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mardi 18 mars 2008

Un complot pour le bien d'Haïti

Au Ranch Le Montcel, Frankétienne annonce le cycle du réveil, du renouveau d'Haïti. Le calvaire de ce pays a trop duré. Le temps est venu pour Haïti, terre de liberté, de se redresser.
« On a souvent parlé de complots et de conspiration pour les choses négatives. Pour tuer quelqu'un, pour renverser un chef d'Etat. Nous allons tous comploter et conspirer pour le bien d'Haïti », a déclaré Frankétienne, le prolifique écrivain haïtien.

Il a plaidé, hier dimanche, au Ranch Le Montcel, pour un vaste complot pour le développement d'Haïti. Frankétienne regarde la République comme un malade que les médecins refusent de guérir. « Le malade ne recouvre la santé ni ne meurt. C'est la permanence de l'assistanat qui devient une source de revenu ».
Il qualifie cette attitude malsaine de la part de ceux qui crient sous tous les toits qu'ils aident Haïti. Il a annoncé qu'Haïti est arrivée au cycle du réveil et du salut d'une terre qui a payé pendant des millénaires. « Ce calvaire a trop duré ! », a martelé Frankétienne.
Ces dernières années, a-t-il confié, il a remarqué l'émergence de plusieurs groupes de réflexions. Il souhaite que les membres de ces groupes partagent leurs réflexions et continuent à s'affirmer positivement afin que cesse la culture de l'échec. « Depuis plus de deux siècles, nous connaissons le syndrome de l'échec et du ratage » qui fait qu'on a cessé d'être fier d'être Haïtien, se désole-t-il. Citant l'écrivain martiniquais, Aimé Césaire, il a rappelé qu' «Haïti est la terre où la liberté s'est mise debout pour la première fois. »

L'écrivain estime que la restitution d'Haïti dans une sphère de dignité, de productivité et de rentabilité arrivera à casser cette tradition d'échec. La logique du chaos
« On a toujours dit qu'Haïti représente l'archétype essentiel du chaos. Or, pendant longtemps, l'enseignement académique nous a appris à avoir peur du chaos. Nous avons grandi dans une culture de la peur », a critiqué l'écrivain pour qui « le chaos est la matrice invisible des profondeurs essentielles. » Aussi a-t-il considéré l'exposé du couple Mathurin sur le thème « Patrimoine géologique d'Haïti, les richesses de son sous-sol et de ses eaux territoriales » comme une approche moderne où tout est saisi avec art et rationalité.
Cheminant dans la logique du chaos, Frankétienne considère qu'Haïti est une terre énigmatique qui a la forme de sphinx. Pour l'écrivain, le sphinx tient en lui, les germes du doute qui suscite la réflexion, une activité intellectuelle qui porte le citoyen « à retrouver la lumière à travers même des forêts ténébreuses.


« Haïti est terre de lumière malgré ce qui nous arrive », soutient-il. Partageant les mêmes idées que le couple Mathurin, Frankétienne invite les gens à « une prospection des cavernes de l'imaginaire haïtien qui constituent la source première de toutes les richesses. "
Claude Bernard Sérant
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ttp://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55608

Pour la sauvegarde du Lac Azuei

Protéger le lac Azuei et promouvoir la culture haïtienne, tels sont les objectifs fixés par le comité organisateur de la 21e édition du « Rara Naval». Cette manifestation culturelle organisée depuis plus de deux décennies à Fonds-Parisien se déroulera cette année autour du thème «Ann pote kole pou sove lac Azuei.»
« Le Rara Naval, organisé depuis plus deux décennie à Fonds-Parisien, est un événement culturel important pouvant contribuer à une économie rentable », a affirmé Jean Manfred Siméon, secrétaire général du comité de pilotage du Rara Naval 2008.

La cérémonie du lancement officiel de l'édition 2008 a eu lieu la semaine écoulée, au local du Centre culturel Pont Haïti, à l'avenue Charles Summer.
Les festivités du Rara Naval auront lieu les 22 et 23 mars 2008. « Elles se feront, selon le secrétaire général, sur fond musical. Elles ont pour mission de rentabiliser le Rara Naval et de restituer le lac Azuei exploité de façon anarchique par des particuliers afin de parvenir à un environnement régénéré. »De son côté, Néré Pierre Garot, membre du comité, a indiqué que le thème «Ann pote kole pou sove lac Azuei» répond aux préoccupations des autorités de Fonds-Parisien en ce qui a trait aux problèmes liés à l'environnement. « Le Rara Naval doit être l'occasion de sensibiliser la population fonds-parisienne sur l'importance de la protection de l'environnement, en particulier le lac Azuei qui constitue un patrimoine national. Il entend également promouvoir l'éducation civique pendant et après le festival», a-t-il soutenu. « A cette 21e édition, la nature sera au centre des festivités par le biais des décors artistiques, des groupes déguisés, des chars allégoriques », a dit Néré Pierre Garot. Il a fait savoir que la culture peut apporter des solutions aux problèmes environnementaux auxquels Haïti fait face.Les responsables ont, du même coup, annoncé la mise en place d'une structure permanente pour la préparation et la réalisation des festivités.
Ils affirment que les préparatifs vont bon train. Les déguisements traditionnels basés sur la faune et la flore ainsi que la protection du lac Azuei rehausseront les images projetées au cours de ces festivités. « Cette année quelque 70 000 participants sont attendus à cette édition; nous avons 75 chambres d'hôtels et 250 hébergements en famille disponibles pour la pleine réussite du festival », a ajouté M. Garot.

Pour sa part, Polynice Johnny, responsable de la sécurité, a expliqué que l'évènement sera organisé avec un énorme dispositif de sécurité impliquant des agents de la police nationale d'Haïti de Ganthier, de Croix-des-Bouquets et de Malpasse. « Quelque 150 jeunes brigadiers formés au sein de la communauté de Fonds-Parisien sont prêts à collaborer avec les autorités policières pour la bonne réussite des activités», a ajouté M. Polynice.


Le budget pour la réalisation de cette édition, selon Jean Nolex Volcy, coordonnateur général du comité, est estimé à 300 mille gourdes. Ces festivités qui, chaque année, réunissent des milliers de festivaliers, ont vu le jour le dimanche 19 avril 1987.


Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55455&PubDate=2008-03-17

Quatre cadavres récupérés dans les eaux des Bahamas

Les autorités de l’archipel convaincues qu’il s’agit de boat people haïtiens qui se sont noyés
lundi 17 mars 2008,
Radio Kiskeya

Quatre corps, qui pourraient être ceux de boat people haïtiens, ont été découverts ces derniers jours dans les eaux bahaméennes de South Beach, a indiqué la police locale citée par le quotidien bahaméen The Nassau Guardian.
En raison de l’état de décomposition avancée des cadavres, la nationalité et l’âge des personnes décédées n’ont pu être établis scientifiquement. Mais, les autorités policières croient qu’il s’agissait de clandestins haïtiens qui cherchaient à entrer illégalement aux Bahamas à bord d’un voilier.
Avant la découverte du quatrième, trois autres corps avaient été retrouvés dans les mêmes circonstances.
Une enquête a été ouverte sur ces étranges cas de décès restés sans explication.
Des embarcations de fortune en provenance d’Haïti sont régulièrement arraisonnées par les autorités bahaméennes et leurs occupants arrêtés avant d’être rapatriés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4823

L’otage française toujours en captivité en Haïti

Une nouvelle offensive des policiers haïtiens et onusiens n’a pas permis de libérer Anne Delorme ; en captivité depuis plus d’une semaine, elle n’a donné aucun signe de vie au cours des quatre derniers jours
lundi 17 mars 2008,
Radio Kiskeya

Une ressortissante française d’origine antillaise, Anne Delorme, était toujours séquestrée à Port-au-Prince lundi soir, dix jours après son enlèvement, malgré une nouvelle opération conjointe des polices haïtienne et onusienne en vue de la retrouver.
Des unités spécialisées de la PNH et de la UNPOL avaient tôt dans la matinée bouclé le quartier de Delmas 40B (est de la capitale) que des hélicoptères survolaient incessamment. Des informations laissaient croire que l’otage serait séquestrée dans ce secteur, mais son supposé lieu de captivité n’a pu être repéré.
Une précédente opération menée la semaine dernière dans le même quartier s’était soldée par l’arrestation de trois présumés kidnappeurs et la confiscation de deux armes de poing.
Anthropologue de profession, Anne Delorme avait été kidnappée en compagnie de son mari péruvien, Pablo Vivar, le 8 mars à Delmas 64 au moment où le couple revenait d’une soirée.
Les individus armés ayant commis le rapt avaient, quelques heures plus tard, libéré l’époux, un fonctionnaire de la délégation de la Commission européenne (UE) en Haïti.
"Nous avons pu établir un contact avec Mme Delorme par le biais d’un interlocuteur qui est en train de négocier avec les ravisseurs", a déclaré sous le couvert de l’anonymat une source diplomatique contactée par l’AFP
"Nous avons pu parler avec l’otage à trois reprises, cependant depuis quatre jours nous sommes sans nouvelles, sans preuve de vie, ce qui est inquiétant", a poursuivi la même source en soulignant que les exigences financières des preneurs d’otage au départ très élevées avaient diminué.
De nombreux rapts apparemment crapuleux ciblant en particulier des enfants ont été enregistrés ces dernières semaines à Port-au-Prince. Cette nouvelle recrudescence du phénomène a porté divers secteurs à remettre en cause la politique sécuritaire du gouvernement Préval/Alexis et à le presser de juguler le kidnapping. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4822

Moonlight chante Haïti

Fidèle aux cris de sa terre natale, la chanteuse haïtienne Moonlight Benjamin nous propose un nouveau disque constitué d'une sélection de chants inédits qui parlent de ses expressions personnelles et de ses racines historiques. Ce disque de dix morceaux met en exergue des musiques traditionnelles et des musiques inédites du groupe Dyaoulé Pemba.
Le morceau «Vyewo », texte de Jean-Claude Martineau, raconte la vie des Haïtiens vivant dans les « Batey ». Il nous transporte dans «l'enfer raciste» de la république voisine. «Nago » ne saurait passer inaperçu dans cette récolte musicale de Moonlight.

Cette fleur créole qui n'a pas perdu sa sève, avec ses cris et soupirs, interpelle les esprits les plus lointains sommeillant dans la profondeur argileuse du «govi » ou cruches.Toto Bissainthe est aussi présente dans le travail de Moonlight, qu'elle interprète dans la chanson «Dey ».

Dans sa marche musicale, elle s'exprime parfois dans un langage un peu codé.
Moonlight Benjamin est partie pour la France en 2002 où elle a été, admise en deuxième année à une école de danse (Musique Hall / Ecole de Musique Vivante de Toulouse). Grâce à ses performances, elle a participé à de nombreuses manifestations culturelles, notamment le festival autour du continent africain en 2002 et celui de Toulouse en juillet 2003.

Danticat lauréate du "National Book Award" 2008

L'écrivain haïtiano-américaine Edwigde Danticat a été sacrée lauréate du National Book Award 2008, catégorie autobiographie, pour son dernier livre « Brother, I'am dying ».
Le prix lui a été attribué le jeudi 6 mars 2008, lors des récentes assises de la production littéraire américaine organisées par du prestigieux National Book Award. « Brother, I'am dying », raconte la vie et surtout la fin tragique de son oncle Joseph Danticat, un pasteur baptiste philanthrope décédé en 2004 dans des conditions assez troublantes dans les bureaux de l'immigration américaine à Miami.
Le ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger, dans une note envoyée au journal, salue « la remarquable performance de l'écrivain et exhorte les nouvelles générations à s'inspirer de la vie de cette compatriote que le New York Times considéra en 2002 comme l'une des 30 artistes américaines appelés à bouleverser le paysage culturel de l'Amérique au cours des trente prochaines années. »Emigrée à Brooklyn (N. Y. Etats-Unis) à 12 ans, Edwidge Danticat a publié très tôt des textes très prisés dans des magazines américains, tout en poursuivant une carrière de nouvelliste et de romancière. Son premier roman « Le cri de l'oiseau rouge », publié à 25 ans, a connu un énorme succès en librairie.
Son recueil de nouvelles « Krik Krak » avait déjà retenu l'attention du jury du National Book Award en 1995. L'année suivante, elle figura sur la liste des 20 meilleurs jeunes romanciers américains et fut consacrée parmi les « 33 femmes les plus en vue du XXIe siècle par le Harper's Bazaar Magazine.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55602&PubDate=2008-03-17

Sponsor (Foire satisfait, rendez-vous 2010

A la grande surprise de Laurence Girault, directrice marketing à Tropic SA, les Haïtiens ont timidement participé à la troisième foire binationale écotouristique et de production organisée du 1er au 16 mars 2008 à Belladère.
Cependant, pour elle, cet espace d'échanges entre Haïtiens et Dominicains a constitué un sérieux créneau où les producteurs s'assurent de la promotion de leurs produits.« Il est difficile de trouver la raison de cette faible participation des gens de la capitale et d'autres villes, mais la distance peut constituer un facteur dans tout ça », doute-t-elle.
Belladère se situe à quelque 110 kilomètres de Port-au-Prince. Cependant, le fait que la foire est largement dominée par la participation dominicaine et des habitants de l'espace frontalier ne dérange pas trop la distribution des produits offerts par la brasseuse de Mégawat, vedette de l'édition 2006, détrônée cette année par Ragaman. « Nos produits sont très bien vus par les Dominicains, explique la responsable de Tropic SA, sponsor officiel de cette foire biennale. La foire constitue pour nous un lieu d'échanges comme elle l'est pour les autres secteurs. » D'autant que des gens des universités et des écoles dominicaines ont visité le site et pris connaissance de nos produits, qu'ils ont d'ailleurs très appréciés.


La responsable de Tropic SA distributrice également de l'eau de boisson Aquafine, très demandée sur le site de la foire, de Fiesta et du jus Tropic, estime que les quinze jours d'exposition, d'interaction culturelle et d'échanges commerciaux pourraient être considérés comme une bouffée d'oxygène pour les entreprises des deux Etats de l'Ile d'Haïti si le projet était exploité à bon escient.

« Qu'il s'agisse du commerce, de la culture ou de l'environnement, la foire binationale est une idée géniale et exploitable à tous les points de vue », fait remarquer Laurence Girault qui encourage les autres compagnies de production à s'engager dans le parrainage de cette activité.« Elles n'auront rien à perdre, dit-elle.

Au contraire, elle leur ouvrirait d'autres marchés potentiels. » La responsable Marketing de Tropic SA voit également dans cette démarche une possibilité de redistribution des revenus de sa compagnie pour le bien-être d'Haïti. « La prise en charge de l'environnement longtemps négligé et les échanges des produits et des éléments culturels sur l'île ne sont pas une affaire d'Etat », déclare Mme Girault qui plaide pour la revalorisation de cette foire un peu prise à la légère.
Organisée autour du thème : « Les petites entreprises écotouristiques et la gestion rationnelle des bassins versants frontaliers », la troisième édition de la foire écotouristique et de production a été l'occasion pour Tropic SA de s'imposer un peu plus dans le Plateau Central, le seul des dix départements d'Haïti où ses produits se vendent en petite quantité. « Les gens du département du Centre connaissent nos produits, dit-elle. Cependant, ceux des neuf autres départements les connaissent mieux. »

Ragaman, approuvé par la Food and Drug Agency (FDA), se vend actuellement dans plusieurs Etats de l'Amérique du Nord et des Caraïbes.« On est présent à Miami, New York, Jamaique, Surinam et bien d'autres Etats des petites Antilles », affirme, pour sa part, Carine Dumas François, assistante à la direction générale de Tropic SA qui vante la qualité de ses produits.Placée côte à côte des deux tentes de Brugal, meilleur rhum du côté dominicain, les boissons énergisantes Ragaman et Mégawat de Tropic SA, mélangées avec ce rhum, ont provoqué beaucoup d'admiration chez les Dominicains.
Ayant participé à titre d'exposant à la deuxième édition de la foire binationale en 2006, Tropic SA s'est hissée toute seule au rang de sponsor officiel de cette activité internationale qui donne rendez-vous, dans le sud-Est d'Haïti à Pedernales en 2010.

Haïti détient-elle une richesse atomique naturelle?

Si les considérations du docteur Mathurin laissent de l'espace à de plus larges considérations linguistiques sur l'origine judaïque des populations carïbéennes, ses approches au sujet de la Révolution haïtienne ont soulevé des interrogations nationalistes tandis que ses approches au sujet de Christophe Colomb, qui connaissait où il venait (l'Ile de Bensalem) en cherchant la pierre philosophale, énergie naturelle et supraconductrice, ont trouvé l'approbation enthousiaste de l'assistance.

Madame Michèle Villedrouin s'inquiétait la veille. Pourtant, le dimanche 16 mars, très tôt, l'hôtel Le Montcel commençait à recevoir des personnalités venues en voitures privées ou laissant leurs véhicules à l'angle de la route de Kenscoff et de Belot pour arriver au site de l'événement par des bus mis à la disposition des participants.Le thème de la journée de réflexion et les travaux des conférenciers sont pour beaucoup dans l'intérêt des uns et des autres. Mais il a fallu compter sur le savoir-faire en relation publique de Michèle et Stéphanie Villedrouin qui se sont dépensées à fond pour la réussite du premier événement du Club Rencontre et Découverte.
« Patrimoine géologique d'Haïti, les richesses de son sous-sol et de ses eaux territoriales » était présenté devant une assistance évaluée à près de 150 personnes par le docteur Daniel Mathurin et l'ingénieur Ginette Pérodin Mathurin. Dans des interviews données à la presse locale, les conférenciers avaient amplement parlé du sujet, de son importance et du réveil national qu'il peut susciter chez les citoyens haïtiens.
C'est dans un site paradisiaque, entre brume et soleil, qu'un parfait protocole a été mis sur pied pour recevoir les hôtes. Du petit buffet, thé, café, chocolat, pomme et raisin, au dîner à l'haïtienne où le poisson blanc gros sel rivalisait avec le griot servi sur plat d'argent accompagné de vin rouge, le patrimoine de la gastronomie locale a été comme une découverte du « palais interne » avant celle des richesses physiques de notre environnement. La conférence a commencé à midi.Les mots de bienvenue ont été prononcés par Michèle Villedrouin.


L'initiatrice du Club Rencontre et Découverte a brièvement parlé du but poursuivi : mettre ensemble diverses personnalités de notre société et partir à la découverte du pays et de soi. « L'objectif du Club, lit-on dans un feuillet distribué en la circonstance, est de créer un espace rassembleur, ouvert au dialogue, à l'échange et au partage afin de bâtir et construire la solidarité entre les citoyens du monde à travers des rencontres enrichissantes de personnalités, de cultures, de sites naturels et d'expériences. »
Dans ses propos d'introduction, le modérateur du jour a affirmé : « maintenant que nous entrons dans l'ère de la technologie, il est urgent pour les élites intellectuelles et économiques du pays de dépasser les vielles valeurs et de s'engager résolument dans l'époque de l'illustration et de la défense du patrimoine haïtien.»Le docteur Daniel Mathurin est médecin interniste. Il a fait ses études médicales à l'Université d'Etat d'Haïti. Il s'est beaucoup intéressé à l'Energie. S'étant rendu au Canada pour se perfectionner dans le domaine de la fusion nucléaire, il aurait été conseillé par un éminent physicien que c'est en Haïti qu'il pourra parfaire, dans la bibliothèque naturelle de l'île, ses connaissances dans les divers aspects de la culture haïtienne.
L'ingénieur Ginette Pérodin Mathurin a étudié le génie civil à l'Université d'Etat d'Haïti. Elle s'est spécialisée dans le domaine hydraulique et de l'eau potable dans le milieu rural. En 1994. Daniel et Ginette Mathurin ont publié le livre : « Le rêve d'Albert Einstein et la super symétrie ».
La conférence était divisée en deux partie : «Le contexte climatologique et l'évolution des populations précolombiennes», puis :«Le sous-sol d'Haïti, son importance exceptionnelle du point de vue scientifique, retombées et perspectives».Une histoire inédite, avec projections d'images, a été faite de la population de l'île d'Haïti de même que des considérations géologiques avancées au sujet des roches volcaniques de la zone et de leur champ magnétique. Selon le docteur Mathurin, les populations de la zone connaissaient déjà le symbole mathématique PI, le rapport constant de la circonférence du cercle à son diamètre.
Si les considérations du docteur Mathurin laissent de l'espace à de plus larges considérations linguistiques sur l'origine judaïque des langues de la région qui n'auraient aucun rapport à voir avec le continent africain, ses approches au sujet de Christophe Colomb qui connaissait d'où il venait, l'Ile de Bensalem, dans sa quête de la pierre philosophale ont trouvé l'approbation enthousiaste de l'assistance.
Le concept d'Haïti comme « laboratoire naturel » a été avancé. Le docteur Mathurin a soutenu l'idée qu'il faut une autre « compréhension scientifique et une nouvelle philosophie humaniste » pour maîtriser les immenses richesses d'Haïti. Les richesses dues à l'esclavage cacheraient-elles d'autres moins denses et plus élaborées ? Le docteur Mathurin affirme qu'après avoir « appauvri le peuple il ne faut pas qu'on appauvrisse les élites. »
A la suite des données avancées par le docteur Mathurin sur la vraie signification de la pierre philosophale, une pile atomique très résistante à des impacts d'astéroïdes qui détruiraient la planète, des précisions ont été articulées sur les sites géologiques haïtiens contenant les richesses du sol qui peuvent produire un appareil supraconducteur pouvant protéger la planète des dangereuses collisions annoncées.

A une question au sujet de savoir si l'homme peut réunir aussi le potentiel atomique d'un supraconducteur physique, le docteur Mathurin a avancé des données anatomiques et culturelles pour prouver que le corps humain détient aussi, dans des conditions idéales, les possibilités de télécommunication, de transportation et de défense atomique.
La Primature et autres ministères ont envoyé leurs représentants à la conférence. Le long exposé des Mathurin n'a pas laissé le temps nécessaire à des spécialistes de se prononcer sur les données avancées. Maître Osner Févry a posé une importante question sur la fuite de nos cerveaux vers des centres de recherches étrangers. Le Dr Mathurin a répondu par un détour historique selon lequel un mensonge n'est pas encore mis en lumière sur ceux qui ont fait la Révolution haïtienne...
Le romancier Frankétienne a été invité par le modérateur à se prononcer comme travailleur de l'imaginaire du chaos. Il a affirmé avoir été « abasourdi par les informations données par les spécialistes. » Il souligne que les précisions des chercheurs « confirment ses travaux personnels de romancier et qu'il n'y a pas de rupture entre les recherches scientifiques et la vision poétique du monde. A sujet du chaos, l'écrivain précise qu'il y a « une peur du noir et des ténèbres qui sont pourtant la matrice de la lumière ». Le romancier pense qu'il faut sortir du syndrome de l'échec et de l'hégémonie du prédateur. Il souligne que la dernière utopie qui s'offre à nous est celui du réveil contre l'accumulation du malheur et du calvaire.
Une plaque d'honneur a été remise aux Mathurin pour leurs travaux scientifiques en Haïti. Michèle Villedrouin, visiblement satisfaite de la journée, a été très émue en la circonstance.

lundi 17 mars 2008

Un concours en l'honneur de Toussaint Louverture

A l'occasion de la célébration du 205e anniversaire de la mort de Toussaint Louverture, le Collectif haïtien des Défenseur des Droits de l'Homme (COHDDHO) organise la première édition d'un concours national de poésie, de peinture et de reportage du 14 mars au 20 mai 2008, à Ennery. Le comité organisateur invite le public à participer massivement à cette grande activité.
Un concours de peinture, de poésie et de reportage destiné aux jeunes de 15 à 25 ans vient d'être lancé par le Collectif haïtien des Défenseur des Droits de l'Homme. Le thème retenu est « Toussaint Louverture à travers Ennery ».

Le secrétaire exécutif du COHDDHO, Roudy Stanley Penn, précise que ce concours vise à valoriser les héros de l'indépendance qui ont sacrifié leur vie à l'émancipation de la première République noire du monde. « Nous avons lancé ce concours avec Toussaint Louverture parce qu'il représente la clef qui a ouvert la voie à l'abolissement de l'esclavage », a déclaré le secrétaire exécutif du COHDDHO.

Il informe qu'une visite guidée est prévue à Ennery ainsi que sur l'Habitation Breda (Haut du Cap)lors de la finale du concours qui se tiendra le 20 mai 2008.Parallèlement, une foire agro-artisanale et gastronomique aura lieu du 5 au 7 avril 2008 sur la place publique d'Ennery. Une façon pour les membres de l'association de célébrer avec éclat cette année le 205e anniversaire du Spartacus noir. Cela permettra aux jeunes de mieux connaître leur histoire et leur culture.
De gauche à droite Scansoul Achille vice-président du COHDDHO, Marie Alta Dorcé coordonnatrice internationale de ladite association et Roudy Stanley Penn, secrétaire exécutif du COHDDHO (Photo: Dr Desmangles)

« Ces activités visent la revalorisation de certains produits haïtiens et le renforcement de la valeur de nos créations », a expliqué Scansoul Achille, vice-président du COHDDHO. A travers cette initiative, l'association entend rehausser la culture haïtienne et améliorer le mode de vie des Haïtiens.

D'après Marie Alta Dorcé, coordonnatrice internationale de ladite association, le collectif compte intervenir dans divers secteurs de la vie nationale pour redorer le blason d'Haïti. L'environnement, le civisme, l'éducation, la santé et la culture sont leurs premières préoccupations.
Fondé en novembre 2004, le Collectif haïtien des Défenseur des Droits de l'Homme veut se tailler une place dans la vie politique, culturelle et sociale du pays. Elle se donne pour mission de promouvoir la paix et la culture haitienne tant à l'échelle nationale qu'a l'échelle internationale.

Fabienne St-Surin


Des « Complaintes d'esclaves » aux complaintes pour Massillon Coicou

15 mars 1908 - 15 mars 2008 : cent ans déjà que la disparition tragique de Massilon Coicou a fait une énorme brèche au monde littéraire haïtien. Mort sanglante, lâche, assassine, révoltante, subie par Coicou au nom de l'amour qu'il a toujours exprimé pour sa patrie, objet de son culte sacré.

Sale boulot ! La nuit du 14 au 15 mars 1908 aura laissé un souvenir macabre de cet écrivain dont le nom désormais demeure, selon Ghislain Gouraige, comme le symbole de la résistance à la tyrannie des médiocres. Ecourter la vie d'un barde si prometteur, réduire son existence à seulement 41 ans, l'arracher de son lit en pleine nuit, le conduire devant le mur du cimetière pour enfin le livrer au spectacle des balles du peloton d'exécution, voilà un acte barbare qui continue encore de révolter la conscience de plus d'un.

On dirait que le carillon des canons se prolonge dans l'atmosphère, laissant entendre par moment les cris perçants d'un combattant fusillé, pris au dépourvu.

Certes, Massillon Coicou avait prédit sa mort dans « Complaintes d'esclave » : « De mon sang, de mes pleurs, il faut que tout s'enivre !... » Effectivement, à côté de ses frères Horace et Louis, le 15 mars 1908 le sol maudit s'est enivré de son sang et de ses pleurs.

Mais cette mort tragique qu'il a connue a-t-elle été vraiment cette « mort jalouse et si prompte au devoir » qu'il évoquait avec tant de fermeté dans « Complaintes d'esclaves » ?Cette mort cruelle n'a rien à voir avec le devoir. En effet, si Coicou souhaitait tant mourir dès le sein de sa mère, c'était justement pour ne pas avoir connaissance de la situation inhumaine que vivait l'esclave à Saint-Domingue.

Etant donc sensible aux souffrances de ses frères et de sa race, sa conspiration contre le régime de Nord Alexis par la faute duquel le pays sombrait a été dans ce cas une cause juste.

Ainsi, au lieu d'être un devoir, la mort qu'a connue le poète national est plutôt méchante, destructrice et criminelle, tueuse de rêves et d'espoir.La commémoration du centenaire de la mort de Massillon Coicou, loin d'être un mémorial de deuil, offre plutôt à chacun l'occasion de revisiter l'oeuvre de ce dernier faite de poésie, de roman et de théâtre, et de méditer sur chaque mot qu'il prononcé. Une manière de lui rendre justice, cent ans après.

Lucmane Vieux

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55535&PubDate=2008-03-16

L'éxécution du poète..Massillon Coicou

Selon Gislain Gouraige, Massilon Coicou est un martyre et son oeuvre demeure comme le symbole de la résistance à la tyrannie des médiocres.
Si 2007 était l'Année Roumain, 2008 devrait être, en toute logique, l'Année Massillon Coicou. Le problème est qu'en Haïti il n'y a pas de suivi des événements entamés. Tout un ensemble de contextes lié à des traditions sociales maintenues empêche d'institutionnaliser les manifestations culturelles. Or, il nous semble que la littérature offre à un pays désarticulé la possibilité de dire sa réalité tragique pour lui permettre d'aborder des lendemains meilleurs. Pourquoi pas, après Roumain, une Année Massillon Coicou ?Massillon Coicou est né à Port-au-Prince le 9 octobre 1867. Il commence ses études chez les Frères de l'Instruction Chrétienne. Il les poursuit au Lycée national. Les textes de poésie écrits à l'école paraîtront aussi bien dans «Poésies nationales» que dans «Passions et Impressions».Il fait son service militaire sous la présidence d'Hyppolite. A l'époque où le pays voulait sauvegarder son indépendance, la discipline militaire et l'ardeur patriotique étaient rigoureusement entretenues dans la jeunesse. Il est nommé répétiteur au lycée national en 1891. C'est en 1892 qu'il publie «Poésies nationales» qui fera grand écho dans le milieu littéraire haïtien. En 1893, il fait jouer l'Oracle, poème dramatique. L'Oracle sera édité en 1901.L'année de la préparation des festivités commémoratives du Centenaire de l'Indépendance nationale, il est nommé président de l'Association du Centenaire. C'est en 1900 qu'il est nommé secrétaire de la Légation d'Haïti à Paris. Durant son séjour en France, il se mêle aux mouvements littéraires parisiens et publie «Passions et Impressions» en 1903. Il fait présenter au théâtre de Cluny son drame en 4 actes et en vers : «Liberté» (1904).Il est de retour au pays en 1905. Son idéal est de reprendre à Port-au-Prince l'intense activité littéraire constatée durant son séjour à Paris. Passionné des livres, il fonde la Bibliothèque AMICA et fait jouer des drames historiques, dont Toussaint Louverture, Liberté, L'Empereur Dessalines, Vincent et Paul, et des comédies de moeurs plus populaires tel Féfé Candidat. Son roman peu connu «La Noire» fut publié en feuilleton dans le journal Le Soir.1902, c'est la défaite de Firmin aux élections présidentielles. 1908, Massillon Coicou conspire ouvertement contre le gouvernement de Nord Alexis. Dans la nuit du 14 au 15 mars 1908 il fut arrêté avec ses deux frères et une dizaine d'autres citoyens. Il fut exécuté sommairement et sans jugement par les sbires de Tonton Nord.Le matin du 15 mars 1908, Port-au-Prince et d'autres villes se réveillent dans la consternation. Frédéric Marcelin qui n'aimait pas Firmin écrivait : « Nord Alexis par une stupide fusillade assura à Massillon Coicou une immortalité que sa poésie ne lui aurait pas donnée. »Pour sa part, Gislain Gouraige affirme que Massilon Coicou est un martyr et son oeuvre demeure comme le symbole de la résistance à la tyrannie des médiocres.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55537&PubDate=2008-03-14

Le gouvernement entend moderniser les aéroports du pays

Le ministre des travaux publics, Frantz Verella annonce la poursuite des travaux visant à moderniser l’aéroport international Toussaint Louverture. Tout en indiquant que la mise en place des nouvelle passerelles sera achevée au début du mois de juin, M. Verella révèle que la construction d’un nouveau parking pour les avions et d’un deuxième " taxi-way sont également prévus.
L’environnement immédiat de l’aéroport sera réaménagé informe le ministre Verella qui soutient que des études sont actuellement réalisées avant le lancement de l’appel d’offre.
Le gouvernement envisage de réaliser des travaux de modernisation au niveau des aéroports du Cap-Haïtien, des Cayes, de Jacmel et de Jeremie.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, le ministre des travaux publics a mis l’accent sur la nécessite d’attirer des capitaux étrangers en vue de réaliser les travaux prévus. Il soutient que le gouvernement entend réaliser des partenariats, dans le cadre d’une modernisation, avec le secteur privé en vue de rentabiliser ces entreprises.
Interrogé sur le tarif élevé des billets d’avion, le ministre Verella a admis que les tarifs trop élevés sont le résultat d’un manque de concurrence dans ce secteur. L’état encourage l’arrivée d’autres acteurs qui permettront de faire baisser le tarif comme ce fut le cas dans le secteur des télécommunications déclare t-il annonçant que des compagnies aériennes telles Spirit, Air France et Jet blue souhaitent assurer la liaison Port-au-Prince –Florida.
Le ministre Verella a par ailleurs mis l’accent sur les progrès sensibles enregistrés dans le domaine de la sécurité aérienne. " La FAA n’émet plus d’avertissement pour déconseiller aux visiteurs d’utiliser l’aéroport de Port-au-Prince, c’est la preuve que des progrès tangibles ont été réalisés ", explique t-il.
Dans le domaine des infrastructures routières, Frantz Verella a fait remarquer que les travaux de réfection ou de construction de nouvelles routes ont permis de réduire de 50 % le temps mis par les voyageurs entre Port-au-Prince et les villes de province. " Une personne venant des Cayes mettra deux heures pour arriver à Port-au-Prince, alors qu’il y a quelques mois il faudrait 5 heures ", déclare M. Verella qui se félicite des travaux réalisés depuis deux par son ministère. Il soutient que plus d’une dizaine de ponts ont été construits, grâce notamment au financement du gouvernement de Taiwan, de l’Union Européenne et de la BID.
Tout en faisant valoir que l’ampleur de la tache est énorme, M. Verella souligne que les travaux réalisés sont visibles. " Les résidents de la capitale peuvent témoigner que les routes ne sont pas impraticable à chaque averse, c’est parce que des travaux de curage sont réalisés", explique t-il. En ce qui a trait à la route de carrefour donnant accès aux 4 départements du sud, le ministre Verella informe que des difficultés empêchent l’achèvement des travaux. " Nous avons signé un contrat avec les compagnies pétrolières, parce les terminaux pétroliers empêchent la poursuite des travaux", ajoute t-il.
De plus, Frantz Verella annonce qu’a moyen terme des travaux d’agrandissement de la route de Carrefour ( a partir de la Marine ) seront réalisés. " Il faudra avoir une route à deux voies et dans ce sens plusieurs propriétaires de maisons ont déjà été dédommagés", précise t-il
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13582

La BID salue les progrès réalisés en vue de l’allégement de la dette d’Haïti

Le Président de la BID, Luis Alberto Moreno, a vanté les progrès enregistrés par Haïti dans la voie de l’atteinte du Point d’achèvement requis pour garantir l’allègement de la dette d’ici la fin 2008.
- Les remarques de Moreno sont intervenues quelques jours après une visite en Haïti ou cours de laquelle il a eu un entretien avec le président haïtien René Préval. Lors de cette rencontre le chef de l’état avait donné l’assurance que le pays réalisera en temps voulu les engagements pris dans le cadre de l’Initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE), et notamment ceux pris dans le cadre du Mécanisme triennal pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (PRGF), approuvé en 2006 par le FMI.
- Lorsque Haïti aura atteint le Point d’achèvement dans le cadre de l’Initiative PPTE, le pays obtiendra un allègement de la dette de la BID d’un montant de $525 millions, en plus des $20 millions de l’allègement intermédiaire sur les remboursements de principal pour 2007 et 2008 indique un communiqué de la BID.
- Le portefeuille de la Banque en Haïti comporte 22 programmes pour un montant total de 662 millions de dollars. En 2007, les décaissements au titre des programmes ont atteint 114,4 millions de dollars, soit près du double du niveau de 2006. Pour l’avenir, l’appui de la BID à Haïti portera sur quatre domaines prioritaires identifiés de concert avec les autorités du pays : infrastructure de transport et électricité, agriculture, éducation et gouvernance économique.
- " En outre, la BID poursuit activement des activités de cofinancement et ressources en dons complémentaires afin d’accroître le niveau de financement dans les quatre domaines prioritaires essentiels à l’appui de la stratégie de réduction de la pauvreté de Haïti. À ce jour, la BID a mobilisé plus de 100 millions de dollars de ressources en dons complémentaires du Canada, $22,6 millions de l’OPEP, $6,7 millions de l’Union européenne, et $3 millions de l’Espagne", ajoute le communiqué.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13581

Les chanceliers brésilien et guatémaltèque saluent la contribution de l’Amérique latine à la MINUSTAH

Celso Amorim et Haroldo Rodas souhaitent que les haïtiens bénéficient de plus de sécurité
dimanche 16 mars 2008,
Radio Kiskeya

Les ministres des affaires étrangères du Brésil, Celso Amorim et du Guatémala, Haroldo Rodas ont salué ce week-end à Brasilia la contribution latinoaméricaine à la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) tout en souhaitant l’amélioration des conditions du pays.
Selon une dépêche d’EFE, lors d’une rencontre dans la capitale fédérale brésilienne, les deux chanceliers ont, dans un communiqué conjoint, estimé nécessaire la "création d’un climat sécuritaire plus sûr au bénéfice de la population".
Amorim et Rodas ont également souhaité que les pays d’Amérique latine "aident au renforcement de l’Etat haïtien".
Plus grand contributeur de troupes avec 1.200 casques bleus, le Brésil détient aussi le commandement de la composante militaire de la MINUSTAH.
Le Guatémala dispose pour sa part d’un bataillon d’une centaine de soldats au sein de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4818

JO-2008/Eliminatoires : Le Mexique a brisé le rêve haïtien

Dimanche 16 mars 2008,
Radio Kiskeya

Haïti a été éliminée lors de la phase de poule du tournoi final préolympique de la zone CONCACAF à l’issue d’une lourde défaite (5-1) concédée dans des conditions très particulières face au Mexique, le super favori sorti lui aussi prématurément de la compétition, dimanche soir au Home Depot Center de Carson (Californie).
Avec 3 points, les moins de 23 ans haïtiens terminent à la quatrième et dernière place du groupe B derrière le Mexique (3e, 4 points) et les deux premiers, le Guatémala (6 points) et le Canada (4 points). Déjà qualifiés, les centraméricains se sont effondrés sur le score incroyable de 5 buts à 0 qui a permis à leur bourreau du jour, le Canada, de décrocher le deuxième billet pour les demi-finales grâce à une meilleure différence de buts que le Mexique.
Devant plus de 10.000 spectateurs totalement acquis à la cause des aztèques, l’équipe nationale, victime d’une triple expulsion sévère, a lutté presque de façon héroïque à la fois contre une grosse cylindrée ayant à sa tête Hugo Sànchez, l’adversité et un arbitrage visiblement déséquilibré. Le sifflet salvadorien Joel Aguilar a été tout simplement l’une des grandes vedettes de la partie. Après avoir fort justement expulsé le défenseur Judelain Aveska (28’) pour un tacle par derrière sur un avant tricolore, il a accordé au Mexique un pénalty discutable puis infligé un carton rouge à Jean Paulin suite à une bagarre généralisée et un dernier à l’entraîneur haïtien, Wilner Etienne, qui portait à bout de bras son équipe réduite à neuf. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4817

dimanche 16 mars 2008

Le regard de Massillon Coicou

Publié en 1892 et réédité en 2005 par les Editions Presses nationales d'Haïti, «Poésies nationales» est une critique de la société haïtienne. Ce recueil en vers est un hymne à l'amour, à la patrie et aux héros de l'Indépendance nationale. Nous publions dans la présente édition une note de lecture de Charles D. Williams, à l'occasion du centenaire de la mort du poète, le 15 mars 2008.
... L'auteur de «Poésies nationales» est un de ces jeunes pionniers de l'intelligence. Après de brillantes études au lycée national de Port-au-Prince, se sentant du goût pour la poésie, ou plutôt dominé par elle, il l'a cultivée, afin de trouver dans ce commerce toujours si doux une consolation aux fiévreuses incertitudes et aux hésitations de la dix-huitième année. Puis, des amis indiscrets, - comme il en est toujours, reçoivent la confidence de ses premiers vers. Ils désirent qu'il les publie ; il cède, et voilà le charmant petit volume qui va jouir des honneurs de la publicité. Ouvrons-le, et tachons d'y découvrir la manière de l'auteur. Les malheurs de son pays effraient la muse qui s'écrie :
Je m'en vais, je préfère

M'envoler loin de toi, remonter dans la sphère
D'où je daignai pourtant descendre à ton appel.
Non, j'aime trop les bois, les fleurs, l'onde et le ciel ;
La nature a pour moi trop d'attraits, trop de charmes,
Pour que je vienne en vain tarir, boire tes larmes.

Et le poète est seul, mais plein de foi dans l'avenir de son pays. La patrie sera désormais sa muse. Dans l'élan d'un lyrisme assez soutenu, il s'écrie :
Seul sans luth, je chanterai
Pour toi, Patrie, objet de mon culte sacré
!Oh ! Pour la rendre fière, invincible, immortelle,
Dieu, pour qui je combats en combattant pour elle.
Pour elle inspire-moi, comme elle inspire-moi
Mon luth, c'est tout mon coeur ; ma muse, c'est ma foi.

Ces vers sont beaux et révèlent la manière du poète. Chaque fois qu'il s'inspirera des infortunes de son pays, ce sera pour donner d'aussi beaux échantillons de son talent. L'indignation soulève-t-elle son coeur, quand il voit la force brutale triompher du droit et de la faiblesse, il se montre de la famille des Archiloque et des « Barbier » :
Or, nous vous maudissons avec des voix de forge,
En attendant cette heure, où, crachant son mépris,
Un plus fort, vous collant ses griffes à la gorge.
Dira pour Dieu : « Rends-nous ce que tu leur as pris »

Se transporte-t-il par la pensée sur les plantations, au temps où le noir les faisait valoir par ses sueurs. Il nous fait assister à une de ces scènes faites pour soulever le coeur, mais bien faites aussi pour établir la différence des époques et les progrès du siècle. Laissons parler notre jeune et remarquable compatriote. Le colon va livrer un nègre aux chiens. Il a invité ses amis à cette fête du sang.
Mais pourtant pas un seul ne mordre :
on eut dit,
A les voir reculer, traînant leurs flots de bave,
Qu'ils maudissent le maître et pleurent sur l'esclavage.
Ils ont faim, mais devant ce noir ainsi lié
On eût dit que le ciel leur donne la pitié
Que n'ont point les colons !

Ces vers font tableau. C'est dramatique, c'est émouvant. Lorsque, sous les arbres des Tropiques chargés d'ombre et de rêverie, le poète chante, que chante-t-il encore ? C'est vous, Toussaint Louverture, le Noir célèbre ; c'est vous, Dessalines, le Spartacus de la race noire ; c'est vous, Pétion, le Washington, la gloire la plus pure de la race noire ; c'est vous tous, enfin, héros de notre indépendance.
Si la patrie n'a pas encore traduit sa reconnaissance envers vous, des statues qui immortalisent vos traits et vos exploits, et vous offrent ainsi pour modèles à la postérité, que du moins un des vôtres fasse vivre, pour longtemps encore, votre impérissable souvenir ! C'est là son vœu le plus cher.
Souvent le marin italien grave le nom du saint qu'il invoque sur l'avant de sa barque, afin de s'assurer son heureuse navigation ; comme lui, puisse l'auteur, grâce aux immortels héros de notre histoire dont les noms décorent le frontispice de son œuvre, obtenir un heureux voyage pour son livre, reliquaire leur dévouement et de leur gloire !
Puisse le public, sentant tout ce qu'il doit d'encouragement aux jeunes talents, ménager à l'auteur un accueil qui le soutienne et autorise l'éclosion d'œuvres nouvelles : ce sera pour lui le premier baiser de la gloire.
_______________________________________________
(1) COICOU (Massillon), Poésies nationales, Editions Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2005,250 pages. Lire « mangliers » et non « manguier»Prière aux lecteurs de lire « mangliers » et non « manguier » dans le premier paragraphe de l'article « Massillon Coicou, cent ans déjà » du Dr. Robert A. Coicou, paru dans notre édition du jeudi 6 mars 2008, en hommage à ce barde national fusillé, il y a cent ans. Voici la phrase reconstituée : « Ses proches parents cherchaient refuge dans les mangliers de la baie de Port-au-Prince ».

Charles D. Williams

Extrait du recueil Poésies nationales, réédité par les Editions Presses nationales d'Haïti en septembre 2005
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55495

Plus de 900 haïtiens chassés de la R. Dominicaine en une semaine

Les dominicains de plus en plus prêts à dénoncer les illégaux haïtiens, selon les services d’immigration
samedi 15 mars 2008,
Radio Kiskeya

Les autorités dominicaines ont rapatrié 908 sans-papiers haïtiens cette semaine à la suite d’une série d’opérations réalisées dans la province de Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), ont annoncé samedi des sources officielles citées par EFE.
Un responsable de la sous-direction de la migration a indiqué que les rafles étaient nécessaires en raison des inquiétudes exprimées par des organisations de quartier et des groupes communautaires face à la présence massive d’haïtiens dans la région. Les citoyens ont d’ailleurs aidé à les repérer.
Le fonctionnaire, qui a requis l’anonymat, a assuré que les droits humains et civils des rapatriés ont été "scrupuleusement respectés".
Les autorités migratoires ont d’autre part affirmé que des dizaines de ressortissants haïtiens ont été arrêtés en possession de fausses cartes d’identité dominicaines et rapatriés par la suite. Des investigations auraient permis de découvrir que ces documents d’identité appartenaient à des dominicains décédés et à d’autres vivant à l’étranger. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4816

samedi 15 mars 2008

Nouveau bras de fer en vue entre le sénateur Youri Latortue et le ministre des TPTC, Frantz Véréla

Le parlementaire dénonce fraudes et graves anomalies dans la passation de marchés publics
vendredi 14 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le sénateur Youri Latortue (Artibonite) a fait état vendredi de fraudes et de graves anomalies dans les adjudications de contrats à des firmes de travaux publics. Il a dénoncé en ce sens les contrats décrochés par la firme dominicaine « Estrella » pour la réalisation des tronçons de route Carrefour Shada-Saint Marc et Gonaïves-Gros Morne (Artibonite, Nord), correspondant respectivement à 32 et 16 millions de dollars américains.
Outre le fait par ladite compagnie d’avoir systématiquement falsifié des documents pour participer à l’appel d’offres, elle n’est pas qualifiée pour réaliser ce genre de travail, selon le parlementaire.
Latortue accuse d’autre part le ministre de Travaux publics, transports et communications, Frantz Véréla, de connivence avec la firme dont les responsables l’auraient maintes fois invité en territoire voisin. Il dénonce aussi la politique de ce dernier consistant, selon lui, à mettre systématiquement hors jeu les firmes haïtiennes de construction.
En réaction, le ministre Frantz Véréla a affirmé vendredi sur les ondes de Radio Kiskeya n’être pas directement impliqué dans les processus de passation de marchés. Les appels d’offres sont effectués selon les procédures de la Banque Interaméricaine de Développement qui se prononce également sur les rapports d’analyses de dossiers, a-t-il déclaré.
Le processus se déroule dans la transparence au point que les soumissionnaires non retenus disposent d’un délai pour réagir suite aux adjudications de contrats. Ce qui, selon lui, n’a pas été le cas en ce qui concerne le dossier auquel le sénateur fait référence.
Réagissant à l’accusation relative à son hostilité vis-à-vis des firmes haïtiennes, M. Véréla a précisé que s’il est maintenant question de défendre les firmes haïtiennes, on est en présence d’une problématique tout autre que celle relative à la fraude à laquelle aurait eu recours "Estrella" pour obtenir les contrats. A ce sujet, il précise que les bailleurs de fonds déterminent des niveaux de contrepartie que les firmes locales n’arrivent pas toujours à mobiliser.
Le ministre des TPTC s’est enfin dit prêt à diligenter une enquête toutes les fois que des dossiers pertinents sur la question lui sont soumis.
Dans le cadre du dossier de la vente illicite d’un lot d’équipements du Centre National des Equipements (CNE), le sénateur Youri Latortue avait déjà pris à partie l’ingénieur Frantz Véréla à qui il reprochait d’avoir, en 2004, conlu de gré à gré un contrat de consultation avec le CNE dont le montant élevé justifiait qu’il eut préalablement fait l’objet d’un appel d’offres. Ce à quoi le ministre avait répondu que la loi sur la passation des marchés publics n’existait pas encore. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4813

Libération par la police de deux enfants enlevés début mars à Delmas

Deux présumés kidnappeurs appréhendés
vendredi 14 mars 2008,
Radio Kiskeya
Deux enfants enlevés les 5 et 6 mars derniers en deux endroits différents à Delmas ont été libérées vendredi par des policiers du Commissariat de Delmas 33, a appris Radio Kiskeya.
Les deux otages, Kanguy Elizabeth Michel (2 ans et 3 mois) et Fraude Métellus (5 ans) ont été retrouvés au même endroit, dans une maison sise à la rue Charmant, à Delmas 31. Le commissaire de Delmas, Carl Henri Boucher, estime de ce fait que les deux enlèvements ont été réalisés par un même réseau.
Deux présumés kidnappeurs ont été appréhendés. Il s’agit des nommés Brunel Joseph et Emmanuel Cayo qui avaient la garde des otages.
Le commissaire Carl Henri Boucher réaffirme à l’occasion la détermination de la police à faire échec aux bandits. Il appelle la population à la vigilance, tout en sollicitant sa collaboration.
A la rue Volcy, à Cité Soleil, deux présumés ravisseurs ont été également arrêtés vendredi dans le cadre de l’enlèvement d’une adolescente de 16 ans, Junia Jean Baptiste, le 22 février dernier. Les deux prévenus répondent aux noms de Brénord Grégory (alias Papou, 27 ans) et Dieunel Pierre (alias Bredjin, 16 ans).
L’otage n’a pas encore été retrouvée, mais des indices permettent déjà de penser à un "faux kidnapping" réalisé en vue de soutirer de l’argent des parents de Junia Jean-Baptiste, selon l’Inspecteur de police Aristide Rosemond. Il assure que l’investigation se poursuit.
De nombreux cas de kidnapping ont été enregistrés dans le pays ces derniers jours, particulièrement à Port-au-Prince. Le directeur général de la police et le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, MM. Mario Andrésol et Luc Eucher Joseph, sont invités lundi prochain à la Chambre basse pour fournir des explications sur les dispositions prises en vue de freiner cette nouvelle vague de kidnappings. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4809

JO-2008/Eliminatoires : Haïti a bouffé du lion

Victorieuse du Canada 2-1, la sélection nationale revient en force dans la course
vendredi 14 mars 2008,

Radio Kiskeya
Haïti a créé la sensation de la deuxième journée du tournoi préolympique de la zone CONCACAF en surprenant dans le groupe B le Canada sur le score de 2 buts à 1, vendredi soir au Home Depot Center de Carson (Californie).
En présence de quelques dizaines de compatriotes qui arboraient le bicolore haïtien, le onze national a spectaculairement renversé une situation très compromise à la suite d’un but encaissé dès la 18e minute.

Jouant en combinaison avec Kyle Hall, auteur d’un débordement sur la gauche suivi d’un centre en retrait bien travaillé, Tyler Rosenlund profitait d’une étrange absence de la défense haïtienne pour placer le ballon en pleine lucarne.
Cependant, après quelques moments d’affolement et d’hésitation, l’équipe haïtienne allait peu à peu retrouver son jeu et revenir dans le match. L’entraîneur Wilner Etienne et son adjoint Jean-Roland Dartiguenave ont su insuffler un nouvel élan offensif aux jeunes internationaux et renforcer le secteur défensif à partir de modifications tactiques intelligentes.

L’entrée d’Alain Gustave à la 33e minute s’est révélée particulièrement déterminante.
Survoltée, la sélection nationale a fini par vaincre la résistance canadienne et réaliser un magnifique hold-up improbable dans le dernier quart d’heure.

Gustave (72’) égalisait d’une superbe reprise de volée digne des plus grands footballeurs avant que son complice du Zénith, Leonel Saint-Preux, pratiquement le meilleur haïtien du tournoi, n’enterre définitivement les espoirs canadiens à la 85e minute.
Les joueurs, l’encadrement et les fans haïtiens laissaient éclater leur joie légitime au coup de sifflet final.

Grâce à cet exploit, Haïti espère plus que jamais aller en demi-finale en vue de l’obtention de l’une des deux places qualificatives pour les Jeux Olympiques de Pékin.
Avec 3 points sur 6, l’équipe est désormais deuxième derrière le Guatémala qui a décroché son billet pour le carré d’as en battant en fin de soirée à la surprise générale une décevante sélection mexicaine (2-1), future adversaire d’Haïti.
Troisièmes avec seulement 2 points, les aztèques d’Hugo Sànchez devront impérativement l’emporter dimanche soir face aux haïtiens pour échapper à une élimination prématurée. De son côté, le onze national pourrait se contenter d’un nul pour rester dans la compétition.

Mais, il faudra avoir à l’œil le Canada qui, malgré sa défaite et sa dernière place avec 1 point au compteur, aura encore de grandes ambitions en affrontant le Guatémala.
Les équipes :
Haiti : Johnny Placide ; Judelin Aveska, Ednerson Raymond, Markorel Sampeur ; Sonny Nordé (78, Fritzson Jean-Baptiste), Lescinel Jean-Francois, Alain Vubert (cap.), James Marcelin (53, Jacqueson Jean) ; Leonel Saint-Preux, Fabrice Noel, Bidrece Azor (32, Alain Gustave) Sélectionneur : Wilner Etienne
Canada : Joshua Wagenaar ; Diaz Kambere, Andrew Hainult, Nicolas Ledgerwood, Tyler Hemming (57, Ryan Gyaki), Dejan Jakovic ; Jacob Lensky (45, Tosaint Ricketts), Andrazes Ornoch, Tyler Rosenlund (87, Andrea Lombardo), Keegan Ayre, Kyle Hall

Stade : Home Depot Center, Carson (Californie)
Affluence : 2.000 spectateurs environ
Arbitre : Jair Marrufo (USA)
Buts : Canada, Tyler Rosenlund (18’)
Haïti, Alain Gustave (72’), Leonel Saint-Preux (85’)
Avertissements : Andrazes Ornoch (Canada, 65’), Leonel Saint-Preux (Haïti, 82’)