La veuve de Jean Dominique, Michèle Montas, a apporté son appui à la lutte des paysans haïtiens lors d’une cérémonie à la mémoire de Jean Dominique.
Prenant part à une cérémonie spéciale au lycée Jean Dominique à l’Esther ( artibonite), Madame Montas a également salué le travail des journalistes haïtiens qui réclament justice pour le directeur de radio Haïti abattu devant le local de la station. " Jean Dominique a des portes parole", a lancé Michèle Montas les larmes aux yeux.
La porte parole du secrétaire général de l’ONU rappelle qu’elle a été contrainte de partir en raison des menaces qui pesaient sur sa vie après l’assassinat de son mari.
Plusieurs activités sous un thème lié à la production nationale, cher à Jean Dominique sont prévues à l’occasion du 3 avril 2008.
A Marmelade, ville natale du chef de l’état René Préval, une veillée patriotique à la mémoire de Jean Dominique a eu lie hier soir. Ce 3 avril un grand débat sur la production nationale aura lieu sur l’initiative de Charles Sufra, coordonnateur de KOZEPEP, une des organisations qui avaient bénéficié du support de Jean Dominique.
Plusieurs dizaines de journalistes ont participé à ces activités coordonnées par KOZEPEP et le Commission d’Appui aux enquêtes sur les assassinats de Journalistes (CIAPEAJ).Le président du CIAPEAJ, Guyler Delva, avait en début de semaine dénoncé, le refus du sénateur en exil, Rudolph Boulos, de répondre aux questions du juge instructeur, Fritzner Fils Aimé en charge du dossier de Jean Dominique. " En refusant de répondre il fait augmenter les suspicions "déclare M. Delva rappelant que d’autres militants politiques tels So Anne et Dany Toussaint avaient répondu aux questions du juge instructeur.
La Commission indépendante d'appui aux enquêtes relatives aux assassinats des journalistes haïtiens a pour mission de veiller à l'avancement des enquêtes sur les cas des journalistes assassinés ou victimes d'autres actes attentatoires à leur sécurité personnelle. Elle peut également solliciter et obtenir, de toutes les instances concernées, des informations sur la marche des enquêtes sur les assassinats des journalistes, et intervenir auprès des autorités compétentes pour obtenir que d'éventuels obstacles au bon déroulement des enquêtes soient levés
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13636
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 3 avril 2008
Création d’une commission d’enquête sur l’altercation entre les députés Dumond et Mercier Une commission spéciale d’enquête a été constituée hier mercredi à la chambre basse en vue de faire la lumière sur les circonstances de l’incident entre les députés Antony Dumond et Ysidor Mercier.
Lors d’une séance plénière spéciale, plusieurs parlementaires avaient critiqué les membres du bureau qui selon eux n’avaient pas adopté les dispositions nécessaires pour garantir l’ordre durant le déroulement des séances. A l’issue de débats houleux, en l’absence du député Ysidor Mercier, la commission a été mise en place avec les représentants des 5 principaux partis au parlement.Les députés Levaillant Louis Jeune, Laurore Edouard, Patrick Joseph, Lutherking Marcadieu et Saurel Yacinthe sont les membres de cette commission spéciale qui devra établir les faits et présenter un rapport dans 8 jours.
Les députés sont divisés sur la décision du parquet de Port-au-Prince, d’ouvrir une procédure judiciaire suite à l’incident entre les députés Dumond et Mercier. Le député de Savanette, Joseph Joël Louis croit que le parquet doit appréhender le député Mercier puisqu’il s’agit de flagrant délit. Par ailleurs, le député Antony Dumond tout en dénonçant un attentat contre sa personne, n’écarte pas la possibilité de porter plainte contre le député de Jérémie. " J’attends la décision de l’assemblée mais je ne souhaite pas créer une crise qui peut nuire au fonctionnement de la chambre basse", ajoute t-il.
Un employé du parlement été blessé mardi après midi lors d’une altercation entre les députés Ysidor Mercier ( Jérémie) et Antony Dumond (Léogane). Les deux députés, membres du RDNP étaient en train de se chamailler lorsque l’arme du député Mercier a glissé.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13635
Lors d’une séance plénière spéciale, plusieurs parlementaires avaient critiqué les membres du bureau qui selon eux n’avaient pas adopté les dispositions nécessaires pour garantir l’ordre durant le déroulement des séances. A l’issue de débats houleux, en l’absence du député Ysidor Mercier, la commission a été mise en place avec les représentants des 5 principaux partis au parlement.Les députés Levaillant Louis Jeune, Laurore Edouard, Patrick Joseph, Lutherking Marcadieu et Saurel Yacinthe sont les membres de cette commission spéciale qui devra établir les faits et présenter un rapport dans 8 jours.
Les députés sont divisés sur la décision du parquet de Port-au-Prince, d’ouvrir une procédure judiciaire suite à l’incident entre les députés Dumond et Mercier. Le député de Savanette, Joseph Joël Louis croit que le parquet doit appréhender le député Mercier puisqu’il s’agit de flagrant délit. Par ailleurs, le député Antony Dumond tout en dénonçant un attentat contre sa personne, n’écarte pas la possibilité de porter plainte contre le député de Jérémie. " J’attends la décision de l’assemblée mais je ne souhaite pas créer une crise qui peut nuire au fonctionnement de la chambre basse", ajoute t-il.
Un employé du parlement été blessé mardi après midi lors d’une altercation entre les députés Ysidor Mercier ( Jérémie) et Antony Dumond (Léogane). Les deux députés, membres du RDNP étaient en train de se chamailler lorsque l’arme du député Mercier a glissé.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13635
Pour ou contre l’arrestation du député Isidore Mercier ?
Controverse sur fond de graves dissensions à la Chambre basse
L’idée que ce soit l’assemblée qui se prononce prioritairement se renforce
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
La controverse s’est installée mercredi à la Chambre des députés autour du mandat d’amener décerné par le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince contre le député de Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest), Isidore Mercier, pour agression délibérée en pleine séance, la veille, contre son collègue de Léogane, Anthony Dumont.
Le député Frantz Robert Mondé (Anse-à-Veau, Nippes, Sud-Ouest) a estimé que le Parquet se fourvoie royalement en s’engageant dans une telle voie, sans attendre que l’assemblée parlementaire se prononce sur la question.
Le député de Port Salut (Sud), Joseph Nelson Pierre Louis, admet pour sa part qu’on est en présence d’un cas de flagrant délit, mais il précise que l’incident, s’étant produit dans l’enceinte du parlement, le Parquet se doit d’attendre la décision y relative de la Chambre des députés. Même si le fait s’était produit à l’extérieur du Palais législatif, le Parquet devrait encore se référer à la Chambre des députés, tel que le prescrit l’article 115 de la Constitution en vigueur, ajoute le parlementaire.
Le député Mercier ne pourra être arrêté nulle part, a déclaré de façon péremptoire le député de Petite Rivière de Nippes (Sud-Ouest), Laurore Edouard. Il évoque à l’appui de sa position l’absence totale de flagrant délit. Comme il l’a soutenu sur les ondes de plusieurs médias de la capitale mardi, quelques minutes après l’incident, il s’agissait d’un accident, le député ayant laissé tomber son arme et une balle en est partie.
En nette opposition avec la plupart de ses collègues, le député de Savannette (Centre), Joseph Joël Louis, recommande l’arrestation pure et simple de son collègue Isidore Mercier. Il fait savoir à ce sujet que le bloc parlementaire auquel il appartient, la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), est prêt à voter en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de Mercier.
Le député Anthony Dumond (Léogane, Ouest) en direction de qui Isidore Mercier aurait ouvert le feu, a déclaré mercredi attendre la décision sur le dossier de l’assemblée des députés avant, éventuellement, d’engager une action en justice contre Mercier. Il a réaffirmé que ce dernier avait dégainé pour l’abattre, réfutant à nouveau la thèse du tir accidentel.
La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Mme Myrlande Hyppolite Manigat, a condamné l’incident de mardi à la Chambre basse ayant mis face à face Mercier et Dumont, deux membres de son parti. Elle en a profité pour rappeler que les députés élus sous la bannière du parti ne représentent pas cette formation politique au parlement. Sitôt après la proclamation à la présidence de René Préval en 2006, sans la tenue préalable d’un second tour de scrutin, en signe de protestation le leader et candidat d’alors du RDNP à la présidence, Leslie François Manigat, avait appelé tous les candidats du parti à se retirer.
Dans son intervention sur Radio Kiskeya, Mme Manigat a présenté ses sympathies à l’employé du parlement, Antonio Célestin, blessé lors de l’incident, souhaitant que le député fautif prenne à charge les soins que nécessite l’état de ce dernier.
Jusqu’à mercredi après-midi, le gouvernement qui compte un ministre chargé des relations avec le parlement, n’avait fait aucun commentaire sur la situation prévalant au Parlement. Il en est de même du chef de l’Etat nanti du pouvoir d’assurer la stabilité t le bon fonctionnement des institutions (article 136 de la Constitution d 1987).
La vive altercation qui a dégénéré mardi entre les députés Isidore Mercier et Anthony Dumont résulte des accusations portées contre la gestion de l’ancien questeur du bureau de la Chambre, Maxo Balthazar, dont le député de Jérémie serait le partisan. Un rapport élaboré à ce sujet fait état de sommes faramineuses dépensées dans la location de véhicules et la dilapidation éhontée de pneus de rechange pour les véhicules mis à la disposition des députés. En raison de ce « grand déballage », le député de Pétion Ville, Steven Benoît, affirme avoir été l’objet de menaces de mort proférées par ses « collègues » Isidore Mercier et Saurel François (Lavalas, parti de l’ancien président Aristide) pour sa lutte en faveur de la transparence et d’une gestion saine des ressources de la chambre basse. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4892
L’idée que ce soit l’assemblée qui se prononce prioritairement se renforce
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
La controverse s’est installée mercredi à la Chambre des députés autour du mandat d’amener décerné par le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince contre le député de Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest), Isidore Mercier, pour agression délibérée en pleine séance, la veille, contre son collègue de Léogane, Anthony Dumont.
Le député Frantz Robert Mondé (Anse-à-Veau, Nippes, Sud-Ouest) a estimé que le Parquet se fourvoie royalement en s’engageant dans une telle voie, sans attendre que l’assemblée parlementaire se prononce sur la question.
Le député de Port Salut (Sud), Joseph Nelson Pierre Louis, admet pour sa part qu’on est en présence d’un cas de flagrant délit, mais il précise que l’incident, s’étant produit dans l’enceinte du parlement, le Parquet se doit d’attendre la décision y relative de la Chambre des députés. Même si le fait s’était produit à l’extérieur du Palais législatif, le Parquet devrait encore se référer à la Chambre des députés, tel que le prescrit l’article 115 de la Constitution en vigueur, ajoute le parlementaire.
Le député Mercier ne pourra être arrêté nulle part, a déclaré de façon péremptoire le député de Petite Rivière de Nippes (Sud-Ouest), Laurore Edouard. Il évoque à l’appui de sa position l’absence totale de flagrant délit. Comme il l’a soutenu sur les ondes de plusieurs médias de la capitale mardi, quelques minutes après l’incident, il s’agissait d’un accident, le député ayant laissé tomber son arme et une balle en est partie.
En nette opposition avec la plupart de ses collègues, le député de Savannette (Centre), Joseph Joël Louis, recommande l’arrestation pure et simple de son collègue Isidore Mercier. Il fait savoir à ce sujet que le bloc parlementaire auquel il appartient, la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), est prêt à voter en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de Mercier.
Le député Anthony Dumond (Léogane, Ouest) en direction de qui Isidore Mercier aurait ouvert le feu, a déclaré mercredi attendre la décision sur le dossier de l’assemblée des députés avant, éventuellement, d’engager une action en justice contre Mercier. Il a réaffirmé que ce dernier avait dégainé pour l’abattre, réfutant à nouveau la thèse du tir accidentel.
La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Mme Myrlande Hyppolite Manigat, a condamné l’incident de mardi à la Chambre basse ayant mis face à face Mercier et Dumont, deux membres de son parti. Elle en a profité pour rappeler que les députés élus sous la bannière du parti ne représentent pas cette formation politique au parlement. Sitôt après la proclamation à la présidence de René Préval en 2006, sans la tenue préalable d’un second tour de scrutin, en signe de protestation le leader et candidat d’alors du RDNP à la présidence, Leslie François Manigat, avait appelé tous les candidats du parti à se retirer.
Dans son intervention sur Radio Kiskeya, Mme Manigat a présenté ses sympathies à l’employé du parlement, Antonio Célestin, blessé lors de l’incident, souhaitant que le député fautif prenne à charge les soins que nécessite l’état de ce dernier.
Jusqu’à mercredi après-midi, le gouvernement qui compte un ministre chargé des relations avec le parlement, n’avait fait aucun commentaire sur la situation prévalant au Parlement. Il en est de même du chef de l’Etat nanti du pouvoir d’assurer la stabilité t le bon fonctionnement des institutions (article 136 de la Constitution d 1987).
La vive altercation qui a dégénéré mardi entre les députés Isidore Mercier et Anthony Dumont résulte des accusations portées contre la gestion de l’ancien questeur du bureau de la Chambre, Maxo Balthazar, dont le député de Jérémie serait le partisan. Un rapport élaboré à ce sujet fait état de sommes faramineuses dépensées dans la location de véhicules et la dilapidation éhontée de pneus de rechange pour les véhicules mis à la disposition des députés. En raison de ce « grand déballage », le député de Pétion Ville, Steven Benoît, affirme avoir été l’objet de menaces de mort proférées par ses « collègues » Isidore Mercier et Saurel François (Lavalas, parti de l’ancien président Aristide) pour sa lutte en faveur de la transparence et d’une gestion saine des ressources de la chambre basse. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4892
Vie chère : Des manifestants paralysent les Cayes et les Gonaïves
Les troisième et quatrième villes d’Haïti secouées par le réveil brutal de centaines de citoyens incapables de faire face à la flambée des prix et furieux contre les autorités ; réunion d’urgence du gouvernement Préval/Alexis après de violentes scènes de pillage ayant fait des blessés aux Cayes
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
Des centaines de personnes manifestant violemment contre la cherté ce la vie se livraient à des scènes de pillage dans la ville des Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince) où toutes les activités étaient paralysées et des blessés enregistrés tandis qu’aux Gonaïves (171 km au nord de la capitale) un autre mouvement de protestations a contraint les écoles à fermer leurs portes, ont constaté les correspondants de Radio Kiskeya.
Dans la métropole du Sud, plusieurs personnes ont été blessées à coups de pierre dans des échauffourées entre deux groupes de manifestants opposés ou favorables au pillage de dépôts de produits alimentaires et de véhicules transportant des marchandises comestibles comme le riz. Ces scènes se déroulaient sous les regards impuissants des agents de la Police Nationale incapables de stopper une foule qui n’avait cessé de grossir au fil des minutes.
Les protestataires n’hésitaient pas à s’en prendre aux autorités, accusant notamment le Président René Préval de les laisser mourir de faim. Ils ont également dénoncé des commerçants locaux qui seraient responsables de la hausse constante des prix des produits de première nécessité.
Des véhicules ont été endommagés et des barricades de pneus enflammés érigées dans différents quartiers des Cayes dont Quatre Chemins, l’entrée principale de la ville.
Les écoles, le commerce, l’administration et le transport public étaient paralysés.
Ce mouvement lancé à l’instigation d’un regroupement dénommé Plate-Forme des organisations de la savane, a créé depuis mercredi soir une forte tension dans la Cité Philippe Guerrier généralement calme.
Aux Gonaïves, rampe de lancement traditionnelle de toutes les révoltes populaires de l’histoire du pays, des manifestants protestaient également contre la détérioration des conditions socioéconomiques de la population. En colère contre les autorités, ils exigeaient une baisse significative du coût de la vie et la réfection par le ministère des travaux publics des rues de la ville en piteux état et à l’origine de graves accidents de la circulation.
Les manifestants ont forcé les écoles de la Cité de l’indépendance à fermer leurs portes, entraînant dans leur sillage un certain nombre d’élèves.
Des incidents auraient également fait des blessés parmi les écoliers.
Parallèlement, une autre manifestation était prévue à Port-au-Prince à l’initiative d’une organisation syndicale alarmée par la gravité de la vie chère, devenue, avec l’insécurité, la principale préoccupation de toutes les couches de la population.
Face à la détérioration subite de la situation dans certaines régions, le gouvernement a convoqué une réunion d’urgence. Des discussions se déroulaient à la mi-journée à la Primature entre les différents membres du cabinet ministériel et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis dont la politique économique et sociale suscite de nombreuses critiques.
Les mendiants déclarés ou déguisés ont considérablement augmenté dans les principales agglomérations du pays au moment où plus de 70% de la population active est au chômage, selon des experts.
Une métaphore créole inventée par la malice populaire et reflétant parfaitement la cruauté du quotidien des haïtiens est sur toutes les lèvres : "Yon grangou klowòks" (une faim de chlorox), allusion à peine voilée à l’action dévastatrice de ce produit chimique sur l’organisme humain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4895
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
Des centaines de personnes manifestant violemment contre la cherté ce la vie se livraient à des scènes de pillage dans la ville des Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince) où toutes les activités étaient paralysées et des blessés enregistrés tandis qu’aux Gonaïves (171 km au nord de la capitale) un autre mouvement de protestations a contraint les écoles à fermer leurs portes, ont constaté les correspondants de Radio Kiskeya.
Dans la métropole du Sud, plusieurs personnes ont été blessées à coups de pierre dans des échauffourées entre deux groupes de manifestants opposés ou favorables au pillage de dépôts de produits alimentaires et de véhicules transportant des marchandises comestibles comme le riz. Ces scènes se déroulaient sous les regards impuissants des agents de la Police Nationale incapables de stopper une foule qui n’avait cessé de grossir au fil des minutes.
Les protestataires n’hésitaient pas à s’en prendre aux autorités, accusant notamment le Président René Préval de les laisser mourir de faim. Ils ont également dénoncé des commerçants locaux qui seraient responsables de la hausse constante des prix des produits de première nécessité.
Des véhicules ont été endommagés et des barricades de pneus enflammés érigées dans différents quartiers des Cayes dont Quatre Chemins, l’entrée principale de la ville.
Les écoles, le commerce, l’administration et le transport public étaient paralysés.
Ce mouvement lancé à l’instigation d’un regroupement dénommé Plate-Forme des organisations de la savane, a créé depuis mercredi soir une forte tension dans la Cité Philippe Guerrier généralement calme.
Aux Gonaïves, rampe de lancement traditionnelle de toutes les révoltes populaires de l’histoire du pays, des manifestants protestaient également contre la détérioration des conditions socioéconomiques de la population. En colère contre les autorités, ils exigeaient une baisse significative du coût de la vie et la réfection par le ministère des travaux publics des rues de la ville en piteux état et à l’origine de graves accidents de la circulation.
Les manifestants ont forcé les écoles de la Cité de l’indépendance à fermer leurs portes, entraînant dans leur sillage un certain nombre d’élèves.
Des incidents auraient également fait des blessés parmi les écoliers.
Parallèlement, une autre manifestation était prévue à Port-au-Prince à l’initiative d’une organisation syndicale alarmée par la gravité de la vie chère, devenue, avec l’insécurité, la principale préoccupation de toutes les couches de la population.
Face à la détérioration subite de la situation dans certaines régions, le gouvernement a convoqué une réunion d’urgence. Des discussions se déroulaient à la mi-journée à la Primature entre les différents membres du cabinet ministériel et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis dont la politique économique et sociale suscite de nombreuses critiques.
Les mendiants déclarés ou déguisés ont considérablement augmenté dans les principales agglomérations du pays au moment où plus de 70% de la population active est au chômage, selon des experts.
Une métaphore créole inventée par la malice populaire et reflétant parfaitement la cruauté du quotidien des haïtiens est sur toutes les lèvres : "Yon grangou klowòks" (une faim de chlorox), allusion à peine voilée à l’action dévastatrice de ce produit chimique sur l’organisme humain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4895
Un commissaire de police grièvement blessé dans un hold-up
Ciblé par des bandits qui l’ont dépossédé de son argent à sa sortie d’une banque, Frantz Saint-Armand a été atteint de plusieurs projectiles et opéré pendant sept heures
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire de police Frantz Saint-Armand, un des responsables de la Brigade d’intervention motorisée (BIM), a été grièvement blessé par balle mercredi après-midi au cours d’un hold-up perpétré par trois motards, a indiqué à Radio Kiskeya le chef de cette unité spécialisée de la PNH, l’inspecteur général Jean Saint-Fleur.
L’officier de police, qui circulait en civil sans son arme de service, venait d’effectuer une transaction dans une banque commerciale lorsqu’il a été attaqué en montant à bord d’un transport en commun à Delmas 71 (banlieue est de Port-au-Prince). Déterminés à le dépouiller de l’argent qui était en sa possession, ses agresseurs lui ont logé plusieurs balles notamment à l’abdomen et au bassin.
Grâce à l’aide de deux passants, M. Saint-Armand a été transporté d’urgence dans un centre hospitalier où il a subi une intervention chirurgicale longue de sept heures, précise l’inspecteur général Saint-Fleur. En raison d’une grave hémorragie provoquée par l’un des projectiles, plusieurs pochettes de sang ont dû être utilisées.
Consciente, la victime se trouvait jeudi matin dans un état jugé stable par ses médecins.
Soulignant les qualités et le dévouement du commissaire Frantz Saint-Armand, le chef de la BIM l’a décrit comme un "travailleur honnête, engagé et très discipliné".
Il a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête en vue de retracer les trois auteurs du hold-up.
Selon les informations recueillies par Radio Kiskeya, un vent de panique a soufflé pendant plusieurs minutes sur le quartier où l’incident s’est produit. Des éléments de la Police Nationale ont été déployés près de la succursale de la Unibank d’où sortait l’officier de police au moment de l’attaque.
Opérationnelle depuis la fin de l’année dernière, la Brigade d’intervention motorisée a été créée dans le but de renforcer la sécurité à Port-au-Prince grâce à une politique de proximité basée sur un personnel adéquat et des moyens de locomotion pratiques (motocyclettes).
Les membres des forces de sécurité haïtiennes sont régulièrement la cible d’attaques armées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4893
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire de police Frantz Saint-Armand, un des responsables de la Brigade d’intervention motorisée (BIM), a été grièvement blessé par balle mercredi après-midi au cours d’un hold-up perpétré par trois motards, a indiqué à Radio Kiskeya le chef de cette unité spécialisée de la PNH, l’inspecteur général Jean Saint-Fleur.
L’officier de police, qui circulait en civil sans son arme de service, venait d’effectuer une transaction dans une banque commerciale lorsqu’il a été attaqué en montant à bord d’un transport en commun à Delmas 71 (banlieue est de Port-au-Prince). Déterminés à le dépouiller de l’argent qui était en sa possession, ses agresseurs lui ont logé plusieurs balles notamment à l’abdomen et au bassin.
Grâce à l’aide de deux passants, M. Saint-Armand a été transporté d’urgence dans un centre hospitalier où il a subi une intervention chirurgicale longue de sept heures, précise l’inspecteur général Saint-Fleur. En raison d’une grave hémorragie provoquée par l’un des projectiles, plusieurs pochettes de sang ont dû être utilisées.
Consciente, la victime se trouvait jeudi matin dans un état jugé stable par ses médecins.
Soulignant les qualités et le dévouement du commissaire Frantz Saint-Armand, le chef de la BIM l’a décrit comme un "travailleur honnête, engagé et très discipliné".
Il a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête en vue de retracer les trois auteurs du hold-up.
Selon les informations recueillies par Radio Kiskeya, un vent de panique a soufflé pendant plusieurs minutes sur le quartier où l’incident s’est produit. Des éléments de la Police Nationale ont été déployés près de la succursale de la Unibank d’où sortait l’officier de police au moment de l’attaque.
Opérationnelle depuis la fin de l’année dernière, la Brigade d’intervention motorisée a été créée dans le but de renforcer la sécurité à Port-au-Prince grâce à une politique de proximité basée sur un personnel adéquat et des moyens de locomotion pratiques (motocyclettes).
Les membres des forces de sécurité haïtiennes sont régulièrement la cible d’attaques armées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4893
Des progrès notables réalisés en Haïti, mais les risques d’instabilité persistent, selon le Secrétaire général de l’ONU
Les conflits entre les autorités doivent faire place à une "coopération visible", affirme Ban Ki-moon dans son dernier rapport sur Haïti qui recommande également des réponses immédiates aux graves problèmes économiques de la population
mercredi 2 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé mercredi devant le Conseil de sécurité que des progrès substantiels ont été réalisés en Haïti, mais a déploré l’impact des conflits de pouvoir sur la qualité de la gouvernance, selon son dernier rapport sur la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
"Des progrès remarquables ont été accomplis, mais des différends entre les branches du gouvernement ont failli compromettre le niveau de collaboration indispensable à une bonne gouvernance", a indiqué M. Ban dans ce rapport rendu public à New York qui couvre la période allant du mois de septembre 2007 au début de l’année 2008.
Le patron de l’ONU a qualifié de "fragile" la coopération avec les autorités haïtiennes, en faisant référence à l’interpellation à laquelle avait survécu le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à la Chambre des Députés, le 28 février dernier.
Il recommande une coopération "visible" entre les institutions nationales et l’adoption de mesures économiques destinées à permettre une amélioration à court terme de la situation.
Le Secrétaire général des Nations Unies a aussi appelé à une coopération accrue entre le pouvoirs exécutif et judiciaire. "Toute perception de divergences entre ces institutions ne manquera pas de les affaiblir l’une et l’autre", a-t-il averti.
Le rapport de Ban Ki-moon souligne que les perspectives de réforme de l’Etat se sont éloignées à cause des tensions ayant caractérisé les "relations entre les différents acteurs politiques et les services gouvernementaux". Renforcée par l’insécurité, cette situation a quelque peu affaibli le niveau de confiance de l’opinion publique dans l’Etat.
Sur un autre plan, le numéro un de l’ONU fait remarquer que les risques de régression sont toujours présents en dépit de l’embellie que connaissent les indicateurs économiques. En ce sens, la faible capacité institutionnelle du pays nuit "au respect de l’Etat de droit et à la prestation des services publics de base". Des facteurs qui contribuent à rendre l’environnement défavorable aux investissements, selon Ban qui dit craindre un retour à l’instabilité.
"Face à ces difficultés, l’adoption de mesures économiques palliatives sur le court terme pourrait faire une très forte différence", a-t-il fait valoir en rappelant que la flambée des prix de nombreux produits et denrées de première nécessité vient accentuer les "souffrances de la grande majorité des haïtiens".
Au niveau sécuritaire, Ban Ki-moon juge "cruciale" la contribution des composantes militaire et policière de la MINUSTAH à la stabilisation d’Haïti et estime que la participation soutenue de la communauté internationale demeure "indispensable".
Dans un contexte marqué par la recrudescence des enlèvements depuis le mois de décembre dernier, la MINUSTAH a procédé à un ajustement de son profil et de ses opérations, en coopération avec les autorités haïtiennes, conclut le Secrétaire général de l’ONU.
Depuis plusieurs jours, les casques bleus sont en effet directement impliqués dans des tâches de sécurité publique qui relevaient jusqu’ici de la compétence exclusive de la Police Nationale. Ils participent notamment à des fouilles de véhicules dont ils ne partagent pas les référents culturels des occupants.
Depuis l’été 2004, la force onusienne est déployée en Haïti. A dominante latinoaméricaine, elle compte aujourd’hui environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4890
Commentaires :
Si on veut bien comprendre le contenu du rapport de l’ONU, le vrai responsable d’Haïti le message est on ne peut plus clair : Après les forces armées d’Haïti, aujourd’hui, l’ennemi public d’Haïti est bien la démocratie préfabriquée que les amis d’Haïti on pondu pour nous aider.
Cette démocratie devrait subir le même sort et le même traitement que les Forces Armées d’Haïti si les étrangers considéraient comme un vrai problème le disfonctionnement de nos institutions.
Ils ont leur plan, leur projets et leur programme qui ne tient compte ni du pays ni de ces habitants. « La preuve en est bien grande » comme dirait ma mère. Les bâilleurs de fonds continuent à se congratuler des merveilleuses performances du binôme Préval/Alexis tandis que les haïtiens semblent monter le ciel à reculons…
mercredi 2 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé mercredi devant le Conseil de sécurité que des progrès substantiels ont été réalisés en Haïti, mais a déploré l’impact des conflits de pouvoir sur la qualité de la gouvernance, selon son dernier rapport sur la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
"Des progrès remarquables ont été accomplis, mais des différends entre les branches du gouvernement ont failli compromettre le niveau de collaboration indispensable à une bonne gouvernance", a indiqué M. Ban dans ce rapport rendu public à New York qui couvre la période allant du mois de septembre 2007 au début de l’année 2008.
Le patron de l’ONU a qualifié de "fragile" la coopération avec les autorités haïtiennes, en faisant référence à l’interpellation à laquelle avait survécu le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à la Chambre des Députés, le 28 février dernier.
Il recommande une coopération "visible" entre les institutions nationales et l’adoption de mesures économiques destinées à permettre une amélioration à court terme de la situation.
Le Secrétaire général des Nations Unies a aussi appelé à une coopération accrue entre le pouvoirs exécutif et judiciaire. "Toute perception de divergences entre ces institutions ne manquera pas de les affaiblir l’une et l’autre", a-t-il averti.
Le rapport de Ban Ki-moon souligne que les perspectives de réforme de l’Etat se sont éloignées à cause des tensions ayant caractérisé les "relations entre les différents acteurs politiques et les services gouvernementaux". Renforcée par l’insécurité, cette situation a quelque peu affaibli le niveau de confiance de l’opinion publique dans l’Etat.
Sur un autre plan, le numéro un de l’ONU fait remarquer que les risques de régression sont toujours présents en dépit de l’embellie que connaissent les indicateurs économiques. En ce sens, la faible capacité institutionnelle du pays nuit "au respect de l’Etat de droit et à la prestation des services publics de base". Des facteurs qui contribuent à rendre l’environnement défavorable aux investissements, selon Ban qui dit craindre un retour à l’instabilité.
"Face à ces difficultés, l’adoption de mesures économiques palliatives sur le court terme pourrait faire une très forte différence", a-t-il fait valoir en rappelant que la flambée des prix de nombreux produits et denrées de première nécessité vient accentuer les "souffrances de la grande majorité des haïtiens".
Au niveau sécuritaire, Ban Ki-moon juge "cruciale" la contribution des composantes militaire et policière de la MINUSTAH à la stabilisation d’Haïti et estime que la participation soutenue de la communauté internationale demeure "indispensable".
Dans un contexte marqué par la recrudescence des enlèvements depuis le mois de décembre dernier, la MINUSTAH a procédé à un ajustement de son profil et de ses opérations, en coopération avec les autorités haïtiennes, conclut le Secrétaire général de l’ONU.
Depuis plusieurs jours, les casques bleus sont en effet directement impliqués dans des tâches de sécurité publique qui relevaient jusqu’ici de la compétence exclusive de la Police Nationale. Ils participent notamment à des fouilles de véhicules dont ils ne partagent pas les référents culturels des occupants.
Depuis l’été 2004, la force onusienne est déployée en Haïti. A dominante latinoaméricaine, elle compte aujourd’hui environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4890
Commentaires :
Si on veut bien comprendre le contenu du rapport de l’ONU, le vrai responsable d’Haïti le message est on ne peut plus clair : Après les forces armées d’Haïti, aujourd’hui, l’ennemi public d’Haïti est bien la démocratie préfabriquée que les amis d’Haïti on pondu pour nous aider.
Cette démocratie devrait subir le même sort et le même traitement que les Forces Armées d’Haïti si les étrangers considéraient comme un vrai problème le disfonctionnement de nos institutions.
Ils ont leur plan, leur projets et leur programme qui ne tient compte ni du pays ni de ces habitants. « La preuve en est bien grande » comme dirait ma mère. Les bâilleurs de fonds continuent à se congratuler des merveilleuses performances du binôme Préval/Alexis tandis que les haïtiens semblent monter le ciel à reculons…
mercredi 2 avril 2008
Exploitation prochaine de gisements d’or dans une région pauvre d’Haïti
Le vice président et directeur général de la société minière Sainte Geneviève Haïti, Pierre Yvon Beaubeuf, donne l’assurance que l’exploitation des gisements d’or et de cuivre dans le Nord Est d’Haïti débutera au cours du quatrième trimestre 2008.
Les haïtiens, actionnaires majoritaires de cette entreprise, prévoient de changer le nom en Société Minière du Nord Est (SOMINE) qui réalisera des investissements avoisinant un milliard de dollars.
Un important gîte d’or a été identifié dans la région de faille, non loin de Trou du Nord et des recherches continuent dans d’autres régions telle Capotille." Acul des Pins, Mont Organisé et Evaliere sont des régions où les habitants creusent des trous et récoltent de l’or", dit-il précisant que des indices d’or ont été identifiées dans plusieurs autres régions.
Le vice président de la société Sainte Geneviève révèle que d’importants gisements de cuivre ont été identifiés a Blondin et roche Plate.
Les habitants du Nord Est, l’une des régions les plus pauvres du pays, seront les principaux bénéficiaires de l’exploitation de ces gisements d’or et de cuivre assure M. Beaubeuf, soulignant que l’exploitation implique la construction de route et l’installation d’usine électrique dans la région. " Les haïtiens actionnaires de la SOMINE veulent qu’une partie des bénéfices servent à réaliser des projets sociaux", indique M. Beaubeuf qui fait remarquer que l’état haïtien recueillera 50 % des bénéficesIntervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Pierre Yvon Beaubeuf, qui est un ancien directeur du Bureau des Mines et de l’énergie (BME) a expliqué que d’autres gisements de métaux tels le molybdène et le nickel sont présents dans le Nord Est. La société Sainte Geneviève avait repris l’année dernière les recherches qui avaient été interrompues en 1997.
M. Beaubeuf soutient que tout le processus d’exploitation et d’épuration des métaux sera réalisé par des usines installées dans le Nord Est d’Haïti. " Les premiers lingots d’or devraient sortir à la fin de l’année ", lance M. Beaubeuf.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13632
Les haïtiens, actionnaires majoritaires de cette entreprise, prévoient de changer le nom en Société Minière du Nord Est (SOMINE) qui réalisera des investissements avoisinant un milliard de dollars.
Un important gîte d’or a été identifié dans la région de faille, non loin de Trou du Nord et des recherches continuent dans d’autres régions telle Capotille." Acul des Pins, Mont Organisé et Evaliere sont des régions où les habitants creusent des trous et récoltent de l’or", dit-il précisant que des indices d’or ont été identifiées dans plusieurs autres régions.
Le vice président de la société Sainte Geneviève révèle que d’importants gisements de cuivre ont été identifiés a Blondin et roche Plate.
Les habitants du Nord Est, l’une des régions les plus pauvres du pays, seront les principaux bénéficiaires de l’exploitation de ces gisements d’or et de cuivre assure M. Beaubeuf, soulignant que l’exploitation implique la construction de route et l’installation d’usine électrique dans la région. " Les haïtiens actionnaires de la SOMINE veulent qu’une partie des bénéfices servent à réaliser des projets sociaux", indique M. Beaubeuf qui fait remarquer que l’état haïtien recueillera 50 % des bénéficesIntervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Pierre Yvon Beaubeuf, qui est un ancien directeur du Bureau des Mines et de l’énergie (BME) a expliqué que d’autres gisements de métaux tels le molybdène et le nickel sont présents dans le Nord Est. La société Sainte Geneviève avait repris l’année dernière les recherches qui avaient été interrompues en 1997.
M. Beaubeuf soutient que tout le processus d’exploitation et d’épuration des métaux sera réalisé par des usines installées dans le Nord Est d’Haïti. " Les premiers lingots d’or devraient sortir à la fin de l’année ", lance M. Beaubeuf.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13632
Altercation entre deux députés du RDNP, une personne blessée
Une personne a été blessée cet après midi lors d’une altercation entre les députés Ysidor Mercier ( Jérémie) et Antony Dumond (Léogane). Les deux députés, membres du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) étaient en train de se chamailler lorsque l’arme du député Mercier a chuté.
Les députés Laurore Edouard et Acluche Louis Jeune, présents lors de l’incident, ont indiqué que le projectile est parti accidentellement de l’arme du député Mercier. Tout en précisant que plusieurs parlementaires étaient présents lors de l’incident, Laurore Edouard soutient que les deux protagonistes s’apprêtaient à se battre.
Répondant aux questions des journalistes, le député Mercier a confirmé que son arme est tombé alors qu’il s’apprêtait à donner une réplique à la tribune au député Dumond. Il soutient que le port de l’arme est nécessaire en raison du climat de tension qui règne au parlement depuis la séance d’interpellation du premier ministre Alexis. Toutefois Ysidor Mercier se dit prêt à accepter de nouvelles dispositions du bureau de la chambre basse.
Quelques minutes après l’incident le commissaire du gouvernement, accompagné de quelques substituts, s’était rendu sur les lieux. Des informations ont fait état de quelques tentatives pour appréhender le député Dumond, alors qu’on recherchait le député Mercier. Le substitut du commissaire du gouvernement, Yayou Vladimir, n’a pas atteindre l’enceinte du parlement, puisqu’il a été contraint par les agents de sécurité du parlement à regagner le véhicule du parquet stationné devant le palais législatif.
De son coté, le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, a présenté ses excuses à la population, tout en annonçant la création d’une commission d’enquête sur cette affaire. " C’est un incident malheureux", assure t-il faisant valoir que le commissaire du gouvernement n’a pas été invité à la chambre basse.
De plus, le vice président de la chambre des députés, Elourne Doreus, souhaite que le bureau interdise le port d’arme lors des séances en assemblée. " Les députés doivent prendre conscience et aider le bureau à appliquer cette interdiction ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13633
Les députés Laurore Edouard et Acluche Louis Jeune, présents lors de l’incident, ont indiqué que le projectile est parti accidentellement de l’arme du député Mercier. Tout en précisant que plusieurs parlementaires étaient présents lors de l’incident, Laurore Edouard soutient que les deux protagonistes s’apprêtaient à se battre.
Répondant aux questions des journalistes, le député Mercier a confirmé que son arme est tombé alors qu’il s’apprêtait à donner une réplique à la tribune au député Dumond. Il soutient que le port de l’arme est nécessaire en raison du climat de tension qui règne au parlement depuis la séance d’interpellation du premier ministre Alexis. Toutefois Ysidor Mercier se dit prêt à accepter de nouvelles dispositions du bureau de la chambre basse.
Quelques minutes après l’incident le commissaire du gouvernement, accompagné de quelques substituts, s’était rendu sur les lieux. Des informations ont fait état de quelques tentatives pour appréhender le député Dumond, alors qu’on recherchait le député Mercier. Le substitut du commissaire du gouvernement, Yayou Vladimir, n’a pas atteindre l’enceinte du parlement, puisqu’il a été contraint par les agents de sécurité du parlement à regagner le véhicule du parquet stationné devant le palais législatif.
De son coté, le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, a présenté ses excuses à la population, tout en annonçant la création d’une commission d’enquête sur cette affaire. " C’est un incident malheureux", assure t-il faisant valoir que le commissaire du gouvernement n’a pas été invité à la chambre basse.
De plus, le vice président de la chambre des députés, Elourne Doreus, souhaite que le bureau interdise le port d’arme lors des séances en assemblée. " Les députés doivent prendre conscience et aider le bureau à appliquer cette interdiction ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13633
Les députés présentent des versions différentes de l’incident entre les députés Mercier et Dumond
Les parlementaires sont unanimes à qualifier de regrettable l’altercation entre les députés Ysidor Mercier et Antony Dumond, survenue dans l’enceinte du parlement hier. Les élus, y compris le député Mercier, réclament l’interdiction du port d’arme lors des séances en assemblée afin d’empêcher la répétition de tels actes.
Les députés Mercier et Dumond, tous deux membres du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), présentent des versions différentes des faits. Tandis que le député Antony Dumond ( Léogane) affirme être victime d’une tentative d’assassinat, le député Ysidor Mercier ( Jérémie) souligne qu’un projectile est sorti accidentellement de son arme qui avait chuté." J’étais sur le point de lui donner une réplique, mais je n’avais pas l’intention de le frapper", assure le député Mercier qui lui même a été récemment victime d’une agression de la part d’un collègue.
Le député Patrick Domond, présent lors de l’incident, conteste la version des faits présentée par le député Mercier, arguant que ce dernier avait sorti son arme pour menacer son collègue de Léogane. " Le député Mercier se fait trop menaçant depuis quelques semaines avec son arme", lance le député Domond.
Le député Patrick Domond révèle que plusieurs élus menacent des collègues avec leurs armes en raison du climat d’animosité régnant à la chambre basse depuis l’élection d’un nouveau bureau en janvier dernier.
Le parquet a décerné un mandat et un ordre d’interdiction de départ à l’encontre du député Ysidor Mercier hier mardi. Le commissaire du gouvernement qui s’était rendu au palais législatif quelques minutes après l’incident estime qu’il y a flagrant délit.Réagissant à l’incident, le sénateur Youri Latortue souligne qu’au regard de la constitution il revient à la chambre des députés d’établir les faits avant toute procédure judiciaire. Tout en indiquant qu’il faut interdire le port d’arme lors des séances, le sénateur Latortue appelle à la retenue dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13634
Les députés Mercier et Dumond, tous deux membres du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), présentent des versions différentes des faits. Tandis que le député Antony Dumond ( Léogane) affirme être victime d’une tentative d’assassinat, le député Ysidor Mercier ( Jérémie) souligne qu’un projectile est sorti accidentellement de son arme qui avait chuté." J’étais sur le point de lui donner une réplique, mais je n’avais pas l’intention de le frapper", assure le député Mercier qui lui même a été récemment victime d’une agression de la part d’un collègue.
Le député Patrick Domond, présent lors de l’incident, conteste la version des faits présentée par le député Mercier, arguant que ce dernier avait sorti son arme pour menacer son collègue de Léogane. " Le député Mercier se fait trop menaçant depuis quelques semaines avec son arme", lance le député Domond.
Le député Patrick Domond révèle que plusieurs élus menacent des collègues avec leurs armes en raison du climat d’animosité régnant à la chambre basse depuis l’élection d’un nouveau bureau en janvier dernier.
Le parquet a décerné un mandat et un ordre d’interdiction de départ à l’encontre du député Ysidor Mercier hier mardi. Le commissaire du gouvernement qui s’était rendu au palais législatif quelques minutes après l’incident estime qu’il y a flagrant délit.Réagissant à l’incident, le sénateur Youri Latortue souligne qu’au regard de la constitution il revient à la chambre des députés d’établir les faits avant toute procédure judiciaire. Tout en indiquant qu’il faut interdire le port d’arme lors des séances, le sénateur Latortue appelle à la retenue dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13634
Mandat d’amener contre le Député Isidore Mercier
Invoquant le flagrant délit, le parquet de Port-au-Prince interdit également tout voyage à l’étranger du parlementaire à l’origine du sanglant incident de mardi
mercredi 2 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le parquet de Port-au-Prince a décerné un mandat d’amener contre le Député Isidore Mercier accusé d’avoir ouvert le feu sur son collègue Anthony Dumont dans l’enceinte même du Palais Législatif, lors d’un grave incident mardi après-midi qui a fait un blessé, a appris mercredi Radio Kiskeya.
L’intéressé fait également l’objet de mesures d’interdiction de départ.
Aussitôt connue, la décision du parquet, qui fait suite à une tentative d’arrestation infructueuse d’Isidore Mercier, a commencé à soulever les protestations de Députés et Sénateurs qui ont fait valoir que le présumé coupable continuait de "jouir pleinement de son immunité parlementaire".
Un huissier de la Chambre des Députés, Antonio Célestin, a été légèrement touché à la clavicule et conduit à l’hôpital.
Mais, Mercier, représentant de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest) sous la bannière du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), soutient que le projectile ayant atteint l’employé est parti accidentellement. En revanche, son collègue Anthony Dumont, élu de Léogâne et membre du même parti, affirme avoir échappé à une tentative d’assassinat.
Mardi, en fin de journée, le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, avait fait demi-tour à l’issue d’une conversation avec le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean-Jacques, devant le Parlement. Dérogeant aux règles protocolaires, le Député était monté à bord du véhicule du magistrat afin de discuter de l’affaire qui avait attiré de nombreux curieux.
Auparavant, quatre substituts du commissaire du gouvernement avaient été violemment repoussés par des agents de sécurité en tentant de pénétrer dans la salle des séances de la Chambre des Députés pour appréhender Isidore Mercier sur la base du flagrant délit.
Des unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) étaient déployées pendant plusieurs heures autour du Palais Législatif dans le cadre de cette opération.
Depuis des semaines, les Députés, circulent dans leur grande majorité, armés et en gilet pare-balles à l’intérieur du Parlement, lieu de prédilection de batailles rangées entre groupes rivaux qui n’hésitent pas à proférer des menaces de mort les uns contre les autres.
Des incidents à répétition impliquant des parlementaires ont déjà entraîné, ces derniers mois, l’intervention du parquet de Port-au-Prince et suscité de sérieuses interrogations au sein de la population sur la moralité de ses représentants. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4888
mercredi 2 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le parquet de Port-au-Prince a décerné un mandat d’amener contre le Député Isidore Mercier accusé d’avoir ouvert le feu sur son collègue Anthony Dumont dans l’enceinte même du Palais Législatif, lors d’un grave incident mardi après-midi qui a fait un blessé, a appris mercredi Radio Kiskeya.
L’intéressé fait également l’objet de mesures d’interdiction de départ.
Aussitôt connue, la décision du parquet, qui fait suite à une tentative d’arrestation infructueuse d’Isidore Mercier, a commencé à soulever les protestations de Députés et Sénateurs qui ont fait valoir que le présumé coupable continuait de "jouir pleinement de son immunité parlementaire".
Un huissier de la Chambre des Députés, Antonio Célestin, a été légèrement touché à la clavicule et conduit à l’hôpital.
Mais, Mercier, représentant de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest) sous la bannière du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), soutient que le projectile ayant atteint l’employé est parti accidentellement. En revanche, son collègue Anthony Dumont, élu de Léogâne et membre du même parti, affirme avoir échappé à une tentative d’assassinat.
Mardi, en fin de journée, le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, avait fait demi-tour à l’issue d’une conversation avec le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean-Jacques, devant le Parlement. Dérogeant aux règles protocolaires, le Député était monté à bord du véhicule du magistrat afin de discuter de l’affaire qui avait attiré de nombreux curieux.
Auparavant, quatre substituts du commissaire du gouvernement avaient été violemment repoussés par des agents de sécurité en tentant de pénétrer dans la salle des séances de la Chambre des Députés pour appréhender Isidore Mercier sur la base du flagrant délit.
Des unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) étaient déployées pendant plusieurs heures autour du Palais Législatif dans le cadre de cette opération.
Depuis des semaines, les Députés, circulent dans leur grande majorité, armés et en gilet pare-balles à l’intérieur du Parlement, lieu de prédilection de batailles rangées entre groupes rivaux qui n’hésitent pas à proférer des menaces de mort les uns contre les autres.
Des incidents à répétition impliquant des parlementaires ont déjà entraîné, ces derniers mois, l’intervention du parquet de Port-au-Prince et suscité de sérieuses interrogations au sein de la population sur la moralité de ses représentants. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4888
Assassinat de Jean Dominique : 8 ans d’impunité incompréhensible
Reporters Sans Frontières Amériques croit pourtant en l’existence d’une certaine "volonté politique"
mercredi 2 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le 3 avril 2000, Jean Léopold Dominique était assassiné par balles à Port-au-Prince, dans l’enceinte de la station de radio Haïti Inter qu’il dirigeait. Justice n’a jamais été rendue pour ce crime qui avait fait une autre victime en la personne de Jean-Claude Louissaint, le réceptionniste du média. Reporters sans frontières ne s’explique pas ces huit ans d’impunité, alors qu’une réelle volonté politique et judiciaire a donné, depuis deux ans, des résultats tangibles dans d’autres affaires qui ont endeuillé la presse haïtienne.
"Au cours de l’année 2007, deux condamnations ont été prononcées dans l’affaire Brignol Lindor, journaliste de Radio Echo 2000 assassiné en 2001 à Petit-Goâve, et autant dans l’affaire Jacques Roche, chef du service culturel du quotidien Le Matin, enlevé et tué en 2005 à Port-au-Prince. D’autres enquêtes sur des cas plus récents ont parallèlement abouti à des arrestations rapides. Toujours en 2007, le 10 août, le président de la République, René Préval, ami proche de Jean Dominique, a institué en personne et en présence de la veuve du journaliste, Michèle Montas, une Commission indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ). La volonté politique et judiciaire est là et la preuve a été faite que l’impunité n’était pas une fatalité. On s’explique d’autant plus mal pourquoi le dossier Jean Dominique reste seul en souffrance, huit ans après les faits. Les éventuelles incidences politiques de cette affaire ne peuvent justifier qu’elle n’ait jamais été élucidée", a déclaré Reporters sans frontières.
L’enquête sur les assassinats de Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint, conclue le 21 mars 2003, avait abouti à l’inculpation et à l’incarcération de six individus : Dymsley Milien dit "Ti Lou", Jeudi Jean-Daniel dit "Guimy", Philippe Markington, Ralph Léger, Freud Junior Demarattes et Ralph Joseph. Les trois derniers ont été relaxés en appel le 4 août 2003. En février 2005, "Ti Lou", "Guimy" et Philippe Markington ont profité d’une mutinerie pour s’évader de prison. En fuite en Argentine, Philippe Markington avait contacté Reporters sans frontières pour protester de son innocence. "Ti Lou", aujourd’hui décédé, et "Guimy" avaient repris leurs activités de chefs de gang en toute impunité à Martissant, sur les hauteurs de la capitale haïtienne.
Le 14 mars 2004, Harold Sévère, ancien maire adjoint de Port-au-Prince aujourd’hui en exil, et Ostide Pétion alias "Douze", ont été arrêtés comme commanditaires présumés de l’assassinat. Le 10 mai suivant, Annette Auguste, interpellée dans une autre affaire, a été également mise en cause. Aucune de ces trois personnes n’a pourtant été soumise au moindre interrogatoire. Les déclarations du tueur présumé "Ti Lou", qui aurait reçu la somme de 10 000 dollars pour exécuter Jean Dominique, n’ont jamais fait l’objet de la moindre vérification. Enfin, la mort suspecte de deux témoins n’a jamais été éclaircie.
Le 29 juin 2004, la Cour de cassation avait ordonné la réouverture du dossier. Il aura pourtant fallu près d’un an pour que soit désigné un nouveau juge d’instruction, le 3 avril 2005 - soit cinq ans jour pour jour après les faits -, sans que ce dernier puisse avoir accès au dossier et dispose des moyens nécessaires à son enquête. Au total, six magistrats se sont succédé pour instruire l’affaire.
Le 4 avril 2007, le dossier a connu un nouveau revers avec l’assassinat de l’homme d’affaires Robert Lecorps, également soupçonné d’implication dans la mort du journaliste. Poursuivi pour "entrave à la justice", l’ancien commissaire de police Daniel Ulysse, directeur central de la police judiciaire à l’époque de l’assassinat de Jean Dominique, a été arrêté, le 10 décembre dernier. La police nationale d’Haïti (PNH) aura cependant mis près d’un mois a éxécuter le mandat d’amener émis par le juge Fritzner Fils-Aimé, actuellement en charge du dossier.
Les déclarations de l’ancien sénateur Dany Toussaint, régulièrement cité dans l’affaire, n’ont jamais pu être corroborées. Depuis le début de l’année 2008, le juge Fils-Aimé a tenté d’obtenir la déposition du vice-président du Sénat, Rudolph Boulos, propriétaire des Laboratoires Pharval. Peu avant son assassinat, Jean Dominique avait rappelé à l’antenne qu’un médicament avarié, l’Afébril, produit et distribué par cette industrie pharmaceutique, avait causé la mort d’une centaine d’enfants, en 1996. Dans une lettre adressée le 27 février 2008 à la présidence du Sénat, la CIAPEAJ, instituée par le président René Préval, a également plaidé pour que Rudolph Boulos réponde aux convocations du juge Fils-Aimé. Le sénateur a adressé, une semaine plus tard, une fin de non-recevoir à cette requête, invoquant l’"immunité parlementaire". [RSF Amériques]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4889
mercredi 2 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le 3 avril 2000, Jean Léopold Dominique était assassiné par balles à Port-au-Prince, dans l’enceinte de la station de radio Haïti Inter qu’il dirigeait. Justice n’a jamais été rendue pour ce crime qui avait fait une autre victime en la personne de Jean-Claude Louissaint, le réceptionniste du média. Reporters sans frontières ne s’explique pas ces huit ans d’impunité, alors qu’une réelle volonté politique et judiciaire a donné, depuis deux ans, des résultats tangibles dans d’autres affaires qui ont endeuillé la presse haïtienne.
"Au cours de l’année 2007, deux condamnations ont été prononcées dans l’affaire Brignol Lindor, journaliste de Radio Echo 2000 assassiné en 2001 à Petit-Goâve, et autant dans l’affaire Jacques Roche, chef du service culturel du quotidien Le Matin, enlevé et tué en 2005 à Port-au-Prince. D’autres enquêtes sur des cas plus récents ont parallèlement abouti à des arrestations rapides. Toujours en 2007, le 10 août, le président de la République, René Préval, ami proche de Jean Dominique, a institué en personne et en présence de la veuve du journaliste, Michèle Montas, une Commission indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ). La volonté politique et judiciaire est là et la preuve a été faite que l’impunité n’était pas une fatalité. On s’explique d’autant plus mal pourquoi le dossier Jean Dominique reste seul en souffrance, huit ans après les faits. Les éventuelles incidences politiques de cette affaire ne peuvent justifier qu’elle n’ait jamais été élucidée", a déclaré Reporters sans frontières.
L’enquête sur les assassinats de Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint, conclue le 21 mars 2003, avait abouti à l’inculpation et à l’incarcération de six individus : Dymsley Milien dit "Ti Lou", Jeudi Jean-Daniel dit "Guimy", Philippe Markington, Ralph Léger, Freud Junior Demarattes et Ralph Joseph. Les trois derniers ont été relaxés en appel le 4 août 2003. En février 2005, "Ti Lou", "Guimy" et Philippe Markington ont profité d’une mutinerie pour s’évader de prison. En fuite en Argentine, Philippe Markington avait contacté Reporters sans frontières pour protester de son innocence. "Ti Lou", aujourd’hui décédé, et "Guimy" avaient repris leurs activités de chefs de gang en toute impunité à Martissant, sur les hauteurs de la capitale haïtienne.
Le 14 mars 2004, Harold Sévère, ancien maire adjoint de Port-au-Prince aujourd’hui en exil, et Ostide Pétion alias "Douze", ont été arrêtés comme commanditaires présumés de l’assassinat. Le 10 mai suivant, Annette Auguste, interpellée dans une autre affaire, a été également mise en cause. Aucune de ces trois personnes n’a pourtant été soumise au moindre interrogatoire. Les déclarations du tueur présumé "Ti Lou", qui aurait reçu la somme de 10 000 dollars pour exécuter Jean Dominique, n’ont jamais fait l’objet de la moindre vérification. Enfin, la mort suspecte de deux témoins n’a jamais été éclaircie.
Le 29 juin 2004, la Cour de cassation avait ordonné la réouverture du dossier. Il aura pourtant fallu près d’un an pour que soit désigné un nouveau juge d’instruction, le 3 avril 2005 - soit cinq ans jour pour jour après les faits -, sans que ce dernier puisse avoir accès au dossier et dispose des moyens nécessaires à son enquête. Au total, six magistrats se sont succédé pour instruire l’affaire.
Le 4 avril 2007, le dossier a connu un nouveau revers avec l’assassinat de l’homme d’affaires Robert Lecorps, également soupçonné d’implication dans la mort du journaliste. Poursuivi pour "entrave à la justice", l’ancien commissaire de police Daniel Ulysse, directeur central de la police judiciaire à l’époque de l’assassinat de Jean Dominique, a été arrêté, le 10 décembre dernier. La police nationale d’Haïti (PNH) aura cependant mis près d’un mois a éxécuter le mandat d’amener émis par le juge Fritzner Fils-Aimé, actuellement en charge du dossier.
Les déclarations de l’ancien sénateur Dany Toussaint, régulièrement cité dans l’affaire, n’ont jamais pu être corroborées. Depuis le début de l’année 2008, le juge Fils-Aimé a tenté d’obtenir la déposition du vice-président du Sénat, Rudolph Boulos, propriétaire des Laboratoires Pharval. Peu avant son assassinat, Jean Dominique avait rappelé à l’antenne qu’un médicament avarié, l’Afébril, produit et distribué par cette industrie pharmaceutique, avait causé la mort d’une centaine d’enfants, en 1996. Dans une lettre adressée le 27 février 2008 à la présidence du Sénat, la CIAPEAJ, instituée par le président René Préval, a également plaidé pour que Rudolph Boulos réponde aux convocations du juge Fils-Aimé. Le sénateur a adressé, une semaine plus tard, une fin de non-recevoir à cette requête, invoquant l’"immunité parlementaire". [RSF Amériques]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4889
Incident armé au Parlement : Le Président de la Chambre basse annonce qu’une enquête sera diligentée
Pierre Eric Jean-Jacques fixe à mercredi la formation d’une commission qui doit élucider le très grave incident ayant opposé les Députés Isidore Mercier et Anthony Dumont ; Incertitude sur l’avenir de Mercier qui aurait ouvert le feu dans l’assemblée, occasionnant un blessé parmi le personnel de la Chambre
mardi 1er avril 2008,
Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques, a annoncé mardi soir la création d’une commission d’enquête en vue de faire la lumière sur un très grave incident entre deux parlementaires au cours duquel un employé de la Chambre a été blessé par balle.
Antonio Célestin a été légèrement touché à l’épaule en pleine séance par un coup de feu qu’aurait tiré le Député de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), Isidore Mercier qu’une vive altercation opposait à son collègue de Léogâne (Ouest), Anthony Dumont.
Attachée au service des séances, la victime a été transportée dans un centre hospitalier de Port-au-Prince où elle recevait des soins appropriés.
Selon Pierre Eric Jean-Jacques, les membres de la commission d’enquête devraient être désignés dès mercredi. Après s’être refusé à tout commentaire pendant toute l’après-midi, le président du bureau a finalement présenté ses excuses à la population pour cet événement dramatique venu ternir l’image d’un Parlement déjà éclaboussé par des scandales en série.
L’irréparable s’est produit au moment où se tenait une séance consacrée à la présentation d’un rapport accablant sur la gestion de l’ancien bureau de la Chambre basse entachée de graves irrégularités administratives. Dirigée par M. Jean-Jacques, l’ancienne équipe aurait effectué entre 2006 et 2008 de folles dépenses sans pouvoir les justifier. L’ex-questeur Maxo Balthazar a été particulièrement indexé pour sa responsabilité présumée dans le détournement de plusieurs millions de gourdes et l’achat de la bagatelle de 47 pneus et 5 batteries pour un seul véhicule sur une période d’un an.
Selon les témoignages de plusieurs parlementaires, se sentant visé par les accusations, le Député Isidore Mercier, allié de Balthazar, s’en est pris à Anthony Dumont qui l’acculait. Dans un premier temps, l’intervention de plusieurs collègues a été nécessaire pour éviter un corps à corps entre les deux hommes qui, paradoxalement, appartiennent au même parti, le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) des professeurs Leslie et Mirlande Manigat.
Puis, au milieu d’une bousculade, M. Mercier aurait pressé sur la détente afin d’atteindre Dumont.
"Mon arme s’est glissée dans mon pantalon, est tombée par terre et un coup est parti accidentellement", a affirmé l’élu de Jérémie en tentant de se disculper avec toutefois une certaine incohérence relevée dans sa version de l’incident. Qualifiant le Parlement de jungle, Isidore Mercier a aussi justifié le fait qu’il était en possession d’un 9 millimètres avec une balle dans le canon. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4886
mardi 1er avril 2008,
Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques, a annoncé mardi soir la création d’une commission d’enquête en vue de faire la lumière sur un très grave incident entre deux parlementaires au cours duquel un employé de la Chambre a été blessé par balle.
Antonio Célestin a été légèrement touché à l’épaule en pleine séance par un coup de feu qu’aurait tiré le Député de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), Isidore Mercier qu’une vive altercation opposait à son collègue de Léogâne (Ouest), Anthony Dumont.
Attachée au service des séances, la victime a été transportée dans un centre hospitalier de Port-au-Prince où elle recevait des soins appropriés.
Selon Pierre Eric Jean-Jacques, les membres de la commission d’enquête devraient être désignés dès mercredi. Après s’être refusé à tout commentaire pendant toute l’après-midi, le président du bureau a finalement présenté ses excuses à la population pour cet événement dramatique venu ternir l’image d’un Parlement déjà éclaboussé par des scandales en série.
L’irréparable s’est produit au moment où se tenait une séance consacrée à la présentation d’un rapport accablant sur la gestion de l’ancien bureau de la Chambre basse entachée de graves irrégularités administratives. Dirigée par M. Jean-Jacques, l’ancienne équipe aurait effectué entre 2006 et 2008 de folles dépenses sans pouvoir les justifier. L’ex-questeur Maxo Balthazar a été particulièrement indexé pour sa responsabilité présumée dans le détournement de plusieurs millions de gourdes et l’achat de la bagatelle de 47 pneus et 5 batteries pour un seul véhicule sur une période d’un an.
Selon les témoignages de plusieurs parlementaires, se sentant visé par les accusations, le Député Isidore Mercier, allié de Balthazar, s’en est pris à Anthony Dumont qui l’acculait. Dans un premier temps, l’intervention de plusieurs collègues a été nécessaire pour éviter un corps à corps entre les deux hommes qui, paradoxalement, appartiennent au même parti, le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) des professeurs Leslie et Mirlande Manigat.
Puis, au milieu d’une bousculade, M. Mercier aurait pressé sur la détente afin d’atteindre Dumont.
"Mon arme s’est glissée dans mon pantalon, est tombée par terre et un coup est parti accidentellement", a affirmé l’élu de Jérémie en tentant de se disculper avec toutefois une certaine incohérence relevée dans sa version de l’incident. Qualifiant le Parlement de jungle, Isidore Mercier a aussi justifié le fait qu’il était en possession d’un 9 millimètres avec une balle dans le canon. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4886
Haïti dans l’agenda de la prochaine session de la CIDH
Mardi 1er avril 2008,
Radio Kiskeya
Haïti fait partie de quatre pays d’Amérique latine dont des cas seront analysés lors de la prochaine session de la Cour interaméricaine des droits humains (CIDH) prévue du 2 au 9 mai à San Jose de Costa Rica, rapporte une dépêche d’EFE.
Le dernier dossier sur lequel se pencheront les juges de la Cour sera celui de l’ancien Premier ministre Lavalas, Yvon Neptune (2003-2004) qui avait été arrêté pour son implication présumée dans le massacre de La Scirie à Saint-Marc (Artibonite, nord).
La CIDH rappelle que M. Neptune avait été "accusé d’avoir ordonné et supervisé la perpétration du massacre ainsi que l’incendie de diverses maisons le 11 février 2004". Cette tragédie avait fait des dizaines de victimes dans l’un des bastions de l’opposition, quelques jours avant la chute, le 29 du même mois, du régime de Jean-Bertrand Aristide. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4885
Radio Kiskeya
Haïti fait partie de quatre pays d’Amérique latine dont des cas seront analysés lors de la prochaine session de la Cour interaméricaine des droits humains (CIDH) prévue du 2 au 9 mai à San Jose de Costa Rica, rapporte une dépêche d’EFE.
Le dernier dossier sur lequel se pencheront les juges de la Cour sera celui de l’ancien Premier ministre Lavalas, Yvon Neptune (2003-2004) qui avait été arrêté pour son implication présumée dans le massacre de La Scirie à Saint-Marc (Artibonite, nord).
La CIDH rappelle que M. Neptune avait été "accusé d’avoir ordonné et supervisé la perpétration du massacre ainsi que l’incendie de diverses maisons le 11 février 2004". Cette tragédie avait fait des dizaines de victimes dans l’un des bastions de l’opposition, quelques jours avant la chute, le 29 du même mois, du régime de Jean-Bertrand Aristide. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4885
Haiti-Canada : Triomphe du Starmania à l’haïtienne à la Cité des Arts de Montréal
Mardi 1er avril 2008 
Par Nancy Roc
Soumis à AlterPresse le 29 mars 2008
L’angoisse du metteur en scène Bertrand Labarre, était qu’on dise que « le spectacle était bien pour des Haïtiens ». Aujourd’hui, il n’a plus aucun souci à se faire : en effet, la version revisitée de Starmania par la troupe Haïti en scène a remporté un véritable triomphe pendant quatre jours d’affilée à la Cité des Arts, la Tohu de Montréal. Toutes les représentations ont été jouées à guichets fermés et deux spectacles supplémentaires ont été ajoutés pour les 29 et 30 mars.
Le metteur en scène Bertrand Labarre
Pourtant, Bertrand Labarre reste modeste et accorde ce triomphe aux jeunes danseurs et chanteurs de la troupe : « Je suis très heureux et très ému par la réaction du public ici, notamment des Haïtiens, car ils sont fiers de leurs jeunes et cela n’a pas de prix », a déclaré le metteur en scène qui avoue avoir pleuré de bonheur le lendemain de la première répétition générale devant la « générosité époustouflante dont ils ont fait preuve chaque soir. Ces jeunes méritent les louanges qu’ils reçoivent et Haïti peut être fière de ses enfants », a-t-il souligné.
Pour la Gouverneure Générale du Canada, Michaëlle Jean qui a assisté à la grande première le 27 mars, ce spectacle est « une promesse d’avenir (…) que porte partout la voix des jeunes lorsqu’elle s’ouvre au dialogue plutôt que de se crisper sur elle-même Ces jeunes nous confirment que la beauté est encore possible » a-t-elle souligné lors de son discours prononcé devant un public qui l’a accueillie en véritable superstar.
Evency Dorzelma dans le rôle de Zéro Janvier
De son côté, la presse québécoise est littéralement tombée sous le charme des jeunes Haïtiens d’Haïti en scène et ne tarit pas d’éloges sur « cette version mi-créole, mi-française, et des arrangements qui actualisent et ‘caraïbisent’ de façon tout à fait pertinente la partition de Michel Berger » qui a conquis la francophonie en 1978, écrit Marie Christine Blais dans le quotidien la Presse du 29 mars.
Pour Le Devoir, « les textes chantés par les Dubois, Forestier, Dufaux et autres poulains de Luc Plamandon n’auront jamais eu autant de résonance que dans la bouche de ces jeunes Haïtiens inconnus », écrit Isabelle Paré.
Le duo gagnant Joël Widmaier et Raoul Denis Jr
Le directeur musical de Starmania, Joël Widmaier et son co-directeur, Raoul Denis Jr. ont donc
réussi à constituer un duo gagnant pour ce spectacle qui a reçu tous les soirs des ovations debout presque délirantes. Lorsque nous l’avons rencontré, Joël Widmaier était encore tout surpris devant ce succès colossal : « cela nous dépasse car ces ovations ont lieu chaque soir et cela nous monte à la gorge. Nous sommes vraiment gâtés par ce public qui nous adore et pour ces jeunes qui ne sont pas des professionnels et qui ont travaillé très fort, c’est chapeau bas ! », s’est-il exclamé !
La percutante Nadège Dugravil interprète Sadia
De l’avis de toute la presse québécoise, l’apport du Créole et de la chaleur des rythmes antillais ont constitué un cocktail étonnant dans cette version revisitée de l’intemporelle c
omédie musicale de Luc Plamandon.
Les uns avec les autres
La fraîcheur de Sophonie Louisus a séduit la presse québécoise
Le triomphe de ce Starmania métissé est d’autant plus surprenant que les jeunes acteurs et danseurs d’Haïti en scène sont tous des amateurs. Rappelons qu’Haïti en scène recrute des talents bruts, de jeunes artistes semi-professionnels qu’elle forme gratuitement en jeu, en danse, en musique et en chant.
Certains de ces jeunes venant de quartiers difficiles comme le Bel Air, Carrefour et Martissant ont pourtant réussi à relever le défi de conquérir la Cité des Arts de Montréal : « Partir avec Starmania, c’est déjà un défi mais c’est aussi le temps de montrer toutes les belles choses qu’Haïti peut produire malgré le peu d’encadrement que nous avons », a judicieusement souligné Willène Guérismé qui interprète le rôle de Cristal dans cette comédie musicale.
Willène Guerismé interprète Cristal
Une des révélations de ce spectacle a été l’étudiante en médecine Élisabeth Pierre (photo logo) dans le rôle de Stella Spotlight, un sexe symbole déchu. Elle n’a pourtant jamais appris à chanter sinon dans son église, comme la plupart des chanteuses dans ce spectacle :
« Je crois que c’est un don que j’ai reçu de Dieu car je n’ai jamais appris à chanter mais je compte le faire. Je remercie Dieu de m’avoir permis de m’exprimer ainsi, à travers la musique » a humblement reconnu Élisabeth St Pierre dont la voix magnifique a séduit les spectateurs tout le long de ces soirées.
Ralph Jn Baptiste interprète Johnny Rockfort
Autres talents qui ont conquis le public : la fraîcheur de Sophonie Louisius dans le rôle de Marie Jeanne, la très convaincante Nadège Dugravil dans celui de Sadia, Ralph Jean Baptiste dans le rôle de Johnny Rockfort et Getro Joseph dans celui de Ziggy.

Par Nancy Roc
Soumis à AlterPresse le 29 mars 2008
L’angoisse du metteur en scène Bertrand Labarre, était qu’on dise que « le spectacle était bien pour des Haïtiens ». Aujourd’hui, il n’a plus aucun souci à se faire : en effet, la version revisitée de Starmania par la troupe Haïti en scène a remporté un véritable triomphe pendant quatre jours d’affilée à la Cité des Arts, la Tohu de Montréal. Toutes les représentations ont été jouées à guichets fermés et deux spectacles supplémentaires ont été ajoutés pour les 29 et 30 mars.
Le metteur en scène Bertrand Labarre

Pourtant, Bertrand Labarre reste modeste et accorde ce triomphe aux jeunes danseurs et chanteurs de la troupe : « Je suis très heureux et très ému par la réaction du public ici, notamment des Haïtiens, car ils sont fiers de leurs jeunes et cela n’a pas de prix », a déclaré le metteur en scène qui avoue avoir pleuré de bonheur le lendemain de la première répétition générale devant la « générosité époustouflante dont ils ont fait preuve chaque soir. Ces jeunes méritent les louanges qu’ils reçoivent et Haïti peut être fière de ses enfants », a-t-il souligné.
Pour la Gouverneure Générale du Canada, Michaëlle Jean qui a assisté à la grande première le 27 mars, ce spectacle est « une promesse d’avenir (…) que porte partout la voix des jeunes lorsqu’elle s’ouvre au dialogue plutôt que de se crisper sur elle-même Ces jeunes nous confirment que la beauté est encore possible » a-t-elle souligné lors de son discours prononcé devant un public qui l’a accueillie en véritable superstar.
Evency Dorzelma dans le rôle de Zéro Janvier
De son côté, la presse québécoise est littéralement tombée sous le charme des jeunes Haïtiens d’Haïti en scène et ne tarit pas d’éloges sur « cette version mi-créole, mi-française, et des arrangements qui actualisent et ‘caraïbisent’ de façon tout à fait pertinente la partition de Michel Berger » qui a conquis la francophonie en 1978, écrit Marie Christine Blais dans le quotidien la Presse du 29 mars.

Pour Le Devoir, « les textes chantés par les Dubois, Forestier, Dufaux et autres poulains de Luc Plamandon n’auront jamais eu autant de résonance que dans la bouche de ces jeunes Haïtiens inconnus », écrit Isabelle Paré.
Le duo gagnant Joël Widmaier et Raoul Denis Jr
Le directeur musical de Starmania, Joël Widmaier et son co-directeur, Raoul Denis Jr. ont donc
réussi à constituer un duo gagnant pour ce spectacle qui a reçu tous les soirs des ovations debout presque délirantes. Lorsque nous l’avons rencontré, Joël Widmaier était encore tout surpris devant ce succès colossal : « cela nous dépasse car ces ovations ont lieu chaque soir et cela nous monte à la gorge. Nous sommes vraiment gâtés par ce public qui nous adore et pour ces jeunes qui ne sont pas des professionnels et qui ont travaillé très fort, c’est chapeau bas ! », s’est-il exclamé !La percutante Nadège Dugravil interprète Sadia

De l’avis de toute la presse québécoise, l’apport du Créole et de la chaleur des rythmes antillais ont constitué un cocktail étonnant dans cette version revisitée de l’intemporelle c
omédie musicale de Luc Plamandon.Les uns avec les autres
La fraîcheur de Sophonie Louisus a séduit la presse québécoise
Le triomphe de ce Starmania métissé est d’autant plus surprenant que les jeunes acteurs et danseurs d’Haïti en scène sont tous des amateurs. Rappelons qu’Haïti en scène recrute des talents bruts, de jeunes artistes semi-professionnels qu’elle forme gratuitement en jeu, en danse, en musique et en chant.
Certains de ces jeunes venant de quartiers difficiles comme le Bel Air, Carrefour et Martissant ont pourtant réussi à relever le défi de conquérir la Cité des Arts de Montréal : « Partir avec Starmania, c’est déjà un défi mais c’est aussi le temps de montrer toutes les belles choses qu’Haïti peut produire malgré le peu d’encadrement que nous avons », a judicieusement souligné Willène Guérismé qui interprète le rôle de Cristal dans cette comédie musicale.
Willène Guerismé interprète Cristal
Une des révélations de ce spectacle a été l’étudiante en médecine Élisabeth Pierre (photo logo) dans le rôle de Stella Spotlight, un sexe symbole déchu. Elle n’a pourtant jamais appris à chanter sinon dans son église, comme la plupart des chanteuses dans ce spectacle :
« Je crois que c’est un don que j’ai reçu de Dieu car je n’ai jamais appris à chanter mais je compte le faire. Je remercie Dieu de m’avoir permis de m’exprimer ainsi, à travers la musique » a humblement reconnu Élisabeth St Pierre dont la voix magnifique a séduit les spectateurs tout le long de ces soirées.Ralph Jn Baptiste interprète Johnny Rockfort

Autres talents qui ont conquis le public : la fraîcheur de Sophonie Louisius dans le rôle de Marie Jeanne, la très convaincante Nadège Dugravil dans celui de Sadia, Ralph Jean Baptiste dans le rôle de Johnny Rockfort et Getro Joseph dans celui de Ziggy.
La version revisitée du Starmania de Luc Plamondon a donc créé l’événement grâce à la sincérité et le courage de tous ces jeunes qui ont porté très haut notre drapeau et l’image d’Haïti. Espérons qu’un accueil égal à leur triomphe leur sera réservé en Haïti, notamment à leur arrivée à l’aéroport ce lundi. En effet, alors que nous sommes tous publicisés à l’étranger, par notre capacité d’être constamment, comme le dit la chanson, les uns contre les autres, à Montréal, ces jeunes ont littéralement rassemblé les Blancs et les Noirs, les uns avec les autres.
Montréal le 29 mars 2008
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7079
FRANKETIENNE ... La révolution spirituelle nationale
Se plaçant au milieu de la crise haïtienne avec le spiralisme comme tête chercheuse de vérité et de révélation, Frankétienne a surtout fait de surprenantes affirmations au sujet de la relativité d'Einstein, de l'incertitude positive de l'imaginaire, de la volonté d'affirmation de l'être, de la rébellion de l'individu emprisonné mais aussi des différentes perceptions de l'énergie, de Dieu, de l'élite, des classes moyennes et des grands mythes de l'artiste anticonformiste. Du taoïsme au New Age en passant par le confucianisme, le spiralisme se présente comme l'ultime théorie qui explique la force spirituelle du développement de notre pays.Après la conférence prononcée par l'écrivain Frankétienne à la Bibliothèque du Soleil le 28 mars dernier, on en sort avec l'idée d'organiser une tournée itinérante du romancier de « Miraculeuse » à travers les grandes villes du pays. Cela fait des années qu'on n'a pas été mise en face d'une telle franchise patriotique, d'une véhémence si somptueuse du verbe et d'une communication tellement partagée entre le public et « l'orateur » qu'il en est resté, au moment des questions, des acquiescements silencieux.
Dans un contexte marqué par la perte des valeurs identitaires nationales, une initiative de conférences itinérantes sponsorisées par des secteurs public et privé, intéressés à la promotion et à la défense de la culture haïtienne, réveillera la conscience nationale. La Bibliothèque du Soleil est disposée à accompagner le théoricien du spiralisme dans une telle démarche.
Plus de 300 jeunes et autres professionnels sont restés comme accrochés aux inédites déclarations de l'écrivain. Il a très peu parlé de son oeuvre considérant qu'il serait fastidieux de spécifier les particularités esthétiques et littéraires d'une quarantaine d'ouvrages publiés.

Se plaçant au milieu de la crise nationale avec le spiralisme comme tête chercheuse de vérité et de révélation, Frankétienne a surtout fait de surprenantes affirmations au sujet de la relativité d'Einstein , de l'incertitude positive de l'imaginaire, de la volonté d'affirmation de l'être colonisé, de la rébellion de l'individu en incarcération psychologique mais aussi des différentes perceptions de l'énergie, de Dieu, de l'élite, des classes moyennes et des grand mythes de l'artiste anticonformiste. Du taoïsme au New Age en passant par le confucianisme sans les citer, le spiralisme se présente comme la force spirituelle du développement mental et physique du pays.
Au sujet de sa « dimension mégalomaniaque », l'écrivain argumente qu'on a souvent enseigné aux jeunes la modestie et l'humilité qui ne cadrent pas avec le caractère d'un peuple autrefois colonisé et aujourd'hui mis en face d'un état de choc de pays « pauvre ». Le romancier affirme qu'il « faut cracher sur la culture de la petitesse ». La perte de la fierté nationale viendrait, en partie, d'une nouvelle approche, plus sophistiquée, visant à réduire la capacité de révolte de l'individu traumatisé par la tragédie de son histoire nationale. Le « post traumatic stress » est aussi un fait collectif qui n'est pas encore scientifiquement objectivé.
Au sujet de sa « dimension mégalomaniaque », l'écrivain argumente qu'on a souvent enseigné aux jeunes la modestie et l'humilité qui ne cadrent pas avec le caractère d'un peuple autrefois colonisé et aujourd'hui mis en face d'un état de choc de pays « pauvre ». Le romancier affirme qu'il « faut cracher sur la culture de la petitesse ». La perte de la fierté nationale viendrait, en partie, d'une nouvelle approche, plus sophistiquée, visant à réduire la capacité de révolte de l'individu traumatisé par la tragédie de son histoire nationale. Le « post traumatic stress » est aussi un fait collectif qui n'est pas encore scientifiquement objectivé.
Liant ce comportement régressif collectif à la notion de zombification développée dans ses oeuvres, Frankétienne a pourtant reconnu que le « rebelle absolu détruit toujours mais ne reconstruit jamais ». Sans reprendre la formule biblique de Dieu s'adressant au prophète Jérémie : «Je vous donnerai la force de détruire et le courage de reconstruire », l'écrivain trouve cette rébellion destructrice dans toutes les classes sociales. Une élite en grande partie antinationale et rongée de préjugés, une classe moyenne se bousculant dans un fatidique panier à crabes et un peuple obsédé par le syndrome du déchoukaj, cela fait le cocktail du chaos. Explosif à souhait !ENJEUX ONIRIQUES
Face au ratage et à l'échec, l'écrivain propose de reconsidérer l'imaginaire. Il se dit être un « guerrier de la création permanente ». Dans cette perspective d'un combat spirituel d'une nature plus élaborée, l'auteur de Dezafi déclare que « la nation suppose un rêve de mutation des sens du bien et de la gestion des richesses matérielles et immatérielles du territoire ». La dimension vraie de l'imagination nous différencie des animaux, avance le conférencier. « La raison est répétitive, tandis que l'imaginaire opère par tâtonnements hasardeux, par les découvertes surprenantes et les enjeux oniriques d'une foi collective de réveil. »
Frankétienne part en guerre contre la peur infusée en nous dès l'enfance.
Face au ratage et à l'échec, l'écrivain propose de reconsidérer l'imaginaire. Il se dit être un « guerrier de la création permanente ». Dans cette perspective d'un combat spirituel d'une nature plus élaborée, l'auteur de Dezafi déclare que « la nation suppose un rêve de mutation des sens du bien et de la gestion des richesses matérielles et immatérielles du territoire ». La dimension vraie de l'imagination nous différencie des animaux, avance le conférencier. « La raison est répétitive, tandis que l'imaginaire opère par tâtonnements hasardeux, par les découvertes surprenantes et les enjeux oniriques d'une foi collective de réveil. »
Frankétienne part en guerre contre la peur infusée en nous dès l'enfance.
La phobie traumatique crée l'homme du ressentiment, dit-il. Cet état de repli, souligne l'écrivain, a été dénoncé par le philosophe allemand Nietzsche. Par contre, argumente le conférencier, « le guerrier de l'imaginaire n'a pas peur du risque. C'est lui qui peut nous sauver par son sentiment de puissance lumineuse, métallique, minérale née de sa pensée imaginante ». Prométhée n'est pas loin.
Le romancier trouve l'origine de la peur dans la famille et défend André Gide qui affirmait : « Familles, je vous hais ! » Il ne s'agit pas d'une déclaration d'homosexuel, rectifie Frankétienne. Il retrouve la peur dans les gouvernements excessivement policés, dans les systèmes éducatifs de la réussite personnelle et dans les religions de la crucifixion.
Il précise aussi que la peur est entretenue par l'omniprésence des « forces d'en bas dont le caractère prédateur empêche à l'homme d'avoir la foi de marcher sur les eaux ».
Se présentant contre « l'angélisme en matière d'humaine civilisation », Frankétienne parle d'une grande énergie mystérieuse qui n'a pas de figuration et dont les hommes, pour la comprendre, la représente avec les formes humaines d'Ogoun, Bouddha, Lao-Tseu, Jésus.
Il précise aussi que la peur est entretenue par l'omniprésence des « forces d'en bas dont le caractère prédateur empêche à l'homme d'avoir la foi de marcher sur les eaux ».Se présentant contre « l'angélisme en matière d'humaine civilisation », Frankétienne parle d'une grande énergie mystérieuse qui n'a pas de figuration et dont les hommes, pour la comprendre, la représente avec les formes humaines d'Ogoun, Bouddha, Lao-Tseu, Jésus.
Cette énergie se manifeste dans la culture qui fait la quête du bien, qui tâtonne dans l'inattendu nocturne et opère le saut de la foi par-delà les accidents, les erreurs, les souffrances et les imprévus. C'est à ce niveau, selon l'écrivain, que se situent les « mutations et métamorphoses qui renversent les valeurs et bousculent les préjugés». Le futur appartient au métissage, prophétise le conférencier.
Faisant une brève historique du spiralisme, il a cité son professeur de physique Parnel Marc (récupéré par la Nasa), René Philoctète, Guy Gouraige, Davertige, Fignolé, Sénatus et le matérialisme dialectique dans la genèse du mouvement.
Faisant une brève historique du spiralisme, il a cité son professeur de physique Parnel Marc (récupéré par la Nasa), René Philoctète, Guy Gouraige, Davertige, Fignolé, Sénatus et le matérialisme dialectique dans la genèse du mouvement.
Là où il n'y a pas de chaos, il n'y a pas de vie, précise le romancier. Considérant nos déboires politiques comme mineurs dans la compréhension totale du drame haïtien, Frankétienne revendique haut et fort notre condition « de dieux qui s'ignorent, perdus dans les fragments de la mécanique céleste ».
La conférence est une sorte d'exorcisme contre la paralysie des corps et des esprits. Le spiralisme peut réveiller les forces endormies chez l'Haïtien, souligne-t-il. C'est par l'imaginaire qu'on pourra vaincre nos schizophrénies, « cette folie collective qui ne dit pas son nom». Le conférencier clame : « Soyons des fous capables de chevaucher nos folies dans la lumière créatrice. » Frankétienne tente une conscientisation identitaire non plus anthropologique, mais spirituelle et scientifique. Le miracle haïtien résiderait dans l'exploration du spiralisme comme philosophie nationale de notre convulsive modernité.
Une jeune troupe de théâtre de Carrefour-Feuilles, Zantray du Soleil, a superbement joué un extrait de Foukifoura. Elle a été applaudie par la nombreuse assistance.La Bibliothèque du Soleil remercie La Fokal, le Bureau du Premier ministre, le ministère des Affaires étrangères, les Presses nationales d'Haïti, la Unibank, Le Nouvelliste qui ont donné leur support à cette importante conférence. Elle doit être reprise dans plusieurs villes du pays.Monsieur Clément Benoit II de Livres en Liberté appuie l'idée de cette tournée de l'écrivain pour la sortie de l'abîme, une maîtrise de l'envoûtement séculaire et le réveil culturel national.
Pierre Clitandre
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56110
La conférence est une sorte d'exorcisme contre la paralysie des corps et des esprits. Le spiralisme peut réveiller les forces endormies chez l'Haïtien, souligne-t-il. C'est par l'imaginaire qu'on pourra vaincre nos schizophrénies, « cette folie collective qui ne dit pas son nom». Le conférencier clame : « Soyons des fous capables de chevaucher nos folies dans la lumière créatrice. » Frankétienne tente une conscientisation identitaire non plus anthropologique, mais spirituelle et scientifique. Le miracle haïtien résiderait dans l'exploration du spiralisme comme philosophie nationale de notre convulsive modernité.

Une jeune troupe de théâtre de Carrefour-Feuilles, Zantray du Soleil, a superbement joué un extrait de Foukifoura. Elle a été applaudie par la nombreuse assistance.La Bibliothèque du Soleil remercie La Fokal, le Bureau du Premier ministre, le ministère des Affaires étrangères, les Presses nationales d'Haïti, la Unibank, Le Nouvelliste qui ont donné leur support à cette importante conférence. Elle doit être reprise dans plusieurs villes du pays.Monsieur Clément Benoit II de Livres en Liberté appuie l'idée de cette tournée de l'écrivain pour la sortie de l'abîme, une maîtrise de l'envoûtement séculaire et le réveil culturel national.
Pierre Clitandre
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56110
mardi 1 avril 2008
Wyclef Jean condamne les kidnappings
Dans un message diffusé à la radio avec le parrainage de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), le musicien Wyclef Jean a appelé ses compatriotes à sortir de la criminalité et à se battre pour améliorer leur pays. "Si vous aimez Wyclef, alors vous aimez Haïti. Donc vous ne devriez pas violer des femmes, kidnapper des gens et des enfants, car il ne peut y avoir aucune excuse pour ces agissements", martèle l'artiste, dans ce message en créole diffusé à plusieurs reprises par les stations de radio locales.
"Je rejette ces mauvaises conduites", a déclaré le musicien de 35 ans, qui a également appelé les Haïtiens à respecter et protéger les droits des femmes.
La Police Haitienne et la Minustah ont noté ces dernières semaines une recrudescence de l’insécurité et tentent d'endiguer une vague d'enlèvements et de crimes perpétrés par des gangs dans la capitale et certaines zones rurales.
Fred Blaise, un porte-parole de la police de l'Onu, a déclaré que la popularité de Wyclef Jean dans toutes les couches de la société pourrait avoir une influence positive sur certains jeunes. "Les Haïtiens de tous milieux, les bons garçons comme les mauvais garçons, ont beaucoup d'estime pour Wyclef pour ce qu'il représente en tant que Haïtien", a-t-il déclaré à Reuters dimanche. "Donc ils seront probablement plus réceptifs au message de Wyclef parce qu'ils sont fiers de lui", a-t-il ajouté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13630
"Je rejette ces mauvaises conduites", a déclaré le musicien de 35 ans, qui a également appelé les Haïtiens à respecter et protéger les droits des femmes.
La Police Haitienne et la Minustah ont noté ces dernières semaines une recrudescence de l’insécurité et tentent d'endiguer une vague d'enlèvements et de crimes perpétrés par des gangs dans la capitale et certaines zones rurales.
Fred Blaise, un porte-parole de la police de l'Onu, a déclaré que la popularité de Wyclef Jean dans toutes les couches de la société pourrait avoir une influence positive sur certains jeunes. "Les Haïtiens de tous milieux, les bons garçons comme les mauvais garçons, ont beaucoup d'estime pour Wyclef pour ce qu'il représente en tant que Haïtien", a-t-il déclaré à Reuters dimanche. "Donc ils seront probablement plus réceptifs au message de Wyclef parce qu'ils sont fiers de lui", a-t-il ajouté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13630
Le DSNCRP, est considéré comme un outil efficace pour réduire la pauvreté
Le chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis, accompagné de plusieurs ministres, avait réalisé la semaine dernière une visite à Washington afin de préparer la prochaine conférence des bailleurs de fonds le 25 avril 2008. Le gouvernement espère collecter plus de 4 milliards de dollars dans le cadre du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté ( DSNCRP) qui s’étale sur une période de trois ans.
Le professeur Jean Robert Simonise fait remarquer que le précédent cadre de coopération (CCI) avait alloué 70 % des fonds aux ONG. Tout se réjouissant de ce nouveau cadre de coopération, M. Simonise souligne qu’il peut être considéré comme une révolution dans la coopération avec la communauté internationale. " D’une part, c’est la première fois que la coopération se base sur la croissance et la réduction de la pauvreté, d’autre part c’est la première fois qu’on tient compte des propositions des élus et de la population", déclare M. Simonise précisant que le DSNCRP implique la participation de la population à tous les niveaux.
Pour sa part l’économiste Jean Claude Paulvin soutient que le DSNCRP permet de mettre en place un programme économique intégré afin de combattre la pauvreté. Tout en faisant remarquer que le CCI avait permis de réaliser une bonne gestion macroéconomique, M. Simonise assure que le DSNCRP est un document stratégique et fondamental à long terme.
Par ailleurs, le représentant résident du PNUD, Joël Boutroue, indique que le Cadre de Coopération Intérimaire (CCI) était important pour la nation puisqu’il avait permis d’édifier une vraie base de coopération. " Le DSNCRP doit être le document qui permettra l’expansion de la coopération avec la communauté internationale", martèle le diplomate français.Le premier ministre Jacques Edouard Alexis, ne cesse de réclamer que les fonds octroyés à Haïti par les bailleurs de fonds soient gérés par le gouvernement.
" Nous avions mis l’accent sur le volume de financement mais également sur les mécanismes d’acheminement de l’aide lors de notre rencontre avec les bailleurs de fonds la semaine dernière", ajoute le premier ministre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13629
Le professeur Jean Robert Simonise fait remarquer que le précédent cadre de coopération (CCI) avait alloué 70 % des fonds aux ONG. Tout se réjouissant de ce nouveau cadre de coopération, M. Simonise souligne qu’il peut être considéré comme une révolution dans la coopération avec la communauté internationale. " D’une part, c’est la première fois que la coopération se base sur la croissance et la réduction de la pauvreté, d’autre part c’est la première fois qu’on tient compte des propositions des élus et de la population", déclare M. Simonise précisant que le DSNCRP implique la participation de la population à tous les niveaux.
Pour sa part l’économiste Jean Claude Paulvin soutient que le DSNCRP permet de mettre en place un programme économique intégré afin de combattre la pauvreté. Tout en faisant remarquer que le CCI avait permis de réaliser une bonne gestion macroéconomique, M. Simonise assure que le DSNCRP est un document stratégique et fondamental à long terme.
Par ailleurs, le représentant résident du PNUD, Joël Boutroue, indique que le Cadre de Coopération Intérimaire (CCI) était important pour la nation puisqu’il avait permis d’édifier une vraie base de coopération. " Le DSNCRP doit être le document qui permettra l’expansion de la coopération avec la communauté internationale", martèle le diplomate français.Le premier ministre Jacques Edouard Alexis, ne cesse de réclamer que les fonds octroyés à Haïti par les bailleurs de fonds soient gérés par le gouvernement.
" Nous avions mis l’accent sur le volume de financement mais également sur les mécanismes d’acheminement de l’aide lors de notre rencontre avec les bailleurs de fonds la semaine dernière", ajoute le premier ministre.
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Les violons ne s’accordent pas entre le parlement et l’exécutif sur le dossier de la vie chère
Le sénateur du Nord Ouest, Evaliere Beauplan, réclame l’application de mesures urgentes pour faire face à la cherté de la vie.
Tout en rappelant que le gouvernement et le parlement sont d’accord sur la stratégie à adopter, le sénateur Beauplan souhaite une accélération des programmes pour nourrir la population. " Mieux vaut construire un pont au lieu de deux et utiliser les fonds pour subventionner les produits de premières nécessités", lance le sénateur Beauplan faisant remarquer que déjà des gens meurent de faim.
Evaliere Beauplan exige que le gouvernement s’applique à résoudre les problèmes de la population pour qu’il puisse bénéficier de son appui. " Nous mettons en commun notre argent au sénat afin d’accorder des crédits aux paysans ", révèle le sénateur du Nord Ouest.
De son coté, le ministre chargé des relations entre le parlement et l’exécutif, Joseph Jasmin, soutient que le gouvernement est déterminé à soulager la misère de la population.
Cependant il fait remarquer que les citoyens doivent faire montre de patience pendant la mise à exécution des programmes. " Le problème ne peut être résolu au cours d’un seul mandat, nous faisons des efforts pour lancer l’entreprise de production nationale", assure t-il expliquant que les " réponses seront progressives".
Des spécialistes estiment que la récente hausse des prix des produits pétroliers aura des répercussions sur les prix des produits alimentaires.
Répondant aux critiques sur la nouvelle hausse des prix du carburant, le premier ministre Alexis a indiqué que le gouvernement ne peut pas subventionner les prix du carburant. " Nous devons répercuter les prix comme nous l’avons acheté", dit-il souhaitant de préférence que la mise en application de méthodes pour la production d’énergie électrique par des moyens hydrauliques." Lors de séances de travail avec les responsables de la BID nous avions mis l’accent sur la capacité de plusieurs rivières à produire l’énergie électrique", ajoute M. Alexis.
De plus, le premier ministre Alexis envisage l’exploitation de l’énergie solaire même s’il reconnaît que les coûts d’exploitation sont très élevés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13628
Tout en rappelant que le gouvernement et le parlement sont d’accord sur la stratégie à adopter, le sénateur Beauplan souhaite une accélération des programmes pour nourrir la population. " Mieux vaut construire un pont au lieu de deux et utiliser les fonds pour subventionner les produits de premières nécessités", lance le sénateur Beauplan faisant remarquer que déjà des gens meurent de faim.
Evaliere Beauplan exige que le gouvernement s’applique à résoudre les problèmes de la population pour qu’il puisse bénéficier de son appui. " Nous mettons en commun notre argent au sénat afin d’accorder des crédits aux paysans ", révèle le sénateur du Nord Ouest.
De son coté, le ministre chargé des relations entre le parlement et l’exécutif, Joseph Jasmin, soutient que le gouvernement est déterminé à soulager la misère de la population.
Cependant il fait remarquer que les citoyens doivent faire montre de patience pendant la mise à exécution des programmes. " Le problème ne peut être résolu au cours d’un seul mandat, nous faisons des efforts pour lancer l’entreprise de production nationale", assure t-il expliquant que les " réponses seront progressives".
Des spécialistes estiment que la récente hausse des prix des produits pétroliers aura des répercussions sur les prix des produits alimentaires.
Répondant aux critiques sur la nouvelle hausse des prix du carburant, le premier ministre Alexis a indiqué que le gouvernement ne peut pas subventionner les prix du carburant. " Nous devons répercuter les prix comme nous l’avons acheté", dit-il souhaitant de préférence que la mise en application de méthodes pour la production d’énergie électrique par des moyens hydrauliques." Lors de séances de travail avec les responsables de la BID nous avions mis l’accent sur la capacité de plusieurs rivières à produire l’énergie électrique", ajoute M. Alexis.
De plus, le premier ministre Alexis envisage l’exploitation de l’énergie solaire même s’il reconnaît que les coûts d’exploitation sont très élevés.
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Interrogations sur l’absence prolongée du Député Maxo Balthazar
Certains de ses collègues prétendent qu’il aurait quitté définitivement le pays pour des raisons inexpliquées
mardi 1er avril 2008,
Radio Kiskeya
D’intenses rumeurs circulaient ces dernières heures au Parlement sur le sort du Député de Belle-Anse (Sud-Est), Maxo Balthazar, dont les collègues et mandants n’auraient aucune nouvelle depuis un certain temps, a appris Radio Kiskeya.
Certains ont été jusqu’à suggérer sous le couvert de l’anonymat que le parlementaire, élu sous la bannière de la Fusion des sociaux-démocrates, se serait réfugié à l’étranger en traversant la frontière haïtiano-dominicaine.
Contacté par Radio Kiskeya, un responsable de média à Belle-Anse a confirmé que M. Balthazar ne s’était pas présenté dans sa circonscription ces dernières semaines.
Les rumeurs sur un éventuel départ précipité du Député pour l’étranger coïncident avec le début des travaux d’une commission spéciale de la Chambre basse chargée de vérifier la nationalité des membres de l’assemblée. Selon des informations non encore confirmées, une quinzaine d’élus seraient détenteurs d’une nationalité étrangère.
Ancien questeur du bureau de la Chambre des Députés, Maxo Balthazar est aussi sur la sellette en raison de graves irrégularités administratives dont sa gestion serait entachée.
Aucune voix autorisée de la Chambre ni de la Fusion ne s’est encore prononcée sur la situation actuelle du parlementaire.
Le parti des sociaux-démocrates a déjà perdu l’un de ses Sénateurs, Rudolph Boulos, victime de la "chasse aux étrangers" dont le Parlement a été le théâtre ces dernières semaines. Ce "réveil nationaliste" a également emporté un Sénateur de la plate-forme présidentielle Lespwa, Ultimo Compère. Accusés d’être de nationalité américaine, les deux parlementaires sont considérés par les pairs comme des "imposteurs et usurpateurs n’ayant aucune qualité pour siéger au Sénat".
Cette résolution controversée du Grand Corps, dont le point d’appui est la constitution de 1987 qui stipule que "la double nationalité n’est admise en aucun cas", n’a cessé de susciter des débats juridiques passionnés et de provoquer le mécontentement des nombreux expatriés haïtiens. Ces derniers se sentent à bon droit exclus d’un pays auquel ils fournissent plus de 1,5 milliard de dollars annuellement.
Si Rudolph Boulos est revenu à la charge en revendiquant à partir de la République Dominicaine le statut de "Sénateur en exil" fuyant les "persécutions" du pouvoir, en revanche Ultimo Compère ne s’est pratiquement jamais manifesté. Son séjour aux Etats-Unis dure déjà depuis de bonnes semaines. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4881
mardi 1er avril 2008,
Radio Kiskeya
D’intenses rumeurs circulaient ces dernières heures au Parlement sur le sort du Député de Belle-Anse (Sud-Est), Maxo Balthazar, dont les collègues et mandants n’auraient aucune nouvelle depuis un certain temps, a appris Radio Kiskeya.
Certains ont été jusqu’à suggérer sous le couvert de l’anonymat que le parlementaire, élu sous la bannière de la Fusion des sociaux-démocrates, se serait réfugié à l’étranger en traversant la frontière haïtiano-dominicaine.
Contacté par Radio Kiskeya, un responsable de média à Belle-Anse a confirmé que M. Balthazar ne s’était pas présenté dans sa circonscription ces dernières semaines.
Les rumeurs sur un éventuel départ précipité du Député pour l’étranger coïncident avec le début des travaux d’une commission spéciale de la Chambre basse chargée de vérifier la nationalité des membres de l’assemblée. Selon des informations non encore confirmées, une quinzaine d’élus seraient détenteurs d’une nationalité étrangère.
Ancien questeur du bureau de la Chambre des Députés, Maxo Balthazar est aussi sur la sellette en raison de graves irrégularités administratives dont sa gestion serait entachée.
Aucune voix autorisée de la Chambre ni de la Fusion ne s’est encore prononcée sur la situation actuelle du parlementaire.
Le parti des sociaux-démocrates a déjà perdu l’un de ses Sénateurs, Rudolph Boulos, victime de la "chasse aux étrangers" dont le Parlement a été le théâtre ces dernières semaines. Ce "réveil nationaliste" a également emporté un Sénateur de la plate-forme présidentielle Lespwa, Ultimo Compère. Accusés d’être de nationalité américaine, les deux parlementaires sont considérés par les pairs comme des "imposteurs et usurpateurs n’ayant aucune qualité pour siéger au Sénat".
Cette résolution controversée du Grand Corps, dont le point d’appui est la constitution de 1987 qui stipule que "la double nationalité n’est admise en aucun cas", n’a cessé de susciter des débats juridiques passionnés et de provoquer le mécontentement des nombreux expatriés haïtiens. Ces derniers se sentent à bon droit exclus d’un pays auquel ils fournissent plus de 1,5 milliard de dollars annuellement.
Si Rudolph Boulos est revenu à la charge en revendiquant à partir de la République Dominicaine le statut de "Sénateur en exil" fuyant les "persécutions" du pouvoir, en revanche Ultimo Compère ne s’est pratiquement jamais manifesté. Son séjour aux Etats-Unis dure déjà depuis de bonnes semaines. spp/Radio Kiskeya
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Dossier de la nationalité à la Chambre basse : les enquêteurs eux-mêmes objet d’enquête
Le bureau de la Chambre basse réclame leurs documents de voyage pour les dix dernières années
lundi 31 mars 2008,
Radio Kiskeya
L’enquête sur la nationalité des députés a démarré lundi par une demande expresse du Bureau de la Chambre basse aux neuf membres de la Commission spéciale d’enquête constituée la semaine dernière pour qu’ils soumettent dans l meilleur délai leurs documents de voyage à l’étranger pour les dix dernières années.
Le député Hugues Célestin, membre de la commission, s’est félicité de cette démarche du bureau qui, dit-il, permettra d’emblée de dissiper tout doute sur la nationalité haïtienne des députés appelés à enquêter sur la nationalité de leurs collègues.
S’il est bruit qu’une dizaine de députés auraient acquis une nationalité étrangère avant d’avoir été élus, l’enquête sur la nationalité à la Chambre basse semble devoir toutefois se dérouler dans un contexte différent de celle menée au Sénat. Alors que, pour Rudolph Boulos, élu 1er sénateur du Nord-Ouest sous la bannière de la Fusion des sociaux démocrates haïtiens, un journaliste proche du gouvernement, Guyler C. Delva, a mené une intense campagne médiatique pour obtenir son exclusion du Grand corps, aucune dénonciation publique concernant la nationalité étrangère d’un quelconque député ne fait aujourd’hui la une dans les médias.
Il n’en demeure pas moins que, comme ce fut le cas pour les sénateurs pendant de longues semaines, l’enquête sur la nationalité à la Chambre basse risque « d’absorber » les députés, au détriment d’autres questions prioritaires, comme l’analyse et le vote du projet de nouvelle loi électorale. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4878
lundi 31 mars 2008,
Radio Kiskeya
L’enquête sur la nationalité des députés a démarré lundi par une demande expresse du Bureau de la Chambre basse aux neuf membres de la Commission spéciale d’enquête constituée la semaine dernière pour qu’ils soumettent dans l meilleur délai leurs documents de voyage à l’étranger pour les dix dernières années.
Le député Hugues Célestin, membre de la commission, s’est félicité de cette démarche du bureau qui, dit-il, permettra d’emblée de dissiper tout doute sur la nationalité haïtienne des députés appelés à enquêter sur la nationalité de leurs collègues.
S’il est bruit qu’une dizaine de députés auraient acquis une nationalité étrangère avant d’avoir été élus, l’enquête sur la nationalité à la Chambre basse semble devoir toutefois se dérouler dans un contexte différent de celle menée au Sénat. Alors que, pour Rudolph Boulos, élu 1er sénateur du Nord-Ouest sous la bannière de la Fusion des sociaux démocrates haïtiens, un journaliste proche du gouvernement, Guyler C. Delva, a mené une intense campagne médiatique pour obtenir son exclusion du Grand corps, aucune dénonciation publique concernant la nationalité étrangère d’un quelconque député ne fait aujourd’hui la une dans les médias.
Il n’en demeure pas moins que, comme ce fut le cas pour les sénateurs pendant de longues semaines, l’enquête sur la nationalité à la Chambre basse risque « d’absorber » les députés, au détriment d’autres questions prioritaires, comme l’analyse et le vote du projet de nouvelle loi électorale. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4878
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