Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 19 décembre 2012
Le gouvernement haïtien et la communauté́ humanitaire lancent le plan d’action humanitaire 2013
Port-au-Prince, 18 décembre 2013. Le gouvernement haïtien et la communauté́ humanitaire ont lancé ce mardi, le Plan d’action humanitaire (PAH) pour répondre aux besoins humanitaires critiques non couverts de plus d’un million de personnes identifiés comme étant les plus vulnérables.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés dans le pays au cours des dernières années, le PAH 2013 identifie un certain nombre de besoins humanitaires résiduels qui doivent être adressés. Il s’agit notamment des préoccupations croissantes au sujet de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle; de la persistance des flambées de choléra localisées et la situation des familles déplacées dans les camps.
« Notre pays s’est relevé de manière remarquable de la tragédie de 2010. Merci à la force et l’engagement de notre population et à l’appui des partenaires humanitaires, plus de 77% des personnes déplacées ont pu quitter les camps et commencer à mener une vie normale. Nous avons également réussi à enrayer la propagation du choléra et minimiser ses effets sur la vie de la population. Haïti poursuit donc son chemin vers le développement durable. Pourtant, nous reconnaissons que des millions de personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants font face à des besoins critiques vitaux. Nous devons adresser ces besoins», a déclaré Rose-Anne Auguste, ministre déléguée au près du Premier ministre chargée des Droits humains et de la lutte contre la Pauvreté.
Environ 2 millions de personnes vivent actuellement en insécurité alimentaire. La vie des populations les plus vulnérables – les femmes, les enfants, les mères allaitantes – est menacée si elles ne sont pas assistées. En outre, la recrudescence de l’épidémie de choléra dans des régions éloignées qui pourrait affecter environ 118.000 personnes en 2013 préoccupe le gouvernement haïtien et la communauté humanitaire. Les 358.000 personnes qui vivent encore dans des camps confrontés à une détérioration des conditions de leurs vies sont encore en attente d’une assistance humanitaire.
«Les autorités nationales et les acteurs humanitaires ont travaillé sans relâche au cours des trois dernières années pour aider le gouvernement haïtien à répondre aux besoins fondamentaux des populations les plus vulnérables. Ensemble, nous avons parcouru un long chemin et avons fait des progrès significatifs. Toutefois, ces progrès sont toujours associés à des nouveaux défis. La sécheresse, la tempête Isaac et l’ouragan Sandy ont laissé des millions de personnes à travers le pays avec moins de nourriture, moins d’emplois et moins de terres pour travailler. Nous devons les aider à se rétablir. Si nous n’agissons pas, une grande partie de ce qui a été accompli à ce jour peut être perdu et beaucoup d’innocents en souffriront », a déclaré M. Nigel Fisher, coordonnateur de l’action humanitaire en Haiti.
Le PAH 2013 propose un paquet minimum d’activités pour répondre à ces priorités. 144 millions de dollars USD sont nécessaires pour la mise en œuvre de ce cadre d’actions stratégiques visant à assister plus d’un million de persones et adresser particulièrement le problème de l’insécurité alimentaire.
L’écart de financement entre les besoins humanitaires et l’aide des donateurs n’a cessé de croître. En 2012, seulement 42% des besoins les plus urgents de financement ont été pris en compte. Le PAH 2013 a été conçu pour se concentrer sur les besoins les plus critiques. Les coûts sont établis pour refléter le minimum que nous devons utiliser pour venir en aide aux plus démunis, et en complément des initiatives visant le développement à long terme en cours.
«Aujourd’hui, nous lançons conjointement ce cadre d’actions stratégique pour adresser rapidement et efficacement les besoins des couches les plus vulnérables en 2013. Nous appelons les partenaires humanitaires à maintenir leur appui à Haïti et à son peuple. Un désengagement prématuré en termes de financement de l’action humanitaire en Haiti en 2013 mettera en péril les resultats atteints comme par exemple les mécanismes de reponse aux urgences déjà mis en place et pourrait aggraver les crises actuelles », a conclu M. Fisher
Pour plus d’informations, veuillez contacter:
George Ngwa Anuongong, Chef, Section communication, Tél. (509) 3702 5192, E-mail: ngwaanuongong@un.org
Gary Bodeau, conseiller en communication (Bureau du premier ministre), Tél. (509) 4411 1111, E-mail : garybodeau@hotmail.com
Les bulletins humanitaires d’OCHA sont disponibles sur www.haiti.humanitarian.info
www.unocha.org
www.reliefweb.int
http://minustah.org/?p=39351
Haïti-Conjoncture : Martelly revient, Lamothe s’en va, et état d’urgence à tout-va
P-au-P, 17 déc. 2012 [AlterPresse] --- Alors que le pays est placé sous état d’urgence depuis le passage de l’ouragan Sandy (du mercredi 23 au vendredi 26 octobre 2012), le chef de l’État Joseph Michel Martelly et le chef du gouvernement Laurent Salvador Lamothe maintiennent leur mode de gestion : multiplier les déplacements à l’étranger, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Lamothe a pris l’avion, le vendredi 14 décembre 2012, en direction du Vietnam (Asie du Sud-Est), où il doit passer 4 jours.
Ce déplacement arrive environ 72 heures après le retour de Martelly au pays. Ce dernier avait effectué une visite de 3 jours (5 au 8 décembre 2012) au Japon (Asie de l’Est).
Dynamiser les relations entre les Haïti et le Vietnam est le principal objectif, avancé par le premier ministre concernant son voyage.
Il annonce également la signature de quelques accords.
Pas d’urgence pour l’état d’urgence
Le chef du gouvernement a sollicité, le jeudi 13 décembre 2012, le report d’une convocation de la commission de finances au sénat haïtien .
Cette commission sénatoriale avait appelé le chef du gouvernement à rendre compte des 5 milliards de gourdes (estimées à150 millions de dollars américains), montant alloué officiellement à la relance agricole et à la réhabilitation des infrastructures abritant des services sociaux de base, après le passage de Sandy.
Laurent Lamothe a laissé comprendre qu’il n’aurait pas assez de temps pour préparer son intervention.
Un fait, qui fâche certains sénateurs, en particulier le président de la commission de finances Jocelerme Privert (parti Inite, Nippes / Sud-Ouest) qui estime « inacceptable » l’incapacité de l’administration Martelly / Lamothe à dresser un bilan, près de 2 mois après les dégâts provoqués par la tempête Sandy.
Des membres de la diaspora haïtienne questionnent l’équipe au pouvoir
Des Haïtiens, regroupés sous le nom de « Perspectives haïtiennes », au Nord de Miami (North Miami, États-Unis d’Amérique) ont profité du passage de Martelly, le lundi 10 décembre 2012, pour dénoncer la gestion - qu’ils qualifient d’opaque - de l’argent prélevé, depuis mai 2011, sur la diaspora (frais sur les appels et les transferts d’argent vers Haïti…).
Sans une loi-cadre, la présidence a instauré, en mai 2011, un fonds dénommé " fonds national pour l’éducation (Fne)", où aboutissent ces taxes.
A date (décembre 2012), aucun rapport transparent n’est venu éclaircir l’opinion sur l’utilisation faite de ce fonds par l’actuelle administration politique.
Michel Martelly continue toutefois d’inviter les Haïtiens, résidant en terre étrangère, à investir en Haïti.
En attendant, la Bid subventionne …
Cinquante (50) millions de dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui) pour le renforcement du système éducatif haïtien et 17 millions pour encourager l’investissement, sont, respectivement, les montants récemment annoncés et approuvés par la banque interaméricaine de développement (Bid) dans le cadre d’une subvention à Haïti.
Les conditions exactes de cet apport ne sont pas communiquées.
Parallèlement, la croissance économique pour Haïti en 2012 est de 2.5 %, d’après les conclusions d’une récente publication de la commission économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (Cepalc).
Gare à une éventuelle crise alimentaire
Une récente étude, conduite par des chercheurs brésiliens en sciences sociales, attire l’attention sur le risque d’un manque important d’aliments dans certaines zones rurales des départements du Nord, de l’Ouest et de la Grande Anse (Sud-Ouest), à cause de la dévastation de la production agricole par les dernières catastrophes naturelles (intempéries) enregistrées.
Un échantillon de 1,355 personnes a été choisi dans le cadre de cette enquête, baptisée « après la tempête, l’arrivée de la crise alimentaire ».
Athena Kolbe, Robert Muggah et Marie Puccio sont les chercheurs brésiliens, ayant initié ce travail.
Le gouvernement et le Pam veulent pérenniser le programme de cantine scolaire
Le premier ministre Laurent Lamothe et la directrice en Haïti du programme alimentaire mondial (Pam), Myrta Kaulard, ont paraphé, le jeudi 13 décembre2012, un mémorandum d’accord pour une poursuite des programmes d’assistance alimentaire aux écoles.
Cette initiative vise essentiellement l’augmentation de la quantité de plats, offerts aux élèves quotidiennement, et la mise en œuvre d’une politique nationale de cantine scolaire.
Rien n’est précisé sur l’utilisation des produits agricoles nationaux dans les programmes de cantine scolaire pour les écolières et écoliers haïtiens.
Godson Orélus, définitivement installé à la tête de la police nationale
C’est finalement le jeudi 13 décembre 2012 que Godson Orélus a pris officiellement les commandes de l’institution policière, après avoir été ratifié, le jeudi 30 août 2012, par le sénat, suite à sa désignation, le 15 juin 2012, par le président Martelly, pour remplacer Mario Andrésol à la tête de la police nationale d’Haïti (Pnh).
Affirmant être bien conscient des problèmes, auxquels sont confrontés les agentes et agents de police, Orélus (installé ad intérim le 20 août 2012) promet de travailler à l’amélioration de leur situation.
Insécurité : toujours pas le bout du tunnel
Les cas de kidnapping continuent d’être enregistrés en Haïti, en décembre 2012, à un moment, pourtant, où les responsables de la police nationale parlent de démantèlement de grands réseaux de kidnappeurs.
Le dernier cas en date est celui d’une femme-médecin. Ceux, qui ont commis l’acte d’enlèvement, réclameraient une rançon de 300,000.00 dollars américains pour sa libération.
L’Onu voudraitaider à éradiquer le choléra en Haïti
Sans, jusqu’à présent, reconnaître officiellement l’implication de casques bleus népalais dans la propagation, à partir d’octobre 2010, de la maladie en Haiti - comme l’attestent plusieurs rapports d’investigation scientifique internationale -, le secrétariat général de l’organisation des Nations Unies a annoncé, le mardi 11 décembre 2012, l’opérationalisation d’un plan visant la prévention, le traitement du choléra sur l’île toute entière (Haiti et la République Dominicaine).
Une campagne de sensibilisation est aussi prévue dans la mise en œuvre de ce plan, estimé à 215 millions de dollars américains.
Quand les anciens présidents ont rendez-vous avec la justice
Initialement prévue pour le jeudi 13 décembre 2012, une séance d’audition de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, à la cour d’appel de Port-au-Prince, est reportée au jeudi 24 janvier 2013.
Il est question de faire la lumière sur tous les crimes commis sous le régime de Jean-Claude Duvalier.
Plusieurs plaintes sont déposées contre lui.
Des plaintes sont également déposées contre l’ancien chef d’État Jean-Bertrand Aristide par-devant la justice haïtienne.
Dans le cas d’Aristide, il est question d’exploitation financière que lui reproche particulièrement Sony Thélusma.
Sony Thélusma, dit « Ti Sony », a été, enfant, recueilli par l’ancien prêtre au foyer « lafanmi se lavi ».
Des avocats de Jean-Bertrand Aristide sont en train d’examiner la teneur de cette plainte, fait savoir un responsable de Fanmi Lavalas, le parti fondé par l’accusé.
Manifestation à l’occasion du 16 décembre
Comme annoncé tout au long de la semaine (allant du 9 au 15 décembre 2012), des organisations de base, liées au parti Fanmi Lavalas, ont manifesté, dans la capitale haïtienne le dimanche 16 décembre 2012 pour commémorer les 22 ans des élections qui avaient propulsé Jean-Bertrand Aristide au pouvoir, en 1990.
Cette manifestation a été dispersée par la police à coup de gaz lacrymogènes. 21 personnes (dont 14 hommes et 7 femmes) sont arrêtées.
La police nationale reproche à celles-ci d’avoir brisé des pare-brises d’environ une dizaine de véhicules qui se trouvaient sur le parcours de la manifestation.
Dans la mêlée, en solidarité avec les 21 personnes interpellées, le député de Delmas/ Tabarre, Arnel Bélizaire, s"est placé lui-même en garde à vue au commissariat de Port-au-Prince. [srh kft rc 17/12/2012 10:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13842
Haïti: l’ONU lance un appel à l’aide humanitaire
Par RFI
Près de trois ans après le séisme, Haïti est toujours confrontée à une crise humanitaire d'ampleur et, après les passages des cyclones Isaac et Sandy, une crise alimentaire menace le pays. Pour l'année 2013, l'ONU a lancé un appel à l'aide internationale à hauteur de 144 millions de $.
Nigel Fisher, coordonateur des affaires humanitaires à la Minustah, appelle la communauté internationale à financer les programmes d'urgence. « On estime maintenant que deux millions de personne, soit un Haïtien sur cinq, sont dans une situation d’insécurité alimentaire, explique-t-il. Il y a des programmes sur le long terme, comme pour la création d’emploi. Mais il y a vraiment une crise à laquelle on doit répondre. Il faut se focaliser sur le long terme mais ces risques, on ne peut pas les oublier. »
L'aide alimentaire, le relogement des sinistrés du séisme et la lutte contre le choléra sont les trois urgences prioritaires identifiées par l'ONU, qui espère que, cette année, les bailleurs internationaux vont répondre à l'appel. L'an dernier seul 40% des fonds demandés avaient été versés.
TAGS: HAÏTI - ONU
http://www.rfi.fr/ameriques/20121219-haiti-onu-lance-appel-aide-humanitaire
Près de trois ans après le séisme, Haïti est toujours confrontée à une crise humanitaire d'ampleur et, après les passages des cyclones Isaac et Sandy, une crise alimentaire menace le pays. Pour l'année 2013, l'ONU a lancé un appel à l'aide internationale à hauteur de 144 millions de $.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Plus de 350 000 sinistrés du séisme survivent encore dans des camps de fortune et l'aide internationale est vitale pour répondre à leurs besoins urgents. Mais comme les récoltes ont été détruites par les cyclones, les populations rurales sont elles aussi menacées par la faim.Nigel Fisher, coordonateur des affaires humanitaires à la Minustah, appelle la communauté internationale à financer les programmes d'urgence. « On estime maintenant que deux millions de personne, soit un Haïtien sur cinq, sont dans une situation d’insécurité alimentaire, explique-t-il. Il y a des programmes sur le long terme, comme pour la création d’emploi. Mais il y a vraiment une crise à laquelle on doit répondre. Il faut se focaliser sur le long terme mais ces risques, on ne peut pas les oublier. »
L'aide alimentaire, le relogement des sinistrés du séisme et la lutte contre le choléra sont les trois urgences prioritaires identifiées par l'ONU, qui espère que, cette année, les bailleurs internationaux vont répondre à l'appel. L'an dernier seul 40% des fonds demandés avaient été versés.
TAGS: HAÏTI - ONU
http://www.rfi.fr/ameriques/20121219-haiti-onu-lance-appel-aide-humanitaire
lundi 17 décembre 2012
DES FORFAITS VACANCES EN HAITI
De nouveaux forfaits vacances en Haïti, combinant plages, nature, musées et sites historiques, seront offerts cet hiver par Transat au départ de Montréal.
À compter du 23 janvier 2013, les voyageurs pourront s'envoler
pour une expérience de sept jours à la découverte de la capitale,
Port-au-Prince, et de la côte des Arcadins, en compagnie de guides locaux. Ils
seront logés dans des hôtels en formule deux repas par jour.
Transat devient le premier grand voyagiste canadien à offrir de
tels forfaits dans ce pays voisin de la République dominicaine, sur l'île
d'Hispaniola.
«Nous avons développé un produit novateur et différent qui
s'inscrit dans notre volonté de proposer des voyages vacances centrés sur
l'authenticité, la culture et la nature», a expliqué Annick Guérard, directrice
générale de Transat Tours Canada, dans un communiqué.
Le voyagiste s'est associé avec le ministère du tourisme haïtien
pour créer ces nouveaux voyages. «Le tourisme est un moteur de développement
socio-économique de premier ordre. Comme Transat, qui œuvre pour un tourisme
plus durable, nous souhaitons que ce développement se fasse de manière
responsable et intégrée, en tenant compte des besoins de la population et de la
protection de l'environnement», a déclaré Stéphanie Balmir Villedrouin,
ministre du Tourisme en Haïti.
«Notre pays a tout le potentiel voulu pour reconquérir le cœur
de voyageurs internationaux, en particulier des Canadiens, qui ont toujours
fait preuve d'une grande solidarité avec Haïti», a-t-elle ajouté.
Les forfaits vacances en Haïti se retrouveront parmi les offres
hivernales de Vacances Transat. Des séjours balnéaires de quatre jours
s'adressant notamment aux gens rendant visite à leurs proches haïtiens seront
aussi proposés.
Air Transat assure déjà une liaison hebdomadaire entre Montréal et
Port-au-Prince. http://fr.canoe.ca/voyages/nouvelles/archives/2012/12/20121217-154841.html
Haïti :
Funérailles émouvantes de trois jeunes tués par balle aux Gonaïves
lundi 17 décembre 2012
Correspondance
Exalus MergenatGonaïves, 17 déc. 2012 [AlterPresse] --- Les funérailles de trois jeunes tués par balle aux Gonaïves ont été chantées le samedi 14 décembre 2012 en la cathédrale du souvenir Saint Charles Borromée de cette ville, constate l’agence en ligne AlterPresse.
Rootchy Magène, 22 ans, et Rony François, 24 ans, ont été abattus par des bandits armés dans la nuit du 27 au 28 novembre dernier à leur domicile.
Un autre jeune, Kempès Charlot, grièvement blessé, a rendu l’âme à l’hôpital St Nicolas de Saint-Marc où il a été transporté pour recevoir des soins.
Des milliers de personnes, en majorité des jeunes écoliers en uniforme, ont assisté à ces obsèques qui ont été transformées en manifestation improvisée pour réclamer justice en faveur des victimes.
Cercueils à bout de bras, les manifestants (convoi funèbre) se sont rendus dans un premier temps à la prison civile des Gonaïves où sont incarcérés les présumés meurtriers de ces trois jeunes cousins qui vivaient sous le même toit.
Le convoi funèbre s’est rendu aussi en face du commissariat pour demander à la police d’arrêter d’autres personnes qui seraient impliquées dans ce triple meurtre.
Après avoir sillonné plusieurs rues de la ville, le convoi funèbre a abouti au cimetière des Gonaïves pour l’inhumation de ces trois jeunes.
Six personnes accusées dans l’assassinat de ces jeunes sont sous les verrous.
L’affaire a été déférée par devant le cabinet d’instruction. [em kft gp apr 17/12/2012 10:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13843
Les Québécois mettent l’épaule à la roue pour Haïti
Charles-Éric Blais-Poulin
Pour les Haïtiens, le vélo est plus qu’un moyen de
transport. Véritable outil de travail et de développement économique, la
bicyclette laisse tranquillement sa trace dans le nord d’Haïti. Et si ce sont
des Québécois qui ont donné la première poussée, les Haïtiens tiennent
maintenant les guidons d’une culture en pleine expansion.
Tout a commencé en 2006. Lassés de savoir que les femmes et
fillettes haïtiennes transportaient sur leur tête des charges inhumaines,
Mercier Pierre-Louis et les membres du Carrefour d'entraide et des retrouvailles
du Cap-Haïtien (CENTRECH) ont imaginé l’implantation d’une nouvelle culture au
nord du pays : le vélo. Si les paysannes sont la colonne vertébrale de la
société haïtienne, celle-ci ploie sous le poids des objets transportés sur leur
tête : cruches d’eau, achats au marché, outillage, etc.
Pendant trois ans, l’organisme CENTRECH a acheminé des centaines
de bicyclettes pour soulager les femmes d’un poids immense. Le projet a démarré
sur les chapeaux de roue. « Sur le terrain, nous rêvions un peu. Il y avait des
vélos, mais les femmes n’étaient pas habilitées à les conduire », relate M.
Pierre-Louis, Haïtien d’origine et cofondateur de CENTRECH.
À la suite de ce constat, l’organisme n’a pas mis les freins à
l’aventure, mais a décidé de se réorienter. La culture du vélo s’implanterait
progressivement au Cap-Haïtien, mais cette fois, avec les jeunes aux commandes.
En 2010, un projet ambitieux est lancé : faire de la ville de Caracol la
première Vélo-Cité d’Haïti.
Deux initiatives voient le jour rapidement. La première, «
Entraide à vélo », vise à fournir des vélos munis d’un panier à des jeunes
Haïtiens. Chaque fin de semaine, ceux-ci parcourent la région pour aller
distribuer des bidons d’eau aux personnes âgées. La deuxième, « Le petit train
va loin », consiste à ajouter des remorques aux vélos, notamment pour que les
fillettes puissent transporter plus aisément les marchandises. « Nous voulions
montrer que le vélo n’était pas seulement un moyen de transport, mais aussi un
outil de travail » explique M. Pierre-Louis.
L’alphabétisation comme moteur de changement.
Édouard Archer
La petite communauté de Labrousse, dans le sud-ouest
haïtien, a décidé de prendre son destin en main. Grâce au travail acharné d’une
association locale, FODES-5, cet ensemble de villages à flanc de montages est
en voie de devenir un modèle de développement pour le pays tout entier. Savoir
lire et écrire le créole étant une condition indispensable au développement,
une ONG offre l’accès à une éducation de base à tous les adultes qui se
trouvent sur son territoire.
C’est la fin de la journée au complexe éducatif de Labrousse, une
petite commune située dans les hauteurs du sud-ouest de l’île d’Hispaniola,
dominée par les palmiers géants et entourée d’une végétation tropicale
luxuriante. Alors que les quelque 700 élèves sont partis depuis déjà plusieurs
heures, des voix s’échappent encore de l’une des salles de cours de l’école.
Les yeux rivés sur l’écran de télévision, une trentaine de personnes regardent
attentivement une scène entre un vendeur et un commerçant qui se déroule en
créole dans un marché haïtien. Dans l’assistance, des jeunes dans la vingtaine,
mais aussi des hommes et des femmes âgés de 60 ans et plus.
Tous viennent participer, trois jours par semaine, à cet atelier
d’alphabétisation organisé par la Fondation pour le développement économique et
social (FODES-5). « Les classes sont composées de paysans, de marchands, mais
il y aussi beaucoup de jeunes adultes qui ont dû quitter l’école trop jeunes »,
fait remarquer Marie-Josée Bouchereau, une coopérante fraîchement débarquée de
Montréal en septembre dernier. Bien que 82 % des enfants haïtiens sont
scolarisés, on estime que seulement 50 % d’entre eux terminent les six ans du
cycle primaire. Les frais de scolarisation élevés, la maladie d’un parent et,
dans les régions rurales, l’éloignement géographique sont les principales
causes de décrochage scolaire.
En cette journée de pluie diluvienne, Mme Bouchereau est venue
assister le formateur bénévole de l’association FODES-5, qui vient de recevoir
un financement de l’ONG québécoise Développement, Expertise et Solidarité
internationale (DÉSI) pour ses activités d’alphabétisation. La Québécoise
d’origine haïtienne a ce projet à cœur depuis qu’elle est venue travailler à
titre d’infirmière bénévole au centre de santé de Labrousse, situé à quelques
mètres de l’école, en 2009. Elle y animait des ateliers en santé maternelle.
L’or aux Cubains… le bronze aux Haïtiens
Cuba, la plus grande
des Antilles en superficie et en population, l’est aussi en football. Les
Cubains se sont désormais hissés sur le toit de la Caraïbe en remportant,
dimanche soir à Antigua & Babuda, la Coupe caribéenne des nations, aux dépens
de Trinidad & Tobago (1-0).
Pour l’île castriste, c'est une première : remporter la compétition la plus lucrative de la Caraïbe, au niveau des sélections. L’équipe cubaine a élimé celle d’Haïti en demi-finale, avant de venir à bout de Trinidad & Tobago (1-0) après prolongation.
Les Grenadiers (surnom de la sélection d’Haïti) qui revenaient d’une grève avant de s’incliner dans le duel des Grandes Antilles, ont pris la troisième de la compétition, en battant la Martinique (1-0 a.p) qui finit le podium. L’unique but de la rencontre a été marqué par Lionel Saint-Preux.
Les quatre meilleures équipes de la Coupe caribéenne des nations disputeront la Gold Cup 2013 aux États-Unis.
Pour l’île castriste, c'est une première : remporter la compétition la plus lucrative de la Caraïbe, au niveau des sélections. L’équipe cubaine a élimé celle d’Haïti en demi-finale, avant de venir à bout de Trinidad & Tobago (1-0) après prolongation.
Les Grenadiers (surnom de la sélection d’Haïti) qui revenaient d’une grève avant de s’incliner dans le duel des Grandes Antilles, ont pris la troisième de la compétition, en battant la Martinique (1-0 a.p) qui finit le podium. L’unique but de la rencontre a été marqué par Lionel Saint-Preux.
Les quatre meilleures équipes de la Coupe caribéenne des nations disputeront la Gold Cup 2013 aux États-Unis.
jeudi 6 décembre 2012
Transat pense offrir des forfaits vacances en Haïti
MARTIN JOLICOEUR . les affaires.com . 05-12-2012 (modifié le 05-12-2012 à 15:54)
Le voyagiste Transat A.T. évalue la possibilité d’ajouter Haïti sur la liste de destinations pouvant offrir des forfaits vacances aux touristes en quête de repos, a appris LesAffaires.com.
Une équipe de dirigeants de Transat s’est rendue dans les régions de Port-au-Prince et Jacmel le mois dernier pour y effectuer une visite de prospection de quatre jours. Lieux historiques, infrastructures hôtelières, ateliers d’artisanat et plages ont, entre autres, été visités.
«Nous pouvons confirmer que nous avons des discussions ouvertes avec les représentants du pays et que nous ne fermons pas la porte à une collaboration future pour des forfaits vacances», a répondu par courriel la porte-parole de Transat, Debbie Cabana.
Transat offre à l’année une liaison aérienne par semaine à Montréal, en direction et en provenance d’Haïti. En changeant d’appareil, le voyagiste a récemment accru sa capacité d’accueil de ces voyages, passant de 249 passagers (Airbus A310) par voyage à 345 passagers (A330).
Mais le voyagiste montréalais pense maintenant accroître d’un cran sa présence dans ce pays en offrant à sa clientèle de nouveaux tout-compris haïtiens. La dernière fois que la québécoise a tenté l’aventure date d’il y a 23 ans. À l’époque, l’initiative avait été menée par Multitour, devenue Vacances Transat, et avait été vite abandonnée, faute de demande.
Les choses pourraient cette fois se dérouler autrement, croit Transat, qui insiste tout de même pour dire qu’il serait «prématuré» de parler du lancement d’un tel nouveau forfait.
Sa porte-parole ajoute, par contre, que Transat serait prête «à appuyer la relance d’Haïti en tant que destination voyage lorsque les infrastructures touristiques nécessaires seront en place». Transat n’aurait aucune intention d’y construire elle-même un hôtel.
Aux représentants de l'hebdomadaire Haïti Libre, les représentants de Transat ont déclaré avoir rapporté à Montréal toute la ferveur de ceux qu’ils ont rencontrés durant leur séjour et qu’ils comptaient soumettre un «rapport positif» à la direction afin que le projet, espéré de part et d’autre, puisse voir le jour.
L’action de Transat AT se négociait aujourd'hui à 5,41$ à la Bourse de Toronto. Depuis trois mois, son titre a progressé de 1,75$ ou de 47,81%.
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/tourisme/transat-pense-offrir-des-forfaits-vacances-en-haiti/552021/2
Le voyagiste Transat A.T. évalue la possibilité d’ajouter Haïti sur la liste de destinations pouvant offrir des forfaits vacances aux touristes en quête de repos, a appris LesAffaires.com.
Une équipe de dirigeants de Transat s’est rendue dans les régions de Port-au-Prince et Jacmel le mois dernier pour y effectuer une visite de prospection de quatre jours. Lieux historiques, infrastructures hôtelières, ateliers d’artisanat et plages ont, entre autres, été visités.
«Nous pouvons confirmer que nous avons des discussions ouvertes avec les représentants du pays et que nous ne fermons pas la porte à une collaboration future pour des forfaits vacances», a répondu par courriel la porte-parole de Transat, Debbie Cabana.
Transat offre à l’année une liaison aérienne par semaine à Montréal, en direction et en provenance d’Haïti. En changeant d’appareil, le voyagiste a récemment accru sa capacité d’accueil de ces voyages, passant de 249 passagers (Airbus A310) par voyage à 345 passagers (A330).
Mais le voyagiste montréalais pense maintenant accroître d’un cran sa présence dans ce pays en offrant à sa clientèle de nouveaux tout-compris haïtiens. La dernière fois que la québécoise a tenté l’aventure date d’il y a 23 ans. À l’époque, l’initiative avait été menée par Multitour, devenue Vacances Transat, et avait été vite abandonnée, faute de demande.
Les choses pourraient cette fois se dérouler autrement, croit Transat, qui insiste tout de même pour dire qu’il serait «prématuré» de parler du lancement d’un tel nouveau forfait.
Sa porte-parole ajoute, par contre, que Transat serait prête «à appuyer la relance d’Haïti en tant que destination voyage lorsque les infrastructures touristiques nécessaires seront en place». Transat n’aurait aucune intention d’y construire elle-même un hôtel.
Aux représentants de l'hebdomadaire Haïti Libre, les représentants de Transat ont déclaré avoir rapporté à Montréal toute la ferveur de ceux qu’ils ont rencontrés durant leur séjour et qu’ils comptaient soumettre un «rapport positif» à la direction afin que le projet, espéré de part et d’autre, puisse voir le jour.
L’action de Transat AT se négociait aujourd'hui à 5,41$ à la Bourse de Toronto. Depuis trois mois, son titre a progressé de 1,75$ ou de 47,81%.
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/tourisme/transat-pense-offrir-des-forfaits-vacances-en-haiti/552021/2
L’évêque de la Guadeloupe a visité Haïti
Mgr Jean-Yves Riocreux, nouvel évêque de Basse-Terre (Guadeloupe), s’est rendu à Haïti, du mardi 27 au jeudi 29 novembre, à l’invitation des évêques du pays. Le signe de « liens renforcés » entre ces deux îles des Antilles, selon le nouvel évêque, qui atteste des liens « anciens » avec Haïti.
« J’avais souhaité me rendre dans ce pays, en réponse aux messages reçus au moment de ma nomination en juin », explique Mgr Riocreux, sensible à la présence de Mgr Romelus, évêque émérite de Jérémie lors de son installation, le 30 septembre. Mgr Riocreux, ancien évêque de Pontoise, a été nommé le 15 juin en Guadeloupe, après une délicate période de vacance épiscopale de quatre ans.
Les liens entre Haïti et la Guadeloupe sont en effet historiques. Parmi les 62 prêtres que compte son diocèse, 20 sont d’origine haïtienne, envoyés par les diocèses de Jérémie et Jacmel. « 40 000 Haïtiens travaillent et vivent en Guadeloupe, essentiellement sur l’île Saint-Martin », souligne l’évêque. Ces Haïtiens, qui représentent 10 % de la population guadeloupéenne, « prennent bien leur place dans la société et participent activement à la vie de l’Église », poursuit-il.
Durant ces deux jours, il a pu rencontrer les dix évêques haïtiens, dont le président de la conférence, Mgr Chibly Langlois, et l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Guire Poulard, ainsi que les supérieurs des prêtres haïtiens travaillant dans le diocèse de Basse-Terre.
« CONTINUER LES EFFORTS » POUR PORTER SECOURS À L’ÉGLISE D’HAÏTI
Au retour de sa visite, l’évêque français a appelé à « continuer les efforts » pour porter secours à l’Église d’Haïti, « cette Église-sœur qui a grand besoin de notre soutien en cette période de reconstruction », bientôt deux ans après le séisme qui a ravagé l’île, le 12 janvier 2010.
Le diocèse de Basse-Terre s’est impliqué très tôt dans l’aide à Haïti. Dès mars 2010, avec l’envoi d’une mission technique afin d’évaluer les besoins des diocèses et des congrégations religieuses avec qui cette Église entretient des relations de partenariats – spiritains, montfortains, rédemptoristes, ainsi que l’institut d’origine canadienne Voluntas Dei . Un an après la catastrophe, le diocèse avait apporté 194 000 € pour la reconstruction.
Parmi les difficultés auxquelles l’Église en Haïti doit faire face, Mgr Riocreux cite « les nombreux problèmes pastoraux liés à la reconstruction de la cathédrale de Port-au-Prince, de 13 églises détruites, ainsi que des écoles et du séminaire national. »
« Depuis la destruction du séminaire, les 117 séminaristes de théologie sont accueillis dans des conditions sommaires à Lilavois, dans la banlieue de Port-au-Prince. Ce séminaire provisoire se situe dans une vaste et belle propriété appartenant à l’Église : siège de la conférence épiscopale avec des bungalows pour les évêques. »
200 000 personnes sont mortes à cause du séisme. Parmi eux, un évêque, des prêtres et 15 séminaristes.
ADRIEN BAIL
http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/L-eveque-de-la-Guadeloupe-a-visite-Haiti-_NP_-2012-12-05-883999
« J’avais souhaité me rendre dans ce pays, en réponse aux messages reçus au moment de ma nomination en juin », explique Mgr Riocreux, sensible à la présence de Mgr Romelus, évêque émérite de Jérémie lors de son installation, le 30 septembre. Mgr Riocreux, ancien évêque de Pontoise, a été nommé le 15 juin en Guadeloupe, après une délicate période de vacance épiscopale de quatre ans.
Les liens entre Haïti et la Guadeloupe sont en effet historiques. Parmi les 62 prêtres que compte son diocèse, 20 sont d’origine haïtienne, envoyés par les diocèses de Jérémie et Jacmel. « 40 000 Haïtiens travaillent et vivent en Guadeloupe, essentiellement sur l’île Saint-Martin », souligne l’évêque. Ces Haïtiens, qui représentent 10 % de la population guadeloupéenne, « prennent bien leur place dans la société et participent activement à la vie de l’Église », poursuit-il.
Durant ces deux jours, il a pu rencontrer les dix évêques haïtiens, dont le président de la conférence, Mgr Chibly Langlois, et l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Guire Poulard, ainsi que les supérieurs des prêtres haïtiens travaillant dans le diocèse de Basse-Terre.
« CONTINUER LES EFFORTS » POUR PORTER SECOURS À L’ÉGLISE D’HAÏTI
Au retour de sa visite, l’évêque français a appelé à « continuer les efforts » pour porter secours à l’Église d’Haïti, « cette Église-sœur qui a grand besoin de notre soutien en cette période de reconstruction », bientôt deux ans après le séisme qui a ravagé l’île, le 12 janvier 2010.
Le diocèse de Basse-Terre s’est impliqué très tôt dans l’aide à Haïti. Dès mars 2010, avec l’envoi d’une mission technique afin d’évaluer les besoins des diocèses et des congrégations religieuses avec qui cette Église entretient des relations de partenariats – spiritains, montfortains, rédemptoristes, ainsi que l’institut d’origine canadienne Voluntas Dei . Un an après la catastrophe, le diocèse avait apporté 194 000 € pour la reconstruction.
Parmi les difficultés auxquelles l’Église en Haïti doit faire face, Mgr Riocreux cite « les nombreux problèmes pastoraux liés à la reconstruction de la cathédrale de Port-au-Prince, de 13 églises détruites, ainsi que des écoles et du séminaire national. »
« Depuis la destruction du séminaire, les 117 séminaristes de théologie sont accueillis dans des conditions sommaires à Lilavois, dans la banlieue de Port-au-Prince. Ce séminaire provisoire se situe dans une vaste et belle propriété appartenant à l’Église : siège de la conférence épiscopale avec des bungalows pour les évêques. »
200 000 personnes sont mortes à cause du séisme. Parmi eux, un évêque, des prêtres et 15 séminaristes.
ADRIEN BAIL
http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/L-eveque-de-la-Guadeloupe-a-visite-Haiti-_NP_-2012-12-05-883999
Haïti à la Conférence de Doha : II fallait agir hier, aujourd'hui il est tard
Allocution de Son Excellence Dr Jean Vilmond Hilaire Ministre de I'Environnement d'Haïti.
" Depuis quelques années, nous assistons avec impuissance comment notre pays est victime d'évènements climatiques qui annulent nos efforts de développement. A titre d'exemple, l'espérance de croissance pour l'année 2012 était de l'ordre de 7% au début de l'année, les intempéries d'octobre dernier additionnées aux mois de sècheresse nous font croire que notre croissance sera de moins de 2%.
Les désastres naturels à répétition causent des
pertes et des préjudices dont les effets sont incalculables. Ils constituent un
véritable frein aux efforts de développement que des états comme le notre sont
en train de déployer. Nos gouvernements doivent, chaque année consacrer leurs
maigres ressources qui devaient aller à des secteurs sociaux comme l'éducation,
la sante, le logement, l'eau potable, etc. à panser les plaies causées par ces
désastres qui ne sont autres que des conséquences directes du dérèglement
climatique. Nous n'avions pas attendu le Cyclone Sandy pour en sentir les
pincements. Nous le vivons chaque jour à travers notre incapacité à faire face
aux problèmes sociaux et, économiques de nos populations tels l'insécurité
alimentaire et le manque d'accès au service de base. Nous vivons aussi à
travers notre impatience de voir les promesses et engagements des pays amis se
concrétiser, et quand ils se concrétisent les coûts d'opérationnalisation sont
si élevés que la partie qui arrive véritablement dans nos communautés n'est que
des miettes. "
[COP18-climat]
Source : ONU
[COP18-climat]
Source : ONU
Haïti-Investissement : Le Bret s’inscrit en faux contre les déclarations de Forst
P-au-P, 5 déc. 2012 [AlterPresse] --- L’ambassadeur de la France en Haïti, Didier Le Bret, remet en question les affirmations de son compatriote Michel Forst, expert indépendant des Nations Unies pour Haïti, qui avait soutenu le 30 novembre 2012 que le pays ne réunit pas les « préalables » pour attirer les investissements étrangers, notamment ceux des français.
Après une visite d’évaluation de la situation des droits humains à la fin du mois de novembre, Michel Forst s’est dit inquiet et a souligné que l’irrespect des droits des gouvernés et la caducité des lois en ce qui a trait aux affaires en Haïti sont sources de blocage aux investissements de masse.
« C’est aux investisseurs français de se déterminer on ne va pas parler à leur place », réplique Didier Le Bret à un pool de journalistes, dont un reporter d’AlterPresse le 4 décembre, en marge d’une cérémonie publique.
« Il n’est pas nécessaire de réunir toutes les conditions à la stabilité, à la bonne gouvernance, à l’Etat de droit pour que les investisseurs viennent », ajoute le diplomate.
« Je n’ai pas d’inquiétude … ce n’est pas un bilan arrêté qui soit réellement la situation », dit-il.
Toujours selon les déclarations de Le Bret les entreprises ne semblent pas chercher « le lieu idéal » mais plutôt une « dynamique qui est actuelle, réelle et forte (en Haïti) » consistant essentiellement à avoir la volonté politique.
Le haut fonctionnaire français considère les investissements étrangers ou nationaux comme un catalyseur vers une stabilisation et la croissance.
De son côté le gouvernement haïtien ne cesse de répéter son crédo « Haïti is open for business », alors que les réponses à cet appel aux investissements semblent timides et la situation socio-politique n’est pas de tout repos. [srh kft gp apr 5/12/2012 9 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13782
Commentaires:
Quand les déclarations ne sont pas politiquement correctes elles perdent de l'importance pour certains ou certains secteurs. ceux qui savent lire et interpreter comprendront le positionnement de certains amis d'Haïti!
Haïti-Université : Marche étudiante pour le droit à la vie
Symbolisme du 5 décembre incompris à l’Ueh ?
A la Faculté des sciences humaines (Fasch), les organisations étudiantes Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (Akp), Sèk Gramsci et le Cercle d’études et d’intervention en travail social (Ceits) voient dans « Kore etidyan » une tentative de fouler aux pieds l’autonomie de l’Ueh.
P-au-P, 5 déc. 2012 [AlterPresse] --- A l’appel de la Commission provisoire interfacultaire (Cpi), quelques dizaines d’étudiants et d’étudiantes de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh) ont marché dans les rues de Port-au-Prince, ce 5 décembre 2012, date hautement symbolique à l’Ueh, en réclamant le respect du droit à la vie en Haïti et l’autopsie du corps de Damael D’Haïti, un étudiant assassiné.
Une grande banderole invite à « pote kole pou n batay kont enjistis, lavichè, ensekirite, move kondisyon etid ak kolera Minista (Appuyez la lutte contre l’injustice, la vie chère, l’insécurité, les mauvaises conditions d’études et le choléra de la Minustah) ».
Un étudiant, membre de la Cpi, précise au micro des journalistes que ce « paquet de revendications » renvoie au droit de vivre à côté des autres droits constamment bafoués au sein de la société haïtienne.
Sur certaines pancartes exhibées par les manifestants sont lus des slogans appelant à la reforme de l’Ueh, dénonçant « le kidnapping comme commerce des bourgeois » et exigeant justice pour des victimes, dont le professeur Jn Anil Louis-Juste, les étudiants Yourkens Leroy, Onald Auguste, Damael D’Haïti et le policier Walky Calixte.
Partie du campus de la Faculté de droit et des sciences économiques (Fdse) de Port-au-Prince, les étudiants et étudiantes ont recherché en vain le soutien de leurs collègues de l’Ecole Normale supérieure (Ens), de la Faculté des sciences (Fds) et de la Faculté de médecine.
« Les 18 000,00 gourdes roses (450,00 USD) de Martelly-Lamothe ont endormies l’université », soutien une étudiante-manifestante qui a ainsi tenté d’expliquer le manque d’intérêt pour le mouvement.
Selon elle, la distribution à l’Ueh des formulaires du programme gouvernemental de subvention appelé « Kore etidyan » (Soutenir les étudiants) fait partie d’une stratégie de l’administration en place pour casser l’élan de la mobilisation étudiante.
A la Faculté des sciences humaines (Fasch), les organisations étudiantes Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (Akp), Sèk Gramsci et le Cercle d’études et d’intervention en travail social (Ceits) voient dans « Kore etidyan » une tentative de fouler aux pieds l’autonomie de l’Ueh.
Poursuivant sa route, rue Oswald Durand, Champ de Mars, Lalue, la marche s’est transformée en sit-in devant les locaux du ministère de la justice, où les manifestants ont soulevé surtout la question de l’autopsie de l’étudiant Damael D’Haïti présumé assassiné par le policier Maccéus Pierre-Paul le 10 novembre 2012, à la fête d’intégration des nouveaux admis à la Fdse.
5 décembre : pas compris !
A la clôture de la manif, certains étudiants et étudiantes regrettent que le symbolisme de la date du 5 décembre, retenue comme celle de l’arrivée des premiers Européens sur l’ile, ne soit pas compris par beaucoup. Cette date rappelle également l’intervention violente des partisans du régime de Jean Bertrand Aristide en 2003 à la Fasch.
« On oublie déjà le massacre des premiers habitants de l’île par le capitalisme esclavagiste. Nos collègues semblent faire fi royalement du massacre du 5 décembre 2003 des étudiants et professeurs par des sbires proches du pouvoir de l’époque », estime Maccénat André, membre du Cpi et de Akp. Il estime que « beaucoup ont perdu leur capacité d’analyse sous le poids de la misère ». [efd gp apr 5/12/2012 16 :30]mardi 4 décembre 2012
HAITI URGENCE APRES ISAAC ET SANDY
Passé sur Haïti en octobre dernier avant de ravager New York, l’ouragan Sandy a causé des dégâts considérables, notamment à l’ouest de l’île ; tout comme Isaac au mois d’août précédent. Une double catastrophe, masquée par un relatif silence médiatique, mais qui a laissé des traces. Didier Ravaine, responsable d’Aide aux enfants d’Haïti (AEH) en Lorraine lance un appel au secours.
Quelle est l’ampleur de la catastrophe ?
Didier Ravaine : «Il y a eu plusieurs dizaines de morts et les dégâts sur les cultures sont très préoccupants. En Haïti, l’agriculture fournit 60 % des emplois ; 40 % des productions sont consommées sur place et sont indispensables à l’approvisionnement de l’île. Les destructions ont provoqué un effondrement des productions. La crainte de ne plus rien avoir à manger est désormais réelle. »
Le problème est-il circonscrit à l’ouest de l’île ou touche-t-il l’ensemble du pays ?
« Dans l’ouest, sur la commune de Jérémie par exemple, il a de forts troubles sociaux en ce moment même car les gens craignent que la situation se prolonge jusqu’à l’été prochain et n’engendre une famine. Mais l’ouest n’est pas la seule région à ressentir les effets des destructions causées par les ouragans : tout ce qui n’est pas consommé sur place va vers la capitale où se trouvent les conserveries et les difficultés logistiques font craindre le pire. Comme les routes sont largement impraticables, que les travaux entrepris après le séisme de 2010 sont à l’arrêt, rien ne va plus : les gens mangent leur production sur place, mais le surplus va pourrir et sera perdu. »
À Fort-de-France, quelle est la situation ?
« Il reste environs 350 000 sans abris. Mais le déblayage des gravats est pratiquement achevé. Une agence haïtienne chargée de l’aide extérieure a été créée, ce qui constitue un espoir d’accélération des distributions. Mais la situation reste difficile : les mouvements de populations ont modifié la répartition sur le territoire. Dans l’ouest, là où se trouvent les orphelinats et les écoles que nous soutenons en direct, l’afflux a été massif. Une petite ville comme Les Abricots par exemple a vu sa population multipliée par deux en quelques mois. Aujourd’hui, nous peinons à assurer un repas par jour aux élèves que nous accueillons faute d’aide du programme alimentaire mondial qui n’est distribuée plus dans cette région. »
Quels sont les besoins d’urgence ?
« Aujourd’hui, il nous faut des parrains pour les élèves et des fonds pour assurer l’aide alimentaire. Et c’est très urgent ! »
¹ AEH – tél : 06 71 20 38 65 ou http://www.aide-aux-enfants-haiti.org/
Propos recueillis par H. B.
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/12/04/haiti-urgence-apres-isaac-et-sandy
LE PASSIONNE D'HAITI
PORT-AU-PRINCE, HAÏTI - « Je ne suis pas capable de ne pas venir. Il faut que je sois ici pour aider. » En mission pour la quatrième fois en Haïti depuis 14 ans, Gilles Beaulieu a eu le coup de foudre pour ce pays dès les premiers moments où il y a mis les pieds.
«Le peuple haïtien, je suis tombé en amour avec. C’est un peuple très résilient et toujours de bonne humeur, malgré les misères», lance le policier de Montréal.
C’est en 1998 que Gilles Beaulieu a fait sa première mission, qui a duré six mois. À ce moment, il savait que ce n’était pas la dernière fois qu’il foulait le sol haïtien, qu’il considère maintenant comme «son deuxième pays».
Il a participé à deux autres missions de neuf mois en 2004 et en 2008. Sa quatrième mission, il l’a entamée en août dernier. Cette fois-ci, il en a pour un an. Depuis son arrivée, il travaille à la collecte de données afin d’assurer la sécurité des policiers en Haïti.
«Ce n’est pas facile d’être loin de la maison aussi longtemps. Mais aujourd’hui, au moins, on a Internet. En 1998, on avait à peine accès à un téléphone, quelques minutes par mois. C’était difficile», explique le père de trois enfants.
Sacrifice familial
Parmi les policiers canadiens qui prennent part à ces missions organisées par l’ONU, Gilles Beaulieu est assurément l’un de ceux qui a le plus d’expérience. A-t-il l’intention de participer à une cinquième?
«Je ne peux pas répondre à ça, s’empresse-t-il de dire en riant. La première personne à qui on le demande pour venir ici, c’est à notre conjointe.»
Si les conditions de vie en Haïti ne sont pas toujours évidentes pour les policiers en mission, Gilles Beaulieu est conscient que ce n’est pas facile pour son amoureuse qui reste seule à la maison.
«C’est un sacrifice. Toute la famille doit embarquer pour que ça fonctionne», laisse-t-il tomber.
«Ma conjointe, c’est elle qui se retrouve avec tout sur les épaules. Elle doit s’occuper de la maison et des enfants», dit-il.
Passion
Mais il se considère chanceux que la femme avec qui il partage sa vie l’appui à 100 % dans «cette passion».
«Pour moi, une mission, c’est comme une drogue!», lance-t-il.
Les policiers en mission avec les Nations Unies travaillent sept jours sur sept et accumulent des journées de congé qu’ils peuvent prendre à la fin du mois.
Pour sa part, dès qu’il en a l’occasion, Gilles Beaulieu n’hésite pas pour retourner au Québec, près de sa famille.
« Je descends chez nous tous les 30 jours. Je trouve que c’est plus viable pour mes proches», dit-il.
D’autres policiers préfèrent attendre plusieurs semaines afin d’accumuler plus de jours de congé. Le sergent Beaulieu ne le recommande pas. Selon lui, il est préférable de décrocher du travail après quelques semaines. La poussière, la circulation chaotique, la chaleur accablante, cela peut rendre aigri, admet-il.
http://www.journaldequebec.com/2012/12/04/le-passionne-dhaiti
«Le peuple haïtien, je suis tombé en amour avec. C’est un peuple très résilient et toujours de bonne humeur, malgré les misères», lance le policier de Montréal.
C’est en 1998 que Gilles Beaulieu a fait sa première mission, qui a duré six mois. À ce moment, il savait que ce n’était pas la dernière fois qu’il foulait le sol haïtien, qu’il considère maintenant comme «son deuxième pays».
Il a participé à deux autres missions de neuf mois en 2004 et en 2008. Sa quatrième mission, il l’a entamée en août dernier. Cette fois-ci, il en a pour un an. Depuis son arrivée, il travaille à la collecte de données afin d’assurer la sécurité des policiers en Haïti.
«Ce n’est pas facile d’être loin de la maison aussi longtemps. Mais aujourd’hui, au moins, on a Internet. En 1998, on avait à peine accès à un téléphone, quelques minutes par mois. C’était difficile», explique le père de trois enfants.
Sacrifice familial
Parmi les policiers canadiens qui prennent part à ces missions organisées par l’ONU, Gilles Beaulieu est assurément l’un de ceux qui a le plus d’expérience. A-t-il l’intention de participer à une cinquième?
«Je ne peux pas répondre à ça, s’empresse-t-il de dire en riant. La première personne à qui on le demande pour venir ici, c’est à notre conjointe.»
Si les conditions de vie en Haïti ne sont pas toujours évidentes pour les policiers en mission, Gilles Beaulieu est conscient que ce n’est pas facile pour son amoureuse qui reste seule à la maison.
«C’est un sacrifice. Toute la famille doit embarquer pour que ça fonctionne», laisse-t-il tomber.
«Ma conjointe, c’est elle qui se retrouve avec tout sur les épaules. Elle doit s’occuper de la maison et des enfants», dit-il.
Passion
Mais il se considère chanceux que la femme avec qui il partage sa vie l’appui à 100 % dans «cette passion».
«Pour moi, une mission, c’est comme une drogue!», lance-t-il.
Les policiers en mission avec les Nations Unies travaillent sept jours sur sept et accumulent des journées de congé qu’ils peuvent prendre à la fin du mois.
Pour sa part, dès qu’il en a l’occasion, Gilles Beaulieu n’hésite pas pour retourner au Québec, près de sa famille.
« Je descends chez nous tous les 30 jours. Je trouve que c’est plus viable pour mes proches», dit-il.
D’autres policiers préfèrent attendre plusieurs semaines afin d’accumuler plus de jours de congé. Le sergent Beaulieu ne le recommande pas. Selon lui, il est préférable de décrocher du travail après quelques semaines. La poussière, la circulation chaotique, la chaleur accablante, cela peut rendre aigri, admet-il.
http://www.journaldequebec.com/2012/12/04/le-passionne-dhaiti
Didier Méril, VA cuisiner pour les enfants haitiens
chef du restaurant éponyme.
Pourquoi vous engagez-vous pour Haïti ?
J'ai été sollicité par l'association des Maîtres restaurateurs dont je fais partie. Nous avons décidé d'encourager l'action de « Restaurants sans frontières », une association à caractère humanitaire créée voici cinq ans et parrainée par Michel Boujenah et Thierry Marx.
Quel est le but de l'opération ?
L'association soutient un projet différent chaque année. Cette fois, l'opération vise à construire une cantine pour 50 écoliers, près de Port-au-Prince. La région a été durement éprouvée par le tremblement de terre de 2010 et le récent cyclone Sandy, il y a tout à reconstruire.
Comment se passe votre action ?
Du 1 er au 15 décembre, je reverserai à l'association 0,20 € sur chaque menu payé dans mon restaurant. Comme la saison est un peu creuse, j'ai décidé de la booster un peu pour attirer les clients : pendant la même période, chaque menu payé en chèque déjeuner permettra d'avoir un second menu à moitié prix. Nous reverserons également un prélèvement à l'association.
Êtes-vous souvent sollicité par des associations ?
Oui, surtout par les associations locales et les clubs, et c'est normal. On ne peut pas dire oui à tout le monde, forcément, mais si chacun faisait un petit geste pour l'autre un peu plus souvent, ça irait peut-être mieux.
Votre mobilisation est-elle liée au fait que ce soit pour Haïti ?
Je ne connais pas du tout ce pays. Mais j'ai été touché, comme tout le monde, par les images que j'ai vues à la télévision après le tremblement de terre et le cyclone. Après, honnêtement, que ce soit pour Haïti ou ailleurs, c'est pareil. On m'aurait sollicité pour creuser un puits au Sahel, j'aurais été tout aussi partant.
Qu'est-ce qu'un maître restaurateur ?
C'est un restaurateur qui s'engage à respecter un cahier des charges strict, contrôlé par un audit. Dans le restaurant, au moins 80 % des produits doivent être fabriqués sur place. Nous, c'est 100 %, du pain à la glace, en passant par les nougats. Le personnel employé doit également être diplômé. Le titre est donné pour cinq ans.
Tous les restaurants ne devraient-ils pas suivre ces principes ?
Ce serait l'idéal pour le client. Mais c'est loin d'être le cas : en France, sur 80 000 restaurateurs, seuls 2 000 sont maîtres restaurateurs. Il y a pourtant une carotte importante qui devrait motiver davantage de monde puisque ce titre donne droit à un crédit d'impôt de 30 % sur tous les investissements.
Stéphanie BAZYLAK.
Jusqu'au 15 décembre, midi et soir, au restaurant Didier Méril, 1, place du Général de Gaulle, tél. 02 99 46 95 74.
Recueilli par
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Didier-Meril-va-cuisiner-pour-les-enfants-d-Haiti-_35093-avd-20121201-64110612_actuLocale.Htm
Haïti-Droits humains : Un diagnostic inquiétant de l’Etat de droit
P-au-P, 3 déc. 2012 [AlterPresse] --- A la fin de sa 11e mission en Haïti, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst présente un diagnostic peu reluisant de la situation sous l’actuelle administration politique Martelly-Lamothe, lors d’une rencontre le 30 novembre avec la presse.
« Si la dernière fois j’avais exprimé ma satisfaction de voir engagées les principales reformes attendues dans le domaine de l’Etat de droit, mon diagnostic aujourd’hui est pour le moins contrasté, pour ne pas dire mitigé », a déclaré l’expert indépendant.
Les espoirs que Forst avait fondés sur le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) semblent s’évanouir dans l’inquiétude qu’inspire le blocage de la reforme de la justice.
« Je suis inquiet de voir que continuent les pratiques de nomination ou de révocation de magistrats à des fins partisanes ou politiques, qui avaient été régulièrement dénoncées par les observateurs ou par la société civile », affirme l’expert de l’Onu. il prend en exemple le cas d’un juge d’instruction qui serait nommé uniquement pour libérer un conseiller du chef de l’Etat, Calixte Valentin, impliqué dans le meurtre du jeune commerçant Octanol Derissaint.
La prison un lieu « cruel, inhumain et dégradant »
La situation carcérale préoccupe également l’envoyé de l’Onu. Les cas de détention préventive prolongée, d’arrêt de constructions de centres carcéraux pour « d’absurdes raisons administratives ou budgétaires », et les conditions physiques de détention horrifient Forst.
« La prison ne devrait pas être un lieu de souffrance, mais un lieu de privation de liberté dans lequel l’ensemble des autres droits doivent être garantis, à l’exception bien entendu de la liberté d’aller et de venir », rappelle l’expert de l’Onu en évoquant les 8 860 personnes détenues dans les 17 centres pénitenciers du pays.
Un détenu dans une prison haïtienne occupe en moyenne 0,6 m2. La prison de Anse-à-Veau n’offre que 0, 33m2.
L’insécurité : un phénomène complexe
Pour Forst, le niveau d’insécurité en Haïti n’est pas mesurable à coup de nombres de morts par balle ou à l’arme blanche. D’ailleurs il ne « se fie pas uniquement aux indications chiffrées ».
« C’est un sentiment plus profond qui combine plusieurs aspects : la sécurité immédiate, c’est-à-dire protection contre le kidnapping, contre les enlèvements, ceux qui sont témoins de morts par balle, ceux qui voient dans les commissariats des bastonnades ou des actes de mauvais traitement, c’est un des aspects », explique-t-il.
Il soutient qu’il y a aussi tout l’aspect lié à l’insécurité économique et à l’évolution de la situation générale du pays.
« La combinaison de ces facteurs multiples renforce, de mon point de vue, le sentiment d’insécurité qui est celui de la population », conclue Forst.
Haïti is not open for business ?
Inquiété par la situation qu’il a pu observer en matière d’Etat de droit et par les « désordres » constatés, Forst lance un pavé dans la mare de Michel Martelly qui mise sur l’investissement extérieur avec le slogan : « Haïti is open for business ».
« Haïti n’est pas prêt à l’heure actuelle pour le retour des grandes entreprises. Je dis le sentiment de quelques-uns des investisseurs français », a déclaré l’expert indépendant de l’Onu.
Cette déclaration arrive quelques jours après que le Chef de l’Etat avait, à la tribune du parlement européen, invité les grandes entreprises européennes à venir faire des affaires en Haïti. C’était le 20 novembre 2012.
Au cours d’une conférence de presse commune, Martin Schulz, président du parlement européen, a répondu à l’invitation de Martelly de manière très diplomatique en précisant que l’Union européenne va continuer à apporter son assistance et son aide à Haïti.
Michel Forst l’a dit sans ambages, en affirmant que « les préalables ne sont pas réunis pour que les investisseurs investissent massivement en Haïti » tout en bémolisant qu’il reste « persuadé qu’Haïti peut, comme la plupart des pays qui sont en mouvement, sortir de l’état actuel ».
Au cours de sa mission, Michel Forst a rencontré le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe et des membres de son gouvernement, des hauts magistrats, des parlementaires, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Haïti, le corps diplomatique, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et des membres de la société civile.
Examiner la mise en œuvre de certaines des recommandations formulées dans le dernier rapport soumis aux Nations Unies en juin 2012, tel a été l’objectif de la mission de l’expert Forst.
« Mes préoccupations portaient d’abord sur la réforme de l’Etat de droit, ensuite sur la lutte contre l’impunité, ainsi que l’accès aux droits économiques et sociaux », rappelle t-il. [efd kft gp apr 3/12/2012 13 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13773
L’Europe n’a pas d’"Avenue"
MAXImini.com
Société Manifestation - Publié le 03/12/2012 à 12:35:30 en Haiti
Un groupe d’étudiants réprouve le nom que la mairie de Mirebalais a donné à une route, construite grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE) dans le Centre d’Haïti.
Les drapeaux des pays de l’Union Européenne (UE) hissés à l’"Avenue de l’Europe" ont été descendus et brûlés, lundi, par les protestataires. Ces derniers ne veulent pas que la route construite grâce à un financement de l’Union européenne porte le nom du bailleur.
Les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) qui tentaient de faire régner l’ordre ont été violemment attaqués par les étudiants-manifestants réclamant la souveraineté du pays. La police a procédé à l’arrestation de neuf des manifestants.
"La mémoire du cœur"
Par un arrêté municipal pris en date du 24 août 2012, la mairie de Mirebalais a dénommé le tronçon de route passant à l’extérieur de la ville et reliant les ronds-points de Dèyè kwa et de Carrefour Péligre "Avenue de l’Europe". Cette décision a été prise de concert avec le bureau du député Abel Descollines et les autres autorités mirebalaisiennes, selon Jean Rodney Ambroise, maire de la ville.
"Nous ne prenons pas cette décision pour mettre en question l'autonomie de Mirebalais, ni la souveraineté d’Haïti, mais nous voulons témoigner notre reconnaissance aux 27 pays de l’Union européenne qui nous ont fait don de plusieurs millions d’euros…", avait déclaré le député Abel Descollines le jour de l’inauguration de la route le 24 août dernier.
"La reconnaissance est la mémoire du cœur", avait indiqué le parlementaire, reprenant une vieille citation lancée une fois par l’ancien président, Jean-Bertrand Aristide. "Nous ne sommes pas les premiers à le faire. Ça se fait partout ailleurs, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne…", avait nuancé le député Descollines, qui présentait éventuellement les contestations.
Claude GILLES
Le Président de la République réitère sa ferme conviction à accompagner les personnes atteintes du VIH-SIDA
Port-au-Prince. Lundi 3 décembre 2012. CCN. Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, et la Première Dame, Mme Sophia Martelly, ont une pensée spéciale à l’endroit des personnes atteintes du sida ainsi que celles porteuses du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à travers le monde entier et en Haïti en particulier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, ce 1er Décembre 2012
Le nouveau rapport de la journée mondiale de lutte contre le sida intitulé Résultats du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) montre qu’une accélération sans précédent de la riposte au sida génère des résultats au profit des personnes. Ce rapport indique que le nombre de nouvelles infections au VIH a été réduit de plus de 50% dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire. Le plus de progrès concerne la réduction des nouvelles infections à VIH chez les enfants.
Haïti se trouve sur la liste des pays les plus avancés en matière de recherche et d’accompagnement aux personnes vivant avec le VIH/sida. En ce sens, le Président de la République se réjouit des avancées réalisées ces vingt dernières années dans la lutte contre la propagation de la maladie, et en particulier sous son Administration :
- l’instance de coordination des pays du Fonds Mondial en Haïti, dont la Première Dame assure la Présidence, a été classée parmi les plus dynamiques au monde ;
- réduction du taux de séroprévalence à 1,9% ;
- de grands efforts ont été consentis pour assurer l’implication de tous les secteurs dans la réponse au VIH ;
- de plus en plus de patients ont accès aux médicaments ;
Lors d’une rencontre avec le Chef de l’Etat, le vendredi 30 Novembre 2012, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA en Haïti, M. Michel Sidibe, a promis que l’agence qu’il dirige continuera à appuyer les efforts des autorités haïtiennes, particulièrement pour combattre la transmission du VIH de la mère à l’enfant. M. Sidibe en a profité pour exhorter les dirigeants haïtiens à mieux documenter le succès d’Haïti dans la lutte contre le VIH/sida, afin que d’autres pays puissent s’en inspirer.
« Nous sommes très conscients des objectifs du millénaire de développement et nous travaillons afin de nous en rapprocher. Nous sommes en train de renforcer le système de santé dans sa globalité, car les résultats en matière de santé ne pourront pas être atteints avec notre système de santé actuel. Et nous comptons sur l’ONUSIDA pour nous aider dans ce plaidoyer que nous faisons auprès de nos bailleurs afin que les fonds alloués à Haïti pour le sida puissent permettre un renforcement transversal du système de santé», a déclaré le Chef de l’Etat.
L’objectif d’une génération sans SIDA est le grand défi de l’Administration Martelly/Lamothe et la Première Dame s’implique beaucoup dans une mobilisation nationale pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
En ce premier décembre, le Chef de l’Etat réitère sa ferme conviction à accompagner les personnes atteintes de cette pandémie. Le Président Martelly est convaincu qu’il est fondamental que cette lutte se mène également sur le front de la stigmatisation, qui doit être définitivement bannie. «Oeuvrons ensemble en faveur d’une société inclusive où les discriminations de toutes sortes seront totalement éliminées », a déclaré le Président Martelly.
Établie le 1er Décembre 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette manifestation tenue chaque année a été approuvée par l’Assemblée Générale des Nations Unies grâce à la résolution « A/43/15. Chaque année, un thème de communication particulier est choisi. Entre 2011 et 2015, la journée mondiale de lutte contre le Sida aura pour thème « Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».
http://www.caraibcreolenews.com/news,hay-ti,1,4067,03-12-2012-hay-ti-le-pry-sident-de-la-ry-publique-ry-ity-re-sa-ferme-conviction-yy-accompagner-les-personnes-atteintes-du-vih-sida-.html
La princesse Mathilde se rend mercredi à Haïti avec l'Unicef
La princesse Mathilde, présidente d'honneur d'Unicef Belgique, visitera du 5 au 8 décembre des projets éducatifs de l'organisation pour les droits de l'enfant à Haïti, a annoncé l'agence de l'ONU lundi. Cette mission s'inscrit dans le cadre de la campagne "Un pas de plus vers l'école" par laquelle Unicef Belgique veut encourager l'accès des enfants des zones rurales à l'enseignement.
A Haïti, environ deux millions de personnes vivent dans des habitations de fortune en raison du passage de l'ouragan Sandy le 23 octobre. Environ un million et demi de personnes risquent d'être confrontées à la famine en raison de la destruction des récoltes. Le choléra représente également un grand danger pour le pays actuellement. L'objectif du voyage de la princesse et de la campagne médiatique qui débutera le 8 décembre est de lever des fonds pour les projets éducatifs de l'Unicef à Haïti mais également en République Démocratique du Congo, au Burundi et en Inde.
Environ 67 millions d'enfants dans le monde n'ont toujours pas accès à l'enseignement fondamental. Les zones rurales, en raison d'une densité de population moindre, posent encore plus problème. Les enfants sont souvent obligés de parcourir de grandes distances à pied lorsqu'ils ont la chance d'être scolarisés. Le symbole de cette campagne est un ruban bleu qui représente symboliquement la distance séparant un enfant en zone rurale de son école. La mission de la princesse pourra être suivie sur Twitter via le compte @UNICEFBELGIQUE ou via le site www.unicef.be. (BENOIT DOPPAGNE)
Haïti-Reconstruction : Des organisations de défense des droits humains appellent à une révision de la structure du Caed
P-au-P, 03 déc. 2012[AlterPresse] --- Plusieurs organisations de défense des droits humains souhaitent une révision de la composition de la structure du Cadre de coordination de l’aide externe (Caed), mis en place par le gouvernement haïtien en vue de remplacer officiellement la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh), dans un document transmis à AlterPresse, ce lundi 3 décembre 2012.
Pour que sa mission soit effective, le Caed doit être composé de représentants de secteurs clés de la société haïtienne et de fonctionnaires de l’Etat ayant la capacité, la maturité et surtout un engagement certain envers Haïti, préconisent ces organisations.
Le président Joseph Michel Martelly et le premier ministre Laurent Salvador Lamothe ont procédé, le lundi 26 novembre 2012, au lancement du Caed qui représente, selon eux, un mécanisme national de planification et de coordination des fonds de l’aide externe.
La Plate-forme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh), le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr) et la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) saluent cette initiative qui vise à créer une nouvelle structure, « entièrement haïtienne » pour coordonner la gestion de l’aide externe.
Toutefois, elles expriment leurs inquiétudes par rapport aux secteurs proposés pour intégrer cette structure et notent qu’encore une fois, des acteurs clés de la société, telle la paysannerie, sont laissés de côté.
« Dans le cas de la société civile haïtienne, il est difficile de parler de représentation, car selon ce qui est prévu dans le document présentant le Caed, c’est le président de la République qui va choisir ces personnes », critiquent-elles dans la note.
Elles demandent une certaine transparence dans le choix des personnes qui devront faire partie de cette structure afin d’éviter la répétition concernant les choix de membres qui n’ont aucune légitimité, aucune qualité, ni mandat dans les secteurs prévus comme c’était le cas avec la Cirh.
La Cirh a été créée en avril 2010 en vue de faire face à l’urgence du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti. Son mandat a pris fin le 21 octobre 2011.
Ces organisations de défense des droits humains exigent une évaluation transparente et participative des 18 mois de cette commission et les impacts de sa gestion sur les mécanismes de la coopération externe avec Haïti.
Pour éviter la répétition des mêmes erreurs, ces organisations invitent le gouvernement à faire un bilan critique de la Cirh pour informer la population sur les fonds réels gérés par cette structure de coordination de l’aide externe, les projets réalisés, les mécanismes de prise de décision, les résultats obtenus, afin de dégager des leçons qui serviraient au bon fonctionnement du Caed.
Elles espèrent que la présence des donateurs qui ont aussi la possibilité de siéger au sein du Caed ne constituera pas un obstacle à l’autonomie de l’institution.
Pour cela, il est indispensable de préciser les mécanismes concrets d’articulation entre les acteurs externes et les acteurs nationaux, recommandent-elles.
« Les fonds qui seront gérés par le Caed doivent être utilisés d’abord par les structures de l’Etat et de la société pour financer des activités issues d’un plan stratégique du gouvernement pour résoudre les problèmes fondamentaux du pays », proposent ces organismes.
Ces fonds doivent servir à financer des activités qui dynamisent un processus de développement endogène, demandent-ils.
Ils rejettent la reproduction des modèles extravertis, déjà expérimentés en Haïti, telles que les zones franches comme moteur de la croissance, qui n’ont donné que des résultats négatifs.
Cette nouvelle structure doit contribuer au renforcement de l’Etat et non à son affaiblissement, souhaitent ces organismes qui encouragent l’abandon de certaines pratiques négatives au profit de stratégies qui valorisent les cadres, les mettent en confiance et renforcent la solidarité entre les employés de l’Etat.
Ils condamnent la formule des unités techniques qui consiste à privilégier certains groupes de fonctionnaires au sein d’un ministère en leur donnant des avantages et des salaires que les autres n’ont pas.
Ces organismes de défense des droits humains espèrent que la création du Caed propulsera la mise en place de vrais mécanismes de communication et de participation, notamment au niveau des tables sectorielles thématiques et régionales, afin de donner à la population haïtienne la possibilité d’être informée sur ce qui se passe au sein de cette structure et d’influencer ses décisions. [emb apr 03/12/2012 14 :45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13774
Haïti – Paysannerie : Tèt Kole ti peyizan se mobilise, en congrès, sur la construction d’un pouvoir populaire
Montrouis (Artibonite / Haïti), 03 déc. 2012 [AlterPresse] --- Environ 400 délégués, paysannes et paysans de différents départements géographiques, sont rassemblés à Montrouis, depuis dimanche soir 2 décembre 2012, en vue d’asseoir une stratégie d’actions, à venir, de leur organisation Tèt Kole ti peyizan ayisyen, observe l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous devons réunir nos forces pour renforcer la solidarité à tous les niveaux (production agricole, besoins vitaux essentiels, comme la santé, etc.) et définir les voies et moyens de construction d’un pouvoir véritablement populaire », fait savoir Henrilus Jacques Jean, coordonnateur du comité exécutif national sortant.
Le rassemblement, du dimanche 2 au mercredi 5 décembre 2012, se tient dans le cadre du troisième congrès national du mouvement paysan Tèt kole, fondé le 6 septembre 1986.
Le mercredi 5 décembre, des résolutions doivent émerger du congrès, à l’issue duquel seront renouvelés la coordination nationale (intégrant 2 membres par département) et le comité exécutif national (de 3 membres).
Ce lundi 3 décembre, les congressistes paysannes et paysans sont en train d’analyser la conjoncture actuelle (y compris la dégradation culturelle identifiée) avant d’évaluer (le mardi 4 décembre) le mouvement Tèt Kole ti peyizan globalement (dans les aspects politique, économique, social et culturel).
Le troisième congrès du mouvement Tèt kole Ti peyizan aysiyen a débuté, dans la soirée du dimanche 2 décembre 2012, par une cérémonie-symbole, appelée « mystique » par les délégués, paysannes et paysans.
A l’occasion, chaque délégué arborait un morceau de pins (bwa pen) allumés, du bureau de Tèt Kole (placé sur les hauteurs de Montrouis, à l’est, dans la zone dénommée « Nan Vandom », sur la route menant à Piatre et Ivoire) jusqu’à un grand feu aux abords de la grande salle de rencontre (située en contrebas du centre principal du mouvement).
Construire la force populaire n’est pas un jeu, mais suppose tout un ensemble de dispositions structurelles pour combattre l’exploitation (sous toutes ses formes), mise en œuvre par les grandons (potentats) et dont souffrent les paysannes et paysans sur le territoire national d’Haïti.
Tel a été le message fort, délivré en la circonstance et repris dans les chants exécutés par le groupe culturel « Awozam ».
Les divers chants de circonstance ont exalté la mobilisation des paysannes et paysans, ainsi que la lutte et les actions de résistance conduites.
« An n gonfle fòs nou pou yon pouvwa popilè » (il faut rassembler nos forces en direction d’un pouvoir populaire » est l’un des leitmotive de ce troisième congrès national du mouvement Tèt kole ti peyizan ayisyen.
Ayant 26 ans d’existence en décembre 2012, le mouvement Tèt kole ti peyizan ayisyen résulte de la conjonction et de la concertation de différentes forces sociales, depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, tient à signaler Henrilus Jacques Jean, coordonnateur du comité exécutif national sortant. [rc apr 03/12/2012 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13776
Haïti, un producteur d'handicapés.
Hier à 19h45
Par Felix Thurin
‘’ Le secteur de taxi-motos est, après le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, ce qui a permis l’augmentation considérable de la quantité d’handicapés dans le pays, selon le président de l’Action Commune pour l’Encadrement des handicapés (ACCENH), Eder Roméus s’adressant directement à l’état haïtien lors d’une conférence de presse ce lundi 03 Décembre 2012, lors de la journée mondiale des handicapés, commémoré autour du thème : culture accessible, culture pour tous’’.
Théâtre, musique, déclamation de poèmes sont entre autres les activités organisées par l’ACCNEH pour marquer cette date.
Le porte drapeau de la lutte pour l’intégration sociale des personnes handicapées, Eder Roméus estime a plus de cinq mille le nombre de citoyens haïtiens vivant dans le pays avec un handicape, il souhaite que l’état haïtien s’implique davantage dans l’accompagnement de la population pour stopper ce chiffre qui ne cesse de grandir depuis 12 janvier 2010.
L’ACCNEH a été créée le 03 Décembre 2008 à Jacmel. Deux des membres de son état major actuel n’étaient pas encore handicapés à ce moment. Ce qui devrait suffire a motiver chaque citoyen a supporter l’ACCNEH dans sa lutte pour l’intégration des personnes handicapées.
Source:Bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1618-Haiti-un-producteur-d-handicapes-.html
Par Felix Thurin
‘’ Le secteur de taxi-motos est, après le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, ce qui a permis l’augmentation considérable de la quantité d’handicapés dans le pays, selon le président de l’Action Commune pour l’Encadrement des handicapés (ACCENH), Eder Roméus s’adressant directement à l’état haïtien lors d’une conférence de presse ce lundi 03 Décembre 2012, lors de la journée mondiale des handicapés, commémoré autour du thème : culture accessible, culture pour tous’’.
Théâtre, musique, déclamation de poèmes sont entre autres les activités organisées par l’ACCNEH pour marquer cette date.
Le porte drapeau de la lutte pour l’intégration sociale des personnes handicapées, Eder Roméus estime a plus de cinq mille le nombre de citoyens haïtiens vivant dans le pays avec un handicape, il souhaite que l’état haïtien s’implique davantage dans l’accompagnement de la population pour stopper ce chiffre qui ne cesse de grandir depuis 12 janvier 2010.
L’ACCNEH a été créée le 03 Décembre 2008 à Jacmel. Deux des membres de son état major actuel n’étaient pas encore handicapés à ce moment. Ce qui devrait suffire a motiver chaque citoyen a supporter l’ACCNEH dans sa lutte pour l’intégration des personnes handicapées.
Source:Bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1618-Haiti-un-producteur-d-handicapes-.html
Haïti s'attaque au trafic d'enfants
Haïti va réformer ses lois sur l'adoption pour la première fois depuis 40 ans, dans une volonté de mettre fin aux pratiques qui ont permis le trafic d'enfants et la négligence dans les orphelinats.
La réforme proposée vise à conformer Haïti aux lois internationales sur la protection des enfants destinés à l'adoption par des étrangers, explique Arielle Jeanty Villedrouin, directrice générale de l'agence des services sociaux du gouvernement haïtien.
Le projet de loi a été déposé devant le Sénat et attend son approbation par les deux chambres du Parlement.
La proposition prévoit notamment d'exiger que les deux parents biologiques de l'enfant consentent à l'adoption. Elle établit aussi le bureau de Mme Villedrouin en tant qu'« autorité centrale » pour superviser les adoptions à l'étranger et interdit les adoptions non autorisées par le gouvernement.
« Un parent qui veut adopter un enfant ne peut pas seulement aller sur un site Internet et dire « c'est cet enfant-là que je veux ». Les enfants ne sont pas des marchandises ni des voitures », a déclaré Mme Villedrouin lors d'une entrevue avec l'Associated Press.
Les autres réformes visent à faire en sorte que les enfants adoptés soient accueillis dans des familles stables. Les couples adoptants devront être mariés depuis au moins cinq ans et l'un des époux devra être âgé de plus de 30 ans. Les personnes seules qui veulent adopter un enfant devront être âgées d'au moins 35 ans.
Les adoptions ne seront autorisées que lorsque toutes les autres formes de soutien à l'enfant auront été épuisées.
Ann Linnarsson, une spécialiste de la protection des enfants en Haïti qui travaille avec l'UNICEF, a salué les changements proposés.
« Cela signifie que l'enfant qui est adopté a vraiment besoin d'une nouvelle famille et assure que son dossier a été examiné attentivement, explique-t-elle. Les parents adoptants sauront que leur enfant n'a pas été volé ou victime d'un trafic. »
Il y aurait environ 50 000 enfants dans les orphelinats haïtiens actuellement. Certains parents confient leurs enfants aux orphelinats parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'en occuper.
L'UNICEF a récemment estimé qu'au moins 2000 enfants haïtiens avaient été victimes de trafic vers la République dominicaine en 2009.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/11/30/009-haiti-reforme-adoption.shtml
Timoun Haïti, des ryhtmes latino pour une île sinistrée
Dans le cadre de la semaine de la solidarité, l'association Timoun d'Haïti a organisé un cabaret concert à la salle Pasteur. Plus d'une trentaine de personnes de avaient répondu à l'appel pour assister au concert du groupe Los Amigos d'Angol, venu gracieusement. Ce trio composé de musiciens exceptionnels (José à la basse, Duy Tai à la guitare et Narcisso au chant et à la guitare) a fait traverser l'Atlantique avec des rythmes cubains, vénézuéliens ou chiliens.
Mais quel était le but de cette soirée ? Comme le précise Michel Delbarge, président de Timoun d'Haïti, face aux malheurs qui frappent l'île, « nous avons décidé d'être "victime co-latérale" ». Concrètement, cette association s'engage à ce qu'un petit Haïtien mange comme un petit Français. Ou en tout cas mieux qu'il ne peut le faire. Il s'agit de verser une somme de 60 E pour les cantines scolaires chaque mois, soit 18 000 E pour les 300 élèves de l'école située à Demontreuil, au sud ouest de l'île. L'association finance également un centre de santé ainsi que des kits scolaires. Une ligne électrique est également en cours pour que cette école soit raccordée car suite aux différents séismes, le pays est à reconstruire à près de 80 %.
http://www.lavoixdunord.fr/region/timoun-haiti-des-ryhtmes-latino-pour-une-ile-sinistree-jna24b0n870754
lundi 26 novembre 2012
Les Frères des hommes font leur cabaret au profit d'Haïti - Vaudry
samedi 24 novembre 2012
L'association humanitaire Frères des Hommes de Vire organise, dimanche, à la salle des fêtes de Vaudry, un après-midi cabaret animé par le groupe Deux hommes et du vent. Ces musiciens interprètent des chansons des années 1930 à 1960.
« Cette animation a pour but de récupérer des fonds pour le projet rural que soutient l'équipe en Haïti, explique Claude Perseval, président de l'association. Ce projet de notre partenaire local, le mouvement paysan Papaye (MPP) sur le haut plateau central a plusieurs volets : transformation de mangues par le séchage solaire, commercialisation et valorisation des mangues séchées dans le pays et inciter par la plantation d'arbres fruitiers à la préservation de l'environnement. »
Ce mouvement fait la promotion d'une agriculture durable et de la production agricole locale. Il assure la formation de jeunes agroécologie, la formation en maçonnerie pour la construction de citernes pour la récupération de l'eau mais aussi la construction de silos métalliques pour le stockage des semences. Grâce à ces formations, ils pourront transmettre leur savoir-faire.
« Haïti a fait face à une déforestation massive ces dernières décennies. Le MPP contribue au reboisement en y associant la population. Le MPP est un mouvement représentatif des paysans haïtiens. Il est à l'initiative de nombreux combats pour défendre l'agriculture paysanne et vivrière. »
Dimanche 25 novembre, à 14 h 30, après-midi cabaret, à la salle des fêtes. Tarifs : 7 € par adulte et 3 € pour les enfants de moins de 10 ans. Tél. : 02 31 68 08 94.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-Freres-des-hommes-font-leur-cabaret-au-profit-d-Haiti-_14113-avd-20121124-64062788_actuLocale.Htm
L'association humanitaire Frères des Hommes de Vire organise, dimanche, à la salle des fêtes de Vaudry, un après-midi cabaret animé par le groupe Deux hommes et du vent. Ces musiciens interprètent des chansons des années 1930 à 1960.
« Cette animation a pour but de récupérer des fonds pour le projet rural que soutient l'équipe en Haïti, explique Claude Perseval, président de l'association. Ce projet de notre partenaire local, le mouvement paysan Papaye (MPP) sur le haut plateau central a plusieurs volets : transformation de mangues par le séchage solaire, commercialisation et valorisation des mangues séchées dans le pays et inciter par la plantation d'arbres fruitiers à la préservation de l'environnement. »
Ce mouvement fait la promotion d'une agriculture durable et de la production agricole locale. Il assure la formation de jeunes agroécologie, la formation en maçonnerie pour la construction de citernes pour la récupération de l'eau mais aussi la construction de silos métalliques pour le stockage des semences. Grâce à ces formations, ils pourront transmettre leur savoir-faire.
« Haïti a fait face à une déforestation massive ces dernières décennies. Le MPP contribue au reboisement en y associant la population. Le MPP est un mouvement représentatif des paysans haïtiens. Il est à l'initiative de nombreux combats pour défendre l'agriculture paysanne et vivrière. »
Dimanche 25 novembre, à 14 h 30, après-midi cabaret, à la salle des fêtes. Tarifs : 7 € par adulte et 3 € pour les enfants de moins de 10 ans. Tél. : 02 31 68 08 94.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-Freres-des-hommes-font-leur-cabaret-au-profit-d-Haiti-_14113-avd-20121124-64062788_actuLocale.Htm
Martelly annonce de nouvelles dispositions sécuritaires
Le chef de l'Etat haïtien, Michel Martelly, annonce de nouvelles dispositions visant à renforcer le climat sécuritaire. Parmi les dispositions envisagées M. Martelly cite le renforcement de la Police Judiciaire, l'augmentation de l'effectif de la PNH et l'acquisition de nouveaux matériels pour les unités.
A terme il envisage également l'installation de cameras de surveillance dans certaines artères de Port-au-Prince. Le locataire du Palais National annonce de nouvelles rencontres avec les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) en vue d'élaborer de nouvelles stratégies pour garantir un climat sécuritaire.
Toutefois le président haïtien exhorte les secteurs de la vie nationale et les citoyens à collaborer avec les forces de l'ordre dans la lutte contre les bandits. Les citoyens doivent fournir des informations indispensables pour les enquêtes policières, insiste t-il.
L'effectif réduit dans les commissariats a été identifié comme un axe prioritaire nécessitant une action des autorités gouvernementales. Le président Martelly déplore que seulement 40 policiers, repartis en trois équipes qui se succèdent, assurent un climat sécuritaire dans la commune commerciale de Pétion ville.
Dans ses premières réactions après sa tournée européenne, M. Martelly a jugé que la situation sécuritaire d'Haïti n'est pas catastrophique. Comparant la situation sécuritaire d'Haïti à celles des autres pays de la caraïbe, M. Martelly considère que les statistiques des autres pays sont moins enviables.
Cependant il admet qu'au cours des dernières semaines il y a eu une certaine recrudescence des actes de violence. Un policier a été tué samedi dans le quartier de Delmas 21 par des bandits armés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21630
Le gouvernement canadien veut évaluer l'efficacité de l'aide à Haïti
Le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, débute cette semaine une tournée de quatre jours en Haïti afin d'évaluer les résultats de l'aide canadienne.
Il s'agira pour le ministre Fantino de vérifier si les contributions canadiennes ont servi concrètement à améliorer la qualité de vie des Haïtiens notamment après le violent séisme du 12 janvier 2010. " Le Canada a joué un rôle clé dans le cadre des efforts déployés à l'échelle internationale pour aider le peuple d'Haïti à surmonter les défis immenses auxquels il a dû faire face, notamment à la suite du séisme de 2010 et, tout dernièrement, de l'ouragan Sandy», a indiqué hier le ministre Fantino.
Il juge que les Canadiens ont fait preuve d'une grande générosité lors de ces catastrophes naturelles et qu'ils sont en droit de demander au gouvernement d'Haïti de faire preuve de transparence et de rendre des comptes. " Je ferai part de ces attentes lors de mes échanges avec les dirigeants haïtiens, a-t-il dit. Je discuterai avec les dirigeants haïtiens des moyens qu'ils peuvent mettre en œuvre pour réaliser des réformes concrètes, de manière à respecter l'intérêt public, à préserver la primauté du droit, à protéger les droits de la personne et à renforcer l'économie. "
Au cours de son séjour le ministre canadien de la coopération internationale aura des entretiens avec le président haïtien, Michel Martelly, le premier ministre, Laurent Lamothe et le ministre des Affaires étrangères, Pierre Richard Casimir. Il visitera également des projets financés par la coopération canadienne à Port-au-Prince et Léogane.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21629
Il s'agira pour le ministre Fantino de vérifier si les contributions canadiennes ont servi concrètement à améliorer la qualité de vie des Haïtiens notamment après le violent séisme du 12 janvier 2010. " Le Canada a joué un rôle clé dans le cadre des efforts déployés à l'échelle internationale pour aider le peuple d'Haïti à surmonter les défis immenses auxquels il a dû faire face, notamment à la suite du séisme de 2010 et, tout dernièrement, de l'ouragan Sandy», a indiqué hier le ministre Fantino.
Il juge que les Canadiens ont fait preuve d'une grande générosité lors de ces catastrophes naturelles et qu'ils sont en droit de demander au gouvernement d'Haïti de faire preuve de transparence et de rendre des comptes. " Je ferai part de ces attentes lors de mes échanges avec les dirigeants haïtiens, a-t-il dit. Je discuterai avec les dirigeants haïtiens des moyens qu'ils peuvent mettre en œuvre pour réaliser des réformes concrètes, de manière à respecter l'intérêt public, à préserver la primauté du droit, à protéger les droits de la personne et à renforcer l'économie. "
Au cours de son séjour le ministre canadien de la coopération internationale aura des entretiens avec le président haïtien, Michel Martelly, le premier ministre, Laurent Lamothe et le ministre des Affaires étrangères, Pierre Richard Casimir. Il visitera également des projets financés par la coopération canadienne à Port-au-Prince et Léogane.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21629
D'anciens soldats veulent une armée nationale en Haïti
Les leaders d'un petit groupe d'ex-soldats qui ont embarrassé le gouvernement haïtien plus tôt cette année en prenant le contrôle de bases militaires pour réclamer la remise sur pied de l'armée dissoute sont sortis d'un isolement long de six mois, samedi, pour renouveler leur demande.
Contactés sur leurs téléphones cellulaires après les avoir gardés éteints pendant plusieurs mois, quatre anciens sergents ont organisé une rencontre avec l'Associated Press sur une colline de Mariani, une ville balnéaire située au sud-ouest de Port-au-Prince, la capitale.
Selon eux, les membres de leur groupe s'entraînent sur ce site.
La rencontre survient au lendemain de la publication, par le ministre de la Défense, d'une déclaration mettant en garde le groupe contre toute action causant du désordre. Les ex-soldats disent vouloir faire progresser leur campagne sans violence.
Martelly interpellé
Les Forces armées nationales haïtiennes ont été dissoutes en 1995 en raison de son histoire de coups d'État et d'écrasement de la dissension. Plusieurs vétérans se plaignent depuis longtemps de pensions et de salaires impayés.
Après que la police eut repris en mai le contrôle des anciennes bases illégalement occupées, les leaders de ce groupe disparate d'anciens soldats et de leurs jeunes recrues ont caché leurs uniformes et leurs armes avant de retourner à leurs emplois de tous les jours.
Les anciens sergents disent avoir passé du temps à se réorganiser et à se préparer à renouveler leur campagne pour demander au gouvernement du président Michel Martelly d'honorer la promesse électorale consistant à rétablir une armée nationale et à nommer l'un des leurs à sa tête.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/11/24/015-haiti-armee-nationale.shtmlvendredi 23 novembre 2012
Inauguration de l'orphelinat Serge Marcil en Haïti
L'orphelinat Saint-François d'Assise, en Haïti, a été inauguré et rebaptisé Orphelinat Serge-Marcil, en hommage à l'ancien ministre québécois, décédé lors du tremblement de terre en Haïti.
L'inauguration a eu lieu le 12 octobre dernier dans le village d'Étang-Rey, à 100 kilomètres de Port-au-Prince.
L'ancien ministre québécois Serge Marcil était parmi les victimes du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010. Près de 3 ans plus tard, c'est grâce aux fonds recueillis par sa fondation que l'orphelinat a pu être entièrement reconstruit. La veuve de Serge Marcil, Christiane Pelchat, dit que l'inauguration du nouvel orphelinat a été très émouvante, avec le témoignage notamment d'une jeune orpheline.
« Elle nous a raconté lorsque l'orphelinat s'est effondré et les six mois qui ont suivi, ça a été l'horreur, parce qu'il y avait des couleuvres qui entraient dans les tentes, de l'eau, etc. Donc ça a été très émouvant, très touchant. C'est une belle façon d'honorer la mémoire de mon mari. » — Christiane Pelchat, veuve de Serge Marcil
La Maison d'Haïti aurait aimé qu'on souligne davantage ce symbole de solidarité québéco-haïtienne
Pour Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d'Haïti à Montréal, la reconstruction de l'orphelinat est importante, et elle aurait dû bénéficier d'une plus grande reconnaissance publique.
« C'est important parce que je crois que c'est parmi les plus grands signes de solidarité qu'on ait pu avoir, cet orphelinat-là, et moi je trouve que c'est comme si la nouvelle n'avait pas été relayée et n'avait pas eu l'importance qu'elle méritait d'avoir, voilà. » — Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d'Haïti, à Montréal
La reconstruction a coûté 265 000 $. Elle a été rendue possible grâce aux oeuvres du Père Lionel Dehoux en Haïti, qui dirige l'orphelinat et une communauté religieuse. La Fondation Serge-Marcil y a investi 72 000 $, et la Fondation Lino Saputo, 50 000 $.
Grâce à ces dons ainsi qu'à d'autres, au Québec et dans la communauté haïtienne, 42 orphelins ont maintenant un toit.
D'après un reportage de Caroline Jarry
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/11/21/003-orphelinat-serge-marcil-haiti.shtml
Inscription à :
Articles (Atom)




.jpg)







