Google

dimanche 16 décembre 2007

PLAIDOYER EN FAVEUR DE NOS MANGUES

Nous autres de la diaspora « européenne » nous ne bénéficions pas toujours des opportunités dont disposent nos "co-compatriotes" de Miami ou de New york. A l’exception de ceux qui résident dans certaines grandes capitales européennes comme Paris, nous nous privons ,nous autres, de ces réminiscences gustatives qui nous rappellent ces petits détails qui ont toujours fait d’Haïti un pays à part, au moins pour nous autres les haïtiens natif-natals. Nos primeurs en fruits, nos légumes, notre cuisine… comme ça nous manque !
En parlant de mangues, j’avais fini par remarqué que j’avais carrément oublié l’existence de ce fruit à cause de la qualité médiocre de la variété ici disponible dans les marchés et les rayons exposant des produits exotiques.
Sans vouloir offenser ceux qui profèrent une certaine affection, type "discrimination positive" pour ces fruits, je ne cesse de regretter de ne pas pouvoir déguster ces délices que je dévorais en vacances chez mes grands parents avec l’insouciance folle de l’imbécile heureux.
Souvent mes amis cependant supportaient mal la déception de ne pas me voir sautiller de joie quand, gentiment ils m’offraient une de ces mangues vendues ici et partout en Europe, en pensant me faire plaisir et surtout me caresser dans le sens des poils.
Pour justifier mon indifférence je leur disais que chez nous en Haïti, nous avons un nombre incalculable de variétés de mangues. Un nombre si important, que l’on pourrait hiérarchiser les critères de qualité en attribuant des étoiles comme les guides le font pour les hôtels et les grands restaurants.
Les agronomes et les techniciens haïtiens dominent probablement les noms scientifiques de chaque espèce de mangue. Quant à moi je me rappelle presque exclusivement d’un truc du genre « mangufera indica ». C’est tout ce que j’ai gardé des cours de biologie et botanique du professeur Richard Emmerand que nous avions appris à appelé COFGE (C=Classe, O=ordre, F=famille, G=Genre, E=Espèce).
Pour les déguster il n’était guère indispensable des les interpeller avec noms et prénoms. Je me rappelle de ces mangues étalées et vendues par petits lots de trois, quatre ou cinq unités. Là , il s’agissait surtout des « mango-fils », les moins chers, les plus courants ou des « mango-muscats » réputés d’être assez indigestes donc la dégustation était peu recommandée tard dans l’après midi.
Sans savoir pourquoi, certains fruits jouissent d’une renommée si mauvaise qui les a carrément écartés de la table. Il faut savoir que le fruit qui a le plus souffert de cette discrimination n’est point le mango-muscat. C’est définitivement ce fruit-symbole de l’exotisme, ce fruit-icône par excellence des plages et du soleil : oui il s’agit bien de notre ANANAS…quelle affaire hein ?
L’ananas aurait en effet, selon la tradition orale, la vertu et le pouvoir de « kembe » celui qui le mange après avoir beaucoup marché ! Dans certaines familles, les bananes (figues pour les intimes !) ne se mangent qu’au petit déjeuner du matin.
Pour revenir sur les mangues étalées et offertes en petits lots, il y avait la possibilité de bonnes affaires si les unités de mangues avaient subi au cours du transport, certains sévices corporels. Elles se voyaient rangées dans une autre catégorie : les « mango-mérilans ». Puisqu’il fallait s’en débarrasser au plus vite, il n’y avait pas d’autre solution que de les brader.
Définitivement là je parle de mangues populaires, les mangues qui occuperaient dans la hiérarchie le bas de l’échelle. En montant dans la hiérarchie je fais l’impasse sur les catégories intermédiaires (puisque je ne connais pas tous les nomsJ…mango-carottes, mango-Jeanmarie, mango-jérémie et autres), on retrouve les mangues des mangues. Les mangues cinq étoiles. Les mangues bourgeoises. Les mangues que ne dégusteraient que les rois, les princes et les membres de jetsets, les adeptes des soirées branchées parisiennes par exemple.
Je veux faire référence à trois catégories de mangues qui selon moi mériteraient cinq étoiles. L’ordre peut être bouleversé au gré des goûts de chacun. And the winner is….Mango-blanc, mango-cornes, mango-francisques.
J’aimerais bien pouvoir utiliser le langage classe typique d’une discipline qui s’appellerait mangologie pour une description fidèle des saveurs des goûts, des effets sur les papilles. Oui. Comme les œnologues avec le vin, comme pour le thé les spiritueux on aurait des mangologues pour les mangues.
Bref tous les haïtiens savent pourquoi elles sont délicieuses les trois variétés mentionnées. Pour ceux là qui ne sont hélas pas haïtiens (Personne n’est parfait !). Prenez des notes et assurez vous d’en faire la découverte lors de votre passage là-bas.
Cependant je ne savais pas que les mango-francisques ou mangues francisques, (mango madan Francis pour certains !) étaient exportées vers les USA et rapportaient des millions de dollars à Haïti et que c’était l’activité principale de Gros Morne.
IL y a deux étés, je me trouvais à New York pour un séjour coutumier pour visiter les parents. Deux jours avant mon retour en France je suis parti avec mes enfants voir des amis. Nous partîmes vers QUEENS et une de ces rues commerciales. El là…miracle…je ne croyais pas mes yeux…une superette vendant un peu de tout …des étalages… et des MANGUES FRANCISQUES rutilantes de lumière, d’aromes et de saveurs irrésistibles. Pour mes enfants qui ne comprenaient rien, ils ont eu l’impression que je venais de faire une rencontre de dixième type. Ca faisait déjà pas mal d’années que j’en n’avais pas vues, voire en manger…J’ai du en acheter une vingtaine…La suite de la promenade ne me disait rien du tout. Il me tardait de regagner la maison pour pouvoir en manger jusqu’à satiété.
Pendant les deux jours avant la fin de mon séjour, j’aurais pu toutes les déguster certes mais je voulais en ramener avec moi en France. J’ai mis de côté l’histoire de la fameuse chaîne du froid et j’ai pu en manger pendant quelques jours les unités qui ont fait le voyage avec moi.
Dernièrement Haïti a été secoué par une interdiction d’exportation de ce type de mangues vers les Etats Unis d’Amérique à cause du traitement inadéquat qui n’arrivait plus à éliminer les bestioles dangereuses. Là j’ai compris que c’était réellement une filière importante. Ce que je n’ai pas compris c’est le pourquoi du choix de ce type de mangue et pourquoi une exportation exclusive vers les USA.
En Haïti les mangues jouent un rôle important dans la stabilité et l’équilibre de la société. En effet en période de production la malnutrition diminue considérablement dans le pays.
A travers le comportement vis-à-vis des mangues on pouvait également apprécier aussi l’hospitalité et le côté bon enfant de l’haïtien d’avant la période lavalasso-chiméro-zenglendique. En fait, quelqu’un ne se faisait pas tuer si en passant sous un manguier vous vous arrêtiez pour en prendre quelques fruits murs. A un moment de la durée, lors du début des grandes difficultés du pays juste avant le départ de Jean Claude Duvalier, les habitants du plateau central commençait à devoir cueillir et faire bouillir les mangues encore vertes pour les manger surtout pour ne pas mourir de faim. A l’époque on criait au sacrilège, on se trouvait carrément hors-de-la grâce de Dieu. C’était inhumain et inadmissible. Aujourd’hui, vingt ans plus tard les haïtiens mangent des galettes et des biscuits d’argile !!!
Toujours la même phrase caractéristique : nous mourrons de soif au bord de la fontaine. Nos fruits sont aussi des mannes du ciel et nous n’en faisons aucun usage. Ces réflexions pourraient prendre la même allure juste en changeant de sujets. Au lieu de mangues on parlerait d’avocats, d’abricots, de sapotilles etc…
Peu importe, dans mes prières de tous les jours, à l’instar de Juan Luis Guerra, le célèbre musicien dominicain converti, auteur d’un hymne à la mangue « los mangos bajitos », qui chantait « ojalà que llueva café », je demande au bon Dieu qu’il y ait des mangues et des avocats toute l’année.
Docteur Jonas Jolivert

L'ENTRETIEN DE MADAME MIRLANDE MANIGAT ACCORDE A ROBERT BENODIN DE RADIO CLASSIQUE INTER: QUATRIEME PARTIE

RB : Les narcotrafiquants ayant atteint les plus hauts sommets de l’Etat sous le premier mandat de Préval, par exemple, Fourel Célestin président de l’Assemblée Nationale et plusieurs autres autorités lavalassiennes croupissent aujourd’hui dans les prisons de la Floride. Peut-on croire à la lutte contre la drogue sous Préval ?
MHM : C’est un peu la même chose. La drogue est une calamité. Haïti malheureusement est sur le chemin, sur l’itinéraire de la drogue, entre les zones de production et de commercialisation. Haïti devient un des circuits des zones de distribution et de consommation. Je suis d’accord que nous n’avons pas les moyens qu’il faut pour lutter efficacement contre la drogue. Mais, on n’a pas non plus la volonté réelle de lutter contre la drogue. Parce que ce qui fait la puissance des narcotrafiquants, c’est que participer d’une manière ou d’une autre à la production, à la commercialisation, et même à ce circuit intermédiaire que représente Haïti, ceci est extrêmement lucratif. Il y a beaucoup de gens qui se laissent tenter. Donc, il y a des particuliers qui sont impliqués dans le trafic de drogue, dans ce circuit, cette étape que représente Haïti. Mais il y a aussi des fonctionnaires de l’Etat. Pourquoi ?
Parce que la distribution, la commercialisation font d’Haïti un circuit important pour l’acheminement de la drogue. Ceci implique une certaine complicité au niveau des structures de l’Etat. Que ce soit l’aéroport. Que ce soit les douanes. Que ce soit la police. Il y a nécessairement la complicité. Les avions ne peuvent pas impunément atterrir en Haïti, livrer la drogue et repartir, s’il n’y a pas une complicité des fonctionnaires de l’Etat. Donc, on ne peut pas lutter contre le Trafic (T majuscule). Mais on peut certainement contrôler les circuits, les poches, les interstices de l’Etat par lesquels passe le trafic de la drogue. Là encore, s’il y a la détermination politique, je pense qu’il n’est peut être pas facile, mais il n’est pas impossible d’identifier les coupables et de les punir.
S’il y a des gens qui sont inculpés aux Etats-Unis. Ou qui attendent leur jugement. Qui sont déjà jugés et condamnés. Ca signifie qu’un tribunal américain a donc toutes les évidences qu’il faut pour les inculper. Vous savez qu’en matière de trafic de drogue, les Etats-Unis ont pu obtenir de plusieurs pays latino-américains que la DEA puisse intervenir directement dans le territoire même, pour arrêter les gens et les extrader vers les Etats-Unis. Il y a un double problème de souveraineté de l’Etat. Le premier problème c’est la capacité de l’Etat lui-même d’identifier les fauteurs, les trafiquants, les complices du trafic de la drogue en Haïti, les fonctionnaires de l’Etat. De l’autre un problème de souveraineté à savoir l’incapacité des tribunaux haïtiens à les juger, comme ils le sont aux Etats-Unis.

RB : Préval veut que les élections indirectes soient tenues après la promulgation de lois régissant le fonctionnement des Assemblées. Or le dysfonctionnement du Sénat constituera irréfutablement un handicap à l’adoption de telles lois. Ce pré-requis n’étant ni dans la lettre, ni dans l’esprit de la Constitution de 1987, Préval peut-il faire une telle exigence ?

MHM : Le fonctionnement des Assemblées, vous voulez dire les ASEC les Assemblées Municipales, les Assemblées Départementales et les Conseils. La Constitution a prévu quand même l’adoption de lois à cet égard. C’est vrai qu’il n’y a que le parlement et le gouvernement qui peuvent prendre l’initiative des lois. Mais il n’y a pas de conditionnalité prévue par la Constitution. C’est exact, il n’y en a pas.
Il y a une étape qui est la constitution de ces Assemblées et une autre étape qui est leur fonctionnement. Evidemment la Constitution a prévu une cinquantaine de lois d’application pour toutes les institutions qu’elle a créées. Ces lois d’application n’ont jamais été votées depuis 20 ans, depuis que la Constitution existe. Ceci représente un handicape. Mais pas un handicape pour la préparation, pour la constitution de ces organes eux-mêmes. Car la constitution de ces organes est prévue aussi bien par la Constitution que par les lois électorales antérieures et par le décret de 2005, qui régit les élections du moment.
Le Sénat n’est pas encore dysfonctionnel. Il ne l’est pas encore. Il peut le devenir. Même à 19, encore une fois comme je vous le dis, sauf des cas très rares où la Constitution prévoit la majorité des deux tiers. Comme par exemple, pour adopter définitivement une réforme, un amendement constitutionnel. Le quorum pour le Sénat c’est la majorité plus un. Ce quorum est éminemment fragile. Un gouvernement qui veut agir dans ce sens, qui veut rendre virtuellement caduc le Sénat, peut, peut être convaincre quatre sénateurs de ne jamais se présenter. Le dysfonctionnement s’exprime dans la continuité de défaut de quorum. Mais pas dans la réalité présente.

Nous avons une situation dangereuse. A savoir que sur les 19 sénateurs, obtenir le quorum peut être facile mathématiquement. Mais politiquement ce quorum est extrêmement fragilisé, car il dépend de la volonté soit de quelques sénateurs, soit de la possibilité pour l’Exécutif d’agir auprès des ces quatre sénateurs. RB : Comment percevez-vous la décentralisation, la déconcentration et le régime d’Assemblée ? Quels sont les bénéfices que les Collectivités Territoriales peuvent en tirer ?

MHM : Vous mentionnez trois questions dont deux sont comparables. La troisième non. Les deux questions sont la décentralisation et la déconcentration. Ce qu’on appelle le régime d’Assemblée n’a rien à voir avec les Collectivités Territoriales. J’estime que vous voulez dire des Assemblées des Collectivités Territoriales. Pas le rédime d’Assemblée tel que prévu par le droit constitutionnel.
J’ai une opinion en ce qui concerne les Collectivité Territoriales, disons pour rafraîchir la mémoire de nos auditeurs que la Constitution identifie comme Collectivités Territoriales, la Section Communale, la Commune et le Département. Les institutions des Collectivités Territoriales sont le CASEC, l’Assemblée Communale et l’Assemblée Départementale. Il est bien précisé dans la Constitution que par la loi, on peut créer d’autres Collectivités Territoriales. C'est-à-dire que l’on ne peut pas créer une autre catégorie. On ne peut pas dire par exemple la Région est une collectivité territoriale. Mais dans les trois catégories qui existent, Section Communale, Commune, et Département, la loi peut en créer. C’est pourquoi d’ailleurs le président Aristide n’avait pas violé la Constitution en créant le Département des Nippes qui devient le 10e Département du pays. Il n’a pas violé la Constitution en créant Cité Soleil et Tabarre comme Commune. Ou créant d’autres Sections Communales à travers le pays.
Les institutions elles-mêmes CASEC, Conseil Municipale, Conseil Départemental, en outre à coté d’elles il y a des Assemblées. On a coutume de dire que le CASEC représente un pouvoir exécutif local et l’ASEC un embryon de pouvoir législatif. Ceci est une mauvaise interprétation dans la mesure où l’ASEC n’a pas un pouvoir de créer quoi que ce soit, ni comme norme, encore moins des lois. Cependant ceux sont des organes de délibération. Ceux sont des organes supposément dans lesquelles les représentants des populations locales peuvent venir délibérer de choses, de problèmes qui les concernent.
Mais le grand problème en ce qui concerne les Collectivités Territoriales, c’est qu’on a multiplié les institutions. Nous devrions donc avoir du Département 10 Assemblées départementales, et au dessus un Conseil Interdépartemental, 142 Communes, 142 Conseils municipaux, et 142 Assemblées communales, 565 Sections communales, 565 CASEC, 565 ASEC. C’est une machine extrêmement lourde. On les a créés, et pour la plupart elles sont vides de sens. Elles sont vides de pouvoir. Et elles sont vides surtout de moyen. Il n’y a pas à ma connaissance une cinquantaine de CASECs qui fonctionnent normalement. Les CASEC se plaignent qu’ils n’ont pas de moyen. Les communes se plaignent qu’elles n’ont pas de moyen. Alors que la Constitution dit que la Commune est autonome. C’est-à-dire elle est financièrement autonome. Elle devrait être en mesure de prélever des taxes, de marché, le droit d’alignement, l’impôt locatif, qui est très mal nommé, ceux sont les propriétaires qui paient l’impôt locatif. Dans les Communes ceci ne se fait pas régulièrement. Il y a énormément de problèmes pour faire fonctionner les Collectivité Territoriales.

C’est pourquoi la Décentralisation qui est considérée comme étant synonyme de Démocratisation. Si cette Démocratisation doit passer par la Décentralisation, il aurait fallu que celle-ci fût mieux pensée, d’abord par les constituants et en outre par les lois.

La France a adopté des lois de Décentralisation en 1982 depuis lors, il y a une soixantaine de lois d’application et beaucoup plus de règlements qui ont été adoptés par l’Etat français pour mettre tout ceci en pratique. Car il y a énormément de problème à considérer. Un des problèmes, en ce qui concerne les Collectivités Territoriales, c’est la délimitation géographique. C’est la délimitation territoriale. C’est insensé lorsque l’on voit une carte d’Haïti avec les Communes et à l’intérieur des Communes les Sections communales. J’aime bien citer le cas d’une Commune que je connais bien. Parce que j’y vis, c’est la Croix-des-Bouquets. Vous avez des Sections communales de la Croix-des-Bouquets qui sont plus proches de Pétion-ville que de la Croix-des-Bouquets.

Il faudra, je pense pour ma part, de manière à mieux réaliser cette délimitation, il faudra revoir tout le processus. A commencer par un réaménagement territorial du pays. 565 unités, sans compter les Habitations. On a plus de 12 milles Habitations à l’intérieur des Sections communales. Il faudra peut être repenser tout cela. Et faire appel à des équipes de démographes, de géographes, de géologues, de spécialistes en administration publique et aussi à des fonctionnaires, pour établir des politiques publiques. Si non on n’aboutira pas à l’objectif meme de la Décentralisation, qui est d’apporter le bien-être matériel, le progrès, la modernisation aux populations là où elles se trouvent. C’est ça le grand défi !

Il ne s’agit pas d’obliger les gens a venir inscrire leurs enfants dans une école primaire de la ville la plus proche. Il s’agit en matière d’éducation d’apporter l’éducation, les structures de l’éducation là où vivent les enfants et leur famille.

La Déconcentration, mais nous l’avons dans le droit administratif haïtien. Le fait pour un ministère d’avoir des représentants au niveau des Départements et au niveau des Communes. La Déconcentration ne marche pas en ce qui concerne tout les ministères. Mais c’est déjà dans le panorama. Mais il y a des problèmes qui se posent sur place, entre les agences déconcentrés de l’Etat et les quelques rares élément d’une fonction publique territoriale, dépendant donc des Collectivités Territoriales sur place. Sans compter des conflits de compétence entre les agents de déconcentration et de décentralisation et les représentants de l’Etat à travers les délégués et les vices délégués.
On a toute une série de problèmes qui sont liés entre eux et qu’il s’agira de résoudre de façon à rendre cette Décentralisation, cette Déconcentration vraiment des réalités. A faire d’elles des réalités efficaces.

L'art vaudou d'Haïti exposé au Musée d'ethnographie de Genève

350 pièces uniques de l'art vaudou, provenant directement d'Haiti, sont exposées du 5 au 31 décembre, au Musée d'ethnographie de Genève, en Suisse, apprend AlterPresse.Cette exposition est constituée de statues, de crânes humains décorés et d'autres objets de culte, collectionnés par Marianne Lehman, une ancienne employée du consulat de Suisse à Port-au-Prince.Marianne Lehman, 70 ans, rassemble depuis 25 ans ces oeuvres d'art, conservées dans ce qu'elle appelle « un dépôt de pièces mystiques », à Pétion-Ville (périphérie est de la capitale).

Elle possède la plus grande collection d'art vaudou au monde, soit plus de 3000 pièces, qu'elle a sauvées des saccages orchestrés à certaines périodes par les églises.D'autre part, dans une interview à la télévision suisse, Marianne Lehman, juge révoltant que les gens soient obligés de vendre des objets vaudou aux touristes pour répondre à des besoins urgents au quotidien.« Ces oeuvres doivent rester en Haiti. Elles font partie du patrimoine national », déclare-t-elle, exprimant le sentiment d'avoir « accompli un travail qu'il fallait faire et qui va servir Haiti ».Le rêve de Marianne Lehman est d'ouvrir un centre culturel à Port-au-Prince afin de partager sa collection avec le public haitien.
(AlterPresse) http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51782&PubDate=2007-

Les mangues franciques méritent un meilleur traitement

Le traitement des mangues de variété francique à l'eau chaude est important mais ne suffit pas pour combattre les larves des mouches de fruits qui les infestent, selon des techniciens en production agricole. Ces derniers proposent une nouvelle méthode : les techniques d'irradiation.
La production fruitière abonde en Haïti. Le pays dispose près de 150 espèces et variétés de fruits, selon les techniciens agricoles. Pourtant, moins d'une dizaine d'entre elles sont commercialisées et consommées. Le problème de commercialisation serait lié au manque d'infrastructures routières entre les zones de production et le marché.
Le transport se fait dans des conditions tellement difficiles que la moitié des récoltes en saison de pluie sont souvent perdues. « Parfois, la récolte est si abondante que je suis obligée, à défaut de moyen de stockage et de transport, d'abandonner quelques fruits de bonne qualité dans les parages du jardin », se plaignait Gilsia, une paysanne rencontrée à la Grande-Rivière du Nord en mars dernier.
Les mouches des fruits, nos pires ennemis
Depuis quelque temps, un autre problème majeur fait obstacle à la commercialisation. Les quelques rares fruits que nous exportons, notamment les mangues franciques, sont infestées de larves vivantes de mouches des fruits (la trozophille melanogaster). A deux reprises, cette année, nos exportations vers les Etats-Unis ont été ainsi refoulées sur le marché local. Cette série de suspension aurait coûté à Haïti une perte de plus de 6 millions de dollars américains, selon les données de l'Association nationale des exportateurs de mangues (ANEM), explique Donald Joseph, du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR). Une perte énorme que le pays n'aurait peut-être pas essuyée si les exportateurs et techniciens agricoles disposaient de moyens technologiques modernes de protection et de contrôle de qualité, estime l'agronome Donald. Le spécialiste en production agricole qui avait représenté Haïti en octobre dernier à l'atelier sur l'utilisation de l'irradiation comme traitement phytosanitaire à Mexico organisé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique(AIEA), croit que cette nouvelle technologie pourra bien aider nos producteurs à lutter contre les mouches et tout autre insecte qui détruisent nos productions fruitières. « L'utilisation des techniques d'irradiation permettrait de réduire ces pertes et faciliterait une plus grande disponibilité d'aliments pour la population », soutient-il.
C'est quoi l'irradiation?
L'irradiation est une méthode de traitement de produits alimentaires par la radiation ionisante visant à combattre les agents pathogènes, réduire la charge microbienne et l'infestation par des insectes. Les techniques d'irradiation empêchent la germination dans les cultures de racines et prolongent la durée des produits. « Ce processus est approuvé et reconnu comme une méthode sure et efficiente par les organismes internationaux chargés de la régulation alimentaire dans le monde, dont le Fonds des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ils voient dans cette technologie une méthode de plus de conservation d'aliments qui peut contribuer à solutionner des problèmes de santé et des pertes d'aliments », explique l'agronome Joseph.
Le technicien croit que l'application de cette technologie renforcera la position d'Haïti au rang des plus grands pays producteurs de mangues à travers le monde. En fait, selon les rapports du Laboratoire des relations haïtiano-dominicaine (LAREHDO) publiés sur la filière en 2005, la production nationale de mangues s'estimait entre 200.000 et 400.000 tonnes métriques. Au cours de cette même année, les exportations vers la République dominicaine se chiffreraient autour de 500.000 à 600.000 dollars américains, toujours selon le rapport de LAREHDO.
L'expérience des techniques d'irradiation renforcera également le procédé traditionnel qui est le traitement à l'eau chaude, procédé reproché par le porte-parole du Département de l'Agriculture des Etats-Unis, Mme Melissa O'Dell lors de la première suspension de nos exportations en juillet dernier. « Nous avons suspendu le programme en raison des failles dans le système de traitement en eau chaude dans trois entreprises, ce qui ne constitue pas un cas isolé », avait-elle alors affirmé.
AIEA se proposeDans le cadre d'une coopération avec Haïti, l'Agence internationale de l'énergie atomique, par le biais du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), a déjà posé certaines actions devant faciliter l'application de cette technologie dans le pays, a fait savoir le directeur du Laboratoire Vétérinaire et de Contrôle de Qualité des Aliments de Tamarinier (LVCQAT) à Bon Repos, Alain Louis. « AIEA a déjà mis à notre disposition certains matériels de grande capacité technologique pour le contrôle des aliments. L'organisme international à même permis à plusieurs cadres du ministère de suivre des formations spécialisées en technologies d'irradiation à l'étranger pour mieux faire le travail », a précisé l'agronome Alain Louis.Cependant, reconnaît le directeur du LVCQAT, il reste beaucoup à faire pour que ce procédé soit réellement effectif en Haïti. « Le pays doit répondre d'abord à ses responsabilités envers l'AIEA qui consiste en l'appui logistique et technique dans le cadre de cette coopération », souligne l'agronome qui plaide également en faveur de l'adoption d'une législation sur la question. « Le partenariat avec le secteur privé est fondamental non seulement pour définir et préciser la direction à suivre, la faisabilité économique, mais aussi pour parvenir a l'appui et l'orientation de la recherche », conclut, pour sa part, l'agronome Donald Joseph.
Jean Max St
Fleur

Concert Wyclef-Akon : le Champ de Mars est déjà à la fête

A moins de 24 heures du méga concert international de YeleFest en Haïti, le Champ de Mars prend l'allure d'un vaste chantier annonçant l'événement culturel majeur de l'année 2007
En effet, ingénieurs, contremaîtres, électriciens, charpentiers, manoeuvres, etc., s'activent, ce vendredi jusqu'en début de soirée, à transformer la Place Occide Jeanty en un amphithéâtre à ciel ouvert, à l'occasion du grand concert qui réunira pour la première fois au Champ de Mars, le samedi 15 décembre, Wyclef Jean et la star mondiale d'origine sénégalaise, Alioune Thiam, dit Akon.Tests de sonorisation assurés par les techniciens de la INXS Entertainment, chaînes de télévision étrangère installant leur matériel, musiques et slogans publicitaires à hauts décibels délivrées par des chars décorés au motif de la Compagnie Voilà, présence très remarquée des sponsors de cette soirée festive, grande affluence de badauds suivant de près les préparatifs de l'événement, composent, entre autres, le paysage du Champ de Mars qui, grâce à ce concert, devient une vitrine ouverte sur le monde. Pendant ce temps, les techniciens de la COFRE SA, affublés des T-shirts YeleHaïti, mettent la dernière main au stand qui accueillera les officiels et au podium géant où se produira une pléiade d'artistes et groupes internationaux et locaux parmi lesquels ; Wyclef Jean, Akon, Gracia Delva, Tru Rasta, Jimmy O, Black Alex et Barikad Crew.

D'un autre côté, les autorités prennent les mesures qui s'imposent pour régler la circulation dans le périmètre du Champ de Mars en interdisant l'accès de certaines artères aux véhicules à moteur.Le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason retrouvé parmi les observateurs de luxe des travaux préparatifs au concert, s'est montré très élogieux envers cette initiative qu'il décrit comme un cadeau de Noël offerts aux Port-au-princiens. « C'est avec plaisir que la mairie a décidé d'offrir le Champ de Mars pour cette activité », a déclaré le premier citoyen de la capitale expliquant que sa présence sur les lieux durant la journée du vendredi entre dans le cadre de sa mission de superviser les travaux et de garantir un maximum de sécurité aux préparateurs de l'événement.Le maire Jean Yves Jason invite en cette occasion les participants au concert à protéger toutes les places du Champ de Mars jouxtant le lieu du spectacle. Beaucoup d'étudiants et élèves attirés par l'ampleur de l'ambiance régnant sur le site du concert organisé par YeleFest ont exprimé leur intérêt pour cette manifestation. « Nous ne pouvons pas rater un tel événement. C'est une occasion pour Haïti de profiter de la présence de la presse étrangère pour vendre une image positive à l'extérieur », déclarent Blémir, Guemson et Lebrun trois étudiants retrouvés sur les lieux.
«J'aimerais bien être présent au Champ de Mars demain. Mais cela dépendra de l'ambiance dans laquelle se trouvera la capitale», a confié un jeune élève du collège Bird. Selon lui, ce concert, à côté de son aspect récréatif, peut également être une bonne promotion pour le pays auprès des touristes étrangers qui ont fui Haïti ces derniers temps.
Cyprien L. Gary

Commentaires :
Nous attendons avec impatience les échos de cette soirée comme nous attendons aussi ceux relatant les performances de Tabou Combo lors du concert-gala organisé par l’ONU à New York pour commémorer l’abolition de la traite négrière.
Les jeunes de Port-au-Prince et d’Haïti en général ont besoin de croire, on besoin de voir des prototypes de ce genre « success story » de façon à entrevoir d’autres voies ouvrant les portes de la réussite.
Aujourd’hui que l’on voit et que l’on vit les résultats des doctrines létales comme Les JPP et JTT et autres conneries natif-natales du genre dans ce talalito de chefs médiocres….
Ill faut une identification pleine et complète avec Wyclef…

Pour la scolarisation massive des enfants handicapés

Des dizaines de candidats (à besoins éducatifs spéciaux) se sont dépassés aux Examens d'Etat (6e AF, 9e AF, rhéto, philo) de l'année académique 2006-2007. Une cérémonie d'hommages a été organisée ce vendredi à leur intention par le MENFP. En collaboration avec la Secrétairerie d'Etat à l'Intégration des personnes handicapées.
«Depuis le 17 mai 2007, avec l'arrêté présidentiel, la problématique des handicapés est propulsée au plus haut sommet de l'Etat.» Par ces mots, le secrétaire d'Etat à l'intégration des personnes handicapées, Dr Michel Péan, se réjouit que le problème d'exclusion auquel font face les personnes à besoins spéciaux a été pris en compte par l'administration Préval/Alexis.


Dieumène Cloristin, amputée de ses deux bras, écrit normalement avec son pied droit. Elle est la lauréate parmi les candidats handicapés aux examens d'Etat (6ème année fondamentale) 2006-2007(Photo: Robenson Bernard)
Prenant la parole au cours de la cérémonie d'hommages organisée à l'intention des candidats (handicapés) qui ont eu une bonne performance aux épreuves officielles de l'année 2006-2007, le Dr Péan estime que cette catégorie sociale en est à un carrefour historique. «Je suis à vos côtés non comme secrétaire d'Etat, mais en tant que militant des personnes à besoins spéciaux», fait-il remarquer en précisant avoir toujours rêvé d'une société sans exclusion, d'un pays qui prenne en compte les besoins de tous ses fils.
Comme pour se mettre au bilan, Michel Péan indique qu'il a marqué à ce poste son passage en lançant en juin dernier une campagne massive pour sensibiliser les Haïtiens sur les droits des personnes handicapées. «Nous avons institué le 3 décembre 2007 le bureau de la Secrétairerie d'Etat des personnes handicapées: un bureau à la dimension de nos rêves et doté de spécialistes en la matière», explique Dr Péan qui se propose de continuer avec le support du gouvernement en général et du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) en particulier.«La question relative aux handicapés est une question transversale», rappelle le responsable de la SEIPH qui croit que le MENFP, c'est l'espace le plus approprié pour lancer un cri en faveur des personnes handicapées.Michel Péan déplore que l'école haïtienne continue de se construire sur une base traditionnelle, tandis que la direction du Génie scolaire devrait s'occuper de la construction d'établissements scolaires à l'architecture adaptée. «On ne peut parler d'intégration scolaire sans que l'Université d'Etat par exemple ne soit sensibilisée sur la problématique des handicapés», s'insurge Dr Péan qui propose l'élaboration des modules en éducation des enfants handicapés.
Vantant les mérites de l'Ecole Saint-Vincent, de l'Institut Monfort et autres qui offrent des modèles d'enfants à travers les examens d'Etat, Dr Péan juge qu'il faut passer de la stratégie de modèles à la stratégie de scolarisation massive des enfants handicapés.
«Il faut une banque de matériels adaptés aux personnes handicapées; il faut des modules d'enseignement en éducation spécialisée», a-t-il lancé en mettant l'accent sur la nécessité de création d'un fonds de solidarité national pour l'intégration des personnes handicapées. Fonds qui doit être alimenté par l'Etat haïtien.Des êtres à part entière«Les personnes handicapées, ce ne sont pas des gens à part, mais des êtres à part entière», professe le directeur général du MENFP, Pierre-Michel Laguerre, solidaire de la cause de ceux qu'il croit légitime d'avoir leur place sous le soleil d'Haïti.
Heureux que la Commission de l'adaptation scolaire et d'appui social pour l'intégration des enfants et des jeunes handicapés du MENFP ait pris l'initiative d'honorer ceux qui ont réussi aux Examens d'Etat, M. Laguerre rappelle que les handicapés ont des droits. Des droits reconnus par la Constitution haïtienne en vigueur. «C'est un événement d'une importance sociale particulière. C'est une grande victoire sur la marginalisation. Un pari sur l'intelligence», martèle le numéro 2 du MENFP qui croit que si ces êtres sont différents, s'ils ont une certaine déficience, ils ne sont pas pour autant des indigents d'esprit. D'autant qu'ils ont travaillé et montré à la société le degré de leur potentialité sur les bancs de l'école. «La direction générale du MENFP vous remet une couronne que vous méritez bien», conclut M. Laguerre en assurant les enfants handicapés de l'appui de la Commission.Prendre en compte les élèves à besoins éducatifs spéciaux
«C'est une grande première pour le MENFP et je souhaite que cela se poursuive», affirme le coordonnateur de la Commission de l'Adaptation scolaire et d'Appui social (CASAS), Fritz Georges, qui plaide pour la prise en charge publique de ces élèves dont la scolarisation et l'intégration dans le système éducatif est une nécessité.
Faisant état des différentes actions entreprises par la CASAS depuis sa création le 10 décembre 1993, M. Georges a attiré l'attention sur la formation des maîtres en éducation spéciale en vue de l'intégration des enfants handicapés, la sensibilissation de tous les agents du secteur éducatif sur la problématique de la scolarisation des enfants à besoins éducatifs spéciaux. «Le MENFP a donc intérêt à accompagner et appuyer la CASAS dans l'accomplissement de sa mission pour que l'objectif d'Education Pour Tous (EPT) se réalise à tous les niveaux», a-t-il conclu en promettant de travailler de concert avec le Bureau national des Examens d'Etat en vue d'accompagner les candidats handicapés à passer les épreuves officielles dans des conditions adaptées à leurs conditions physique et psychologique.
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52142&PubDate=2007-12-14

Commentaires:
Nous devons tous nous courber pour saluer le courage de ces gens qui généralement dans des sociétés beaucoup plus clémentes que la notre Font l’objet de certaines discriminations qui leur barrent la route vers l’insertion, l’intégration sociales et l’épanouissement individuel. Déjà c’est un exploit vivre en Haïti. Avec un handicap ça doit être encore plus dur.
Nous voudrions donner un certain crédit au président Preval qui a voulu remettre au devant de la scène la problématique des handicapés en Haïti. L’idée et la volonté restent encore cohérentes. L’action devrait suivre et rechercher l’effectivité et l’efficacité.
Cependant il faut essayer de garder le cap et éviter les mesures qui ne sont que le reflet d’une démagogie inconsciente poussée par la volonté de bien faire sans doute. On peut défendre et travailler en faveur des handicapés sans qu’on les introduise dans toutes les sauces.
Que l’on exige un nombre d’embauches destinés et adaptés aux personnes porteuses d’une certaines déficience que ce soit dans l’administration publique ou dans les entreprises privées demeure une mesure saine dans l’esprit et dans la pratique.
Qu’il y ait un représentant du secteur des handicapés au sein du conseil électoral provisoire CEP n’est pas une mesure indispensable. Et le fait que ce dit secteur ne soit pas représenté ne voudra jamais dire que le gouvernement les néglige. Il y a certes d’autres instances étatiques plus utiles à ce groupe bien ciblé de compatriotes.
Et que le gouvernement n’oublie pas cette grande vérité : dans l’état actuel des choses l’état par ses insuffisances et ses déviances est le plus grand pourvoyeur-créateur d’handicapés du pays car ne sont pas seuls handicapés les individus présentant diminutions physiques ou intellectuelles apparentes et visibles.

Une campagne de plantation de haricot à travers Haïti

80 tonnes, telle est la quantité de semences de haricot qui seront distribués à plus de 3 000 familles victimes de la tempête tropicale Noël en octobre dernier. François Severin, ministre de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, en a fait l'annonce mardi.« Financé à hauteur de 7 840 000 de gourdes, ce projet entre dans le cadre d'une campagne de plantation de haricot d'hiver à travers les dix départements du pays et vise à donner une réponse rapide aux dégâts causés par la tempête tropicale », a soutenu le titulaire du MARNDR.« Evaluées à 32 000 marmites, les semences seront distribuées dans tous les systèmes d'irrigation du pays », a martelé François Severin qui a par ailleurs indiqué que seront privilégiés les départements de l'Ouest, de l'Artibonite et du Centre qui recevront18, 14 et 14 tonnes de semence pour avoir été les plus touchés par les dégâts causés par la tempête.120 tonnes supplémentaires devront être bientôt distribués pour la campagne de printemps, annonce le ministre de l'agriculture. 200 tonnes ont été prévues dans le budget pour l'exercice fiscal 2007-2008.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52060&PubDate=2007-12-16

De Marseille en Haïti, leçons de santé publique par internet


Author: AFP posted on: Sat, 15 Dec 2007
MARSEILLE, 15 déc 2007 (AFP) -
"Le son est bon? on y va": derrière son bureau de la faculté de médecine de Marseille, le professeur Marius Fieschi branche une simple webcam pour donner son cours à des étudiants du monde entier, de Madagascar ou du Mali jusqu'en Haïti.
"Nous avons commencé il y a trois ans, nous étions alors les seuls à pratiquer un enseignement entièrement conçu pour l'internet: c'est un projet pédagogique global", explique le Pr Fieschi, 60 ans, spécialiste de santé publique et d'informatique médicale qui a notamment lancé le Dossier médical personnel.
Le système avait été élaboré depuis dix ans par son Laboratoire d'enseignement et de recherche sur le traitement de l'information médicale (LERTIM), qui propose un master Expertise et ingénierie des systèmes d'information en santé.
"Ce n'est pas de l'enseignement par correspondance ou simplement un site où l'on va chercher des documents, insiste le Pr Fieschi. Je fais cours, mes étudiants posent des questions via un +chat+ permanent ou prennent la parole grâce aux technologies mises en oeuvre sur notre plateforme".
55 étudiants, surtout des médecins avec une moyenne d'âge de 34 ans, sont inscrits au master cette année, dont 25 soutenus par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) à raison de 700 euros sur les 1.000 que coûte le master en formation continue.
Beaucoup vivent en Afrique francophone, certains en France. Cette formation évite des frais de voyage ou séjour et permet de continuer à travailler. De même pour les enseignants: l'un a continué son cours depuis Boston durant une mobilité.
"Je recommande cette formation aux Africains pour leur éviter toutes les galères liées à leur déplacement sur l'Europe pour acquérir du savoir", dit un médecin malien diplômé l'an dernier.
Il suffit d'un ordinateur doté d'un navigateur gratuit comme Firefox et d'une ligne internet haut débit. Seul le contrôle des connaissances se fait hors internet, dans les centres de l'AUF à l'étranger ou à la faculté de médecine de Marseille.
Dans ce système à l'accès sécurisé, chaque étudiant a son bureau virtuel et peut consulter les documents numérisés de la bibliothèque universitaire, en particulier des milliers de revues scientifiques, ainsi que les supports de cours et corrigés.
Des "chats" et un forum permettent les contacts. Une dizaine de tuteurs - des étudiants "seniors" - aident les élèves, dont les questions les plus intéressantes suscitent des réponses facilement téléchargeables en courts podcasts. Pour les cours eux-mêmes, il faut être au rendez-vous.
"Je m'attendais à une plateforme de travail plus ou moins opérationnelle et conviviale, ça été le bluff complet", commente un médecin français qui s'est lancé cette année dans le master sans lâcher son cabinet.
Tous les étudiants ont été sélectionnés sur dossier, à raison d'un sur plus de trois demandes. "Je veux que le niveau soit celui d'un bon master, on ne va pas le dégrader parce qu'il se fait à distance", insiste le Pr Fieschi.
Personne n'a encore abandonné face aux difficultés techniques - coupures d'électricité fréquentes en Afrique, débit internet insuffisant - ou aux aléas professionnels.
Mais dès qu'il le peut, le Pr Fieschi rencontre "en vrai" ses étudiants lors de voyages professionnels. Et pour lui, l'enseignement à distance "ne peut s'imposer comme solution unique, surtout en médecine".
lch/ca/dv

samedi 15 décembre 2007

Les sénateurs divisés sur la façon de respecter la constitution

Le président du sénat haïtien, Joseph Lambert, souhaite que le projet de loi électorale soit soumis au plus tôt au parlement en vue de favoriser l’organisation des élections sénatoriales. Quelques jours après l’installation des nouveaux membres du CEP, le président du sénat donne l’assurance qu’il veillera à ce que cette fois ci la loi électorale soit claire sur le mandat des parlementaires.En effet une polémique a pris naissance sur l’opportunité ou non de prolonger le mandat des sénateurs élus pour deux ans. Joseph Lambert appelle a un compromis sur le mandat de ces sénateurs et espère que les sénatoriales partielles pourront avoir lieu avant avril 2008.Les sénateurs et députés tout en étant divisés sur ce dossier se déclarent prêts à voter la prochaine loi électorale dans le meilleur délai. Le sénateur Gabriel Fortuné, élu pour deux ans dans le sud, se déclare prêts à quitter son siège le deuxième lundi de janvier 2008.Toutefois d’autres élus estiment que cette échéance concerne la limite d’une législature pour les députés. Ces parlementaires rappellent que le sénateurs siègent en permanence et que leur mandat commence a partir de la date de prestation de serment.Le sénateur Rudy Heriveaux entend conserver son poste jusqu’au 9 mai 2008. " J’avais prêté serment le 9 mai 2007, je ne suis pas responsable du retard dans l’organisation des élections", explique t-il. Tout en estimant que l’avant projet de loi de la commission justice et sécurité n’était pas nécessaire, le sénateur Heriveaux précise qu’il faut respecter la constitution.De son coté, le sénateur Evaliere Beauplan est contre une prolongation du mandat des sénateurs, estimant que ceci constituerait un accroc à la constitution. Si on prolonge le mandat de ces sénateurs, les prochains élus réclameront eux aussi une prolongation de leur mandat ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13322

Polémique autour du procès des assassins de Brignol Lindor

Le commissaire du gouvernement de Petit Goave rejette le qualificatif de bâclé attribué au procès des assassins de Brignol Lindor. Tout en admettant des failles dans l’instruction de l’affaire, M. Zamor rappelle qu’il est tenu de respecter la procédure. " L’instruction telle qu’elle a été conçue laissait présager que tout le monde ne serait pas satisfait du procès", dit-il reconnaissant qu’il y a eu de la confusion en ce qui a trait à l’identité de certains accusés." On a lancé des mandats contre les personnes dont les noms sont cités dans l’ordonnance ", déclare M. Zamor soulignant que certains accusés ne disposaient d’aucune pièce d’identification.Le commissaire du gouvernement affirme qu’il n’y a eu aucune négligence de la part du ministère public dans le procès. " Tel que nous avions eu le dossier comme héritage, nous avons fait de notre mieux", ajoute t-il.Reporters sans frontières tout en saluant le verdict de la cour d’assises de Petit-Goâve, estime que le sort de deux des accusés - l’un victime d’une erreur sur la personne et l’autre enregistré sous un prénom erroné dans les procès-verbaux - sont révélateurs des carences de la procédure.“Les deux condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité sont proportionnées aux circonstances, particulièrement atroces, de l’assassinat de Brignol Lindor. Néanmoins, une procédure complète, solide et réunissant tous les acteurs d’un dossier constitue le préalable nécessaire à tout débat contradictoire, a fortiori dans une affaire de cette ampleur" indique la note de RSF.A l’issue de deux jours d’audience, deux des quatre accusés qui comparaissaient devant la cour d’assises de Petit-Goâve pour l’assassinat de Brignol Lindor ont été reconnus coupables et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, le 12 décembre 2007. Il s’agit de Joubert Saint-Juste et de Jean-Rémy Démosthène. Les deux hommes restent détenus à Petit-Goâve, mais pourraient être transférés au pénitencier national de Port-au-Prince.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13321

Renforcement de la coopération entre le Chili et Haïti

Le ministre chilien de la défense a annoncé hier l’augmentation du nombre de policiers haïtiens pouvant intégrer l’école des carabiniers. Au cours de l’année 2008 l’école de Santiago est prête à accueillir 22 policiers haïtiens contre 15 en 2007.Le ministre de la défense, Jose Goni, s’est entretenu hier avec le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, venu assister à la cérémonie de remises de diplômes aux 15 policiers haïtiens. M. Eucher s’est félicité de l’accompagnement du Chili en vue de consolider les progrès déjà enregistrés en matière de sécurité en Haïti. " Il y a visiblement des progrès, le niveau de sécurité est acceptable, nous avons fait de bonnes choses au cours de cette année", a déclaré M. Eucher qui a précisé que l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) sera bientôt de 8 000 membres. Par ailleurs, le nouveau commandant adjoint de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), le général uruguayen Meris Corbo, devra sous peu prendre ses fonctions à Port-au-Prince. Le général Corbo remplacera le général Raúl Gloodtdofsky, impliqué début novembre, dans un incident interne avec des officiers de la marine et des forces aériennes. Selon des informations publiées par la presse uruguayenne, le général aurait accusé des officiers de la marine et des forces aériennes d’être des traîtres envers l’armée. Le président uruguayen Tabaré Vasquez a infligé une sanction de 15 jours d’emprisonnement au général Gloodtdofsky pour avoir dénigré l’armée uruguayenne. L’ONU a déjà approuvé le choix du général Corbo, selon le ministre uruguayen de la défense estimant que cette décision témoigne de la confiance de l’ONU dans les forces armées uruguayennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13320

Renforcement de la coopération entre le Chili et Haïti

Le ministre chilien de la défense a annoncé hier l’augmentation du nombre de policiers haïtiens pouvant intégrer l’école des carabiniers. Au cours de l’année 2008 l’école de Santiago est prête à accueillir 22 policiers haïtiens contre 15 en 2007.Le ministre de la défense, Jose Goni, s’est entretenu hier avec le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, venu assister à la cérémonie de remises de diplômes aux 15 policiers haïtiens. M. Eucher s’est félicité de l’accompagnement du Chili en vue de consolider les progrès déjà enregistrés en matière de sécurité en Haïti. " Il y a visiblement des progrès, le niveau de sécurité est acceptable, nous avons fait de bonnes choses au cours de cette année", a déclaré M. Eucher qui a précisé que l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) sera bientôt de 8 000 membres. Par ailleurs, le nouveau commandant adjoint de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), le général uruguayen Meris Corbo, devra sous peu prendre ses fonctions à Port-au-Prince. Le général Corbo remplacera le général Raúl Gloodtdofsky, impliqué début novembre, dans un incident interne avec des officiers de la marine et des forces aériennes. Selon des informations publiées par la presse uruguayenne, le général aurait accusé des officiers de la marine et des forces aériennes d’être des traîtres envers l’armée. Le président uruguayen Tabaré Vasquez a infligé une sanction de 15 jours d’emprisonnement au général Gloodtdofsky pour avoir dénigré l’armée uruguayenne. L’ONU a déjà approuvé le choix du général Corbo, selon le ministre uruguayen de la défense estimant que cette décision témoigne de la confiance de l’ONU dans les forces armées uruguayennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13320

200 cas de kidnapping en Haïti en 2007, selon la Minustah

Environ 200 personnes ont été enlevées en Haïti au cours de l'année 2007, ont indiqué hier les responsables de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) "De janvier 2007 à la mi-décembre, nous avons enregistré 198 enlèvements en Haïti, la plupart à Port-au-Prince", a déclaré un porte-parole de la mission de l'ONU Mamadou Bah. Depuis le début du mois de décembre 7 nouveaux cas, en majorité des adolescents, ont été enregistrés. Selon le porte-parole de l'ONU, le nombre d'enlèvements tend à augmenter à l'approche des fêtes de fin d'année. "Des gens qui cherchent à gagner de l'argent se livrent à cette activité", a-t-il expliqué. Les responsables de la Police haïtienne et de la Minustah ont réaffirmé leur détermination à contrecarrer les actions des bandits. "Nous avons répondu avec force à toutes les prises d'otages, on a libéré des personnes gardées en captivité", a dit M. Bah. De son coté, le porte parole de la police de l’ONU, Fred Blaise, invite les citoyens à rester vigilants et à communiquer aux autorités policières les signalements des véhicules impliqués dans les enlèvements. Jusqu'à ce matin les trois enfants enlevés la semaine dernière étaient toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Par ailleurs, une femme d’affaires, a été libérée tôt jeudi matin contre rançon à l’issue de quatre jours de séquestration. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est récemment "alarmé" de la recrudescence d'enlèvements et d'assassinats d'enfants à Haïti au cours des mois d'octobre et de novembre. Pour le seul mois de novembre, 11 cas d'enlèvement d'enfants âgés de 3 à 17 ans ont été rapportés à l'Unicef dont celui d'un enfant de 7 ans, Scheneider Hervil, dont le corps mutilé a été découvert deux semaines après son enlèvement, à Cabaret.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13319

Nouvelle image pour Pétion ville et Delmas

L’administration communale et le commissariat de Police de Pétion ville ont interdit le stationnement des camions et autres poids lourds dans la commune en vue de faciliter la circulation automobile. Les camions de sables ne pourront plus être en stationnement dans les parages de la mairie et du commissariat indique la mairesse de Pétion ville Claire Lydie Parent soulignant que certains camions passaient trois jours avec leur chargement. " Les places Saint Pierre et Boyer ressemblaient à un véritable dépotoir en certains endroit ", dit-elle souhaitant que d’autres routes soient construites pour les camions de sable. " Celui qui veut acheter un camion de sable doit se rendre à Laboule 12", déclare Mme Parent expliquant qu’un espace a été aménagé sur le site. Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur le mercredi 19 décembre expliquent les autorités municipales qui révèlent que les décisions ont été prises en concertation avec le syndicat des chauffeurs. Des dispositions ont été également prises afin de mettre un terme au stationnement anarchique des tap tap assurant le transport en commune entre Pétion ville, Debrosse, Canapé Vert et Kenskoff. Non loin de Pétion ville à Delmas, le maire Wilson Jeudi et les employés de l’administration communale ont lancé une campagne de nettoyage des rues à l’occasion du 25 eme anniversaire de la commune. Le maire a invité les résidents à nettoyer et donner une nouvelle couche de peinture aux maisons. Des résidents de Delmas qualifient cette mesure de " cosmétique" estimant que la voirie doit nettoyer les rues en permanence. La mairie organisera deux spectacles à l’occasion du 25 eme anniversaire de la ville. Selon Wilson Jeudi les fonds recueillis lors de ces concerts sont destinés à la construction d’un marché à Delmas 32.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13318

Le secteur privé n’est pas représenté au CEP, selon le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti

Jacques Bernard, directeur général du CEP ? Il n’ y représenterait pas le secteur privé, même si ce dernier l’avait proposé comme membre du CEP
vendredi 14 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le secteur privé des affaires n’est pas représenté dans le nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP), a fait savoir vendredi M. Jean Robert Argant, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), l’une des principales associations patronales haïtiennes.
Réagissant au micro de KISKEYA à la probable désignation de M. Jacques Bernard comme directeur général de l’institution (poste qu’il avait déjà occupé dans le CEP sortant), M. Argant a laissé entendre qu’une telle décision résulterait d’un accord direct entre le président René Préval et M. Bernard. Ce dernier ou M. François Benoit (membre du conseil dissout) avait été proposé comme éventuel représentant du secteur privé au sein de l’institution électorale. Le président n’ayant choisi ni l’un ni l’autre, il en résulte que le secteur privé n’est pas représenté au CEP et que M. Bernard devrait y être à titre personnel, a précisé le président de la CCIH.
Le secteur privé n’avait pas soumis de candidature pour le poste de directeur général de l’institution électorale, déclare sans nuance le président de la CCIH.
Les neuf membres du nouveau CEP ont déjà eu des séances de travail au siège de l’institution, à Delmas. Ils sont en train de prendre connaissance des différents dossiers et de réaliser l’inventaire des biens et équipements disponibles, informe M. Jacques Belzin, représentant du secteur syndical au sein du CEP. Il s’est refusé à indiquer l’état dans lequel la nouvelle équipe a trouvé l’organisme électoral, se limitant à promettre pour la semaine prochaine la publication des noms des conseillers appelés à occuper les postes de responsabilité au sein de l’institution.
Concernant les élections dont l’organisation incombe au nouveau CEP, M. Belzin a promis qu’elles se tiendraient dans un délai raisonnable. Auparavant, dit-il, il faudra qu’un directeur général soit nommé et qu’un nouveau décret électoral soit élaboré et publié. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4526

Visite en Haïti du chancelier taïwanais, James Huang

Rencontre prévue avec le Président René Préval autour des relations bilatérales
samedi 15 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie taïwanaise, James Huang, était attendu samedi à Port-au-Prince pour une visite de quelques heures au cours de laquelle il s’entretiendra notamment avec le Président René Préval, ont indiqué des sources diplomatiques taïwanaises citées par EFE.
Les relations bilatérales seront au menu des discussions.
Avant son arrivée dans la capitale haïtienne, M. Huang s’est rendu successivement au Panama et en République Dominicaine. A Santo Domingo, où il a fait un don de 200.000 dollars en faveur des victimes des inondations causées par le passage de la tempête tropicale Olga, il a été décoré par le gouvernement de l’ordre national Christophe Colomb.
Haïti et la République Dominicaine figurent parmi les 24 pays au monde, dont 11 en Amérique latine, à avoir des relations diplomatiques avec Taïwan qui n’a cessé, ces dernières années, de perdre ses alliés.
La reconnaissance du statut d’Etat souverain de Taïwan, considérée par la Chine Populaire comme une province rebelle, a déjà exposé Haïti à une menace de veto de Pékin au Conseil de sécurité contre le renouvellement du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4527

MEN BRASE LIDE SOU SANS AK MESAJ KACHE NAN MESAJ ANSYEN PREZIDAN JAN BETRAN ARISTID VOYE DEPI PEYI LAFRIKDISID

Bòn Ane 2007!
Sè m, Frè m, Se ak kè kontan Minouche avè m salye w, Pandan n ap depoze yon kouwòn rekonesans Sou memwa Papa Jan Jak Desalin, le Grand. 17 Oktòb la sot fè 200 zan Depi Papa Desalin tonbe Pou chak Premye Janvye Te louvri pòt Yon Bòn Ane Lakay, sou tè d Ayiti nou an. Nan lonbray desantyèm anivèsè sa a, Nou salye memwa tout lòt Ewo nou yo E nou abranse w fratènèlman Pou swete w: Bòn Ane 2007 !
Lè ti moun kou gran moun Gade nan miwa Premye Janvye, Yo renmen poudre ak plimo bòn ane. Se ak anpil afeksyon n anbrase Tout timoun pou swete yo chak : Yon Bòn Ane espesyal. Yon lavalas bon souwè ak amou fratènèl Pou ou ki lakay kòm nan 10e Depatman an ; Ou menm Pitit Peyizan k ap soufri nan Tout seksyon kominal kòm nan katye popilè Okap, Okay, Jeremi, Pòdepè, Fò Libète, Gonayiv, Ench, Jakmèl, Miragwan, Sen Mak, Tigwav, Site Solèy, Lasalin, Bèlè, Solino, Matisan, Gran Ravin, Kafou, Taba, Laplenn, Delma, Petyonvil, Kenskòf, kòm nan Pòtoprens. Pèmèt nou di 15.000 mèsi Pou bèl souwè 15 jiyè 2006 yo. Bèl woz solidarite nou resevwa yo Pa janm fannen nan jaden memwa n. Jan yon pwovèb nan lang Ebre a di : ןבא וב קורזת לא םימ ונממ תיתשש רוב An bon Kreyòl:
Moun pa dwe manje manje bliye. Rekonesans ak fidelite sa a, An verite, se yon istwa damou Ki egzije delivrans Manman Ayiti. Yon delivrans ki difisil, trè difisil, Men yon delivrans ki pa enposib.Se pou sa menm, fòk dabò gen limyè. Limyè entèlijans kòm limyè konsyans.Limyè moral pou l pa fè nwa Lajounen kou lannwit. Si l difisil pou lave kay tè, Li pi difisil toujou pou Lave kay tè nan blakawout. Kidonk, vide limyè delivrans sou Ayiti, Se refize Ayiti kontinye lave kay tè Nan blakawout koudeta. Depi premye koudeta 17 oktòb 1806 la, Konplo trayizon an te egzije pou Manman Ayiti lave kay tè a Ak pwòp san Papa Desalin. Konsekans : 200 zan apre, Pèp la toujou menote nan Mizè, grangou, chomay, apatay…Se pou sa menm nou deklare :Chak fwa yon gang patripòch Etenn lanp moral la, Fòk yon lavalas patriyòt Relimen l e rechaje l Ak bon jan gaz konsyans. An n ame konsyans, Nou pa ka fè kòm si n pa wè Kijan konplo trayizon an Menote Pèp la 2 bra, 2 pye Nan mizè apatay Depi dyab te kaporal. Si premye koudeta kont Papa Desalin nan Pote premye pri nan krim trayizon, Dènye koudeta 29 fevriye 2004 la Chanpyon ni nan krim trayizon, Ni nan krim kidnaping prezidansyèl. Jan nou tout konstate, Depi kidnapig 29 fevriye 2004 la Fi n limen sigarèt la nan 2 bout, Maladi kidnaping tounen yon epidemi. Tout moun soufri. Tout moun jwenn. Kòm soufrans youn nan nou Se soufrans nou tout, Tout patriyòt gen obligasyon moral Pou konbat e kidnapig e pwazon trayizon Ki toujou fè inosan peye pou koupab. Si anndan pa vann, deyò pa achte. Mwens trayizon egal mwens soufrans. Klòch moral sa a sonnen byen fò Nan Ladesalinyèn ou nan Im Nasyonal nou an ki di : “ Dans nos rangs point de traîtres…Nan mitann pa fèt pou gen trèt…”
Fidelite patriyotik akouche ero. Pwazon trayizon akouche zewo.Plis nou kole zòrey nou sou kè Fanmi Lavalas, Se plis nou tande 5 kout kannon fidelite sa yo :
1. Pèp Ayisyen pa limen lanp demokrasi ak alimèt trayizon.
2. Pèp Ayisyen pa jwe mab eleksyon pou zoklo trayizon.
3. Pèp Ayisyen pa manje manje bliye, Ale wè pou manje trayizon. Li fè matla pouvwa pou l pa dòmi atè.
4. Pèp Ayisyen pa janm met linèt trayizon pou anpeche l wè Bèf ki moulen kann nan se pa li k bwè siwo a.
5. Pèp Ayisyen di : Regle jis pa gate zanmi. Donk li fennk kare mobilize pasifikman pou :Retou imedya, Retou prizonye politk, Retou viktim nan travay yo, Retou lapè ak respè pou tout Pitit Peyi a.
Sè m, Frè m, Chapo ba pou ou ki vle tabli Lapè ak respè sa a pou Tout moun san distenksyon ! An 1806, san Desalin te koule Pou nou tout viv kòm sè ak frè, Egal ego, nan respè youn pou lòt. San nou se san Ayiti, Nou pa ka trayi san nou.Lè a rive pou ansanm ansanm Nou ekri yon nouvo chapit fidelite Nan Istwa d Ayiti nou an. Kite menòt mizè a tounen bijou Nan bra Ayiti pandan 200 zan, Se imoral e inakseptab. Kite kansè trayizon an Fè metastaz nan sèvèl wòwòt, Se imoral e inakseptab.
Direksyon moral sa a Nesesè e endispansab Pou ane 2007 la pa nwaye Nan blakawout dezespwa. Wi, direksyon moral sa a Nesesè e endispansab pou Debloke Peyi a, bloke mizè a ; Demare lajistis, mare kriminèl ; Demonote Ayiti, menote ensekirite a. Dayè, si pisans moral sa a Pat toujou gide mas Pèp la, Sa fè lontan tèt li tap pati San paspò, san viza, San tikè, san destinasyon. Kidonk, Li tap deja fou nan founo mizè. Nou tout konnen sak vid pa kanpe. Si Pèp la kanpe malgre vant li vid, Se paske tèt li pa vid. Yon lavalas ochan pou tout Patriyòt sa yo !
Yon bon Lavalas se yon bon Patriyòt.Lavalas se « L’union fait la force ». Fòs moral Ayiti chita nan Pèp Ayisyen li menm menm. Se pou sa, vle pa vle, sote ponpe, Fòk ane 2007 sa a pote yon demen miyò. Gen yon lavalas rezèv moral pou sa fèt. Pèp Ayisyen se rezèv moral Peyi d Ayiti. Si gen patisipasyon Pèp la nan pouvwa Pèp la, N ap debouche kanmenm sou delivrans Ayiti. Ayiti an pann, men Se li ki pa n. Pa n se pa n. Wi, se vre :Pa n se pa n. Se ladann pou n retounen Wè pa wè, n ap wè. Wè pa wè, n ap wè lakay. Se va yon bèl fèt lapè Ak lanmou fratènèl. Nan menm chalè renmen sa a, Minouche avè m anbrase nou tout E redi n nan lang Zansèt yo: Sizobonana ekhaya ! Sa vle di : Na wè lakay. Unyaka omucha omuhle ! Sa vle di : BON ANE !
Pretoria, Afrik di Sid
Desanm 2006

YOU REPONS YO TE VOYE BAY ARISTID LANE PASE

Nou gen kek tan ke nou pa tande pale de Aristid ni de moun ki te konn ap klewonnen pa si pala ke se pou li te tounen andedan peyi-a. Gen menm kretyen vivan ki te di ke Preval ak Aristid se te kokot ak figawo e ke Prezidan Preval depi-l te fi-n monte sou pouvwa-a li ta pral travay pou koniflèt li vin pran ti chez la. Fok nou ka di tou ke se pa janm pawol sa ke Preval te konn di lè li te konn ap fè kanpay poul vi-n prezidan.
Men jounen jodi-a , menm jan nou ka wè ke pa gen lopozisyon politik andedan peyi dayiti nou ka wè ke men-m pati politik lavalas la genlè tounen ti dlo sal kap kouri nan rigol.
Se vre ke nou te tande pale de oganizasyon popilè yo men san anpil fosa p mande pou gouvenman an ta fè demach pou lagé mouche Lovensky Pyè Antwa-n nèg ki sanble te pran nan dap piyanp nan men atoufè sanzave kap kidnape moun andedan peyi ya.
Nan jou ki pral vini yo gen pou tande pale de lavalas paske pral gen eleksyon pou senatè e sitou paske yo fenk lagé mouche Réné Civil apre ke lapolis te mete men na pa-t kasav misye pou zafè alegasyon ak akizasyon volo machi-n.
Misye te lage paske genlè te gen vis de fom nan fomilasyon akizasyon ke yo te monte sou do misye. Se pa etonan paske Komisè tou pisan Claudy Gassant te di sa devan palman ak deven de grenn jè chef lapolis la koumandan Mario Andresol ; lè yo te soti pou akize misye ke li te lage kriminel, fanmi madanm li ki te nan prizon pou kidnapè.
Men kote yo pral tande pale sang rate tèt de Aristid se pral nan lokazyon fèt pou femen ak klotire lané-a. Ko- dabitid pral gen you mesaj ak pawol kwochi ak pawol tet anba ki gen pou blayi andedan peyi-a pou ka fè trip tout ayisyen branse andedan vant yo.
Se sa ki te pase lane dènyè ak mesaj bon ane ke sizo bonana te voye bay pèp ayisyen an. Nan lokazyon sila mwen sonje you repons fèt e founi ke Monica you fanm djanm ki te kon brase lide sou fowom moun.com lan (
http://www.moun.Com) te voyé bay misye ak tout moun ki ta pral file zepon yo pou vin simaye latwoubla nan peyi pa DESSALINES lan. Mesaj la te bel e li te fe anpil moun plezi.
Si ou pat li-l, si ou bliye kijan sa te pati men nou ekri-l pou wou nan ribrik ke nou rele kreyol pale kreyol konprann lan.

TEL LE-T TEL LA REPONS
Depi Lafrik Di sid wou kodace. Zorey nou klewonen. Kè’m tounen. Bonè-t mwen chavire. se maren-n mwen Sandri-n ki voye-m pale avè-w. Komisyon pa chay, pran ti chez ba’w.Ki van ki leve-w sou nich ou Titid ?
Lapawoli flan-m dife ki soti nan bouch ou fè nou kwe ke wou genyen poulpoul. Nou an desan-m nou panko nan karè-m. Wou se gate priyè, mouch a vè, sintetewomp. Dekwaze pye-w sou lestomak ayiti. Retire-w jerenoce. Fil arenyen vlope lespri-w. Mireille Durocher Bertin, Paste Sylvio Claude, Brignol Lindor, Jean Dominique satouyè-t lespri-w. Yo fe-w wè joudelan anvan nwèl. Wou telman bay pe lebrun, lafimen bouche je-w. Ou wè nwa lajounen kou lannwi-t. Nan pandye nan Pretoria lagou-m soti nan nen-w tankou poul ogey.Ou gen youn lamp etenel nan ke-w maten midi swa. Wou tounen komet kap file. Wou pran nan pwa grate. Mwen nonmen non-w mwen pa detounen-w. la mayotte wou-a pap pran. Nou konn sa ki nan bwat la. Wi sevre nou pa dwe manje manje bliye. Manje 91 la te gonfle nou. Manje 2001 yan bannou kakarel. Nou rann fiel nou. Abraham di setase.Nan Afrik Di sid ou kase lezo. Tranche lekzil mode-w zantray ou. Ou kriye ak tou-t tatawel bizawel ou yo: Operasyon pakatann ! Bèkèkè mannwel sete youn gross mol. Nan fè lakilbit, nan jwe mayamba, nan jwe pike kole ou se bakoulou. Ou telman fo wa fe twal. Sevre premye so pa so men dezyè-m so sa-a kase ren’w. Wou genlè panko komprann Titid. Frize kouvri-w. Ou tounen poul kayè-t. Ou gen lappipi. Ou tounen kok bendezwel. Mwen tande ou vle retounen nan gagè anko. Ou blye Titid, Ou se you plou-m. Ou bon pou chodyè. Amatè kok pap kare-w anko. Pye-w pa ka pran sapaton-n. Ou se kok pye kaka.Sispann rele zansè-t nou yo nan govi. Dessalines, Charlemagne Peralte, Benoit Batraville pete sou wou sept fwa swasan-t-disept fwa. Bonnanj ou pati. Tou-t rev chimè-w yo fi-n petevi-w. detounen-w. Atansyon Titid ! Ou genlè te wè zetwal file. Ou tounen rosiyol. Pawol san pye san tè-t, pawol degren-n goch, pawol depaman tombe kou gren-n lapli. Sispan-n fè intèpelasyon. Sispan-n jwe ak lombray ou. Sispan-n tire kont lajounen.
Laye lavalas paka tounen avyon. Bobi-n fil lavalas paka tounen machi-n. Jou bare’w Titid. Pwen yan gate li gate nè-t.Nou pap ka wè lakay Titid. Mwen voye youn po dlo dèyè-w. Ale lwen manje ranje.Ak tout kè-mMonica.
(Source Forum mou.com sur
http://www.moun.com)

Dizon pa-m!
Si nou se ayisyen natifnatal nou paka pa ri lè nap wè tou-t bèbèl lang kreyol la kap layite kôli nan repons sa ke Monica voye bay aristid la. Sa ki enteresan nan repons sila se ke monica itilize menm lang ke aristid itilize a tou.
Ak popilarite ke moun.com genyen destinatè misiv saa gen pou li jwenn li.
Mwen ta renmen konnen reyaksyon aristid lè lap li repons gwo ponyèt sa que monica voye ba li ya.
You gwo ayibobo pou monica

vendredi 14 décembre 2007

L'ENTRETIEN DE MADAME MIRLANDE MANIGAT ACCORDE A MONSIEUR ROBERT BENODIN DE RADIO CLASSIQUE INTER

RB : Il y a une absence totale de sens de direction au niveau de l’Exécutif. Préval fait une multitude de déclarations banales, sans expliquer le pourquoi et encore moins le comment. Alexis chef de gouvernement semble ne pas pouvoir motiver ses ministres à prendre des initiatives. Comment expliquez-vous cet état de stagnation totale du pouvoir exécutif ?

MHM : Il y a beaucoup de bruits qui circulent, en ce qui concernent les rapports entre le président Préval et le premier ministre Jacques Edouard Alexis. De toute évidence, parfois on a l’impression que c’est un attelage qui ne marche pas. C’est comme deux chevaux qui iraient dans des directions différentes, le carrosse ne peut pas marcher. Ce qui se précise. Ce qu’on peut observer, c’est un manque de synchronisation, un manque de convergence dans l’attitude des deux. Des fois le premier ministre parle. Peut être le lendemain, il pourrait être contredit par le président de la République. Ou alors un ministre s’exprime avec beaucoup de prudence. Les ministres n’ont pas un grand pouvoir, parce qu’ils sont ministres, c’est-à-dire qu’ils ont un pouvoir très limité. Ils ont un pouvoir de décision administrative dans le cadre de leur ministère. Mais cependant ce ne sont pas eux qui déterminent la bonne marche, ni de leur ministère, ni de l’Etat. Cela me rappelle le propos du ministre Chevènement, c’était sous le président François Mitterrand. Il avait démissionné parce qu’il n’était pas d’accord avec une orientation. Je crois qu’il s’agissait de la guerre de l’Irak, la première guerre de l’Irak. Et il a eu ce mot très fort. « Un ministre ça ferme sa gueule, ou il démissionne. » Pardonnez moi la vulgarité de l’expression, c’est exactement les mots qu’il avait employés. A savoir lorsqu’on est ministre, hé bien l’on suit. C’est comme quand on est ambassadeur. L’ambassadeur n’a pas d’état d’âme. L’ambassadeur n’a pas d’idée. L’ambassadeur n’a pas d’opinion. Il exécute. Un ministre a quand même plus de pouvoir d’appréciation qu’un ambassadeur. Mais, s’il est en désaccord avec le premier ministre, voir avec le président, ces désaccord ne peuvent se prononcer, ne peuvent s’exprimer qu’en conseil des ministre. Et ça ne peut pas sortir, normalement du conseil des ministres. Il est invraisemblable qu’un ministre critique le gouvernement auquel il appartient. Alors je ne sais pas comment cet attelage fonctionne entre les deux têtes de cet Exécutif bicéphale. Cependant il y a un fait par exemple, que je peux dire, c’est que le 17 octobre le président Préval a critiqué la Constitution. Et il a eu à dire ceci, il nomme le premier ministre, c’est d’ailleurs partiellement vrai, il dépend aussi du parlement, cette procédure associe la présidence de la République et les deux chambres. Il nomme le premier ministre mais il ne peut pas le révoquer. Il trouve cette situation pour le moins inconfortable. D’accord, mais le premier ministre était présent. Il m’a semblé ce jour là qu’il aurait pu dire, un petit mot en faveur du premier ministre. Il aurait pu dire, heureusement qu’entre monsieur Jacques Edouard Alexis et moi, les choses vont très bien. Il n’a rien dit. J’ai trouvé vraiment quand vous parlez d’un problème général. Mais lorsque vous avez présente la personne concernée par cette généralité, vous pouvez maintenir votre position de principe, critiquer la Constitution qui dit que vous n’avez pas le droit de révoquer le premier ministre. Mais cependant, la personne est là, vous auriez pu quand même dire un petit mot. Je me suis demandé, si ce n’était pas l’aveu d’un malaise pour le moins entre le président et le premier ministre. Je ne suis dans l’intimité du gouvernement. Je connais Jacques Edouard Alexis comme recteur de l’Université Quisquéa au quelle j’appartiens. Les gens changent peut être en changeant de fonction. Je ne peux pas me prononcer d’avantage sur les difficultés qui s’observent entre d’un coté les deux et de l’autre l’ensemble des ministres.

RB : La lutte contre la corruption lancée tambour battant par Préval a fait ses premières victimes dans le secteur privé. Quant au scandale du CNE affectant des gouvernants passés et présents, on s’est empressé d’y mettre rapidement une sourdine. Les rapports de la CEA, de l’UCREF et de l’ULCC, qui ont offert des preuves de culpabilité irréfutables contre des dirigeants lavalassiens, sont jetés au rancart. Préval a mis fin à la poursuite contre Aristide par-devant les tribunaux de la Floride, pour malversation. Pouvons-nous faire foi à cette mascarade de lutte contre la corruption ?

MHM : Vous avez résumé un petit peu les dernier événements, qui montrent que l’ULCC, l’UCREF, n’ont pas été créé par le président Préval, mais par le gouvernement provisoire. Ils ont établi des rapports. Certains sont rendus publics avec des noms, avec des faits, avec des preuves. Et on se rend compte que les personnes dénoncées se trouvent encore en liberté, alors que les charges qui pèsent contre elles sont assez graves pour les envoyer devant les tribunaux. Quand on parle de la corruption, il faut d’abord identifier dans les structures mêmes gouvernementales, les secteurs, les poches de corruption. Il faut établir les faits. Et lorsque les faits sont établis. Les personnes accusées de malversation preuves à l’appui sont dénoncées. Il s’agit de les poursuivre devant les tribunaux. En d’autres termes, il y a une séquence dans la lutte contre la corruption. Il y a effectivemenrt les dénonciations verbales. On peut dénoncer verbalement. On peut affirmer urbi et orbi qu’on va lutter. Qu’on est décidé à extirper la corruption. Que la corruption cesse ! Qu’on va poursuivre quelque soit la personne etc. Ils savent que tout ceci c’est du bla, bla, bla ! Lorsque à la deuxième étape les faits sont établis. Les cas de malversation sont documentés. Et on ne fait rien.

Qui peut faire ? Ce n’est pas le pouvoir Exécutif qui peut. Le pouvoir exécutif peut par exemple se défaire d’un ministre compromettant qui est accusé. Avant même qu’il ne passe devant les tribunaux, le pouvoir exécutif peut dire, c’est vrai, il peut bénéficier de la présomption d’innocence. Mais lorsque les faits sont assez graves documentés, qui affectent un haut personnage de l’Etat. Je crois que le geste le plus élémentaire et le plus sain, c’est de s’en défaire.

La troisième étape c’est l’intervention du pouvoir judiciaire. Quand je dis pouvoir judiciaire, il faut bien savoir que la chaîne pénale commence avec le pouvoir exécutif. Car le Commissaire du gouvernement est un fonctionnaire du ministère de la justice intégré donc au pouvoir exécutif. Il faut donc que la chaîne pénale soit mise en mouvement. Et que ces personnes soient traduites par-devant les tribunaux. Si ceci n’est pas fait, on peut remonter les étapes, et se rendre compte que toutes ces paroles, n’ont pas de sens dans la mesure où elles n’expriment pas une volonté réelle du pouvoir exécutif de lutter contre la corruption.

Donc pour l’instant, la population est un peut sceptique. Ou alors la population dit, on prend une tête par-ci, on prend une tête par-là. Et vous l’avez dit le secteur privé. C’est possible effectivement qu’au niveau de la douane, il y ait des malversations qui ont été commises. Mais on ne peut pas mettre les gens en prison comme cela. Et les sortir de prison sans jugement. On ne peut pas ! On n’en n’a pas le droit ! Je ne sais pas si les gens du secteur privé ont été coupables ou pas. Mais cependant, si leur culpabilité est démontrée, logiquement, ces personnes devraient passer par-devant les tribunaux. On n’a pas le droit de jeter les gens dans une cellule et les sortir comme cela, sous pression, sur intervention ou sur négociation, et puis rien du tout. Ce n’est pas possible !

Ceci met en doute la crédibilité d’une détermination gouvernementale à lutter contre la corruption. J’attends pour ma part de voir. Vous avez parlez du secteur privé. Le secteur public aussi offre des poches de corruption, offre des possibilités de corruption. C’est encore plus facile. Car quelqu’un qui travail dans le secteur privé est un salarié. On connaît le niveau de son salaire. On le voit se livrer à des dépenses extraordinaires, maisons, voitures voyages. Sa femme aussi affiche un appétit pour les dépenses. On sait qu’il a une maîtresse, ou deux, ou trois et que ces femmes aussi se mettent à dépenser. Ce n’est pas difficile de documenter cela.

Il y a un système en France qui a été adopté depuis quelques années, qui s’appelle « Les signes apparents de richesse ». Ceci a été adopté de façon à lutter contre la fraude fiscale. Les gens font des déclarations d’impôt. S’ils ont telle somme comme revenu. Cependant des agents du fisc peuvent se rendre chez eux et réaliser qu’ils ont deux, trois voitures dans leur garage. Que dans leur maison, il y a des meubles de prix estampillés. Qu’ils ont un Fragonard. Qu’ils ont un Renoir comme tableau. A ce moment là ceux sont des signes apparents de richesse. Et ces gens sont taxés non à partir de ceux qu’ils ont déclarés comme revenu. Mais à partir des qu’ils possèdent.
Ce sera difficile. Il faudra vraiment réformé notre système fiscal, notre système d’investigation fiscale pour aboutir à cela.
Ce pour dire que les fonctionnaires de l’Etat qui ont un salaire sont repérables quand ils se mettent à faire des dépenses qui ne correspondent pas à leur salaire. Il y a une présomption de culpabilité qui devrait permettre à l’Etat, au bras judiciaire de l’Etat d’intervenir pour établir leur culpabilité.

Donc, sans toutes ces mesures là, j’estime que ceux sont des paroles en l’air !

Lac Azuei inquiète, Ganthier crie au secours

Le niveau des eaux du lac Azuei, principal lac d'Haïti, augmente depuis environ trois semaines à hauteur de Malpasse. S'agit-il de l'un des effets symptomatiques du réchauffement planétaire auxquels est exposé le monde entier? Un fait est certain, le lac continue de déborder. Le maire de Ganthier, Ralph Lapointe, impuissant face à cette situation qui pourrait avoir de graves conséquences sur les différentes activités entreprises dans cette zone, en appelle au secours.
Alors qu'on croyait avoir affaire à une augmentation provisoire du niveau des eaux du lac Azuei, le phénomène se montre au contraire très menaçant de jour en jour. Le lac continue de déborder, rendant la circulation plus difficile dans des zones situées entre Fonds-Parisien et Malpasse. Ralph Lapointe, maire principal de Ganthier, qui dit prendre cette question à cœur, poursuit des démarches auprès du Ministère des Travaux publics, Transports et Communications en vue de se pencher sur ce problème.
« Nous sommes conscients de la situation délicate à laquelle font face de nombreux citoyens qui empruntent la route de Malpasse suite à l'augmentation du niveau des eaux du lac Azuei, laisse entendre M. Lapointe.
Mais, malheureusement, nous ne disposons pas de moyens adéquats pour affronter ce problème. Pour cela, nous continuons d'approcher les autorités centrales. » En termes de mesures provisoires relatives à la circulation des véhicules, les autorités municipales, avec la solidarité des riverains, envisagent de remblayer le week-end prochain les fossés creusés par les eaux du lac. « Ces travaux seront effectués en vue d'améliorer la situation », précise le maire Lapointe. Mais le mieux, croit-il, serait de construire des berges de protection afin de contrecarrer le débordement des eaux. Ce que le conseil municipal n'est en mesure de réaliser, affirme le maire principal. Actuellement, des tronçons de route à « Tilento » et à « Ravine verte » (Fonds-Parisien) ainsi qu'une bonne partie du « marché de malpaso » sont sous les eaux. Et si rien n'est fait, elles pourront atteindre d'un moment à l'autre d'autres points.
Est-il question du réchauffement climatique ?
Le phénomène qui se produit depuis quelques semaines au niveau du lac Azuei fait penser aux effets du réchauffement climatique. « Nous avons l'impression que nous sommes en train de subir déjà les effets du réchauffement de la planète», s'inquiète un agent de police qui dit, en passant, ne pas pouvoir fournir, comme ses 29 collègues affectés au Commissariat de Malpasse, un travail efficace en raison de l'absence de certaines infrastructures comme l'électricité. « Nous nous sentons menacés par les eaux du lac, souligne un autre policier. Quelque chose va certainement arriver.»En réalité, ce fait qui inquiète plus d'un ne doit pas absolument être pris à la légère par les autorités haïtiennes. D'ailleurs, ce phénomène n'est pas seulement constaté à Malpasse. A Miragoâne, le niveau des eaux de l'étang commence à augmenter considérablement selon une source digne de foi. C'est le même constat également à Thomazeau. Sommes-nous en face de l'un des effets du réchauffement de la planète?
Le réchauffement climatique, encore appelé réchauffement planétaire, est un phénomène d'augmentation, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années, de la température moyenne des océans et de l'atmosphère. Communément appliqué au changement climatique, ce terme est observé depuis environ vingt-cinq ans. Plus d'inondations, plus de périodes de sécheresse, des problèmes d'approvisionnement en eau potable, le développement des maladies comme la malaria, la disparition de certaines zones côtières ou d'îles à basse altitude sont, entre autres, les principaux effets que pourra sentir bientôt l'humanité.
Selon la majorité des scientifiques, la cause majeure du réchauffement actuel est l'accélération du phénomène de l'effet de serre. Ces phénomènes sont tous deux provoqués par l'impact de l'homme sur son environnement. Et en Haïti, particulièrement à Malpasse, nul ne peut ignorer le fait que l'exploitation abusive de l'environnement se fait à un rythme accéléré. Pire, les responsables restent encore assez timides face à cette menace.
Victor Jean Junior

djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52063&PubDate=2007-12-14
Commentaires :
Le lac Azuei est traité à la même enseigne que nos plages qui servent de décharges publiques et de latrines au niveau de nos villes côtières. Ces ressources naturelles qui devraient représenter une vraie manne pour le pays est en passe de se convertir en un objet dangereux presque « wanted »C’est mourir de soif au bord de la piscine.