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lundi 8 novembre 2010

Pour Michaëlle Jean, Haïti ne doit plus être un laboratoire des erreurs

Publié le 08 novembre 2010
Michel Dolbec, La Presse Canadienne
Paris
La nouvelle envoyée spéciale de l'Unesco pour Haïti, Michaëlle Jean, souhaite que son pays d'origine cesse d'être un «vaste laboratoire d'essais et d'erreurs» de l'aide internationale.
Michaëlle Jean prononce un discours après avoir été nommée
envoyée spéciale de l'Unesco pour Haïti.  PHOTO AP
L'ancienne gouverneure générale du Canada a été officiellement nommée dans ses nouvelles fonctions, lundi à Paris, par la directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Irina Bokova.
À peine investie de ses nouvelles responsabilités, Mme Jean a déclaré que la population haïtienne avait désormais besoin d'un «pacte de solidarité essentiel» qui aille «au-delà de la logique de l'assistance» qui prévaut en Haïti depuis des décennies. D'urgences en catastrophes, celle-ci «a fini par faire d'Haïti un immense laboratoire de toutes les expériences, de tous les essais et erreurs de l'aide, avec une somme de stratégies lacunaires qui n'ont jamais rien produit, rien réalisé de réellement durable».
«Le grand problème en ce moment, c'est l'éparpillement. Il y a un besoin de coordination et de cohésion», a poursuivi Michaëlle Jean quelques minutes plus tard en conférence de presse.
Pour mettre fin à la dispersion et à la «fragmentation» des efforts de reconstruction, la nouvelle diplomate en appelle à la mise en place d'un plan de développement humain, «inclusif et durable», qui viendrait soutenir, notamment, le «renforcement des capacités de gouvernance» de l'État et la fondation d'un système d'éducation publique de qualité.
Le directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a assuré Michaëlle Jean de son entier appui. «Nous pourrons compter, lui a-t-elle dit, sur votre connaissance intime du terrain, de sa population, de sa culture, pour mettre en oeuvre les programmes les plus efficaces, susceptibles d'être les mieux acceptés et de s'inscrire dans la durée.»
Mme Jean estime d'ailleurs que c'est là sa principale «valeur ajoutée».
«Le fait d'être d'Haïti est une plus value. Je parle la langue, je connais le pays de l'intérieur et en même temps j'ai le recul nécessaire», a-t-elle fait valoir.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/08/01-4340575-pour-michaelle-jean-haiti-ne-doit-plus-etre-un-laboratoire-des-erreurs.php
Commentaires:
"Dispersion" et "fragmentation" sont deux mots savants et corrects utilisés pour décrire et définir le bordel qui sévit en Haïti entre les actions des ONGs qui se prennent pour des organismes autonomes et un gouvernement silencieux et sans plans et sans moyens. Des ONGs défendant leur activités comme de vrais no men's land se cantonnent à faire ce qu'ils veulent au détriment d'un vrai plan consensuel capable d'apporter des solutions durables.
Si Haïti ne doit pas être un laboratoire des erreurs de l'aide internationale, il ne faut pas que les grandes instances comme l'ONU ou l'UNICEF se donnent bonne conscience en se coiffant de la notoriété de certains personnages publics dont le rayonnement ne fait aucun doute.
Madame Jean a bien cerné le problème qui a été identifié par des gens avec des auras moins luisants que ceux d'une ancienne gouverneure générale.
Le système éducatif haïtien doit pouvoir exhiber les avantages de cette nommination. Le cas échéant la responsabilité sera bien partagée!

Tomas a fait 21 morts et pourrait aggraver le choléra

Publié le 08 novembre 2010 Clarens Renois, Agence France-Presse
Port-au-Prince
Le bilan du passage de l'ouragan Tomas en Haïti s'est brusquement alourdi lundi à 21 morts tandis que les fortes inondations qu'il a provoquées risquaient de propager encore davantage l'épidémie de choléra qui a fait 544 morts jusqu'à maintenant.
Quelque 857 maisons ont été détruites et 5000 endommagées
 dans ce département, qui compte également 5950 familles
sinistrées, a ajouté la protection civile haïtienne, précisant
 que 36 000 personnes avaient dû être évacuées.
PHOTO: DAVID BOILY, LA PRESSE
Tomas s'est abattu entre jeudi et vendredi sur Haïti avec des vents soufflant à plus de 130 kmh et des pluies torrentielles.
L'ouragan a fait au moins 21 morts et 36 blessés, a indiqué lundi la Protection civile haïtienne. Tomas avait causé la mort de 14 personnes dans l'île de Sainte-Lucie, au sud de la Martinique.
Tomas est le premier ouragan essuyé par Haïti depuis le séisme meurtrier du 12 janvier qui a fait 250 000 morts. Le cyclone n'a pas directement frappé le pays, se contentant d'évoluer le long de la côte ouest, épargnant le pire aux centaines de milliers de sinistrés du tremblement de terre qui vivent dans des camps dans la région de Port-au-Prince.
Mais les fortes précipitations ont été destructrices, en particulier dans l'ouest du pays. Quelque 857 maisons ont été détruites et 5000 endommagées, et le cyclone a laissé 5950 familles sinistrées, selon la Protection civile, qui a précisé que 36 000 personnes avaient dû être évacuées et que sept personnes étaient portées disparues lundi.
«L'évacuation des dégâts se poursuit», a déclaré lundi la directrice de la Protection civile haïtienne, Alta Jean-Baptiste. «Il y a eu beaucoup de dégâts, au niveau des routes qui sont coupées, et des plantations agricoles qui ont été détruites».
«Il y a une situation d'urgence à Léogâne, une trentaine de kilomètres à l'ouest de Port-au-Prince, la ville la plus frappée par les intempéries, totalement inondée», a-t-elle ajouté.
Vendredi, des images de la ville avaient montré des rues complètement inondées. «On a commencé à évacuer l'eau, mais il faut des actions urgentes (...) car si la pluie recommence à tomber, il y aura de nouvelles inondations», a souligné Mme Jean-Baptiste. «Léogâne est la ville qui a le plus souffert du passage de Tomas parce qu'elle avait été fragilisée par le séisme».
Trois jours après le passage de l'ouragan, les autorités craignaient une augmentation des infections de choléra, car les précipitations ont entraîné une augmentation du volume d'eau polluée, un des principaux vecteurs de la maladie.
«Il faut s'attendre à une progression (de la maladie) après le cyclone», a déclaré à l'AFP le docteur Daniel Henry, directeur de cabinet du ministre de la Santé.
L'épidémie a fait jusqu'à présent 544 morts, selon les données fournies lundi par le ministère haïtien de la Santé publique et de la population, qui a également fait état de plus de 8000 hospitalisations. Samedi, le ministère avait dénombré 501 morts et 7359 hospitalisations.
L'épidémie sévit en Haïti depuis mi-octobre. Des analyses de laboratoires publics américains ont révélé que la bactérie responsable de l'épidémie était similaire à des souches trouvées en Asie.
Le choléra mobilise une importante aide internationale. «C'est en dehors des zones les plus peuplées que l'assistance est devenue particulièrement nécessaire», a indiqué lundi l'ONG Médecins sans frontières.
«Nous sommes très préoccupés par la propagation de l'épidémie dans les zones rurales, car se rendre dans des structures existantes de santé est difficile. Des centres de traitement doivent être installés et ceux qui existent doivent être soutenus afin d'assurer un accès rapide au traitement», a expliqué Kate Alberti, épidémiologiste de MSF.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/08/01-4340436-tomas-a-fait-21-morts-et-pourrait-aggraver-le-cholera.php

Des Haïtiens inquiets pour leur pays

Ariane Faribault
La Voix de l'Est
Publié le 08 novembre 2010
(Granby) Le sort semble s'acharner sur Haïti. Dix mois après le tremblement de terre dévastateur qui a fait des centaines de milliers de morts, une épidémie de choléra fait des ravages et l'ouragan Tomas a inondé des secteurs entiers. Les Haïtiens qui habitent ici s'inquiètent pour leurs proches, mais aussi pour l'avenir d'un pays qui leur est cher.
«C'est pas mal difficile, parce que nous avons de la famille là-bas, mais aussi parce que c'est notre pays, indique Walter Fleuristil. Il y a un cordon qui ne pourra jamais être coupé. Heureusement, ma mère vient d'arriver ici et ma soeur n'est pas au coeur de l'épidémie, mais ce pays me tient à coeur. Il n'avait certainement pas besoin de ça, parce qu'il a déjà assez souffert. C'est certain que ce sont des causes naturelles sur lesquelles nous n'avons aucune prise, mais les mesures de prévention manquent cruellement chez nous. Espérons au moins que ça va forcer les gens à réfléchir et à bouger. Le problème actuellement est d'abord un manque de leadership politique.»
Les Haïtiens d'ici sont d'ailleurs unanimes: il faut aider le pays à se prendre en main. «Donner de l'argent, c'est bien, mais en donner continuellement, ce n'est pas une solution, croit Serge Élie. Même si on construit des maisons aux gens, il faut leur montrer à s'en servir, à les entretenir, à avoir une bonne hygiène. La solution à long terme passe par l'éducation. Les gens là-bas ne sont pas instruits et ils sont habitués à vivre dans la pauvreté.»
Garlancha Célestin estime quant à lui qu'il faut savoir où sont les sommes amassées lors de l'immense vague de solidarité qui a suivi le tremblement de terre.
La suite dans l'édition de lundi

La France au chevet d’Haïti : un avion d’aide humanitaire pour aider les sinistrés de Tomas et faire face au choléra

L’ambassadeur de France se réjouit que la tempête n’ait pas provoqué des dégâts qui puissent entrainer le report des élections dimanche 7 novembre 2010, Radio Kiskeya
De l’aide humanitaire comprenant une tonne de chlore, a été apportée samedi à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince par un avion militaire français en provenance de La Martinique.
Le chlore est destiné à la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de choléra, a fait savoir l’Ambassadeur de France, Didier Lebret, venu recevoir le stock d’aide sur le tarmac de l’aéroport. L’aide comprend aussi 500 tentes envoyées en don par la Croix-Rouge française à son homologue d’Haïti, la Croix-Rouge Haïtienne. Elles devraient être distribuées aux personnes qui ont perdu les leurs lors du passage de la tempête tropicale Tomas.
Dix mille bâches doivent également être distribuées. Mais c’est seulement une partie d’entre elles qui sont arrivées samedi, a précisé le diplomate français.
Ce fut l’occasion pour lui d’annoncer un projet de 100 mille euros du gouvernement français destiné à assurer la prévention contre le choléra dans des orphelinats et des crèches en Haïti.
Didier Lebret s’est enfin réjoui que la tempête tropicale Tomas n’ait pas provoqué dans le pays les dégâts qu’on craignait. Il révèle avoir eu des appréhensions que l’impact de la tempête, ajouté aux conséquences du séisme, n’entraine le report des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2010.
Le Ministre de la jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Evans Lescouflair, qui recevait l’aide humanitaire français au nom du gouvernement haïtien, a exprimé la gratitude de celui-ci vis-à-vis du geste de la France à l’attention de la population haïtienne en proie à l’épidémie de choléra. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7205

Un mort et une personne amputée d’un bras à coups de machettes dans une "apparente affaire" de stupéfiants impliquant des ressortissants jamaïcains, à la 13ème section communale de Jacmel

Un mort et une personne amputée d’un bras à coups de machettes dans une "apparente affaire" de stupéfiants impliquant des ressortissants jamaïcains, à la 13ème section communale de Jacmel

Quatre jamaïcains retenus par la police/Trois autres recherchés
dimanche 7 novembre 2010, Radio Kiskeya
Une personne a été emportée jeudi par les eaux de la Rivière de Jacmel, en crue, alors qu’elle tentait d’atteindre l’autre rive de celle-ci pour se rendre chez le nommé Genot Pierre, à la 13ème section communale de Jacmel, pour exiger de ce dernier sa part du « butin » obtenu quelques heures plus tôt de la mise à sac d’un petit navire transportant sept (7) ressortissants jamaïcains et "une quantité indéterminée de marijuana".
Christian Jean Philippe, responsable du Conseil d’Administration communale (CASEC) de la localité de « Kay Charles » (13ème section communale de Jacmel) où s’est produit l’incident, rapporte des témoignages selon lesquels le bateau à bord duquel se trouvaient les 7 jamaïcains avait mouillé dans la rade, à cause d’une panne d’essence. Les ayant remarqués et les prenant pour des trafiquants de drogue, des riverains les ont attaqués. Tout ce qui avait à bord a été emporté, y compris le moteur du bateau. Il a fallu l’intervention urgente des autorités locales pour sauver des assaillants 4 des étrangers. Les 3 autres ont dû fuir, selon le responsable de CASEC.
Dans le cadre du même incident, le nommé Luxène Guerrier a subi l’amputation d’un bras à coups de machette dans l’échauffourée enregistrée dans les parages de la résidence de Genot Pierre où des gens armés d’armes tranchantes ont débarqué pour exiger leur part du « butin » enlevé aux occupants du navire.
Des policiers de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) se sont rendus samedi dans la localité de « Kay Charles » pour récupérer les 4 jamaïcains et les conduire à Jacmel. On ignore encore le sort des 3 autres ressortissants étrangers. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7206

Au moins 20 morts après le passage de Tomas en Haïti

L'ouragan Tomas a fait, vingt morts 36 blessés et 11 disparus. L'annonce a été faite par les responsables du bureau de la protection civile, dans un nouveau bilan partiel publié ce lundi. Selon Yolene Surena du bureau de la Protection civile, les victimes ont été recensées dans les départements de la Grande Anse, Sud, Sud-est et Artibonite. Elle a également fait remarquer que plusieurs tronçons de route ont été endommagés et nombreuses plantations ont été détruites. Madame Suréna a indiqué que les responsables du ministère des travaux publics sont déjà mobilisés en vue de réparer les dégâts causés par l'ouragan Tomas, dans certaines régions du pays. Entre temps, le directeur du Centre National de Météorologie, Ronald Semelfort annonce que l'alerte rouge est levée sur tous les départements géographiques du pays EJ/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18426

La distribution des Cartes d'Identification Nationale débute ce lundi

L'Office National d'Identification (ONI) en partenariat avec l'Organisation des Etats Américains (OEA) annonce, le début ce lundi 8 de la campagne de distribution des Cartes d'Identification Nationale (CIN) dans le département de l'Ouest pour les Communes de Port-au-Prince, Delmas, Pétion-ville et Tabarre. Dans un communiqué , l'ONI invite tous les électeurs de venir retirer leur carte dans les bureaux de l'ONI dans les Communes précitées dans les heures habituelles, c'est-à-dire de 8 heures am à 4 pm, du lundi au vendredi et de 8 heure am à 1 heure pm les samedis et dimanches.
Par ailleurs, l'Office National d'Identification informe que la distribution des CIN débutera ce jeudi 11 novembre dans tous les autres Départements du territoire national.
L'ONI a fait remarquer qu'en plus de 140 bureaux dans tout le pays, 63 unités mobiles seront déployées sur l`ensemble du territoire national afin de faciliter aux citoyens et citoyennes d'avoir leur carte.
« l`Office National d'Identification rappelle a la population que seules les personnes ayant fait leurs demandes avant le 28 septembre 2010, pourront voter, mais également pourront retirer leur CIN dans les bureaux de l'ONI. Les personnes qui ont fait leur demande après le 28 septembre 2010 recevront leurs CIN à une date ultérieure que leur sera communiquée en temps utile. ». Conclut, le communiqué
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18425

Plusieurs villes des Nippes partiellement inondées

Epargnés par les rafales de l'ouragan Tomas, les Nippes ont tout de même enregistré de lourdes pertes en raison du débordement de plusieurs rivières. Les averses qui se sont abattues pendant deux jours ont causé des inondations partielles à Barradères, Plaisance, Fonds des Nègres et Grand Boucan. Plusieurs maisonnettes ont été détruites et des plantations dévastées rapporte le délégué départemental, Jamil Vincent. Les responsables de la Protection civile avaient réalisé des évacuations à Petit trou de Nippes, Anse a Veau et Miragoane.
Le sénateur Nenel Cassy révèle que des dégâts importants ont été enregistrés à Paillant et Petite Rivière notamment. En lançant un appel de détresse aux autorités gouvernementales, le parlementaire sollicite en priorité des kits alimentaires pour les sinistrés.
Certaines villes telle Barradères ont été inondées à plusieurs reprises au cours de cette année. Les rivières en crues ont également endommagé plusieurs tronçons de route. La région, considérée comme vulnérable, est placée sous haute surveillance par les responsables de la Protection civile.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18422

Des pertes matérielles énormes sont enregistrées dans le sud d'Haïti

Plusieurs villes de la grand Anse et du Sud ont été sévèrement touchées lors du passage de l'ouragan Tomas. Dame Marie, Tiburon et Belladères ainsi que Léogane (Ouest) et Gonaïves (artibonite) ont été partiellement inondées. Les habitants de Dame Marie ont été confrontés à la fois à la marée montante et au débordement de la Grande Rivière de la Grande Anse. L'ex député Acluche Louis Jeune explique que plusieurs maisonnettes ont été emportées par les vagues. Il assure que c'est la première fois que la mer a causé des dégâts aussi importants.
Associés aux vagues, des rafales de vents ont contribué à la destruction de nombreuses plantations dans la région. Le Centre National de Météorologie (CNM) confirme que des vagues de plus de 3 mètres ont été enregistrées dans la mer des caraïbes. On ignore pour l'instant l'ampleur des pertes économiques dans ces régions agricoles.
Les habitants des villes côtières de la Grand Anse ont payé le plus lourd tribut du passage de l'ouragan Tomas dans les eaux territoriales haïtiennes. Les averses, qui se sont poursuivies dimanche dans plusieurs régions du sud d'Haïti, limitent les recherches et l'acheminement de l'aide aux sinistrés des régions reculées.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18421

Cholera-carrying Haiti river likely to overflow

The Associated Press

Sunday, November 7, 2010; 8:59 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Officials in Haiti say a river that has been a source of a cholera epidemic is expected to overflow following heavy rains from Hurricane Tomas.
United Nations officials say engineers were forced to let water pass through a dam on the Artibonite River on Sunday.
People living along the waterway were alerted to evacuate their families and livestock. Authorities are expected to fly over the area to look for flooding Monday.
Cholera is new to Haiti. The diarrhea and fever-causing illness has killed some 500 people and hospitalized thousands since appearing last month. Its origin has not yet been confirmed.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/07/AR2010110704792.html

COUPS DE GUEULE !

06/11/2010
COUPS DE GUEULE !
TROIS
Haïti est à nouveau durement frappé par une catastrophe naturelle.
Pas un mot de notre “Président” à ce sujet. Bien sûr, pendant ce temps-là, il tente de nous fait croire qu’il discutait “droits de l’homme” avec son,…patron !
Ah oui, la France a envoyé…UN avion chargé de matériel… Ca va “secourir” combien de Haïtiens ????
Il n’y a même pas un an, c’était le 17 février 2010, les gazettes nous rapportaient ceci:
“Nicolas Sarkozy s’est rendu en Haïti ce mercredi pour une visite éclair. Le président français a annoncé une enveloppe de 326 millions d’euros d’aide pour le pays, meurtri par le séisme du 12 janvier.”
Aujourd’hui, Haïti n’est sans doute plus “vendeur” en termes de sondages de popularité….. !!!
http://www.lepost.fr/article/2010/11/06/2294824_coups-de-gueule.html

Les petits miracles de Tante Mireille

Publié le 07 novembre 2010.-
Mario Boulianne,Le Droit
Près d'un an depuis le terrible tremblement de terre qui a frappé Haïti. Pas encore remis de ce séisme, le peuple haïtien est aux prises avec une éclosion de malaria et des tempêtes tropicales.

Mais ça n'empêche pas certains de nos concitoyens de se rendre sur l'île afin d'y apporter un peu de réconfort.
C'est le cas de la Gatinoise Mireille Roy qui revient à peine d'un séjour de 21 jours à Grand Goâve. Mme Roy coordonne une coopérative d'entraide dans cette partie de l'île où elle apprend aux femmes à coudre.
La coop de Mireille permet à cinq femmes et un coordonnateur de vivre de leur travail. Elles y confectionnent des rideaux, de nappes, des bas de dentelles et des jupons. Et bientôt, elles fabriqueront des couches.
La coop compte également une école de couture. D'ailleurs, lors de son dernier séjour, Mireille a apporté avec elle 18 trousses de couture qui serviront aux élèves de l'école.
Avant chaque voyage à Haïti, Mireille Roy sollicite plusieurs personnes de l'Outaouais afin qu'elles parrainent son projet. Chaque trousse de couture coûte 50 $, une somme minime si l'on considère tout l'espoir que cette trousse suscite pour les femmes de l'école.
Lors de son dernier passage, Mireille a initié des ateliers de bricolage pour les enfants de 10 à 12 ans. Étant donné que les jouets sont rares, ces ateliers sont un vrai rayon de soleil pour ces enfants. Ils peuvent se bricoler une poupée, un avion ou autres jouets.
Mireille a également pris contact avec un agronome qui travaille avec une cinquantaine de cultivateurs. Il partage ses connaissances avec les habitants du village afin qu'ils puissent aménager des potagers communautaires.
Tante Mireille, c'est le surnom que je lui ai donné, retourne à Haïti en janvier. Elle poursuivra ses ateliers de couture et de bricolage, tout en veillant à la bonne marche des potagers communautaires.
Dans ce village, manger une fois par jour est un luxe alors que 85 % de la population vivent encore sous la tente. Un repas de viande est impensable pour les villageois. Du riz et du maïs, c'est le repas quotidien d'une personne. Il est facile de croire que ces petits potagers feront fureur dans le village, tout comme la coopérative qui permet à des femmes de trouver un travail et aux enfants, de s'amuser un peu.
Si, comme moi, vous êtes touchés et impressionnés par le dévouement de Tante Mireille, je vous invite à lui écrire. Son adresse courriel est mireille_roy@videotron.ca. Elle a toujours besoin d'un p'tit coup de pouce.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/vie-communautaire/201011/07/01-4340273-les-petits-miracles-de-tante-mireille.php

Michaëlle Jean entrera lundi à l'UNESCO

Publié le 07 novembre 2010
La Presse Canadienne, Montréal L'ancienne gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, entrera officiellement lundi dans ses nouvelles fonctions à l'UNESCO.
La Directrice générale de l'organisation, Irina Bokova, la nommera officiellement envoyée spéciale pour Haïti, au cours d'une cérémonie qui se tiendra au siège de l'UNESCO à Paris.
Cette désignation lui est attribuée en reconnaissance de son implication pour son pays d'origine, qui peine toujours à se relever du séisme de janvier. De par ses responsabilités, Michaëlle Jean s'emploiera à soutenir l'action déployée par l'UNESCO pour répondre aux besoins des Haïtiens.
Mme Bokova et Michaëlle Jean avaient visité ensemble Haïti dans les semaines qui ont suivi le séisme dévastateur de janvier. Elles étaient dans la ville de Jacmel, au sud du pays. Des autorités haïtiennes désiraient d'ailleurs inscrire cette ville sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'ancienne journaliste entend profiter des quatre années de son mandat pour promouvoir les objectifs de l'UNESCO par des projets liés à l'éducation, la culture, les sciences et les médias. Elle caresse aussi le désir de contribuer à faire en sorte que le pays où elle est née, parvienne un jour à la hauteur de ses aspirations.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201011/07/01-4340231-michaelle-jean-entrera-lundi-a-lunesco.php

Léogâne: la ville de toutes les catastrophes

Publié le 08 novembre 2010 à 05h00

Michèle Ouimet, envoyée spéciale La Presse
L'eau qui coule dans les rues et les maisons de Léogâne est
contaminée. La plupart des habitants ne portent pas de bottes
et les enfants s'amusent pieds nus dans l'eau.
Photo: David Boily, La Presse

(Haïti) Épicentre du tremblement de terre en janvier, Léogâne a vu l'ouragan Tomas inonder la moitié de ses maisons vendredi. Collée sur Port-au-Prince, la petite localité de 60 000 habitants est vulnérable avec une rivière qui la traverse et la mer qui la longe. Si Léogâne a été inondée, ses banlieues, elles, ont été coupées du reste du monde. La Presse s'y est rendue.
Des hommes et des femmes assis sur un parapet regardent la rue enfouie sous un pied d'eau. Silencieux, ils fixent l'eau boueuse qui coule en cascades. Encore une fois, la nature a frappé leur ville, Léogâne.
«L'eau a saisi ma maison», dit Tony Dieuvert. Appuyé sur sa vieille bicyclette, il regarde l'eau en secouant la tête. Une eau sale, boueuse qui charrie des déchets et les matières fécales des latrines qui ont débordé. L'eau a aussi inondé le cimetière fissuré par le tremblement de terre.
L'eau qui coule dans les rues et les maisons de Léogâne est contaminée. La plupart des habitants ne portent pas de bottes et les enfants s'amusent pieds nus dans l'eau.
En janvier, Léogâne a été frappée de plein fouet par le tremblement de terre. C'est dans cette petite ville qui s'étire le long de la mer que le séisme a frappé le plus fort. L'épicentre était à Léogâne. Vendredi, lorsque l'ouragan Tomas a déferlé sur Haïti, Léogâne a été, encore une fois, aux premières loges.
La rivière Rouyonne qui traverse Léogâne est sortie de son lit, et la moitié de la ville a été inondée. Normalement, la rivière se jette dans la mer, mais le niveau de l'eau était trop haut, ce qui a refoulé la rivière vers l'intérieur des terres. Léogâne s'est retrouvée coincée au milieu des eaux tumultueuses, la rivière au centre, la mer au bout.
«La mer a grondé», dit Jackson, 12 ans, en ouvrant des yeux immenses.
Pendant que Léogâne et ses 60 000 habitants pataugent et essaient de se relever, ses banlieues sont isolées. Bossant: 250 familles, Bino Lapointe: 223 familles, Bino Lestère: 243 familles, Lompré: 3000 familles et Ça Ira: 5000 familles. Coupées de tout, sans aucun secours.
Entre ces banlieues et Léogâne, une route de 2 km que les véhicules quatre-quatre ne peuvent pas franchir parce que l'eau est trop haute.
Le coordonnateur des activités de la protection civile de Léogâne, Joseph Philippe, avoue son impuissance. «On a parlé à des sinistrés au téléphone. On ne peut pas les aider parce que nous n'avons pas de camion. Nous n'avons même pas de matériel de bureau! Nous sommes des pieds nus.»
Joseph Philippe retourne à sa réunion au pas de course. Ils sont une quinzaine, dont le maire adjoint, Wilson Saint-Juste. Ils discutent pour essayer de trouver des solutions à la crise. C'est tout ce qu'ils ont les moyens de faire: penser et discuter.

***
Il faut un camion pour franchir les 2 km de route inondée. Un gros camion, avec des roues énormes. Un Haïtien de Léogâne nous dit qu'il connaît un type qui conduit ce genre de mastodonte. Il l'appelle. Kenson Joinville accepte de nous dépanner. Son prix: 50$?US.
Kenson arrive avec son monstre. Son camion a au moins 100 ans: vieux, pour ne pas dire ancestral, bringuebalant, pas de poignée de porte, bancs défoncés. À chaque changement de vitesse, le camion gémit. Vieux, peut-être, mais diablement efficace. Le mastodonte s'enfonce dans l'eau brune et avance à pas de tortue.
De chaque côté de la route, des maisons, de l'eau, de la boue. Et des gens qui lèvent les bras au ciel en nous voyant. Ils veulent de l'aide. N'importe quelle aide.
Nous croisons deux blindés de l'ONU, une équipe américaine de télévision, NBC, et un quatre-quatre de CARE qui a une crevaison. C'est tout. Personne n'apporte de l'aide. CARE évalue la situation, les journalistes de NBC pataugent dans l'eau et les blindés de l'ONU font l'aller-retour sans s'arrêter.
Sur la devanture d'un petit commerce, une inscription: Christ capable.
Au bout de la route, Ça Ira et ses 5000 familles sinistrées. Un vieux monsieur, Anderson Pierre, nous regarde nous enfoncer dans l'eau jusqu'aux genoux, une lueur amusée dans l'oeil. Il fume tranquillement une cigarette, le dos appuyé sur l'échoppe de son fils.
«Le temps nous a mis sur les fesses, raconte-t-il en tirant une longue bouffée de cigarette. On ne peut pas monter, on ne peut pas descendre, alors on reste là.»
La nuit dernière, il a dormi dans sa maison. «L'eau coulait sous mon lit», dit-il sans broncher.
Des enfants nous écoutent, immobiles, les pieds dans l'eau. Comme Anderson Pierre.
Dans une rue transversale ensevelie sous l'eau, des cabanes plantées les unes à côté des autres. Il fait chaud, l'air est saturé d'humidité. Les gens ne font rien, ils attendent des secours qui n'arrivent pas.
Marius Jean-Baptiste a 46 ans et neuf enfants. Sa femme est étendue sur un lit, souffrante. En marchant dans l'eau, elle a mis le pied sur le tranchant d'une boîte de conserve qui lui a coupé le gros orteil. Une vilaine blessure. Son mari est inquiet. Ils n'ont ni médicament ni nourriture. Que de l'eau qui flotte dans l'unique pièce où toute la famille vit entassée.
Les enfants sont grippés. Ils ont faim.
«Des gens sont venus nous voir pour évaluer la situation, mais ils n'ont rien apporté, même pas d'eau!» déplore Marius Jean-Baptiste.
Il lève son chandail et montre son ventre plat. «J'ai faim!»
Au loin, on voit la mer et on entend son grondement. Marius vit ici depuis 20 ans. Jamais il n'a vu autant d'eau. Sa maison a été détruite par le tremblement de terre. Il ne reste que trois murs en ciment et un toit en tôle. Sur une étagère, des vêtements jetés en vrac. Au sol, six pouces d'eau.
Une dame me fait signe. «Venez, venez!»
Elle s'appelle Élisabeth. Elle a 42 ans. Elle vit avec sa fille et sa petite-fille. Seules, sans homme. Elles ont quitté leur maison fissurée par le tremblement de terre pour se réfugier dans un abri en toile qu'une ONG est en train de construire. Le sol est surélevé, l'eau n'a pas envahi le plancher.
Par terre, le bébé de 18 mois dort comme une bûche, la bouche entrouverte. Des mouches tournent autour d'elle et se posent sur son corps chaud. Elle fait de la fièvre et tousse beaucoup.
«Avez-vous mangé?
- Non, répond Élisabeth, mais on a acheté du manger cuit chez une marchande pour la petite.»
Jean-Claude Mimi a construit
un abri temporaire fait de tôle
ondulée, de bois et de toiles
de plastique.
Photo: David Boily, La Presse

Au plafond, accrochée à une poutre en bois, une pouliche jaune et rose.
Le voisin d'Élisabeth s'appelle Jean-Claude Mimi. Il a 43 ans et six enfants. Lui aussi parle du goudou goudou (tremblement de terre) qui a jeté sa maison par terre. Il a construit un abri temporaire fait de tôle ondulée, de bois et de toiles de plastique. Le jour, le soleil tape sur la tôle et surchauffe l'abri.
Il y a environ six pouces d'eau dans sa maison sans fenêtre. Il fait très sombre. Jean-Claude montre d'un geste impuissant ses quelques biens détrempés. Il vit les pieds dans l'eau. Il fait de la fièvre et se sent grippé.
Et la nourriture? «On s'organise entre voisins», répond-il.
On revient vers le camion. Une vielle dame nous arrête. Elle insiste pour qu'on aille chez elle. Même abri de fortune, même misère mouillée, même ventre creux et mêmes yeux fiévreux.
On monte dans le camion. Des hommes nous regardent. L'un d'eux crie: «Blancs, Blancs! Partez! Vous ne faites rien pour nous!»

***
Le maire adjoint, Wilson Saint-Juste, vient de terminer sa réunion. Il sort de la pièce d'un pas pressé.
Grand, mince, traits fins, il porte le poids de Léogâne sur ses épaules. Le maire est malade, alors la communauté s'est tournée vers lui.
«Toute cette eau sale qui coule dans la ville risque de provoquer des problèmes de santé, dit-il. Diarrhées, gastros intestinales... et le choléra, peut-être. Les enfants, les femmes enceintes et les vieillards marchent dans cette eau. Ça crée une psychose dans la population.»
Il soupire et passe une main fébrile dans ses cheveux. «La mairie, c'est le gouvernement le plus près de la population. Quand il y a une catastrophe, les gens viennent nous voir, mais on n'a pas de moyens. On n'a rien: pas de couverture, pas de matelas, pas de médicaments, pas d'eau et pas de camion. Rien!»

«Et les ONG?
- Elles ne bougent pas. Elles nous disent qu'elles doivent faire des évaluations, commander du stock, sauf que les besoins sont urgents. Je suis fatigué des réunions, des dires et des redires qui n'ont pas de fin et ne donnent pas de résultats! Si les ONG pouvaient passer de la parole aux actes, on serait heureux.
- Qu'allez-vous faire pour les gens de Ça Ira?
- On va attendre que l'eau baisse.»
Le maire adjoint s'en va, les mains dans les poches, les traits tirés. Avec tout le poids de Léogâne sur ses épaules.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/07/01-4340313-leogane-la-ville-de-toutes-les-catastrophes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2

dimanche 7 novembre 2010

At least four dead as Hurricane Tomas hits Haiti

By Joe Mozingo

Saturday, November 6, 2010; 1:01 AM
PORT-AU-PRINCE, HAITI - At 6 a.m. Friday, Roseanna Nicolas, 50, heard screams from the road. She looked out her door to see a sheet of tea-colored water streaming down the road.
Nicolas, her husband and four teenage children ran for higher ground as the water gurgled into their newly built patchwork home.
The Rouyonne River had burst its banks and was now flowing right through the center of the town that was closest to the epicenter of a devastating January earthquake. Camps filled with refugees of one disaster were now inundated with two to three feet of water.
But by the afternoon, Nicolas was in good cheer, with a great toothy smile.
"God could have had it happen last night, and we wouldn't have escaped," she said. "Instead he had it happen during the day, so we could see it and get out."
Her original house fell to the ground with the rest of this old sugar plantation capital in the quake. The family of six barely escaped alive. They picked up what they could from the ruins and found a patch of open land under a mango tree behind an abandoned maternity hospital.
They started with tarps and sticks, and over 10 months built a little two-room house covered with dented squares of salvaged tin. Now they were hunkered down inside the hospital, grateful to have escaped.
On Friday, Hurricane Tomas passed to the west, flooding several cities and causing much anxiety but sparing a direct hit at a time when more than 1 million people remain in tent camps after the Jan. 12 earthquake. By evening it was north of the island nation.
If anything, Tomas reminded the world how vulnerable Haiti remains.
Haitian radio reported four deaths. But government officials and foreign aid groups had been warning of a much greater catastrophe, particularly in Port-au-Prince, where most of the homeless live.
- Los Angeles Times
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/06/AR2010110608345.html

US military flies over Haiti to view storm damage

By PAULINE JELINEK

The Associated Press
Saturday, November 6, 2010; 11:44 AM
WASHINGTON -- The U.S. military on Saturday began flights over Haiti to assess the damage caused by Hurricane Tomas.
Flights off of the amphibious assault ship USS Iwo Jima will help pinpoint the worst-hit areas and those where people most need relief, U.S. Southern Command spokesman Jose Ruiz said.
The Iwo Jima arrived off Haiti's coast Friday with eight Marine Corps helicopters and two Navy helicopters that could also be used later to help deliver relief supplies. In a telephone interview from Miami, Ruiz said that the damage assessment flights were requested by Haiti's government, and that was all that had been asked for so far.
The State Department has said it has enough blankets, plastic sheeting, hygiene kits and other relief supplies in place throughout Haiti to help as many as 125,000 storm victims. If those supplies aren't enough, there are more warehoused in Miami.
The U.N.'s World Food Program has stockpiled food around Haiti and on a barge off the coast.
The Iwo Jima had been on a humanitarian mission to eight Caribbean and Latin American nations since mid-July, when it was ordered to divert from Suriname to Haiti for the storm emergency. It has more than 500 Marines on board as well as about 1,100 uniformed and civilian workers, including engineers and doctors.

As Haiti suffers, the world dozes

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Saturday, November 6, 2010; 6:50 PM
LEVELED BY AN EARTHQUAKE, staggered by a cholera outbreak and, now, lashed by a hurricane, Haiti remains a country in dire need of critical care and sustained aid. Instead, it has been shoved once again onto the backburner of international neglect and left to its own misery.
Rebuilding Haiti after the cataclysm of last January's earthquake was never going to be easy or quick. The Haitian government, already feeble, was decimated; 28 of the 29 ministry buildings in Port-au-Prince were destroyed. At least a third of the nation's civil servants, and an even higher percentage of senior officials, died in their offices when the afternoon quake struck. The finance minister reported for work the next day despite the fact that his school-aged son had been killed.
A muscular international relief effort, supplementing and in most cases supplanting the government, managed to save lives and furnish enough food, water, shelter and medicine to preserve a minimum living standard for perhaps 2 million homeless immediately after the quake. With the help of battalions of nonprofit relief organizations and a surge of aid from wealthy nations - including more than $1 billion in emergency aid from the United States - Haiti was stabilized to a degree and left to the grim business of combing through the rubble for its dead.
Then, in the spring, the TV crews disappeared, and so did the momentum of international spending and relief. Ironically, this took place shortly after a U.N. conference in New York where nearly 60 donor nations and multilateral organizations pledged billions of dollars to rebuild the country.
The precise dollar figure was always squishy; $5.3 billion was first promised and later adjusted to $6 billion. But even by the inexact standards of such pledges, the contrast between the self-congratulatory conference and the subsequent absence of urgency in rebuilding the Western Hemisphere's poorest, unluckiest nation is inexcusable.
Of the billions pledged at the United Nations to rebuild Haiti, barely a fifth of the total, around $1.3 billion, has been approved or dispersed by donors. In some cases - including, scandalously, in the United States - all or part of the funds has been held up by lawmakers or bureaucrats. Of the $1.15 billion Washington promised for long-term reconstruction projects, only a trickle has been received so far in Haiti.
The main problem with American reconstruction funding is that the administration and Congress have treated it as business as usual. The bill containing the funds was signed into law by President Obama on July 29; after that, it took almost two months for the State Department to devise a spending plan. Since mid-September, the staffs of at least four congressional committees and the State Department have been engaged in back-and-forth negotiations regarding the particulars of the funding - mechanisms to promote sound strategy, accounting, transparency and so on. On Thursday, State Department spokesman P.J. Crowley said that the U.S. funds would have to wait a bit longer until Congress and State could satisfy themselves that the money wouldn't be stolen or misused once it arrives in Haiti.
That's a reasonable concern given the country's lurid history of graft and President Ren Prval's own dismissive remarks, on a visit to Washington this year, about the risks of corruption. But the fact is that American officials and lawmakers have had since March to contemplate this question. Why is it being addressed only now?
The heart of the problem, in Washington and in other donor countires, is that rebuilding Haiti has been treated as a routine development task, akin to improving an irrigation system or extending rural electrification. This makes no sense given the extent of ruination, the scale of needed reconstruction and the ongoing humanitarian suffering in Haiti.
In and around Port-au-Prince, more than a million people still live in tent cities, scratching out a meager living. Throughout the capital and surrounding areas, huge piles of rubble remain unmoved, awaiting bulldozers. In addition to at least 230,000 people killed in the quake, hundreds of thousands were injured and maimed; many remain in need of medical care.
In Haiti itself, elections are planned at month's end, but that is unlikely to provide quick relief. The government's weakness remains a stumbling block for reconstruction. Lacking clear rules and records governing land ownership, the government has struggled to determine where to build new housing and where to dump mountains of debris. The Interim Haiti Recovery Commisssion, chaired by former president Bill Clinton and Haitian Prime Minister Jean-Max Bellerive, whose job is to set spending priorities and review reconstruction projects, is severely understaffed and lacks expertise. Even if the international aid flow were much quicker than it has been, Haiti would face enormous problems.
Foot-dragging by international donors, however, only complicates the picture. In Haiti, it is impossible to draft reconstruction plans without knowing how much funding is likely to be available. Contractors who stand ready to clear debris and rebuild infrastructure and neighborhoods have been kept waiting for weeks and months as desultory donors shuffle paper or squabble.
Now is the time for Mr. Clinton, whose vigor was apparent on the campaign trail for Democrats in the midterm elections, to play a critical role for Haiti. He should set his sights on wealthy nations whose pledges to Haiti remain unfulfilled, and he should cajole them to meet their obligations. He should prompt the Haitian authorities, too, urging them to tackle the problems of land ownership, NIMBYism and strategic paralysis that have beset clearance and reconstruction efforts in Port-au-Prince.
It's worth bearing in mind that, bad as things are in Haiti, they could get worse. Despair and disillusionment may ossify. Political violence, particularly in the context of the approaching elections, is an ever-present concern. So far, there has been no rioting in the tent camps. But in the absence of jobs and tangible improvements to their devastated surroundings, how long will Haitians accept the unacceptable?
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/06/AR2010110603570.html

Experts: Did UN troops infect Haiti?

Commentaires:
En 2010, si vous travaillez dans le milieu hospitalier des grandes nations de l’Europe, vous risquez de tomber sur des bases de données ou des instruments de collections de données concernant le sida ou Haïti et Haïtien continuent à être considérés comme facteurs épidémiologiques de la maladie. Personne jusqu’à présent n’a mené une campagne pour nous enlever cette étiquette.

Aujourd’hui, nous nous trouvons devant une catastrophe de santé publique et j’ai l’impression qu’il y a une volonté manifeste de minimiser les choses. 23 décès par jour se lit comme une banalité. Des pratiques douteuses sur la prise en charge de déchets ne sont pas questionnées. Des gens venant de l’extérieur nous dit ce qui est important de ce qui ne semble pas l’être. On ne nous infantilise plus sinon on nous prend carrément pour des cons.
Des instances pointées du doigt s’érigent en juge et partis. On n’entend qu’un seul son de cloche. Le leur…Et nous nous sommes obligés de dire …chef !...oui… chef !
Ce sujet est passionnant, il ne manque qu’un passionné pour s’en occuper. Mais comment peut-on devenir passionné d’Haïti si ce n’est que pour se prouver qu’on est mieux et meilleur que l’autre en affichant sans pudeur son intimité miséreuse à la lumière de la convoitise des voyeuristes pervers ?

L'ARTICLE DU WASHINGTON POST
By JONATHAN M. KATZ
The Associated Press
Wednesday, November 3, 2010; 5:40 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Researchers should determine whether United Nations peacekeepers were the source of a deadly outbreak of cholera in Haiti, two public health experts, including a U.N. official, said Wednesday.
The U.S. Centers for Disease Control and Prevention found that the strain of cholera that has killed at least 442 people the past three weeks matches strains found in South Asia. The CDC, World Health Organization and United Nations say it's not possible to pinpoint the source and investigating further would distract from efforts to fight the disease.
But leading experts on cholera and medicine consulted by The Associated Press challenged that position, saying it is both possible and necessary to track the source to prevent future deaths.
"That sounds like politics to me, not science," Dr. Paul Farmer, a U.N. deputy special envoy to Haiti and a noted expert on poverty and medicine, said of the reluctance to delve further into what caused the outbreak. "Knowing where the point source is - or source, or sources - would seem to be a good enterprise in terms of public health."
The suspicion that a Nepalese U.N. peacekeeping base on a tributary to the infected Artibonite River could have been a source of the infection fueled a protest last week during which hundreds of Haitians denounced the peacekeepers.
John Mekalanos, a cholera expert and chairman of Harvard University's microbiology department, said it is important to know exactly where and how the disease emerged because it is a novel, virulent strain previously unknown in the Western Hemisphere - and public health officials need to know how it spreads.
Interviewed by phone from Cambridge, Massachusetts, Mekalanos said evidence suggests Nepalese soldiers carried the disease when they arrived in early October following outbreaks in their homeland.
"The organism that is causing the disease is very uncharacteristic of (Haiti and the Caribbean), and is quite characteristic of the region from where the soldiers in the base came," said Mekalanos, a colleague of Farmer. "I don't see there is any way to avoid the conclusion that an unfortunate and presumably accidental introduction of the organism occurred."
Cholera, which had never before been documented in Haiti, has killed at least 442 people and hospitalized more than 6,742 with fever, diarrhea and vomiting since late October. It is now present in at least half of Haiti's political regions, called departments.
Death occurs when patients go into shock from extreme dehydration. The epidemic has diverted resources needed for the expected strike of a hurricane this week, and could spread further if there is flooding.
Suspicions that the Nepalese base could have been a source of the infection intensified Monday after the CDC revealed the strain in Haiti matches those found in South Asia, including Nepal.
But nothing has been proven conclusively, and in the meantime the case remains politically charged and diplomatically sensitive. The United Nations has a 12,000-strong force in Haiti that has provided badly needed security in the country since 2004. But their presence is not universally welcomed, and some Haitian politicians have seized upon the cholera accusations, calling for a full-scale investigation and fomenting demonstrations.
Laurie Garrett, senior fellow for global health at the Council on Foreign Relations, said it is clear that the disease was imported to Haiti but that it is still not clear by whom or how. She said the epidemic will contain lessons for humanitarian relief work and disaster relief around the world.
"It has to be either peacekeepers or humanitarian relief workers, that's the bottom line," she said.
Mekalanos said researchers might be more aggressive in finding the source of the infection if the case was less sensitive.
"I think that it is an attempt to maybe do the politically right thing and leave some agencies a way out of this embarrassment. But they should understand that ... there is a bigger picture here," he said. "It's a threat to the whole region."
He also cast doubt on U.N. military tests released this week that showed no sign of cholera. The tests were taken from leaking water and an underground waste container at the base a week after the epidemic was first noted and processed at a lab in the neighboring Dominican Republic, U.N. spokesman Vincenzo Pugliese said.
Mekalanos said that it is extremely difficult to accurately isolate cholera in environmental samples and that false negatives are common.
The Nepalese troops were not tested for cholera before their deployment if they did not present symptoms. But health officials say 75 percent of people infected with cholera bacteria do not show symptoms and can still pass on the disease for weeks.
(Dans un communiqué de l’ONU, l’organisation internationale affirme le contraire! Pourquoi cette nuance et cette volonté de se justifier ?)
A spokesman for the World Health Organization said finding the cause of the outbreak is "not important right now."
"Right now, there is no active investigation. I can't say one way or another (if there will be). It is not something we are thinking about at the moment. What we are thinking about is the public health response in Haiti," said spokesman Gregory Hartl.
The Harvard experts said more conclusive evidence would be available following closer examinations of the genetic material in the strain.
CDC spokeswoman Kathryn Harben said in an e-mail that the center will make the full genomic DNA sequence available when it is confirmed.
"At some point in the future, when many different analyses of the strain are complete, it may be possible to identify the origin of the strain causing the outbreak in Haiti," she said.
Farmer, who co-founded the medical organization Partners in Health that is a leading responder in the epidemic, said there is no reason to wait.
"The idea that we'd never know is not very likely," he said. "There's got to be a way to know the truth without pointing fingers."
Associated Press reporter Colleen Barry in Geneva contributed to this article.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/03/AR2010110306660.html

Haïti: le choléra a fait plus de 500 morts

Publié le 06 novembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'épidémie de choléra qui frappe Haïti a fait plus de 500 morts, selon le site internet du ministère haïtien de la Santé.
L'épidémie de choléra, qui frappe Haïti depuis le 20 octobre,
a fait chaque jour 32 décès et 404 hospitalisations, selon les
statistiques officielles. Photo: AFP
Un précédent bilan rendu public le 3 novembre avait fait état de 442 morts et de 6742 personnes hospitalisées.
Le nouveau bilan, établi jusqu'au 4 novembre, publié sur le site internet du ministère haïtien de la Santé publique et de la Population, dénombre 501 morts et 7359 hospitalisations.
L'épidémie de choléra, qui frappe Haïti depuis le 20 octobre, a fait chaque jour 32 décès et 404 hospitalisations, selon les statistiques officielles.
L'épidémie de choléra sévit dans le pays depuis mi-octobre. Des analyses de laboratoires publics américains, rendues publiques récemment par les autorités haïtiennes, ont révélé que la bactérie responsable de l'épidémie était similaire à des souches trouvées en Asie.
Les autorités haïtiennes redoutent une nouvelle flambée du choléra à cause des inondations provoquées par le passage de l'ouragan Tomas, qui a frappé Haïti vendredi.
«Nous sommes préoccupés à cause des conditions sanitaires dans lesquelles vivent des centaines de milliers de victimes du séisme du 12 janvier», déclarait récemment une responsable du ministère haïtien de la Santé.
Selon des chiffres communiqués par les ONG, depuis le séisme meurtrier de janvier, 1,3 million d'Haïtiens sur une population totale de 10 millions vivent dans des camps de réfugiés abrités dans des tentes.
Le choléra est une maladie hautement contagieuse dont la propagation est favorisée par les défaillances des réseaux sanitaires et l'absence d'hygiène.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/06/01-4340096-haiti-le-cholera-a-fait-plus-de-500-morts.php

samedi 6 novembre 2010

Léogâne sous l'eau

Publié le 06 novembre 2010 Michèle Ouimet, La Presse
(Léogâne) Le centre de Léogâne est sous l'eau. Au moins un pied d'eau recouvre les rues principales. Les gens se promènent pieds nus ou avec des bottes jusqu'aux genoux; d'autres relèvent leurs pantalons en traversant l'eau boueuse. Des motos fendent les flots, le moteur à quelques centimètres de l'eau.
Léogâne, une ville de 60 000 habitants, a beaucoup souffert lors du tremblement de terre. Selon Sophie Chavanel, porte-parole de la Croix-Rouge canadienne, 70% de la ville a alors été détruite. Léogâne était l'épicentre. Environ 25 000 personnes sont mortes, enfouies sous les décombres.
Vendredi, la ville a de nouveau été victime des soubresauts de la nature. Cette fois-ci, c'est l'ouragan Tomas qui a déversé des trombes d'eau sur la ville. Léogâne était à risque, car une rivière, la Rouyonne, la traverse.
Normalement, l'eau se jette sagement dans la mer qui longe Léogâne, mais les pluies torrentielles ont gonflé les eaux de la Rouyonne, inondant le coeur de la ville.
Léogâne est située à une trentaine de kilomètres de la capitale, Port-au-Prince. La Croix-Rouge est incapable, pour l'instant, d'évaluer l'ampleur des dégâts. Une équipe est sur place.
Hier, a précisé Mme Chavanel, les gens avaient de l'eau jusqu'aux cuisses. Aujourd'hui, l'eau s'arrête aux genoux.
Bonne nouvelle, la mer a avancé de trois à quatre mètres, mais n'a pas inondé les maisons.
De son côté, la ville de Jacmel, qui avait elle aussi été durement frappée par le tremblement de terre, est de nouveau isolée. La route qui la relie à la capitale est fermée, obstruée par un glissement de terrain. Une équipe des Nations Unies est en train de la déblayer. Jacmel devrait bientôt être de nouveau reliée au reste du monde.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/06/01-4340051-leogane-sous-leau.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4339978_article_POS2

Ouragan Tomas en Haïti: la catastrophe semble évitée

Publié le 06 novembre 2010
Anabelle Nicoud,  La Presse
L'ouragan Tomas, qui s'est abattu hier sur Haïti, a fait au moins six morts et provoqué des glissements de terrain. La tempête et les pluies ont fait craindre le pire à ce pays toujours marqué par le séisme du 12 janvier et aux prises avec sa première épidémie de choléra en un siècle. La catastrophe semble avoir été évitée, même si l'ampleur des dégâts est difficile à estimer.
Tomas est arrivé hier en Haïti. Accompagné de forts vents et de fortes précipitations, il a provoqué des glissements de terrain. Le sud-ouest du pays a reçu de fortes pluies, et des inondations ont touché la ville de Léogâne.
Au moins deux personnes sont mortes à Léogâne, ville détruite à plus de 60% par le séisme. Une personne est morte jeudi en tentant de traverser une rivière en crue, et deux autres sont portées disparues après avoir été emportées par les eaux, selon la protection civile.
Tout le pays était placé en état d'alerte. «Il peut y avoir des dégâts directs, comme des maisons qui s'effondrent, mais aussi le risque d'être isolé après un glissement de terrain. Cela peut rendre l'accès à la nourriture et aux soins très difficile et avoir un impact sur l'épidémie de choléra», craint Stefano Zannini, chef de mission de Médecins sans frontières (MSF), joint en Haïti. L'épidémie de choléra qui sévit à Haïti a provoqué au moins 442 décès depuis la mi-octobre. Le président René Préval a aussi demandé à la population de ne pas baisser la garde. «Les fortes pluies et rafales de vent de l'ouragan Tomas, provoquant de dangereux glissements de terrain et de fortes inondations, pourraient encore aggraver l'épidémie de choléra. Restez vigilants », a-t-il dit.
MSF a déplacé ses patients dans des structures solides et a aussi appelé 60 médecins en renfort. «On a fait venir du matériel additionnel et on a demandé l'autorisation à l'aéroport de Port-au-Prince d'atterrir en hélicoptère pour pouvoir rejoindre les personnes qui seraient isolées», dit-il.

Peur et désespoir
Les autorités haïtiennes doivent aussi faire face aux problèmes de logement des personnes sans abri depuis le séisme du 12 janvier. «J'ai visité Cité Soleil (le quartier le plus pauvre de la capitale, ndlr) et les gens sont dans un état de peur et de désespoir. Peur, car tout le monde craint le cyclone, et désespoir parce que c'est la troisième fois cette année qu'ils se retrouvent dans un état de précarité», constate M. Zannini.
Pierre-Richard Casimir, consul d'Haïti à Montréal, croit que les autorités font le maximum pour limiter les dégâts que pourrait causer Tomas. «Toutes nos ressources sont mobilisées, malgré la précarité des finances haïtiennes, assure-t-il. Le ministère de la Santé sensibilise la population aux règles d'hygiène. Tous les Ministères sont concernés et mobilisés.»
Mais M. Zannini craint que cette sensibilisation ne soit pas suffisante: «Il faut applaudir les efforts des autorités haïtiennes, mais le manque de ressources humaines et financières est une réalité. Ce n'est pas avec une bonne coordination seulement qu'on arrivera à une réponse efficace.»
Hier soir, Tomas se dirigeait vers les Bahamas, et les îles Turks et Caïcos. Il a déjà causé la mort de 14 personnes la semaine dernière dans l'île de Sainte-Lucie, au sud de la Martinique. À Cuba, distante de 100km d'Haïti, les intempéries perturbaient également les provinces orientales de Guantánamo, Granma et Santiago de Cuba. À Haïti, la pluie va se poursuivre aujourd'hui. On en attend jusqu'à 300mm, selon M. Casimir.
- Avec l'AFP et Reuters

Les dieux sont tombés sur la tête

Publié le 06 novembre 2010 Michèle Ouimet, envoyée spéciale, La Presse
(Port-au-Prince) Pas facile d'entrer en Haïti. L'aéroport de Port-au-Prince est fermé. Encore. Comme en janvier après le tremblement de terre. Plusieurs journalistes se rendaient alors en République dominicaine, qui partage l'île avec Haïti, puis franchissaient en auto la distance entre Saint-Domingue et Port-au-Prince. Six à sept heures de route, lisse du côté dominicain, cahoteuse du côté haïtien.
Mercredi, pendant que je bouclais mes bagages à toute vitesse, je m'imaginais que je serais à Port-au-Prince le lendemain. Pas compliqué, me suis-je dit. Pas de décalage horaire, une escale à Miami, quelques heures d'avion et on plonge dans un autre univers.
Erreur. Haïti est tout sauf simple. Après le tremblement de terre et le choléra, un ouragan de force un a foncé sur ce petit pays perdu dans la mer des Caraïbes. Le pays le plus pauvre de l'hémisphère Nord. Un pays qui n'a pratiquement plus d'arbres pour arrêter les trombes d'eau qui dévalent de ses montagnes nues. Un pays qui a subi une déforestation sauvage.
Haïti est tout sauf simple, disais-je. L'aéroport de Port-au-Prince a fermé ses portes jeudi soir à cause de l'ouragan. Des centaines de passagers, la plupart Haïtiens, étaient agglutinés au comptoir d'American Airlines à Miami. Les responsables distillaient l'information au compte-gouttes.
Pas d'avion, ont-ils finalement annoncé. Et demain? On verra. Et après-demain? Peut-être. Ça bougonnait. Les Haïtiens étaient anxieux, ils voulaient retourner dans leur pays le plus vite possible pour affronter l'ouragan avec leur famille.
Salim Succar et René Magloire faisaient partie des passagers laissés en rade par American Airlines. Deux avocats qui venaient de passer une semaine à Trinidad pour le travail. Salim Succar avait écourté son séjour pour se précipiter à Port-au-Prince auprès des siens.
René Magloire, lui, a des cousins à Port-au-Prince, mais sa femme et ses enfants vivent à Montréal. «La Presse? Mais oui, je connais, a-t-il dit, j'ai vécu 30 ans à Montréal.» Il a décidé de revenir à Port-au-Prince en 1994. Ses enfants étaient des adultes et il avait le mal du pays. Grand, élégant dans son costume gris foncé, cheveux striés de blanc, petites lunettes perchées sur le bout du nez.
Désespère-t-il d'Haïti? «Il faut essayer de s'en sortir, a-t-il répondu. Le peuple haïtien fait preuve d'une grande résilience. Pendant des années, Haïti a été victime de toutes sortes de malheurs, mais la vie continue. La vie doit continuer.»
J'ai couché à Miami, comme des centaines d'Haïtiens. Il pleuvait. Hier, j'ai sauté dans le premier avion pour Saint-Domingue, puis j'ai refait la longue route vers Port-au-Prince avec une étrange impression de déjà-vu: même route, même sentiment d'urgence, même pays au bord de la crise de nerfs.
Il pleuvait à Saint-Domingue. Et il pleuvait sur la route. Sous les ponts, les rivières étaient gonflées par la pluie. Des curieux se penchaient au-dessus de la rambarde et regardaient l'eau couler à toute vitesse.
Quand j'ai fait le trajet Saint-Domingue-Port-au-Prince en janvier, deux jours après le tremblement de terre, la route était écrasée par le soleil. Il faisait chaud, une chaleur poisseuse qui vous colle à la peau et vous siphonne toute votre énergie. Hier, il n'y avait que des nuages et de la pluie, de la pluie et de la pluie.
La frontière était noyée sous la pluie. Une frontière bordélique qui s'étire sur un kilomètre dans un no man's land déprimant. Je me souvenais du bureau de change peu orthodoxe: une poignée d'hommes se cachaient derrière des voitures avec des sacs bourrés d'argent, prêts à vous changer vos dollars pour des gourdes. Mais hier, le bureau de change était fermé pour cause de pluie.
Un Dominicain en t-shirt détrempé a pris nos passeports et demandé 25$US par personne. On n'a pas discuté. Il a disparu en pataugeant dans une immense flaque d'eau. On a attendu sous la pluie. Cinq minutes plus tard, il nous a remis nos passeports dûment estampillés. Et il a de nouveau demandé de l'argent.
La route qui relie le poste dominicain au poste haïtien était ensevelie sous l'eau. Quelques Haïtiens se sont agrippés après notre voiture dans l'espoir de nous arracher un dollar ou deux.
Un policier haïtien blasé a attrapé nos passeports. Il ne nous a pas demandé d'argent. Le poste était à peine éclairé. Autour, tout était plongé dans le noir. Il était 18h. La frontière fermait deux minutes plus tard.
L'auto a filé dans la nuit. Il ne pleuvait plus. On s'est dirigés vers Port-au-Prince. Destination: un camp de réfugiés situé dans un ancien club de golf. Environ 60 000 personnes y vivent entassées depuis 10 mois. C'est le fameux camp soutenu par l'acteur américain Sean Penn. Le plus gros en Haïti.
Les réfugiés pataugeaient dans la boue. Une boue tellement dense que les souliers faisaient un bruit de succion à chaque pas. Plantées dans cette boue, des milliers de tentes. Des hommes, des femmes et des enfants vivent dans cette boue depuis que l'ouragan Tomas a soufflé sur Port-au-Prince.
Il est 20h30. Le camp est plongé dans le noir. Des éclairs zèbrent le ciel. Des hommes jouent aux dominos sur une table de fortune, une jeune femme vend des bonbons et des cigarettes. Elle s'appelle Préserville. Elle a 22 ans et deux jeunes enfants. Pourquoi n'a-t-elle pas quitté le camp lorsqu'elle a su que Tomas allait frapper?
«Parce que je n'avais nulle part où aller. On est coincés ici.»
Elle est arrivée dans le camp le 13 janvier, au lendemain du tremblement de terre. Aujourd'hui, nous sommes le 5 novembre. Faites le calcul.
Mais les dieux ont été cléments même s'ils sont tombés sur la tête. Les vents n'ont pas soufflé trop fort hier et les tentes ont tenu le coup. Tomas a poursuivi sa course folle vers le nord, dans les Caraïbes. Pour une fois, les Haïtiens ont été chanceux
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/05/01-4339968-les-dieux-sont-tombes-sur-la-tete.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS2

vendredi 5 novembre 2010

Marines stand by off coast of storm-battered Haiti

By PAULINE JELINEK

The Associated Press
Friday, November 5, 2010; 12:21 PM
WASHINGTON -- U.S. Marines are standing by on the USS Iwo Jima off the coast of Haiti, preparing to help take relief supplies to the nation being battered by Hurricane Tomas.
Speaking by telephone from the amphibious ship, Lt. Col. Chris S. Richie says he planned to start sending helicopters Friday to assess humanitarian needs, but those flights were canceled after the storm turned into a hurricane.
Richie is head of a force that has been on a humanitarian mission in the Caribbean and Latin America since mid-July. The Iwo Jima, with 500 Marines, was pulled out of its planned humanitarian mission in nearby Suriname to sail to Haiti.
Richie said the Marines will be part of a larger effort including the United Nations and the U.S. Agency for International Development.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/05/AR2010110503659.html

Hurricane Tomas floods quake-shattered town

By JACOB KUSHNER, The Associated Press
Friday, November 5, 2010; 12:10 PM
LEOGANE, Haiti -- Hurricane Tomas flooded the earthquake-shattered remains of a Haitian town on Friday, forcing families who had already lost their homes in one disaster to flee another. In the country's capital, quake refugees resisted calls to abandon flimsy tarp and tent camps.
Driving winds and storm surge battered Leogane, a seaside town west of Port-au-Prince that was near the epicenter of the Jan. 12 earthquake and was 90 percent destroyed. Dozens of families in one earthquake-refuge camp carried their belongings through thigh-high water to a taxi post on high ground, waiting out the rest of the storm under blankets and a sign that read "Welcome to Leogane."
"We got flooded out and we're just waiting for the storm to pass. There's nothing we can do," said Johnny Joseph, a 20-year-old resident.
The growing hurricane with 85 mph (140 kph) winds, was battering the western tip of Haiti's southern peninsula and the cities of Jeremie and Les Cayes.
One man drowned while trying to ford a river in an SUV in the rural area of Grand-Anse, said civil protection official Pierre Andre. The hurricane had earlier killed at least 14 people in the eastern Caribbean.
The center of the storm was about 140 miles (230 kilometers) west of Port-au-Prince, draping charcoal clouds over the city. Steady rain turned the streets of the capital into flowing canals that carried garbage through the city. Farther north in Gonaives, a coastal city twice inundated by recent tropical storms, police evacuated more than 200 inmates from one prison to another.
Aid workers are concerned the storm will worsen Haiti's cholera epidemic, which has killed more than 440 people and hospitalized more than 6,700 others.
In Leogane, an earthquake camp suddenly became an island as floodwater surged around it, stranding hundreds of people in their tents.
Closer to the shore, water poured into the Leogane home of Abdul Khafid, swirling around the furniture. His family grabbed its most important items - birth certificates, a radio and a computer - and headed to their mosque to spend the night.
Haiti's civil protection department had urged people living in camps for the 1.3 million Haitians made homeless by the Jan. 12 earthquake to go to the homes of friends and family.
But many ignored the advice, fearing their few possessions might be stolen or they might even be denied permission to return when the storm is over.
Most of Haiti's post-quake homeless live under donated plastic tarps on open fields. Much is private land, where they have been constantly fighting eviction. A September report from U.N. Secretary-General Ban Ki-moon said 29 percent of 1,268 camps studied had been closed forcibly, meaning the often violent relocation of tens of thousands of people.
Late Thursday, Tomas passed to the east of Jamaica, where schools remained closed and public transportation was stalled on Friday as the island struggled with widespread flooding from a previous storm.

Patrice Edmond, a maid who caught a ride into Kingston, said buses were not operating.
"I barely got a drive to come over, but I'm a determined person," she said.
Ninety miles (150 kilometers) northwest of the storm's eye at the U.S. Navy base at Guantanamo Bay in southeastern Cuba, the military cleared away any debris that could fly off in strong winds, suspended flights, canceled school and closed the harbor to recreational craft.
Tomas was moving to the north-northeast at about 12 mph (19 kph) and tropical-storm-force winds extended as far as 140 miles (220 kilometers) from the center, according to the U.S. National Hurricane Center in Miami.
Forecasters warned of a dangerous storm surge that would generate "large and destructive waves" and raise water levels up to 3 feet (nearly 1 meter) above normal tide levels. It also predicted rainfall of 5 to 10 inches (12 to 25 centimeters) for much of Haiti and the Dominican Republic, which share the island of Hispaniola.
Port-au-Prince's airport was expected to be closed through Friday, American Airlines spokeswoman Mary Sanderson said.
Post-earthquake reconstruction has barely begun and even the building of transitional shelters - sturdier than makeshift tents, but not solid houses - has been slow. Large installments of long-term funds, including a promised $1.15 billion from the United States, have not arrived. The State Department now says it still has to prove the money won't be stolen or misused.
As rebuilding lags, the United Nations and aid groups have been giving people reasons to stay in camps, providing aid and essential services such as medicine. That continued Thursday as residents reluctant to leave were given reinforcing tarps and other materials.
"We have always said that the best way to protect people in camps is to make camps as resistant as possible to any weather," said Imogen Wall, spokeswoman for the U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. "(Evacuation) doesn't make sense ... on a practical level, on a large scale."
Residents of the nearly 8,000-person government relocation camp at Corail-Cesselesse threw bottles at aid workers trying to get them to leave their ShelterBox tents for schools, churches and an abandoned prison nearby.
"If we go away, other people are going to move in our place! We want to stay here because we don't have another place to go," said 29-year-old Roland Jean.
Camp officials finally convinced several hundred people to leave Thursday afternoon on trucks provided by U.N. peacekeepers. An AP reporter found that while the school, church and abandoned hospital chosen as shelters for them were large and undamaged, they had no water or usable toilets.

Tomas killed at least 14 people when it slammed the eastern Caribbean country of St. Lucia as a hurricane Saturday. It will cost roughly $500 million to repair flattened banana fields, destroyed houses, broken bridges and eroded beaches on the island, according to Prime Minister Stephenson King.
A hurricane warning was issued for the southeastern Bahamas and the Turks and Caicos Islands, on the storm's path once it emerges from the strait between Haiti and Cuba.
In Little Inagua Island, the owners of the island's only grocery store brought in extra supplies this week to ensure no one would be short of food or plywood.
"It was a mad rush," said Father Glover, 27, a priest at St. Philips' Anglican Church in Matthew Town, the island's only settlement. "A lot of people have been battering down the hatches and securing their homes."
The airport in Turks and Caicos closed on Friday as tourists walked outside and observed the gathering storm clouds.
"It's a shame that we can't enjoy the stuff that we came here to do, but we are still going to stay," said Shelly Schulz, 37, of New York state, who arrived four days ago with her husband and three children.
Associated Press television producer Chris Gillette in Leogane, writers Jonathan M. Katz and Evens Sanon in Port-au-Prince, Megan Reynolds in Nassau, Bahamas, Howard Campbell in Kingston, Jamaica, Vivian Tyson in Turks and Caicos Islands contributed to this report.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/05/AR2010110500910_3.html?hpid=artslot

Le choléra pourrait gagner du terrain

Publié le 05 novembre 2010
Laura-Julie Perreault, La Presse
Les autorités haïtiennes ont ordonné, hier, la
fermeture  des écoles, et commencé à évacuer  les
camps de fortune érigés après le séisme de janvier
où s'entassent plus d'un million de personnes.
Photo AP

Malgré les nombreux efforts déployés pour contenir l'épidémie, le choléra continue de gagner du terrain en Haïti. Et l'arrivée de la tempête tropicale Tomas fait craindre le pire.
Comme à Sainte-Lucie, où Tomas vient de passer, la tempête pourrait causer des glissements de terrain en Haïti et endommager les fragiles infrastructures sanitaires ainsi que le système d'approvisionnement en eau. Les pluies qui accompagnent la tempête pourraient aussi contribuer à disperser dans tout le pays des eaux contaminées par le choléra.
«L'épidémie est à peu près contenue pour le moment, mais on craint que la tempête ne détruise tout ce que nous avons fait au cours des dernières semaines», a dit hier Marie-Ève Bertrand, responsable des communications de l'organisme humanitaire CARE, que La Presse a jointe à Port-au-Prince.
Depuis le mois dernier, CARE, comme nombre d'organismes humanitaires en Haïti, distribue de l'eau propre, des tablettes de purification d'eau et de l'information sur le choléra.
Par ailleurs, des cliniques d'urgence ont été ouvertes dans les zones les plus touchées ainsi que près de la capitale, en prévision d'une éventuelle propagation. Des dizaines de milliers de sachets de réhydratation et de comprimés d'antibiotiques, principaux traitements du choléra, ont été acheminés vers Haïti.
Malgré tout, l'Organisation mondiale de la santé dénombrait hier 442 morts et 6700 hospitalisations. À ce jour, des cas ont été signalés dans 5 des 10 départements d'Haïti. Pour le moment, la capitale est épargnée.

Source soupçonnée
L'apparition du choléra en Haïti sème la controverse. Aucune donnée n'indique que le pays y ait déjà été exposé.
Puisque la maladie est particulièrement répandue en Asie du Sud (la bactérie est originaire du delta du Gange), les yeux se sont vite tournés vers les Casques bleus du Népal, basés près de l'Artibonite. Des manifestants ont réclamé leur départ.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a d'abord tenté de calmer les esprits, expliquant que les troupes risquaient peu d'être à l'origine de l'épidémie, mais de nouvelles analyses faites aux États-Unis ont démontré que la souche de choléra détectée en Haïti est semblable à celle qui a causé une épidémie au Népal juste avant que les soldats soient envoyés en Haïti.
Seulement 20% des personnes qui contractent la maladie ont des symptômes légers, et 5% ont des symptômes graves qui, s'ils ne sont pas traités, peuvent causer la mort. Il se peut qu'une personne ne se rende jamais compte qu'elle est porteuse de la bactérie.
«On ne doit surtout pas faire de spéculation sur la source. Nous n'avons pas assez de recul. Il faut surtout tout faire pour prévenir l'épidémie», a dit la Dre Claire Lise Chaignat, jointe au siège social de l'OMS.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/05/01-4339574-le-cholera-pourrait-gagner-du-terrain.php

Le ciel sur la tête

Publié le 05 novembre 2010 à 05h00

Mis à jour à 05h00
Agnès Gruda, La Presse
Il y a six semaines, une pluie torrentielle accompagnée de fortes bourrasques s'est abattue soudainement sur Port-au-Prince. Le déluge n'a duré que 30 petites minutes. Assez pour tuer cinq personnes, causer des blessures à des dizaines d'autres et arracher des milliers de tentes dans les camps de sinistrés de la capitale.
Si une pluie d'à peine une demi-heure a pu faire autant de dégâts, imaginez ce qui attend Haïti à l'approche d'une véritable tempête tropicale, potentiellement un ouragan, qui devait commencer à déverser ses trombes d'eau cette nuit, et continuer à s'acharner sur ce pays infortuné pendant toute la journée d'aujourd'hui.
Les organisations humanitaires poursuivaient une véritable course contre la montre, hier après-midi, alors que le ciel déjà entièrement couvert laissait tomber une pluie fine sur Port-au-Prince.
La Croix-Rouge canadienne, par exemple, achevait de monter ses derniers abris solides, conçus pour résister aux intempéries. Depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier, près de 2000 de ces abris ont été érigés, notamment à Léogâne, ville qui a été presque rayée de la carte par le séisme. Chacun de ces abris peut abriter une famille. Deux abris de plus, c'est deux familles de moins sous les tentes...
Des équipes de CARE-Canada parcouraient les camps de la capitale pour diffuser des informations sur les précautions à prendre pour traverser la tempête. Idéalement: trouver des amis ou de la famille capables de les accueillir dans une vraie maison, pendant quelques jours.
De son côté, OXFAM stockait de l'eau potable et quadrillait les camps pour rappeler les règles d'hygiène à prendre quand les eaux contaminées reflueront dans les rues de la ville. «Dans les camps, l'atmosphère est chargée», a constaté Julie Schindall, porte-parole de l'organisme.
D'une certaine manière, Haïti a de la chance: Tomas survient à la toute fin de la saison des cyclones. Et ça fait des mois que tous se préparent pour cette éventualité. Les ONG présentes depuis le 12 janvier ont déployé le maximum d'efforts pour minimiser les dégâts. Médecins sans frontières, par exemple, a eu le temps d'évacuer son hôpital gonflable, a pu loger tous ses patients dans ses installations à travers le pays, et est prête à accueillir les victimes de la tempête.
Mais en même temps, il faut avoir marché dans les rues de Port-au-Prince pour comprendre à quel point cette ville est vulnérable face aux rafales qui lui foncent dessus.
La capitale est bâtie sur des collines. Les égouts à ciel ouvert sont
constamment bouchés à cause des détritus. Et l'eau qui déborde descend vers le bas de la ville. De l'autre côté, il y a la mer. Et la menace d'une grande vague balayant les quartiers riverains.
«Historiquement, l'eau fait plus de dommages en Haïti que le vent», note Julie Schindall. «Ce que nous craignons le plus, ce sont les noyades», précise Marie-Ève Bertrand, de CARE.
À cette fragilité fondamentale s'ajoute une couche supplémentaire: celle du séisme du 12 janvier. Dix mois après cette catastrophe, 1,3 million de personnes vivent toujours dans des abris de fortune. En temps normal, ils auraient pu se réfugier temporairement dans des écoles ou d'autres bâtiments publics. Mais il n'y a pas de temps normal en Haïti. Ces infrastructures ont été détruites.
La situation affecte tout le monde, y compris les ONG. Plusieurs employés de la Croix-Rouge, par exemple, sont installés... dans des tentes. Des tentes solides et bien arrimées. Mais des tentes quand même.
A-t-on déjà vu une telle menace peser sur autant de gens aussi vulnérables? «Je ne dirais pas que la situation est sans précédent, mais elle est certainement très, très inhabituelle», dit Stephanie Bunker, du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU.
«Les gens ont perdu leur maison, le pays a connu le choléra, et maintenant, ils attendent que le ciel leur tombe sur la tête», se désolait Marie-Ève Bertrand.
Au moment d'écrire ces lignes, la force de frappe de Tomas restait incertaine. Haïti se préparait au pire scénario, mais pouvait encore espérer y échapper. Ne restait plus qu'à se croiser les doigts...
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201011/04/01-4339493-le-ciel-sur-la-tete.php

Haïti: Tomas provoque des glissements de terrain

Publié le 05 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrivée de l'ouragan Tomas en Haïti a provoqué vendredi des débuts de glissements de terrain dans le sud du pays, où des toitures ont été emportées, alors qu'à Port-au-Prince un camp de déplacés était inondé, ont indiqué des médias et la protection civile.
Un camp de Port-au-Prince situé près de l'ancien palais présidentiel, où vivent plusieurs milliers de déplacés après le séisme du 12 janvier, avait les pieds dans l'eau vendredi matin, a annoncé Vision 2000, une radio de Port-au-Prince.
Il n'arrête pas de pleuvoir à Port-au-Prince depuis jeudi soir, a constaté un journaliste de l'AFP. Les habitants de la capitale tentaient vendredi matin de protéger leurs maisons en fixant les tôles qui servent de toit.
À Pétion-ville, dans le nord de Port-au-Prince, les habitants coupaient vendredi matin les branches d'arbre qui pourraient s'avérer dangereuses.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Centre américain des ouragans (NHC), a fait repasser Tomas de la catégorie des tempêtes tropicales à celle des ouragans, à la suite de l'accélération de ses vents.
À 3h ce matin heure de Montréal, Tomas se trouvait à 280 km à l'ouest de Port-au-Prince et à 235 km au sud de la ville cubaine de Guantanamo, selon le NHC.
Tomas, dont les vents atteignent les 130 kmh, se déplace à 15 kmh vers le nord-est. Son centre «va passer près de la partie occidentale d'Haïti ce matin (vendredi)», puis à proximité de Cuba, des Bahamas et des îles Turks et Caïcos», a ajouté le centre américain.
L'ouragan a déjà fait un mort dans le pays. Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé, a annoncé qu'une personne était décédée en tentant de traverser une rivière en crue dans un véhicule.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/05/01-4339674-haiti-tomas-provoque-des-glissements-de-terrain.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2

Haiti : une tragédie depuis trop longtemps !

La Fondation France Libertés est régulièrement interpeller pour savoir comment elle intervient en Haïti.

Notre action depuis une dizaine d'année avec un partenaire du centre du pays est en stand bye car avec la crise actuelle, il est très difficile de mettre en oeuvre des actions pérennes. Nous sommes sans réponses !
Nous laissons donc faire les organisations d'urgence et de post urgence qui sont plus aptes que nous pour aider à la reconstruction d'Haiti.
La situation est particulièrement difficile un an après la catastrophe.
Mais elle était tout sauf bonne avant le tremblement de terre et nous l'oublions souvent.
Il faut donc maintenant aider à faire qu’Haïti trouve un équilibre démocratique qu'il n'a jamais connu depuis son indépendance.
La vidéo en lien un peu plus bas apporte une vision intéressante de proximité.
Il faut imaginer des actions d'expertises dans tous les domaines pour permettre aux Haïtiens de reconstruire eux mêmes leur pays.
Nous saluons donc cette approche très pragmatique et encourageons les acteurs susceptibles d'apporter une aide pragmatique à ne pas oublier Haiti et à trouver les modes pour enseigner leurs savoirs faire aux Haïtiens.
A défaut de pouvoir agir directement, aidons à ne pas oublier Haïti et recherchons les modes opératoires pour aider ceux qui peuvent agir !
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/peter_haas_haiti_s_disaster_of_engineering.html
http://www.lepost.fr/article/2010/11/02/2290892_haiti-une-tragedie-depuis-trop-longtemps.html

TEMPÊTE TOMAS - Les humanitaires dans "une course contre la montre"

Publié le 05/11/2010 à 13:12 Le Point.fr
HAÏTI
Source AFP
Les agences humanitaires de l'ONU sont entrées, vendredi, dans une course contre la montre avant l'arrivée de l'ouragan Tomas à Haïti où 1,3 million de personnes déplacées depuis le séisme de janvier sont menacées par une nouvelle catastrophe. "C'est la course contre la montre, il n'y a pas une minute à perdre pour être prêt pour l'arrivée de l'ouragan", a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Elizabeth Byrs lors d'un point de presse.
"Les agences de l'ONU sont sur le pied de guerre, car elles craignent qu'au minimum un demi-million de personnes soient affectées par cet ouragan", a-t-elle ajouté à l'AFP, relevant que ce chiffre pourrait s'avérer nettement supérieur étant donné le nombre de déplacés toujours dans les camps. L'Organisation internationale des migrations (OIM) estime ainsi que les vents violents ainsi que les fortes pluies que devrait provoquer Tomas menacent les 1,3 million de personnes déplacées dans le pays depuis le séisme qui a dévasté la capitale Port-au-Prince et ses environs le 12 janvier.
La préoccupation pour ces personnes est d'autant plus forte qu'elles sont déjà exposées à une épidémie de choléra qui a fait près de 450 morts selon les autorités haïtiennes. L'Ocha comme l'Organisation mondiale de la santé s'attendent à une augmentation du taux d'infection, car les précipitations devraient augmenter le volume d'eau polluée. "Les humanitaires ont essayé de se préparer du mieux possible, mais gérer trois catastrophes ensemble, les conséquences du tremblement de terre, le choléra et maintenant l'ouragan représente un vrai défi", a insisté Mme Byrs.
http://www.lepoint.fr/monde/tempete-tomas-les-humanitaires-dans-une-course-contre-la-montre-05-11-2010-1258887_24.php