Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 11 juin 2007
Football – Gold Cup : Haïti éliminée par le Canada / 2 buts à 0
lundi 11 juin 2007
P-au-P, 11 juin 07 [AlterPresse] --- Le matche Haiti-Canada s’est terminé par 2 buts à 0 en faveur du Canada, dans la soirée de ce lundi 11 juin 2007 à l’orange Bowl de Miami (Etats-Unis d’Amérique), dans le cadre de la Coupe d’Or (Gold Cup, 6 au 24 juin).
Le Canada a ainsi obtenu son ticket pour les quarts de finale, tandis que l’équipe haïtienne laisse la compétition, à la grande déception des supporteurs haïtiens, qui espéraient une victoire du onze national après ses deux matches nuls, respectivement contre la Guadeloupe (1-1, le 6 juin) et Costa Rica (1-1 le samedi 9 juin).
Avec seulement 2 points pour 3 matches disputés, la sélection de football d’Haïti a terminé dernière de son groupe, après le Canada, le Costa-Rica et la Guadeloupe.
Le Canada vient en tête avec 6 points, le Costa-Rica et la Guadeloupe ont réalisé respectivement 4 points et Haiti 2. [gp apr 11/06/2007 22:30]
DEUX TONNES DE COCAINE SAISIES AU VENEZUELA..DEUX PILOTES DE NATIONALITE AMERICAINE SONT INTENSEMENT RECHERCHES SUR TOUTE L’ILE MARGARITA
Maria Isoliett Iglesias, Juan Izaguirre,
El Universal.
Le parcours discret que réalisa une camionnette Van –cachée sous la complicité de la matinée obscure du samedi- dans la zone de décollage de l’aéroport Santiago Mariño (Etat de nouvelle Sparte) jusqu’aux pieds d’un avion privé avec des initiales américains, numéro N-211SJ modèle B-2G Gula Streiner, réveilla la curiosité du Commando NATIONAL Anti drogues et du détachement 76 de la garde Nationale, qui vivent dans le terminal.
Car selon la confirmation qu’ils avaient obtenues grâce aux travaux d’intelligence, l’aéroport devrait servir de pont pour charger et transporter une importante quantité de drogues vers d’autres latitudes.
Quand les hommes en uniformes de l’armée encerclèrent le camion et l’avion qui recevait la marchandise et révisèrent les sacs qui se trouvaient dans la partie arrière du camion, ils découvrirent que ceci représentaient la procédure qu’ils investiguaient depuis le mois de mai.
A l’intérieur du véhicule ils ont localisée et saisi exactement 2.350 blocks d’un kilo chacun de cocaïne. Ils ont arrêté en outre neuf personnes : 4 éléments de la police scientifique de la délégation de Nueva Esparta ; deux mexicains, un américain des Etats-Unis, un congolais et un vénézuelien qui travaillait dans la zone internationale de l’aéroport.
Ainsi informa-t-il le général de division Marcos Rojas Figueroa, commandant général de la Garde Nationale (GN). Selon lui, suivant le plan de vol présenté par les pilotes américains, la destination finale de l’avion- qui arriva du Mexique pour faire le plein en combustible- était Sierra Leone, sur la côte occidentale d’Afrique. On a su extra officiellement que semble-t-il, on lui aurait changé les sigles à l’avion.
Avec Nom et Prénom
Les deux citoyens des Etats-Unis d’Amérique qui pilotaient l’avion ont pu s’échapper, pour cette raison ils sont activement recherchés sur l’île.
Les membres d’équipage qui ont été apréhendés sont l’américain Robert Charles Gagnon Jr (Passeport 702171197), les pilotes de nationalité Mexicaine Carlos Gaona et José Acosta ; George Masudi Tarbwe natif du Congo et l’employé de la terminale, le vénézuélien Pablo Diaz. De la même manière ont été cité les contrôleurs vitor Torres et DANUFR Nelly Fraques Mijares. On investigue sur le fait que l’un des étrangers impliqués ne soit pas un attaché diplomatique dans le pays.
Surveillance depuis l’extérieur
Les quatre agents du CICPC arrêtés répondent aux noms de Carlos Leblanc, Humberto Lara, Dejmar Batista y Alfredo José Mac Lachlan Lugo, ce dernier est le chef de la Commission antidrogue de Porlamar. Selon une source extra-officielle, ils surveillaient au moment de charger l’avion.
En plus de deux tonnes, fut saisie aussi une camionnette NISSA de la police scientifique que les agents du CICPC surveillaient le transport de la drogue ; un véhicule Yaris plaque d’immatriculation OAI-55W, 9 téléphones cellulaires, 2 satellites, Bs 4.9 millions ; 165 Euros ; 21.394 dollars ; 8.460 pesos mexicains ; 25.000 pesos colombiens, 15.000 leon ; 1.000 pesos, 1.000 francs congolais.
Le général Rojas a souligné qu’aucun agent de la Garde Nationale n’a été impliqué dans l’affaire. Il a expliqué aussi que des expertises sot en cours pour déterminer comment la drogue a pu arriver sur l’île et dans l’enceinte de l’aéroport. Cependant, il a admis que des fonctionnaires de la Garde Nationale seront investigués pour une supposée participation dans la procédure.
Le représentant du ministère public ayant à sa charge la réalisation de l’enquête est l’avocat Antonio Denis, fiscal national avec des compétences en matière de drogue.
Avec cette marchandise, admet le directeur de la ONA, Nestor Reveron, les saisies de drogues en 2007 atteignent 28 tonnes. En plus 548 personnes ont été détenues.
Article paru dans l’édition digitale de EL UNIVERSAL sur http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=VEN&pagina=http://www.eluniversal.com traduit pat Thom GATO pour Haïti Recto Verso
Un commando exécute l’homme d’affaires Jean-Louis Edgard Napoléon dans un restaurant
La victime, propriétaire du Millenium Plaza, était activement recherchée par la police ; deux personnes interpellées
lundi 11 juin 2007,
La victime est décédée sur le coup tandis qu’une véritable panique s’était emparée du restaurant "Hot and Fresh", théâtre de ce très grave incident. Les meurtriers, au nombre de trois, ont pu s’enfuir à bord d’un véhicule.
Le commissaire précise que la police a procédé sur les lieux à l’interpellation de deux individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. L’un d’eux est particulièrement considéré comme un suspect.
Des sources policières indiquent, par ailleurs, que M. Edgard Jean-Louis Napoléon faisait l’objet d’un avis de recherche.
Concernant la recrudescence de l’insécurité ces dernières semaines à Pétion-Ville, le commissaire Moreau a renouvelé la volonté des forces de l’ordre de traquer systématiquement les bandits. La PNH entend s’efforcer d’assurer la sécurité de la population, a-t-il affirmé.
A Pèlerin, un des quartiers résidentiels de Pétion-Ville, la police a libéré le Dr Jean Liautaud et arrêté l’un de ses présumés ravisseurs. Le médecin avait été déjà kidnappé une première fois dans sa clinique et soumis à des séances de torture. spp/RK
Visite de travail à Port-au-Prince des vice-chanceliers du Pérou et du Guatémala
Les deux pays réitèrent leur appui au Président René Préval et à la MINUSTAH ; Lima offre sa participation technique à la lutte contre la pauvreté et au renforcement institutionnel en Haïti
dimanche 10 juin 2007,
Les vice-chanceliers péruvien Gonzalo Gutiérrez Reinel et guatémaltèque Luis Fernando Andrade ont effectué au cours du week-end une visite de travail conjointe à Port-au-Prince et renouvelé le soutien de Lima et de Ciudad de Guatemala aux autorités haïtiennes, rapporte l’agence cubaine Prensa Latina.
Reçus par le Président René Préval, les deux hauts responsables ont salué les mesures gouvernementales adoptées ces derniers mois afin de favoriser "le rétablissement de la sécurité, le renforcement institutionnel et le développement socio-économique".
Gonzalo Gutiérrez Reinel a également offert au chef de l’Etat haïtien l’assistance technique du Pérou en vue de la réalisation de projets dans le domaine de l’alimentation, de la pêche et de la réforme de l’Etat civil. Il a particulièrement insisté sur la "nécessité de prioriser les programmes de coopération orientés vers l’éradication de la pauvreté, l’amélioration des services de santé de base et le renforcement des institutions".
Les deux vice-ministres des affaires étrangères en ont profité pour exprimer leur soutien à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) au nom de tous les Etats latinoaméricains engagés militairement en Haïti. MM. Gutiérrez et Andrade ont eu des entretiens séparés avec les bataillons péruvien et guatémaltèque déployés dans le pays.
Le Pérou et le Guatémala figurent parmi les dix pays de l’Amérique latine contributeurs de troupes au sein de la mission internationale de paix qui compte plus de 8.000 hommes.
De plus, Lima joue le rôle de coordonnateur du Groupe des amis d’Haïti aux Nations Unies.
Le chef de la diplomatie péruvienne, José Antonio Garcìa Belaunde, avait averti mardi dernier que les casques bleus ne devaient quitter le pays qu’après avoir atteint "tous les objectifs liés à leur mission". spp/RK
Gervais Charles redevient Bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince
Si Gervais Charles a pu gagner le pari de se faire réélire ( même si légalement ce n’est pas le cas) à la tête du barreau de Port-au-Prince, le bâtonnier a i , Gérard Gourgues, a lui aussi réussi un tour de force celui de remettre de l’ordre au sein de cette prestigieuse institution.
En 8 mois, l’inépuisable Gérard Gourgues a pu créer les conditions nécessaires pour faciliter le bon déroulement des élections annulées pour cause de contestations par les partisans de l’un des candidats. Gérard Gourgues qui a qualifié ces élections d’historiques a utilisé une urne des élections avortées du 29 novembre 1987 pour départager les deux candidats en lice Gervais Charles et Jean Vandale.
La publication des résultats a permis de confirmer la popularité de Maître Charles,spécialiste en droit des affaires, qui a obtenu 131 votes contre 91 à son concurrent.
Le palais de justice de Port-au-Prince était surchauffé à l’occasion de ces élections mais l’ambiance n’avait rien à voir avec celle qui avait prévalu lors des joutes avortées de l’année dernière. Gervais Charles 56 ans, comptant plus de 32 ans de carrière, s’est imposé face à Jean Vandale 64 ans, omnipraticien, ancien ministre de Duvalier.
Dans ses premières déclarations à la presse après son élection, M. Charles a souhaité que les membres de l’ordre soient " soudés et unis".
Gervais Charles, qui succède a Gérard Gourgues 82 ans, estime que le bâtonnat doit s’engager dans des réformes afin de maintenir sa pertinence. " Ces réformes impliquent une ouverture sur la population pour favoriser son accès à la justice qui est pour l’instant le privilège d’un groupe restreint ", ajoute t-il.
Gérard Gourgues estime avoir accompli sa mission précisant " j’ai pu remettre de l’ordre au sein de l’ordre ". Il se réjouit de la participation 230 avocats aux élections qui consacrent le retour aux affaires de Gervais Charles.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12715
Une vingtaine de bandits appréhendés par la police durant le week end
Les autorités policières informent qu’environ 20 bandits ont été appréhendés durant le week end dans la zone de Martissant et au centre ville de Port-au-Prince dans le cadre des opérations visant à capturer les membres de gang en cavale.
Deux malfaiteurs ont été arrêtés dans le quartier de Sauré, deux autres à Decayette et des armes à feu ont été saisies lors des interventions des forces de l’ordre réalisées grâce aux informations fournies par la population.
De plus 7 membres de l’armée Ti manchet (petite machette), dont un chef de gang impliqué dans le massacre d’Août 2005, ont été arrêtés à la rue Sainte Bernardette. D’autre part un bandit qui rançonnait les passants et 6 autres impliqués dans un viol ont été appréhendés au centre ville de Port-au-Prince.
Par ailleurs, la cellule anti kidnapping de la PNH a réalisé vendredi dernier une intervention dans la zone de Pèlerin qui a permis la libération du docteur Jean Liautaud enlevé 3 jours plus tôt. Deux autres personnes ont été libérées par les agents de l’ordre qui ont procédé à l’arrestation d’un malfaiteur.
Dans la commune de Pétion ville, un individu recherché par la police a été abattu par 3 bandits armés dans la zone de Frères. Le commissaire de police de Pétion ville, Francène Moreau, indique que l’individu a été assassiné alors qu’il se trouvait dans un restaurant et déplore la passivité des agents de sécurité de cet établissement.
Tout en indiquant que les compagnies de sécurité doivent assumer leur responsabilité M. Moreau précise que les criminels ont pu quitter les lieux sans être inquiétés. Les agences qui sont rémunérées pour assurer la sécurité des personnes dans un espace public ont pour obligation de s’acquitter de leur tache déclare t-il tout en annonçant l’ouverture d’une enquête sur ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12713
Les autorités s’appliquent à favoriser la relance de l’économie
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, lors de la présentation du budget rectificatif, ratifié par la chambre des députés, avait exprimé sa satisfaction parce que le gouvernement a pu capter des ressources additionnelles durant les 6 premiers mois de l’exercice en cours. Grâce a cette performance les autorités monétaires ont modifié à la hausse les prévisions de recettes internes pour l’exercice fiscale 2006-2007. En effet ces recettes pourraient atteindre 25 milliards de gourdes contre 21 milliards prévus au début de l’exercice en cours.
L’économiste Kesner Pharel indique que la progression notée au niveau des ressources domestiques est le résultat des augmentations de près de 14 % et 15 % respectivement pour les recettes internes et les recettes douanières.
En septembre dernier les autorités tablaient sur une croissance du PIB de 4 %, un taux d’inflation de 9% et des réserves internationales de 139 millions de dollars.
Les autorités haïtiennes craignent que l’objectif de croissance ne soit pas atteint en raison de certaines contraintes structurelles, indique M. Pharel estimant que le gouvernement a constaté un manque de dynamisme au niveau de l’activité économique réelle. " Le gouvernement espère une certaine reprise avec le lancement de quelques projets publics et l’amélioration du climat sécuritaire", selon M. Pharel pour qui la hausse des prix de produits pétroliers pourrait avoir un impact négatif sur la croissance du PIB.
Il croit qu’il faut s’attendre à une pause du coté des responsables de la Banque Centrale dans le cadre de la politique monétaire avec la baisse des taux directeurs ( qui sont passés de
Toutefois Kesner Pharel note que la rigueur fiscale pratiquée par le gouvernement n’a pas permis une progression réelle du volume du crédit dans l’économie nationale. En dépit de la baisse des taux directeurs les banques ont maintenu leur placement en bons à un niveau assez élevé ( 8 milliards de gourdes) ce qui peut être interprété comme un manque de confiance dans l’économie locale explique Kesner Pharel.
Il souligne que le volume de crédit en gourdes au cours des 6 derniers mois a accusé une croissance négative.
Rappelons que les autorités économiques ont révélé que les réserves internationales de change ont largement franchi la barre de 200 millions de dollars en milieu d’exercice, ce qui devrait permettre d’éviter des tensions inflationnistes et favoriser une stabilité de la gourde par rapport au dollar.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12712
dimanche 10 juin 2007
Match nul à saveur de défaite pour le Costa Rica
09/06/07- Le nul a eu une saveur à défaite encore plus après que la sélection révélation de la Guadeloupe ait été l’auteur de la grande surprise en battant sur le score de deux buts à un la sélection du Canada pour prendre la tête du groupe avec quatre points.
Après avoir regagné les vestiaires sous le score nul et vierge, la sélection Tica obtint le but espéré et mérité pour son effort et un meilleure technique à la 63 ème minute.
Le but fut le résultat d’une grande attaque placée d’Alvaro Saborio qui servit un ballon parfait pour permettre à Walter Centeno de placer un puissant tir du pied droit en dehors de la surface de réparation pour ainsi battre le gardien de but Fénélon Gabart, qui en dépit d’encaisser le but allait être la grande figure de la rencontre.
Avec l’avantage au tableau d’affichage et un terrain très glissant à cause des pluies qui se sont abattues sur l’aire de Miami ces derniers jours, Le Costa Rica semblait avoir toutes les cartes en main pour remporter le match.
Mais de nouveau, son manque de solidité et de concentration au niveau de la défense, a permis que le défenseur Frantz Gilles sur un ballon croisé dans la surface de réparation serve l’avant centre Alexandre Boucicaut qui fusilla le gardien José Porras, qui n’a pu rien faire pour éviter le but de l’égalisation à la 72 ème minute.
L’action affecta beaucoup le mental de l’équipe dirigé par le technicien Hernan Mdford, de la même façon qu’au cours du match contre le Canada après l’égalisation, et n’a pu trouver de ressources pour réagir, en dépit du fait qu’il restait encore du temps pour rechercher le but de la victoire.
Les joueurs de la sélection du Costa Rica se sont évertués à lancer des ballons dans les airs sur le but défendu par Fénélon Gabart pour céder de l’avantage au gardien Haïtien et ses coéquipiers qui dégageaient beaucoup mieux de la tête que des pieds.
La sélection haïtienne s’est conformée avec le match nul qui eut une saveur à victoire et laissa Le Costa Rica au bord de l’élimination avec un seul point.
Le Costa Rica devra affronter lundi prochain, dans le même scénario de l’Orange Bowl, la sélection guadeloupéenne qui a battu aujourd’hui par deux bus à un la sélection du Canada, rival d’Haïti, et prend la tête du groupe A avec quatre points.
Les équipes :
1 - Costa Rica: José Porras; Gabriel Badilla (Mario Camacho, mi.61), Víctor Cordero, Jervis Drummond, Leonardo González, Randall Azofeifa, Michael Barrantes, Wálter Centeno, Andrés Nuñez, Rolando Fonseca (Johny Cubero, mi.78) y Alvaro Saborio.
1 - Haití: Gabart Fenelon; Pierre-Richard Bruny, Frantz Gilles, Stephane Guillaume, Jean Jacques Pierre, Jean Sony Alcenat (Turlien Romulus, mi.53), Alexandre Boucicaut, Mones Chery, Brunel Fucien (Ednerson Raymond, mi.73), Alain Vubert (Ricardo Pierre-Louis, mi.67) y Cadet Eliphene.
Buts:1-0, mi.63: Wálter Centeno. 1-1, mi.72: Alexandre Boucicaut.
Affluences:
15.000 spectateurs, des haîtiens dans la grande majorité ont célébré avec des cantiques et des chants le jeu et l’égalisation de leur sélection
Article publié par TERRA/EFE en Espagnol traduit par Thom Gato pour Haïti Recto Verso
samedi 9 juin 2007
Les autorités lancent le processus d’épuration de la police dans les provinces
Le directeur de la police a indiqué que le plan d’épuration de la PNH permettra de renforcer l’institution en augmentant le niveau de professionnalisme de ses membres. " Nous ne voulons pas faire la chasse aux policiers, mais nous voulons nous assurer que les membres de cette institution sont des personnes fiables", soutient M. Andrésol insistant sur l’importance de ce programme dans le processus du renforcement de la collaboration entre la police et la population.
Tout en indiquant que le policier doit être honnête et intègre M. Andrésol estime que le vetting permettra d’établir un climat de confiance entre le policier et le citoyen. " Le vetting est un outil de protection pour le policier honnête face à ceux ayant des connexions avec les groupes mafieux", martèle t-il.
De son coté, le secrétaire d’état à la sécurité publique Luc Eucher Joseph a réaffirmé la volonté du gouvernement de restructurer l’institution policière haïtienne afin qu’elle réponde aux normes et standards internationaux. " Le chef de l’état et le premier ministre sont déterminés à faire appliquer les règlements au sein de la PNH", a-t-il ajouté.
La délégation qui comprenait également l’assistant du commissaire de police de la Minustah et l’inspecteur général en chef de la PNH, Fritz Jean, avait auparavant effectué un séjour à Jérémie, dans la Grand Anse.
En mai dernier, l’expert indépendant des droits humains de l’ONU, Louis Joinet, avait fait part de sa satisfaction en ce qui a trait à l’application d’un programme d’épuration de la police haïtienne. " Le veting permet d’assainir l’institution policière ", avait souligné le magistrat français précisant qu’à moyen terme on devrait sentir les résultats de ce changement. " J’ai eu 5 expériences de vetting dans d’autres pays, et je pense que la méthode appliquée actuellement pourra servir de modèle à d’autres pays", déclare t-il rappelant qu’il y a de nombreux critères d’évaluation."
Patrimoine, paiement des douanes, des impôts, ce sont des questions objectives et le processus est transparent", assure t-il tout en faisant part de ces objections en ce qui concerne les enquêtes de voisinage.
Source Radio Métropole Haïti sur http://www.metropolehaiti.com
--------
Vetting d’un côté et attitude silencieuse et suspicieuse des autorités face à l’implication de policiers dans le trafic de drogues en particulier lors de la saisie des 420 kilos de cocaïne de l’autre.
Drôle d’épuration ou drôle de façon d’épurer !
Poursuite des opérations contre les gangs aux Gonaïves
De plus, des centaines de billets de banque, en monnaie locale, empilés dans des sacs plastiques de couleur noire, ainsi que des passeports ont été retrouvés lors de cette perquisition réalisée sur requête du Commissaire du gouvernement. Les responsables de la Minustah se réjouissent de la collaboration de la population des Gonaives dont nombre d’entre eux ont salué l’arrivée des patrouilles de la mission onusienne et de la PNH après les fouilles qui ont duré plus d’une heure.
De son coté, le commissaire de police des Gonaives, Godson Orelus, a mis l’accent sur la collaboration de la population qui a facilité le succès de ces opérations. " Les résultats obtenus ces derniers jours sont le fruit de la bonne collaboration entre la PNH et la MINUSTAH. Ils n’ont été possibles que grâce à l’engagement de la population à s’impliquer véritablement dans la lutte contre l’insécurité et la criminalité ", a-t-il indiqué." Les policiers onusiens et leurs collègues haïtiens ont saisi 1,5 kilo d'une poudre blanche, des armes à feu et beaucoup de munitions", a indiqué la porte-parole de l'ONU en Haïti Sophie Boutaud de la Combe lors d'une conférence de presse. Mme de la Combe a refusé de préciser si cette " poudre blanche" était de la cocaïne. La semaine dernière la police haïtienne aidée de la Minustah avait intercepté 420 kilos de cocaïne évalués à plus de 8 millions de dollars.
La fonctionnaire onusienne a expliqué par ailleurs que les Casques bleus avaient intensifié leurs patrouilles aux Gonaïves après l'arrestation de Wilfort Ferdinand important chef de groupe recherché par la justice.
Depuis le lancement des opérations de sécurité, le 26 mai dernier, aux Gonaïves, plusieurs chefs de gang recherchés ont été arrêtés et plusieurs armes de guerre ont été saisies par les forces de la MINUSTAH et de la PNH.
Source Radio Métropole Haïti sur http://www.metropolehaiti.com
Gérard Gourgues estime les fonds de Duvalier irrécupérables par l’état haïtien
Maître Gourgues estime qu’en raison du retard, l’état haïtien ne pourra pas faire valoir ses droits, et souligne que seule la famille Duvalier aura accès à ces fonds dont le dégel prévu pour le 3 juin dernier a été reporté a trois mois.
Tout en indiquant que les 7 millions de dollars ne représentent pas grand-chose dans la fortune des Duvalier, le juriste croit que le montant des avoirs de l’ex-dictateur avoisine les 500 millions de dollars. "
Sous l’administration de Gérard Latortue le gouvernement avait bloqué environ 120 millions de dollars sur un compte des Duvalier aux Etats Unis", assure M. Gourgue expliquant que nul ne sait comment ces fonds sont distribués.
Selon le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, l’action incidente initiée par les deux haïtiens, ayant bénéficié d’une décision favorable d’un tribunal américain, ne permettra pas à ces derniers de recouvrer une partie des dommages et intérêts." On ne sait de combien d’argent dispose Jean Claude Duvalier, C’est la même chose pour Jean Bertrand Aristide. Est-ce que vous avez une idée de la fortune d’Aristide ?", ajoute t-il.
Gérard Gourgues ancien membre du Conseil National de Gouvernement (CNG) affirme avoir proposé aux militaires au pouvoir la création d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les cas de malversation et de dilapidation des fonds publics.
La proposition n’avait pas reçu l’aval des militaires soutient –il regrettant que des poursuites judiciaires n’ont pas été lancées contre Duvalier et ses ministres.
Jean-Claude Duvalier - l'ancien dictateur haïtien réfugié en France depuis 1986 - et ses proches étaient sur le point le le 4 juin dernier de recuperer, 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros) bloqués depuis cinq ans dans plusieurs banques helvétiques.
Il y a une dizaine de jours, les avocats genevois des ressortissants haïtiens Gérard Jean-Juste, prêtre, et Etzer Lalanne, chauffeur de taxi, obtenaient des informations sur le compte en banque genevois de la famille Duvalier, ouvert à l'Union des banques suisses (UBS), au nom d'une fondation liechtensteinoise. Ils saisissaient alors le tribunal de première instance de Genève qui ordonnait, le 30 mai, un séquestre sur ce compte.
Les défenseurs des Haïtiens demandaient au Conseil fédéral de prolonger le gel des avoirs sur d'autres comptes, vraisemblablement à Lausanne, et de lever le secret bancaire "afin de permettre aux victimes du régime et de lancer des actions en dommages et intérêts", précisait leur avocat Marc Henzelin.
Source Radio Métropole Haïti sur http://www.metropolehaiti.com
------------
La Suisse et son maudi t secret bancaire ! Infâme !
Tout ceci reste inconcevable et puant dans un monde ou des manifestations sont faites pour protéger la planète contre le réchauffement climatique.
Si le secret bancaire n’a qu’un seul objectif, couvrir l’argent et les fortunes mal acquis. Dans un contexte différent, qui ne touche pas les intérêts des grands de ce monde cela s’appellerait association de malfaiteurs.
Vive L’Union Européenne !
LA FOIRE DU LIVRE.... LIVRE EN FOLIE...UNE VRAIE FOLIE...
« Fort du succès de la 13e édition de Livres en Folie et l'affluence des visiteurs sur le site, il serait intéressant de répéter l'initiative chaque trimestre », s'est enthousiasmé l'écrivain Rony Gilot. « L'idée d'étirer la foire sur deux journées pour permettre aux gens de faire le plein d'ouvrages doit être, aujourd'hui plus que jamais, envisagée », a déclaré M. Max Chauvet.
La 13e édition du Livres en Folie a été à tous les points de vue un immense succès. Très tôt dans la journée du 7 juin, des visiteurs ont investi tout le périmètre du Parc Historique de la Canne à Sucre. Certains, ayant découvert le site pour la première fois, ont saisi l'occasion pour contempler, non sans de douloureux souvenirs, des objets-mémoires rappelant l'industrie coloniale. D'autres, préférant le contact direct avec les auteurs, s'arrêtaient devant leur stand pour échanger des salutations ou un sourire et partager des commentaires.
Le décor était planté très tôt dans la matinée. Les éditeurs ont méthodiquement aménagé leur stand. Des posters géants vantant la bonne qualité des produits ont donné un aspect commercial à cette fête du livre. Entre des affiches publicitaires de la Unicarte, de Tortug'Air et de Voilà, des visiteurs frayaient allègrement un chemin. Fini le temps de la contemplation, ils se sont installés confortablement sous l'ombre des manguiers, se sont assis à même le sol dans la verdure pour choisir leurs titres favoris. Des jeunes et moins jeunes ont fait la queue devant le stand de Le P'tit Nouvelliste pour souscrire un abonnement. Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans avaient droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir « un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles».
Dès les premières heures, de longues files d'attente se dessinaient devant les stands de Le Nouvelliste et de Communication Plus. Les gens ont dû patienter pendant une bonne trentaine de minutes pour faire leur provision d'ouvrages. « Cette situation est due au fait que ces deux stands ont le plus grand stock d'ouvrages », a informé M. Max Chauvet visiblement satisfait de ce succès qu'il assimile à un intérêt de plus en plus grandissant pour le livre haïtien. « On ne s'attendait pas à tant de monde. Notre projection a été bousculée. Même après six heures, des gens n'avaient pas encore choisi leurs titres. Aujourd'hui plus que jamais, c'est le moment de penser à de nouvelles stratégies. Et l'idée d'étirer la foire sur deux journées pour permettre aux gens de faire le plein d'ouvrage est à envisager. Evidemment, si les responsables de la Unibank sont prêts à consentir ce sacrifice. » M. Chauvet invite l'Etat à se manifester davantage à travers ses différents ministères pour faire de Livres en Folie un événement international.Un rendez-vous obligé
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui a visité le site au beau milieu de la journée a indiqué que Livres en Folie est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable. « Je félicite Le Nouvelliste et la Unibank pour leur constance dans l'organisation de cet événement culturel », a-t-il déclaré tout en affirmant la volonté de l'Etat d'accompagner ses initiateurs. « Cette année, le ministère de la Culture et de la Communication via la Direction nationale du Livre a invité des auteurs haïtiens et étrangers à venir prononcer des conférences sur des sujets variés à la foire », a informé le Premier ministre.
Les auteurs opinent
Des auteurs en signature ont manifesté ouvertement leur enthousiasme. Mme Mirlande Manigat, auteur de « Entre les normes et la réalité. Le parlement haïtien », dit apprécier énormément l'effort qui est fait pour sortir le livre de ses limitations individuelles et susciter un intérêt collectif de plus en plus grandissant. « L'intérêt est doublement justifié d'autant que ce sont des ouvrages haïtiens qui nous renseignent sur notre réalité culturelle, historique et sociologique », a-t-elle précisé.« La journée est splendide, l'espace est convivial et le public a répondu à l'appel. C'est une initiative qu'on devrait répéter chaque trimestre », s'est réjoui Rony Gilot, auteur de « Au gré de la mémoire. François Duvalier le mal-aimé ». L'écrivain nous a confié avoir signé beaucoup de livres, mais souligne qu'il aurait signé davantage si le livre était sponsorisé. Le professeur Hérold Toussaint pour sa part estime que cette 13 édition est une grande réussite. « Le Nouvelliste et la Unibank doivent continuer à encourager les jeunes créateurs haïtiens. J'ai travaillé avec des jeunes. Ils récoltent aujourd'hui le fruit de leur travail.»
Des éditeurs et distributeurs opinentDe Henri Deschamps à Caraïbe en passant par les Presses nationales d'Haïti, Communication Plus et Choucoune, la satisfaction était à son comble. Toutes les réactions renvoient au succès de l'événement. Peter Frisch, Jocelyne Trouillot, Willems Edouard, Anaïse Chavenet et Christophe Charles se disent impressionnés par cette affluence de visiteurs devant les stands. « Le stock de beaucoup de nos titres a été épuisé vers le milieu de la journée. C'est un fait que les gens ont soif du livre, mais ils ont des difficultés à l'acquérir au prix fort », ont-ils déclaré en substance. Ces éditeurs et distributeurs reconnaissent que l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre joue un rôle considérable dans cette réussite.Les visiteurs/acheteurs opinent
Les visiteurs/acheteurs ont, eux aussi, admis que l'organisation de cette année a été au-delà des espérances en dépit des petites imperfections enregistrées et les longues files d'attente. Edwidge Lalane estime que de grands progrès ont été faits. « Au niveau des titres, il n'y a rien à reprocher. Mais les gens voulant acheter avec leur carte de crédit ont eu d'énormes difficultés. Des correctifs qu'il faut apporter à l'avenir », a-t-il constaté.
« La folie continue. L'espace est accueillant. Les gens sont plus nombreux cette année », a lancé satisfait Hérold Jean-François qui suggère que de nouvelles stratégies soient inventées pour améliorer la logistique. « Des gens se sont plaints des longues files d'attente. Un aspect qu'il faut vite corriger si on rêve d'une édition parfaite l'année prochaine. » De son côté, Sherlyne Médée croit qu'on aurait pu éviter les longues files d'attente si on disposait beaucoup plus de stands. « Cette épreuve fatidique décourage l'acheteur et retarde le processus », s'est-elle plainte.
Parallèlement au processus de vente, des activités culturelles ont retenu l'attention de plus d'un. Un podium a été aménagé pour les stars. Des finalistes de Ticket-Max Académie ont lancé une opération de charme au public. Ils s'appellent Robot Scorpion, Bazilik Kreyòl, Planch sou Do, Billy Schneider, etc. Dans la salle de conférence du Parc, des intellectuels haïtiens et étrangers ont développé, avec beaucoup de savoir-faire, leur conception sur la pensée de Jacques Roumain et de Juan Bosch, deux écrivains caribéens qui ont marqué la littérature mondiale.
Nélio Joseph
----------
Notre production littéraire et la prolifération de bons écrivains étonnent encore beaucoup d’érudits dans la matière. Ils seront encore plus surpris du succès de ce genre d’activité appelée à rendre accessible les livres et la lecture au plus grand nombre.
Et dire que Haïti est un pays d’illettrés et d’analphabètes… Haïti n’a pas que ça d’agréablement surprenant.
Tel un géant endormi nous hibernons juste avant l’explosions en pétales dorés…
Claire Lydie Parent veut appliquer la règle de « trois »...Cela devient plus qu'urgent!
Les responsables de la Mairie de Pétion-Ville se sont engagés depuis quelques jours à débarrasser les rues et les trottoirs de cette commune des marchands qui s'y installent anarchiquement. Certains résidents applaudissent l'initiative du nouveau cartel, d'autres au contraire critiquent sévèrement sa façon de faire.
« Les trottoirs aux piétons, le marché aux marchandes, la rue aux véhicules.» La fameuse formule du maire de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, pour rendre les rues de cette commune propres et accessibles, ne fait pas du tout l'affaire des petits détaillants.
Depuis la semaine dernière, des agents de la municipalité ont décidé d'une campagne de déguerpissement et de saisie de marchandises au niveau des rues Lambert, Grégoire, Métellus, Geffrard et à l'avenue Panaméricaine. « La décision est claire. Les rues et les trottoirs doivent être tous déblayés de ces étalages obstruant le passage aux véhicules et aux piétons », a scandé mardi dernier, Etienne Jean Gagnol, un responsable de la mairie de Pétion-Ville, à la tête d'un cortège patrouillant les rues de Pétion-Ville. En effet, depuis cette campagne, des paniers de provisions alimentaires et autres marchandises ont été saisies dans les zones interdites.
Une situation qui soulève la colère des petits commerçants, en majorité des mères de famille. Ces marchandes critiquent et fustigent cette façon de faire des autorités municipales qui, selon eux, ne leur offrent pas un cadré idéal pour leur commerce. « Ils nous exigent de quitter le trottoir, mais ils nous indiquent aucun autre endroit où nous puissions nous installer », crache une marchande d'épices. « Ils nous poussent à quitter la rue et saisissent nos marchandises sans même nous avertir », crie une autre, le visage triste, l'air mécontent. Des réactions que les responsables de la mairie tentent de démentir. Selon Etienne Jean Gagnol, les marchandes avaient été prévenues depuis deux mois de cette décision. « Il a été formellement interdit qu'ils continuent à placer leurs tréteaux ça et là dans les rues ».
Malgré la pression exercée par les agents de la mairie contre les occupants des rues et des trottoirs, certains marchands défient la vigilance des brigadiers. Ce qui rend peu effective l'initiative de la nouvelle administration communale. A la rue Lambert, tout près du Tribunal de Paix, malgré l'interdiction qui leur est faite d'installer leurs marchandises, les détaillants profitent du stationnement des voitures pour exposer leurs produits. Il y en a surtout qui viennent le soir pour échapper à la vigilance des employés de la mairie. D'autres préfèrent laisser l'essentiel de leurs marchandises aux dépôts et tiennent dans leurs mains ou dans une cuvette quelques produits cosmétiques.
D'autres causes rendent peu efficace la décision des autorités municipales. La plupart des détaillants chassés du trottoir sont refoulés dans des espaces de vente déjà trop encombrés. D'autres sont relégués dans des rues transformées anarchiquement en marché et peu fréquentées par des automobiles. C'est le cas de la rue Geffrard (zone Colonie). Fourmillant de marchands de vêtements usagers, cette zone limitrophe du collège Dominique Savio, regorge de plus en plus de vendeurs expulsés des zones interdites.
Interrogée à ce sujet, une employée de cette institution congréganiste n'a pas caché son indignation face à cette situation. Pour elle c'est une perte de temps de déplacer des étalagistes pour les encombrer devant l'établissement scolaire, causant un véritable embouteillage entre marchands et écoliers. « C'est une mesure à repenser », fulmine-t-elle.
Par contre, d'autres citoyens se disent satisfaits du fait qu'ils puissent vaquer un peu librement à leurs activités. « Maintenant, on peut marcher sans se faire bousculer », s'est réjoui un élève du Lycée de Pétion-Ville, longeant gaiement la rue Lambert vidée de ses occupants.L'initiative du nouveau cartel municipal visant à redonner à Pétion-Ville son visage d'antan est louable.
Cependant, il reste beaucoup à faire. Malgré l'installation de poubelles, les fatras jonchent les rues, des égouts sont à ciel ouvert, des marchés se trouvent dans des espaces destinés à la circulation de véhicules, des eaux stagnent...Tout une panoplie de problèmes à résoudre si on veut vraiment que la commune renaisse de ses cendres.
Sherley Dominique / sherleydominique@yahoo.fr
Jean Max St Fleur/ tmaxner@yahoo.fr
Source Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
------------
Les comparaisons faisant intervenir les tableaux les plus sombrent s'adaptent comme du prêt à porter à Haïti. Preuve que toutes les prédictionsd imaginables dans le mauvais sens ont été généreusement dépassées. Le choix délibéré des dirigeants laissant l'administration au petit bonheur la chance pour s'occuper exclusivement de s'enrichir à tout prix à repousser la société haïtienne au-delà de l'acceptable et du concevable.
Haïti c'est justement ça aujourd'hui. Les habitants de ce pays ont compris que le fait d'enfreindre délibérément et dans l'indifférence absolue les lois, ont fini par proclamer leur caducité. Aujourd'hui la moindre disposition prend l'allure de révolution.
La difficulté de redresser le crochu est si immense que les solutions les plus abjectes pour prepétrer le statut quo semble plus plausible que de vouloir tout naturellement de se tourner vers une démarche s'incrivant dans la recherche d'une normalité. Si un élu proposait de détruire les ediffices qui encombrent les grands marchés de Petion Ville et de Port-au-Prince pour permettre à tous les paysans de venir vendre "slips" et des culottes" dèjà portées, il serait applaudi des mains et des pieds.
Aujourd'hui Madame Parent, il est déjà trop tard. Nous avions perdu deux siècles. Il faut agir. On ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs. Si le "tout moun se moun" traduit une permission de faire tout en se fichant des lois sociales de la communauté nous voulons bien accepter une difference entre "moun" et "moun".
Faire retablir les lois c'est justement revenir vers l'humanisation de notre société.
Haïti est une sorte de bipède dont l'ischémie aigüe semble pousser vers l'amputation une jambe pour essayer de le sauver de la mort. Entre un mort et un handicappé...le choix reste assez facile.
Les enjeux sont énormes il faut de la hargne, de la détermination et de la vision.
Haïti saura vous le remercier
jeudi 7 juin 2007
Le problème de l’eau pourrait être facteur de conflit entre Haïti et la République Dominicaine.
Haïti compte seulement 1.5% de sa superficie couverte d'arbres tandis qu’en République Dominicaine elle se chiffre entre 15 et 20 %.
L’eau pourrait être une source de conflit en la république Dominicaine et Haïti dans le futur à cause de la déforestation de l’île de saint domingue, a considéré hier Onofre Rojas, l’ordonnateur national pour les fonds Européens de développement (ONFED).
Il a exprimé qu’à cause de ce problème, il entamera des discussions avec l’union Européenne la création d’un fond insulaire destinée à la récupération de la superficie boisée de l’île d’Haïti.
Il a souligné que si sa proposition est acceptée et que d’autres organisations, non seulement l’Union Européenne, comme les agences bilatérales de coopération et organismes que travaillent à la promotion du système écologique, y participent.
Selon ses déclarations, le programme Quisqueya verte, développé dans le passé sous le gouvernement de Leonel Fernandez doit être repris dans l’île entière à cause de la déforestation et l’érosion.
Il a considéré qu’un fond ouvert pour la promotion de toutes les taches de récupération de superficie boisée impliquera une grande mobilisation nationale et internationale.
Il a signalé qu’en Haïti il reste seulement 1.5% de la superficie boisée tandis que la situation n’est pas louable en République Dominicaine parce que celle-ci oscille entre 15 et 20%.
Il a rappelé que très récemment fut relancé le programme de l’environnement transfrontalier à Jimani avec les ministres de l’environnement d’Haïti et de république Dominicaine. Il a affirmé que ce programme devrait se concentrer au niveau des zones du las Enriquillo en République Dominicaine et le lac Azuei en Haïti.
Rojas a été questionné par les journalistes après sa participation à la reencontré régionale sur “le renforcement des capacités pour la gestion et la prise en charge constructive des conflits en Amérique centrale et dans les caraïbes » qui se célèbre à l’hôtel Santo Domingo.
L’atelier a été inauguré par Rojas, le coordinateur résident du système des agences des nations Unies et représentant résident du programme des nations unies pour le développement (PNUD), Nicky Fabiancic et le chef de gouvernabilité et administration publique, division de l’administration publique et la prise en charge du développement de UNDESA, John-Mary Kauzya.
Fabiancic s’est exprimé en disant que l’objectif du forum est partager, débattre et rassembler les idées sur la prise en charge pacifique des conflits et le maintien de la paix. L’ONU a coopéré, a-t-il rappelé, à la résolution de plusieurs conflits nationaux comme internationaux.
Il a ajouté qu’il existe plusieurs causes menaçant la paix des états, comme la pauvreté, l’inégalité, l’augmentation du trafic de stupéfiants, le surgissement de réseau de crime organisé et une insécurité citoyenne croissante.
Ila indiqué que la consolidation de la paix s’obtient seulement à travers l’augmentation du développement économique avec équité et avec la protection des droits humains.
De son côté, l’ambassadeur dominicain devant les Nations Unies, Erasmo Lara, a dit que la prise en charge des conflits constitue une part intrinsèque des affaires politiques de tous les jours et de la gouvernabilité et le développement continue.
Texte paru en Espagnol dans l’édition digitale du Journal HOY : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24603 traduit en français par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.
Gold Cup/Fiche technique de la sélection haïtienne
jeudi 7 juin 2007,
Radio Kiskeya
Voici la fiche technique des 23 joueurs représentant Haïti à la Gold Cup 2007 (Coupe d’Or), la neuvième édition de la compétition, qui se déroule aux Etats-Unis jusqu’au 24 juin.
Nom : Gabart
Prénom : Fénelon
Age : 26 ans
Date de naissance : 3 juin 1981
Poste : Gardien
Clubs successifs : Racing Club Haïtien (Div.1/Haïti), Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 1
Nom : Occenat
Prénom : Peterson
Age : 17 ans
Date de naissance : 3 décembre 1989
Poste : Gardien
Club : Violette Athletic Club (Div.1/Haïti)
Dossard : 20
Nom : Siméon
Prénom : Jonas
Age : 27 ans
Date de naissance : 13 août 1979
Poste : Gardien
Club : Tempête de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 25
Nom : Bruny
Prénom : Pierre-Richard
Age : 35 ans
Date de naissance : 6 avril 1972
Poste : Défenseur
Club : Don Bosco de Pétion-Ville (Div.1/Haïti)
Dossard : 13
Nom : Bertin
Prénom : Frantz
Age : 24 ans
Date de naissance : 30 mai 1983
Poste : Défenseur
Club : Athletico Madrid (Div.1/ESP)
Dossard : 23
Nom : Gilles
Prénom : Frantz
Age : 29 ans
Date de naissance : 1 novembre 1977
Poste : Défenseur
Club : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti)
Dossard : 3
Nom : Pierre
Prénom : Jean-Jacques
Age : 26 ans
Date de naissance : 23 janvier 1981
Poste : Défenseur
Cluns sucessifs : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti), Peñarol de Montevideo (Div.1/Uruguay), Nantes FCA (Div.2/France)
Dossard : 5
Nom : Noncent
Prénom : Windsor
Age : 22 ans
Date de naissance : 12 juin 1984
Poste : Défenseur
Club : Sans Club (vit en France)
Dossard : 22
Nom : Raymond
Prénom : Ednerson
Age : 22 ans
Date de naissance : 14 mai 1985
Poste : Défenseur
Club : Baltimore de St-Marc
Dossard : 15
Nom : Saurel
Prénom : Olrish
Age : 21 ans
Date de naissance : 13 septembre 1985
Poste : Défenseur
Club : Don Bosco de Pétion-ville (Div.1/Haïti)
Dossard : 18
Nom : Guillaume
Prénom : Stéphane
Age : 23 ans
Date de naissance : 9 février 1984
Poste : Défenseur
Club : Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 6
Nom : Alcénat
Prénom : Jean Sony alias Tiga
Age : 21 ans
Date de naissance : 23 janvier 1986
Poste : Milieu offensif
Club : Aigle Noir (Div.1/Haïti)
Dossard : 2
Nom : Boucicaut
Prénom : Jean Michel Alexandre
Age : 25 ans
Date de naissance : 18 novembre 1981
Poste : Milieu offensif
Club : Violette Athletic Club (Div.1/Haïti)
Dossard : 10
Nom : Fucien
Prénom : Brunel
Age : 22 ans
Date de naissance : 26 août 1984
Poste : Milieu offensif
Club : Aigle Noir (Div.1/Haïti)
Dossard : 7
Nom : Germain
Prénom : Peter
Age : 25 ans
Date de naissance : 22 janvier 1982
Poste : Milieu offensif
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 4
Nom : Marcelin
Prénom : James
Age : 20 ans
Date de naissance : 13 juin 1986
Poste : Milieu défensif
Club : Racing Club Haïtien (Div.1/Haïti)
Dossard : 12
Nom : Romulus
Prénom : Turlien
Age : 26 ans
Date de naissance : 13 avril 1981
Poste : Milieu défensif
Club : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti)
Dossard : 8
Nom : Vubert
Prénom : Alain
Age : 21 ans
Date de naissance : 25 novembre 1985
Poste : Milieu défensif
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 17
Nom : Chéry
Prénom : Monès surnommé Kendou
Age : 25 ans
Date de naissance : 2 décembre 1981
Poste : Milieu défensif
Club : Racing Club Haïtien
Dossard : 14
Nom : Jean-Jacques
Prénom : Jamil
Age : 31 ans
Date de naissance : 2 octobre 1975
Poste : Milieu défensif
Club : Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 21
Nom : Pierre-Louis
Prénom : Ricardo
Age : 23 ans
Date de naissance : 10 mai 1984
Poste : Attaquant
Club : Sans Club (vit aux Etats-Unis)
Dossard : 19
Nom : Noël
Prénom : Fabrice
Age : 21 ans
Date de naissance : 21 juillet 1985
Poste : Attaquant
Club : Sans Club (vit aux Etats-Unis)
Dossard : 11
Nom : Cadet
Prénom : Éliphène
Age : 26 ans
Date de naissance : 10 août 1980
Poste : Attaquant
Club : Tempête FC de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 9
Entraîneur : Luis Armelio Garcia, cubain d’origine haïtienne
Assistant-Entraîneur : Wilner Etienne
Entraîneur des gardiens : Clamard Augustin
Manager : Wébens Prinsimé dit Itala
Chef de délégation : Variéno Saint-Fleur
Directeur technique national : Carlo Marcelin
spp/RK
mercredi 6 juin 2007
HAITI TENUE EN ECHEC PAR LA GUADELOUPE EN MATCH D'OUVERTURE DE LA GOLD CUP
mercredi 6 juin 2007
Haïti et la Guadeloupe ont fait match nul 1-1 mercredi soir au stade Orange Bowl de Miami pour leur entrée dans le groupe A de la Gold Cup 2007 (Coupe d’Or).
Après avoir pris l’avantage par Monès Chéry sur pénalty (35’), les haïtiens se sont fait rejoindre au score. Profitant d’une grave erreur défensive, Cédrick Fiston a égalisé pour les antillais (54’).
En match d’ouverture, dans le même groupe, le Canada a battu le Costa Rica 2-1.
ESCLAVES AU PARADIS .. SUITE...
mardi 5 juin 2007
Par Karole Gizolme et Anne Lescot
Repris par AlterPresse
Avec l’aimable autorisation de www.gensdelacaraibe.org
Ce mardi 05 juin, le ministre des affaires étrangères dominicain Carlos Morales Troncoso entend déposer au XXXVIIe sommet de l’Organisation des Etats d’Amérique au Panama une résolution condamnant ce qu’il définit comme une campagne de "diffamation" à l’encontre de son pays, l’événement Esclaves au paradis qui se tient à Paris depuis le 15 juin.
Une exposition photo, un colloque et la projection de documentaires dénoncent, en effet et encore une fois, l’exploitation inhumaine des coupeurs de canne haïtiens depuis près d’un siècle en République dominicaine.
Le thème majeur de ce sommet de l’OEA aborde les énergies pour un développement durable.
Alors que l’éthanol, tiré du sucre de canne représente une source nouvelle de revenus pour la République dominicaine, la question des droits de l’homme dont sont privés les "braceros" haïtiens qui coupent la canne dans ce pays ne peut plus être ignorée. L’attention des pays membres de l’OEA avait déjà été sollicitée l’an passé sur la situation des migrants haïtiens par le séminaire régional annuel des personnes de descendance africaine.
La demande de résolution de condamnation par l’OEA, que Manuel MoralesTroncoso souhaite faire adopter, suivra la plainte déposée auprès de l’Ambassade de France à Santo Domingo le 17 mai dernier par la chambre des députés.
Mais, que peuvent bien faire les autorités françaises contre une initiative de la société civile qui aura su mobiliser médias et partenaires autour d’une dénonciation sous plusieurs formes et reprenant des faits connus de longue date ?
Nous ne sommes plus en 1938, lorsque Jacques Roumain fut arrêté à Paris à la demande des autorités dominicaines pour avoir dénoncé les responsabilités et complicités des chefs d’Etats dominicains et haïtiens dans le massacre de 15 000 haïtiens dans les campagnes dominicaines (1)... Nous sommes en 2007 et le 09 mai de cette année, le président français Jacques Chirac rappelait encore que la France devait "se mobiliser contre cette [la traite d’êtres humains] infamie". Une traite qui implique aussi bien les services de migration et des personnalités dominicains, des propriétaires de sucreries, des diplomates haïtiens et auteurs passeurs " buscones", dans un trafic de travailleurs transportés clandestinement dans des bus pour touristes aux vitres fumées, selon Espacinsular du 26 mai 2006.
D’innombrables articles et reportages de presse internationale (Libération, Alternatives économiques, Courrier international, Marie Claire, Cosmopolitan, Mademoiselle Figaro, Elle Magazine, Nova, La Croix, VSD, Marianne, Le Pélerin magazine, RFO radio et télé ...), des documentaires (les plus récents ont été produits par France 2, et RFO relaye l’événement) dénoncent les conditions exécrables et inhumaines dans lesquelles vivent des milliers de travailleurs. Et, ces jours-ci, la photo d’un coupeur de canne haïtien, fraîchement arrivé en République dominicaine, buste nu, fait partie d’une campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien.
Au niveau local, la presse dominicaine (Listin diario, El Diario, Clave Digital, Diario Dominicano, El Viajero Digital, Dominicanos Hoy... ) n’est pas en reste et produit une quantité d’articles qui dénoncent une "tentative de dégradation de l’image touristique" de cette moitié d’île. Ce n’étaient pourtant pas le propos ni l’objectif des organisateurs, mais cela en sera peut-être la conséquence.
Les nombreux rapports d’organisations internationales, dont le plus récent est celui d’Amnesty International (mars 2007), précédés par ceux du PNUD, de Human Rights Watch ou encore de Christian Aid, du Catholic Institute for International Relations(CICR)/IPSOS (2) et du US Department for Human Rights (3) alimentent les actions des sociétés civiles haïtienne et dominicaine.
Des Dominicains résidants à Paris, d’autres ayant fait spécialement le déplacement de République dominicaine sont venus "défendre" leur pays qu’ils pensent être victime de "calomnie" et objectent, lors du débat organisé après la projection de documentaires, que "les Dominicains vivent également dans la pauvreté".
A la différence que "les Dominicains sont au chômage et que ces coupeurs de canne travaillent près de 12 heures par jour, pour un salaire de misère, la faim au ventre", précise Amy Serrano, la réalisatrice de The Sugar Babies.
Les organisateurs d’Esclaves au paradis ont reçu des lettres du cabinet d’avocats Patton Boggs les informant des poursuites judiciaires qui seraient engagées à l’encontre des producteurs de The Price of sugar en cas de projection du film. Le responsable des cinémas MK2 a lui même reçu un appel d’un avocat français téléguidé par le gouvernement de Leonel Fernandez et s’annonçant comme porte parole d’une fédération d’associations (non identifiées à ce jour) le menaçant d’un procès.
Qu’importe, l’événement Esclaves au paradis s’est entouré de partenaires insensibles aux intimidations. Parmi eux, la Ville de Paris, Amnesty International, le Collectif 2004 Images, Libération, la chaîne de cinémas MK2 dont on connaît l’engagement pour des sujets sensibles.
Au sommet de l’OEA, face à ces rapports, documentaires, photos, témoignages, engagements d’organismes internationaux, quels sont les contre arguments de Carlos Morales Troncoso, ministre des affaires étrangères et par ailleurs depuis longtemps actionnaire des sucreries incriminées de la Central Romana (4) dans l’est dominicain ?
La position de la République dominicaine est radicalement différente de celle du Brésil qui connaît les mêmes problèmes d’esclavage dans ces champs de canne. Cependant, au lieu de nier cette situation, le Brésil prend la tête du combat contre le travail forcé et a condamné dans l’état de Ramanhao en mars 2006 des propriétaires de ranch à verser des dédommagement aux salariés et à l’Etat. (5) Le gouvernement a établi une Commission nationale pour l’éradication du travail d’esclave (CONATRAE) en 2003 et a lancé un plan d’action national contre le travail forcé.
"En suivant le modèle brésilien, précise Roger Plant, expert du Bureau International du Travail, nous constatons maintenant des avancées dans d’autres pays d’Amérique latine qui intensifient leur action contre le travail forcé."
Pérou, Paraguay et Brésil s’engagent contre le travail forcé. Pas la République dominicaine. Ou du moins pas encore. Le sommet de l’OEA devrait permet à ces quatre pays de se rencontrer et d’en parler franchement.
Karole Gizolme et Anne Lescot
L’exposition de photos se tient jusqu’au 15 juin 2007 au 5, passage Piver - Paris 11e - voir www.gensdelacaraibe.org
Rapport d’Amnesty international : "République dominicaine. Une vie en transit – La situation tragique des migrants haïtiens et des Dominicains d’origine haïtienne" - Document public du 21 mars 2007 – http://web.amnesty.org/library/index/fraamr270012007
Voir le site Internet Espacinsular http://espacinsular.org/ spécialisé sur les relations dominico haïtiennes et les articles les plus documentés sur le trafic illégal de travailleurs haïtiens.
(1)" Mi-avril. À la demande du Quai d’Orsay, sur plainte de la légation de la République dominicaine, Jacques Roumain et Pierre Saint-Dizier, gérant de la revue Regards, sont arrêtés et inculpés d’outrages à un chef d’état étranger. Était mis en cause l’article de Roumain « La Tragédie haïtienne », paru dans le numéro du 18 novembre 1937 de la revue (c’est-à-dire cinq mois plus tôt), qui accuse de génocide le dictateur dominicain et de complicité le président Sténio Vincent. C’est la première fois qu’un journal français est poursuivi pour « outrage à chef d’état étranger ».
Extrait de la biographie de J. Roumain par L F Hoffmann mis en ligne sur le site Ile en Ile
(2) The Catholic Institute for International Relations(CICR)/IPSOS – www.ciir.org/shared_asp_files/uploadedfiles/5DFF5ABC-320D-4062-AB02-78030B906D4C_Neededbutunwanted_French.pdf -
(3) The US Department for Human Rights – http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2006/78889.htm
(4) http://www.ipsnews.net
(5) http://www.ilo.org/global/About_the_ILO/Media_and_public_information/Press_releases/lang—fr/WCMS_069169
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6072
Washington craint un développement du terrorisme islamiste en Haïti et dans d’autres pays de la région
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya
Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
---------------
Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.
Washington craint un développement du terrorisme islamiste en Haïti et dans d’autres pays de la région
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya
Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
-------
Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.
LA FOIRE HAITIENNE DU LIVRE ...LIVRES EN FOLIE
Au Parc Historique de la Canne à Sucre (Tabarre) où se déroulera le Jeudi 6 juin 2007 (de 10 h am à 6 h pm) la plus grande foire du livre haïtien, les bibliophiles en auront pour leur soif: 56 auteurs en signature, 1225 titres disponibles avec jusqu'à 50% de réduction. Lors d'une conférence de presse ce mardi à Cabane Choucoune (Pétion-Ville), les organisateurs de Livres en Folie ont fait état des nouveautés devant marquer, cette année, l'événement.
«Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans auront droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles.» C'est ce qui ressort, pour l'essentiel, des propos du directeur du Journal Le Nouvelliste, Max Chauvet, coorganisateur, aux côtés de la Unibank, de Livres en Folie.Faisant état de l'accent particulier qui est mis cette année sur les livres jeunesse, M. Chauvet en a profité pour remercier la compagnie de téléphone Voilà et le Rhum Barbancourt, les deux partenaires de ce qui se veut la plus grande foire du livre haïtien.
Heureux d'aménager l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre où doit se tenir la 13e édition de Livres en folie, ce qui assure lecteurs, auteurs, bibliophiles d'une meilleure atmosphère en regard des embouteillages monstres qu'ont occasionné les éditions précédentes qui se déroulaient à Bourdon, M. Chauvet estime que cela va donner des facilités pour la diffusion du livre.
Très reconnaissant à l'égard du Bureau National du Livre, la Brasserie La Couronne, Maison Henri Deschamps S.A, Communication Plus, Editions Fardin, Presses Nationales d'Haïti, Editions Choucoune, Editions CUC, Ticket Magazine pour leur apport manifeste à l'organisation de Livres en folie, le responsable du plus ancien Quotidien d'Haïti s'est réjoui du fait que cet événement culturel est devenu avec le temps un événement national. Et pour preuve : plusieurs activités culturelles, dont des conférences-débats, projections (cinématographiques) ont eu lieu dans les principales villes du pays avec comme leitmotiv «Livres en Folie».
Du 1er au 6 juin 2007, l'Alliance Française du Cap-Haïtien, des Gonaïves, la bibliothèque Municipale de Petit-Goâve, Saint-Marc, Cayes, Mirebalais, Jacmel, Fokal de Port-Salut, Jérémie, Limbé, les Centres de lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) de Cabaret, auront été le théâtre de conférences-débats sur l'importance de la lecture dans le développement intellectuel et personnel des jeunes. La question des droits d'auteurs, leurs enjeux et perspectives pour Haïti ont été abordés. La vie et l'oeuvre de Jacques Roumain dont 2007 ramène le centenaire de naissance ont été présentées aux jeunes. Angélique Jules, Claude Roumain, Jean-Euphèle Milcé ont été les principaux intervenants.
Livres en folie : un événement national et internationalGuy Supplice de la Unibank indique que la vente sur Internet et dans les villes de province prend donc fin ce mardi.
Prenant tour à tour la parole, les partenaires de Livres en folie ont exprimé leur satisfaction d'apporter leur contribution à une initiative de cette envergure qui vise à assurer la promotion du livre haïtien et de la culture nationale. «La Unibank est heureuse et fière de s'associer à cette initiative culturelle qui est devenue un événement national», déclare Guy Supplice qui s'est dit heureux du fait que les villes de province y sont impliquées grâce à l'Alliance Française et aux bibliothèques municipales.
Selon M. Supplice, Livres en folie est devenue également un événement international par rapport à la possibilité offerte aux internautes de faire l'acquisition des titres désirés.Pour sa part, le représentant du Rhum Barbancourt n'a pas caché sa satisfaction de participer à la promotion du livre haïtien par le biais de Livres en folie qui aide le public à se procurer de meilleurs ouvrages à meilleur prix. Heureux de subventionner directement le roman Kool-Klub de Kettly Mars, M. William Eliassaint dit espérer que la journée du livre sera une réussite.
Ticket Magazine au coeur de l'événement
Le responsable de Ticket Magazine, Frantz Duval, dit éprouver, quant à lui, le plus grand plaisir de participer à Livres en folie. Ayant pris l'initiative de publier dans les colonnes de ce magazine des oeuvres de Gary Victor, Kettly Mars et Teddy Keser Mombrun sous forme de feuilleton, il s'estime heureux de présenter ces écrits sous forme d'ouvrage à la 13e édition de Livre en folie. «Ticket Magazine, indique-t-il, s'engage à intéresser les jeunes à la lecture et à l'objet-livre», a-t-il indiqué.Ticket Sport : un supplément de Ticket Magazine sera donc présenté à Livres en folie. Des posters de la sélection nationale seront également distribués à cette occasion. Poètes, diseurs, artistes-chanteurs constitueront un véritable podium des stars sans toutefois interférer sur l'activité de vente, fait savoir M. Duval comme pour faire ressortir le cachet artistique de cette édition de la plus grande foire du livre haïtien.
Auteurs et éditeurs motivésDe Dieudonné Fardin (des Editions Fardin) à Christophe Ph. Charles (des Editions Choucone) en passant par Wilhems Edouard (des Editions des Presses Nationales d'Haïti et Jocelyne Trouillot-Lévy (des Editions des Universités Caraïbes), les éditeurs impliqués dans cette activité ont présenté tour à tour leurs titres et collections. «C'est avec passion et peut-être sans folie qu'on arrive au point où le livre retrouve sa place dans un pays où la tradition orale est si forte», note Jocelyne Trouillot-Lévy qui a fait état des nouveautés de sa maison d'édition dont un recueil de contes titré «Jacques Roumain parle aux enfants».Les auteurs qui seront en signature, pour leur part, ont exprimé leur voeu que Livres en folie 2007 soit un succès en assurant véritablement la promotion du livre haïtien.
André Vilaire Chéry, Viola Lubin, Ange-Bellie Andou, Georges Anglade, Dominique Batraville, Julio Jean-Pierre, Guy-Serge Pompilus, Emmanuel Agénor, etc. forment le voeu que le public fera le déplacement en très grand nombre. Théodore Achille - auteur remarqué et remarquable - s'est dit frappé par le sort fait à Justin Lhérisson dont 2007 ramène le centenaire de naissance.
Il se veut le défenseur attitré de la cause de la double nationalité : thématique de l'ouvrage qu'il signera à Livres en folie.
Robenson Bernard