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lundi 30 juillet 2007

Haïti s’incline face au Boca Juniors 0-2

Une défaite logique, selon la presse argentine


La sélection haïtienne de football a été logiquement battue par le club argentin de Boca Juniors, champion d’Amérique du Sud en titre, sur le score de 2 buts à 0, en match amical disputé samedi soir au stade Orange Bowl de Miami devant quelque 8.000 spectateurs.

A la 22e minute de jeu, Martin Palermo, l’ex-attaquant international argentin de 33 ans, a ouvert le score de la tête sur un centre de Juan Krupoviesa auteur d’un superbe débordement. Célèbre pour ses frasques et ses trois pénalties ratés dans un match de la sélection albiceleste, Palermo a parfaitement exploité une sortie hasardeuse du jeune portier haïtien Peterson Occenat.

En début de seconde période, le demi volant Jesus Dàtolo, parti de la gauche, a définitivement fait le break en plaçant un tir croisé imparable (46’).

Le quotidien argenti Clarìn souligne que le club le plus titré au monde (17) mérite amplement sa victoire tant il a promené l’équipe haïtienne du début jusqu’à la fin. Le journal salue tout de même la combativité de nos compatriotes qui, dit-il, ont attaqué constamment après le premier but et tenté en vain de surprendre Boca par de longues passes en profondeur. Un coup franc d’Alexandre Boucicaut et deux dangereux tirs de Fritzon Jean-Baptiste et de Jean Sonny Alcénat dit "Tiga" ont sérieusement inquiété le gardien de Boca Juniors, Pablo Migliore.

Les joueurs de Miguel Angel Russo ont bien clôturé leur tournée américaine de 15 jours avec trois victoires, une défaite et un nul. Ils jouaient contre Haïti leur dernier match avant d’affronter dimanche prochain Rosario Central, lors de la journée inaugurale du tournoi d’ouverture de la saison 2007/2008 en Argentine. spp/RK

dimanche 29 juillet 2007

Le Compas au cours des ans

A l’occasion du 52 eme anniversaire du Compas l’animateur de musique, Joe Damas, a pris le soin de mettre en lumière les différentes étapes qu’il qualifie de mutation de ce genre musical.

Il affirme que le créateur de ce rythme, la maestro Nemours Jean Baptiste, a pendant longtemps bien montré le style auquel il avait donné naissance.

Ensuite ce fut l’aire des mini jazz avec notamment les Shleu Shleu, les fantaisistes, les Difficiles, les Ambassadeurs. On prétend que les Shleu Shleu aurait détrôné Nemours Jean Baptiste parce qu’à un certain moment à cabane Choucoune Nemours permettait au Shleu Shleu petit groupe junior de performer. " On estime que les Shleu Shleu avec 9 musiciens arrivaient à avoir la densité sonore de Compas direct qui comptait 14 musiciens".

La plupart de ces mini jazz allait avoir un prolongement ; Les Shleu Shleu ont eu comme prolongement les Skah Shah, le Bossa a été le prolongement naturel de l’Accolade International et les frères Dejean ont eu comme prolongement le Syteme Band.

Il faut noter qu’il y a eu une autre école du Compas à partir de Ibo Combo qui a donné le Caribean Sextet.

Joe Damas a salué le travail réalisé par des producteurs tels Herby Widmaier et Boby Denis qui ont enregistré un nombre incalculable d’album Compas. Boby Denis révèle que le premier album qu’il avait enregistré était celui des difficiles de Petion ville. A cette époque la musique était prolifique à Port-au-Prince et les enregistrements étaient quasi quotidiens souligne M. Denis.

En ce qui a trait à la situation actuelle Joe Damas dénonce une certaine déchéance au niveau de certaines formations musicales relative a la qualité de la musique compas. Il s’interroge sur la formation académique de certains musiciens qui font n’importe quoi.

Il y a un phénomène de one man show indique M. Damas qui note le contraste avec les orchestres de 14 musiciens a l’époque de Compas direct. " Il y a de ces ignorants qui se mettent en tête de jouer de la musique et se présentent devant un public pour debiter leurs salades, je monte une garde et je suis vigilant à cette situation", ajoute t-il.

S’il n’y a pas des écoles de musiques on aura du garbage in et garbage out et a l’arrivée un public "mediocrisé " avance t-il.
Demain deuxième partie de Le Compas au cours des ans avec Boby Denis

La Minustah alerte sur les cas de lynchage


Le chef de la section droits humains de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Thierry Fagart, dénonce les multiples cas de lynchage enregistrés ces derniers mois à travers le pays.

Thierry Fagart qui note que des innocents ont été tués par des individus bénéficiant du support d’une foule, réclame une prompte réaction des autorités judiciaires et policières en vue de freiner cette forme de justice expéditive, les assimilant des assassinats. " Aux Gonaives deux individus se rendant à un mariage ont été tués par des personnes qui avaient été enlevées la veille par des bandits", affirme t-il expliquant que les deux individus tout comme les bandits circulaient avec une motocyclette. " Motocyclette pour motocyclette c’était suffisant pour que ces personnes soient tuées", regrette t-il.

Le chef de la section droits humains de la Mission de l’ONU déplore l’attitude des autorités judiciaires qui ont remis en liberté 9 des 10 personnes appréhendées dans le cadre de ce lynchage. " La plupart des auteurs du crime sont en liberté", dit-il estimant que la situation est très préoccupante.

" Le lynchage est une situation intolérable, c’est un faux procès mené par des gens qui n’ont pas le mandat de l’état et qui se termine par la sanction fatale", ajoute t-il.

De son coté, le secrétaire général du Réseau National de défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, confirme le constat de la Minustah et appelle les citoyens à remettre aux autorités les criminels capturés.

Selon M. Espérance la méfiance de la majorité de la population à l’égard du système judiciaire et de l’institution policière pousse certaines personnes à se faire justice. Tout en condamnant de tels agissements il réclame l’adoption de disposition pour renforcer les systèmes judiciaire et carcéral afin que les bandits capturés ne soient pas remis en liberté.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12876

Alix Fils Aimé affirme qu’un climat sécuritaire sûr et stable règne dans le pays

Le président de la commission nationale de désarmement démantèlement et Réinsertion (CNDDR), Alix Fils Aimé, déplore les réticences de certains membres du secteur privé à remettre les armes de gros calibres en leur possession. Tout en regrettant les déclarations de Jean Robert Argant, président de la chambre de commerce, Alix Fils Aimé indique qu’il existe en Haïti un climat sécuritaire comparable a ceux des grandes villes occidentales.

M. Fils Aimé dit ne pas comprendre l’attitude de certains hommes d’affaires qui d’une part invitent les investisseurs étrangers et d’autre part claironnent que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies. " Ces déclarations sont regrettables et placent ces gens dans une situation d’exception par rapport à la loi", déclare t-il ajoutant que ces déclarations contradictoires et confuses nuisent au climat de stabilité.

Selon le président de la CNDDR certaines personnes ignorent les efforts réalisés par la PNH et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) qui ont permis de rétablir la sécurité dans le pays. " Ces déclarations sont la preuve d’une incohérence dans les prises de position et sont contre productifs", martèle t-il.

Toutefois il entend poursuivre le dialogue avec les membres du secteur privé, espérant des gestes importants et prudents de leur part.

En ce qui a trait aux craintes de résurgence des groupes armés, Alix Fils Aimé rappelle que la majorité des chefs de gang, à l’exception d’Amaral, ont été appréhendés. " Aucun gang n’a la capacité de se reconstituer " affirme M. Fils Aimé qui met l’accent sur les capacités de la police et de la Minustah à démanteler les groupes armés.
De plus, le président de la CNDDR a présenté trois armes de gros calibre récupérées dans le bidonville de Cité Soleil. Un fusil calibre 30, un T 65 et un M-4 ont été remis mercredi soir à la commission soutient M Fils Aimé précisant que certains d’entre eux appartenaient au Palais national en 2004.
Par ailleurs, il rappelle qu’un programme financé par le PNUD permet de légaliser les armes à feu.

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Source

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12875

Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Labadie tout feu tout flamme

Avez-vous été à Labadie ? Si ce n'est pas le cas, je vous la recommande chaudement. C'est un déplacement qui vaut la peine. La première fois que j'y étais, arrivé sur les lieux mon attente a été dépassée par ce que j'avais vu. Ceux qui y ont déjà été savent que lorsqu'on est devant l'entrée on n'a aucune idée de ce qui se passe à l'intérieur du site. Ce n'est qu'une fois entrée que l'on commence à observer les installations de ce que j'appelle le « complexe plage de Labadie » à cause de la séparation des différentes plages. Les premières choses qui me sautent aux yeux ce sont ces installations, le sable très fin et les indications écrites en anglais. A propos de l'anglais, ce n'est pas le seul endroit public en Haïti où la langue d'affichage est l'anglais. Qu'est-ce que l'Etat haïtien a l'intention de faire à ce sujet : le savez-vous ?

A Labadie, il y a un grand baptiste de style hangar destiné à vendre des produits artisanaux. Lors de ma visite, effectuée un dimanche, cette
boutique était fermée. Les toilettes et restaurants ne fonctionnaient pas non plus. J'ai oui dire que tout fonctionne lorsque les bateaux de croisières sont dans la rade, car tout se négocie en US dollar. Il faut dire qu'en pénétrant à l'intérieur du site on a pu trouver une toilette avec douche qui était accessible. Il y avait une certaine animation musicale sur la plage et différents marchands ambulants sillonnaient les lieux en nous offrant toutes sortes de fritures, comme : lambi, homard boucané, griots, bananes pesées etc. On a pu acheter des boissons alcoolisées et gazeuses. Lorsque je me suis renseigné auprès de ses gens pour savoir d'où ils venaient, ils m'ont dit qu'ils habitaient au village qui était juste en face. Je leur ai aussi demandé comment ils se rendent chez eux, ils m'ont répondu qu'ils se rendent sur la plage par petit bateau. Il n'existe pas de route adéquate. Ils peuvent seulement emprunter un sentier que peut être nos ancêtres tainos fréquentaient jadis. Les gens de ce village dénommé Labadie vivent exclusivement du tourisme qu'il soit local ou international.


Il va s'en dire que les installations de Labadie sont assez moderne et peuvent rivaliser avec n'importe quelle installation de plage se trouvant n'importe où au monde. Revenons au sable, en franchissant l'entrée on l'observe, plus on avance à l'intérieur plus on patauge dedans, le sable est tellement fin qu'on a l'impression que l'on marche sur du sucre rouge ; sensation que l'on ne retrouve pas dans la majorité des plages de l'Ouest. L'une des premières sensations de bien-être a été de voir le rugissement des vagues provoquées par un agréable vent du nord que nos troubadours honorent dans leurs chansons, principalement l'orchestre Tropicana.

Le plus intéressant, ce sont les plages, le site à la forme d'une presqu'île et il y a différentes plages indépendantes les unes des autres. Faisant des comparaisons, certains visiteurs estiment que telle plage ressemble à celles de Jacmel et telle autre à celles de la côte des Arcadins. J'ai constaté un hic, qui selon l'endroit ou on se situe peut être agréable ou désagréable : c'est le manque d'ombre lorsqu'il y a beaucoup de gens. Il ne faut pas se leurrer, Labadie est ce qu'elle est à cause des bateaux de croisière qui apportent des devises intéressantes pour tous les gens qui le côtoient. Ne doit-on pas dire, pas de venu de bateau avec des touristes étrangers, pas de fonctionnement du site à plein rendement. Le fait que ce soit le dollar américain qui est utilisé comme monnaie d'échange pour accéder aux différents services fait qu'une majorité de nos concitoyens n'auraient pas pu s'offrir le luxe d'accéder à ses services onéreux, si toutes les fois ils leur étaient offert.


La première fois que j'ai pris connaissance de Labadie c'était dans une revue touristique américaine bien côté. Le nom était écrit en anglais (Labadee). Et sur le site on utilise la même orthographe. Dans l'article on soulignait qu'il était situé à Hispaniola, cela avait attiré mon attention malgré à première vue, je pensais qu'elle se situait en république Dominicaine. Comme Haïti n'a pas bonne presse dans le monde, il a fallu que les opérateurs touristiques trouvent un nom exotique, qui était dans le passé haïtien pour pouvoir vendre la denrée rare d'Haïti qu'est le site de Labadie. Lors d'une conversation avec un ami, il m'a fait savoir que : récemment lors d'un colloque international sur le tourisme, Labadie a été classée parmi les 21 plus belles plages les du monde. Cette fierté de ce joyau nordique ne devrait-elle pas faire profiter à tous les sites touristiques, surtout ceux qui sont situés dans le Nord, la manne qui lui tombe dessus ?
Cela nous envoie évidemment vers les infrastructures de transport qui selon moi n'est pas digne de Labadie. La route qui mène sur le site passe par les montagnes, c'est une route en terre battue, caillouteuse, par endroit glissante et par-dessus le marché étroite. Elle me fait penser aux chemins coloniaux relatés par Moreau de Saint Mery. On a l'impression que si deux calèches se croisaient il n'y aurait pas de place pour qu'un piéton puisse passer.

Pour le présent moment, Labadie est plus accessible et sans grand danger par bateau. Où sont les entrepreneurs du Cap ? N'ont-ils pas vu comme moi qu'il y a un circuit Cap-Labadie à exploiter sur l'eau ? Si les intéressés décidaient un jour de construire une route normale reliant Cap-Labadie et un Aéroport dans les environs ce serait bénéfique pour l'industrie touristique nordique et même haïtienne. Il va falloir que les choses se fassent d'une autre manière. Les intéressés du privé qui sont dans le Nord ou quelque part dans le pays, allez-vous rester indéfiniment à la remorque de l'Etat ? Il est grand temps que des groupes d'investisseurs s'organisent et prennent certaine initiative afin de démarrer pour de bon, l'industrie touristique devenu depuis plusieurs années, moribonde.
« Labadie se Paradi » thème d'une chanson de Tropicana qui peut être un adage et un souhait pour dire que si tous les intéressés devraient décider de faire les choses autrement : « Ayiti ka retounen yon paradi menm jan li te ye lan tan taïno yo, menm si sa kòmanse nan Labadie »

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46535

Louis M. Lecoin

Gros week-end pour l'industrie musicale haïtienne

Ce week-end ramène le 52e anniversaire du Konpa Dirèk. Trois jours qui s'annoncent comme les plus chargés de l'année en terme d'affiches, selon des informations recueillies auprès de Ticket magazine, l'hebdomadaire qui suit l'évolution du secteur des loisirs en Haïti.
Cependant, s'il y a toute une série d'affiches prévues, deux événements majeurs retiennent l'attention des mélomanes : le concert T-Vice - Djakout - Kassav qui aura lieu ce vendredi 27 juillet au American Airlines Arena de Miami et le Festival Konpa qui réunira onze des plus grands orchestres du pays à la Henfrasa ce dimanche 29 juillet 2007.
Un demi million de dollars américains investi

A en croire les organisateurs, plus d'un demi million de dollars américains a été investi pour assurer la réussite des deux méga rendez-vous qui espèrent attirer des milliers de spectateurs.
Interrogé sur les attentes en ce qui concerne les retours sur investissements, aucun des organisateurs ne cache ses appréhensions.
« Dans le secteur des loisirs on joue sans parachute, on est tributaire des aléas de la météo et personne ne vient au secours des organisateurs malchanceux », indique dans un sourire entendu un observateur avisé de l'industrie musicale haïtienne en marge d'une conférence de presse donnée ce jeudi à Cabane Choucoune, temple mythique du Compas où savait performer Nemours Jean Baptiste.
« Le secteur public ne joue ni son rôle d'accompagnateur ni celui d'incitateur. On nous regarde faire comme si le pays ne tirait aucun avantage de ce qui se passe quand la population s'amuse », déplore-t-il.

« Les organisateur de spectacles sont des hommes courageux qui chaque fois mettent en pratique les paroles de Kipling : ils sont prêts à perdre d'un seul coup le gain de cent parties ».
Pour Joubert Charles, le principal organisateur du festival de dimanche, le temps est à la fois à la sérénité et aux courses de dernière minute. Il a cependant prit le temps de « remercier et remercier encore les sponsors qui acceptent de prendre des risques avec nous et de remercier les responsables d'institutions publiques qui aident à relever le défi d'offrir des loisirs sains à la population », avant de poursuivre que « trouver des commanditaires est une tâche fastidieuse », a-t-il conclu avant de partir pour la Henfrasa.
Dans ce centre sportif, qui sera reconverti en enceinte pour concert le temps du week-end, une équipe de techniciens venus des Etats-Unis s'affairent depuis mercredi à finaliser le podium, la sonorisation et l'éclairage de ce qui s'annonce comme le plus gros show jamais réalisé à Port-au-Prince depuis le concert des Fugees au Bicentenaire lors du premier mandat de René Préval.
Les organisateurs ont certes l'expérience de nombreuses réalisations mais cela ne les empêche pas de croiser les doigts pour que tout se passe bien.
Le choix de la Henfrasa pour le Festival Konpa illustre le déficit d'infrastructures adéquates pour recevoir des affiches d'envergure, reconnaît Frantz Duval, directeur de Ticket, lui aussi impliqué dans l'organisation de nombreux rendez-vous culturels.
Miami, une belle vitrine
A moins de mille kilomètres de la Henfrasa, d'autres promoteurs haïtiens s'apprêtent à réaliser l'exploit de mélanger deux des plus importants orchestres du pays, T-Vice et Djakout, au légendaire Kassav au American Airlines Arena.
Ce concert qui se déroulera au coeur de Byscane Boulevard, downtown de Miami, va offrir une superbe vitrine au Konpa pour son 52e anniversaire.

L'enjeu est de taille, l'adresse prestigieuse et les inquiétudes tout aussi grandes. Des centaines de milliers de dollars ont été mis sur la table pour financer la location, la publicité, la sonorisation, le cachet des groupes et toute la logistique que nécessite un tel concert.
Là encore, les organisateurs ne seront fixés sur le sort de leur investissement qu'à la fin du spectacle qu'une simple pluie sur Miami peut anéantir.
Pourtant Rodney Noël, l'un des organisateurs, habitué aux gros challenges, il réalise le Kompas Festival de Miami, le plus grand du genre depuis dix ans, se dit confiant.

« C'est la première fois que nous recevons autant d'appels pour une affiche et surtout autant d'appels d'étrangers. Kassav et sa réputation mondiale a servi de locomotive pour l'affiche, les orchestres haïtiens vont bénéficier d'une exposition extraordinaire et auront l'occasion de se frotter à un gros morceau. Les gars de Kassav ont beaucoup d'expérience et il y a à apprendre d'eux qui parcourent toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans.
Prendre les loisirs au sérieux
Les questions de la vingtaine de journalistes qui ont assisté à la conférence de presse de ce jeudi des organisateurs du Festival Konpa, les réflexions du professeur Georges Anglade suite à sa participation au Compas Festival de Montréal, dans sa chronique dans Le Nouvelliste de ce mardi, et l'engouement que l'affiche du festival crée dans toutes les émissions musicales sur la bande FM témoignent, si besoin en était, de l'intérêt de toute une tranche de la population pour ce ciment national qu'est le Compas Direct.
Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval.
Pas une école de musique, pas un festival, pas une manifestation officielle ne célèbre la musique haïtienne...
L'enjeu est culturel mais aussi économique car les loisirs en général, la musique, en particulier, constituent des bassins d'emplois et des vecteurs puissants pour construire l'image du pays.
Un week-end chargé
Ce jeudi soir le groupe Krezi fête le Compas à Off Limits. Samedi Allan Cavé et ses amis sera au Parc Historique de la Canne à Sucre pour un concert qui fait déjà date dans les annales. Ce même samedi trois bals extraordinaires feront le plaisir de différentes catégories de mélomanes : Carimi et Kreyòl La seront au Florville à Kenskoff, Tabou Combo et Mizik Mizik seront à Cabane Choucoune et, au Djoumbala, le rendez vous est avec Mass Konpa et System Band.
Dans un autre registre, un concert public est prévu au Champ de Mars, un festival bat son plein à Camp Perrin qui célèbre sa fête patronale.

Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Ceci mérite un commentaire :
La réalisation de ces évènements traduit une grande réalité qui doit être diffusée à travers le monde. Haïti va mieux. Le gouvernement de René Préval avec Mario Andrésol comme chef de la police nationale d’Haiti semblent avoir remporté la bataille contre l’insécurité. Le fait que toutes les grosses pointures de la musique Haïtienne soient au bercail pour les vacances de l’été reflète le regain de confiance de ces secteurs. Il faut noter que ces groupes ne sont pas en Haïti que pour jouer mais pour se réunir avec leurs familles et se replonger dans les joies simples et saines de ce pays.

Ce serait aussi une injustice de ne pas retirer son chapeau devant le dévouement des organisateurs qui ont misé sur beaucoup de facteurs qu’ils ne peuvent contrôler pour se lancer dans une organisation de cette envergure. Nous profitons de l’occasion pour leur dire de continuer dans cette voix et surtout de ne pas se confiner dans le raisonnement de ceux-là qui continuent à se demander ce que le pays va faire pour eux et qui acceptent et la réflexion et la dynamique de faire des choses pour le pays. Comme l’état a toujours été démissionnaire si les haïtiens de bonne volonté démissionnent aussi nous n’iront nulle part.
« Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval. »
Je veux bien prendre le risque de répondre à cette réflexion par une autre : quel autre secteur de la vie nationale a semblé bénéficié d’un soutien des gouvernements successifs que les haïtiens ont connus ?
Aucun.
Nos gouvernements peut importe d’où ils venaient se sont arrangés pour s’enrichir de façon inacceptable et immorale. Ils ont fracturé avec force et préméditation la société pour perdurer au pouvoir en usant du pouvoir pour s’enrichir. Duvalier, Aristide mêmes principes ; mêmes résultats : makout-chimères, des millions de dollars dans les banques de suisses et d’ailleurs, Haïti se débat entre ses décombres !
Nous attendons tous la renaissance d’Haïti a travers l’action de sa petite réserve morale !
Dr JJ 29/07/07

vendredi 27 juillet 2007

Mon Roumain à moi


Par Josaphat-Robert Large

Celui qui jette un regard en survol sur le Collectif « Mon Roumain à moi » découvre un livre fabriqué avec minutie, peaufiné et agrémenté d'une illustration du grand artiste haïtien Philippe Dodard : un jet de couleurs étalant, sur la couverture, ce qui ressemble à un individu bravant les flammes d'un incendie. Ce mélange de formes et de nuances contraste bien avec le blanc du carton.

Dans son cadre thématique, l'ouvrage est plus que bien représenté. Une approche polyphonique où chaque écrivain/musicien joue assez bien sa partition. Une pluralité de thèmes dérivant de la plume des noms parmi les plus connus de l'intelligentsia haïtienne contemporaine. Des témoignages, des poèmes, des études. Et la polyphonie se déclenche. Le lecteur se régale en rassasiant pour de bon son appétit de beaux textes. Il faut aussi tenir son chapeau bien haut pour complimenter le ministère de la Culture et de la Communication, les Presses nationales d'Haïti et la directrice du livre, Emmelie Prophète, dont la délicieuse « Solitude » nous sert jusqu'à présent de livre de chevet.

Du côté des études, James Noël nous plonge dans une réalité (la nôtre) sous une occupation orchestrée par des forces étrangères. L'auteur fait un constat : l'oeuvre de Roumain ne fait pas partie, chez nous, du programme de l'enseignement secondaire. Le modèle Roumain est-il connu des jeunes ? Gary Klang questionne un autre aspect. Il soulève un point qui a déjà fait couler beaucoup d'encre : la fabrication linguistique de Gouverneurs de la rosée. La grille des connaissances acquises à La Sorbonne à son actif, Klang réalise une dissection du texte et nous présente certaines phrases de Roumain que ne sauraient comprendre des francophones non antillais. Claude Pierre, dans son étude où les mots sont bien pesés, fait ressortir l'importance de la poésie roumainienne. Le langage philosophique de Jean Josué Pierre nous porte à le lire avec avidité, à apprécier son texte et à vouloir en recommander la lecture à d'autres liseurs.

Les témoignages sont plus nombreux et je dois avouer le penchant de ma préférence pour celui de Lyonel Trouillot. Avec ce travail, l'auteur effectue une remise en situation. Il se souvient de ses réactions lors de la première lecture de Gouverneurs de la rosée et évoque, par association d'idées, l'importance de Roumain pour les camarades de sa génération. Trouillot va plus loin. À la fin de son texte, il replace Roumain dans l'espace des années 1930. À côté d'une star qui lui a peut-être servi de modèle, s'agissant de sa garde-robe. On s'imagine Jacques, dans un film de l'époque, cigarette au bout des lèvres, appuyé contre le piano que fait vibrer un grand pianiste américain, complotant, planifiant, avec Humphrey Bogart, la prise de Casablanca. Magnifique !

Côté poèmes : de bons textes. Où, au fil de la lecture, on tombe sur des vers qui accrochent l'intérêt : « la table d'écriture grenier de lune/ ne s'enchante d'aucun arbre ». Signé : Bonel Auguste.

En gros, ce faisceau de phrases projette de nouvelles idées qui exposent les différentes perceptions qu'ont, sur Jacques Roumain et son oeuvre, des professeurs et des écrivains haïtiens contemporains, en cette année 2007 où l'on célèbre le centenaire de la naissance de cet illustre écrivain. Et c'est très bien. Trente et un auteurs se côtoient dans ce miroir ayant pour titre « Mon Roumain à moi ». Ils se jettent des regards en coin, échangent des idées, se disputent, polémiquent même entre eux. Saint-Eloi me vient à l'esprit, qui déclenche une rafale (et atteint tout le monde). Des retombées pourraient provoquer un grand débat... Et ça, ce serait un pas de géant vers la provocation de chocs d'idées à même de faire jaillir des lumières indispensables sur les communautés haïtiennes à travers le monde. Trente et un auteurs haïtiens cohabitent dans un même miroir...textuel. Quelle prouesse !

Après tout, quand l'Haïtien effectue un vrai retour sur la terre de sa réalité, la première phrase qui le hante en est une qu'il feint toujours d'oublier : L'union fait la force !

(1) COLLECTIF, Mon Roumain à moi, Editions Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2007, 309 p.

Josaphat-Robert Large
Juillet 2007
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46523

La CNDDR s’en prend au secteur privé accusé de détenir illégalement des armes de guerre

Des hommes d’affaires s’écartent de la loi et ne contribuent pas au processus de désarmement, prévient Alix Fils-Aimé qui estime que le niveau de sécurité atteint est comparable à celui de New York et de Paris

jeudi 26 juillet 2007,

Radio Kiskeya

Le président de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Alix Fils-Aimé, a fustigé jeudi "l’irresponsabilité du secteur privé haïtien des affaires et son refus de restituer à l’Etat les armes de guerre qu’il détient illégalement".

"Lors d’une premiëre rencontre qui avait été initiée par l’ancien président de la Chambre de commerce d’Haïti, Réginald Boulos, il était question que les hommes d’affaires remettent graduellement les armes", a indiqué très agacé M. Fils-Aimé qui s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec les responsables de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

"Ils se mettent bizarrement dans une situation d’exception par rapport à la loi", a regretté le président de la CNDDR. Il estime que ceux qui adoptent une telle attitude n’aident pas à une relance des investissements étrangers et vont à l’encontre des efforts déployés par la Police Nationale et la mission onusienne en vue d’un retour à la stabilité en Haïti.

Alix Fils-Aimé a également écarté les craintes exprimées par le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Jean-Robert Argant, concernant une possible reconstitution des bandes criminelles. Il affirme haut et fort qu’aucun groupe armé illégal ne peut plus reprendre le contrôle d’une partie quelconque du territoire national.

Totalement emballé par le climat de sécurité actuel, le dirigeant de la Commission de désarment a poussé très loin la comparaison en plaçant le climat de sécurité du pays au même niveau que celui des mégapoles américaines et françaises. "Sans vouloir créer un incident diplomatique, je crois qu’aujourd’hui qu’il y a plus de sécurité ici qu’à la Jamaïque. De même, la situation sécuritaire d’Haïti est pareille à celle de New York ou de Paris", s’est enorgueilli Alix Fils-Aimé.

Il a, par ailleurs, remis à la PNH trois armes de guerre en provenance du bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince). Un fusil avec téléscope de calibre 30 et un T-65 restitué par le maire de la commune et un fusil automatique M-4 qui était en possession d’un individu. Les trois armes appartenaient au Palais National (siège de la Présidence) avant de disparaître mystérieusement en 2004.

Le président de la CNDDR s’est félicité de ces gestes encourageants qui, dit-il, seront suivis d’autres du même genre à Cité Solei et dans les communes où un processus de légalisation des armes des administrations municipales est en cours. Dans son intervention, M. Fils-Aimé n’a toutefois pas présenté un bilan actualisé des armes récupérées par rapport aux arsenaux que détenaient les gangs disloqués. spp/RK
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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3912

jeudi 26 juillet 2007

Fonds de Jean Claude Duvalier en Suisse : la balle de nouveau dans le camp du gouvernement haïtien

Urgence d’une action contre Jean Claude Duvalier pour des actes encore imprescriptibles de violation des droits humains
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Des Organisations Non Gouvernementales (ONG) suisses ont adressé le vendredi 20 juillet dernier, une lettre au Premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, pour lui demander d’introduire des procédures judiciaires contre Jean-Claude Duvalier pour les différents crimes dont il est l’auteur. « Sans une telle initiative du gouvernement haïtien, la prolongation du blocage des fonds suisses de l’ancien dictateur, au-delà du mois d’août, et leur restitution ultérieure au peuple haïtien pourraient s’avérer très difficiles, voire impossibles », relèvent ces ONG.
En mai dernier, de nombreuses ONG en Suisse et ailleurs avaient appris que quelque 7,6 millions de francs, bloqués en Suisse et propriété formelle de Jean-Claude Duvalier, lui seraient rendus début juin. Devant l’indignation générale provoquée par cette situation, le gouvernement suisse avait décidé de prolonger le blocage de ces fonds par une mesure urgente, pour une nouvelle durée de trois mois devant échoir fin août 2007.
Au vu de la situation juridique actuelle, le maintien du blocage de ces fonds en vue de leur restitution au moins partielle au gouvernement haïtien ne peut être garanti que par l’introduction de procédures judiciaires contre Jean-Claude Duvalier pour violations des droits de l’homme et autres crimes. "C’est pour cette raison qu’a été joint à la lettre envoyée vendredi dernier au chef du gouvernement haïtien un rapport d’Amnesty International ainsi que d’autres documents attestant de l’existence de crimes imprescriptibles commis sous la présidence de Bébé Doc", informent les ONG suisses.
Ces ONG disent être à la recherche d’autres dossiers du même type qui pourraient être rendus publics dans les semaines à venir. Ces informations devraient permettre aux autorités judiciaires haïtiennes de lancer, avant fin août 2007, de nouvelles poursuites pénales contre l’ancien dictateur. Celles-ci rendraient envisageable, le cas échéant, le maintien du blocage des fonds concernés et permettraient de prévoir une restitution au gouvernement haïtien.
Les ONG signataires de la lettre adressée au premier ministre haïtien (Action de Carême, Action Place Financière Suisse, Déclaration de Berne, Pain pour le Prochain, Plate-Forme Haïti de Suisse, Transparency International Suisse, TRIAL) déclarent espérer vivement que le gouvernement haïtien sera en mesure d’entreprendre au plus vite les démarches suggérées. Elles réaffirment leur ferme volonté d’agir afin que « la somme bloquée appartenant formellement à la famille Duvalier soit restituée au peuple haïtien et ne fasse pas l’objet d’un nouveau détournement illégitime ou d’un blocage indéfiniment prolongé dans les banques suisses ».[jmd/RK]
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Source http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3905
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur
http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
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Ceci mérite bien un commentaire…Ceci soulève un problème purement humanitaire. Prenons le cas hypothétique qu’un (autre) désastre naturel s’abattrait sur Haïti. Un grand Tsunami ! (Pire que lavalas au sens propre !) les ONG à caractère humanitaire les plus connues du monde auraient sans aucun doute lancé une vaste campagne de collecte de dons.
Aujourd’hui, cette situation catastrophique existe. Produit d’un tsunami installé de façon chronique et endémique. Haïti a grandement besoin de fonds pour la réduction de la misère.
Pendant de nombreuses années tout le monde a fermé les yeux sur une pratique immorale et inhumaine qui permet aux chefs d’états des pays les plus pauvres de la terre d’amonceler des fortunes colossales au détriment de la misère des peuples.
Au nom du secret bancaire et d’autres balivernes de ce genre, des nations ont pu asseoir leurs richesses et assurer une excellente qualité de vie à leurs ressortissants tandis que les nations d’où proviennent ses richesses volées continuent à croupir dans une misère bestiale et complètement inhumaine.
Les raisons de ce silence, de ce « kase fèy kouvri sa » sont multiples. « Le sot en donne et l’imbécile en refuse ! »
Les chefs d’états qui accumulent les richesses généralement n’ont pas le temps de profiter de leurs fortunes. Ceux qui en profitent sont définitivement ces mercenaires souvent étrangers et européens qui gravitent toujours autour de ces gouvernements.
Les autorités suisses veulent bien faire preuve de cette bonne volonté mais des scrupules dénaturés et prostitués constituent un vrai obstacle. Il est si difficile de rendre à Haïti, l’un des pays le plus pauvre de la planète des millions de dollars volés par les Duvalier. Mon Dieu quel dilemme !

Beaucoup de secteurs ont du mal à se sentir concerné par ce problème qui pourrait se résoudre avec un peu de volonté de la bonne.

Ceux qui réclament à la France le remboursement de la dette de l’indépendance, un sujet qui mérite réflexions et débats oublient d’exiger tout simplement les fonds détournés par les anciens dictateurs qui ont contribué à détruire cette nation.
Les écologistes qui veulent préserver la planète pour nos descendants, les alter mondialistes qui s’acharnent contre la mondialisation et la libéralisation n’arrivent pas à voir le côté anormal de l’existence dans les p… de banques de suisses des sommes colossales, de vrais butins, produits du dépouillement systématique des caisses de l’état des pays pauvres !

Faudrait-il une boule de cristal pour deviner l’origine de ces fortunes qui font le bonheur des suisses !

Plus on y réfléchit plus ce monde inspire de la nausée.

Le FMI accorde un prêt de 11,7 millions de dollars à Haïti

Une enveloppe de 113 millions de dollars disponible dans le cadre d’un accord sur la réduction de la pauvreté et la stimulation de la croissance
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé mardi à Washington un prêt de 11,7 millions de dollars en faveur d’Haïti après avoir finalisé 24 heures plus tôt une première évaluation du programme économique adopté par le gouvernement haïtien dans le cadre de l’accord intitulé Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Dans un communiqué publié à Washington, le FMI informe que le montant de cet accord signé le 20 novembre 2006 est d’environ 113 millions de dollars.
Le Conseil d’administration de l’organisme représentant les 185 pays membres a accordé le prêt d’environ 12 millions de dollars malgré un retard enregistré dans la préparation par les autorités haïtiennes d’une nouvelle loi bancaire qu’elles devaient soumettre au Parlement.
Selon le brésilien Murilo Portugal, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration, "Haïti a accompli des progrès louables sur la voie de la stabilisation économique et sociale. D’importantes réformes économiques ont été mises en œuvre et la sécurité s’est nettement améliorée".
M. Portugal, qui s’exprimait à l’issue de la réunion du conseil, s’est également félicité des "efforts engagés précédemment pour améliorer la gestion des affaires publiques, notamment en rendant les activités du secteur public plus transparentes et en améliorant la gestion des finances publiques". De l’avis du haut responsable, une stratégie de réduction de la pauvreté est en cours d’élaboration dans une perspective de participation élargie.
Soulignant l’importance cruciale du partenariat public/privé, Murilo Portugal indique qu’à court terme, le principal défi que doit relever Haïti est d’assurer "un rythme de croissance soutenu tout en maintenant l’inflation à un niveau faible en vue d’une réduction de la pauvreté et de la promotion de la stabilité sociale".
Notons que la politique néolibérale prônée par les institutions financières internationales dont le Fonds Monétaire International est de plus en plus critiquée dans certains milieux en Haïti. Des groupes altermondialistes et des organisations de la société civile tentent de mobiliser l’opinion publique contre la relance de la politique de privatisation des entreprises publiques du gouvernement Préval/Alexis. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3904

Des militaires démobilisés réclament dans les rues de Port-au-Prince le rétablissement des FAd’H

Une parade d’anciens soldats qui vient relancer le débat
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Plusieurs dizaines de militaires démobilisés ont organisé mardi à Port-au-Prince une surprenante parade au cours de laquelle ils ont réclamé des autorités le rétablissement immédiat des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) et la relance du processus d’indemnisation dont ils étaient bénéficiaires.
Solennels et déterminés, les anciens militaires, malgré leur âge avancé pour certains, se sont livrés à des exercices en plein air tandis qu’une fanfare jouait de la musique patriotique. Ils ont défilé sans incident devant le Palais National (siège de la Présidence) et les anciennes Casernes Dessalines avant de se diriger vers le Parlement, au Bicentenaire.
Dans un message délivré devant le Palais Législatif, les manifestants ont demandé aux parlementaires de les accompagner dans leur démarche visant à obtenir la restauration des FAd’H conformément à la constitution. Ils ont aussi exigé du gouvernement le versement de 13 mois d’arriérés de salaire et la reprise de l’indemnisation suspendue depuis un an.
Aucun Député ou Sénateur n’est allé à leur rencontre, en revanche le personnel du Parlement s’est précipité à l’extérieur du bâtiment pour observer le caractère martial du spectacle.
Pour ou contre le rétablissement de l’institution militaire, les badauds n’hésitaient pas à se prononcer dans un sens comme dans l’autre en fonction de leur sensibilité politique.
Il s’agissait de la première tentative de remobilisation des anciens hommes en uniforme depuis la mort en 2005 de celui qui se faisait passer pour leur leader, le sergent Ravix Rémissainthe. Il avait été tué dans des échanges de tirs avec la police, selon la version officielle.
Depuis un certain temps, des parlementaires tentent de plus en plus d’introduire dans les travaux législatifs la réactivation du dossier des Forces Armées dissoutes en 1995 par Jean-Bertrand Aristide, peu après son retour d’exil. spp/RK
Source :http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3908
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L’ECOSOC proroge d’un an le mandat du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti

Une résolution l’autorise à accompagner le pays jusqu’en juillet 2008 dans l’orientation stratégique de sa politique économique et sociale ; les représentants du Brésil et d’Haïti se félicitent de la coopération entre les deux Etats
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Conseil Economique et Social (ECOSOC) a adopté mercredi par consensus une résolution prorogeant jusqu’à sa session de fond de juillet 2008 le mandat du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti, a annoncé l’organe onusien dans un communiqué rendu public à Genève.
Cette décision a été prise en vue de permettre au Groupe d’observer de près l’évolution de la situation du pays et d’intervenir sur la stratégie de développement à long terme dans le but de "promouvoir le relèvement et la stabilité sur les plans social et économique". Face à la nécessité d’un développement national à long terme, il faudra fournir "un appui international cohérent et durable à Haïti". Dans cette optique, le Groupe consultatif devra soumettre, lors de la session de fond de 2008, un rapport sur ses travaux accompagné si nécessaire de recommandations.
Au cours du débat ayant précédé l’adoption de la résolution, le représentant du Brésil, José Ricardo Da Costa Aguiar Alves, a fait remarquer que "son pays, qui partage avec Haïti des racines communes et des liens historiques, ne contribue pas seulement à la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH). A ce propos, il a rappelé la participation de Brasilia à différents projets de coopération notamment en matière de santé, d’éducation, d’agriculture et de maintien des infrastructures.
"Haïti est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide brésilienne, a soutenu M. Aguiar Alves en soulignant la joie de son pays face consensus qui s’est dégagé sur la résolution. Il s’est dit convaincu que le Groupe consultatif ad hoc continuera d’apporter une contribution positive en Haïti.
Pour sa part, le représentant permanent d’Haïti à l’ONU, Léo Mérorès, également vice-président de l’ECOSOC, a vivement remercié la communauté internationale qui, dit-il, "fait preuve d’une grande solidarité à l’égard du pays". Le diplomate s’est déclaré persuadé qu’après l’adpotion de la résolution, grâce à ses partenaires, "Haïti saura surmonter les difficultés".
"Nous sommes certains d’être sur la bonne voie, les efforts de tous seront récompensés", a poursuivi Mérorès en rendant hommage au leadership du Brésil au sein de la MINUSTAH. "Les liens historiques d’amitié qui unissent nos deux pays sont connus de tous", a-t-il enfin déclaré.
Vendredi dernier, le Groupe consultatif ad hoc sur Haïti avait présenté un rapport dans lequel il avait salué les progrès réalisés ces derniers mois dans le domaine de la sécurité et de la stabilité. Mais, il avait aussi recommandé le maintien d’une "présence forte" de l’ONU en vue notamment de conduire à bon port la lutte pour la réduction de la puavreté.
Depuis 2004, la mission onusienne est déployée en Haïti avec plus de 8.000 militaires et policiers après une première intervention qui remonte à 1994. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3907
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Le FMI accorde un prêt de 11,7 millions de dollars à Haïti

Une enveloppe de 113 millions de dollars disponible dans le cadre d’un accord sur la réduction de la pauvreté et la stimulation de la croissance
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé mardi à Washington un prêt de 11,7 millions de dollars en faveur d’Haïti après avoir finalisé 24 heures plus tôt une première évaluation du programme économique adopté par le gouvernement haïtien dans le cadre de l’accord intitulé Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Dans un communiqué publié à Washington, le FMI informe que le montant de cet accord signé le 20 novembre 2006 est d’environ 113 millions de dollars.
Le Conseil d’administration de l’organisme représentant les 185 pays membres a accordé le prêt d’environ 12 millions de dollars malgré un retard enregistré dans la préparation par les autorités haïtiennes d’une nouvelle loi bancaire qu’elles devaient soumettre au Parlement.
Selon le brésilien Murilo Portugal, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration, "Haïti a accompli des progrès louables sur la voie de la stabilisation économique et sociale. D’importantes réformes économiques ont été mises en œuvre et la sécurité s’est nettement améliorée".
M. Portugal, qui s’exprimait à l’issue de la réunion du conseil, s’est également félicité des "efforts engagés précédemment pour améliorer la gestion des affaires publiques, notamment en rendant les activités du secteur public plus transparentes et en améliorant la gestion des finances publiques". De l’avis du haut responsable, une stratégie de réduction de la pauvreté est en cours d’élaboration dans une perspective de participation élargie.
Soulignant l’importance cruciale du partenariat public/privé, Murilo Portugal indique qu’à court terme, le principal défi que doit relever Haïti est d’assurer "un rythme de croissance soutenu tout en maintenant l’inflation à un niveau faible en vue d’une réduction de la pauvreté et de la promotion de la stabilité sociale".
Notons que la politique néolibérale prônée par les institutions financières internationales dont le Fonds Monétaire International est de plus en plus critiquée dans certains milieux en Haïti. Des groupes altermondialistes et des organisations de la société civile tentent de mobiliser l’opinion publique contre la relance de la politique de privatisation des entreprises publiques du gouvernement Préval/Alexis. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3904
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Visite en Haiti la semaine prochaine de Ban Ki Moon

P-au-P., 25 juil. 07 [AlterPresse] --- Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, effectuera une visite la semaine prochaine en Haïti, selon ce qu’a confié une source onusienne à AlterPresse.
D’après cette source, qui n’était pas en mesure de fournir la date exacte de la visite, il s’agira d’un déplacement de 24 heures de Ban Ki Moon à Port-au-Prince. Les détails restent encore à être finalisés.
La dernière fois qu’un secrétaire général de l’ONU avait visité Haiti remonte au 3 août 2006. Kofi Annan avait alors passé quelques heures dans le pays et avait appelé à une prorogation d’un an de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH). Une prolongation de 8 mois a par la suite été obtenue.
En 2007, une autre demande de prorogation d’un an est encore sur le tapis, selon le représentant spécial adjoint de l’ONU, Luiz Carlos da Costa. Cependant, croit Da Costa, il faudra au moins 4 ans de plus à la MINUSTAH pour contribuer à stabiliser Haïti.
Établie en juin 2004 afin de ramener l’ordre en Haïti suite à la chute de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, la MINUSTAH est actuellement composée de 7.200 militaires de 15 pays et 1.951 policiers de 36 nations. [gp apr 25/07/2007 00:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6237
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Haïti : Des jeunes de Port-de-Paix exposent leurs desiderata

Juillet 2007
par Djems Olivier
A Port-de-Paix, dans le Nord-Ouest d’Haïti, les problèmes auxquels fait face la population, particulièrement les jeunes, sont multiples.
Conscients, de nombreux jeunes demandent aux autorités régionales et nationales d’assumer leurs responsabilités.
P-au-P, 25 juil. 07 [AlterPresse] --- Pas d’écoles professionnelles ni d’universités (publiques ou privées), pas de centres de lecture et d’animation socioculturelle, ni de programmes d’intégration pour les jeunes, la ville est privée d’électricité, d’eau potable, de toutes les infrastructures de base.
C’est le constat dressé, ce 25 juillet 2007, par l’Association des Jeunes en Action de Port-de-Paix (Aja), au cours d’une rencontre avec la Presse, dont un journaliste de l’agence en ligne AlterPresse.
Venus directement de cette ville haïtienne, des responsables de l’Aja, très critiques envers les autorités étatiques, croient important de faire le nécessaire pour permettre aux résidents et originaires de ce département de vivre convenablement.
« Les problèmes endurés par les jeunes de Port-de-Paix sont multiples : maladie, pauvreté, famine, délinquance juvénile, discrimination, exclusion sociale, loisirs, éducation, eau potable, électricité, dégradation de l’environnement », expose Yornide Darice, coordonnatrice adjointe de l’Association des jeunes en Action.
Au siège social du Centre de communication sur le Sida (Cecosida) à Port-au-Prince, Darice et ses compatriotes expliquent aux journalistes que ces problèmes poussent de nombreux jeunes de la zone du Nord-Ouest à se diriger vers la République Dominicaine pour se faire exploiter à outrance dans les bateyes dominicains.
D’autres, soulignent-ils, risquent leur vie dans des embarcations de fortune en quête de meilleures conditions de vie à Bahamas ou aux Etats-Unis d’Amérique.
Cette rencontre, avec la presse au siège du Cecosida, s’est déroulée sous le thème « L’urgence d’améliorer la situation des Jeunes de Port-de-Paix ».
Ville, autrefois, exportatrice de bananes et de café, Port-de-Paix est actuellement un entrepôt pour l’importation de biens arrivés en contrebande depuis Miami. Ce chef-lieu du département du Nord-Ouest est habité par quelque 6.3% de la population totale d’Haïti estimée en janvier 2003 à 8,4 millions d’habitants.
Les jeunes de l’Aja croient que le développement de ce département doit inéluctablement passer par eux-mêmes.
« Nous avons besoin de l’encadrement des autorités gouvernementales, pour pouvoir développer nos talents, nos aptitudes intellectuelles, nous avons besoin de l’encadrement pour pouvoir participer au développement de notre communauté », affirme Jean-Ryl Anténor, porte-parole de l’Association des jeunes en Action.
Les jeunes face à la pandémie du Sida
Les Caraïbes, zone où se trouve Haïti, constituent la deuxième région la plus touchée au monde par le VIH/SIDA, selon les statistiques officielles. A Port-de-Paix, il n’y a pas longtemps, ce fléau touchait particulièrement les jeunes. Grâce aux efforts de certaines institutions, Yornide Darice indique que le taux de prévalence commence à diminuer.
« C’est une faible amélioration, mais cela ne veut pas dire que tout doit s’arrêter là », précise-t-elle, tout en soulignant l’apport du Cecosida ainsi que d’autres partenaires dans la lutte contre ce fléau.
Appel aux interventions gouvernementales
Les revendications des jeunes de Port-de-Paix s’adressent aux ministères de l’éducation nationale, de l’environnement, de la culture ainsi que de la jeunesse et des sports. Yornide Darice et Jean-Ryl Anténor invitent les responsables de ces instances gouvernementales à intervenir au plus vite dans le Nord-Ouest.
« Les jeunes, il y en a qui ne vont pas à l’école ; d’autres, après avoir terminé leurs études classiques, ne sont pas en mesure de s’inscrire, voire de fréquenter l’Université d’Etat d’Haïti », se plaint la coordonnatrice adjointe de l’Aja.
« Nous demandons au ministère de l’éducation nationale de nous aider à sortir de cette situation d’isolement, d’ouvrir des annexes d’université dans le Nord-Ouest pour éviter que nos jeunes continuent à se rendre à Port-au-Prince pour des études supérieures », soutient-elle.
A Port-de-Paix, la moyenne des précipitations ne dépasse pas 500 millimètres, tandis qu’à la moindre averse, la ville, se présentant comme une cuvette, est inondée à cause de l’absence de canalisation et d’assainissement des différentes artères.
« Les problèmes environnementaux ont des conséquences néfastes sur la vie de nos jeunes. Les ordures ménagères jonchent nos rues, la ville déjà poussiéreuse est plongée dans le black-out », déplore Yornide Darice qui estime que « le black-out est source d’insécurité et de violence ».
« Nous demandons au ministère de l’environnement de venir en aide à la population de Port-de-Paix », ajoute Jean-Ryl Anténor.
Vers la célébration de la journée internationale de la jeunesse à Port-de-Paix
La date du 12 août de chaque année est consacrée par les Nations Unies à la célébration de la Journée internationale de la jeunesse. En 1995, l’Organisation des Nations Unies (Onu) avait adopté un Programme d’action mondial pour la jeunesse, dans le souci de sensibiliser les gouvernements aux aspirations des jeunes qui souhaitent un monde meilleur et à la volonté de ces mêmes jeunes de contribuer à la recherche de solutions plutôt que d’être une source de problèmes.
A Port-de-Paix, l’Association des Jeunes en Action compte marquer cette date. Des activités culturelles et artistiques seront organisées pour sensibiliser les autorités concernées sur les différents problèmes de cette ville, selon les précisions de Jean-Ryl Anténor.
Port-de-Paix est à la fois le chef-lieu du département du Nord-Ouest et d’un arrondissement qui comprend quatre communes : Port-de-Paix, Île de La Tortue, Bassin Bleu, et Chansolme.
Cinquième ville d’Haïti, Port-de-Paix fut fondée en 1644 par les Espagnols qui la nommèrent Valparaiso (Vallée de délices) sur l’ancienne résidence d’un lieutenant du Cacique du Marien. [do apr 25/07/2007 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6242

Haïti : le gouvernement appelé à agir pour obtenir les millions de Duvalier bloqués en Suisse

mercredi 25 juillet 2007
P-au-P, 25 Juil. 07 [AlterPresse] --- Des Organisations non gouvernementales (Ong) et réseaux suisses, dont la Plate-forme Haïti de Suisse (Pfhs), ont adressé ce 24 juillet 2007 une correspondance au premier ministre haïtien, Jacques Édouard Alexis, pour inciter son gouvernement à entreprendre des actions en vue de récupérer la fortune des Duvalier en Suisse.
Ces organisations souhaitent « la pression de la société civile » pour « encourager le gouvernement haïtien à agir », tandis que « nos pressions en Suisse ont poussé nos autorités à se pencher plus sérieusement sur cette question des fonds Duvalier et plus généralement sur la question des fonds illicites », souligne une note transmise à l’Agence AlterPresse.
Au mois de mai 2007, les autorités helvétiques avaient annoncé, pour le début du mois de juin, la restitution d’environ 7,6 millions de francs à l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier (1971-1986 / héritier de son père François, arrivé au pouvoir en 1957), en raison d’une lacune de la législation de la Suisse.
A présent, les organisations suisses espèrent « une mesure spéciale et urgente, pour autant que le gouvernement haïtien agisse de son côté ».
Jean-Claude Duvalier est accusé de détournement de plus de 100 millions de dollars, transférés en partie dans des banques suisses. [do gp apr 25/07/2007 07:30]

Sources: http://www.alterpresse.org/spip.php?article6239
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Sélection Haiti U17...Peterson Joseph : "Nous ne pouvions pas faire mieux"

Deux défaites après un nul prometteur face à l'Argentine, la sélection nationale des moins de dix-sept ans à complètement raté le coche aux XVe Jeux Panamericains de Rio en football. Pour Le Nouvelliste, le capitaine Peterson Joseph revient sur les causes de cet échec.


Le Nouvelliste : Comment s'est passé le tournoi au Brésil ?
Peterson Joseph : Assez bien. Nous avons perdu deux fois mais je pense que c'est bon pour nous. Nous croyons que cela va nous permettre de réparer les erreurs commises et corriger ce qu'il faudra corriger pour une meilleure phase finale de coupe du monde. Car une coupe du monde n'est pas une mince affaire et nous devons la réussir.

LN : Mais après le nul contre l'Argentine vous vous êtes laissés battre par la Colombie. Qu'est-ce qui s'est passé ?

PJ : La Colombie avait aligné des gens de moins de vingt ans et de moins de vingt trois ans dans la compétition tout comme la Jamaïque. Ce sont des joueurs costauds qui, physiquement, nous étaient nettement supérieurs. Nous avons fait tout ce que nous pouvions mais leur physique a eu le dessus

LN : Mais 0-4 contre la Jamaïque c'est difficile à avaler ?
PJ : Contre la Jamaïque c'est une autre histoire. Il y avait quelques problèmes au sein de l'équipe. Le Comité Olympique nous avait promis des choses et il n'a pas tenu sa promesse. Dans la soirée du vendredi, nous avions pris la résolution de ne pas disputer la rencontre, mais nous avons jugé que cela ne ferait pas honneur au pays et nous nous sommes finalement alignés contre la Jamaïque. Cependant, le coeur n'y était pas d'autant que nous avons été au lit à 3h du matin le samedi de la rencontre. Nous ne pouvions pas faire mieux.

LN : Depuis la qualification de l'équipe, vous n'avez eu que des nuls et des défaites cela ne va pas perturber le groupe pour la phase finale de la Coupe du monde ?
PJ : Une coupe du monde c'est autre chose. Les joueurs seront au Ranch demain et une réunion de travail est prévue. Il nous faut une motivation particulière pour la Coupe du monde, car, nous ne pouvons pas nous permettre de rater ce grand rendez-vous. Je pense qu'une rencontre avec les dirigeants est nécessaire, ainsi, nous pourrons aborder la phase finale dans de meilleures conditions.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46466&PubDate=2007-07-26
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Révocation ou démission..(De Monsieur Armelio Garcia sélectionneur de La Sélection Haïtienne de Football)

Sept mois après avoir mené la sélection nationale haïtienne de football vers les sommets, le sélectionneur cubain de cette formation, Luis Armelio Garcia a décidé de jeter l'éponge, selon certains ou démis de ses fonctions selon d'autres. On retiendra seulement qu'il ne coachera pas l'équipe face au Boca Juniors le 28 juillet prochain.
Le sélectionneur cubain de l'équipe nationale haïtienne de football, Luis Armelio Garcia, ne sera pas reconduit dans ses fonctions » a laissé entendre le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves « Dadou » Jean- Bart, dans un entretien accordé au Nouvelliste ce mercredi.
« Nous souhaitions reconduire Monsieur Armelio dans ses fonctions et nous avons même fait des efforts à tous les niveaux pour répondre à ses exigences et le conserver mais le problème c'est qu'il devient trop exigeant. Il est impossible de construire un budget pour lui car on ne sait jamais quelles seront ses exigences prochaines dans la mesure où il exige toujours des sommes parallèles à son salaire officiel » a-t-il ajouté.

« Quand nous l'avons fait venir en Haïti nous nous étions entendus sur un salaire mensuel fixe, plus le logement et la nourriture. Depuis, il nous a exigé une maison plus spacieuse coûtant le double de la somme prévue à cette fin, il nous fait des exigences économiques imprévisibles ce qui nous met dans une situation de tension constante en rapport avec ses prochaines exigences » continue-t-il.

« Ce n'est pas la Fédération qui refuserait de reconduire M. Armelio dans ses fonctions », a pour sa part rétorqué le responsable des sélections et Vice- Président de la Fédération, Julio Cadet. « C'est de préférence M. Armelio qui refuse de continuer. Dans un premier temps, nous lui avons fait une proposition, il a d'abord accepté avant de se rétracter par la suite. Nous nous sommes réunis avec lui une seconde fois. Nous avons à nouveau étudié ses nouvelles exigences et lui avons fait une seconde proposition qui lui paraissait acceptable avant de l'entendre annoncer que nous ne l'entendions annoncer son départ alors qu'il est sous contrat avec nous jusqu'au 31 juillet », a fait savoir M. Cadet.

Interrogé sur les propositions de la Fédération à M. Armelio, le vice-président de la FHF a révélé qu'elles portaient sur cinq mille dollars américains le mois plus une nouvelle voiture dont les frais mécaniques seraient à la charge de la Fédération sans omettre le logement et la nourriture qui étaient déjà aux frais de la Fédération. Monsieur Armélio accepterait de renouveler son contrat à condition de percevoir son salaire annuel à la signature du contrat, ce que la Fédération est incapable de satisfaire.

« Nous lui avons proposé de lui payer 40% du salaire annuel à la signature du contrat et nous étions prêts à lui verser 50% et de lui verser la différence en deux versements mais il a tout simplement abandonné la réunion et ce matin j'ai entendu qu'il a annoncé son départ vendredi alors que la sélection joue samedi » assure Julio Cadet.
« Monsieur Armélio exige en plus de percevoir vingt pour cent des rentrées brut de la sélection nationale de football durant la durée de son contrat » ajouté Monsieur Jean- Bart.
Ce ne sera pas Armelio qui dirigera le match qui opposera la sélection nationale contre le Boca Juniors samedi. Il devait normalement être sur le banc en tant que sélectionneur national mais il a fait savoir qu'il n'ira pas alors qu'il est encore sous contrat » a déclaré le président Yves Jean- Bart.

« Le sélectionneur adjoint Wilner Etienne officiera samedi comme entraîneur face au Boca Juniors » assure M. Julio Cadet.
« Nous n'avons rien encore communiqué à notre sponsor officiel, dans la mesure où M. Armelio ne nous a pas dit officiellement qu'il ne sera pas avec nous. Par contre, s'il nous demandait de garder Armelio, il devrait tout simplement nous donner les moyens pour le faire et nous en serions bien contents » a-t-il conclu.

Par téléphone ce mercredi, il ne nous a pas été possible d'entrer en contact avec l'entraîneur Armelio.

Enock Néré
nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46601
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Ceci mérite un commentaire…
Difficile de garder et faire montre d’une certaine objectivité quand on analyse à distance et surtout à partir des « oui-dires » une situation ou un évènement déterminé. Nous avons suivi sur les ondes de Caraïbes FM au cours du carnet sportif d’il y a quelques jours une intervention de l’entraîneur de la sélection Haïtienne de football qui faisait était de ses divergences avec les instances de la FHF (Fédération Haïtienne de Football) ce qui laissait augurer un départ précipité (4 jours avant la fin de son contrat) du pays.
Personnellement je sentais que cela ressemblait de loin à la chronique d’un divorce annoncé.
Aujourd’hui le football brasse beaucoup de dollars. Et on peut comprendre que le Professeur Armélio Garcia puisse avoir d’autres prétentions. Prétentions justifiées dans la mesure ou il peut faire valoir les bons résultats obtenus avec la sélection Haïtienne sacrée championne de la Caraïbe.
Cependant il est déplorable encore une fois, que l’on soit obligé d’arriver au constat que l’activité footballistique un produit potentiellement exportable et exploitable chez nous soit encore et toujours à l’image du pays.
Le professeur Armelio Garcia aurait réclamé un salaire de 100.000 dollars américains. Nous ne sommes pas certains que la Fédération Haïtienne de Football puisse disposer d’une telle somme.
Une des supposées exigences du sélectionneur serait la perception de « 20% des rentrées brut de la sélection nationale durant la durée de son contrat ». IL faut reconnaître que c’est la première fois que l’on entend mentionner des clauses de cette caractéristique dans un contrat d’entraîneur. On peut imaginer un système qui se rapprocherait au système de prime de match perçu par les joueurs mais de là a réclamer un pourcentage des entrées on avoue que c’est louche !
Il faut penser que le Professeur, imbu et conscient des limites en ressources de la fédération ait voulu placer la barre très haut de façon à justifier son départ vers des cieux plus cléments. C’est sans doute son droit !
Si jamais Monsieur Armelio Garcia, sélectionneur national d’Haïti devrait confirmer son départ nous ne voulons même pas imaginer le cyclone de l’instabilité – pour rester à la mode et suivre l’air du temps ! - qui va se déverser sur le football haïtien !
Comme amant du ballon rond, il nous arrive trop souvent de nous mettre à rêver. Celui qui a dit « le pays des chimères, (pas les chimères aristidiennes s’il vous plaît !) est le seul qui mérite d’être habité » n’avait pas cru si bien écrire. Cependant quand nous sommes rattrapés par cette dure cruelle et sans pitié réalité. Nous retombons très fort sur le coccyx et ça fait très mal.
Nos rêves de participation au mondial 2010, 2014, 2018 resteront placardés là ou l’on garde nos illusions vouées à la perdition avant même leur gestation !
Nous n’avons pas les moyens de ns aspirations !
JJ 27/07/07

Haïti veut tenir sa promesse... (Education pour tous!)

Le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle a lancé officiellement le projet de « Stratégie nationale d'Action pour l'Education pour tous». Ce projet, d'après le ministre Gabriel Bien-Aimé, vise à scolariser 500.000 enfants défavorisés d'ici à 2015.
« Lorsqu' un enfant ne va pas à l'école, cela doit interpeller la conscience de tout le monde. L'éducation pour tous, c'est l'affaire de tous ». Par ces propos, le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Gabriel Bien-Aimé a lancé le projet de la « Stratégie nationale d'Action pour l'Education pour tous, SNAEPT » à l'hôtel Le Plaza, le mercredi 25 juillet 2007.

Ce projet vise la scolarisation de 500.000 enfants défavorisés tenus jusqu'à date en dehors du système éducatif. D'après le directeur de la cellule de pilotage du Plan national d'éducation et de formation (PNEF), M. Creutzer Mathurin, il comporte deux volets fondamentaux: l'augmentation de l'accès à l'école des enfants de 6 à 12 ans et l'amélioration de la qualité de l'éducation de base; le renforcement du partenariat en éducation et la gouvernance du secteur éducatif.

Financé à hauteur de 35 millions de dollars par la Banque Mondiale et la Banque de Développement de la Caraïbe, ce projet dont la première phase sera coordonnée par Kénold Moreau, un ancien directeur général du ministère, s'échelonnera sur une période de 3 ans. Il répond à un engagement de l'Etat haïtien au Forum international de l'éducation tenu à Dakar en 2000.

La SNAEPT constitue un ensemble d'actions articulées autour de la problématique de l'éducation pour tous en vue d'apporter des réponses appropriées et efficaces aux problèmes persistants de l'éducation. Elle vise à permettre à notre système éducatif d'atteindre d'ici à 2015 les objectifs définis à Dakar afin de contribuer au développement de notre société et à l'épanouissement de la population.

Selon M. Gabriel Bien-Aimé, ce projet permettra au MENFP d'encadrer les parents afin de rendre moins lourd le fardeau de la scolarité. Tout en remerciant les partenaires de la Banque mondiale, de la Banque de Développement de la Caraïbe et tous ceux qui ont contribué à rendre effectif ce projet, le ministre Bien-Aimé donne la garantie que le MENFP va travailler à une gestion transparente et efficace afin d'attirer d'autres bailleurs de fonds. « La scolarisation pour tous est un combat de longue haleine, tous les secteurs de la vie nationale y compris la diaspora doivent s'impliquer », a-t-il conclu.

De son côté, le représentant de la Banque mondiale en Haïti, M. Mathurin Gbetibou, se dit heureux d'accompagner l'Etat haïtien, via le MENFP, dans ce noble projet. « L'éducation est la base d'un Etat stable et démocratique », a indiqué M Gbetibou. Il a informé que le projet de l'éducation pour tous est né suite à une demande du président de la République, René Préval, lors d'une visite à la Banque mondiale. « Nous avons répondu avec enthousiasme, et nous sommes ensemble pour un long parcours, car le pari est de taille », a ajouté M. Mathurin Gbetibou au cours de cette cérémonie à laquelle ont pris part des cadres supérieurs du ministère et des représentants d'organismes nationaux et internationaux.

Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46594&PubDate=2007-07-25
Version traduite en espagnol disponible sur Haïti Crema Y Nata

Le lignite, alternative (au charbon de bois) oubliée... ressuscitée ( contre la déforestation en Haïti)


Le gisement de lignite de Maïssade est estimé à 9 millions de tonnes métriques. Connu depuis 1980, ce charbon fossile qui constitue une alternative au charbon de bois, mais oubliée est en passe d'être ressuscité.
Le lignite est un charbon fossile. Véritable alternative au charbon de bois, on le trouve à même le sol à Maïssade, une commune du Plateau Central.
Composé de 70 % de carbone, ce gisement de couleur noir ou brun est estimé à 9 millions de tonnes métriques. Sa teneur en souffre est cependant importante, selon des experts allemands l'ayant analysé en 1980, pour le compte de l'USAID.
Selon le ministre de l'Environnement Jean Marie Claude Germain, des discussions sont en cours entre des entrepreneurs haïtiens et étrangers en vue d'exploiter le lignite de Maïssade.
L'idée est de monter une usine de briquetage de lignite en Haïti afin d'offrir une alternative au charbon de bois, explique-t-il.
« La zone métropolitaine, à elle seule, consomme 60 % de charbon », ajoute le ministre.
« Une fois l'alternative offerte, des dispositions seront prises pour bloquer le commerce de charbon. Sur les routes et dans les ports de cabotage, des mesures coercitives seront prises contre les contrevenants », prévient M. germain.
« Sans la reforestation ou le reboisement des 30 bassins versants stratégiques, le pays est appelé à disparaître », indique-t-il comme pour attirer l'attention sur la nécessité d'agir rapidement.
Selon Jean Marie Claude Germain, le lignite offre effectivement une bonne alternative énergétique afin de réduire la pression sur ce qui nous reste de forêt.
A l'instar d'un relationniste, il convainc, en argumentant sur les mérites du briquetage.
« Avec une briquette de lignite, on a quatre heures de cuisson. Et une briquette devra coûter entre 10 et 15 gourdes. Un avantage par rapport à la marmite de charbon de bois qui coûte 25 gourdes », argumente-t-il.
S'agissant du réchaud, il devra coûter autour de 500 gourdes, poursuit le ministre qui voit aussi un moyen d'exploiter l'argile du Plateau Central.
« Le foyer de ce réchaud est en argile et l'argile se trouve, lui aussi, à profusion dans plusieurs communes du département du Centre », clame-t-il.
Une bonne gestion de l'environnement doit être le corollaire de la démarche de réduction de la pauvreté, fait-il valoir.
Jean Marie Claude Germain, qui plaide en faveur d'une action intelligente impliquant tous les secteurs de la vie nationale pour la réhabilitation de l'environnement, dit souhaiter que l'on ait à l'esprit la relation intime existant entre pauvreté et environnement.
Une relation qui n'a pas été faite, 27 ans après, dans ce pays au potentiel inexploité où l'on verse des larmes de crocodile sur les 2000 morts des Gonaïves suite au passage de la tempête Jeanne. Une tempête dont les dégâts ont été estimés à 10 milliards de gourdes, soit 265 millions de dollars américains.
L'exemple du lignite de Maïssade, une alternative au charbon de bois, connue, oubliée, est un bon exemple.
Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on, pour se donner bonne conscience.

Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46557&PubDate=2007-07-25

Version espagnole disponible sur http://haiti’crema-y-nata.blogspot.com
Roberson Alphonse
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Ceci mérite un commentaire :
Ce serait ne pas faire honneur au Nouvelliste et à son journaliste que de commencer par dire que cet article revêt une importance capitale dans la conjoncture… actuelle ( ?) de toujours (la déforestation ne datant pas d’aujourd’hui !).

Il reste néanmoins inconcevable que dans la logique de la résolution des problèmes écologiques extrêmement graves que confronte Haïti qu’un programme visant a stopper net la taille et la coupe des arbres ne soit pas appliqué de façon énergique et compulsive.

Oui, les réponses sont toujours les mêmes, un état qui a fui ses responsabilités pour se prostituer aux intérêts –toujours les mêmes- d’un groupe. Il faudrait, oui il faudrait bien qu’un jour que cela s’arrête et ceci à n’importe quel prix car il y va de la survie de la nation.

Ceci pourrait donner des idées aux volontaires désireux de résoudre un problème ponctuel avec des solutions efficaces et durables.
La diaspora française, organisée comme il faut, selon les nouvelles orientations de la politique extérieur du gouvernement du Président Sarkozy pourrait porter une valeureuse contribution dans ce domaine !