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vendredi 1 mai 2009

LEOGANE...INONDATIONS ET MANIFESTATIONS

Haïti: La Cité Anacaona sous les eaux

Haïti est à un mois de la période cyclonique, déjà sa fragilité environnementale se fait sentir. Le pays est constamment menacé par la moindre averse, mettant ainsi en péril la vie de centaines de citoyens. A Léogâne la tragédie continue...

Le niveau des eaux rend difficile l'accès à la ville. Dans certains quartiers, plusieurs maisons sont à peine remarquables, selon le responsable de risques et désastres de la mairie, Joseph Philippe.
Des quartiers comme Grand-Rue, rue Lavandière, rue Noire et les rues y attenantes sont totalement vidées de leurs résidents. « La situation est vraiment grave, se désole-t-il. A plusieurs reprises, nous avons attiré l'attention du ministère de l'Environnement et d'autres institutions sur les menaces que représentent les deux principales rivières - Rouyonne et Momance-pour la population en raison de leur ensablement. »

Devant une telle situation, la municipalité de Léogâne se mobilise en vue d'accompagner la population. « Le temps reste toujours menaçant. La population ne pourra pas faire face à une autre averse. Nous avons décrété l'état d'urgence jusqu'à lundi pour protéger les habitants. Nous abritons plusieurs familles dans les locaux de la mairie et du lycée, situés déjà dans un endroit vulnérable. Mais nous comptons sur l'aide des autorités pour pouvoir les nourrir », avance Santos Alexis, le premier citoyen de cette ville.

Le non curage de la rivière Rouyonne est l'une des causes de cette inondation. Cette rivière, de même que la Momance, est dans un état critique, surtout après la période cyclonique de l'année dernière. Selon les responsables de la mairie, aucune intervention n'a été effectuée par le pouvoir central. « Nous ne demandons rien d'autre que des moyens financiers et le matériel pour secourir cette population en détresse et faire face aux problèmes environnementaux que connaît la commune », déclare le responsable de risques et désastres.

Ce problème environnemental, il convient de l'aborder en amont. Le déboisement et les constructions anarchiques deviennent de sérieuses préoccupations pour cette commune. Car, dans les versants Est, Nord et Sud, les mornes sont complètement dénudés.

Géralda Sainville
sainvilleg@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=69817&PubDate=2009-04-30

(Photo: Francis Concite)

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Graves inondations et protestations à Léogâne

La présence de la PNH et de la MINUSTAH a été nécessaire pour la reprise de la circulation automobile paralysée par des riverains très remontés contre le gouvernement ; inondations et inquiétude à Port-au-Prince

jeudi 30 avril 2009, Radio Kiskeya

De fortes pluies ont provoqué de graves inondations dans la nuit de mercredi à jeudi à Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince) où les forces de l’ordre ont dû intervenir pour rétablir la circulation automobile suite à un mouvement de protestation de riverains qui avaient érigé des barricades de pneus enflammés sur la nationale #2 pour manifester leur colère contre les autorités.

Des unités anti-émeutes de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont enlevé les barrages qui paralysaient, jeudi en début de matinée, le trafic routier.

Relayant l’exaspération de ses mandants face à l’indifférence du gouvernement, le Député de Léogâne, Anthony Dumont, a apporté son soutien aux habitants de cette ville sous les eaux depuis le week-end écoulé. Il a toutefois réaffirmé sa ferme opposition à tout mouvement revendicatif basé sur la violence.

Venu se plaindre dans les studios de Radio Kiskeya de la gravité de la situation, le parlementaire souligne qu’avec l’arrivée de la saison pluvieuse, la population de Léogâne craignait le pire. Anthony Dumont juge inacceptable que le pouvoir central fasse la sourde oreille aux appels incessants lancés en faveur de la Cité Anacaona.

Pour leur part, des riverains ont affirmé avoir enregistré des pertes matérielles importantes en raison du débordement des rivières Rouyonne et Momance, sorties de leur lit.

Par ailleurs, de nouvelles averses qui se sont abattues jeudi soir sur Port-au-Prince ont causé des inondations dans certains quartiers comme les avenues Bolosse (sud)

Haïti, où quatre cyclones avaient causé l’an passé des dégâts estimés à plus d’un milliard de dollars, connaît déjà une pluviométrie importante avant d’affronter la prochaine saison cyclonique à partir du 1er juin.

spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5879


Reprise limitée des vols de la Tortug’Air vers Santo Domingo

Les autorités dominicaines autorisent seulement trois vols de la compagnie haïtienne avant une réunion cruciale prévue le 6 mai
jeudi 30 avril 2009, Radio Kiskeya
Les vols réguliers entre Haïti et la République Dominicaine, suspendus unilatéralement par les autorités dominicaines depuis le 21 avril dernier, reprendront lundi prochain, a annoncé jeudi la Junte de l’aviation civile dominicaine (JAC), selon une dépêche d’EFE.
Toutefois, l’institution affirme avoir autorisé la Tortug’Air, l’unique compagnie aérienne assurant le trafic entre les deux pays, à réaliser seulement 3 des 62 vols charters prévus à destination de la république voisine. Elle prévient que les vols restants devront faire l’objet de discussions lors d’une réunion fixée au 6 mai.
Présenté à Santo Domingo comme « un geste de bonne volonté destiné à faciliter la reprise du service », ce programme de vols doit se réaliser les 4, 5 et 6 mai avant que la JAC ne statue sur la situation de la Tortug’Air à l’occasion de la réunion annoncée.
La Junte de l’aviation civile reproche à son homologue d’Haïti, l’Office national de l’aviation civile (OFNAC), d’avoir systématiquement refusé d’accorder des autorisations de vol à des lignes dominicaines souhaitant venir à Port-au-Prince. Indiquant avoir permis l’année dernière 179 vols de la Tortug’Air, elle dit s’attendre à la réciprocité de la part des autorités haïtiennes de l’aviation civile.
La compagnie haïtienne avait protesté et qualifié d’injustifiées les mesures d’interdiction de vol qui avaient cloué au sol ses appareils assurant la desserte Port-au-Prince/Santo Domingo. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5878

Haïti: Laurent GBAGBO bientôt en Haïti


Haïti: Laurent GBAGBO bientôt en Haïti

Le président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, sera bientôt dans nos murs. Cette visite historique d'un chef d'Etat ivoirien à la première République noire du monde se veut symbolique. Elle s'inscrit dans le cadre du renforcement de la solidarité entre les deux peuples et de la coopération Sud/Sud en train de se développer, à en croire le conseiller spécial du président ivoirien, l'ambassadeur Zakaria R. Fellah, qui en a fait l'annonce lors d'une visite ce mardi au quotidien Le Nouvelliste. «La démarche consiste à exprimer notre solidarité vis-à-vis d'un pays frère avec lequel nous avons une histoire commune. Il s'agira de partager avec le président Préval nos préoccupations sur plusieurs points portant notamment sur l'actualité internationale, économique et sociale.» Par ces mots, le conseiller spécial du chef de l'Etat ivoirien a tenté de placer dans son contexte véritable la visite au courant du mois de mai du président de la République de Côte d'Ivoire.

Répondant aux questions du rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, Pierre Manigat Jr, qui l'avait reçu cordialement à son bureau, M. Fellah a vite fait de préciser que ce choix du président ivoirien ne s'explique pas à partir des liens historiques ou du rapprochement des deux pays pour des raisons linguistiques, étant donné que la Côte d'Ivoire fait partie de l'Afrique francophone. «C'est une visite de solidarité», a-t-il indiqué en mettant l'emphase sur les liens profonds qui unissent les deux pays.

Présentant le président Gbagbo comme le premier chef d'Etat ivoirien à effectuer un périple en Amérique centrale et dans la Caraïbe, M. Fellah, qui était accompagné du consul général de la République de Côte d'Ivoire en Haïti, Martha Préval Israel, qui, par son ancienneté, est devenue la doyenne du corps consulaire, a fait ressortir l'intérêt de son président pour la coopération Sud/Sud. Les aspects concrets de cette coopération devraient caractériser son entretien avec son homologue haïtien, d'autant que la Côte d'Ivoire a organisé l'année dernière la première conférence du groupe des 78. «Cette visite est pleine de symbolisme : le dirigeant ivoirien accorde une grande importance au fait qu'Haïti a donné l'exemple de la liberté à l'Afrique qui l'a mis à profit. Et avec éclat.»

Selon l'ambassadeur Fellah, la Côte d'Ivoire et Haïti partagent des problèmes communs : cherté de la vie, besoins alimentaires de la société non satisfaits, éducation, santé, infrastructures de base, stabilité politique... «L'Afrique et la Caraïbe sont des alliées naturelles. Elles gagneraient à prendre le goût de l'espoir, ajoute-t-il, en vue de mieux assumer leur destin commun à un moment où le monde a changé, où il est devenu multipolaire.

Zakaria R. Fellah, à ce propos, n'est en reste : en tant que pays du Sud, nous chercherons une troisième voie dont la construction passe nécessairement par la solidarité et la coopération.

A la question de savoir à quel niveau établir et renforcer cette coopération, le conseiller spécial du chef de l'Etat ivoirien à répondu qu'il s'agit d'une coopération multidimensionnelle : culturelle, sociale, politique et économique. «L'aspect politique est important, mais il faut partir de la coordination de nos positions, d'autant que les économies des pays de l'Afrique de la Caraïbe et de l'Amérique latine sont complémentaires. Il s'agirait de définir des mécanismes pour nous mettre ensemble et non pas l'un contre l'autre. L'idée de la création d'une banque du Sud est à prendre en compte», estime M. Fellah qui croit que la réalisation de ce projet aiderait les Etats concernés à se libérer du carcan de la dépendance des institutions financières qui leur imposent des conditionnalités qui les étranglent.

Pour la création d'une banque du Sud

«Le président Gbagbo salue l'initiative du chef de l'Etat vénézuelien Hugo Chavez qui ne cesse de mettre en avant la nécessité de création d'une banque du Sud, qui réunirait les pays de la Caraïbe et de l'Amérique latine. C'est, en Afrique, le chemin à suivre. Et nous nous proposons, affirme-t-il, d'en discuter avec nos partenaires latino-américains.»

Zakaria R Fellah en a profité pour faire le point sur les possibilités de rapprochement entre Haïti et la Côte d'Ivoire qui ont des expériences politiques à partager, des échanges culturels à intensifier dans le domaine des arts et du sport. «Nous allons explorer les voies et moyens pour renforcer la coopération en tenant compte des moyens financiers et économiques disponibles indique-t-il. Et ce, dans une perspective de rapprochement vers la communauté caribéenne pour un statut particulier.»

La Côte d'Ivoire est connue pour son expérience dans la résolution des conflits, souligne M. Fellah qui forme le voeu que d'autres pays puissent suivre cet exemple. «Mais cette question ne sera pas débattue lors de la visite du président Gbagbo en Haïti», s'empresse-t-il de nuancer, encore qu'aucun agenda n'a été défini.

Apparemment très sûr de lui, Zakaria R. Fellah ne tarit pas d'éloges sur la Côte d'Ivoire, qui a résolu la crise qui lui a été imposée (sic) en 2002. Et ce, par les Ivoiriens eux mêmes. La Côte d'Ivoire a dû accueillir une force onusienne (ONUSI) comparable à la MINUSTAH, avec un budget de 600 millions de dollars. Le dialogue interivoirien lancé par le président Gbagbo a porté ses fruits : le pays a repris le chemin de la paix. L'opposition, y compris la branche armée, a compris, par ce biais, la nécessité de contribuer à éclairer la donne politique. Et la Côte d'Ivoire s'engage résolument à assurer, dans la paix et la cohésion, son avenir.

Robenson Bernard
robernard 2202@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=69716&PubDate=2009-05-01

jeudi 30 avril 2009

Utilisation de fonds : Le ministre de l’intérieur interrogé au Parlement

mercredi 29 avril 2009
Invité à une séance de travail de la commission justice du Sénat, le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, a démenti formellement mercredi les allégations selon lesquelles des fonds destinés au développement local auraient été utilisés pour financer la campagne électorale des candidats de la plateforme au pouvoir, Lespwa.
M. Bien-Aimé n’a toutefois pas écarté la possibilité que des décaissements aient été effectués sur la base de projets bidon soumis au ministère.
Il précise que pour le premier tour des sénatoriales partielles du 19 avril dernier, un montant de 7 millions de gourdes a été confié au ministère de l’intérieur qui a remis un chèque de 100.000 gourdes à chacun des candidats.
Principal instigateur de la convocation, le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice, a affirmé que tout n’est pas fini. Le 6 mai, le ministre Paul Antoine Bien-Aimé devra remettre un rapport circonstancié portant sur les derniers décaissements réalisés à partir du fonds des collectivités territoriales d’un montant de 1 milliard de gourdes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1935

Assises criminelles : Un policier condamné à vie, un autre acquitté

James Bourdeau reconnu coupable de la disparition, en 2005, de Nathanaël Génélus dans une affaire liée à de gros intérêts financiers
mercredi 29 avril 2009,
Radio Kiskeya
Dans le cadre des assises criminelles sans assistance de jury, le tribunal criminel de Port-au-Prince a condamné mercredi à perpétuité le policier James Bourdeau, 35 ans, pour sa responsabilité dans la disparition en 2005 de Nathanaël Génélus, un ancien employé de la banque commerciale Unibank.
A l’issue du procès, un autre agent de la Police Nationale, James Fragé, 37 ans, a été acquitté pour insuffisance de preuves. Une intervention de son avocat, Joseph Claudet Lamour, lui a permis de regagner son domicile sans même avoir à attendre en prison son ordre de libération.
Une nouvelle directive du parquet de Port-au-Prince autoriserait la libération en dehors des formalités administratives habituelles de tout accusé contre qui aucune charge n’est retenue.
Quant à James Bourdeau, il a été reconnu coupable du sort mystérieux réservé à Nathanaël Génélus, brièvement interpellé le 2 août 2005 à Delmas 93 (est de Port-au-Prince) peu après avoir effectué une importante transaction bancaire. Depuis ce jour, ses parents, pas plus que ses plus proches amis, n’ont jamais eu aucune nouvelle de ce jeune homme de 31 ans.
Protestant de son innocence durant tout le procès mardi et mercredi au Palais de justice de la capitale, le condamné, qui était affecté au sous-commissariat de Delmas 62, a tout de même reconnu avoir procédé lui-même à l’arrestation de la victime.
Au moment des faits qui avaient défrayé la chronique, James Bourdeau avait pris la fuite et n’avait été capturé que lors d’une opération policière à Camp Perrin (Sud) où il s’était retranché. Se présentant comme la victime d’un complot ourdi à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), le policier soutient qu’il s’était rendu dans le Sud afin de pouvoir retrouver Nathanaël Génélus où il se serait mis à couvert. C’était, selon lui, le seul moyen de prouver à la justice et à l’opinion publique son innocence dans cette affaire.
La famille du disparu s’inscrit aujourd’hui encore en faux contre l’hypothèse laissant croire que Génélus aurait quitté le pays précipitamment.
Au moment où des agents pénitentiaires reconduisaient son client en taule, l’avocat de Bourdeau, Jacques Lochard, a refusé de commenter au micro des journalistes le verdict du tribunal criminel. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5875

Les Etats-Unis renvoient en Haïti l’ex-président du Sénat sous Aristide, Fourel Célestin

Enquête en Floride sur l’ancien président Jean Bertrand Aristide qui « aurait reçu de l’argent provenant de la drogue »
mercredi 29 avril 2009,
Radio Kiskeya
L’ancien président du Sénat haïtien et ex-médecin militaire, Jean-Marie Fourel Célestin, a été ramené mercredi à Port-au-Prince suite à la décision des Etats-Unis de le déporter.
L’ancien sénateur contesté a été remis à des membres de la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ) qui l’ont conduit à leur quartier général situé non loin de l’aéroport international de Port-au-Prince.
A l’instar de nombreux autres proches collaborateurs de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, Jean Marie Fourel Célestin était incarcéré aux Etats-Unis depuis mai 2004 pour implication dans le trafic illicite des stupéfiants.
Alors qu’il était recherché par la police haïtienne et les services anti-drogue américains, il s’était volontairement rendu à ces derniers fin mai 2004 à l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince. Remis aux agents de la Drug Enforcement Administration (DEA) alors présents, il avait été immédiatement embarqué dans un avion en partance pour la Floride.
L’ancien chef de la police sous Jean Bertrand Aristide, Jean Nesly Lucien, le responsable de la sécurité rapprochée de l’ancien président, Oriel Jean, et un autre haut gradé de la police haïtienne, Roudy Thérassan, étaient également détenus en Floride pour implication dans le trafic de drogue vers les Etats-Unis à partir d’Haïti.
Jacques Kétan, un puissant trafiquant de drogue réputé proche d’Aristide, fut parmi les premiers à avoir été appréhendés et extradés aux Etats-Unis. Il y purge encore une lourde peine.
L’attorney général de l’Etat de Floride a ordonné l’ouverture d’une enquête sur Jean Bertrand Aristide « soupçonné d’avoir perçu de l’argent issu du trafic illicite de stupéfiants », informe le quotidien américain « Miami Herald ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5876

L’auteur d’un important vol au préjudice d’une banque commerciale privée de la place appréhendé 3 ans après le forfait

Une arrestation qui lève le voile sur les activités d’un vaste réseau de producteurs et de vendeurs de marijuana
Mercredi 29 avril 2009,
Radio Kiskeya
Le nommé Yvens Ulysse a été appréhendé à Delmas (Est de Port-au-Prince) le 21 avril dernier pour vol et détention illégale de marijuana.
Ulysse était activement recherché pour vol au préjudice d’un particulier et d’une banque commerciale privée de la place, avec la complicité d’au moins un employé de cette banque encore en cavale. Les deux compères furent des condisciples dans une école congréganiste de Port-au-Prince réputée pour la qualité de l’enseignement qui y est dispensé.
Les recherches, conduites par le Bureau des Affaires Financières et Economiques (BAFE), une branche de la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ), ont duré 3 ans. Elles se poursuivent concernant le 2ème larron qui a favorisé l’accès à au moins un compte bancaire qui a été allégé de plusieurs milliers de gourdes.
Pour les besoins de l’enquête et afin de ne pas porter atteinte à la stabilité du système bancaire, la police s’est gardée de fournir des précisions sur la banque concernée et le montant exact de la somme détournée.
Au moment de son arrestation, Yvens Ulysse était en possession d’environ 80 petits paquets de marijuana. D’autres ont été retrouvés en sa résidence lors d’une perquisition ayant suivi l’arrestation, informe une source proche du BAFE.
Des déclarations que le prévenu aurait faites devraient permettre à la police d’ouvrir une enquête sur un vaste réseau de producteurs et de distributeurs de marijuana ayant des ramifications jusque dans le département du Sud. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5877

L'AAN envisage de moderniser les aéroports

Les responsables de l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) se proposent d'entreprendre des travaux visant la modernisation de l'aéroport international Toussaint Louverture ainsi que des aéroports du Cap Haïtien et des Cayes.Le directeur général de l'AAN, Lionel Isaac, informe que le projet évalué à 47 millions de dollars s'échelonnera sur 4 ans. La première phase de ce projet qui prend en compte un trafic de 2.5 millions de personnes devrait être lancée dans le meilleur délai.Des institutions haïtiennes dont la Chambre haitiano-américaine de Commerce (Hamcham) et la Banque Nationale de Crédit (BNC) apporteront leur contribution dans la réalisation des trois phases du programme qui prend en compte un trafic de 7 millions de personnes.
M. Isaac prévient qu'il faudra mobiliser des ressources additionnelles afin que l'aéroport international Toussaint Louverture réponde aux standards internationaux. Dans le même temps, Lionel Isaac espère que des fonds seront bientôt disponibles afin de lancer les travaux de modernisation de l'aéroport du Cap Haïtien. Il révèle que l'aéroport du Cap pourra accueillir des appareils 727 en provenance de l'Amérique du Nord. De plus, le directeur général de l'AAN, informe qu'un projet de construction d'un aéroport international aux Cayes est à l'étude. Le président de la Hamcham, René Max Auguste, se réjouit de la détermination des autorités à moderniser l'aéroport de Port-au-Prince. Il encourage le secteur privé à apporter une contribution dans la réalisation de ce projet qui bénéficie également de l'appui de la Banque Interaméricaine de Développement.

LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15140

Gérard Gourgues est sceptique vis-avis du processus électoral

L'éminent juriste Gérard Gourgues croit que le pays est en train de vivre des moments de traumatisme après la publication des résultats du scrutin du 19 avril. M. Gourgues estime que la campagne de boycottage de Fanmi Lavalas et la faible popularité des candidats peuvent être considérées comme les principales causes du faible taux de participation des électeurs.Selon le juriste la déclaration du chef de l'état avant le scrutin peut être considéré comme un coup au processus électoral. Le président Préval avait indiqué que le vote n'est pas obligatoire en Haïti. Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole Maître Gourgues a soutenu que les résultats des sénatoriales partielles sont contestables. Il fait remarquer que même des candidats de Lespwa et de l'Ucadde ont formulé des contestations dans les médias. En raison des nombreuses irrégularités et de la faible affluence lors des joutes, Gérard Gourgues souhaite que le processus soit reconsidéré. Il croit que Lespwa se prépare à réaliser un raz-de-marée s'il n'y a pas de contrôle dans le processus de vote. " Le spectacle du second tour sera pire", argue M. Gourgues prévoyant une plus forte abstention. L'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince insiste sur la validation des pouvoirs, qui constitue un examen final pour un élu. Interrogé sur la procédure de validation, Maître Gourgues explique qu'elle permet de vérifier l'élection d'une personne. La procédure de validation a toujours existé dans les constitutions haïtiennes de 1889 à 1987 explique le juriste invitant les sénateurs à respecter les prescrits constitutionnels. Gérard Gourgues indique que seuls les sénateurs en fonction ont la qualité de voter lors de la séance de validation des pouvoirs.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15141

Grippe porcine ; en Haïti pas besoin de s'alarmer selon un médecin

La grippe porcine progresse très rapidement mais en Haïti il n'y a aucune raison de paniquer à expliquer un médecin haïtien alors qu'aux états unis 91 cas ont été confirmés.Selon le Dr Philippe Demangle (Urgentiste) Cette maladie, se transmet de personne à personne, et n'a aucun rapport pour le moment avec les animaux. .Il s'agit d'une grippe qui exige les mêmes réflexes de protection que tous les autres types de grippe c'est-à-dire les mesures d'hygiènes habituelles, indique le Dr Demangle intervenant ce jeudi sur les ondes de Radio Metropole. .Ce sont les êtres humains qu'il faut surveiller a encore déclaré le médecin qui a conseillé à la population haïtienne de « ne pas éternuer et de ne pas tousser en présence d'autrui », « rester chez soi si on a la grippe ». .Le virus H1N1 de la grippe porcine a été découvert au Mexique, où il a déjà fait plus de 150 morts avant de s'étendre à travers le monde. .En Haïti, jusqu'à date, aucun cas suspect du virus H1N1 n'a été découvert cependant les structures de quarantaine dans les ports et aéroports de la République d'Haïti sont renforcées.RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15142

mercredi 29 avril 2009

Un citoyen haïtien accusé d’avoir tué un citoyen dominicain autour d’une histoire de vol de poules

Un citoyen haïtien accusé d’avoir tué un citoyen dominicain autour d’une histoire de vol de poules
Un citoyen haïtien accusé d’être l’auteur du vol de plusieurs poules, aurait tué un citoyen dominicain suite à des blessures provoquées à coup de hache au cours d’un incident survenu dans une communauté de Los Rios, province Bahoruco. Le décédé a été identifié comme Lorenzo Trinidad (Sany), âgé de 30 ans dont le domicile se situe à la rue Maria Sena, dans le quartier Palenque, de la commune de Villa Jaragua.
Le médecin légiste Freddy Medina Peña a certifié que l’ouvrier est mort des suites de blessures par arme blanche au niveau de la région fronto-temporale gauche avec embarrure de la base du crâne.
La police aurait identifié l’assassin présumé comme le Moisi Piè (Moïse Pierre) de nationalité haïtienne, qui se trouverait actuellement en cavale et est activement recherché.
Le cadavre du citoyen dominicain a été rencontré au niveau d’une route communautaire du parage Pino Fresco de la section communale Higo de la Cruz de la commune de Los Rios à 80 kilomètres de cette localité.
L’institution de l’ordre public a annoncé que sur la scène du crime a été retrouvé une hache tachée du sang de la victime, arme qui aurait été utilisée pour assassiner monsieur Trinidad.
Les sources policières ont également déclaré que le défunt voulait que l’assassin présumé abandonnât le quartier, parce que celui-ci lui volait des poules dont il faisait l’élevage sur une propriété agricole.
LE cadavre a été levé de l’endroit de l’incident en présence du procureur adjoint, Annety Sierra et des officiels du département d’homicides de la Police nationale dominicaine. Une investigation est en cours.
Autor: TEUDDY A. SANCHEZ
http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=149760
Traduction : JJ pour Haïti Recto Verso
Commentaires :
Nous sommes presque convaincus que cet incident isolé va déclencher comme l’année dernière une vague de protestation très musclée contre les haïtiens de la région. Nous ne le voulons pas certes ; nous ne l’espérons pas non plus. Cependant dans cette région dominicaine la présence haïtienne est assez importante. Et la xénophobie reste à fleur de peau.
L’année dernière, suite à un cas du même genre, les gens de Neiba avaient lynché un ou deux haïtiens et la population haïtienne avait du se réfugier dans les enceintes des institutions militaires pour échapper à un véritable chasse à l’homme. Plus de 600 citoyens avaient demandé à être rapatriés volontairement pour échapper à la mort.
Dans tous les cas, il faut prier pour que l’épisode de l’année dernière ne se renouvelle pas. Nous continuons à déplorer cette tendance à ne professer aucun respect contre la vie. On ne se défend pas en tuant. La vie reste précieuse. La mort est définitive. On n’a pas le temps de réfléchir une fois l’horreur commise. La mort, pour tuer, reste l’expression de la barbarie des petits d’esprit.
Nous attendons comme le messie le moment ou les haïtiens comprendront que l’on ne doit pas tuer. Haïti deviendrait un excellent endroit pour VIVRE.

Le Président de la Junte Centrale Electorale déclare que problème de l’immigration haïtienne pourrait « exploser comme une bombe atomique »

Le Président de la Junte Centrale Electorale déclare que problème de l’immigration haïtienne pourrait « exploser comme une bombe atomique »

Auteur Wanda Méndez - 4/29/2009 Saint-Domingue. - Le président de le Junte Centrale Électorale (JCE), julio Cesar Castaños Guzmán, a attiré aujourd'hui l'attention sur la croissance qu'a enregistrée la population de citoyens sans papiers d'origine haïtienne dans le pays, ce qui constitue un problème qui pourrait, tôt ou tard, exploser avec la force d'une bombe atomique. Castaños Guzmán a déclaré que le pays doit ouvrir les yeux pour faire face à cette problématique, parce qu'il s'agit d'êtres humains qui ne peuvent pas résoudre leurs problèmes. « Il serait difficile que nous autres, faisant appel à un nationalisme chauvin, nous laissions de côté une autre réalité amère. Il arrive que beaucoup d'enfants haïtiens d'ascendance haïtienne naissent en République dominicaine, dans le pays une nation sans document se lève, et ces personnes ne peuvent pas non plus résoudre leurs problèmes », a-t-il exprimé. Le président de la JCE a parlé du sujet en prononçant un discours pendant l'acte de présentation des résultats du projet de renforcement au système de registre civil et de l’'identité, à travers l'Unité de Déclarations Tardives, développé par la Chambre Administrative de la JCE, avec l'appui du Programme des Nations Unies pour le Développement et l'Agence Technique de Coopération espagnole.

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=99470

Des chefs de partis contestent les résultats des sénatoriales

Des chefs de partis contestent les résultats des sénatoriales
Des dirigeants de partis politiques et des candidats n'ayant pas atteint le second tour des sénatoriales ont dénoncé hier des résultats qui ne reflètent pas le vote populaire. Les dirigeants de la Fusion, Union, Ayiti An Aksyon (AAA), Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) estiment que les résultats ont été fabriqués en faveur du parti au pouvoir, Lespwa.
Le président de la Fusion des sociaux-démocrates, Victor Benoît, affirme que les candidats de son parti dans le Nord et l'Ouest ont à leur disposition des procès verbaux prouvant leur bonne performance. Les résultats communiqués par l'organisme électoral ne sont pas conformes aux procès verbaux soumis à Marie Ghislaine Monpremier et Marie Denise Claude.
Estimant qu'elle a une longueur d'avance sur ses concurrents, Mme Claude assure avoir obtenu plus de 8 000 votes au lieu des 4 000 annoncés par les autorités électorales. Elle menace d'engager une action judiciaire contre l'organisme électoral.
De son coté, la secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, soutient que les résultats prouvent qu'il y a eu marchandage après le scrutin.
Se déclarant consternée et attristée, Madame Manigat rend le CEP, le gouvernement et la communauté internationale responsables de l'échec des joutes. La secrétaire générale du RDNP n'entend donner aucune consigne de vote pour le second tour.
Le chef de file de Ayiti An Aksyon (AAA), Youri Latortue, dénonce également les résultats, faisant remarquer que son parti entend introduire une contestation auprès des autorités électorales.
Le sénateur Latortue critique la décision du CEP de comptabiliser les votes dans les communes où le scrutin avait été annulé.
Même si 5 candidats de l'Organisation du Peuple en Lutte sont en lice pour le second tour, le porte-parole de ce parti, Harry Marsan, se dit insatisfait des résultats dans le sud et l'Artibonite.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15133
Haïti Recto Verso commente :
Ce ne sont-là que des argumentaires de perdants. Des répliques de mauvais joueurs. Mauvais perdants. Il revient justement aux dirigeants des partis politiques de remettre en question l’influence de leurs partis dans les affaires politiques. L’abstention est un élément de mesure infaillible de l’enracinement d’un regroupement politique au sein d’une population.
Généralement dans les élections, les partis politiques peuvent avoir une idée du nombre minimum de votes correspondant au moins au nombre de militants du dit parti. En Haïti, on a l’impression que les partis sont composés que de dirigeants. Souvent ils sont incapables de trouver des candidats. Après des arrangements avec des dignitaires des localités, le parti prête des noms à des individus qui n’ont rien à faire des lignes du parti. Une fois élus, ils forment des blocs sans tenir compte de leurs partis.
Si ces dirigeants, qui sont intelligents, veulent aider Haïti et tirer des leçons de cet échec électoral, il faudrait qu’ils commencent par ce poser les bonnes questions et surtout arrêter de critiques les autres instances.
Nous aussi, comme la secrétaire du RDNP, nous sommes attristés et consternés ; mais ceci, depuis les dernières élections présidentielles, quand pour s’aligner avec le candidat perdant la secrétaire général du parti avait refusé de briguer un siège au sénat de la république. Nous sommes attristés aussi quand la société haïtienne a constaté le comportement erratique des députés élus sous la bannière de ce qui devrait être un grand parti politique. Nous ne sommes pas sûrs que les haïtiens feront attention aux consignes de vote.

L'abstention et les votes blancs constituent des préoccupations pour des acteurs politiques

L'abstention et les votes blancs constituent des préoccupations pour des acteurs politiques
Le taux de participation des électeurs dans le département de l'Ouest, avoisinant 2%, suscite des interrogations chez certains sénateurs qui affichent leur opposition à la validation des pouvoirs des futurs élus.
Tenant compte du faible taux de participation, le sénateur Fritz Carlos Lebon (Union) soutient que le scrutin contribuera à affaiblir les partis politiques.
Toutefois le taux de participation des électeurs dans les autres départements a oscillé entre 15 et 29 %. Le département du Nord Est a enregistré la plus forte affluence dans les centres de vote avec 29,08 % .
De plus le nombre de vote " aucun candidat " dans le département de l'Ouest est alarmant. 3 243 votes soit 7,22 % des voix ont été attribués à la case blanche.
Seuls trois candidats, John Joël Joseph (Lespwa), Mario Viau (Union) et Marie Denise Claude (Fusion) sur les 18 en lice, ont pu obtenir un pourcentage plus élevé que les votes blancs. On notera que deux nouvelles personnalités, disputeront le second tour alors que des anciens sénateurs étaient en lice.
Dans les autres départements le vote " aucun candidat" n'a pas pris une grande ampleur. Le casier vide avoisine 200 à 300 voix dans les différents départements à l'exception de l'artibonite et du Nord où il dépasse les 500 suffrages.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15132

Le scrutin est plutôt l’expression de la faiblesse des partis politiques monsieur le Sénateur. Les partis politiques ne comptent pas d’adhérents. Ils n’ont pas la capacité de mobiliser les électeurs. Certains ont incapables de trouver des candidats. Même ceux qui sont élus sous la bannière d’un parti refuse l’autorité de ce parti. Alors monsieur le sénateur, c’est quoi cette réflexion devant-derrière !