Google

mardi 23 septembre 2008

Gérard Latortue s’interroge sur l’interruption des travaux d’infrastructures aux Gonaïves

17 mois après son départ, l’ancien premier ministre haïtien, Gérard Latortue, déplore la tentation de certains secteurs de lancer des critiques acerbes en vue de rejeter la responsabilité des récentes catastrophes sur le gouvernement de transition.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, M. Latortue a rappelé que son gouvernement avait adopté des mesures d’urgences et lancer des projets de réhabilitation des infrastructures après le passage de la tempête tropicale Jeanne, en 2004. " Le désensablement du port, le reboisement, le curage des lits des rivières et le drainage des canalisations étaient les principaux objectifs de ces projets ", dit-il rappelant qu’un contrat avec une firme étrangères avait été signé le 5 novembre 2005.
Faisant remarquer que les travaux avaient débuté en février 2006, Gérard Latortue rappelle que le gouvernement de transition est parti en avril de la même année. " C’est le gouvernement d’Alexis qui devait faire le suivi des projets", lance M. Latortue souhaitant qu’aujourd’hui on s’attaque aux problèmes et non à des personnes." Pourquoi la construction du pont a été interrompue ", s’interroge l’ancien premier ministre qui cite d’autres projets dont les financements sont disponibles et qui n’ont pas été réalisés par le gouvernement de Jacques Edouard Alexis.
Exprimant ces regrets, Gérard Latortue soutient qu’il n’accuse pas parce qu’il comprend les difficultés des dirigeants haïtiens. Signalant qu’il est originaire des Gonaïves, M. Latortue insiste sur la nécessité de curer les lits des 5 rivières qui se dirigent vers la ville. " Toutes les villes côtières sont menacées en raison des changements climatiques", dit-il révélant que le port des Gonaïves est ensablé.
Selon l’ancien premier ministre, le ministère des Travaux Publics devrait être en mesure d’expliquer les raisons de l’interruption des travaux. " Le projet de construction de 9 complexes administratifs est bloqué alors que les fonds sont disponibles", déclare t-il faisant remarquer que la construction d’un état est un travail continu et permanent.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14106
HRV opine :
Déclarations pertinentes et de rigueur de l’ancien premier ministre très décrié d’Haïti qui a eu à assumer l’intérim après le départ pour l’Afrique du Sud l’ancien prêtre-Président Jean Bertrand Aristide.
Il a dirigé un gouvernement mené par ceux que l’opinion publique et populaire a catalogué de technocrates. Son départ vers « son pays » après la prestation de serment de René Préval avait été accompagné de remous et de rumeurs diverses. L’ambassade américaine l’aurait escorté pour sortir du pays.
Il s’était octroyé par vote d’une loi la bagatelle de deux voitures marque Lexus comme ancien pensionnaire de la Villa d’accueil. Les deux voitures ont été récupérées par l’actuel gouvernement haïtien.
Le gouvernement actuel devrait se baser sur ces déclarations pour lancer une investigation sérieuse.

Haïti-Catastrophes : Exigence de transparence et responsabilité

Lundi 22 septembre 2008
P-au-P, 22 Sept. 08 [AlterPresse] ---Des voix s’élèvent en Haiti sur une exigence de transparence et de responsabilité dans la gestion des catastrophes, alors que des suspicions de corruption pèsent sur les interventions effectuées aux Gonaives (Nord), ville nouvellement inondée après avoir été sévèrement affectée en septembre 2004.
Quatre années après les inondations meurtrières provoquées par la tempête tropicale Jeanne aux Gonaives, laissant au moins 3000 morts et disparus, des projets d’assainissement de la ville sont apparamment restés sans suite, malgré l’annonce de déblocage de fortes sommes d’argent.
L’exécution de projets estimés à plus de 7 millions de dollars (7,883,318.91) américains a été confiée par le gouvernement de Gérard Latortue aux firmes GRETCO, NACOSE, TECINA et BGAS, selon un communiqué publié à Port-au-Prince, le 7 novembre 2005.
Ce « programme de remise en état de l’infrastructure de base de la ville des Gonaïves » a été mis sur pied par le ministère de l’économie et des finances, en collaboration avec l’Unité technique d’exécution (UTE).
L’entreprise GRETCO était responsable de l’exécution d’une partie du programme relative au « Drainage des eaux pluviales des Gonaïves ». Un budget de 1,077,229.59 dollars américains était alloué à la réalisation de ce projet.
Un autre volet était confié à la firme NACOSE pour une durée de six mois. Le coût de ce projet était de 1,136,013.76 dollars américains.
Sur une durée de six mois, NACOSE devait aussi exécuter une partie du programme, dont le budget était de 1,324,130.78 dollars américains.
La firme TECINA s’était, elle aussi, chargée d’une intervention qui coûtait 829,079.57 dollars américains sur une période de six mois.
La firme BGAS, quant à elle, devait exécuter un autre lot du même programme pour un montant de 3516 865. 21 dollars américains, à raison de 1,692,548.36 pour un premier volet et 1,824,316.85 dollars pour le second.
Ce « programme de remise en état de l’infrastructure de base de la ville des Gonaïves » devait être achevé, le 19 septembre 2006, selon ce qui a été conclu.
On ignore jusqu’à présent si les fonds alloués à l’exécution de ce programme ont été à l’époque débloqués, si les travaux ont été totalement effectués et s’ils ont été validés.
Contactée à ce sujet, une source de l’actuel gouvernement dirigé par Michèle Duvivier Pierre-Louis, « n’est pas encore en mesure de se prononcer sur la question ».
Gonaives a, une autre fois, payé le prix fort en termes de vies humaines lors des dernières inondations, qui ont fait au moins 426 morts, 50 disparus et 800.000 sinistrés à travers le pays.
Aujourd’hui, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent dans des abris provisoires aux Gonaïves, où les rues demeurent couvertes d’une boue épaisse, qui se retrouve également à l’intérieur des résidences, devenues inutilisables. [do gp apr 22/09/2008 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7720
HRV opine :
Tout gouvernement qui se respecte et qui surtout se sent libre de péchés aurait diligenté de vraies investigations pour déterminer les responsabilités. Ceci aurait encore plus d’impact justement aujourd’hui après la publication de Transparency Internacional du palmarès de la corruption ou Haïti partage les dernières positions avec la Somalie, l’Irak et la Birmanie. C'est-à-dire Haïti est le quatrième pays le plus corrompu du monde.
Haïti reste jaloux de sa position de tête de liste dans ce domaine car chaque année le pays brille sur la scène de la corruption.
Nous regrettons les excès de l’ancien commissaire du gouvernement qui , à un moment de la durée semblait vouloir faire face à la corruption.

Si les fonctionnaires de l'actuel gouvernement ne se prononcent pas c'est qu'ils sont complices et aussi coupables que ceux-là qui auront alimenter les dilapidations des fonds alloués pour la réalisation de ces projets!

Le Pape consacre une fois de plus ses prières à Haïti

Benoît XVI appelle à l’aide d’urgence et à la solidarité en faveur des sinistrés d’Haïti, de Cuba, de la République Dominicaine et des Etats-Unis
lundi 22 septembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Pape Benoît XVI a prié dimanche pour les victimes des récents cyclones ayant sévèrement touché Haïti, d’autres pays de la Caraïbe et une partie des Etats-Unis, lors d’un service religieux au Castelgandolfo, sa résidence d’été située dans les faubourgs de Rome, rapporte l’Associated Press.
Le Souverain Pontife a aussi appelé la communauté internationale à fournir une assistance rapide aux populations sinistrées.
"Au cours des semaines passées, les pays caribéens, en particulier Haïti, Cuba, la République Dominicaine et le sud des Etats-Unis, spécialement le Texas, ont été durement frappés par de violents cyclones", a déclaré Benoìt XVI peu après l’angélus.
Il a également insisté sur son souhait de voir l’aide internationale arriver rapidement dans les zones affectées. "Le Seigneur veut, qu’au moins dans ces circonstances, la solidarité et la fraternité prévalent sur n’importe quelle autre raison", a conclu le Saint-Père.
Il y a trois semaines, le Pape avait déjà consacré une séance de prière aux nombreuses victimes des cyclones Hanna et Ike qui venaient de dévaster plusieurs régions d’Haïti.
Les ouragans et tempêtes tropicales ayant affecté le pays en quatre semaines ont fait au moins 426 morts et plus de 800.000 sinistrés, selon le dernier bilan provisoire de la protection civile communiqué dimanche. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5285

Grave accident de la route près de Port-au-Prince : 6 morts et 3 blessés graves

Des fidèles de l’église baptiste et membres d’une même famille qui se rendaient à la plage
Lundi 22 septembre 2008,
Radio Kiskeya
Six personnes appartenant à une même famille ont été tuées et trois autres grièvement blessées dans un terrible accident de la circulation qui s’est produit lundi à la mi-journée à hauteur de Merger (environ 25 km au sud de Port-au-Prince).
Les victimes, qui se rendaient à la plage en compagnie d’une proche fraîchement rentrée des Etats-Unis, étaient à bord d’une camionnette de location heurtée de plein fouet par un autobus du circuit Cayes/Port-au-Prince. Il roulait à vive allure en sens inverse.
Selon un parent, James Michel, interrogé par Radio Kiskeya, le chauffeur de la camionnette a été à l’origine de la catastrophe. Ignorant royalement les avertissements des passagers, il avait décidé de faire demi-tour au milieu de la route après s’être rendu compte qu’il avait dépassé sa destination, la plage Soleil Antillais.
Six personnes, dont un couple, des cousins et cousines, ont été tuées sur-le-champ.
Grièvement blessées, trois autres ont été transportées d’urgence dans un hôpital tenu par Médecins sans frontières (MSF) où elles étaient soignées lundi soir.
Un dixième membre de la famille s’en est sorti indemne.
Quant au chauffeur fautif, il a été interpellé et placé en détention dans un commissariat de police.
Les victimes faisaient toutes partie de la première église baptiste Safico de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5286

lundi 22 septembre 2008

Mia Farrow attristée par les conditions de vies des sinistrés aux Gonaïves

L’actrice américaine, Mia Farrow s’est rendue samedi dans la ville des Gonaïves la plus touchée par les récents ouragans.
Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, Mme Farrow, a rencontré des victimes, en particulier des femmes et des enfants. "J’ai vu une ville encore plongée dans une boue profonde, où des gens qui n’ont rien mangé depuis trois ou quatre jours couchent encore sur le toit de leur maison", a témoigné Mia Farrow.
Elle s’est dite particulièrement marquée par le fait "qu’un pays si proche des Etats-Unis soit aussi pauvre avec un niveau de vie si bas"."A mon retour aux Etats-Unis, je vais écrire une histoire. Je veux que le monde sache ce qui se passe ici", a dit Mia Farrow espérant que sa présence va attirer l'attention sur les conditions de vies des gonaiviens. " Je vais porter un message au monde pour dire qu'il y a une situation désespérée en Haïti après cette catastrophe", a-t-elle soutenu.
Les rues des Gonaïves sont remplies de boue, de fatras et de cadavres d’animaux qui dégagent une odeur nauséabonde informent les correspondants de presse.
Mia Farrow, a salué le courage des habitants des Gonaïves, qui résistent à la souffrance et tentent de retrouver une vie normale en débarrassant les maisons de quantités de boue. Haïti a été frappé de plein fouet ces dernières semaines par quatre ouragans successifs qui ont fait au moins 326 morts et 800 000 sinistrés, selon un bilan du gouvernement.
L'actrice doit boucler ce lundi une visite de 4 jours en Haïti espérant que sa visite va attirer l’attention du monde entier sur la situation désespérée de ce pays.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14103

Robert Benaudin critique l’action des autorités haïtiennes

Le chroniqueur politique Robert Benaudin affirme que les haïtiens de la diaspora sont préoccupés par les dégâts causés par les récents cyclones.
Il soutient que des associations haïtiennes à Miami, Chicago, Boston et New York organisent des collectes de fonds en vue de venir en aide aux sinistrés des différentes régions du pays. " Au début il y avait une certaine réticence en raison de la mauvaise gestion des fonds en 2004", dit-il faisant remarquer que les haïtiens ont pris conscience de l’ampleur du drame grâce aux photographies diffusées sur Internet.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Robert Benaudin a critiqué le laxisme des autorités gouvernementales qui n’avaient adopté aucune disposition pour prévenir ces drames.
Attirant l’attention sur l’absence de centre d’hébergement et de plan d’évacuation avant le passage des ouragans, M. Benaudin a rappelé que le centre national de Météorologie n’avait pas donné l’alerte avant le passage de l’ouragan Hanna. " On a eu autant de perte en vie humaine parce qu’il n’y avait pas de prévention", dit-il critiquant la négligence des autorités." On est entrain d’exploiter la tolérance d’une population aux abois", argue M. Benaudin qui critique l’incompétence de certains responsables. " Il n’y a aucune velléité pour résoudre le problème actuel", dit-il s’étonnant que les autorités n’aient pas sollicité des barges pour acheminer l’aide aux sinistrés." Les Etats-Unis, le Canada et la France apportent l’aide aux sinistrés à partir de leur navires", signale t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14102

3 jours de deuil en mémoire des sinistrés des récents cyclones

Le chef de l’état a décrété 3 jours de deuil en mémoire des victimes des ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike. L’administration publique et le commerce fonctionneront normalement mais les drapeaux seront mis en berne sur les édifices publiques.
Les boites de nuit seront fermées et le medias son invité à adopter une programmation spéciale en la circonstance. Le président Préval a rappelé que les cyclones ont causé deuil et destruction dans le pays. " En solidarité avec les parents des victimes nous respectons 3 journées de deuil et les medias diffuseront la sonnerie aux morts", ajoute t-il.
Le chef de l’état haïtien a laissé Port-au-Prince hier à destination de New York afin de prendre part à l’assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations Unies.
Au cours de son séjour dans la capitale économique américaine, le président Préval participera à une rencontre des donateurs du Clinton Glogal Initiative (CGI) et une réunion de travail entre les chefs d’état de la Caricom et la secrétaire d’état américaine, Condoleeza Rice. " C’est l’occasion d’avoir des rencontres bilatérales en vue de faire face à la situation", dit-il soulignant que les dégâts ont fait perdre 5 ans de croissance au pays.
Le président Préval espère s’entretenir notamment avec le commissaire européen, Louis Michel, le secrétaire d’état français à la coopération, Alain Joyandet, le président brésilien, Luiz Inacio da Silva, le président sénégalais Abdoulaye Wade, la présidente du Chili, Michèle Bachelet, le sous secrétaire d’état américain, Williams Burns, le président mexicain José Calderon et le premier ministre espagnol, Jose Luiz Zapatero.
De plus, René Préval soutient que son intervention à la tribune de l’ONU sera l’occasion de présenter les problèmes auxquels le pays est confronté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14101
Les secteurs sanitaire et agricole représentent des priorités après les récents cyclones Le directeur général du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), Gabriel Timothée, indique que des dispositions ont été prises pour prévenir des épidémies dans les différentes villes touchées par les récents cyclones. " Nous avions réalisé des cliniques mobiles dans certaines régions", lance le docteur Timothée précisant que des équipes d’assainissement ont été dépêchées dans les départements touchés par les ouragans.
30 officiers sanitaires ont été dépêchés aux Gonaïves révèle le directeur général du MSPP, soulignant que des équipes de surveillance épidémiologiques sont sur place. Il annonce qu’un plan d’intervention rapide sera lancé dans tous les départements pour lutter contre la malaria notamment.Dans le même temps, la coordonnatrice de la commission d’aide aux victimes des cyclones, Yolene Suréna, soutient que le programme de distribution d’aide aux sinistrés se poursuivra pendant un mois. Elle rappelle que les brèches ont été colmatées ce qui a empêché une nouvelle inondation de la ville des Gonaïves en dépit des récentes averses. " 120 000 personnes reçoivent une assistance nutritionnelle", affirme t-elle précisant que 500 tonnes de nourriture ont été distribuées.
Par ailleurs, le chef de l’état a annoncé hier la création de 2 nouvelles secrétaireries d’état à l’agriculture qui permettront de renforcer l’action du gouvernement dans le secteur.
Michel Chancy est nommé secrétaire d’état à la production animale et Jean Claude Delicié, secrétaire d’état à la production végétale. Le secteur agricole a subi de lourdes pertes lors du passage des cyclones Gustav, Hanna et Ike soutiennent les autorités haïtiennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14100
HRV opine :
Personne ne va applaudir le fait que dans ce contexte de manque cruel de moyen que le Président Preval crée deux secrétaireries en plus accrochées au ministère de l’agriculture. Qui a dit que le fait de créer deux antichambres en plus va propulser la production animale et végétale ?

Des coulisses pour des dépenses officielles et un terrain pour la corruption

PAROLES D'EXPERTS....Gestion des bassins versants/ Pas de folie dans le reboisement

A la suite de l’inondation quasi générale d’Haïti provoquée par le passage de quatre cyclones en un mois, un désastre naturel s’est abattu sur le pays : 500 personnes mortes , des villes côtières submergées dont Gonaïves à plus de 4 mètres d’eau par endroit., Les dégâts économiques sont énormes . Plusieurs ponts sont détruits isolant les neuf départements les uns des autres. A l’ile de la tortue 75% des bateaux en rade ont été détruits rapporte le maire de cette commune. « Les premières estimations des dégâts dans l’agriculture seraient d’environ 23 millions 515 mille dollars américains. Il ne serait pas étonnant que les pertes soient nettement plus élevées qu’elles ne le sont ici, puisque les données sont très incomplètes pour cinq départements (Ouest, Nippes, Nord’Est, Nord-ouest et Sud). (CNSA Haïti) »
Tout d’un coup tout le monde parle de reboisement des bassins versants comme d’une solution miracle. Qu’en est il en réalité ?
Le pays compte 30 bassins versants totalisant 2.177.500has. Le ruissellement de l’eau de pluie chargée de terre dans les bassins versants est le facteur principal responsable de toutes ces avalanches d’eau à l’origine des désastres naturels devenus annuels. On parle de 16.000 tonnes de terre à l’année qui laissent les mornes .Ces évènements liés aux changements climatiques se produiront chaque année parce que Haïti est située sur le chemin des cyclones qui se forment annuellement dans l’atlantique et dans les petites Antilles.
Les bassins versants sont dénudés, escarpés, et se prêtent aux mêmes phénomènes de dégradation. Tout le monde parle de ruée vers le reboisement alors que le reboisement, fut il bien pensé, n’apportera aucune solution immédiate parce qu’il faut un minimum de cinq années avant qu’un arbre fruitier devienne fonctionnel. Le facteur sur lequel il faut jouer dans l’immédiat est le ruissellement, qui coulant sur des pentes abruptes voit sa force de destruction décuplée comme 4 fois la racine carrée de la pente
- Il faut réduire le degré de ruissellement dans les bassins versants
- Il faut faciliter l’absorption de l’eau de pluie afin d’en emmagasiner d’avantage dans le sol
- Il faut réduire les pertes de sol au dessous du niveau ou elles provoquent le ravinement
- Il faut indirectement maintenir en place la couche arable d’où les plantes tirent leur nourriture.
- Il faut reboiser le pays en essence fruitière et forestière capable de par leur production de masse de changer l’économie vivrière de montagne en économie de vergers
Il s’agira d’abord de combattre l’érosion par ruissellement et l’érosion par déversement.
Comme l’érosion charrie des matériaux grossiers, ces sédiments viennent rehausser les lits des rivières qui ne peuvent plus contenir le volume d’eau boueuse transportée. Lorsque les drains, les lits des rivières deviennent tellement ensedimentés comme par exemple la rivière Rouyonne, l’excès d’eau se déverse dans les villes situées à la cote la plus basse du bassin versant qui est celle du niveau de la mer.
Dans la notion de bassins versants d’une rivière, l’eau qui a inondée par exemple, la ville de Leogane , provient de la Rivière Rouyonne qui elle-même reçoit les eaux de la rivière des Orangers, les eaux de la rivière de la Gosseline , les eaux de la rivière Momance et les eaux de la rivière Gormier. Plusieurs ravines qui jettent leurs eaux dans ces rivières proviennent de ravins plus petits au bas de la ligne de crête des mornes qui intègrent le bassin versant.

Dans la gestion des villes côtières que des bassins versants critiques surplombent les interventions de choix prioritaires sont celles qui peuvent collecter les eaux de ruissellement pour les canaliser directement vers la mer ou vers un autre exutoire naturel évitant l’inondation des villes et les dégâts connexes. Ces interventions quoique prioritaires sont considérées comme des palliatifs parce qu’elles ne s’attaquent pas aux vraies causes du problème.
Parmi ces interventions prioritaires on trouve :
- Le reprofilage des rives des rivières
- Le Curage des rivières
- Le Curage des ponts
- Le Déblaiement des embouchures
- Le Colmatage de brèches dans les rivières
- Le Curage des drains de la ville
Parmi les interventions de seconde priorité pour réduire le ruissellement mais essentielles pour s’attaquer aux causes de l’érosion on trouve :
- La correction des ravines primaires, secondaires et tertiaires
- Les terrassements d’absorption, les seuils de Pierre, le clayonnage, les bandes enherbées
- L’Etablissement des banquettes de dérivation
- La construction des exutoires
- Les plantations d’arbres à des fins industrielles.
- La culture vivrière conversationniste
Ces propositions techniques ne sont pas toutes indiquées, leur choix dépend de l’écologie des différentes zones et des différents écosystèmes retrouvés au niveau du bassin versant. Seuls les spécialistes pourraient avoir le dernier mot, après que les politiques aient donné les orientations.
Les interventions ci-dessus relèvent en particulier des ministères de l’Agriculture et des Travaux Publics.

Qu’attendons-nous de la politique des autres ministères ?
En dehors des interventions d’urgence qui rétablissent la paix sociale de la société traumatisée on attend les actions cohérentes suivantes au niveau de chacun des ministères suivants :
Ministère de l’Agriculture
- Conception sectorielle technique
- mise en œuvre des projets de gestion des bassins versants les plus critiques et de gestion de la parcelle où l’agriculteur fait l’agriculture vivrière.
- Vulgarisation, recherche et crédit à la production

Ministère Planification
- Préparation des plans d’intervention,
- Préparation d’un plan directeur d’aménagement de bassins versant précisant les interventions à faire par chaque ministère dans un projet de bassins versants.
- Réglementation des ONG opérant dans le pays
Ministère des Finances
- Financement prioritaire des projets de Bassins Versants,
- Déblocage rapide des fonds permettant de gérer durablement les Bassins Versants
Ministère du commerce
- Réglementation du commerce de bois, des produits dérivés.
- Subvention des réchauds améliorés et à gaz propane.
- Subvention Kérosène
- Création d’emploi par la mise en place d’unités de transformation des produits agricoles écotourisme, artisanat

Ministère TPTC
- Lancement de projet de protection de bassins versants conditionnant les barrages hydroélectriques, les réservoirs d’eau potable
- Construction des routes dans l’aire de chaque projet de bassin versant en cours
Ministère Environnement.
- C’est un ministère transversal, il faut le retirer dans les interventions de terrain et d’exécution de projet.
- Qu’il se consacre dans la conception des normes et de principes régissant la gestion des bassins versants et dans l’éducation environnementale

Ministère Education nationale
- Intégration de la gestion des bassins versants dans le curriculum des écoles et des programmes d’alphabétisation.
- Construction école primaire dans chaque projet de gestion de bassin versant
Ministère Santé Publique
- Lancement de projets de Gestion de bassins versants des villes et des sociétés vulnérables
- Construction des dispensaires hôpitaux dans chaque projet de bassin versant.

Ministère justice et sécurité publique
- Etablir des tribunaux de paix dans toutes les sections communales se trouvant dans les bassins versants
- Faire respecter les lois en rapport avec la gestion des bassins versants
- Etendre la PNH dans toutes les sections communales
- Prendre la tutelle de l’INARA pour régler la tenure foncière et les conflits terriens
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
- Allocation de l’argent des Fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales aux Casecs et aux Mairies pour faire la supervision et le suivi de tout projet de bassin versant opérant dans leur territoire

Communauté internationale
- Souplesse et compréhension dans les accords de prêt, dans la gestion des prêts et des dons accordés à l’Etat haïtien.
- Gestion des fonds par l’Etat Haïtien Supervision de la gestion de fonds par les nations Unies

Durée des projets de gestion d’un bassin versant
Comme montré plus haut, Haïti compte 2.177.500 hectares de bassins versants caractérisés par une multitude d’écosystèmes totalisant 1.200.000 exploitations agricoles. Le coût de contrôle physique du ruissellement dans ces exploitations dépasse les 40.000 gourdes à l’hectare. Les travaux d’entretien annuel de ces structures coutent 4 à 5000 gourdes l’année. Le coût de production d’une parcelle vivrière comme élément de motivation pour encourager le reboisement avoisine 40.000 gourdes pour les cultures les moins couteuses. Enfin le reboisement par la plantation d’arbres 110 à 300 à l’ha, selon l’espèce va remplacer dans l’espace d’une décennie l’économie vivrière dans les bassins versants. Il faut prévoir un minimum de huit années pour la durée d’un projet de bassin versant appelé à devenir une activité durable.
Quel serait le coût d’un tel projet ?
A l’échelle du pays et ramené aux 2.177.500 has de bassins versants du pays, il est économiquement inconcevable de penser à la protection et à la conservation de cette superficie qui pourtant est incontournable. Il faut trouver une stratégie qui redonne confiance à la population dans ces dirigeants et qui crée une motivation qui la fait supporter avec son courage les 75% des dépenses. Cette stratégie passe par la mise en place d’un état fort responsable institutionnalisé et respectueux des objectifs de développement durable. On ne peut pas mettre en œuvre 31 projets de bassins versants couvrant 2.177.500 ha, mais on peut mettre sous démonstration 1/10 de cette superficie au prorata des 31 bassins versants et en respectant les priorités à la base de ces choix. Ceci reviendrait à exécuter 31 projets de gestion de bassins versants couvrant chacun 7024 has en moyenne. Dans chacune de ces aires le projet de société dont rêvent les politiciens pour le pays serait exécuté comme conçu et servirait de modèle de référence à la population pour qu’elle apporte sa participation à l’élargissement progressif du projet modèle dans le reste de la superficie de chaque bassin versant..Ceci dit, je demanderais au gouvernement de Mme Pierre Louis de s’armer de son mâle courage pour expliquer à la communauté internationale le bien fondé de la démarche qui ne viserait pas l’exclusion des ONGs mais l’intégration des ONGs qui viendraient opérer sous la tutelle des collectivités territoriales. Ceci est un rêve, mais si on ne rêve pas, on ne peut pas trouver les solutions alternatives viables parce que nos dirigeants actuels sont pris dans le labyrinthe du figé et du snobisme économique.

L’affaiblissement de l’état et l’ONGénisation du paysage politique haïtien à partir de 1990 ont débouché sur la formation d’une administration publique dont les hauts responsables sont d’anciens cadre d’ONGs qui placés en position de gestionnaire des biens de l’Etat mettent les lois organiques des institutions en veilleuse et dirigent les boites de l’Etat comme leurs biens privés. Ils en profitent pour torpiller le pays et pour négocier avec l’internationale des contrats ONG dont ils deviendront les directeurs aussitôt que l’exécutif les aura envoyés en position de réserve de la république en attendant qu’ils reviennent encore aux affaires.
L’administration publique est devenue un lieu de placement d’hommes liges en service et au service qui canalisent l’action gouvernementale dans le sens de la communauté internationale et des ONGs. Alors que les ONGs sont des structures temporaires qui exécutent des taches urgentes et ponctuelles, depuis 1990 elles sont devenues de structures permanentes par lesquelles transite toute l’aide publique au développement .Voilà l’histoire des plans comme , le PURE I, le PURE II, le CCI et aujourd’hui le DNSCRP qui ont détruit l’administration publique haïtienne et conduit le pays à ce Cul de jatte.
Agronome Michel William
http://www.agren-com.org
Nous avons été inclus par hasard dans un de ces interminables mailing lists qui pour une fois nous a permis d’obtenir le fruit d’une réflexion cohérente sur un problème crucial pour Haïti.
Les idées semblent s’emboiter en suivant une certaine logique. Et c’est si bien articulé que ce n’est pas étonnant que le secteur officiel ne sente aucun gène à bouder un tel travail. On a envie de dire que c’est trop bien conçu pour intéresser le gouvernement haïtien.
Nous ne possédons certes la moindre expertise pour juger de la valeur de ce document mais nous ne voyons aucun inconvénient à participer à sa divulgation de façon à inviter au débat.
Que celui qui trouve incorrectes les approches dégagées par l’auteur lance la première critique !

samedi 20 septembre 2008

L'île-à-Vache: ses déboires, son péché, ses richesses

Quelque 1160 familles sinistrées,430 maisons détruites, 487 têtes de bétails emportées, des champs dévastés, des centaines de filets et de nasses endommagés... Dieudilien Lima, un notable de l'île- à-Vache rentré à Port-au-Prince pour communiquer ce bilan de la protection civile locale au député Jean-David Génesté, s'inquiète désormais de l'expansion de maladies comme la malaria et la typhoïde. Sur l'île dont le "centre ville, "Madame Bernard" a subi d'importants dégâts après Fay, Gustav, Hanna et Ike, trouver de l'eau potable est un défi. M. Lima, alerté par la vulnérabilité accentuée de son patelin , raconte que le commerce de charbon de bois se poursuit. En dépit de tout. Retour sur un jour comme un autre au bord de mer des Cayes où l'on débarque les voiliers venant de l'île-à-Vache.
Pas un débarcadère. Rien. Juste un coin insalubre et bruyant du littoral où des forçats en sueurs, enfoncés dans l'eau jusqu'à la hanche, la pestilence de poissons séchés plein les narines, débarquent des voiliers bondés. Citrons, noix de cocos, quenêpes, vétiver, quelques volailles exténués ..., mais surtout des centaines de sacs de charbon de bois sont empilés, là, sur le sol, sous les yeux de quelques marchands et de camionneurs pressés de s'en aller avant la fin de l'après-midi. La "montagne" de charbon, très vite fractionnée, est stockée dans des dépôts de fortune du bord de mer aux Cayes et le reste chargé à la vitesse grand V dans des véhicules parqués, le moteur en marche. Destination : Port-au-Prince. Personne ne s'inquiète. Le train-train quotidien.Mais sans jumelles, il est désormais facile de voir des "veines blanches", des" calvities" dans des flancs de montagnes de cette ile d'une beauté encore paradisiaque où vivent sur 48 kilomètres carrés quelque 22 .000 habitants oubliés ou presque par l'Etat haïtien et le reste du pays. "La situation socioéconomique précaire de la population et la faiblesse des pouvoirs publics, incapables de surveiller et de punir", sont, selon le député de la circonscription Cayes-Ile-à-Vache, Jean David Génesté, les causes de cet assaut sur les arbres de l'ile. Depuis un certain temps, les gens détruisent même les mangroves, l'abri naturel des poissons, pour faire du charbon, déplore l'élu rappelant que " l'ile, commune depuis 1976, devrait être décrétée zone essentiellement touristique".
Fernand Sajous, propriétaire de "Abbaka bay Resort" abonde dans le même sens."C'est l'un des plus beaux sites du pays. Et à ce titre, il mérite d'être protégé", raconte-t-il visiblement fasciné par ce bout de terre. Un peu amer, il regrette l'incurie des autorités qui tardent à sanctionner les propriétaires et armateurs de voiliers qui font le commerce du charbon de bois. L'homme d'affaires, soulignant qu'il y a beaucoup d'espoir pour faire "décoller" l'Ile- à-Vache au niveau touristique, rêve d'agrandissement de " l'aéroport des Cayes" et de ports dignes de ce nom pour faciliter la connexion avec le reste du pays.
Une ile en "or". Sept épaves dont le « Jamaïcan Merchant », le « Blue Nose », un navire de l'époque de la guerre civile américaine, trois autres bateaux inconnus et vraisemblablement le fameux Oxford du célèbre pirate des Caraibes, Henry Morgan , ont été identifiés dans le cadre de prospections subaquatiques réalisées entre novembre 2004 et Janvier 2005 par les plongeurs de la Carribean Marine Int, à Port-Morgan..., dans la périphérie de l'île-à-vache, selon le maitre nageur Gilbert Assad. Un brûleur d'encens, une moule à hostie, quatre assiettes en argent, des boulets pour fusil et d'autres objets ont été remontés à la surface. Et d'un point de vue historique, avoir dans ses eaux des artéfacts de cette importance est inestimable, rapelle M. Assad. Dans la perspective où de nouvelles plongées confirmeraient que l'Oxford est bien dans les eaux au large de l'ile-à-Vache, l'Etat haïtien pourrait exploiter les droits exclusifs de reproduction cinématographique et développer des partenariats avec des musées étrangers pour réaliser des expositions, explique-t-il sans parler de la faune de l'ile. Que fait le ME ?
Le ministre de l'Environnement, l'ingénieur Jean-Marie Claude Germain, informé de la situation à l'île-à-Vache, prône une intervention sur deux axes. Pour réduire la pression sur nos espaces verts, il faut offrir des alternatives énergétiques à la population et poser des actions visant à la réhabilitation de l'environnement, préconise-t-il martelant "qu'il faut faire des interventions en amont et en aval". Des hommes d'affaires haïtiens sont intéressés à la commercialisation des gisements de lignite de Maissade estimés à plus de 9 millions de tonnes métriques. 3 milliards 600 millions de gourdes prévues dans le DSNCRP devront être mis à la disposition des guildiveries et dry cleaning dont la consommation annuelle de bois est supérieure à 300.000 arbres pour qu'ils se transforment, changent d'équipements (plus écologique), explique le ministre qui reconnait la faiblesse de son ministère dans un pays extrêmement vulnérable où les dégâts humains et matériels provoqués sont extrêmement lourds.
Les richesses archéologiques, touristiques ou éco touristiques de l'île-à- vache, aux yeux de nombreux ilavachois ne riment à rien. Oubliés, ils ne pensent qu'à survivre au jour le jour. Un choix déchirant. Mais quand, au bout du compte, ils s'exposent aux caprices de la nature en agissant en prédateurs de leur propre habitat, certains disent... quelle vacherie!!!
L'île-à-Vaches en bref L'île-à-Vache dispose de cinq écoles primaires, de deux écoles secondaires et d'un centre technique. Un centre de santé, sans aucun lit où travail deux infirmières, deux auxiliaires et une matrone dessert la population qui compte quelque 22 000 âmes, selon le député Jean David Génesté. La malaria et la typhoïde sont à l'état endémiques sur l'île. Beaucoup d'enfants handicapés sont recueillis à l'Orphelinat St-François installé dans l'île depuis 1983. Cette structure dirigée par une religieuse canadienne, soeur Flore Blanchet offre en dépit de ses limites des soins de santé aux déshérités. Un commissariat sous-équipé et des policiers en effectif insuffisant sont sur place. L'île est un paradis pour les narcotrafiquants. Surtout des jamaïcains, confie le député Jean David Génesté.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62271&PubDate=2008-09-19

A l'HUEH, des patients attendent la Providence

Plusieurs patients venus des Gonaïves attendent une intervention de la providence à l'HUEH en vue de renouer avec la vie. Mais la pénurie de moyens dans cet hôpital prolonge leur attente en dépit de leur attachement à la vie.
Ils sont tous des patients venus de l'hôpital La Providence des Gonaïves, cette ville aux 300 mille habitants située à 152 km au nord-ouest de la capitale. Ils ont été admis le même jour ou presque à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti. Leur âge varie de 0 à 73 ans. Ils ont tous été héliportés vers Port-au-Prince, le 6 septembre, par des soldats de la MINUSTAH trois jours après l'inondation, le 3 septembre en cours, du plus grand centre hospitalier public de cette ville. Ils ne veulent pas mourir et s'accrochent tous à la vie, en dépit du fait que certains de leurs proches ont été emportés par les eaux en furie.A leur arrivée à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), il y a environ trois semaines, la plupart d'entre eux n'avaient aucun parent à Port-au-Prince. Ils avaient reçu des soins intensifs au service des Urgences, avant d'être acheminés vers d'autres services : cinq (5) au service d'orthopédie, et cinq autres à la pédiatrie. Entre eux, il y a un dénominateur commun: ils viennent tous de la Cité de l'Indépendance, la ville sévèrement touchée à deux reprises, en l'espace de quatre ans, par des tempêtes tropicales, en septembre 2004 et en septembre 2008.

Allongés sur le dos, les cinq patients admis au service d'orthopédie de l'HUEH, dont un homme amputé de ses deux pieds, attendent avec impatience le moment où ils pourront subir une intervention chirurgicale. Un destin communAutre dénominateur commun, avant leur transport à l'HUEH à Port-au-Prince, les patients transférés au service d'orthopédie avaient tous été admis à l'hôpital La Providence après avoir été victimes de l'effondrement d'un pan de mur pendant le passage de l'un des ouragans sur la Cité de l'Indépendance. Au départ, ils étaient six à être admis à ce service. Mais l'un d'entre eux, Madame Marie Jean-Pierre, une septuagénaire, est décédée à l'hôpital parce qu'elle n'avait aucun proche pour s'occuper d'elle.


« De fines gouttelettes de pluie tombaient sur la ville. Cela paraissait anodin, mais tout le monde était sur le qui-vive après ce qui s'est passé en 2004 », se souvient Roosevelt Desrosiers, frère de Guerline Desrosiers, une jeune femme de 25 ans qui a accouché avant terme à la suite des souffrances endurées. Elle était admise à l'hôpital après une fracture fémorale.

Un récit de l'inondation - « L'eau montait incessamment. Il était 2 heures du matin environ. Un médecin a demandé aux parents présents de transférer les patients du rez-de-chaussée à l'étage supérieur. Du premier étage, nous sommes montés sur le toit. Et c'est là que nous avons passé trois jours et trois nuits sous la pluie », se souvient encore Roosevelt. C'était le sauve-qui-peut. Un patient qui n'avait pas de parent à ce moment-là pour l'évacuer est décédé.En essayant de grimper tout seul sur le toit avec sa sœur en pleine ceinture sous les bras, il a fait une chute et le fémur fracturé de sa sœur a cédé. « Toutes nos ressources ont été, dit-il, soit épuisées à force d'acheter des médicaments, soit détruites aux Gonaïves. »
A présent, Roosevelt et sa sœur n'ont plus rien et sont à la merci d'autres patients.
Guerline n'est malheureusement pas la seule patiente venue des Gonaïves à être en situation difficile. Mis à part Emmonia Informé, dont des parents résidant à l'étranger prennent soin d'elle, tous les autres peinent à exécuter les ordonnances médicales.
Des clous de Kunetsches pour l'HUEH -
Emmanuella Gustinville, une élève de seconde âgée de 18 ans, a elle aussi été admise à l'orthopédie. Elle a failli perdre pour toujours l'usage de son pied gauche. Souriante même dans la souffrance, elle attend encore de subir une intervention chirurgicale. Opération improbable pour nombre d'autres patients. Une cousine à Port-au-Prince lui vient en aide, mais les moyens de celle-ci sont limités.Trois autres patientes en orthopédie, victimes aux Gonaïves d'une fracture fémorale - dont Guerline Desrosiers et Emmonia Informé -, attendent aussi cette intervention. Cependant, l'hôpital ne dispose plus de clous de Kunetsches indispensables à la réalisation de cette intervention, selon le directeur médical de l'HUEH, Dr Jean-Ronald Cornély. Alités, ces patients du service orthopédie, hommes et femmes, sont dans l'attente. Une attente qui risque d'être longue si ces clous devenus rares sur le marché haïtien ne sont pas commandés en urgence.Samuel BAUCICAUTsamuelbaucicaut@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62399&PubDate=2008-09-20

jeudi 18 septembre 2008

L’ONU s’inquiète du peu d’enthousiasme des donateurs d’Haïti

Moins de 2% des 108 millions de dollars sollicités ont été jusqu’ici recueillis alors que les cas de diarrhée et de malaria se multiplient dans les communautés affectées
vendredi 19 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Les agences humanitaires des Nations Unies se sont inquiétées vendredi à Genève des fonds insignifiants versés par les donateurs -moins de 2% des 108 millions de dollars sollicités- une semaine après l’appel d’urgence lancé en faveur de centaines de milliers de sinistrés suite au passage en Haïti de plusieurs cyclones.
"La situation continue d’être très grave et préoccupante, les eaux ont baissé, laissant aux regards un environnement de désolation et de mort ; il y a beaucoup à faire pour le financement de notre appel de fonds, nous n’en sommes même pas à 2%", a dénoncé la porte-parole de le Bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires (OCHA), Elisabeth Byrs, citée par EFE.
54 des 108 millions de dollars visés sont destinés à l’achat de nourriture pour les populations sinistrées. Mais, le Programme alimentaire mondial (PAM) n’en a récolté qu’un million après huit jours de mobilisation.
"Nous avons besoin de la mobilisation de la communauté internationale", a indiqué la porte-parole de l’OCHA pour qui le plus urgent est l’assainissement des régions dévastées encore pleines de débris et la réhabilitation de dizaines d’infrastructures sévèrement endommagées.
"Beaucoup d’écoles ayant servi d’abris temporaires doivent être évacuées et nettoyées afin que les enfants puissent regagner leurs classes, à la rentrée, le 6 octobre", a déclaré Mme Byrs ajoutant "on doit pouvoir réinstaller les réfugiés dans d’autres endroits".
De son côté, le porte-parole de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), Jean-Philippe Chauzy, a estimé à 100.000 les personnes déplacées dont 50.000 sont encore dans des centres d’hébergement.
L’organisme précise que 50% de ces réfugiés souffrent de diarrhée. De plus, 100 nouveaux cas de malaria sont diagnostiqués tous les jours dans les zones affectées par les inondations.
Les différentes agences onusiennes se montrent très préoccupées parce que la saison cyclonique ne s’achèvera que fin novembre et compte tenu de la précarité actuelle, de nouvelles pluies diluviennes pourraient être catastrophiques pour Haïti.
Fortement touché dans son économie agricole et ses infrastructures routières lors du passage successif de quatre ouragans et tempêtes tropicales ces dernières semaines, le pays compte plus de 800.000 sinistrés et fait face à un véritable désastre humanitaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5281

Les autorités préoccupées par le rétablissement des infrastructures aux Gonaïves

4 ans après le passage de l’ouragan Jeanne aux Gonaïves, le délégué départemental de l’artibonite, Marc Elie Saintelien, met l’accent sur la nécessité de réaliser des projets importants tels, le drainage des ponts, le profilage des lits des rivières, le dimensionnement des canaux d’irrigation.
A moyen terme, M. Saint Elien croit qu’il faut appliquer le plan local d’urbanisme et déplacer une partie de la population vers les mornes. De plus, le délégué départemental estime nécessaire le reboisement de 700 kilomètres carrés de bassins versant.De son coté, l’architecte, Ronald Pinson, réclame l’adoption de mesure préventive pour la protection de la ville des Gonaïves. Il fait remarquer que des nombreux jeunes entrepreneurs, victimes des inondations, doivent bénéficier d’une assistance de l’état. " Il faut un programme de financement pour les jeunes entrepreneurs", dit-il estimant que la DGI doit adopter des dispositions spéciales pour les gonaïviens.
La première ministre, Michèle Pierre Louis, effectuera une visite à Ennery ( Artibonite ) ce vendredi lors de l’installation d’un pont métallique sur la rivière. " Nous essayons de faire face aux urgences", dit-elle mettant l’accent sur la réhabilitation des lits des rivières. Mme Pierre Louis soutient que le gouvernement est préoccupé par la situation des personnes se trouvant dans les régions enclavées telles Gros Morne, Miragoane.
Par ailleurs, une épidémie de diarrhée est notée aux Gonaïves,15 jours après les dernières inondations.Des observateurs estiment que les cadavres d’êtres humains et d’animaux sont responsables de cette épidémie. Le responsable du département sanitaire de l’artibonite fait état de plusieurs centaines de cas de maladie de la peau et de diarrhée.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14096

L’ambassade Allemagne contribue à la protection de l’environnement

L’ambassade d’Allemagne a accordé 750 000 dollars à la Fondation Seguin pour le reboisement du Parc La visite. La région avait été sévèrement touchée lors du passage des ouragans Gustav, Hanna et Ike.
L’ambassadeur allemand, Hubertus Thomas se dit convaincu que cette aide favorisera la réhabilitation de l’environnement dans cette région montagneuse du sud-est. " Cette région est un château d’eau pour 3 millions d’haïtiens dans la capitale", fait remarquer le diplomate allemand espérant que cette aide contribue à la sécurisation de l’approvisionnement.
Le projet de prévention de désastre dans le parc La visite s’échelonnera sur une période de 18 mois. " Ce n’est pas une aide humanitaire, c’est un projet qui permettra d’éviter des situations similaires à celles que nous avions connu ces derniers mois", a lancé le diplomate allemand.
Dans son intervention lors de la signature de l’accord de don, le président de la Fondation Seguin, Gessner Champagne, s’est réjouit de cette contribution donnant l’assurance que les travaux seront réalisées pour protéger l’environnement de la région.
Attirant l’attention sur les résultats probants des projets réalisés à Fond Verettes et Thiote, M. Champagne souligne que le massif de la Selle sert de château d’eau aux populations du sud et de l’ouest.
Il a invité le gouvernement à renforcer le programme de garde forestier et à adopter des dispositions pour protéger l’environnement dans cette région. " De nombreux arbres qui avaient été endommagés par les habitants ont été abattus par les récents cyclones ", ajoute t-il.
Déclarée Parc national en 1983, La visite qui comptait 8 000 hectares de terres boisés en 1998 est réduite aujourd’hui à 1 800 hectares.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14097

Un pont peut être construit en une semaine selon un spécialiste

Le président de l’association haïtienne des entreprises de construction (AHEC), Lionel Duvalcin, affirme que des compagnies étrangères sont détentrices de compétences pour construire des ponts dans un court délai. Il révèle que le gouvernement haïtien a entrepris des négociations avec une firme française, spécialisée dans la construction de ponts préfabriqués.
Soulignant qu’il ne s’agit pas de pont d’urgence, l’ingénieur Duvalcin assure que ces ponts ont une durée de vie allant jusqu'à cent ans. " Il s’agit de pont durable réalisé grâce à une nouvelle technologie", dit-il signalant qu’une compagnie haïtienne sera associée à l’exécution des travaux. " Il y aura une transmission du savoir", explique t-il faisant remarquer que la compagnie a déjà construit des ponts en Afrique et en Europe.
En ce qui a trait aux débordements du lac Azueï et de l’étang de Miragoane, M. Duvalcin, ancien directeur général du Ministère des Travaux Publics, souligne que ces débordements résultent du déboisement des bassins versants. " Le lac Azueï avait un exutoire et les eaux se déversaient dans la mer", di-il expliquant qu’il s’agit du même cas pour l’étang de Miragoane. " Actuellement des algues obstruent les exutoires ", assure t-ils.
Lionel Duvalcin soutient que le problème du débordement des lacs peut être résolu en une heure. " Une compagnie française en Guadeloupe dispose de la compétence et des matériels nécessaires pour résoudre le problème", insiste t-il.
L’association haïtienne des entreprises de construction (AHEC), fondée en 1993 regroupe une trentaine de compagnies locales.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14098

Haïti/Cyclones : L’actrice Mia Farrow vient constater la situation sur le terrain

Vendredi 19 septembre 2008
P-au-P, 19 Sept. 08 [AlterPresse] --- La star internationale de cinéma, Mia Farrow, effectue dès ce 19 septembre 2008 une visite en Haïti pour constater les dégâts enregistrés suite aux passages successifs de quatre ouragans dans le pays.
Nommée ambassadrice itinérante du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) en septembre 2000, Mia Farrow profitera de son séjour en Haïti pour rencontrer des enfants et des femmes qui sont touchés par les catastrophes naturelles d’août et de septembre 2008.
L’actrice Farrow est accompagnée du président de l’Unicef-Canada, Nigel Fisher. Elle doit rester en Haïti jusqu’au 23 septembre, selon un communiqué de l’Unicef.
Née à Los Angeles (USA), Mia Farrow a commencé sa carrière théâtrale en 1963. Elle a déjà joué dans une quarantaine de films, comme « Gatsby le magnifique », « Mort sur le Nil », « Hannah et ses sœurs ».
Durant son séjour en Haïti, Farrow se rendra dans la ville des Gonaïves, durement frappée par les dernières inondations, figure dans son programme. Dans cette ville haïtienne, entre 60 000 et 70 000 personnes sont placées dans des abris provisoires.
Les inondations ont forcé les familles à trouver refuge dans des églises, des écoles et d’autres édifices publics.
Mia Farrow visitera aussi des projets à Cité Soleil, un des quartiers pauvres de la périphérie nord de la capitale, et elle ira à la ville de Cabaret (nord de Port-au-Prince) qui a également été ravagée.
En collaboration avec ses partenaires et les autorités locales, l’Unicef fournit aux personnes sinistrées de l’eau potable, des kits d’hygiène, des comprimés pour la purification d’eau, des sels de réhydratation orale, des couvertures, des kits scolaires et d’autres matériels pouvant assister les femmes et les enfants dans le besoin.
L’Unicef annonce également la fourniture de mobilier et de kits scolaires pour faciliter le retour des enfants en classe. La rentrée scolaire est prévue pour le 6 octobre 2008. [do gp apr 19/09/2008 10 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7714

L’USAID annonce 9 millions de dollars d’aide supplémentaires a Haïti

Henrietta Holsman Fore, administratrice de l’Agence américaine pour le développement international, USAID, annonce le décaissement prochain de 7 millions de dollars d’aide alimentaire et 2 millions pour la réparation des routes et des ponts.Au cours d’une brève visite en Haïti, Mme Fore a dit avoir constaté les dégâts occasionnés par les cyclones Gustav, Hanna et Ike.
Henrietta H. Fore s’est entretenue avec le président Préval qui dit-elle a mis l’accent sur la réparation des routes et des ponts. "C’est pour cela que les Etats-Unis consentent à accorder 2 millions de dollars supplémentaires", ajoute t-elle soulignant que le peuple américain est plus que jamais aux côtés des haïtiens pour les aider à faire face à la situation.
Le gouvernement américain a déjà octroyé plus de 24 millions de dollars américains en terme d’assistance financière et de premier secours à Haïti selon l’administratrice de l’agence internationale. Plus de 70 agents partenaires américains sont mobilisés participent a la distribution de l’aide alimentaire a ajouté Mme Fore saluant le travail de l’équipage du navire USS Kearsague dans l’acheminement de l’aide dans tous les régions inaccessibles par voie terrestre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14095

Des sénateurs réclament la baisse du prix du carburant

Les commissions sénatoriales de la justice et du commerce ont décidé de convoquer les ministres des finances et du commerce autour du refus des autorités de baisser les prix des produits pétroliers.
Le président de la commission sécurité et justice du sénat, Youri Latortue, fait remarquer que le gouvernement a pour devoir de respecter le décret du 25 septembre 1995 prévoyant la répercution des prix des produits pétroliers sur le marché haïtien. Selon le décret chaque fois qu’il y aura une variation de 5 % ( à la baisse ou à la hausse) les autorités doivent ajuster les prix à la pompe a soutenu le sénateur Latortue." Il y a eu une baisse de 50 dollars du prix du baril de pétrole", rappelle le parlementaire faisant remarquer que la démocratie est le respect de la loi. " L’état n’est pas un supermarché pour que l’on puisse faire des bénéfices ", a lancé le sénateur Latortue pour rejeter l’argument des autorités gouvernementales.
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, avait indiqué que l’état avait injecté 1 800 millions de gourdes pour ajuster les prix des hydrocarbures en avril dernier.
Le baril de pétrole est repassé au-dessus de 100 dollars à New York jeudi, touchant 102,24 dollars, après un accès de faiblesse du dollar et sur fond de craintes entourant l'état des stocks américains et la production au Nigeria.
Tombé mardi à 90,55 dollars à New York, le cours du pétrole a regagné plus de 11 dollars en deux séances, dans un environnement extrêmement volatil en raison de la crise financière et bancaire. Ce dernier mouvement a été dicté par une chute du billet vert, qui est repassé au-dessus d'1,45 dollar pour un euro, en baisse de plus d'1 cent par rapport à sa clôture de la veille (1,4326 dollar).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14094

L’agriculture a subi d’importants dégâts selon Joanas Gué

Le ministre de l’agriculture, Joanas Gué, soutient que plus de 63 000 hectares de terres cultivables ont été affectés par les récents cyclones.
Soulignant que les pertes sont évaluées à plus de 180 millions de dollars, M. Gué explique que 10 000 hectares cultures rizicoles dans l’artibonite et 10 000 hectares de bananeraies dans le sud-est ont été détruites. " Nous voulons préparer une réponse en fonction des dégâts", a lancé le ministre de l’agriculture mettant l’accent sur la nécessité de recapitaliser les cultivateurs.
Plus d’un milliard de dollars sont nécessaires pour le secteur agricole, selon le ministre Gué qui espère dégager dans le meilleur délai 200 millions de gourdes dans le budget de la république. Le ministre de l’agriculture affirme que l’investissement réel pour la protection des rivières, l’acquisition d’intrant et la réparation des canaux d’irrigation notamment est de 123 millions de dollars.
De son coté, le coordonnateur de l’organisation paysanne Kozepep, Charles Suffrard, indique qu’il n’est pas en mesure de faire un bilan exhaustif des dégâts causés par les cyclones Gustav, Hanna et Ike dans la vallée de l’artibonite. " Les paysans ont tout perdu, leurs maisons, leurs cheptels et leurs plantations ", explique M. Suffrard.
Il attire l’attention des autorités sur la nécessité de réaliser des projets pour rétablir la capacité de production. " La priorité doit être de remettre en état les infrastructures agricoles", a-t-il conclu.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14092

Inauguration du nouveau marché de la croix des bossales

Inauguration hier du nouveau marché de la croix des bossales par la première ministre Michèle Pierre Louis et l’ambassadeur du Venezuela, Pedro Antonio Canino Gonzalez.
Le diplomate Vénézuélien a indiqué que son pays a contribué à hauteur de 1 million 900 mille dollars pour la construction de ce marché public au centre ville de Port-au-Prince. " Nous ne sommes pas ici pour faire de la démagogie ", a lancé le diplomate vénézuélien sous les applaudissements de la foule.
Une aide de 1 million de dollars a été accordé par le peuple vénézuélien au profit des sinistrés des récents cyclones a soutenu l’ambassadeur Canino Gonzalez, expliquant que le gouvernement de Hugo Chavez est confiant dans le succès des relations historiques entre les deux pays.
De plus, l’ambassadeur Canino Gonzalez a annoncé que son pays se propose de construire 3 aéroports pour un montant que 57 millions de dollars en Haïti. " La membres de la commission responsable du projet ont déjà eu une rencontre avec le chef de l’état haïtien", ajoute t-il.Dans son intervention, la première ministre Michèle Pierre Louis a mis l’accent sur l’importance de la nouvelle coopération avec les pays latino américains.
Elle a invité les marchandes à faire de cet espace un espace de transaction économique et de vie. " Les femmes représentent une grande force dans l’effort de construction de ce pays après les récents cyclones", soutient Mme Pierre Louis.
Mme Pierre Louis a donné la garantie que le marché restera aux marchandes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14091