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dimanche 9 mai 2010

Haïti: Ottawa lance un appel au secteur privé

Malorie Beauchemin La Presse (Port-au-Prince)
Pour assurer la création d'un «nouvel» Haïti, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, lance un appel au secteur privé.
«La participation du secteur privé aux efforts de reconstruction sera essentielle au développement du pays. Le secteur privé va contribuer à l'émergence de la classe moyenne, qui, elle, va fournir des possibilités de développement des petites et moyennes entreprises», a dit le ministre Cannon à l'issue d'une visite de trois jours en Haïti, sa première depuis le séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 250 000 morts selon l'ONU.
Et qui dit secteur privé dit investissements et occasions d'affaires, notamment pour le Canada, croit M. Cannon. «Il faut réfléchir à la façon dont on peut créer des partenariats qui vont donner lieu à ces liens de confiance et créer des débouchés», a souligné le ministre après un entretien avec des membres de la communauté d'affaires en Haïti. Constatant le manque de capitaux, ces derniers souhaitent que des entreprises canadiennes investissent en Haïti, dont l'économie chancelait bien avant le tremblement de terre.
Le député libéral Denis Coderre, qui accompagnait la délégation canadienne, croit qu'il importe aussi de viser d'autres secteurs d'intervention. «On doit investir dans la sécurité, oui, parce que ça prend une stabilité, dans l'économie, c'est essentiel. Mais la base même de l'économie, c'est de préparer les cerveaux. Et pour faire ça, il faut qu'on investisse davantage dans l'éducation.» Une piste de solution serait selon lui d'inciter l'importante diaspora haïtienne du Québec à venir contribuer à la formation de la jeunesse haïtienne, alors que les gens d'affaires ont beaucoup insisté sur le besoin pressant d'améliorer le système d'éducation.
Le député du Bloc québécois Jean Dorion, aussi du voyage officiel, y voit justement une occasion en or pour le Québec. «Comme l'éducation relève des provinces, je pense qu'il y a vraiment un créneau pour le Québec. Si on veut aider le peuple haïtien, c'est vraiment une très bonne façon collectivement d'intervenir», a indiqué M. Dorion.
Le Canada pourra apporter son aide au secteur de l'éducation en Haïti, mais surtout en fournissant de l'expertise, a précisé l'ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Gilles Rivard. «Pour le Canada, il ne s'agit pas de construire des écoles, mais d'apporter l'assistance technique pour la création d'un système d'éducation publique, en tenant compte des salles de classe qui seront construites, notamment par la Banque interaméricaine de développement», a expliqué M. Rivard. Pour l'heure, l'éducation en Haïti est en majeure partie privée, ce à quoi veut remédier le gouvernement haïtien.
Nouvelle prison
Ayant ciblé la sécurité et la justice comme priorités, le ministre Cannon s'est rendu hier en matinée à Croix-des-Bouquets, où le gouvernement canadien a financé la construction d'une nouvelle prison - un projet qui date d'avant le tremblement de terre. Le centre de détention, qui devrait ouvrir d'ici à la fin de l'été, pourra accueillir 750 prisonniers. Cela répond à un besoin immense, surtout après la destruction du pénitencier national, lors du séisme. Les 4200 détenus, dont des criminels considérés comme très dangereux, se sont évadés, sauf quelques-uns morts sous les décombres. Depuis, 475 d'entre eux ont été repris, mais le bâtiment n'est reconstruit qu'en partie.
«L'ouverture prochaine de ce centre pénitencier va constituer un ballon d'oxygène pour l'administration, un petit aller-mieux pour les détenus qui croupissent dans les prisons de la zone métropolitaine», a souligné hier le ministre haïtien de la Justice, Paul Denis.
Le ministre Cannon a par ailleurs promis que le Canada financerait la reconstruction du commissariat de police de Croix-des-Bouquets, fissuré de partout. Ottawa octroie aussi une enveloppe de 2,5 millions de dollars à Avocats sans frontières Canada pour la mise sur pied de services d'assistance juridique d'urgence et transitoire pour les plus vulnérables.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/08/01-4278532-haiti-ottawa-lance-un-appel-au-secteur-prive.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1

samedi 8 mai 2010

UNITRANSFER BIENTOT A MARSEILLE…


A partir du 21 Mai prochain, la communauté haïtienne de Marseille pourra bénéficier du service tant prisé de transfert d’argent vers Haïti à travers l’UNITRANSFER, un service de la banque UNIBANK. Pour cette occasion, l’institution bancaire haïtienne s’alliera en partenariat avec une banque française, la Banque D’Escompte, BdE.
L’information nous a été transmise par Madame Anne Louise MESADIEU, représentante UNIBANK/UNITRANSFER en France.
Elle nous a en outre informé que ce service fonctionnait déjà dans des villes comme Paris et Strasbourg.
La procédure est simple et rapide.
Les Haïtiens pourront donc se rendre bientôt au 78 de l’avenue Canebière à Marseille, au local de la Banque d’Escompte pour formaliser et réaliser leur transfert d’argent vers Haïti.
L’UNIBANK est l’une des institutions bancaires haïtiennes très impliquée dans la promotion et la diffusion de la culture haïtienne en Haïti et dans les communautés de la diaspora.
Nous espérons que son implantation dans la cité phocéenne facilitera une meilleure présence culturelle haïtienne dans cette région.  
Jonas JOLIVERT

vendredi 7 mai 2010

Lawrence Cannon inaugure une nouvelle prison en Haïti

Malorie Beauchemin La Presse (Croix-des-Bouquets) Poursuivant sa tournée en Haïti sur le thème de la justice et la sécurité, le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé vendredi l'octroi d'une enveloppe de 2,5 millions de dollars à l'organisme Avocats sans frontières Canada, en plus d'inaugurer une prison dont le Canada a financé la construction au coût de 4,4 millions.
Les fonds donnés à Avocats sans frontières serviront à financer un projet visant à offrir aux Haïtiens un meilleur accès à la justice.
Dans la petite localité de Croix-des-Bouquets, à 45 minutes de Port-au-Prince, le gouvernement canadien avait financé, bien avant le séisme dévastateur du 12 janvier, la construction du centre de détention qui doit accueillir les prisonniers de la région de la capitale haïtienne.
Le séisme ayant abîmé l'édifice en construction, quelques réparations ont été nécessaires, si bien que la nouvelle prison devrait ouvrir dans les prochains mois.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/07/01-4278174-lawrence-cannon-inaugure-une-nouvelle-prison-en-haiti.php
Commentaires :
Trouver l’erreur…Le ministre canadiens des affaires étrangères veut aider Haïti en matière de justice et de sécurité. Bravo ! Il annonce l’octroi d’une enveloppe de 2.5 millions de dollars à l’organisme « Avocats sans Frontières Canada »…Chercher l’erreur…

Un premier ministre haïtien dans les limbes juridiques

Vincent Marissal, La Presse
Accusé erronément par le Canada, il y a six ans, de crimes contre l'humanité, un ancien premier ministre d'Haïti continue de réclamer en vain sa réhabilitation.
Jacques Édouard Alexis, qui a été premier ministre deux fois (de 1999 à 2001 et de 2006 à 2008) et a occupé des postes de ministre, a été interdit de séjour au Canada par le gouvernement de Paul Martin en 2004.
Le Canada, dans un rapport de 160 pages, accusait l'ancien premier ministre d'avoir été complice de meurtres de jeunes commis par la police en 1999 dans le quartier chaud de Carrefour-Feuilles.
Or, aucune accusation formelle n'a jamais été portée contre Jacques Édouard Alexis, qui voyage librement depuis des années aux États-Unis, en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Seul le Canada l'a placé sur la liste des personnes non admises.
Les auteurs du massacre de Carrefour-Feuilles ont depuis été arrêtés, jugés et condamnés au terme de procès qui ont d'ailleurs valu des éloges au gouvernement haïtien.
M. Alexis, une personnalité en vue à Port-au-Prince qui envisage son retour à la politique active, a été le premier ministre du président René Préval, qui, lui, n'a jamais été mis en cause par le Canada dans cette histoire de massacre.
Le président Préval est reçu au Canada avec tous les égards dus à un chef d'État étranger, et les membres du gouvernement canadien se pressent à sa porte lorsqu'ils vont à Port-au-Prince, comme l'a fait hier soir le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.
Selon le rapport canadien, Jacques Édouard Alexis, en sa qualité de premier ministre, «devait» être au courant des exactions commises par la police haïtienne. Il a toutefois été innocenté lors des procès des meurtriers.
C'est en tentant de se rendre au Canada pour visiter sa famille en 2004 que M. Alexis a découvert qu'il ne pouvait avoir de visa.
Il a par la suite exigé et obtenu son dossier, après quoi il a demandé, en vain, réhabilitation et excuses formelles.
Redevenu premier ministre en 2006, Jacques Édouard Alexis a reçu le précédent ministre des Affaires étrangères du gouvernement Harper, Peter MacKay, en visite officielle. Celui-ci avait exprimé publiquement ses regrets pour la façon dont M. Alexis avait été traité par le Canada.
Ottawa consentait à l'époque à accorder un visa au premier ministre Alexis pour des visites officielles, mais non au citoyen à titre privé. M. MacKay avait promis une enquête sur ce dossier. Mais depuis, rien.
Interviewé récemment par La Presse à Port-au-Prince, Jacques Édouard Alexis a affirmé que l'ambassadeur du Canada en Haïti lui a offert un visa «en dessous de la table», ce qu'il a refusé.
«On m'a accusé de crime contre l'humanité, il s'agit d'une situation inacceptable, mais le Canada refuse de s'excuser pour ne pas créer de précédent, dit-il. Je ne peux accepter un visa sous la table, je veux des excuses officielles.»
Malgré les graves accusations que le Canada a portées contre lui, M. Alexis a fréquenté des politiciens canadiens et québécois dans l'exercice de ses fonctions en Haïti, mais aussi à l'étranger, notamment lors des sommets de la Francophonie.
Il figurait aussi sur la liste des invités à un repas non officiel lors de la récente visite de Pauline Marois à Port-au-Prince.
Avant 2004, M. Alexis est venu au Canada à maintes reprises. Il a étudié à l'Université Laval dans les années 70, et cinq de ses enfants vivent ici (un de ses fils est économiste au gouvernement fédéral).
À Ottawa, c'est la confusion la plus totale autour de ce dossier. Impossible de savoir où en est le cas Alexis.
Au cours des derniers jours, les ministères des Affaires étrangères et de l'Immigration se sont renvoyé la balle, avant de diriger La Presse vers l'Agence des services frontaliers du Canada, qui n'avait pas plus de réponse.
Pour toute explication, voici ce que la porte-parole de l'Agence nous a envoyé par courriel: «En ce qui concerne vos questions au sujet de Jacques-Édouard ALEXIS, SVP noter que conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels, l'ASFC ne discute pas sur des cas spécifiques.»
Hier, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a entamé sa visite en Haïti en annonçant 10 millions supplémentaires en soutien aux institutions chargées de la justice et de la sécurité en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201005/06/01-4277695-un-ancien-pm-haitien-dans-les-limbes-juridiques-canadiens.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4278066_article_POS1

Cannon disposé à revoir le dossier d'un ex-premier ministre haïtien interdit de séjour

Publié le 07 mai 2010
Malorie Beauchemin, La Presse
(Haïti) Ottawa pourrait revoir sa position dans le dossier de Jacques Édouard Alexis, ex-premier ministre haïtien interdit de séjour au Canada parce que le gouvernement fédéral le tient pour complice, depuis 2004, de crimes contre l'humanité.

Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a ouvert la porte à un réexamen du dossier de l'ex-premier ministre si de nouvelles données sur le cas lui sont fournies. «S'il y a des précisions, des éclairages, des témoignages tout à fait nouveaux qui sont apportés et qui peuvent permettre de revisiter tout ça, on peut regarder ça. Je pense que c'est dans le domaine du possible de revoir ces choses-là», a dit le ministre au deuxième jour de sa mission en Haïti.

Hier, La Presse a révélé que Jacques Édouard Alexis, qui n'a jamais été formellement accusé de quoi que ce soit en lien avec le massacre de Carrefour-Feuilles, réclame depuis plusieurs années de pouvoir venir visiter sa famille au Canada.

En 2006, le ministre Peter MacKay avait promis une enquête à ce sujet mais, depuis, le dossier semble être tombé dans l'oubli.

L'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Guy Rivard, a tenu à préciser, hier, qu'il n'avait jamais offert à M. Alexis «un visa en dessous de la table», comme ce dernier l'a affirmé, mais plutôt un «permis ministériel», qui permet, pour des raisons humanitaires, de laisser temporairement entrer au Canada une personne sous le coup d'une interdiction de séjour.

L'ancien premier ministre Alexis a refusé cette option, jugeant qu'il mérite des excuses officielles et une pleine réhabilitation.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201005/07/01-4278066-cannon-dispose-a-revoir-le-dossier-dun-ex-premier-ministre-haitien-interdit-de-sejour.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4278428_article_POS1

Le ministre Cannon souhaite renforcer les liens commerciaux avec Haïti

Publié le 07 mai 2010 à 20h47 Stéphanie Marin ; La Presse Canadienne ; Ottawa
Reconnaissant que l'aide étrangère n'est pas la solution à tout en Haïti, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a profité d'une visite dans ce pays pour mettre la table pour la reprise de son économie.
Lors de la dernière journée de sa visite de trois jours en sol haïtien, vendredi, le ministre a rencontré des membres de la Chambre de Commerce Haïti-Canada, des gens d'affaires et d'autres du secteur financier.

Lors d'une entrevue téléphonique alors qu'il se trouvait toujours en Haïti vendredi, le ministre Cannon a rappelé que des liens commerciaux existent depuis de nombreuses années entre les deux pays mais que les gens d'affaires rencontrés ont l'intention de redoubler leurs efforts pour intéresser les entreprises canadiennes à investir en Haïti.

Un apport qui est essentiel selon lui: «Les Haïtiens constatent eux-mêmes que ce n'est pas nécessairement l'aide internationale qui est la réponse à tout, que la reprise économique et la stabilité [d'Haïti] doit passer par un secteur privé qui est vigoureux et qui est capable de relancer l'économie», a-t-il affirmé.

Il a indiqué qu'il y a des opportunités d'affaires notamment dans les secteurs agroalimentaire, minier et touristique.

Questionné sur les projets du Canada pour aider le secteur privé à se remplumer, M. Cannon a rappelé qu'au lendemain du séisme de janvier 2010 qui a dévasté le pays, Ottawa a tout de suite instauré des tarifs préférentiels pour les produits haïtiens exportés ici.

Lors de son séjour en sol haïtien, M. Cannon a rencontré le président René Préval et le premier ministre Jean-Max Bellerive, qui, selon lui, se sont déclarés satisfaits de la façon dont se déroule l'aide étrangère.

«Tout ça fonctionne comme l'a souhaité le gouvernement haïtien et les décisions appropriées vont se prendre au cours des mois et des années à venir. Il y a une très grande harmonie de part et d'autre», a jugé le ministre, qui estime que les craintes d'ingérence internationale formulées au lendemain du séisme se sont avérées non fondées.

Le Canada concentre actuellement son action en Haïti sur des initiatives de sécurité et de justice. Le ministre a ainsi annoncé lors de sa visite une contribution financière de 4,4 millions de dollars pour la construction d'une prison.

Quelque 2,5 millions ont aussi été accordés à l'organisation Avocats sans frontières Canada afin de réinstaurer des services juridiques de base d'urgence pour les citoyens de Port-au-Prince, Jacmel, Léogâne et Croix-des-Bouquets.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/quebec-canada/201005/07/01-4278428-le-ministre-cannon-souhaite-renforcer-les-liens-commerciaux-avec-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS3

Saint-domingue, Haiti : L'ile aux deux visages (M6)

Par Igor Hansen-Love, publié le 07/05/2010 à 09:00
Où en est Haïti, quatre mois après le séisme ?
Où en est Haïti, quatre mois après le séisme ? On enterre encore les morts, on déblaie toujours les vestiges. Le travail de reconstruction est immense, décourageant. Des nouveaux acteurs ont fait leur apparition : évangélistes américains, moines bouddhistes et prêtres vaudous. Tout ce petit monde se bat pour étendre son influence en échange d'une aide, précieuse et nécessaire.
Ce nouveau numéro d'Enquête exclusive suit le comédien Samuel Le Bihan, engagé au côté de l'association humanitaire Action contre la faim, qui découvre le pays, déplore les méthodes employées par certains et apporte son aide.
Si on ne sombre dans le pathos à aucun moment, si l'engagement du comédien paraît sincère et si le propos journalistique tient la route, trop de thèmes sont abordés : emploi, sécurité, flux migratoires, religion... A vouloir couvrir tous les sujets, leur traitement en devient un peu superficiel.
Saint-domingue, Haiti : L'ile aux deux visages. Le 9 mai, à 22 h 45, M 6.
http://www.lexpress.fr/culture/tele/saint-domingue-haiti-l-ile-aux-deux-visages-m6_889591.html

Haïti: les élections peut-être repoussées

AP 06/05/2010
Le président haïtien René Préval a déclaré mercredi qu'il envisageait de rester au pouvoir jusqu'à trois mois après l'échéance de son mandat, si des élections ne peuvent pas être organisées comme prévu.
Cette prolongation est nécessaire, selon son conseiller, pour éviter le chaos au cas où le scrutin serait reporté dans un pays ravagé par un séisme meurtrier en janvier dernier. Cette annonce a déclenché de vives critiques chez les députés de l'opposition, qui la jugent inconstitutionnelle et comparé Préval aux dictateurs du passé.
Le mandat de cinq ans devrait prendre fin le 7 février dernier, mais des responsables électoraux ont des difficultés à organiser le scrutin alors que leurs bureaux et dossiers ont été détruits et près de 1,6 million d'électeurs déplacés ou décédés.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/06/97001-20100506FILWWW00347-haiti-les-elections-peut-etre-repoussees.php

522 enfants haïtiens adoptés en France

06/05/2010 Soixante-neuf enfants haïtiens adoptés en France attendent leur passeport et devraient quitter rapidement Haïti, s'ajoutant à 522 autres déjà accueillis dans l'hexagone depuis le séisme du 12 janvier, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Interrogé au Sénat sur les lenteurs ressenties par des familles pour les enfants ayant obtenu un jugement validant leur adoption, M. Kouchner a fait valoir que "69 enfants attendent le passeport haïtien". Il a expliqué les délais par les "conditions de survie" de l'administration haïtienne. Il n'y a "pas un frein mis par le Quai d'Orsay" et pas non plus "un combat entre une ambassade qui serait gentille et un Quai d'Orsay qui serait méchant", a-t-il lancé. "Pour le moment, nous attendons. Et puis nous allons très vite, les familles étant prévenues, accueillir ces enfants", a promis M. Kouchner.
Selon lui, "il y une autre liste d'environ 250 (enfants) qui n'est pas officielle parce que les Haïtiens n'ont pas donné leur autorisation, et nous ne pouvons forcer leur autorisation". Il s'agit d'enfants pour lesquels des procédures d'adoption avaient été engagées mais qui n'ont pas atteint le stade du jugement.
M. Kouchner a rappelé qu"il y a autour des enfants haïtiens tout un commerce difficile à supporter qui va jusque dans les rues de Paris, où des gens se promènent avec des catalogues".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/06/97001-20100506FILWWW00639-522-enfants-haitiens-adoptes-en-france.php

Haïti-Séisme : La persistance des répliques tendrait à affecter les activités scolaires

Jeudi 6 mai 2010 P-au-P., 06 mai 2010 [AlterPresse] --- Les dernières répliques enregistrées près de 4 mois après le séisme du 12 janvier font renaitre l’inquiétude chez les élèves et les parents et tendent à affecter les activités scolaires qui reprenaient timidement depuis environ 2 mois.
Tandis que certaines écoles de la région métropolitaine fonctionnent au ralenti et font leur renvoi plus tôt que d’habitude, plusieurs parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école devant le danger que représentent les mouvements de panique successifs aux répliques.
Deux répliques de magnitude 4 ont été ressenties dans le 3 mai à la capitale.
« Il est important que les élèves bénéficient d’un renforcement de l’encadrement psychosocial, cela leur permettra de vivre avec les répliques parce qu’elles sont inévitables », déclare à AlterPresse Smith Petit-Homme, directeur du lycée Anténor Firmin.
Il pense que « les enfants ont besoin de mesures qui les aident à comprendre ce que c’est qu’une réplique et quel comportement adopter lorsqu’elle se produit ».
Dans la panique qui a éclaté au lycée lors d’une des répliques du 3 mai, 6 élèves ont été blessés, indique la direction.
Cependant, « la dernière réplique a un côté positif parce qu’elle nous aide à comprendre comment aborder les enfants pour que la prochaine fois ils ne se mettent pas à courir dans tous les sens », estime le directeur du lycée Firmin.
« Franchement je ne sais pas ce que vais faire », confie Rénel, un jeune père qui a interdit à son fils, élève de 7e année, de retourner cette semaine au lycée.
Smith Petit-Homme a toutefois affirmé qu’ « une grande quantité d’élèves ont regagné les classes dès le 4 mai dans une atmosphère très détendue ».
A la radio le directeur du bureau des mines et de l’énergie, Dieusseul Anglade, a repris les consignes à respecter en cas de secousses sismiques en insistant sur le fait de garder son calme.
« La consigne c’est surtout de ne pas paniquer » a-t-il dit.
La panique enregistrée le 3 mai au lycée Firmin n’est pas le premier incident de ce genre survenu dans les écoles. Le mois dernier des cas similaires ont été rapportés notamment à Miragoâne (Sud-ouest) et à Carrefour-Feuilles (secteur sud-est). [kft gp apr 06/05 2010 07 :30]

Haiti-Préval : Partira, partira pas ?

Jeudi 6 mai 2010 P-au-P., 6 mai 2010 [AlterPresse] --- Le doute plane désormais sur le départ ou non du président René Préval du pouvoir le 7 février prochain, date prévue par la constitution pour la fin de son mandat.
L’exécutif a soumis le 5 mai au parlement une demande de prolongation du mandat de Préval jusqu’à mai 2011, si les élections présidentielles ne sont pas organisées à la fin du mois de novembre.
Joseph Jasmin, ministre chargé des relations entre l’exécutif et le législatif, confirme avoir déposé à la chambre des députés un projet de loi qui stipule que le mandat du chef de l’État « se termine le 14 mai 2011 », si les élections prévues n’ont pas lieu.
Il indique que le président pourra ainsi accomplir « l’intégralité de son mandat », puisqu’il avait pris ses fonctions le 14 mai 2006 pour une période de 5 ans.
La constitution établit le 7 février comme date de début et de fin de mandat des présidents.
En raison de la crise de 2004, suite à la chute de l’ex-président Jean Bertrand Aristide le 29 février, un gouvernement provisoire est resté au pouvoir jusqu’à mai 2006, lorsque Préval est entré en fonction pour un second mandat.
La même disposition de prolongation de mandat a été prise en faveur des députés qui conservent leurs sièges jusqu’au deuxième lundi de mai, tandis que, selon la constitution, leur mandat de 4 ans devait prendre fin le deuxième lundi de janvier.
A plusieurs reprises, Préval a fait savoir qu’il allait coute que coute laissé le pouvoir le 7 février prochain, ce pourquoi les élections de la fin de l’année lui paraissaient indispensables.
« Il continue d’avoir le même point de vue, mais ce dernier est conditionné à la réalisation des élections », soutient Jasmin.
« Gouverner c’est prévoir (…) il faut prévoir une alternative », ajoute-t-il.
Le bureau de la chambre des députés annonce que la chambre basse est prête à étudier le projet soumis par l’exécutif et à se prononcer avant lundi 10 mai.
Des secteurs d’opposition condamnent les démarches de l’exécutif et soupçonnent le président de vouloir renforcer son « pouvoir personnel ».
« Preval démontre qu’il a un agenda personnel qui n’a rien voir avec l’intérêt du pays », déplore Evans Paul de la plate-forme Alternative pour la Démocratie et le Progrès.
Il appelle les citoyens à « combattre le système de dictature » que Preval tenterait d’instaurer dans le pays. [gp apr 06/05/2010]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9492

Le déménagement des déplacés s'organise à Jacmel et Léogâne

Publié le 07 mai 2010
(Jacmel) Près de quatre mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, le déménagement des déplacés, réfugiés dans des camps de fortune, commence peu à peu à s'organiser à Léogâne et Jacmel.
En février dernier, le premier ministre Stephen Harper s'était rendu dans ces deux villes d'Haïti lourdement touchées par la catastrophe, et où le Canada avait décidé de concentrer ses efforts d'assistance d'urgence.
Entouré de militaires, posant pour la photo, le premier ministre s'était réjoui du travail des quelque 2000 soldats canadiens envoyés sur place dans les semaines qui ont suivi le séisme, notamment pour offrir à la population une assistance médicale plus que nécessaire.
Depuis, la situation a bien changé. Les forces canadiennes rentrées au pays, l'hôpital de campagne de Léogâne a disparu. À Jacmel, il ne reste aucune trace de la clinique exploitée par les militaires, ni de l'emplacement de construction de latrines de fortune pour les camps de déplacés.
D'autres ont pris le relais, dont toute une panoplie d'organisations humanitaires, qui s'affairent maintenant à organiser le retour des déplacés chez eux, et le déménagement de ceux qui n'ont tout simplement plus de «chez-soi».
«L'objectif ici, c'est de s'assurer que ce camp-là n'existe plus dans les années à venir. L'objectif est que les gens qui y vivent puissent trouver du confort et se réfugier dans un autre endroit, à eux», a souligné le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, au milieu d'un camp improvisé de déplacés, à Léogâne, où s'entassent, collés les uns sur les autres, 5000 personnes, sur un terrain qui autrefois servait de stade municipal de soccer.
«La situation est extrêmement pénible et difficile, particulièrement les lendemains de pluie», a déploré M. Cannon, en point de presse improvisé, entre les tentes et les tranchées creusées à la main pour éviter que l'eau ne détruise les frêles installations.
«Il ne faut pas que ce camp de déplacés devienne le camp des oubliés», a renchéri le député libéral Denis Coderre, qui participe à la visite de trois jours du ministre Cannon en Haïti. Le député bloquiste Jean Dorion est aussi du voyage.
Au parc Gérard Christophe, 44% des personnes seraient maintenant prêtes à rentrer chez elle, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
«Il faut aller évaluer les endroits où ils vont retourner. Si c'est encore sous les débris, il faut faire le déblayage. Il y aura tout un accompagnement pour inciter les gens à rentrer chez eux, ceux qui étaient propriétaires terriens, entre autres», a expliqué Djumapili Safari, de l'OCHA, qui ne se risque toutefois pas à avancer un échéancier pour terminer l'opération.
«Ça dépendra de la bonne volonté des déplacés. Certains préfèrent rester dans les camps pour avoir le maximum d'aide des organisations internationales», a-t-il concédé. L'ONU privilégie le retour des déplacés chez eux, mais convient qu'il faudra déménager des dizaines de milliers de personnes, autrefois locataires, dans des villages bâtis de toutes pièces.
À Jacmel, la Croix-Rouge canadienne est justement à pied d'oeuvre pour mettre en branle son projet de construire 7500 petites maisonnées, faites de bois, de tôle et de toile, et destinées aux mêmes deux villes où les militaires canadiens étaient installés.
Si les matériaux proviendront, par bateaux, du Canada, les ouvriers qui assembleront les maisons seront haïtiens, assure Richard Clair, représentant du pays pour la Croix-Rouge canadienne, qui estime ainsi créer quelques centaines d'emplois dans un pays qui en a grand besoin.
«On veut reconstruire les communautés où elles sont actuellement, par exemple pour les propriétaires terriens qui ont perdu leur maison, a souligné M. Clair, espérant mener à bien le projet d'ici à juillet 2011. On est en train d'identifier les bénéficiaires et les terrains disponibles.»
Les maisons de 18 mètres carrés, construites à un coût entre 3000 et 3500$ chacune, pourront loger jusqu'à sept ou huit personnes, évalue la Croix-Rouge. L'organisme canadien participe ainsi à l'objectif de l'ONU, qui vise la construction de 150 000 petites maisons du même genre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/07/01-4278036-le-demenagement-des-deplaces-sorganise-a-jacmel-et-leogane.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2

Les députés approuvent la prorogation du mandat de René Préval

La chambre basse a approuvé hier le projet de modification de la loi électorale autorisant une prorogation de trois mois du mandat du chef de l'Etat haïtien René Préval. Par 56 voix pour, 3 contre et 3 abstention, l'assemblée des députés a accédé à la demande de l'exécutif de lier le départ du président Préval à l'entrée en fonction d'un nouveau président elu.
Plusieurs députés du groupe minoritaire dont Steven Benoit, Elourne Doereus et Acluche Louis Jeune, avaient abandonné la séance quelques minutes avant le vote afin de protester contre une modification de l'ordre du jour. Le député Saurel Yacinthe avait proposé que la priorité soit accordé au projet de modification de la loi électorale alors que les députés minoritaires voulaient poursuivre le vote article par article des autres projets de loi.
Les députés de la majorité ont pu, avec une majorité écrasante, approuver la modification de la loi électorale. Il s'agit de la troisième modification de cette première loi électorale votée en été 2009.
Outre une prorogation du mandat du chef de l'Etat cette loi autorise également une prorogation de trois mois du mandat des sénateurs elus pour six ans lors des législatives de 2006.
Le projet de loi sera transmis dans les prochains jours à la chambre haute.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17686

Claudy Gasant renforce la chaine pénale

Le secrétaire d'Etat chargé des affaires pénales, Claudy Gassant, a mis a exécution plusieurs dispositions visant le renforcement des Parquets. Hier mercredi, le juge Gassant avait effectué une tournée dans le sud, et a eu des séances de travail avec 6 commissaires du gouvernement dans les départements du Sud et de la Grand Anse. Les 18 commissaires du gouvernement à travers le pays disposent de nouveaux outils, dont un téléphone Black Berry, afin d'être disponible 24 heures par jour. M. Gassant assure que la permanence dans les Parquets permettra d'améliorer l'efficacité de la chaine pénale.
Avec le nouveau dispositif le juge Gassant supervise et coordonne les activités des 18 commissaires du gouvernement et du directeur central de la police judiciaire. Les téléphones des commissaires du gouvernement et du directeur central de la police judiciaire étant en réseau, ces membres de la chaine pénale pourront ainsi s'entraider dans le cadre de dossiers difficiles.
Ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant a réalisé ces dernières semaines plusieurs rencontres et séminaires de formation pour les membres de la chaine pénale.
Outre les commissaires du gouvernement et les directeurs centraux de la police, M. Gassant a intégré d'autres directeurs généraux dans la chaine pénale, dont ceux de la Douane et de l'Immigration. Les responsables de l'ULCC, Ucref et du service d'intelligence national sont également concernés par le renforcement de la chaine pénale.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Préval ne "dépassera pas" le 14 mai, mais n’a aucune date pour son départ

Record de rapidité pour la Chambre des Députés qui, en 24 heures, a approuvé massivement le projet de loi ouvrant la voie à une prolongation du mandat du chef de l’Etat Jeudi 6 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval a nié jeudi toute intention d’aller au-delà de son mandat de cinq ans, sans écarter l’éventualité de continuer à exercer ses fonctions après le 7 février 2011, quelques heures avant le vote express par les Députés d’un projet de loi controversé prévoyant un transfert du pouvoir jusqu’au 14 mai au cas où les élections ne se tiendraient pas en novembre prochain.
"Je ne peux m’en aller en laissant un processus en cours et ne pas le terminer", a indiqué lors d’une conférence de presse le chef de l’Etat qui a, une fois de plus, souhaité que son successeur soit un dirigeant légitime issu des prochaines élections.
Il affirme qu’il serait irresponsable de sa part de lancer le pays dans une nouvelle aventure de régime de transition pouvant déboucher sur n’importe quelle situation, une position qui tranche avec celle de la classe politique et de la société civile favorables à l’intronisation d’un juge de la cour de cassation en cas de vacance présidentielle à la date constitutionnelle du 7 février.
Le Président soutient qu’il est prêt à partir en février, mars, avril ou mai, selon la période à laquelle les élections se seront réalisées.
Interrogé par un journaliste, il a assuré qu’il n’entend nullement se maintenir au pouvoir au-delà du 14 mai, date à laquelle il complétera son quinquennat ayant prêté serment en 2006 avec trois mois de retard
24 heures à peine après le dépôt du document, la Chambre des Députés a approuvé massivement jeudi soir par 56 voix pour, trois contre et trois abstentions le projet de loi de l’Exécutif.
Seuls les élus Steven Benoît (Pétion-Ville), Esdras Fabien (Carrefour) et Eddy Jean-Pierre (Cap-Haïtien) se sont opposés à la majorité du parti présidentiel Inite qui, comme à l’ordinaire, a court-circuité les débats sur le texte de loi.
Trois autres parlementaires ont fait abstention : Saliba Jean (Cité Soleil), Arsène Dieujuste (Gonaïves) et Ronald Oscar (Gressier).
Vendredi, le Sénat devrait analyser à son tour le projet de loi et probablement l’entériner sans surprise à la veille du départ lundi de la totalité des Députés et d’un tiers des Sénateurs.
Le Président Préval, qui rappelle qu’avant lui Députés et Sénateurs avaient été autorisés à accomplir leur mandat intégralement, soutient que les effets dévastateurs du tremeblement de terre ont perturbé ses "prévisions optimistes" de réalisation à temps des élections.
Cependant, il dit maintenir son engagement initial de concilier le temps constitutionnel et le temps électoral. Par conséquent, aucun effort ne sera négligé pour que les joutes électorales se tiennent de manière à permettre l’arrivée d’un nouveau Président légitime à la tête du pays le 7 février 2011.
La classe politique et la société civile ont dénoncé un "projet dictatorial naissant" et appelé à la mobilisation générale contre l’initiative présidentielle de prolongation de mandat alors que des manifestations de rue hostiles à René Préval ont été enregistrées depuis le vote de la loi sur l’état d’urgence accordant des pouvoirs quasi-illimités au chef de l’Etat et à la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction (CIRH). spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6750

Liberté de la presse : "il faut en faire bon usage", recommande Préval

Le chef de l’Etat, qui fait désormais de la question des médias l’un des points de focalisation de sa politique, blâme deux organes de presse qui auraient tenté d’écorner l’image du pouvoir par la "désinformation" Jeudi 6 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval s’est posé jeudi implicitement en "juge" de l’exercice de la liberté de la presse en Haïti en fustigeant les "dérives" qui caractérisent, selon lui, le traitement de l’information dans certains médias où la boussole des journalistes ne serait pas le souci de restituer la vérité.
S’appuyant sur deux cas particuliers relatifs à la diffusion d’informations erronées ou manipulées préjudiciables pour son régime, le chef de l’Etat a épinglé Radio Signal FM, une station privée de Port-au-Prince, et une agence en ligne Haïti Média.
Le premier média aurait prêté au confrère Hérold Jean-François, PDG de Radio Ibo, des déclarations qu’il n’a jamais faites sur de présumées tentatives du pouvoir de corrompre la presse à travers des "offres alléchantes" tandis que le second aurait assimilé à une information confirmée des rumeurs portant sur le dispositif qu’auraient mis en place des hommes d’affaires proches de la Présidence en vue de brouiller les émissions des stations de radio échappant à leur contrôle.
Ciblant à plusieurs reprises Signal FM dans ses considérations, M. Préval a déclaré le visage fermé avoir fait lui-même la rectification qui s’imposait, mais que la station avait refusé de faire.
"Je dis que ce n’est pas sérieux", a poursuivi le dirigeant haïtien en guise de réaction à la "campagne de déstabilisation" qui viserait les médias.
René Préval, qui avoue être jaloux de la pérennisation de la liberté de la presse, appelle les journalistes à avoir des pratiques professionnelles responsables afin de protéger un "acquis démocratique fondamental".
Il souligne que sous son administration, la liberté de la presse est garantie et aucun responsable gouvernemental n’a jamais tenté d’influencer la radio-télévision nationale d’Haïti (RTNH), encore moins les médias privés.
A preuve, il cite le dernier rapport mondial sur la situation de la presse dans lequel Reporters Sans Frontières signale des progrès importants réalisés en Haïti.
A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le lundi 3 mai, Préval avait exhorté les journalistes et responsables de médias à jouer leur partition, comme le gouvernement assure, dit-il, la sienne, dans le but de préserver la liberté de la presse.
Enfin, récemment, le Président avait fait état de l’aide post-séisme fournie par l’Exécutif aux médias en difficulté sans qu’aucune "redevance" n’ait été réclamée en retour. spp/Radio Kiskeya.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6751

Chàvez promet d’être au sommet mondial sur la reconstruction d’Haïti

Un nouveau rendez-vous post-séisme fixé au 2 juin à Santo Domingo Jeudi 6 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a dit jeudi qu’il espérait pouvoir assister au sommet mondial sur la reconstruction d’Haïti prévu le 2 juin prochain en République Dominicaine, rapporte EFE.
"Je veux participer au sommet sur la reconstruction d’Haïti. C’est mon désir de venir ici à nouveau afin d’être aux côtés de ce peuple frère", a répété à Santo Domingo le leader de la "révolution bolivarienne" en présence de son homologue dominicain Leonel Fernàndez.
Ces déclarations ont été faites en marge de la cérémonie officialisant l’acquistion par Caracas de 49% des actions de la raffinerie pétrolière d’Etat dominicaine (Refidomsa).
En trois occasions, Hugo Chàvez a réitéré sa volonté de prendre part à la rencontre de Santo Domingo au cours de laquelle devrait être mise au point une stratégie définitive de reconstruction d’Haïti ravagée par le séisme du 12 janvier.
Cette semaine encore, il a évoqué au sein de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) la nécessité pour les Etats membres de l’organisation de faire de notre pays l’une de leurs priorités.
Entre 250.000 et 300.000 personnes ont été tuées et 300.000 autres blessées dans le violent tremblement de terre qui a aussi fait 1,2 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6749

jeudi 6 mai 2010

Lawrence Cannon en visite en Haïti

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon est arrivé ce mercredi à Port-au-Prince dans le cadre d'une visite de 3 jours. A son arrivée dans la capitale haïtienne, le chef de la diplomatie canadienne, a donné une conférence conjointe au Palais National, avec le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive.
Durant cette conférence, le ministre Cannon a réitéré le soutien du gouvernement canadien à Haïti.
Lawrence Cannon a rencontré le président de la république René Préval et le premier ministre Jean-Max Bellerive avec qui il s'est entretenu sur divers points notamment à propos de l'aide canadienne à Haïti, suite au séisme du 12 janvier.
« le Canada y est, nous y étions, nous y sommes et nous y serons », a déclaré Monsieur Cannon tout en précisant que c'est le message qu'il a délivré au Président de la République et au premier ministre.
Il a annoncé que son pays avait augmenté de 10 millions de dollars sa contribution annuelle, en soutien aux institutions telles que la justice et la police.
Une délégation québécoise conduite par le ministre des relations internationales et de la francophonie, Pierre Arcand avait déjà visité le pays le week-end dernier afin d'évaluer l'état d'avancement des programmes d‘aide du Québec et d'étudier les modalités d'une participation des entreprises québécoises à la reconstruction d'Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti

Haïti-Reconstruction : Des entrepreneurs suédois en visite de prospection

Le président haïtien René Préval s'est entretenu hier avec les membres d'une délégation conduite par l'Ambassadeur Sten Ask. Accompagné de plusieurs hommes d'affaires suédois, le diplomate a exploré les possibilités d'investissement dans en Haïti. Les entrepreneurs suédois sont intéressés par le secteur agricole qui représente l'une des priorités du gouvernement haïtien dans le programme de reconstruction. Les entrepreneurs de la filière de production laitière sont particulièrement intéressés à Haïti. Le renforcement de la production agricole permettra d'améliorer les statistiques dans le domaine de la sécurité alimentaire.
Les entrepreneurs suédois affichent également leur volonté d'investir dans le secteur de l'immobilier.
Dans son intervention le président Préval a invité les membres de la délégation suédoise à évaluer les possibilités d'investissement dans le système éducatif qui constitue l'une des priorités du Plan d'Action pour le Relèvement et la Reconstruction.
LLM / Radio Métropole Haïti

Lawrence Cannon annonce le renforcement de l'assistance au système judiciaire

Au cours de la première journée de sa visite le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé une contribution supplémentaire de 10 millions de dollars en soutien aux institutions de justice et de sécurité. Outre l'envoi de nouveaux agents canadiens, le montant sera utilisé pour le déploiement de véhicules de patrouille, l'acquisition de locaux de cours temporaires et la formation des policiers haïtiens. Le ministre Cannon a eu hier des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, le Premier ministre Jean Max Bellerive et le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Edmond Mulet. Le diplomate guatémaltèque s'est réjouit de la contribution canadienne sur le plan sécuritaire. « L'expertise du Canada en matière de justice et de sécurité, constitue un atout important », explique M. Mulet.
La sécurité est l'une des priorités de la coopération canadienne. Au cours de la deuxième journée de sa visite M. Cannon visitera la prison de Croix-des-Bouquets rénovée après le séisme, grâce à l'appui financier du Canada.
Lawrence Cannon, effectuera également une visite à Jacmel (sud –est) et Léogâne ( Ouest) deux villes fortement touchées par le séisme du 12 janvier.

LLM / Radio Métropole Haïti
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René Préval pense à prolonger son mandat

Malgré un engagement officiel sur la date du 7 février 2011 pour son départ du pouvoir, le Président met le cap maintenant sur le 14 mai ; le Parlement, bientôt caduc ou réduit, appelé à se prononcer avec célérité sur un projet de loi modifiant les termes du mandat présidentiel ; levée de boucliers dans la classe politique et la société civile contre un "projet dictatorial naissant" mercredi 5 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval a introduit mercredi une proposition de modification de la loi électorale en vue de la prolongation éventuelle de son mandat jusqu’au 14 mai 2011, une tentative de maintien au pouvoir contraire à l’engagement plusieurs fois répétée du chef de l’Etat de quitter ses fonctions le 7 février.
Un arrêté présidentiel annonce l’ajout au menu de la session extraordinaire du Parlement du projet de loi relatif à l’amendement de l’article 232 de la loi électorale du 9 juillet 2008.
La version actualisée de l’article est la suivante : "le Président de la république est élu pour cinq ans et est en fonction jusqu’au 7 février 2011, au cas où les élections auront lieu au plus tard le dernier dimanche du mois de novembre 2010. Dans le cas contraire, il reste en fonction jusqu’à l’installation de son successeur élu, ou au plus tard, jusqu’à la fin de son mandat de cinq ans, soit le 14 mai 2011".
Les dispositions prévues dans l’arrêté presidentiel s’appliquent également aux Sénateurs élus respectivement pour six et quatre ans ainsi qu’aux membres des conseils et des assemblées des collectivités territoriales.
Quant aux Députés, l’extension de leur mandat court jusqu’au deuxième lundi de mai 2010.
Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin, a effectué au pas de charge le dépôt du projet de loi qui risque d’être entériné par les deux Chambres avant la fin lundi prochain de la 48e législature et le départ de tous les Députés et d’un tiers des Sénateurs.
Estimant qu’il s’agissait d’une "procédure ordinaire", le ministre écarte d’un revers de main les critiques de certains parlementaires dénonçant l’inconstitutionnalité de l’initiative présidentielle. Il a mis en avant le fait que les mêmes dispositions avaient été prises au profit des Sénateurs, des Députés et des élus locaux.
L’Exécutif attend la décision du Parlement, a fait savoir un Joseph Jasmin particulièrement confiant.
Pour sa part, le président de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, membre fondateur de la nouvelle coalition présidentielle Inite, croit que si l’assemblée approuvait le projet de loi modifié elle rendrait "justice" au Président de la république qui avait débuté son second et dernier mandat le 14 mai 2006, avec trois mois de retard.
Avant lundi, jour d’adieu des Députés, les élus se prononceront sur le document, a promis Louis-Jeune qui met en garde contre tout procès d’intention par rapport à la démarche de l’Exécutif.
Plusieurs Députés et Sénateurs de l’opposition et des leaders de partis et de la société civile tels Evans Paul (KID/Alternative) et Rosny Desroche (ISC) ont dénoncé avec véhémence l’émergence du "projet dictatorial" de René Préval et ce qu’il représente comme menace pour la démocratie haïtienne.
Le chef de l’Etat qui, il y a encore deux semaines, s’était engagé à remettre le pouvoir le 7 février 2011 à un successeur élu, a fait un virage à 180 degrés au moment où les spéculations vont bon train sur de présumés obscurs desseins de son régime concernant notamment la mise à l’écart de la constitution et l’organisation des prochaines élections. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6747

La Chambre des représentants des Etats-Unis vote une loi pour la relance économique haïtienne

Si cette décision devient celle du Congrès, à travers un vote similaire du Sénat, le Président Barack Obama promulguera la nouvelle loi qui garantit l’existence jusqu’en 2020 de relations commerciales favorables avec Haïti dévastée par le séisme du 12 janvier mercredi 5 mai 2010, Radio Kiskeya
La Chambre des Représentants des Etats-Unis (Chambre basse) a adopté mercredi un projet de loi en faveur de la relance économique en Haïti et de l’extension, jusqu’en 2020, de la politique commerciale entre Washington et Port-au-Prince, quatre mois après le séisme ayant dévasté la capitale haïtienne et plusieurs autres régions.
Ce projet de loi devrait également permettre la création d’emplois en Haïti en facilitant l’exportation vers le marché américain de certains produits textiles bénéficiant de l’exemption des droits de douane.
Déposé il y a tout juste quelques jours, le texte a été adopté par acclamation.

En cas d’approbation du Sénat, il sera promulgué par le Président Barack Obama.
Les congressmen affirment vouloir permettre à Haïti de "renouer avec les progrès économiques observés avant le tremblement de terre".
"Une fois que le tremblement de terre eut frappé, il est devenu évident que nous devions faire quelque chose pour aider Haïti à retrouver l’assise que le pays avait réussi à atteindre. C’est ce que fait ce projet de loi", a déclaré dans un communiqué le Représentant démocrate de New York et membre du Black Caucus, Charles Rangel, l’un des promoteurs du projet de loi.
Des élus démocrates aussi bien que républicains dans les deux Chambres du Congrès se sont montrés dès le départ favorables à la nouvelle législation.
Grâce aux lois préférentielles HOPE I et II, quelques milliers d’emplois ont été créés, ces deux dernières années, dans le secteur de la sous-traitance en Haïti où les manufactures ont la possibilité d’exporter sans frais de douane vers les Etats-Unis des vêtements et des pièces automobiles fabriqués sur place. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6746

Reprise des exportations de mangue vers les Etats-Unis

Près de quatre mois après le tremblement de terre, ce secteur de production qui rapporte annuellement 10 millions de dolllars à Haïti renoue avec le marché américain mercredi 5 mai 2010, Radio Kiskeya
Haiti a réalisé cette semaine ses premières exportations de mangue vers le marché américain depuis le violent séisme du 12 janvier, une reprise considérée comme un signal positif pour des milliers d’haïtiens vivant de l’agriculture et la coopération haïtiano-américaine.
Dans un communiqué, l’ambassade américaine rappelle que le service de la protection des végétaux et des animaux du département américain de l’agriculture (APHIS) entretient un partenariat public/privé de longue date avec l’association haïtienne des exportateurs de mangue dans le cadre de l’inspection des produits destinés à l’exportation.
Présentant ce partenariat comme un "exemple de collaboration de la mission américaine en Haïti avec le peuple haïtien pour une Haïti plus prospère", le communiqué précise que les producteurs de mangue assurent le financement des installations, des équipements et le salaire des inspecteurs tandis que l’APHIS prend en charge la formation du personnel. Ce qui permet une réduction substantielle des cas d’infestation par la mouche des fruits responsables de 90% des causes de l’interdiction d’entrée des mangues sur le marché américain.
Citant des statistiques de la Banque de la République d’Haïti (BRH), la mission diplomatique américaine souligne que les exportations de mangue ont fourni un revenu de plus de 10 millions de dollars au pays l’année dernière, soit presqu’un tiers de la totalité des exportations agricoles. La mangue, qui représente en volume la plus importante exportation pour une seule espèce de récolte, est généralement expédie par voie aérienne ou maritime vers les grandes métropoles américaines telles Miami et New York.
En 2008, la suspension momentanée des importations de mangues haïtiennes qu’avait ordonnée le gouvernement américain en raison de la détection de larves de mouches de fruit dans certaines cargaisons avait considérablement pénalisé les différents acteurs de cette filière de production et engendré une perte sèche de plusieurs dizaines de millions de dollars pour l’économie nationale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6748

Le président Préval veut récupérer ses 4 mois

L'exécutif a déposé ce mercredi, au parlement, un projet de loi portant amendement de l'article 232 de la loi électorale du 9 juillet 2008. Le dépôt de ce projet de loi a été effectué par le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin.
« Ce document permettra au chef de l'état de boucler son mandat le 14 mai au lieu de 7 février 2011, si les élections devaient ne pas se tenir en novembre 2010 », déclare le ministre Jasmin.
« Les députés ou les sénateurs ont déjà bénéficié de procédures identiques, pourquoi n'en serait-il pas de même pour le président », s'interroge Monsieur Jasmin.
Si certains députés se montrent favorables, d'autres ont exprimé clairement leur désaccord par rapport au nouveau document soumis par l'exécutif.
De son coté, l'ancien sénateur Samuel Madistin qualifie d'indécente l'attitude du chef de l'Etat, qui ne respecte pas sa parole.
Il estime inconstitutionnelle la démarche de l'Exécutif voulant prolonger le mandat du président, Préval.
Quant au constitutionaliste Georges Michel, il ne veut pas parler d'accros à la constitution.
Il conseille cependant, au chef de l'état, de quitter le pouvoir le 7 février 2011, afin d'éviter des critiques qui peuvent nuire à sa réputation.
Depuis l'adoption par le parlement de la loi d'urgence, une série de manifestations anti-gouvernementales a été enregistrée un peu partout à travers le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17681
Commentaires: Et pour quatre mois de plus!
Quatre mois de pouvoir?
Quatre mois de salaire
Quatre mois d'actions et activités?

Des élections en Haïti avant la fin de l'année, techniquement possible selon L'OEA

Dans une interview accordée à Radio Métropole, le représentant du secrétaire général de l'OEA en Haïti Ricardo Seitenfus a indiqué qu'un défi de taille doit être relevé de façon à ce que les joutes électorales se tiennent avant la fin de l'année. Selon, le professeur Seitenfus, l'organisation régionale attend un financement des pays membres, de l'ordre de 25 millions de dollars, afin de coordonner ces élections.
« Comme par le passé, l'OEA est prête à aider, mais elle souhaite une large participation de l'électorat » précise le diplomate.
L'organisation hémisphérique, promet toutefois d'assister le Conseil Electoral Provisoire de manière à réaliser les prochaines élections.
Un conseil électoral ébranlé par un nouveau scandale suite à l'affaire du Conseiller Jean Enel Désir, contraint de démissionner pour faute administrative grave.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17679
Commentaires:
Il faut juste se rappeler qu'il s'agit d'élections présidentielles et legislatives dans un pays "souverain". Quelqu'un qui observe la politique de loin dirait que la priorité d'Haïti ne liste pas des élections dans l'état actuel des choses.
Mais comme tous les mais d'Haïti se sont mis d'accord sur l'urgente et pressante nécessité de ces élections, donc il y aura bien des élections en Haïti

Marseille redevient la capitale du football français


L'OM n'a pas manqué son rendez-vous avec l'histoire, 18 saisons après son dernier titre de champion sous l’ère Tapie. Mercredi soir, en dernier match de la 36e journée de Ligue 1, l'OM a battu Rennes 3-1 et conquis un nouveau titre de champion de France.Mais l'OM n'a pas conquis son titre dans la facilité. L'entame de match a été trop facile : faute rennaise à 25 mètres du but, frappe enroulée de Heinze, but. Dès la 4e minute, Marseille était champion. Trop tôt sans doute. L'OM rétrograde immédiatement dans une tactique d'attente qui lui fait perdre le sens de la partie. Rennes, patiemment, profite de sa densité au milieu et de la qualité de ses appels pour faire courir les Marseillais et se procurer des occasions. D'abord maladroits, les Bretons affinent peu à peu leurs frappes et font enrager les supporters marseillais.Incapable de reprendre la main, souffrant de l'imprécision de Brandao et Lucho, des errances de Niang, l'OM ne peut garder le ballon et se fait transpercer sur un contre amené par Gyan que Leroy prolonge d'un centre parfait pour une tête plongeante de Briand (38e). De loin l'action la plus limpide de la première période. Au retour des vestiaires, Marseille continue de patiner. On se dit que l'équipe est trop crispée à l'heure de franchir la dernière marche. Mais Didier Deschamps n'a pas dit son dernier mot.
L'entraîneur de l'OM sort Heinze, méritant, puis Brandao, décevant, pour lancer Taïwo et Ben Arfa. L'entrée des deux jokers actuels de Deschamps est déterminante. Le Nigérian donne le "la" d'une terrible frappe au sol difficilement repoussée par Douchez. Quant à l'enfant terrible du Vélodrome, il se comporte en patron et dynamise le jeu marseillais grâce à ses conduites de balle.La récompense ne tarde pas : à l'entrée du dernier quart d'heure, l'OM assomme son challenger en marquant par deux fois, coup sur coup. D'abord une percée volontaire de Bonnart suivie d'une frappe de Valbuena repoussée sur Niang qui marque dans un but dégarni. Puis une course effrenée de Ben Arfa agrémentée d'un passement de jambes pour un ballon qui revient sur Lucho. La frappe est parfaite.Valbuena, Ben Arfa, Lucho, Taïwo... D'une certaine façon, ce sont les "rescapés" marseillais qui ont fait la différence, ceux qui ont été, pour des raisons diverses, contestés à un moment ou un autre de la saison.Ceux, également, que Didier Deschamps a su maintenir ou remettre en confiance. 17 ans après la "nuit de Munich" et la victoire de son équipe en finale de la Ligue des champions, l'ancien capitaine marseillais fait figure d'homme providentiel, une deuxième fois.
http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/05/05/marseille-redevient-la-capitale-du-football-francais_1347214_3242.html#ens_id=1079882

mercredi 5 mai 2010

Ottawa appuie la police haïtienne

Malorie Beauchemin, Envoyée spéciale, La Presse (Port-au-Prince) Dans son effort pour venir en aide à Haïti, dévasté en partie par le puissant séisme du 12 janvier dernier, le gouvernement fédéral appuiera la police nationale haïtienne.
En visite pour trois jours dans la capitale, Port-au-Prince, le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé que le Canada augmentait de 10 millions de dollars sa contribution annuelle en soutien aux institutions de justice et de sécurité.
Cette nouvelle enveloppe porte à 25 millions de dollars l'investissement canadien dans les forces de police en Haïti.
Ottawa fournira des salles de classe mobiles pour la formation des nouveaux agents et fera don de véhicules de patrouilles, notamment.
M. Cannon a aussi annoncé que 150 policiers canadiens seraient affectés à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, afin de contribuer à la formation et à l'encadrement des agents haïtiens.
Les projets annoncés mercredi seront financés par le Fonds pour la paix et la sécurité mondiales, géré par le Groupe de travail sur la stabilisation et la reconstruction (GTSR).
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/05/01-4277510-ottawa-appuie-la-police-haitienne.php

Le premier «Village du monde» sera créé en Haïti

Émilie Mohand-Saïd, La Presse
L'urgence des premiers mois passée, la reconstruction commence à Haïti. Le centre d'étude et de coopération internationale (CECI) a dévoilé hier un nouveau concept de village humanitaire appelé Villages du monde.
«Une solution déjà pensée avant le séisme et qui prend du coup toute son ampleur et sa nécessité devant la situation de précarité du pays», a expliqué Luck Mervil, parrain de l'organisation. «L'idée est de travailler sur le long terme», a dit l'artiste, qui partira dans deux jours pour Haïti en mission de repérage. «Le monde entier est venu en aide à Haïti, mais les gens ont tout perdu et il faut penser à eux maintenant. On ne va pas perdre une génération en attendant que les maisons repoussent d'ici 15 ans!»
5000 personnes
Très engagés dans le projet, le CECI et Luck Mervil ont donc décidé de lancer le tout premier exemple de Village du monde en Haïti. «Ce sera un village de 5000 personnes, ultramoderne, en respect avec l'environnement et la population locale. On dit qu'Haïti manque de ressources, c'est faux. Il y a toutes les énergies nécessaires: vent, eau, soleil. Il suffit de les exploiter correctement.»
Pensée selon le principe des maisons-conteneurs des campus d'Europe, une petite maison complète coûterait de 5000$ à 7000$. «On va avoir besoin d'argent pour mener le projet à terme, mais également de partenaires pour faire tout le village.» Une condition qui ne fait pas peur au CECI, qui avait déjà recueilli 11 millions de dollars en argent et en matériel dans les premières semaines de la crise.
Des critères précis
Le CECI devra tenir compte de la ligne sismique, des ouragans répertoriés depuis 200 ans ainsi que des zones montagneuses d'Haïti avant de lancer la construction du premier village humanitaire.
«Le début des travaux est prévu en septembre, et le chantier devrait durer de 8 à 12 mois, a précisé Luck Mervil. D'autres pays nous ont déjà sollicités. Le concept a de l'avenir.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/05/01-4277288-le-premier-village-du-monde-sera-cree-en-haiti.php

Nouvel engagement du Canada pour Haïti

Malorie Beauchemin, La Presse
(Ottawa) Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, se rend aujourd'hui dans l'île d'Hispaniola, où il annoncera de nouveaux engagements du Canada envers Haïti.

Près de quatre mois après le séisme qui a dévasté la capitale, Port-au-Prince, le ministre Cannon annoncera que le Canada contribuera à la réforme du système de justice et du système carcéral. L'établissement d'institutions démocratiques est l'une des priorités désignées lors de la conférence internationale des donateurs pour un nouvel avenir en Haïti qui s'est déroulée à New York au mois de mars.
Les investissements proviendront en partie de l'enveloppe de 555 millions de dollars déjà prévue par le gouvernement canadien pour l'aide à Haïti de 2006 à 2011. Mais le ministre annoncera aussi de l'argent frais, explique-t-on à son bureau.
«On ne peut pas attendre qu'Haïti soit rebâti pour avoir certaines infrastructures», a souligné la directrice des communications du ministre Cannon, Catherine Loubier.
Le gouvernement canadien contribuera au financement de l'équipement, de la formation et des infrastructures, certaines temporaires, pour la transition, et d'autres pour le long terme.
Même avant le tremblement de terre du 12 janvier, Haïti se trouvait au deuxième rang des bénéficiaires de l'aide internationale canadienne, après l'Afghanistan.
À la conférence de New York, le gouvernement canadien avait annoncé une contribution de 400 millions au soutien des activités humanitaires et de reconstruction. Cette somme s'ajoutait à celles consenties dans les premiers jours qui avaient suivi le désastre et aux 220 millions promis pour égaler les dons des particuliers au fonds d'aide aux victimes du séisme.
Première visite
Le ministre Cannon, dont ce sera la première visite en Haïti, rencontrera le président René Préval, le premier ministre Jean-Max Bellerive, des représentants de l'ONU à Port-au-Prince et des représentants d'organismes canadiens à l'oeuvre sur le terrain. Il se rendra dans les villes de Jacmel et Léogâne, lourdement touchées par le séisme, où l'armée canadienne avait fourni une aide d'urgence dans les premières semaines après la catastrophe. Il fera aussi une annonce vendredi, à Croix-des-Bouquets.
Lawrence Cannon a présidé la conférence ministérielle préparatoire sur Haïti, à Montréal, le 25 janvier 2010, et participé à la conférence de New York. Sa visite de trois jours suit celle de plusieurs hauts responsables canadiens. Le premier ministre Stephen Harper s'y était rendu en février, un mois après le tremblement de terre, pour constater le travail des quelque 2000 militaires canadiens dépêchés sur place. La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, y est allée à quelques reprises, de même que le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, et la gouverneure générale, Michaëlle Jean, elle-même née en Haïti
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/05/01-4277265-nouvel-engagement-du-canada-pour-haiti.php

Les Port-au-Princiens vivent dans l'angoisse à cause des répliques

Les secousses telluriques sont devenues le premier sujet de conversation des résidents de la Capitale depuis la forte réplique du lundi 3 mai. Plusieurs immeubles de la région métropolitaine ont tangué lors de cette réplique de magnitude 4.4. Toutefois les medias n'ont pas fait état de dommages ni de pertes en vies humaines. Entre faux sourires et inquiétudes, les résidents de Port-au-Prince expriment leurs craintes en raison de la persistance des répliques.
De nombreux citoyens ont cédé à la panique en se précipitant dans n'importe quelle direction pour chercher refuge lors de la secousse de lundi.

Une petite réplique a provoqué hier une bousculade au lycée Firmin au centre ville de Port-au-Prince. 4 élèves ont été blessés au moment où les élèves se précipitaient vers la sortie. Le directeur départemental du Ministère de l'éducation, Yvalan Esperance, qui s'est rendu sur place a estimé nécessaire la poursuite du programme d'appui psychosocial.

Les élèves à l'instar de nombreux résidents de la capitale avouent qu'ils sont apeurés et n'arrivent pas à s'habituer à la situation.

De nombreux commerçants avaient cru à une fin des répliques enregistrées sur la faille de la presqu'ile du sud. Les deux secousses de magnitude 4.0 et 4.4 du lundi 3 mai ont mis un terne à une période d'accalmie de plus de trois semaines.

LLM / Radio Métropole Haïti

L'affaire Désir provoque un nouveau scandale au CEP

Le conseiller électoral Jean Enel Désir a jeté un pavé dans la marre en mettant en doute l'intégrité de ses collègues. Accusé de corruption en raison d'une faute administrative grave, le représentant de l'église catholique a répliqué en dénonçant un complot visant à l'écarter de l'organisme électoral. Dr. Désir refuse de démissionner arguant que la prétendue faute est une pratique courante au sein du Conseil Electoral Provisoire (CEP).
Il interprète l'acharnement contre sa personne comme une tentative visant à donner les coudées franches aux autres conseillers. « Je suis favorable aux élections et eux ils veulent des sélections « , a martelé M. Désir qui accuse sans ambages des conseillers déjà sur la sellette. Il critiquent également le comportement de certains de ses collègues qui se comportent comme des « super conseillers ».
Avec une vision politique différente, M. Désir croit qu'il était celui qui empêchait de tourner en rond.
Dr Jean Enel Désir, qui avait été désigné pour remplacer Frantz Gérard Verret, dit bénéficier du soutient de l'église. Il invite ses détracteurs à poursuivre les rencontre avec la hiérarchie de l'église catholique en vue de trouver une solution.
Il explique ainsi pourquoi le CEP a mis 21 jours pour publier une décision du Conseil. Les déclarations fracassantes de Jean Enel Désir éclaboussent des conseillers électoraux qui suscitent la méfiance des leaders politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti

Elisabeth Préval évalue l'implication des institutions françaises dans le processus de reconstruction

L'épouse du chef de l'Etat, Elisabeth Debrosse Préval, dirige une délégation haïtienne qui aura des entretiens ce mercredi 5 mai avec le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. Les membres de la délégation participeront à une réunion de travail avec des représentants de fondations d'entreprise françaises mobilisées pour mener des actions de solidarité en Haïti. Le principal objectif de cette rencontre est de permettre aux acteurs d'échanger des expériences, d'apporter des éclairages du terrain et d'identifier des projets au plus près des besoins de la population haïtienne.
Dans un communiqué publié ce mercredi le Quai d'Orsay a indiqué qu'une vingtaine de représentants d'organisations intéressés au processus de reconstruction participeront à cette rencontre. « La société civile, les entreprises française et leurs salariés, grâce à ces fondations, n'ont cessé de témoigner de leur engagement dans l'urgence humanitaire, mais ont aussi décidé de prendre toute leur part dans l'effort de reconstruction et de relèvement d'Haïti sur le long terme », précise le communiqué
Outre Mme Préval, le ministre de la Jeunesse Evans Lescouflair, l'ambassadeur Pierre Duquesne, responsable de la Mission interministérielle pour la reconstruction d'Haïti (MIRH) et de Didier Le Bret, ambassadeur de France à Haïti font également partie de la délégation.
LLM / Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17678