Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 26 août 2007
Coupe du monde U17 .. Jeux de pronostics....and the Winner is:
Si le football se résumait à des formules mathématiques, il aurait été bien facile de faire des pronostics et trouver avant le début de la deuxième phase le prochain vainqueur de la coupe du monde U17 Corée 2007.
Déjà à peu de surprises prêt, une certaine logique a été respectée sur la liste des lauréats du premier tour avec bien entendu la part du lion réservé à l’Amérique du sud et des nations comme le Tadjikistan, le Costa Rica, les USA et la Tunisie auteurs de ce que l’on pourrait cataloguer de surprises. La liste des 16 nous révèle une certaine logique avec la toute présence des grandes nations du football : Allemagne, Angleterre, Argentine, Brésil, Colombie, Costa Rica, Corée du Nord, Espagne, Etats-Unis d’Amérique, France, Ghana, Nigéria, Pérou, Syrie, Tadjikistan, Tunisie.
Les confrontations prévues sont donc les suivantes :
Espagne : Corée du nord avec une sélection espagnole nettement favorite d’un coté et France-Tunisie de l’autre si la France arrive à hausser le niveau de son jeu on peut entrevoir un chaud bouillant France-Espagne en quart.
L’histoire se répète avec un France-Ghana, une affiche de la coupe du monde allemande d’une part et un Pérou- Tadjikistan peut laisser entrevoir une confrontation américo-américaine entre le Brésil et le Pérou.
Et dans la suite des réflexions on devrait pouvoir assister à un match France-Brésil en demie finale avec à la fin une sélection brésilienne en finale.
Le brésil jouerait contre qui ?
L’autre branche des huitièmes nous présente d’une part un Argentine-Costa Rica et un Nigéria-Colombie. Les résultats de ces confrontations devraient nous régaler avec un excellent Nigéria-Argentine avec à la fin une victoire du Nigeria.
D’autre part un Angleterre-Syrie d’une côté et un Allemagne-USA devrait nous offrir un Angleterre- Allemagne (bien heureux celui qui peut en prévoir l’issue !) mais restons dans la même dynamique et disons que l’Allemagne sortirait vainqueur et nous voilà avec un Nigeria-Allemagne avec une victoire du Nigeria.
Le 9 Septembre la finale sans surprise opposerait le Brésil et le Nigéria !
Je vous l’avais dit au départ que ces pronostics n’ont de valeur que si on applique de façon erronée la logique mathématique au football. Heureusement d’ailleurs que cette démarche reste insensée car le football n’est pas une science exacte. Il y a tellement de facteurs qui rentreront enjeu au cours de ces confrontations que ces rencontres malgré ce qui se voit sur les papiers restent indécis.
Les équipes qui sont arrivées jusque là n’ont reçu de cadeau de personne donc elles vendront chèrement leurs peaux.
Tout le monde est et reste averti…et que vive le bon football !
Mondial U-17 : Haïti fait ses adieux à la Corée du Sud
samedi 25 août 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne a quitté le Mondial U-17 de football sur une lourde défaite 4 à 1 (mi-temps 3-0) samedi au Jeju World Cup Stadium en Corée du Sud face à l’ogre nigérian, l’un des grands favoris de la compétition.
Très combatifs mais pas toujours inspirés, nos jeunes compatriotes -certains au talent indéniable- ont surtout payé le prix de leur inexpérience et de leur déficit de culture tactique devant un adversaire qui combine avec maestria la force mentale, la surpuissance physique et l’aisance technique.
D’entrée de jeu, les poulains de Jean-Yves Philogène Labaze ont été cueillis à froid par les doubles champions du monde, encaissant de façon naïve un but à la 5e minute alors qu’ils devaient faire preuve de sérénité et de patience pour rester dans le match le plus longtemps possible.
Première confrontation de l’histoire entre Haïti et le plus grand pays d’Afrique (100 millions d’habitants), ce match restera également dans les annales grâce au 100e but de l’édition 2007 marqué par l’attaquant nigérian Macauley Chrisantus (5’, 60’). Il est désormais le meilleur réalisateur du Mondial avec 5 buts après son doublé de samedi.
Sheriff Isa a également marqué à deux reprises (39’, 41’) grâce à des passes diaboliques délivrées par un certain Kabiru Akinsola, le principal bourreau des haïtiens.
Côté haïtien, une réaction d’orgueil qui vaut de l’or. Grâce à l’enchaînement dun superbe débordement sur la gauche et d’un centre en retrait parfait du stratège Charles Herold Junior, le valeureux capitaine Peterson Joseph a placé une tête qui pris le gardien des Eaglets, Oladele Ajiboye, totalement à contre-pied (57’).
Pour sa deuxième participation à une phase finale de coupe du monde après la folle expérience allemande de 1974 chez les seniors, Haïti termine à la dernière place du très dificile groupe D, derrière le Nigéria (1er, 9 pts), la France (2e, 4 pts) et le Japon (3e, 3 pts).
La campagne coréenne avait très mal commencé samedi (19 août) avec une défaite face au Japon (1-3) qui traduisait très mal l’état des forces en présence. Après avoir encaissé un but stupide -un ballon qui filait entre les jambes du portier Shelson Dorléans- l’équipe se ressaisissait et réalisait l’un des plus beaux buts de la compétition. Sur une déviation intelligente de la poitrine de Peterson Joseph, Guemsly Joseph Junior décochait un tir canon de 20 mètres qui crucifiait le gardien japonais. Mais, contre toute attente, et en partie à cause d’un coaching trop conservateur, l’équipe nippone faisait le break en fin de partie, exploitant parfaitement deux erreurs défensives élémentaires des haïtiens.
Nous venions de gaspiller au moins un précieux point et d’hypothéquer d’autant nos minimes chances de qualification pour les huitièmes de finale.
Contre la France, la première république noire face à l’ancienne métropole, la victoire était à la portée du onze national n’étaient-ce des maladresses dans les derniers gestes, un manque maturité certain sur le plan tactique et des décisions incompréhensibles du directeur de jeu.
Le ministre de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire, et son staff, le président de la Fédération haïtienne de football, le Dr Yves Jean-Bart et le chanteur du groupe Racine RAM, Richard Morse, père de l’un des gardiens réservistes de la sélection, William Richard Morse, ont été témoins dans les stades de la palpitante aventure haïtienne, également soutenue par des fans ...coréens.
A leur retour à Port-au-Prince, nos jeunes ambassadeurs devraient avoir droit à un accueil digne de leurs prestations très prometteuses. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4020
Commenatires
Mieux qu’un accueil chaleureux nos jeunes mondialistes ont besoin d’une reconnaissance substantielle et une prise en charge intégrale. S’ils n’ont pas pu être recrutés il faut qu’ils soient bien encadrés dans un projet à long terme.
Le manque de suivi nous a valu ce passage du désert pendant 33 ans après l’épopée de 1974. A l’époque nous avions eu une avance énorme sur les nations africaines redoutables aujourd’hui.
Qu’on ne vienne pas avec les histoires de priorités et de manque de ressources. Nous avions eu la preuve. Aucun des ministères n’a su utiliser la portion budgétaire allouée. Ceci a donné lieu à cette mesure populiste de nos cher députés de se départagé près de 10.000.000 de dollars en faveur des 140 communes sans aucun projet d’envergure. Ils n’ont pas compris qu’un projet de 10.000.000 de dollars pourrait être plus bénéfique que la dilapidation de 60.000 dollars par commune !
Avec le football nous pouvons redorer le blason du pays. Nous pouvons montrer aux jeunes que la violence et la délinquance ne représentent pas les seules portes de sortie au sein d’une société ou prime la dissolution et la liquéfaction caricaturale des valeurs.
Le ministre des sports, le président de la FHF (Fédération Haïtienne de Football) doivent lancer déjà et maintenant la croisade pour la renaissance du football. Commençons par ce que nous avons en main.
- Les championnats interscolaires de chacun des départements géographiques du pays par groupe d’âge en se cataloguant sur les catégories d’âge de la FIFA
- Cette sélection des moins de 17ans doit être maintenue comme la sélection des plus de 17 ans devant travailler pour la coupe du monde des moins de 19 ans
- Le championnat des moins de 15 ans en cours actuellement doit recevoir le soutien logistique et financier indispensable pour les prochaines échéances des U17.
L’implication de tous les secteurs sera acquise si les dirigeants du football font preuve de capacité et d’honnêteté…
Le football aujourd’hui c’est l’affaire de tous !
Les déclarations .. HAITI vs NIGERIA
Yemi Tella, sélectionneur du Nigeria
"C'est une bonne chose d'avoir remporté nos trois premiers matches, car nous étions tombés dans une poule très relevée. C'est ce que je retiens en premier lieu après ce nouveau succès. Tout le monde s'est mis en évidence aujourd'hui. Il y a beaucoup de bons joueurs dans cette équipe. Les gens ont pu se rendre compte qu'il n'y avait pas de maillon faible au sein du groupe. Je suis particulièrement satisfait du réalisme dont nos attaquants ont su faire preuve. J'espère que nous allons continuer à marquer beaucoup de buts tout au long du tournoi. Il n'en faudra pas moins si nous voulons devenir champions du monde !"
Jean-Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti
"Evidemment, nous sommes déçus d'avoir perdu, mais nous pouvons rentrer chez nous la tête haute. C'était un match difficile, car nous avions affaire à un adversaire de haut niveau. Maintenant, je comprends pourquoi tant de gens ont fait de cette équipe l'une des favorites du tournoi. Nous avons vécu une soirée difficile, surtout après avoir été réduits à dix. Malgré ce revers, nous ne garderons que de bons souvenirs de notre séjour. Nous étions très heureux de participer à cette Coupe du Monde U-17. J'espère que nous tirerons les leçons de cette expérience pour faire encore mieux à l'avenir."
Macauley Chrisantus, attaquant du Nigeria
"J'adore cette compétition ! L'entraîneur nous répète souvent que nous sommes les meilleurs espoirs nigérians et je suis d'accord avec lui. Je suis vraiment très heureux de faire partie de cette équipe. Maintenant, nous allons pouvoir préparer notre retour à Gwangyang pour les huitièmes de finale. Avec un peu de chance, nous avons les moyens de gagner ce tournoi. Nous avons tous une mentalité de vainqueurs. On s'en rend compte lorsque nous nous réunissons après l'échauffement. Nous avons une grande équipe, pleine de bons joueurs."
Peterson Joseph, milieu de terrain de Haïti
"Je tiens à féliciter les Nigérians, qui ont été très bons ce soir. Je crois qu'ils ont le potentiel pour gagner cette Coupe du Monde. Je suis très heureux d'avoir pris part à cette compétition. Pour une première expérience, nous n'aurions pas pu rêver mieux que d'affronter le Nigeria, la France et le Japon. Maintenant, nous allons devoir nous remettre au travail pour tenter de nous qualifier pour la Coupe du Monde U-20 qui aura lieu dans deux ans en Egypte."
http://fr.fifa.com/u17worldcup/matches/round=249415/match=58917/summary.html
Haïti dans les serres des Eaglets (4:1) ..HAITI - NIGERIA
Le Nigeria poursuit son parcours de santé en tête du Groupe D après sa victoire 4:1 sur Haïti, ce samedi 25 août.
Deux doublés de Macauley Chrisantus et Sheriff Isa ont permis aux Eaglets de remporter une large victoire face à des Haïtiens courageux mais dépassés par les événements. Les insulaires n'ont pourtant pas démérité et leurs performances sur le sol asiatique ont suscité l'enthousiasme de leurs fans.
La différence de niveau se fait sentir dès la troisième minute de jeu. Kabiru Akinsola s'échappe sur l'aile droite et centre à ras de terre pour Chrisantus, qui ne laisse aucune chance au gardien haïtien. Le Nigeria creuse l'écart peu avant la pause grâce à un doublé express de Sheriff Isa. Une fois de plus, Akinsola se trouve à la baguette.
Les Haïtiens ont le mérite de ne pas baisser les bras. Leurs efforts trouvent leur récompense lorsqu'une tête de Joseph Peterson trouve le chemin des filets. Mais le numéro 8 nigérian, qui faisait sa première apparition en tant que titulaire, s'offre une quatrième passe décisive quelques minutes plus tard en envoyant Chrisantus inscrire son cinquième but depuis le début du tournoi.
Supplice du collier à Carrefour-Feuilles...Lébrunisée pour loup garou
Accusée de « loup-garou », une jeune femme d'une vingtaine d'années a subi le supplice du collier à la rue Sicot, Carrefour-Feuilles, dans la soirée du 22 au 23 août. Une foule de personnes l'a lynchée, a-t-on appris tôt ce matin par une source bien informée. Arrivé sur place, nous avons pu voir le corps carbonisé de la victime, les intestins à l'air libre, signe qu'elle a été sauvagement battue avant d'être tuée et livrée aux flammes des pneus.
Deux versions des faits
« Gad lougawou a ! Sousèt san. Jodi a yo rete w sou chimen w », lance un jeune homme encore tout excité. Des filets de fumée montaient encore des pneus calcinés. Les gens attroupés autour du cadavre, notamment un groupe d'enfants, cachaient leur nez dans des mouchoirs.Une femme entre deux âges qui avait assisté à toute la scène raconte que cette inconnue rôdait dans le quartier depuis 9 heures du soir. Les gens restés à l'affût, dit-elle, ont surveillé ses faits et gestes et l'ont tuée aux environs de minuit. « Se ti bebe nan katye a li t a pra l souse san », révèle-t-elle. Persuadée, elle assure l'avoir vu voler. Plusieurs autres personnes ont relayé cette déclaration et ont renchéri : « Elle volait de toit en toit, une lumière au cul. »
Questionné sur le fait, un jeune, très calme, a pris le contre-pied de ces déclarations: « Fi a se yon moun fou l ye. Yo pa konnen l sou katye a, yo pran l pou lougawou. » Il a même laissé entendre qu'un ami à lui avait réussi à libérer cette pauvre femme. « M pa konn pou kisa yo boule fi a ? », se demande-t-il, l'air bouleversé.Rappelons qu'une vieille dame a été tuée à la rue Jean-Philippe, pas loin de la rue Sicot, il y a environ une année. Encore la même accusation.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47643&PubDate=2007-08-25
Une nouvelle nécropole dans la métropole du Sud

Le Parc de l'Espérance, dans la localité de Laurent, premier cimetière privé des Cayes, a été inauguré le jour de la Notre-Dame de l'Assomption, le 15 août 2007. 250 caveaux, dont 234 en élévation et 16 souterrains, sont prêts à accueillir les dépouilles mortelles. Certains caveaux souterrains disposent de quatre ou cinq places.
Elevée sur une butte située sur la route nationale No 1, cette nouvelle nécropole de la métropole du Sud qui s'étend sur environ 7 hectares de terre n'a pas attendu longtemps pour offrir ses services à la population. En effet, les travaux qui ont débuté le 15 août de l'année dernière vont bon train. Ce sanctuaire, dédié à la mémoire de nos chers disparus, qui se construit pierre par pierre, devra s'étendre davantage, a déclaré l'ingénieur Smith Gerton, visiblement confiant dans l'avenir de cette oeuvre collective dans laquelle 50 actionnaires cayens ont investi. « Nous avons pu donner satisfaction à une cinquantaine d'actionnaires cayens qui ont volontairement répondu à l'appel de DEV SA », a-t-il mentionné.
Pour sa part, M. Pénette a fait savoir qu'un partenariat dynamique s'établit entre le Parc de l'Espérance et le Parc du Souvenir de Torcelles (Tabarre) depuis le début du projet. Il a salué la foi des actionnaires cayens de l'intérieur et de la diaspora qui ont investi dans la conception de ce jardin paisible d'une sereine beauté, un jardin en passe d'être un lieu de repos et de méditation. Il a admiré l'audace des membres fondateurs : les ingénieurs Danielo Louis, Fritz Caillot, Max André Vilma et l'économiste Kesner Pharel. Aussi a-t-il souhaité que « cette oeuvre qui se trouve à Laurent soit inscrite dans la perspective d'une pérennité et qu'elle soit appréciée, et par les étrangers et par les Haïtiens ».
« Une étude de marché a révélé que 80% des gens voulaient avoir un cimetière privé et moderne aux Cayes », a fait savoir Kesner Pharel, un natif des Cayes. Il a exprimé sa satisfaction de voir que 40% des actions sont en possession des investisseurs de sa ville natale. Plus loin, il a relativisé : « On a toujours voulu que ce soit une oeuvre cayenne, mais pas fermée sur les Cayes. » Dans la même veine, il a espéré que, dans un proche avenir, les Cayens développeront des projets de grande envergure au bénéfice de la collectivité.
« On voulait offrir un espace de repos et de tranquillité à nos morts parce que l'on ne pouvait plus supporter ce qui se passe dans le cimetière de la ville des Cayes », a signalé l'un des actionnaires, le professeur Robert Carrié. Devant la maquette du Parc de l'Espérance conçue par l'architecte Frédérick Mangonès, le public admirait les pavillons de recueillement entourés de verdure, des pierres tombales émergeant dans de beaux parterres. Le parc, assorti de parkings, de service de sécurité et d'entretien, est une grande ambition. Il faut des années pour que le dessin de l'architecte s'imprime dans un agencement harmonieux entre la nature, la pierre et le béton.
Claude Bernard Sérant
« Le gouvernement n'est pas sur la bonne voie ».. dit le PLH.. ce qui le PLH?
Sans vouloir dresser un bilan de l'action du gouvernement Alexis-Préval un an après, les responsables de ce parti politique, dit de l'opposition démocratique, affirment sans détour que l'actuel gouvernement est sur la voie d'aboutir à de mauvais résultats. Ils ont fourni des explications.
« Le premier ennemi du Gouvernement est le Gouvernement lui-même. Il est toujours à la merci du clientélisme politique, du laxisme des responsables et de la gabegie administrative. Cela explique son inefficacité et son inefficience », a indiqué Jean André Victor, président du PLH, comme pour critiquer les actions du gouvernement.
Selon les dirigeants du parti libéral, le gouvernement haïtien prend une mauvaise voie en multipliant davantage ses programmes de subventions au lieu d'investir dans la production. Cette stratégie, disent-ils, n'aboutira pas à des résultats concrets. « Jamais dans le pays, on n'a donné autant de subventions, distribué gratuitement ou presque autant de véhicules à moteur et ouvert autant de cantines publiques axées sur l'aide alimentaire...La politique de subventions tout azimut et la stratégie de l'Etat providence ne peuvent pas donner de bons résultats dans un pays pauvre comme Haïti. »« Le gouvernement doit utiliser le surplus de l'assiette fiscale pour d'augmenter la production », a recommandé, pour sa part, Antoine Joseph, l'un des dirigeants du parti.Par ailleurs, M. Victor dit prendre note des progrès enregistrés par l'équipe gouvernementale dans certains domaines mais croit qu'il fallait et qu'il faut faire mieux. «Des progrès ont été enregistrés dans le domaine de la stabilité macro-économique, de la stabilité politique et de la lutte contre la drogue et la corruption, admet-il. Ils ont permis jusqu'ici de maintenir le navire à flot et de l'empêcher de couler. Mais la boussole du bateau n'indique pas le Nord du développement socio-économique. »Très critique envers le gouvernement, le chef du PLH a déclaré que l'action gouvernementale contribue plutôt à affaiblir les institutions publiques alors que selon la Constitution, l'Exécutif a pour rôle de veiller au bon fonctionnement de celles-ci. Cette faiblesse, selon M. Victor, est due à la création des commissions qui sont susceptibles de rentrer en concurrence avec les institutions. « Plus il existe des commissions qui rentrent en concurrence avec les institutions, plus les institutions seront affaiblies. »
Selon l'agronome Victor, l'idée de lutter contre la corruption ne sert à rien si la loi accompagnant cette lutte et le processus de renforcement des institutions ainsi que la production sont négligés. Il croit que le gouvernement doit s'appuyer sur le Parlement en vue d'aboutir à de vrais changements au sein de la société haïtienne qui fait face, dit-il, à un déséquilibre total.L'équipe gouvernementale, rappelle le numéro un du PLH, a une mission historique à accomplir : Faire la transition entre la gabegie administrative et la bonne gouvernance. « C'est une mission qui dépasse des querelles de chapelle, des intérêts personnels...», conclut-il.
Victor Jean Junior
djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47679&PubDate=2007-08-25
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Un parti en plus ?
Quel a été le score de ce parti aux élections présidentielles ?
Combien de députés et sénateurs représentent ce parti au sein de l’assemblée nationale ?
Ça pourrait être que celui qui mime une voix dans le désert. Haïti compte trop de partis politiques déjà.
Parti Libération Haïtien : laissez les autres travailler en paix !
Cerca-Cavajal, un paradis en décadence

Comparée à beaucoup d'autres régions du pays, la commune de Cerca-Cavajal peut être considérée comme un paradis. Ses plaines sont encore vertes. Des variétés de mangues font tout leur charme. Ses mornes, en certains points, sont garnies d'arbres. Ses fils et filles trouvent encore des fruits et des vivres pour se nourrir. De l'arachide, de la noix, du maïs, du petit-mil, de la banane, de l'igname...il y en a à profusion. Tout cela peut enchanter un visiteur qui accepte comme un héros de braver la route tortueuse qui mène là-bas.
Le tribunal de paix est logé dans une maisonnette délabrée. Tout le monde se plaint du fonctionnement de la justice. Le fonctionnement de la justice semble se confondre avec l'état du bâtiment. « Ici, la justice est l'affaire des plus forts », se plaint un citoyen.

Cerca-Cavajal est dotée d'une école nationale et d'un lycée. Les deux institutions sont logées à la même enseigne. L'une fonctionne dans la matinée, l'autre dans l'après-midi. Cette promiscuité ne favorise pas une bonne gestion du matériel. « Les deux institutions font face constamment à une carence en mobiliers, se lamente le maire Raphaël René. Ce n'est pas normal que des adultes et des enfants utilisent les mêmes mobiliers. »
Pendant les vacances, les salles de classe et la petite cour de l'établissement sont transformées en espaces de jeu. « Les jeunes et les enfants n'ont pas d'autres endroits où se récréer », déplore le député de Cerca-Cavajal, Rodon A. Bien-Aimé. Réaménagé en 2004, l'établissement scolaire mérite aujourd'hui d'être rénové.

Avec l'arrivée des nouvelles autorités, les habitants de Cerca-Cavajal nourrissent de grands espoirs de sortir du pétrin. Ils ne réclament pas mieux que de l'électricité, de l'eau potable, des infrastructures routières, des soins de santé et des services publics efficaces.
Jean Pharès Jérôme
En fait les panoramas se suivent et se ressemblent. Il s’agit soit d’endroits paradisiaques abandonnés ou des endroits complètement dénudés oubliés. Ces paysages ne se sont pas détériorés ni après 1986 ni après février 2004. Cela veut dire que personne ne s’est jamais préoccupé ni des gens ni des régions.
Ceux qui se sont faits passer pour des champions de la cause du peuple ont suivi le chemin tracé par les dictateurs sanguinaires corrompus qui ont sillonné le pouvoir en Haïti depuis 1804.
Cependant les haïtiens démunis ont du mal à comprendre que le fait de mettre un des leurs aux timons des affaires ne garantissait pas une prise en charge de leur cause ni de leurs revendications.
Il faut changer de stratégie …le pouvoir aux plus capables. En accordant une confiance prudente et exigeante.
Aujourd’hui cependant, personne ne peut dire ne pas avoir été au courant car les informations circulent contenant des approches diagnostiques et thérapeutiques des problèmes de chaque localité.
La dernière bataille de l'Empereur...La ville de Marchand Dessalines...
Marchand-Dessalines est une ville-mémoire. Située à 147 kilomètres de Port-au-Prince, elle regorge de monuments en péril qui doivent être restaurés.
Construite au lendemain de l'indépendance, elle est protégée par une ceinture de fortification, qui, en dépit de l'usure du temps, témoigne avec arrogance du génie militaire de l'empereur Jacques 1er. Baptisé « La Fin du monde », l'un des cinq forts érigés pour défendre la ville, en cas d'attaques de Français aigris après la déculottée de Vertières, conserve, dans la pierre et dans la maçonnerie, des traces tangibles du projet initial du père de la patrie : liberté ou la mort. Un projet imposé par la force des choses, la tournure des événements dont la compréhension doit servir d'élan vers la reconquête de notre histoire, de notre identité nationale.
Ce qui, selon Patrick Delatour, ministre du Tourisme et architecte de monument, devra servir de prétexte pour chasser nos doutes séculaires sur nos capacités et casser la mécanique d'autoflagellation consistant à répéter que nous avons échoué. Il faut partir d'une analyse du programme original, vivre libre ou mourir, mesurer notre cheminement afin d'apprendre à nous accepter. Une étape incontournable vers le changement, vers l'élaboration d'un nouveau contrat commun, explique M. Delatour, excité comme un gamin de 10 ans, après une visite de la ceinture de fortification érigée dans les hauteurs de Montagnes Noires.
Dans cette perspective, il importe, dans une démarche de recherche de la genèse culturelle, historique, du terroir, de Marchand-Dessalines, le cas échéant, de replonger dans nos racines.Se ressourcer, poursuit-il, doit introduire les concepts du programme original de Jean-Jacques Dessalines comme nécessité de ce changement. « Pour la première fois de notre histoire, la survie individuelle qui a engendré la déforestation, la surpopulation, l'exode, la projection dans l'ailleurs, est mis en danger par l'absence d'un contrat commun », ajoute-t-il.
« Aujourd'hui, la survie individuelle doit passer par la survie collective.
La valorisation de la ville de Dessalines, de Petite-Rivière ... doit permettre aux millions d'haïtiens de la diaspora de se ressourcer. La ville doit servir de déclic vers une prise de conscience sur ce que nous sommes », martèle le ministre. En tournée d'exploration des potentiels touristiques de la région transversale d'Haïti qui inclut les départements du Centre et de l'Artibonite, Patrick Delatour souligne l'urgence d'intervenir en vue de stopper des constructions anarchique dans les piémonts qui menacent les sites historiques de Marchand-Dessalines, la première capitale d'Haïti.
Stopper ces constructions, déplacer ces gens et planifier les travaux de réhabilitation des sites menacés doivent se réaliser en collaboration avec les élus locaux, la population et les organisations de la société civile, fait remarquer M. Delatour qui, au passage, s'est réjoui de l'engagement de la FONDESA en faveur de la revalorisation de Marchand-Dessalines.
Pragmatique, Patrick Delatour croit qu'il faut donner une fonction pratique aux monuments à revaloriser et à réhabiliter. «Rentabiliser ce qui a été réhabilité », fait-il valoir tout en plaidant en faveur de l'intégration des monuments et autres sites historique dans un processus de développement. « Une vision large du développement touristique impliquant les ministères de la Culture, des Travaux Public, de l'Environnement et de l'Agriculture. »Le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, l'agronome Joanas Gué, membre de cette mission, lui aussi, croit qu'il faut promouvoir la région transversale comme destination touristique. L'avenir et le développement des deux départements formant cette région sont intimement liés, estime-t-il.
201 ans après Pont-Rouge, on comprend mieux qu'il faut engager une nouvelle bataille aux côtés de l'Empereur. Celle contre la corruption de la mémoire collective, celle pour le changement, le renouveau à travers l'analyse du projet initial : Vivre libre ou mourir.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47388&PubDate=2007-08-26
Les femmes du département du Sud se font entendre d'une seule voix « Nou nan Wout ! »
Les déléguées des associations ont fait le déplacement malgré les importants dommages causés par le cyclone Dean qui a ravagé les plantations de cocotiers et de bananes de plusieurs communes du département du Sud. Elles sont convaincues que la construction de routes dans le département facilitera le désenclavement des sections communales et la commercialisation de leur production agricole. Suite à un processus de consultations, les associations de femmes du département du sud ont convenu, au cours du mois de juin 2007, de se lancer dans un plaidoyer en faveur de routes dans le département du Sud. La réhabilitation et la construction de routes a été jugée prioritaire sur une liste quatre grandes priorités classées par ordre d'importance : Routes, Universités, Ecoles Professionnelles et Hôpitaux. KOFASID a réalisé des recherches auprès de la Direction Départementale du Ministère des Travaux Publics sur les projets d'infrastructures routières dans le Sud. Les membres de KOFASID sont bien conscients des défis et enjeux de ce plaidoyer et ont, en consensus, identifié les principaux tronçons de routes à aménager à court et moyen termes. Ce plaidoyer a le plein support du Député de la circonscription Maniche/Camp Perrin, Madame Ogline Pierre et de la présidente de la Commission de la Chambre des Députés sur les Travaux Publiques, Madame Marie Clunie Dumay.
Les associations de femmes du Sud ont demandé au Ministre à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme et au Sénateur Céméphise Gilles d'être leur porte parole auprès du Gouvernement et du Parlement. Elles recommandent :
1) que les parlementaires sollicitent du Gouvernement un plan pour le développement d'infrastructures routières dans le Sud et des propositions budgétaires y relatifs.
2) Que le Gouvernement haïtien et la communauté internationale s'inspirent des investissements réalisés par le Gouvernement Taiwanais dans la construction d'importantes routes dans le Sud pour concrétiser ce plan de développement d'infrastructures routières qui devra s'étendre au Grand Sud.
Au cours de cette cérémonie qui a clôturé la Première Assemblée Générale de Kòdinasyon Fanm Sid (KOFASID) et lancé sa campagne de plaidoyer, cette organisation a rendu un hommage, avec la remise de plaque d'honneur, au Gouvernement Américain pour son appui continu à la participation des femmes haïtiennes à la vie publique par le biais de USAID et de l'Institut Républicain International (IRI) et au Gouvernement Taiwanais pour son engagement au développement d'infrastructures routières dans le Département du Sud.
Voulant mieux s'organiser et parler d'une seule voix les associations de femmes de toutes les communes et sections communales du département du Sud ont mis en place, en septembre 2006, Kòdinasyon Fanm Sid (KOFASID). Cette organisation a pour mission de contribuer à l'avancement des femmes du Sud dans les domaines politique, économique et social et à l'amélioration des conditions de vie de la population de ce département. Elle est dirigée par sa Coordonnatrice Générale, Madame Maguy Simon Jocelyn élue à l'unanimité au cours de la Première Assemblée Générale qui s'est tenue les 22 et 23 août 2007.
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47740&PubDate=2007-08-25
samedi 25 août 2007
Rencontre à Providenciales entre les autorités d’Haïti et des îles Turks et Caïcos
Port-au-Prince et l’archipel britannique se donnent la main dans la lutte contre l’immigration clandestine, le trafic de drogue et d’armes
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya
L’ambassadeur d’Haïti aux Bahamas, Louis Harold Joseph, conduit une délégation officielle qui participe depuis jeudi à Providenciales à des discussions bilatérales avec les autorités des îles Turks et Caïcos, un petit territoire britannique situé au large du Cap-Haïtien et qui fait face à l’immigration illégale haïtienne.
Selon une dépêche de l’agence caribéenne Caribbean Net News, ces pourparlers devraient permettre le renforcement de la coopération entre Haïti et l’archipel dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine et le trafic illicite de drogue et d’armes.
Les deux parties souhaitent développer des relations étroites et une coopération policière et judiciaire accrue en vue d’arriver à l’identification, la capture et le jugement des individus impliqués dans ces trois types de trafic.
Des réunions de travail régulières sont envisagées et les deux gouvernements devraient faire périodiquement une évaluation de la coopération avec des délégations de haut niveau.
Une déclaration à la presse était prévue à la fin vendredi de la rencontre de deux jours de Providenciales.
Cependant, rien n’a été dit sur la catastrophe maritime au cours de laquelle plus de 60 boat people haïtiens avaient péri noyés en mai dernier dans les eaux territoriales de l’archipel. Un rapport d’enquête publié récemment par les autorités des îles Turks et Caïcos avait innocenté la police locale que les rescapés du naufrage avaient pourtant accusée d’avoir délibérément coulé leur embarcation de fortune.
Pour sa part, le gouvernement haïtien avait promis de mener ses propres investigations dont les résultats se font encore attendre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4017
Haïti souhaite devenir membre du Forum Amérique Latine-Asie de l’Est
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya
Haïti a présenté une demande d’adhésion au Forum de coopération Amérique Latine-Asie de l’Est (FOCOLAE), lors de la troisième réunion des pays membres de cet espace de dialogue et de concertation entre les deux régions qui s’est achevée jeudi à Brasilia, rapporte l’agence Prensa Latina.
Le Guyana, le Honduras et le Suriname ont également dévoilé leur intention d’intégrer le FOCOLAE.
Haïti a participé à cette rencontre ministérielle à titre d’invitée spéciale, tout comme les trois autres pays susmentionnés.
Le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, a indiqué qu’à la prochaine réunion du FOCOLAE, l’intégration formelle des pays de la Caraïbe pourrait se concrétiser. Leurs spécificités linguistiques et culturelles ne seront pas considérées comme un handicap à leur adhésion, a-t-il ajouté.
Les chanceliers et autres hauts responsables gouvernementaux de 33 pays d’Amérique latine et d’Asie ont pris part à la rencontre qui s’est tenue mercredi et jeudi au Palais Itamaraty, siège de la chancellerie brésilienne.
Les différentes délégations ont appelé au renforcement de la coopération entre l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN) et le Marché Commun Sud-Américain (MERCOSUR). spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4018
Haïti, l’un des pays de la Caraïbe les moins affectés par Dean, indique la FAO
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya
L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a estimé vendredi que les plantations bananières d’Haïti ont été parmi les moins affectées de la Caraïbe lors du passage la semaine dernière de l’ouragan Dean.
Dans un communiqué rendu public à Rome, l’agence onusienne a indiqué que selon les premières évaluations, "les plantations haïtiennes n’auraient été que modérément touchées, alors que les fortes pluies auraient au contraire été bénéfiques à la seconde récolte de sorgho de la saison dans le pays".
En revanche, la FAO souligne que les plantations bananières des départements français d’Amérique, Guadeloupe et Martinique, ont été anéanties respectivement à 80 et 100%. Les pertes sont estimées à 120 millions d’euros (plus de 150 millions de dollars).
A la Dominique, 99% des bananiers ont été abattus par des rafales de vents tandis que d’autres récoltes ont été sévèrement touchées.
Dean a également frappé la Jamaïque où entre 90 et 100% des bananeraies ont été dévastées.
Des dégâts considérables ont été également enregistrés à Sainte-Lucie.
Quant à la République Dominicaine, elle s’en est sortie indemne.
La FAO rappelle que la banane représente l’une des plus importantes denrées d’exportation et l’un des ressorts de l’économie agricole de ces différentes îles caribéennes.
Le communiqué précise aussi que le passage de l’ouragan a causé des dommages aux infrastructures routières et aux habitations en Haïti et dans plusieurs autres pays de la région.
Outre les dégâts matériels, neuf personnes ont été tuées et une autre était portée disparue, selon un bilan provisoire actualisé communiqué par la protection civile haïtienne. 1.167 maisons ont été détruites et 8.250 personnes ont dû être évacuées et placées dans des abris.
Le processus de distribution de l’aide humanitaire destinée aux sinistrés se déroulait sans trop de difficultés, de l’avis des autorités.
Premier cyclone de la saison 2007, Dean avait touché la côte sud du pays le 19 août.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4016
Haïti-Privatisation : « Mémoire d’un saccage » projeté à Port-au-Prince
P-au-P, 24 août 07 [AlterPresse] --- La projection du film « Mémoire d’un saccage », réalisé sur l’expérience argentine de la privatisation, est programmée pour ce 24 août à l’École Normale Supérieure à Port-au-Prince.
Cette initiative est prise dans le cadre d’une série d’activités du collectif d’organisations sociales anti-privatisation qui regroupe, entre autres, le Mouvement démocratique populaire (Modep), le cercle de lecture Antonio Gramsci, la Plate-forme haïtienne pour un développement alternatif (Papda), l’Union nationale des normaliens haïtiens (Unnoh).
Ces organisations expriment régulièrement leur désaccord avec la politique gouvernementale qualifiée de néolibérale et jugée « anti-populaire ».
Des conférences de presse, des panels de discussion ont déjà eu lieu à Port-au-Prince, notamment dans des espaces universitaires, autour des mesures de privatisation prévues par l’administration en place.
Selon ces organisations, cette politique pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur l’avenir du pays et sur l’ensemble de la population qui exige de meilleures conditions de vie. [do gp apr 24/08/2007 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6340
Edmond Mulet termine son mandat au cœur d’une polémique
vendredi 24 août 2007,
Radio Kiskeya
Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Edmond Mulet, dont la mission s’achève ce week-end, est entré, peu avant son départ pour New York, dans une vive polémique avec les parlementaires haïtiens en laissant planer des suspicions sur leurs motivations et leur intégrité.
"Je conseille aux Sénateurs et aux Députés de faire très attention à ce qu’ils ne soient pas vus ou perçus comme les défenseurs des corrompus ou des narcotrafiquants", a déclaré jeudi le diplomate, s’alignant du même coup sur l’Exécutif en réaction à la menace d’interpellation au Sénat du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
Le diplomate guatémaltèque a qualifié d’erreur la décision prise mercredi soir face au refus catégorique du chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, de se présenter devant la commission justice et sécurité publique de la Chambre haute. Selon le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui faisait officiellement ses adieux à Haïti, cette initiative politique et des déclarations intempestives enregistrées ces derniers jours cacheraient mal un projet de déstabilisation ourdi par "des acteurs et des groupes qui ne peuvent fonctionner que dans le désordre et l’anarchie".
Mettant en garde contre toute tentative de faire échec au "projet de l’Exécutif axé sur l’instauration d’un Etat droit", M. Mulet s’est dit inquiet des derniers développements de la situation.
"La population commence à comprendre qui est du bon côté, qui est du mauvais côté", a-t-il enfin fait remarquer.
Des Sénateurs de tout bord s’en sont pris à Edmond Mulet, dénonçant son "arrogance de gouverneur" et son mépris pour l’institution parlementaire, pierre angulaire de toute démocratie représentative.
Gabriel Fortuné (Sud, UNION) a exigé qu’Edmond Mulet présente des excuses au Sénat qu’il a déshonoré.
Son collègue Rodolphe Joazile (Nord-Est, PONT) estime, pour sa part, que le numéro un de la MINUSTAH s’est exprimé à la manière d’un chef suprême.
Le Président du Sénat, Joseph Lambert (Sud-Est, LESPWA) et celui de la commission justice et sécurité, Youri Latortue (Artibonite, LAAA), ont également condamné dans les termes les plus sévères l’intervention du diplomate.
Après un séjour d’un an et deux mois en Haïti, Mulet s’en va dimanche. Son successeur Hedi Annabi doit prendre ses fonctions le 1er septembre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4019
Commentaire :
Edmont Mulet a été jusqu’à présent le représentant le plus haut gradé de la communauté internationale. Son discours traduit la pensée de cette communauté internationale qui a chassé Aristide du pouvoir, qui a conduit une transition et organisé des élections et déclaré vainqueur l’actuel Président René Garcia Préval.
Les considérations de Monsieur Mulet ne sont que des avertissements car il est le seul rapporteur en contact avec cette communauté qui fait et défait chez nous. Au lieu de monter au créneau et exiger des excuses, les sénateurs devraient plutôt revoir leur façon de gérer leur pouvoir.
La communauté internationale n’acceptera aucune crise qui risque de miner le semblant d’instabilité autour d’un état qui prend forme et qui veut instaurer autorité et confiance.
Mieux que des excuses, les sénateurs devraient demander au représentant de l’ONU de citer les noms avec preuves à l’appui des législateurs qui s’allieraient à des ce secteur décrié par Edmond Mulet.
Enfin, ils ont sans doute intérêt à ne pas demander ces preuves car elles pourraient être terribles pour certains qui ne jouissent pas de la plus pure des probités. Il y a peu de temps le juriste Maître Gérard Gourgue avait considéré dans une déclaration que le « sénat avait perdu la face », je pense qu’aujourd’hui les sénateurs sont un peu trop au devant de la scène faisant feu de tout bois.
Un profil un peu plus bas pourrait aider a retrouver la sérénité nécessaire pour réorienter leurs actions et leurs activités au lieu de s’emmêler dans des conflits à n’en plus finir.
Haïti : Edmond Mulet lance une mise en garde aux parlementaires
P-au-P, 24 août 07 [AlterPresse] --- Le chef civil sortant de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, invite les parlementaires et politiciens haïtiens à prendre leurs distances par rapport aux contrebandiers et aux trafiquants de drogue pour ne pas fragiliser la stabilité du pays.
Le diplomate guatémaltèque de l’Onu insiste sur la nécessité pour Haïti d’avoir une stabilité politique lui permettant d’attirer les investissements étrangers et favoriser son développement durable.
« Je crois qu’il y a des députés et des sénateurs qui sont en train de mettre en danger le processus de stabilisation dans le pays. Je crois qu’il y a des acteurs, des groupes et des individus en Haïti qui n’aimeraient pas que le gouvernement avance vers l’établissement d’un Etat de droit », déclare le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, dont la mission touche à son terme.
Edmond Mulet a fait ces déclarations à propos de la résolution du sénat relative à une probable interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le grand corps en a ainsi décidé, le 22 août, après que le commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, ne s’est pas présenté à une audition où il devait accompagner le ministre de la justice, Me René Magloire.
Les sénateurs préconisent soit le renvoi de Claudy Gassant en tant que « fonctionnaire en rébellion », soit la convocation du premier ministre.
Actuellement, Claudy Gassant, effectue une série d’ « invitations », notamment d’hommes d’affaires en relation à d’eventuels cas de corruption. L’ancien président de la Chambre de Commerce d’Haiti, Réginald Boulos, a ainsi été entendu dans la soirée du 23 août, dans le cadre d’une enquête dont il faisait l’objet pour corruption et contrebande.
L’homme d’affaires Fritz Brandt et son fils David Brandt sont en prison depuis le 26 juillet dernier pour leur implication présumée dans la falsification de bordereaux de douane.
« Il faudra que certains députés et sénateurs fassent très attention pour ne pas être vus ou aperçus comme étant contre la décision du gouvernement d’établir en Haïti un Etat de droit. Il faut que ces politiciens ne soient pas aperçus comme étant du côté des trafiquants de drogue ou de ceux qui sont corrompus », met en garde Edmond Mulet.
Le chef civil de la Minustah soutient qu’en Haïti, il existe des secteurs, des groupes ou individus bénéficiant de l’impunité qui cherchent à entraver les actions gouvernementales en soudoyant certains fonctionnaires.
« Parfois, il y a la manipulation, il y a utilisation de tiers pour déstabiliser ce processus » pense Edmond Mulet qui invite les parlementaires à faire preuve de prudence. [do gp apr 24/08/2007 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6337
Blaquart veut soigner les maux bleusMerci.
Défaits par le Nigeria (1:2) en lever de rideau, les Tricolores avaient pourtant globalement dominé les débats, tant dans la possession de balle que dans les occasions de but. Mais deux erreurs de concentration ont rendu vains les efforts français pour étouffer la puissance des Africains. "On ne peut qu'avoir des regrets après ce match, quand on voit le résultat par rapport à la manière dont on a joué" analysait le technicien français au micro de FIFA.com après la défaite. "Mes garçons ont les défauts de leurs qualités. Ils sont joueurs et parfois cela nous pose des problèmes. Sur le premier but, on ne doit pas chercher à protéger le ballon ou à relancer, on doit dégager en corner ou en touche".
Au lieu de cela, l'attaquant nigérian Macauley Chrisantus s'est montré plus prompt que l'arrière-garde française pour reprendre le tir repoussé par Joris Delle. "On réussit à revenir au score mais au lieu de se lâcher, on commet une nouvelle erreur" poursuit Blaquart. "Et on prend ce deuxième but au moment où nous avons le match en main. Il faudra éviter de répéter ces erreurs pour les prochaines rencontres."
Le cauchemar haïtien
Et le message semble passer dès les premières minutes du match face à Haïti. Les Français dominent de la tête et des épaules et ouvrent logiquement le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Le cauchemar peut alors commencer. Malgré quelques bonnes occasions, les Bleuets ne parviennent pas à enfoncer le clou et le paient cher. Sur une faute de concentration - "Encore une !" pourrait dire François Blacquart - la défense centrale laisse filer Valdo Normil qui est fauché dans la surface par le portier français. Delle aura bien deux occasions de rattraper son erreur, des joueurs haïtiens étant entrés dans la surface au moment du premier tir, mais Peterson Desrivieres ne tremble pas et transforme le penalty. Et ce n'est que le début des malheurs français. Quelques minutes après le repos, le défenseur Badis Lebbihi reçoit deux avertissements coup sur coup et rentre au vestiaire avant tout le monde. Dans la foulée, et en l'espace de dix secondes, Henri Saivet trouve la barre transversale et Emmanuel Rivière frappe le poteau. Vous avez dit malchance... ? La cerise sur l'amer gâteau français arrive à la 89ème minute lorsque la France obtient un penalty. En courageux capitaine, Said Mehamha s'élance pour offrir la victoire aux siens et expédie le ballon... dans les nuages. Comme tous ses joueurs l'entraîneur français a souffert le martyre pendant 90 minutes. "Se faire rejoindre, jouer à dix, frapper les montants et rater un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves en un seul match, non seulement pour nous depuis le banc de touche, mais aussi pour eux sur le terrain. Et malheureusement, on n'a pas su réagir à ces épreuves." Lorsqu'on lui demande s'il est déçu ou énervé après ses joueurs, l'ancien formateur de Nantes, Saint-Etienne et Sochaux n'hésite pas. "Je suis en colère sur le fond. Sur les actions en tant que telles, je ne peux rien dire, ça peut arriver dans n'importe quelle rencontre. Mais c'est sur leur volonté que je suis mécontent." "Evoluer à leur meilleur niveau"Avec des joueurs de la trempe du Parisien Mamadou Sakho, des Rennais Yann Mvila et Le Tallec ou du Lyonnais Mehamha, l'expérimenté entraîneur s'attendait sans doute à plus de sérénité et de calme dans les moments importants. "Je ne me pose aucune question sur leur niveau, je sais qu'ils ont largement les qualités pour remporter ce type de match. La difficulté, c'est justement de trouver la capacité d'évoluer à leur meilleur niveau. Et je pense qu'ils sont encore trop gentils. J'ai la chance d'avoir un groupe de 20 joueurs de bon niveau, mais aucun qui sort du lot. Et c'est peut-être ce qu'il manque pour faire la différence." Conscient des lacunes de sa formation, Blaquart l'est aussi quant aux éventuelles solutions pour y remédier. "Tout d'abord, j'espère que la chance tournera enfin ! On aurait pu gagner nos deux premiers matches et on se retrouve avec un seul point. J'ai déjà connu ça lors du championnat d'Europe. Nous nous étions qualifiés avec un match nul et une défaite en trois rencontres. Aujourd'hui nous sommes dans la même situation." Quant à la mentalité du groupe, l'ancien adjoint de Jacques Santini en appelle désormais aux qualités morales de ses joueurs. "Maintenant, nous n'avons plus choix. C'est la gagne et rien d'autre, nous jouons notre première finale." L'adversaire qui se présentera ce samedi face aux Français sur la pelouse de Goyang n'a rien d'un parfait inconnu. "Le Japon est un adversaire dangereux mais à notre portée" explique Blaquart. "C'est un jeu que nous connaissons bien, d'abord parce qu'ils s'inspirent beaucoup de ce que nous faisons en France, et ensuite parce qu'ils pratiquent un football qui nous ressemble. " Alors quelle est la solution pour sortir vainqueur de cette rencontre décisive ? "Plutôt que de se baser sur les faiblesses de notre adversaire, je préfère qu'on essaie de se rappeler de nos propres points forts." Les Bleuets seraient bien inspirés de retrouver leurs qualités pour sortir vainqueurs de cette épreuve. Dans le cas contraire, François Blaquart aura sans doute beaucoup de choses à dire à ses joueurs au cours du long trajet du retour jusqu'à Paris...
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579889.html#blaquart+veut+soigner+maux+bleus
Haitians hoping to tame the Eaglets
The gameNigeria - Haiti, Jeju, 25 August, 19:00 (local time)
The stakesTwo matches, two wins. So far so perfect for the Golden Eaglets, who rule the roost in Group D following their 2-1 victory against France and a 3-0 win over Japan. Eager to bag maximum points and sustain their momentum, Nigeria are intent on making it three wins out of three. Under these circumstances, the final group match against Haiti would seem to be a formality. Nevertheless, Nigeria would be wise not to underestimate their opponents, who have shown glimpses of greatness in their first two matches. Edged out in a close tussle against Japan, they came close to winning their encounter with France. As their appetite for FIFA U-17 World Cup success grows, Haiti would love to take a chunk out of big cheeses Nigeria before breaking out the bubbly to toast their qualification.
The playersThree Nigerian players and five Haitian players picked up yellow cards in the previous two matches, although no-one is suspended for this encounter. With his young charges already qualified, Yemi Tella could be tempted to rotate his squad and rest key players.
The pastThis will be the first time the two nations have crossed paths on the football pitch at any age level. Nigeria are set to break new ground on Saturday when they make the 150th appearance by an African team in FIFA U-17 World Cup history.
The words"Even though we're already qualified, we'll play this match to win. We are here for the title, so every victory takes us one step closer and motivates us still further." Yemi Tella, Nigeria head coach
"We're still in with a chance of qualification, even if we'll have our work cut out against Nigeria. Physically and technically, they're stronger than us in theory but out there on the pitch, anything is possible." Jean-Yves Labaze, Haiti head coach
La renaissance d'Haïti
Cela faisait longtemps que les Haïtiens n'avaient pas eu de bonnes raisons de se réjouir. Pourtant, à quelques heures d'un match décisif face au Nigeria programmé ce 25 août, on peut d'ores et déjà dire que la participation de la petite nation insulaire à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007 fut un franc succès.
Depuis le but historique de Manno Sanon face à l'Italie en Coupe du Monde de la FIFA, R.F.A 1974, le pays n'a connu que la violence et l'instabilité politique. Déjà, à l'époque, la joie des supporters haïtiens avait été de courte durée : six minutes après l'ouverture du score de Sanon, les Italiens égalisaient pour finalement s'imposer 3:1 à l'issue de la rencontre. Pourtant, le football demeure une véritable passion pour tous les Haïtiens.
C'est dans l'euphorie que les fans ont accueilli la qualification de la sélection U-17 pour Corée 2007. Après avoir goûté aux joies de la Coupe du Monde de la FIFA, la petite nation insulaire a donc découvert la Coupe du Monde U-17 de la FIFA cet été. Et, à la surprise générale, les jeunes Haïtiens ont plutôt bien négocié leur entrée en matière. De fait, après deux journées, une place en huitièmes de finale leur tend les bras... à condition de s'imposer face au Nigeria, qui occupe actuellement la tête du Groupe D.
Hier et aujourd'huiDominic Vorbe, le frère de Philippe, capitaine haïtien en 1974, a vécu les deux tournois de l'intérieur. "Il règnait une sorte de folie douce lorsque le pays s'est qualifié pour la Coupe du Monde 1974, explique-t-il. Tout le monde était derrière les joueurs. Nous étions tellement fiers. Aujourd'hui, nous revivons les mêmes émotions avec les U-17. Il se passe quelque chose ici. Le football n'est pas un sport à Haïti, c'est une religion. Même dans les moments les plus difficiles, il y a toujours des gens qui jouent au foot."
Pour Jean-Yves Labaze, le sélectionneur haïtien, l'équipe a réussi des débuts très intéressants dans cette compétition. Mais pas question pour lui de laisser la fierté et l'excitation nées à l'issue des deux premières journées (une défaite 1:3 contre le Japon et un nul 1:1 obtenu face à la France) déconcentrer ses protégés.
"La Coupe du Monde, c'est le top, quelle que soit la tranche d'âge. Tout le monde veut participer à la Coupe du Monde, joueurs et entraîneurs. Nous sommes en train de vivre un moment important dans l'histoire de ce pays."
Après des années de guerre et de répression, le football renaît enfin en Haïti, au terme d'une longue traversée du désert. Le pays, qui partage l'île d'Hispaniola (également appelée île d'Haïti) avec la République Dominicaine, est considéré comme la deuxième nation la plus pauvre du monde occidental. Haïti pointait à une peu enviable 154 ème place (sur 177) au dernier classement du développement économique et social de l'ONU en 2006. 80 % de la population vit bien en dessous du seuil de pauvreté. Mais, en dépit de tous ces handicaps, le football continue à prospérer à travers tout le pays.
Grandir à son rythmeL'exil de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en 2004 et l'intervention des troupes de l'ONU pour stabiliser la région sont autant de signes encourageants pour l'avenir. Lentement mais sûrement, Haïti tente de rattraper son retard sur les plans politique, social, économique... et footballistique ! Pour preuve, les exploits de la sélection U-17 ont fait naître une grande vague d'espoir à travers tout le pays.
Fabien Vorbe, attaquant de l'équipe U-17 et membre de cette impressionnante dynastie de footballeurs, le confirme : "On parle toujours des malheurs qui frappent notre pays, mais le fait que nous soyons présents en Coupe du Monde témoigne des progrès réalisés ces derniers mois".
Pourtant, les équipements et les infrastructures dont bénéficie l'équipe nationale restent rudimentaires. En effet, le centre technique national n'a pas survécu à la folie destructrice qui a envahi le pays au moment du départ d'Aristide. "C'était dur de voir les gens détruire ce temple du football haïtien. Certains ont été jusqu'à voler les cuvettes des toilettes, d'autres ont brûlé les tables de massage", regrette Dominic Vorbe.
Tout reconstruireLes autorités locales ont donc dû repartir de zéro. Mais, grâce à l'aide du programme Goal de la FIFA, la situation a connu une amélioration rapide.Quiconque a été témoin de l'extrême dénuement qui règne actuellement en Haïti reste marqué à vie par cette expérience. Les cicatrices laissées par les émeutes qui ont accompagné le départ d'Aristide ne se sont pas encore refermées. Le siège de la fédération haïtienne et le centre technique national, qui n'a toujours pas été totalement reconstruit, ont particulièrement souffert.
Antoine Dorair, directeur du centre d'entraînement, raconte : "Tout à coup, l'état n'avait plus les moyens de financer la fédération. Le football a connu des années noires et il a fallu tout reconstruire". Toutefois, les récents investissements réalisés en matière d'infrastructures et, surtout, dans la formation des entraîneurs, lui ont redonné foi en l'avenir.
"Grâce aux nouveaux bâtiments, nous pouvons réunir toute l'équipe ici. Le football haïtien va pouvoir combler son retard, au niveau national et international."
Sans peur et sans reprocheL'attaquant Charles Herold Junior, qui a impressionné tout son monde malgré la défaite contre le Japon, assure que l'équipe est animée "par une véritable rage de vaincre" et que la pression n'aura aucun effet sur elle. "Nous avons joué devant 40 000 personnes au Honduras. Les gens nous encourageaient et, parfois, ils nous sifflaient. Ce ne sera donc pas un problème."
Et Fabian Vorbe d'ajouter : "Nous ne partons jamais battus d'avance. Même si nous devons jouer contre le Brésil ou l'Angleterre, nous entrerons sur le terrain convaincus d'être les meilleurs".
De fait, les Haïtiens auront besoin de tout leur courage, de tout leur talent et de toute leur hargne pour venir à bout d'une formation nigériane impressionnante depuis le début du tournoi. Avec, au bout de la victoire, une place en huitièmes de finale et la perspective d'apporter un peu de joie à un pays qui n'a pas été épargné par l'histoire.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579686.html#la+renaissance+dhaiti
vendredi 24 août 2007
L’appétit nigérian vient en mangeant
Vendredi 24 août 2007
Ogre, épouvantail, ou rouleau compresseur. Voilà quelques uns des surnoms que la presse mondiale utilise pour décrire la sélection U-17 du Nigeria. Il faut dire que depuis plusieurs mois, les GoldenEaglets impressionnent et dévorent tout sur leur passage.
En apéritif, les Nigérians ont dominé de la tête et des épaules les qualifications africaines. Arrivés au Togo en mars dernier avec l'étiquette de favoris de la Coupe d'Afrique des Nations Cadets, les joueurs de Yemi Tella n'ont fait qu'une bouchée de leurs adversaires. Inscrivant quinze buts pour un seul encaissé lors de la compétition togolaise, ils ont battu le pays hôte en finale (1:0) et décroché leur qualification pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007.
Et déjà les Golden Eaglets affichaient leurs ambitions mondiales. Après le sacre africain, l'attaquant Kabiru Akinsola confiait déjà voir plus loin. "Nous avons nos chances pour remporter le titre mondial." avoue le co-meilleur buteur de la CAN U-17 avec quatre réalisations. "Certes, il y de bonnes équipes comme le Brésil, mais nous n'avons peur de personne. Nous avons confiance en nous et nous sommes ensemble depuis assez longtemps pour connaître nos qualités et savoir que nous pouvons remporter la Coupe du Monde."
Pour se mettre en appétit et avoir un avant-goût du menu de la compétition mondiale, les Nigérians ont participé au Tournoi des Huit-Nations en République de Corée en juin dernier. Ceux qui doutaient encore de la qualité de l'effectif et de la motivation des champions d'Afrique ont du repartir avec quelques certitudes. Trois victoires autoritaires face à la Nouvelle-Zélande (2:1), aux Etats-Unis (2:1) et au Japon (5:0) leur ont permis de s'ouvrir les portes de la finale. Battus seulement aux tirs au but par le grand Brésil, les Golden Eaglets ont terminé la compétition avec la meilleure attaque (11 buts) et une nouvelle étiquette, celle de candidat sérieux au titre mondial.
Force et maturité
Conscient des attentes placées dans sa formation, Yemi Tella ne fuit pas les responsabilités et assume calmement la pression. "Comme lors de chaque compétition, le Nigeria jouera pour aller au bout et soulever le trophée" confie le technicien à FIFA.com. "Nous avons une formation très solide et complète. Mes joueurs sont forts dans toutes les lignes, matures et motivés. Notre meilleure arme est notre volonté. Nous voulons tout gagner, c'est notre seul mot d'ordre."
Et dès l'entame de l'épreuve reine les Nigérians joignent l'acte à la parole. Opposés en lever de rideau du Group D à la France, championne du monde en 2001 et annoncée comme candidate sérieuse au sacre final, les Africains font parler leur physique, en étouffant toute vélléité offensive des Bleuets, et leur maturité, en profitant des deux erreurs défensives de la défense tricolore. Résultat des courses, une victoire 2:1 sans vraiment trembler. Et un discours invariable dans la bouche de Tella : "Nous sommes ici pour le titre mondial. Donc nous voulons battre tout le monde. Nous prenons les rencontres l'une après l'autre avec le même but : la victoire."
Arrogant, Tella ? Non, réaliste. Car dès le match suivant, des Japonais ambitieux et avides de revanche après leur déroute 5:0 subie quelques mois auparavant, sont renvoyés à leurs chères études. Un Macauley Chrisantus des grands jours inscrit deux des trois buts de la victoire nigériane 3:0 tandis que le prodige Rabiu Ibrahim en fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires dans un style qui rappelle étrangement celui de l'ancienne gloire Augustine "Jay-Jay" Okocha.
"La victoire appelle la victoire"
A l'issue de la rencontre, Chrisantus promettra à FIFA.com que cette victoire aisée ne serait pas la dernière. "Aujourd'hui, nous étions trop forts pour eux. Et nous espérons voir la situation se reproduire au prochain match. Certes, Haïti joue son avenir contre nous alors que nous sommes déjà qualifiés. Mais faites-nous confiance, nous ne lèverons pas le pied et jouerons pour la victoire. C'est de là que nous tirons notre motivation. La victoire appelle la victoire."
Autre allié de poids pour les Africains, ils sont suivis à travers tout le Pays du Matin Calme par leur contingent de supporters. Vivant en Corée ou s'étant déplacés spécialement pour l'occasion, la centaine d'inconditionnels des Eaglets assure l'ambiance dans les tribunes, trompettes et tambours à l'appui. "Coach Tella nous a promis de ramener le trophée au pays" explique David, Un Nigérian vivant à quelques kilomètres de Gwangyang et ravi de voir ses compatriotes jouer à deux pas de chez lui. "Je suis là pour lui apporter mon soutien et l'aider à tenir sa promesse. Mais je ne me fais aucun souci, je suis convaincu que nous avons la meilleure équipe du tournoi."
Les joueurs eux-mêmes en sont déjà presque convaincus. Reste maintenant à le faire savoir aux joueurs Haïtiens qui joueront leur survie dans le tournoi face aux favoris nigérians. Et la tâche s'annonce difficile pour les Caribéens. En effet, essayez donc de priver de dîner un ogre affamé...
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579592.html#lappetit+nigerian+vient+mangeant