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mercredi 27 février 2008

Des inconnus lui coupent le zizi à un touriste anglais dans un hôtel de Cabarete, Puerto Plata, République Dominicaine

26 Février Santiago.
Des inconnus ont mutilé la kikette d’un touriste britannique dans une chambre d’hôtel du consortium touristique de Cabarete sur la côte nord de la République Dominicaine selon des informations de sources officielles.
La police dominicaine a déclaré que monsieur Khardreed Alan Paul, âgé de 43 ans, a été admis dans un centre hospitalier privé de la ville de Puerto-Plata ou des chirurgiens essaient de lui greffer sa virilité, l’homme aurait été attaqué pour des motifs passionnels, a ajouté l’organisme officiel.
L’étranger a révélé qu’il dormait dans sa chambre d’hôtel quand des inconnus firent irruption et lui coupèrent le zizi.
Des cris déchirants du touriste attirèrent l’attention du personnel du centre hôtelier qui vint a son secours en informant la Police qui prit en charge son transfert vers un centre hospitalier privé.
La police de Puerto-Plata aurait interrogé plusieurs personnes par rapport à cet incident. L’organisme officiel selon un communiqué dit essayer d’établir si le fait a été causé par des étrangers ou par des nationaux dominicains.
EFE
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92507
Traduction Dr JJ pour HRV

Mort d’un citoyen haïtien au cours d’une confrontation armée avec l’armée et le corps spécialisé de Sécurité frontalière.

Des sources militaires ont annoncé qu’un citoyen haïtien a été tué à Dajabon, au cours d’une confrontation armée entre un groupe de citoyens haïtiens identifiés comme de supposés voleurs de bétails et des membres de l’armée dominicaine et du Corps Spécialisé de la sécurité frontalière de la République Dominicaine.
Selon les mêmes sources les faits auraient eu lieu très tôt ce matin dans la communauté de Sanché de la province de Dajabon, quand les voleurs de bétails ouvrirent le feu sur un quartier général de la localité.
Les militaires postés dans la région de la frontière ont essayé d’arrêter leur progression, mais ceux-ci ont essuyé des tirs, la mort du citoyen haïtien en situation irrégulière, s’est produit quand les militaires dominicains repoussèrent l’agression armée.
Une investigation a été ouverte avec la participation d’une commission mixte de l’armée et du corps de la sécurité frontalière avec aussi la participation du ministère publique, et des agents de la police nationale d’Haïti attachée à la ville de Fort Liberté.
Les évènements se sont produits quelques jours après que des haïtiens aient kidnappés deux citoyens dominicains agissant en représailles contre el vol de bœufs, et chevaux par des dominicains.
Ceux-ci a leur tour agissant pour exiger aux autorités haïtiennes à les aider a récupérer plus de cent tête de bétail que des voleurs haïtiens auraient soustraits.
Après ces faits la surveillance au niveau de la frontière par l’armée régulière dominicaine et le Corps Spécialisé de la Sécurité frontalière a été renforcée.

Source:http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=49529

Commentaires :
Les évènements rapportés à la fin de cette dépêche ont eu lieu il y a deux semaines. Des incidents d’une sérieuse gravité pour les deux nations mais qui semblent avoir été pris à la légère par les autorités haïtiennes.
Pendant le week-end, les agences de presse chôment et les nouvelles ne sont pas divulguées. Nous avions été très inquiets à la lecture des informations offertes par la presse dominicaine ayant couvert l’incident.
D’après les différentes dépêches, les éleveurs dominicains ne cessent de se plaindre des pertes occasionnées par l’action d’un réseau de voleurs de bétails constitué par des citoyens dominicains et haïtiens. Quelques jours avant, les voleurs auraient profité de l’absence ponctuelle des militaires chargés de surveiller la zone pour commettre leur forfait qui s’est soldé par le vol de plus d’une douzaine de têtes de bétails.
Les traces du troupeau semblerait avoir conduit de l’autre côté de la frontière. Pour exprimer leur ras le bol, le président de l’association des éleveurs de Dajabon pris la tête d’un groupe de dominicains armés de fusils traversent la frontière et s’approprient à leur tour d’une douzaine d’animaux en territoire haïtien. D’après les dominicains, leur action visait comme objectif obtenir l’intervention des autorités locales pour les aider d’une part à récupérer les animaux volés et surtout pour arrêter une fois pour toutes cette pratique.
Plus tard comme riposte, des haïtiens aussi armés de fusils de machette et de pierre, traversent les lignes frontalières et séquestrent deux citoyens dominicains, conducteurs d’engin qui travaillaient sur les rives de la rivière massacre.
Sans vouloir rentrer dans des considérations qui viseraient de façon équivoque et partielle à justifier l’action au niveau d’un ou des deux camps il faut remarquer que ceci inspire de l’inquiétude justifiée en considérant le fait que des citoyens d’un pays n’hésitent pas à traverser une frontière et faire des incursions armées sur un autre territoire.
Une frontière ne se traverse pas de cette façon.
Ces derniers temps la situation a été particulièrement tendue entre les deux pays après l’interdiction par les autorités haïtiennes à l’importation des produits avicoles après la détection du virus de la grippe aviaire de l’autre côté de la frontière. Cette interdiction qui a causé des pertes estimées en millions de dollars pour le secteur avicole.
Une confrontation entre les deux pays n’est jamais opportune certes mais dans un climat déjà tendu ce serait « mettre un abcès sr un furoncle » que de créer un autre foyer de discorde.
Il convient de noter cependant que le problème de vol de bétails a été l’un des arguments utilisés par les acteurs de la tuerie de 1937 ordonnée par le dictateur Rafael Leonidas Trujillo Molina.
Dans un contexte d’armée démobilisée et d’absence de consensus autour de l’avenir de cette institution, les autorités haïtiennes devraient se montrer un peu plus présentes de façon à démontrer que la surveillance du territoire fait partie des responsabilités du gouvernement.
Nous espérons de tout cœur que les autorités des deux pays se pencheront sérieusement sur le problème de façon à trouver une solution logique raisonnable et équitable respectant la souveraineté des deux nations.

Alexis a-t-il la confiance de Préval ?

48 heures avant la séance d'interpellation du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis devant la Chambre des députés, le président de la République, René Préval, se garde de faire la moindre déclaration publique sur ce dossier brûlant d'actualité.
René Préval veut, semble-t-il, jouer la carte de la prudence comme il l'avait fait à l'occasion de l'interpellation du Premier ministre Rosny Smarth, le 26 mars 1997 (au début de son premier mandat présidentiel), pour ne pas donner l'impression d'influencer les parlementaires dans leurs prérogatives constitutionnelles.
Réuni hier avec les partis politiques membres du gouvernement pluriel, René Préval préfère mettre le cap sur le renouvellement du tiers du Sénat en lieu et place de véritables débats sur le dossier de l'interpellation.
Cependant, à la question d'un représentant de parti politique sur ledit dossier, René Préval estime qu'en cas de renvoi de Jacques-Edouard Alexis, il lui sera difficile de trouver un accord avec le Parlement sur le choix d'un nouveau Premier ministre. Les représentants des partis politiques présents à la réunion ont pris note sans faire trop de commentaires.
Se sentant confortable, contrairement à la semaine dernière, Jacques-Edouard Alexis multiplie ses interventions dans la presse. Il se dit prêt à défendre la politique de son gouvernement devant les députés jeudi. En effet, qu'il s'agisse des parlementaires du regroupement LESPWA ou de ceux d'autres partis politiques qui soutiennent le Premier ministre, aucun n'a exprimé sa satisfaction de la politique gouvernementale.
Pour certains députés, il est question d'éviter au pays une nouvelle crise institutionnelle comme c'était le cas en 1997. D'autres plaident pour un remaniement ministériel.Pendant les vingt mois de sa gestion, Alexis a déjà annoncé deux remaniements ministériels. Mais sans succès !D'où vient ce blocage ?
Sur les 13 chefs de gouvernement qui se sont succédé à la Primature, aucun n'avait la latitude de conduire la politique gouvernementale sans l'emprise du président de la République. Exception faite de Marc Louis Bazin, Jean-Jacques Honorat et Gérard Latortue qui ont été premiers ministres pendant des périodes de transition.


Qu'il s'agisse de Premier ministre choisi par le président (Martial Célestin, René Préval, Robert Malval, Smack Michel, Claudette Werleigh, Jean-Mairie Chérestal, Yvon Neptune et Jacques-Edouard Alexis) ou issu d'un parti majoritaire (Rosny Smarth, février 1996), c'est la volonté du président qui prime dans la gestion du pouvoir.
Le contrôle du pouvoir est entre les mains du président de la République qui choisit la quasi-totalité des ministres, secrétaires d'Etat, directeurs généraux et parfois les chefs de cabinet des ministres.
Jacques-Edouard Alexis a tenté à deux reprises de remanier le cabinet ministériel, Préval s'y est toujours opposé.
Faut-il espérer que l'Exécutif bicéphale, introduit dans la Constitution de 1987 qui implique une réelle cohabitation entre le Président et le Premier ministre, fera un jour partie de notre culture politique ?

Lemoine Bonneau

Dorsainvil et Magloire sous enquête

La rencontre programmée pour ce mardi entre le ministre de la Justice, René Magloire, et la commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité des sénateurs et des membres du gouvernement n'a pas eu lieu.

Si le ministre a répondu à l'invitation des parlementaires, il s'est pourtant gardé de répondre à leurs questions sur son éventuelle nationalité canadienne. « Le ministre Magloire a sollicité le report de la rencontre afin de contacter le gouvernement sur le dossier, a réagi le sénateur Youri Latortue, président de la commission.
Nous attendons le ministre à la huitaine dans le cadre de l'enquête sur la nationalité des parlementaires et des membres du gouvernement. »

A sa sortie du Palais législatif, le ministre de la Justice s'est gardé de tout commentaire.
« Je ne peux pas réagir maintenant », a-t-il répondu aux journalistes qui lui ont demandé s'il avait acquis la nationalité canadienne. Selon des déclarations faites par le sénateur Youri Latortue, le ministre Magloire aurait à un certain moment occupé le poste de procureur d'une ville canadienne. « La commission veut confirmer cette information auprès de l'intéressé », a-t-il dit.
Me René Magloire n'est pas le seul ministre du gouvernement pluriel de Jacques-Edouard Alexis qui détiendrait une nationalité étrangère.
Le non du ministre de l'Economie et des Finances est aussi inscrit sur la liste. Ayant répondu dans l'après-midi du mardi à une convocation des membres de la commission sénatoriale, Daniel Dorsainvil, comme son collègue de la Justice, s'est gardé de se prononcer sur ce dossier qui pourrait lui coûter son poste.

La semaine écoulée, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, et le directeur de l'Immigration et de l'Emigration, Roland Chavannes, avaient été entendus à deux reprises par la commission sénatoriale.
Des fichiers retraçant les voyages effectués de 1986 à nos jours de tous les ministres, sénateurs et Premiers ministres, avaient été soumis aux parlementaires. A part les deux ministres, deux sénateurs, Rudolph Boulos et Ultimo Compère, sont soupçonnés de détenir un passeport étranger. La commission sénatoriale spéciale chargée de l'enquête doit, dans les prochains jours, confirmer ou infirmer ces informations.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54722&PubDate=2008-02-27


L'actualité en question...Le populisme anarchique contre le pouvoir législatif...vive la démocratie à l'haïtienne!

Sommes-nous revenus au temps des baïonnettes, durant lequel un petit caïd, ou un seigneur de guerre, pour imposer sa loi, ameutait ses hordes de fanatiques (piquets ou cacos), de fidèles et marchait sur une ville ou un département ?
Le bruit court que certains fanatiques, certains fidèles du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis laisseront la ville des Gonaïves pour rejoindre ceux de Port-au-Prince en vue de donner une réponse appropriée aux députés de la 48e Législature qui ont eu l'impudence d'initier une séance d'interpellation du chef de gouvernement prévue pour ce jeudi 28 février.
Des bus, dit-on, seront mis à la disposition de ces « fidèles » des Gonaïves qui viendront, ce nous semble, s'opposer à toute velléité des députés de sanctionner par un vote de non-confiance la politique du chef de gouvernement.Une telle attitude sera une insulte à l'ordre public, une négation de la démocratie à travers l'équilibre recherché dans la séparation des trois pouvoirs, une amnistie à la barbarie, à la délinquance politique, si elle est tolérée !
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, en raison de son statut social comme universitaire, ancien doyen et autres, a intérêt à ne pas s'associer à une telle démarche dont il ne pourra jamais répondre devant l'histoire. Et dire que l'opinion publique n'a pas encore digéré l'expression manifeste de cette volonté du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis de négocier avec les bandits, les kidnappeurs qui ont endeuillé et endeuillent encore nombre de familles haïtiennes contraintes, dans la grande majorité, à la migration étrangère.
Nous pressentons une question qui piaffe d'impatience de rester informulée. Serait-ce l'argent des contribuables qui va servir à ameuter ces hordes de fanatiques dans la plus pure tradition politique de nos « manifestations spontanées » de ces dernières années ?De toute façon, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis ne serait pas à son coup d'essai. Chaque apparition du chef de gouvernement est ponctuée de cette présence de manifestants devant le Parlement scandant des slogans favorables, renouvelant leur fidélité, leur attachement, à sa personne. Ce qui ne saurait masquer ce malaise social, l'inefficience d'un gouvernement inapte à répondre aux attentes de la population. S'agit-il de tester la popularité de Jacques-Edouard Alexis ou de mesurer sa capacité de mobiliser ses partisans ?
Assuré de la force de pression de ses partisans, le Chef du gouvernement, tout confiant, a rejeté d'un revers de main la proposition consistant à accorder un sursis de trois mois à son gouvernement. «Je suis prêt à me rendre jeudi au Parlement pour l'exercice de ce jeu démocratique», a-t-il dit en substance. Bizarrement, depuis ce matin, les partisans de Jacques-Edouard Alexis ont monté leur tente devant le Parlement, décrétant la permanence jusqu'à jeudi.
L'enjeu de cette séance ne risque-t-il pas de reposer sur l'honneur des députés, sur l'indépendance du Parlement ? Honneur, indépendance, si ces notions ont encore leur sens dans ce pays !
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54698&PubDate=2008-02-26
Commentaires :
Nous avions évoqué cette éventualité dans ce que nous avions considéré comme « la politique à la mode de chez nous ». Après, les gens se demandent pourquoi, la politique haïtienne à cette configuration en matière de têtes et d’individualités.
Il faut savoir utiliser ces appuis par ces « manifestations spontanées ». Sinon vous ne serez pas populaires.
Il faut utiliser ces têtes-papous disposés à plonger dans les piscines. Ou prêts à vociférer des menaces sur les têtes des gens de l’opposition…
Les médias devraient faire un effort pour démontrer qu’il n’y aura pas de démocratie tant que ce genre de pratique continue à démontrer que nous sommes encore très primitifs…

Les prises de position se succèdent à l’approche de l’interpellation du premier ministre Alexis

L’idée d’un remaniement ministériel de nouveau agitée au parlement
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

L’Alliance démocratique dirigée par Evans Paul a jugé mardi inopportune une motion de censure contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Tout en laissant leur liberté de jugement aux députés, Evans Paul leur a demandé, et particulièrement à ceux élus sous la bannière de l’Alliance, de ne pas renvoyer le gouvernement à l’issue de la séance d’interpellation du jeudi 28 février. Il suggère qu’ils aboutissent plutôt à l’élaboration d’un plan d’actions, de concert avec l’équipe au pouvoir.
Les députés Paul Olivard Richard (Fanmi Lavalas, Roche-à Bateaux, Sud), Félix Lubin (LESPWA, Limbé, Nord) et le sénateur lavalas de l’Ouest Roudy Hérivaux croient eux aussi inapproprié de renvoyer le gouvernement quant à présent. Reconnaissant tout de même la gravité des problèmes actuels, ils recommandent un remaniement ministériel.
Le député Jean Saliba (Fusion, Cité Soleil) conditionnait mardi la décision qu’il compte prendre à l’issue de la séance d’interpellation à une rencontre qui devait se tenir dans l’après-midi entre les dirigeants et les parlementaires de la Fusion.
Intervenant sur les ondes de Kiskeya hier, à l’émission Dim Ma diw, le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, a défendu l’action du gouvernement et promis que celui-ci tentera demain de faire de même lors de la séance d’interpellation à la Chambre des députés.
Le ministre chargé des relations entre le gouvernement et le parlement fait état d’un ensemble de consultations et d’actions entreprises par le gouvernement en vue de convaincre les députés de sa bonne foi et de sa détermination à servir la population. Me Joseph Jasmin reconnaît toutefois le faible résultat de l’équipe au pouvoir dans certains domaines.
Il informe par ailleurs du dépôt par-devant les deux chambres du parlement du projet de nouvelle loi électorale.
Pour leur part, plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi à Miragoâne contre la cherté de la vie et la faim, à l’initiative de l’association « Konbit Peyizan Nip ». Le dirigeant de cette organisation, Francoeur Pierre, considère que le premier ministre Jacques Edouard Alexis devrait jeter l’éponge ou être renvoyé, s’il n’est pas en mesure de délivrer. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4744

Les chefs des partis au pouvoir supportent le premier ministre

Les dirigeants des partis politiques, membres du gouvernement, Alliance, OPL, Fanmi Lavalas, Union et Fusion, appellent leurs élus à accorder un vote de confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis lors de la séance d’interpellation du 28 février.
Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, est sorti de son silence pour réclamer que les députés de sa formation votent pour la stabilité politique. Il souhaite que les élus accordent un délai au gouvernement tout en admettant que la population a manifesté son insatisfaction face à l’action du gouvernement. Toutefois M. Paul croit que la stabilité politique est importante pour que le pays ne sombre à nouveau dans la confusion.
Selon lui, les partis politiques membres du gouvernement ont la responsabilité morale de faire des efforts afin d’améliorer les conditions de vies de la population. Dans le même temps, un porte parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) réclame des parlementaires un vote de confiance pour le premier ministre Alexis.
Tout en reconnaissant l’insatisfaction de la population face à l’action gouvernementale, le porte parole de l’OPL estime qu’il faut trouver des solutions différentes du renvoi du premier ministre. Interrogé sur l’attitude du député de OPL, Acluche Louis Jeune, un des députés interpellateurs, le porte parole de l’OPL affirme que le dossier a été traité au sein du parti.
De son coté, le chef de file de Fanmi Lavalas, Rudy Herivaux se déclare contre un éventuel renvoi du premier ministre et appelle les députés à faire preuve de lucidité.
Selon le sénateur Herivaux, les députés doivent accorder un délai au gouvernement pour la mise à exécution des projets visant à soulager la misère de la population. Rudy Herivaux dit craindre également que le renvoi du premier ministre entraîne un blocage du processus électoral.
Pour sa part le chef de file de l’Union, Chavanne Jeune, souligne toutefois qu’il faut éviter une nouvelle crise au pays. Selon lui le renvoi du premier ministre peut entraîner le blocage du processus électoral et des hésitations dans l’aide de la communauté internationale. " Changer les hommes n’amènera rien de nouveau, il faut changer les structures", ajoute t-il.
Dans le même temps, le porte parole de la Fusion des Sociaux démocrates, Micha Gaillard, avait estimé qu’un remaniement du gouvernement est une urgence. " La Fusion est inconfortable et souhaite que le gouvernement pluriel cède la place à un gouvernement de coalition ", dit-il.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis s’est dit prêt à répondre à l’interpellation des parlementaires le 28 février 2008, faisant remarquer que la lettre d’interpellation ne mentionne pas le dossier de la vie chère. " La lettre fait état de la politique générale et du bilan du gouvernement", dit-il soulignant avoir sollicité une copie de la demande d’interpellation formulée par 8 députés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13525

28 projets sont en cours d’exécution selon le ministre de l’environnement

Le ministre de l’environnement, Jean Marie Claude Germain, se déclare optimiste, moins de 48 heures de l’interpellation du premier ministre par les députés, se réjouissant que le parlement joue pleinement sa fonction de contrôle. " Nous ne sommes pas paniqués, les 6 partis formant le gouvernement détiennent une majorité au parlement", dit-il rappelant que les chefs de partis ne cherchent pas à influencer les parlementaires. Après 30 ans dans la fonction publique, Jean Marie Claude Germain, qui est détenteur d’une maîtrise en sciences environnementales réaffirme que son objectif est de relever le défi que représente la restauration de l’environnement haïtien. Il soutient que durant deux siècles il y a eu une dégradation de l’environnement en raison de la formule d’agriculture utilisée. Tout en rappelant que le ministère ne compte que 13 années d’existence, M. Germain soutient que le cadre légal de fonctionnement été élaboré en janvier 2006. Selon lui, son ministère est un ministère d’action qui bénéficie d’un appui de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) afin d’implanter des structures dans les villes de province. " Aménagement des bassins versants, correction des rivières et prévention des catastrophes sont entre autres les principaux thèmes des 28 projets lancés en 2008", déclare M. Germain précisant que la priorité est accordée aux régions vulnérables. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le ministre Germain a confirmé avoir lancé depuis plusieurs mois une campagne de sensibilisation contre l’exploitation anarchique des carrières de sable. " Nous avions eu des rencontres avec les propriétaires des mines et nous envisageons dans 2 mois de fermer les mines de sable de Laboule et Ganthier", ajoute t-il. Jean Marie Claude Germain affirme que son ministère s’investit également dans l’éducation environnementale afin d’empêcher les brûlis (brûler les terres) avant la plantation, qui sont très néfastes pour l’environnement. Le ministère de l’environnement s’évertue également à combattre les constructions anarchiques dans les mornes et a réalisé des démolitions au morne Garnier. En ce qui a trait au débordement du lac Azueï, le ministre Germain révèle qu’une grande quantité de minéraux sont retrouvés lors de l’analyse des eaux du lac. " Une faille depuis Tiburon amène les eaux souterraines dans le lac Azuei ", dit-il précisant que des études approfondies sont réalisées.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13524

mardi 26 février 2008

L'ingénieur Lorquet bénéficie d'une mainlevée

Après plus de trois mois d'incarcération au Pénitencier national, le directeur du CNE, l'ingénieur Alex Lorquet bénéficie d'une mainlevée d'écrou. Cet ordre est signé du juge instructeur Bernard Saint-Vil, ce lundi 25 février 2008.
Selon une source généralement bien informée, le directeur général du Centre National des Equipements, M. Alex Lorquet (CNE) vient de bénéficier d'une mainlevée d'écrou. Produite en sa faveur sur requête de ses avocats (Grégory Mayard Paul, Lebon Cilair et André Robert Romain) depuis le 20 décembre 2007, cette décision va permettre à l'ingénieur Lorquet de reprendre goût au foyer, après une absence de plus de trois mois.
Arrêté à la mi-novembre 2007, écroué au Pénitencier National, suite à son interrogatoire au Parquet de Port-au-Prince, dans le cadre du dossier relatif à la vente de matériel du Ministère des Travaux Publics, Transports et comminication (MTPTC) et du Centre National des Equipements (CNE), vendus aux enchères le 5 novembre 2005, l'ingénieur Alex Lorquet avait toujours clamé son innocence dans cette affaire. Même son de cloche par certains de ses collègues.
A la chambre basse, plusieurs parlementaires dont Steven Irvenson Benoît (député de Pétion-Ville) et Limongy Samson Jean (député de Petit-Goâve) se sont prononcés en faveur de la libération du directeur de CNE, M. Alex Lorquet. Ils ont salué le courage dont a fait montre M. Lorquet lors de l'expertise et l'évaluation par les experts de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA). Certains parlementaires auditionnés au Cabinet d'instruction, dans le cadre de ce dossier, auraient exprimé le souhait de voir le magistrat instructeur se pencher sur le sort de M. Alex Lorquet.
Accusé d'association de malfaiteurs, de faux et d'usage de faux et de détournements de biens publics, l'ingénieur Lorquet, aux dires de certains, aurait, sans détour, répondu aux questions du juge instructeur. Durant l'instruction de l'affaire, le directeur du Centre National des Equipements (CNE) s'est, en deux occasions, présenté au cabinet du juge Bernard Saint-Vil, accompagné de ses avocats. L'ingénieur Lorquet, rapporte-t-on, avait toujours espère sa libération avant même sa comparution devant le tribunal de Première instance de Port-au-Prince.
L'ingénieur Lorquet a été nommé en 2004 par décret, sous la présidence de Me Boniface Alexandre pour assurer la gestion du Centre national des équipements (CNE), devenu organisme autonome relevant du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC). Avant ce décret, le CNE était considéré comme une firme de construction de l'Etat haïtien. Il a été créé par René Préval (1ère version).Il faut rappeler que l'Etat haïtien a consenti de gros investissements dans le but de doter le CNE d'engins lourds lui permettant de construire des routes qui, autrefois, étaient difficiles d'accès (route de Jacmel en passant par Kenscoff Seguin, Fonds Jean-Noël jusqu'à Marigot et celle qui relie Marmelade à Dondon, etc.)Cette structure de l'Etat intervenait également dans l'assainissement des rues de la capitale et des zones environnantes.
Notons que Yvon Malenfant, de nationalité canadienne, cité dans ce dossier, n'a toujours pas comparu devant le cabinet d'instruction.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54657&PubDate=2008-02-26

Alexis se dit prêt...

Jacques-Edouard Alexis deviendra, après René Préval en 1991 et Rosny Smarth en 1997, le troisième Premier ministre - depuis la chute des Duvalier - qui passera l'épreuve de l'interpellation. Le chef du gouvernement pluriel se dit prêt !
« De très tôt, jeudi, je serai au Parlement pour défendre la politique du gouvernement et aborder la problématique de la hausse du coût de la vie avec les députés », a affirmé le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. Il est de la prérogative des députés d'interpeller le gouvernement, reconnaît le chef du gouvernement pluriel qui se dit prêt à passer l'épreuve. Jacques-Edouard Alexis qui a tenu ses propos dans le cadre d'une visite officielle aux Gonaïves, sa ville natale, deviendra depuis la transition politique -post Duvalier -, le troisième Premier ministre après René Préval en 1991 et Rosny Smarth en 1997 à être interrogé dans le cadre d'une interpellation. Sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, Jean-Marie Chérestal, en 2001 avait préféré démissionner de son poste, au lieu de se présenter devant les sénateurs. Alors que Fanmi Lavalas - le parti d'Aristide - avait la majorité absolue au Parlement.
Préoccupés par la hausse du coût de la vie, les sénateurs ont récemment convoqué le Premier ministre Alexis qui, en poste depuis quelque 20 mois, a lui aussi reconnu que la population haïtienne est dûment affectée par la hausse des prix des produits de première nécessité. En guise de solution, le chef du gouvernement a annoncé un ensemble de mesures visant à soulager la misère de la population. Comme pour augmenter le pouvoir d'achat des couches les plus défavorisées, il avait fait état des chantiers à haute intensité de main-d'oeuvre qui vont être lancés sous peu. A travers un programme d'action complémentaire au Programme d'investissement communal (PIC), il avait promis mensuellement quelque 30100 emplois pour les six prochains mois. Plusieurs villes devront être touchées par ce programme estimé à plus de 30 millions de gourdes.
Le ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement pluriel, Daniel Dorsainvil, qui répondait à la convocation du Sénat de la République a tout de go rejeté une proposition du sénateur Maxime Roumer de réduire de 3% les droits de Douane sur les produits de première nécessité.
La montée des prix des produits pétroliers sur le marché international est présentée comme l'une des causes de la cherté de la vie en Haïti. « A cause du rationnement drastique de l'électricité, les commerçants et les industriels investissent beaucoup dans l'achat de carburant », argumente l'économiste Richard Mathelier. A chaque hausse du prix du pétrole, dit-il, leur budget de carburant grimpe aussi. En retour, ils n'ont pas d'autre choix que de faire répercuter la taxe de la gazoline sur le prix de leurs produits au détriment de la population.Le président Préval, à qui certains reprochent de ne rien faire pour contrer la vie chère, dit avoir constaté comme tout le monde la hausse exorbitante du coût de la vie. Le 1er janvier dernier, Aux Gonaïves, à l'occasion de la commémoration de la fête de l'Indépendance, il avait laissé apparaître son impuissance à combattre le phénomène de la cherté de la vie. « Je ne peux pas faire de miracle », avait-il déclaré.Entre sursis et interpellation
L'interpellation du Premier ministre Alexis, a estimé Rosny Desroches de l'Initiative de la Société civile, peut-être une opportunité pour le pays. « Le pays fait face à une stagnation de son économie. Des gens mangent des galettes d'argile. Le gouvernement a pour obligation de prendre des mesures concrètes pour faire face à ce problème mondial, a avancé M. Desroches. Sous la pression des députés, le gouvernement peut arriver à des résultats concrets ».
Au Parlement, la tension diminue. Les partis politiques membres du gouvernement pluriel ont appelé à un compromis. La Fusion des sociaux démocrates qui, la semaine dernière, avait menacé de se retirer du gouvernement plaide de préférence pour un remaniement ministériel. L'organisation du Peuple en lutte (OPL), Union de Chavanne Jeune et Fanmi Lavalas apportent leur soutien au gouvernement. Le parti de Evens Paul ne se prononce pas et n'a jamais affiché une quelconque hostilité au gouvernement. Il semblerait que la plupart des député membres des partis formant le gouvernement pluriel ne sont pas sur la même longueur d'onde que leurs dirigeants.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54649&PubDate=2008-02-26

Café local, on boit la tasse

La problématique de la filière café en Haïti a soulevé des débats, vendredi dernier, à l'Hôtel le Plaza Champ de Mars entre producteurs, exportateurs, torréfacteurs et techniciens agricoles. Le produit local est en chute libre. Tout le monde s'en plaint, les responsables aussi.
« Un hectare de terre qui nous rapportait autrefois 3 000 livres de café par année ne fournit aujourd'hui que 400 livres. Le sac d'engrais qui se vendait à 125 gourdes est passé à 1250 gourdes », raconte avec peine Samuel Desruisseaux, un producteur de café de la commune de Thiotte qui intervenait, vendredi, à la conférence sur la problématique de la filière café en Haïti. Les assises ont été convoquées par l'Association nationale des agro-professionnels haïtiens (ANDAH) et la Coordination campagne de sensibilisation pour le café haïtien. Le sexagénaire, visiblement affaibli par la fatigue des champs et les détours de la production, se plaint du manque d'attention des autorités sur la filière café. Il dénonce et critique le déséquilibre flagrant entre les dépenses consenties dans la production du café et le prix de vente, souvent informel. « Les producteurs dépensent beaucoup trop pour préparer le café alors qu'ils en tirent très peu de profit », s'insurge M. Desruisseaux.
Le coût des travauxEn saison de récolte, producteurs de café et coopératives oeuvrant dans la filière embauchent, selon le besoin, des dizaines d'employés à qui ils confient les opérations de cueillette, de dépulpage, de nettoyage et de triage. « Le processus peut durer plus de 22 jours, selon l'époque et la quantité de ressources humaines disponibles à cet effet », raconte un producteur. Pour ce faire, il faut les moyens financiers adéquats. Et c'est là le casse-tête de beaucoup de producteurs : pouvoir payer à chaque employé entre 75 à 150 gourdes par jour. « Une livre de café se vend entre 5 et 15 gourdes. Pourtant, on doit payer entre 75 et 125 gourdes par jour à chaque paysan pour les opérations de préparation du café », se lamente M. Desruisseaux.Sur la table des intervenants, le producteur de la commune de Thiotte n'est pas le seul à se plaindre de la situation critique de la filière café en Haïti. L'exportateur national, Normand Wiener, se désole de la chute libre de cette denrée locale. « De 1984 à nos jours, les exportations ont chuté de 450 000 sacs à 2430 sacs de 70 kilogrammes », dit-il. Ce déclin diminue systématiquement les possibilités d'emplois à la Maison Weiner. « Autrefois, on embauchait près de 1400 trieuses. Aujourd'hui, on engage seulement entre 50 et 70 trieuses »
La déchéance du café local serait une conséquence du manque de torréfacteurs industriels dans le pays, selon Jean Marc Ewald, directeur de production et de qualité à l'entreprise Rebo S.A. Actuellement, il n'en existe que trois : Marabout, Selecto et Rebo S.A. Sur l'ensemble de la production nationale annuelle, la part industrielle représente seulement 5.71 %. « Et pourtant, la torréfaction industrielle pourrait faciliter une importante recette fiscale pour le pays », soutient Ewald.
Le café local quoique apprécié tant sur le marché local qu'international génère de moins en moins de profits pour le pays. Dans son intervention, l'agronome Behal Joseph a souligné qu'en 1990 les exportations en café ont rapporté 15 300 000 dollars américains contre seulement 4 684 801 dollars américains en 2006. De quoi soulever le mécontentement de certains producteurs littéralement suspendus aux lèvres des intervenants. « Que comptent faire les autorités pour relancer la production de café à Baradères, à Beaumont, à Paillant, dans le département des Nippes... ? » a demandé, d'un air révolté, un participant à l'agronome Joseph. « Jusques à quand va-t-on avoir accès au crédit agricole ? », se demande un membre d'une coopérative caféière de la commune de Carice, les yeux rivés sur le représentant de l'Institut du café haïtien (INCAH). Il n'aura aucune réponse satisfaisante. L'Institut de café haitien dont la mission est de veiller sur la filière tout en développant des stratégies économiques pour relancer le café ne peut même pas subvenir à ses besoins administratifs, selon Fito Mérisier, membre de cet organisme. « L'Institut du café haïtien (INCAH) créé en 2003 se trouve dans une situation critique. Le conseil d'administration n'a pas les moyens financiers pour fonctionner. Il n'y a pas de synergie entre les employés, le budget alloué à l'organisme est très faible », dit-il.
Si l'INCAH a raté sa mission de structuration et de valorisation de la filière café sur le marché local, le label ''Haïtian blue'' ne rassure pas trop la promotion du produit local. Dans un rapport publié sur la filière en 2005, on note que le ''Haitian blue'', en dépit de sa reconnaissance internationale depuis 2001, n'améliore pas la situation des producteurs de café parce qu'il n'est pas produit en quantité suffisante (3 500 sur les 400 000 sacs de la production annuelle).
Le café haïtien a, certes, de grands atouts et intéresse toujours les étrangers. Mais ne faut-il pas absolument une prise en charge des autorités concernées pour relancer la filière, pour ne pas perdre ce délicieux produit local?

Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54662&PubDate=2008-02-25

American Airlines décline toute responsabilité dans la mort de Carine Désir

Annonçant l’ouverture d’une enquête, la compagnie américaine soutient que de l’oxygène a été administré à l’infirmière haïtienne, contredisant ainsi sa famille
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya

La compagnie aérienne américaine American Airlines s’est déclarée très attristée par la mort de l’haïtienne Carine Désir survenue vendredi dernier sur son vol 896 Port-au-Prince/New York.
Dans un communiqué rendu public lundi à Forth Worth, au Texas, la compagnie a présenté "ses sympathies les plus profondes à la famille affligée" et annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident. Soulignant que toutes les situations médicales graves enregistrées à bord de ses appareils font régulièrement l’objet d’investigations, elle s’inscrit en faux contre les accusations des proches de Carine Désir en affirmant que "l’oxygène a été administré à la jeune femme et le défibrillateur externe automatique appliqué".
Le communiqué ajoute qu’avant le décollage, son "personnel à bord hautement formé", contrôle toujours tout l’équipement de secours des avions y compris les bouteilles d’oxygène. Selon la direction d’American Airlines, douze de ces bouteilles se trouvaient sur le vol à bord duquel la ressortissante haïtienne est décédée des suites de graves troubles respiratoires. "Nous supportons les actions, la formation de notre équipage et la fonctionnalité de l’équipement médical à bord. Nous sommes également reconnaissants aux volontaires médicaux qui sont venus en aide à un compagnon de voyage sur ce vol", conclut le communiqué.
La prise de position d’American Airlines contraste avec les déclarations de la famille Désir selon lesquelles l’infirmière, diabétique et hypertendue, n’avait pu bénéficier dans sa détresse d’une assistance respiratoire avant de succomber à une crise cardiaque. Olivier Antonio, le cousin de Mme Désir, dont les propos ont été relayés par l’ensemble de la grande presse américaine, indique que les bouteilles d’oxygène étaient vides alors que le défibrillateur externe automatique ne fonctionnait pas. "Je ne peux plus respirer, ne me laissez pas mourir", avait lancé à plusieurs reprises la mourante confrontée à l’indifférence des hôtesses de l’air. Après avoir pris un repas léger, elle se plaignait d’avoir soif. Mais, la consommation d’un peu d’eau n’avait pu soulager son malaise devenu de plus en plus insupportable.
Enfermé dans un sac en première classe, le corps a été récupéré par un corbillard peu après l’atterrissage de l’avion à l’aéroport John F. Kennedy de New York sous les caméras de plusieurs chaînes de télévision.
Les funérailles pourraient avoir lieu jeudi dans le comté de Brooklyn où résidait la disparue.
Les passagers du vol 896 d’American Airlines étaient fortement secoués par les circonstances dramatiques de la mort de Carine Désir tandis que dans la communauté haïtienne de New York beaucoup fulminaient contre le transporteur aérien américain.
Résidant depuis environ 25 ans aux Etats-Unis, Mme Désir, 44 ans, était mère de deux enfants. Elle venait de revoir son pays natal, Haïti, après ...15 ans d’absence. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4741

Plusieurs parlementaires s’opposent au renvoi du gouvernement

Le président du sénat, Kelly Bastien, croit qu’un éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis, aura des conséquences négatives sur le processus électoral. Le sénateur Bastien soutient qu’un gouvernement démissionnaire ne pourra pas s’engager sur le dossier du financement de la campagne électoral prévu dans le projet de loi électoral.
De plus, le sénateur Kelly Bastien (Lespwa) annonce que les chefs de partis politiques seront consultés par les membres de la commission collectivité territoriale chargée d’étudier la nouvelle loi. " Les partis politiques représentent des acteurs importants et nous devons tenir compte de leurs remarques pour garantir la légitimité de la loi", assure t-il.
Le sénateur Bastien dit espérer que le rapport de la commission spéciale sur la nationalité pourra être publié dans les prochaines semaines.
De son coté, le sénateur Anacacis Jean Hector ( Lespwa) estime que le moment n’est pas favorable pour le renvoi du gouvernement. " Des députés avant la séance d’interpellation se déclarent prêt à renvoyer le gouvernement, le député Bourgolly dénonce des pots-de-vin de l’ordre de 100 000 dollars par député ", déclare le sénateur Anacacis.
Il croit que le premier ministre n’est pas à l’abri d’un vote de censure dénonçant un complot d’un groupe de députés. " Ils ont peut être un candidat pour le poste de premier ministre parce que plusieurs ministres veulent être premier ministre sans compter d’autres candidats au niveau de la présidence", lance le sénateur Anacacis pour qui le renvoi du premier ministre Alexis entraînera une crise politique et économique. " Les députés seront tenus pour responsables de la crise", explique t-il.
A la chambre basse, les élus sont dans l’expectative à 48 heures de la séance d’interpellation. Le député de Pétion ville, Steven Benoît (Lespwa) est opposé au renvoi du premier ministre mais réclame un remaniement ministériel. " Je voudrais qu’on accorde un sursis au premier ministre ce qui permettrait d’identifier les ministères inefficaces afin de réaliser le remaniement ministériel", soutient M. Benoît." Je ne voterai pas pour l’incertitude et l’instabilité", lance Steven Benoît rejetant ainsi l’appel des députés interpellateurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13523
Quel Bordel!

Interpellation, le premier ministre Alexis reprend l’offensive

Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, exige que les députés se prononcent clairement sur la politique de son gouvernement à la fin de la séance d’interpellation du 28 février. Le premier ministre qui ne craint pas un vote de censure affiche sa détermination à affronter les députés interpellateurs. Loin de faire montre de fébrilité, M. Alexis réclame le respect intégral des prescrits de la constitution. " Il faut un vote ; la constitution est clair, il ne doit pas y avoir de délai", martèle le chef du gouvernement.
M. Alexis ne redoute pas le renvoi de son gouvernement qui lui donnerait " l’occasion de servir son pays dans sa ville natale, Gonaïves. " En cas de vote de censure, je serai content de rentrer au Gonaives afin de travailler avec la mairie, les églises et les associations de paysans ", argue t-il. Nullement inquiété par les critiques pour son aveu d’impuissance, le premier ministre Alexis réaffirme qu’il ne peut faire des miracles. " Je ne puis faire sortir du sang des rochers, je ne peux pas mentir à la population en disant que les palliatifs peuvent résoudre le problème de la vie chère", ajoute t-il.
Dans une interview exclusive à radio Métropole, le premier ministre a expliqué que sa stratégie est de réduire le chômage massif et mettre en place les conditions pour la création de richesses. Selon Jacques Edouard Alexis, la séance d’interpellation lui donnera l’occasion d’expliquer l’action de son gouvernement aux parlementaires et à la nation. Il soutient que son exposé reposera sur sa déclaration de politique générale et l’exécution de nouveaux programmes en raison de la nouvelle situation.
Dans le même temps, le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, assure que le premier ministre va essayer de convaincre les élus sur les résultats positifs enregistrés par le gouvernement. Tout en rappelant que l’avènement du gouvernement s’était produit dans un contexte d’insécurité, M. Jasmin rappelle que le rétablissement du climat sécuritaire a été la priorité du gouvernement.
Il regrette que les parlementaires n’aient pas accordé au gouvernement un délai pour consolider le climat sécuritaire ce qui ouvrirait la voie à la création massive d’emploi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13522

Les forces de l’ordre et la justice continuent à traquer les criminels

Plusieurs cas de kidnapping ont été déjoués le week end écoulé grâce à la vigilance de la population et la diligence des forces de l’ordre. Dans l’une de ces tentatives, à Delmas 41 des bandits, se faisant passer pour des policiers, n’ont pu kidnapper un couple.
De plus, quelques criminels, dont un ancien condamné, ont été appréhendés à Delmas 42 dans une maison qui servait de lieu de séquestration. Au centre ville de Port-au-Prince, non loin du théâtre National, des bandits continuent d’agresser les passants avant de prendre refuge dans le bidonville de " cité Leternel" .
Les forces de l’ordre ont durant le week end procédé à l’arrestation de Gaston Joseph, un criminel recherché par la justice pour son implication dans l’assassinat du consul français, Paul Henry Maural en 2005. Le criminel en question serait un ancien membre du programme désarmement et réinsertion. Des criminels récemment libérés par la justice ont été appréhendés ou tués lors d’affrontement avec les forces de l’ordre.

Le secrétaire d’état à la justice, chargé de la réforme judiciaire, Daniel Jean, avait dénoncé une dérive de certains magistrats qui libèrent des bandits en raison de l’insuffisance de preuve dans les dossiers de la police. " Le rôle du juge instructeur est de trouver les éléments de preuve manquants afin de faire avancer le dossier", fait remarquer M. Jean.
Le disfonctionnement de la chaîne pénale, le manque de formation, la faiblesse de la loi et le manque de matériels sont autant de points négatifs dans le système judiciaire haïtien souligne Daniel Jean. " Lorsque vous avez un système basé uniquement sur le pouvoir discrétionnaire des juges on risque des dérives", dit-il précisant qu’il faut changer la réalité juridico légale.
Par ailleurs, la Minustah a révélé que 23 cas d’enlèvements ont été rapportés au cours des trois premières semaines de février. Il y aura très probablement une hausse des cas de kidnapping au cours du mois de février puisque 23 cas avaient été rapportés pour tout le mois de janvier. Pendant ce temps, la Minustah et la police haïtienne ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans la région métropolitaine. Des patrouilles mobiles sont désormais visibles la nuit dans plusieurs artères de la capitale. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13521

A 72 heures de l’interpellation du chef du gouvernement, des représentants et membres de divers secteurs se positionnent

Le président du Sénat appelle les partis politiques membres du gouvernement à se "définir"
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya

Des représentants et membres de divers secteurs de la vie nationale interrogés par Radio Kiskeya continuaient lundi de se positionner pour ou contre le renvoi du gouvernement, 72 heures avant la séance d’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis à la Chambre des députés.
Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP, Hinche, Centre) Chavannes Jean Baptiste a mis l’accent sur la grave situation de détresse dans laquelle se trouve la population. De ce fait, il estime que les députés devraient adopter une motion de censure contre le chef du gouvernement si celui-ci ne parvient pas à les convaincre de sa capacité à redresser la situation.
Le professeur Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC, regroupant certaines associations patronales) constate lui aussi la misère noire dans laquelle patauge la population. Cependant, s’il considère dans ces conditions normale l’interpellation, il affirme ne pas croire en l’opportunité du renvoi immédiat du gouvernement. Il propose d’accorder un sursis de trois mois à celui-ci afin qu’il puisse mettre en œuvre un plan de redressement.
Le professeur Christian Rousseau (ex-membre du Conseil des sages sous la transition) qui affirme lui aussi avoir constaté l’état de misère sans nom qui sévit au pays, partage l’opinion de Chavannes Jean Baptiste à savoir que l’éventuel renvoi du chef du gouvernement ne conduirait nécessairement pas à une crise. Il soutient en ce sens l’idée à savoir que ce ne sont pas les individus qui devraient compter, mais plutôt les politiques mises en œuvre.
La base de Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Aristide) s’est pour sa part officiellement opposée lundi, lors d’une conférence de presse, à l’éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Des militants connus de ce secteur politique, dont les nommés Yvon « Zap-Zap » et Marjorie Michel, ont dans la matinée manifesté leur soutien au chef du gouvernement, devant le siège du Parlement, lançant des slogans hostiles aux députés interpellateurs.
Parallèlement, Fanmi Lavalas a annoncé son programme de commémoration de l’anniversaire, vendredi prochain, de la seconde chute du pouvoir du président Jean Bertrand Aristide.
Intervenant à son tour dans le débat sur la question de l’interpellation, le président du Sénat, Kelly Bastien, a demandé lundi aux dirigeants de partis politiques membres du gouvernement, de sortir de leur réserve par rapport à la démarche de leurs parlementaires et de clarifier publiquement leur position en ce qui concerne l’interpellation du chef du gouvernement. Il s’agit, pour lui, d’une anomalie qui devrait être corrigée, à savoir que des députés membres de partis représentés au gouvernement menacent de renvoyer celui-ci sans que les partis en question n’aient pas, parallèlement, rappelé leurs ministres. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4739

Une passagère haïtienne meurt à bord d’un vol d’American Airlines


Aucun matériel d’urgence n’était disponible pour secourir Carine Désir en détresse respiratoire sur le trajet Port-au-Prince/New York, selon sa famille
lundi 25 février 2008,
Radio Kiskeya

Une passagère de nationalité haïtienne, Carine Désir, 44 ans, victime de graves troubles respiratoires est morte à cause d’un manque d’oxygène vendredi dernier à bord d’un vol commercial Port-au-Prince/New York de la American Airlines, rapporte lundi le New York Daily News.
"Ne me laissez pas mourir", a lancé au plus fort du désespoir Mme Désir lorsqu’elle s’est effondrée au bout d’une heure de vol. Diabétique et souffrant d’une forte tension artérielle, elle venait tout juste de prendre une collation.
Très hésitantes au départ, les hôtesses de l’air ont finalement répondu aux cris de détresse de l’infirmière qui vivait à Brooklyn. Mais, selon des membres de sa famille contactés par le quotidien newyorkais, malgré le dévouement de deux médecins et de deux infirmières, qui se trouvaient parmi les voyageurs, tous les efforts se sont révélés vains. Car, les deux bombones d’oxygène disponibles dans l’avion étaient complètement vides tandis qu’un défibrillateur automatique (destiné à la réanimation cardiaque) était en panne.
Devant l’insistance du frère et du cousin de Carine Désir, Joël Désir et Olivier Antonio qui rentraient également à New York, le commandant de bord avait finalement accepté d’effectuer un atterrissage d’urgence à Miami afin de pouvoir sauver la vie de la dame. Mais, il était déjà trop tard. Elle allait rendre l’âme bien avant l’aboutissement de cette manœuvre.
La direction centrale de la American Airlines à Dallas (Texas) a confirmé le décès de la voyageuse haïtienne. Elle s’est toutefois gardée de faire le moindre commentaire sur les graves dysfonctionnements du dispositif de secours du vol 896 à l’origine de ce drame bouleversant.
Cette affaire devrait faire l’objet d’une enquête judiciaire et pourrait entraîner des poursuites légales contre la compagnie américaine classée numéro un mondial de l’aviation civile.
American Airlines, dont beaucoup des passagers se plaignent régulièrement de la qualité des services offerts à la clientèle haïtienne, avait dû annuler ces dernières semaines plusieurs de ses vols au départ et à destination de Port-au-Prince en raison notamment de problèmes mécaniques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4735

lundi 25 février 2008

Le premier ministre prêt à défendre son gouvernement

Le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, se déclare prêt à expliquer le contenu de sa déclaration de politique générale et son action face à la cherté de la vie. " Je me rendrai au palais législatif de très tôt jeudi pour répondre à l’interpellation des députés ", assure le premier ministre.
Jacques Edouard Alexis a effectué deux déplacements en province au cours de ces dernières 72 heures.
Le premier ministre, accompagné du ministre canadien de la coopération internationale, Maxime Bernier, avait donné jeudi le coup d’envoi du projet de construction de la route Jérémie – Cayes. Ce projet financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le gouvernement canadien est évalué à 172 millions de dollars.
Samedi dernier le premier ministre avait présidé la cérémonie d’inauguration d’une nouvelle école aux Gonaïves.
De plus, la ministre du commerce, Maguy Durcé, annonce la création de 15 000 emplois au cours de l’année 2008. Tout en rappelant que la vie chère ne dépend pas de son ministère, madame Durcé soutient que le gouvernement s’applique à relancer la production agricole et à augmenter les infrastructures agricoles et routières.
La ministre du commerce lance un appel à la patience, précisant que de nombreux projets sont en cours d’exécution.
Dans le même temps, le porte parole de la Fusion des Sociaux démocrates, Micha Gaillard, estime qu’un remaniement du gouvernement est une urgence.
Selon lui les différentes actions des ministres ne sont pas synchronisées ce qui implique un manque de cohésion dans le programme gouvernemental. " La Fusion est inconfortable et souhaite que le gouvernement pluriel cède la place à un gouvernement de coalition ", dit-il expliquant qu’un ministre doit pouvoir donner une orientation dans son secteur d’activité.
Micha Gaillard affirme avoir fait connaître sa position au chef de l’état, René Préval mettant l’accent sur la nécessité d’une bonne cohésion au sein de l’équipe gouvernementale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13518

Traduction Jonas Jolivert
jonasjolivert@free.fr

Des sénateurs sont préoccupés par l’interpellation du premier ministre

Plusieurs sénateurs ont exprimé leur opinion sur l’interpellation du premier ministre, Jacques Edouard Alexis, par la chambre des députés prévue le 28 février prochain. Certains sénateurs réclament le respect des prérogatives de la chambre des députés, alors que d’autres proposent un sursis en faveur du gouvernement qui a signé un accord avec le sénat visant à soulager la misère de la population.
Le sénateur Youri Latortue (LAA) dénonce les manœuvres d’intimidation visant des parlementaires à 4 jours de la séance d’interpellation du premier ministre. Il révèle que des officiels se préparent à convoyer des centaines d’individus de la province vers la capitale en vue de supporter le premier ministre. " On peut donner de l’argent à ces personnes c’est dire qu’il y a des ressources qui pourraient être utilisées pour soulager la misère de la population", ajoute t-il.
De son coté, le sénateur Joseph Lambert (Lespwa) met en garde contre le renvoi du premier ministre Alexis qui selon lui entraînera une aggravation de la situation économique.
Le sénateur Lambert dit craindre une catastrophe économique et demande au président de la chambre basse et aux députés de comprendre les enjeux politiques de la conjoncture. " Si le gouvernement est renvoyé les prix grimperont et la population rendra les élus responsables de la situation", dit-il souhaitant qu’un sursis soit accordé au gouvernement.
Le sénateur Andrice Riché (OPL) est du même avis et propose que la séance d’interpellation serve à la présentation du plan d’action du gouvernement face à la cherté de la vie. " Il ne devrait pas y avoir de vote, les députés pourront accorder un délai de 2 mois au premier ministre afin de voir les résultats de son action", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13517

Haïti Football...Wagneau Eloi…Un pari risqué…

La disparition prématurée d’une des plus grandes gloires du football haïtien a relégué heureusement au second plan une décision d’une importance capitale pour le monde des fans du ballon rond.
Le décès de notre Timanno Emmanuel Sanon a plongé la société haïtienne dans un moment improbable mêlant tristesse et nostalgie. Malgré la divulgation des informations faisant état de sa santé précaire dûe à un cancer du pancréas, on a eu l’impression qu’on le croyait immortel. Manno sanon est de fait immortel. Immortel comme tous ceux-là qui ont contribué à forger une âme nationale à ce pays.
L’autre nouvelle prête à être divulguée devrait être en effet l’annonce par les instances de la Fédération Haïtienne de Football de la nomination de l’ex-footballeur professionnel ayant défendu les couleurs du Lens et de Monaco, Monsieur Wagneau Eloi.
Sans vouloir nous immiscer dans des domaines qui ne sont pas de notre compétence nous croyons avoir le droit d’émettre des opinions surtout quand comme fan de foot, soucieux et désireux de revoir le football haïtien se réorganiser derrière des objectifs accessibles, nous observons que des décisions importantes sont adoptées sans tenir compte de la logique élémentaire de mise dans tout exercice de ce genre.
Le monde du football européen a du retenir des aspects sans doute positifs de la carrière de Monsieur Wagneau Eloi cependant on aurait du mal à la qualifier de brillante ou exceptionnelle. On se rappelle encore comment il avait refusé de porter les couleurs nationales dans l’attente d’un appel de l’entraîneur français de l’époque, appel qui n’est jamais venu.
On sait très peu sur son palmarès avec la sélection nationale d’Haïti.
Ces arguments ne sauraient faire bouger la balance ni dans un sens ni dans l’autre en ce qui concerne ses capacités à bien mener une mission d’entraîneur de sélection nationale. Cependant on peut évoquer de sérieux bémol sur sa prédisposition à une telle fonction. Avait-il orienté sa reconversion vers un éventuel poste de sélectionneur ?
Se croit-il capable de diriger une sélection par le simple fait d’avoir évolué en première division en France ?
Est-il conscient du terrain miné que représente le monde du football haïtien ?
Il suffit en effet de s’approcher comme observateur ou voyeuriste indiscret pour ce rendre compte que le football haïtien et une copie conforme de la situation globale du pays. Dans une sorte de « melting pot » insalubre se mélangent incapacité, incompétence, envie, jalousie, ego surdimensionné. Le produit de la fonte de ces ingrédients dans le creuset haïtien est un breuvage immonde, nauséabond qui éloigne ceux qui pourraient faire preuve de la vision indispensable pour la réussite du football haïtien en 2008.
Les instances du football semblent évoluer pieds et mains liés à des intérêts divergents qui voient tout sauf l’intérêt intrinsèque du football pour le football et ses acteurs principaux. On perd son nord quand on écoute sur les ondes des interventions de certains individus proches de ce secteur ou ils expriment des idées qui font comprendre que le football haïtien est atteint d’une maladie proche de la peste. Des critiques pour critiquer, des critiques dures et acerbes vous invitent à quitter les lieux et à s’éloigner de ses airs pour éviter ces émanations plus que contagieuses.
Dans ce contexte, la présence d’un entraîneur mi-haïtien, mi-étranger représente ne très mauvaise limonade présageant la chronique d’un échec annoncé.

D’après les informations qi circulaient autour de la nomination de Monsieur Wagneau Eloi comme sélectionneur national, il était question d’un projet de 32 pages affichant clairement les exigences de la nouvelle équipe dont l’objectif avoué serait d’acheminer le football haïtien de l’amateurisme désarticulé vers le professionnalisme. Incohérence et incongrues !
Comment se situe Monsieur Wagneau Eloi par rapport à cette nécessité d’aller vers le professionnalisme ? Un footballeur professionnel reçoit par osmose les aptitudes d’un entraineur professionnel par magie ou dispositions tacites ou innées? Un entraineur amateur peut-il aider à la professionnalisation du football ?
Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, la situation socio-économique du pays ne lui permet pas les moyens que réclament le secteur football même si on est unanime à accepter la potentialité des retombées financières liées à l’exportation de nos talents.
Nos adversaires de la zone de la CONCACAF mettent les moyens pour nous devancer dans un domaine ou le talent ne suffit plus. Ils font appel à des entraineurs d’expérience ; ils disputent des matchs avec les meilleures sélections du monde. Les budgets alloués pour la préparation des éliminatoires de la coupe du monde dépassent largement ce que nous nous mettons à la disposition de secteur comme l’éducation et la santé chez nous.
Ils exportent des joueurs qui évoluent dans les grands championnats européens et dans des grands clubs européens.
En imaginant le pli des exigences de l’entraineur nous pouvons déjà dire que Haïti ne pourra pas les honorer…
Tout ceci c’est pour dire que sauf un grand miracle nous ne pouvons pas disputer une place qualificative pour la coupe du monde 2010. Le fameux « Back to Africa » reste un rêve de gosse, un vœu pieux que la réalité du monde du football d’aujourd’hui nous choquera comme une gifle pour nous réveiller de notre torpeur. On ne prépare pas une équipe pour une coupe du monde en ramassant deux ou trois conneries aux Etats-Unis pour les expédier ensuite en Haïti. On ne peut pas prétendre surpasser le Guatemala quand les guatémaltèques jouent en amical contre l’argentine et nous contre Cuba ou la Martinique. Nous ne pouvons pas surpasser le Honduras quand leur avant centre joue comme titulaire avec l’inter de Milan en Italie.

Nous devons commencer par nous organiser là ou les demandes en ressources sont moins exigeantes. Les catégories inférieures…Pour Africa 2010 continuons à rêver.
La disqualification de la sélection nationale pour la coupe du monde de 2010 fera probablement tomber les têtes. Et comme on dit chez nous Wagneau Eloi et son staff arrive avec le fouet et les « froques » rabaissées pour se faire mettre.
Mais que diable va-t-l faire dans cette galère !
Nous ne serons pas fâché ni déçu cependant si cette équipe à la tête de la sélection pouvait insuffler un je ne sais quoi qui permettrait de redorer le blason du football haïtien. Cependant nous n’avons plus l’âge de faire preuve ni de naïveté ni d’ingénuité.

Il est beau de rêver mais la réalité nous pousse à croire que le pari Wagneau Eloi reste un pari risqué pour lui, pour les instances de la fédération haïtienne de football et pour le football haïtien.
Lundi 25/02/08
DL