Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 30 juillet 2007
La faune envahie par des déchets
La baie de Port-au-Prince ne scintille presque plus. Elle perd peu à peu son bleu azur et ses reflets argentés. Ses récifs coralliens, ses mangroves, sa beauté sauvage, son charme légendaire ne sont que des souvenirs évoqués avec mélancolie par des Port-au-Princiens nostalgiques.
Comme si elle était maudite, on semble, avec persistance, vouloir « l'exorciser » en y déversant, de Cité Soleil à Mariani où ont « poussé » des bidonvilles, des tonnes de déchets organiques et même chimiques. Jusqu'à aujourd'hui, la disparition de sa faune ne suscite aucune émotion dans une capitale où l'on est prêt à tout sacrifier sur l'autel de la débrouillardise. Cependant, en dépit de l'insouciance des uns et de l'incurie des autres, ceux qui vivent directement de la mer sont extrêmement préoccupés.
A Bizoton, dans un petit village de pêcheur d'environ 2000 âmes, on broie carrément du noir. « C'est le sauve- qui- peut », explique Jean Moise, secrétaire générale d'une association de pêcheurs. Fils et arrière petit fils de pêcheur, il impute sans détour la destruction de la faune à la pollution. « Regardez autour de vous et vous comprendrez », dit ce père de huit enfants en pointant du doigt le littoral totalement recouvert de pneus usagés, de haillons, de bouteilles en plastique.
Le plastique tue les poissons, enchaîne-t-il en passant en revue la disparition de la baie de Port-au-Prince de variétés comme le « sarde rose », le « poisson argenté »... « Même moi, si j'ai envie de manger une de ces espèces, ma femme doit l'acheter au marché au poisson de Fontamara. Ce qui me désole le plus, c'est que ces poissons viennent de Jacmel, de Marigot, de la Gonâve », suffoque-t-il. Cinglant, il pointe un doigt accusateur sur la centrale thermique de Thor et des entreprises privées de la zone qui déversent des déchets chimiques, comme la peinture, dans la mer via des canaux d'évacuation d'eau usées ou des ravines.
« Souvent lorsque le pic de pollution est atteint, la mer devient rouge », crache-t-il. Galère, galèreFace aux difficultés éprouvées par les pêcheurs pour faire vivre leur famille en utilisant les techniques artisanales comme la ligne..., Jean Moïse évoque le congrès de pêcheurs organisé vers la fin du premier mandat du président René Préval en 2001. A l'époque, on parlait de formation de pêcheurs haïtiens à Cuba et de la nécessité de pratiquer une pêche avec des chalutiers à moteurs, se rappelle-t-il avec un relent de déception dans la voix. On sait en effet depuis un certain temps que la topographie et la bathymétrie des côtes haïtiennes qui découpent un plateau très étroit de 5.000 kilomètres carrés contribuent à limiter la production de la pêche artisanale telle que pratiquée par les pêcheurs de Bizoton.
Ce qui, par voie de conséquence, a engendré l'importation, par Haïti, de 16 millions de dollars américains de poissons par an. Selon une étude de la FAO les pêcheurs haïtiens estimés à 30 000 environ ne capturent que 4 à 5 tonnes métriques de poissons par an tandis que le potentiel estimé est de 14.000 tonnes.La baie de Port-au-Prince, indicateur de la dégradation de l'environnement, de l'absence de politique censée et cohérente de la gestion des déchets, crie sa misère, sa douleur.Maudite, elle démontre surtout le lien, la relation intime, l'interdépendance existant entre dégradation de l'environnement et pauvreté. Et aussi l'évidence que l'on ne saurait lutter efficacement contre la pauvreté sans la volonté clairement affichée et soutenue des décideurs de travailler à la réhabilitation de l'environnement.A Bizoton en tout cas, la pêche n'est toujours pas miraculeuse. Et la malédiction de la baie difficile à conjurer...
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46664&PubDate=2007-07-28
Grogne des pharmaciens...
Vendredi 27 juillet, 12h30 PM, la rue Mgr Guilloux grouille de gens. L'activité commerciale bat son plein au niveau des pharmacies longeant cette artère. Hector, après avoir sillonné plusieurs pharmacies, arrive à retrouver le médicament pour sa femme qui souffre d'une douleur au ventre à un prix qui lui convient. « J'habite à Christ-Roi, j'ai essayé d'acheter ce médicament dans plusieurs autres pharmacies je n'arrivais pas à le trouver. J'étais sûr le trouver ici près de l'hôpital de l'université d'Etat d'Haïti (HUEH) », a-t-il confié.
Pourtant, il ignore que beaucoup de pharmacies établies aux environs de l'HUEH ne remplissent pas les conditions de fonctionnement du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) selon la dernière note publiée par cette institution. Un délai de 30 jours a été accordé pour régulariser leur situation.Ainsi, toutes les pharmacies qui n'ont pas renouvelé leur licence et qui sont établies dans des espaces inférieurs à 25m2 et ne respectant pas la distance de 300 mètres recommandées entre deux pharmacies seront mises sous scellés. C'est la consternation au niveau de certains responsables de pharmacies. Honoré Clodyl, pharmacien et propriétaire d'une petite pharmacie logée dans 2 pièces et située dans les parages de l'hôpital général depuis près de 6 ans reconnaît que certaines pharmacies évoluant dans la zone métropolitaine ne respectent pas les normes établies par le ministère.
Il s'insurge toutefois contre la distance de 300 mètres évoquée par le ministère qu'il qualifie d'arbitraire. Selon lui seulement quatre pharmacies subsisteraient au niveau de la rue Mgr Guilloux si l'on devait tenir compte de cette distance. « J'ai étudié la pharmacie à l'Université d'Etat d'Haïti. Après mes 4 ans d'études on m'a remis un diplôme m'autorisant à exercer ma profession sur toute l'étendue du territoire. Jamais mention n'a été faite de ne pas exercer mon métier au niveau de la rue Mgr Guilloux », fulmine-t-il.
Par ailleurs, le propriétaire d'une autre pharmacie installée dans la zone depuis plus de 10 ans ne croit pas à l'application d'une telle mesure. Il pense que la prolifération de pharmacies non loin de l'HUEH répond à un besoin urgent de desservir en premier les malades du plus grand centre hospitalier du pays. « Les gens viennent de partout pour s'approvisionner ici. Il y a toujours une grande affluence au niveau des parages de l'HUEH. Parfois certaines pharmacies ferment leurs portes jusqu'à 11h30 P.M », avoue-t-il, tout en reconnaissant que certains propriétaires augmentent les prix lorsqu'il commence à se faire tard.
Tous les autres pharmaciens interrogés ont pris le contre pied de la distance de 300 mètres exigée récemment par la direction centrale de pharmacie. "C'est une décision illégale, arbitraire et dénuée de sens inventée par ces dirigeants du MSPP pour satisfaire leurs propres désirs". Pourquoi Mme Magalie Rosemond n'a jamais évoqué la loi régissant les pharmacies dans ses interventions publiques? Pourquoi le ministre de la Santé publique, Dr Robert Auguste n'a jamais cité l'article de la loi régissant les pharmacies qui lui autorise de fixer cette distance de 300 mètres entre deux pharmacies? s'interroge un pharmacien. Pour faire fonctionner une pharmacie, il faut remettre au ministère un dossier signé par un pharmacien. Dans ce document, l'apothicaire s'engage à superviser la pharmacie. Elle doit être logée dans un espace adéquat (surface 25m2 minimum). Le propriétaire doit disposer dans les locaux de cet établissement d'un ensemble de matériels : un réfrigérateur pour conserver au frais certains médicaments, un entonnoir et un cylindre gradué, un livre de pharmacologie à titre de référence est également nécessaire pour avoir des informations. Selon la direction centrale de Pharmacie du Ministère de la Santé publique et de la Population quelque 200 pharmacies opèrent dans des conditions irrégulières au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. 100 autres opèrent dans les mêmes conditions dans les départements du Sud, du Nord et du Sud-Est.
Alain Gaillard et Sherline Chanlatte Duplan
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46714&PubDate=2007-07-27
APN en las aguas de la privatización
Lo que está en juego de la privatización probatoria de la Autoridad portuaria nacional (APN) han sido delimitados, jueves, al Senado de la República huésped de la Comisión nacional de las agencias marítimas. “El personal pletórico del APN no está en condiciones de adaptarse a las normas internacionales vigentes para la gestión de los puertos”, consideró Edouard Baussan, el Presidente de la Comisión nacional de las agencias marítimas, citado por el senador Rudy Hérivaux. Aproximadamente 200 profesionales, dijeron al hombre de negocios, podrían proporcionar el mismo volumen de trabajo para el cual 1200 empleados son contratados por el APN. Cifras que parecían convincentes para los parlamentarios que desearían una “privatización a cara humana.”
“No podemos sacrificar a los empleados sobre el altar de la privatización, replicó el senador Hérivaux (Fanmi Lavalas) al espíritu de sacrificio mencionado por la Comisión nacional de las agencias marítimas para modernizar el APN.” Vista la situación de precariedad que existe en el país sería necesario encontrar de antemano una solución alternativa, abogó al parlamentario. Rudy Hérivaux que respondía a las cuestiones del Diario sugirió negociaciones entre los responsables del Consejo de modernización de las empresas públicas (CMEP), del Ministerio de Finanzas, del de la Planificación y el sector privado.
“A la vista de las experiencias ya hechas con la fábrica de harina y Fábrica de cemento de Haití, dos empresas del Estado haitiano privatizadas desde cerca de una década, han dicho al senador, los responsables deben convencernos de la necesidad de privatizar el APN.”
Después de la Téléco cuyo proceso está en curso a privatizarse el APN es el más evidente de las empresas del Estado.
Los puertos haitianos, indicara recientemente el Presidente René Préval, tienen la tarifa más elevada del todo el Caribe. Lo que constituye, según el jefe del Estado, una falta de ganancias para el país. Algunos hombres de negocios prefieren ir a otras partes.
La Téléco, la Oficina nacional de seguro (ONA), la Autoridad portuaria nacional (APN), la Electricidad de Haití (EDH) conocerán de una forma o de otra reformas, privatizaciones o una asociación entre los sectores público y privado con el fin de rentabilizarlos para el bien de la nación, recientemente anunciara el jefe del Estado.
La gestión de algunos puertos autorizados a recibir y exportar mercancías específicas se mencionó también en el encuentro celebrado a puertas cerradas entre los parlamentarios y los miembros de la Comisión nacional de las agencias marítimas.
Algunos de estos embarcaderos se interesarían en acoger otras mercancías, otros que los por los cuales tienen una autorización.
Claude Gilles
Fuentes
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46699&PubDate=2007-07-27
Traduccion Thom GATO
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¡Esto merece un comentario!
Antes mismo de hablar de privatización de las empresas públicas poco rentables, Al estado le bastaría para comenzar, enganchar un proceso de “normalización” en sus funcionamientos.
La palabra normalización utilizada aquí no es no un sustantivo destinado a definir una nueva línea económica si no es el contrario de anormal.
Las empresas públicas no son rentables en Haití debido a la corrupción, la incompetencia y a su politización. En efecto los Gobiernos tienen la práctica de servirse de los ingresos de estas empresas como sus haberes personales.
A nivel político no sólo hubo en el tiempo una distribución entre los políticos del país de la gestión de algunos sectores sino que hay sobre todo la concesión de puestos en exceso en las administraciones como recompensa por servicios prestados.
En realidad se recompensa a los militantes a menudo por sus acciones a menudo ilegales (vocear e intimidar parlamentarios, vocear e intimidar dirigentes politicos de la oposición, quemar locales de partidos politicos, organizar manifestaciones de apoyo, recibir los dirigentes de regreso de viajes al aeropuerto internacional….)por empleos en las cajas del estado en detrimento de toda idea de competencia y utilidad del empleado al buen funcionamiento de la empresa. Por ejemplo los artesanos del “Montanazo” podrían simplemente ir a reivindicar puestos en la Administración pública.
Esto explica el número impresionante de empleados en las listas de estas empresas deficitarias. Los 1.800 empleados del Teleco, los 1200 empleados del APN no son más que ejemplos para corroborar una práctica endémica extendida en todas las estructuras del estado. Si una empresa requiere a 200 empleados para funcionar no hay ninguna razón que pueda justificar que allí tengan 1.200 en una lista de pago.
Reducir el número de empleados - sin contar los casos particulares y los abusos - sólo volvería a entrar en el marco de la normalización del funcionamiento de estas empresas. Allí también será necesario evitar la amalgama entre las supresiones de empleos a causa de quiebra a la supresión de empleos para evitar precisamente la quiebra de estas empresas.
Sola y solamente en un segundo momento se podrá recurrir a los economistas, a las sindicalistas evolucionadas y a los inversores para discutir de la alternativa de la privatización.
Dr J.J 30/07/07
APN dans les eaux de la privatisation
Les enjeux de la privatisation probante de l'Autorité portuaire nationale (APN) ont été cernés, jeudi, au Sénat de la République hôte de la Commission nationale des agences maritimes. « Le personnel pléthorique de l'APN n'est pas en mesure de s'adapter aux normes internationales en vigueur pour la gestion des ports », a estimé Edouard Baussan, le président de la Commission nationale des agences maritimes, cité par le sénateur Rudy Hérivaux. Quelque 200 professionnels, a dit l'homme d'affaires, pourrait fournir le même volume de travail pour lequel 1200 employés sont engagés par l'APN. Des chiffres qui paraissaient convaincants pour les parlementaires qui souhaiteraient une « privatisation à visage humain. »
« Nous ne pouvons pas sacrifier les employés sur l'hôtel de la privatisation, a répliqué le sénateur Hérivaux (Fanmi Lavalas) à l'esprit de sacrifice évoqué par la Commission nationale des agences maritimes pour moderniser l'APN. » Vu la situation de précarité qui existe dans le pays il faudrait trouver au préalable une solution alternative, a plaidé le parlementaire. Rudy Hérivaux qui répondait aux questions du journal a suggéré des pourparlers entre les responsables du Conseil de modernisation des entreprises publiques (CMEP), du ministère des Finances, de celui de la Planification et du secteur privé.
« Aux regards des expériences déjà faites avec la Minoterie et Cimenterie d'Haïti, deux entreprises de l'Etat haïtien privatisées depuis près d'une décennie, a dit le sénateur, les responsables doivent nous convaincre de la nécessité de privatiser l'APN. » Après la Téléco dont le processus est en cours l'APN est la plus probante des entreprises de l'Etat à être privatisée. Les ports haïtiens, a récemment indiqué le président René Préval, ont le tarif le plus élevé de toute la Caraïbe. Ce qui constitue, selon le chef de l'Etat, un manque à gagner pour le pays. Certains hommes d'affaires préfèrent aller voir ailleurs. La Téléco, l'Office national d'assurance (ONA), l'Autorité portuaire nationale (APN), l'Electricité d'Haïti (EDH) connaîtront d'une manière ou d'une autre des réformes, des privatisations ou un partenariat public-privé en vue de les rentabiliser pour le bien de la nation, a récemment annoncé le chef de l'Etat.
La gestion de certains ports autorisés à recevoir et exporter des marchandises spécifiques a également été effleurée lors de la rencontre tenue à huis clos entre les parlementaires et les membres de la Commission nationale des agences maritimes. Certains de ces wharfs seraient intéressés à accueillir d'autres marchandises, autres que celles pour lesquelles ils ont une autorisation.
Claude Gilles
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46699&PubDate=2007-07-27
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Ceci mérite un commentaire !
Avant même de parler de privatisation des entreprises publiques peu rentables à l’état il suffirait pour débuter, enclencher un processus de « normalisation » dans leurs fonctionnements. Le mot normalisation utilisée ici n’est point un substantif destiné à définir une nouvelle ligne économique sinon c’est le contraire d’anormal.
Les entreprises publiques ne sont pas rentables en Haïti à cause de la corruption l’incompétence et de leur politisation.
En effet les gouvernements ont l’habitude de se servir des rentrées de ces entreprises comme de leurs avoir personnels.
Sur le plan politique non seulement il y a eu dans le temps une répartition entre les politiciens du pays de la gestion de certains secteurs mais il y a eu surtout l’octroi de postes en surnombre dans les boîtes comme récompense pour services rendus (Aller vociférer et intimider les parlementaires, aller intimider les leaders de l’opposition, aller incendier et saccager les locaux des partis politiques, aller saccager et matraquer les étudiants universitaires…)
En fait les militants sont souvent récompensés de leurs actions souvent illégales par des emplois dans les boîtes de l’état au détriment de toute idée de compétence et d’utilité de l’employé au bon fonctionnement de l’entreprise.
Par exemple les artisans du « Montanagate » pourraient tout simplement aller revendiquer des postes dans l’administration publique. Ceci explique le nombre impressionnant d’employés sur les listes de ces entreprises déficitaires. Les 1.800 employés de la Teleco, les 1200 employés de l’APN ne sont que des exemples pour corroborer une pratique endémique étalée dans toutes les structures de l’état.
Si une entreprise nécessite 200 employés pour fonctionner il n’y a aucune raison qui puisse justifier qu’il y en ait 1.200 sur une liste de paiement.
Réduire le nombre d’employés – sans compter les cas particulier et les abus – ne rentrerait que dans le cadre de la normalisation du fonctionnement de ces entreprises. Là aussi il faudra éviter l’amalgame entre les suppressions d’emplois pour cause de faillite à la suppression d’emplois pour éviter justement la faillite de ces entreprises.
Seulement et seulement dans un deuxième temps on pourra faire appel aux économistes, aux syndicalistes évolués et au investisseurs pour discuter de l’alternative de la privatisation.
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
Caravane d'été 2007.... HAITI BOXE
L'objectif est de rendre compétitifs nos boxeurs en prévision des grands rendez-vous internationaux auxquels la boxe haïtienne devra participer dans les prochains jours.Ce programme comprend également des visites d'inspection dans certaines villes de la province dont Cap-Haïtien, Cayes, Jérémie, Jacmel, St Marc, Gonaïves etc ...Les places retenues dans l'aire métropolitaine pour cette « Caravanne d'été 2007 » sont les suivantes :- Place la Paix (Delmas 2)- Place Jérémie- Place Carl Bouard- Place du Canapé-Vert- Place St-Pierre- Place Boyer- Place de Tabarre - Place de l'Aéroport- Place de Fontamara 43- Kiosque Occide Jeanty
Avant son départ pour les Jeux panaméricains de Rio de Janeiro , Daniel Pierre Eddy avait déclaré qu'il profitera de sa participation à la réunion de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA) pour discuter avec les membres de cette Association d'une éventuelle aide financière et matérielle au développement de la boxe haïtienne.De retour de Rio, le président de la FHBA entend rencontrer l'Instance de tutelle, le ministére des Sports ainsi que le Comité Olympique haïtien (COH), afin d'inscrire la Boxe au programme de la Solidarité olympique du CIO pour les quatre années à venir.
Daniel Pierre eddy s'attend également au soutien du secteur privé pour financer les activités de la « Caravane » et également un autre projet de compétition internationale (TOP FOUR) qui se déroulera Port-au-Prince et qui réunira boxeurs haïtiens, dominicains, cubains et portoricains.
Emmanuel Bellevuemanubellevue@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46709
SOS patrimoine : un week-end de festival dans la cité de la Crête-à-Pierrot
Dominique Batraville: Pourquoi SOS Patrimoine a-t-il organisé un festival culturel au Palais des 365 portes, à la Crête-à-Pierrot et à Sikrèt du 20 au 22 juillet ?
A20 : SOS patrimoine est un coup de tête utile, un geste de folie nécessaire. L'historique: vers le début du mois de juin, des amis m'ont rendu visite à Petite Rivière de l'Artibonite. C'était pour eux l'occasion d'explorer une ville merveilleuse dont on ne parle pas beaucoup. Ils ont été soumis au rituel de tous les visiteurs, à savoir une visite guidée du palais des 365 portes, du fort de La Crête-à-Pierrot et de la belle plage de la rivière l'Estère appelée Sikrèt. Ils sont ainsi passés de l'indignation à l'émerveillement. Le Palais des 365 portes est quasi découvert, des gens et des bêtes se l'offrent comme lieux d'aisance. A la Crête-à-Pierrot, les canons ont disparu: volés, paraît-il, par des individus et des institutions pirates nationales et étrangères. Le temps d'un petit bain à Sikrèt, la bonne humeur était revenue, le sens du risque aussi : « Il faut faire quelque chose », s'est-on écrié. Et voilà ! Sans financement, sans rien, on a embrayé sur l'idée d'un festival pour attirer l'attention sur cet état de fait. Bien vite, une date était prise. A la guerre comme à la guerre. Et là, nous avons été rejoints par le maire de la ville Lucien Rollin Delva qui n'a pas ménagé ses efforts pour nous aider. Les ministères de la Culture et de la Communication et des Affaires étrangères ont aussi supporté le festival.
D.B: Finalement, ce désir de revaloriser les sites historiques de la Petite Rivière de l'Artibonite s'est concrétisé par l'organisation effective du festival. Comment cela s'est-il passé à la maison du roi ou nan Kay Wa a ?
A20 : Bien sûr, le désir s'est concrétisé. Mais ne nous faisons pas d'illusions. On voulait réaliser un zoomage, on y est arrivé. C'était quand même l'affaire d'un week-end, et une telle démarche n'implique pas la résolution du problème. Elle a permis de marquer un début. Début qui tient essentiellement à la générosité d'un ensemble de personnes auxquelles il conviendra de rendre hommage dans les jours à venir. On ne pourra pas, bien sûr, citer tous les noms, car certaines personnes nous ont rattrapés en route, il faudra du temps pour les identifier toutes.
Pour revenir aux festivités proprement dites : elles ont commencé dans la maison du roi le vendredi 20 juillet à 6h du soir avec une communication titrée Mémoire d'avenir prononcée par le professeur François Anick Joseph et une exposition de peinture par de jeunes peintres rivartibonitiens, élèves pour la plupart de feu Ismael Saintilus ; de neuf heures du soir à deux heures du matin nos musiciens et nos poètes ont offert à l'assistance un spectacle improvisé ; toute la journée du samedi a été consacrée à des visites guidées conduites par Luc-Wans Duvalsaint, ex-maire de la Petite Rivière et coordonnateur du festival ; dans la soirée, on a eu un concert de tambour suivi d'un tour de chant de Tamara Suffren accompagnée des musiciens Wooly Saint-Louis Jean et Junior Dorcélus ; un peu plus tard, des musiciens de la ville ont pris la relève, cette étape a duré presque toute la nuit. Le moment-phare du festival a été le spectacle de Syto Cavé le dimanche 22 à midi à Sikrèt.
D.B. : Peut-on s'attendre à une prochaine édition du festival SOS patrimoine en 2008 ?
A20 : Cela va de soi. L'idée de départ est d'instituer SOS patrimoine. Mais SOS patrimoine doit aller plus loin. Il est appelé à enclencher une dynamique qui fasse du patrimoine rivartibonitien une préoccupation quotidienne. En ce sens, je suis certain qu'avant le prochain festival on aura commencé la restauration du Palais des 365 portes. Notre grand rêve, c'est de créer un musée dans ce palais.
D.B. : Le comité SOS patrimoine a-t-il un calendrier de travail pour le département de l'Artibonite en vue d'en faire une vraie destination touristique ?
A20 : C'est, à l'heure qu'il est, prématuré de parler de calendrier de travail. La question du patrimoine déborde le cadre de la Petite Rivière de l'Artibonite, elle est nationale. Dans ces circonstances, on ne saurait limiter sa sphère d'action. Mais il ne faut pas oublier qu'en ce moment nous ne disposons de rien, nous cherchons tout simplement à faire bouger les choses. Notre voeu serait que dans tout le pays des groupes s'organisent pour sauver le patrimoine, bien entendu sans cette forme de dévoiement endémique qui anéantit tous les élans nobles.
D.B: Le patrimoine historique de la Petite Rivière de l'Artibonite fait partie du patrimoine du grand Nord lié inextricablement à Henry 1er. Qu'en est-il, A20 ?
A20 : Il y a des évidences qu'on ne peut pas réfuter: la Petite Rivière de l'Artibonite héberge le Palais des 365 portes de Christophe appelé communément la maison du roi. C'est dire que mon pays est l'un des points clés de ce qu'on continue à appeler le Grand Nord. Mais évitons de tomber dans des anachronismes, il n'existe pas aujourd'hui de Grand Nord, comme il ne saurait exister de royaume du nord, nous sommes un petit peuple, un petit pays dont la question de la survie se pose en leitmotiv, parlons de préférence de la grande Haïti et essayons de sauver le patrimoine commun.
Propos recueillis par Dominique Batraville
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46695&PubDate=2007-07-28
Le tunisien Hédi Annabi nouveau chef désigné de la MINUSTAH
vendredi 27 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le sous-secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi, a été désigné vendredi comme le nouveau chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), en remplacement d’Edmond Mulet qui lui succédera à New York.
Agé de 63 ans, Annabi est un diplomate tunisien de carrière qui dirigeait depuis le 28 janvier 1997 le département des opérations de maintien de la paix aux côtés du français Jean-Marie Guéhenno.
Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre prochain.
Pour sa part, le diplomate guatémaltèque Edmond Mulet fera le voyage en sens inverse pour se consacrer à la gestion des missions de paix. Il était arrivé à son poste en Haïti en juin 2006 après le départ du chilien Juan Gabriel Valdés.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, attendu mercredi prochain à Port-au-Prince pour une visite de 24 heures, a communiqué ces deux changements de manière formelle au président en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadeur chinois Wang Guangya.
Hédi Annabi avait récemment séjourné en Haïti dans le cadre de ses responsabilités en matière de maintien de la Paix.
La MINUSTAH compte 7.200 soldats et 1.500 policiers internationaux venus d’une quarantaine de pays. Déployée dans le pays depuis juin 2004, son actuel mandat expire le 15 octobre. spp/RK
source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3915
Des hommes d’affaires guadeloupéens veulent investir en Haïti
Les membres de la délégation guadeloupéenne estiment que cette visite a été fructueuse, précisant que de nombreuses opportunités existent des deux côtés ainsi que la volonté de travailler ensemble.
La vice-présidente du Conseil régional de la Guadeloupe, Marlène Mélisse Miroite, a déclaré que la visite a permis " d’identifier les secteurs prioritaires qui requièrent des interventions pressantes".
Les secteurs privilégiés par les membres de la délégation guadeloupéenne sont la santé, l’éducation, la formation, la culture, le développement du tourisme, l’appui au secteur agricole et l’accompagnement à la restructuration du micro crédit . Des cadres de différentes institutions, telles la Chambre de commerce et d’industrie de la Guadeloupe, la Chambre des métiers, la Fédération du bâtiment et des travaux publics étaient au nombre des personnes ayant effectué cette visite de 6 jours en Haïti.
La vice-présidente du Conseil régional de la Guadeloupe, a fait remarquer qu’il y a des influences culturelles de la part de la communauté haïtienne de Guadeloupe, soulignant que " la question de l’immigration reste l’un des défis majeurs".
Les responsables de la Chambre franco-haïtienne de commerce et d’industrie (CFHCI), croient que le renforcement de la coopération avec la Guadeloupe peut contribuer au développement
Source
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12882
La justice met sous scellés les entreprises Chachou aux Gonaïves
Une station de radio, un hôtel et un supermarché dont le propriétaire est le présumé trafiquant de drogue Lavaud François, extradé en Floride
samedi 28 juillet 2007,
Une semaine après l’arrestation et le transfert en Floride de leur propriétaire, la station de radio Chachou FM, Chachou hôtel et Chachou supermarket ont été fermés conformément aux instructions du chef du parquet des Gonaïves, Me Nicoletta Dieudonné Joseph.
Accompagné d’agents de l’unité départementale de maintien d’ordre (UDMO), de la Police Nationale et de casques bleus, le juge de paix chargé de l’exécution de la décision n’était en mesure de fournir la moindre explication. Assailli de questions, il a préféré référer les journalistes au commissaire du gouvernement.
Fermées peu après l’extradition de Lavaud François, les entreprises Chachou portent le surnom de leur propriétaire. Un membre de la famille avait décidé de les rouvrir après l’intervention mouvementée de l’Agence américaine antidrogue (DEA) et du Bureau haïtien de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS).
Pris de panique, les clients de Chachou hôtel avaient tous vidé les lieux le jour de l’opération, le 16 juillet.
Ecroué depuis le lendemain aux Etats-Unis, Lavaud François, ex-déporté aux affaires florissantes, est en attente de jugement. Tout comme l’ancien lieutenant des FAD’H Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion surnommé "Fusil Bois", partis en même temps que lui.
Dans le cadre de l’offensive antinarcotique lancée il y a deux semaines, les autorités haïtiennes et américaines ont échoué dans une tentative d’arrestation très mouvementée de Guy Philippe, ex-chef des rebelles anti-Aristide en 2004 et candidat à la présidentielle de 2006. spp/RK
Source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3918Un premier week-end en tôle pour Fritz et David Brandt
Une bataille judiciaire s’annonce autour d’une affaire de fausses factures portant sur plus d’un million de gourdes
dimanche 29 juillet 2007,
Incarcérés au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, le père et son fils issus d’une des plus riches familles du pays pourraient comparaître dans les prochaines heures au cabinet d’instruction. L’affaire a été confiée à un magistrat instructeur après que le parquet ait ordonné l’incarcération des prévenus sous mandat de dépôt.
Un fonctionnaire de l’administration générale des douanes serait également détenu.
L’affaire remonte au 18 octobre 2006 lorsque Jean-Marc Larco, un autre important homme d’affaires de la place, avait conclu avec la Compagnie haïtienne de moteurs l’achat d’un camion d’une valeur de 100.000 dollars. La maison appartenant aux Brandt devait s’occuper de l’importation et du dédouanement du véhicule.
Cependant, le 18 juillet dernier, soit neuf mois plus tard, M. Larco, informé des poursuites judiciaires dont il allait être l’objet, avait saisi le parquet de Port-au-Prince d’une plainte contre Fritz et David Brandt. Ensemble, ils auraient réalisé une opération frauduleuse ayant permis de sous-facturer l’importation pour laquelle plus d’un million de gourdes de taxe devaient être prélevés et versés à l’Etat haïtien.
Jeudi dernier, les deux Brandt qui répondaient à une convocation du commissaire Claudy Gassant ont été placés en état d’arrestation à l’issue d’un interrogatoire d’une journée.
Des employés des douanes et de la Banque Centrale ont aussi auditionnés.
L’avocat des deux entrepreneurs, Me Constantin Mayard Paul, estime que toutes les étapes suivies dans le cadre de l’importation et du dédouanement du camion sont conformes aux normes et procédures administratives. Il soutient que le chef de parquet ne serait pas en mesure de prouver la culpabilité de ses clients. spp/RK
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3921
Haïti s’incline face au Boca Juniors 0-2
Une défaite logique, selon la presse argentine
dimanche 29 juillet 2007,
La sélection haïtienne de football a été logiquement battue par le club argentin de Boca Juniors, champion d’Amérique du Sud en titre, sur le score de 2 buts à 0, en match amical disputé samedi soir au stade Orange Bowl de Miami devant quelque 8.000 spectateurs.
A la 22e minute de jeu, Martin Palermo, l’ex-attaquant international argentin de 33 ans, a ouvert le score de la tête sur un centre de Juan Krupoviesa auteur d’un superbe débordement. Célèbre pour ses frasques et ses trois pénalties ratés dans un match de la sélection albiceleste, Palermo a parfaitement exploité une sortie hasardeuse du jeune portier haïtien Peterson Occenat.
En début de seconde période, le demi volant Jesus Dàtolo, parti de la gauche, a définitivement fait le break en plaçant un tir croisé imparable (46’).
Le quotidien argenti Clarìn souligne que le club le plus titré au monde (17) mérite amplement sa victoire tant il a promené l’équipe haïtienne du début jusqu’à la fin. Le journal salue tout de même la combativité de nos compatriotes qui, dit-il, ont attaqué constamment après le premier but et tenté en vain de surprendre Boca par de longues passes en profondeur. Un coup franc d’Alexandre Boucicaut et deux dangereux tirs de Fritzon Jean-Baptiste et de Jean Sonny Alcénat dit "Tiga" ont sérieusement inquiété le gardien de Boca Juniors, Pablo Migliore.
Les joueurs de Miguel Angel Russo ont bien clôturé leur tournée américaine de 15 jours avec trois victoires, une défaite et un nul. Ils jouaient contre Haïti leur dernier match avant d’affronter dimanche prochain Rosario Central, lors de la journée inaugurale du tournoi d’ouverture de la saison 2007/2008 en Argentine. spp/RK
dimanche 29 juillet 2007
Le Compas au cours des ans
A l’occasion du 52 eme anniversaire du Compas l’animateur de musique, Joe Damas, a pris le soin de mettre en lumière les différentes étapes qu’il qualifie de mutation de ce genre musical.
Il affirme que le créateur de ce rythme, la maestro Nemours Jean Baptiste, a pendant longtemps bien montré le style auquel il avait donné naissance.
Ensuite ce fut l’aire des mini jazz avec notamment les Shleu Shleu, les fantaisistes, les Difficiles, les Ambassadeurs. On prétend que les Shleu Shleu aurait détrôné Nemours Jean Baptiste parce qu’à un certain moment à cabane Choucoune Nemours permettait au Shleu Shleu petit groupe junior de performer. " On estime que les Shleu Shleu avec 9 musiciens arrivaient à avoir la densité sonore de Compas direct qui comptait 14 musiciens".
La plupart de ces mini jazz allait avoir un prolongement ; Les Shleu Shleu ont eu comme prolongement les Skah Shah, le Bossa a été le prolongement naturel de l’Accolade International et les frères Dejean ont eu comme prolongement le Syteme Band.
Il faut noter qu’il y a eu une autre école du Compas à partir de Ibo Combo qui a donné le Caribean Sextet.
Joe Damas a salué le travail réalisé par des producteurs tels Herby Widmaier et Boby Denis qui ont enregistré un nombre incalculable d’album Compas. Boby Denis révèle que le premier album qu’il avait enregistré était celui des difficiles de Petion ville. A cette époque la musique était prolifique à Port-au-Prince et les enregistrements étaient quasi quotidiens souligne M. Denis.
En ce qui a trait à la situation actuelle Joe Damas dénonce une certaine déchéance au niveau de certaines formations musicales relative a la qualité de la musique compas. Il s’interroge sur la formation académique de certains musiciens qui font n’importe quoi.
Il y a un phénomène de one man show indique M. Damas qui note le contraste avec les orchestres de 14 musiciens a l’époque de Compas direct. " Il y a de ces ignorants qui se mettent en tête de jouer de la musique et se présentent devant un public pour debiter leurs salades, je monte une garde et je suis vigilant à cette situation", ajoute t-il.
S’il n’y a pas des écoles de musiques on aura du garbage in et garbage out et a l’arrivée un public "mediocrisé " avance t-il.
Demain deuxième partie de Le Compas au cours des ans avec Boby Denis
La Minustah alerte sur les cas de lynchage
Le chef de la section droits humains de
Thierry Fagart qui note que des innocents ont été tués par des individus bénéficiant du support d’une foule, réclame une prompte réaction des autorités judiciaires et policières en vue de freiner cette forme de justice expéditive, les assimilant des assassinats. " Aux Gonaives deux individus se rendant à un mariage ont été tués par des personnes qui avaient été enlevées la veille par des bandits", affirme t-il expliquant que les deux individus tout comme les bandits circulaient avec une motocyclette. " Motocyclette pour motocyclette c’était suffisant pour que ces personnes soient tuées", regrette t-il.
Le chef de la section droits humains de
" Le lynchage est une situation intolérable, c’est un faux procès mené par des gens qui n’ont pas le mandat de l’état et qui se termine par la sanction fatale", ajoute t-il.
De son coté, le secrétaire général du Réseau National de défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, confirme le constat de
Selon M. Espérance la méfiance de la majorité de la population à l’égard du système judiciaire et de l’institution policière pousse certaines personnes à se faire justice. Tout en condamnant de tels agissements il réclame l’adoption de disposition pour renforcer les systèmes judiciaire et carcéral afin que les bandits capturés ne soient pas remis en liberté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12876
Alix Fils Aimé affirme qu’un climat sécuritaire sûr et stable règne dans le pays
Le président de la commission nationale de désarmement démantèlement et Réinsertion (CNDDR), Alix Fils Aimé, déplore les réticences de certains membres du secteur privé à remettre les armes de gros calibres en leur possession. Tout en regrettant les déclarations de Jean Robert Argant, président de la chambre de commerce, Alix Fils Aimé indique qu’il existe en Haïti un climat sécuritaire comparable a ceux des grandes villes occidentales.
M. Fils Aimé dit ne pas comprendre l’attitude de certains hommes d’affaires qui d’une part invitent les investisseurs étrangers et d’autre part claironnent que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies. " Ces déclarations sont regrettables et placent ces gens dans une situation d’exception par rapport à la loi", déclare t-il ajoutant que ces déclarations contradictoires et confuses nuisent au climat de stabilité.
Selon le président de
Toutefois il entend poursuivre le dialogue avec les membres du secteur privé, espérant des gestes importants et prudents de leur part.
En ce qui a trait aux craintes de résurgence des groupes armés, Alix Fils Aimé rappelle que la majorité des chefs de gang, à l’exception d’Amaral, ont été appréhendés. " Aucun gang n’a la capacité de se reconstituer " affirme M. Fils Aimé qui met l’accent sur les capacités de la police et de
De plus, le président de
Par ailleurs, il rappelle qu’un programme financé par le PNUD permet de légaliser les armes à feu.
Source
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12875
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
Labadie tout feu tout flamme

A Labadie, il y a un grand baptiste de style hangar destiné à vendre des produits artisanaux. Lors de ma visite, effectuée un dimanche, cette boutique était fermée. Les toilettes et restaurants ne fonctionnaient pas non plus. J'ai oui dire que tout fonctionne lorsque les bateaux de croisières sont dans la rade, car tout se négocie en US dollar. Il faut dire qu'en pénétrant à l'intérieur du site on a pu trouver une toilette avec douche qui était accessible. Il y avait une certaine animation musicale sur la plage et différents marchands ambulants sillonnaient les lieux en nous offrant toutes sortes de fritures, comme : lambi, homard boucané, griots, bananes pesées etc. On a pu acheter des boissons alcoolisées et gazeuses. Lorsque je me suis renseigné auprès de ses gens pour savoir d'où ils venaient, ils m'ont dit qu'ils habitaient au village qui était juste en face. Je leur ai aussi demandé comment ils se rendent chez eux, ils m'ont répondu qu'ils se rendent sur la plage par petit bateau. Il n'existe pas de route adéquate. Ils peuvent seulement emprunter un sentier que peut être nos ancêtres tainos fréquentaient jadis. Les gens de ce village dénommé Labadie vivent exclusivement du tourisme qu'il soit local ou international.
Il va s'en dire que les installations de Labadie sont assez moderne et peuvent rivaliser avec n'importe quelle installation de plage se trouvant n'importe où au monde. Revenons au sable, en franchissant l'entrée on l'observe, plus on avance à l'intérieur plus on patauge dedans, le sable est tellement fin qu'on a l'impression que l'on marche sur du sucre rouge ; sensation que l'on ne retrouve pas dans la majorité des plages de l'Ouest. L'une des premières sensations de bien-être a été de voir le rugissement des vagues provoquées par un agréable vent du nord que nos troubadours honorent dans leurs chansons, principalement l'orchestre Tropicana.
Le plus intéressant, ce sont les plages, le site à la forme d'une presqu'île et il y a différentes plages indépendantes les unes des autres. Faisant des comparaisons, certains visiteurs estiment que telle plage ressemble à celles de Jacmel et telle autre à celles de la côte des Arcadins. J'ai constaté un hic, qui selon l'endroit ou on se situe peut être agréable ou désagréable : c'est le manque d'ombre lorsqu'il y a beaucoup de gens. Il ne faut pas se leurrer, Labadie est ce qu'elle est à cause des bateaux de croisière qui apportent des devises intéressantes pour tous les gens qui le côtoient. Ne doit-on pas dire, pas de venu de bateau avec des touristes étrangers, pas de fonctionnement du site à plein rendement. Le fait que ce soit le dollar américain qui est utilisé comme monnaie d'échange pour accéder aux différents services fait qu'une majorité de nos concitoyens n'auraient pas pu s'offrir le luxe d'accéder à ses services onéreux, si toutes les fois ils leur étaient offert.

La première fois que j'ai pris connaissance de Labadie c'était dans une revue touristique américaine bien côté. Le nom était écrit en anglais (Labadee). Et sur le site on utilise la même orthographe. Dans l'article on soulignait qu'il était situé à Hispaniola, cela avait attiré mon attention malgré à première vue, je pensais qu'elle se situait en république Dominicaine. Comme Haïti n'a pas bonne presse dans le monde, il a fallu que les opérateurs touristiques trouvent un nom exotique, qui était dans le passé haïtien pour pouvoir vendre la denrée rare d'Haïti qu'est le site de Labadie. Lors d'une conversation avec un ami, il m'a fait savoir que : récemment lors d'un colloque international sur le tourisme, Labadie a été classée parmi les 21 plus belles plages les du monde. Cette fierté de ce joyau nordique ne devrait-elle pas faire profiter à tous les sites touristiques, surtout ceux qui sont situés dans le Nord, la manne qui lui tombe dessus ?
Cela nous envoie évidemment vers les infrastructures de transport qui selon moi n'est pas digne de Labadie. La route qui mène sur le site passe par les montagnes, c'est une route en terre battue, caillouteuse, par endroit glissante et par-dessus le marché étroite. Elle me fait penser aux chemins coloniaux relatés par Moreau de Saint Mery. On a l'impression que si deux calèches se croisaient il n'y aurait pas de place pour qu'un piéton puisse passer.
Pour le présent moment, Labadie est plus accessible et sans grand danger par bateau. Où sont les entrepreneurs du Cap ? N'ont-ils pas vu comme moi qu'il y a un circuit Cap-Labadie à exploiter sur l'eau ? Si les intéressés décidaient un jour de construire une route normale reliant Cap-Labadie et un Aéroport dans les environs ce serait bénéfique pour l'industrie touristique nordique et même haïtienne. Il va falloir que les choses se fassent d'une autre manière. Les intéressés du privé qui sont dans le Nord ou quelque part dans le pays, allez-vous rester indéfiniment à la remorque de l'Etat ? Il est grand temps que des groupes d'investisseurs s'organisent et prennent certaine initiative afin de démarrer pour de bon, l'industrie touristique devenu depuis plusieurs années, moribonde.
« Labadie se Paradi » thème d'une chanson de Tropicana qui peut être un adage et un souhait pour dire que si tous les intéressés devraient décider de faire les choses autrement : « Ayiti ka retounen yon paradi menm jan li te ye lan tan taïno yo, menm si sa kòmanse nan Labadie »
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46535
Louis M. Lecoin
Gros week-end pour l'industrie musicale haïtienne
Cependant, s'il y a toute une série d'affiches prévues, deux événements majeurs retiennent l'attention des mélomanes : le concert T-Vice - Djakout - Kassav qui aura lieu ce vendredi 27 juillet au American Airlines Arena de Miami et le Festival Konpa qui réunira onze des plus grands orchestres du pays à la Henfrasa ce dimanche 29 juillet 2007.
Un demi million de dollars américains investi
A en croire les organisateurs, plus d'un demi million de dollars américains a été investi pour assurer la réussite des deux méga rendez-vous qui espèrent attirer des milliers de spectateurs.
Interrogé sur les attentes en ce qui concerne les retours sur investissements, aucun des organisateurs ne cache ses appréhensions.
« Dans le secteur des loisirs on joue sans parachute, on est tributaire des aléas de la météo et personne ne vient au secours des organisateurs malchanceux », indique dans un sourire entendu un observateur avisé de l'industrie musicale haïtienne en marge d'une conférence de presse donnée ce jeudi à Cabane Choucoune, temple mythique du Compas où savait performer Nemours Jean Baptiste.
« Le secteur public ne joue ni son rôle d'accompagnateur ni celui d'incitateur. On nous regarde faire comme si le pays ne tirait aucun avantage de ce qui se passe quand la population s'amuse », déplore-t-il.
« Les organisateur de spectacles sont des hommes courageux qui chaque fois mettent en pratique les paroles de Kipling : ils sont prêts à perdre d'un seul coup le gain de cent parties ».
Pour Joubert Charles, le principal organisateur du festival de dimanche, le temps est à la fois à la sérénité et aux courses de dernière minute. Il a cependant prit le temps de « remercier et remercier encore les sponsors qui acceptent de prendre des risques avec nous et de remercier les responsables d'institutions publiques qui aident à relever le défi d'offrir des loisirs sains à la population », avant de poursuivre que « trouver des commanditaires est une tâche fastidieuse », a-t-il conclu avant de partir pour la Henfrasa.
Dans ce centre sportif, qui sera reconverti en enceinte pour concert le temps du week-end, une équipe de techniciens venus des Etats-Unis s'affairent depuis mercredi à finaliser le podium, la sonorisation et l'éclairage de ce qui s'annonce comme le plus gros show jamais réalisé à Port-au-Prince depuis le concert des Fugees au Bicentenaire lors du premier mandat de René Préval.
Les organisateurs ont certes l'expérience de nombreuses réalisations mais cela ne les empêche pas de croiser les doigts pour que tout se passe bien.
Le choix de la Henfrasa pour le Festival Konpa illustre le déficit d'infrastructures adéquates pour recevoir des affiches d'envergure, reconnaît Frantz Duval, directeur de Ticket, lui aussi impliqué dans l'organisation de nombreux rendez-vous culturels.
Miami, une belle vitrine
A moins de mille kilomètres de la Henfrasa, d'autres promoteurs haïtiens s'apprêtent à réaliser l'exploit de mélanger deux des plus importants orchestres du pays, T-Vice et Djakout, au légendaire Kassav au American Airlines Arena.
Ce concert qui se déroulera au coeur de Byscane Boulevard, downtown de Miami, va offrir une superbe vitrine au Konpa pour son 52e anniversaire.
L'enjeu est de taille, l'adresse prestigieuse et les inquiétudes tout aussi grandes. Des centaines de milliers de dollars ont été mis sur la table pour financer la location, la publicité, la sonorisation, le cachet des groupes et toute la logistique que nécessite un tel concert.
Là encore, les organisateurs ne seront fixés sur le sort de leur investissement qu'à la fin du spectacle qu'une simple pluie sur Miami peut anéantir.
Pourtant Rodney Noël, l'un des organisateurs, habitué aux gros challenges, il réalise le Kompas Festival de Miami, le plus grand du genre depuis dix ans, se dit confiant.
« C'est la première fois que nous recevons autant d'appels pour une affiche et surtout autant d'appels d'étrangers. Kassav et sa réputation mondiale a servi de locomotive pour l'affiche, les orchestres haïtiens vont bénéficier d'une exposition extraordinaire et auront l'occasion de se frotter à un gros morceau. Les gars de Kassav ont beaucoup d'expérience et il y a à apprendre d'eux qui parcourent toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans.
Prendre les loisirs au sérieux
Les questions de la vingtaine de journalistes qui ont assisté à la conférence de presse de ce jeudi des organisateurs du Festival Konpa, les réflexions du professeur Georges Anglade suite à sa participation au Compas Festival de Montréal, dans sa chronique dans Le Nouvelliste de ce mardi, et l'engouement que l'affiche du festival crée dans toutes les émissions musicales sur la bande FM témoignent, si besoin en était, de l'intérêt de toute une tranche de la population pour ce ciment national qu'est le Compas Direct.
Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval.
Pas une école de musique, pas un festival, pas une manifestation officielle ne célèbre la musique haïtienne...
L'enjeu est culturel mais aussi économique car les loisirs en général, la musique, en particulier, constituent des bassins d'emplois et des vecteurs puissants pour construire l'image du pays.
Un week-end chargé
Ce jeudi soir le groupe Krezi fête le Compas à Off Limits. Samedi Allan Cavé et ses amis sera au Parc Historique de la Canne à Sucre pour un concert qui fait déjà date dans les annales. Ce même samedi trois bals extraordinaires feront le plaisir de différentes catégories de mélomanes : Carimi et Kreyòl La seront au Florville à Kenskoff, Tabou Combo et Mizik Mizik seront à Cabane Choucoune et, au Djoumbala, le rendez vous est avec Mass Konpa et System Band.
Dans un autre registre, un concert public est prévu au Champ de Mars, un festival bat son plein à Camp Perrin qui célèbre sa fête patronale.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Ceci mérite un commentaire :
La réalisation de ces évènements traduit une grande réalité qui doit être diffusée à travers le monde. Haïti va mieux. Le gouvernement de René Préval avec Mario Andrésol comme chef de la police nationale d’Haiti semblent avoir remporté la bataille contre l’insécurité. Le fait que toutes les grosses pointures de la musique Haïtienne soient au bercail pour les vacances de l’été reflète le regain de confiance de ces secteurs. Il faut noter que ces groupes ne sont pas en Haïti que pour jouer mais pour se réunir avec leurs familles et se replonger dans les joies simples et saines de ce pays.
Ce serait aussi une injustice de ne pas retirer son chapeau devant le dévouement des organisateurs qui ont misé sur beaucoup de facteurs qu’ils ne peuvent contrôler pour se lancer dans une organisation de cette envergure. Nous profitons de l’occasion pour leur dire de continuer dans cette voix et surtout de ne pas se confiner dans le raisonnement de ceux-là qui continuent à se demander ce que le pays va faire pour eux et qui acceptent et la réflexion et la dynamique de faire des choses pour le pays. Comme l’état a toujours été démissionnaire si les haïtiens de bonne volonté démissionnent aussi nous n’iront nulle part.
« Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval. »
Je veux bien prendre le risque de répondre à cette réflexion par une autre : quel autre secteur de la vie nationale a semblé bénéficié d’un soutien des gouvernements successifs que les haïtiens ont connus ?
Aucun.
Nos gouvernements peut importe d’où ils venaient se sont arrangés pour s’enrichir de façon inacceptable et immorale. Ils ont fracturé avec force et préméditation la société pour perdurer au pouvoir en usant du pouvoir pour s’enrichir. Duvalier, Aristide mêmes principes ; mêmes résultats : makout-chimères, des millions de dollars dans les banques de suisses et d’ailleurs, Haïti se débat entre ses décombres !
Nous attendons tous la renaissance d’Haïti a travers l’action de sa petite réserve morale !
Dr JJ 29/07/07
vendredi 27 juillet 2007
Mon Roumain à moi

Par Josaphat-Robert Large
Celui qui jette un regard en survol sur le Collectif « Mon Roumain à moi » découvre un livre fabriqué avec minutie, peaufiné et agrémenté d'une illustration du grand artiste haïtien Philippe Dodard : un jet de couleurs étalant, sur la couverture, ce qui ressemble à un individu bravant les flammes d'un incendie. Ce mélange de formes et de nuances contraste bien avec le blanc du carton.
Dans son cadre thématique, l'ouvrage est plus que bien représenté. Une approche polyphonique où chaque écrivain/musicien joue assez bien sa partition. Une pluralité de thèmes dérivant de la plume des noms parmi les plus connus de l'intelligentsia haïtienne contemporaine. Des témoignages, des poèmes, des études. Et la polyphonie se déclenche. Le lecteur se régale en rassasiant pour de bon son appétit de beaux textes. Il faut aussi tenir son chapeau bien haut pour complimenter le ministère de la Culture et de la Communication, les Presses nationales d'Haïti et la directrice du livre, Emmelie Prophète, dont la délicieuse « Solitude » nous sert jusqu'à présent de livre de chevet.
Du côté des études, James Noël nous plonge dans une réalité (la nôtre) sous une occupation orchestrée par des forces étrangères. L'auteur fait un constat : l'oeuvre de Roumain ne fait pas partie, chez nous, du programme de l'enseignement secondaire. Le modèle Roumain est-il connu des jeunes ? Gary Klang questionne un autre aspect. Il soulève un point qui a déjà fait couler beaucoup d'encre : la fabrication linguistique de Gouverneurs de la rosée. La grille des connaissances acquises à La Sorbonne à son actif, Klang réalise une dissection du texte et nous présente certaines phrases de Roumain que ne sauraient comprendre des francophones non antillais. Claude Pierre, dans son étude où les mots sont bien pesés, fait ressortir l'importance de la poésie roumainienne. Le langage philosophique de Jean Josué Pierre nous porte à le lire avec avidité, à apprécier son texte et à vouloir en recommander la lecture à d'autres liseurs.
Les témoignages sont plus nombreux et je dois avouer le penchant de ma préférence pour celui de Lyonel Trouillot. Avec ce travail, l'auteur effectue une remise en situation. Il se souvient de ses réactions lors de la première lecture de Gouverneurs de la rosée et évoque, par association d'idées, l'importance de Roumain pour les camarades de sa génération. Trouillot va plus loin. À la fin de son texte, il replace Roumain dans l'espace des années 1930. À côté d'une star qui lui a peut-être servi de modèle, s'agissant de sa garde-robe. On s'imagine Jacques, dans un film de l'époque, cigarette au bout des lèvres, appuyé contre le piano que fait vibrer un grand pianiste américain, complotant, planifiant, avec Humphrey Bogart, la prise de Casablanca. Magnifique !
Côté poèmes : de bons textes. Où, au fil de la lecture, on tombe sur des vers qui accrochent l'intérêt : « la table d'écriture grenier de lune/ ne s'enchante d'aucun arbre ». Signé : Bonel Auguste.
En gros, ce faisceau de phrases projette de nouvelles idées qui exposent les différentes perceptions qu'ont, sur Jacques Roumain et son oeuvre, des professeurs et des écrivains haïtiens contemporains, en cette année 2007 où l'on célèbre le centenaire de la naissance de cet illustre écrivain. Et c'est très bien. Trente et un auteurs se côtoient dans ce miroir ayant pour titre « Mon Roumain à moi ». Ils se jettent des regards en coin, échangent des idées, se disputent, polémiquent même entre eux. Saint-Eloi me vient à l'esprit, qui déclenche une rafale (et atteint tout le monde). Des retombées pourraient provoquer un grand débat... Et ça, ce serait un pas de géant vers la provocation de chocs d'idées à même de faire jaillir des lumières indispensables sur les communautés haïtiennes à travers le monde. Trente et un auteurs haïtiens cohabitent dans un même miroir...textuel. Quelle prouesse !
Après tout, quand l'Haïtien effectue un vrai retour sur la terre de sa réalité, la première phrase qui le hante en est une qu'il feint toujours d'oublier : L'union fait la force !
(1) COLLECTIF, Mon Roumain à moi, Editions Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2007, 309 p.
Josaphat-Robert Large
Juillet 2007
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46523
La CNDDR s’en prend au secteur privé accusé de détenir illégalement des armes de guerre
jeudi 26 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le président de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Alix Fils-Aimé, a fustigé jeudi "l’irresponsabilité du secteur privé haïtien des affaires et son refus de restituer à l’Etat les armes de guerre qu’il détient illégalement".
"Lors d’une premiëre rencontre qui avait été initiée par l’ancien président de la Chambre de commerce d’Haïti, Réginald Boulos, il était question que les hommes d’affaires remettent graduellement les armes", a indiqué très agacé M. Fils-Aimé qui s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec les responsables de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
"Ils se mettent bizarrement dans une situation d’exception par rapport à la loi", a regretté le président de la CNDDR. Il estime que ceux qui adoptent une telle attitude n’aident pas à une relance des investissements étrangers et vont à l’encontre des efforts déployés par la Police Nationale et la mission onusienne en vue d’un retour à la stabilité en Haïti.
Alix Fils-Aimé a également écarté les craintes exprimées par le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Jean-Robert Argant, concernant une possible reconstitution des bandes criminelles. Il affirme haut et fort qu’aucun groupe armé illégal ne peut plus reprendre le contrôle d’une partie quelconque du territoire national.
Totalement emballé par le climat de sécurité actuel, le dirigeant de la Commission de désarment a poussé très loin la comparaison en plaçant le climat de sécurité du pays au même niveau que celui des mégapoles américaines et françaises. "Sans vouloir créer un incident diplomatique, je crois qu’aujourd’hui qu’il y a plus de sécurité ici qu’à la Jamaïque. De même, la situation sécuritaire d’Haïti est pareille à celle de New York ou de Paris", s’est enorgueilli Alix Fils-Aimé.
Il a, par ailleurs, remis à la PNH trois armes de guerre en provenance du bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince). Un fusil avec téléscope de calibre 30 et un T-65 restitué par le maire de la commune et un fusil automatique M-4 qui était en possession d’un individu. Les trois armes appartenaient au Palais National (siège de la Présidence) avant de disparaître mystérieusement en 2004.
Le président de la CNDDR s’est félicité de ces gestes encourageants qui, dit-il, seront suivis d’autres du même genre à Cité Solei et dans les communes où un processus de légalisation des armes des administrations municipales est en cours. Dans son intervention, M. Fils-Aimé n’a toutefois pas présenté un bilan actualisé des armes récupérées par rapport aux arsenaux que détenaient les gangs disloqués. spp/RK
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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3912
jeudi 26 juillet 2007
Fonds de Jean Claude Duvalier en Suisse : la balle de nouveau dans le camp du gouvernement haïtien
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Des Organisations Non Gouvernementales (ONG) suisses ont adressé le vendredi 20 juillet dernier, une lettre au Premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, pour lui demander d’introduire des procédures judiciaires contre Jean-Claude Duvalier pour les différents crimes dont il est l’auteur. « Sans une telle initiative du gouvernement haïtien, la prolongation du blocage des fonds suisses de l’ancien dictateur, au-delà du mois d’août, et leur restitution ultérieure au peuple haïtien pourraient s’avérer très difficiles, voire impossibles », relèvent ces ONG.
En mai dernier, de nombreuses ONG en Suisse et ailleurs avaient appris que quelque 7,6 millions de francs, bloqués en Suisse et propriété formelle de Jean-Claude Duvalier, lui seraient rendus début juin. Devant l’indignation générale provoquée par cette situation, le gouvernement suisse avait décidé de prolonger le blocage de ces fonds par une mesure urgente, pour une nouvelle durée de trois mois devant échoir fin août 2007.
Au vu de la situation juridique actuelle, le maintien du blocage de ces fonds en vue de leur restitution au moins partielle au gouvernement haïtien ne peut être garanti que par l’introduction de procédures judiciaires contre Jean-Claude Duvalier pour violations des droits de l’homme et autres crimes. "C’est pour cette raison qu’a été joint à la lettre envoyée vendredi dernier au chef du gouvernement haïtien un rapport d’Amnesty International ainsi que d’autres documents attestant de l’existence de crimes imprescriptibles commis sous la présidence de Bébé Doc", informent les ONG suisses.
Ces ONG disent être à la recherche d’autres dossiers du même type qui pourraient être rendus publics dans les semaines à venir. Ces informations devraient permettre aux autorités judiciaires haïtiennes de lancer, avant fin août 2007, de nouvelles poursuites pénales contre l’ancien dictateur. Celles-ci rendraient envisageable, le cas échéant, le maintien du blocage des fonds concernés et permettraient de prévoir une restitution au gouvernement haïtien.
Les ONG signataires de la lettre adressée au premier ministre haïtien (Action de Carême, Action Place Financière Suisse, Déclaration de Berne, Pain pour le Prochain, Plate-Forme Haïti de Suisse, Transparency International Suisse, TRIAL) déclarent espérer vivement que le gouvernement haïtien sera en mesure d’entreprendre au plus vite les démarches suggérées. Elles réaffirment leur ferme volonté d’agir afin que « la somme bloquée appartenant formellement à la famille Duvalier soit restituée au peuple haïtien et ne fasse pas l’objet d’un nouveau détournement illégitime ou d’un blocage indéfiniment prolongé dans les banques suisses ».[jmd/RK]
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Source http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3905
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur
http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
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Ceci mérite bien un commentaire…Ceci soulève un problème purement humanitaire. Prenons le cas hypothétique qu’un (autre) désastre naturel s’abattrait sur Haïti. Un grand Tsunami ! (Pire que lavalas au sens propre !) les ONG à caractère humanitaire les plus connues du monde auraient sans aucun doute lancé une vaste campagne de collecte de dons.
Aujourd’hui, cette situation catastrophique existe. Produit d’un tsunami installé de façon chronique et endémique. Haïti a grandement besoin de fonds pour la réduction de la misère.
Pendant de nombreuses années tout le monde a fermé les yeux sur une pratique immorale et inhumaine qui permet aux chefs d’états des pays les plus pauvres de la terre d’amonceler des fortunes colossales au détriment de la misère des peuples.
Au nom du secret bancaire et d’autres balivernes de ce genre, des nations ont pu asseoir leurs richesses et assurer une excellente qualité de vie à leurs ressortissants tandis que les nations d’où proviennent ses richesses volées continuent à croupir dans une misère bestiale et complètement inhumaine.
Les raisons de ce silence, de ce « kase fèy kouvri sa » sont multiples. « Le sot en donne et l’imbécile en refuse ! »
Les chefs d’états qui accumulent les richesses généralement n’ont pas le temps de profiter de leurs fortunes. Ceux qui en profitent sont définitivement ces mercenaires souvent étrangers et européens qui gravitent toujours autour de ces gouvernements.
Les autorités suisses veulent bien faire preuve de cette bonne volonté mais des scrupules dénaturés et prostitués constituent un vrai obstacle. Il est si difficile de rendre à Haïti, l’un des pays le plus pauvre de la planète des millions de dollars volés par les Duvalier. Mon Dieu quel dilemme !
Beaucoup de secteurs ont du mal à se sentir concerné par ce problème qui pourrait se résoudre avec un peu de volonté de la bonne.
Ceux qui réclament à la France le remboursement de la dette de l’indépendance, un sujet qui mérite réflexions et débats oublient d’exiger tout simplement les fonds détournés par les anciens dictateurs qui ont contribué à détruire cette nation.
Les écologistes qui veulent préserver la planète pour nos descendants, les alter mondialistes qui s’acharnent contre la mondialisation et la libéralisation n’arrivent pas à voir le côté anormal de l’existence dans les p… de banques de suisses des sommes colossales, de vrais butins, produits du dépouillement systématique des caisses de l’état des pays pauvres !
Faudrait-il une boule de cristal pour deviner l’origine de ces fortunes qui font le bonheur des suisses !
Plus on y réfléchit plus ce monde inspire de la nausée.
Le FMI accorde un prêt de 11,7 millions de dollars à Haïti
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé mardi à Washington un prêt de 11,7 millions de dollars en faveur d’Haïti après avoir finalisé 24 heures plus tôt une première évaluation du programme économique adopté par le gouvernement haïtien dans le cadre de l’accord intitulé Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Dans un communiqué publié à Washington, le FMI informe que le montant de cet accord signé le 20 novembre 2006 est d’environ 113 millions de dollars.
Le Conseil d’administration de l’organisme représentant les 185 pays membres a accordé le prêt d’environ 12 millions de dollars malgré un retard enregistré dans la préparation par les autorités haïtiennes d’une nouvelle loi bancaire qu’elles devaient soumettre au Parlement.
Selon le brésilien Murilo Portugal, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration, "Haïti a accompli des progrès louables sur la voie de la stabilisation économique et sociale. D’importantes réformes économiques ont été mises en œuvre et la sécurité s’est nettement améliorée".
M. Portugal, qui s’exprimait à l’issue de la réunion du conseil, s’est également félicité des "efforts engagés précédemment pour améliorer la gestion des affaires publiques, notamment en rendant les activités du secteur public plus transparentes et en améliorant la gestion des finances publiques". De l’avis du haut responsable, une stratégie de réduction de la pauvreté est en cours d’élaboration dans une perspective de participation élargie.
Soulignant l’importance cruciale du partenariat public/privé, Murilo Portugal indique qu’à court terme, le principal défi que doit relever Haïti est d’assurer "un rythme de croissance soutenu tout en maintenant l’inflation à un niveau faible en vue d’une réduction de la pauvreté et de la promotion de la stabilité sociale".
Notons que la politique néolibérale prônée par les institutions financières internationales dont le Fonds Monétaire International est de plus en plus critiquée dans certains milieux en Haïti. Des groupes altermondialistes et des organisations de la société civile tentent de mobiliser l’opinion publique contre la relance de la politique de privatisation des entreprises publiques du gouvernement Préval/Alexis. spp/RK
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