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mercredi 21 avril 2010

Haïti-Élection: La mission d'évaluation électorale de l'ONU, rencontre le chef de l'Etat

Les membres de la mission d'évaluation électorale de l'ONU ont entamé des consultations auprès des personnalités et institutions haïtiennes et de la communauté internationale afin de déterminer si les prochaines joutes peuvent se tenir avant la fin de cette année. Les membres de la délégation conduite par le juriste sénégalais El Hadj Mbodj ont eu des entretiens le lundi 19 avril avec le chef de l'Etat haïtien.
Le président Préval a mis l'accent sur la nécessité de renforcer les institutions démocratiques haïtiennes en respectant les échéances constitutionnelles. Il a également rappelé sa détermination à œuvrer en vue d'éviter une nouvelle période de transition en février 2011. Estimant qu'une période de transition est synonyme d'instabilité, le président Préval a mis en évidence la relation étroite entre la réforme constitutionnelle et la stabilité politique en Haïti.

Au cours de leur séjour la délégation, composée de 5 experts et de 4 fonctionnaires des Nations Unies, aura des séances de travail avec les responsables des organisations ayant déjà contribué au processus électoral haïtien dont le National Democratic Institute (NDI), l'Organisation des Etats Américains (OEA), la Caricom et l'IFES.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17600

La loi d'urgence modifiée est en vigueur

La loi d'urgence modifié a été publié hier dans le journal officiel Le Moniteur rapporte le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin. Il indique que les autorités s'activent à publier dans le meilleur délai l'arrêté présidentiel qui rendra effectif l'état d'urgence pour la période allant d'avril 2010 à 0ctobre 2011. Dans le même temps le chef de l'Etat a convoqué les membres du gouvernement en conseil des ministres afin de préparer les autres instruments légaux indispensables pour lancer le processus de reconstruction. Une réunion du conseil des ministres est prévue ce mercredi afin de finaliser l'arrêté portant création de la commission intérimaire et réglementant son mode de fonctionnement assure le ministre Jasmin.
Il n'a pas souhaité faire des commentaires sur l'identité des personnes choisies pour être membre de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH). Le chef de l'Etat, les présidents des deux chambres, le secteur privé, les syndicats et les collectivités désigneront des membres au sein du conseil d'administration de la CIRH.
D'autre part les donateurs internationaux ayant contribué à hauteur de 100 millions de dollars ou ayant favorisé un allégement de la dette d'Haïti pourront designer chacun un représentant au sein du conseil d'administration de la CIRH.
L'arrêté déclarant l'état d'urgence devra être publié avant les autres décrets relatifs à la commission intérimaire.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17599

ALBA renouvelle son soutien à Haïti

L'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA a réitéré sa volonté de continuer à aider Haïti. L'organisation régionale dénonce également la présence de soldats étrangers sur le territoire haïtien. Suite à une rencontre tenue la semaine dernière dans la capitale Vénézuélienne, Caracas, les états de l'ALBA ont appelé la communauté internationale à maintenir sa solidarité avec Haïti.
Ils promettent également de travailler avec tout pays ou institutions internationales qui veulent réellement aider le pays à se relever après le tremblement de terre du 12 janvier.
Les onze pays membres de l''ALBA, se sont entendus sur la nécessité de maintenir leur coopération avec Haïti qui s'apprête à se reconstruire après la catastrophe.
Ces états ont exprimé leur préoccupation face à ce qu'ils attribuent à une présence massive de militaires étrangers sur le sol d'Haïti.
A l'issu de la rencontre, les membres de l'Alba ont adopté une résolution dans laquelle ils estiment que la présence massive des militaires étrangers en Haïti, constitue une menace pour les conditions d'existence des haïtiens.
EJ/Radio Métropole Haïti

Comparution du directeur de l'ONA au Parquet

Le directeur général de L'office National d'Assurance Vieillesse (ONA) , Alix Boyer a été auditionné hier mardi au Parquet du tribunal civil de première instance de Port-au-Prince. Le responsable de l'ONA est accusé de corruption et de détournement de fonds par le syndicat des employés de cette institution
Signalons, que le directeur ainsi que son avocat n'ont pas voulu faire de déclarations à la presse malgré la persistance des journalistes
L'un des avocats du syndicat de l'ONA, Me Max Lafortune, a une fois de plus plaidé en faveur de l'adoption de mesures drastiques contre Jean Alix Boyer en vue de protéger l'image de l'institution. Il y va de l'image du pays, déjà décrié par une bonne partie de la communauté internationale dont Transparency International et le Département d'Etat Américain dans leurs derniers rapports sur la corruption dans le monde, a fait remarquer Me Lafortune.
Max Lafortune a aussi accusé de faute grave, le DG de l'ONA pour n'avoir pas renouvelé pour des motifs personnels la police d'assurance de l'institution, faisant ainsi perdre à l'Etat un montant de 78 millions de gourdes après l'effondrement à Port-au-Prince du bureau central de l'institution dans le séisme du 12 janvier.
Rappelons que le nouveau directeur, Alix Boyer a remplacé Sandro Joseph, actuellement écroué au pénitencier national pour « blanchiment d'argent provenant de détournement de fonds de l'ONA»
EJ/Radio Métropole Haïti

mardi 20 avril 2010

Haïti: la loi sur la reconstruction est bloquée par l'opposition

Agence France-Presse
Un rassemblement de partis politiques de l'opposition haïtienne a rejeté lundi une loi votée la semaine dernière par le Parlement créant une commission pour la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier, arguant qu'elle affaiblissait la souveraineté d'Haïti.
«Cette loi place le pays sur la voie du rétablissement de la dictature, elle accorde les pleins pouvoirs au président René Préval qui va en user et en abuser», s'est alarmé Victor Benoit, dirigeant du regroupement «Alternative» composé de partis de tendances diverses.
La loi soumise par le président René Préval prolonge l'état d'urgence en Haïti pour 18 mois et consacre la création d'une commission internationale pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) composée d'Haïtiens et d'étrangers.
La coprésidence de la commission sera assurée par le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton envoyé spécial en Haïti du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Des pays donateurs ayant contribué aux fonds -5 milliards de dollars pour les 18 prochains mois-, siègeront au sein de la commission qui comptera aussi dans ses rangs de membres de la société civile haïtienne.
«Cette loi vient rétrécir la souveraineté nationale en confiant à des étrangers la responsabilité de conduire un plan de relèvement et de développement national», a dénoncé Judie Roy, dirigeante de l'opposition.
«La population doit se rebeller contre la loi», a appelé Mme Roy, qui estime que l'argent prévu pour reconstruire Haïti retournera aux pays donateurs.
Le ministre haïtien des Finances a pour sa part estimé que la commission va permettre à Haïti d'adhérer à un certain nombre de standards comme la lutte contre la corruption, la lutte contre la pauvreté et la bonne gouvernance.
Haïti a été ravagé par un violent tremblement de terre le 12 janvier qui a fait au moins 220.000 morts et jeté plus d'1,3 million d'Haïtiens à la rue.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/20/01-4272338-haiti-la-loi-sur-la-reconstruction-est-bloquee-par-lopposition.php

Menace de démission du sénateur Jean William Jeanty

En protestation contre la Loi d’état d’urgence récemment votée dans les 2 chambres lundi 19 avril 2010, Radio Kiskeya
Le Sénateur des Nippes (Sud-Ouest), Jean William Jeanty (élu sous la bannière de KONBA), porte-parole de l’organisation sociopolitique “Konbit pour Refonde Nasyon an” (KOREN), a affirmé lundi ne pas écarter la possibilité de démissionner après le vote de la Loi d’état d’urgence de 18 mois rendant pratiquement caduc le parlement.
L’éventualité de cette démission fait actuellement l’objet de débat parmi les camarades et conseillers politiques du parlementaire.
Jeanty précise que la population des Nippes l’avait élu pour qu’il réalise un travail spécifique au parlement. “Je ne recherchais pas un job et, de ce fait, je n’envisage pas de percevoir régulièrement un chèque pour un travail que je ne fournis pas”, a-t-il déclaré.
Le sénateur Jean William Jeanty fait partie du groupe des 10 sénateurs qui s’étaient opposés au vote de la loi d’état d’urgence au motif que celle-ci confie, pendant les 18 mois, tous les pouvoirs au président René Préval et au Comité Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH).
Cette position est partagée par de nombreux partis et plate formes politiques haïitiens, ainsi que par des organisations de la société civile. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6713
Commentaires:
Et alors?

Ronald Baudin: « L'État n'entend pas marginaliser le secteur privé »

Sur les onde de Radio Métropole, Ronald Baudin, Ministre des finances répond à la question: Peut-on considérer que l'économie haïtienne se remet peu à peu du séisme du 12 janvier ? « En tous cas on y travaille » assure Ronald Baudin, « des accords d'annulation de dettes ont été signés, notamment avec la France pour la remise de 56 millions d'euros et avec la BID pour 479 millions de dollars qu'Haïti lui devait, d'autres pays ont promis d'annuler la dette, en particulier le Vénézuela, mais il tarde » a précisé Ronald Baudin « Bon il y a eu une annonce du Président Vénézuelien suivi par des annonces d'autres officiels, pour ma part, j'ai écris au Ministre de l'économie et des finances du Vénézuela pour lui demander d'expliciter la situation et que l'on ait: ou bien un accord d'annulation de la dette ou bien un échange de correspondances... à ce moment, on saura exactement ce qui est annulé et ce qui ne l'est pas... Nous ne pouvons pas parler de flou, parce que quand un Président fait une annonce on l'a prend au sérieux... »
« 163 millions de dollars on déjà été prélevés sur le fonds Petro-caribe afin d'être injecté dans différents projets, la priorité les infrastructures et la reconstruction des villes détruites par le séisme » précise le Ministre « Dans le nord-ouest c'est pas moins de 15 ponts qui vont être construits presque simultanément, dans la ville du Cap-Haïtien nous allons reconstruire toutes les rues, nous sommes en train de construire des camps plus sécuritaire dans des zones qui ne sont pas exposées, mais après, on va remplacer tous ça par des programmes de logements, des logements sociaux pour les gens qui n'ont pas beaucoup de revenu...»
«L'État n'entend pas marginaliser le secteur privé et compte bien mettre en place un fonds de garanties partielles devant permettre aux banques d'octroyer du crédit aux entreprises, un fonds qui sera financé par plusieurs organismes internationaux. Le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale nous accompagnent dans la dans la mise en place du fond, la BID a accepté de financer à hauteur de 100 millions de dollars sur 5 ans à raison de 20 millions par an. Il y a d'autres institutions qui sont intéressées à contribuer au fonds donc rapidement on va permettre aux entreprises privées de commencer à bénéficier de ce dispositif ».
Actuellement, et pour cause d'urgence, les dépenses de l'État Haïtien ne sont plus encadrées par le budget, même si on essaie de ne pas s'en éloigner trop. Il faudra lors de prochaines rectifications tenir compte des recettes fiscales qui n'atteignent encore que 60% des prévisions et des dépenses extraordinaires. L'économie haïtienne et donc loin d'être convalescente et c'est à peine si on a commencé à lui administrer un traitement.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17586

Haïti : Situation humanitaire à Saint-Marc

Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, David Harland, a effectué une visite de travail à Saint-Marc, le 16 avril 2010 afin d'évaluer sur place la situation humanitaire. M. Harland a visité un centre d'hébergement dans la Cité de Nissage Saget et assisté à une distribution de vivres.
Dès son arrivée, M. Harland s'est rendu sur le site de « Corsaire Night Club », où le Programme alimentaire mondial (PAM) a débuté, le 14 avril 2010, une distribution massive de vivres alimentaires. Un nombre des rations sèches distribuées figurent le riz, l'huile et le haricot.
Jusqu'à la mi-avril, le PAM a distribué 309 tonnes de nourritures aux habitants de la commune de Saint-Marc. Au total, 4.854 familles d'accueil en ont bénéficié. Cette distribution est faite en étroite collaboration avec la Protection civile (PC), qui se charge de l'identification des familles bénéficiaires et de la distribution les cartes de réception des rations.
A Saint-Marc, David Harland a eu l'opportunité de se rendre au Centre d'hébergement de Pivert, l'un des cinq camps de déplacés de Saint-Marc. Celui-ci héberge plus de 100 familles et est géré par la Protection civile. L'occasion pour M. Harland d'échanger avec les responsables dudit centre sur les conditions de vies des rescapés.
« J'ai été très touché par la situation humanitaire. La MINUSTAH se focalise maintenant sur l'appui aux opérations humanitaires. Et c'est très important pour nous de mettre l'emphase sur cette question », souligne M. Harland.
« En effet » comme l'indique l'un des membres du comité directeur du centre, sous le couvert de l'anonymat, « la situation n'est pas comme on le souhaitait, mais l'essentiel est fait ». De poursuivre : « notre plus grande préoccupation pour le moment est d'avoir une activité économique pouvant garantir notre totale indépendance ».
« J'étais impressionné par le travail des différents éléments de la Mission : les militaires argentins et les UNPols [...] pour leur support à la population, aux autorités locales et aux organisations humanitaires » , a fait remarquer M. Harland, au terme de sa visite. MINUSTAH / N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17592

Le gouvernement veut créer une agence de surveillance des risques sismiques

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, préoccupé par les risques sismiques annonce la création prochaine d'une agence chargée de la surveillance multirisque. M. Préval a présidé samedi dernier une séance de travail avec des officiels de l'ONU et des sismologues visant à préparer une campagne de prévention face aux risques sismiques. Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti ( Minustah), Edmond Mulet, le représentant adjoint du secrétaire général de l'ONU, Niguel Fisher, et le sismologue Eric Calais avaient pris part à cette rencontre déroulée au quartier général de la mission de l'ONU.
Les participants à cette séance de travail ont identifié les évaluations des bâtiments et des menaces sismiques ainsi que la création de l'agence de surveillance comme les axes principaux du programme. Le gouvernement se propose d'approfondir l'évaluation des édifices lancée depuis plusieurs mois dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Dans une seconde phase les experts devront réaliser une inspection des édifices stratégiques (écoles – hôpitaux etc…) à travers le pays et particulièrement dans les zones se trouvant sur les failles.
Le président Préval révèle avoir sollicité l'appui technique de l'ONU pour la création de l'agence de coordination de surveillance des risques sismiques et de réduction des risques et catastrophes naturelles (séisme, cyclone, inondation. Cette agence ne sera pas une nouvelle structure mais un organe ayant pour tache de coordonner l'action des institutions existantes dont le Bureau des Mines, le Laboratoire National du Bâtiment et la Direction de la Protection Civile (DPC).
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17591
Commentaires:
Monsieur le Président et si on commençait par faire certaines petites choses correctement? Du genre faire respecter certaines lois élémentaires dans la construction et l'occupation des sols?

Les leaders de l'opposition appellent la population à la vigilance

L'opposition haïtienne veut maintenir la pression après l'approbation de la loi d'urgence par le Parlement. Des chefs de file de plusieurs regroupements politiques dont Alternative, Rasanblé, Libération et Ucadde ont lancé hier un appel à la vigilance pour garantir le respect des libertés fondamentales. L'un des chefs de file de l'Alternative, Victor Benoît, critique la loi d'urgence qui restreint les libertés fondamentales garanties par la constitution. La conférence de presse des dirigeants de l'opposition a été une première en raison de la présence d'un des chefs de file de l'Ucadde. Les leaders de l'opposition critiquent la décision des législateurs parce qu'elle place le pays sur la voie de la dictature.
M. Benoît dénonce ce qu'il qualifie de transaction entre le président Préval et des représentants de la communauté internationale visant à contrôler toutes les sphères du pouvoir.
Le président de la Fusion des sociaux-démocrates souhaite un regroupement des dirigeants des partis de l'opposition en vue de faire échec au plan de président Préval lors des prochaines joutes.
Dans la perspective des élections, les dirigeants de ces formations politiques réclament au préalable le renvoi des conseillers électoraux qui ne jouissent selon eux d'aucune crédibilité. Ils font part de leur méfiance vis-à-vis du président Préval qui rappelle t-ils n'a jamais organisé des élections honnêtes et démocratiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17590

Haïti: Contrer les effets pervers de l'aide alimentaire sur l'économie

Depuis le tremblement de terre du 12 janvier, l'aide alimentaire arrive tous azimuts vers le pays dévasté. Si cette aide a, dans l'immédiat, sauvé un nombre important de vies, elle risque toutefois d'avoir un effet pervers sur l'économie haïtienne en général et sur les agriculteurs en particulier. Ces derniers, ne produisant en effet que pour une consommation locale et étant privés de moyens techniques et économiques pour conserver leurs denrées sur une longue durée. Les paysans doivent compter à chaque saison sur la clémence de la nature. Le pire, c'est qu'ils n'utilisent que des procédés traditionnels peu performants souvent archaïques pour faire leurs plantations. « Quand vous utilisez des semences de mauvaise qualité, la récolte ne peut être bonne ; un processus de sélection et parfois même de traitement s'impose si vous ne voulez pas que vos rendements aillent de mal en pis», commente l'agronome Philippe Mathieu, représentant de Oxfam-Québec, bureau Haïti.
Pour réduire la vulnérabilité de ces agriculteurs, Oxfam de concert avec d'autres organismes dont l'Agence de Coopération Canadienne, supporte depuis décembre 2008 un projet dénommé : « Appui à la relance de la production agricole et à l'accroissement de la sécurité alimentaire ». Ce projet doit permettre à 40 000 agriculteurs et agricultrices et leur famille dans les 6 départements concernés de renforcer la sécurité alimentaire dans le pays et d'améliorer durablement leur situation économique.
Ces cultivateurs reçoivent des kits d'outils agricoles, ayant chacun une houe, une serpette, une pioche, une machette, et un manche de pioche. Ils reçoivent également une formation technique agricole et une formation en élevage de petits cheptels de caprins et de volailles en étroite collaboration avec le MARNDR et avec l'aide des ONG IICA, Veterimed. Et enfin, des semences, des engrais chimiques et organiques faits à partir de compost et de fumier leur sont accordés.
« SUCO engage un agronome pour la coordination du projet de distribution d'intrants agricoles. Cette ressource humaine est indispensable pour la bonne marche des différentes campagnes agricoles (appui technique, coordination auprès des associations paysannes, entre autres) », explique le responsable de SUCO, une ONG œuvrant dans l'agriculture et partenaire de Oxfam en Haïti dans le cadre du projet mis en place en décembre 2008.
Ainsi, bénéficiant de l'expertise de ses partenaires locaux dont SUCO, CARE, PCH et des projets comme le PADELAN, le PROBINA et le PADL-SMA et autres, Oxfam met à la disposition des planteurs des intrants agricoles et des petits animaux d`élevage qui favorisent l'accès des agriculteurs et agricultrices aux intrants de qualités et à des caprins et volailles améliorés. Elle intervient aussi dans le curage et la réhabilitation de systèmes d`irrigation. Dès lors, les productions seront suffisantes pour couvrir les besoins alimentaires de 200 mille personnes et pour dégager des bénéfices financiers par l'écoulement des excédents.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17589

Haïti-Éducation: Des élèves dénoncent les conditions d'apprentissage sous les tentes

Les conditions d'apprentissage sous les tentes et hangars, depuis la reprise des activités scolaire dans les régions affectées par le séisme commence à être dénoncées par les élèves, des déclarations qui ont été faites lors de la visite de la Première Dame de la République, Elisabethe Préval et du Ministre de l'éducation national dans certaines écoles ou sites scolaires. Notre collaboratrice Esther Dorestal nous présente le reportage de ces visites Il était environ 10 heures 25 ce 19 avril quand la Première Dame de la République et le Ministre de l'éducation national ont entreprit une visite de certaines écoles et sites scolaires à Port-au-prince.
Plus d'une vingtaine d'écoles sont installées sur des sites provisoires, une victoire pour le Ministre de l'éducation national Joël Desrosiers Jean Pierre, qui annonce de nouvelles stratégies dans le cadre de l'amélioration des conditions de fonctionnement des élèves évoluant sous des tonnelles.
« Quoi qu'il en soit, nous sommes vivants et nous sommes contents, nous avons des stratégies de solidarités, nous avons visité beaucoup d'écoles aujourd'hui, c'est la même stratégie un peu dans les autres départements. Le ministère a prit des dispositions pour qu'on accueille les enfants sur place, il faut que tous les enfants soient en mesure d'aller à l'école... »
Les élèves ont accueilli la délégation avec un cahier de doléances assez chargé, une adolescente en classe de troisième, vraisemblablement très émue, se fait la porte parole de ses camarades non encore en mesure de reprendre le chemin de l'école :
« Il y a les autres qui ont des problèmes économique, évidement le directeur nous réclame de payer l'écolage, on aimerait avoir l'assistance de l'État dans ce cas là. Nos camarades aussi nous manquent énormément, nous avons aussi besoin de ventilateurs, il y a des élèves qui sont malade, nous avons également besoin d'eau potable...»
En réponse, Elisabethe Préval qui dirige la délégation « le problème est immense et nous ne pouvons pas accéder à tous les éléments de solution du jour au lendemain, c'est par étape que le Ministre aborde la question mais c'est au fur et à mesure, c'est là que je vous demande un peu de patience ».
Cette série de visites de la Première Dame et du Ministre de l'éducation national entamée la semaine dernière, est considérée par certains professeurs, comme un signe positif dans le cadre du processus de la reprise des activités scolaires après le séisme qui a particulièrement affecté le système éducatif haïtien.
«Beaucoup reste à faire» a précisé la Première Dame qui a procédé à une distribution symbolique de kits scolaires et de sucreries.
Voir les photos http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1410 et suivantes
N/ Radio Métropole Haïti

Haïti: Les prix du marché, toujours trop haut

Le volume du riz importé a augmenté au cours des deux dernières semaines à Port-au-Prince. Toutes les marques de riz qui ont été vendus dans le commerce avant le tremblement de terre se trouvent maintenant sur le marché de la Croix-des-Bossales. Les prix des haricots noirs et du riz importé ont diminué sur le marché de la Croix-des-Bossales ces deux dernières semaines, toutefois les prix restent haut par rapport au prix du marché avant le séisme du 12 janvier. La baisse des prix du riz importé observé cette semaine est en partie due à la diminution des prix du riz sur le marché international.
Sur les marchés de Port-au-Prince et jacmel, l'observatoire des prix constate que malgré le volume d'aide alimentaire et à part quelques exceptions, le prix des produits alimentaire, depuis le séisme du 12 janvier ne cesse d'augmenter même si l'on constate un léger ralentissement de la hausse des prix.


Prix du marché à Croix-des-Bossales (Port-au-Prince)
Riz importé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes - le 12 mars 135 Gdes (+ 13%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 240 Gdes - le 12 mars 200 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 180 Gdes - le 12 mars 225 Gdes (+ 25%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 170 Gds - le 12 mars 150 Gdes (-12%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 80 Gdes - le 12 mars 100 Gdes (+ 25%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes - le 12 mars 75 Gdes (+ 25%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 70 Gdes - le 12 mars 100 Gdes (+43%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes - le 12 mars 75 Gdes (+25%)
Sel Avant le séisme 20 Gdes - le 12 mars 20 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 130 Gdes - le 12 mars 150 Gdes (+15%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 120 Gdes - le 12 mars 125 Gdes (+4%)
L'huile de cuisine (alberto et Rika) 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes - le 12 mars 250 Gdes (0%)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 12 Gdes - le 12 mars 12 Gdes (0%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 600 Gdes - le 12 mars 700 Gdes (+17%)


Prix sur le marché de Jacmel
Riz importé (6 lbs) Avant séisme 132 Gdes - le 12 mars 150Gdes (+ 14%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 360 Gdes - le 12 mars 300 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 210 Gdes - le 12 mars 240 Gdes (+ 14%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 150 Gds - le 12 mars 195 Gdes (+30%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes - le 12 mars 120 Gdes (+ 33%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes - le 12 mars 72 Gdes (+ 20%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes - le 12 mars 120 Gdes (+33%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes - le 12 mars 120 Gdes (0%)
Sel Avant le séisme 45 Gdes - le 12 mars 45 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 150 Gdes - le 12 mars 180 Gdes (+20%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 132 Gdes - le 12 mars 144 Gdes (+9%)
L'huile de cuisine Alberto 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes - le 12 mars 265 Gdes (+6 %)
L'huile de cuisine Rika 1 Gal Avant le séisme 275 Gdes - le 12 mars 250 Gdes (-9 %)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 13 Gdes - le 12 mars 15 Gdes (+ 20%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 300 Gdes - le 12 mars 350 Gdes (+17%)
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17585

Haïti-OXFAM: Achats massif de denrées produites par des cultivateurs locaux.

Le porte-parole d'Oxfam en Haïti, Peleg Charles, témoigne du projet novateur qu'Oxfam est en train de lancer pour fournir assistance alimentaire en rebatissant les moyens d'existence dans les zones sinistrées d'Haïti. C'est avec une agréable surprise que Monrocher Antoine, 77 ans, qui fait parti des 3,5 millions de sinistrés recensés par la Direction de protection civile haïtienne, constate qu'il y a essentiellement des produits agricoles locaux dans le kit qu'il vient de recevoir. En effet, dix mille kits du même genre sont distribués dans plusieurs villes du pays. Oxfam favorise cette approche afin d'encourager la production locale, identifiée comme un véritable vecteur de développement socio-économique et de décentralisation
« Quand on vit dans ces situations on est prêt à accepter tout ce qu'on offre. Mais c'est mieux si on reçoit ce qui vient de chez soi », relate le vieil homme
Voilà qui justifie l'achat par Oxfam de denrées produites par des cultivateurs locaux pour les redistribuer à d'autres vivant surtout dans des zones rurales affectées par le séisme.
Ce programme a permis à Oxfam d'acheter aux paysans, aux prix du marché,:
78 tonnes de riz TCS
26,86 tonnes de haricots noirs
54,48 tonnes de maïs moulu
239 sacs d'ignames
404,5 douzaines de banane
246 sacs de manioc
9700 sachets de cassaves
10 366 pots de beurre d'arachides.
« Cette manière de faire, permet d'injecter de l'argent rapidement dans le monde rural qui reçoit actuellement une forte pression de la part des populations qui se déplacent de la ville vers la campagne », ajoute le représentant d'Oxfam-Québec en Haïti.
Ce programme permet à 40 mille cultivateurs et cultivatrices de voir l'avenir avec plus de sérénité.
N/ Radio Métropole Haïti

Nouvelles manifestations contre la loi d'urgence et le chef de l'Etat

Des manifestations anti-gouvernementales ont été enregistrées dans trois villes de province, Gonaïves, Miragoane et Hinche, au cours de la journée du lundi 19 avril 2010. Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à ces manifestations de protestation contre l'adoption de la loi d'urgence par le Parlement. Au Gonaïves (Artibonite) le groupe de manifestants avait érigé des barricades de pneus enflammés dans certaines artères de la ville. Tout en lançant de slogans hostiles au président Préval, les protestataires ont réclamé le retrait de la loi d'urgence qui selon eux viole la souveraineté nationale. Ils dénoncent un complot du chef de l'Etat et de la communauté internationale lesquels veulent se servir de la misère du peuple pour s'enrichir.
Les organisateurs de la manifestation ont fait part de leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
A Hinche (Centre) des dizaines de militants de partis politiques de l'opposition ont défilé dans les rues pour dénoncer l'ingérence de la communauté internationale dans la vie politique haïtienne. La manifestation s'est déroulée dans le calme en dépit de l'absence des forces de l'ordre.
Cependant la situation était différente à Miragoane où des individus ont empêché le bon déroulement de la marche. Des tessons de bouteilles et de pierres ont été lancés contre les personnes qui se préparaient à prendre part à la manifestation. Un petit groupe de manifestants a pu tout de même protester contre la politique du gouvernement Préval.
La manifestation réalisée à l'initiative de plusieurs organisations populaires n'a pas bénéficié de l'encadrement des forces de l'ordre. Un climat de tension a régné dans la métropole des Nippes en raison du face à face entre partisans et opposants au gouvernement.
Il s'agit de la deuxième journée de protestation contre la loi sur l'état d'urgence approuvée par les deux chambres du Parlement. Vendredi dernier, des dizaines de manifestants avaient défilé dans les rues de la ville des Cayes pour protester contre le vote de la loi d'urgence et réclamer le départ du président Préval.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17588

Manifestation anti-gouvernementale aux Gonaïves

Des dizaines de personnes ont manifesté ce lundi dans la cité de l'indépendance. Les manifestants qui voulaient protester contre l'adoption par le parlement, du projet de loi d'urgence, ont érigé des barricades de pneus enflammés un peu partout à travers la ville. Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat qu'ils accusent de fouler au pied la souveraineté nationale.
Notons que ce mouvement de faible ampleur n'a pas paralysé les activités locales ; écoles et commerces continuant à fonctionner normalement dans la métropole du Haut- Artibonite.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17580
Commentaires:
Dans la conjoncture actuelle toute manifestation de ce genre doit être répudiée par l'ensemble de la population et surtout conjurée par tous le smoyens par les forces de l'ordre. On le sait très bien que ses manifestants ont été payés pour gueuler et monter leur barricades enfalmmées. Les commanditaires doivent eêtre retrouvés et traduits à la justice.
Ne vivons-nosu pas end émocratie en Haïti? Les partis politiques ont perdu la bataille puisque à cause de leurs faiblesses, leur représentations au parlement reste insignifiant.
Il faut rester sur le terrain de la politique. Que chaque leader se pose les bonnes questions. Ses leaders qui sont des dinosaures édentés et émaciés de la politique haïtienne devraient commencer à penser à un transfert de savoir -s'il peuvent se targuer d'en posseder-. Les manifestations violentes ne sont pas les bienvenues avec un pays et une population à genou!

Haïti-Sénégal: Lettre de René Préval à Abdoulaye Wade

Dans une lettre adressée à son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade, le président haïtien René Préval l'a remercié pour le soutien reçu à l'occasion du tremblement de terre qui a dévasté Haïti le 12 janvier dernier, estimant que la solidarité exprimée par le peuple et les autorités du Sénégal ont été « d'un réconfort inestimable ». « Au nom du gouvernement et du peuple haïtien, je vous remercie ainsi que le gouvernement et le peuple du Sénégal de la solidarité exprimée envers notre nation suite au terrible tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté Port-au-Prince et d'autres régions vitales du pays », écrit le président Préval dans une lettre adressée au président Wade.
« Les nombreuses manifestations reçues à l'occasion de cette dure épreuve sont pour nous d'un réconfort inestimable et nous touchent profondément », ajoute le président haïtien dans cette lettre.
La visite effectuée à Port-au-Prince par l'Ambassadrice du Sénégal en Jamaïque, le Dr Nafissatou Diagne, les jours suivants cette catastrophe, a traduit de façon particulière votre sensibilité à notre égard », a-t-il poursuivi.
« Face à cette catastrophe, Haïti a besoin du concours de tous ses amis et nous avons bien apprécié votre rapide décision d'appuyer le gouvernement haïtien dans ses efforts de reconstruction et de réhabilitation » précise René Préval dans sa lettre.
N/ Radio Métropole Haïti
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Haïti : Les risques d'un séisme majeur sont relativement minces.

Des sismologues américains de l'US Geological Survey (USGS), ont affirmé ce lundi qu'Haïti n'est pas sous la menace imminente d'un tremblement de terre majeur. Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi par l'ambassade des Etats Unis, les experts ont fait savoir que la fréquence des répliques enregistrées à Port au-prince et dans certaines villes de province ne constitue pas le signe annonciateur d'un puissant tremblement de terre. Cependant, tout risque de séisme majeur, n'est pas totalement écarté.
« En dépit de fréquentes répliques, cela n'augmente pas pour autant la possibilité d'avoir, à court terme d'autres tremblements de terre, par contre elle ne la diminue pas non plus. Les séismes majeurs vont continuer à se produire comme dans le passé », a déclaré le Dr Michael Blanpied coordonateur Associé pour les risques de tremblements de terre du service de Géologie des Etats-Unis.
Selon Susan Hough, Sismologue à l'Agence de Surveillance Géologique des Etats-Unis (US Geological Survey), les probabilités pour qu'il y ait une secousse tellurique de magnitude 6 à 8 sont extrêmement faibles. En ce sens elle invite la population haïtienne à se méfier aux rumeurs alarmistes qui courent actuellement dans le pays.
« Les risques sismiques existent et vont persister. La faille dite de Tiburon à Petion-Ville est toujours en activité. Des experts canadiens et américains ont installé 25 sismomètres le long de cette faille » déclare, de son côté, Dieuseul Anglade, directeur du Bureau des Mines et de l'Energie.

Monsieur Anglade fait remarqué que les spécialistes répertorient chaque jour de nouvelles répliques dans 17 zones se trouvant entre Port-au-Prince et Jacmel. Ces répliques de faible magnitude peuvent néanmoins causer de nouveaux dégâts aux bâtiments déjà endommagés. En ce sens le responsable du Bureau des Mines invite la population à la vigilance.

Par ailleurs, le professeur Dieuseul Anglade indique que des specialistes haïtiens et étrangers surveillent la Faille du Nord capable d'engendrer des Tsunami. Les sismologues recueillent actuellement des informations afin de protéger la population d'une éventuelle catastrophe, poursuit-il.

Interrogé sur l'intense activité sismique observée actuellement un peu partout dans le monde, les experts font remarquer que la fréquence de ces phénomènes n'est pas anormale.»
EJ/Radio Métropole Haïti
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Haïti: 102.000 barils ça gaz !

Bonne nouvelle pour les automobilistes, comme annoncé par le gouvernement la semaine dernière, le pétrolier a jeté l'ancre hier dans la rade de Port-au-Prince avec à son bord 102.000 barils de produits pétrolier, information confirmée par le Ministre des finances Ronald Beaudin. Dans une interview accordée à Radio Métropole le grand argentier de la république indique par ailleurs que deux navires-citerne devraient arriver en Haïti avec notamment des cargaisons plus importantes. Le Ministre des finances Ronald Beaudin explique :
« Effectivement le bateau est arrivé depuis les environs de neuf heures et immédiatement les opérations de pompage ont débutée, on est en train de remplir les réservoirs à Varreux, on va commencer la distribution aux stations-service de sorte que dans l'après-midi du lundi la distribution aux usagers devrait reprendre sans problème. Pour cet arrivage il y a 102.000 barils mais pour les deux prochains il y aura beaucoup plus de carburant »
A la question de savoir ce que représente ces 102.000 barils, M. Beaudin a répondu :
« Je ne peux pas vous dire exactement parce qu'il y a de tous les produits, il y a du kérosène, il y a du diesel, il y a de la gazoline donc laisser moi recevoir les chiffres de cet arrivage et d'ici demain matin je vous dirais exactement à quoi ça correspond ».
N/ Radio Métropole Haïti
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Sommet du millénaire: La reconstruction d'Haïti au cœur des discussions

Montréal sera demain, pour une quatrième année, l'hôte du Sommet du millénaire de Montréal. qui se tiendra au Palais des congrès. Pendant trois jours consécutifs, ce sommet accueillera les grands acteurs de l'engagement social, issus des gouvernements, de la société civile, des milieux universitaire et culturel ainsi que des grandes organisations humanitaires. La reconstruction d'Haïti sera au cœur des discussions tout au long de l'événement. Soulignons, entres autres, la tenue d'un panel, en collaboration avec le Projet Odwalla Hope Haïti, qui se déroulera dans le cadre du Forum des experts mercredi. Avec comme conférencier principal Jean-Yves Jason, Maire de Port-au Prince, le panel réunira Jean-Claude Délice, secrétaire d'État à la Production végétale de la République d'Haïti, Carlos de Paco, directeur Assistance & Partenariats à la Banque Interméricaine de Développement, Afzaal Malik, Vice-président, Relations internationales, Compagnie Coca-Cola ainsi que Simon Winter, Vice-président sénior, développement commercial, TechnoServe. Henrietta Fore, membre du conseil du Fonds Clinton Bush pour Haïti et ancienne administratrice de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), y assurera le rôle de modératrice.
Par ailleurs, soulignons que Jean-Yves Jason, Maire de Port-au-Prince, participera à la conférence grand public le jeudi 22 avril.
N/ Radio Métropole Haïti

Bureaux d'État Civil en Haïti, le point sur la situation

Sur 41 bureaux d'Etat civil installés dans deux des départements les plus touchés (Ouest et Sud-est) par le séisme du 12 janvier, quatre ont été gravement endommagés ou totalement détruits. Tel est le bilan provisoire communiqué par le service d'inspection et de contrôle de l'Etat civil au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique. Les quatre bureaux en question se situent dans la zone métropolitaine. Il s'agit des bureaux d'Etat civil de la commune de Kenscoff, de Gressier et ceux de la section Sud et Sud-est de la commune de Port-au-Prince. «Ces bureaux sont irrécupérables et méritent d'être relocalisés», a souligné Me. Edouard Lemoine du service d'inspection et de contrôle de l'Etat civil.
Me Edouard Lemoine a signalé par ailleurs que le service attend encore l'arrivée d'autres données en vue de produire un rapport détaillé sur l'ensemble des bureaux.
Réagissant aux éventuelles pertes de documents dans les quatre bureaux d'Etat civil affectés, le fonctionnaire du Ministère de la Justice a déclaré que les premiers rapports sont tout à fait rassurants. «Dans tous ces bureaux inspectés, aucune perte de documents n'a été enregistrée. Il y avait des registres et d'autres documents importants sous les décombres. Grâce à la diligence des officiers d'Etat civil, tout a été récupéré», a-t-il affirmé.
De son côté, l'Office National d'Identification (ONI) dont des bureaux sont aussi établis dans certains offices d'Etat civil et d'autres espaces a indiqué n'être pas encore en mesure de fournir des informations précises sur l'état actuel de ses bureaux.
N/ Radio Métropole Haïti

Forum d'affaires et d'investissement pour la reconstruction d'Haïti

Les Chambres de Commerce: Dominico-Française, Dominicaine et Haitiano-Canadienne organisent les 26 et 27 avril prochain à Santo Domingo, en République Dominicaine le «Forum affaires et investissements pour la reconstruction et le développement économique durable en Haiti». Les objectifs de ce forum sont les suivants :
Faciliter les investissements et les co-entreprises, en particulier dans les secteurs qui présentent des emplois rapide, entre des entreprises d'Europe, des États-Unis, du Canada et de Taïwan et de leurs homologues en Haïti et en République dominicaine, dans le but de contribuer au développement durable d'Haïti.
Établir des mécanismes pour faciliter la participation des sociétés Dominicaines et Haïtiennes, dans des alliances commerciales et des investissements communs avec l'Europe, les États-Unis, les entreprises canadiennes et taïwanaises, en tant que fournisseurs sur le marché haïtien pour la reconstruction et les programmes de développement à long terme.
Analyser et discuter des principaux obstacles affectant les opérations commerciales et d'investissement entre Haïti et la République Dominicaine, identifier leurs solutions possibles.
Définir les priorités pour un plan d'action pour le développement économique durable et un plan d'action publique-privé, en s'appuyant sur le document «Post urgence Needs Assessment – PDNA», et le plan qui résulte de la Conférence des donateurs, tenue le 31 mars à New York.
N/ Radio Métropole Haïti
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Préval présente ses sympathies au gouvernement espagnol

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a présenté samedi dernier ses sympathies à l'ambassadeur d'Espagne à Port-au-Prince, Juan Fernandez Trigo, quelques heures après l'accident d'un hélicoptère ayant coûté la vie à 4 militaires, rapporte un conseiller spécial du chef de l'Etat Dieudonne Saincy. Le chef de l'Etat a fait part de son émotion et des ses profonds regrets, rappelant que ces militaires étaient venus pour aider les haïtiens après le violent séisme. Les militaires espagnols sont très impliqués dans l'effort humanitaire depuis le 12 janvier.
Selon un porte parole de la Minustah les 4 militaires espagnols effectuaient une mission humanitaire sous le leadership de l'Onu lorsque leur hélicoptère s'est abîmé dans la région frontalière. Après une demi heure d'entretien avec l'ambassadeur Trigo, le président Préval a personnellement écrit des mots de sympathies à l'endroit des familles des victimes et du gouvernement espagnol dans un registre spécial de l'ambassade révèle M. Saincy.
Par ailleurs, le président haïtien avait eu une conversation téléphonique avec le ministre espagnol des affaires étrangères Miguel Angel Moratinos.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Les troupes américaines quitteront Haïti le 1er juin

Agence France-Presse

Les États-Unis s'apprêtent à clore le 1er juin la mission des soldats américains venus participer aux opérations humanitaires en Haïti après le séisme meurtrier du 12 janvier, a indiqué un haut-gradé américain lors d'une conférence de presse lundi.
Selon le général Ken Keen, quelque 2 200 soldats américains sont toujours sur place, contre 22 000 en février, au plus fort des opérations internationales d'aide humanitaire déclenchées dans le pays caribéen après le tremblement de terre qui a fait plus de 220.000 morts et 1,3 million de sans-abri.
«Nous devrions conclure les opérations de la Joint Task Force aux alentours du 1er juin», a affirmé le vice-commandant américain chargé des opérations militaires dans la zone (Southcom).
Seuls quelque 500 gardes nationaux et réservistes américains seront sur le sol haïtien après cette date, dans le cadre d'une opération d'assistance humanitaire.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/19/01-4272009-les-troupes-americaines-quitteront-haiti-le-1er-juin.php

lundi 19 avril 2010

Haïti-Reportage: « Regarde où je vis»

Les averses quasi-quotidiennes, le manque d'un abri sûr et sécuritaire, l'éventualité d'expulsions arbitraires de terrains affermés et les difficultés d'accès à l'éducation pour leurs enfants, sont autant de préoccupations des déplacés du camp KID (Le « camp Kid » compte environ 400 familles totalisant près de 2000 personnes), situé à l'entrée de la rue Christ-Roi. Lors d'une visite d'une équipe du GARR le 14 avril, des occupants-tes ont fait part de leurs inquiétudes et attentes. 

«Regarde ou je vis» 
«Il n'y a de l'espace que pour mon lit. J'ai avec moi mon petit-fils, orphelin. On nous a sauvés sous les décombres. Maintenant, il a peur de la pluie. Quand il fait mauvais temps, il pleure et me demande si nous allons mourir», a confié Jeanne, une sexagénaire en montrant du doigt sa maisonnette envahie par la boue. «Si l'Etat entamait le déblaiement de ma maison et démolissait les maisons endommagées alentour, je pourrais retourner chez moi», a-t-elle ajouté. 
De même que Jeanne, une autre résidente a exprimé son souhait de laisser le camp, mais sa maison a été détruite et elle n'est plus en mesure de la faire reconstruire, a-t-elle expliqué. «Si L'Etat pouvait me prêter un peu d'argent pour reconstruire ma maison et entamer une activité commerciale avec des conditions raisonnables de remboursement, je m'efforcerais de remettre l'argent et de reprendre une vie normale», a-t-elle affirmé. 
Par ailleurs, dans un autre secteur du camp, un groupe discutait vivement de cas de saisie arbitraire de terrains affermés dans la zone de Christ-Roi. Sans avertissement, sans tenir compte du délai d'expiration du contrat d'affermage, «des propriétaires s'arrogent le droit de s'installer sur des propriétés qu'ils avaient affermées», a critiqué le groupe. «Le terrain où j'habitais avant le tremblement de terre, je l'occupe depuis 35 ans ; c'est un terrain que j‘ai affermé pour un montant de 250 gourdes. Comment un quelconque propriétaire peut-il venir et saisir ces terres», s'est demandé un sexagénaire devant son étalage de clairin. 
D'un autre côté, des parents ont affirmé qu'ils ne sont pas en mesure d'envoyer leurs enfants à l'école alors que les activités scolaires ont repris depuis 2 semaines à Port-au-Prince. «Je vendais au marché «anba». J'ai perdu toutes mes marchandises. Je n'ai aucun moyen d'envoyer mes enfants à l'école», s'est lamentée une mère de famille. «Et les enfants qui sont devenus orphelins après le séisme, que vont-ils devenir ? Que prévoit l'Etat haïtien pour leur éducation ?», s'est-elle questionnée. 
Quant au processus de déplacement des sans-abri entamé par le gouvernement haïtien, il suscite de grandes inquiétudes chez des occupants-tes du «camp KID» qui craignent un délogement forcé du jour au lendemain. Ils ont fait savoir qu'ils ne souhaitent nullement se rendre à Corail (premier camp de relocalisation des sans-abri), un endroit qu'ils qualifient d'«isolé». 
Haïti: Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés GAAR /N/ Radio Métropole Haïti

Haïti Projet pilote: Les restaurants communautaires d'OXFAM

Peleg Charles, responsable média d'Oxfam en Haïti, présente le projet pilote (d'une durée de 2 mois) des restaurants communautaires, qui permet de fournir de la nourriture et rétablir les moyens de subsistance dans l'Haïti post-séisme. Oxfam finance 56 restaurants communautaires dans la localité de Carrefour Feuilles. 
Ces restaurants permettent à Oxfam de distribuer des repas chauds à 4.500 rescapés de cette localité. Chaque restaurant propose 80 repas par jour. La priorité est donnée aux groupes les plus vulnérables, parmi lesquelles on trouve les femmes sans ressources, les personnes âgées et les personnes handicapées. 
De plus, les bénéficiaires de ce programme de restaurants communautaires reçoivent une allocation de deux mille gourdes (l'équivalent de 50 dollars US) sur deux mois pour couvrir d'autres dépenses nécessaires telles que l'achat de médicaments ou de produits de toilette. 
Grâce à ce restaurant communautaire, Clotide [une bénéficiaire] arrive à donner un plat chaud à sa famille, «Ce restaurant communautaire est tout ce qu'il nous reste pour survivre, moi et ma famille», déclare-t-elle d'un air détaché. «Je n'ai jamais pu obtenir un ticket permettant l'accès à de la nourriture car tout ça n'est pas bien organisé, ce qui complique les choses pour mes trois enfants, mon mari malade, et moi-même». 
La situation de Clotide est similaire à celle de plusieurs milliers d'haïtiens qui ont tout perdu suite au tremblement de terre. Malgré le fait qu'elle n'arrive à obtenir que quatre repas par jour pour son ménage qui compte 5 bouches à nourrir, Clotide se dit satisfaite de ce qu'elle reçoit. «On s'arrange pour partager un plat en deux. Ce n'est pas grave car il faut que les autres familles puissent aussi se nourrir», explique-t-elle, souriante. 
«Ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui c'est que ce programme de restaurants communautaires ne va durer que deux mois. Qu'allons-nous faire après ?», se demande-t-elle, d'une voix angoissée. «Pour moi, avec un minimum de fonds, je pourrais relancer mon commerce de produits alimentaires et prendre soin de ma famille», dit la jeune femme d'un air rêveur. 
C'est exactement cette idée qu'Oxfam veut mettre en œuvre dans le cadre de son nouveau plan d'urgence post-catastrophe. «Je veux une solution durable pour tous les bénéficiaires. Je ne veux laisser personne les mains vides après le programme de restaurants communautaires», a déclaré Philippa Young, chef d'équipe pour le programme d'Oxfam de sécurité alimentaire et des moyens de subsistance à Port-au-Prince. 
Á la fin du contrat des restaurants communautaires, Oxfam va intégrer les bénéficiaires à un programme et payer $125 US pour permettre aux gens de relancer leurs commerces. Ceci les aidera à devenir plus proactifs et autonome et petit à petit ne plus être assistés. 
N/ Radio Métropole Haïti

Haïti: Camp Corail, l'exil vers le grand «rien»

Des réfugiés s'inquiètent au sujet des possibilités d'emploi à Corail «Nous serons loin du centre-ville de Port-au-Prince ou tant bien que mal, on peut trouver des petits boulots, mais là-bas, qu'est ce qui nous attend ? Rien. » se désole à l'avance un père de famille.
 
Bref retour au 10 avril au camp de Pétion-Ville Club. Pour cette première opération de déplacement vers Corail, il était prévu de transporter 800 personnes selon les informations communiquées par le Cluster Protection, le 6 avril 2010. Cependant, ce chiffre a été revu à la baisse. «Aujourd'hui, nous avons 95 personnes qui partent, soit 23 familles» informe la coordonnatrice du camp, ce 10 avril. 
Plusieurs occupants interrogés considèrent avec inquiétude l'idée d'un relogement au Camp Corail. «Je suis à un âge avancé et je n'aimerais pas vivre trop loin de Delmas. Je n'aimerais pas aller à Corail. Ma maison n'est pas détruite, elle a simplement besoin d'être réparée mais je n'ai pas les moyens» se plaint un septuagénaire qui se résignera un peu plus tard à prendre la file d'attente. 
Une jeune femme employée dans une manufacture dit ignorer si le transport lui sera facilité, une fois installée à Corail. «Comment assurer tous les jours, le trajet Corail-Delmas ? S'interroge t-elle ?» Même préoccupation chez une mère de famille. «Ma fille est en classe à Delmas, et le trajet est de 50 gourdes pour aller a Corail, les frais de transport seront trop élevés pour moi et puis est-ce qu'il y a des établissements scolaires déjà prêts à Corail ? Je ne sais pas». 
D'autres occupants s'inquiètent au sujet des possibilités d'emploi. «Nous serons loin du centre-ville de Port-au-Prince ou tant bien que mal, on peut trouver des petits boulots, mais là-bas, qu'est ce qui nous attend ? Rien. » se désole à l'avance un père de famille. «Le gouvernement entend assurer des rations alimentaires pendant un mois environ et après, qu'adviendra t-il de nous ? 
«Nous envoyer à Corail, n'est-ce pas une façon de nous abandonner à notre sort, de nous exiler ?» s'interroge un groupe de jeunes filles rencontrées sur place. «Il y a tellement d'ONGs internationales qui gèrent ce camp que j'en oublie les noms« dit l'une d'entre elles. «Il y a certes un pasteur qui déclare nous représenter mais je ne trouve pas qu'il nous accompagne vraiment, c'est plutôt l'interprète des étrangers», critique une autre occupante du Camp de Pétion-Ville. 
Opinant sur la visite du président René Préval, la jeune Candy s'est exprimée en ces termes : «Nous sommes ici depuis 3 mois, depuis le 12 janvier, nous sommes environ 60 000 personnes et c'est aujourd'hui seulement que le président Préval daigne nous visiter. Quand on me demande qui doit gérer ce pays, qui est responsable, moi je réponds que c'est les jeunes, c'est pas le gouvernement, car il est absent». 

GAAR/N/ Radio Métropole Haïti

Haïti-Théâtre: «La population a aussi besoin de nourriture pour l'âme»

Apporter un moment de joie et de réconfort aux déplacés de Port-au-Prince, les aider aussi à se libérer de leurs angoisses alors qu'ils ont souvent tout perdu dans le séisme du 12 janvier, tel est le but d'un projet théâtral soutenu par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), avec le concours de la compagnie de rue haïtienne Zhovie. 
Celle-ci a donné une première représentation dimanche 11 avril de sa pièce « Zonbi Lage » devant plusieurs milliers de personnes dans un camp de la capitale haïtienne. Ce spectacle, le premier organisé dans un camp provisoire depuis le tremblement de terre, met en scène les grands mythes de la culture haïtienne, avec des références au Vaudou en particulier. Il comprenait plusieurs chansons du répertoire traditionnel qui ont été reprises par la foule. Le camp d'Acra abrite environ 20.000 personnes dans des tentes et des cabanes de fortune sur l'avenue Delmas, l'artère principale de Port-au-Prince. 
«Cette pièce de théâtre a pour but d'offrir aux victimes du tremblement de terre, et en particulier aux jeunes, un moment thérapeutique », explique ainsi Jean Joseph, un comédien de la troupe qui enseigne la philosophie dans un lycée de la capitale. « Si on veut aider les gens, il ne suffit pas de leur donner à manger. De même, il n'y a pas que la santé physique, il y a aussi la santé mentale. En tant que comédiens, nous devons aider toutes ces personnes déprimées et désespérées, et tenter de leur redonner espoir. Un souvenir positif, un moment d'humour, peut nourrir une personne pendant des mois », estime le professeur et comédien amateur. 
Créée en 2004, Zhovie est une troupe de théâtre de rue comptant 14 comédiens et trois percussionnistes. Son spectacle « Zombi Lage » évoque le séisme au travers d'extraits de texte de l'écrivain haïtien Frankétienne, Artiste de l'UNESCO pour la paix. La pièce fait apparaître des divinités du culte vaudou comme Baron Samedi, le maître des morts, ou un personnage tel que celui du zombie, mort-vivant asservi. 
Cette représentation théâtrale avait une vocation à la fois thérapeutique, cathartique, et « psychosociale », c'est-à-dire tenant compte des liens entre l'individuel et le collectif. L'appui psychosocial vise à prévenir et soulager les blessures morales consécutives aux catastrophes ou événements violents. 
Outre un soutien matériel certes essentiel, l'art et la culture peuvent en effet aider les Haïtiens à aller mieux et à surmonter le traumatisme qu'ils ont subi. Ils redonnent un sens de normalité malgré les conditions de vie difficiles dans les camps. L'art et la culture constituent par ailleurs des éléments de cohésion sociale importants et une forme de soutien moral aux déplacés, estime l'UNESCO. La culture redonne aussi un fort sens d'identité et d'appartenance, ces deux éléments étant des facteurs de rétablissement dans des circonstances difficiles. 
La Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro, qui était présente à la représentation, a rappelé que «la population avait aussi besoin de nourriture pour l'âme». La troupe est désormais très sollicitée et l'UNESCO prévoit de parrainer une série de représentations dans d'autres camps de déplacés. 
N/ Radio Métropole Haïti

Commerce: Une crise qui ne fait pas que des malheureux

Des représentants d'entreprises, grandes, petites et moyennes, en République Dominicaine, ont confirmé avoir vendu des produits à l'Organisation des Nations Unies (ONU) et à des organismes d'aide humanitaire pour un montant supérieur à 5 millions de dollars. 
Kai Schœnhals, président de l'Association dominicaine des exportateurs (ADOEXPO), a déclaré «l'intérêt est de vendre des produits qui ne peuvent pas être fournis par les entreprises en Haïti afin de ne pas affecter le secteur privé dans le pays voisin». 
Ces entreprises peuvent fournir du riz, du chocolat, du café, des haricots, des pâtes, de la farine de blé et d'autres produits alimentaires, des matériaux de construction, du bois, du ciment, des tiges de fer et aussi des produits en plastique, des matelas et autres articles de première nécessité. 
Les entreprises sont sélectionnées par le Centre du Commerce International (ITC) de l'Organisation des Nations Unies en coopération avec la Banque interaméricaine de développement (BID), car leurs produits répondent aux normes exigées et elles offrent toutes les garanties de distribution en Haïti. 
Les entreprises Dominicaines vendent aussi sur le marché binational et exportent en Haït, tout au long de l'année, plus de 850 produits différents. En 2009, les exportations Dominicaines en Haïti s'élevaient à plus de 700 millions de dollars, devenant ainsi le deuxième partenaire commercial après les États-Unis, et il est prévu pour 2012 que les ventes s'élèvent à 1 milliard de dollars US. 
N/ Radio Métropole Haïti

Belo 17 avril 2010: Grande première à Montréal du spectacle «Ayiti Pap Mouri».

La musique haïtienne est à l'exemple de son peuple : fière, solidaire et combative. C'est le pari que Belo, Wesli et Vox Sambou ont convenu de relever ce soir. Véritable phénomène musical à Haïti et aux Antilles, Inventeur du style «ragganga» Belo est une des plus grosses stars engagée haïtiennes. 
Inventeur du style «ragganga» un mélange de reggae, de rock, de blues, de pop, de folk et de musiques traditionnelles haïtiennes, comme le rara et le vaudou Belo artiste engagé a donné plus de 25 concerts de solidarité depuis janvier. 
Lauréat du Prix RFI Découvertes en 2006 Belo continue de donner des spectacles à travers le monde. Il trouve toujours le temps, entre ses concerts, pour aller en Haïti aider dans la reconstruction tant psychologique que physique du pays. 
A dominance reggae, son premier album «Lakou Tranquil» sort en août 2005 en Haïti. «Référence» son deuxième album sort au printemps 2008. Conscient de la place qu'il occupe auprès de ses compatriotes, celle de porte-parole, il aborde des thèmes plus engagés comme dans Mwen bouke (J'en ai assez) ou Timoun Yo chansons dans lesquelles il évoque le sort des enfants d'Haïti. 
Belo chante en créole car il pense que sa musique n'aurait pas la même raison d'être si les haïtiens ne le comprenaient pas «chanter en créole, ça me permet d'attirer l'attention sur notre culture. Ça ne m'empêche pas d'être entendu à l'étranger, la musique est universelle.» 
N/ Radio Métropole Haïti

Haïti-Québec: Rencontre entre chefs

Lors de sa visite de 2 jours en Haïti, Pauline Marois, chef du Partie Québécois (PQ) s'est entretenue hier pendant plus d'une heure avec le premier ministre Jean-Max Bellerive et le Président René Préval à Port-au-Prince. 
L'entretien s'est déroulé [sous la surveillance] d'Adam Barratt, chargé d'affaires à l'ambassade du Canada, qui était présent lors de la rencontre. «Je dis ce que j'ai à dire, peu importe qui est là» a-t-elle précisé faisant référence à la présence d'Adam Barratt. 
Mme Marois a d'abord souligné son émotion de se retrouver à Port-au-Prince, d'y voir tant de destruction, de voir le Palais présidentiel effondré et de constater la volonté des gens de retrousser leurs manches pour reconstruire leur pays. 
Dans son entretien avec le chef du gouvernement haïtien, Mme Marois a signalé au président et au premier ministre que, s'il est une expertise que le Québec peut exporter, c'est bien l'éducation, «notamment par l'entremise de la Fondation Paul-Gérin Lajoie», qui œuvre déjà en Haïti depuis plusieurs années. 
MM. Bellerive et Préval ont dit la chef péquiste qu'ils espéraient voir des investisseurs québécois arriver en Haïti pour y brasser des affaires au bénéfice de toutes les parties. Mme Marois leur a rappelé que les gens de l'industrie du bois du Québec étaient désireux d'apporter leur contribution en construisant des maisons en bois. «Du bois, qui proviendrait du Québec, et qui éviterait qu'il y ait encore plus de déforestation en Haïti», a tenue à préciser Mme Marois. 
Il a aussi été question de la diaspora haïtienne qui souhaite avoir droit à la double nationalité et ainsi obtenir le droit de vote aux élections haïtiennes. La question «préoccupe beaucoup» le président Préval, qui continue d'y réfléchir» a-t-elle dit. 
N/ Radio Métropole Haïti

L'avenir d'Haïti sera violent si la communauté internationale se désintéresse du pays.

L'ancien président Bill Clinton a minimisé les risques de corruption et de dérives dans la reconstruction d'Haïti, mais a indiqué à la communauté internationale qu'elle devait rester engagée pour conjurer le risque de violence future. 
Lors d'une réunion de la Clinton Global Initiative, à l'Université de Miami samedi 17 avril, l'ex président Clinton a dit qu'Haïti avait la meilleure chance de sa vie pour devenir une nation autonome, mais il a mis en garde contre toute autosatisfaction et demandé une vigilance continue des dépenses en Haïti. 
Faisant référence au chaos de Monterrey au Nord Ouest de la frontière mexicaine ou les fusillades et la violence règnent, Bill Clinton a ajouté que c'est ce qui attendait Haïti si l'international délaissait Haïti. 
Bill Clinton a dit qu'il aimait Haïti et son peuple et exprimé son optimisme pour la reconstruction, précisant «Je suis âgé de 63 ans. Pensez-vous que je consacrerai les cinq prochaines années de ma vie à travailler là-bas, si je pensais que c'était une cause perdue?». 
N/ Radio Métropole Haïti

Haiti-ISPAN: Recommandations pour l'avenir du Palais National


Le groupe constitué par l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), après consultations de divers secteurs de la société, après des consultations techniques sur l'état de conservation du Palais National, formule ses recommandations. 
1. Nécessité de prendre en compte les valeurs exceptionnelles du Palais National, en tant que monument historique à part entière : 
• Le Palais national construit entre 1913 et 1922 selon les plans de l'architecte haïtien Georges Baussan est, sans conteste, l'expression la plus achevée d'une grande période de l'Architecture en Haïti et est probablement un des plus beaux  exemples d'architecture néo-classique transplantée en Amérique. 
• Les qualités plastiques, architecturales et architectoniques du Palais National en ont fait un des bâtiments les plus importants de l'histoire de l'architecture en Haïti. La réussite architecturale du Palais National tient à la combinaison des deux composantes principales : d'une part, la spontanéité de son assentiment à l'architecture néoclassique, associée à une générosité dans la distribution et le positionnement des espaces, un constant souci de la commodité, une quête permanente de la lumière, une rare précision dans le dessin, et d'autre part, une réelle adaptation aux conditions climatiques. 
• Réalisé en béton armé, cet édifice constitue, de plus, une avancée remarquable dans la technologie de la construction en Haïti. 
• Siège de la présidence de la république depuis près d'un siècle, le Palais National est le témoin privilégié d'événements importants de l'histoire politique et sociale de la nation. 
• Cet édifice possède les trois valeurs définissant un monument historique : une signification, une valeur documentaire et une valeur architecturale. Pour toutes ces raisons, le palais national mériterait largement de rester en place dans la mémoire collective. 
2. Nécessité de maintenir le lieu comme siège du Gouvernement 
3. Nécessité de privilégier une approche urbaine dans tout projet de restauration du Palais National et de prendre en compte son environnement immédiat. La notion de préservation du patrimoine devrait dépasser celui du monument isolé et s'étendre au quartier (Champ- de-Mars), au centre historique de Port-au-Prince et à la ville. 
4. Nécessité de considérer que les exigences de la bureautique moderne s'accommodent mal au fonctionnement du Palais National. Sa restauration ne devrait envisager que les fonctions d'apparat et les activités officielles de la Présidence (réception officielle, réunion du Conseil des Ministres, etc.). a visite du monument historique devrait également être pris en compte. Les fonctions administratives et autres seraient aménagées dans de nouveaux espaces appropriés et construits à cet effet. 
5. Nécessité d'élargir la réflexion et d'engager un véritable débat autour de l'avenir du Pa- lais National pour la recherche d'un consensus national sur la question de la restauration du bâtiment endommagé ou la construction d'un nouvel édifice. 

ISPAN / N/ Radio Métropole Haïti

Vingt-trois répliques enregistrées en 3 jours sur la faille Sud

Mise en garde de l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV, Ministère de l’environnement) aux populations de Gressier, Léogane, Jacmel, Petit-Goâve et des Nippes dimanche 18 avril 2010, Radio Kiskeya
La section de Léogane de la faille Sud continue toujours à libérer de l’énergie, selon l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV) du Ministère de l’environnement.
Vingt-trois (23) répliques du séisme du 12 janvier ayant été enregistrées par l’ONEV sur la faille Sud pendant la période allant du 13 au 16 avril derniers, il est alors demandé aux populations de Gressier, Léogane, Jacmel, Petit-Goâve et des Nippes d’être sous leur garde en s’abstenant notamment de réoccuper les immeubles sévèrement endommagés.
Dans un bulletin sismique en date du 16 avril 2010, l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV) « tient à informer les décideurs politiques en particulier et le public haïtien en général que les 23 répliques enregistrées par ses stations sismologiques le long de la faille Sud sont ainsi réparties :
Mardi 13 Avril 2010 : 5 répliques entre 18h 46 et 18h57, Temps Universel Coordonné (4h30 pour Haïti Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h16 et 2h 27 PM heure locale) d’une magnitude de 2.0 à 3.1 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 8 à 54 km à l’Ouest de Léogane) ;
Mercredi 14 Avril 2010 : 6 répliques entre 18h44 et 18h61 Temps Universel Coordonné (4h30 pour Hait Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h14 et 2h31 PM heure locale) d’une magnitude de 1.7 à 3.8 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 10 km Sud de Port-au-Prince à 51 km à l’Ouest de Léogane ;
Jeudi 15 Avril 2010 : 3 répliques entre 18h49 et 18h58 Temps Universel Coordonné (- 4h30 pour Hait Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h19 et 2h 28 PM heure locale) d’une magnitude de 1.7 à 3.8 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 10 km Sud de Port-au-Prince à 51 km à l’Ouest de Léogane ;
Vendredi 16 Avril 2010 : 9 répliques entre 18h44 et 18h64 , Temps Universel Coordonné ( 4h30 pour Haïti Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h14 et 2h 34 PM heure locale) d’une magnitude de 1.7 à 3.8 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 10 km Sud de Port-au-Prince à 51 km à l’Ouest de Léogane. Une réplique d’une magnitude de 2,7 ML (Echelle de Richter) a été aussi enregistrée le même jour à 27,62 km de Fort Erié (Jacmel).
L’ONEV rappelle avoir installé trois stations sismologiques sur la faille Sud entre le 11 et le 16 février 2010, grâce au soutien du Canada. Ces stations sont localisées à Pétion Ville (code station PAPH, Juvénat), à Léogâne (LGHN, Propriété de M. Charlier, zone de Siguenaud) et à Jacmel(JAKH, Aéroport de Jacmel).
Ces stations serviront à situer avec exactitude les répliques sismiques et leur répartition le long de cette faille majeure à l’origine du cataclysme du 12 Janvier, précise l’ONEV. [jmd/ Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6710