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samedi 27 février 2010

Haïti: 22 000 tentes pour les sans-abri

Agence France-Presse Port-au-Prince
Quelque 22 000 tentes fournies par la communauté internationale seront bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées à la suite du séisme du 12 janvier, a annoncé vendredi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Le président haïtien René Préval avait récemment annoncé qu'Haïti avait acheté 50 000 tentes à la Chine pour une valeur de 5 millions de dollars. Ces tentes devraient être livrées sous peu à Port-au-Prince, a-t-il indiqué.
L'approvisionnement en abris d'urgence est également l'une des principales priorités de la communauté internationale pour venir en aide aux victimes du séisme qui a fait plus de 222 000 morts et 1,5 million de sinistrés, souligne l'OCHA.
«Jusqu'à présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425 750 personnes», a indiqué l'Ocha, ajoutant que 232 000 bâches étaient en cours d'acheminement.
L'OCHA a d'autre part indiqué qu'elle aidait les Haïtiens ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils le souhaitent.
Au total, 415 sites spontanés ont été identifiés à Port-au-Prince et dans les autres villes affectées par le tremblement de terre. Plus de 550 000 personnes vivent sur ces sites, pour la plupart érigés dans des zones inondables et dont 21 sont surpeuplés, selon l'OCHA.
L'organisation a par ailleurs indiqué avoir distribué de l'eau à plus de 1,3 million d'Haïtiens dans plus de 300 sites d'hébergement. Elle s'apprête à installer 12 000 latrines en mars et 20 000 en juin dans les camps de déplacés.
De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué avoir distribué de l'aide alimentaire à plus de 4 millions d'Haïtiens depuis le tremblement de terre.
Le PAM va aussi relancer la distribution de repas dans près de 150 écoles de la région de Port-au-Prince pour 72 000 écoliers âgés de 5 à 16 ans.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/26/01-4255763-haiti-22-000-tentes-pour-les-sans-abri.php

Haïti doit envisager un nouveau séisme, selon un sismologue

Publié le 26 février 2010 à 21h27 | Mis à jour le 26 février 2010 à 21h34

Agence France-Presse Port-au-Prince

Le sismologue français Éric Calais a recommandé vendredi aux autorités haïtiennes de préparer le pays à faire face à de nouveaux tremblements de terre, Haïti se trouvant dans une zone d'activités sismiques, afin de limiter les éventuels dégâts et pertes humaines.
«La menace sismique a existé avant le 12 janvier, elle continue d'exister après, il faut se préparer à y faire face», a déclaré le professeur Calais au terme d'une mission d'observation en Haïti.
En présentant son rapport à un groupe de fonctionnaires haïtiens, le sismologue, qui enseigne à l'Université américaine de Purdue dans l'Indiana, a estimé que le nombre de victimes d'un prochain séisme pourrait être limité «si le pays est préparé».
Le Professeur Calais a présenté une liste de recommandations aux responsables du pays, suggérant «le développement de normes parasismiques et de les faire respecter en vue de réduire la vulnérabilité du pays».
Il a également conseillé aux autorités d'établir une surveillance sismique, de former des cadres scientifiques et techniques et d'intégrer la menace sismique dans l'aménagement du territoire haïtien afin de minimiser l'impact d'éventuels tremblements de terre.
La violente secousse du 12 janvier qui a coûté la vie à plus de 222 000 Haïtiens et fait plus 200 000 blessés est la plus forte qui a frappé la capitale haïtienne en 240 ans et est considérée comme le phénomène le plus meurtrier ayant frappé une métropole caribéenne.
Publié le 26 février 2010 à 15h54 | Mis à jour le 26 février 2010 à 16h00
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/26/01-4255860-haiti-doit-envisager-un-nouveau-seisme-selon-un-sismologue.php

HAÏTI NE COÛTERA PAS CHER AUX ASSUREURS

GHISLAIN DE MONTALEMBERT
26/02/2010 | Mise à jour : 14:20
Plus de 200 000 morts, peut-être 300 000 selon les dernières estimations du président René Préval. Le bilan macabre du séisme d'Haïti se précise. Son coût, pour les sociétés d'assurances, également. Selon une note interne du groupe Scor (cinquième réassureur mondial) que nous nous sommes procurée, il se situe aux alentours de 200 millions de dollars (environ 148 millions d'euros). Un chiffre dérisoire au regard des dégâts matériels, estimés à près de 14 milliards de dollars (10,7 milliards d'euros) par la Banque interaméricaine de développement. L'explication ? Seulement 0,28 % de la population haïtienne était assurée, révèle Scor, pour des biens principalement situés dans les environs de Port-au-Prince et sur les plages dans le nord du pays. «Dans un pays comme Haïti, la nourriture et le logement concentrent l'essentiel des revenus. L'assurance est un luxe que seuls peuvent s'offrir quelques groupes industriels, et la population la plus aisée», commente Jean-Paul Conoscente, responsable de la zone Amériques chez Scor Global P&, à New York. Le gouvernement haïtien participe par ailleurs au Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility (CCRIF), un pool sponsorisé par la Banque mondiale permettant aux Etats des Caraïbes d'acheter une couverture d'assurance « catastrophes ». Mais les sommes versées par le CCRIF à Haïti ne devraient pas dépasser 8 millions de dollars (5,9 millions d'euros).
Comment se prémunir du pire dans les pays les plus pauvres de la planète ? C'est une question sur laquelle planchent les assureurs. Certains voient dans la micro-assurance une solution d'avenir, d'autant qu'elle permet par la même occasion de créer une demande nouvelle sur des marchés au potentiel colossal. Le principe : offrir aux populations déshéritées des formules d'assurances adaptées à leurs moyens. Fin 2009, Scor a par exemple investi dans LeapFrog, le premier fonds de micro-assurance au monde, lancé par Bill Clinton en 2008. Ce fonds compte déjà 25 millions de bénéficiaires en Afrique et en Asie...

En Haïti, Lula da Silva réaffirme l'engagement du Brésil

LE MONDE | 26.02.10 | 14h21  •  Mis à jour le 26.02.10 | 14h21
A la tête de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et fort du plus gros contingent de casques bleus (2 200 hommes), le Brésil exerce dans ce pays depuis 2004, et à la satisfaction générale, ses prérogatives de puissance émergente aspirant à un grand rôle international.
La catastrophe du 12 janvier l'a conforté dans sa volonté de rester en Haïti le principal "faiseur de paix" dans une société trop longtemps politiquement déchirée, mais aussi de devenir un maître d'oeuvre ambitieux et généreux de la reconstruction. Tel est le message qu'a transmis le président Luiz Inacio Lula da Silva à son homologue René Préval, jeudi 25 février, lors d'une visite officielle (la troisième depuis l'engagement brésilien) de quelques heures, à Port-au-Prince.
Le président Lula a assuré "le camarade Préval" que le Brésil ferait tout ce qui est en son pouvoir pour aider Haïti "en accord avec le gouvernement légitime" de ce pays qu'il "faut renforcer". Et surtout qu'il modulerait son assistance : "C'est à Haïti de dire ce qu'on doit faire, où le faire, et comment."
Il a également exhorté les créditeurs internationaux d'Haïti, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à annuler leur dette, estimée à 1,3 milliard de dollars (958 millions d'euros) : "Ce pardon de la dette ne suffira pas à satisfaire tous les besoins d'Haïti, mais il lui permettra de recevoir de nouvelles lignes de crédit."
En attendant, il y a les urgences, que M. Lula da Silva a pu mesurer lors de la visite d'un quartier en ruines et du survol en hélicoptère de la capitale : "La situation est bien plus grave que je ne l'imaginais." Il faut déblayer les montagnes de décombres, tâche qui équivaut, selon les experts, à remplir un millier de camions pendant mille jours.
Centrale hydroélectrique
Il faut surtout trouver un abri pour les quelque 2 millions de personnes sans toit ou qui n'osent pas réintégrer un domicile jugé peu sûr. Pour l'instant, 1,2 million d'habitants ont récupéré un abri précaire, sous une tente ou des bâches. Pour les autres, le temps presse à l'approche de la saison des pluies. Le gouvernement haïtien, avec l'accord du Brésil, privilégie, conformément aux voeux de la population, la création de campements abritant de 50 à 100 familles.
Aucun des deux présidents n'a évoqué publiquement le différend qui se profile quant à l'avenir de la Minustah. Le Brésil souhaite que cette force, amenée à durer sous son autorité accrue, obtienne pour mission de "reconstruire" le pays, et non plus seulement de le "stabiliser", objectif un peu périmé depuis le 12 janvier. Le chef de la Minustah, le Guatémaltèque Eduardo Mulet, s'oppose à cette transformation.
Le Brésil et Haïti ont signé jeudi plusieurs accords concernant l'agriculture, l'éducation, la formation professionnelle et la capture des eaux de pluie. Avant sa visite, M. Lula avait confirmé que des entreprises brésiliennes construiraient à Haïti une centrale hydroélectrique dont l'étude est en cours, à 60 km de Port-au-Prince, et qui satisfera les besoins en énergie de 600 000 personnes. Un projet durable, typique de la reconstruction que le président brésilien souhaite pour ce pays meurtri.
Jean-Pierre Langellier

Bill Clinton et George Bush demandent "plus d’aide pour Haïti" à leurs concitoyens

Un message télévisé conjoint des deux ex-Présidents a été diffusé jeudi sur les grandes chaînes publiques américaines afin de porter les américains à se montrer encore plus généreux envers notre pays dévasté
Les anciens Présidents américains Bill Clinton et George W. Bush, chargés par l’actuel locataire de la Maison Blanche, Barack Obama, de recueillir des fonds au profit d’Haïti, ont lancé jeudi un appel conjoint à la télévision invitant leurs compatriotes à accorder "plus d’aide immédiate et à long terme" pour la reconstruction du pays, victime en janvier d’un séisme destructeur.
"Il reste encore beaucoup à faire", a assuré M. Clinton, également responsable au sein de l’ONU de la coordination de l’aide à Haïti et de sa reconstruction, dans un enregistrement réalisé pour le compte de l’organisation Ad Council et diffusé sur toutes les chaînes publiques américaines.
Insistant au cours de cette heure d’antenne gracieusement accordée sur la situation d’urgence qui continue à sévir en Haïti, Bill Clinton et George Bush ont encouragé les américains à faire des dons en utilisant leurs cellulaires ou à travers le site www.ClintonBushHaitiFund.org.
L’ex-Président républicain a exprimé sa gratitude envers tous les donateurs "grands et petits" ajoutant "au cours des prochains mois et des prochaines années, nous continuerons à travailler sérieusement pour consacrer l’argent récolté à des plans effectifs de reconstruction capables d’assurer un avenir meilleur aux haïtiens".
"Nous venons à peine de nous engager sur la voie de la reconstruction d’Haïti", a, de son côté, prévenu Clinton pour qui l’enregistrement diffusé jeudi soir visait à conscientiser davantage les américains sur la nécessité de continuer à alimenter "la pluie des dons" qui s’était déversée au cours du mois de janvier.
Dans un communiqué Ad Council souligne que le "Fonds Clinton-Bush" créé en faveur d’Haïti à l’initiative du Président Barack Obama dirigera les fonds récoltés vers des organisations non gouvernementales jouissant d’une solide réputation et vers les fondations des deux anciens Présidents, la Fondation William Jefferson Clinton et la Fondation des communautés du Texas.
L’implication tous azimuts de l’administration Obama dans la gestion de la crise sévère provoquée en Haïti par le séisme meurtrier du 12 janvier demeure sans précédent dans l’histoire récente des Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya

Emouvante cérémonie en mémoire de huit membres d’une famille cruellement touchée

Quatre anciens ministres de la justice et d’autres personnalités ont rendu un ultime hommage à l’ex-commissaire divisionnaire de la PNH, Carlo Lochard, décédé en compagnie de trois de ses enfants et de sa mère ; un frère du disparu, Me Jacques Lochard, critique l’absence du haut commandement de la police à la cérémonie
En présence de proches et d’amis plongés dans la désolation, une messe a été chantée vendredi à la mémoire de huit membres de la famille Lochard, dont l’ancien directeur départemental de l’ouest de la Police Nationale, Carlo Lochard, tous tués dans le séisme du mois dernier.
Devant la résidence rasée des disparus située à la rue St-Gérard, dans le quartier de Carrefour-Feuilles (banlieue sud-est de Port-au-Prince), où l’émotion était à son comble, s’était réunie une assistance nombreuse dans laquelle on distinguait quatre anciens ministres de la justice, Mes Jean Vandal, Henry Marge Dorléans, Gary Lissade et Jean Joseph Exumé.
Etaient également présents, la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, l’inspecteur divisionnaire Jean Marc Edvard, représentant du haut commandement de la PNH et l’ex-directeur général de la police sous Aristide, Jean Nesly Lucien.
Prenant la parole au nom de la famille, Me Jacques Lochard, avocat du barreau de Port-au-Prince, a rendu un vibrant hommage posthume aux victimes, particulièrement à sa mère Ysméda Lochard et à son frère Carlo.
Décrite comme un "modèle de bonté et de piété", la maman a été retrouvée morte sur sa bible et son chapelet. Assise dans un fauteuil à bascule, elle ne pouvait, en raison de son état de santé, se rendre à une réunion de prière lorsque le tremblement de terre l’avait terrassée.
Parlant de Carlo Lochard, son frère a loué sa "générosité vécue souvent jusqu’à l’excès au détriment de la sécurité économique de sa propre famille". Quoique au chômage depuis son renvoi en 2005 de la Police Nationale, il continuait à financer la scolarité de certains élèves et à assurer le loyer d’amis en difficulté, a révélé Me Lochard.
Sur un ton amer, il a, par ailleurs, vivement déploré l’absence à la cérémonie du haut commandement de la PNH qui, contrairement aux pratiques instaurées dans les institutions hiérarchisées telles l’armée et la police, n’a pas daigné saluer le départ de l’ancien commissaire divisionnaire et DDO.
Me Jacques Lochard en a profité pour souligner la bravoure dont avait fait montre le disparu en affrontant les bandes armées qui avaient fait basculer Port-au-Prince dans l’horreur de la violence criminelle durant la période de "l’Opération Bagdad" (mai 2004-juillet 2005).
Emprisonné avant d’être expulsé de l’institution policière pour sa responsabilité présumée dans une tuerie lors d’une opération anti-gang à Martissant (banlieue sud de la capitale), en août 2005, (à l’issue d’un match de football réalisé sous les auspices de l’Organisation internationale de la Migration (OIM) et financé par l’USAID), Carlo Lochard était candidat à la députation aux élections avortées de ce mois-ci. Il s’était présenté sous la bannière du parti Konbit de la mairesse Claire Lydie Parent et de son frère, l’ancien Sénateur Clark Parent.
Dans la tragédie du 12 janvier, l’ancien haut responsable de la police est décédé en compagnie de trois de ses enfants et de sa mère Ysméda Lochard. Sa belle-sœur et ses deux enfants y ont également péri.
La violente secousse sismique de 7 degrés a fait au moins 222.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, selon des statistiques officielles. spp/Radio Kiskeya

Haiti : Entre tentes et bâches

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) a annoncé que quelque 22.000 tentes fournies par la communauté internationale seront bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées.
René Préval a tant qu'à lui annoncé qu'Haïti avait acheté 50.000 tentes à la Chine pour une valeur de 5 millions de dollars, soit 100 dollars l'unité. Ces tentes devraient être livrées cette semaine.
L'Ocha a soulignée que mettre des abris d'urgence à disposition des quelques 1.5 millions de sinistrés demeure l'une des principales priorités de la communauté internationale et indique également que "Jusqu'à présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425.750 personnes", puis l'organisme a ajouté que 232.000 bâches étaient en cours d'acheminement. L'Ocha aide également les Haïtiens ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils le souhaitent.

N/ Radio Métropole Haïti

194 boat-people de retour en Haïti

Ce mardi, 194 ressortissants haïtiens ont été rapatriés par les autorités cubaines. Ce groupe été incarcéré depuis plusieurs mois à Cuba. Révoltés contre les conditions exécrables dans lesquelles les autorités cubaines les enfermaient, le groupe de "boat-people" aurait demandé à être rapatrié en Haïti.
A leur arrivée à l'aéroport du Cap-Haïtien, ils ont été accueillis par des représentants de l'Office National de la Migration (ONM). L'ONM a remis une modique somme de 10 dollars américains (390 gourdes) à chacun des rapatriés.
Les familles de ces rapatriés n'avaient plus de nouvelles et croyaient qu'ils avaient péri durant la traversée.
N/ Radio Métropole Haïti

22.000 tentes seront bientôt distribuées en Haïti

Quelque 22.000 tentes fournies par la communauté internationale seront bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées à la suite du séisme du 12 janvier, a annoncé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Le président haïtien René Préval avait récemment annoncé qu'Haïti avait acheté 50.000 tentes à la Chine pour une valeur de 5 millions de dollars. Ces tentes devraient être livrées sous peu à Port-au-Prince, a-t-il indiqué.
L'approvisionnement en abris d'urgence est également l'une des principales priorités de la communauté internationale pour venir en aide aux victimes du séisme qui a fait plus de 222.000 morts et 1,5 millions de sinistrés, souligne l'Ocha.
"Jusqu'à présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425.750 personnes", a indiqué l'Ocha, ajoutant que 232.000 bâches étaient en cours d'acheminement.
L'Ocha a d'autre part indiqué qu'elle aidait les Haïtiens ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils le souhaitent

L'ONU appelle à reprendre d'urgence la lutte contre le sida en Haïti

Dans un rapport publié vendredi, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) lance un appel pour rétablir d'urgence le système de prévention et de prise en charge des personnes atteintes du VIH/Sida en Haïti, alors que le séisme du 12 janvier dernier a détruit le peu d'infrastructures dont disposait le pays.
Haïti est le pays des Caraïbes le plus durement touché par le VIH, pointe le rapport. Avant le tremblement de terre, le taux de prévalence du VIH chez les adultes était de 2,2 % et on estimait à 120.000 le nombre de séropositifs.
« C'est la première fois qu'il y a une catastrophe naturelle d'une telle ampleur dans un pays où la prévalence du VIH est élevée », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.
« Aujourd'hui, plus d'un million de personnes vivent dans des abris temporaires, ce qui les expose à des risques de violence accrus, notamment les violences sexuelles » a-t-il ajouté.
Actuellement, les services et les programmes de prise en charge du VIH sont interrompus. Il s'avère prioritaire de reconstruire des centres de prise en charge, notamment les services de traitement antirétroviral et de prévention de la transmission de la mère à l'enfant, ainsi que de recréer une coordination nationale de lutte contre le VIH.
« Il faut de toute urgence mettre en œuvre des programmes pour réduire les vulnérabilités au VIH et garantir la protection des personnes », a conclu M. Sidibé.
Le budget national annuel consacré à la lutte contre le sida en Haïti s'élevait à 132 millions de dollars avant le tremblement de terre. L'ONUSIDA estime que 70 millions de dollars seront nécessaires dans les six prochains mois pour répondre d'urgence aux besoins de la population haïtienne.
ONU

L'OEA mobilise la diaspora haïtienne en vue de la reconstruction d'Haïti

A l'initiative d'Albert Ramdin, secrétaire général adjoint de l'Organisation des Etats Américains, une rencontre entre les membres de la diaspora haïtienne, sera organisée au siège de l'OEA à Washington, les 22 et 23 mars prochain.
Selon le communiqué daté du 24 février, il est surtout question de promouvoir le dialogue sur la reconstruction d'Haïti dans la perspective de la conférence internationale des donateurs du 31 mars à New York.
"Cet effort de l'OEA, des autorités haïtiennes et de la diaspora constituait une étape importante dans l'élaboration d'un plan relatif à l'aide pouvant faciliter la reconstruction d'Haïti" ,a précisé l'organisation régional dans ce communiqué.
Au nombre des participants figurent des représentants des pays amis d'Haïti.
"La décision de l'OEA de faciliter cette rencontre marque la volonté de l'organisation à fournir et coordonner l'assistance internationale au peuple et au gouvernement d'Haïti après le séisme du 12 janvier", peut -on lire dans le texte
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17076

L'amiral Mullen, chef d'état-major américain, en visite en Haïti

L'un des principaux conseillers militaires du président américain Barack Obama, l'amiral Michael Glenn "Mike" Mullen, s'est rendu en Haïti vendredi pour évaluer la situation un mois et demi après le séisme qui a ravagé sa capitale, Port-au-Prince, et ses environs.
Il s'agit de la première visite de l'amiral Mullen, chef d'état-major interarmées américain, depuis le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 222.500 victimes et 1,2 million de sans-abri, selon les autorités haïtiennes.
L'amiral Mullen "est venu pour rencontrer les troupes (américaines), les remercier pour ce qu'elles font et s'entretenir avec les dirigeants haïtiens", a indiqué à l'AFP le porte-parole de M. Mullen, le capitaine John Kirby. "Il a rencontré le Premier ministre (haïtien Jean-Max Bellerive) et le président René Préval", a-t-il ajouté.
Il est également descendu dans les rues de Port-au-Prince pour "voir l'étendue des dégâts et l'effort de reconstruction", et a déjeuné avec des soldats de la 82e division aéroportée de l'armée de Terre américaine, avant de se rendre dans le port de la ville et de discuter avec des ingénieurs militaires américains, a ajouté le capitaine Kirby.
L'amiral Mullen devait quitter le pays dans la journée, avait indiqué un peu plus tôt David Johnson, un porte-parole du ministère américain de la Défense en Haïti.
Les Etats-Unis ont réduit de moitié environ leur présence militaire en Haïti et au large de ses côtes par rapport aux quelque 20.000 militaires américains envoyés sur place juste après la catastrophe. Selon des sources officielles américaines, ce nombre devrait continuer à diminuer régulièrement.
AFP

DES HAITIENS RECLAMENT UN PROTECTORAT AMERICAIN

iReport —
After the earthquake, the challenge to rebuilt the Nation. The citizen of Haiti on feb. 12th 2010, walk in the streets to claim Haiti a USA Territory as did Puerto Ricans in 1917. They urge the Senators of Haiti to contact the American Congress to present their case.

In this video, your are about to view what happen in the south, at Les Cayes City, the third in the Island, were 20000 express their will and ask the whole world to stand with them to get their only chance to survive. This is the first time such an event happen in the history of the Island. They claim the support of all the haitians living in the USA.


Après le tremblement de terre, le défi pour reconstruire la Nation. Des citoyens haïtiens ont manifesté le 12 février  dans les rues pour demander  de faire d’Haïti un territoire américain comme l’ont fait les portoricains en 1917. Ils exigent que les sénateurs américains prennent contact immédiatement avec le Congrès Américain pour présenter le sujet.
A travers cette vidéo que vous êtes sur le point de voir ce qui s’est passé dans le sud du pays, dans la ville des Cayes, la troisième ville du pays, ou 20.000 citoyens ont exprimé leur volonté et ont demandé au monde de se tenir à leur côté pour concrétiser leur unique chance  de survie. C’est la première fois qu’un tel évènement a lieu dans toute l’histoire du pays. Ils ont demandé le support de tous les haïtiens résident au USA

LA PRESSE N’EN A PAS PARLE

vendredi 26 février 2010

Lula apporte 100 millions dans cadre de la coopération bilatérale

Au cours de sa visite le président brésilien, Luiz Inacio Lula Da Silva, n'a pas voulu mettre l'accent sur l'aide humanitaire après le séisme mais sur le renforcement de la coopération haïtiano-brésilienne.
Cette coopération est réalisée directement avec le gouvernement haïtien qui bénéficiera d'un appui de 100 millions de dollars. Lula soutient qu'il revient aux autorités haïtiennes d'identifier les besoins et d'orienter les projets dans le cadre de la coopération.
Dans le but de concrétiser les efforts dans le meilleur délai, 3 accords ont été signés entre des ministres brésiliens et haïtiens.
Deux accords ont été signés avec le ministre de l'Agriculture afin de renforcer la production nationale. Le premier concerne l'achat de denrées agricoles dans le département des Nippes. Les aliments pourront ensuite être distribués dans le cadre de l'aide humanitaire.
Un troisième accord de 4 millions de dollars permettra de renforcer le système de formation professionnelle. Le ministre de l'éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre, explique que cet accord s'étend sur une période de deux ans.
Par ailleurs, les présidents brésilien et haïtien ont fait état de la poursuite du projet de construction d'une centrale électrique de 32 mégawatts dans l'artibonite. En plus de la production d'énergie électrique, le président Préval assure que le projet permettra l'irrigation de plus d'un millier d'hectares de terre.
Au cours de sa troisième visite à Port-au-Prince, Lula a survolé la capitale en hélicoptère afin de l'ampleur des dégâts causés par le violent séisme du 12 janvier.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17066

Préval se réjouit du renforcement de la coopération brésilienne

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a une nouvelle fois renouvelé sa détermination à profiter du projet de reconstruction pour refonder Haïti. Dans son discours à l'occasion de la visite de son homologue brésilien, le président Préval a soutenu qu'il veut construire une Haïti plus juste et plus sociale.
Il entend réaliser des projets d'infrastructures qui permettront aux habitants des villes de province d'avoir accès aux services sociaux de base. Le chef de l'Etat haïtien assure que la décentralisation sera le moteur de l'action de son gouvernement dans le cadre de la reconstruction.
Préval dit compter sur la coopération brésilienne pour affronter les nouveaux défis. " Nous sommes certains que le Brésil continuera à nous apporter un appui à la hauteur des nouveaux défis qui sont devant nous", insiste t-il.
Le président haïtien s'est réjoui de l'approche adoptée par son homologue brésilien. Lula apportera un appui direct au gouvernement et non par le biais des ONG et contribuera au renforcement de la production agricole nationale.
" L'accord que nous venons de signer dans le domaine agricole va dans le bons sens. Car, Il faudra progressivement remplacer les aides alimentaires par la création d'emplois à haute intensité de main-d'½uvre afin que les haïtiens puissent s'approvisionner sur le marché local », a-t-il expliqué.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17068

Le gouvernement souhaite une reprise des activités commerciales

Six semaines après le violent séisme les activités commerciales peinent à reprendre un rythme normale.
Le chef de l'Etat haïtien René Préval en plusieurs occasions a tiré la sonnette d'alarme en vue de favoriser une reprise rapide des activités commerciales dans la région métropolitaine. Il a révélé que seulement 20 % des recettes prévues avaient pu être collectées au cours de ces 5 dernières semaines.
De nombreuses entreprises au centre commercial de Port-au-Prince avaient été détruites ou fortement endommagées lors du séisme. Entre temps les pillards s'évertuent à mettre a sac les entrepôts qui avaient pu résister au tremblement de terre. Les bandits veulent contrôler les quartiers en ruine ce qui provoque des affrontements avec des agents de sécurité et des commerçants. Un des propriétaires d'entreprise a été tué mercredi lors d'une attaque d'un groupe de bandits.
Toutefois les autorités fiscales et monétaires ne désespèrent pas et s'évertuent à encourager la reprise des activités économiques du secteur privé. Le ministre des finances et le gouverneur de la Banque Centrale ont indiqué qu'un fonds de garantie partielle du Crédit doit permettre la création d'emploi tout en préservant la solidité du système financier.
La Banque Interaméricaine de Développement (BID) envisage d'apporter un appui financier dans la mise en place de ce fonds de 100 millions de dollars.
Outre l'appui des institutions financières, de nombreux commerçants réclament un renforcement du dispositif sécuritaire au centre commercial de la capitale
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17067

Haiti : 1.200 jeunes ont trouvés du travail

Des centaines de jeunes ont trouvé du travail grâce à l'Unicef. Ils travaillent dans un projet de construction de latrines et d'adduction d'eau. L'agence des Nations Unies estime que la priorité pour les 1,1 million de personnes déplacées par le séisme est d'avoir accès à des équipements d'eau et d'assainissement.
Se sont donc 1.200 jeunes qui ont été engagés par l'UNICEF en partenariat avec l'organisation non gouvernementale Initiative pour le développement des jeunes en dehors du milieu scolaire (IDEJEN) pour construire 1.000 blocs sanitaires comprenant des latrines, des douches et des lavabos. De plus participer à la reconstruction d'Haïti est une fierté pour ces jeunes.
Guerda Previlon, animatrice à l'IDEJEN affirme que "Cette opération est en train de changer la façon dont la population considère les jeunes. Aujourd'hui, nous voulons montrer qu'ils ont la capacité et les connaissances pour faire quelque chose de bien qui peut être utile à la communauté"
L'Unicef compte installer près de 10.000 latrines d'ici avril et plus de 20.000 autres dans les six prochains mois. L'unicef souligne que les infrastructures d'eau et d'assainissement sont primordiales pour limiter les risques de propagations d'épidémies et de maladies infectieuses car l'eau insalubre favorise la transmission des maladies diarrhéiques, spécifiquement chez les enfants qui sont plus vulnérables. La diarrhée constitue le second facteur de mortalité infantile dans le monde et tue au moins 1,5 million d'enfants chaque année.
N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17065

Commenatires :

Elle sera vraiment moderne la Capitale de la République d’Haïti avec ses milliers de latrines !

Haïti : l'ambassadeur Kenneth Merten fait le point

Hier l'ambassadeur des États-Unis en Haïti, Kenneth H. Merten dans un entretien a déclaré : "Il y a à peu près 6.500 soldats en Haïti pour le moment. Il y en avait 20.000 pour l'effort d'urgence au lendemain du 12 janvier" puis a expliqué que les soldats seront remplacés par des agents de l'USAID :
"Ce qui est envisagé maintenant, c'est qu'il y ait de plus en plus d'agents de l'USAID sur le terrain et de moins en moins de troupes. Au fur et à mesure (les soldats) vont partir. De mon point de vue, il faudra que certains éléments des troupes américaines restent ici pour l'avenir"
L'ambassadeur Merten en a profité pour écarter l'idée d'une mise sous tutelle étrangère d'Haïti :
"Je ne vois aucune raison d'avoir une mise sous tutelle du pays. On travaille depuis longtemps, avant le départ Jean-Claude Duvalier, pour un Etat démocratique en Haïti. Je crois que s'il y a aujourd'hui l'opinion de prendre en main l'État haïtien, cela voudrait dire que tout ce qu'on a fait auparavant n'a aucune valeur"
M. Merten s'est dit "très très satisfait de la coopération qui existe entre toutes les nations". et concernant les tension entre la France et les États-Unis sur le fonctionnement de l'aéroport international Toussaint Louverture il a dit : "Je crois que tout le monde est bien conscient que les besoins sont vraiment sérieux. Ce n'est pas le moment de discuter de problèmes qui ne sont pas vraiment importants"
A la fin de l'entretien M. Merten a fait remarqué que dans l'affaire des 10 Américains inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs "le processus légal a marché plus ou moins comme il faut" et a précisé que "Nous sommes obligés de nous assurer qu'un ressortissant américain est bien traité selon la loi locale, qu'il ne soit pas victime d'abus et qu'il ait un avocat"
N/ Radio Métropole Haïti

L'électricité est de retour à Port-au-Prince

Publié le 25 février 2010 à 07h44 | Mis à jour le 25 février 2010 à 07h49

Frank Bajak : Associated Press

Port-au-Prince Six semaines après la catastrophe qui a frappé Haïti, l'électricité a été rétablie dans près de la moitié de la capitale Port-au-Prince.

Toutefois, ce sont surtout les banlieues des collines du sud, qui surplombent des alentours entièrement plongés dans le noir à la tombée du jour, là où résident la plupart des réfugiés sous des tentes.

Même avant le 12 janvier, la distribution d'électricité était chaotique en Haïti, avec une dizaine d'heures quotidiennes de courant, servant un quart de la population, dont moins de la moitié sont des clients payants.

Si Haïti veut sortir de son rang de pays le plus pauvre des Amériques, elle doit construire un système électrique bien meilleur que la compagnie d'électricité hautement subventionnée qui absorbaient des fonds considérables avant le séisme, estiment les experts.

La société Electricité d'Haïti est quasiment en faillite, comme le gouvernement auquel elle appartient, avec 2 500 employés et 15 millions de dollars de paie à régler chaque mois.

«Les clients qui paient pouvaient se compter sur les doigts d'une main» témoigne Joseph Dessier, 47 ans, à propos du village de Debrose, avant la catastrophe. Le nombre des branchements clandestins était si élevé que périodiquement, cela faisait sauter le transformateur local. «Comment voulez vous faire payer les gens dans les bidonvilles?» s'interroge notre interlocuteur, qui vit dans une cabane de ferrailles et de cartons coiffée d'une bâche dans un ancien garage automobile, avec sa femme et cinq enfants.

Il faudra six mois à un an pour amener du matériel permettant d'électrifier les zones qui ne le sont pas encore, selon Myk Manon, un ingénieur auprès de l'association nationale des coopératives d'électricité rurales américaines. «Jusque là, beaucoup de gens resteront dans le noir», prévoit-il.

«Comme dans beaucoup de pays, l'électricité est un outil politique, souligne le coopérant. C'est pourquoi les tarifs sont si bas et pourquoi ils perdent tant d'argent».

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/25/01-955092-lelectricite-est-de-retour-a-port-au-prince.php

LES HAITIENS ATTENDENT TOUJOURS L'AIDE

Agence France-Presse Port-au-Prince

Le séisme du 12 janvier a détruit la moitié de l'économie d'Haïti, a déclaré jeudi le président haïtien René Préval, qui a répété son estimation de 200 000 à 300 000 morts.

 La catastrophe a réduit en cendres jusqu'à la moitié du produit intérieur brut (PIB) haïtien, a déclaré M. Préval, qui recevait son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à Port-au-Prince, sa capitale dévastée par le tremblement de terre. Les deux pays ont signé un accord prévoyant d'apporter une aide aux paysans et aux écoles haïtiennes.

«Dans ce moment de douleur, dans ce moment de désespoir, nous devons relever la tête», a déclaré Lula lors de la rencontre sur une base conjointe de l'ONU et des forces brésiliennes. Il a appelé la communauté internationale à annuler la dette d'Haïti.

Classé «zone rouge» à Port-au-Prince en raison de la violence qui y sévit, le quartier du Bel-air voit passer plus de patrouilles que de camions de l'aide alimentaire apportée aux Haïtiens après le séisme qui a fait plus d'un million et demi de sinistrés en Haïti.

Le Bel-air est le plus ancien quartier de la capitale haïtienne, c'est aussi une des zones les plus touchées par la catastrophe du 12 janvier, qui a fait au moins 222 500 morts à Port-au-Prince et dans sa région.

Mais loin d'avoir été prioritaires dans l'acheminement de l'aide internationale, les habitants de ce quartier pauvre se disent abandonnés, oubliés. Pis: ils assurent n'avoir rien vu ou presque de l'importante opération humanitaire lancée à Haïti.

«La distribution est mal organisée. On dit qu'il y a des ONG qui donnent de l'aide. Mais nous ne les avons jamais vues ici, et surtout pas l'USAID» l'agence américaine d'aide au développement, dit Pierre-André Gourdet posté dans la rue Tiremasse.

Dans cette partie du quartier de Bel-air, pour trouver à manger, c'est le «système D» qui prime. La cuisine se fait dans la rue, juste à côté des petites cabanes que certains ont dressées dans les caniveaux.

«Nous sommes à la rue depuis le soir du 12 janvier, tributaires des gens de bon coeur ou de vieilles connaissances qui nous offrent un plat de temps à autre. Les autorités ainsi que les humanitaires nous ignorent», regrette Duméus Auristhène, père de deux enfants, dont une fillette de 5 ans qui a été tuée lors du séisme.

À l'intérieur des cabanes dressées dans la rue, les habitants couchent, parfois à six ou plus, sur de vieux matelas souillés dans des réduits entourés de morceaux de tôle ondulée ou de bouts de tissus troués.

Linda, une jeune fille de 22 ans, désigne une tente à une place dressée sur le trottoir. C'est sa nouvelle demeure, séparée de ses parents qui vivent dans un parc public plus loin.

Linda pleure encore la disparition des ses amies. Elle s'est reconvertie en disc-jockey pour se nourrir, poussant à plein volume un morceau d'un groupe de rap.

Des jeunes du quartier venus recharger leurs téléphones portables en profitent pour suivre un match de foot devant un petit écran où se presse une dizaine de têtes.

La vie des jeunes de la rue Tiremasse est faite de longues heures d'attente et de désespoir.

«Nous sommes des échoués, toujours au chômage, sans espoir. Il n'y a pas de vie pour nous», dit Pierre-André Gourdet, père de sept enfants.

«Hier c'était difficile, aujourd'hui c'est pire», ajoute Jeff, 22 ans, assis sur un muret au milieu de ses camarades d'infortune.

Au Bel-air, le plus vieux quartier de Port-au-Prince et l'un des plus huppés dans le passé, aucun service public n'est disponible.

L'église Notre-Dame du Perpétuel secours n'est qu'un tas de ruines, des écoles sont détruites, les rues sont encombrées.

Et lorsqu'on leur parle de la reconstruction de leur pays, les jeunes Haïtiens du Bel-air secouent la tête.

«Pour moi, l'avenir c'est aujourd'hui, je vis au jour le jour, dans la crainte de nouvelles secousses et dans le besoin de manger», jette Jeff. Mais son principal souci, dit-il, est que son unique fils Williamson «ne devienne pas un délinquant».

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/25/01-4255286-des-haitiens-attendent-toujours-de-laide.php

Jean-Yves Jason, le maire de Port-au-Prince : "Ce sera aux citoyens de décider de l'avenir de Port-au-Prince"

LE MONDE | 25.02.10 | 14h37  •  Mis à jour le 25.02.10 | 14h37

Sa ville doit être reconstruite à 75 % : le maire de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason, est en France, à la recherche de partenariats avec des villes de l'Hexagone. Le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, a ainsi décidé d'allouer une subvention de 1,5 million d'euros sur trois ans à la capitale haïtienne, et de l'aider à remettre sur pied son administration et les services municipaux, dévastés par le séisme du 12 janvier. Il s'est aussi engagé à mobiliser ses homologues, via l'Association internationale des maires francophones et l'organisation mondiale Cités et gouvernements locaux unis, deux structures qu'il préside.

Cette coopération décentralisée, de ville à ville, est désormais l'un des principaux moyens pour la France de peser sur la reconstruction d'Haïti. La France a en effet été chargée par les Nations unies d'organiser une réunion internationale sur ce thème, aux Antilles, pour préparer la conférence des donateurs prévue le 31 mars, au siège de l'ONU, à New York.

Il s'agit d'une mission problématique à double titre. D'abord parce que les collectivités locales n'ont pas attendu l'Etat français pour se mobiliser, et observent avec méfiance le réveil de cette tutelle centrale. Ensuite parce que le gouvernement haïtien accorde peu d'autonomie aux municipalités, regrette M. Jason, qui est l'un des principaux opposants politiques au chef de l'Etat, René Préval.

La municipalité de Port-au-Prince est-elle en état de fonctionner ?

Les bâtiments de la mairie se sont effondrés, faisant une cinquantaine de morts et de nombreux blessés. Nous avons perdu beaucoup de personnel, beaucoup de cadres, au sein d'une administration qui comptait 722 fonctionnaires et 63 élus. Mais nous avons mis en place une structure de coordination de l'aide, nous formons une équipe pour travailler directement avec les sinistrés et trouver des espaces pour reloger les gens, et nous créons une commission pour la reconstruction.

On a surtout entendu s'exprimer le premier ministre, Jean-Max Bellerive, et le président, René Préval. La municipalité est-elle associée au processus ?

Nous avons dû nous battre pour être associés à la coordination de l'aide et à la préparation de la reconstruction. Ça a aussi été un combat pour faire comprendre aux organisations non gouvernementales qu'il existait une municipalité et qu'il fallait passer par elle. Aujourd'hui, tout le monde travaille avec nous. Les gens ont compris que nous sommes la structure la plus proche de la population.

Peut-on parler de décentralisation en Haïti ?

Selon la Constitution de 1987, les communes sont autonomes financièrement et administrativement. Nous nous battons pour l'application de cette disposition. Mais le processus n'en est qu'à son début. 80 % des services publics à Port-au-Prince sont assurés par le gouvernement central. Comme tous les Etats faibles, Haïti néglige les collectivités territoriales, et les mairies sont faibles. Nous avons commencé à mettre en place un gouvernement municipal, et nous essayons qu'il soit consulté.

Nous ne voulons pas que le gouvernement fasse notre travail. Mais pour renforcer l'administration municipale, il nous faut des recettes. Or, nous ne percevons que 10 % des revenus de la ville. Avant le séisme, nous avions commencé à recenser, avec l'aide de Montréal, toutes les adresses de Port-au-Prince, dans le but de collecter les taxes, dont moins de 10 % étaient effectivement perçues.

Quelle aide attendez-vous des collectivités locales étrangères ?

Notre but n'est pas de lever des fonds, mais de mobiliser l'expertise de leurs services municipaux. Nous avons besoin de techniciens pour nous aider à définir la meilleure manière de reconstruire la ville. Tous les acteurs de la reconstruction vont débattre de ce qu'il faut faire à partir du 31 mars, à New York. En tant que municipalité, nous devons avoir une position et une proposition. Mais nous ne pouvons pas définir seuls cette feuille de route.

Le gouvernement haïtien a évoqué l'hypothèse de déplacer une partie de la ville, jugée trop dense. Qu'en pensez-vous ?

Ma certitude est qu'il faut reconstruire Port-au-Prince sur elle-même. Mais je suis favorable à ce que l'on développe un cordon économique autour de la ville, pour que ces nouvelles activités attirent les habitants vers la périphérie, à condition que nous ayons notre mot à dire.

La ville était en grande partie formée de bidonvilles, sans accès aux services urbains de base. N'est-il pas illusoire de vouloir la transformer en cité modèle ?

Peut-on se refuser à ce genre de démarche ? Nous voulons faire de Port-au-Prince une ville durable, qui réponde aux objectifs du Millénaire pour le développement définis par les Nations unies, qui délivre à ses habitants les services et les ressources économiques nécessaires. Nous aimerions organiser un grand concours d'architecture et d'urbanisme pour penser l'avenir de la ville. Mais il faudra surtout travailler avec nos trente-cinq comités de quartiers. Ce sera aux citoyens de décider de l'avenir de Port-au-Prince.

Propos recueillis par Grégoire Allix

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/25/jean-yves-jason-ce-sera-aux-citoyens-de-decider-de-l-avenir-de-port-au-prince_1311191_3222.html#ens_id=1290927

L'AMBASSADEUR DE FRANCE CRITIQUE LA GESTION DE LA CRISE

Les Nations unies et les organisations non gouvernementales (ONG) n'ont pas su gérer l'urgence créée par le séisme du 12 janvier, a estimé l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, lors d'une conférence organisée à Paris, mercredi 24 février. "S'il n'y avait pas eu un tel foisonnement de petites structures, on aurait pu sauver plus de vies et aider plus de gens", a-t-il assuré. Pour M. Le Bret, "la coordination onusienne a été très déficiente, alors qu'il aurait fallu une organisation et une discipline quasi militaires".

Le diplomate appelle l'ONU à "se mettre au service de l'administration haïtienne pour qu'il n'y ait pas de double commande". Et il demande aux ONG de "faire transiter l'aide par les entreprises et les institutions sociales haïtiennes pour irriguer le tissu économique local et éviter que le pays s'installe dans l'assistance humanitaire".

jeudi 25 février 2010

Haiti : Tremblements de terre, nouvelles prévisions

Aujourd'hui l'U.S. Geological Survey (USGS) a fourni de nouvelles prévisions pour les tremblements de terre à venir. La probabilité d'avoir un tremblement de terre d'une magnitude supérieur ou égal à 5 est de 55% dans les 30 prochains jours, 80% dans les 90 prochains jours et 95% sur une période d'un an.
La probabilité d'avoir un tremblement de terre d'une magnitude supérieur ou égal à 6 est de 7% dans les 30 prochains jours, 15% dans les 90 prochains jours et 25% sur une période d'un an.
La probabilité d'avoir un tremblement de terre d'une magnitude supérieur ou égal à 7 est de 1% dans les 30 prochains jours, 2% dans les 90 prochains jours et 3% sur une période d'un an.
Précautions : Toute réplique de magnitude supérieure à 5.0 sera largement ressenti et a le potentiel de causer des dommages supplémentaires, en particulier aux personnes vulnérables et aux structures déjà endommagées.
Tout le monde à Port-au-Prince doit rester vigilant à l'égard de leur sécurité personnelle face aux tremblements de terre. Les individus devraient toujours avoir à l'esprit les mesures à prendre si le sol commence à trembler. Les espaces libres sont généralement sûrs. A l'intérieur, abritez-vous sous un bureau ou une table solide, et attendre que les tremblements s'arrêtent. Ne pas s'aventurer à l'extérieur avant la fin des secousses.






Seuls les ingénieurs qualifiés peuvent déterminer si un bâtiment endommagé est sans danger pour la réoccupation. La règle générale à suivre avant la visite d'un expert est la suivante: "Si une structure ne semble pas sécuritaire, elle n'est probablement pas sans danger". L'entrée ou la réoccupation des structures visiblement endommagés doivent être évités. L'USGS recommande fortement que les reconstructions et les nouvelles construction soient faites suivant des normes parasismique.






Préoccupations à long terme : L'USGS a estimé les probabilités d'un grand tremblement de terre à venir sur la faille Enriquillo. Ces estimations sont basées sur des techniques développées pour les évaluations des aléas sismiques aux États-Unis. Les estimations de l'USGS indiquent une fourchette de probabilité de 5 à 15%, moins d'une chance sur six qu'il y est un séisme de magnitude 7 sur la faille Enriquillo près de Port-au-Prince au cours des 50 prochaines années. La gamme des probabilités est dû aux incertitudes de notre compréhension actuelle de la sismicité et la tectonique de la région. Une étude plus approfondie de la sismicité historique et les caractéristiques géologiques de la zone de faille Enriquillo aidera à réduire l'incertitude.






http://www.usgs.gov/newsroom/article.asp?ID=2413






N/ Radio Métropole Haïti / USGS

L'Association Initiative Sénégal-Haïti, va organiser une journée de collecte de fonds pour Haïti

Sous la houlette de l'association Initiative Sénégal-Haïti, une journée consacrée aux victimes du séisme du 12 janvier sera organisée le 28 février prochain à Dakar, la capitale sénégalaise. Cette activité baptisée « Haïti day' » sera une occasion pour cette organisation de récolter des fonds pour venir en aide aux rescapés de la catastrophe. De nombreuses activités seront organisées lors de cette journée, comme: une conférence débat qui sera animée par l'historien Amadou Makhtar Mbow sur le thème ‘Haïti, un défi au monde esclavagiste', une exposition consacrée à l'île et un plateau musical.
Selon Bamba Mbow , secrétaire général de Initiative Sénégal-Haïti, « Haiti Day » est donc ‘un moyen d'unir le Sénégal et Haïti et de mieux connaître la culture haïtienne'. En plus de la journée, un concert se tiendra le 6 mars à l'Institut français Léopold Sédar Senghor et sera animé entre autres par Didier Awadi, Duggy Tee, Jac et le Takeïfa, Fallou Dieng, Vieux Mac Faye et Souleymane Faye.
Rappelons que le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade avait offert une bonne partie de son territoire aux haïtiens désirant retourner en Afrique, une proposition qui a suscité beaucoup de polémiques au sein de la société sénégalaise.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17060

Haiti : La moitié de l'économie haïtienne détruite

Ce jeudi, René Préval a déclaré que le séisme a détruit la moitié de l'économie d'Haïti, il en a profité pour répéter son estimation de 200.000 à 300.000 morts. La catastrophe a réduit en cendres jusqu'à la moitié du produit intérieur brut (PIB) haïtien, a déclaré M. Préval, qui recevait son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à Port-au-Prince. Le Brésil et Haïti ont signé un accord prévoyant d'apporter une aide aux paysans et aux écoles haïtiennes.
Lula a déclaré : "Dans ce moment de douleur, dans ce moment de désespoir, nous devons relever la tête" et a également appelé la communauté internationale à annuler la dette d'Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17061

Haiti : Les catholiques américains donnent 30 millions de dollars

Nous venons d'apprendre que les diocèses américains ont déjà récolté près de 30 million de dollars pour Haïti. C'est un effort sans précédent que les catholiques américains ont fait pour Haïti. Les quêtes spéciales impétrées par les évêques américains dans toutes les paroisses catholiques ont déjà rapporté 30 millions de dollars selon les chiffres compilés à partir des sommes collectées dans 110 diocèses. Ce chiffre devrait monter car les collectes se poursuivent. Conférence épiscopale a constitué une sous-commission spéciale pour surveiller l'affectation de ces fonds, commission qui est présidée par l'archevêque de San Antonio au Texas, José Gomez et par l'évêque auxiliaire de Brooklyn Mgr. Guy Sansaricq qui est d'origine haïtienne.
La sous-commission devrait se rendre à Haïti du 1er au 3 mars pour évaluer sur place les besoins et notamment ceux de l'Église.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17059

Haiti : Stabilité financière et reprise du crédit

Vers le maintien de la stabilité financière et la reprise du crédit en Haïti, les institutions financière internationale: Banque Mondiale (BM), Banque Interaméricaine de Développement (BID) et Fonds Monétaire International (FMI) ont décidés d'appuyer l'initiative des autorités haïtienne de mettre en place un fond de garantie partiel du crédit.
Ce fond qui selon un communiqué conjoint BRH-Ministère des Finances pourrait bénéficier de l'apport d'autres entités multilatérales et bilatérales.
Une des mesures envisagées par les autorités haïtienne, permettra au secteur privé de jouer pleinement son rôle dans la reprise économique et la création d'emploi.
Le communiqué précise que des discussions ont eu lieu à Washington entre les responsables haïtiens et les représentants d'institutions financières internationales autour d'un document cadre, préparé en ce sens par Haïti.
N/ Radio Métropole Haït ihttp://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17058

Le Président Lula est attendu ce jeudi à Port-au-Prince