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vendredi 21 novembre 2008

26 enfants meurent de malnutrition dans le sud-est

26 enfants sont morts de malnutrition et d'autres complications liées à une situation de famine en octobre, dans un village éloigné du sud-est d'Haïti, a indiqué jeudi auprès du Programme alimentaire mondial (PAM)."Vingt-six enfants sont décédés en octobre dans le village de Baie d'orange situé dans le sud-est d'Haïti et 50 enfants se trouvant dans une situation critique ont été récupérés par des organisations internationales et transférés dans des centres de santé", a soutenu Myrta Kawlard, directrice du PAM en Haïti.
Les enfants en situation critique ont été évacués par un hélicoptère du PAM et sont soignés dans des hôpitaux tenus par Médecins sans Frontières (MSF) et Médecins du Monde (MDM). "Les régions dans lesquelles ces enfants sont décédés ont été sévèrement touchées par les intempéries en septembre. Des milliers de personnes vivant en montagne ont été isolées", a ajouté Mme Kawlard. Des milliers de personnes, dont de nombreux enfants, ont ainsi été privés de nourriture.
Plus de 30 tonnes de nourriture ont été apportées dans ces zones à près de 6.000 personnes, tandis que des agences de l'ONU et le ministère haïtien de la Santé sont en train de coordonner une action afin d'apporter une assistance médicale, a indiqué le PAM. "Nous sommes préoccupés par la situation qui restera fragile dans tout le pays jusqu'à la première moitié de 2009", a déclaré la directrice du PAM.
Elle a souhaité un effort de la communauté internationale pour soutenir près de 3 millions de personnes en insécurité alimentaire en Haïti, selon des statistiques gouvernementales.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14390
La France et les Etats-Unis doivent aider Haïti lance Arnaud Klarsfeld
Arnaud Klarsfeld, conseiller du premier ministre français, François Fillon, a bouclé ce vendredi une visite de 10 jours qui lui a permis de s'informer de la coopération haïtiano-française. Un séjour, commencé au lendemain du drame de Nerettes , qui a permis au juriste français de se faire une idée de la situation haïtienne. " Il y a quelque chose d'injuste parce qu'Haïti se trouve à une heure de la France et des Etats-Unis", dit-il faisant référence aux conditions de travail des écoliers haïtiens. Selon M. Klarsfeld, la France et les Etats-Unis qui ont tiré des profits d'Haïti, ont une obligation morale d'aider ce pays. " C'est une obligation morale d'améliorer les choses pour la population", dit-il souhaitant un sommet Obama Sarkozy sur la situation haïtienne. " Il est anormal que 5 % de la population détienne 95% des richesses du pays", lance M. Klarsfeld, préoccupé par le dysfonctionnement de l'appareil judiciaire haïtien. " Il y a 30 enfants dans une cellule à Pétion ville", se plaint –il estimant que la société civile doit contraindre le gouvernement à faire son travail." Ce n'est pas l'insécurité qui gangrène Haïti", soutient M. Klarsfeld c'est la corruption au plus haut niveau". La corruption est un obstacle majeure au développement du pays", ajoute t-il.Interrogé sur un plan d'action pour sortir le pays de la crise, M. Klarsfeld croit que les présidents américains Barak Obama et français Nicolas Sarkozy doivent donner une nouvelle impulsion au pays. " Les deux présidents jeunes et énergiques peuvent donner une impulsion", dit-il faisant remarquer que la France et les Etats-Unis n'ont pas intérêt à ce que le pays s'enlise dans la misère. Au cours de sa visite M. Klarsfeld a eu des entretiens avec le président Préval, la première ministre Michèle Pierre Louis et plusieurs membres du gouvernement. " Mme Pierre Louis semble avoir a cœur le bien être de la population ", signale le conseiller du premier ministre français. M. Klarsfeld a effectué des déplacements dans des villes de province au cours de son séjour et promet de faire le suivi de sa mission d'évaluation. " Apres avoir présenté mon rapport au premier ministre français je reviendrai en Haïti dans deux semaines", précise t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14389
HRV commente :
Des sommets OBAMA –SARKOZY il y en aura beaucoup. Et nous le souhaitons tous. Mais je doute fort qu’il y en est un autour de la situation d’Haïti. Pour Haïti une visite de Rama Yade ou de Alain Joyandet devrait suffire amplement.
Il faut cependant reconnaître le fait que monsieur le conseiller du premier ministre se soit intéressé d’une façon toute particulière à Haïti.
Il faut souligner que les haïtiens ne prêtent plus beaucoup d’attention au sommet réalisé autour de la situation du pays. Certains étaient justifiés et inspiraient un certain élan d’espoir. Celui réalisé à Cayenne sous l’égide et l’insistance de Monsieur Michel Barnier ministre des relations extérieures de l’époque. Là, on ne peut même pas dire que la montagne a accouché d’une souris puisqu’il n’y a pas eu d’accouchement du tout.
IL en est de même de la plus récente de ces rencontres organisée sous hospice du gouvernement espagnol et de son homologue argentin. « mucha espuma y poco chocolate ». On attend encore les retombées de ces réunions au sommet.
Mon petit doigt me dit qu’au cours de ces réunions, les organisateurs arrivent à la conclusion et ceci à l’unanimité que Haïti ne peut plus être gérée par les haïtiens. Mais personne n’ose le dire haut et fort car c’est pas dans l’air du temps.
Vaut mieux les laisser crever la bouche ouverte que de les prendre en charge comme il faut. D’ailleurs ça coûte cher et pour quels intérêts ?
Ce serait bien si Sarkozy et Obama se mettaient autour d’une table pour parler sans langue de bois d’Haïti. Si cette décision n‘est pas prise, nous serons utilisés comme exemple encore vivante de la déchéance quand un peuple ne respecte pas certaines règles élémentaires.

Une défunte massacrée à la morgue, funérailles annulées

Les parents de Maryse Rolpote réclament justice en levant le voile sur des pratiques abominables attribuées aux croque-morts
jeudi 20 novembre 2008,
Radio Kiskeya
La famille de Maryse Rolpote a décidé jeudi de surseoir à l’organisation de ses funérailles, réclamant des autorités judiciaires une enquête après la découverte du corps méconnaissable de la disparue confiée à la morgue privée Zénith.
Dans une interview à Radio Kiskeya, Berthony Dupart, cousin de Maryse Rolpote, a accusé les responsables de l’entreprise funéraire d’avoir abattu la jeune femme dont les dents ont été arrachées, les yeux crevés et le corps mutilé. Grande a été la stupéfaction des membres de la famille de constater l’état horrible dans lequel était la dépouille lors de l’exposition.
Selon M. Dupart, le corps avait été acheminé aux pompes funèbres sans la moindre égratignure. L’image désastreuse découverte laisse croire que Mme Rolpote n’était pas encore décédée lorsque les croque-morts l’avaient prise en charge. Elle aurait donc était abattue au prix d’un véritable massacre.
Des croque-morts de Port-au-Prince ont été maintes fois accusés d’avoir tué des personnes devenues inconscientes ou plongées dans le coma afin de ne pas laisser filer les bénéfices financiers auxquels donne droit l’organisation des funérailles.
Cependant, les dossiers judiciaires relatifs à ces cas pour le moins révoltants n’aboutissent presque jamais. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5438
HRV commente :
Cette histoire plus qu’invraisemblable n’est pas une fiction. Les non-haïtiens auront du mal à capter les subtilités de ce récit. Parler d’une défunte massacrée inspire au jeu de mot accompagnant une situation plutôt hilarante ou inspirant la moquerie.
Loin de là. C’est l’histoire des croque- morts qui achèvent à bastonnade un défunt si celui-ci arrive par erreur encore en vie entre les murs des pompes funèbres.
En Haïti on aura beau et bien continuer à claironner en faveur de ce changement de mentalité se forgeant sur une éducation solide. L’éducation et une bonne mentalité stigmatisent l’être humains par rapports aux autres animaux. En d’autres termes, il faut être humain pour comprendre le bienfondé de l’intérêt d’une bonne mentalité et de l’importance de l’éducation.
Une grande partie de la population haïtienne a surtout besoin d’être humanisée. Le gouvernement ni le chef actuel de l’état ne semble avoir les capacités pour une si noble mission.

Le siège du Sénateur Boulos n’est pas "vacant", rappelle Judnel Jean au CEP

Le Sénateur du Nord-Est juge également le contexte actuel défavorable à l’organisation des élections
jeudi 20 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Sénateur Judnel Jean (Fusion/Nord-Est) a mis en garde jeudi contre la remise en jeu éventuelle du siège de son collègue empêché Rudolph Boulos, lors des prochaines élections en vue du renouvellement du tiers du Sénat.
« Le CEP n’a nullement le droit d’organiser des élections pour le siège du Sénateur Boulos », a affirmé haut et fort le parlementaire qui s’exprimait quelques heures après une nouvelle séance avortée mercredi soir sur le cas du premier Sénateur du Nord-Est déchu de son siège en mars dernier en raison de sa nationalité américaine.
Estimant qu’il bénéficiait désormais du soutien inconditionnel de plusieurs de ses collègues qui se sont ralliés à sa cause, Judnel Jean a prédit que l’assemblée finira par se prononcer en faveur du retour de M. Boulos.
A cause de la fragilité du quorum, une première séance consacrée à ce dossier controversé avait dû être reportée, il y a quelques semaines.
Le Sénateur Jean a, par ailleurs, vivement critiqué la volonté du Conseil électoral provisoire de précipiter la tenue des sénatoriales partielles sans que les conditions ne soient réunies. Il a averti que les conseillers électoraux pourraient « sombrer dans la délinquance », s’ils ne renoncent pas à leur entêtement de conduire un processus électoral biaisé.
Dans la tourmente ces derniers jours en raison d’une levée de boucliers de la majorité de la classe politique qui l’accuse de préparer un scrutin manipulé au profit de Lespwa (Espoir), la plate-forme au pouvoir, le CEP prévoit d’organiser des Sénatoriales en avril 2009 afin de renouveler 10 des 30 sièges du Sénat. Ils sont restés vacants depuis le départ en mai dernier des Sénateurs qui disposaient d’un mandat de deux ans arrivé à terme. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5439
C’est dire que nos vaillants sénateurs n’ont rien à foutre de leur temps s’il faut revenir sur le dossier du sénateur Boulos qui avait délibérément choisi de démissionner quand il était question de prouver qu’il n’avait pas la double nationalité. Si cela continue, Boulos vivra son mandat comme l’ancien président Aristide qui a été président d’Haïti à Washington et qui été revenu sous les bras de l’administration Clinton finir son mandat.
Quand on considère qu’il faut 1.600.000 dollars pour élire un sénateur dans un pays ou les enfants crèvent de faim, nous sommes en droit de répondre en reprenant la phrase du parlementaire Judnel Jean que les conditions ne sont pas réunies pour organiser les élections. Que les acteurs politiques trouvent un compromis dans le cadre de l’état d’urgence pour gérer le pays avec un semblant de démocratie, un pouvoir législatif unique réunissant les disponibilités en sénateurs et députés en une seule chambre.
Il est inconcevable que la communauté internationale finance des élections pour un pays qui dit le président chercher sa souveraineté.
Que les nationalistes se ravisent et laisse de côté leurs tartufferies pour comprendre une fois pour toute que le support du nationalisme c’est la nation et que la notre est en faillite.
L’urgence est à la reconstruction du pays et non à la poursuite de la guerre du pouvoir vieille de 204 ans.

jeudi 20 novembre 2008

Le Bureau des mines met en garde contre des glissements de terrain

Le directeur du Bureau des Mines et de l'Energie (BME), l'ingénieur Dieuseul Anglade, affirme qu'un glissement de terrain risque de provoquer l'effondrement de certaines maisons dans le quartier de Musseau (Pétion ville).
La semaine dernière, plusieurs lignes de fissures ont été notées sur un édifice et un mur s'est effondré dans la région. Les résidents avaient indiqué que le sol ne pouvait pas supporter de grandes constructions.
Cet avis est partagé par l'ingénieur Anglade qui fait remarquer que la résidence endommagée a été construite près d'une berge d'une rivière. " Il y a un glissement de terrain amorcé depuis 4 mois et ceci a causé des fissures dans l'une des édifices", rapporte Dieuseul Anglade précisant que la maison a été construite sur un sol instable. Signalant que le phénomène est irréversible, le directeur du Bureau des Mines croit que les fortes averses et des faibles secousses telluriques ont accéléré le processus de glissement. " Les récentes averses peuvent avoir accéléré le processus parce que le sol des régions de Delmas et Bourdon est un sol argileux qui a tendance à augmenter de volume lors des précipitations et se rétrécir après", ajoute t-il. M. Anglade entend faire des recommandations aux autorités mais prévient que d'autres constructions dans la région sont menacées. De son coté, le président de l'Association Haïtienne des Entreprises de Construction (AHEC), Lionel Duvalcin, souligne que les lignes de ruptures sont visibles dans les maisons ce qui prouvent qu'il y a un glissement de terrain. " C'est un processus fort difficile à stopper", dit-il faisant remarquer que des fissures comptent 20 centimètres de largeur.
Il recommande l'adoption de dispositions urgentes pour éviter d'autres catastrophes comparables à celle de Nerettes. Il préconise l'évacuation des résidents et la mise en place de disposition pour empêcher l'écoulement des eaux pluviales et domestiques dans la région.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14381

Nouvelle bousculade dans une école : 1 mort et 26 blessés

Un drame supplémentaire qui serait la conséquence d’une fausse alerte
mercredi 19 novembre 2008,
Radio Kiskeya
De nouveaux incidents consécutifs à des rumeurs sur l’effondrement d’une autre école à Port-au-Prince ont fait mercredi un mort et 26 blessés légers parmi les élèves du collège Villa Huguens à Clercine 12, un quartier de Tabarre (banlieue nord).
Selon le censeur de l’établissement, Francky Mathieu, interrogé par Radio Kiskeya, Guerline Louis, une élève de 9e année fondamentale (4e secondaire) a succombé en début de soirée à une crise cardiaque à l’Hôpital La Paix, à Delmas 33 (nord). Sans être victime d’agressions physiques, la collégienne, qui aurait été fortement ébranlée par la violence d’une bousculade dans la cour de son école, avait été transportée d’urgence au centre hospitalier.
Le censeur estime qu’une pluie accompagnée de vents avait, en fin de matinée, perturbé les élèves de Villa Huguens et provoqué une panique dans les salles de classe où s’était répandue la rumeur du tremblement des murs du bâtiment. Cette fausse alerte a également fait 26 blessés légers qui ont été soignés à l’Hôpital La Paix et dans un autre centre hospitalier administré par Médecins sans frontières (MSF).
Le maire de Tabarre, Frantz Théodate, les responsables de la protection civile et des patrouilles de la Police Nationale et de la Mission de l’ONU (MINUSTAH) se sont rendus sur les lieux du drame en vue de procéder à l’évacuation des écoliers blessés ou évanouis.
Le collège Villa Huguens, une école privée de la maternelle à la philo, partage les mêmes locaux qu’un autre établissement classique, le collège St-Paul et une école supérieure, le centre universitaire moderne d’Haïti.
Les incidents et accidents sont devenus très fréquents dans les écoles de Port-au-Prince dont les élèves sont d’une grande vulnérabilité psychologique depuis l’effondrement, le 7 novembre dernier, du collège évangélique La Promesse qui avait fait une centaine de morts et 162 blessés à Nérette, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5436

Le Président Préval à un séminaire sur la crise financière mondiale

Un événement régional qu’accueillera ce week-end la République Dominicaine
mercredi 19 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a confirmé sa participation à un séminaire international sur la crise financière mondiale qui se tient samedi et dimanche en République Dominicaine à l’initiative du Président Leonel Fernàndez, a indiqué mercredi le ministre dominicain de l’économie, Temìstocles Montàs.
Cité par le quotidien local Diario Libre, le haut responsable a fait savoir lors d’une conférence de presse qu’outre le chef de l’Etat haïtien, ses homologues hondurien Manuel Zelaya et salvadorien Elìas Antonio Saca ont annoncé leur présence dans la province dominicaine de La Romana où se déroulera l’événement. Le complexe touristique Casa de Campo accueillera les travaux de ce séminaire intitulé « L’ordre financier global émergent : une perspective régionale ».
Les Présidents nicaraguéen Daniel Ortega et costaricain Oscar Arias pourraient, de leur côté, confirmer leur participation dans les prochaines heures.
Coorganisé par la République Dominicaine et la Commission économique de l’ONU pour l’Amérique latine et la Caraïbe (CEPAL), le séminaire réunira également une brochette de personnalités de premier plan dont les américains Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001 et George Soros, un puissant financier international.
Les participeront tenteront de faire une analyse critique de l’effondrement des marchés financiers et du capitalisme sauvage et de présenter des propositions susceptibles d’épargner au monde une catastrophe semblable à la dépression de 1929 qui avait duré dix ans. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5435

L’intellectuel Rubén Silié, nouvel ambassadeur dominicain désigné en Haïti


Le très progressiste sociologue devrait prendre ses fonctions en janvier prochain
mercredi 19 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président Leonel Fernàndez a désigné le sociologue et intellectuel progressiste Rubén Silié comme le nouvel ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, a appris Radio Kiskeya auprès de la mission diplomatique dominicaine à Port-au-Prince.
M. Silié devrait succéder dès la première quinzaine de janvier au très sympathique Jose Serulle Ramia, docteur en économie, qui bouclera sa mission fin décembre.
Spécialiste des relations haïtiano-dominicaines et de la thématique migratoire, pomme de discorde traditionnelle entre les deux républiques de l’île (Kiskeya ou Haïti), Rubén Silié a eu l’occasion de se pencher à de nombreuses reprises sur la situation de notre pays, notamment lors de son récent passage au poste de secrétaire général de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC).
L’intellectuel qui compte de nombreux amis et connaissances dans les milieux politiques, sociaux, universitaires et intellectuels haïtiens, effectue depuis le début des années 80 de récents séjours à Port-au-Prince. Il s’est toujours caractérisé par un discours modéré et constructif sur l’évolution et l’orientation des relations souvent tumultueuses entre Haïti et la République Dominicaine.
Par ailleurs, l’agence en ligne dominicaine Espacinsular rapporte que l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, a catégoriquement démenti des rumeurs persistantes faisant état de son départ imminent. « C’est absolument faux et sans fondement », a rétorqué le diplomate interrogé sur son éventuel remplacement à la tête de l’ambassade haïtienne en territoire voisin. spp/Radio Kiskeyai
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5434

Création du conseil d’administration de l’ONA et de l’OFATMA

Un organe chargé de la gestion transparente de la sécurité sociale
mercredi 19 novembre 2008,
Radio Kiskeya
L’Exécutif a finalement créé le conseil d’administration de l’organe de la sécurité sociale, une initiative que les secteurs patronal et syndical avaient appelée de leurs vœux afin d’inscrire dans un cadre institutionnel le fonctionnement de l’Office national d’assurance vieillesse (ONA) et de l’Office d’assurance, travail, maladie et maternité (OFATMA).
Trois personnes doivent représenter respectivement l’Etat, le secteur privé des affaires et les syndicats au sein de cette instance paritaire de 9 membres qui devait voir le jour depuis plus de 20 ans. La ministre des affaires sociales et du travail, Gabrielle Prévilon Baudin, l’universitaire Daniel Altiné et Gally Amazan représentent le secteur public. Maurice Lafortune, président de l’association nationale des distributeurs de produits pétroliers (ANADIPP), Ronald Laroche et Jean Ernst Jean-Pierre sont désignés par le patronat tandis que Joseph René Prévil, Jean-Claude Lebrun et Gérard Pierre sont les représentants du secteur syndical.
Le nouveau conseil d’administration de l’organe de la sécurité sociale doit être confirmé par le Sénat lors d’une séance de ratification qui devrait se tenir prochainement.
Très impliqué dans le processus de création de cet instrument, le secrétaire général de la confédération des travailleurs haïtiens (CTH), Paul Loulou Chéry, affirme qu’il constitue le seul garant de la gestion transparente et responsable du fonds des assurés à l’ONA, dilapidé par les administrations qui se sont succédées ces dernières années à la tête de l’institution. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5433

US $20 millions de la Banque mondiale à Haïti pour le redressement des infrastructures

Une aide qui vise à atténuer les effets dévastateurs des dernières intempéries
mercredi 19 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mercredi un don de 20 millions de dollars en faveur d’Haïti destiné au financement de la reconstruction et de l’entretien des infrastructures essentielles détruites ou endommagées lors du passage dévastateur des cyclones, en août et septembre derniers.
La BM espère que grâce à la reconstruction d’urgence des ponts et à la dévulnérabilisation de certaines régions, l’accès à des points cruciaux du système de transport sera rétabli et le système national de gestion des risques renforcé. Ce projet devrait réduire les conséquences de catastrophes naturelles futures à travers l’amélioration des normes techniques de construction des ponts, l’entretien préventif des infrastructures et le renforcement des capacités institutionnelles de base requises en matière de gestion des désastres.
« Il y a moins de six semaines, le président de la Banque mondiale, M. Zoellick, a annoncé ce nouveau don d’urgence en faveur d’Haïti, et les administrateurs de l’institution l’ont approuvé en un temps record », a affirmé Yvonne Tsikata, directrice des opérations de l’institution pour les Caraïbes.
« La Banque est déterminée à aider Haïti à reconstruire ses infrastructures essentielles endommagées par les cyclones et, surtout, à continuer d’aider le Président Préval et son équipe à exécuter le plan d’action de développement à moyen et long terme d’Haïti », a poursuivi la responsable.
La nouvelle enveloppe de 20 millions de dollars servira concrètement à reconstruire des ponts importants qui se sont effondrés dans plusieurs régions, notamment à Mirebelais (Centre) et à Chalon (Nippes, sud-ouest). Le ministère des travaux publics, transports et communications pourra aussi faire l’acquisition d’un stock de ponts de secours pour faire face à d’éventuelles futures catastrophes et contribuer à la reconstruction de ponts financés par d’autres partenaires d’Haïti.
La BM souligne qu’il est également prévu le renforcement institutionnel dudit ministère, le financement des travaux de réparation et de consolidation de plusieurs ponts et routes endommagés ou affaiblis ainsi que le suivi hydraulique dans certaines communautés.
D’autre part, un service de coordination et de redressement chargé des désastres naturels sera créé au ministère de la planification et de la coopération externe.
Enfin, l’aide au redressement d’urgence de l’institution financière internationale comprend un don supplémentaire de 5 millions de dollars fourni à travers le Fonds d’édification de l’État et de consolidation de la paix. Ce montant permettra l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement des zones rurales.
Depuis 2005, la Banque mondiale a accordé à Haïti une aide totalisant 240 millions de dollars, mais exclusivement sous forme de dons. Gravement affecté par quatre tempêtes tropicales et ouragans l’été dernier, le pays n’a, en effet, plus accès au portefeuille de crédit de la banque, capital pour les ambitieux projets des pays en voie de développement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5432
HRV Commente : Que les haïtiens prennent note et surveillent la réalisation de ces travaux. Que la banque mondiale exige de la transparence dans la gestion de ces fonds.

mercredi 19 novembre 2008

Le départ de la MINUSTAH dépend de l’unité nationale, selon Préval

mardi 18 novembre 2008
Le Président René Préval a, pour la première fois, évoqué un possible départ des troupes onusiennes moyennant l’unité nationale, à l’occasion de la célébration mardi du 205e anniversaire de l’historique « Bataille de Vertières ».
"Pour que la MINUSTAH laisse le pays, les divisions entre les haïtiens doivent cesser", a déclaré le chef de l’Etat qui a souhaité que d’ici la fin de son mandat Haïti « retrouve sa souveraineté, sa stabilité et la sécurité ».
Chose qu’il avait, dit-il, déjà réalisée, lors de son premier mandat (1996-2001).

HRV faisant usage de la liberté d’expression
Il est assez marrant de refaire et revivre l’histoire d’Haïti à travers les éphémérides. C’est toujours la même histoire qui se reproduit inlassablement. Les chefs de guerre se bousculent pour le pouvoir. Un groupe de citoyens menés par le bout du nez, font la guerre en espérant empoché un bon butin par le pillage ou par des passe-droits. Un autre général vient après fait un remake et ainsi on compte les présidents.
Les éléments discordants sont de tous les types. Les chefs de guerre défendent leurs intérêts ; les mulâtres se cantonnent derrière les leurs ; la masse du peuple assimilé aux anciens esclaves est utilisée à bon escient mais jamais on ne lui parle ni on tient compte de ses propres intérêts. On les viot crier vive Duvalier et vive Aristide ; toujours dans les mêmes situation de guenilles externes et internes. UN jour comme aujourd’hui, le général Antoine Simon, après avoir été révoqué par Nord Alexis, marche sur Port-au-Prince en provenance de la ville des Cayes, accompagné de ses troupes.
Les troupes ont du piller la ville.

Francois Duvalier disait avoir obtenu l'unité nationale en excluant par tous les moyens ceux qui avaient une opinion et offrait une option politique contraire à la sienne. Une unité nationale batie totonmakoutement. Dans l'autre extrême Jean Bertrand Aristide s'est déclaré apôtre du peuple en excluant lavalassement ces adversaires.
C’est encore plus marrant d’écouter ces discours présidentiels et circonstanciels dénué de toute substance. Si Préval était doté d’une intelligence quelconque il aurait mieux fait de décréter l’état d’urgence et de surseoir toutes les prérogatives et prévisions constitutionnelles pour essayer d’établir un plan valable et réalisable de sortie de crise.
La situation du pays réclame des solutions fortes et de décisions énergiques voire impopulaires. Il aurait fallu que les travailleurs de l’était puisse jouir d’une certaine marge de liberté pour résoudre les vrais problèmes, les problèmes vitaux de la nation.
Mais Preval et son groupe n’inspire pas la sérénité ni la confiance. Ils ne laissent pas transpirer l’arôme de quelqu’un imbu de la tache pour laquelle ils ont été choisis.
Donc un état d’urgence pour la gabegie et la cohorte de l’incompétence n’a pas lieu d’être. Il faut donc continuer sur la route de cette démocratie mal comprise, mal intégrée et mal appliquée offrant au monde cette face hideuse et nauséabonde de ce qui reste des lambeaux de ce pays.
"Pour que la MINUSTAH laisse le pays, les divisions entre les haïtiens doivent cesser", a déclaré le chef de l’Etat qui a souhaité que d’ici la fin de son mandat Haïti « retrouve sa souveraineté, sa stabilité et la sécurité » a dit le président.
A travers l’histoire, nous savons que la société haïtienne n’a jamais su saisir l’occasion de travailler dans le sens de cette unité nationale. Et ce, surtout quand la situation s’y prêtait bien. Preval lui-même ne s’engage en rien dans la voie de cette unité nationale.
D’après le président, dans trois ans, Haïti sera un pays stable, souverain et en sécurité. J’ai simplement envie de rire. Comment parler de souveraineté quand nous ne disposons pas de ressources pour réaliser les élections libres qui nous permettent de choisir nos chefs.
Comment parler de stabilité quand il suffit que quelques cuidam parés du déguisement de législateurs suffisent à entraîner le pays dans une crise interminable.
Et de quelle sécurité parle le président ? Depuis son ascension au pouvoir après l’affaire du Montana l’insécurité se manifeste par un fléau qui dépasse les capacités de ceux qui disent vouloir la combattre. Le kidnapping a privé le pays du peu qui lui restait et on en ressent pas encore cette volonté officielle de vouloir endiguer le mal.
Pour répéter la phrase de la chanson de Boukman eksperyans, on serait tenté de se demander combien d’apéritifs il avait bu le président juste avant son discours. Car ce sont des paroles tafia !

mardi 18 novembre 2008

Un hélicoptère non identifié s’écrase dans l’Artibonite : aucun survivant parmi les occupants de l’appareil

Recherches et investigation en cours par la PNH et la MINUSTAH
mardi 18 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Un hélicoptère dont l’identification n’a pas pu être encore établie, s’est écrasé dans la nuit de lundi à mardi à Bocozel, une localité de Saint-Marc (Bas-Artibonite, Nord).
Selon les premières informations, les occupants de l’appareil dont le nombre et l’identité n’ont pas encore été établis, ont tous péri dans l’accident. Des corps déchiquetés et des organes humains ont été remarqués sur les lieux.
Des pièces qui auraient pu appartenir à au moins deux d’entre eux ont toutefois été retrouvées. Elles correspondent aux noms et dates de naissance suivants : Arles Perdomo, 14 mars 1951 ; Elias Gilberto, 10 octobre 1942. Ce dernier aurait pu être le pilote de l’appareil, selon le greffier du Tribunal de Saint-Marc, Dario Coupet qui s’était rendu au lieu du crash.
La Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) a fait savoir qu’aucun de ses hélicoptères n’a eu d’accident. Les autorités haïtiennes pour leur part n’en disposent pas qui soient opérationnels. L’appareil qui s’est écrasé semble donc être venu d’ailleurs.
Des éléments de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) se trouvent sur les lieux depuis très tôt, mardi matin, en vue d’enquêter sur l’accident, l’appareil, ses occupants et ce qu’il transportait éventuellement. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5431

La classe politique décline une invitation du CEP à un forum sur la nouvelle loi électorale

L’institution électorale, influencée par l’Exécutif, agit unilatéralement, soutiennent les partis politiques
mardi 18 novembre 2008,
Radio Kiskeya
La Convention et le Conseil National des Partis Politiques, deux organismes réunissant la majorité des formations politiques haïtiennes, ont dénoncé lundi en conférence de presse le mode de fonctionnement du Conseil Electoral Provisoire (CEP), notamment sa « dépendance » par rapport au chef de l’Exécutif, le président René Préval.
Faisant état de la mise à l’écart des partis politiques par le CEP dans toutes ses démarches, les deux regroupements politiques ont appelé au « boycott » d’un forum annoncé pour le mercredi 19 novembre par l’institution électorale autour des innovations contenues dans la nouvelle loi électorale.
Les dirigeants politiques, dont ceux de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), de la Fusion des Sociaux-démocrates Haïtiens, du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) et du Mouvement National Patriotique du 28 novembre (MNP-28), protestent contre le fait que le CEP ait invité les partis politiques à son forum à titre personnel.
Ils affirment ne rien savoir d’une telle initiative, encore moins des personnes appelées à y prendre part. Ils reprochent également au CEP d’avoir mis au point un agenda électoral en dehors de toute concertation et de n’avoir jusqu’ici apporté de précision sur les dispositions adoptées en vue de l’organisation des élections indirectes. De celles-ci dépendent la constitution du Conseil Electoral Permanent, font-ils remarquer.
Les partis politiques s’interrogent par ailleurs sur le budget de seize millions de dollars arrêté en ce qui concerne uniquement l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, alors que, cinq mois après le 2ème tour en juin des législatives partielles, il faudra encore de l’argent au CEP pour l’organisation des élections des collectivités territoriales, dont les conseils municipaux, le renouvellement de la Chambre des députés et le renouvellement du second tiers du Sénat.
Tous ces objectifs paraissent difficiles à atteindre, dans les conditions actuelles et vu le mode de fonctionnement du CEP, de l’avis de la Convention et du Conseil National des Partis Politiques. Par conséquent, dans une lettre ouverte adressée au CEP, ils déclinent l’invitation de prendre part au forum du 19 novembre, dans l’attente d’un changement d’orientation de l’organisme électoral par rapport aux acteurs politiques. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5429

Glissement de terrain : deux nouvelles maisons s’effondrent

Exode dans un secteur de Musseau où le sol est fissuré ; le ministre des travaux publics annonce une étude technique
lundi 17 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Deux nouvelles maisons se sont effondrées, l’une totalement et l’autre partiellement, lors d’un glissement de terrain qui n’a pas fait de victime, lundi dans le quartier de Musseau (est de Port-au-Prince), a constaté Radio Kiskeya.
En milieu de matinée, une maisonnette s’est écroulée tandis que la galerie de l’autre maison, une résidence inoccupée, a été emportée à l’impasse Avalon. Un couple habitant la première résidence a échappé in extremis à la catastrophe en réussissant à s’enfuir au moment où les murs allaient céder.
Dans ce quartier surplombant un ravin où se concentrent des constructions anarchiques, des fissures de 30 centimètres de large sont visibles et creusent des sillons dans le sol.
Devant le spectre d’une catastrophe de plus grande ampleur, de nombreux résidents de Musseau extrêmement inquiets commencent à abandonner leurs maisons sans pouvoir trouver un toit où s’installer. Ils reprochent aux autorités d’être seulement venues constater les dégâts, sans prendre le moindre engagement vis-à-vis d’eux.
Des responsables des mairies de Pétion-Ville, de Delmas et de la protection civile se sont, en effet, rendus lundi sur le site de l’accident.
Présent également, le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, a annoncé des mesures de protection évasives et la réalisation d’une étude géologique qui sera confiée au laboratoire national, au bureau des mines et de l’énergie et à la faculté des sciences de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).
Le ministre Gabriel a aussi rappelé qu’un glissement de terrain semblable avait été enregistré, il y a quelque temps, dans le quartier résidentiel de Vivy Mitchell, sur la route de Frères (banlieue est de Port-au-Prince) où de riches constructions s’inclinaient et s’enfonçaient dans le sol.
Une centaine de personnes ont été tuées et plus de 10 autres blessées, en majorité des enfants, dans l’effondrement ces derniers jours de deux écoles privées, le collège évangélique La Promesse et l’institution Grâce divine d’Haïti.
Un ouvrier avait été également tué et un autre blessé en tentant de démolir les murs de l’école nationale Darius Denis, dans le centre de la capitale.
Aucune nouvelle mesure n’est encore évidente depuis l’intervention jeudi dernier du Président René Préval annonçant une offensive contre les constructions anarchiques qui poussent comme des champignons et accentuent considérablement les risques d’un désastre national sans précédent. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5428

Le peintre Allrich Moca abattu à Port-au-Prince

L’un des jeunes talents de la peinture haïtienne
lundi 17 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le peintre Allrich Moca, 32 ans, l’un des artistes haïtiens les plus doués de sa génération, a été tué d’une balle aux côtes dans la nuit de dimanche à lundi, a appris Radio Kiskeya de sources proches de sa famille.
Son corps a été retrouvé sur la route des Dalles (sud de Port-au-Prince) où il a été abattu.
La victime vivait dans le quartier voisin de Bolosse.
Peintre surréaliste d’une fulgurance saisissante, l’intensité créatrice d’Allrich Moca avait impressionné nombre de critiques en Haïti et à l’étranger.
Deuxième lauréat en 1997 du concours « Connaître les jeunes peintres » de l’Institut français d’Haïti, le plasticien avait notamment exposé ses œuvres au Musée d’art haïtien du Collège St-Pierre et au Centre d’art.
Cependant, sa reconnaissance précoce n’avait jamais pu empêcher Moca de plonger dans la marginalité et l’errance d’où il tirait, sans doute, la puissance de son imagination. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5427

Deux nouvelles maisons s’effondrent !...Sus aux immeubles délabrés ! La Mairie de Port-au-Prince prête à passer à l’action !

lundi 17 novembre 2008
Deux nouvelles maisons se sont écroulées, l’une totalement et l’autre partiellement, lundi matin dans le quartier de Musseau (est de Port-au-Prince), a constaté Radio Kiskeya.
Ce double effondrement n’a fait aucune victime, mais les occupants d’une maisonnette l’ont échappé belle. Ils ont tout juste eu le temps d’abandonner les lieux avant la catastrophe.
Touefois, les résidents de Musseau craignent le pire. En effet, une faille constituerait une menace imminente pour l’ensemble du quartier.
Deux écoles privées se sont effondrées ces derniers jours à Port-au-Prince, faisant une centaine de morts et plus de 170 blessés, en majorité des enfants.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1799
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Décision en relation en relation avec l’effondrement de 4 édifices à Pétion Ville et à Port-au-Prince
mardi 18 novembre 2008,
Radio Kiskeya
La Mairie de Port-au-Prince annonce avoir décidé d’embellir et de sécuriser son espace territorial, en débarrassant désormais l’environnement urbain de tous les immeubles accusant un état de vétusté et de délabrement avancé susceptible de mettre en danger, à tout moment, la vie et la sécurité des administrés.
Dans un avis daté du 14 novembre remis à la presse lundi, le Maire Muscadin Jean Yves JASON fixe un délai de 3 mois aux concernés, à compter de la publication de l’avis, pour entreprendre les travaux de réparation ou de démolition, suivant le cas, de tous ces immeubles.
Passé ce délai, la municipalité de la capitale se réserve le droit, conformément à la Loi du 29 mai 1963 sur l’habitat et l’aménagement des villes et des campagnes, de procéder elle-même à la démolition des immeubles en question, aux frais des contrevenants.
Cette disposition de la Mairie de Port-au-Prince survient au lendemain de l’effondrement de 4 édifices en moins de quinze 15 jours à Pétion Ville et à Port-au-Prince, dont ceux de 2 établissements scolaires.
Le bilan de l’effondrement des deux édifices scolaires s’élève à 89 morts et plus de 150 blessés. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5430
HRV Commente :
Monsieur le Maire de Port-au-Prince, « tu crois que je te crois, c’est dit que tu dis ça !». Le maire et la Mairie de Port-au-Prince. N’a ni les moyens de sa politique ni pratique le politique de ses moyens.
Dans cette situation de parfaite déliquescence de l’état, le petit maire de Port-au-Prince ne peut faire preuve d’aucune autorité dans la prise de ce genre de décision. Personne ne s’attend à ce qu’il y a une réponse ou réaction quelconque de la part des citoyens.
D’ailleurs nous vivons en démocratie du genre Lavalassement et chacun est en droit de faire ce qui lui plait.
Vous vous direz sans doute que nous ne faisons que critiquer mais vous verrez part la suite que rien ne sera fait. Les bidonvilles continueront à pousser. Le morne L’hôpital sera complètement construit et anarchisé. A qui tout ça peut nuire.
Le président de la République a lui-même reconnu qu’il est impossible d’arrêter par exemple l’exploitation dangereuse des carrières de sable. Juste une question de manque d’autorité. En plus, ceux qui vendent le sable extrait de ces carrières sont des proches du pouvoir.
Haïti est un pays à la dérive. Le gouvernement n’a aucun pouvoir. Donc il ne peut rien réaliser car il n’ pas la confiance de la population.
Les dirigeants haïtiens continuent cependant à voir dans la communauté internationale un fervent bouc émissaire. Tout le monde voudrait voir arriver en Haïti des somme pharamineuses promises par la Communauté internationale. Mais jusqu’à présent personne n’a encore fait la moindre preuve de bonne gouvernance.
Tout est volé en Haïti. Même les linceuls pour draper des morts. Madame le premier ministre il faudra démontrer plus qu’une simple envie de combattre la corruption érigée comme un fait dans le pays. Il y un trop grand nombre de demandeur pour que le pays se permette de ne pas recevoir les dons promis à cause de notre manque de crédibilité et cette tendance que nous avons à nous accaparer de toute l’aide internationale pour notre bénéfice personnel.

Aide : Michèle Pierre-Louis s’en prend à la communauté internationale

lundi 17 novembre 2008
La Première ministre Michèle Pierre-Louis a accusé lundi la communauté internationale de couvrir Haïti de vaines promesses, la rendant implicitement responsable du sous-développement du pays, lors des Journées européennes du développement à Strasbourg (est de la France).
Dans son allocution de circonstance, le chef du gouvernement a appelé les partenaires d’Haïti à s’affranchir de leurs anciennes pratiques en fournissant l’aide au développement pompeusement annoncée.
Selon la Primature, Mme Pierre-Louis se trouve à Strasbourg à l’invitation du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy et du président de la Commission européenne, Manuel Durao Barroso.
Elle rentre à Port-au-Prince mercredi.

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1800

lundi 17 novembre 2008

L’ambassadeur José Serrulle admet que quand Haïti est dénigré , la République Dominicaine l’est aussi

Pedernales.- L’ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, José Serrulle Ramia, a assuré que quand à l’étranger on dénigre Haïti, la République Dominicaine est aussi dénigrée, pour cette raison il plaide pour éviter que les petits conflits ne se convertissent pas en crise frontalière de grandes conséquences.
Cependant, il reconnaît que les faits de sangs survenus récemment dans certaines provinces dominicaines restent des faits isolés, comme l’est aussi le fait qu’un haïtien tue un dominicain.
La République Dominicaine et Haïti ont améliorée de façon substantielles leurs relations aux niveau des deux états et aussi au niveau des sociétés civiles des deux pays., a souligné le diplomate.
Le fait qu’un évènement de cette nature attire autant de journalistes parle de la qualité des réseaux que nous sommes entrain de créer.
Serrulle Ramia a souligné qu’il existe des réseaux d’églises, de mairies, de centre académiques, de commerçants avec la création de la chambre de Commerce frontalier, de pêcheurs et d’un corridor biologique indiquant que nous pensons mieux aujourd’hui.
Le fait de la réalisation d’un projet au niveau du bassin de la rivière Artibonite, que les fonctionnaires de l’environnement se soient réunis deux fois dans un mois et aient créé un plan de surveillance du reboisement en quatre points d’Haïti, intégrant 100 familles haïtiennes et dominicaines, le fait que les deux ministres de santé publique soient entrain de développer des plan concrets pour éliminer le paludisme et les maladies infectieuses et contagieuses et donner de l’assistance médicale aux habitants de la frontière sont une preuve que nous sommes entrain d’avancer.
L’ambassadeur Serrulle ha souligné qu’en République Dominicaine il y a plus de 20.000 étudiants haïtiens qui, dans la grande majorité paient les mêmes tarifs que les dominicains
Autre preuve de que les choses sont entrain de changer est le fait que nous soyons entrain de penser à moderniser toutes les douanes, nous sommes entrain de construire des routes frontalières modernes.
Il y a en République Dominicaine plus de 700.000 travailleurs haïtiens. Si 400.000 sont des travailleurs temporaires, les autres sont des travailleurs fixes et l marché représente 800.000.000 de dollars, a-t-il ajouté.
Il reconnaît que les relations vont lentement et qu’elles devraient s’accélérer ainsi que les projets mais qu’il ne faut pas permettre sous aucun prétexte que de petits conflits se convertissent en crise frontalière de grandes conséquences, a-t-il insisté.
L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince a proposé que les journalistes des deux pays forment une association qui fasse ressortir les valeurs des habitans de la frontière.
Il a admis qu’il y a quatre ans a Dajabon, il avait proposé la formation des conseils provinciaux pour le développement de la frontière. Il a souligné que cet organisme signifie que la Province de Pedernales travaille avec Anse-à-Pitre, les associations, sociétés civiles se réunissent et discutent pour éviter tout type de conflit. En plus de ces conseils ils vont développer des études de développement intégral qu’ils échangeront.
L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Serrulle Ramia a exposé ses positions au cours du premier forum binational des journalistes de la Frontière dominico-haïtienne, qui a eu lieu dans cette ville située à 335 kilomètres au sud-ouest de Santo Domingo
Auteur: TEUDDY A. SANCHEZ
http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=128716
Traduction Decky Lakyel pour Haïti Recto Verso

Visite en France de la première ministre d’Haïti Michèle Pierre-Louis

P-au-P., 15 nov. 08 [AlterPresse] --- La première ministre d’Haiti, Michèle Pierre-Louis, est arrivée ce 15 novembre à Strasbourg (France) afin de participer aux Journées européennes de développement, annonce l’ambassade d’Haïti en France.
Michèle Pierre-Louis est accompagnée du ministre des sports et de l’action civique Evans Lescouflair et du responsable des affaires économiques à la primature Jean Palerme Mathurin, précise un communiqué transmis à AlterPresse.
Le chef du gouvernement haïtien a été accueilli à Paris par le chargé d’affaire haïtien, Fritzner Gaspard, Marie Denise Jean, chargée d’affaire auprès de l’UNESCO et de la francophonie, et Wilbert Belizaire, ministre conseiller responsable du consulat d’Haïti dans la capitale française.
A Strasbourg, elle a été accueillie par les autorités locales, indique la même source.
Michèle Pierre-Louis interviendra le 17 novembre dans un débat autour du thème : « Quel paradigme pour le développement ? ».
La première ministre d’Haïti aura des entretiens avec plusieurs personnalités politiques françaises et européennes dont le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, le sénateur maire de Strasbourg, Roland Ries, et le commissaire européen, Louis Michel. [gp apr 15/11/08 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7886

Funérailles émouvantes de deux des victimes de La Promesse

Des cris déchirants pour dire adieu à Guerlinsky Rémy, l’élève intelligent et à Phanès Montinard, l’enseignant consciencieux
samedi 15 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Les funérailles de Guerlinsky Rémy et de Phanès Montinard, deux des victimes de la tragédie du Collège évangélique La Promesse ont été chantées samedi en l’église baptiste évangélique de Delmas (banlieue est de Port-au-Prince) dans une atmosphère de désolation marquée par des témoignages bouleversants de parents et proches.
La ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue et le Député de Pétion-Ville, Steven Benoît se trouvaient notamment dans l’assistance.
Jeune élève de 12 ans, Guerlinsky était en 8e année fondamentale. Ses parents l’ont décrit comme un garçon très doué en qui ils plaçaient beaucoup d’espoir.
Quant à M. Montinard, étudiant à l’Ecole normale supérieure (ENS), il prêtait ses services depuis seulement septembre dernier au collège La Promesse où il enseignait la littérature. Selon notre confrère Max Saint-Fleur du quotidien Le Nouvelliste, membre de sa famille, le disparu avait décidé d’intégrer le personnel enseignant de son ancienne école afin de contribuer à la formation des jeunes.
Plusieurs de ses élèves ont affirmé entre pleurs et cris stridents que Pharès Montinard était un prof dévoué et plein d’humanisme, débordant même d’affection.
Des personnes sont tombées en syncope lorsque le cortège funèbre laissait l’église pour se rendre au cimetière.
Différentes autres funérailles des victimes de la catastrophe se sont déroulées séparément samedi dans la capitale et en province. Vendredi, au moins trois des disparus avaient été inhumés à Port-au-Prince….
spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5426