chomay, apatay…Se pou sa menm nou deklare :Chak fwa yon gang patripòch Etenn lanp moral la, Fòk yon lavalas patriyòt Relimen l e rechaje l Ak bon jan gaz konsyans. An n ame konsyans, Nou pa ka fè kòm si n pa wè Kijan konplo trayizon an Menote Pèp la 2 bra, 2 pye Nan mizè apatay Depi dyab te kaporal. Si premye koudeta kont Papa Desalin nan Pote premye pri nan krim trayizon, Dènye koudeta 29 fevriye 2004 la Chanpyon ni nan krim trayizon, Ni nan krim kidnaping prezidansyèl. Jan nou tout konstate, Depi kidnapig 29 fevriye 2004 la Fi n limen sigarèt la nan 2 bout, Maladi kidnaping tounen yon epidemi. Tout moun soufri. Tout moun jwenn. Kòm soufrans youn nan nou Se soufrans nou tout, Tout patriyòt gen obligasyon moral Pou konbat e kidnapig e pwazon trayizon Ki toujou fè inosan peye pou koupab. Si anndan pa vann, deyò pa achte. Mwens trayizon egal mwens soufrans. Klòch moral sa a sonnen byen fò Nan Ladesalinyèn ou nan Im Nasyonal nou an ki di : “ Dans nos rangs point de traîtres…Nan mitann pa fèt pou gen trèt…”
Fidelite patriyotik akouche ero. Pwazon trayizon akouche zewo.Plis nou kole zòrey nou sou kè Fanmi Lavalas, Se plis nou tande 5 kout kannon fidelite sa yo :
1. Pèp Ayisyen pa limen lanp demokrasi ak alimèt trayizon.
2. Pèp Ayisyen pa jwe mab eleksyon pou zoklo trayizon.
3. Pèp Ayisyen pa manje manje bliye, Ale wè pou manje trayizon. Li fè matla pouvwa pou l pa dòmi atè.
4. Pèp Ayisyen pa janm met linèt trayizon pou anpeche l wè Bèf ki moulen kann nan se pa li k bwè siwo a.
5. Pèp Ayisyen di : Regle jis pa gate zanmi. Donk li fennk kare mobilize pasifikman pou :Retou imedya, Retou prizonye politk, Retou viktim nan travay yo, Retou lapè ak respè pou tout Pitit Peyi a.
Sè m, Frè m, Chapo ba pou ou ki vle tabli Lapè ak respè sa a pou Tout moun san distenksyon ! An 1806, san Desalin te koule Pou nou tout viv kòm sè ak frè, Egal ego, nan respè youn pou lòt. San nou se san Ayiti, Nou pa ka trayi san nou.Lè a rive pou ansanm ansanm Nou ekri yon nouvo chapit fidelite Nan Istwa d Ayiti nou an. Kite menòt mizè a tounen bijou Nan bra Ayiti pandan 200 zan, Se imoral e inakseptab. Kite kansè trayizon an Fè metastaz nan sèvèl wòwòt, Se imoral e inakseptab.
Direksyon moral sa a Nesesè e endispansab Pou ane 2007 la pa nwaye Nan blakawout dezespwa. Wi, direksyon moral sa a Nesesè e endispansab pou Debloke Peyi a, bloke mizè a ; Demare lajistis, mare kriminèl ; Demonote Ayiti, menote ensekirite a. Dayè, si pisans moral sa a Pat toujou gide mas Pèp la, Sa fè lontan tèt li tap pati San paspò, san viza, San tikè, san destinasyon. Kidonk, Li tap deja fou nan founo mizè. Nou tout konnen sak vid pa kanpe. Si Pèp la kanpe malgre vant li vid, Se paske tèt li pa vid. Yon lavalas ochan pou tout Patriyòt sa yo !
Yon bon Lavalas se yon bon Patriyòt.Lavalas se « L’union fait la force ». Fòs moral Ayiti chita nan Pèp Ayisyen li menm menm. Se pou sa, vle pa vle, sote ponpe, Fòk ane 2007 sa a pote yon demen miyò. Gen yon lavalas rezèv moral pou sa fèt. Pèp Ayisyen se rezèv moral Peyi d Ayiti. Si gen patisipasyon Pèp la nan pouvwa Pèp la, N ap debouche kanmenm sou delivrans Ayiti. Ayiti an pann, men Se li ki pa n. Pa n se pa n. Wi, se vre :Pa n se pa n. Se ladann pou n retounen Wè pa wè, n ap wè. Wè pa wè, n ap wè lakay. Se va yon bèl fèt lapè Ak lanmou fratènèl. Nan menm chalè renmen sa a, Minouche avè m anbrase nou tout E redi n nan lang Zansèt yo: Sizobonana ekhaya ! Sa vle di : Na wè lakay. Unyaka omucha omuhle ! Sa vle di : BON ANE !
Pretoria, Afrik di Sid
Desanm 2006

YOU REPONS YO TE VOYE BAY ARISTID LANE PASE

Nou gen kek tan ke nou pa tande pale de Aristid ni de moun ki te konn ap klewonnen pa si pala ke se pou li te tounen andedan peyi-a. Gen menm kretyen vivan ki te di ke Preval ak Aristid se te kokot ak figawo e ke Prezidan Preval depi-l te fi-n monte sou pouvwa-a li ta pral travay pou koniflèt li vin pran ti chez la. Fok nou ka di tou ke se pa janm pawol sa ke Preval te konn di lè li te konn ap fè kanpay poul vi-n prezidan.
Men jounen jodi-a , menm jan nou ka wè ke pa gen lopozisyon politik andedan peyi dayiti nou ka wè ke men-m pati politik lavalas la genlè tounen ti dlo sal kap kouri nan rigol.
Se vre ke nou te tande pale de oganizasyon popilè yo men san anpil fosa p mande pou gouvenman an ta fè demach pou lagé mouche Lovensky Pyè Antwa-n nèg ki sanble te pran nan dap piyanp nan men atoufè sanzave kap kidnape moun andedan peyi ya.
Nan jou ki pral vini yo gen pou tande pale de lavalas paske pral gen eleksyon pou senatè e sitou paske yo fenk lagé mouche Réné Civil apre ke lapolis te mete men na pa-t kasav misye pou zafè alegasyon ak akizasyon volo machi-n.
Misye te lage paske genlè te gen vis de fom nan fomilasyon akizasyon ke yo te monte sou do misye. Se pa etonan paske Komisè tou pisan Claudy Gassant te di sa devan palman ak deven de grenn jè chef lapolis la koumandan Mario Andresol ; lè yo te soti pou akize misye ke li te lage kriminel, fanmi madanm li ki te nan prizon pou kidnapè.
Men kote yo pral tande pale sang rate tèt de Aristid se pral nan lokazyon fèt pou femen ak klotire lané-a. Ko- dabitid pral gen you mesaj ak pawol kwochi ak pawol tet anba ki gen pou blayi andedan peyi-a pou ka fè trip tout ayisyen branse andedan vant yo.
Se sa ki te pase lane dènyè ak mesaj bon ane ke sizo bonana te voye bay pèp ayisyen an. Nan lokazyon sila mwen sonje you repons fèt e founi ke Monica you fanm djanm ki te kon brase lide sou fowom moun.com lan (
http://www.moun.Com) te voyé bay misye ak tout moun ki ta pral file zepon yo pou vin simaye latwoubla nan peyi pa DESSALINES lan. Mesaj la te bel e li te fe anpil moun plezi.
Si ou pat li-l, si ou bliye kijan sa te pati men nou ekri-l pou wou nan ribrik ke nou rele kreyol pale kreyol konprann lan.

TEL LE-T TEL LA REPONS
Depi Lafrik Di sid wou kodace. Zorey nou klewonen. Kè’m tounen. Bonè-t mwen chavire. se maren-n mwen Sandri-n ki voye-m pale avè-w. Komisyon pa chay, pran ti chez ba’w.Ki van ki leve-w sou nich ou Titid ?
Lapawoli flan-m dife ki soti nan bouch ou fè nou kwe ke wou genyen poulpoul. Nou an desan-m nou panko nan karè-m. Wou se gate priyè, mouch a vè, sintetewomp. Dekwaze pye-w sou lestomak ayiti. Retire-w jerenoce. Fil arenyen vlope lespri-w. Mireille Durocher Bertin, Paste Sylvio Claude, Brignol Lindor, Jean Dominique satouyè-t lespri-w. Yo fe-w wè joudelan anvan nwèl. Wou telman bay pe lebrun, lafimen bouche je-w. Ou wè nwa lajounen kou lannwi-t. Nan pandye nan Pretoria lagou-m soti nan nen-w tankou poul ogey.Ou gen youn lamp etenel nan ke-w maten midi swa. Wou tounen komet kap file. Wou pran nan pwa grate. Mwen nonmen non-w mwen pa detounen-w. la mayotte wou-a pap pran. Nou konn sa ki nan bwat la. Wi sevre nou pa dwe manje manje bliye. Manje 91 la te gonfle nou. Manje 2001 yan bannou kakarel. Nou rann fiel nou. Abraham di setase.Nan Afrik Di sid ou kase lezo. Tranche lekzil mode-w zantray ou. Ou kriye ak tou-t tatawel bizawel ou yo: Operasyon pakatann ! Bèkèkè mannwel sete youn gross mol. Nan fè lakilbit, nan jwe mayamba, nan jwe pike kole ou se bakoulou. Ou telman fo wa fe twal. Sevre premye so pa so men dezyè-m so sa-a kase ren’w. Wou genlè panko komprann Titid. Frize kouvri-w. Ou tounen poul kayè-t. Ou gen lappipi. Ou tounen kok bendezwel. Mwen tande ou vle retounen nan gagè anko. Ou blye Titid, Ou se you plou-m. Ou bon pou chodyè. Amatè kok pap kare-w anko. Pye-w pa ka pran sapaton-n. Ou se kok pye kaka.Sispann rele zansè-t nou yo nan govi. Dessalines, Charlemagne Peralte, Benoit Batraville pete sou wou sept fwa swasan-t-disept fwa. Bonnanj ou pati. Tou-t rev chimè-w yo fi-n petevi-w. detounen-w. Atansyon Titid ! Ou genlè te wè zetwal file. Ou tounen rosiyol. Pawol san pye san tè-t, pawol degren-n goch, pawol depaman tombe kou gren-n lapli. Sispan-n fè intèpelasyon. Sispan-n jwe ak lombray ou. Sispan-n tire kont lajounen.
Laye lavalas paka tounen avyon. Bobi-n fil lavalas paka tounen machi-n. Jou bare’w Titid. Pwen yan gate li gate nè-t.Nou pap ka wè lakay Titid. Mwen voye youn po dlo dèyè-w. Ale lwen manje ranje.Ak tout kè-mMonica.
(Source Forum mou.com sur
http://www.moun.com)

Dizon pa-m!
Si nou se ayisyen natifnatal nou paka pa ri lè nap wè tou-t bèbèl lang kreyol la kap layite kôli nan repons sa ke Monica voye bay aristid la. Sa ki enteresan nan repons sila se ke monica itilize menm lang ke aristid itilize a tou.
Ak popilarite ke moun.com genyen destinatè misiv saa gen pou li jwenn li.
Mwen ta renmen konnen reyaksyon aristid lè lap li repons gwo ponyèt sa que monica voye ba li ya.
You gwo ayibobo pou monica

vendredi 14 décembre 2007

L'ENTRETIEN DE MADAME MIRLANDE MANIGAT ACCORDE A MONSIEUR ROBERT BENODIN DE RADIO CLASSIQUE INTER

RB : Il y a une absence totale de sens de direction au niveau de l’Exécutif. Préval fait une multitude de déclarations banales, sans expliquer le pourquoi et encore moins le comment. Alexis chef de gouvernement semble ne pas pouvoir motiver ses ministres à prendre des initiatives. Comment expliquez-vous cet état de stagnation totale du pouvoir exécutif ?

MHM : Il y a beaucoup de bruits qui circulent, en ce qui concernent les rapports entre le président Préval et le premier ministre Jacques Edouard Alexis. De toute évidence, parfois on a l’impression que c’est un attelage qui ne marche pas. C’est comme deux chevaux qui iraient dans des directions différentes, le carrosse ne peut pas marcher. Ce qui se précise. Ce qu’on peut observer, c’est un manque de synchronisation, un manque de convergence dans l’attitude des deux. Des fois le premier ministre parle. Peut être le lendemain, il pourrait être contredit par le président de la République. Ou alors un ministre s’exprime avec beaucoup de prudence. Les ministres n’ont pas un grand pouvoir, parce qu’ils sont ministres, c’est-à-dire qu’ils ont un pouvoir très limité. Ils ont un pouvoir de décision administrative dans le cadre de leur ministère. Mais cependant ce ne sont pas eux qui déterminent la bonne marche, ni de leur ministère, ni de l’Etat. Cela me rappelle le propos du ministre Chevènement, c’était sous le président François Mitterrand. Il avait démissionné parce qu’il n’était pas d’accord avec une orientation. Je crois qu’il s’agissait de la guerre de l’Irak, la première guerre de l’Irak. Et il a eu ce mot très fort. « Un ministre ça ferme sa gueule, ou il démissionne. » Pardonnez moi la vulgarité de l’expression, c’est exactement les mots qu’il avait employés. A savoir lorsqu’on est ministre, hé bien l’on suit. C’est comme quand on est ambassadeur. L’ambassadeur n’a pas d’état d’âme. L’ambassadeur n’a pas d’idée. L’ambassadeur n’a pas d’opinion. Il exécute. Un ministre a quand même plus de pouvoir d’appréciation qu’un ambassadeur. Mais, s’il est en désaccord avec le premier ministre, voir avec le président, ces désaccord ne peuvent se prononcer, ne peuvent s’exprimer qu’en conseil des ministre. Et ça ne peut pas sortir, normalement du conseil des ministres. Il est invraisemblable qu’un ministre critique le gouvernement auquel il appartient. Alors je ne sais pas comment cet attelage fonctionne entre les deux têtes de cet Exécutif bicéphale. Cependant il y a un fait par exemple, que je peux dire, c’est que le 17 octobre le président Préval a critiqué la Constitution. Et il a eu à dire ceci, il nomme le premier ministre, c’est d’ailleurs partiellement vrai, il dépend aussi du parlement, cette procédure associe la présidence de la République et les deux chambres. Il nomme le premier ministre mais il ne peut pas le révoquer. Il trouve cette situation pour le moins inconfortable. D’accord, mais le premier ministre était présent. Il m’a semblé ce jour là qu’il aurait pu dire, un petit mot en faveur du premier ministre. Il aurait pu dire, heureusement qu’entre monsieur Jacques Edouard Alexis et moi, les choses vont très bien. Il n’a rien dit. J’ai trouvé vraiment quand vous parlez d’un problème général. Mais lorsque vous avez présente la personne concernée par cette généralité, vous pouvez maintenir votre position de principe, critiquer la Constitution qui dit que vous n’avez pas le droit de révoquer le premier ministre. Mais cependant, la personne est là, vous auriez pu quand même dire un petit mot. Je me suis demandé, si ce n’était pas l’aveu d’un malaise pour le moins entre le président et le premier ministre. Je ne suis dans l’intimité du gouvernement. Je connais Jacques Edouard Alexis comme recteur de l’Université Quisquéa au quelle j’appartiens. Les gens changent peut être en changeant de fonction. Je ne peux pas me prononcer d’avantage sur les difficultés qui s’observent entre d’un coté les deux et de l’autre l’ensemble des ministres.

RB : La lutte contre la corruption lancée tambour battant par Préval a fait ses premières victimes dans le secteur privé. Quant au scandale du CNE affectant des gouvernants passés et présents, on s’est empressé d’y mettre rapidement une sourdine. Les rapports de la CEA, de l’UCREF et de l’ULCC, qui ont offert des preuves de culpabilité irréfutables contre des dirigeants lavalassiens, sont jetés au rancart. Préval a mis fin à la poursuite contre Aristide par-devant les tribunaux de la Floride, pour malversation. Pouvons-nous faire foi à cette mascarade de lutte contre la corruption ?

MHM : Vous avez résumé un petit peu les dernier événements, qui montrent que l’ULCC, l’UCREF, n’ont pas été créé par le président Préval, mais par le gouvernement provisoire. Ils ont établi des rapports. Certains sont rendus publics avec des noms, avec des faits, avec des preuves. Et on se rend compte que les personnes dénoncées se trouvent encore en liberté, alors que les charges qui pèsent contre elles sont assez graves pour les envoyer devant les tribunaux. Quand on parle de la corruption, il faut d’abord identifier dans les structures mêmes gouvernementales, les secteurs, les poches de corruption. Il faut établir les faits. Et lorsque les faits sont établis. Les personnes accusées de malversation preuves à l’appui sont dénoncées. Il s’agit de les poursuivre devant les tribunaux. En d’autres termes, il y a une séquence dans la lutte contre la corruption. Il y a effectivemenrt les dénonciations verbales. On peut dénoncer verbalement. On peut affirmer urbi et orbi qu’on va lutter. Qu’on est décidé à extirper la corruption. Que la corruption cesse ! Qu’on va poursuivre quelque soit la personne etc. Ils savent que tout ceci c’est du bla, bla, bla ! Lorsque à la deuxième étape les faits sont établis. Les cas de malversation sont documentés. Et on ne fait rien.

Qui peut faire ? Ce n’est pas le pouvoir Exécutif qui peut. Le pouvoir exécutif peut par exemple se défaire d’un ministre compromettant qui est accusé. Avant même qu’il ne passe devant les tribunaux, le pouvoir exécutif peut dire, c’est vrai, il peut bénéficier de la présomption d’innocence. Mais lorsque les faits sont assez graves documentés, qui affectent un haut personnage de l’Etat. Je crois que le geste le plus élémentaire et le plus sain, c’est de s’en défaire.

La troisième étape c’est l’intervention du pouvoir judiciaire. Quand je dis pouvoir judiciaire, il faut bien savoir que la chaîne pénale commence avec le pouvoir exécutif. Car le Commissaire du gouvernement est un fonctionnaire du ministère de la justice intégré donc au pouvoir exécutif. Il faut donc que la chaîne pénale soit mise en mouvement. Et que ces personnes soient traduites par-devant les tribunaux. Si ceci n’est pas fait, on peut remonter les étapes, et se rendre compte que toutes ces paroles, n’ont pas de sens dans la mesure où elles n’expriment pas une volonté réelle du pouvoir exécutif de lutter contre la corruption.

Donc pour l’instant, la population est un peut sceptique. Ou alors la population dit, on prend une tête par-ci, on prend une tête par-là. Et vous l’avez dit le secteur privé. C’est possible effectivement qu’au niveau de la douane, il y ait des malversations qui ont été commises. Mais on ne peut pas mettre les gens en prison comme cela. Et les sortir de prison sans jugement. On ne peut pas ! On n’en n’a pas le droit ! Je ne sais pas si les gens du secteur privé ont été coupables ou pas. Mais cependant, si leur culpabilité est démontrée, logiquement, ces personnes devraient passer par-devant les tribunaux. On n’a pas le droit de jeter les gens dans une cellule et les sortir comme cela, sous pression, sur intervention ou sur négociation, et puis rien du tout. Ce n’est pas possible !

Ceci met en doute la crédibilité d’une détermination gouvernementale à lutter contre la corruption. J’attends pour ma part de voir. Vous avez parlez du secteur privé. Le secteur public aussi offre des poches de corruption, offre des possibilités de corruption. C’est encore plus facile. Car quelqu’un qui travail dans le secteur privé est un salarié. On connaît le niveau de son salaire. On le voit se livrer à des dépenses extraordinaires, maisons, voitures voyages. Sa femme aussi affiche un appétit pour les dépenses. On sait qu’il a une maîtresse, ou deux, ou trois et que ces femmes aussi se mettent à dépenser. Ce n’est pas difficile de documenter cela.

Il y a un système en France qui a été adopté depuis quelques années, qui s’appelle « Les signes apparents de richesse ». Ceci a été adopté de façon à lutter contre la fraude fiscale. Les gens font des déclarations d’impôt. S’ils ont telle somme comme revenu. Cependant des agents du fisc peuvent se rendre chez eux et réaliser qu’ils ont deux, trois voitures dans leur garage. Que dans leur maison, il y a des meubles de prix estampillés. Qu’ils ont un Fragonard. Qu’ils ont un Renoir comme tableau. A ce moment là ceux sont des signes apparents de richesse. Et ces gens sont taxés non à partir de ceux qu’ils ont déclarés comme revenu. Mais à partir des qu’ils possèdent.
Ce sera difficile. Il faudra vraiment réformé notre système fiscal, notre système d’investigation fiscale pour aboutir à cela.
Ce pour dire que les fonctionnaires de l’Etat qui ont un salaire sont repérables quand ils se mettent à faire des dépenses qui ne correspondent pas à leur salaire. Il y a une présomption de culpabilité qui devrait permettre à l’Etat, au bras judiciaire de l’Etat d’intervenir pour établir leur culpabilité.

Donc, sans toutes ces mesures là, j’estime que ceux sont des paroles en l’air !

Lac Azuei inquiète, Ganthier crie au secours

Le niveau des eaux du lac Azuei, principal lac d'Haïti, augmente depuis environ trois semaines à hauteur de Malpasse. S'agit-il de l'un des effets symptomatiques du réchauffement planétaire auxquels est exposé le monde entier? Un fait est certain, le lac continue de déborder. Le maire de Ganthier, Ralph Lapointe, impuissant face à cette situation qui pourrait avoir de graves conséquences sur les différentes activités entreprises dans cette zone, en appelle au secours.
Alors qu'on croyait avoir affaire à une augmentation provisoire du niveau des eaux du lac Azuei, le phénomène se montre au contraire très menaçant de jour en jour. Le lac continue de déborder, rendant la circulation plus difficile dans des zones situées entre Fonds-Parisien et Malpasse. Ralph Lapointe, maire principal de Ganthier, qui dit prendre cette question à cœur, poursuit des démarches auprès du Ministère des Travaux publics, Transports et Communications en vue de se pencher sur ce problème.
« Nous sommes conscients de la situation délicate à laquelle font face de nombreux citoyens qui empruntent la route de Malpasse suite à l'augmentation du niveau des eaux du lac Azuei, laisse entendre M. Lapointe.
Mais, malheureusement, nous ne disposons pas de moyens adéquats pour affronter ce problème. Pour cela, nous continuons d'approcher les autorités centrales. » En termes de mesures provisoires relatives à la circulation des véhicules, les autorités municipales, avec la solidarité des riverains, envisagent de remblayer le week-end prochain les fossés creusés par les eaux du lac. « Ces travaux seront effectués en vue d'améliorer la situation », précise le maire Lapointe. Mais le mieux, croit-il, serait de construire des berges de protection afin de contrecarrer le débordement des eaux. Ce que le conseil municipal n'est en mesure de réaliser, affirme le maire principal. Actuellement, des tronçons de route à « Tilento » et à « Ravine verte » (Fonds-Parisien) ainsi qu'une bonne partie du « marché de malpaso » sont sous les eaux. Et si rien n'est fait, elles pourront atteindre d'un moment à l'autre d'autres points.
Est-il question du réchauffement climatique ?
Le phénomène qui se produit depuis quelques semaines au niveau du lac Azuei fait penser aux effets du réchauffement climatique. « Nous avons l'impression que nous sommes en train de subir déjà les effets du réchauffement de la planète», s'inquiète un agent de police qui dit, en passant, ne pas pouvoir fournir, comme ses 29 collègues affectés au Commissariat de Malpasse, un travail efficace en raison de l'absence de certaines infrastructures comme l'électricité. « Nous nous sentons menacés par les eaux du lac, souligne un autre policier. Quelque chose va certainement arriver.»En réalité, ce fait qui inquiète plus d'un ne doit pas absolument être pris à la légère par les autorités haïtiennes. D'ailleurs, ce phénomène n'est pas seulement constaté à Malpasse. A Miragoâne, le niveau des eaux de l'étang commence à augmenter considérablement selon une source digne de foi. C'est le même constat également à Thomazeau. Sommes-nous en face de l'un des effets du réchauffement de la planète?
Le réchauffement climatique, encore appelé réchauffement planétaire, est un phénomène d'augmentation, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années, de la température moyenne des océans et de l'atmosphère. Communément appliqué au changement climatique, ce terme est observé depuis environ vingt-cinq ans. Plus d'inondations, plus de périodes de sécheresse, des problèmes d'approvisionnement en eau potable, le développement des maladies comme la malaria, la disparition de certaines zones côtières ou d'îles à basse altitude sont, entre autres, les principaux effets que pourra sentir bientôt l'humanité.
Selon la majorité des scientifiques, la cause majeure du réchauffement actuel est l'accélération du phénomène de l'effet de serre. Ces phénomènes sont tous deux provoqués par l'impact de l'homme sur son environnement. Et en Haïti, particulièrement à Malpasse, nul ne peut ignorer le fait que l'exploitation abusive de l'environnement se fait à un rythme accéléré. Pire, les responsables restent encore assez timides face à cette menace.
Victor Jean Junior

djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52063&PubDate=2007-12-14
Commentaires :
Le lac Azuei est traité à la même enseigne que nos plages qui servent de décharges publiques et de latrines au niveau de nos villes côtières. Ces ressources naturelles qui devraient représenter une vraie manne pour le pays est en passe de se convertir en un objet dangereux presque « wanted »C’est mourir de soif au bord de la piscine.

Le Prix d’intégrité 2007 de Transparency International décerné à une militante anti-corruption du Vietnam et à un juriste suisse

Le nom de Me Claudy Gassant n’a finalement pas été retenu
vendredi 14 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le Prix d’Intégrité 2007 de Transparency InternationaI (TI) a été attribué à l’enseignante retraitée vietnamienne Le Hien-Duc (75 ans) et au professeur d’université suisse Mark Pieth, informe un communiqué de l’organisation daté de Berlin (Allemagne) et du 12 décembre 2007.
Le nom du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, qui se trouvait sur la liste des trois finalistes pour ce prix, n’a finalement pas été retenu.
Mme Le Hien-Duc, enseignante vietnamienne retraitée en 1984, est devenue dans son pays un véritable pilier dans la lutte contre la corruption. Son respect de l’autorité s’estompe généralement dès qu’elle décèle une pratique quelconque de corruption. Elle a pratiquement traqué des autorités de différents niveaux jusqu’à leur domicile ou dans leur bureau afin de les porter à prendre en considération les plaintes des victimes de la corruption.
En dépit de nombreuses menaces contre sa personne, elle a constamment encouragé les uns et les autres à continuer à s’opposer à la corruption. Une fois, un cercueil vide a été déposé à sa porte, mais cela n’a pas eu raison de sa détermination
Mark Pieth, le second récipiendaire du prix, est professeur de droit pénal et de criminologie à l’Univesité Basel, en Suisse. Sa contribution est significative en ce qui concerne la lutte contre la corruption sur le plan international, en sa qualité de co-fondateur de l’Institut de gouvernance de Basel et membre du groupe de travail de l’OCDE sur les pratiques de corruption, notamment le phénomène des pots-de-vin dans les transactions internationales. Il fut également membre de la Commission indépendante chargée d’évaluer le programme "Pétrole contre nourriture" mis au point en Irak par les Nations-Unies avant la guerre déclenchée contre ce pays par la coalition conduite par les américains et les britanniques.
A ce titre, Mark Pieth a publiquement critiqué les grands pays qui ont refusé de mettre en application les recommandations de l’OCDE concernant la lutte contre la corruption. Les pays en question ont tenté de le contrecarrer, allant même jusqu’à réclamer son exclusion de la commission de l’OCDE contre la corruption. Mark Pieth n’a pas courbé l’échine et a même poursuivi sa campagne contre les gouvernements qui ont failli dans l’application des recommandations concernant la lutte contre la corruption et qui, d’autre part, n’ont pas supporté les efforts visant à identifier les compagnies impliquées dans le scandale « Pétrole contre nourriture ».
Pendant 19 ans, Mark Pieth s’est battu contre les pratiques de corruption sur le plan international, y compris le blanchiment d’argent.
Le prix d’intégrité de Transparency International, qui est à sa 6ème année, a déjà servi à distinguer des individus et des organisations de divers continents et régions, dont l’Asie, l’Afrique, l’Amérique Latine et le Proche Orient. Le jury du prix est constitué de 11 personnalités de différents pays, connues pour leur implication de longue date dans la lutte contre la corruption.
Le Prix d’Intégrité 2007 de Transparency International sera remis le 21 janvier 2008 à Berlin (Allemagne). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4524
Commentaires:
Je ne sais si à un certain moment de la durée le Commissaire Claudy Tout Puissant Gassant a pensé qu’il pouvait bénéficier de la reconnaissance suprême de Transparency qui ferait de lui l’icône de la lutte contre la corruption.
Une telle distinction ferait planer beaucoup d’ombre sur l’éventuelle transparence de Transparency car les extravagances « pseudodicatoforme » du Commissaire ont fini par exaspérer plus d’un citoyens qui ont vu dans les mouvements de cet homme de lois de velléités désarticulées des marionnettes.
Mieux qu’une sanction personnelle allant contre le Commissaire Gassant, sa non-nomination représente un certain message adressé au Président Préval qui a voulu faire croire qu’il allait faire de la lutte de la corruption son cheval de bataille.
Aujourd’hui, après maintes arrestations et des jugements dont l’intérêt s’est peu à peu étiolé dans des diatribes faisant intervenir des vices de formes et la succulence d’autre scandales, personne ne fait attention à cette fameuse lutte qui semble être définitivement ciblée et bancale.
Il faut se reprendre. La corruption existe en Haïti à tous les niveaux. C’est une façon de vivre, c’est une façon d’administrer si bien ancrée que l’on aura du mal à la déraciner sans une vraie politique anticorruption.

René Civil libéré provisoirement après plus d’un an d’incarcération

Des erreurs constatées dans l’acte d’accusation ont facilité la relaxe du chef de file des OP Lavalas, accusé notamment de vol de véhicule et détention illégale d’arme à feu
vendredi 14 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le célèbre chef d’OP Lavalas René Civil, leader de Jan l Pase l Pase (JPP), inculpé d’usage de faux, faux en écriture publique, vol de véhicule et détention illégale d’arme à feu, a été libéré provisoirement jeudi par le tribunal criminel de Port-au-Prince à l’issue de son procès organisé dans le cadre des assises criminelles sans assistance de jury.
Ce verdict a été prononcé en faveur de M. Civil, après environ un an et demi d’emprisonnement, en raison des vices de forme relevés dans l’acte d’accusation du ministère public. Toutefois, l’intéressé doit rester à la disposition de la justice.
Un deuxième accusé, Widelin Julmiste, a bénéficié de la même décision.
Sur la base des failles constatées, les avocats de la défense dont Reynold Georges, Jean Rosier Descarde et Mario Joseph ont demandé et obtenu du juge Jean-Claude Rigueur, président du tribunal, une main levée du mandat d’écrou en faveur de leurs clients.
Présent à la troisième chambre criminelle du Palais de justice de Port-au-Prince, le directeur général de l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT), Edric Léandre, était venu soutenir les accusations portées contre les deux hommes.
Considéré comme l’un des principaux fers de lance des organisations populaires Lavalas, René Civil avait été arrêté le 26 août 2006 à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) au volant d’une Mitsubishi L200 volée six ans plus tôt en République Dominicaine. Accompagné d’un déserteur de la Police Nationale, il était également en possession d’un pistolet de calibre 9 millimètres pour lequel il n’avait pas de permis.
Cependant, l’ex-prisonnier avait toujours qualifié de "politique" son arrestation et s’estimait victime de sa "fidélité à certaines causes dont celle du retour de son leader, Jean-Bertrand Aristide", exilé depuis bientôt quatre ans en Afrique du Sud.
Depuis le retour au pouvoir du Président René Préval en 2006, des décisions judiciaires en cascade, provisoires ou définitives, ont permis la libération de plusieurs anciens hauts responsables Lavalas et partisans zélés de l’ancien régime inculpés dans des affaires à caractère criminel, notamment l’ex-Premier ministre Yvon Neptune, l’ancien ministre de l’intérieur, Jocelerme Privert, l’ex-Député contesté, Amanus Mayette, l’ancien maire adjoint de Port-au-Prince, Harold Sévère, l’ex-délégué départemental du Sud, Jacques Mathelier, Annette Auguste "Sò Ann", Paul Raymond et Yvon Antoine alias "Yvon ZapZap" et le père Gérard Jean-Juste. "Représentant d’Aristide", ce dernier, jugé pour association de malfaiteurs et détention illégale d’armes à feu, a été libéré provisoirement le 26 novembre dernier par la Cour d’appel de la capitale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4521

Une otage libérée, des enfants retenus par leurs ravisseurs


La femme d’affaires Maëlle Martin a pu retrouver les siens à l’issue de quatre jours de séquestration ; d’intenses et discrètes négociations en cours en vue de la libération de trois jeunes élèves
vendredi 14 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Une femme d’affaires, Maëlle Martin, a été libérée tôt jeudi matin contre rançon à l’issue de quatre jours de séquestration, ont indiqué des sources policières à Radio Kiskeya.
Bien connu sur le marché de la pâtisserie, Mme Martin avait été enlevée dimanche dernier par des individus armés à son domicile à Laboule 22 (banlieue est de Port-au-Prince) au cours d’un vol par effraction.
Lors de cette opération, deux véhicules retrouvés dans la maison avaient été notamment volés.
Par ailleurs, trois jeunes écoliers de 11 ans chacun, kidnappés mardi dans le centre de la capitale, se trouvaient encore jeudi soir aux mains de leurs ravisseurs. Interceptés à la rue Monseigneur Guilloux à hauteur de La Fleur du Chêne à bord d’un véhicule qui les ramenait de l’école, ils avaient été conduits dans la zone du Bel-Air par des hommes armés. Le véhicule a été abandonné et son chauffeur relâché.
Lors de son ultime conférence de presse de l’année, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a déploré ce triple enlèvement tout en affirmant que les cellules anti-kidnapping de la force onusienne et de la Police Nationale étaient en contact avec les ravisseurs afin de trouver une issue heureuse à la prise d’otages. S’exprimant très brièvement sur la question en raison de son extrême délicatesse, les porte-parole Fred Blaise et Mamadou Bah ont rappelé que les négociations devaient être menées discrètement par des spécialistes.
Parallèlement à ces trois enfants, au moins deux autres seraient également en captivité.
La MINUSTAH affirme avoir officiellement recensé un total de 198 cas de kidnapping au cours de l’année 2007, dont sept depuis le début du mois de décembre, une nette amélioration par rapport à 2006 qui avait été marquée par des centaines d’enlèvements.
Cependant, les opérations des kidnappeurs se sont visiblement intensifiées ces dernières semaines, sapant le moral des familles en faisant des enfants leur cible privilégiée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4519

Départ ou non des troisièmes sénateurs en janvier 2008 ?

Controverse au parlement
jeudi 13 décembre 2007,
Radio Kiskeya

La question de la durée du mandat des sénateurs élus pour deux ans continue de donner lieu à un débat très animé dans la classe politique et au parlement, laissant entrevoir une possible crise politique si un consensus n’est pas trouvé entre les parties concernées d’ici la fin de l’année.
Le troisième sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, a annoncé mardi sa disponibilité à abandonner son poste le second lundi de janvier 2008 si, à cette date, une décision politique est trouvée. Pour lui, le problème ne consiste pas à rester quelques jours de plus au parlement, au mépris de l’intérêt national.
Dans le cas contraire, Fortuné se dit prêt à poursuivre son travail comme parlementaire, jusqu’au second lundi de mai 2008. A noter que, le cas échéant, il serait ouvertement en désaccord avec le pasteur Chavannes Jeune, leader de l’Union, parti sous la bannière duquel il a été élu. Ce dernier a en effet rejeté récemment la proposition soumise la semaine dernière au sénat de prolongation du mandat des troisièmes sénateurs.
Gabriel Fortuné considère par ailleurs que la question de la durée du mandat ne concerne pas uniquement les troisièmes sénateurs. Elle touche également à celui d’autres élus, comme les maires. Le parlementaire se montre perplexe quand à la façon dont le nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) va s’y prendre pour contourner les écueils qui s’annoncent à ce niveau.
Le sénateur Ricard Pierre (Sud-est) manifeste moins d’ambiguïté ou de flexibilité que son collègue du Sud. S’exprimant ce mercredi sur la question de la durée de son mandat, le troisième sénateur du Sud-est fixe son expiration au 9 mai 2008. Il déclare ignorer la position du coordonnateur national de son parti (Organisation du Peuple en Lutte, OPL), Edgard Leblanc Fils, qui a appelé au respect de l’échéance constitutionnelle du second lundi de janvier 2008. Une telle position n’a pas fait l’objet de débat au sein du parti, souligne Ricard Pierre.
« Le décret électoral sous l’égide duquel les législatives ont été réalisées en 2006, n’avait pas prévu de date précise pour la fin du mandat des sénateurs », rappelle Ricard Pierre. De ce fait, on doit s’inspirer de la constitution qui préconise une durée ferme de deux ans du mandat des troisièmes sénateurs, conclut-il.
Le sénateur Roudy Hérivaux (deuxième sénateur de l’Ouest, Lavalas) partage l’avis de son collègue du Sud-est. Intervenant sur la question mercredi, il a estimé que le mandat du sénateur débute dès le jour de sa prestation de serment et ne se termine qu’au terme de la durée fixée par la constitution audit mandat. « L’on ne saurait placer un décret [électoral] au-dessus de la constitution ». De ce fait, ajoute Hérivaux, les sénateurs élus pour 2 ans, qui resteront au parlement au-delà du second lundi de janvier prochain, ne perdront en rien de leur légitimité.
Cette position est combattue par le premier sénateur des Nippes (Sud-ouest) élu pour 6 ans sous la bannière de la Plate-forme présidentielle LESPWA. Nènèl Cassy appelle les sénateurs concernés à faire preuve de sagesse politique et à respecter le décret électoral en vigueur en laissant leur poste le deuxième lundi de janvier 2008. Le débat sur la question n’a plus sa raison d’être vu qu’un nouveau Conseil Electoral Provisoire a été constitué, soutient Cassy. Il estime qu’avec la constitution de ce CEP, une étape importante a été franchie en vue de la tenue des élections pour le renouvellement du tiers du sénat dans au moins deux mois.
Pour sa part, le premier sénateur de l’Artibonite (Nord), Youri Latortue, appelle à un consensus en vue de permettre aux troisièmes sénateurs de garder leur poste jusqu’à mai 2008. Il affirme que cela éviterait que le sénat s’affaiblisse et qu’il soit quelque fois dans l’impossibilité de fonctionner, faute de quorum. De ce fait, même les lois devant réglementer les prochaines élections pourraient ne pas être votées, a-t-il fait valoir. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4520

Haïti/Presse/Assassinat Lindor : 2 condamnations à perpétuité, mais mobile toujours inconnu

jeudi 13 décembre 2007
P-au-P, 13 déc. 07 [AlterPresse] --- Deux personnes ont été condamnées à perpétuité, une acquittée et une autre retenue pour une nouvelle instruction, le 12 décembre 2007, dans le cadre du procès sur l’assassinat le 3 décembre 2001 à Petit-Goâve (Ouest d’Haïti) du journaliste Brignol Lindor, mais le mobile du crime n’a pas été révélé, observe le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh).
Jean Rémy Démosthène et Joubert Saint Juste, membres présumés d’une milice gouvernementale de l’époque, dénommée « Dòmi nan Bwa », sont deux des principaux accusés dans l’assassinat du Journaliste Brignol Lindor à être condamnés à perpétuité, après 2 jours de procès, en raison de leur participation à ce crime, selon le verdict prononcé par le juge Emmanuel Tataye.
« La montagne a accouché d’une souris », estime Vilès Alizar du Rnndh dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.
Pour le responsable de programme au sein du Rnddh, - qui, en tant qu’organisme de droits humains luttant contre l’impunité, affirme disposer du recul nécessaire pour analyser les conclusions du tribunal -, la sentence prononcée ne comble pas les attentes sur plusieurs points relatifs à l’assassinat du journaliste Lindor.
La lumière n’est pas faite sur le mobile de l’acte ayant conduit à l’assassinat du journaliste Lindor le 3 décembre 2001. Alors que l’ordonnance de renvoi demande le jugement de 10 personnes présumées coupables, aucun gros bonnet n’a été cité.
Le Rnndh se réfère à Guy Paul, ministre de la culture et de la communication (mars 2001 – mars 2002), selon qui, à l’époque, Brignol Lindor a été assassiné « non comme journaliste, mais comme militant politique ».
N’ont pas été appelés, non plus, à comparaître les membres du conseil municipal de Petit-Goâve de l’époque, à savoir le maire Emmanuel Antoine et ses deux adjoints, Dumey Bony et Cimeres Bolière, qui avaient réclamé « zéro tolérance » pour Brignol Lindor dans une conférence de presse le 30 novembre 2001.
« Des acrobaties ont été utilisées pour écarter les gros bonnets et négliger la responsabilité de l’Etat » dans l’affaire Lindor, dénonce le Rnddh.
En outre, malgré une demande de « requalification » faite par le ministère public et la partie civile au procès des 10-12 décembre 2007, le tribunal a préféré parler de « meurtre », au lieu de « assassinat » qui renverrait au caractère de « crime d’Etat ».
Parmi les personnes jugées, au lieu de le citer comme témoin, l’instruction a noté le nom de Simon Cétoute, appréhendé en 2005 à la place de son fils décédé. L’ordonnance a évoqué le nom de Fritzner Doudoute à la place du supposé Fritznel Doudoute dont on découvrira par la suite qu’il s’agit de Lyonel Doudoute.
Il en ressort un questionnement sur le sérieux du travail accompli par le cabinet d’instruction dans le cadre de l’affaire Brignol Lindor, selon le Rnddh.
A signaler que les deux hommes, condamnés à perpétuité le 12 décembre, restent détenus à Petit-Goâve, mais pourraient bien être transférés au pénitencier national, la prison civile de Port-au-Prince.
Nouveaux éléments pour une nouvelle instruction
Le juge Emmanuel Tataye, en charge du dossier, a également décidé d’engager la procédure de contumace au cas où les personnes, contre lesquelles des mandats ont été émis, ne se manifesteraient pas.
Les individus concernés disposent d’un délai de dix jours (un délai de reddition allant jusqu’au 16 décembre 2007) pour se présenter au cabinet d’instruction. Dans le cas contraire, des poursuites seront engagées contre eux, selon les informations parvenues à AlterPresse.
Il a été décidé, lors de ce procès tenu à Petit Goâve, de l’ouverture, d’ici à la fin de la semaine, d’une nouvelle instruction sur la base de nouveaux éléments issus du procès déroulé à Petit-Goâve du 10 au 12 décembre 2007. La nouvelle instruction devrait donner lieu à l’audition d’autres témoins et de toute personne liée à l’assassinat du journaliste Brignol Lindor, témoins et autres qui n’auraient pas été interrogés au procès.
La famille de Brignol Lindor s’était constituée partie civile dans ce procès. Elle a toutefois émis, quelques jours avant le procès, des réserves fondées sur le fait que seulement 4 personnes sur 10 accusées sont jugées.
« Les deux condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité sont proportionnées aux circonstances, particulièrement atroces, de l’assassinat de Brignol Lindor », écrit Reporters Sans Frontières (Rsf) dans un communiqué transmis à AlterPresse.
Néanmoins, souligne l’organisme de défense des Journalistes, une procédure complète, solide et réunissant tous les acteurs d’un dossier, constitue le préalable nécessaire à tout débat contradictoire, a fortiori dans une affaire de cette ampleur.
Reporters Sans Frontières doute fort « que l’injonction du doyen du tribunal civil de Petit-Goâve ait un effet persuasif sur les six miliciens inculpés et toujours recherchés. Leur arrestation doit intervenir rapidement ».
« Nous attendons surtout de savoir quel a été le degré d’implication de l’ancienne équipe municipale de Petit-Goâve dans l’assassinat barbare de Brignol Lindor », déclare Rsf dans ce communiqué.
Directeur de l’information de Radio Écho 2000, Brignol Lindor a été tué à coup de piques et de machettes, le 3 décembre 2001, à l’Acul, première section communale (Bino) de Petit Goâve.
Des membres de “Dòmi Nan Bwa”, une organisation proche du régime Lavalas de l’époque, avaient ouvertement revendiqué cet assassinat. [vs do rc apr 13/12/2007 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6756
Ndlr : Sur l’assassinat de Brignol Lindor, voir
http://www.alterpresse.org/spip.php ?article124

Sport : Haïti hôte du championnat Caraïbe de judo senior 2008


P-au-P, 13 déc. 07 [AlterPresse] --- Plus d’une quinzaine de pays de la région caribéenne seront représentés, en Haïti les 14 et 15 juin 2008, à la troisième édition du championnat Caraïbe de judo senior, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Cette manifestation est, en effet, ouverte aux athlètes des deux sexes des fédérations membres de la Confédération caribéenne de judo, a fait savoir Ernst Laraque, président de la Fédération haïtienne de judo.
Ernst Laraque, qui s’exprimait le 11 décembre 2007 à l’occasion du lancement de cette activité à Karibe Convention Center, à Juvénat, Pétionville (à l’est de la capitale Port-au-Prince), a qualifié cette compétition internationale de grande première dans les annales du judo et du sport en Haïti.
Depuis une vingtaine d’années, le judo haïtien a remporté des succès, dont des médailles, en étant présent dans plusieurs grands rendez-vous internationaux, notamment aux jeux olympiques, aux championnats du monde, aux jeux panaméricains et aux jeux centraméricains et caribéens. [vs do rc apr 13/12/2007 9 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6753

Le CEP doit être efficace affirme Ginette Chérubin

La nouvelle conseillère électorale, Ginette Chérubin, affirme que le CEP est une institution indépendante qui doit recevoir des ressources de l’exécutif pour faire sont travail. " Le chef de l’état et le premier ministre ont indiqué qu’ils n’entendent pas orienter ou influencer le conseil ", dit-elle tout en souhaitant que les secteurs ayant désignés leurs représentants prennent du recul par rapport à l’action de l’organisme électoral. " Le CEP n’est pas un pourvoyeur d’emploi " lance Mme Chérubin précisant que les démarches pour trouver un job constituent aussi une entrave au bon fonctionnement de l’institution électorale. Ginette Chérubin souhaite une bonne collaboration entre les conseillers électoraux, expliquant que la solidarité est indispensable pour l’efficacité du CEP. " La solidarité collective permettra une cohérence dans l’action du CEP ", assure t-elle. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Mme Chérubin a dit vouloir s’engager directement et formellement précisant que les 9 conseillers doivent élire sous peu les ordonnateurs de l’organisme électoral. En ce qui a trait à la gestion du CEP, Mme Chérubin soutient qu’une bonne gestion protège les gestionnaires. De plus, elle souligne qu’il n’est pas question de faire table rase, mais miser sur tout ce qui est positif pour continuer le travail. Ginette Chérubin croit que le parlement devra agir avec célérité afin de voter la loi électorale. " Nous nous fixons comme objectif d’agir au plus vite en ce qui a trait à la loi électorale, et les préparatifs pour les élections sénatoriales et indirectes", déclare elle estimant que le mandat du CEP prendra fin après les élections indirectes. Interrogée sur une éventuelle prolongation du mandat des sénateurs élus pour deux ans, Mme Chérubin a soutenu que le CEP n’est pas concerné par la durée du mandat des sénateurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13317

2 morts et 2 blessés, bilan partiel de la tempête Olga

Les autorités haïtiennes affirment qu’au moins deux personnes sont mortes dans le nord du pays en raison du passage de la tempête tropicale Olga. Les deux personnes ont été tuées en raison des inondations consécutives aux fortes averses et vents violents enregistrées mardi soir dans les départements du Nord, Nord-est, Nord Ouest et Artibonite.Le corps d’une femme a été retrouvé au Borgne et celui d’un enfant de trois ans à Grande-Rivière du Nord.De plus, deux autres personnes ont été blessées au Cap Haïtien où des rafales de vents ont endommagé des maisons, selon la directrice du bureau de la Protection civile, Alta Jean-Baptiste.Des dégâts matériels importants ont été enregistrés dans les communes de Cap Haïtien, Plaisance, Pilate et Dondon (Nord), Caracol ( Nord-est) et Anse-à-Foleur ( Nord Ouest).La tempête tropicale Olga a causé des inondations et des éboulements de terrain en République Dominicaine où au moins 11 personnes ont été tuées et 5000 autres évacuées. La région la plus touchée est la province de Santiago, dans le nord de la République dominicaine, où les fortes pluies ont contraint les autorités à ouvrir un barrage sur le fleuve Yaque. Fait plutôt inhabituel, la tempête Olga est survenue près de deux semaines après la fin officielle de la saison cyclonique. Il y a six semaines, la tempête Noël avait fait 87 morts en République dominicaine.Olga a été rétrogradée en dépression tropicale, mercredi après-midi, en laissant Haïti, mais la pluie continuait de tomber, et les météorologues prévoyaient jusqu'à 25 cm de précipitations en République dominicaine et en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13316

jeudi 13 décembre 2007

Charles Hérold Junior et Peterson Joseph futurs lensois ?

Par Gérald Bordes
geraldbordes@lematinhaiti.com
« Les dirigeants de Lens ont été satisfaits de la performance affichée par Hérold Charles et Peterson Joseph durant le stage qu’ils sont en train de réaliser dans ce club ». C’est ce qu’a rapporté le président de la Fédération haïtienne de football (FHF), Yves Jean-Bart. M. Jean-Bart a révélé que les responsables de Lens (France) sont en faveur d’une signature avec les deux mondialistes à condition que leurs parents envoient au club une autorisation en raison de leur âge mineur. Au moment où nous faisions l’interview, un membre de la Fédération était en train de faxer les autorisations. Wagneau Éloi, le représentant de ces deux joueurs auprès du club français, a mentionné que Hérold et Peterson sont sur le point de trouver un accord avec le club lensois. Il a noté que les dirigeants du club ont refusé de libérer les deux joueurs de peur qu’ils ne subissent un autre stage au club de Monaco et de Le Mans. Selon le président de la Fédération haïtienne de football (FHF), le violettiste Fabien Vorbe a été à Bordeaux pour un stage qu’il a accompli avec succès. Yves Jean-Bart en a profité pour annoncer que la sélection des moins de vingt-trois ans jouera un match amical à Fort Lauderdale, le samedi 15 décembre, contre son homologue guatémaltèque. Il a précisé que l’ossature de l’équipe sera composée, pour l’essentiel, de joueurs évoluant en Haïti, à l’exception de Judelin Aveska et Fabrice Noël qui intègreront le groupe. « Jérôme Meshack, Guemsly Joseph, Shelson Dorléans et Wedner Saint-Cyr, anciens mondialistes des U-17, feront leurs premières armes au sein de la sélection des U-23 parce que plusieurs agents des clubs s’intéressent à eux et veulent les voir à l’œuvre », a-t-il indiqué.Concernant la Sélection nationale senior, le docteur Jean-Bart précise : « Les entraînements ne sont pas encore repris faute de moyens économiques. Le ministère des Finances veut décaisser l’argent nécessaire pour cette sélection moyennant que la Fédération haïtienne de football remette au ministère le rapport des clubs sur la subvention qu’il leur a octroyée en octobre dernier ».En vue de préparer les éliminatoires de la Coupe du monde 2010, « la sélection nationale jouera le 23 janvier 2008 à Salvador contre l’équipe hôte ; les 28 et 30 janvier 2008 contre l’Estonie au stade Sylvio Cator. Par ailleurs, la Fédération haïtienne de football est en pourparlers avec son homologue de la Guadeloupe pour une rencontre amicale », a annoncé le président de la Fédération haïtienne de football.
mercredi 12 décembre 2007