Google

jeudi 16 août 2007

Place aux artisans

Des oeuvres de plus de cent cinquante artisans seront exposées à la première édition de « Artisanat en Fête » les 18 et 19 août 2007 au Parc Historique de la Canne à Sucre, à partir de 2h p.m. En marge de cet événement, quelques artisans souhaitent déjà la pérennité de cette foire.
Artisan et entrepreneur, 37 ans, Einstein Albert estime que « Artisanat en Fête » est une bonne décision. Il mérite, à son avis, d'être encouragé parce qu'il permet à un grand nombre d'artisans de sortir de l'ombre.M. Albert pense que le secteur de l'artisanat peut rapporter beaucoup de devises au pays. « Si ce secteur est développé, cela peut réduire la délinquance juvénile dans le pays. Je crois que l'Etat a beaucoup intérêt à intervenir dans ce secteur. Il pourra utiliser la main-d'oeuvre carcérale en vue de la réinsertion des détenus en passant par la formation dans le domaine de l'artisanat, par exemple », déclare le propriétaire de Einstein Albert Shop.

De son côté, Jocelin Josile, originaire de Cap-Haïtien, artisan et sculpteur, est le créateur de huit cent cinquante pièces. Il a déjà représenté Haïti au Chili.
M. Josile se réjouit de la tenue de « Artisanat en fête ». Il en profite pour solliciter l'encadrement de l'Etat. Il pense qu'en investissant dans l'artisanat, les autorités pourront réduire considérablement le chômage. Professionnel de la ferronnerie d'art, Serge Jolimeau pratique ce métier depuis son plus jeune âge. Il sollicite la participation de toutes les forces vives de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince à cette foire. « C'est une bonne initiative. Je profite de l'occasion pour remercier les organisateurs, en particulier Mme Martine Blanchard. Je vois qu'il y a encore des gens sérieux qui pensent à ce secteur », affirme l'artisan
Serge Jolimeau souhaite que cette foire soit organisée chaque année. « Je veux que cette initiative soit pérenne. J'encourage les parents à faire le déplacement avec leurs enfants, à venir découvrir ce pan de notre patrimoine. En outre, je crois qu'il faut encadrer les artisans et organiser des concours à leur intention », précise-t-il
Pour sa part, Jean-Wilbert Bruno se réjouit de la tenue de cette foire. « Artisanat en Fête » sera une occasion unique pour les artisans de faire montre de leur savoir-faire, de leur talent, de leur capacité de création et de leur vision artistique », a fait remarquer le sculpteur.« Je dois féliciter les organisateurs parce qu'ils ont eu l'idée géniale d'organiser cette activité pour permettre au grand public de découvrir des talents, des créateurs. Il faut que les artisans s'organisent. J'ai créé personnellement une association d'artisans ayant pour tâche de régler certaines questions liées au métier et à la survie des artisans ».

Originaire de Bainet, 39 ans, Jean-Baptiste Jean Joseph se dit heureux parce qu'il va participer à « Artisanat en Fête ». « Je suis content parce que je vais participer à cette grande fête de l'artisanat. C'est à féliciter. C'est la première fois que je participerai à une grande foire populaire. Je crois qu'une telle initiative doit être soutenue », avance -t-il l'air souriant.
Cette foire populaire mettra en relief les produits d'artisanat d'art et d'artisanat utilitaire. A cette occasion, les amants et amateurs d'art auront la possibilité de découvrir l'artisanat sous ses différentes formes : perles et paillettes, papier mâché, couture et broderie, fer découpé, corne et os, poterie, bois travaillé, pierre taillée, vannerie, orfèvrerie, fer forgé, céramique, sculpture sur bois. « Artisanat en fête » réunira dans un même espace plus de cent cinquante artisans venus en majorité du département de l'Ouest et du Sud-est du pays.


L'entrée est à 150 gourdes par jour et sera déductible sur le premier achat chez l'un des artisans en exposition. Les organisateurs de la foire L'IRPAH et Le Nouvelliste grâce au concours des sponcors comme la Digicel, le ministère des Affaires sociales, la Unibank, le Rhum Barbancourt, le ministère du Tourisme et des médias partenaires, prennent en charge les frais d'inscription, les frais d'installation et la nourriture des exposants pendant les deux jours que dure « Artisanat en Fête ».
« Nous voulons en minimisant au maximum les dépenses encourues par les artisans leur permettre de vendre au plus bas prix pour qu'un large public puisse avoir accès aux oeuvres », a insisté Max Chauvet, directeur du Nouvelliste.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47355&PubDate=2007-08-16



Ouanaminthe célèbre son bicentenaire


La ville de Ouanaminthe, située à 320 kilomètres au Nord-Est de Port-au-Prince, consacre une dizaine de jours (du 7 au 17 août 2007) à la célébration de son bicentenaire au rang de commune. Elle fait pourtant face à de nombreuses difficultés d'ordre infrastructurel. Les Ouanaminthais, qui vivent quasiment sans électricité depuis douze ans, et conscients du caractère particulier de leur cité, essaient tant bien que mal de cicatriser les blessures et de recevoir les nombreux visiteurs qui déferlent sur leur ville. Les principaux hôtels de la ville ont déjà affiché complet.

Un concert de Jakito, un bal de Djakout, un de Tropicana d'Haïti, un autre de Mass Konpa, ou du groupe local Full Konpa, des représentations théâtrales par-ci et par-là, des rencontres sportives entre la ville hôte et celles des environs, des activités culturelles de toutes sortes. Rien de grande envergure. Les pèlerins habituels qui viennent célébrer la Notre-Dame de l'Assomption se mêlent souvent aux commerçants de toutes catégories qui visitent la ville surtout les lundis et vendredis, jours de marché .

A Ouanaminthe, les séquelles des récentes catastrophes naturelles sont encore bien visibles. Même si le pont jeté sur la rivière Massacre a été réparé. Pratiquement, tout ou presque tout vient de la République dominicaine, les aliments, l'eau, les glaçons...

La vie commerciale reprend, et les Dominicains ont tout fait pour réparer le pont reliant la ville dominicaine de Dajabon à la ville haïtienne de Ouanaminthe. Ils ont tenté d'intervenir auprès du maire de la ville, mais les prérogatives constitutionnelles ont obligé le maire de les orienter vers les responsables du gouvernement. Les travaux de réparation proprement dits ont duré un peu plus d'une semaine après la tornade, d'après les informations fournies par le maire de la ville.

Dans le cadre de la réhabilitation de la route Cap- Ouanaminthe, les travaux de construction d'un nouveau pont vont bon train, a constaté Le Nouvelliste sur place.Rony Pierre, le maire de Ouanaminthe, élu le 3 décembre 2006 sous la bannière de la Fusion des Sociaux- démocrates haïtiens, comprend la nécessité de vivre avec ses voisins dominicains. Il déclare que l'Etat d'urgence devait être décrété à Ouanaminthe. Le premier citoyen Ouanaminthe indique qu'il n'a pas les moyens de faire face aux multiples besoins de sa ville. La mairie a de grandes difficultés pour curer les canaux d'écoulement des eaux usées et assainir la ville comme il se doit.
Devant l'ampleur des dégâts et la capacité de répondre immédiatement l'édile de Ouanaminthe ne peut s'empêcher d'établir quelques comparaisons. Il fait remarquer que le président Fernandez a déjà effectué trois visites à Dajabon après la tornade dévastatrice du 8 mai 2007 en dépit d'une aide d'urgence de 50 millions de pesos.

En tenant compte de sa population (80 000 habitants), de son commerce surtout avec la République voisine, Ouanaminthe est la plus importante ville du département du Nord-Est. Elle a été élevée au rang de commune en 1807.

Une cité commerciale, une commune frontalière, qui reçoit déjà beaucoup de visiteurs durant toute l'année, pourtant avec une capacité d'accueil très limitée.

Dieudonné Joachim

Interrogations sur les prix des produits de première nécessité


La ministre du commerce, Maguy Durcé, est en désaccord avec un grand nombre de marchand de la région métropolitaine en ce qui a trait aux prix des produits de première nécessité. Alors que la ministre, lors d’une rencontre avec les membres de la commission commerce de la chambre basse, avait fait état d’une baisse des prix des produits de première nécessité, des marchandes se plaignent de l’augmentation croissante de ces prix.

Selon Mme Durcé, entre janvier et juillet le sac de riz est passé de 1291 à 1172 gourdes (baisse de 118 gourdes), le sas de farine de blé est passé de 1083 à 857 gourdes (baisse de 228 gourdes), le sac de sucre est passé de 1241 à 1047 gourdes ( baisse de 193 gourdes) et la caisse de 50 kilos d’hareng saur est passé de 1490 à 1417 gourdes (baisse de 77 gourdes).

Tout en reconnaissant que ces légères baisses sont insuffisantes pour combattre la vie chère, Maguy Durcé croit que la baisse du taux de change a contribué à cette situation.

Toutefois les statistiques de la ministre du commerce sont rejetées par les marchandes qui font état d’une hausse constante des prix des produits de première nécessité.

Au marché de Delmas 32, des marchandes indiquent que le sac de riz est passé de 1100 à 1200 gourdes et précisent que le sac de sucre a connu une hausse de 75 gourdes.

Le gallon d’huile est passé de 135 à 185 gourdes et la marmite de beurre qui se vendait à 150 gourdes se vend aujourd’hui à 210 gourdes soulignent les marchandes.

Tout en réclamant une intervention urgente du gouvernement pour faire baisser les prix les marchandes expliquent que leur profit est faible. " Je ne gagne que 10 gourdes sur la grande marmite de pois", soutient l’une d’entre elles. un marchand explique que la petite marmite de riz sheila se vend à 40 gourdes ce qui dit-il équivaut au prix de la grande marmite il y a quelques mois.

Il n’y a que le hareng saur qui montre des points de similitudes entre les statistiques des marchandes et celles du ministère du commerce.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12938

Des fourmis dévastatrices envahissent Plaisance

Les habitants et les autorités de Plaisance (nord) lancent un cri d’alarme aux autorités en raison des effets dévastateurs d’une légion de fourmis sur les plantations et le bétail. Le maire de Plaisance, Jeanty Exalus, réclame une intervention urgente du gouvernement qui avait dépêché des techniciens dans la région il y a quelques mois.

Nous sommes dans l’attente d’une réponse du bureau du premier ministre indique t-il soulignant que le ministère de l’agriculture informe qu’un projet pour lutter contre ces fourmis coûtera 100 millions de gourdes ( 2 millions 800 mille dollars US).

Selon le maire, les fourmis qui sont presque omni présents ont causé la mort d’une nonagénaire en décembre 2006. " Je ne puis mettre ma nourriture sur ma table, pour dormir je dois asperger la chambre d’ insecticides", déclare M. Exalus tout en précisant que le centre ville et 6 des 8 sections communales sont envahis par les fourmis.

" Ces mystérieuses fourmis, qui tombent du ciel, ont entrepris de détruire les plantations et le bétail", indique le maire pour qui la présence des fourmis nuit à la vie sociale et aux activités économiques dans la région.

Selon Jeanty Exalus les fourmis qui ont investi la région en 2004, ont développé de nouvelles techniques leur permettant de traverser les rivières. " Après les averses les fourmis ne sont plus là et quelques jours plus tard, elles sortent de terre et reprennent leur travail de destruction ", explique t-il.

Pour le moment les habitants de Plaisance utilisent du Kérosène, des insecticides et des brasiers pour contenir les assauts des fourmis démoniaques. Le maire réclame une intervention urgente et souligne que les habitants veulent organiser des manifestation pour protester contre l’inaction du gouvernement.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12936

Haïti-R.dominicaine : L’exposition « Esclaves au Paradis » à Montréal en septembre 2007 Dans le cadre de la 3e édition du festival international du fi

Mercredi 15 août 2007
P-au-P, 15 août 07 [AlterPresse] --- L’exposition internationale « Esclaves au Paradis », qui traite de l’esclavage contemporain des Haïtiens dans les bateyes de la République Dominicaine, sera à Montréal du 19 au 23 septembre 2007, dans le cadre de la 3e édition du festival international du film haïtien de cette ville d’Amérique du Nord, informent les organisateurs du festival dans une note communiquée à l’agence en ligne AlterPresse.

Le vernissage de cette exposition, réalisée par la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, aura lieu le 18 septembre prochain. Il sera suivi, le 19 septembre, d’un colloque international intitulé « Sang, Sucre et Sueur » dans les locaux de Radio-Canada.

En 2007, le festival international du film haïtien de Montréal (FIFHM) entend accorder une place privilégiée aux films réalisés autour de la problématique des bateyes en République Dominicaine notamment, avec la programmation de 5 films.

Il s’agit de : Le Prix du Sucre, du réalisateur américain Bill Haney ; Les Enfants du Sucre, de la réalisatrice cubano-américaine Amy Serrano ; L’Empire du Sucre, du réalisateur canadien Brian McKenna ; Batey Zero, du réalisateur français Gérard Maximin et Sucre Noir, du réalisateur canadien Michel Régnier, précise la note parvenue à AlterPresse.

L’événement intitulé « festival international du film haïtien de Montréal » est organisé tous les ans par la fondation de l’actrice haïtienne Fabienne Colas, qui reçoit cette année le support de différentes institutions internationales et nationales au Canada.

A rappeler que l’administration politique en République dominicaine a tenté de contester les images diffusées, en mai 2007 à Paris, sur les conditions déplorables vécues par les Haïtiens en territoire voisin.

L’exposition internationale « Esclaves au Paradis », qui a remporté un succès sans précédent en France en mai dernier, vise à sensibiliser le grand public sur le trafic d’êtres humains et le maintien en esclavage des coupeurs de cannes à sucre dans les plantations dominicaines, rappellent les organisateurs du festival du film haïtien de Montréal.

Tout en encourageant un cinéma indépendant de qualité, le FIFHM cherche à favoriser une prise de conscience chez le grand public en abordant d’importants enjeux sociaux qui suscitent des débats.

La journaliste haïtienne Nancy Roc, résidant aujourd’hui à Montréal, sera la commissaire de l’exposition « Esclaves au Paradis » et coordonnatrice du colloque international « Sang, Sucre et Sueur ». [rc apr 15/08/2007 18 :30]






Accord bilatéral haïtiano-dominicain en matière de santé

La commission mixte est réactivée en vue de l’éradication de maladies fréquentes des deux côtés de la frontière

jeudi 16 août 2007,
Radio Kiskeya
Les ministres de la santé d’Haïti, Robert Auguste et de la République Dominicaine, Bautista Rojas Gòmez, ont paraphé mardi à Santo Domingo un accord de coopération visant la réactivation de la commission mixte bilatérale en vue de faire face aux problèmes sanitaires qui affectent les deux pays.

Selon la presse dominicaine, la convention prévoit notamment des efforts conjoints dans la lutte contre des maladies telles la malaria, la dengue, la tuberculose, la filariose et le Sida dans les régions frontalières haïtiennes et dominicaines.

"Il s’agit d’un accord binational qui concerne notamment l’éradication de la malaria et qui peut éventuellement bénéficier du soutien financier de la Fondation Gay et d’autres bailleurs", a déclaré le Dr Rojas Gòmez.

Pour sa part, le Dr Robert Auguste a souhaité que le travail des deux ministères permette de contrôler les maladies ciblées ainsi que la circulation des médicaments qui traversent la frontière à destination d’Haïti. Le ministre en a profité pour souligner que la malaria n’existe pas seulement en Haïti, mais constitue "un mal endémique sur l’île entière". Il explique, par conséquent, que des actions doivent être entreprises conjointement par les deux Etats.

S’exprimant également lors de la cérémonie de signature de l’accord, le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Thimothée, a indiqué que la mise en pratique des projets prévus en matière de santé représente un défi à relever pour Haïti et la république voisine.

La nouvelle convention, qui permet de réactiver la commission mixte bilatérale créée en 2002, jouit de l’appui des associations médicales haïtiennes et dominicaines.

Lors d’une rencontre avec la délégation haïtienne, le Collège des médecins dominicains (CMD) a mis l’accent sur la nécessité de combattre les maladies susmentionnées et de régulariser le commerce des médicaments entre les deux pays.

De son côté, la représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS/OMS) en République Dominicaine, Cristina Nogueira, a estimé que les discussions engagées entre Port-au-Prince et Santo Domingo donneront la possibilité d’affronter efficacement toutes les maladies identifiées.

Des épidémies frappent régulièrement les populations des villes situées à la frontière haïtiano-dominicaine longue d’environ 400 kilomètres. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3983

Dean devient le premier ouragan de la saison et pourrait menacer Haïti

Avis de tempête pour différentes îles des petites Antilles ; 7 départements d’Haïti potentiellement confrontés à des risques d’inondations dès samedi

jeudi 16 août 2007,

Radio Kiskeya
Le premier ouragan de la saison cyclonique 2007, baptisé Dean, s’est formé jeudi matin dans l’Océan Atlantique et pourrait toucher les côtes d’Haïti le week-end prochain, selon les prévisions du Centre national des ouragans (NHC) basé en Floride relayées par le Miami Herald.

Passant à la catégorie 1 sur l’échelle Saffir-Simpson qui en compte 5, Dean, dont les vents atteignaient au minimum les 120 km/h, dépasse désormais le stade de tempête tropicale.

Différentes îles de la Caraïbe étaient placées jeudi en état d’alerte face à l’arrivée imminente de l’ouragan. Un avis de tempête a été émis pour la Dominique, Sainte-Lucie, la Martinique, la Guadeloupe, Saba et Sainte-Eustache. Les habitants de Saint Martin, Saint Vincent et de la Barbade se préparaient également à vivre des moments difficiles au cours des prochaines 24 heures.

Les prévisionnistes américains affirment qu’entre le week-end et le début de la semaine prochaine, Dean pourrait continuer à progresser dans la direction ouest ou ouest/nord-ouest et mettre en danger successivement la République Dominicaine, Haïti, la Jamaïque, Cuba et la péninsule mexicaine du Yucatàn.

En Haïti, le Centre national de météorologie (CNM) suit attentivement l’évolution du système. Même s’il ne dispose pas pour l’instant de précisions sur la trajectoire future de Dean, le CNM, une branche de la protection civile, appelle la population à s’informer régulièrement et à mettre en application, le cas échéant, les consignes de sécurité.

Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres (SPGRD) a, dans un bulletin spécial, publié au nom du gouvernement déclenché la phase 1 de l’alerte cyclonique. Il indique que les côtes méridionales du pays pourraient être balayées dès samedi par des pluies battantes et des vents violents. Les départements du Sud, du Sud-Est, de la Grand’Anse, des Nippes (sud-ouest), de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite (nord) sont potentiellement menacés d’inondations.

Toutes les opérations de cabotage seront interdites samedi et dimanche dans la presqu’île du sud.

L’ouragan devrait se renforcer et passer à la catégorie 2 avant d’atteindre vendredi les petites Antilles.

Jack Beven, spécialiste des cyclones au NHC, a demandé aux communautés concernées "d’accélérer les préparatifs en vue de protéger les vies et les biens de façon optimale". Les pluies accompagnant Dean pourraient "causer d’importantes inondations et des glissements de terrain", a averti le météorologiste américain.

En raison de la dégradation très avancée de son système écologique, Haïti qui se trouve au milieu de la "ceinture des ouragans" redoute particulièrement les effets associés aux cyclones.

L’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a prévu qu’entre sept et neuf tempêtes tropicales pourraient se transformer en cyclone cette saison dans l’Atlantique dont trois à cinq ouragans majeurs au moins de catégorie 3.

La saison cyclonique s’étend du 1er juin au 30 novembre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3988

mercredi 15 août 2007

Publication des résultats d’une enquête sur l’utilisation et la prévalence de la consommation de la drogue en milieu scolaire haïtien, en 2005

En présence du responsable anti-drogue de l’OEA
mercredi 15 août 2007,

Radio Kiskeya
Une enquête réalisée en 2005 par la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD), avec le concours de la Commission Interaméricaine contre l’Abus des Drogues (CICAD) de l’Organisation des Etats-Américains (OEA), sur la consommation de drogue par des élèves haïtiens du niveau secondaire, révèle que 54% de ces derniers consomment de l’alcool, 11% font usage du tabac, 30% se servent de tranquillisants et 11% consomment des substances illicites, dont 2% de marijuana.

L’étude constate que les garçons consomment les substances en question beaucoup plus que les filles.

L’enquête est basée sur un échantillon de 10638 élèves âgés de 11 à 25 ans. Cette enquête traite également de la perception et du niveau d’information et de connaissance des jeunes sur la drogue, les raisons qui les poussent à en consommer et les éventuelles conséquences de ces substances sur leur comportement. 45% de l’échantillon considéré n’est pas au courant des conséquences de la drogue.

Les résultats de l’enquête ont été publiés mardi à Port-au-Prince en présence du secrétaire exécutif de la Commission Interaméricaine contre l’Abus des Drogues (CICAD) de l’Organisation des Etats-Américains (OEA). Réagissant à ces résultats, M. James F. Mack a estimé que la façon dont les médicaments sont vendus dans le pays constitue un facteur important dans la plupart des problèmes constatés. Des dispositions drastiques s’imposent à ce sujet, ajoute-t-il, rendant du même coup hommage au Ministère de la Santé publique et de la Population pour les efforts déployés dans le domaine.

Intervenant à son tour, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, a promis de prendre en considération les principales recommandations formulées dans le rapport. Il en a profité pour remercier la CICAD pour sa contribution dans la prévention et la formation concernant le fléau de la drogue.

La CICAD organisait justement mardi à Port-au-Prince un séminaire de formation à l’intention des membres et responsables de différents organismes impliqués dans la lutte contre la drogue, dont la CONALD et le Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

En marge de ce séminaire, le ministre de la justice, Me René Magloire, a déclaré que les instructions ont été passées afin que soient appréhendés tous les trafiquants de drogue et leurs complices qui sont parvenus à transformer Haïti en zone de transit de la drogue à destination d’autres pays.

Le secrétaire exécutif de la Commission Interaméricaine contre l’Abus des Drogues de l’OEA, James F. Mack, préconise pour sa part que, autant que les trafiquants, les auteurs d’actes de violence liés au trafic de la drogue, soient pourchassés.

Le responsable de la Commission anti-drogue de l’Organisation des Etats Américains (OEA), James F.Mack, était en visite officielle dans le pays depuis dimanche dernier. Il avait pour mission d’évaluer les progrès accomplis en Haïti dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants et de diriger un atelier autour du Mécanisme d’Evaluation Multilatérale (MEM) qui sert au contrôle des stupéfiants dans tous les pays de l’hémisphère. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3986

SELECTION HAITIENNE DE FOOTBALL DES MOINS DE 17 ANS- HAITI U17- HAITI SUB-17

Profil des 21 jeunes mondialistes haïtiens présents en Corée du Sud
L’équipe nationale se prépare à entrer en lice dimanche face au Japon
mercredi 15 août 2007,
Radio Kiskeya
Composition définitive de la sélection haïtienne qui dispute à partir de dimanche la 12e édition de la Coupe du monde de football des moins de 17 ans qu’accueille la Corée du Sud du 18 août au 9 septembre.

Nom : Dorleans
Prénom : Shelson
Date de naissance : 15 octobre 1990
Poste : Gardien
Club : AS Mirebalais (Haïti, Div.1)
Taille : 1,82m
Poids : 64kg
Dossard : 1
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Morse
Prénom : William
Date de naissance : 18 décembre 1990
Poste : Gardien
Club : Union School (Haïti)
Taille : 1,83m
Poids : 72kg
Dossard : 21
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Latortue
Prénom : Ludovic
Date de naissance : 1er juillet 1990
Poste : Gardien
Club : Violette Athletic Club (Div.1, Haïti)
Taille : 1,78m
Poids : 70kg
Dossard : 20
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Jérôme
Prénom : Mechack
Date de naissance : 21 avril 1990
Poste : Défenseur
Club : Triomphe de Liancourt (Div.2, Haïti)
Taille : 1,75m
Poids : 72kg
Dossard : 2
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Ismaël
Prénom : Grégory
Date de naissance : 9 mai 1991
Poste : Défenseur
Club : Roulado de La Gonâve (Div.1, Haïti)
Taille : 1,79m
Poids : 68kg
Dossard : 3
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Desrivières
Prénom : Peterson
Date de naissance : 19 octobre 1990
Poste : Défenseur
Club : AS Mirebalais (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 65kg
Dossard : 4
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Narcisse
Prénom : Jeff
Date de naissance : 3 mars 1991
Poste : Défenseur
Club : Violette Athletic Club (Div.1, Haïti)
Taille : 1,79m
Poids : 59kg
Dossard : 5
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Jean-Jacques
Prénom : Bitielo
Date de naissance : 28 décembre 1990
Poste : Défenseur
Club : Victory de Jacmel (Div.1, Haïti)
Taille : 1,69m
Poids : 65kg
Dossard : 6
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Pérou
Prénom : Nicolas
Date de naissance : 24 avril 1990
Poste : Défenseur
Club : Alencon (Div. Ntle, France)
Taille : 1,71m
Poids : 66kg
Dossard : 16
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Joseph
Prénom : Géraldy
Date de naissance : 29 mai 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Valencia de Léogâne (Div.2, Haïti)
Taille : 1,71m
Poids : 59kg
Dossard : 9
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Saint-Cyr
Prénom : Widner
Date de naissance : 18 novembre 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Victory de Jacmel (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 60 kg
Dossard : 8
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Charles

Prénom : Herold Junior
Date de naissance : 23 juillet 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Tempête de St-Marc (Div.1, Haïti)
Taille : 1,71m
Poids : 60kg
Dossard : 10
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Normil
Prénom : Valdo
Date de maissance : 19 décembre 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : AS Grand-Goâve (Div.1, Haïti)
Taille : 1,71m
Poids : 65kg
Dossard : 11
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Joseph
Prénom : Peterson
Date de naissance : 24 avril 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Aigle Noir (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 64kg
Dossard : 14
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Joseph
Prénom : Guemsly
Date de naissance : 3 janvier 1990
Poste : Milieu de terrain
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1, Haïti)
Taille : 1,83m
Poids : 63kg
Dossard : 17
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Attié
Prénom : Yann
Date de naissance : 8 janvier 1991
Poste : Milieu de terrain
Club : Violette Athletic Club
Taille : 1,77m
Poids : 60kg
Dossard : 19
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Sylvain
Prénom : Gilberto
Date de naissance : 17 août 1990
Poste : Attaquant
Club : Victory de Jacmel (Div.1, Haïti)
Taille : 1,72m
Poids : 70kg
Dossard : 12
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Charles
Prénom : Hérode
Date de naissance : 12 septembre 1990
Poste : Attaquant
Club : Rangers de Miragoâne (Div.2, Haïti)
Taille : 1,65m
Poids : 56kg
Dossard : 13
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Saint-Louis
Prénom : Wiselet
Date de naissance : 10 septembre 1992
Poste : Attaquant
Club : AS Mirebalais (Div.1, Haïti)
Taille : 1,65m
Poids : 56kg
Dossard : 15
--------------------------------------------------------------------------------
Nom : Luxama
Prénom : Mark
Date de naissance : 23 mai 1991
Poste : Attaquant
Club : BK. Knights (USA)
Taille : 1,64m
Poids : 55kg
Dossard : 18
-------------------------------------------------------------------------------
Nom : Vorbe
Prénom : Fabien
Date de naissance : 3 janvier 1990
Poste : Attaquant
Club : Violette Athletic Club (Div.1, Haïti)
Taille : 1,81m
Poids : 75kg
Dossard : 7
-------------------------------------------------------------------------------
Entraîneur principal : Jean-Yves Philogène Labaze de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince).

N.B Le onze national fera son entrée dans le groupe D contre le Japon dimanche à 5h00 du matin heure d’Haïti (10h00 GMT et 19h00 en Corée). L’équipe sera par la suite opposée à la France et au Nigéria. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3987

Le dirigeant Lavalas Lovinsky Pierre-Antoine porté disparu, selon ses proches

Coordonnateur de la Fondation 30 septembre et candidat potentiel de Fanmi Lavalas au Sénat, il aurait été victime d’un enlèvement en regagnant sa résidence dimanche soir
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

Le coordonnateur de la Fondation 30 septembre et membre actif de Fanmi Lavalas, Lovinsky Pierre-Antoine, est porté disparu depuis dimanche soir à Port-au-Prince, ont annoncé mardi des représentants de la fondation et de la formation politique de Jean-Bertrand Aristide interrogés par Radio Kiskeya.
M. Piere-Antoine avait eu une dernière conversation téléphonique avec une de ses proches dimanche soir vers 11 heures (23 heures locales). Depuis, tous les appels destinés à ses trois téléphones cellulaires sont restés sans réponse.
A peine rentré des Côtes-de-Fer (sud-est), il aurait été intercepté par des ravisseurs pendant qu’il regagnait son domicile à Delmas 31 (nord de la capitale) après avoir raccompagné des gens dans le quartier voisin de Delmas 33.
Néanmoins, aucune demande de rançon n’était formulée jusqu’à mardi matin. 24 heures auparavant, la police avait retrouvé à Delmas 10 le véhicule que pilotait Lovinsky Pierre-Antoine.
Selon Gilbert Elméus de la Fondation 30 septembre, le coordonnateur de l’organisation a été désigné parmi les candidats de Fanmi Lavalas aux prochaines sénatoriales partielles prévues à la fin de l’année.
Farouche adversaire de l’ancien gouvernement de transition (2004-2006), Lovinsky Pierre-Antoine est totalement acquis à la cause d’Aristide et s’est résolument aligné sur son parti longtemps opposé au démantèlement des gangs qui sévissaient dans les quartiers populaires. De nombreux chefs de bandes de Cité Soleil et d’autres secteurs de la capitale, dont certains partisans déclarés de l’ex-Président, ont été arrêtés pour leur implication présumée dans des meurtres, kidnappings et viols en série.
Malgré une nette régression du phénomène sous la pression conjuguée de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), plusieurs cas d’enlèvement ont été enregistrés ces derniers jours à Port-au-Prince. spp/RK
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3979

Lettre responsive du Président René Préval au ministre démissionnaire de la culture, Daniel Elie

Dans un langage plein d’amitié et de considération, le chef de l’Etat accepte la démission de l’intéressé et lui promet la publication prochaine de l’audit sollicitée sur sa gestion remise en cause par les Députés ; correspondance directe entre Préval et Elie sans aucune référence au chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

Port-au-Prince, le 13 août 2007
Monsieur Daniel Elie Ministre de la culture et de la communication En ses bureaux
Monsieur le Ministre, mon cher Daniel,
J’accuse réception de votre lettre de démission suite au vote de censure du 31 juillet dernier de la Chambre des Députés.
Le Premier Ministre et moi avions fait appel à vous pour votre intégrité, votre compétence, votre patriotisme et votre désintéressement, attributs essentiels aujourd’hui à la conduite des affaires de l’Etat. Nous avons eu beaucoup de mal à vous convaincre de rejoindre l’équipe gouvernementale. Vous ne vous êtes finalement laissé persuader que par le sentiment de répondre à un appel du devoir, celui de servir votre pays.
Je vous félicite pour votre sérénité dans cette douloureuse épreuve. Les enquêtes que vous avez demandées sur votre gestion comme Ministre de la culture et de la communication sont en cours. Les résultats seront rendus publics sous peu, comme vous l’avez demandé. Alors, chacun sera édifié sur les accusations portées contre vous. Merci de réclamer la vérité dans la transparence. Cette initiative vous honore. Elle est votre contribution à la lutte contre la corruption que je suis déterminé à combattre sous toutes ses formes, dans tous les compartiments de l’appareil d’Etat, implacablement mais en toute rigueur et justice.
Monsieur le Ministre, mon cher Daniel,
Depuis 1986, c’est la première fois que notre pays jouit d’une relative stabilité politique. Elle est fragile et doit être renforcée à tout prix. c’est pourquoi je vais poursuivre le dialogue avec les forces politiques pour que votre demande de retrait de l’équipe gouvernementale soit traitée dans le même esprit d’ouverture et de concertation qui avait prévalu à la formation du Gouvernement. En attendant, je vous demande de continuer à liquider les affaires courantes du Ministère de la culture et de la communication.
En vous renouvelant mes remerciements pour votre dévouement au service de la patrie, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, mon cher Daniel, à l’assurance de ma haute considération.
René Préval Président de la République
N. B Le ministre Daniel Elie, éjecté le 31 juillet dernier par un vote massif de la Chambre basse, restera en fonction pour liquider les affaires courantes jusqu’à la désignation de son successeur, conformément aux dispositions de la constitution.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3981

Prêt de 10 millions de dollars de la BID à Haïti

Première tranche d’un montant de 25 millions de dollars alloué à la réforme financière
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

La Banque Interaméricaine de Développement (BID) a décaissé lundi un montant de 10 millions de dollars destiné au renforcement du système financier dans le cadre du programme d’appui à la réforme du secteur financier, a annoncé le ministère de l’économie et des finances dans un communiqué.
Cette enveloppe représente la première tranche d’un prêt global de 25 millions de dollars qui doit permettre la consolidation des réformes entreprises dans le secteur financier. Les différents volets de ce programme sont la recapitalisation de la Banque centrale, le renforcement de la supervision bancaire et du contrôle des coopératives d’épargne et de crédit ainsi que le renforcement du système de comptabilité et d’audit de la BRH.
Le ministère des finances indique par ailleurs que la BID accordera à Haïti un don de 12,5 millions de dollars début septembre. Il sera consacré au programme de renforcement de la gestion des finances publiques.
La Banque Interaméricaine de Développement fait partie des institutions multilatérales ayant débloqué le plus de fonds en faveur d’Haïti au cours des trois dernières années. Cependant, les complications liées aux procédures de décaissement et l’inefficience de l’appareil d’Etat rendent chaque fois presqu’insignifiante la réalisation de la plupart des projets annoncés. spp/RK
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3982

Haïti-R.dominicaine/Santé : Engagement de médecins haïtiens et dominicains pour des actions concrètes

mardi 14 août 2007
P-au-P, 14 août 07 [AlterPresse] --- Des professionnels de la santé haïtiens et dominicains se sont engagés, le lundi 13 août 2007, à entreprendre des actions conjointes contre la contrebande de médicaments falsifiés au niveau de l’Île, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
L’engagement pris par le Collège médical dominicain (Cmd) et l’Association médicale haïtienne (Amh) vise également des actions contre le Vih/Sida, la tuberculose, la malaria la filariose et la drogue.
Exprimant leur satisfaction des différents points analysés durant cette rencontre, le président du Collège médical dominicain et son homologue haïtien annoncent l’élaboration d’un document officiel, dans lequel ils définiront le travail à développer durant les prochaines années au niveau des deux nations qui partagent l’île.
Le docteur Robert Auguste, ministre haïtien de la santé publique, indique que le problème de la malaria n’est pas exclusif à Haïti, mais un mal endémique pour les deux nations. C’est pourquoi, dit -il, les actions doivent être entreprises de manière conjointe par les deux États.
Dans le cadre d’un examen des principaux problèmes sanitaires qui affectent l’île, le docteur Robert Auguste a fait ces déclarations à l’occasion d’une « rencontre médicale binationale des représentants de programmes de santé » déroulée à l’hôtel Lina en République Dominicaine, rapporte la presse dominicaine.
Cette rencontre permettra aux deux pays d’élaborer des politiques communes pour faire face à ces maladies, indique la représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé en République Dominicaine, Cristina Nogueira.
Durant cette rencontre binationale, médecins haïtiens et dominicains se sont engagés `a œuvrer en commun pour faire face à l’insuffisance des soins de santé dans les deux pays.
« Notre préoccupation est de voir comment nous pourrions résoudre ces problèmes, comment nous pouvons faire le suivi au niveau des deux pays. Parce qu’il y a une action concrète qui doit être faite entre les deux pays », a déclaré un médecin dominicain lors de la présentation du protocole d’accord signé en la circonstance.
Dans l’intervalle, des informations officielles font état de l’existence d’un laboratoire bidon à Elias Piña (ville frontalière avec Belladère) qui fabriquerait de faux médicaments à écouler sur le marché haïtien.
« Un laboratoire dominicain situé à Elias Piña produit des médicaments de mauvaise qualité pour le marché haïtien », a souligné la semaine dernière le docteur Gabriel Thimothé, directeur général du Mspp.
Pourtant, une équipe de la direction départementale sanitaire du Centre, ayant mené une enquête de terrain durant deux semaines, n’a pas pu découvrir ce laboratoire clandestin, a reconnu l’officiel du gouvernement haïtien.
Face à ce dossier de médicaments falsifiés, les participants à la rencontre du lundi 13 août 2007 estiment nécessaire, pour les autorités sanitaires des deux pays, de développer des partenariats avec d’autres organismes comme les directions de douane, le Cmd, l’Amh, les pharmacies légalement reconnues ainsi que d’autres acteurs clés pour lutter contre ce fléau.
Selon une décision du ministère haïtien de la santé publique et de la population, seulement 42 agences de produits pharmaceutiques sont autorisées à fonctionner dans le pays. 36% des agences locales ne respectent pas le circuit formel de dédouanement, tandis que 14 sur 39 respectent les règles du jeu, rapporte le quotidien haïtien Le Nouvelliste.
En 2007, au moins trois femmes enceintes sont décédées dans des centres hospitaliers haïtiens après avoir pris des médicaments contrefaits.
Ces incidents tragiques n’ont pas laissé indifférentes les autorités sanitaires qui ont procédé à la fermeture de plusieurs pharmacies illégales. Des dispositions ont également été adoptées contre les vendeurs ambulants de médicaments. [do rc apr 14/08/2007 11 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6300

Des milliers d’haïtiens commémorent la fête Notre Dame

Des milliers d’haïtiens commémorent ce mercredi la fête Notre Dame par des festivités culturelles et des cérémonies religieuses. Les rues du Cap-Haïtien, des Cayes, de Petit-Goave et de Ouanminthe sont en effervescence en raison de l’arrivée de milliers de visiteurs de Port-au-Prince et de la diaspora.

Au Cap-Haïtien les autorités locales avaient pris toutes les dispositions pour favoriser le bon déroulement de la fête. La cathédrale a été repeinte et les maisons se trouvant dans son voisinage ont retrouvé leur éclat. Depuis lundi dernier des groupes musicaux assurent l’animation musicale sur la place qui accueille également des artisans venus présenter leurs produits.

La dixième édition du festival culturel du Nord coïncidera avec les activités de la fête Notre Dame. Plusieurs groupes musicaux prennent part a ce festival qui accueillera des milliers de participants.

C’est l’occasion rêvée pour certains de faire fonctionner leur négoces. En plein cœur de la ville des studios de beauté ambulants ont été remarqués alors que l’on s’affaire à préparer la fête.

Aux Cayes, activités religieuses riment avec activités culturelles également. Les habitants de cette ville fondée en 1503 sont prêts et disposés à fêter la Notre Dame et à prendre part au festival de Gelée. Des milliers de touristes sont remarqués dans les rues de la ville des Cayes à l’occasion de cette grande fête.

A Petit Goave et a Ouanaminthe des activités sont organisées par les élus locaux dans le cadre de la fête Notre Dame.

La fête Notre Dame de l’Assomption ou Maman Marie coïncide avec la commémoration de la première réunion de soulèvement des esclaves dans la zone de Bois Caiman. Des cérémonies du culte vodou ont été organisées ces dernières années sur un site considéré comme le lieu de la cérémonie de Boukman.

Ces dernières années, des groupes de chrétiens des cultes reformés ont implanté une église dans la région ce qui avait occasionné des heurts.
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12935

Un collectif des maires pour mieux affronter les problèmes

Les 8 maires de la région métropolitaine se sont regroupés en collectif en vue de mieux coordonner les activités des différentes administrations communales. Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, est le président de ce collectif alors que les autres maires de Delmas, Pétion ville, Carrefour, Tabarre, Cité Soleil et Croix-des-Bouquetss occupent chacun un poste au sein du comite.

Jean Yves Jason soutient que le collectif des maires permettra aux administrations communales d’être plus efficace, notamment en ce qui a trait aux procédures de passation de marchés. Le collectif nous permet d’aborder les problèmes dans leur globalité dit-il tout en expliquant que de nombreux problèmes doivent être solutionnés conjointement par les municipalités limitrophes.

L’un des premiers projets du collectif est l’installation d’une usine de déchets dans la région de Croix-des-Bouquets. Selon M. Jason un expert américain se trouve actuellement en Haïti afin d’évaluer la faisabilité du projet.

La collecte et l’entreposage des déchets et résidus solides constituent des problèmes sérieux pour les mairies de la région métropolitaine.

Par ailleurs, le maire Jason révèle qu’un expert de la mairie de Montréal séjourne actuellement dans le pays afin de préparer le dossier qui doit permettre le jumelage entre Port-au-Prince et Montréal. Le technicien laissera le pays à la fin du mois et nous espérons que l’accord de jumelage pourra être signé en novembre lors de la rencontre annuelle de l’Association des Maires Francophones.

Le maire de Port-au-Prince annonce également que des recherches sont effectuées visant à trouver un financement pour la réalisation d’un projet d’adressage de la capitale. Il espère que l’Association des Maires Francophones pourra contribuer à l’implémentation du projet.
http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12933

mardi 14 août 2007

Qui respecte les règles du jeu ?.. Dossier Médicaments ...

Dans quelle mesure les agences peuvent-elles contribuer vraiment à garantir cette assurance de qualité des produits sur le marché haïtien ? Comment peuvent-elles contribuer concrètement à la mise en application du principe légal interdisant la vente de médicaments aux pharmacies non reconnues et aux vendeurs ambulants ? Autant de questions débattues au cours d'une rencontre au Karibe entre les représentants du ministère de la Santé publique et ceux des agences de produits pharmaceutiques.

Seulement 42 agences sont autorisées à fonctionner dans le pays par le ministère de la Santé publique. 36% des agences locales ne respectent pas le circuit formel de dédouanement. 14 sur 39 respectent les règles du jeu. Certaines d'entre elles reconditionnent des produits pharmaceutiques sans autorisation. Ce procédé est formellement interdit par la Direction de la Pharmacie du Médicament et de la Médecine traditionnelle (DPM/MT).

En ce qui a trait au renouvellement des produits enregistrés, seulement 16 sur 42 ont suivi le processus exigé. Autant d'écarts à la règle relevés et présentés au public par la DPM/MT, le mardi 9 août au Karibe Convention Center, lors d'une rencontre avec les représentants d'agences de produits pharmaceutiques et d'autres acteurs du secteur de médicaments.

Une enquête révélatrice

Selon le résultat d'une enquête présenté au cours de cette rencontre, la Direction de la Pharmacie a relevé plus de 25 types de cyproheptadine, plus de 61 Ibuprofen, plus de 112 paracetamol et plus de 122 autres molécules provenant de laboratoires différents.

Ces molécules fabriquées dans plusieurs pays sont représentées par une même agence, a constaté la Direction de la Pharmacie. L'une d'entre elles a commandé le même type de molécules sous 10 noms commerciaux différents. C'est le cas pour la cyproheptadine. « Quel est donc l'intérêt ? », se demande la responsable de la Direction de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.

Pour avoir une assurance sur la qualité des médicaments, l'Etat doit avoir le contrôle sur tout ce qui rentre dans le pays. « Mais si les représentants d'agences de produits pharmaceutiques court-circuitent les étapes formelles, on ne pourra pas dire à ce moment-là que c'est le ministère de la Santé publique qui ne fait pas son travail », déclare-t-elle tout en insistant sur l'importance du certificat d'analyse dont le rôle est de contrôler la fiabilité des médicaments en circulation.

Débat autour de la question

« Le secteur du médicament est vital dans la prestation de service de soin de qualité à la population. Le médicament qui ne porte que le nom ne contribue pas à la guérison de nos patients et peut aussi constituer des cas de décès évitables. C'est dans cette double vision d'efficacité et de protection de la santé de la population que le ministère de la Santé publique et de la Population, à travers la Direction de Pharmacie, de Médicaments et de Médecine traditionnelle avait jugé bon de vous convier à cette rencontre de partage d'expérience qui va nous permettre de trouver des solutions durables à la question du médicament », a argumenté le directeur général du MSPP, le Dr Gabriel Thimothé.


En plein débat, Dr Thimothé a demandé au Dr Philippe Larco de l'agence PROFALAB dans quelle mesure les agences peuvent-elles contribuer vraiment à garantir cette assurance de qualité des produits sur le marché haïtien ?

Succintement, le Dr Larco a répondu que PROFALAB traite avec des fournisseurs reconnus qui garantissent une certaine qualité sur les produits distribués.

Abondant dans le même sens, le président de l'Association Nationale des Importateurs de Produits pharmaceutiques (ANIPP), M. Ralph Edmond, a ajouté que « les agences qui ont directement accès à la source même des fabricants ont déjà cette garantie de sécurité dans le circuit de distribution de médicaments. »
Après cette réponse, d'autres questions sont agitées sur le tapis. Jouant le rôle d'animateur de débats, le Dr Thimothé a voulu savoir comment les agences peuvent contribuer concrètement à la mise en application du principe légal interdisant la vente de médicaments aux pharmacies non reconnues et aux vendeurs ambulants.

Point de vue du PDG de 4 C

Le président directeur général des Laboratoires 4 C, M. Maurice R. Acra, a assuré, sans ambages, que le secteur public a le soutien inconditionnel du secteur privé, car il juge que l'assainissement du marché du médicament se fait dans l'intérêt de tout un chacun. Cependant, il n'appréhende pas la question des petits marchands de la même manière que le ministère de la Santé. « Le marchand ambulant, ce n'est pas un problème récent. Il a toujours existé. C'est vrai que le problème n'était pas aussi étendu. Toutefois, en province, le marchand ambulant est une nécessité parce que le paysan ne peut pas faire dix kilomètres à pied pour aller acheter des médicaments », a-t-il fait remarquer.
Nuançant son propos, M. Acra a souligné que Port-au-Prince a suffisamment de pharmacies pour que le ministère applique sa politique. Plus loin, il a suggéré l'idée pour le ministère d'investir dans la formation des marchands ambulants afin d'aider la population de l'arrière-pays. « Il faut les entraîner, les former pour qu'ils puissent débiter des médicaments dans les endroits reculés. Ce problème est complexe, il faut résoudre d'abord les problèmes connexes qui permettent à la population de s'approvisionner en médicaments de base. Si les choses sont arrivées là, c'est parce qu'il y avait un laisser-aller pendant ces dernières décennies », a-t-il mentionné.

Controverses

Les voix du ministère de la Santé ont pris le contre-pied des propos du PDG de 4C. Le directeur général du MSPP a fait savoir que « c'est dangereux de capitaliser sur la notion de distance. (...) Quand, par exemple, des ONG distribuent de la nourriture, ces gens parcourent des kilomètres ». Par ailleurs, il a informé que le pays est actuellement découpé en 11 unités communales de santé (UCS) prioritaires et 6 pilotes qui sont approvisionnées en médicaments essentiels. De plus, les partenaires de santé du ministère, au nombre de 420, contribuent dans une certaine mesure à l'accès aux produits pharmaceutiques. « Les médicaments essentiels sont disponibles. De plus, il existe des dépôts périphériques. Les gens sont plutôt sous l'effet d'un marketing agressif », a-t-il argué.


Le titulaire de la Direction de Pharmacie a, pour sa part, signalé que si le marché se régularise, les agents engrangeront plus de bénéfices : « Les gagnants, si le marché se régularise, ce seront vous, les agents. Ce que l'on vous demande, c'est de respecter les normes. » Par la même occasion, elle est passée à pieds joints sur l'opération coup de poing du MSPP, avant d'ajouter que « l'Etat a pour devoir de freiner cette pratique. »

Toutefois, les représentants d'agences de produits pharmaceutiques reconnaissent que certaines pharmacies légales ont pris l'habitude d'acheter pour des pharmacies illégales. Le Dr Thimothé, de son côté, reconnaît qu'il faut mettre de l'ordre dans le ministère de la Santé afin que la problématique du médicament soit bien traitée.

Pour appuyer le travail qui se fait dans le secteur du médicament M. Ralph Edmond a soutenu que « l'ANIPP représente le secteur formel du médicament. En tant que tel, nous appuyons fermement toutes les démarches entreprises par le ministère pour régulariser le secteur de médicament. »
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47275&PubDate=2007-08-14

Marchand-Dessalines, une ville mystique

Marchand-Dessalines regorge de sites historiques et mystiques. Première capitale d'Haïti, elle a de sérieux atouts pour devenir une destination touristique.

Les rues de Marchand-Dessalines grouillent de monde à l'occasion de la Sainte Caire patronne de la cité, le samedi 11 août 2007. Sous un soleil de plomb, des véhicules de transport en commun, des véhicules privés débarquent, par vagues successives, des milliers de visiteurs.

Ceux qui connaissent des Dessaliniens se perdent en socialisation tandis que d'autres, surtout les pèlerins, esquivant protocoles et tréteaux bondés d'icônes, de crucifix, d'images de saints catholiques et autres breloques, se ruent vers les innombrables sites mystiques de la première capitale d'Haïti.

La tête ceinte d'un mouchoir bleu de même teinte que sa robe, Emanie, 54 ans, fait partie de ces pénitents qui doivent impérativement débuter leur culte, leur voyage expiatoire par une visite à l'église Sainte Claire d'Assise.

Silencieuse pendant un long moment, cette femme longiligne au visage blafard, debout sur l'estrade de l'église laisse brusquement éclater sa douleur en sursautant et en se cognant.

Comme si sa survie en dépendait, les yeux baignés de larmes, un cierge à la main droite, elle presse la sainte de lui expliquer pourquoi cinq de ses six enfants ont été fauchés par la mort au cours de la même année.

Marmonant des phrases qui transpirent son sentiment de culpabilité, elle se morfond, avec autant de fracas, dans un silence introspectif, une espèce d'examen de conscience, de son karma.

L'histoire de Emanie, touchante, poignante, n'émeut personne. Elle ne provoque aucune compassion à son endroit d'autant que chaque personne venue auprès de la Sainte a son lot de problèmes. Un travail à trouver, un visa à obtenir, un ennemi à terrasser ou un mari à décrocher...

C'est le cas de Jocelyne, une belle jeune femme à la "peau pêche", originaire des Gonaïves, qui tape son sexe à plusieurs reprises tout en couvrant Sainte Claire d'invectives.

« C'est comme ça qu'il faut lui parler si l'on veut obtenir son aide », raconte-t-elle, alors qu'une pluie fine s'abattait sur cette ville encerclée de six forts où l'empereur Jean Jacques Dessalines avait établi sa capitale après l'indépendance le 1er janvier 1804.

Mère de deux enfants qu'elle élève seule, elle se mêle à d'autres pénitents, des vodouisants guidés par un houngan prêchant l'unité, l'amour, le pardon.

Sous les yeux illuminés de curiosité de Jocelyne, adepte patentée du syncrétisme religieux, ce prêtre vodou, explique que Marchand-Dessalines est une ville mystique.

Au beau milieu d'un plaidoyer en faveur du rapatriement des restes de Jean Jacques Dessalines dans son patelin afin que l'âme de ce dernier cesse d'errer, de polluer le karma collectif et d'aiguillonner le pays, le prêtre conseille à la jeune femme d'aller prendre un bain de purification à la Source Impériale.

Le regard perçant tel un lynx, l'homme, le cou bardé de gri-gri, les doigts de bagues ornés de pierres multicolores, le guide multiplie les anecdotes sur les vertus de ce site.

Située sur la route qui conduit à la Grotte Jean Zinga où, selon la malice populaire, des présidents haïtiens savaient se retirer pour s'adonner à des cérémonies en vue de rester au pouvoir, la Source impériale est déjà en effervescence.

D'autres femmes, peut-être plus alertes que Jocelyne, croyant sûrement se purifier, se lavaient dans une eau sale, boueuse au son des tambours et des chants vodou.

Selon les habitués, l'endroit a une aura, un auréole particulier. D'autant que le Fort porte l'un des prénoms de l'Impératrice, Félicitée.

Marchand-Dessalines, à l'instar de Saut-Eau, attirent d'innombrables amants du tourisme mystique, religieux. Ce potentiel, combiné à la richesse de son histoire sont autant d'arguments pour que cette ville située dans le département de l'Artibonite, à seulement 147 kilomètres de Port-au-Prince, devienne une destination touristique importante. Un lieu où les millions de compatriotes de l'extérieur pourront se ressourcer.

Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47286&PubDate=2007-08-14

Artisanat en fête au service du talent pur

Le Nouvelliste et l'Institut pour la Recherche et la Promotion de l'Art Haïtien (IRPAH), préparent activement Artisanat en Fête, avons-nous appris auprès des organisateurs ce lundi en marge d'une réunion qui s'est tenue au Parc Historique de la Canne à Sucre, à Tabarre.

Artisanat en Fête qui aura lieu les 18 et 19 août 2007, à partir de 2 heures p.m., se veut la première grande foire populaire autour de l'artisanat sous ses différentes formes (Perles et paillettes, Papier mâché, Couture et Broderie, Fer découpé, Corne et Os, Poterie, Bois travaillé, Pierre, Vannerie, Orfèvrerie, Fer forgé), selon Max Chauvet, Directeur du Nouvelliste.

La foire mettra en vedette les produits d'artisanat d'art et d'artisanat utilitaire. Artisanat en fête insistera sur le talent, sur les hommes et les femmes qui réalisent ces oeuvres admirables qui font le renom d'Haïti, a poursuivi Chauvet

Artisanat en fête réunira dans un même espace plus de cent cinquante artisans venus en majorité du département de l'Ouest et du Sud-est du pays et compte donner un coup de pouce au développement économique des petites et moyennes entreprises qu'ils représentent.

A l'occasion d'Artisanat en Fête, les artisans pourront faire démonstration de leur talent, exposer et vendre leurs produits sans rien payer aux organisateurs ce qui leur permettra d'offrir de bons prix aux acheteurs potentiels.

Artisanat en Fête sera aussi une occasion unique pour les artisans de montrer leur savoir-faire car un espace spécial sera réservé aux démonstrations pour faire l'éducation du public particulièrement des jeunes qui sont rarement exposés aux travaux manuels.

« Plus de 25 artisans ou ateliers donneront pendant les deux jours des démonstrations et organiseront des ateliers auxquels les visiteurs pourront prendre part. nous tenons à sensibiliser les jeunes et les enfants en particuliers sur les savoir-faire locaux qui se perdent », insiste Max Chauvet qui encourage les parents à faire le déplacement avec leurs enfants.

Artisanat en Fête comportera aussi une partie musicale pour donner de l'ambiance et assurer la partie festive de la foire, assure de son côté Frantz Duval, directeur de TICKET et responsable Création et Interactivité au Nouvelliste.

« Toute la journée, il y aura de l'animation musicale avec particulièrement des artistes de Alo Ayiti, de TicketMax Académie et le groupe musicale Ju Kan. Nous allons accompagner la manifestation sans gêner l'essentiel qui est la mise en valeur du talent des artisans et la rencontre du public avec leurs oeuvres », a expliqué Duval

En plus de la foire en elle-même, l'objectif des organisateurs, L'IRPAH et Le Nouvelliste, est d'offrir, avec Artisanat en Fête, une plateforme aux artisans en les exposants à un battage médiatique sans précédent (Le Nouvelliste, TNH, Magik 9 et Ticket en particulier et tous les médias en général sont sollicités).

Dans le cadre de Artisanat en Fête des reportages spéciaux seront réalisés sur les artisans, sur leur talent, leur métier et les filières de commercialisation de leurs réalisations. Autant que la foire, nous sommes convaincus que cet éclairage médiatique leur sera très utile pour la suite de leur carrière

La date de réalisation de la foire, en plein mois d'août, a été décidée par Martine Blanchard de l'IRPAH pour coïncider avec la forte présence des compatriotes de la diaspora qui sont dans le pays. Nous voulons offrir aux amis et parents qui nous visitent une autre image du pays et des talents qui s'y trouve.

L'entrée à la foire se fera pour la modique somme de 150 gourdes qui donnera droit à un coupon rabais de 150 gourdes déductible sur le premier achat.
Les originalités d'Artisanat en Fête :

Le lieu : Parc de la Canne à Sucre
La synergie entre les potentialités des organisateurs et celles des sponsors
Le large public attendu
La formule d'entrée payante remboursable qui crée une incitation à l'achat
L'invitation à participation qui démocratise l'accès aux exposants
L'absence de frais de participation pour les exposants
L'absence de frais de participation pour obtenir un stand
La couverture médiatique pour les exposants et non pour les organisateurs
Les sponsors de Artisanat en Fête:

Artisanat en fête est rendu possible grâce à la Digicel qui est le présentateur de l'évènement.
Le Ministère des Affaires sociales, la Unibank, le Rhum Barbancourt, Valerio Canez et le ministère du Tourisme, supportent la foire.
Les partenaires médias sont la TNH, Magik 9, Ticket et Le Nouvelliste.
-----------
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47294&PubDate=2007-08-14

Adhésion d'Haïti à l'accord global Petrocaribe

Le président René Préval est rentré satisfait de sa visite au Venezuela. Il a annoncé la mise en branle de plusieurs projets notamment au niveau énergétique.

« Haïti a signé son adhésion à l'accord global de coopération énergétique pétrocaribe », le président René Préval en a fait l'annonce dimanche, à son arrivée, à l'aéroport international Toussaint Louverture. Le chef de l'Etat venait de participer au 3e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays bénéficiaires du programme de vente de pétrole vénézuélien à un prix préférentiel, organisé à Caracas à l'initiative de son homologue vénézuélien Hugo Chavez.

Haïti et le Nicaragua ont donc emboîté le pas aux 14 pays de la région faisant partie du programme. Haïti n'était jusque-là signataire que du volet pétrolier du PetroCaribe.

M. Préval a, par ailleurs, affirmé que ce sommet a été l'occasion pour les pays producteurs de pétrole et de gaz de la région et ceux qui en consomment de discuter sur le traité de sécurité énergétique contenu dans le programme petrocaribe. Un pôle pétro-caribéen de raffinage dont la fonction principale sera de réduire la dépendance des pays de la région vis-à-vis des acteurs internationaux et de réduire l'impact du coût de l'augmentation des produits pétroliers pour ces Etats. « Le raffinement des produits bruts permettra d'économiser 20 dollars par baril. Haïti doit recevoir 15 mille barils par jour, ce qui fait une remise de 300.000 mile dollars par jour », a-t-il expliqué.

Il a également fait état de l'établissement d'un plafond de 10% d'éthanol réservé à l'enrichissement de la gazoline. Selon le numéro un haïtien, cette initiative permettra d'éviter que la production de biocarburant n'affecte pas trop la production agricole dans la région.

Par ailleurs, le président Préval a annoncé que les travaux de construction de deux usines électriques pouvant fournir 15 Mégawatts chacune, au Cap-Haïtien et aux Gonaïves ont déjà démarré. Il a confié que des équipements ont été commandés en Corée et ces deux usines pourraient être fonctionnelles d'ici décembre 2007 ou janvier 2008. Il n'a néanmoins pas avancé de date pour la construction de l'usine de 30 Mégawatts prévue à Port-au-Prince dans le cadre de la coopération avec le Venezuela.

Concernant enfin la construction et l'aménagement d'aéroports au Cap-Haïtien, à Port-au-Prince et à Jérémie, prévus toujours dans le cadre de la coopération avec le Venezuela, René Préval annonce que les études pour ce projet qui coûtera 57 millions de dollars sont terminées.

Le président a annoncé, pour ce lundi, une rencontre entre des membres du gouvernement et les représentants des compagnies pétrolières fonctionnant en Haïti. Ces négociations portent notamment sur le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers. Il a précisé que ces compagnies paieront à l'Etat 100% du coût du pétrole. 60% de cette valeur seront immédiatement versés au Venezuela, la portion restante, soit 40%, devant être payés sur 25 ans, à un taux d'intérêt de 2%.

L'accord énergétique Petro caribe, intervenu le 14 mai 2006 entre l'Etat haïtien et le gouvernement vénézuélien, a été ratifié par le Parlement haïtien en août de la même année. Au terme de cet accord, le Venezuela s'est engagé à garantir à 13 pays de la Caraïbe (plus Haïti en 2006) un approvisionnement pétrolier à des conditions préférentielles. Environ 200 mille barils de pétrole au total sont fournis quotidiennement aux Etats bénéficiaires de ce programme.
-------
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47279&PubDate=2007-08-13

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti s’élève contre la "détention inopportune" et même "illégale" de certains hommes d’affaires

La CCIH entrevoit des "conséquences" sur les investissements futurs
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

La Chambre de Commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), l’une des plus importantes associations patronales du pays, a formellement réclamé lundi la libération provisoire de certains entrepreneurs et hommes d’affaires appréhendés dans le cadre de la lutte contre la corruption déclenchée depuis le 18 mai dernier par le chef de l’Etat, René Préval.
Sans faire référence directe à l’un quelconque des entrepreneurs et hommes d’affaires en faveur de qui elle prend position, la CCIH juge, dans un communiqué, que « certaines détentions s’avèrent inopportunes » dans la mesure où les concernés disposent de suffisamment de garantie pour qu’ils soient laissés en liberté jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée pour les faits qui leur sont reprochés. Elle estime aussi que des mesures telles que celles prises contre les entrepreneurs en question, pourraient avoir des conséquences fâcheuses sur les investissements futurs.
La Chambre de commerce d’Haïti, citant les lois haïtiennes et sous-entendant que les détentions auxquelles elle fait référence sont illégales, précise que, hormis les cas de flagrant délit, « il ne revient qu’aux juges et aux tribunaux d’arrêter et de condamner à la prison, ou à toute autre peine qu’aurait mérité un délit ou une infraction ».
Le communiqué de la CCIH, signé de son président Jean Robert Argant, conclut en souhaitant que la justice soit sereine et équitable et que sa gestion donne lieu à plus de modération et de respect de la personne humaine.
L’homme d’affaires Fritz Brandt et son fils David Brandt ont été appréhendés et incarcérés au Pénitencier national le 26 juillet dernier pour leur implication présumée dans une affaire de falsification de bordereaux de douane.
Les Brandt figurent parmi les familles d’hommes d’affaires les plus riches d’Haïti. Ils sont présents dans le secteur bancaire, l’industrie alimentaire et l’importation de véhicules.
Les membres de l’élite économique haïtienne sont généralement réputés intouchables. Rares sont ceux d’entre eux qui font l’objet de poursuites judiciaires.
Franck Ciné, un autre homme d’affaires important, PDG d’une firme de téléphonie mobile, a été écroué le 6 juin dans le cadre de l’enquête sur les circonstances de la banqueroute de la SOCABANK, une banque commerciale privée dont il était l’un des principaux actionnaires. Il a été autorisé à recevoir des soins à l’hôpital en raison de la détérioration de son état de santé en prison
Trois membres de l’ancien conseil d’administration de la SOCABANK, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy ont été également écroués le 6 juin.
Avant ces arrestations, une dizaine d’ex-responsables de la SOCABANK étaient frappés d’interdiction de départ le 14 avril 2007. Parmi eux, l’ancien PDG de la banque, Charles Beaulieu, dont le séjour "prolongé" à l’étranger serait motivé par des "problèmes de santé".
Les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK sont accusés d’avoir provoqué une "faillite frauduleuse" et dilapidé environ 40 millions de dollars américains.
Dans un discours prononcé le 18 mai, à l’occasion de la fête du drapeau et de l’université, le Président René Préval avait annoncé une campagne anti-corruption tout azimut et dénoncé notamment des "banquiers ayant détourné les avoirs des petits déposants". [jmd/RK]
---------
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3977