Vote marathon de plusieurs projets de loi à la Chambre des députés avant la clôture de la dernière session parlementaire
lundi 10 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Les députés réunis en assemblée ce lundi, quelques heures avant l’assemblée nationale du jour, à l’occasion de la clôture de l’année législative, ont procédé à un vote marathon de plusieurs projets de loi en souffrance.
Il s’agit des projets de loi portant respectivement sur la modification de la constitution des conseils d’administration de l’Autorité Portuaire Nationale (APN) et de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI).
Un projet de loi sur la passation de l’écharpe présidentielle, soumise par le président du Senat, Joseph Lambert, a également été voté par les députés. Selon le projet de loi, désormais, c’est obligatoirement le président sortant qui doit passer l’écharpe à son successeur. En cas d’empêchement du président sortant, c’est au président de l’assemblée nationale qu’il incombe de le faire.
Pour être effective, le projet de loi doit être voté par la Chambre haute dans la même forme et teneur que celui voté par les députés. Il doit être transmis à l’Exécutif pour être publié dans le Journal officiel de la République, si l’Exécutif n’y fait aucune remarque ou objection, au quel cas le projet de loi devrait être soumis à nouveau à l’appréciation des 2 Chambres.
On se souvient que, en 1991, lors de sa première prestation de serment comme président de la République, Jean Bertrand Aristide s’était fait passer l’écharpe par une paysanne, évitant ainsi qu’elle lui soit transmise par son prédécesseur, la juge Ertha Pascal Trouillot, à qui il allait faire remettre, séance tenante, un mandat d’amener.
En 2006, alors que le président provisoire Boniface Alexandre n’était pas empêché, le président élu René Préval ayant amené sa propre écharpe se l’était fait remettre par le président de l’assemblée nationale.
Ces deux incidents protocolaires avaient suscité des commentaires dans tous les milieux, d’aucuns estimant que la passation doit se faire normalement du président sortant à son successeur.
A l’issue du vote de ces projets de loi ce lundi, les députés sont partis en vacances et ne devraient regagner le parlement qu’en janvier 2008 si, entre-temps, ils ne sont pas convoqués à l’extraordinaire par le chef de l’Etat, conformément à la Constitution. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4102
Commentaires
Enfin on ne pourra pas dire que les députés ne font pas des lois. Quelle est importante cette loi ! Entre transition et présidents prêts-à-porter il y aura des passassions d’écharpe.
Cette nouvelle devrait faire la une de l’actualité dans un pays ou on ne parle que de misère, de corruption, de dictature législative, de sénateur impliqué dans le trafic de drogues !
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 11 septembre 2007
Assassinat d’un employé civil de la PNH et de son épouse
Oril Gorguette et Gustie André sont tombés dans une embuscade à l’entrée de leur résidence à Delmas 75
lundi 10 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Un employé civil de la Police Nationale d’Haïti, Oril Gorguette et son épouse, Gustie André, ont été abattus par un commando samedi soir à leur domicile, dans le quartier de Delmas 75 (est de Port-au-Prince).
Selon une voisine interrogée par Radio Kiskeya, les deux victimes venaient à peine de franchir le portail de la maison lorsqu’elles ont été prises pour cibles par des assaillants non identifiés qui étaient en embuscade.
M. Gorguette est décédé sur-le-champ tandis que sa femme, atteinte de deux projectiles à l’abdomen et au bras, est morte dans un hôpital administré par Médecins Sans Frontières (MSF) à Delmas où elle avait été transportée d’urgence. Gustie André a succombé à ses blessures au moment où on tentait de lui faire subir une intervention chirurgicale.
Certaines informations laissent croire que les trois enfants du couple auraient été témoins de ce double meurtre odieux.
Les assassins ont pu prendre la fuite bien avant l’arrivée de la police sur la scène de crime.
Une enquête a été ouverte en vue de procéder à l’arrestation des meurtriers et de déterminer leurs motivations.
Des actes d’insécurité multiformes ont été enregistrés ces dernières semaines à Delmas 75. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4100
lundi 10 septembre 2007
Funérailles aux Etats-Unis du cinéaste Raphaël Stines
L’association des cinéastes haïtiens dont il était membre a rendu un vibrant hommage au disparu
samedi 8 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles du cinéaste haïtien Raphaël Stines, 74 ans, ont été chantées samedi en Floride où ses cendres avaient été transportées dans la semaine après l’incinération du corps, a appris Radio Kiskeya.
Des parents et amis ainsi que le directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), Pradel Henriquez, ont assisté à la cérémonie funèbre qui s’est déroulée dans une loge maçonnique haïtienne.
A Port-au-Prince, une soirée d’hommage a été organisée vendredi par l’association des cinéastes haïtiens à la mémoire du disparu. Divers artistes dont les réalisateurs Arnold Antonin, président d l’association et Jacques Roche de même que le chanteur Boulo Valcourt ont salué le talent, la culture et les valeurs humaines de Stines, l’un des pionniers du septième art en Haïti. Antonin l’a notamment dépeint comme un grand admirateur de l’écrivain, dramaturge et cinéaste français Marcel Pagnol, auteur notamment de "La femme du Boulanger" et de "Manon des sources".
Le créateur est entré dans l’histoire comme l’auteur du premier film de fiction haïtien, "M ap Pale Nèt (1976)". Deux autres réalisations, "Kraze Lanfè" et "Bouki Nan Paradi (2001)" font également partie de sa filmographie. Directeur de programmation à la Télévision Nationale jusqu’à sa mort, Raphaël Stines a aussi été pendant un certain temps le réalisateur du télé-feuilleton "Pè Toma".
Son métier de cinéaste ne fera pas non plus oublier ses qualités d’acteur qu’il a notamment démontrées dans "L’homme sur les quais (1993)" de Raoul Peck ou encore son toucher de violoniste.
Raphaël Stines est décédé le 25 août dernier après quelques jours d’hospitalisation. Il laisse dans le deuil son épouse et quatre enfants.
Selon différents témoignages, l’enlèvement et l’exécution cruelle en mai dernier de son grand ami François Latour, le célèbre metteur en scène et acteur haïtien, avaient terriblement affecté le cinéaste et auraient précipité son départ. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4090
Le Chili refuse d’envoyer des troupes au Darfour pour se consacrer à Haïti
Après la réunion latinoaméricaine de Port-au-Prince, le ministre chilien de la défense, José Goñi, prône la "persévérance" jusqu’à l’accomplissement des objectifs de la MINUSTAH
samedi 8 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le gouvernement de la Présidente chilienne, Michelle Bachelet, a décliné la proposition de l’Organisation des Nations Unies d’intégrer la mission hybride déployée au Darfour (Soudan) au profit de son engagement militaire en Haïti, a déclaré samedi le ministre chilien de la défense, José Goñi, dont les propos ont été relayés par la station locale Radio Cooperativa.
L’organisation mondiale avait demandé aux autorités chiliennes d’envoyer des militaires et des hélicoptères au Darfour où 26.000 soldats onusiens et des forces africaines ont été déployés en vue de mettre fin à un grave conflit interethnique ayant fait depuis 2003 plus de 400.000 morts.
"Nous devons persévérer, parce que si nous ne bouclons pas notre mission jusqu’à l’étape finale, cela peut nous contraindre à retourner là-bas postérieurement", a indiqué M. Goñi.
Il s’exprimait à Guayaquil, en Equateur, après avoir participé mardi dernier à Port-au-Prince à la réunion des ministres de la défense des neuf pays latinoaméricains contributeurs de troupes à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
"Il faut persévérer en Haïti, être systématique, continuer à travailler avec les Nations Unies et les autres pays désireux d’offrir leur collaboration dans le cadre de ce processus", a poursuivi le haut responsable chilien.
Santiago fournit 600 casques bleus à la force internationale de paix qui compte quelque 7.510 militaires et 1.752 policiers majoritairement en provenance d’Amérique latine. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4091
samedi 8 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le gouvernement de la Présidente chilienne, Michelle Bachelet, a décliné la proposition de l’Organisation des Nations Unies d’intégrer la mission hybride déployée au Darfour (Soudan) au profit de son engagement militaire en Haïti, a déclaré samedi le ministre chilien de la défense, José Goñi, dont les propos ont été relayés par la station locale Radio Cooperativa.
L’organisation mondiale avait demandé aux autorités chiliennes d’envoyer des militaires et des hélicoptères au Darfour où 26.000 soldats onusiens et des forces africaines ont été déployés en vue de mettre fin à un grave conflit interethnique ayant fait depuis 2003 plus de 400.000 morts.
"Nous devons persévérer, parce que si nous ne bouclons pas notre mission jusqu’à l’étape finale, cela peut nous contraindre à retourner là-bas postérieurement", a indiqué M. Goñi.
Il s’exprimait à Guayaquil, en Equateur, après avoir participé mardi dernier à Port-au-Prince à la réunion des ministres de la défense des neuf pays latinoaméricains contributeurs de troupes à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
"Il faut persévérer en Haïti, être systématique, continuer à travailler avec les Nations Unies et les autres pays désireux d’offrir leur collaboration dans le cadre de ce processus", a poursuivi le haut responsable chilien.
Santiago fournit 600 casques bleus à la force internationale de paix qui compte quelque 7.510 militaires et 1.752 policiers majoritairement en provenance d’Amérique latine. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4091
Rapatriement de casques bleus jordaniens ayant bouclé leur mission en Haïti
Amman se félicite du travail accompli
dimanche 9 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Des soldats de la paix jordaniens arrivés au terme de leur mission en Haïti ont été rapatriés samedi dans le cadre de la rotation des troupes, informe une dépêche de l’agence officielle jordanienne Petra datée d’Amman.
Leur nombre n’a pas été précisé.
Le directeur des opérations au département jordanien de la sécurité publique (PSD), le colonel Hussein Mohammad Hoyan, s’est réjoui de l’accomplissement de leurs tâches par les militaires au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
L’officier ajoute qu’au nom du Royaume de Jordanie, le PSD est toujours prêt à participer à des missions de paix à travers le monde en vue d’apporter "la sécurité et la stabilité nécessaires à des pays en conflit".
Depuis le déploiement en juin 2004 de la mission onusienne en Haïti, une demi-douzaine de casques bleus jordaniens ont été tués dans des actes d’hostilité ou des accidents. Plusieurs centaines de soldats du Royaume Haschémite font partie de la MINUSTAH qui compte plus de 9.000 militaires et policiers. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4094
dimanche 9 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Des soldats de la paix jordaniens arrivés au terme de leur mission en Haïti ont été rapatriés samedi dans le cadre de la rotation des troupes, informe une dépêche de l’agence officielle jordanienne Petra datée d’Amman.
Leur nombre n’a pas été précisé.
Le directeur des opérations au département jordanien de la sécurité publique (PSD), le colonel Hussein Mohammad Hoyan, s’est réjoui de l’accomplissement de leurs tâches par les militaires au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
L’officier ajoute qu’au nom du Royaume de Jordanie, le PSD est toujours prêt à participer à des missions de paix à travers le monde en vue d’apporter "la sécurité et la stabilité nécessaires à des pays en conflit".
Depuis le déploiement en juin 2004 de la mission onusienne en Haïti, une demi-douzaine de casques bleus jordaniens ont été tués dans des actes d’hostilité ou des accidents. Plusieurs centaines de soldats du Royaume Haschémite font partie de la MINUSTAH qui compte plus de 9.000 militaires et policiers. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4094
Reddition d’un présumé chef allemand d’un réseau pornographique qui exploitait des haïtiennes à Santo Domingo
Lutz Robert Gunther Meyerding encourt des années d’emprisonnement de même que deux de ses collaborateurs, un autre allemand et un israélien
dimanche 9 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le présumé délinquant sexuel allemand, Lutz Robert Gunther Meyerding, accusé d’avoir exploité à Santo Domingo une quinzaine de jeunes femmes haïtennes transformées en actrices de vidéos pornographiques vendus sur internet, s’est finalement rendu samedi soir aux autorités judiciaires dominicaines.
Selon l’agence en ligne locale ClaveDigital, après plus d’une semaine de cavale, l’homme a organisé sa reddition par l’intermédiaire de deux de ses avocats qui l’ont remis aux procureurs adjoints Jhon Garrido Ivàn Vladimir Feliz Vargas. Il a été immédiatement mis en état d’arrestation et placé en détention, précise le parquet du district national de Santo Domingo qui entend réclamer l’adoption de mesures coercitives à son encontre.
Lutz Robert Gunther Meyerding était activement recherché depuis le 27 août, date à laquelle il avait été dénoncé par une demoiselle haïtienne qui l’accusait de l’avoir utilisée ainsi que douze autres compatriotes comme "esclaves sexuelles" à des fins commerciales.
Les filles avaient été retrouvées et libérées lors d’une intervention policière dans l’une des maisons où opérait le réseau de prostitution cybernétique. Des ordinateurs, caméras, lits dotés de projecteurs, différents objets sexuels érotiques et des documents compromettant liés à ce commerce avaient été également confisqués.
Formellement accusé de trafic illicite de migrants et de traite des personnes, M. Meyerding pourrait être condamné à une lourde peine.
Un deuxième allemand, Vladimir Medinsky et un ressortissant israélien, Samad Payandeh sont accusés d’appartenir au même réseau. Frappés d’une interdiction de départ, ils devraient comparaître bientôt devant un tribunal dominicain. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4096
dimanche 9 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le présumé délinquant sexuel allemand, Lutz Robert Gunther Meyerding, accusé d’avoir exploité à Santo Domingo une quinzaine de jeunes femmes haïtennes transformées en actrices de vidéos pornographiques vendus sur internet, s’est finalement rendu samedi soir aux autorités judiciaires dominicaines.
Selon l’agence en ligne locale ClaveDigital, après plus d’une semaine de cavale, l’homme a organisé sa reddition par l’intermédiaire de deux de ses avocats qui l’ont remis aux procureurs adjoints Jhon Garrido Ivàn Vladimir Feliz Vargas. Il a été immédiatement mis en état d’arrestation et placé en détention, précise le parquet du district national de Santo Domingo qui entend réclamer l’adoption de mesures coercitives à son encontre.
Lutz Robert Gunther Meyerding était activement recherché depuis le 27 août, date à laquelle il avait été dénoncé par une demoiselle haïtienne qui l’accusait de l’avoir utilisée ainsi que douze autres compatriotes comme "esclaves sexuelles" à des fins commerciales.
Les filles avaient été retrouvées et libérées lors d’une intervention policière dans l’une des maisons où opérait le réseau de prostitution cybernétique. Des ordinateurs, caméras, lits dotés de projecteurs, différents objets sexuels érotiques et des documents compromettant liés à ce commerce avaient été également confisqués.
Formellement accusé de trafic illicite de migrants et de traite des personnes, M. Meyerding pourrait être condamné à une lourde peine.
Un deuxième allemand, Vladimir Medinsky et un ressortissant israélien, Samad Payandeh sont accusés d’appartenir au même réseau. Frappés d’une interdiction de départ, ils devraient comparaître bientôt devant un tribunal dominicain. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4096
Le CEP s’active dans la perspective des sénatoriales
Le président du Conseil Electoral Provisoire, Max Mathurin, fait état de nouvelles dispositions dans la perspective des élections sénatoriales de décembre 2007. Quatre groupes de travail chargés des opérations électorales, de la communication, de la sécurité et de la tabulation des résultats ont été mis en place afin de favoriser le bon déroulement du scrutin.
Selon M. Mathurin le groupe de travail chargé des opérations électorales travaillera de concert avec la direction des opérations électorales à la mise en place des centres de vote et la gestion du personnel électoral. " Le sous-comité chargé de la communication assurera une campagne de mobilisation des électeurs alors que le sous-comité responsable de la sécurité élaborera un plan sécuritaire en vue de la protection des membres de la machine électorale et des électeurs", ajoute t-il.
De plus, Max Mathurin informe que l’institution électorale s’active à identifier les centres de vote dans la perspective du scrutin. " Certains centres de vote sont logés dans des édifices publiques, mais d’autres se trouvant dans des maisons privées requièrent une confirmation des contrats de bail", dit-il tout en annonçant que de nouveaux bureaux de vote seront créés pour les sénatoriales.
Le président du Conseil électoral Provisoire (CEP) précise que cette opération relative à la logistique sera exécutée au cours du mois de septembre.
Par ailleurs, Max Mathurin confirme la reprise des opérations d’enregistrement des électeurs par la livraison des nouvelles cartes d’identification nationale (CIN).
Il soutient que l’Office Nationale d’Identification (ONI) qui bénéficie de l’appui de l’Organisation des Etats Américains (OEA), est chargé de produire la carte, précisant que la priorité est accordée aux jeunes de 18 ans.
Toutefois M. Mathurin indique que les électeurs ayant des cartes défectueuses pourront présenter leurs doléances auprès des responsables de l’ONI.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13015
Selon M. Mathurin le groupe de travail chargé des opérations électorales travaillera de concert avec la direction des opérations électorales à la mise en place des centres de vote et la gestion du personnel électoral. " Le sous-comité chargé de la communication assurera une campagne de mobilisation des électeurs alors que le sous-comité responsable de la sécurité élaborera un plan sécuritaire en vue de la protection des membres de la machine électorale et des électeurs", ajoute t-il.
De plus, Max Mathurin informe que l’institution électorale s’active à identifier les centres de vote dans la perspective du scrutin. " Certains centres de vote sont logés dans des édifices publiques, mais d’autres se trouvant dans des maisons privées requièrent une confirmation des contrats de bail", dit-il tout en annonçant que de nouveaux bureaux de vote seront créés pour les sénatoriales.
Le président du Conseil électoral Provisoire (CEP) précise que cette opération relative à la logistique sera exécutée au cours du mois de septembre.
Par ailleurs, Max Mathurin confirme la reprise des opérations d’enregistrement des électeurs par la livraison des nouvelles cartes d’identification nationale (CIN).
Il soutient que l’Office Nationale d’Identification (ONI) qui bénéficie de l’appui de l’Organisation des Etats Américains (OEA), est chargé de produire la carte, précisant que la priorité est accordée aux jeunes de 18 ans.
Toutefois M. Mathurin indique que les électeurs ayant des cartes défectueuses pourront présenter leurs doléances auprès des responsables de l’ONI.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13015
Arrestation de Léon Jeune dans le cadre d’une investigation de la PNH
Léon Jeune, ancien chef de la police haïtienne, a été appréhendé samedi matin par des policiers de la Direction Centrale de la Police Judiciaire sous l'accusation de faux et usage de faux.
Il a été auditionné vers 9 heures du matin au parquet par le substitut du commissaire du gouvernement, Manès Jean, avant d’être transféré au Pénitencier national.
Un imposant dispositif sécuritaire était visible aux abords du principal centre carcéral du pays au cours de la journée du samedi 8 septembre.
Léon Jeune avait été directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), instaurée par le gouvernement Aristide afin de démobiliser les Forces Armées d’Haïti (FADH) en 1994.
Lors des présidentielles de 1995 remportées par René Préval, M. Léon Jeune s’était classé en deuxième position.
Arrêté le 16 novembre 1997, sous l’accusation de complot pour la sûreté de l’état, Léon Jeune, qui a été également secrétaire d’État à la sécurité publique, a été libéré le 11 décembre de la même année.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13016
Les experts se préparent à finaliser le document relatif à la réduction de la pauvreté
La commission gouvernementale annonce l’organisation prochaine de forum dans diverses régions du pays en vue de valider le document sur la croissance et la réduction de la pauvreté.
L’un des experts nationaux chargés de la rédaction du document, Jean Robert Simonise, affirme que la commission entame la dernière phase participative en ce qui a trait au Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). " Dans la première phase il s’agissait de diagnostiquer le problème, dans la deuxième phase on a validé ce qu’on avait découvert dans la première phase au niveau des 10 communes les plus pauvres d’Haïti", déclare M. Simonise.
Il souligne que la prochaine étape consiste à analyser spécifiquement des communes représentant la majorité de la population et qui sont en même temps très vulnérables. " Nous allons avoir 4 communes de validation dans les départements de l’ouest, du sud, du Nord et du Centre au plus tard le vendredi 14 septembre", dit-il précisant que le forum national de validation aura lieu à la fin du mois de septembre.
Selon M. Simonise les différents forums permettront de préparer le forum national de validation. " Les forums permettront de valider les politiques publiques incluent dans le DSNCRP favoriseront la vulgarisation du document auprès de la population et une sensibilisation des élus locaux. De plus, M. Simonise soutient que les forums de validation permettront un renforcement de la coopération au niveau local entre le gouvernement et les organisations non gouvernementales ainsi qu’une sensibilisation dans le cadre des objectifs de développement du millénaire.
" En ce qui concerne le secteur de développement humain, les objectifs de développement du millénaire constituent la toile de fond en matière de réduction de la pauvreté", ajoute t-il. La semaine dernière, le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU, Jeffrey Sachs avait effectué une visite en Haïti qui lui a permis d’évaluer la préparation du document de stratégie Nationale pour la Croissance et le Réduction de la Pauvreté.
M. Sachs qui s’est entretenu avec le chef de l’état autour de l’élaboration de ce document estime que sa visite a été fructueuse. Le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU a présenté le concept de village millénaire qu’il entend développer en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13017
L’un des experts nationaux chargés de la rédaction du document, Jean Robert Simonise, affirme que la commission entame la dernière phase participative en ce qui a trait au Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). " Dans la première phase il s’agissait de diagnostiquer le problème, dans la deuxième phase on a validé ce qu’on avait découvert dans la première phase au niveau des 10 communes les plus pauvres d’Haïti", déclare M. Simonise.
Il souligne que la prochaine étape consiste à analyser spécifiquement des communes représentant la majorité de la population et qui sont en même temps très vulnérables. " Nous allons avoir 4 communes de validation dans les départements de l’ouest, du sud, du Nord et du Centre au plus tard le vendredi 14 septembre", dit-il précisant que le forum national de validation aura lieu à la fin du mois de septembre.
Selon M. Simonise les différents forums permettront de préparer le forum national de validation. " Les forums permettront de valider les politiques publiques incluent dans le DSNCRP favoriseront la vulgarisation du document auprès de la population et une sensibilisation des élus locaux. De plus, M. Simonise soutient que les forums de validation permettront un renforcement de la coopération au niveau local entre le gouvernement et les organisations non gouvernementales ainsi qu’une sensibilisation dans le cadre des objectifs de développement du millénaire.
" En ce qui concerne le secteur de développement humain, les objectifs de développement du millénaire constituent la toile de fond en matière de réduction de la pauvreté", ajoute t-il. La semaine dernière, le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU, Jeffrey Sachs avait effectué une visite en Haïti qui lui a permis d’évaluer la préparation du document de stratégie Nationale pour la Croissance et le Réduction de la Pauvreté.
M. Sachs qui s’est entretenu avec le chef de l’état autour de l’élaboration de ce document estime que sa visite a été fructueuse. Le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU a présenté le concept de village millénaire qu’il entend développer en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13017
Une Mission Humanitaire de Tufts University en Haïti

Un groupe de dentistes de TUFTS University de Boston (Mass), l'une des meilleures écoles en médecine dentaire des Etats-Unis était en Haiti dans le cadre d'une mission humanitaire. Aussitôt arrivé à l'Aéroport Toussaint Louverture le 25 août dernier, ces dentistes se sont rendus à l'orphelinat des Soeurs Salésiennes à Lamandou (Jacmel) dont les terrains ont été donnés par la Fondation Suzanne & Léon O. Baptiste, fondée en 1988 par l'ex-Sénateur de l'Ouest, M. Léon O. Baptiste.
Là, les attendaient plus de 400 élèves et parents de l'école des Soeurs, venus bénéficier des soins dentaires en prévention enfantine, dépistage, prophylaxie et extractions. La mission a procédé ensuite à la distribution de brosses à dents, pâte dentifrice de Colgate Palmolive. On remarquait la présence de Mgr Guire Poulard, évêque de Jacmel et membre du Conseil d'Administration de la Fondation, M. Serge Leroy, notaire publique et M. Michel Jean, représentant du maire Edwin Zenny, venus souhaiter la bienvenue à la mission.
A l'issue de cette séance de travail, un exquis déjeuner organisé par Mme Claudette Mercier, a réuni les Soeurs de la Communauté, les dentistes de la mission et les dévoués organisateurs dans la cafétéria de l'école dont la large salle accueillait à fenêtres ouvertes la brise tiède et douce venant de la baie de Jacmel en cet après-midi d'étéCette mission était dirigée par Dr. David Paul et Dr. Leopoldo Correa du corps enseignant de l'Université, secondée par Marjorie Baptiste Brisard, petite-fille de M. Léon O. Baptiste, étudiante en dernière année et inspiratrice de cette mission.
Y faisaient aussi partie : Pamela B. N. Abraham, Dilshan Gunawardena, Sophana Hem, Ann T. Hua, Warren I. Jones, Claudia Maiolo, Quan Minh Nghiem, Guimy Cesar, tous aussi étudiants en dernière année. Les besoins de la population Jacmélienne étaient si évidents et l'intérêt si grandissant que Marjorie pense à sensibiliser des donateurs pour la construction d'une clinique dentaire bien équipée à Lamandou.
Ils ont séjourné à l'hôtel Cap Lamandou qui allie sa vue panoramique sur la mer bleue des Caraïbes au confort des ses chambres pour offrir aux clients un cadre enchanteur.La mission a quitté Haiti en emportant avec eux le meilleur souvenir du pays et la satisfaction d'avoir donner un peu d'eux-mêmes pour soulager la souffrance des démunis.
E.B.
Le salaire minimal, un projet à prendre au sérieux
Le député de Pétion-Ville, Steeven Irvenson Benoît, a fait, le lundi 3 septembre, le dépôt d'un projet de loi portant sur la révision du salaire minimal. En lieu et place d'une proposition de loi appelée à être adoptée par ses collègues, cette initiative tient lieu plutôt d'un débat lancé au sein de la société et des autorités financières et politiques, selon le Parlementaire. Ce projet qui fixe à 200 gourdes le salaire minimal environ 6 ans après que l'Etat l'eût fixé à 72 gourdes hantait depuis mai l'esprit de M. Benoît devançant un groupe de députés qui travaillait sur un tel projet.Si le projet du député de LESPWA est bien reçu par certains de ses collègues, celui-ci occasionne beaucoup d'hésitations du côté de certains autres parlementaires et bien d'autres personnalités du secteur privé.
Dans le couloir du Parlement, on arrive même à entendre des députés critiquer vertement la démarche de M. Benoît. Ces Parlementaires considèrent cette initiative comme sentimentale. Cependant, pour le président de la commission des Affaires sociales et du Travail, Jean Edzer Valentin, l'idée de penser à réévaluer le prix du travail des prolétaires est bonne. « La hausse du coût de la vie et l'inflation peuvent justifier une telle démarche, mais elle doit être le fruit d'un large débat dans la société », fait-il valoir.
M. Valentin reconnaît l'intérêt qu'un tel sujet peut déclencher au niveau de la société. La commission qu'il dirige, dit-il, est déjà en pourparlers avec le ministre des Affaires sociales et du Travail en vue d'engager le débat sur la question du salaire minimal. Mais cela ne relève pas seulement de l'Etat mais cela doit impliquer tous les secteurs de la vie nationale. Il pense qu'une telle proposition ne relève pas de l'autorité d'un Parlementaire ou du Parlement. « C'est l'Exécutif, après tout consensus qui détient l'autorité de travailler sur un tel projet compte tenu de son importance », fait remarquer le député de La Vallée de Jacmel.
Avec près 275%, le salaire minimal de 200 gourdes proposé par le député Benoît pourrait être considéré comme une grande augmentation en termes de valeur nominale, avance Jean-Claude Paulvin, président de l'Association haïtienne des Economistes (AHE) et PDG d'Ecosof, une firme de consultation financière. Mais, nuance-t-il, en termes de valeur réelle, cette valeur peut ne pas représenter grand-chose dans la mesure où la hausse du coût de la vie et le taux de change réel interne ne soient pas cadrés avec ce salaire.
Passant en revue une partie de l'histoire du salaire minimal en Haïti, l'économiste croit que les augmentations pratiquées sont habituellement hautes. Il se rappelle que dans les années 80, l'Etat a augmenté de près de 150% le salaire minimal qui était alors fixé à 15 Gourdes en le faisant passer à 36 gourdes. Au début des années 2000, il y a ajouté la moitié en le fixant à 72 gourdes.
M. Paulvin conseille aux autorités haïtiennes une bonne analyse de l'inflation, une bonne écoute de tous les secteurs, en insistant sur le secteur de l'investissement, et un examen minutieux des situations et des propositions afin de déboucher sur quelque chose qui ne nuit pas à l'économie haïtienne vivant essentiellement de l'importation. Avançant deux des objectifs qui peuvent pousser l'Etat à réviser le salaire minimal notamment l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés et la stimulation de l'investissement, Jean-Claude Paulvin croit que le débat sur le salaire minimal doit être sérieux afin d'éviter qu'il ait des impacts négatifs sur l'investissement étranger. Car, dit-il, les mesures à prendre doivent être conformes à la réalité du marché de travail haïtien et en même temps qui renvoient de bons signaux aux investisseurs étrangers afin de favoriser la compétition même au niveau régional.
Le président de l'AHE minimise également l'importance d'une passation du salaire minimal à 200 gourdes. Selon lui, beaucoup de patrons avaient déjà jugé dérisoires les 72 gourdes en donnant à leurs employés et ouvriers parfois plus que les 200 gourdes projetées.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48275&PubDate=2007-09-07
Dans le couloir du Parlement, on arrive même à entendre des députés critiquer vertement la démarche de M. Benoît. Ces Parlementaires considèrent cette initiative comme sentimentale. Cependant, pour le président de la commission des Affaires sociales et du Travail, Jean Edzer Valentin, l'idée de penser à réévaluer le prix du travail des prolétaires est bonne. « La hausse du coût de la vie et l'inflation peuvent justifier une telle démarche, mais elle doit être le fruit d'un large débat dans la société », fait-il valoir.
M. Valentin reconnaît l'intérêt qu'un tel sujet peut déclencher au niveau de la société. La commission qu'il dirige, dit-il, est déjà en pourparlers avec le ministre des Affaires sociales et du Travail en vue d'engager le débat sur la question du salaire minimal. Mais cela ne relève pas seulement de l'Etat mais cela doit impliquer tous les secteurs de la vie nationale. Il pense qu'une telle proposition ne relève pas de l'autorité d'un Parlementaire ou du Parlement. « C'est l'Exécutif, après tout consensus qui détient l'autorité de travailler sur un tel projet compte tenu de son importance », fait remarquer le député de La Vallée de Jacmel.
Avec près 275%, le salaire minimal de 200 gourdes proposé par le député Benoît pourrait être considéré comme une grande augmentation en termes de valeur nominale, avance Jean-Claude Paulvin, président de l'Association haïtienne des Economistes (AHE) et PDG d'Ecosof, une firme de consultation financière. Mais, nuance-t-il, en termes de valeur réelle, cette valeur peut ne pas représenter grand-chose dans la mesure où la hausse du coût de la vie et le taux de change réel interne ne soient pas cadrés avec ce salaire.
Passant en revue une partie de l'histoire du salaire minimal en Haïti, l'économiste croit que les augmentations pratiquées sont habituellement hautes. Il se rappelle que dans les années 80, l'Etat a augmenté de près de 150% le salaire minimal qui était alors fixé à 15 Gourdes en le faisant passer à 36 gourdes. Au début des années 2000, il y a ajouté la moitié en le fixant à 72 gourdes.
M. Paulvin conseille aux autorités haïtiennes une bonne analyse de l'inflation, une bonne écoute de tous les secteurs, en insistant sur le secteur de l'investissement, et un examen minutieux des situations et des propositions afin de déboucher sur quelque chose qui ne nuit pas à l'économie haïtienne vivant essentiellement de l'importation. Avançant deux des objectifs qui peuvent pousser l'Etat à réviser le salaire minimal notamment l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés et la stimulation de l'investissement, Jean-Claude Paulvin croit que le débat sur le salaire minimal doit être sérieux afin d'éviter qu'il ait des impacts négatifs sur l'investissement étranger. Car, dit-il, les mesures à prendre doivent être conformes à la réalité du marché de travail haïtien et en même temps qui renvoient de bons signaux aux investisseurs étrangers afin de favoriser la compétition même au niveau régional.
Le président de l'AHE minimise également l'importance d'une passation du salaire minimal à 200 gourdes. Selon lui, beaucoup de patrons avaient déjà jugé dérisoires les 72 gourdes en donnant à leurs employés et ouvriers parfois plus que les 200 gourdes projetées.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48275&PubDate=2007-09-07
Réginald Boulos : il faut définir les règles avant le « saw ou pran se paw »
Réginald Boulos, vient de vivre une convocation au parquet et s'en est sorti blanchi. Dans un entretien accordé à Frantz Duval, il raconte son audition, fait le point et formule des propositions. Redéfinir les règles du jeu, les appliquer à tous, offrir une amnistie avant de criminaliser la fraude, signer un pacte de lutte contre la corruption, éliminer les obstacles entre le contribuable et le fisc pour stopper la corruption, abaisser le taux de taxation pour élargir l'assiette fiscale, autant de points avancés par un homme d'affaires d'expérience qui sait de quoi il parle
Le Nouvelliste : Réginald Boulos, médecin, homme d'affaires à succès, patron de médias, ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti qui a mené campagne contre la contrebande, vous avez été convoqué il y a peu devant le commissaire du gouvernement, comment avez-vous vécu tout cela ?
REGINALD BOULOS : D'abord cela a été une grande surprise pour moi parce que je me suis évertué depuis que je gère mes entreprises à les gérer dans le respect des lois et j'ai toujours pensé que la contrebande et la corruption étaient les pires fléaux contre le développement en Haïti puisqu'elles privaient l'Etat de revenus substantiels en vue d'offrir à la population d'abord les services sociaux de santé et d'éducation mais aussi de la mise en place d'infrastructures de base pour permettre le développement telles que les routes, les aéroports et autres.
Cette invitation du Commissaire du gouvernement a été, je le redis une surprise, car j'ai dû questionner le motif de cette invitation et, je ne vais pas le cacher, car, ayant été un opposant public à la candidature de M. Préval, je me suis demandé si c'était là une revanche politique qui se faisait. Ceci étant dit, quel que soit le motif de cette convocation, je devais me préparer à y répondre, même si j'aurais une phobie d'aller en prison, je ne pouvais pas fuir cette invitation du Commissaire Claudy Gassant. En même temps, il fallait préparer la défense, une défense qui se révéla très difficile, car n'ayant absolument aucune idée du délit dont on m'avait accusé, je me suis présenté avec tout ce que j'avais en tête c'est-à-dire prêt à donner toute la vérité sur tout ce qu'on pourrait me demander puisque ayant la conscience claire sur la gestion de mes entreprises.
Le Nouvelliste : Comment s'est déroulée l'invitation au parquet?
R.B : L'invitation était pour 10 heures A.M nous sommes arrivés à 10 heures ainsi que le Commissaire du gouvernement. Deux autres invités étaient déjà présents. Nous avions d'abord eu une petite rencontre avec le Commissaire qui allait nous expliquer le déroulement de cette rencontre tout en précisant, dès le départ, que je serai le dernier à être auditionné. Il faut dire que ça a été très longue; entre les déplacements et les arrêts du Commissaire. Finalement, j'ai pu être auditionné aux environs de 3heures P.M.
L'entrevue a duré deux heures de temps, j'ai pu fournir des éclaircissements sur un formulaire de douane qui a été utilisé de façon régulière, qui n'a pas privé l'Etat de ce qui lui était dû, dans le cadre d'un dédouanement pour une de mes entreprises. Le coeur de l'affaire est que l'Etat a imprimé des bordereaux de douane tout à fait légitime avec des montants qui correspondaient à ceux qui devaient être facturés. L'Etat a perçu ses revenus à partir de chèques de direction directement émis à l'ordre de la Banque de la République d'Haïti.
Avant d'aller plus loin, je dois rappeler que comme tous les commerçants j'utilise le plus souvent des « secrétaires » en fait des brokers non assermentés qui ont la capacité de faire le travail que réclame un dédouanement dans ce pays. Malheureusement nos services fiscaux ne sont pas organisés, ni informatisés, donc si on n'a pas un « secrétaire » qui suit régulièrement ces bordereaux de douane, il va se prendre un mois et demi ou deux mois avant de sortir une marchandise de la douane.
C'est ce secrétaire que nous connaissons, donc lui, il cherche un broker assermenté et dans ce cas il a trouvé un broker qui n'avait plus le droit de signer et c'est tout simplement ce qu'on ne pourrait pas nous reprocher, mais plutôt à la douane de Port-au-Prince (ou la douane de l'aéroport) d'avoir accepté d'imprimer un bordereau avec une déclaration faite avec le nom d'un commissaire en douane qui certainement n'était plus assermenté.
Donc en réalité, s'il y a une irrégularité, elle s'est retrouvée de préférence au niveau de l'Administration générale des douanes.
Le Nouvelliste : Quelque part là vous soulevez le problème des méandres de l'administration qui sont autant d'incitations à la corruption. Est-ce que vous tirez une leçon de cette expérience, mise à part le fait d'avoir été convoqué par le Commissaire du Gouvernement ?
REGINALD BOULOS : Il y a deux grandes choses : personnellement je serai plus vigilant. Désormais, il n'est plus question pour moi d'avoir un secrétaire qui, lui, cherche un commissaire en douane. J'aurai un commissaire en douane que je connais et qui fera le suivi pour les importations de mes entreprises. Il faut dire que passer par les secrétaires a été la pratique ici et je n'y ai jamais rien trouvé de mal. D'ailleurs, ces secrétaires sont connus des directeurs et employés de la douane.
Maintenant, sur un plan plus général, le problème de la contrebande et de la corruption est d'ordre structurel. C'est un problème d'abord de la mise en place de structures capables de répondre en termes de services, aux besoins des contribuables que nous sommes. C'est un problème en termes de définition des règles du jeu et de la nécessité de les appliquer à tous. Parce qu'il y a cette tendance à vouloir pointer du doigt le secteur patronal dans la contrebande.
Par exemple, je n'ai rien contre les « Madan Sara » mais c'est la plus grande source de contrebande qui existe en Haïti ; le secteur informel qui ne paie jamais de taxes est la plus grande corruption qui existe dans ce pays. Aujourd'hui, on veut pointer du doigt le secteur qui fournit environ 90% des revenus du pays (ou 80% au moins si on enlève la facture pétrolière partagée par tout le monde). Donc, je crois que la lutte contre la corruption a très mal débuté parce qu'il faudra d'abord mettre en place des structures.
Autre exemple, si vous prenez la douane de Malpasse, il n'y a pas un hangar où un camion qui y arrive peut débarquer sa cargaison pour que l'inspecteur de douane puisse faire son travail. Il n'y a pas les conditions de logements que demande le travail d'un douanier qui devrait dormir sur place afin qu'il n'y ait pas de contrebande à se faire de nuit, car on sait que la contrebande se fait généralement en dehors des heures de travail. Quand un camion arrive a Malpasse, le déchargement se fait partiellement (c'est-à-dire à 25%) sur la chaussée et on ne saura jamais ce qui reste à l'intérieur. Cela favorise ceux qui veulent faire la contrebande puisqu'ils se retrouvent dans des conditions qui la facilitent. Autre exemple encore, si vous prenez les ports de province, Jacmel est un port officiellement ouvert au commerce extérieur, mais il n'a pas un bureau de douane, et aucun douanier n'y est affecté.
Quand un bateau se présente au port de Jacmel, il faut pourtant le décharger. Je pense que le gouvernement devrait s'arranger de manière à réduire le nombre de port et doter les ports et les frontières d'infrastructures, y améliorer les conditions de travail et définir de manière claire les règles du jeu. Une fois ces règles définies, « Sa w pran se paw » (tous ceux qui n'obéissent pas à ces règles tomberont sous les coups de la justice). Aujourd'hui, dans ce pays où on a fait de l'immoralité un mode de vie depuis cinquante ans ; sous le régime de Duvalier la contrebande se faisait par les gens qui étaient au pouvoir.
Jusqu'à présent la contrebande et la corruption sont parrainées par les gens au pouvoir ou proche du pouvoir. (Entre 2001 et 2004, entre 1991 et 1994 avec le scandale du riz des députés associés au pouvoir, on l'a bien vu).
Il faut d'abord créer un nouvel environnement fait de moralité et ensuite, pour les affaires remontant jusqu'à une certaine période de temps X, décréter une amnistie pour tout le monde, comme cela se fait dans de très nombreux pays. Dernier petit exemple de la corruption : les professionnels du pays ne paient pas d'impôt sur le revenu. Combien de médecins, d'avocats, d'ingénieurs, de notaires paient leurs impôts sur le revenu.
Je suis formellement contre cette idée de pointer du doigt seulement le secteur patronal qui contribue à faire fonctionner ce pays.
Le Nouvelliste: Quelque part, vous espérez que les cas de ces derniers temps et qui ont fait l'actualité soient des « Wake up calls » à la fois pour que l'Etat change sa façon de voir ce qu'il estime être les corrompus et à la fois pour que le secteur privé apprenne à se défende autrement... ?
REGINALD BOULOS : Je ne suis pas certain que cela sera perçu comme un wake up call. D'abord, on est habitué dans ce pays avec « lèt monte, lèt desann ». La manière dont ces affaires se passent prouve qu'il n'y a rien, pour qu'on en fasse avant tout un tapage politique. La lutte contre la corruption et la contrebande ne peut pas se faire dans un environnement de tapage politique. On en fait toute une histoire et le fait d'arrêter trois bourgeois qui, selon certains, étaient synonyme d'impunité, bien que ce n'était pas vrai, ne fait qu'assouvir les désirs qui existent toujours dans ce pays d'utiliser la lutte des classes, économiques dans ce cas précis, pour éviter de parler des vrais problèmes du pays.
J'estime que beaucoup plus que les cas d'arrestation, le cas dont j'ai été victime et par ailleurs blanchi, devrait être une indication sur une autre façon de faire les choses.
Premièrement, il faudra renforcer la justice. On ne peut pas réduire la justice à un commissaire, même quand le commissaire Gassant voudrait aller de l'avant, il va se heurter rapidement soit, aux problèmes liés à la corruption ou bien il se transformera en juge de paix, juge d'instruction, geôlier, commissaire du gouvernement, et finalement juge. Ce qui ne peut pas être fait. Donc nous introduisons la possibilité d'une corruption encore plus importante dans la manière dont on cherche à combattre la corruption.
La deuxième chose est qu'il faut aller vers un pacte. Le pacte de la lutte contre la corruption, ce dernier définirait les grandes lignes de la lutte contre la corruption :
1- définir les règles du jeu ;
2- étudier dans quelle perspective une amnistie serait possible. Deux côtés de l'amnistie : amnistie pénale et amnistie fiscale ;
3-criminaliser désormais l'évasion fiscale et la faute douanière, parce qu'aujourd'hui elle n'est pas criminalisée. Ce n'est pas une faute pénale. Donc en échange de l'amnistie il faudra aller vers la criminalisation ;
4- raffermir la qualité et la quantité des ressources humaines au niveau des services de la D.G.I. et de la douane ainsi que leurs conditions de travail pas seulement leur salaire mais en termes de qualité technique : il faut introduire et systématiser l'informatique. Je pourrais alors recevoir mon bordereau « on line » et l'imprimer afin de le présenter. Tout ceci demande une réflexion sérieuse sur un nouveau fonctionnement du service ; Les investisseurs du secteur privé voient dans le fonctionnaire du secteur public comme un ennemi et vice versa. Il y a des pays comme le Salvador qui est sorti d'une guerre civile où il existe aujourd'hui un respect mutuel au niveau de ces deux catégories qui luttaient car ils ont compris que sans le partenariat de ces deux secteurs il n'y aura pas de solution à l'avantage du pays. J'espère que ce qui se passe ces derniers temps sera un « Wake up call » mais pas un wake up pour que les choses continuent et qu'on pense que les gens vont payer leurs taxes.
Il n'y a aucun pays où les gens ont envie de payer les taxes. Les gens paient leurs taxes parce qu'ils se retrouvent dans des conditions où il faut payer les taxes et par ailleurs ils voient l'utilisation de ces taxes. Je ne dis pas qu'on ne devra pas payer les taxes parce qu'on ne voit pas leur utilisation, mais il faudra payer pour qu'on puisse avoir chacun « sa liberté d'expression », « lè ou peye, bouch ou vinn long » et on peut réclamer à ce moment là.
La première chose consistera à payer ses taxes afin d'avoir le droit de réclamer. Mais l'Etat devra nous mettre dans les conditions de le faire facilement sans avoir à payer quelqu'un pour avoir un bordereau. Je dois non seulement payer mon service et également payer quelqu'un pour un bordereau.
Le Nouvelliste : Le Parlement a été quelque part l'un des acteurs des derniers événements, vous croyez qu'au niveau de la législation il y a un travail important que le parlement peut faire ?
Reginald Boulos : Un travail énorme. La réforme du tarif fiscal est l'un des points du pacte que je préconise. Imaginez-vous qu'une société anonyme, à la fin de sa journée de travail aura payé à l'Etat entre 44% et 50% de ses profits.
D'abord l'Etat haïtien prélève 30% dès le départ parce que nous tombons tous dans la marge des 30%. Mais dans la quantité restante pour les actionnaires, l'Etat prendra alors 20%. Donc étant donné que c'est 20% par rapport à 70% cela fera 14% (14%+30% = 44%). Mais si je dois ajouter toutes les taxes que nous payons à l'Etat, c'est-à-dire les taxes sur la masse salariale, la taxe du FER et autres taxes, nous sommes aujourd'hui à 60% de taxation. Un taux si élevé de taxation est une incitation à la corruption puisque l'investisseur qui doit payer va chercher à utiliser un subterfuge. Un professionnel même en essayant de frauder paie au moins 15 à 20% de ses revenus.
Donc si on baissait cette taxe à 15 ou 20% , le professionnel dormira en paix parce qu'il sait qu'il n'a rien à se reprocher et pendant qu'on criminalise l'évasion fiscale, il va acheter sa paix pour 15%.
Depuis le gouvernement de transition, j'ai discuté avec le secrétaire d'Etat d'alors, André Lemercier Georges, qui s'était montré têtu sur la question, pour qu'on réduise le taux d'impôts sur le revenu à une taxe unique de 15%, et qu'on fasse également la même réforme sur la taxe douanière.
Le ministre Delatour, pour faciliter les choses en 1986, avait réduit le tarif douanier, mais graduellement on a ajouté d'autres taxes ; taxes de vérification, des droits d'assise sur les véhicules.... Encore une fois on nous greffe de taxes qui font augmenter le prix à la consommation, mais qui prédisposent aussi à la corruption.
Je suis persuadé qu'on peut atteindre aisément 15% de pression fiscale parce que tout simplement en réduisant les taux, nous allons élargir l'assiette fiscale de manière à inclure tout le monde et tous les professionnels devront payer.
On devra trouver aussi un moyen d'établir une tarification bien définie pour ce qu'on appelle aujourd'hui « les effets personnels », dont on connaît très bien la vraie destination puisque des dizaines containers d'effets personnels nous arrivent chaque semaine de Curaçao, de Panama, j'ai l'impression qu'on se moque de nous dans cette affaire, car il n'y a aucun haïtien qui vit dans ces pays, seuls des commerçants vont y acheter et reviennent avec des tonnes « d'effets personnels ».
Le Nouvelliste : Avez-vous une dernière chose à ajouter ?
Reginald Boulos : Je reviens de l'expérience que j'ai vécue lors de l'invitation du Commissaire du gouvernement avec un esprit plus positif et plus constructeur. Comme je l'avais dit au Nouvelliste, la justice a gagné malgré tout. Même quand j'aurais imaginé, ce que j'écarte aujourd'hui, que la motivation première était politique, la justice a gagné. Je crois que mon cas a permis de soulever de manière structurelle le problème du pays lui-même en termes de services. Je reste disposé à participer à une réflexion poussée sur la question fiscale, je l'ai dit au Président de la République la semaine dernière. Je ne garde aucune amertume de l'expérience. Je viens de faire quelques mois d'études universitaires entre mon invitation et son déroulement au Parquet.Je pense que nous sommes sur une lancée, il faut éviter de faire la politisation des problèmes, il faut les prendre au sérieux. Nous avons eu une accalmie au niveau de l'insécurité, nous avons la chance aujourd'hui d'aller vers la relance économique sans effaroucher quiconque, d'aller vers la création d'emplois et une collection plus importante de revenus pour l'Etat qui pourra améliorer ses services. C'est mon souhait.
Propos recueillis par Frantz Duval
duvalfrantz@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48247&PubDate=2007-09-10
Le Nouvelliste : Réginald Boulos, médecin, homme d'affaires à succès, patron de médias, ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti qui a mené campagne contre la contrebande, vous avez été convoqué il y a peu devant le commissaire du gouvernement, comment avez-vous vécu tout cela ?
REGINALD BOULOS : D'abord cela a été une grande surprise pour moi parce que je me suis évertué depuis que je gère mes entreprises à les gérer dans le respect des lois et j'ai toujours pensé que la contrebande et la corruption étaient les pires fléaux contre le développement en Haïti puisqu'elles privaient l'Etat de revenus substantiels en vue d'offrir à la population d'abord les services sociaux de santé et d'éducation mais aussi de la mise en place d'infrastructures de base pour permettre le développement telles que les routes, les aéroports et autres.
Cette invitation du Commissaire du gouvernement a été, je le redis une surprise, car j'ai dû questionner le motif de cette invitation et, je ne vais pas le cacher, car, ayant été un opposant public à la candidature de M. Préval, je me suis demandé si c'était là une revanche politique qui se faisait. Ceci étant dit, quel que soit le motif de cette convocation, je devais me préparer à y répondre, même si j'aurais une phobie d'aller en prison, je ne pouvais pas fuir cette invitation du Commissaire Claudy Gassant. En même temps, il fallait préparer la défense, une défense qui se révéla très difficile, car n'ayant absolument aucune idée du délit dont on m'avait accusé, je me suis présenté avec tout ce que j'avais en tête c'est-à-dire prêt à donner toute la vérité sur tout ce qu'on pourrait me demander puisque ayant la conscience claire sur la gestion de mes entreprises.
Le Nouvelliste : Comment s'est déroulée l'invitation au parquet?
R.B : L'invitation était pour 10 heures A.M nous sommes arrivés à 10 heures ainsi que le Commissaire du gouvernement. Deux autres invités étaient déjà présents. Nous avions d'abord eu une petite rencontre avec le Commissaire qui allait nous expliquer le déroulement de cette rencontre tout en précisant, dès le départ, que je serai le dernier à être auditionné. Il faut dire que ça a été très longue; entre les déplacements et les arrêts du Commissaire. Finalement, j'ai pu être auditionné aux environs de 3heures P.M.
L'entrevue a duré deux heures de temps, j'ai pu fournir des éclaircissements sur un formulaire de douane qui a été utilisé de façon régulière, qui n'a pas privé l'Etat de ce qui lui était dû, dans le cadre d'un dédouanement pour une de mes entreprises. Le coeur de l'affaire est que l'Etat a imprimé des bordereaux de douane tout à fait légitime avec des montants qui correspondaient à ceux qui devaient être facturés. L'Etat a perçu ses revenus à partir de chèques de direction directement émis à l'ordre de la Banque de la République d'Haïti.
Avant d'aller plus loin, je dois rappeler que comme tous les commerçants j'utilise le plus souvent des « secrétaires » en fait des brokers non assermentés qui ont la capacité de faire le travail que réclame un dédouanement dans ce pays. Malheureusement nos services fiscaux ne sont pas organisés, ni informatisés, donc si on n'a pas un « secrétaire » qui suit régulièrement ces bordereaux de douane, il va se prendre un mois et demi ou deux mois avant de sortir une marchandise de la douane.
C'est ce secrétaire que nous connaissons, donc lui, il cherche un broker assermenté et dans ce cas il a trouvé un broker qui n'avait plus le droit de signer et c'est tout simplement ce qu'on ne pourrait pas nous reprocher, mais plutôt à la douane de Port-au-Prince (ou la douane de l'aéroport) d'avoir accepté d'imprimer un bordereau avec une déclaration faite avec le nom d'un commissaire en douane qui certainement n'était plus assermenté.
Donc en réalité, s'il y a une irrégularité, elle s'est retrouvée de préférence au niveau de l'Administration générale des douanes.
Le Nouvelliste : Quelque part là vous soulevez le problème des méandres de l'administration qui sont autant d'incitations à la corruption. Est-ce que vous tirez une leçon de cette expérience, mise à part le fait d'avoir été convoqué par le Commissaire du Gouvernement ?
REGINALD BOULOS : Il y a deux grandes choses : personnellement je serai plus vigilant. Désormais, il n'est plus question pour moi d'avoir un secrétaire qui, lui, cherche un commissaire en douane. J'aurai un commissaire en douane que je connais et qui fera le suivi pour les importations de mes entreprises. Il faut dire que passer par les secrétaires a été la pratique ici et je n'y ai jamais rien trouvé de mal. D'ailleurs, ces secrétaires sont connus des directeurs et employés de la douane.
Maintenant, sur un plan plus général, le problème de la contrebande et de la corruption est d'ordre structurel. C'est un problème d'abord de la mise en place de structures capables de répondre en termes de services, aux besoins des contribuables que nous sommes. C'est un problème en termes de définition des règles du jeu et de la nécessité de les appliquer à tous. Parce qu'il y a cette tendance à vouloir pointer du doigt le secteur patronal dans la contrebande.
Par exemple, je n'ai rien contre les « Madan Sara » mais c'est la plus grande source de contrebande qui existe en Haïti ; le secteur informel qui ne paie jamais de taxes est la plus grande corruption qui existe dans ce pays. Aujourd'hui, on veut pointer du doigt le secteur qui fournit environ 90% des revenus du pays (ou 80% au moins si on enlève la facture pétrolière partagée par tout le monde). Donc, je crois que la lutte contre la corruption a très mal débuté parce qu'il faudra d'abord mettre en place des structures.
Autre exemple, si vous prenez la douane de Malpasse, il n'y a pas un hangar où un camion qui y arrive peut débarquer sa cargaison pour que l'inspecteur de douane puisse faire son travail. Il n'y a pas les conditions de logements que demande le travail d'un douanier qui devrait dormir sur place afin qu'il n'y ait pas de contrebande à se faire de nuit, car on sait que la contrebande se fait généralement en dehors des heures de travail. Quand un camion arrive a Malpasse, le déchargement se fait partiellement (c'est-à-dire à 25%) sur la chaussée et on ne saura jamais ce qui reste à l'intérieur. Cela favorise ceux qui veulent faire la contrebande puisqu'ils se retrouvent dans des conditions qui la facilitent. Autre exemple encore, si vous prenez les ports de province, Jacmel est un port officiellement ouvert au commerce extérieur, mais il n'a pas un bureau de douane, et aucun douanier n'y est affecté.
Quand un bateau se présente au port de Jacmel, il faut pourtant le décharger. Je pense que le gouvernement devrait s'arranger de manière à réduire le nombre de port et doter les ports et les frontières d'infrastructures, y améliorer les conditions de travail et définir de manière claire les règles du jeu. Une fois ces règles définies, « Sa w pran se paw » (tous ceux qui n'obéissent pas à ces règles tomberont sous les coups de la justice). Aujourd'hui, dans ce pays où on a fait de l'immoralité un mode de vie depuis cinquante ans ; sous le régime de Duvalier la contrebande se faisait par les gens qui étaient au pouvoir.
Jusqu'à présent la contrebande et la corruption sont parrainées par les gens au pouvoir ou proche du pouvoir. (Entre 2001 et 2004, entre 1991 et 1994 avec le scandale du riz des députés associés au pouvoir, on l'a bien vu).
Il faut d'abord créer un nouvel environnement fait de moralité et ensuite, pour les affaires remontant jusqu'à une certaine période de temps X, décréter une amnistie pour tout le monde, comme cela se fait dans de très nombreux pays. Dernier petit exemple de la corruption : les professionnels du pays ne paient pas d'impôt sur le revenu. Combien de médecins, d'avocats, d'ingénieurs, de notaires paient leurs impôts sur le revenu.
Je suis formellement contre cette idée de pointer du doigt seulement le secteur patronal qui contribue à faire fonctionner ce pays.
Le Nouvelliste: Quelque part, vous espérez que les cas de ces derniers temps et qui ont fait l'actualité soient des « Wake up calls » à la fois pour que l'Etat change sa façon de voir ce qu'il estime être les corrompus et à la fois pour que le secteur privé apprenne à se défende autrement... ?
REGINALD BOULOS : Je ne suis pas certain que cela sera perçu comme un wake up call. D'abord, on est habitué dans ce pays avec « lèt monte, lèt desann ». La manière dont ces affaires se passent prouve qu'il n'y a rien, pour qu'on en fasse avant tout un tapage politique. La lutte contre la corruption et la contrebande ne peut pas se faire dans un environnement de tapage politique. On en fait toute une histoire et le fait d'arrêter trois bourgeois qui, selon certains, étaient synonyme d'impunité, bien que ce n'était pas vrai, ne fait qu'assouvir les désirs qui existent toujours dans ce pays d'utiliser la lutte des classes, économiques dans ce cas précis, pour éviter de parler des vrais problèmes du pays.
J'estime que beaucoup plus que les cas d'arrestation, le cas dont j'ai été victime et par ailleurs blanchi, devrait être une indication sur une autre façon de faire les choses.
Premièrement, il faudra renforcer la justice. On ne peut pas réduire la justice à un commissaire, même quand le commissaire Gassant voudrait aller de l'avant, il va se heurter rapidement soit, aux problèmes liés à la corruption ou bien il se transformera en juge de paix, juge d'instruction, geôlier, commissaire du gouvernement, et finalement juge. Ce qui ne peut pas être fait. Donc nous introduisons la possibilité d'une corruption encore plus importante dans la manière dont on cherche à combattre la corruption.
La deuxième chose est qu'il faut aller vers un pacte. Le pacte de la lutte contre la corruption, ce dernier définirait les grandes lignes de la lutte contre la corruption :
1- définir les règles du jeu ;
2- étudier dans quelle perspective une amnistie serait possible. Deux côtés de l'amnistie : amnistie pénale et amnistie fiscale ;
3-criminaliser désormais l'évasion fiscale et la faute douanière, parce qu'aujourd'hui elle n'est pas criminalisée. Ce n'est pas une faute pénale. Donc en échange de l'amnistie il faudra aller vers la criminalisation ;
4- raffermir la qualité et la quantité des ressources humaines au niveau des services de la D.G.I. et de la douane ainsi que leurs conditions de travail pas seulement leur salaire mais en termes de qualité technique : il faut introduire et systématiser l'informatique. Je pourrais alors recevoir mon bordereau « on line » et l'imprimer afin de le présenter. Tout ceci demande une réflexion sérieuse sur un nouveau fonctionnement du service ; Les investisseurs du secteur privé voient dans le fonctionnaire du secteur public comme un ennemi et vice versa. Il y a des pays comme le Salvador qui est sorti d'une guerre civile où il existe aujourd'hui un respect mutuel au niveau de ces deux catégories qui luttaient car ils ont compris que sans le partenariat de ces deux secteurs il n'y aura pas de solution à l'avantage du pays. J'espère que ce qui se passe ces derniers temps sera un « Wake up call » mais pas un wake up pour que les choses continuent et qu'on pense que les gens vont payer leurs taxes.
Il n'y a aucun pays où les gens ont envie de payer les taxes. Les gens paient leurs taxes parce qu'ils se retrouvent dans des conditions où il faut payer les taxes et par ailleurs ils voient l'utilisation de ces taxes. Je ne dis pas qu'on ne devra pas payer les taxes parce qu'on ne voit pas leur utilisation, mais il faudra payer pour qu'on puisse avoir chacun « sa liberté d'expression », « lè ou peye, bouch ou vinn long » et on peut réclamer à ce moment là.
La première chose consistera à payer ses taxes afin d'avoir le droit de réclamer. Mais l'Etat devra nous mettre dans les conditions de le faire facilement sans avoir à payer quelqu'un pour avoir un bordereau. Je dois non seulement payer mon service et également payer quelqu'un pour un bordereau.
Le Nouvelliste : Le Parlement a été quelque part l'un des acteurs des derniers événements, vous croyez qu'au niveau de la législation il y a un travail important que le parlement peut faire ?
Reginald Boulos : Un travail énorme. La réforme du tarif fiscal est l'un des points du pacte que je préconise. Imaginez-vous qu'une société anonyme, à la fin de sa journée de travail aura payé à l'Etat entre 44% et 50% de ses profits.
D'abord l'Etat haïtien prélève 30% dès le départ parce que nous tombons tous dans la marge des 30%. Mais dans la quantité restante pour les actionnaires, l'Etat prendra alors 20%. Donc étant donné que c'est 20% par rapport à 70% cela fera 14% (14%+30% = 44%). Mais si je dois ajouter toutes les taxes que nous payons à l'Etat, c'est-à-dire les taxes sur la masse salariale, la taxe du FER et autres taxes, nous sommes aujourd'hui à 60% de taxation. Un taux si élevé de taxation est une incitation à la corruption puisque l'investisseur qui doit payer va chercher à utiliser un subterfuge. Un professionnel même en essayant de frauder paie au moins 15 à 20% de ses revenus.
Donc si on baissait cette taxe à 15 ou 20% , le professionnel dormira en paix parce qu'il sait qu'il n'a rien à se reprocher et pendant qu'on criminalise l'évasion fiscale, il va acheter sa paix pour 15%.
Depuis le gouvernement de transition, j'ai discuté avec le secrétaire d'Etat d'alors, André Lemercier Georges, qui s'était montré têtu sur la question, pour qu'on réduise le taux d'impôts sur le revenu à une taxe unique de 15%, et qu'on fasse également la même réforme sur la taxe douanière.
Le ministre Delatour, pour faciliter les choses en 1986, avait réduit le tarif douanier, mais graduellement on a ajouté d'autres taxes ; taxes de vérification, des droits d'assise sur les véhicules.... Encore une fois on nous greffe de taxes qui font augmenter le prix à la consommation, mais qui prédisposent aussi à la corruption.
Je suis persuadé qu'on peut atteindre aisément 15% de pression fiscale parce que tout simplement en réduisant les taux, nous allons élargir l'assiette fiscale de manière à inclure tout le monde et tous les professionnels devront payer.
On devra trouver aussi un moyen d'établir une tarification bien définie pour ce qu'on appelle aujourd'hui « les effets personnels », dont on connaît très bien la vraie destination puisque des dizaines containers d'effets personnels nous arrivent chaque semaine de Curaçao, de Panama, j'ai l'impression qu'on se moque de nous dans cette affaire, car il n'y a aucun haïtien qui vit dans ces pays, seuls des commerçants vont y acheter et reviennent avec des tonnes « d'effets personnels ».
Le Nouvelliste : Avez-vous une dernière chose à ajouter ?
Reginald Boulos : Je reviens de l'expérience que j'ai vécue lors de l'invitation du Commissaire du gouvernement avec un esprit plus positif et plus constructeur. Comme je l'avais dit au Nouvelliste, la justice a gagné malgré tout. Même quand j'aurais imaginé, ce que j'écarte aujourd'hui, que la motivation première était politique, la justice a gagné. Je crois que mon cas a permis de soulever de manière structurelle le problème du pays lui-même en termes de services. Je reste disposé à participer à une réflexion poussée sur la question fiscale, je l'ai dit au Président de la République la semaine dernière. Je ne garde aucune amertume de l'expérience. Je viens de faire quelques mois d'études universitaires entre mon invitation et son déroulement au Parquet.Je pense que nous sommes sur une lancée, il faut éviter de faire la politisation des problèmes, il faut les prendre au sérieux. Nous avons eu une accalmie au niveau de l'insécurité, nous avons la chance aujourd'hui d'aller vers la relance économique sans effaroucher quiconque, d'aller vers la création d'emplois et une collection plus importante de revenus pour l'Etat qui pourra améliorer ses services. C'est mon souhait.
Propos recueillis par Frantz Duval
duvalfrantz@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48247&PubDate=2007-09-10
samedi 8 septembre 2007
Nouveau scandale en perspective au Parlement haïtien ?
Par Jacques Desrosiers
jadesro@lematinhaiti.com
Le Parlement haïtien se trouve une fois de plus menacé par un nouveau scandale : une affaire de drogue. Le dimanche 2 septembre en cours, la justice des Cayes (Sud) a procédé à l’arrestation d’une dizaine d’individus, dont deux femmes, à Tiburon.
Ils étaient à bord d’un bateau venant récupérer une cargaison de drogue qui devait être livrée par deux petits avions. Parmi les personnes arrêtées, Jean Félix Désir, un ancien chanteur du groupe musicale « Les Jouvenceaux de Jacmel » et qui serait l’actuel chanteur de « So Nice » de Jacmel, et Joseph Jean-Pierre. D’après le juge d’instruction des Cayes, le bateau naufragé serait la propriété d’un parlementaire de l’actuelle législature, acheté sous le nom de Joseph Jean-Pierre.
Se gardant de révéler le nom du parlementaire, Me Jacques Saint-Jean a indiqué avoir acheminé son rapport au ministère de la Justice.Ce n’est pas la première accusation d’implication au trafic de stupéfiants attribuée à des membres du Parlement. En février 2007, le troisième sénateur du Sud, Jean Gabriel Fortuné (Union), avait dénoncé la participation de véhicules de certains élus au Sénat dans ces genres de trafic.
Le président de la Commission anti corruption à la Chambre haute, le sénateur Jean Gabriel Fortuné a manifesté l’intérêt de prendre la tête d’une commission parlementaire en vue d’enquêter sur cette affaire.
vendredi 7 septembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8347
Expulsion d’illégaux haïtiens par les Bahamas
L’Immigration compte sur les bahaméens pour, éventuellement, en retrouver d’autres
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
227 illégaux haïtiens expulsés des Bahamas ont été ramenés mercredi en Haïti à bord de deux vols successifs de Bahamasair, rapporte « The Bahama Journal » dans son édition de jeudi.
De nombreux autres illégaux devaient être ramenés dans les mêmes conditions jeudi en Haïti, a annoncé l’assistant directeur de l’immigration bahaméenne, William Nottage.
345 illégaux, au nombre desquels figurent 219 haïtiens, se trouvaient incarcérés au début de la semaine à la prison « Carmichael Road Center » des Bahamas. 200 autres migrants illégaux, capturés lundi dans la zone de Long Island (Bahamas) avaient été conduits lundi au même centre de détention.
Les opinions étaient divergentes jeudi au Service de l’immigration bahaméenne sur le fait de savoir si tous les migrants repérés à Long Island étaient capturés par la force de défense du pays. Un officiel s’est toutefois montré confiant en la motivation des habitants de la zone qui ne manqueraient pas, selon lui, de prévenir les autorités dès qu’ils auraient remarqué un migrant illégal de plus.
Les illégaux appréhendés ne détenaient aucune sorte de documents. Le gouvernement bahaméen a débloqué 100.000 dollars pour leur rapatriement par voie aérienne. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4080
L’Immigration compte sur les bahaméens pour, éventuellement, en retrouver d’autres
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
227 illégaux haïtiens expulsés des Bahamas ont été ramenés mercredi en Haïti à bord de deux vols successifs de Bahamasair, rapporte « The Bahama Journal » dans son édition de jeudi.
De nombreux autres illégaux devaient être ramenés dans les mêmes conditions jeudi en Haïti, a annoncé l’assistant directeur de l’immigration bahaméenne, William Nottage.
345 illégaux, au nombre desquels figurent 219 haïtiens, se trouvaient incarcérés au début de la semaine à la prison « Carmichael Road Center » des Bahamas. 200 autres migrants illégaux, capturés lundi dans la zone de Long Island (Bahamas) avaient été conduits lundi au même centre de détention.
Les opinions étaient divergentes jeudi au Service de l’immigration bahaméenne sur le fait de savoir si tous les migrants repérés à Long Island étaient capturés par la force de défense du pays. Un officiel s’est toutefois montré confiant en la motivation des habitants de la zone qui ne manqueraient pas, selon lui, de prévenir les autorités dès qu’ils auraient remarqué un migrant illégal de plus.
Les illégaux appréhendés ne détenaient aucune sorte de documents. Le gouvernement bahaméen a débloqué 100.000 dollars pour leur rapatriement par voie aérienne. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4080
Haïti : Atelier de réflexion sur la filière pêche
vendredi 7 septembre 2007
P-au-P, 7 sept. 07 [AlterPresse] --- Des dizaines de pêcheurs en provenance de plusieurs régions haïtiennes ont participé, du 5 au 7 septembre 2007 à Port-au-Prince à un atelier de réflexion sur la filière pêche en Haïti.
Convoqué par le Fonds d’assistance économique et sociale (Faes), cet atelier s’est déroulé dans le cadre du Programme de développement local (Pdl). Ce programme vise à améliorer la qualité de vie et à générer des capacités parmi les familles des groupes les plus vulnérables de la population haïtienne.
Organisme financier de développement placé sous la tutelle du Ministère de l’économie et des finances (MEF), le Faes a déjà financé plusieurs projets relatifs à la promotion et la valorisation de la pêche en Haïti, selon les informations fournies à AlterPresse.
En mars 2007, l’organisme avait lancé un projet pilote à la Petite Rivière de Léogâne. Ce projet consistait en l’installation de dispositifs de concentration de poissons (Dcp) au bénéfice d’une soixantaine de personnes, dont 6 femmes, membres d’une organisation dénommée Union des pêcheurs de Léogâne (Upl).
L’objectif de ce projet est de contribuer à l’augmentation du niveau de vie de la population de la zone côtière de Petite Rivière de Léogâne.
Outre le traitement de thèmes tels que les techniques de pêche, l’aménagement de la zone de collecte des prises, la rédaction de statuts et de règlements internes, la conception des outils de gestion de la pêche sur Dcp, une distribution de matériels et équipements de pêche aux pêcheurs a été prévue.
Ce projet sera étendu dans d’autres régions du pays, assure le Faes. [do gp apr 04/09/2007 18:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6382
Haiti-Minustha : Une difficile nécessité conjoncturelle
vendredi 7 septembre 2007
Par Camille Loty Malebranche
En référence à la lettre publique d’organisations populaires parue sur AlterPresse sous le titre Haiti : Des associations considèrent la MINUSTAH comme un « colis encombrant » [1]
Soumis à AlterPresse le 6 septembre 2007
Le nationalisme primaire a cela de commun avec l’esprit commun et le fascisme : il refuse de reconnaître les failles de l’État et se gonfle d’orgueil sot face aux faiblesses qui exigent de sauver la Nation et l’État par des mesures draconiennes d’exception. C’est toujours par des voies démagogiques et avec platitude que les nationalistes primaires proposent d’envisager la « souveraineté inviolable » de l’État selon une perspective de claustration et de xénophobie quand bien même l’État très affaibli, est menacé de destruction. J’aimerais entendre la proposition des organisations populaires qui sont censées aimer le pays et les citoyens, au sujet de la sécurité immédiate au pays sans la force onusienne actuellement sur le terrain ? D’une part, l’armée n’étant pas, et de toute façon, celle qui fut au statu quo ante, ayant toujours été contre le peuple, d’autre part, la police quoique de bonne foi, étant très faible et peu équipée, qu’elles nous disent leur recette magique et thaumaturgique ?
Sans marronage ni vains propos, sans démagogie ni subterfuge, mais dans le factuel pratico-pratique et concret du présent, dites-nous exactement, Mesdames et Messieurs les représentants des groupes et secteurs populaires, si la Minustha s’en va aujourd’hui, comment vous, citoyens responsables, envisagez-vous que l’on puisse organiser la sécurité publique et le minimum de stabilité sociopolitique en Haïti, face aux hordes armées de voyous qui n’ont rien de civique et qui existent sur le terrain, fouinant l’occasion du chaos ?
Haïtien patriote comme vous, gêné comme vous par cette force étrangère mais ne sachant quoi faire face aux fragilités du statu quo brûlant et menaçant, je m’en remets à votre sagesse de Janus et me réfère donc à votre vision d’Argos pour sortir le pays de l’Occupation !
Que votre proposition, s’il vous plaît, soit directe, claire, valable, viable et surtout immédiatement faisable, vu l’urgence !
J’attends votre réponse, au nom de toute la société haïtienne très récemment traumatisée par la canaille criminelle et l’engeance obscure qui manipule cette canaille pour en profiter aux dépens des vies de tous les respectables et paisibles citoyens des villes.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6379
Par Camille Loty Malebranche
En référence à la lettre publique d’organisations populaires parue sur AlterPresse sous le titre Haiti : Des associations considèrent la MINUSTAH comme un « colis encombrant » [1]
Soumis à AlterPresse le 6 septembre 2007
Le nationalisme primaire a cela de commun avec l’esprit commun et le fascisme : il refuse de reconnaître les failles de l’État et se gonfle d’orgueil sot face aux faiblesses qui exigent de sauver la Nation et l’État par des mesures draconiennes d’exception. C’est toujours par des voies démagogiques et avec platitude que les nationalistes primaires proposent d’envisager la « souveraineté inviolable » de l’État selon une perspective de claustration et de xénophobie quand bien même l’État très affaibli, est menacé de destruction. J’aimerais entendre la proposition des organisations populaires qui sont censées aimer le pays et les citoyens, au sujet de la sécurité immédiate au pays sans la force onusienne actuellement sur le terrain ? D’une part, l’armée n’étant pas, et de toute façon, celle qui fut au statu quo ante, ayant toujours été contre le peuple, d’autre part, la police quoique de bonne foi, étant très faible et peu équipée, qu’elles nous disent leur recette magique et thaumaturgique ?
Sans marronage ni vains propos, sans démagogie ni subterfuge, mais dans le factuel pratico-pratique et concret du présent, dites-nous exactement, Mesdames et Messieurs les représentants des groupes et secteurs populaires, si la Minustha s’en va aujourd’hui, comment vous, citoyens responsables, envisagez-vous que l’on puisse organiser la sécurité publique et le minimum de stabilité sociopolitique en Haïti, face aux hordes armées de voyous qui n’ont rien de civique et qui existent sur le terrain, fouinant l’occasion du chaos ?
Haïtien patriote comme vous, gêné comme vous par cette force étrangère mais ne sachant quoi faire face aux fragilités du statu quo brûlant et menaçant, je m’en remets à votre sagesse de Janus et me réfère donc à votre vision d’Argos pour sortir le pays de l’Occupation !
Que votre proposition, s’il vous plaît, soit directe, claire, valable, viable et surtout immédiatement faisable, vu l’urgence !
J’attends votre réponse, au nom de toute la société haïtienne très récemment traumatisée par la canaille criminelle et l’engeance obscure qui manipule cette canaille pour en profiter aux dépens des vies de tous les respectables et paisibles citoyens des villes.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6379
Haïti n’est plus que le cinquième marché de la Rép. Dominicaine
vendredi 7 septembre 2007
P-au-P, 7 sept. 07 [AlterPresse] --- Les exportations dominicaines vers Haïti ont largement diminué durant ces derniers mois, révèle un nouveau rapport du Centre d’Exportation et Investissement de la République Dominicaine (CEI-RD), relayé par l’agence dominicaine Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Ce rapport, qui correspond au semestre janvier-juin 2007, a été publié le 3 septembre 2007 et place Haïti en cinquième position parmi les partenaires commerciaux de la République Dominicaine.
Les exportations dominicaines vers Haiti ont connu, selon ce rapport, une baisse de 9.7%. Haïti est devancée par les Etats-Unis d’Amérique, la Hollande, la Corée du Sud et la Belgique. Les exportations dominicaines vers les USA sont estimées à 378.3 millions de dollars américains.
La Hollande (Pays-Bas) arrive en deuxième position avec 135.9 millions de dollars, la Corée du Sud (134.1 millions), la Belgique (67.2 millions), Haïti (66.1 millions) et Porto Rico (57.3 millions) comme principaux acheteurs des produits dominicains.
En 2006, Porto Rico qui est un Etat associé des Etats-Unis d’Amérique, occupait la quatrième place et est maintenant relégué en sixième position.
Le rapport mentionne, en général, que les exportations dominicaines ont atteint 1,180.2 millions de dollars durant le premier semestre de 2007, soit une croissance de 65% par rapport à 2006.
Le ferronickel est le principal produit d’exportation qui a permis aux Dominicains d’avoir ces résultats en matière de commercialisation avec l’étranger.
Un premier rapport du CEI-RD publié au mois d’août 2007 et qui concernait l’année 2006, plaçait Haïti en troisième position derrière les Etats-Unis d’Amérique et la Corée du Sud.
En 2006 les dominicains exportaient vers Haïti pour une valeur de 147.19 millions de dollars américains. En 2005, les exportations dominicaines vers le marché haïtien avoisinaient les 123.89 millions de dollars américains.
Les principaux produits d’exportation vers Haïti sont la tige d’acier, la farine de blé, les œufs et le ciment gris. [do apr 07/09/2007 10 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6381
Les garde-côtes américains rapatrient 124 boat people haïtiens
Ils avaient tenté sans succès d’entrer aux Bahamas
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
124 boat people haïtiens ont été rapatriés jeudi par un bateau des garde-côtes américains nommé Escanaba, deux jours après avoir été interdits d’entrée aux Bahamas, rapporte le Miami Herald.
Les clandestins, 102 hommes, 21 femmes, dont deux qui sont enceintes, et une petite fille ont été acheminés au port du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince).
Mardi dernier, le Escanaba avait repéré à quelques kilomètres de la Grande Inague, (une des composantes de l’archipel des Bahamas) une embarcation de fortune de 25 pieds qui transportait les boat people.
Tous les voyageurs ont confié aux garde-côtes qu’ils avaient laissé la commune de Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) trois jours auparavant.
Par ailleurs, l’équipage du navire des garde-côtes américains Drummond a remis jeudi à la Force de défense royale bahaméenne sept boat people cubains et un contrebandier interceptés dans les eaux territoriales des Bahamas.
Une augmentation sensible du flux des réfugiés économiques en provenance d’Haïti a été constatée au cours des derniers mois dans différentes îles caribéennes. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4081
Claudy Gassant à l’audition de présumés narcotrafiquants haïtiens aux Etats-Unis
Le chef du parquet de Port-au-Prince soutient que son action découle de l’entraide judiciaire existant entre Haïti et les Etats-Unis ; parallèlement, il opère des arrestations et annonce des jours difficiles pour les "hommes d’affaires corrompus"
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, est arrivé vendredi soir aux Etats-Unis où il doit assister à l’audition de plusieurs présumés narcotrafiquants haïtiens récemment extradés aux Etats-Unis.
Peu avant son départ de l’aéroport international Toussaint Louverture, le commissaire du gouvernement a déclaré à la presse que "son voyage s’inscrivait dans le cadre de l’entraide judiciaire entre Haïti et les Etats-Unis". Il a justifié sa présence en tant que représentant de l’Etat haïtien dans les tribunaux américains par le "caractère transnational" de crimes comme le trafic de drogue, le trafic d’enfants et d’êtres humains.
Claudy Gassant n’a pas précisé la date des auditions ni celle de son retour à Port-au-Prince.
Plusieurs présumés trafiquants de drogue dont les hommes d’affaires Lavaud François alias "Chachou", Frantz Cadet et Savil Dessain ainsi que l’ex-militaire Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion dit "Fusil Bois" ont été conduits dans des prisons fédérales en Floride.
Cependant, à l’inverse du Président René Préval, des juristes haïtiens ont fortement désapprouvé l’implication du chef du parquet de Port-au-Prince dans des procédures judiciaires engagées aux Etats-Unis. Ils soulignent qu’au regard de la législation haïtienne l’extraterritorialité ne s’applique pas aux commissaires du gouvernement dont la juridiction est strictement délimitée. Par conséquent, M. Gassant ne serait pas habilité à siéger au nom du pays dans des tribunaux fédéraux américains, de l’avis des hommes de loi.
Par ailleurs, le commissaire du gouvernement a poursuivi ces dernières heures son "offensive anti-corruption" en procédant mercredi soir à l’arrestation d’un individu au casino de l’hôtel El Rancho à Pétion-Ville (banlieue est) et le lendemain à celle de deux employés de la douane de Port-au-Prince dans l’enceinte même de l’administration. Les trois prévenus, dont l’identité n’a pas été révélée, seraient liés au dossier de fausses déclarations en douane pour l’importation d’un camion qui a entraîné l’emprisonnement de l’homme d’affaires Fritz Brandt, de son fils David et de l’un de ses employés, Jean Anthony Duponcy.
Le puissant commissaire du gouvernement a promis d’effectuer prochainement d’importants coups de filet. Accusant la majorité des concessionnaires de véhicules et propriétaires de supermarchés de se livrer à la fraude fiscale et douanière, il a estimé que "les corrompus avaient de quoi s’inquiéter, car ils connaîtront des jours difficiles".
A l’issue d’un interrogatoire marathon, Claudy Gassant avait ordonné le 26 juillet dernier l’arrestation des deux Brandt, membres d’une famille très opulente propriétaire entr’autres de la Compagnie haïtienne de moteurs, l’un des concessionnaires de véhicules en Haïti. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4084
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, est arrivé vendredi soir aux Etats-Unis où il doit assister à l’audition de plusieurs présumés narcotrafiquants haïtiens récemment extradés aux Etats-Unis.
Peu avant son départ de l’aéroport international Toussaint Louverture, le commissaire du gouvernement a déclaré à la presse que "son voyage s’inscrivait dans le cadre de l’entraide judiciaire entre Haïti et les Etats-Unis". Il a justifié sa présence en tant que représentant de l’Etat haïtien dans les tribunaux américains par le "caractère transnational" de crimes comme le trafic de drogue, le trafic d’enfants et d’êtres humains.
Claudy Gassant n’a pas précisé la date des auditions ni celle de son retour à Port-au-Prince.
Plusieurs présumés trafiquants de drogue dont les hommes d’affaires Lavaud François alias "Chachou", Frantz Cadet et Savil Dessain ainsi que l’ex-militaire Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion dit "Fusil Bois" ont été conduits dans des prisons fédérales en Floride.
Cependant, à l’inverse du Président René Préval, des juristes haïtiens ont fortement désapprouvé l’implication du chef du parquet de Port-au-Prince dans des procédures judiciaires engagées aux Etats-Unis. Ils soulignent qu’au regard de la législation haïtienne l’extraterritorialité ne s’applique pas aux commissaires du gouvernement dont la juridiction est strictement délimitée. Par conséquent, M. Gassant ne serait pas habilité à siéger au nom du pays dans des tribunaux fédéraux américains, de l’avis des hommes de loi.
Par ailleurs, le commissaire du gouvernement a poursuivi ces dernières heures son "offensive anti-corruption" en procédant mercredi soir à l’arrestation d’un individu au casino de l’hôtel El Rancho à Pétion-Ville (banlieue est) et le lendemain à celle de deux employés de la douane de Port-au-Prince dans l’enceinte même de l’administration. Les trois prévenus, dont l’identité n’a pas été révélée, seraient liés au dossier de fausses déclarations en douane pour l’importation d’un camion qui a entraîné l’emprisonnement de l’homme d’affaires Fritz Brandt, de son fils David et de l’un de ses employés, Jean Anthony Duponcy.
Le puissant commissaire du gouvernement a promis d’effectuer prochainement d’importants coups de filet. Accusant la majorité des concessionnaires de véhicules et propriétaires de supermarchés de se livrer à la fraude fiscale et douanière, il a estimé que "les corrompus avaient de quoi s’inquiéter, car ils connaîtront des jours difficiles".
A l’issue d’un interrogatoire marathon, Claudy Gassant avait ordonné le 26 juillet dernier l’arrestation des deux Brandt, membres d’une famille très opulente propriétaire entr’autres de la Compagnie haïtienne de moteurs, l’un des concessionnaires de véhicules en Haïti. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4084
Fermeture lundi de la deuxième session législative de l’année
Le Président du Sénat, Joseph Lambert, se concentre exclusivement sur ce rendez-vous constitutionnel pendant que les regards sont tournés vers son département dont l’un des élus serait propriétaire du bateau impliqué dans un trafic de drogue
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Députés et Sénateurs doivent se réunir lundi prochain en assemblée nationale afin de procéder à la fermeture de la deuxième session ordinaire de l’année législative.
La Chambre des Députés entrera automatiquement en vacance tandis que le Sénat continuera à siéger en permanence comme le prévoit la constitution.
Le Président du Sénat, Joseph Lambert, a appelé vendredi tous ses collègues à accomplir leur devoir constitutionnel. Il n’a pas voulu communiquer les éléments de son bilan de la session qu’il évoquera dans son allocution de circonstance lundi.
Lambert a également souhaité que tous les parlementaires se tiennent prêts à répondre à une éventuelle convocation à l’extraordinaire du Président René Préval qu’il juge "fort probable". Mais, cela reste, a-t-il rappelé, à la discrétion du chef de l’Etat qui peut à tout moment user de cette prérogative constitutionnelle.
Le premier Sénateur du Sud-Est n’a voulu intervenir que sur la séance en assemblée nationale alors qu’un juge d’instruction, Jacques Saint-Jean, a affirmé qu’un bateau impliqué dans un trafic de drogue est la propriété d’un parlementaire de son département.
Au moins deux Députés du Sud-Est se sont démarqués de cette affaire en précisant que le navire suspect ne leur appartenait pas. Les six autres Députés et les trois Sénateurs que compte le département n’ont toujours pas réagi.
Dix individus ont été arrêtés pour leur implication présumée dans cette opération de transfert d’une cargaison de stupéfiants qui avait avorté dimanche dernier à Tiburon (extrême Sud), selon le magistrat Saint-Jean. Parmi les personnes écrouées se trouve Jean Félix Désir, le chanteur des Jouvenceaux, l’un des deux principaux orchestres Compas de Jacmel (Sud-Est).
Le juge d’instruction rapporte que deux petits avions vraisemblablement colombiens avaient dû repartir précipitamment sans avoir pu livrer la drogue à Tiburon où ils s’étaient posés tandis que le bateau avait fait naufrage et deux automobilistes associés au même dispositif avaient été interceptés. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4085
vendredi 7 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Députés et Sénateurs doivent se réunir lundi prochain en assemblée nationale afin de procéder à la fermeture de la deuxième session ordinaire de l’année législative.
La Chambre des Députés entrera automatiquement en vacance tandis que le Sénat continuera à siéger en permanence comme le prévoit la constitution.
Le Président du Sénat, Joseph Lambert, a appelé vendredi tous ses collègues à accomplir leur devoir constitutionnel. Il n’a pas voulu communiquer les éléments de son bilan de la session qu’il évoquera dans son allocution de circonstance lundi.
Lambert a également souhaité que tous les parlementaires se tiennent prêts à répondre à une éventuelle convocation à l’extraordinaire du Président René Préval qu’il juge "fort probable". Mais, cela reste, a-t-il rappelé, à la discrétion du chef de l’Etat qui peut à tout moment user de cette prérogative constitutionnelle.
Le premier Sénateur du Sud-Est n’a voulu intervenir que sur la séance en assemblée nationale alors qu’un juge d’instruction, Jacques Saint-Jean, a affirmé qu’un bateau impliqué dans un trafic de drogue est la propriété d’un parlementaire de son département.
Au moins deux Députés du Sud-Est se sont démarqués de cette affaire en précisant que le navire suspect ne leur appartenait pas. Les six autres Députés et les trois Sénateurs que compte le département n’ont toujours pas réagi.
Dix individus ont été arrêtés pour leur implication présumée dans cette opération de transfert d’une cargaison de stupéfiants qui avait avorté dimanche dernier à Tiburon (extrême Sud), selon le magistrat Saint-Jean. Parmi les personnes écrouées se trouve Jean Félix Désir, le chanteur des Jouvenceaux, l’un des deux principaux orchestres Compas de Jacmel (Sud-Est).
Le juge d’instruction rapporte que deux petits avions vraisemblablement colombiens avaient dû repartir précipitamment sans avoir pu livrer la drogue à Tiburon où ils s’étaient posés tandis que le bateau avait fait naufrage et deux automobilistes associés au même dispositif avaient été interceptés. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4085
Mission humanitaire du "USNS Comfort" : fin de la visite à Port-au-Prince du secrétaire américain à la santé et aux services sociaux
Lutte contre le sida en Haïti : promesse de 98 millions de dollars
samedi 8 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le secrétaire américain à la santé et aux services sociaux, Michael O. Leavitt, a mis un terme vendredi après-midi à une visite de quelques heures à Port-au-Prince, dans le cadre de la mission qu’effectuait parallèlement dans le pays l’équipage du navire-hôpital USNS Comfort composé de 600 médecins, infirmières et techniciens médicaux américains et canadiens.
Interrogé par des journalistes avant de prendre l’avion, Michael Leavitt s’est félicité de ce que 9.000 haïtiens ont pu bénéficier des soins prodigués par les spécialistes étrangers qui ont aussi réalisé une centaine d’interventions chirurgicales.
L’aide des Etats-Unis vis-à-vis d’Haïti dans le domaine de la santé estimée à 200 millions de dollars l’an va se poursuivre, a annoncé M. Leavitt. Le gouvernement américain devrait débloquer 98 millions de dollars pour la lutte contre le sida en Haïti, a-t-il ajouté.
M. Leavitt s’est rendu sur le navire-hôpital et dans les hôpitaux de la capitale haïtienne où l’équipage médical américano-canadien soigne plusieurs centaines de patients chaque jour gratuitement.
Les établissements de l’aire métropolitaine où la mission humanitaire du USNS Comfort se déroule jusqu’à samedi sont : l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (centre de la capitale), le Centre Eliazar Germain, à Pétion Ville (Est) et l’hôpital La Paix à Delmas (nord de la capitale). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4086
Des organisations réclament le respect du principe de la présomption d’innocence
Des organisations de défense des droits humains telles le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) dénoncent la pratique des autorités policières consistant à présenter les présumés bandits appréhendés devant les cameras de télévision.
Le secrétaire général du RNDDH, Pierre Espérance et le coordonnateur général du Carli, Renan Hédouville, affirment que cette pratique constitue une violation des droits de la personne, puisque l’individus est présumé innocent tant qu’il n’a pas été condamné par un tribunal. Tout en rejetant les arguments selon lesquels cette pratique a permis de lutter efficacement contre l’insécurité ces deux dernières années, les responsables de ces organisations croient que l’effet recherché est celui d’empêcher la libération de ces individus. "
L’objectif n’a pas été atteint puisque des gens qui ont été présentés à la télévision ont été par la suite libérées par des juges", soutient Pierre Espérance. Toutefois le coordonnateur général du Carli reconnaît aux autorités le droit de communiquer des informations sur l’identité des criminels en cavale afin de faciliter leur capture. " Il est indéniable que les autorités policières ont besoin de la collaboration de la population pour appréhender des présumés bandits, mais dès qu’ils sont arrêtés ils doivent être transmis aux autorités judiciaires », ajoute t-il.
Selon les responsables de ces organisations de défense des droits de la personne, il faut renforcer les institutions notamment l’appareil judiciaire afin de combattre l’impunité, et non se lancer dans des pratiques contraires aux droits humains. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Pierre Espérance et Renan Hedouville ont en outre invité les autorités à communiquer des informations sur les criminels qui ont été condamnés par les tribunaux. " Comme dans le cas des assassins de Jacques Roche qui ont été condamnés la semaine dernière, les autorités doivent informer la population sur les casiers judiciaires des criminels condamnés", explique Pierre Espérance.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13013
Le secrétaire général du RNDDH, Pierre Espérance et le coordonnateur général du Carli, Renan Hédouville, affirment que cette pratique constitue une violation des droits de la personne, puisque l’individus est présumé innocent tant qu’il n’a pas été condamné par un tribunal. Tout en rejetant les arguments selon lesquels cette pratique a permis de lutter efficacement contre l’insécurité ces deux dernières années, les responsables de ces organisations croient que l’effet recherché est celui d’empêcher la libération de ces individus. "
L’objectif n’a pas été atteint puisque des gens qui ont été présentés à la télévision ont été par la suite libérées par des juges", soutient Pierre Espérance. Toutefois le coordonnateur général du Carli reconnaît aux autorités le droit de communiquer des informations sur l’identité des criminels en cavale afin de faciliter leur capture. " Il est indéniable que les autorités policières ont besoin de la collaboration de la population pour appréhender des présumés bandits, mais dès qu’ils sont arrêtés ils doivent être transmis aux autorités judiciaires », ajoute t-il.
Selon les responsables de ces organisations de défense des droits de la personne, il faut renforcer les institutions notamment l’appareil judiciaire afin de combattre l’impunité, et non se lancer dans des pratiques contraires aux droits humains. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Pierre Espérance et Renan Hedouville ont en outre invité les autorités à communiquer des informations sur les criminels qui ont été condamnés par les tribunaux. " Comme dans le cas des assassins de Jacques Roche qui ont été condamnés la semaine dernière, les autorités doivent informer la population sur les casiers judiciaires des criminels condamnés", explique Pierre Espérance.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13013
Hedi Annabi estime urgent de consolider les acquis sécuritaires
Le nouveau chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Hedi Annabi, promet de tout mettre en œuvre en vue de consolider les acquis dans le domaine de la sécurité publique. En prenant Cité Soleil en exemple, M. Annabi soutient que la situation sécuritaire est radicalement différente comparée à l’année dernière.
Toutefois Hedi Annabi a souligné qu’en dépit de ces progrès importants, la situation reste fragile. " Il me parait nécessaire et essentiel de travailler à la consolidation de ces acquis, pour pouvoir créer les conditions d’un avenir meilleur pour tous les haïtiens" ajoute t-il. "
Un aspect essentiel de cet effort devra bien entendu consister dans la poursuite des efforts de formation et de professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH) puisque la stratégie de sortie de toute opération sécuritaire et des opérations que nous menons ici, au nom de la MINUSTAH, c’est d’aider à former les capacités nationales qui pourront ensuite prendre la relève et assurer cette stabilité de manière à ce qu’elle ne soit pas remise en cause", explique M. Annabi.
En ce qui a trait à la nouvelle orientation de la Minustah, M. Annabi informe que les priorités pour les 12 prochains mois sont notamment , la continuation des efforts d’appui à la PNH pour renforcer la sécurité dans le pays, notamment en établissant une présence sécuritaire aux frontières maritimes et terrestres, l’appui à la réforme du système judiciaire et pénitentiaire, le renforcement de l’Etat de Droit et des institutions de l’état et l’appui au gouvernement dans sa lutte contre la corruption et contre l’impunité.
Interrogé sur les frictions entre le parlement et l’exécutif, M. Annabi a fait remarquer que les institutions doivent faire leur travail, précisant qu’elles ont leurs propres responsabilités, compétences et prérogatives. "Je crois qu’on ne résout rien par la confrontation, on avance par le dialogue et par le respect des compétences réciproques qui incombent à chacun des organes de l’Etat", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13012
Toutefois Hedi Annabi a souligné qu’en dépit de ces progrès importants, la situation reste fragile. " Il me parait nécessaire et essentiel de travailler à la consolidation de ces acquis, pour pouvoir créer les conditions d’un avenir meilleur pour tous les haïtiens" ajoute t-il. "
Un aspect essentiel de cet effort devra bien entendu consister dans la poursuite des efforts de formation et de professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH) puisque la stratégie de sortie de toute opération sécuritaire et des opérations que nous menons ici, au nom de la MINUSTAH, c’est d’aider à former les capacités nationales qui pourront ensuite prendre la relève et assurer cette stabilité de manière à ce qu’elle ne soit pas remise en cause", explique M. Annabi.
En ce qui a trait à la nouvelle orientation de la Minustah, M. Annabi informe que les priorités pour les 12 prochains mois sont notamment , la continuation des efforts d’appui à la PNH pour renforcer la sécurité dans le pays, notamment en établissant une présence sécuritaire aux frontières maritimes et terrestres, l’appui à la réforme du système judiciaire et pénitentiaire, le renforcement de l’Etat de Droit et des institutions de l’état et l’appui au gouvernement dans sa lutte contre la corruption et contre l’impunité.
Interrogé sur les frictions entre le parlement et l’exécutif, M. Annabi a fait remarquer que les institutions doivent faire leur travail, précisant qu’elles ont leurs propres responsabilités, compétences et prérogatives. "Je crois qu’on ne résout rien par la confrontation, on avance par le dialogue et par le respect des compétences réciproques qui incombent à chacun des organes de l’Etat", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13012
Le Parquet intensifie sa campagne de lutte contre la corruption
Trois personnes, dont deux employés de la Douane de Port-au-Prince, ont été appréhendées dans le cadre d’une investigation sur des cas de corruption.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant affirme que les arrestations sont réalisées dans le cadre de l’instruction de l’affaire impliquant des grands commerçants. " Le parquet a lancé une campagne contre la corruption, la contrebande, le trafic de la drogue et le kidnapping", dit-il précisant que l’opération avait débuté la veille avec une intervention de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à l’hôtel El Rancho.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, n’a pas voulu communiquer les noms des personnes appréhendées se contentant d’indiquer que deux d’entre eux étaient l’objet de mandat d’amener de la part du juge d’instruction en charge du dossier. " Les dénonciations des deux premières personnes ont permis d’appréhender un troisième individus", déclare M. Gassant expliquant que cette dernière interpellation a eu lieu au bureau de la Douane de Port-au-Prince. "
Les arrestations des deux employés de la Douane concernent un camion qui a été importé le 23 juillet", soutient-il précisant que des hommes d’affaires importants sont impliqués dans ce dossier. De plus, le chef du parquet annonce une campagne contre les entreprises important des produits par des filières de contrebande. Les chefs d’entreprises ayant réalisé des opérations douanières frauduleuses seront poursuivis affirme M. Gassant qui estime qu’une majorité d’entreprises sont impliquées dans la contrebande. Le commissaire du gouvernement révèle que des enquêtes approfondies seront réalisées à partir de la semaine prochaine sur ce dossier.
Plusieurs entrepreneurs dont Fritz et David Brandt, Franck Ciné, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy ont été appréhendés par des juges d’instruction dans le cadre de deux enquêtes distinctes. Jean Gérard Eveillard, un des avocats des hommes d’affaires Fritz et David Brandt, avait rejeté les allégations relatives aux aveux de ses clients dans le cadre d’une enquête judiciaires sur des cas de fraude.
Maître Eveillard avait pris le contre-pied des déclarations du commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, qui avait indiqué que les accusés avaient reconnu avoir produit des faux documents pour l’acquisition et l’importation d’un véhicule.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13011
Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant affirme que les arrestations sont réalisées dans le cadre de l’instruction de l’affaire impliquant des grands commerçants. " Le parquet a lancé une campagne contre la corruption, la contrebande, le trafic de la drogue et le kidnapping", dit-il précisant que l’opération avait débuté la veille avec une intervention de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à l’hôtel El Rancho.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, n’a pas voulu communiquer les noms des personnes appréhendées se contentant d’indiquer que deux d’entre eux étaient l’objet de mandat d’amener de la part du juge d’instruction en charge du dossier. " Les dénonciations des deux premières personnes ont permis d’appréhender un troisième individus", déclare M. Gassant expliquant que cette dernière interpellation a eu lieu au bureau de la Douane de Port-au-Prince. "
Les arrestations des deux employés de la Douane concernent un camion qui a été importé le 23 juillet", soutient-il précisant que des hommes d’affaires importants sont impliqués dans ce dossier. De plus, le chef du parquet annonce une campagne contre les entreprises important des produits par des filières de contrebande. Les chefs d’entreprises ayant réalisé des opérations douanières frauduleuses seront poursuivis affirme M. Gassant qui estime qu’une majorité d’entreprises sont impliquées dans la contrebande. Le commissaire du gouvernement révèle que des enquêtes approfondies seront réalisées à partir de la semaine prochaine sur ce dossier.
Plusieurs entrepreneurs dont Fritz et David Brandt, Franck Ciné, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy ont été appréhendés par des juges d’instruction dans le cadre de deux enquêtes distinctes. Jean Gérard Eveillard, un des avocats des hommes d’affaires Fritz et David Brandt, avait rejeté les allégations relatives aux aveux de ses clients dans le cadre d’une enquête judiciaires sur des cas de fraude.
Maître Eveillard avait pris le contre-pied des déclarations du commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, qui avait indiqué que les accusés avaient reconnu avoir produit des faux documents pour l’acquisition et l’importation d’un véhicule.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13011
Claudy Gassant à Miami pour auditionner dé présumes trafiquants de drogue haïtiens extradés aux Etas-Unis
Port-au-Prince, le 7 septembre 2007 (AHP)- Le chef du Parquet de Port-au-prince, Claudy Gassant participera dès le début de la semaine prochaine à Miami aux séances d'audition d'un groupe d''haïtiens arrêtes en Haïti pour implication présumée dans le trafic de la drogue.
Le commissaire du gouvernement qui laisse Port-au-prince ce vendredi pour se rendre à Miami participera notamment à l'interrogatoire des individus arrêtés en juin dernier à Léogane en possession d'une importante quantité de cocaïne, parmi eux, le nommé Bernard Piquion, alias Fizi Bwa.
La participation de magistrats haïtiens à l'audition de compatriotes à l'étranger, qui fait l'objet de critiques, entre toutefois dans le cadre de la lutte anti-drogue menée conjointement par des pays producteurs, des pays de transit et de consommation.
"Le trafic de la drogue étant considéré comme un crime transnational, il n'est pas inadmissible qu'un magistrat participe à l'interrogatoire d'un présumé dealer dans un pays étranger, soutiennent les défenseurs de cette politique.
Le président Preval a annonce le 18 mai dernier une vaste campagne contre le trafic de la drogue, la contrebande et la corruption sous toutes ses formes.
Me Claudy Gassant a fait savoir jeudi que cette lutte ne va pas s'arrêter en chemin, puisque que le parquet ne fait qu'appliquer la politique du gouvernement.
Le commissaire du gouvernement qui laisse Port-au-prince ce vendredi pour se rendre à Miami participera notamment à l'interrogatoire des individus arrêtés en juin dernier à Léogane en possession d'une importante quantité de cocaïne, parmi eux, le nommé Bernard Piquion, alias Fizi Bwa.
La participation de magistrats haïtiens à l'audition de compatriotes à l'étranger, qui fait l'objet de critiques, entre toutefois dans le cadre de la lutte anti-drogue menée conjointement par des pays producteurs, des pays de transit et de consommation.
"Le trafic de la drogue étant considéré comme un crime transnational, il n'est pas inadmissible qu'un magistrat participe à l'interrogatoire d'un présumé dealer dans un pays étranger, soutiennent les défenseurs de cette politique.
Le président Preval a annonce le 18 mai dernier une vaste campagne contre le trafic de la drogue, la contrebande et la corruption sous toutes ses formes.
Me Claudy Gassant a fait savoir jeudi que cette lutte ne va pas s'arrêter en chemin, puisque que le parquet ne fait qu'appliquer la politique du gouvernement.
Rapatriement de 124 clandstins haïtiens des Bahamas
Cap-Haïtien, 7 septembre 2007- (AHP)-Un navire des gardes cotes américains a rapatrié jeudi au Cap Haïtien 124 immigrés clandestins haïtiens 2 jours après qu'ils eurent été interdits de séjour au bahamas.
Le navire transportait 102 hommes, 21 femmes dont 2 enceintes et une fillette.
Ils ont déclaré aux gardes côtes qu'ils avaient laissé 3 jours plus tôt la localité de St louis du Nord, dans le Nord-Ouest du pays.
Les clandestins ont indiqué qu'ils étaient prêts à reprendre le chemin de la mer en raison de leurs mauvaises conditions de vie.
Le navire transportait 102 hommes, 21 femmes dont 2 enceintes et une fillette.
Ils ont déclaré aux gardes côtes qu'ils avaient laissé 3 jours plus tôt la localité de St louis du Nord, dans le Nord-Ouest du pays.
Les clandestins ont indiqué qu'ils étaient prêts à reprendre le chemin de la mer en raison de leurs mauvaises conditions de vie.
La Commission anti-corruption de la chambre des députés et le Ministère des Finances réaffirment la nécessité de renforcer la lutte contre la corrupti
Port-au-Prince, le 6 septembre 2007;(AHP)- Les membres de la commission anti/corruption de la chambre des députés se sont entretenus jeudi avec le ministre de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil autour de l'évolution de la lutte contre la corruption, dans le pays, des progrès réalisés et des écueils rencontrés.
Le ministre était accompagné du responsable de l'Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), Jean Yves Noël, du directeur général de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Amos Desrosiers et du président de la Cour Supérieure des Comptes, Harold Elie.
M. Dorsainvil, s'est dit satisfait de cette rencontre qui a servi de plateforme pour réaffirmer l'engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la contrebande et la corruption en général.
Le président de la commission anti-corruption, Frantz Robert Mondé, a lui aussi estimé fructueuse cette rencontre puisqu'elle a permis de déceler certains éléments de blocage des enquêtes en cours et de voir comment dynamiser les institutions concernées par la lutte contre la corruption et l'impunité.
Les enquêtes ouvertes doivent nécessairement aboutir, a déclaré M. Mondé, estimant inadmissible qu'un petit fonctionnaire de l'Etat, après seulement quelques années de travail, accumule des richesses inimaginables.
"Les taxes perçues par l'Etat haïtien doivent enfin servir à l'amélioration des conditions de vie de la population", a-t-il martelé, ajoutant qu'il ne sera satisfait que lorsque des mesures concrètes seront prises contre les individus reconnus coupables de malversations.
Plusieurs membres du secteur des affaires sont actuellement incarcérés sous l'accusation de corruption, falsification de documents et de fraude douanière.
Des sources proches de l'appareil judiciaire ont fait savoir que des pressions, des menaces et du chantage sont exercés contre les citoyens impliqués dans la lutte contre la corruption et le trafic de drogue.
Le ministre était accompagné du responsable de l'Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), Jean Yves Noël, du directeur général de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Amos Desrosiers et du président de la Cour Supérieure des Comptes, Harold Elie.
M. Dorsainvil, s'est dit satisfait de cette rencontre qui a servi de plateforme pour réaffirmer l'engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la contrebande et la corruption en général.
Le président de la commission anti-corruption, Frantz Robert Mondé, a lui aussi estimé fructueuse cette rencontre puisqu'elle a permis de déceler certains éléments de blocage des enquêtes en cours et de voir comment dynamiser les institutions concernées par la lutte contre la corruption et l'impunité.
Les enquêtes ouvertes doivent nécessairement aboutir, a déclaré M. Mondé, estimant inadmissible qu'un petit fonctionnaire de l'Etat, après seulement quelques années de travail, accumule des richesses inimaginables.
"Les taxes perçues par l'Etat haïtien doivent enfin servir à l'amélioration des conditions de vie de la population", a-t-il martelé, ajoutant qu'il ne sera satisfait que lorsque des mesures concrètes seront prises contre les individus reconnus coupables de malversations.
Plusieurs membres du secteur des affaires sont actuellement incarcérés sous l'accusation de corruption, falsification de documents et de fraude douanière.
Des sources proches de l'appareil judiciaire ont fait savoir que des pressions, des menaces et du chantage sont exercés contre les citoyens impliqués dans la lutte contre la corruption et le trafic de drogue.
Nouvelles arrestations dans le cadre de l'Affaire Brandt
Port-au-Prince, 6 septembre 2007,- (AHP)- De nouvelles arrestations ont été opérées au cours de ces dernières 24 heures à Port-au-Prince dans le cadre de l'Affaire Brandt.
MM Fritz et David Brandt, propriétaires de la Compagnie haïtienne de moteurs ont été arrêtés depuis fin juillet 2007 sous l'accusation de falsification de documents et de fraude douanière.
Deux des individus arrêtés mercredi et jeudi sont considérés comme des éléments clés de l'affaire.
L'un d'entre eux a été mis aux arrêts au casino d'un hôtel de la capitale et l'autre à son domicile dans le quartier du Christ-Roi.
C'est le chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, un juge d'instruction et des agents de la direction centrale de la police judiciaire qui ont mené les opérations.
Des arrestations ont également été opérées ce jeudi à la douane du port dans le cadre de la lutte contre la corruption annoncée par le gouvernement.
MM Fritz et David Brandt, propriétaires de la Compagnie haïtienne de moteurs ont été arrêtés depuis fin juillet 2007 sous l'accusation de falsification de documents et de fraude douanière.
Deux des individus arrêtés mercredi et jeudi sont considérés comme des éléments clés de l'affaire.
L'un d'entre eux a été mis aux arrêts au casino d'un hôtel de la capitale et l'autre à son domicile dans le quartier du Christ-Roi.
C'est le chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, un juge d'instruction et des agents de la direction centrale de la police judiciaire qui ont mené les opérations.
Des arrestations ont également été opérées ce jeudi à la douane du port dans le cadre de la lutte contre la corruption annoncée par le gouvernement.
Les directeurs généraux de l'AAN et de l'OFNAC reçus au sénat: discussions autour de l'urgence de travaux de réaménagement dans les aéroports du pays
Port-au-Prince, le 6 septembre 2007 (AHP) - La commission travaux publics du sénat s'est entretenu ce jeudi avec le directeur général de l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) et celui de l’Office National de l'Aviation Civile (OFNAC).
Les discussions ont porté entre autres, sur les dispositions à adopter dans le but d'effectuer des travaux de réaménagement au niveau des aéroports du pays notamment l'Aéroport Internationale Toussaint Louverture, a fait savoir le président de la commission, Jean Hector Anacacis
Des contrats devraient être paraphés en ce sens avec des institutions du secteur privé afin d'agrandir et de moderniser les petits aéroports des villes de province, a rapporté M. Anacacis.
M. Anacacis a fait savoir que les discussions engagées avec le directeur de l'OFNAC ont révélé que cette institution fait face actuellement à des problèmes de personnel qualifié et d'équipement et ne dispose d'aucun fond d'investissement.
Pour sa part, le directeur général de l'AAN, M. Lionel Isaac a indiqué que la piste de l'aéroport Toussaint Louverture est actuellement à la limite de sa durée de vie et des études financées par la banque interaméricaine de développement (BID) sont en cours en vue de sa réparation.
Selon M Isaac, la préparation de l'actualisation du plan de masse de l'aéroport pour déterminer son plan de développement, débutera le 17 septembre et s'étendra sur une période de six mois. Ces travaux sont également financés par la banque interaméricaine de développement (BID).
Les discussions ont porté entre autres, sur les dispositions à adopter dans le but d'effectuer des travaux de réaménagement au niveau des aéroports du pays notamment l'Aéroport Internationale Toussaint Louverture, a fait savoir le président de la commission, Jean Hector Anacacis
Des contrats devraient être paraphés en ce sens avec des institutions du secteur privé afin d'agrandir et de moderniser les petits aéroports des villes de province, a rapporté M. Anacacis.
M. Anacacis a fait savoir que les discussions engagées avec le directeur de l'OFNAC ont révélé que cette institution fait face actuellement à des problèmes de personnel qualifié et d'équipement et ne dispose d'aucun fond d'investissement.
Pour sa part, le directeur général de l'AAN, M. Lionel Isaac a indiqué que la piste de l'aéroport Toussaint Louverture est actuellement à la limite de sa durée de vie et des études financées par la banque interaméricaine de développement (BID) sont en cours en vue de sa réparation.
Selon M Isaac, la préparation de l'actualisation du plan de masse de l'aéroport pour déterminer son plan de développement, débutera le 17 septembre et s'étendra sur une période de six mois. Ces travaux sont également financés par la banque interaméricaine de développement (BID).
Le ministre des Finances annonce le dépôt prochain au parlement du projet de budget 2007/2008
Port-au-Prince, le 6 septembre 2007 ;(AHP)- Le ministre de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a annoncé ce jeudi, le dépôt dans les prochains jours au parlement, du budget de l'exercice fiscal 2007-2008.
Il a fait savoir que les autorités gouvernementales organiseront bientôt une conférence dans le but de mobiliser les fonds internationaux devant faire partie du prochain budget
Une fois sûr de l'arrivée de ces fonds, le gouvernement procédera à l'amendement du budget pour y intégrer ces nouvelles données, a fait savoir le ministre.
Daniel Dorsainvil en a profité pour réitérer les priorités du gouvernement. Il a cité notamment le renforcement de la sécurité et de la justice, l'augmentation des recettes, la création de nouveaux emplois et la croissance économique.
Beaucoup de parlementaires s'étaient déclarés certains que le budget 2006/2007 allaient être reconduits en raison de la lenteur mise par le gouvernement pour déposer le nouveau budget.
Il a fait savoir que les autorités gouvernementales organiseront bientôt une conférence dans le but de mobiliser les fonds internationaux devant faire partie du prochain budget
Une fois sûr de l'arrivée de ces fonds, le gouvernement procédera à l'amendement du budget pour y intégrer ces nouvelles données, a fait savoir le ministre.
Daniel Dorsainvil en a profité pour réitérer les priorités du gouvernement. Il a cité notamment le renforcement de la sécurité et de la justice, l'augmentation des recettes, la création de nouveaux emplois et la croissance économique.
Beaucoup de parlementaires s'étaient déclarés certains que le budget 2006/2007 allaient être reconduits en raison de la lenteur mise par le gouvernement pour déposer le nouveau budget.
Les 12 hommes arrêtés mardi à Tiburon en possession d'une importante quantité de drogue, transférés aux Cayes: le propriétaire du bateau serait un par
Les Cayes, 6 septembre 2007- Le juge d'instruction Jacques Saint-Jean qui mène enquête sur le dossier des 12 individus arrêtés mardi à Tiburon (Sud) en possession d'une importante quantité de drogue, a réitéré que le bateau à bord duquel se trouvaient ces individus serait la propriété d'un sénateur du Sud-Est.
Selon le magistrat, le parlementaire dont le nom n'a pas été révélé, savait que le bateau allait arriver. Et de petits avions se trouvaient déjà sur les lieux pour recevoir la marchandise dont le type et la quantité n'ont pas été précisés.
C'est au moment du naufrage du bateau dans la localité de Bon Pas que les 12 hommes dont un ancien marine américain d'origine haïtienne ont été mis aux arrêts, a fait savoir Me. Saint-Jean, juge au tribunal de première instance des Côteaux.
Les individus qui se trouvaient en garde-à-vue au commissariat des Côteaux, ont été transférés mercredi au commissariat de police des Cayes pour les suites légales.
Selon le magistrat, le parlementaire dont le nom n'a pas été révélé, savait que le bateau allait arriver. Et de petits avions se trouvaient déjà sur les lieux pour recevoir la marchandise dont le type et la quantité n'ont pas été précisés.
C'est au moment du naufrage du bateau dans la localité de Bon Pas que les 12 hommes dont un ancien marine américain d'origine haïtienne ont été mis aux arrêts, a fait savoir Me. Saint-Jean, juge au tribunal de première instance des Côteaux.
Les individus qui se trouvaient en garde-à-vue au commissariat des Côteaux, ont été transférés mercredi au commissariat de police des Cayes pour les suites légales.
Les U-23 haïtiens à Saint Kitts cette fin de semaine dans le cadre des éliminatoires pour les JO 2008
Port-au-Prince, le 6 septembre 2007; (AHP)- La sélection nationale de football des moins de 23 ans laisse le pays ce samedi à destination de saint Kitts & Nevis dans le but de participer, la semaine prochaine, à la première phase des éliminatoires du tournoi de football des jeux olympiques, Beijing 2008.
Placée dans le groupe D dont le siège est à Basseterre, l'équipe olympique se mesurera à ses homologues dominicaine et Kitticienne les 11 et 13 septembre respectivement.
Quatorze joueurs évoluant en Haïti quitteront Port-au-Prince ce week end et seront rejoints à Miami durant leur escale, par quatre autres joueurs évoluant à l'étranger. Il s'agit de Tim Velten (SC Gronitas, Hollande), Azor Bidrece (Sampdoria, Italie), Sony Nordé (Boca Juniors) et Fabrice Noël (Islanders).
Le premier du groupe D sera qualifié pour la deuxième phase des éliminatoires et disputera dans le groupe H, un autre triangulaire aux côtés des Bahamas et du vainqueur du groupe B composé de la Jamaïque, Antigua & Barbuda, Aruba et la Barbade.
C'est l'entraîneur Wilner Etienne qui aura la tache de conduire les moins de 23 ans haïtiens durant leur campagne éliminatoire pour les jeux olympiques.
Il est assisté de l'ancien international Jean Roland Dartiguenave et de Clamar Augustin comme entraîneur des gardiens de but.
Les U17 haïtiens ont été éliminés au premier tour de la coupe du monde de cette catégorie en Corée du Sud, après avoir été battus 3-1 par le Japon, 4-1 par le Nigeria et fait match nul 1-1 avec la France.
Les Haïtiens estiment que l'équipe haïtienne a gagné contre la France, en raison de l'annulation sans raison, selon eux, d'un but contre les U-17 français.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Placée dans le groupe D dont le siège est à Basseterre, l'équipe olympique se mesurera à ses homologues dominicaine et Kitticienne les 11 et 13 septembre respectivement.
Quatorze joueurs évoluant en Haïti quitteront Port-au-Prince ce week end et seront rejoints à Miami durant leur escale, par quatre autres joueurs évoluant à l'étranger. Il s'agit de Tim Velten (SC Gronitas, Hollande), Azor Bidrece (Sampdoria, Italie), Sony Nordé (Boca Juniors) et Fabrice Noël (Islanders).
Le premier du groupe D sera qualifié pour la deuxième phase des éliminatoires et disputera dans le groupe H, un autre triangulaire aux côtés des Bahamas et du vainqueur du groupe B composé de la Jamaïque, Antigua & Barbuda, Aruba et la Barbade.
C'est l'entraîneur Wilner Etienne qui aura la tache de conduire les moins de 23 ans haïtiens durant leur campagne éliminatoire pour les jeux olympiques.
Il est assisté de l'ancien international Jean Roland Dartiguenave et de Clamar Augustin comme entraîneur des gardiens de but.
Les U17 haïtiens ont été éliminés au premier tour de la coupe du monde de cette catégorie en Corée du Sud, après avoir été battus 3-1 par le Japon, 4-1 par le Nigeria et fait match nul 1-1 avec la France.
Les Haïtiens estiment que l'équipe haïtienne a gagné contre la France, en raison de l'annulation sans raison, selon eux, d'un but contre les U-17 français.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
vendredi 7 septembre 2007
Un Sénateur du département du SUd Est d'HAïti impliqué dans le trafic de drogue
Nouveau coup de tonnerre dans le firmament politique et des faits divers. Les autorités judiciaires policières ont appréhendé 12 individus dans la commune de Tiburon accusé d’implication dans le trafic de drogue. Rien de bien extraordinaire dira-t-on. Oui, ce qui n’est pas ordinaire c’est que selon les informations fournies par le juge d’instruction en charge du dossier le bateau qui assurait le transport de cette drogue appartiendrait à un sénateur du département du SUD-EST !
Cette nouvelle tombe à point nommé dans un contexte ou le pouvoir législatif veut ouvrir un front contre l’actuel gouvernement en se basant sur le comportement d’un Commissaire de Gouvernement très à la mode ces derniers temps.
Au moment ou le pouvoir exécutif ne parle que de lutte contre la corruption l’opinion publique attend avec une certaine anxiété un traitement équitable selon les prescrits de la loi du cas de ce Sénateur sans vergogne qui n’a sa place qu’avec les bandits de son espèce : en prison !
Voilà la nouvelle qui faisait état des déclarations d’un membre de cette chambre qui accusaient d’autres membres de ce fait et de bien d’autres !
Affaire à suivre !
18 février
SENAT HAITIEN: DROGUE, POTS DE VIN, VENTE DE VISAS: A INVESTIGUER...
Le sénateur Fortuné dénonce des sénateurs corrompus et trafiquants de drogue
Le sénateur Jean Gabriel Fortuné réclame une investigation approfondie afin d’identifier les sénateurs ayant reçu des pots-de-vin des dirigeants de la Socabank, et ceux impliqués dans le trafic de la drogue.
Répondant aux questions des membres de la commission d’enquête du sénat, Jean Gabriel Fortuné indique qu’on peut repérer facilement les sénateurs corrompus. " Vous pouvez demander à la Banque de la République d’Haïti (BRH) de vous communiquer les transactions importantes effectuées par les sénateurs quelques jours avant le vote de la résolution", explique le sénateur Fortuné.
Il estime également nécessaire une investigation sur les retraits effectués par les grands actionnaires de la Socabank avant le vote afin de retracer le comportement des corrompus.
Le sénateur du sud invite les membres de la commission sénatoriale à réaliser une enquête approfondie autour de ce dossier, et souhaite l’implication de l’Unité Centrale de Renseignements Financier (Ucref) et de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC).
Jean Gabriel Fortuné dépeint un sénat qui abrite des corrompus et des trafiquants de drogue réclamant en priorité une enquête au bureau du grand corps sur le non respect de la procédure pour le vote de la résolution de la Socabank.
" Allez au warf des Cayes (sud d’Haïti) pour savoir si des véhicules de sénateurs n’assurent pas le transport de la drogue vers Port-au-Prince", déclare le sénateur Fortuné. " Vous pouvez demander à la DEA (Drug Enforcement Administration) de vous aider, les américains connaissent ceux qui sont impliqués dans le trafic de la drogue", assure t-il.
Jean Gabriel Fortuné indique de plus que certains sénateurs sont impliqués dans d’autres activités illégales telle la vente de visa. " Le consul général des Etats-Unis avait informé le président du sénat qu’un sénateur avait vendu 6 visas à 6 000 dollars l’unité". Il avait pu ainsi transformé 6 visas obtenus pour des parents en 36 000 dollars explique le sénateur Fortuné citant ce cas parmi d’autres.
Cette nouvelle tombe à point nommé dans un contexte ou le pouvoir législatif veut ouvrir un front contre l’actuel gouvernement en se basant sur le comportement d’un Commissaire de Gouvernement très à la mode ces derniers temps.
Au moment ou le pouvoir exécutif ne parle que de lutte contre la corruption l’opinion publique attend avec une certaine anxiété un traitement équitable selon les prescrits de la loi du cas de ce Sénateur sans vergogne qui n’a sa place qu’avec les bandits de son espèce : en prison !
Voilà la nouvelle qui faisait état des déclarations d’un membre de cette chambre qui accusaient d’autres membres de ce fait et de bien d’autres !
Affaire à suivre !
18 février
SENAT HAITIEN: DROGUE, POTS DE VIN, VENTE DE VISAS: A INVESTIGUER...
Le sénateur Fortuné dénonce des sénateurs corrompus et trafiquants de drogue
Le sénateur Jean Gabriel Fortuné réclame une investigation approfondie afin d’identifier les sénateurs ayant reçu des pots-de-vin des dirigeants de la Socabank, et ceux impliqués dans le trafic de la drogue.
Répondant aux questions des membres de la commission d’enquête du sénat, Jean Gabriel Fortuné indique qu’on peut repérer facilement les sénateurs corrompus. " Vous pouvez demander à la Banque de la République d’Haïti (BRH) de vous communiquer les transactions importantes effectuées par les sénateurs quelques jours avant le vote de la résolution", explique le sénateur Fortuné.
Il estime également nécessaire une investigation sur les retraits effectués par les grands actionnaires de la Socabank avant le vote afin de retracer le comportement des corrompus.
Le sénateur du sud invite les membres de la commission sénatoriale à réaliser une enquête approfondie autour de ce dossier, et souhaite l’implication de l’Unité Centrale de Renseignements Financier (Ucref) et de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC).
Jean Gabriel Fortuné dépeint un sénat qui abrite des corrompus et des trafiquants de drogue réclamant en priorité une enquête au bureau du grand corps sur le non respect de la procédure pour le vote de la résolution de la Socabank.
" Allez au warf des Cayes (sud d’Haïti) pour savoir si des véhicules de sénateurs n’assurent pas le transport de la drogue vers Port-au-Prince", déclare le sénateur Fortuné. " Vous pouvez demander à la DEA (Drug Enforcement Administration) de vous aider, les américains connaissent ceux qui sont impliqués dans le trafic de la drogue", assure t-il.
Jean Gabriel Fortuné indique de plus que certains sénateurs sont impliqués dans d’autres activités illégales telle la vente de visa. " Le consul général des Etats-Unis avait informé le président du sénat qu’un sénateur avait vendu 6 visas à 6 000 dollars l’unité". Il avait pu ainsi transformé 6 visas obtenus pour des parents en 36 000 dollars explique le sénateur Fortuné citant ce cas parmi d’autres.
Professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti
Posté: 2007 Sep 06 - 01:30• Douze ans après sa création, la Police Nationale d’Haïti (PNH) a déjà formé 18 promotions. L’effectif est passé de 354 à 8.000 agents de police au cours de cette période. La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et la communauté internationale continuent de déployer des efforts pour renforcer le professionnalisme des policiers haïtiens. La PNH est l’une des institutions qui bénéficient du plus grand soutien de la MINUSTAH. En effet, la résolution 1743 du Conseil de Sécurité adoptée le 15 février 2007 donne mandat à « tous les Etats membres, en coordination avec la MINUSTAH, à collaborer avec le Gouvernement haïtien pour l’agrément de tous les fonctionnaires de police ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles ».
Le soutien de la MINUSTAH à la PNH s’effectue à travers la Police des Nations Unies (UNPol) et se manifeste notamment par l’encadrement des policiers haïtiens sur le terrain ainsi que la formation des aspirants policiers. Vers une formation de qualité Depuis son arrivée en Haïti, la MINUSTAH a participé à la formation de quatre promotions de policiers (la 15ème, 16ème, 17ème et 18ème) qui sont déjà déployés à travers le pays. La 19ème promotion, actuellement en cours de formation, bénéficie également de l’encadrement des UNPol.
Ce sont actuellement 55 formateurs de la UNPol qui sont à pied d’œuvre à l’Académie nationale d’Haïti : « Ils assistent les instructeurs haïtiens mais interviennent également pour apporter des compléments d’informations ou des précisions par rapport à leur propre expertise », selon John Lonsway, Directeur de la Formation. La formation des futurs policiers bénéficie également du soutien de certains pays dont les Etats-Unis d’Amérique et le Canada. Les Etats-Unis accordent une aide en matériels et équipements à l’Académie nationale de police à travers un Programme d’assistance. Comme l'explique l’Inspecteur Jean Miguelite Maxime, Directeur des Ecoles et de la Formation permanente de la PNH, « au début de la formation de chaque nouvelle promotion, des membres du Programme viennent à l’Académie faire une évaluation de nos besoins et nous fournissent ensuite les matériels nécessaires», Le Canada participe notamment à la formation de cadres de la PNH. D'ailleurs, toujours d'après l'Inspecteur Maxime, « les Canadiens envisagent de créer une académie de police pour former des policiers haïtiens au niveau des cadres intermédiaires. Ainsi, il y a deux semaines, des experts canadiens sont venus visiter le site où devrait être construit cette académie de police. En attendant, le Canada assurera à partir de 2009 la formation de futurs inspecteurs de la PNH ».
Encadrement sur le terrain
La PNH bénéficie aussi d’un encadrement technique des policiers sur le terrain, à travers deux systèmes : le suivi des policiers haïtiens et la co-locationavec les agents de la PNH.
La co-location consiste à faire travailler ensemble des agents de la police nationale et ceux de la police internationale. L'UNPol offrant ainsi une assistante technique à la PNH par une présence au niveau des commissariats, des directions départementales et des services de la PNH. Ce type d’encadrement permet aux policiers haïtiens de bénéficier sur le terrain de l’expertise des agents de la UNPol dans plusieurs domaines.
Le suivi (ou monitoring) des policiers est un autre aspect de l’encadrement sur le terrain de la PNH. Les UNPol présents aux commissariats évaluent le travail des policiers haïtiens et les conseillent. « Nous ne sommes pas là pour juger les policiers. Nous sommes avec eux pour les orienter en tenant compte de leur faiblesse », explique le Commissaire adjoint des Opérations et du Contrôle de la UNPol, Colin Farquhar.
D’autres dispositions sont prises pour moderniser la PNH, notamment au niveau des moyens logistiques mis à leur disposition et du contrôle rigoureux des antécédents des membres de l’institution.
Plus de moyens et de contrôle
Le vetting (ou certification) des policiers est encore un aspect différent du soutien apporté par la MINUSTAH aux efforts de professionnalisation de la Police Nationale d'Haïti. Ce processus a pour objectif de s’assurer des capacités de l’aspirant policier à faire partie de l’institution. Il s’intéresse également aux policiers déjà en fonction. Une enquête est menée auprès des familles, des proches ainsi que des recherches au niveau des antécédents judiciaires voire criminels pour s’assurer que le policer ou aspirant policier est moralement et juridiquement apte à faire partie de l’institution.
Un plan stratégique d’aide à la PNH a été élaboré suite à un état des lieux des différents commissariats du pays. Ce plan a été réalisé en 2004, lors de la mise en place de la MINUSTAH. L’analyse des besoins de la PNH se poursuit et des solutions sont proposées. « Nous indiquons le nombre de commissariats nécessitant des réaménagements, ou encore le nombre de véhicules qu’il faut pour le fonctionnement de tel commissariat », indique Mamadou Diouf, Directeur Coordonnateur des Régions de la UNPol.
En résumé, les efforts de professionnalisation de la police haïtienne sont déployés à plusieurs niveaux : augmentation de l'effectif, accroissement des moyens, amélioration des ressources humaines, des compétences techniques et des valeurs ethiques. Objectif final : mettre en place une police de qualité, au service de la population.
United Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH)
http://www.caraibesfm.com/index.php?id=2834
Le soutien de la MINUSTAH à la PNH s’effectue à travers la Police des Nations Unies (UNPol) et se manifeste notamment par l’encadrement des policiers haïtiens sur le terrain ainsi que la formation des aspirants policiers. Vers une formation de qualité Depuis son arrivée en Haïti, la MINUSTAH a participé à la formation de quatre promotions de policiers (la 15ème, 16ème, 17ème et 18ème) qui sont déjà déployés à travers le pays. La 19ème promotion, actuellement en cours de formation, bénéficie également de l’encadrement des UNPol.
Ce sont actuellement 55 formateurs de la UNPol qui sont à pied d’œuvre à l’Académie nationale d’Haïti : « Ils assistent les instructeurs haïtiens mais interviennent également pour apporter des compléments d’informations ou des précisions par rapport à leur propre expertise », selon John Lonsway, Directeur de la Formation. La formation des futurs policiers bénéficie également du soutien de certains pays dont les Etats-Unis d’Amérique et le Canada. Les Etats-Unis accordent une aide en matériels et équipements à l’Académie nationale de police à travers un Programme d’assistance. Comme l'explique l’Inspecteur Jean Miguelite Maxime, Directeur des Ecoles et de la Formation permanente de la PNH, « au début de la formation de chaque nouvelle promotion, des membres du Programme viennent à l’Académie faire une évaluation de nos besoins et nous fournissent ensuite les matériels nécessaires», Le Canada participe notamment à la formation de cadres de la PNH. D'ailleurs, toujours d'après l'Inspecteur Maxime, « les Canadiens envisagent de créer une académie de police pour former des policiers haïtiens au niveau des cadres intermédiaires. Ainsi, il y a deux semaines, des experts canadiens sont venus visiter le site où devrait être construit cette académie de police. En attendant, le Canada assurera à partir de 2009 la formation de futurs inspecteurs de la PNH ».
Encadrement sur le terrain
La PNH bénéficie aussi d’un encadrement technique des policiers sur le terrain, à travers deux systèmes : le suivi des policiers haïtiens et la co-locationavec les agents de la PNH.
La co-location consiste à faire travailler ensemble des agents de la police nationale et ceux de la police internationale. L'UNPol offrant ainsi une assistante technique à la PNH par une présence au niveau des commissariats, des directions départementales et des services de la PNH. Ce type d’encadrement permet aux policiers haïtiens de bénéficier sur le terrain de l’expertise des agents de la UNPol dans plusieurs domaines.
Le suivi (ou monitoring) des policiers est un autre aspect de l’encadrement sur le terrain de la PNH. Les UNPol présents aux commissariats évaluent le travail des policiers haïtiens et les conseillent. « Nous ne sommes pas là pour juger les policiers. Nous sommes avec eux pour les orienter en tenant compte de leur faiblesse », explique le Commissaire adjoint des Opérations et du Contrôle de la UNPol, Colin Farquhar.
D’autres dispositions sont prises pour moderniser la PNH, notamment au niveau des moyens logistiques mis à leur disposition et du contrôle rigoureux des antécédents des membres de l’institution.
Plus de moyens et de contrôle
Le vetting (ou certification) des policiers est encore un aspect différent du soutien apporté par la MINUSTAH aux efforts de professionnalisation de la Police Nationale d'Haïti. Ce processus a pour objectif de s’assurer des capacités de l’aspirant policier à faire partie de l’institution. Il s’intéresse également aux policiers déjà en fonction. Une enquête est menée auprès des familles, des proches ainsi que des recherches au niveau des antécédents judiciaires voire criminels pour s’assurer que le policer ou aspirant policier est moralement et juridiquement apte à faire partie de l’institution.
Un plan stratégique d’aide à la PNH a été élaboré suite à un état des lieux des différents commissariats du pays. Ce plan a été réalisé en 2004, lors de la mise en place de la MINUSTAH. L’analyse des besoins de la PNH se poursuit et des solutions sont proposées. « Nous indiquons le nombre de commissariats nécessitant des réaménagements, ou encore le nombre de véhicules qu’il faut pour le fonctionnement de tel commissariat », indique Mamadou Diouf, Directeur Coordonnateur des Régions de la UNPol.
En résumé, les efforts de professionnalisation de la police haïtienne sont déployés à plusieurs niveaux : augmentation de l'effectif, accroissement des moyens, amélioration des ressources humaines, des compétences techniques et des valeurs ethiques. Objectif final : mettre en place une police de qualité, au service de la population.
United Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH)
http://www.caraibesfm.com/index.php?id=2834
IMMIGRATION / 656 rapatriés des Bahamas cette semaine
Par Marc-Kenson Joseph
jmarckenson@lematinhaiti.com
Alors que l’opinion publique ressasse encore les raisons et circonstances de la réouverture ratée des classes, le phénomène des boat people s’empare à nouveau de l’actualité avec le rapatriement, cette semaine, de 656 sans-papiers haïtiens à partir des Bahamas. .
128 rapatriés haïtiens ont été accueillis mardi à l’aéroport international Toussaint Louverture en présence des représentants de l’Office national de la migration (ONM). Un groupe de 437 autres compatriotes arriveront aujourd’hui, a informé les responsables de l’ONM. « Jeudi, 328 rapatriés arriveront à Port-au-Prince et 138 au Cap Haïtien. Ils étaient tous détenus au Bahamas.
Deux d’entre eux ont perdu la vie dans des circonstances non élucidées. Il n’y a pas eu de rapport de police et leurs corps sont en putréfaction. Le gouvernement haïtien est en pourparler avec celui des Bahamas aux fins de décider de leur sort », a déclaré Jeanne Bernard-Pierre, responsable de l’ONM.
Mis à part une enveloppe de 400 gourdes et un kit contenant divers éléments tels, serviettes, draps, peignes, pates dentifrices et brosses à dent ont été remis aux rapatriés qui proviennent, pour la plupart, du département du Nord-Ouest. Aucune information n’a été communiquée quant au nombre de mineurs, de femmes et d’hommes.
Des rapatriements systématiques
À part les Bahamas, la République Dominicaine a, depuis l’année dernière, accru ses opérations de rapatriement d’immigrants haïtiens. Le 26 août dernier 55 clandestins haïtiens avaient été arrêtés par l’armée dominicaine à Hatillo Palma dans la province de Monte Cristi. Ces voyageurs, après avoir été transférés au siège de la quatrième brigade de l’armée nationale à Mao, ont été rapatriés le même jour.
Le 13 août, 103 autres ont été rapatriés au Cap-Haïtien par les garde-côtes américains. Il s’agit de 86 hommes, 15 femmes et deux mineurs qui avaient quitté Borgne et d’autres localités du Nord, le 9 août.
Ils ont été interceptés le 10 août en direction des Bahamas. En juillet, on estimait à environ 800 le nombre de compatriotes rapatriés Début mai, plus de 185 candidats à l’émigration avaient été interceptés par les garde-côtes américains. Quelques jours plus tard, d’autres avaient connu un sort plus funeste, dans les eaux de l’archipel Turks and Caïcos : les corps sans vie de 28 hommes et 31 femmes avaient été rapatriés au Cap-Haïtien.
jeudi 6 septembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8310
jmarckenson@lematinhaiti.com
Alors que l’opinion publique ressasse encore les raisons et circonstances de la réouverture ratée des classes, le phénomène des boat people s’empare à nouveau de l’actualité avec le rapatriement, cette semaine, de 656 sans-papiers haïtiens à partir des Bahamas. .
128 rapatriés haïtiens ont été accueillis mardi à l’aéroport international Toussaint Louverture en présence des représentants de l’Office national de la migration (ONM). Un groupe de 437 autres compatriotes arriveront aujourd’hui, a informé les responsables de l’ONM. « Jeudi, 328 rapatriés arriveront à Port-au-Prince et 138 au Cap Haïtien. Ils étaient tous détenus au Bahamas.
Deux d’entre eux ont perdu la vie dans des circonstances non élucidées. Il n’y a pas eu de rapport de police et leurs corps sont en putréfaction. Le gouvernement haïtien est en pourparler avec celui des Bahamas aux fins de décider de leur sort », a déclaré Jeanne Bernard-Pierre, responsable de l’ONM.
Mis à part une enveloppe de 400 gourdes et un kit contenant divers éléments tels, serviettes, draps, peignes, pates dentifrices et brosses à dent ont été remis aux rapatriés qui proviennent, pour la plupart, du département du Nord-Ouest. Aucune information n’a été communiquée quant au nombre de mineurs, de femmes et d’hommes.
Des rapatriements systématiques
À part les Bahamas, la République Dominicaine a, depuis l’année dernière, accru ses opérations de rapatriement d’immigrants haïtiens. Le 26 août dernier 55 clandestins haïtiens avaient été arrêtés par l’armée dominicaine à Hatillo Palma dans la province de Monte Cristi. Ces voyageurs, après avoir été transférés au siège de la quatrième brigade de l’armée nationale à Mao, ont été rapatriés le même jour.
Le 13 août, 103 autres ont été rapatriés au Cap-Haïtien par les garde-côtes américains. Il s’agit de 86 hommes, 15 femmes et deux mineurs qui avaient quitté Borgne et d’autres localités du Nord, le 9 août.
Ils ont été interceptés le 10 août en direction des Bahamas. En juillet, on estimait à environ 800 le nombre de compatriotes rapatriés Début mai, plus de 185 candidats à l’émigration avaient été interceptés par les garde-côtes américains. Quelques jours plus tard, d’autres avaient connu un sort plus funeste, dans les eaux de l’archipel Turks and Caïcos : les corps sans vie de 28 hommes et 31 femmes avaient été rapatriés au Cap-Haïtien.
jeudi 6 septembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8310
HAÏTI/SÉCURITÉ / La Minustah ou les FADH ?
Par Ladenson Fleurival
ladenson@lematinhaiti.com
« La création d’une nouvelle force armée en Haïti n’est pas une condition pour le départ de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) », a déclaré hier mardi le chef du gouvernement, Jacques Édouard Alexis, en présence des ministres et vice-ministres de Défense de neuf pays latino-américains pourvoyeurs de troupes à la mission de paix, en visite depuis déjà 24 heures dans le pays.
« Le président Préval et moi, nous n’avons jamais posé la condition de départ des casques bleus à la création de cette nouvelle force publique », a renchéri le chef de la Primature.
Le chef de la Villa d’Accueil a tenu ces propos au Palais national dans le cadre d’une conférence de presse avec les représentants des pays latino-américains, en vue de statuer sur les nouvelles orientations du mandat de la Minustah qui sera renouvelé le 14 octobre prochain.
Le discours du Premier ministre paraît contradictoire, en ce sens qu'auparavant il se montrait favorable à l’idée de la création d’une force armée, telle que prévue dans la Constitution de 1987 en son article 263.
« Nous travaillons en vue de préparer le retrait de la Minustah par la création de la nouvelle force. […] Haïti doit être en mesure d’assurer sa propre sécurité et contribuer à la sécurité de la région. Nous pouvons envisager l’avenir avec optimisme », a soutenu en substance le chef du gouvernement au début de son intervention.
Récemment, l’administration Préval/Alexis avait formé une Commission nationale chargée de déterminer la nature de la nouvelle force publique. Cette commission, composée de membres de la société civile, des anciennes Forces armées d’Haïti (FADH) et du secteur universitaire, a été créée par le président de la République le 31 août dernier. Avant la tenue de la conférence de presse, le président de la République, René Préval, et le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), dont Jacques Édouard Alexis est le président, se sont entretenus avec le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) et la Délégation des pays latino-américains. Les discussions se sont déroulées autour de la situation sécuritaire dans le pays, des tâches attribuées à la Minustah, et de la perspective de collaboration dans le nouveau mandat. Elles ont permis de mettre l’emphase sur le contrôle de la frontière, la lutte contre la contrebande, le combat contre le trafic illicite de la drogue, la lutte contre la corruption au sein de l’Administration publique, la possibilité de coopération bilatérale.
Durant les huit derniers mois, estime Jacques Édouard Alexis, « la condition sécuritaire s’est améliorée, mais la situation demeure encore fragile. Il y a nécessité de poursuivre avec les efforts déjà consentis, notamment dans le domaine
de la sécurité, de la professionnalisation de la Police ». M. Alexis en a profité pour renouveler aux représentants du Brésil, de l’Argentine, du Pérou, de la Bolivie, du Paraguay, de l’Équateur, du Chili, de l’Uruguay et du Guatemala la demande du président haïtien de reconduction des casques bleus dans le pays, et que ces derniers s’investissent davantage dans des projets de développement.
Rappelons que s’adressant au Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, au cours de sa visite en Haïti, le 1er août dernier, le président Préval avait sollicité le renouvellement du mandat de la mission onusienne.
La délégation latino-américaine donne l’assurance que le nouveau mandat qui sera assigné à la Minustah prendra en compte les propositions du gouvernement haïtien. Prenant la parole en la circonstance, le ministre de la Défense du Chili, Jose Goni Carrasco, avance : « Nos gouvernements se sont unis dans la nécessité de développer des programmes et politiques de développement économique et social en Haïti. Nous travaillons à atteindre les objectifs fixés dans le mandat ».
Les ministres et vice-ministres de Défense latino-américains ont pris, entre autres, l’engagement de revoir le mandat de la Minustah, de renforcer la coopération, d’appuyer les efforts de lutte contre la corruption, de contribuer au contrôle des espaces aérien et maritime d’Haïti.
Les principales préoccupations d’Alexis
Le Premier ministre Jacques Édouard Alexis prévient que la sécurité ne marche pas sans la justice. Selon lui, la réforme de la Justice va marcher de paire avec la réforme de la Police. Il fait de la lutte contre : l’impunité, la corruption, le trafic des stupéfiants, la contrebande […] les principaux objectifs à atteindre par son gouvernement durant la deuxième année d’installation du cabinet.
Autres que les membres de la délégation des États latino-américains, le Secrétaire général de l’Organisation des États américains s’est aussi entretenu avec le Président de la République et le CSPN.
Au Palais national, le Premier ministre était entouré du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me René Magloire, du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, le sénateur Youri Latortue, du Directeur en chef de la Police nationale, Mario Andrésol.
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8256
ladenson@lematinhaiti.com
« La création d’une nouvelle force armée en Haïti n’est pas une condition pour le départ de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) », a déclaré hier mardi le chef du gouvernement, Jacques Édouard Alexis, en présence des ministres et vice-ministres de Défense de neuf pays latino-américains pourvoyeurs de troupes à la mission de paix, en visite depuis déjà 24 heures dans le pays.
« Le président Préval et moi, nous n’avons jamais posé la condition de départ des casques bleus à la création de cette nouvelle force publique », a renchéri le chef de la Primature.
Le chef de la Villa d’Accueil a tenu ces propos au Palais national dans le cadre d’une conférence de presse avec les représentants des pays latino-américains, en vue de statuer sur les nouvelles orientations du mandat de la Minustah qui sera renouvelé le 14 octobre prochain.
Le discours du Premier ministre paraît contradictoire, en ce sens qu'auparavant il se montrait favorable à l’idée de la création d’une force armée, telle que prévue dans la Constitution de 1987 en son article 263.
« Nous travaillons en vue de préparer le retrait de la Minustah par la création de la nouvelle force. […] Haïti doit être en mesure d’assurer sa propre sécurité et contribuer à la sécurité de la région. Nous pouvons envisager l’avenir avec optimisme », a soutenu en substance le chef du gouvernement au début de son intervention.
Récemment, l’administration Préval/Alexis avait formé une Commission nationale chargée de déterminer la nature de la nouvelle force publique. Cette commission, composée de membres de la société civile, des anciennes Forces armées d’Haïti (FADH) et du secteur universitaire, a été créée par le président de la République le 31 août dernier. Avant la tenue de la conférence de presse, le président de la République, René Préval, et le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), dont Jacques Édouard Alexis est le président, se sont entretenus avec le Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) et la Délégation des pays latino-américains. Les discussions se sont déroulées autour de la situation sécuritaire dans le pays, des tâches attribuées à la Minustah, et de la perspective de collaboration dans le nouveau mandat. Elles ont permis de mettre l’emphase sur le contrôle de la frontière, la lutte contre la contrebande, le combat contre le trafic illicite de la drogue, la lutte contre la corruption au sein de l’Administration publique, la possibilité de coopération bilatérale.
Durant les huit derniers mois, estime Jacques Édouard Alexis, « la condition sécuritaire s’est améliorée, mais la situation demeure encore fragile. Il y a nécessité de poursuivre avec les efforts déjà consentis, notamment dans le domaine
de la sécurité, de la professionnalisation de la Police ». M. Alexis en a profité pour renouveler aux représentants du Brésil, de l’Argentine, du Pérou, de la Bolivie, du Paraguay, de l’Équateur, du Chili, de l’Uruguay et du Guatemala la demande du président haïtien de reconduction des casques bleus dans le pays, et que ces derniers s’investissent davantage dans des projets de développement.
Rappelons que s’adressant au Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, au cours de sa visite en Haïti, le 1er août dernier, le président Préval avait sollicité le renouvellement du mandat de la mission onusienne.
La délégation latino-américaine donne l’assurance que le nouveau mandat qui sera assigné à la Minustah prendra en compte les propositions du gouvernement haïtien. Prenant la parole en la circonstance, le ministre de la Défense du Chili, Jose Goni Carrasco, avance : « Nos gouvernements se sont unis dans la nécessité de développer des programmes et politiques de développement économique et social en Haïti. Nous travaillons à atteindre les objectifs fixés dans le mandat ».
Les ministres et vice-ministres de Défense latino-américains ont pris, entre autres, l’engagement de revoir le mandat de la Minustah, de renforcer la coopération, d’appuyer les efforts de lutte contre la corruption, de contribuer au contrôle des espaces aérien et maritime d’Haïti.
Les principales préoccupations d’Alexis
Le Premier ministre Jacques Édouard Alexis prévient que la sécurité ne marche pas sans la justice. Selon lui, la réforme de la Justice va marcher de paire avec la réforme de la Police. Il fait de la lutte contre : l’impunité, la corruption, le trafic des stupéfiants, la contrebande […] les principaux objectifs à atteindre par son gouvernement durant la deuxième année d’installation du cabinet.
Autres que les membres de la délégation des États latino-américains, le Secrétaire général de l’Organisation des États américains s’est aussi entretenu avec le Président de la République et le CSPN.
Au Palais national, le Premier ministre était entouré du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me René Magloire, du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, le sénateur Youri Latortue, du Directeur en chef de la Police nationale, Mario Andrésol.
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8256
Inscription à :
Articles (Atom)