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lundi 26 novembre 2007

Violences après la mort de deux jeunes dans un accident impliquant la police

La mort de deux adolescents âgés de 15 et 16 ans dans un accident entre une moto et une voiture de police à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a déclenché des violences dimanche, des habitants incendiant des poubelles, des voitures, des garages et le poste de police, blessant un commissaire.
Des incidents avaient encore lieu dimanche à 22h30 près du lieu de l'accident, la place de la Tolinette, un quartier de cette localité de banlieue parisienne proche de Sarcelles, à une vingtaine de km au nord de Paris.
Des petits groupes se sont également déployés à Sarcelles où au moins une voiture a été incendiée, comme l'a constaté un journaliste de l'AFP.
Le poste de police de Villiers-Le-Bel et celui d'Arnouville ont été incendiés de même que trois garages dont un à Gonesse, une localité voisine, a indiqué la préfecture du Val-d'Oise qui a fait état de huit policiers et un pompier blessés.
"Des tirs ont été entendus à Villiers et des pompiers de l'Oise et de Paris ont été appelés en renfort", a-t-on ajouté.
En début de soirée déjà, une vingtaine de cars de CRS étaient stationnés à Villiers, selon un journaliste de l'AFP. Selon une source policière, des effectifs venant de Paris et toutes les brigades de criminalité des environs ont été envoyés sur place.
La gare de Villiers-le-Bel a été fermée par mesure de précaution.
Selon la préfecture, les deux victimes de l'accident sont des garçons âgés de 15 et 16 ans.
La police a pour sa part affirmé que la voiture était "en patrouille (dans) la circonscription de Sarcelles et roulait à vitesse réglementaire, sans gyrophare". Peu après 17h00, "en traversant le carrefour elle a été heurtée par la moto sur l'aile gauche et les deux jeunes sont décédés sur place".
L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie d'une enquête, selon une source policière.
Les deux jeunes, qui circulaient sur une "mini-motocross", restée sur place et étonnamment intacte, n'auraient pas porté de casques, selon plusieurs témoignages. Selon un journaliste de l'AFP, la voiture au pare-brise éclaté, porte pour sa part des traces d'un violent choc frontal.
Deux voitures de police ont brûlé, dont celle d'un commissaire, selon une source policière.
"Quatre véhicules de police se sont déplacés, mais ils ont été aussitôt attaqués par les jeunes et ils sont repartis", a pour sa part déclaré à l'AFP un habitant.
Omar Sehhouli, frère d'un des adolescents tués, a expliqué à l'AFP vouloir "que tous les policiers responsables (de l'accident) soient condamnés". "Moushin (15 ans) et son ami Larami (16 ans) étaient partis faire du cross dans les champs (...) Ces deux petits, tout le monde les connaissait dans la cité", a-t-il raconté. Pour lui, les échauffourées survenues après l'accident "ce n'est pas de la violence, c'est de la rage qui s'exprime".
Peu après l'accident, des jeunes ont "brûlé des voitures" et empêché l'accès au quartier, selon un autre habitant, joint sur son portable peu avant 19H00.
"Dès que la police rentre, les jeunes chargent avec tout ce qu'ils peuvent trouver", a-t-il déclaré.
Mais selon lui, paradoxalement c'est l'absence des forces de l'ordre et de constatations policières pour tenter de déterminer les circonstances de l'accident qui a encore avivé la colère des habitants.
Un commissaire de police, qui aurait tenté d'intervenir pour calmer les esprits, a été blessé. Selon la préfecture, l'homme, souffrant d'un traumatisme facial, a été transporté à l'hôpital.
Le maire PS de Villiers-Le-Bel, Didier Vaillant, s'est rendu sur place pour tenter de calmer les esprits, mais il a dû rebrousser chemin ne parvenant pas à le faire, a déclaré à l'AFP un habitant du quartier.
Sources:
http://news.fr.msn.com/france/Article.aspx?cp-documentid=6803317
Commentaires :
Ces cas de figurent se présentent un peu trop souvent. Dans un pays comme la France on ne devrait pas assister à ces débordements après « un accident ».

Le commissaire Claudy Gassant contraint de libérer un militant de la PAPDA et son épouse peu après avoir ordonné leur interpellation

L’agronome Franck Saint-Jean affirme avoir été victime de l’arbitraire dimanche à Delmas en compagnie de son épouse, Gise Jean-Jacques, suite à un incident de la circulation purement imaginaire
dimanche 25 novembre 2007,
Radio Kiskeya
L’agronome Franck Saint-Jean, membre actif de la Plate-Forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) et son épouse Gise Jean-Jacques, cadre du ministère de l’éducation nationale, ont été brièvement interpellés dimanche matin sur ordre du chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, suite à un banal problème de circulation.
Interrogé par Radio Kiskeya, M. Saint-Jean a indiqué qu’il circulait tranquillement au volant de sa voiture au haut de Delmas (est de la capitale) lorsque le cortège du commissaire tentait de le dépasser en lui demandant de dégager la route. Le temps pour le conducteur de céder le passage, trois gardes du corps de M. Gassant lourdement armés lui avaient déjà intimé l’ordre de s’arrêter près de Caribbean Super Market. Après une fouille expéditive du véhicule, l’agronome St-Jean et sa femme ont été arrêtés et conduits au sous-commissariat de Delmas 62 où les policiers étaient embarrassés et avaient toutes les peines du monde à déterminer leur statut.
Il a fallu la mobilisation des responsables de la PAPDA et d’organisations partenaires comme Solidarité Fanm Ayisyen (SOFA) et le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) pour obtenir la libération de Franck Saint-Jean et de Gise Jean-Jacques à l’issue de longues minutes de garde à vue.
Assaillies d’appels téléphoniques, les plus hautes autorités gouvernementales ont ordonné au commissaire Claudy Gassant de relâcher immédiatement le couple qui n’avait commis aucune infraction au regard de la loi. Le chef du parquet s’est alors rendu devant le commissariat de police où il a fait libérer les deux citoyens en donnant des instructions aux agents de la PNH par personne interposée sans descendre de son véhicule officiel.
L’agronome Saint-Jean a dénoncé le caractère arbitraire de cette double interpellation et la PAPDA dont il est membre ne devrait pas tarder à exprimer son indignation.
Pour Claudy Gassant, il s’agit d’un incident de plus. Des interventions, initiatives et déclarations très controversées ont marqué sa présence ces derniers mois à la tête du parquet de la capitale. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4464
...Il n'y a personne dans ce pays capable de lui faire comprendre à ce commissaire qu'à force de vouloir en faire trop il commence a gaver les gens avec son ridicule!

dimanche 25 novembre 2007

UNE PENSEE POUR NATACHA FARAH DESSOURCES...ET LES AUTRES... TOUS LES AUTRES

Kidnappée, torturée, assassinée...La mère éplorée témoigne
Enlevée, Farah Kerbie Dessources a été froidement abattue deux jours plus tard par ses ravisseurs. Sa mère, désespérée n'a pu trouver de l'aide auprès de Michael Lucius, qu'elle est allée trouvée à la DCPJ, alors en pleine tourmente. Récit du drame.
Au lendemain du kidnapping de Farah Kerbie Dessources, 20 ans, sa mère cherche désespérément de l'aide. Sur le visage de cette femme au physique imposant se lit toute l'angoisse du monde lorsqu'elle franchit le seuil de la DCPJ. Accompagnée d'un proche parent, elle serre dans sa main un téléphone, son seul lien avec les ravisseurs de sa fille. Si elle se présente ainsi à la DCPJ c'est qu'elle veut absolument rencontrer Michael Lucius, son seul espoir.
Lucius doit annoncer quelques minutes plus tard son transfert de la police judiciaire. On est le 14 novembre, en pleine saga « légalo-judiciaire » qui paralyse depuis des mois la justice haïtienne. Lucius ne parlera jamais à la mère. La mort dans l'âme, la pauvre femme retourne chez-elle à Marin, en plaine, là où sa fille a été enlevée la veille. Commence alors pour elle une course désespérée contre la montre pour trouver l'argent de la rançon et persuader les ravisseurs de ne pas toucher à son enfant.
Après de multiples entretiens téléphoniques, elle négocie à la baisse les 30.000 dollars US exigés par les ravisseurs qui croient que, parce que la jeune fille a le teint clair, son père est nécessairement riche. Affolée, la mère explique sa « grimelle » est le produit d'un viol. « J'ai été violée par un blanc alors que je travaillais dans un hôtel, implore-t-elle. Farah n'est pas l'enfant d'un bourgeois.»
Le lendemain, le 15 novembre, la pression monte d'un cran. La rançon doit être livrée avant six heures du soir. Sinon Farah mourra. Après une course folle, la mère parvient à ramasser quatre milles dollars haïtiens. Des amies de la Croix-des-Bossales et des parents ont sorti leur portefeuille afin d'aider la pauvre dame de 42 ans qui gagne sa vie en « vendant des appels téléphoniques » dans les rues de la capitale. A 19 heures, quelques minutes après l'expiration de l'ultimatum, elle entre de justesse en contact avec les bandits qui séquestrent son enfant. Les kidnappeurs lui demandent alors de trouver deux mille dollars haïtiens de plus. Ils lui donnent aussi des consignes pour le versement de la rançon.Vain espoir
Elle se présente au rendez-vous, quelque part du côté de Marin, vers la route neuve. Il fait noir. Deux des ravisseurs l'attendent. Elle file le paquet à un homme caché derrière un mur. L'autre lui assure que Farah sera libérée le soir même. Le bruit des gonds d'une porte qui s'ouvre la fait espérer. En vain. « Ta fille sera déposée tout près de chez elle. Nap menen-l ba ou pwop », lui jette le kidnappeur d'un ton sec pour couper court aux demandes répétées de la mère de repartir avec son enfant qui a peur de l'obscurité.
Rentrée chez elle, elle attend désespérément le retour de sa fille. Soudain, le téléphone sonne : « ou te mete twop moun sou dosye a, ou te aveti la polis, men nou vide-l até pou ou nan Santo 3 », annonce l'un des kidnappeurs à la mère de Farah pour qui le monde vient de s'écrouler. Avec quelques voisines, en pleine nuit, elle tente l'aventure et part pour Santo.
A mis chemin, elle doit revenir sur ses pas. Il est deux heures du matin et elle vient de ressentir une étrange douleur dans ses flancs. La même qu'elle avait éprouvée en mettant Farah au monde le 7 juillet 1986. Aux premières heures du jeudi 16 novembre, elle découvre, atterrée, le cadavre défiguré de sa fille. Il y a du sang partout. Ses yeux ont été crevés.
Peu à peu, la mère reconstitue le drame. Selon des témoins, Farah a demandé à ses bourreaux pourquoi ils l'avaient conduite à Santo alors qu'ils avaient déjà empoché la rançon. Après un échange verbal plutôt musclé, les ravisseurs lui ont intimé l'ordre de mettre un sachet de plastique sur sa tête. « Comment pourrait-je le faire puisque vous m'avez cassé le bras ? », a entendu un témoin avant que deux détonations retentissent soudain dans la nuit, suivies d'un sinistre silence.
Etudiante en première année à l'Ecole normale supérieure de l'Université d'Etat d'Haïti, Farah Kerbie Dessources laisse derrière elle une mère éplorée qui n'a plus pour se consoler que son fils Alexandro Leconte. Le petit frère 15 ans est celui qui a été ouvrir la barrière à sa soeur au moment où elle rentrait à la maison. Il ne la reverra jamais.
Bouffée par la douleur, cette famille craint maintenant pour sa propre sécurité. Car Farah aurait reconnu, peu avant son enlèvement crapuleux, quelqu'un qui tentait de cambrioler sa maison. Ce voleur, vraisemblablement, entretenait des liens avec les ravisseurs qui savaient depuis le tout début que Farah ne rejoindrait pas sa famille vivante. Une information capitale que Michael Lucius aurait pu utiliser pour appréhender les kidnappeurs. S'il n'avait pas été lui-même obligé de consacrer tout son temps à se défendre.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
Notre rage :
La mort d’un être humain n’est hélas que quelque chose de banal de nos jours. Nous sommes habitués à des évènements beaucoup plus fort en absurdité, en aberration, en contre sens. La nature et certains hommes nous aident constamment à maintenir notre d’adrénaline à des doses si élevées pour nous rappeler que nous vivons à l’époque du sauve qui peut. Les attentats suicides, les tsunamis dévastateurs finissent grâce à leur pertinence dans notre rythme de vie de voler la vedette aux guerres inutiles, aux déplacements de population poussée par la famine…
Ces dernières années, on ne parle d’Haïti qu’en termes d’insécurité, d’assassinat, de morts, de cadavres sans têtes et de têtes sans corps retrouvés éparpillés sur les monticules d’immondices. On ne compte plus les disparus, les médias ne les mentionnent que dans des circonstances particulières pour éviter la monotonie, la répétition, manque d’originalité…
un énième cadavre ; une vie enlevée et ravie au monde à Haïti, à une mère et à un frère. Banalité dira-t-on. ..
Observez la photo de cette jeune fille et lisez ce reportage du journaliste Roberson Alphonse…
Quels sentiments éprouvez-vous ?
Cette réponse vous situera par rapport à l’humanité.
La liste de ceux qui devraient comparaître devant une cour de justice est si longue qu’il faudrait plusieurs années pour un jugement équitable. Peut il exister une justice équitable contre un système qui cautionne, protège et tire profit de la douleur et la détresse des autres.
Celui qui a prêché la haine observe le contenu de sa moisson ; peu importe là ou il se trouve la conscience collective aura le dessus.
Messieurs les ravisseurs vous qui bénéficiez de la complaisance des autorités, essayez de ne plus commettre cette erreur en vous appuyant sur la couleur de la peau. C’est un sujet très compliqué en Haïti. Sachez qu’aujourd’hui, la bourgeoisie traditionnelle du pays vous a laissé le terrain. Elle est partie s’implanter à Saint Domingue, à Miami ou sous d’autres cieux ou des gens comme vous sont traités avec rigueur tel que vous le méritez. Si vous voulez faire de bons coups, kidnappez les membres du gouvernement. Vous rendrez ainsi un fier service à la nation en la débarrassant de ces bons à rien !
Monsieur Le président de la République, Monsieur Le chef de la MINUSTAH, Monsieur le premier ministre, Monsieur le Directeur de la PNH, messieurs les ministres, Messieurs les sénateurs, Messieurs les députés, messieurs les fonctionnaires du gouvernement. Votre indifférence n’a d’égale que votre turpitude et n’est que le reflet de votre incapacité à diriger une nation.
Votre gouvernement est de mèche avec les kidnappeurs dont vous justifiez maladroitement les exactions par vos théories à deux balles.
Vos enfants et vos biens sont bien gardés à l’extérieur. Votre politique carotte/bâton est inefficace. Combien de récits de ce genre il vous faudra lire pour démontrer votre volonté et surtout la panoplie des solutions que vous êtes sensés, du aux postes que vous occupez, apporter à la nation ?
J’aurais aimé finir de vomir ici le produit de ma rage par cette expression plus qu’appropriée : « PLUS JAMAIS CELA », mais ce serait me bercer d’illusions car que peut on espérer et attendre d’une manade d’ignorants et incapables investis de tâches aussi nobles…

Haïti revit l’horreur du kidnapping : Schneider Hervil, 7 ans, exécuté après quinze jours de séquestration

Le corps mutilé et en décomposition du petit a été découvert à Cabaret ; un adolescent enlevé à Gros-Morne toujours en captivité
samedi 24 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Un enfant de 7 ans, Schneider Hervil, a été retrouvé assassiné vendredi à Cabaret (environ 30 kilomètres au nord de Port-au-Prince), deux semaines après son enlèvement dans la même ville, a appris samedi Radio Kiskeya auprès de la cellule contre enlèvement de la Police Nationale.
Amputé des membres inférieurs, le corps a été découvert en putréfaction dans la localité de Vigné.
Les ravisseurs auraient commis cet acte horrible pour manifester leur mécontentement devant l’incapacité des parents de la victime à verser la rançon de 25.000 dollars américains qui avait été réclamée. La famille n’avait pu réunir que 20.000 gourdes.
Schneider Hervil avait été enlevé en pleine nuit le 8 novembre dernier par des inconnus armés qui s’étaient introduits dans la résidence familiale située dans le quartier de Lévêque. Les meurtriers avaient subtilisé un téléphone afin d’assurer les négociations financières qui allaient être engagées rapidement avec la famille.
Plusieurs autres enfants enlevés seraient encore détenus dans la région de Cabaret où des gangs sont opérationnels, selon la cellule contre enlèvement de la PNH.
Aucune arrestation n’a encore été opérée, mais une enquête était en cours.
A Gros Morne, dans l’Artibonite (nord), un écolier de 13 ans, Kerry Dubrena, se trouvait encore ce week-end aux mains de ses ravisseurs, trois jours après son enlèvement. L’adolescent avait été intercepté jeudi par des hommes armés au moment où il revenait de l’école. Les kidnappeurs, qui exigeaient une rançon de 150.000 dollars américains, menaçaient de l’exécuter au cas où cette condition ne serait pas respectée. "Son corps sera retrouvé dans une boîte", avaient-ils cyniquement lâché lors d’une conversation téléphonique avec le père du kidnappé qui souhaitait pouvoir retrouver son fils vivant. Il avait pu entendre la voix de Kerry qui lui racontait qu’il ne pouvait rien voir, ses yeux ayant été bandés.
Le décès tragique du petit Schneider vient rappeler la disparition tout aussi brutale de plusieurs autres otages dont l’étudiante Farah Natacha Kerby Dessources, 20 ans et l’écolier Carl-Roobenz Francillon, 6 ans, exécutés à 15 jours d’intervalle, il y a un an. La première avait été trucidée le 15 novembre 2006 au bout de deux jours de séquestration après avoir été violée à plusieurs reprises. Comble de barbarie, le cadavre de la ravissante jeune fille fut abandonné sur un monticule d’ordures ménagères.
Le second, enlevé devant son école à Port-au-Prince le 8 novembre, avait été retrouvé en état de décomposition le 25 du même mois au Cap-Haïtien (274 km au nord de la capitale).
Un autre enfant avait été kidnappé, séquestré et tué à Port-au-Prince au cours de la même période avec la complicité de son oncle.
Un mois après les funérailles de Farah Natacha Dessources, sa mère, son frère unique et son beau-père avaient dû fuir le pays et s’installer à la Martinique afin d’échapper à des menaces de mort répétées que proféraient les assassins.
Plusieurs individus ont été arrêtés pour leur implication présumée dans ces cas, mais ils n’ont toujours pas été jugés un an après la perpétration de crimes aussi abominables.
Une quinzaine de rapts ont été recensés au cours du mois de novembre, selon la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui s’évertue à démontrer que le phénomène est en recul constant par rapport à 2006 dont la fin avait été marquée par des enlèvements en cascade qui visaient surtout les jeunes écoliers.
Cependant, des informations obtenues de sources combinées indiquent clairement que les kidnappings sont redevenus très fréquents depuis plusieurs semaines, faisant craindre une répétition du scénario dramatique de l’année dernière. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4462

samedi 24 novembre 2007

Une éducation au rabais pour les pauvres

Vous pensiez avoir tout vu et tout entendu quant à l'état déplorable des écoles publiques haïtiennes ? Malheureusement, il y a pire que les écoles de l'État. Dans les huit écoles communales sous la responsabilité de la mairie de Port-au-Prince, élèves et professeurs en sont rendus à la dernière extrémité. Les perdants ? Les enfants des quartiers populaires.

78 bambins -assis et debout- entassés dans une petite salle de classe de jardin d'enfants à l'école municipale les Lauriers de Saint Martin. (Photo: Jeansoir)

L'école municipale « Les Hibiscus », en fait un pauvre jardin d'enfants où jouent quelque 200 bambins dans six petites salles tristes, se cache derrière l'immeuble crasseux - et squatté par des hordes d'indigents - de l'ex-hôtel Simbi Continental à Fontamara. N'était l'affiche qui accueille le visiteur, bien malin qui pourrait dire qu'il vient de pénétrer dans une école communale : des lavandières lessivent leur linge à même la cour pendant que des enfants tendent des seaux sous l'unique jet d'eau potable. « Ici tout manque : pas d'électricité, pas de balançoires, pas de pansements, raconte Myrtha Constant, l'une des institutrices. Les toilettes sont utilisées par des particuliers de la zone et sont dans un état lamentable.»

Les lieux d'aisance ne sont pas mieux tenus à l'école municipale Saint-Martin, au Bel-Air, où sont logés le kindergaten « Le flamboyant » et une école privée implantée illégalement par Ulrick Sanon, à cette différence qu'elles sont contiguës aux salles de classe. Il est presque impossible de s'en approcher tant l'odeur qui s'en dégage est infecte. « Ils sont remplis, confirme le professeur Rony Valmond, d'un air gêné. Après utilisation, l'élève porte l'odeur dans son uniforme, à moins qu'il ne s'asperge de parfum. » Ce n'est pas le seul problème auquel fait face l'institution du Bel Air. Le plafond de certaines salles de classe est crevassé et laisse passer les eaux de pluie. « Quand il pleut, nous sommes contraints de mettre prématurément fin aux cours », dit M. Valmond. Dans plusieurs salles de classe du rez-de-chaussée, les élèves peuvent à peine lire les notes au tableau tant il fait sombre. Ici aussi, l'école n'a pas l'électricité. Même chose - du moins officiellement - à l'école municipale Dumarsais Estimé, toujours au Bel-Air. « C'est grâce à une connexion clandestine d'un voisin que nous arrivons à faire fonctionner nos deux vacations, avoue le directeur pédagogique, Jean-Panel Joseph. Ce n'est un secret pour personne qu'obtenir l'électricité dans un quartier populaire relève du miracle en Haïti. »Pas étonnant que des directions d'école aient ainsi recours aux voisins. Souvent, ces derniers vivent carrément dans l'école.
À l'école communale Carl Brouard, rue Lysius Salomon près du marché Salomon, le gardien et sa famille logent dans l'arrière-cour, grande comme la main. Ustensiles de cuisine, réchaud et vaisselle sont étalés à la vue de tous. « L'arrière-cour et les salles de classe au rez-de-chaussée sont habitées par de nombreuses familles », disait déjà un état des lieux rédigé à l'intention de la direction des affaires sociales de la mairie de Port-au-Prince en 2004.
Dans d'autres écoles sans cour ou si exiguë que les élèves peuvent à peine s'y récréer, il n'existe pratiquement pas de frontière entre les bâtiments publics et les maisons avoisinantes. À Dumarsais Estimé par exemple, en pleine réhabilitation grâce à la section des Affaires civiles de la MINUSTAH, c'est le couloir menant aux salles de classe qui sert de passage aux particuliers dont le logement est attenant à l'école...

Une vue de la toiture délabrée d'une classe à l'école municipale Saint-Martin au Bel-Air(Photo: Jeansoir)
Les problèmes sont légion dans toutes les écoles communales visitées à Fort-Mercredi, au Bel-Air, à Fontamara, au Portail Léogâne, au Marché Salomon et à Delmas 2. En quantité nettement insuffisante, les bancs sont, dans la plupart des cas, en mauvais état. Le manque - pour de pas dire l'absence - de matériels didactiques est criant. « Les élèves n'ont pas de livres, ni même de cahiers, et rien n'est fait du côté de la mairie », regrette plus d'un responsable d'école. Nulle part on ne voit de bibliothèque ou de cafétéria. « Tenaillés par la faim, les élèves assimilent difficilement les notions qui leur sont inculquées par les professeurs, dit Jean-Panel Joseph de l'école Dumarsais Estimé. Cette situation d'insécurité alimentaire engendre des absences répétées du côté des élèves. Et, vous le savez, vente affamée n'a point d'oreilles...». Même les enseignants peuvent en dire autant. Professeurs et directeurs ne cessent d'évoquer la question salariale pour expliquer leur ras-le-bol. « Nous avons un salaire de 2 700 gourdes par mois.
Comment peut-on faire vivre un foyer avec une somme aussi insignifiante ? fulmine Annette Volmy, enseignante à Les Hibiscus. Sur 12 mois de travail fournis lors de l'année académique écoulée, les professeurs n'ont été payés que pour 5 mois. »Dans une pétition affichée sur les murs de toutes les écoles communales de Port-au-Prince, les professeurs font mention de plus de 20 mois d'arriérés de salaire, allant de l'administration d'Evans Paul à celle de Jean-Yves Jason, l'actuel maire. « C'est signe que les instituteurs de ces écoles n'ont aucune importance aux yeux des autorités municipales, tonne pour sa part la directrice de Carl Brouard, Eunide Joseph. Nous sommes traités comme des bêtes !»
Le problème de salaire a de sérieuses répercussions sur la pédagogie. « Certains de nos professeurs s'absentent régulièrement. D'autres fournissent un travail en dessous de leurs capacités », constate, impuissant, Dauphin Jean-Wanel, directeur pédagogique de Carl Brouard. Il dit regretter que bon nombre de ses collègues soient obligés d'abandonner leur poste afin de rechercher de meilleures conditions de travail. « Certains d'entre eux ne sont jamais remplacés, dit-il. Dans le meilleur des cas, ils sont remplacés par des médiocres et aucun séminaire de recyclage n'est jamais organisé. » Les parents d'élèves s'en rendent bien compte, mais ils n'ont pas le choix : « Mes deux enfants fréquentent l'école Carl Brouard pour une seule raison, dit Monique Milien, rencontrée alors qu'elle attendait la sortie des classes. Pour une simple question d'argent.»
Le désespoir se lit sur les visages des enfants de l'école municipale « Le flamboyant » (Photo: Jeansoir)

Dans plusieurs de ces institutions scolaires, les élèves animent les salles de classe à grand renfort de blagues, tandis que d'autres, moins bavards, pianotent sur les bancs, attendant désespérément l'arrivée des professeurs. « Comment l'école haïtienne peut-elle accepter une telle dérive ? », se demande un directeur qui requiert l'anonymat, ajoutant avoir soutiré à maintes reprises de l'argent de son portefeuille pour offrir sacs d'école, uniformes ou même souliers à des élèves venus quémander à son bureau. « La situation est alarmante, dit-il, et ce n'est pas un hasard si la société haïtienne est plongée aujourd'hui dans une telle dégénérescence. »Des parents expriment également leur mécontentement face au laisser-aller qui caractérise le fonctionnement des écoles municipales. « Mon enfant souffre d'un manque évident d'attention, crache avec dédain une jeune dame venant chercher son fils au jardin d'enfants les Lauriers de Saint-Martin au Bel-Air. Ici, il n'y a pas de jeux éducatifs pouvant lui faciliter l'apprentissage, ni d'encadrement. Après la classe, il est abandonné à lui-même dans la cour. Comme il n'y a pas de carte d'identification, n'importe qui peut s'emparer d'un enfant sans problème. Ce n'est pas normal. » On peut comprendre son inquiétude quand on sait que, après le départ des institutrices, les dizaines d'enfants qui restent sont confiés à la seule garde du gardien de l'immeuble négligé, que partage une école privée.
Les toilettes de l'école municipale Saint-Martin utilisées par des particuliers (Photo: Jeansoir)
Même son de cloche du côté des élèves. « Je rêve de laisser cette école, dit un élève de troisième année à Carl Brouard. Il n'y a rien ici qui puisse intéresser un enfant. Même pas une cour normale où nous pouvons jouer au football. » Un autre ajoute : « En plus, nous sommes punis et fouettés à la moindre occasion, sans raison.»Des organisations de la société civile se sont intéressées à la situation déplorable des écoles communales de la capitale. Dans une étude réalisée en 2004 dont le résultat a été soumis à la mairie de Port-au-Prince et au ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le Groupe d'Appui à l'école fondamentale en Haïti (GAEFH ) avait vertement dénoncé les conditions infrahumaines dans lesquelles doivent évoluer ces élèves des quartiers populaires de Port-au-Prince. « Rien n'a été fait pour améliorer le sort de ces élèves », se désole Nora W. Dupuy, la Salvadorienne présidente du GAEFH. Selon elle, le MENFP a failli à sa mission qui consiste à superviser les écoles publiques et privées, prenant l'exemple d'une dame dont l'école fonctionne depuis 40 ans sans jamais avoir fait l'objet de la moindre visite d'inspecteurs. « Aucune condition n'est réunie pour un bon apprentissage dans ces écoles, constate-t-elle. Les professeurs - d'une rare incompétence - qui s'efforcent de parler français aux élèves ne parlent aucune langue humaine connue en fin de compte. C'est du jamais vu ! »
Nora W. Dupuy dit déplorer qu'aucun séminaire de recyclage n'ait été organisé et dit comprendre pourquoi 94% des professeurs ont échoué lors des examens réalisés par son organisme en 2004. « Comment sortir le pays de ce bourbier dans lequel il est plongé sans penser à élever le niveau de l'éducation ? Comment peut-on admettre que n'importe qui soit libre d'ouvrir une école privée ? », s'interroge la présidente du GAEFH, une organisation qui se penche sur la problématique du système éducatif haïtien, particulièrement sur l'exploration des pistes de solutions durables pour la réorganisation de l'école fondamentale.Les démarches du journal Le Nouvelliste visant à recueillir les réactions des officiels responsable des huit écoles communales de Port-au-Prince sont demeurées lettre morte. Responsable de ces écoles publiques, le directeur des Affaires sociales de la mairie de Port-au-Prince, Max Mussignac, que nous avons été rencontrer à la direction des Communications à l'annexe Canapé-Vert, s'est dérobé, promettant de nous fournir le jour même les données officielles. Son appel se fait toujours attendre...

Nélio Joseph

Pour une mobilisation au Bel-Air

En prélude à la commémoration de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, une équipe de Konesans Fanmi (KF) composée de la directrice exécutive de ladite institution, Mme Marie Antoinette Toureau, M. Alande Paul et Mme Marie Dominique Beauzile ont rencontré le lundi 19 novembre 2007 à la salle de conférence de KF des groupes provenant du quartier de Bel-Air et Viva Rio, une ONG brésilienne travaillant dans cette communauté. Suite aux différentes discussions entreprises autour de la table de concertation contre les violences faites aux femmes présidée par la ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, une série d'activités est prévue pendant deux journées : Le vendredi 23 novembre, au local du Complexe du Bel-Air, une conférence populaire sera donnée autour du thème « Respekte kò m se diyite m ». A la fin de cette conférence, un film assorti au sujet développé sera projeté. Soulignons que la ministre à la Condition féminine, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue avait abordé ce sujet à la grande foire de Musique en folie au Parc historique de la Canne à Sucre, à Tabarre. Dans l'après-midi du samedi 24 novembre, la caravane mobile d'éducation et de service de santé de Konesans Fanmi mettra une animation en face de la chapelle Notre-Dame du Perpétuel Secours. Comme à l'accoutumée, une panoplie d'artistes de KF évoluant sur plusieurs registres du spectacle culturel produiront sur le podium. A côté des artistes itinérants de KF, le groupe Raram qui a fait un malheur à Musique en folie évoluera avec d'autres bandes à pied de ce quartier comme Shabba rara.Lors de la rencontre, Mme Toureau dit souhaiter une grande participation des femmes à la conférence. Ce souhait, elle l'explique par le fait même que ce sont les femmes qui subissent le plus souvent la violence dans notre société. Aussi a-t-elle demandé aux membres des organisations qui prenaient part à cette rencontre de prendre position contre le phénomène de la violence d'où qu'elle sorte.
Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51001&PubDate=2007-11-23

Les Bienfaits de la réhabilitation de l'environnement

La Fondation des Jeunes de Morne l'Hôpital « FJMH » se lançant depuis deux ans dans un processus de réhabilitation des Bassins Versants au morne l'hôpital grâce au financement du Centre de Gestion des Fonds locaux CGF/ACDI, se démarque habilement de la péroraison coutumière. De 2005, date du lancement du processus, à aujourd'hui, plus de neuf cents ( 900 ) seuils ont déjà été érigés au sein des ravines de circuit de terribles eaux de ruissellement menaçant de provoquer, à la plus prochaine occasion, l'inondation du centre-ville de Port-au-Prince.
Depuis plus de deux décennies les discours se sont multipliés sur la nécessité de prendre en compte l'état médusant de dégradation des bassins versants du pays. Au regard des instances décisionnelles, ces discours sont imputés au papotage de telle sorte que la population en fait fi.

La réalité sociopolitique de notre pays en ces derniers jours d'intempéries occasionnées par la tempête tropicale Noël en particulier s'est résumée en aval par des pleurs et des grincements de dents, et en amont par la stratégie démagogique. En cette occasion, ces versants qui ont connu le sort de l'abandon et de la négligence de l'Etat ont déversé sans réserve dans les lits à sec de nos rivières, comme ailleurs, une avalanche d'eaux pluviales de ruissellement inondant ainsi les logements des centaines de milliers de familles-pauvres dans leur grande majorité-partout à travers le pays. Les dégâts ont alors été considérables.

Quand cela se produisait, au Centre-ville et à Carrefour-Feuilles, lieu surplombé par le morne l'hôpital, la population restait plantée tranquillement dans leur logement en dépit de la succession des longues journées pluvieuses. Cette population qui, jadis, s'inquiétait aux moindres intempéries a suivi dans le calme, grâce à l'intervention de la FJMH, à travers les chaînes de Télévision de la capitale, les péripéties des différentes communes du pays. C'est là les bienfaits de la réhabilitation de l'environnement.

Il est grand temps que les pouvoirs publics ainsi que les organismes internationaux pourvoyeurs d'aide à Haïti, à l'instar de la Fondation des Jeunes de Morne l'Hôpital et du CGF/ ACDI, passent à l'action dans le traitement des ravines sur les versants afin d'éviter au pays d'éventuelles catastrophes qui pourraient coûter la vie à des milliers de gens.

Luckner Registre

Président de la Fondation
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51119&PubDate=2007-11-23

Un marché public moderne dans six mois

Le Centre-Ville, précisément la Croix-des-Bossales où se sont installés plusieurs milliers de marchands, sera doté dans six mois d'un marché public moderne. La première pierre a été posée symboliquement mercredi par les autorités municipales de Port-au-Prince, en présence de l'ambassadeur du Venezuela à Port-au-Prince, Pedro Antonio C. Gonzalez. Financés par le gouvernement haitien et le Venezuela à hauteur de deux millions de dollars américains, les travaux qui seront exécutés conjointement par des ingénieurs haïtiens et vénézuéliens doivent être achevés en mai 2008. « Il s'agit d'un marché préfabriqué qui ressemble un peu à celui de Jacmel, selon une source proche de la mairie. Ce dernier a été embarqué de la France vers Haïti. Mais celui de Croix-des-Bossales sera embarqué du Venezuela. En attendant, les travaux de main d'oeuvre ont déjà débuté. »
Avec une capacité d'environ 10 000 places, ce marché sera divisé en plusieurs groupements de marchands en vue d'éviter d'installer des produits de type varié au même endroit. « Suivant le type de produits exposés, chaque groupe de marchands aura droit à un espace idéal où il pourra installer convenablement ses marchandises. » Il faut signaler que d'après une enquête réalisée récemment pour le compte de la mairie, environ 10 000 marchands fréquentent quotidiennement le marché de la Croix-des-Bossales et celui des zones environnantes. Actuellement, la première ville du pays compte environ 100.000 marchands de rue dont un nombre important investissent les trottoirs. Le phénomène des marchands de rue s'intensifie de jour en jour dans l'aire métropolitaine. Mais c'est surtout en 2004 que de nouveaux marchés de rue ont vu le jour un peu partout dans la capitale.

A la Croix-des-Bossales, des milliers de marchands fonctionnent dans des conditions insalubres : détritus, eaux stagnantes, déchets plastiques, et autres. Exposés à toutes sortes de maladies, ces derniers disent pourtant n'avoir pas d'autre choix. « Nous avons des enfants à nourrir, s'est plaint une sexagénaire. Nous sommes obligés de tenir le coup. Jusqu'au bout. »« Très bientôt, nous aurons un vrai espace où se loger, s'est réjouie une marchande de produits alimentaires à la Croix-des-Bossales. Nous applaudissons des deux mains cette initiative de la mairie de Port-au-Prince. »Le conseil municipal s'implique dans la construction et la supervision de ce marché et croit qu'il va atteindre son objectif, a expliqué notre interlocuteur. Après ce chantier, le maire Muscadin Jean Yves Jason compte en ouvrir d'autres. « Une autre Port-au-Prince est possible », croit encore le maire Jason qui déclare la guerre à l'insalubrité depuis sa prise de fonction en mars 2007.
Victor Jean Junior

djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51149&PubDate=2007-11-23

Le Parc La Visite en coupe réglée

Le Parc national La Visite, l'une des rares régions forestières du pays, est en passe de devenir à son tour un désert. Classé Patrimoine mondial de l'UNESCO, le parc est défiguré quotidiennement par des particuliers qui abattent des arbres comme s'il s'agissait de leur propre propriété. Une situation lourde de conséquences sur l'écosystème du pays.
Décrété parc national en 1983 sous le gouvernement de Jean-Claude Duvalier, La Visite a vu sa couverture forestière passer de plus de 17 000 hectares à moins de 3 000 en moins de vingt ans.



Des nouveaux arbres sont écorcés tous les jours au Parc la Visite(Photo: Site de la Fondation Séguin)

Selon Serge Cantave Junior, coordonnateur général de la Fondation Séguin, une ONG haïtienne qui se bat pour la protection de l'environnement, ce domaine forestier exceptionnel est outrancièrement exploité par des individus qui sont en train de le détruire, au risque de rendre infernale la vie de millions d'Haïtiens. Le sous-sol du parc, a indiqué cet ami de la nature, renferme la troisième nappe d'eau la plus importante du pays. « Pas moins de neuf rivières y prennent leur source, dit-il. Grâce à cette importante nappe d'eau, plus de trois millions d'Haïtiens peuvent se désaltérer quotidiennement. » « Surplombant des villes comme Marigot, à l'Est, et Kenscoff, à l'Ouest, ce massif montagneux les protège contre inondations, éboulements et catastrophes naturelles de tous genres, se réjouit le responsable de la fondation environnementale. Mais à cause de l'abattage systématique des arbres, le parc La Visite risque de ne pas répondre longtemps à cette mission. »

Même les touristes étrangers tirent la sonnette d'alarme. « En montant les sentiers conduisant au pic La Visite, à 2 200 mètres d'altitude, je me suis retrouvée au centre de la forêt et tous les arbres sans exception étaient écorcés sur le premier mètre à partir du sol, tous à partir du même côté, dit une Canadienne adepte de la marche en montagne, qui a roulé sa bosse dans l'Himalaya et en Afrique. Partout autour de moi, tous les arbres étaient écorcés. Tellement qu'il n'en restait que moins de la moitié du diamètre initial. Par exemple, un pin de 20 cm d'épaisseur n'en avait plus que 5 ou 6... C'était d'une tristesse lamentable. Ils vont tous mourir, c'est certain. De beaux arbres de 30 à 50 cm de diamètre, certains ont plus de cent ans. »

Qui coupe les arbres ?
Certains accusent allègrement les paysans du coin, mais ce n'est pas si simple. Tout un important trafic d'arbres se déroule depuis des années à l'insu de tous. « Déguisés en paysans, des prédateurs ont constitué un véritable réseau qui soutire de milliers de dollars à partir de la déforestation du parc », affirme Wini Attié, un autre responsable de la Fondation Séguin. « Des camions chargés de tonnes de planches laissent quotidiennement le Pic La Selle pour se diriger vers le centre commercial de Port-au-Prince au bord de mer.» Selon lui, l'attaque du mardi 6 novembre en cours contre trois agents forestiers - en place depuis seulement deux semaines - a été perpétrée par ceux qu'il qualifie de « mafias qui souhaitent exploiter librement le parc». Trois agents forestiers nouvellement nommés par l'Etat afin de protéger le Parc national avaient alors été sauvagement attaqués et blessés à l'arme blanche.
Indignés, les responsables de la fondation se questionnent aujourd'hui sur la responsabilité de l'Etat quant à l'élaboration d'une politique de gestion de l'environnement. Ils critiquent les dirigeants qu'ils estiment être les premiers des agents destructeurs de l'environnement. Selon eux, si rien n'est fait pour arrêter la déforestation accélérée de La Visite, des lieux comme Marigot et la Plaine risquent de disparaître un jour sous l'eau, comme ce fut le cas de Fonds-Verrettes et de Mapou, deux communes sévèrement touchées par des inondations en 2004. Les dernières intempéries, qui ont fait pas moins d'une soixantaine de morts, ont d'ailleurs affecté particulièrement les départements de l'Ouest et du Sud-Est.

Au Parc La Visite, des arbres sont brulés pour être récupérés plus facilement par des inconnus (Photo: Site de la Fondation Séguin)

» Au moment de la création du Parc en 1983, le gouvernement de Jean-Claude Duvalier avait autorisé 88 familles à habiter provisoirement dans les limites du parc. 24 ans plus tard, des agents de la DGI afferment des portions de terre à des particuliers, qui y construisent des maisons. « Les gens ne devraient pas habiter aux abords du Parc afin de conserver pour toujours le caractère naturel du lieu, véritable château d'eau d'Haïti avec toutes ces montagnes dont la plus haute, le pic La Selle, culmine à 2 674 mètres», dit Serge Cantave Junior.
« C'est dommage, car c'est l'un des plus beaux joyaux de toute la Caraïbe, susceptible d'attirer les adeptes de l'écotourisme, la forme de tourisme qui se développe le plus rapidement à l'heure actuelle, a déclaré la Canadienne avant de s'envoler pour Montréal. S'il n'y a plus d'arbres, les touristes ne viendront plus jamais en Haïti.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50848&PubDate=2007-11-22
Danio Darius

daniodarius001@yahoo.fr
Notre rage:
Tous les jours nous découvrons réellement le niveau de conscience des citoyens haïtiens qui sont pas trop éloignés des primates qui ont dans leur processus d’adaptation pour assurer la survie de l’espèce ont du se convertir en prédateurs.
Nous découvrons aussi ce qu’il a été convenu d’appeler les perceptions de la corruption. Les haïtiens ont appris à survivre comme le serpent qui dévore sa queue. Cependant nous ne savons pas si l’intinct haitien a atteint le niveau nécessaire qui le pousserait à s’arrêtrer avant la dernière bouchée fatidique carrément incompatible avec la vie.
Aujourd’hui la faim, le chômage, la mauvaise gestion des gouvernements antérieurs s’agencent de façon à constituer une vraie tête de turc, un vrai bouc émissaire émissaire qui justifie tout.
Quelles questions se poser après avoir lu une telle situation ?
Ceux qui se sucrent avec la coupe inconsciente des arbres ne s’appellent surement pas joxibrin ou exiis ; ce sont des Messieurs Tartanpions possèdant la double nationalité avec maisons à New york Miami ou canada. L’avenir de leurs descendances est assuré et surtout pas en Haïti.
Ils font malheureusement partie de ceux-là qui gravitent autour du gouvernement quand ils ne dansent pas collés-serrés avec lui !
Ils travaillent avec leur bouée de sauvetage attachées au cou et ils sont toujours prêts quand il s’agira de laisser le navire juste avnt le plongeon final.
Cette chute vertigineuse ne les effraie toujours pas car leurs flairs de prédateurs, radars infallibles, leur permettront toujours d’anticiper les dernières secondes, les dernières secousses juste avant la fatalité !

Championnat national/14e journée : Sacre historique du Cavaly de Léogâne

Le Racing s’incline face à l’Aigle Noir et se retrouve comme le Violette parmi les relégables avant une dernière journée à suspense
Radio Kiskeya

Le Cavaly de Léogâne a été pour la première fois de son histoire sacré champion national mercredi grâce à sa victoire décisive à domicile aux dépens du Victory Sportif Club (1-0) conjuguée au mauvais résultat de l’AS Capoise, sa principale rivale, tenue en échec sur son terrain par l’AS Carrefour (1-1), lors de la 14e et avant-dernière journée du championnat national (Div.1) également marquée par la défaite du Racing Club Haïtien face à l’Aigle Noir (0-1) en match décalé disputé jeudi soir.
André Ami, l’un des joueurs clés du "Cheval Rouge", a été l’homme de la journée en inscrivant l’unique but du match qui a fait chavirer de bonheur et d’ivresse plusieurs milliers de mordus qui avaient assiégé le parc Gérard Christophe de Léogâne. Des explosions de joie se sont répandues par la suite dans toute la Cité Anacaona pour saluer le club le plus régulier et le plus motivé de cette deuxième partie de la saison 2006/2007.
Après une brillante carrière de joueur, l’ex-international Jean-Joseph Mathelier, l’un des joueurs haïtiens les plus brillants des années 80, a conduit à son premier sacre le club qu’il a pris en main il y a quelques mois. "Jean Jo" fait son entrée de manière triomphale dans le cercle fermé des entraîneurs ayant remporté le championnat national dans sa version actuelle.
Pour sa part, l’ASC, en perte de vitesse depuis plusieurs semaines, n’a pu faire mieux qu’un nul face à l’AS Carrefour. Un résultat qui a automatiquement mis fin à ses prétentions au titre.
A St-Marc, le Baltimore, qui alterne le bon et le moins bon depuis son élimination de la CONCACAF des clubs champions à Trinidad et Tobago, s’est fait battre devant son public par l’AS Mirebalais. Le buteur fétiche Oscaldo Jérémie a apporté à son équipe trois points extrêmement précieux qui pourraient assurer son maintien en D1 la saison prochaine.
Jeudi soir, le classique Racing Club Haïtien vs Aigle Noir, qui opposait deux clubs d’élite en lutte pour le maintien, a tourné à l’avantage du second. Un but inscrit de la tête dès la quatrième minute par Jean Paulin sur un coup franc de Brunel Fucien a surpris le "Vieux Lion" qui ne s’en est jamais remis malgré de longues périodes de domination notamment en seconde mi-temps. Grâce à cette prestigieuse victoire obtenue devant plusieurs milliers de spectateurs dans une ambiance passionnée qui électrisait le stade Sylvio Cator, l’Aigle, avec 40 points au classement général, peut envisager son avenir avec un peu plus de sérénité, même s’il ne s’est pas définitivement écarté de la zone dangereuse.
Quand au vaincu, qui ne totalise que 38 points, ex aequo avec l’ASM, sa situation se complique avant son duel avec le Baltimore.
Mais, le Violette Athletic Club reste le club le plus menacé en dépit de son succès mardi soir sur le Tempête de St-Marc (1-0) grâce à un penalty généreux de l’arbitre.
Tout se jouera lors de la 15e et dernière journée qui pourrait condamner l’un des ténors du football national, le Violette, le Racing ou encore l’Aigle Noir, à rejoindre l’ASGG, l’AS Rive-Artibonitienne et le Roulado de La Gonâve déjà assurés d’évoluer en D2 la saison prochaine.
Résultats de la 14e journée de la série de clôture du championnat national de football (Div.1) disputée mardi, mercredi et jeudi
Mardi Violette - Tempête `1-0
but : Marc-Aurèle Sampeur (60’ penal.)
Mercredi Cavaly - Victory 1-0
but : André Ami (68’)
"" "" "" AS Capoise - AS Carrefour
Junior Clersainvil (csc), Valdano Paul
"" "" "" Baltimore - AS Mirebalais 0-1
but : Oscaldo Jérémie (87’)
"" "" "" Roulado - Don Bosco 0-1
but : Teddy Valcin
"" "" "" Racing des Gonaïves - ASGG 2-0
buts : Jackson Jean, Jackson Pierre
"" "" "" Zénith - AS Rive-Artibonitienne 3-0
buts : Mésidor (2), Canez Jean-Charles
Jeudi Racing Club Haïtien - Aigle Noir 0-1
but : Jean Paulin (4’)
Classement Points Diff.
1.- Cavaly de Léogâne 29 +7
2.-AS Capoise 24 +17
3.-AS Carrefour 23+5
4.-Racing Club Haïtien 21+6
5.-Victory 21 +4
6.-Aigle Noir 21 +3
7.-Baltimore de Saint-Marc 20 + 11
8.-Don Bosco de Pétion-Ville 20 +4
9.-Tempête 19 +1
10.-Racing des Gonaïves 19 -3
11.-Zénith du Cap-Haïtien 16 +1
12.-Violette Athletic Club 15 0
13.-AS Mirebalais 14 -2
14.-Roulado de La Gonâve 11 -8
15.-AS Grand-Goâve 9- 16
16.-AS Rive-Artibonitienne 8-24

spp/Radio Kiskeya

vendredi 23 novembre 2007

Le gouvernement haïtien à la recherche d’une réponse scientifique à la thèse du professeur Michael Worobey sur l’introduction du VIH/SIDA aux Etats-Un

Formation d’un comité d’experts haïtiens et étrangers
vendredi 23 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Ministère haïtien de la santé publique et de la population (MSPP) a annoncé vendredi dans un communiqué, la formation d’un comité d’experts haïtiens et étrangers chargé d’élaborer une contre argumentation objective et scientifique à la thèse du professeur américain Michael Worobey sur l’introduction du VIH/SIDA aux Etats-Unis par un patient haïtien.
Le Ministère déclare être « interpellé par la nature stigmatisante » de l’étude du professeur américain, laquelle est « susceptible de causer des préjudices à la communauté haïtienne ».
Désigné sous le vocable de « Task force », le comité de spécialistes est majoritairement constitué de médecins haïtiens travaillant en Haïti et à l’étranger, appartenant pour la plupart à des institutions ou des associations connues, dont certaines sont activement impliquées dans la lutte contre le VIH/Sida. Le directeur général du MSPP, le Dr Gabriel Thimoté, en fait partie aux côtés de deux autres cadres supérieurs du Ministère, les Dr Edieu Louissaint et Jacques Boncy.
Les Centres GHESKIO, très impliqués dans la lutte contre le Sida, comptent deux de leurs principaux dirigeants au sein du comité, les Dr Jean William Pape et Marie Marcelle Deschamps.
Le Dr Paul Palmer est le seul étranger figurant sur la liste des membres du comité d’experts. Un de ses proches collaborateurs, le Dr Fernet Léandre, l’accompagne au sein du comité.
Professeur de médecine à Harvard University, Paul Farmer est également co-fondateur de l’ONG Partners in Health basée à Boston, dans l’Etat du Massachusetts. Cette ONG opère en Haïti, principalement dans le Plateau Central (Centre) où l’organisation est couramment appelée en créole "Zanmi Lasante".
Font également partie du comité : le Dr Claude Suréna, président de l’Association Médicale Haïtienne (AMH, la plus importante association médicale du pays) et deux autres membres de la même association, les Dr Yvelt Biamby Jacques et Eddy Jean Baptiste.
L’Association des Médecins Haïtiens à l’Etranger (AMHE) compte quatre membres au sein du comité : les Dr Lauriston, Vladimir Berthaud, Jean Claude Desgranges et Eric Jérôme.
Les deux derniers membres du comité sont les Dr Emile Hérald Charles, de la Fondation SOGEBANK (l’une des principales banques commerciales privées de la place) et le Dr Aristobule Deverson de la firme privée d’assurance GSP.
Des experts étrangers ont été contactés pour leur expertise dans la recherche phylogénétique, précise le communiqué du MSPP.
La publication des résultats de l’étude du professeur de biologie Michael Worobey de l’Université d’Arizona date du 29 octobre dernier. La diaspora haïtienne des Etats-Unis qui avait livré une rude bataille contre une campagne anti-haïtienne dans ce pays au début de l’apparition de la maladie, a exprimé d’abord son étonnement puis son indignation face à ce qui s’apparente au feu vert donné à une nouvelle campagne de ce genre.
Selon l’étude en question, « Haïti a été le tremplin pour le virus quand, depuis l’Afrique centrale, il a commencé à se propager à travers le monde ». Worobey est le principal auteur de l’étude publiée dans les Annales de l’académie nationale américaine des sciences (PNAS).
« Le virus mortel est probablement arrivé sur les côtes américaines autour de 1969, plus d’une décennie avant l’explosion de l’infection, et pourrait avoir été introduit par un immigré haïtien célibataire », soutiennent Worobey et son équipe de chercheurs.
« Le virus s’est répandu ensuite au Canada, en Europe, en Australie et au Japon. Il semble plus crédible qu’un immigré (ou des immigrés) haïtien soit à l’origine de l’épidémie plutôt qu’un adepte du tourisme sexuel rentrant d’Haïti, car ce pays n’est devenu une destination prisée qu’à partir des années 70 », a estimé le Dr Worobey. [jmd/RK]

La police frontalière sera bientôt créée, affirme Mario Andrésol à Santo Domingo


Le chef de la police indique qu’en attendant la mise en place de ce corps, la MINUSTAH participera à la surveillance de la zone frontalière exposée aux activités de nombreux trafiquants
jeudi 22 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a annoncé jeudi à Santo Domingo la création prochaine d’une police des frontières qui, dit-il, doit rendre "le contrôle de la frontière avec la République Dominicaine beaucoup plus efficace", selon une dépêche de l’agence espagnole EFE.
Le commandant de la PNH a fait cette annonce après avoir participé en compagnie du Secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, à une réunion de travail avec le président de la Direction nationale dominicaine de contrôle des drogues (DNCD), le général Rafael Radhamés Ramìrez Ferreira, dans le cadre d’une visite officielle d’une délégation haïtienne composée de 27 responsables de la sécurité.
M. Andrésol a toutefois reconnu qu’il sera difficile pour l’institution policière d’assurer le contrôle effectif de la frontière haïtiano-dominicaine longue d’environ 400 kilomètres et fréquemment utilisée par des trafiquants de drogue, d’armes, de clandestins et des contrebandiers. "Effectivement, comme nous ne disposons pas de structures très solides pour contrôler la zone frontalière, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) aidera la Police Nationale d’Haïti jusqu’à ce que "nous soyons en mesure d’installer la police frontalière haïtienne", a fait savoir le directeur de la PNH. Sans pouvoir se montrer précis sur la question, il a estimé que ce nouveau corps "existera dans les prochaines années ou les prochains mois".
Soulignant les excellents rapports qui se sont développés entre responsables haïtiens et dominicains, Mario Andrésol en a profité pour rappeler que récemment la police haïtienne, l’armée et la police dominicaines s’étaient réunies dans la ville frontalière dominicaine de Jimanì (sud-ouest).
Egalement reçue au Palais National de Santo Domingo (siège de la Présidence), la délégation haïtienne est attendue à Port-au-Prince vendredi à l’issue de ce voyage de trois jours qui confirme le renforcement de la coopération entre les forces de sécurité des deux pays confrontées notamment au phénomène du crime organisé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4455

Le parlement hondurien autorise l’envoi de 200 soldats en Haïti

Les nouveaux casques bleus, qui arriveront début 2008, devront contribuer au renforcement de la stabilisation du pays, selon les autorités de Tegucigalpa
jeudi 22 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Le gouvernement hondurien a annoncé jeudi l’envoi d’au moins 200 soldats en Haïti en vue de contribuer au renforcement de la stabilité politique du pays à travers la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), informent des dépêches d’agences datées de Tegucigalpa.
Cette décision a été annoncée à l’issue d’un vote au cours duquel le Congrès (Parlement) a autorisé tard mercredi soir le déploiement du contingent hondurien en Haïti.
L’acte du pouvoir législatif a été aussi confirmé par les Forces Armées honduriennes
"Un contingent de 200 militaires participera à l’effort international destiné à contribuer à la pacification d’Haïti", lit-on dans le texte du décret de l’Exécutif rendu public après son approbation par le Parlement. Le régime du Président Manuel Zelaya soutient qu’il s’agit d’une "obligation" pour son pays de contribuer à la paix mondiale en tant que signataire d’une série de conventions et traités internationaux.
Le Congrès s’est prononcé presqu’à l’unanimité en faveur de l’envoi des futurs casques bleus pour une période d’un an. Selon, Jose Azcona Bocock, un parlementaire membre du parti au pouvoir cité par l’Associated Press, seuls quatre représentants de la gauche ont voté contre la présence militaire de leur pays au sein de la MINUSTAH.
Ces parlementaires de l’opposition ont plaidé en vain pour l’attribution d’une aide humanitaire à Haïti en lieu et place du déploiement des troupes.
"Nos soldats rejoindront au début de l’année 2008 la force de paix déployée en Haïti et participeront fondamentalement à des opérations de sécurité pour lesquelles ils ont été préparés", a déclaré à Reuters le colonel Ramiro Archaga, porte-parole de l’armée.
Il précise que Tegucigalpa entend mettre en place toute une logistique nécessaire à l’accomplissement de la mission confiée aux soldats. Ainsi, dix véhicules blindés et douze autres de transport de troupes seront envoyés en Haïti de même qu’une ambulance, deux citernes, l’une réservée au combustible, l’autre au stockage d’eau et des appareils de communication.
Après l’expérience de 1995 qui fut conduite par la MINUHA, c’est la deuxième fois que le Honduras va faire partie des pays contributeurs de troupes à une mission onusienne en Haïti.
Par ailleurs, le chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, a affirmé la semaine dernière, dans une interview à AP, que les casques bleus pourraient devoir passer 10, 15, 20 ou 25 ans supplémentaires en Haïti car, a-t-il affirmé, il faudra plusieurs années pour monter une force capable de combler le vide que laissera la mission.
Placée sous commandement brésilien, la force de stabilisation compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4456

Haïti/Tourisme : Travailler pour redorer l’image du pays à l’étranger

Jeudi 22 novembre 2007
P-au-P, 22 nov. 07 [AlterPresse] --- « Remettre Haïti sur la carte mondiale du tourisme par la restauration de son image à l’extérieur », c’est en substance le grand défi à relever par le ministère du tourisme dans le cadre d’un plan directeur élaboré en partenariat avec des secteurs transversaux, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Invité, le jeudi 22 novembre 2007, à la conférence hebdomadaire de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), le ministre du tourisme, Patrick Delatour, soutient que les grands objectifs de son ministère consistent à redorer l’image du pays par la valorisation du tourisme.
Développer un tourisme de gamme sur des critères de développement durable, faire du parc national historique où se trouve la Citadelle, le palais Sans-Souci et Ramier (Nord), une destination touristique en un an, de Jacmel (Sud-Est) et de la côte des Arcadins (Artibonite, Nord) une destination touristique en trois ans, sont, entre autres, les cibles que s’est fixées Patrick Delatour.
Architecte de profession, Delatour estime que le développement du tourisme en Haïti doit inéluctablement passer par la stabilité politique. C’est pourquoi, dit-il, le tourisme a été déclaré, en 2006, priorité du gouvernement de Jacques Édouard Alexis.
Le ministre du tourisme juge nécessaire d’avoir, en Haïti, un cadre sécuritaire permettant de définir les conditions en vue de la satisfaction éventuelle des visiteuses et visiteurs, en général, et de la population haïtienne en particulier.
Patrick Delatour déplore le fait que Haïti continue de subir la loi des détracteurs internationaux qui ont sali son image en la considérant, notamment comme l’un des pays propagateurs de la pandémie du Sida.
En termes de statistiques, Patrick Delatour n’est pas en mesure de fournir des détails sur le nombre de touristes visitant annuellement Haïti.
« Je ne suis pas en mesure de donner les réponses, parce que, moi, je suis un architecte, je ne suis pas un économiste, c’est mon frère qui avait tous ces chiffres en tête », rétorque le ministre Patrick Delatour, interrogé sur le nombre de touristes accueillis annuellement en Haïti.
Delatour dit seulement disposer de chiffres concernant Labadie, une des plus belles destinations touristiques d’Haïti, qui reçoit 600,000 visiteuses et visiteurs internationaux.
Selon Delatour, le plan directeur du ministère du tourisme identifie des zones prioritaires comme le grand Nord, l’Ouest, le Sud-Est et le grand Sud. Un plan directeur définitif sera présenté à la nation entre décembre 2007 et janvier 2008, ajoute le ministre du tourisme.
Le titulaire haïtien du tourisme fait aussi part de plusieurs projets en cours, tels la construction de l’aéroport de Jacmel, l’aménagement de certains pôles touristiques ainsi que la mise en place d’un institut de formation du tourisme.
Des projets de développement touristique seront également exécutés à Port-au-Prince, notamment au Champ de Mars et à l’aéroport international Toussaint Louverture, indique le ministre du tourisme qui croit impossible de penser le développement touristique en Haïti sans une prise en compte de la capitale, Port-au-Prince.
En matière de développement, Patrick Delatour affirme que la diaspora représente pour une opportunité d’investissement pour Haïti.
« La diaspora représente pour nous une opportunité d’investissement. C’est la diaspora qui soutient l’économie nationale (…) Nous avons beaucoup plus de médecins haïtiens aux Etats-Unis qu’en Haïti », déclare Patrick Delatour.
La construction de centres hôteliers à Jacmel est à l’étude avec une organisation composée d’une trentaine de médecins haïtiens intéressés à investir et à participer dans la couverture sanitaire de la population, fait savoir le ministre Delatour. [do rc apr 22/11/2007 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6658

jeudi 22 novembre 2007

AUTOUR DE LA VISITE DE HUGO CHANVEZ EN FRANCE

HUGO CHAVEZ EN QUETE DE LEGITIMITE
Hugo Chávez a rencontré hier Nicolas Sarkozy à l’Elysée, pour évoquer le sort d’Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis cinq ans. Médiateur officiel dans cette délicate affaire, le président vénézuélien n’a, pour l’instant,aucun élément nouveau à apporter, contrairement aux espoirs de la famille.

Le président vénézuélien a rencontré Nicolas Sarkozy hier à Paris. Une entrevue très attendue depuis qu’Hugo Chávez a annoncé qu’il s’impliquerait personnellement dans les négociations avec les Farc, organisation de forces armées révolutionnaires colombiennes se revendiquant comme marxistes et qui retiennent en otage, depuis plus de cinq ans, Ingrid Betancourt, la sénatrice francocolombienne. La déception domine. L’homme fort de Caracas avait en effet promis d’apporter une preuve de vie de l’otage. Mais à son arrivée, le président du Venezuela a dû admettre ne détenir aucune preuve. Juste une intime conviction: «Ingrid est vivante, j’en suis absolument certain», a-t-il déclaré à sa sortie de l’Elysée. Il a ajouté que le mouvement colombien s’était engagé par écrit à fournir la preuve tant espérée avant la fin de l’année. Hugo Chávez est réputé pour entretenir des contacts privilégiés avec Marulanda, le chef des Farc. Nicolas Sarkozy a fait de la libération de cette otage une priorité. La rencontre d’hier était très attendue mais suscitait beaucoup d’inquiétudes. Jesús Arnaldo Pérez, ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela en France, se veut rassurant: «Nous cherchons un dialogue politique», explique-t-il à Directsoir, et de poursuivre: «Vénézuéliens et Colombiens, nous sommes entre frères.» Le malaise est tout de même palpable. D’abord parce que l’incapacité des Farc, devenues au fil des ans un cartel de narcotrafiquants,à fournir une preuve de vie, n’est pas bon signe. Mais aussi parce qu’en cas de succès Hugo Chávez pourrait bénéficier d’une aura sur la scène internationale qui lui fait aujourd’hui défaut, et que peu de pays – les Etats-Unis au premier chef – verraient d’un bon oeil.

VINGT-QUATRE ANS DE «SOCIALISME LATINO

Hugo Chávez préside aux destinées du Venezuela depuis le 2 février 1999. Né dans le sud du pays, le 28 juillet 1954, cet homme au sourire facile et charmeur, toujours habillé de rouge, est diplômé de l’Académie militaire du Venezuela. En 1983, il fonde au sein de l’armée le «Movimiento Bolivariano Revolucionario 200» (MBR-200), d’orientation socialiste. Cet engagement politique explique sans doute son choix de suivre des cours de sciences politiques à l’université Simon-Bolivar de Caracas, où il obtient sa maîtrise en 1990. La geste chaviste commence deux ans plus tard. Le 4 février 1992, le groupe lance l’opération «Ezequiel Zamora» : un coup d’état destiné à renverser le président Carlos Andrés Pérez. Un échec sanctionné de deux ans de prison pour Chávez. Depuis sa prison, il appelle les Vénézuéliens à l’insurrection, dans une cassette vidéo qui sera diffusée en pleine nuit le 27 novembre 1992, au moment où les conjurés tentent un deuxième putsch. L’idéologie chaviste se dessine en fait à cette période, notamment grâce à sa rencontre avec Noberto Ceresole, idéologue argentin négationniste et proche de Robert Faurisson, qui sera un de ses proches jusqu’en 1999.

ÉLU DÉMOCRATIQUEMENT

Dans la deuxième partie des années 1990, le MBR-200 entreprend sa mutation et se dote d’une vitrine civile, le «Mouvement cinquième République». Grâce à une campagne très axée sur sa propre personne, le lieutenant-colonel, qui a pour slogan «Fléau de l’oligarchie et héros des pauvres», séduit l’électorat populaire qui se sent exclu de la rente offerte par la manne pétrolière. Quelques mois après avoir prêté serment, Hugo Chávez met en marche «sa» révolution, en faisant adopter une nouvelle Constitution, qui autorise le chef de l’Etat à se représenter, mais limite le nombre de mandats à deux. C’est ce même texte qu’il cherche aujourd’hui à modifier pour rendre le nombre de réélections illimité.

UNE PERSONNALITÉ AMBIGUË
L’ambassadeur du Venezuela en France, interrogé sur la personnalité du président Chávez, répond: «C’est quelqu’un de très humain, qui sent la douleur d’autrui. Il vous regarde dans les yeux, sincèrement, directement et ne vous oubliera pas s’il vous croise après des années à l’autre bout de la Chine (…). Il est loyal, sincère en amitié.» Une amitié dont témoignent l’affection et les intentions délicates qu’il a affichées pour des personnalités telles que le dictateur cubain Fidel Castro (qu’il présente comme un proche) ou Mahmoud Ahmadinejad, le belliqueux président de la République islamique d’Iran (qu’il qualifie de frère). Grâce à ses diatribes anti-Bush, Hugo Chávez a su se poser en champion de l’anti-américanisme, quand bien même ses concitoyens restent fascinés par le modèle culturel des Etats-Unis. Des récriminations qui ne se limitent pas au président Bush, que peu osent défendre, mais aussi aux «impérialistes» de toute sorte, comme les Espagnols ou ceux «qui ont assassiné le Christ et s’accaparent les richesses du monde». Comprendre les Juifs. Les symboles choisis sont forts, comme la remise en cause du 11-Septembre : «Un avion se serait écrasé sur le Pentagone ? Mensonge!». Des positions qui ont marginalisé Hugo Chávez. Si bien que lorsqu’il lance, lors de la dernière assemblée générale de l’ONU, en référence à George W. Bush qui lui a précédé à la tribune, «Hier le diable est entré ici. Et ça sent encore le souffre aujourd’hui», on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une note d’autodérision de la part de ce brillant orateur.
L’HOMME QUI DIVISE SON PAYS
Jusqu’à aujourd’hui, Hugo Chávez pouvait se prévaloir du soutien des classes populaires, dont la situation sociale s’est en partie améliorée grâce aux «missions» mises en place par le gouvernement, et aux pratiques clientélistes financées par un cours du pétrole au plus haut.
L’éducation a fortement progressé. 20000 médecins cubains ont ainsi été «prêtés» par l’ami Fidel Castro, pour soulager les populations défavorisées du Venezuela, en échange de pétrole à prix réduit. Mais derrière cette façade, le système hospitalier ne suit pas.

LIBERTÉS REMISES EN CAUSE
Les officiels vénézuéliens présentent l’opposition,comme un mouvement manipulé par les élites qui possèdent la majorité des médias. Peut-être est-ce l’une des hertzienne de la télé la plus populaire raisons qui ont poussé les autorités à ne pas renouveler la licence d’exploitation du pays, RCTV, en mai dernier. Sur la question de la liberté de la presse, l’attachée de presse de l’ambassadeur répond que la chaîne est encore visible sur le câble et que, de toute façon, au Venezuela le câble ne coûte rien. Puis le discours s’infléchit : «Que ferait le gouvernement français si TF1 soutenait un coup d’Etat contre le président et diffusait de fausses informations?». Une référence au coup d’Etat de 2002, qui avait vu Chávez déposé pendant quelques heures. RCTV n’avait pas non plus soutenu le coup d’Etat de MBR-200 en1992. En attendant, cent soixante fois par an, toutes les ondes, publiques ou privées, doivent retransmettre les interventions présidentielles. «Pour informer le peuple vénézuélien.» CNN fait aussi l’objet d’une plainte de la présidence et pourrait bientôt être interdite au Venezuela. En fait, les libertés politiques sont remises en cause les unes après les autres. D’abord l’indépendance de la Banque centrale. Plus inquiétant, l’article prévu dans la réforme de la Constitution qui prévoit que «le président de la République pourra décréter des régions spéciales militaires à des fins stratégiques ou défensives dans toute portion du territoire». Une façon de pouvoir mettre à tout instant sous tutelle les gouvernements des provinces. La fermeture de RCTV et les mesures de plus en plus dures prises par Chávez ont commencé à retourner une partie de l’opinion, même si le soutien au «Presidente» reste fort. Dernière affaire en date, une incursion d’un groupe armé sur un campus universitaire, pourtant protégé par la police, qui a pu sévir pendant un long moment sans être inquiété.

LA MAGIE DE L’OR NOIR
Un baril à 100 dollars favorise la politique chaviste, même si les autorités vénézuéliennes s’en défendent. La manne lui permet de soigner son image à l’étranger, en offrant un carburant à prix réduit aux victimes américaines de l’ouragan Katrina, ou aux bus de Londres. Interrogée sur l’opportunité d’une telle opération en France, l’ambassade précise que Caracas pourrait répondre favorablement aux sollicitations d’organismes caritatifs.
En attendant, si l’on en juge par les visages attristés et déçus de la famille d’Ingrid Betancourt, hier, à l’Elysée, on peut dire qu’Hugo Chávez n’a pas répondu aux espoirs et à l’attente de toutes celles et tous ceux qui continuent de se battre pour faire libérer la Franco-Colombienne dont, rappelons-le, les preuves de vie datent désormais de 2003.

CHAVEZ VU OAR PAR
Elizabeth Burgos, écrivain et anthropologue d’origine vénézuélienne.
«Au Venezuela, ce sont les chemises rouges à la place des chemises brunes»

«Hugo Chávez est en pleine campagne électorale pour le référendum. Les enquêtes montrent que le non l’emporterait si les élections se déroulaient normalement. Depuis l’élection de Chávez, il y a une forte abstention dans ce pays qui aimait voter. Les gens n’ont pas confiance dans le système électoral. Le conseil électoral est à la solde du Président, et les machines électroniques effraient. Les fonctionnaires – l’Etat est le premier employeur du pays – ont peur que les empreintes prises au moment du vote permettent de savoir pour qui ils ont voté. Lors de chaque scrutin, les votes «contre» et les abstentions représentent environ 70 %.

La Constitution est à la mesure de son projet: celui d’un nouveau totalitarisme, constitutionnel et légal. C’est du castrisme, un système beaucoup plus proche du fascisme que du communisme.

Au Venezuela, les chemises rouges ont remplacé les chemises brunes. Le président colombien sait très bien que Chávez a des contacts avec les Farc. Marulanda (le chef des Farc) se sert de Chávez et de son faible pour la médiatisation.

Mais tout geste se fera en échange d’un geste fort, comme la mise en place d’un gouvernement en exil à Caracas ou d’une représentation diplomatique. De la France, les Farc attendent d’être rayés de la liste des organisations terroristes. Je ne pense pas qu’une libération intervienne avant les élections colombiennes, prévues pour dans deux ans. Les otages sont un outil médiatique trop précieux. Chávez a réussi à convaincre les Farc de sortir de la logique de la guerre et de gagner comme lui les élections.»

Source Direct Soir sur http://wwwdirectsoir.net


Haiti-Rép. Dominicaine : Une forte délégation de la sécurité haïtienne, en visite officielle à Santo Domingo

Mercredi 21 novembre 2007
P-au-P, 21 nov. 07 [AlterPresse] ---Une délégation de 27 membres des structures haïtiennes de sécurité, dirigée par le secrétaire d’Etat à la sécurité publique Luc Euchère Joseph, a laissé Haiti le 20 novembre 2007 pour une visite officielle de 48 heures en République Dominicaine.
24 policiers, parmi eux le directeur général de la police, Mario Andrésol, des commissaires de police de la région de Port-au-Prince et des directeurs de départements frontaliers avec la République dominicaine, font partie de cette délégation, suivant des informations rapportées par l’agence en ligne Haiti Press Network.
La visite se situe dans le cadre d’une coopération entre les forces de sécurité d’Haiti et de la République Dominicaine, après une rencontre qui s’est tenue en septembre 2006 à Port-au-Prince.
« C’est une visite de réciprocité », indique Luc Euchère Joseph à l’agence soeur. « Nous allons continuer les échanges entamées lors de leur séjour en Haïti pour mieux se connaître et définir des politiques et des actions concrètes sur la formation et l’information », ajoute-t-il.
Selon le responsable haitien, cette coopération vise à renforcer la paix et la sécurité sur l’ile toute entière.
Les membres de la délégation haïtienne qui seront de retour le vendredi 23 novembre à Port-au-Prince, devraient être reçus le 22 novembre au Palais présidentiel dominicain pour rencontrer des membres du gouvernement dominicain.
Une rencontre avec le président Lionel Fernandez est également prévue, selon la même source. [kj gp apr 21/11/2007 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6653

Don de 25 millions de dollars de la BID à Haïti pour remettre en état le réseau routier

Contribution substantielle de l’ACDI à ce projet d’un montant global de 100 millions de dollars qui vise le désenclavement des régions du grand Sud et du Nord
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya

La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a accordé mercredi un don de 25 millions de dollars à Haïti dans le cadre d’un programme de réhabilitation du réseau routier qui bénéficiera d’un appui financier de 100 millions de dollars sur quatre ans.
Selon un communiqué de la banque régionale rendu public à Washington, trois autres dons annuels du même type seront approuvés grâce notamment à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) qui fournira 75 millions de dollars canadiens (environ 76 millions de dollars américains). La BID, qui insiste sur la nécessité de promouvoir le développement régional à travers des liaisons terrestres, souligne qu’en Haïti "un trajet de 90 km sur une route principale peut prendre plus de six heures".
Le communiqué cite parmi les principaux travaux prévus la réfection et l’entretien de 146 km de routes principales et de 250 km de routes communales dans trois départements, le Sud, la Grand’ Anse et les Nippes (sud-ouest). Dans le nord du pays, le programme permettra également le financement de la construction de 18 ponts au maximum sur l’axe Gros-Morne/Port-de-Paix.
La BID précise que dans le grand Sud, les directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications seront renforcées. En ce sens, une partie des dons sera consacrée à la formation du personnel, l’achat de matériels de bureaux, d’outils, de véhicules et de matériels destinés à l’entretien des routes.
Les mêmes directions devraient pouvoir améliorer leur capacité de gestion de l’entretien des routes avec l’intervention de leurs équipes ou de celles de sociétés locales et de micro-entreprises. Cette nouvelle stratégie vise à favoriser la création d’emplois et la circulation d’argent au bénéfice des habitants des régions pour lesquelles des investissements seront disponibles.
La BID rappelle que de tous les pays de la région, Haïti est le principal bénéficiaire de l’aide publique canadienne. Début 2007, l’ACDI avait avait offert un montant de 19,5 millions de dollars canadiens (plus de 20 millions de dollars américains) pour la réalisation d’un programme de la banque portant sur des projets d’infrastructure à effet économique élevé. Il a permis la réalisation de travaux sur le réseau routier, de ponts, ports, terminaux de marchandises, systèmes d’irrigation et de drainage, l’aménagement de marchés publics et l’accès à l’eau potable. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4450

Don de 25 millions de dollars de la BID à Haïti pour remettre en état le réseau routier

Contribution substantielle de l’ACDI à ce projet d’un montant global de 100 millions de dollars qui vise le désenclavement des régions du grand Sud et du Nord
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya

La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a accordé mercredi un don de 25 millions de dollars à Haïti dans le cadre d’un programme de réhabilitation du réseau routier qui bénéficiera d’un appui financier de 100 millions de dollars sur quatre ans.
Selon un communiqué de la banque régionale rendu public à Washington, trois autres dons annuels du même type seront approuvés grâce notamment à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) qui fournira 75 millions de dollars canadiens (environ 76 millions de dollars américains). La BID, qui insiste sur la nécessité de promouvoir le développement régional à travers des liaisons terrestres, souligne qu’en Haïti "un trajet de 90 km sur une route principale peut prendre plus de six heures".
Le communiqué cite parmi les principaux travaux prévus la réfection et l’entretien de 146 km de routes principales et de 250 km de routes communales dans trois départements, le Sud, la Grand’ Anse et les Nippes (sud-ouest). Dans le nord du pays, le programme permettra également le financement de la construction de 18 ponts au maximum sur l’axe Gros-Morne/Port-de-Paix.
La BID précise que dans le grand Sud, les directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications seront renforcées. En ce sens, une partie des dons sera consacrée à la formation du personnel, l’achat de matériels de bureaux, d’outils, de véhicules et de matériels destinés à l’entretien des routes.
Les mêmes directions devraient pouvoir améliorer leur capacité de gestion de l’entretien des routes avec l’intervention de leurs équipes ou de celles de sociétés locales et de micro-entreprises. Cette nouvelle stratégie vise à favoriser la création d’emplois et la circulation d’argent au bénéfice des habitants des régions pour lesquelles des investissements seront disponibles.
La BID rappelle que de tous les pays de la région, Haïti est le principal bénéficiaire de l’aide publique canadienne. Début 2007, l’ACDI avait avait offert un montant de 19,5 millions de dollars canadiens (plus de 20 millions de dollars américains) pour la réalisation d’un programme de la banque portant sur des projets d’infrastructure à effet économique élevé. Il a permis la réalisation de travaux sur le réseau routier, de ponts, ports, terminaux de marchandises, systèmes d’irrigation et de drainage, l’aménagement de marchés publics et l’accès à l’eau potable. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4450

Les avocats et les proches du directeur du CNE, Alex Lorquet, nient formellement que des équipements du CNE ont été vendus en novembre 2005

Ils font état d’une véritable "manipulation médiatique"
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Le conseil de défense et la famille du directeur général du Centre National d’Equipements (CNE), Alex Lorquet, ont rendu publiques mardi des informations qui pourraient, si elles s’avèrent fondées, remettre entièrement en question le scandale soulevé depuis maintenant trois semaines en Haïti autour d’une vente aux enchères d’équipements réalisée en novembre 2005, présentée comme la liquidation pure et simple de ces équipements.
S’exprimant dans un communiqué au nom de M. Lorquet, Clémence Jean Baptiste Lorquet et les avocats Grégory Mayard Paul et Lebon Cilair, soutiennent qu’ « aucun équipement, matériel ou engin lourd considéré comme appartenant au CNE et ayant été inventorié officiellement soit en 2004, soit ultérieurement comme bien du CNE, n’a fait partie de la vente aux enchères réalisée en novembre 2005 par la Direction Générale des Impôts (DGI) ».
Ce qui a fait l’objet de cette vente, à la connaissance du CNE et de son directeur général, ce sont plutôt des débris, des carcasses, des rebus, ferrailles et équipements irrécupérables ayant appartenu au Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) et au Service d’Entretien Permanent du Réseau Routier National (SEPREN). Ces débris jonchaient depuis environ 20 ans la cour devenue celle du CNE, ajoutent les signataires du communiqué.
« Le seul rôle du CNE a été, le jour de l’inventaire effectué par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), d’assister à l’identification des matériels des TPTC jonchant la cour et, ultérieurement, de s’assurer qu’aucun équipement du CNE ne sortait au moment des livraisons aux adjudicataires. »
En dehors d’un placard d’huissier en date du 31 octobre 2005 affiché au local du CNE, à aucune étape de la procédure ayant abouti à cette vente, le CNE ou son directeur Alex Lorquet, n’ont été informés ni de loin ni de près des différentes correspondances entre les différents acteurs de cette vente, en l’occurrence la Société Antillaise des Métaux (SAM), le MTPTC, la CSCCA et la DGI, soutient le communiqué.
De ce fait, le conseil de défense et la famille du directeur général du Centre National d’Equipements jugent arbitraires et illégales son arrestation et sa détention. Ils réclament justice et disent "se réserver le droit de démontrer la manipulation médiatique ayant conduit à cette arrestation". Ils disent aussi nourrir des réserves de droit quant aux préjudices causés par l’incarcération de M. Lorquet.
Arrêté le 12 novembre dernier sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, l’ingénieur Alex Lorquet a comparu mercredi par-devant la justice qui l’a renvoyé en prison. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4449

Le Président Préval et le chef de la MINUSTAH dans le ciel de Port-au-Prince, le 18 novembre

Survol de différents projets en cours notamment à Cité Soleil et Martissant
mercredi 21 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti, Hédi Annabi, ont survolé, le dimanche 18 novembre la région de Port-au-Prince, particulièrement les zones populaires de Cité Soleil et Martissant, informe un communiqué de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Lors de ce vol de reconnaissance effectué à bord d’un hélicoptère onusien, les deux hommes ont pu superviser des "projets de développement réalisés conjointement par la communauté internationale et les autorités haïtiennes". Auparavant, des responsables de la MINUSTAH avaient renseigné le chef de l’Etat sur l’avancement de ces projets destinés à améliorer le sort des populations des quartiers difficiles.
D’autre part, M. Préval a pu visualiser le site où va être construite la nouvelle prison civile de Port-au-Prince à Delmas 75 (est) et évaluer les dégâts provoqués par les crues de la rivière grise au nord de la capitale, lors du passage au début du mois de la tempête tropicale Noël. Le communiqué précise que l’hélicoptère a aussi survolé la décharge publique de Truitier (nord) et le projet de construction d’une voie d’accès entrepris par le ministère des travaux publics et des ingénieurs de la mission onusienne.
Aux côtés du Président haïtien et du chef de la MINUSTAH, se trouvaient notamment le ministre des TPTC, Frantz Vérella, le Représentant spécial adjoint pour les affaires humanitaires et de développement, Joël Boutroue, le commandant de la force de stabilisation, Carlos Alberto Dos Santos Cruz et le commissaire de police des Nations Unies (UNPOL), Mamadou Mountaga Diallo.
Participant à une réunion peu après le vol de reconnaissance, le chef de l’Exécutif a adressé ses remerciements aux casques bleus pour les "progrès réalisés en matière de sécurité et les efforts de reconstruction du pays". Dans cette optique, il a réitéré son appel maintes fois lancé à la communauté internationale en vue de doter la MINUSTAH d’équipements lourds pour la réalisation de travaux d’infrastructure à grande échelle.
René Préval avait déjeuné avec le bataillon brésilien au cours de cette journée historique du 18 novembre marquant le 204e anniversaire de la Bataille de Vertières, ultime offensive militaire anticolonialiste couronnée de succès en novembre 1803, moins de deux mois avant la proclamation de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 1804. Lors d’une brève cérémonie commémorative organisée tôt dans la matinée, le chef de l’Etat, accompagné des membres de son gouvernement, avait déposé une gerbe de fleurs sur l’autel de la patrie sans faire la moindre déclaration. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4448

Les producteurs d’oeufs dominicains manifestent à Santo Domingo contre l’arrêt des exportations vers Haïti

Le gouvernement haïtien annonce des mesures afin d’empêcher toute rareté importante d’oeufs et de bananes, deux produits interdits d’exportation par Santo Domingo après le passage de la tempête tropicale Noël
mardi 20 novembre 2007,
Radio Kiskeya

L’Association nationale dominicaine des producteurs d’œufs (ASOHUEVO) a réclamé mardi des autorités de Santo Domingo la reprise immédiate des exportations vers Haïti suspendues depuis le week-end écoulé en raison du souci du gouvernement Fernàndez d’empêcher la rareté de certains produits après le passage dévastateur de la tempête tropicale Noël, début novembre, selon une dépêche de l’Associated Press.
"Non à la contrebande, nous voulons une solution. Cette mesure du ministre de l’agriculture, Salvador Jiménez, est arbitraire parce qu’elle a été prise sans consultation avec les producteurs", se sont exclamés les représentants de l’association lors d’une manifestation pacifique devant le ministère de l’agriculture.
Les producteurs, qui avaient à leur tête le président de l’ASOHUEVO, Manuel Escaño, ont estimé que le maintien de la fermeture du marché des œufs entre Haïti et la République Dominicaine va entraîner une surproduction et, par voie de conséquence, un déficit énorme dans les prochains jours en territoire voisin. M. Escaño a estimé les pertes potentielles à des millions de pesos, car les producteurs dominicains écoulent chaque mois 30 millions d’œufs en Haïti.
L’ASOHUEVO réunit environ 300 producteurs.
L’interdiction d’exportation a également frappé le secteur de la production bananière. Les autorités dominicaines se montrent particulièrement soucieuses de protéger le droit à la consommation de la population en insistant sur l’alimentation permanente du marché intérieur.
En Haïti, le Secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé l’adoption de mesures immédiates en vue de faire face à la suspension des exportations dominicaines. Des discussions sont engagées avec les éleveurs de la Plaine du Cul-de-Sac (banlieue nord de Port-au-Prince) afin de les porter à augmenter l’offre locale sur le marché des œufs. Concernant la rareté attendue de la banane, M. Gué a indiqué que des tubercules, notamment la patate et l’igname dont la production actuelle est très abondante, peuvent être utilisées par les consommateurs comme produits de substitution. Le Secrétaire d’Etat, qui a fait état des protestations des producteurs d’œufs dominicains, reconnaît toutefois que l’impact de l’arrêt des exportations annoncé par Santo Domingo aura des conséquences immédiates en Haïti.
Depuis plusieurs décennies, Haïti est devenue de plus en plus dépendante du marché dominicain et accuse une balance commerciale largement déficitaire, ses exportations vers l’autre partie de l’île étant très inférieures au volume des importations. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4445