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samedi 27 mars 2010

Forum de l'UNESCO sur Haïti – La France annonce une série de mesures en coopération culturelle avec Haïti

Le ministre Français de la Culture et de la Communication, M. Frédéric Mitterand, était absent à Paris lors du Forum de l'UNESCO sur Haïti. C'est donc l'Ambassadrice de la France auprès de l'UNESCO, Mme Catherine Collona, qui a lu son message de solidarité envers le peuple haïtien. Dans ce message, Frédéric Mitterand souligne que : « La culture constitue un enjeu déterminant » de la reconstruction d'Haïti, « car elle est au cœur de ce qui fonde les valeurs communes des Haïtiens et de ce « tissu » – économique bien sûr, mais avant tout social, artistique, intellectuel, culturel – qui relie ensemble chacun des Haïtiens ». Mme Collona a annoncé des initiatives "concrètes" qui marqueront le début d'un processus complexe et délicat de coopération, car le patrimoine culturel haïtien a profondément souffert du séisme. La France souhaite, par exemple, soutenir fortement le secteur des médias en fournissant des contenus libres de droits, notamment pour la télévision, à apporter un soutien technique d'urgence aux radios, à former des journalistes ou encore à réfléchir aux moyens de moderniser le système de diffusion. « Ce n'est pas là seulement une contribution technique, mais un engagement humain qui crée ou recrée le tissu social et culturel là où il en a le plus besoin », a déclaré Mme Collona.
Le soutien aux artistes Haïtiens est également un enjeu déterminant pour la France. Tout au long de l'année 2010, des artistes haïtiens, venus du théâtre, de la musique, des arts plastiques, seront accueillis en résidence en France, que ce soit dans des centres culturels de rencontre, à la Cité internationale des arts ou au couvent des Récollets.
Mme Collona a annoncé la restauration du tableau « Le Serment des ancêtres ». « Ce tableau hautement symbolique de l'accession d'Haïti à son indépendance en 1804, que les pompiers français ont retrouvé dans les ruines du palais présidentiel, sera restauré à Port-au-Prince par le Centre de recherche et de restauration des Musées de France. Cette restauration sera accompagnée d'une opération d'information et de sensibilisation pédagogique du public haïtien, indispensable complément au renforcement du lien social et culturel entre les Haïtiens », a-t-elle souligné.
Le ministère français de la Culture et de la Communication enverra ainsi en Haïti, dans les prochains jours, une mission chargée d'effectuer un état des lieux des dommages et des besoins dans les domaines du patrimoine, de la restauration du patrimoine bâti et de la sauvegarde des œuvres d'art menacées.

Enfin, la Bibliothèque nationale de France se propose d'envoyer aux bibliothèques haïtiennes pas moins de 30.000 livres, dès que cela sera matériellement possible, et a d'ores et déjà engagé une réflexion sur la création d'une bibliothèque numérique haïtienne.
Soulignons que le Forum de l'UNESCO sur Haïti a été clôturé le 24 mars dans la soirée par la première mondiale de la pièce de théâtre de Franckétienne, « Mélovivi ou le piège» qui a été ovationnée par le public présent. Ce texte théâtral, à dimension écologique universelle, a été écrit en novembre 2009. « Melovivi” ou “le piège » raconte l'histoire de “2 individus enfermés, prisonniers dans un espace délabré, dévasté, sans issue, à la suite d'un désastre. Pour ne pas mourir dans ce lieu d'enfermement, les 2 individus parlent, déparlent, délirent sur les malheurs provoquées par les prédateurs de la planète”. Le public devait constamment se rappeler qu'elle a bien été écrite avant la catastrophe du 12 janvier tellement le texte est prémonitoire du séisme dévastateur qui a frappé Haïti. C'est le jeune acteur, Garnel Innocent, 37 ans, qui accompagnait Franckétienne sur scène dans un duo de 90 minutes qui vous bouleverse et vous interpelle tant sur Haïti que sur les enjeux climatiques de la planète.
Nancy Roc, Paris le 26 mars 2010.
Ce reportage a été rendu possible grâce au soutien de l'UNESCO et au patronage de DIGICEL, du CONATEL, du Groupe REBO-INTERNEGOCE et de NO PIN LONG DISTANCE.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17324

Les Etats-Unis investissent dans la protection de l'environnement

L'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten, a visité hier le projet de protection des bassins versant dans le quartier de Carrefour feuilles. Accompagné des deux maires adjoints de Port-au-Prince, Nadège Joachim Augustin et Guercy Mouscardi, le diplomate américain a inspecté les travaux à Ravine Pierre Nau, Martissant. Le projet de réhabilitation et de reconstruction de ravins à Martissant permettra de déblayer et de nettoyer des ravins et de construire des murs secs dans les mornes. Les travaux de nettoyage de la ravine Nau font partie du projet de réhabilitation de ravins sur les pentes les plus dénudées dans les zones les plus pauvres de Martissant et de Fontamara. Le gouvernement américain par le biais de l'USAID a décaissé 550 000 dollars pour la réalisation du projet.
La réalisation de ces travaux s'inscrit dans le cadre du programme Initiative de Stabilisation pour Haïti-Martissant financée à hauteur de 15 millions de dollars. Plus de 600 personnes ont été embauchées dans le cadre du programme.

L'ambassadeur Kenneth Merten assure que le projet sera bénéfique pour les résidents des bassins versants ainsi que les riverains. A la fin des travaux de nombreux résidents seront protégés contre les inondations explique le diplomate américain rappelant que des travaux de curage de ravins avaient été également entrepris à Cité Soleil. Il indique que la sécurité des résidents rendra la région plus prospère.
Les investissements dans la protection de l'environnement figurent parmi les priorités du gouvernement américain qui poursuit sa collaboration avec les autorités policières et judiciaires ainsi que les élus locaux.
LLM / Radio Métropole Haïti

Le sénat analyse le plan de reconstruction

Le premier débat au sénat autour du plan d'action pour le relèvement et le développement national a eu lieu hier. Cette séance de travail a permis au Premier Ministre haïtien Jean Max Bellerive de mettre en relief les différents axes prioritaires de la refondation d'Haïti. La efforts seront concentrés sur la refondation territoriale (définir des pôles de développement), refondation économique (modernisation du secteur agricole), refondation sociale (éducation accessible à tous) et refondation institutionnelle ( fonctionnement des institutions étatiques). Le Premier Ministre assure que le plan reflète les préoccupations des différents secteurs qui ont soumis des recommandations au gouvernement. Dans cet optique M. Bellerive a fait remarquer que le document soumis aux élus avait subi de profondes modifications au cours de ces dernières 48 heures.
Plusieurs sénateurs, dont Youri Latortue, ont critiqué la composition de la commission intérimaire, chargée de gérer les fonds de la reconstruction au cours des 18 premiers mois. Cette commission comptera 17 membres dont 10 étrangers.
Le chef de file de AAA plaide pour le renforcement des institutions dans le cadre du plan de reconstruction. Il estime que la commission intérimaire contribuera à affaiblir les institutions notamment le Parlement et la Primature.

Le sénateur Latortue préconise de préférence la création de conseils techniques en vue d'accompagner les ministères. Selon le parlementaire cette formule s'inscrit dans le cadre du respect de la constitution puisque les ministres sont responsables politiquement devant le Parlement.

Au cours de la séance M. Bellerive a promis d'insérer les recommandations des sénateurs dans le document qui sera soumis aux bailleurs lors de la conférence de New York. M. Bellerive a révélé avoir eu précédemment des rencontres avec des parlementaires autour du plan de reconstruction Des représentants de la société civile et de la diaspora avaient également fait part de leur point de vue.
LLM / Radio Métropole Haïti

Des officiels de l'ONU préoccupés par la situation des sinistrés

Les secrétaires généraux adjoints aux opérations de maintien de la paix et d'appui aux missions, Alain Le Roy et Susana Malcorra, ont fait état des efforts visant a améliorer les conditions de vies des sinistrés du séisme du 12 janvier. Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a révélé hier que le chef de l'Etat haïtien avait signé un décret présidentiel identifiant les principaux sites d'accueil des personnes déplacées. Il a rappelé qu'il n'a jamais été facile de répondre aux besoins de 500 000 déplacés repartis dans 900 camps ni d'acheminer de la nourriture à 1,3 million de personnes.
C'est également l'avis de la secrétaire générale adjointe à l'appui aux missions, Susana Malcorra, pour qui la lenteur des opérations humanitaires est liée à la difficulté d'identifier des zones d'accueil pour des centaines de millier des personnes autour de Port-au-Prince. Elle souligne que la situation devient plus compliquée en raison du refus d'un grand nombre de personnes de s'éloigner de leur domicile.
En début de semaine lors d'une rencontre au siège des Nations Unies, les représentants d'une cinquantaine d'états membres avaient salué la qualité du travail de la Mission Des Nations Unies Pour La Stabilisation En Haïti (Minustah), avant ou après le tremblement de terre.
LLM / Radio Métropole Haïti

Fin de mission pour le Bataan (LDH5) du corps des marines

Le navire-amphibie Bataan (LHD5) du corps des Marines, arrivé le 18 janvier, a terminé sa mission d'aide humanitaire et a quitté Haïti mercredi dernier, selon un communiqué du commandement américain chargé des opérations militaires dans la zone. Au plus fort des opérations internationales d'aide humanitaire après le tremblement de terre, plus 20 000 soldats américains étaient en Haïti. Avec ce départ il ne restera désormais qu'environ 3300 soldats américains sur place, a précisé Jose Ruiz, un porte-parole de Southcom, Ce départ a été décidé alors que les efforts humanitaires en Haïti sont passés des activités urgentes de sauvetage à une celles de reconstruction à long terme. Pendant les deux mois de sa mission, les hélicoptères du groupe amphibie Bataan Ready (ARG) et de la MEU ont effectué 2.200 missions pour aider les communautés touchées par le tremblement de terre, livrant près de 560.000 litres d'eau en bouteilles, 200.000 litres d'eau en vrac, 8,000 tonnes de rations alimentaire et 15 tonnes de fournitures médicales.
Les équipes médicale de la Navy ont travaillé côte à côte, avec des représentants du gouvernement haïtien, l'ONU et les organisations non gouvernementales pour évacuer les blessés survivants du séisme, en hélicoptères et bateaux de débarquement sur coussin d'air (LCAC) vers et depuis le navire-hôpital USNS Comfort, le porte-avions USS Carl Vinson (CVN 70) et vers des installations médicales dans tout Port-au-Prince.
Sur le terrain, les Marines, soutenus par l'USAID ont conduit des opérations de secours dans une zone de plus de 60 km qui comprend les villes de Carrefour, Léogâne, Petit Goâve et Grand Goâve. Ils ont également aidé le Programme Alimentaire Mondial (PAM) avec la livraison de plus de 8 tonnes d'aliments en vrac, comme le riz aux points de distribution dans, et autour de Léogane et Carrefour. Les équipes du Bataan ont aussi déblayé plus de 150 tonnes de gravats, et construit 65 abris pour 130 familles en plus de distribuer directement 500.000 repas.
«Les Marines et marins du groupe amphibie Bataan et du SME ont une fois de plus démontré combien leur vitesse d'intervention, leur flexibilité et leur formation peuvent être appelés à aider à sauver des vies», a déclaré le général Cornell A. Wilson, Jr., commandant du US Marine Corps Forces du Sud. «Ils ont apporté de la nourriture, de l'eau, de l'aide médicale, et de l'espoir au peuple d'Haïti dans certaines des régions les plus sinistrées du pays à un moment où obtenir de l'aide en Haïti était extrêmement difficile».
À ce jour, le gouvernement américain a engagé plus de 779 millions de dollars pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17329

Viols en Haïti: Sous estimations et contradictions

Des milliers de femmes vivant dans des camps provisoires en Haïti sont menacées par la violence sexuelle. Les autorités n'offrent pas une protection suffisante a déclaré un responsable d'Amnesty International. suite au rapport d'une délégation qui, durant 3 semaines, a visité 8 camps: à Port-au-Prince et dans les villes de Jacmel et Lascahobas, certains de ces camps ayant été visité plusieurs fois. «Il y a un sentiment général d'insécurité à l'intérieur et autour des camps, en particulier la nuit. Les femmes vivant dans des abris de fortune se sentent vulnérables et ont peur des agressions» dit Chiara Liguori, chercheure au sein d'Amnesty International de Port-au-Prince. «La violence sexuelle est largement présente dans les camps [...] c'était déjà une préoccupation majeure dans le pays avant le tremblement de terre mais la situation dans laquelle aujourd'hui, vivent les femmes et les jeunes filles déplacées, les exposent à des risques encore plus grands».
Michel Martin, le chef du renseignement criminel pour la police de l'ONU, UNPOL, a réfuté les rumeurs selon lesquelles de nombreux viols auraient été commis dans les camps de déplacés, en précisant que moins d'une dizaine de viols avaient donné lieu à une enquête jusqu'à maintenant.
Pour sa part, Amnesty International déclare que l'absence de mécanismes de protection adéquats pour les femmes et les jeunes filles victimes d'abus sexuelles les découragent à dénoncer leurs auteurs. Une organisation de femmes locales a rapporté 19 cas de viol, seulement dans une partie du Champ-de-Mars, l'un des plus grands camps de Port-au-Prince. Aucune des femmes et des filles n'avait signalé les agressions à la police par crainte de représailles de leurs agresseurs.
Amnesty International, constate que la plupart des victimes de violences sexuelles interrogées sont des mineurs. Un fillette de 8 ans a été violée alors qu'elle était seule dans sa tente pendant la nuit, sa mère était sortie du camp et n'avait personne pour s'occuper de sa fille pendant son absence. Une jeune adolescente de 15 ans a été violée alors qu'elle était sortie du camp, car il n'y avait pas de latrines dans ce camp.
Le manque de moyens des forces de police et le système de justice au lendemain du tremblement de terre signifie que les coupables ne risquent pas d'être punis. Amnesty International a déclaré que l'absence de mesures visant à prévenir et à répondre adéquatement à la menace de violence sexuelle contribue à la crise humanitaire et a exhorté les autorités haïtiennes à prendre des mesures immédiates et efficaces pour freiner la violence sexuelle et protéger les femmes vivant dans les camps.


Il semble qu'au delà de la déclaration de Michel Martin, la situation soit bien plus préoccupante qu'il ne le laisse entendre. En effet si seulement 10 cas de viols ont été rapporté, comment expliquer
Que 350 policier de l'UNPOL travaillent avec la police haïtienne et la MINUSTAH, la force militaire de l'ONU en Haïti, pour mettre fin aux violences dans les 460 camps recensés dans Port-au-Prince et ses environs, ou l'UNPOL travaille avec les leaders de chaque camps?
Pourquoi avoir installé un numéro d'urgence que les femmes peuvent appeler en cas d'agression, s'il y a si peu de viol?
Comment expliquer la mise en place du projet pilote actuellement en cours dans le camp de Pétion-Ville où des policières de l'UNPOL et de la PNH travaillent spécifiquement sur les violences faites aux femmes, informations rapportée dans notre article du 21 mars?
Pourquoi, si le problème n'est pas si «généralisé», l'ONU vient-elle de produire plusieurs spots en créole pour aider les haïtiennes à se prémunir contre les viols dans les campements de fortune. Spots qui seront diffusé 6 fois par jours, par 7 stations de radio pendant 60 jours et qui expliqueront comment se protéger si elles se font agresser?
Pourquoi le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) est-elle en train de distribuer 17 000 lampes de poche aux femmes et 300 tentes pour créer dans les camps des «espaces sécuritaires pour les femmes» ?
Tout ces moyens mis en œuvres, important mais sans doute insuffisant, démontrent à l'évidence qu'entre les déclarations publique et la réalité la situation concernant les violence sexuelles dans les camps en Haïti est infiniment plus grave.
«Les autorités d'Haïti doivent prioriser le renforcement de la présence policière dans les camps, surtout la nuit, y compris leur capacité à protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle et répondre adéquatement aux cas signalés» a déclaré Chiara Liguori d' Amnesty International.
Michel Martin, le chef du renseignement criminel pour la police de l'ONU, UNPOL explique que «C'est une situation très particulière: des milliers de personnes campent dans des zones où il est difficile de patrouiller. Il y a des cordes et des poteaux partout. La nuit en particulier c'est très, très difficile [...] nous ne pouvons pas patrouiller dans les camps, 24 heures sur 24 et dans tous les camps en même temps. Nous avançons petits pas par petits pas», a-t-il poursuivi.
Amnesty International déplore aussi le manque de refuge dans le pays où les victimes de violences sexuelles pourraient être protégées et avoir accès aux services se soutien indispensables. La réponse d'urgence à cette situation par les ONG internationales présentes en Haïti, ne peut se faire qu'en coordination avec les autorités haïtiennes », a déclaré Chiara Liguori.
Les délégués d'Amnesty International ont rencontré les autorités gouvernementales, y compris le Président de la République, René García Préval, et le Premier ministre, Jean-Max Bellerive. Ils ont eu des entretiens avec le chef de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) et avec divers organismes des Nations Unies opérant en Haïti, locaux et internationaux de défense des droits et les ambassadeurs du Brésil, du Canada et la France en vue de trouver des solutions.
Des moyens et des solutions doivent être mis en place de toute urgence, chaque jour qui passe des femmes et des fillettes haïtiennes deviennent de nouvelles victimes, chaque jour qui passe sans solution, est un jour de trop.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17328

Jacmel rêve de revoir des touristes

Andrew Gully Agence France-Presse ; Jacmel Les peintres de sa vieille ville et l'eau turquoise de ses plages en avaient fait la capitale touristique d'Haïti. Une liaison aérienne avec Miami était même à l'étude. Mais à l'image des villas coloniales détruites par le séisme, tout est à rebâtir à Jacmel.
Une armée d'employés municipaux, le casque de chantier vert vissé sur la tête, fouillent le lit de la rivière de La Cosse qui traverse la ville et où gisent des tonnes de gravats du tremblement de terre du 12 janvier.

Car ici plus qu'ailleurs dans le pays francophone, les Haïtiens sont déterminés à reconstruire vite pour ranimer le tourisme, moteur économique de cette ville de 40 000 habitants.

Jadis mitraillées par les touristes, de nombreuses façades des vieilles bâtisses en brique de la basse ville se sont effondrées. Un quart des quelque 700 chambres d'hôtels sont en ruine. Et on se demande comment il sera possible de restaurer la splendeur perdue.
Mais pour les habitants de cette cité située au bord de la mer des Caraïbes, à 80 km au sud de Port-au-Prince, soit 3 heures de route, il n'y a pas d'alternative: «Mon rêve est de voir Jacmel tel que je le connaissais avant, que beaucoup de touristes viennent, que l'on rebâtisse le littoral de nos communautés ainsi que nos maisons», dit à l'AFP Georges Metellus, un enfant du pays qui dirige une fondation d'art pour les enfants.
La catastrophe a frappé alors que devait débuter le carnaval, époque où les rues sont habituellement prises d'assaut par les fêtards, comme à Rio de Janeiro, et durant laquelle les tiroirs-caisses sonnent sans discontinuer.
«Pendant la période du carnaval, on gagne normalement assez d'argent pour tenir toute l'année, pour nos enfants, nos familles», raconte à l'AFP Jules André, un artisan qui confectionne des décorations et des masques en papier-mâché pour lesquels Jacmel est réputée.
Prisée par les jet-setteurs américains et européens pendant les années 1960 et 1970, la ville avait ensuite été délaissée par les touristes, victime collatérale de l'instabilité politique chronique du pays.
Depuis peu, les voyageurs occidentaux avaient commencé à revenir, attirés par les charmes de la capitale culturelle d'Haïti, ainsi que par son faible taux de criminalité. Quelque 25.000 touristes avaient ainsi déambulé l'année dernière entre les maisons hautes aux piliers en fonte et la halle couverte du marché, construite en 1895 par «les ateliers et armureries de Bruges».
Et au ministère de la Culture, on veut croire que le projet de vols directs entre Jacmel et Miami verra bien le jour.
Mais «la hausse du tourisme était due aux beaux bâtiments. Si (les Jacmelliens) ne restaurent pas au moins les façades, le tourisme va vraiment en prendre un coup», pense Annie Nocentie, une journaliste américaine qui donne des cours à l'école de cinéma de Jacmel.
«L'économie locale a été ravagée. Cela va prendre des années pour que les gens se sentent suffisamment en sécurité pour revenir en Haïti», ajoute-t-elle, relevant également que Jacmel a non seulement perdu sa clientèle étrangère, mais que la cité a également été désertée par l'élite de Port-au-Prince qui venait se prélasser chaque week-end sur ses plages.
Pour l'un de ses étudiants, Bayard Jean-Bernard, 28 ans, l'esprit de Jacmel s'est éteint avec l'annulation du carnaval.
«On aime cet esprit, cette atmosphère. Elle nous manque cette année».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/25/01-4264278-jacmel-reve-de-revoir-des-touristes.php

vendredi 26 mars 2010

Haiti-Séisme : Tenter d’éviter des perturbations de la production agricole nationale par l’aide alimentaire internationale

Jeudi 25 mars 2010 P-au-P., 25 mars 2010 [AlterPresse] --- Depuis la catastrophe du 12 janvier, l’organisation internationale Oxfam a distribué environ 10 mille kits alimentaires, contenant essentiellement des produits de l’agriculture locale, en vue d’éviter toutes perturbations de la production agricole nationale par l’aide alimentaire internationale, informe l’organisation.
A travers ce projet, co-financé par l’agence canadienne de développement international (Acdi), Oxfam achète les denrées de cultivateurs et, de concert avec ses partenaires, fournit des outils, des semences et des engrais aux agriculteurs des six départements géographiques incorporés dans le programme (d’appui à la relance de la production agricole et à l’accroissement de la sécurité alimentaire).
Les cultivateurs ciblés suivent également des sessions de formation, ce qui les aide à augmenter leur niveau de production et à la vendre à Oxfam pour distribution aux populations affectées par le séisme.

Chaque kit, offert par Oxfam, contient de la banane, du riz TSC, du pois noir, du mais moulu, de l’igname, du manioc, de la cassave, du beurre d’arachide, de la patate douce, complétés de produits importés et manufacturés comme de l’huile végétale, de la pâte de tomate, des pâtes alimentaires, du hareng, du sucre et du lait. [rc gp apr 25/03/2010 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9389

Haiti-Séisme : Les besoins demeurent cruciaux en matière médicale, selon MSF

jeudi 25 mars 2010 P-au-P., 25 mars 2010 [AlterPresse] --- L’organisme international Médecins Sans Frontière (MSF) estime qu’il est nécessaire de prendre en considération des besoins pressants en matière médicale et autres, au moment où l’attention est focalisée sur la reconstruction d’Haiti.
La période d’extrême urgence est passée, « mais le traumatisme est encore présent », déclare une équipe de MSF lors d’une conférence de presse ce 25 mars.
« Il est important de parler de reconstruction, mais il faut également accorder de l’importance à la situation actuelle » en ce qui concerne les abris provisoires à la veille de la saison de pluies, l’eau potable, l’assainissement et les personnes les plus vulnérables comme les femmes et les enfants, souligne-t-elle.
« Il est crucial que les structures d’assistance continuent de fonctionner », insiste l’organisation, qui fait remarquer que « les besoins en matière médicale sont énormes en Haïti et ne cessent d’augmenter ».
« Des milliers de personnes ont besoin de soins de long terme, tandis que les organismes médicaux (étrangers) qui ont répondu durant la période la plus aigüe de la crise commencent à laisser le pays », se préoccupe MSF.
L’organisation dispose actuellement de 26 sites de soins dont les 7 hôpitaux, dans les régions de Port-au-Prince, Léogane, Petit-Goave (Ouest) et Jacmel (Sud-est), directement affectées par le phénomène.
Plus de 40.000 personnes ont été soignées par MSF, dont 3400 cas d’interventions chirurgicales, incluant une soixantaine d’amputations.
MSF se réserve d’opiner à propos de la « polémique » créée autour de l’importante quantité d’amputations pratiquées par les médecins urgentistes qui sont intervenus en Haiti peu après le séisme. Il y aurait plus de 5.000 amputés selon des données partielles.
L’équipe n’écarte pas qu’il y ait des « amputations hâtives » tout en précisant que dans le cas de MSF l’accord des patients a été obtenu et il n’y a eu aucune précipitation, car les médecins savaient qu’ils allaient « être là pour longtemps ».
Un programme de réadaptation par physiothérapie et appui psychologique est offert aux personnes amputées afin que ces dernières puissent « retrouver une vie plus normale et digne », puisque « c’est une nouvelle vie qui commence ».
D’autre part, 10.000 personnes traumatisées ont été assistées par l’organisme international qui a expliqué la difficulté de « vivre après avoir (brusquement) perdue des êtres chers » dans ces conditions tragiques.
Les personnes traumatisées se demandent « comment renouer avec la vie » et « de quoi demain sera-t-il fait ».
Le traumatisme se manifeste par la peur, l’instabilité et la perte de mémoire chez les personnes affectées, ajoute MSF, qui propose des soins individuels et collectifs.
L’organisme indique par ailleurs que la violence sexuelle tend à augmenter dans les camps de réfugiés, où les centres de MSF ont reçu 20 cas durant le mois de mars.
La plupart des cas de viols sont arrivés plus de 72 heures après l’acte, rendant ainsi impossible toute tentative de les protéger des risques du SIDA et de grossesses non désirées. [gp apr 25/03/2010 17 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9391

Haïti-Séisme : Jeux d’influences et d’alliances dans le processus de reconstruction

Le point, une semaine avant le sommet des bailleurs de fonds de New York P-au-P., 25 mars 2010 [AlterPresse] --- A une semaine du sommet des bailleurs de fonds autour de la reconstruction d’Haïti, au siège de l’Organisation des Nations Unies (Onu) à New York le 31 mars, de nombreuses rencontres se déroulent dans plusieurs pays, y compris en Haïti, sur la situation post-séisme du 12 janvier 2010.
La République Dominicaine, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne (Ue), le Japon, la France… , et les institutions multilatérales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) se positionnent.
Tout se passe comme si les intérêts stratégiques en jeu semblent motiver de nombreux acteurs internationaux, par influence et alliance interposées, vers la conquête de parts de marché dans les travaux de reconstruction d’une bonne partie du territoire d’Haïti, vivement secouée par le tremblement de terre.
En dehors de la massive aide (alimentaire, médicale, ressources humaines, croix rouge, réseau d’organisations sociales), apportée dès les premiers jours post-séisme, la République Dominicaine a accueilli divers forums sur la situation et a tiré profit sur de multiples points. Son territoire a servi de point de passage pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Aujourd’hui, le constat : des véhicules à plaque minéralogique dominicaine, poursuivant les opérations d’aide, sont davantage remarquables qu’auparavant, en divers endroits du pays, pas seulement dans la capitale.
Journalistes, coopérantes et coopérants, nationaux laissant ou regagnant Haïti, commerçantes et commerçants ont transité et continuent de passer par le territoire voisin pour diverses raisons. Cela se traduit concrètement par un niveau important de transactions financières, de montants non encore rendus publics, profitables à l’économie du pays le plus proche d’Haïti.
Dès le 13 janvier 2010, les Etats-Unis d’Amérique ont manifesté leur présence par l’envoi de troupes armées qui, au-delà de l’objectif déclaré “d’assurer la sécurité des convois humanitaires”, ont pris possession de l’aéroport international de Port-au-Prince qu’elles ont rendu fonctionnel rapidement et 24h/24.
A signaler que l’aéroport international de la capitale a été sévèrement touché et de nombreuses fissures sont encore visibles sur l’édifice. De nouveaux espaces sont en service pour pouvoir accueillir provisoirement des passagers, dans des conditions extrêmement précaires.
Parallèlement, des équipes médicales, en provenance des Etats-Unis, sont encore sur place, comme dans l’aire de l’aéroport international dans la capitale, en vue de fournir des soins gratuits. Parmi le personnel de ces structures médicales, se retrouvent beaucoup de compatriotes expatriés (médecins, infirmières) qui, à l’occasion, reviennent prêter leurs services par rotation-horaire pendant quelques semaines. Il arrive que ces personnes ne trouvent même pas le temps pour visiter leurs familles et autres parents, tant la mission d’urgence, à laquelle elles sont affectées, est très serrée.
L’opinion publique n’est pas renseignée sur les dessous de la politique américano-haïtienne dans le contexte actuel. De jeunes militaires américains montent la garde devant l’entrée de plusieurs bâtiments, dont l’ancien hôtel Montana effondré le 12 janvier.
Toujours est-il que le président étasunien Barack Obama vient de demander, le 24 mars au Congrès, l’approbation formelle de 2,8 milliards de dollars américains au titre de l’engagement envers Haïti. En début de semaine, les anciens présidents William Jefferson (Bill) Clinton et George Walker Bush ont visité le pays comme émissaires d’Obama.
L’Ue, qui a organisé une session sur Haïti cette semaine, pourrait s’engager pour un montant d’un milliard d’euros (1 euro = 65.00 gourdes ; US $ 1.00 = 42.00 gourdes aujourd’hui).
En plus d’un apport de 70 millions de dollars américains, le Japon compte mobiliser les ministres des affaires étrangères du G8 (qui se réunissent en cette fin du mois de mars 2010), tout en invitant la communauté internationale à soutenir une stabilisation, à court terme, de la vie de la population nationale.
De passage à Port-au-Prince, le samedi 20 mars, le ministre japonais des affaires étrangères a promis l’examen, par son gouvernement, de la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
Après la visite du président Nicolas Sarkozy (la première d’un chef d’Etat français depuis 200 ans) et les promesses d’élimination de la dette d’Haïti, la France insiste sur la coopération décentralisée, c-est-à-dire la “contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes”, avec l’organisation, à Fort de France (Martinique) le 23 mars, d’une conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti, à laquelle ont participé plus de 150 participants de divers pays et d’une trentaine de représentants des collectivités territoriales haïtiennes.
Ayant débloqué dans l’urgence 150,000 euros en faveur de Port-au-Prince, la mairie de Paris projette de mettre 500,000 euros par an à disposition de Port-au-Prince sur les 3 prochaines années, suivant des précisions fournies à AlterPresse.
Le Fonds monétaire international encourage l’octroi à Haïti des fonds sollicités en guise d’appui budgétaire pour l’exercice fiscal 2009-2010.
Les dégâts provoqués par le tremblement de terre du 12 janvier ont permis de collecter, en janvier et février 2010, seulement 20 % et 35 % des recettes fiscales prévues.
De son côté, la Banque interaméricaine de développement (Bid) a annoncé, le 22 mars, l’effacement de 479 millions de dollars de dettes d’Haïti et une aide de 2 milliards de dollars destinée à la reconstruction du pays.
L’Organisation des États Américains (Oea) envisage d’accueillir, annuellement, une réunion de la diaspora haïtienne dans le cadre de la contribution, à court terme et à long terme, des Haïtiennes et Haïtiens de l’extérieur au relèvement et à la reconstruction d’Haïti.
Sur le terrain, la question de logements durables reste une préoccupation pour les dizaines de milliers de sans abris et personnes déplacées.
Mettant en avant l’absence de consultations formelles avec des secteurs-clés, tels les paysans, les femmes et les habitants des camps de sans abris et personnes déplacées, plusieurs organisations sociales rejettent le plan de reconstruction que compte présenter le gouvernement du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive à la rencontre des bailleurs de fonds le 31 mars. [rc gp apr 25/03/2010 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9388

Trois détenus haïtiens en cavale arrêtés à la Jamaïque

Ces individus, qui figuraient parmi les plus de 4.000 fugitifs lâchés dans la nature depuis le séisme du 12 janvier, étaient arrivés dans l’île en compagnie d’une soixantaine d’autres compatriotes qui avaient entrepris un voyage clandestin ; tous les illégaux doivent être rapatriés, selon Kingston jeudi 25 mars 2010, Radio Kiskeya
Les autorités jamaïcaines détenaient jeudi trois évadés haïtiens qui faisaient partie d’un groupe de 62 boat people ayant débarqué dans l’île anglophone mardi en provenance d’Haïti, ont indiqué des sources officielles relayées par EFE.
"Lorsque nous avons intercepté un groupe d’immigrants haïtiens, nous avons découvert que ces trois là étaient des détenus en cavale", a déclaré Daryl Valz, un fonctionnaire jamaïcain.
Séparé des autres clandestins et transféré vers une prison, le présumé dangereux trio devrait être probablement rapatrié.
Aucune précision n’était disponible sur l’identité des trois individus qui, parmi d’autres, avaient profité du séisme du 12 janvier pour s’évader de plusieurs centres d’incarcération.
La Police Nationale n’a pu jusqu’ici capturer que quelques dizaines des plus de 4.000 détenus, dont des assassins, des kidnappeurs et des violeurs, qui s’étaient échappés principalement du Pénitencier National (la prison civile de Port-au-Prince), avec la complicité des geôliers.
Les 59 autres boat people interceptés dans les eaux jamaïcaines ont été placés sous surveillance dans un bâtiment appartenant à l’église adventiste locale.
Ils doivent être conduits dans un autre lieu avant leur éventuel rapatriement.
"Ils n’auront droit ni à l’asile, ni au statut de réfugié", a averti M. Valz.
Mardi, les illégaux haïtiens étaient arrivés à Portland (côte est de la Jamaïque) à bord de deux embarcations de fortune surchargées.
Il s’agit du premier groupe de réfugiés à avoir atteint les côtes jamaïcaines depuis le violent tremblement de terre ayant dévasté Haïti le 12 janvier avec un bilan officiel de 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés.
Un organisme de défense des droits humains, le Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR), a dénoncé cette semaine le rapatriement forcé de 2.700 migrants haïtiens par les Etats-Unis, les Bahamas et la République Dominicaine depuis le séisme, il y a environ trois mois. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6658

Des députés critiquent le plan de reconstruction

À moins d'une semaine de la conférence de New York le plan de reconstruction préoccupe les divers secteurs de la société haïtienne. Le Plan d'Action pour le Relèvement et le Développement National qui a été distribué aux élus et aux différents acteurs politiques suscite des réactions diverses. De nombreux élus dénoncent la mise à l'écart du Parlement dans les tractations en vue de l'élaboration du document. C'est l'avis du sénateur Hyppolite Mélius (OPL) qui fait remarquer que le document a été soumis aux élus seulement 6 jours avant la conférence. Des leaders politiques dont Charles Henry Baker (Respect) critiquent également cet comportement qui empêchera aux partis de réagir sur le document.
Le député de Pétion ville Steven Benoît assure que le plan ne correspond pas aux besoins de la population. Il sollicite une rencontre entre le Premier Ministre et l'assemblée des députés afin d'analyser les stratégies avant la conférence de New York. Dans le but de formuler des propositions, le député Benoît avait organisé un colloque avec une quarantaine de participants. Il entend présenter un contre document aux autorités haïtiennes.
Le député des Cayes David Geneste est également sceptique. Il aurait préféré que la priorité soit accordée a l'amélioration des conditions de vies des sinistrés. Il déplore également l'absence de consensus entre les acteurs sur le plan d'action pour le relèvement et le développement National.
Le député Fequiere Mathurin attire l'attention sur l'inconstitutionnalité de la commission intérimaire. Il prévient que cette commission ne pourra pas obtenir l'approbation du Parlement.
Aucune rencontre n'est prévue entre le Premier Ministre Jean Max Bellerive et les députés.
Les membres de la chambre basse ont voté la loi sur le nouveau code douanier au cours d'une séance mardi soir. Les parlementaires espèrent boucler le vote de la loi sur la fonction publique parlementaire.
LLM/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17319
Commentaires:
Nous osons espérer que les instances qui vont sérieusement s'occuper de la reconstruction du pays ne vont pas faire cas de la pluralité de ces voix discordantes dont les compétences réduites les écartent automatiquement de la problématique actuelle d'Haïti qui représente un enjeu dont on ne saurait  tirer profit de par notre situation propre à notre société.
Aujourd'hui, l'ensemble des prises de position ne sont pas toujours motivées par la quête de la meilleure solution pour Haïti et pour les haïtiens. Pour un grand nombre, "PARTICPER" signifie "AVOIR DROIT A SA PART DE GATEAU". Et dans cette logique la situation des réfugiés d'Haïti risquent de perdurer tandis que les sempiternels corrompus d'Haïti continueront a amasser des richesses sur les ruines et les décombres.

La langue fourchue du FMI

Après la décision de la BID, à Cancun au Mexique, d'effacer la dette d'Haïti pour un montant de 479 millions, décision qui suivait celle du Vénézuela du 26 janvier dernier concernant l'annulation d'une créance d'Haïti d'un montant de 295 millions. Il semble d'après le CNCD-11.11.11 organisme qui regroupe environ 70 ONG de développement engagées dans la solidarité internationale, que tous les créancier d'Haïti ne font pas preuve d'un même élan de solidarité et de générosité.
Les actions du CNCD-11.11.11 visent à la fois le renforcement de la prise de conscience des causes réelles du mal développement et le rappel aux instances politiques nationales et internationales de leurs responsabilités en matière de coopération au développement et de solidarité internationale.
C'est dans ce cadre que le CNCD interpelle le Fonds Monétaires International (FMI) qui détient une créance d'Haïti de plus de 165 millions de dollars, afin que son directeur, Dominique Strauss-Kahn, qui avait, après le séisme, appelé à l'annulation de la dette haïtienne, de passer de la parole aux actes. Rappelant que le 14 janvier dernier, le FMI avait déclarer que le financement d'urgence (100 millions de dollars) accordé à Haïti, prendrait la forme d'une augmentation des ressources accordées par le FMI dans le cadre de l'accord en vigueur avec Haïti au titre de la Facilité élargie de crédit, il s'agit donc d'une dette supplémentaire pour Haïti.
Face aux défis colossaux de la reconstruction d'Haïti, le CNCD-11.11.11 appelle donc le FMI à passer des paroles aux actes, en procédant à l'annulation totale des créances d'Haïti, dans la perspective de la conférence internationale des pays donateurs pour Haïti, qui aura lieu le 31 mars aux Nations Unies. Le CNCD précise en outre, qu'il est important que les financements pour la reconstruction d'Haïti soient fait sur une base de dons et non de prêts, afin d'éviter un nouveau cycle d'endettement d'Haïti.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17323

jeudi 25 mars 2010

Plus on sourit, plus longtemps on vit

Agence France-Presse ; Washington
Plus on sourit, plus longtemps on vit, affirment des chercheurs américains ayant étudié 230 photographies de joueurs de la ligue américaine de base-ball prises en 1952 et dont les conclusions sont publiées cette semaine dans la revue Psychological Science.
En fonction de leurs expressions sur les clichés, les sportifs ont été rangés dans trois catégories: «aucun sourire», pour les impassibles; «sourire partiel», pour ceux qui contractaient seulement les zygomatiques autour de la bouche, «grand sourire», pour ceux qui souriaient à pleine bouche, plissant les yeux et les joues.
Les chercheurs de l'université Wayne State ont ainsi constaté que les joueurs de la première catégorie étaient décédés en moyenne à 72,9 ans, ceux de la deuxième catégorie à 75 ans et les plus souriants à 79,9 ans.
«Les résultats de cette étude sont en accord avec les autres recherches démontrant que les émotions entretiennent une relation positive avec la santé mentale, la forme physique et la longévité», est-il écrit dans l'article.
«De plus en plus de recherches montrent que les émotions de base, comme le bonheur ou la tristesse, génèrent des réactions qui influencent le bien-être physique ou mental et la longévité», poursuivent les scientifiques.
http://www.cyberpresse.ca/sciences/201003/24/01-4263941-plus-on-sourit-plus-longtemps-on-vit.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS2

Les Marines quittent Haïti

Quelque 2200 Marines américains venus participer aux opérations humanitaires en Haïti après le séisme meurtrier du 12 janvier vont quitter le pays mercredi, réduisant à 3300 le nombre de soldats américains déployés dans le pays, a-t-on appris de source militaire. Le navire-amphibie Bataan du corps des Marines, arrivé le 18 janvier, «a terminé sa mission d'aide humanitaire et partira d'Haïti aujourd'hui», selon un communiqué du commandement américain chargé des opérations militaires dans la zone (Southcom).
Ce départ a été décidé «alors que les efforts humanitaires dans la nation caribéenne sont passés d'activités urgentes de sauvetage à une reconstruction à long terme», souligne le communiqué.

Il reste désormais environ 3300 soldats américains sur place, a précisé à l'AFP un porte-parole de Southcom, Jose Ruiz.

Au plus fort des opérations internationales d'aide humanitaire déclenchées dans le pays après le tremblement de terre qui a fait plus de 220 000 morts, plus de 20 000 soldats américains étaient en Haïti.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263942-les-marines-quittent-haiti.php

Haïti: Obama demande au Congrès de débloquer 2,8 milliards Agence France-Presse

Le président américain Barack Obama a demandé mercredi au Congrès d'approuver formellement les 2,8 milliards de dollars d'aide que les États-Unis ont décidé d'engager en Haïti après le séisme dévastateur du 12 janvier dernier. «Cette demande répond aux besoins essentiels et urgents», a écrit le président dans une lettre adressée à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.
Les États-Unis ont enregistré un déficit record en février dernier: 220 909 milliards de dollars, malgré des revenus en hausse. Le gouvernement américain enregistrait ainsi son 17e mois consécutif dans le rouge.

Dans la foulée de la catastrophe qui a fait au moins 220 000 morts, Washington a engagé des moyens considérables, envoyant jusqu'à 20 000 GI's, ainsi que des centaines de sauveteurs.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263968-haiti-obama-demande-au-congres-de-debloquer-28-milliards.php

Haïti: le parrainage connaît des ratés, dit le PQ

Publié le 24 mars 2010 à 07h47 Mis à jour le 24 mars 2010 à 07h52


(QUÉBEC) Le programme de parrainage humanitaire lancé par le gouvernement Charest à la suite du séisme à Haïti connaît des ratés, accuse le Parti québécois. La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, dit respecter ses engagements et reproche à Ottawa d'être responsable de certaines «difficultés» dans le traitement des dossiers.
Annoncé le 3 février, le programme québécois est entré en vigueur deux semaines plus tard. Il élargit la notion de proches admissibles à la réunification familiale. Il prévoit que des Haïtiens qui habitent au Québec peuvent faire venir ici non seulement leurs parents et leurs enfants mineurs, mais également leurs enfants majeurs, leurs frères et soeurs accompagnés de leurs conjoints et de leurs enfants.
De façon exceptionnelle, le programme permet également aux Haïtiens qui veulent parrainer des proches de faire appel à un cosignataire pour s'en porter garants. La mesure prend fin le 31 décembre, et le plafond est fixé à 3000 personnes.
«Alors que les conditions de vie en Haïti sont toujours extrêmement précaires, on constate deux mois après les événements que, finalement, il n'y a à peu près pas de visas qui ont été émis à des Haïtiens en détresse qui souhaitent retrouver les membres de leur famille au Québec», a affirmé Benoît Charrette lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, hier. Selon lui, les critères du programme québécois sont trop sévères et complexes, alors que la situation est «urgente».
«Le gouvernement du Québec, tout ce qu'il a fait véritablement, c'est qu'il a élargi la notion de famille, mais il n'a nullement facilité la qualification du répondant pour faire une demande de visa ou de résidence» puisque «aucun arrimage» n'a été fait avec le fédéral, a ajouté le député de Deux-Montagnes en conférence de presse.
En Chambre, Yolande James a rétorqué que le gouvernement «respecte pleinement» ce qu'il s'est engagé à faire. Selon son cabinet, le Ministère a reçu 400 demandes concernant le parrainage de 900 personnes, qu'il analyse toujours.
Lors de l'annonce du 3 janvier, Yolande James s'était également engagée à faire pression sur son homologue fédéral, Jason Kenney, afin d'accélérer le traitement de certains dossiers. C'est que, avant la création du programme québécois, 1500 Haïtiens avaient déjà obtenu un certificat de sélection du Québec et attendaient un visa d'Ottawa pour venir au pays. Le fédéral n'a accordé que quelques visas jusqu'à maintenant, a déploré Benoît Charrette.
Lors de sa conférence de presse, il était accompagné d'Eline Occessite, une Haïtienne qui cherche à faire venir ici ses deux enfants. Ottawa refuse de leur donner un visa, bien que Québec ait déjà délivré les certificats de sélection nécessaires.
«Mes enfants sont encore en Haïti sous une tente, dans la rue, sous la garde d'une amie, a-t-elle affirmé. Ils sont en difficulté. Ma fille va avoir 14 ans le 15 avril. Elle peut être victime de tout, de viol, par des bandits qui sont en Haïti, parce que tout le monde sait que les prisonniers sont partout dans les rues. Il y a plein de bandits partout, et c'est ce qui est inquiétant.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263664-haiti-le-parrainage-connait-des-rates-dit-le-pq.php

Des tee-shirts pour Haïti

LE MONDE 23.03.10
Deux marques réputées de la mode ont choisi d'agir en faveur d'Haïti. Sur son site Internet, Valentino vend un tee-shirt au profit des enfants de l'île touchés par le séisme du 12 janvier. Les directeurs artistiques de la maison italienne, Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli, ont créé un modèle féminin en dentelle (250 €), dont le bénéfice des ventes ira à l'association Nos petits frères et soeurs, qui vient notamment en aide aux enfants handicapés ou amputés. Sont également reversés les bénéfices du livre Haiti Through the Eye of Stefano Guindani, sur les enfants haïtiens, réalisé par le photographe Guindani. L'ouvrage est disponible dans la boutique Valentino de l'avenue Montaigne, à Paris. L'américain Ralph Lauren propose, seulement pour les hommes, un polo en édition limitée pour soutenir la reconstruction d'Haïti via l'association The United Way Worldwide Disaster Found. Il n'est disponible (en blanc, bleu ou rouge, de 110 € à 135 €) que dans deux boutiques dans le monde : à Londres et à Paris.
Valentino : 17-19, avenue Montaigne, Paris-8e. Sur le Web : Valentino.com.
Polo Ralph Lauren : 2, place de la Madeleine, Paris-8e.
Véronique Lorelle
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2010/03/23/des-tee-shirts-pour-haiti_1323312_3238.html

Haïti-Séisme : Prévenir les risques dans la deuxième ville du pays

Ronald Colbert

[AlterPresse] --- Pour aider à práparer un plan de mobilisation sur les risques sismiques et sur la prochaine saison cyclonique (du 1er juin au 30 novembre 2010), une équipe de la direction (centrale) de la protection civile (Dpc) se trouve cette semaine au Cap-Haïtien (deuxième ville du pays, à 248 km au nord de la capitale Port-au-Prince, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
“Nous essayons de mettre en place une structure permanente de sensibilisation et faire en sorte que seulement des compétences se prononcent sur les risques de tremblement de terre et de tsunami”, fait savoir à AlterPresse Georgemain Prophète, délégué départemental et coordonnateur du comité départemental de gestion des risques et désastres.
Prophète évoque une préoccupation constante, voire de l’angoisse, chez les capoises et capois, depuis le séisme du 12 janvier 2010, autour des possibilités de secousses telluriques dans le département du Nord d’Haïti.
Des techniciens du bureau des mines et de l’énergie (Bme) ont animé, après le 12 janvier, des conférences-débats sur le danger de tremblement de terre et de tsunami.
“Il y a lieu de prendre des dispositions pour faire face à l’urgence et relancer les travaux de mitigation en cas de tremblement de terre et de tsunami, susceptibles d’être enregistrés au Cap-Haïtien entre maintenant et les 50 prochaines années”, confie Prophète.
Actuellement, les organismes départementaux, y compris de la municipalité, insistent sur une évaluation des constructions existantes, dans une perspective de disposer de structures institutionnelles ayant assez d’autorité pour faire appliquer les normes requises (qualité des matériaux utilisés, principes de pose de fondations, de piliers et autres, armatures, résistance des sols, etc.).
Il s’agira alors de démolir toutes constructions ne répondant pas aux critères établis et aussi, le cas échéant, d’entamer des opérations de déplacement de population se trouvant dans des zones vulnérables, fait remarquer le délégué départemental.
Sans négliger un appui à la mairie, il faut restructurer les cellules d’urbanisme via la branche régionale du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), lequel devrait mettre sur pied une branche départementale du laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (Lnbtp) chargé de définir et de faire suivre les normes.
Depuis une vingtaine d’années (remontant aux années 1990), la plupart des maisons, notamment placées en dehors du centre-ville du Cap-Haïtien, ont été construites sans aucune étude des caractéristiques du sol, en plus de l’extension d’une multitude de logements anarchiquement érigés à l’intérieur de la ville, déplore Georgemain Prophète.
Les services départementaux n’ont enregistré aucune secousse tellurique qui aurait causé l’effondrement, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mars 2010, d’un immeuble de 4 étages au village Christophe (au sud-ouest du Cap-Haïtien), au cours duquel 4 personnes ont trouvé la mort et 3 autres ont été blessées, affirme le représentant de l’Exécutif dans le Nord d’Haïti.
Cependant, des précipitations ont lieu à intervalles de 2-3 jours, toutes les 2 semaines, depuis le mois de novembre 2009, sur Cap-Haïtien et les villes avoisinantes. En mars 2010, un front froid traversant les Caraïbes a provoqué des pluies dans le département géographique du Nord d’Haïti. [rc apr 24/03/2010 8:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9386

Un geste équivoque de Bush en Haïti fait le tour de la planète

L’ancien Président républicain aurait pris appui sur l’épaule de Bill Clinton pour "se nettoyer" après avoir échangé une poignée de main avec un sinistré rencontré dans un camp de réfugiés de Port-au-Prince
mercredi 24 mars 2010, Radio Kiskeya


Une vidéo de la visite conjointe lundi à Port-au-Prince des anciens Présidents américains George W. Bush et Bill Clinton est au cœur d’une polémique portant sur un geste qu’aurait fait le premier en "se nettoyant" avec la chemise du second après avoir serré la main d’un sinistré haïtien.
Mise en ligne sur Youtube et les sites de nombreux médias internationaux, la vidéo montre l’ex-dirigeant républicain en train de passer la main autour de l’épaule de Clinton, un geste interprété tantôt comme une tentative de se nettoyer tantôt comme une manifestation d’appréciation à l’endroit de son prédécesseur démocrate.
Les deux hommes se trouvaient alors en compagnie du Président René Préval.
Dans un survol des réactions et déchaînements de passions provoqués par ces images douteuses venues raviver des pratiques d’hygiène corporelle de M. Bush qui n’ont pas toujours été appréciées, EFE relève que la radio publique américaine NPR qualifie le geste de "subtil".
La station est allée jusqu’à estimer que si l’intention de l’ancien numéro un américain était de se nettoyer, elle pouvait être compréhensible.
George Bush visitait un campement de réfugiés au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) où "rester propre n’est pas facile", observe la NPR.
Moins indulgeant vis-à-vis de l’ex-Président, le site thinkprogress.org souligne que sa "phobie" des microbes l’avait souvent conduit à utiliser les vêtements des autres pour s’essuyer les mains.
A ce titre, le site rappelle une citation du livre "L’audace de l’espoir" de Barack Obama selon laquelle, lors d’une visite à la Maison Blanche alors qu’il était déjà Sénateur de l’Illinois, l’actuel Président avait vu M. Bush se faire verser une "bonne dose de désinfectant" après avoir échangé avec lui une poignée de main.
Pour sa part, The New York Magazine se demande si l’ancien leader républicain "aurait un problème quelconque à ouvrir sa main aux personnes de race noire".
Mais, le journal évacue aussitôt cette interrogation en indiquant que durant sa présidence il avait serré la main à beaucoup d’afro-américains et conclut que les mains de l’haïtien étaient probablement "sales et collantes".
Rentré aux Etats-Unis lundi soir après avoir promis de faire encore plus d’efforts en faveur d’Haïti dévastée par un séisme, le 12 janvier, George Bush -chargé par Obama de collecter avec Clinton l’aide des citoyens américains au profit des sinistrés- n’a encore livré aucun commentaire sur "l’incident" de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6655

Fort de France : «Haïti entre dans sa période la plus difficile...»


La conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti qui se tient depuis ce matin à Fort de France en Martinique réunie près de 200 participants de 30 pays du monde. C'est l'une des quatre réunions préparatoires, avant le sommet di 31 mars et la seule organisée par la France. Cette réunion porte sur la coopération directe que peuvent entretenir les collectivités locales du monde entier avec celles d'Haïti.

Lors de l'ouverture, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer a déclaré «Cette conférence doit être un formidable élan pour répondre sur le moyen et le long terme aux besoins déterminés par les Haïtiens eux-mêmes». 

Le secrétaire d'Etat à la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet estime «Haïti a rendez-vous avec le monde dans moins d'une semaine» il appartiendra aux élus locaux d'être «les racines profondes et nombreuses de la reconstruction du pays».

Une délégation haïtienne, composée de 35 maires, est venue avec des propositions concrètes pour faire avancer l'idée de la décentralisation, dans un pays où le pouvoir central est toujours largement prédominant, comme l'a souligné la maire de Pétion-Ville Claire Lydie Parent «Mais la reconstruction d'Haïti, si elle est d'abord l'affaire des haïtiens, ne pourra se faire sans la coopération durable de la communauté internationale», a-t-elle ajouté.

Jean-Yves Jason, Le maire de Port-au-Prince, dont la ville a été dévastée à plus de 70% abonde dans ce sens «On ne peut plus se permettre d'aborder le problème de la reconstruction d'Haïti sans évoquer le problème de la centralisation, cet autre pays auquel nous aspirons aujourd'hui, ne sera possible qu'en synergie entre les élus locaux, le gouvernement central et les élus du monde en général».

Le maire américain de la Nouvelle Orléans, qui a connu une catastrophe d'envergure en 2005 lors du passage du cyclone Katrina, estime qu'Haïti «entre dans sa période la plus difficile, entre la gestion immédiate de la catastrophe et la mise en œuvre des actions pour un redressement complet ». S'adressant aux élus haïtiens il leur a dit «Vous devrez avoir un plan, une vision et devrez être ouvert à la possibilité de changement. Vous devrez faire des choses jamais faites auparavant. Si vous envoyez cet appel au reste du monde, la communauté internationale va vous aider et vous serez la perle des Caraïbes que vous rêvez d'être».

N / Radio Métropole Haïti

Frankétienne, "Artiste de l’UNESCO pour la paix"

Honoré mercredi à Paris par la directrice générale Irina Bokova, l’immense artiste haïtien apportera pendant deux ans un soutien actif à la politique de l’UNESCO dans le domaine du livre et de la diversité linguistique mercredi 24 mars 2010,Radio Kiskeya
La directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a nommé mercredi à Paris le célèbre écrivain haïtien Frankétienne Artiste de l’UNESCO pour la paix, lors d’une cérémonie organisée en marge du forum d’une journée « Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d’Haïti » qui s’est déroulé au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.
Dans un communiqué, l’institution affirme avoir attribué ce titre à Frankétienne en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l’Organisation ».
Nommé pour deux ans, le récipiendaire aura, durant cette période, à soutenir les programmes de l’UNESCO dans le domaine de la promotion du livre et de la diversité linguistique.
Créateur pluridimensionnel alliant ses talents d’écrivain, de comédien et de peintre, à 73 ans, Frankétienne compte à son actif une importante bibliographie avec une quarantaine de titres écrits en français et en créole.
D’Ultravocal (1972) à Melovivi ou le piège (2010) en passant par Dezafi (1975), Pèlen Tèt ou encore l’Oiseau Schizophone, il a effectué un parcours littéraire atypique marqué par une puissance de création étourdissante et récompensé par de nombreux prix et distinctions tant en Haïti qu’à l’étranger.
Frannkétienne a profité de son passage à l’UNESCO pour faire la toute première représentation de Melovivi ou le piège, sa dernière œuvre dramatique.
Le communiqué de l’UNESCO rappelle que le titre Artiste pour la paix est décerné à "des personnalités qui mettent leur influence, charisme et réputation au service du message de l’UNESCO". Figuraient déjà dans cette catégorie, le saxophoniste camerounais Manu Dibango, la créatrice de mode bangladeshi Bibi Russell, le musicien brésilien Gilberto Gil, l’actrice et chanteuse portugaise Maria de Medeiros ou encore l’écrivain américain Scott Momaday.
Quant au forum de l’UNESCO sur la reconstruction du tissu social, culturel et intellectuel d’Haïti qui s’est tenu également mercredi à Paris, il réunissait notamment la ministre de la culture, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Frankétienne, le cinéaste haïtien de renommée internationale Raoul Peck, le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarque, le Prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, l’ancien Premier ministre togolais et ex-secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, Edem Kodjo. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6656

Mort de Wilson Bigaud, l’un des derniers géants de la peinture haïtienne

Le créateur, qui jouissait d’une cote internationale élevée, laisse derrière lui une oeuvre monumentale
mardi 23 mars 2010, Radio Kiskeya
Le célèbre artiste Wilson Bigaud, 85 ans, l’un des maîtres de la peinture haïtienne, est décédé des suites d’un malaise lundi aux premières heures dans sa résidence de Vialet, une section communale de Petit-Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya auprès de la famille du disparu.
Opéré des yeux et souffrant d’hémorroïdes, Bigaud avait du cesser de peindre depuis l’été dernier, a confié son fils Bichara dans les bras duquel il s’est éteint.
Auteur d’une œuvre colossale dispersée aux quatre coins de la planète, le créateur était dans la fleur de l’âge et à peine remis d’une maladie l’ayant mentalement affecté lorsqu’il avait définitivement abandonné son Port-au-Prince natal pour s’installer à Petit-Goâve.
Dans la tranquille localité de Vialet, il a passé les 55 dernières années de sa vie.
Wilson Bigaud était l’un des derniers survivants de l’exaltante expérience de création artistique du Centre d’Art, fondé en 1944 par l’américain Dewitt Peters, principal artisan de la formation et de l’émergence des premiers grands plasticiens haïtiens.
Coloriste et dessinateur de grand talent, Bigaud avait usé de sa touche unique et d’un vrai sens de l’observation pour devenir au fil du temps le peintre du quotidien de la vie provinciale prise dans ses divers contours et déclinaisons.
Porteurs d’une charge de psychologie sociale et d’une simplicité maintes fois renouvelée, les personnages des toiles du disparu sont, à travers leurs yeux globuleux, leurs costumes originaux et l’élégance des gestes, l’archétype d’une civilisation et l’expression d’une esthétique identitaire.
Un foisonnemment de mouvements et d’images qui donne sa densité à une forme de vie communautaire aujourd’hui en voie de disparition.
Le nom de Wilson Bigaud restera pour toujours intimement associé à la cathédrale de Sainte-Trinité, à Port-au-Prince. Avec d’illustres contemporains comme Castera Bazile et Rigaud Benoît, il réalisa, en effet, les célèbres fresques murales de l’église anglicane détruite par le séisme du 12 janvier dernier.
Avec le départ de l’artiste, la peinture haïtienne perd l’un de ses plus grands représentants alors qu’elle était déjà orpheline d’autres grosses pointures internationalement connues. André Pierre, Gesner Armand, Néhémy Jean, Louisiane St-Fleurant et Alix Roy (victime du tremblement de terre) sont notamment décédés ces dernières années.
La date des funérailles de Wilson Bigaud doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6652

Franckétienne désigné «Artiste de L'UNESCO pour la Paix »

L'écrivain, poète, dramaturge, romancier et peintre, Franckétienne a été officiellement désigné ce mercredi, «Artiste de l'UNESCO pour la Paix».
Cette distinction lui a été remise par la Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova lors d'un Forum de l'organisation sur Haïti qui a eu lieu ce 24 mars à Paris.
Selon un communiqué publié par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) Frankétienne a été nommé en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l'Organisation.
Frankétienne qui a déjà publié plus quarantaine d'ouvrages aura à occuper ce poste durant les deux prochaines années. Il devra mettre son influence, son charisme et sa réputation au service de l'UNESCO.
De nombreuses personnalités importantes ont déjà occupé cette fonction. On peut citer le musicien brésilien Gilberto Gil et l'écrivain américain Scott Momaday.
Écoutez les reportages de Nancy Roc sur Radio Métropole ( http://unesco24mars.metropolehaiti.com

EJ / Radio Métropole Haïti

Haïti étudie la proposition sénégalaise

Des émissaires haïtiens devraient se rendre très prochainement au Sénégal dans le but d'étudier, avec les autorités de ce pays, la meilleure manière de mettre en œuvre l'idée du président Abdoulaye Wade d'accueillir les Haïtiens désireux de s'établir en Afrique.
L'annonce a été faite par le chef du gouvernement haïtien Jean Max Bellerive qui se trouve actuellement au Brésil dans le cadre du forum urbain mondial.
L'information a été relayée par la presse sénégalaise.
Selon le Premier ministre haïtien des missions vont bientôt se rendre en Afrique, d'abord pour remercier les chefs d'Etat tels que le Président Wade, qui se sont mobilisés et ont spontanément proposé d'aider le peuple d'Haïti'.
‘'L'une des tâches de la mission qui y sera envoyée, sera de voir comment mettre en œuvre l'offre du Président Wade'',car a-t-il poursuivi, la proposition a intéressé un très grand nombre d'Haïtiens qui s'étaient rapprochés du ministère des Affaires étrangères pour connaitre les modalités.
Monsieur Bellerive s'est dit cependant conscient que l'appel du président Wade ''n'a pas été suivi d'effets à la hauteur de la noblesse de l'acte''. Selon lui, cela est lié au fait que ‘'le gouvernement et tous les secteurs de l'administration haïtienne avaient été durement touchés'' par le tremblement de terre.
Il a déploré d'autre part la quasi inexistence de représentations diplomatiques de son pays sur le continent africain.
Au lendemain de la catastrophe du 12 janvier, le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade avait offert une bonne partie de son territoire aux haïtiens désirant retourner en Afrique, une proposition qui a suscité beaucoup de polémiques au sein de la société sénégalaise. .
EJ / Radio Métropole Haïti
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Echauffourée à la Gonave.

Des habitants d'Anse à Galet en colère ont attaqué hier mardi à coup de pierre le sous commissariat de police de leur commune. Un véhicule de Police qui se trouvait aux abords a été endommagé. 
Les manifestants voulaient protester contre les agissements d'un agent de l'administration communale qui auraient tabassé un individu, lors d'une distribution d'aide alimentaire. 
Le responsable du poste de Police a déploré l'incident menaçant de sévir contre toute personne qui s'aviserait de troubler l'ordre public dans l'Ile de la Gonave. 
EJ/ Radio Métropole Haïti
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La CRF, premier producteur d'eau potable en Haïti!



En quelques semaines, la Croix-Rouge Française (CRF) s'est imposée comme un acteur majeur dans le domaine de l'eau. Elle produit actuellement 800 mètres cube d'eau potable par jour pour 150 000 personnes, ce qui en fait le premier producteur en Haïti parmi tous les acteurs humanitaires présents. Des réservoirs souples d'eau ont été installés sur 65 sites, à Port-au-Prince.
La Croix-Rouge française s'engage au quotidien dans l'installation de systèmes d'assainissement de base et l'accès à l'eau potable. La distribution d'eau potable, se poursuit quotidiennement par camions citernes sur 65 sites de Delmas et Port-au-Prince. Mais il s'agit maintenant de connecter les réservoirs mis en place par les équipes de réponse à l'urgence au réseau existant. Pour aider les équipes Croix-Rouge des experts de Veolia, partenaire de la CRF ont été missionnés pour expertiser le réseau haïtien à Port-au-Prince et à Petit Goâve afin d'envisager à plus long terme leur réhabilitation.
«Nous sommes à notre maximum, compte tenu du budget dont nous disposons» a indiqué Sébastien Renou, délégué en mission internationale, spécialisé en eau et assainissement qui fait partie de la délégation Croix-Rouge française en Haïti . «En revanche, nous avons prolongé la durée de cette mission de post-urgence sur six mois. Il y aura des besoins pendant au moins un an dans les camps. Nous allons arrêter progressivement le transport d'eau par camions citernes, qui est très onéreux, pour nous concentrer sur la réhabilitation des réseaux d'eau existants à Port-au-Prince et à Petit-Goâve à la demande de la société nationale de gestion de l'eau, la DINEPA» qui a sollicité l'aide de la Croix-Rouge «Notre objectif est d'en faire un réseau de référence. Nous allons dans un premier temps réparer les infrastructures, très endommagées, améliorer leur efficacité. Pour ce faire, nous allons notamment former le personnel de la DINEPA. La société VEOLIA nous appuie dans cette démarche en mettant à disposition ses experts, dans le cadre d'un partenariat. Nos deux expertises réunies devraient permettre de rendre le réseau d'eau très efficace et pérenne»
L'arrivée de la prochaine saison des pluies inquiète «C'est notre grande inquiétude, durant la saison des pluies, ce sont des trombes d'eau qui s'abattent. Avec les inondations prévisibles, l'hygiène va se dégrader et il y a un fort risque d'épidémies du type gastroentérite et maladies de peau. De plus, beaucoup de personnes déplacées se trouvent dans le bas de la ville de Port-au-Prince, d'autres se sont installées sur des zones inondables, voire dans les lits des rivières. On redoute surtout les glissements de terrain et l'effondrement des maisons qui ont subi le séisme et tiennent à peine debout» conclut Sébastien Renou.
CRF /N/ Radio Métropole Haïti

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Près de 2700 personnes refoulées en Haïti après le séisme du 12 janvier

Les États-Unis d'Amérique, les Bahamas et la République Dominicaine ont refoulé respectivement 166, 60 et 2428 personnes au cours des deux premiers mois de l'année 2010.
Après l'annonce de l'octroi du Statut de Protection Temporaire (TPS) aux sans-papiers haïtiens présents sur son territoire avant le 12 janvier, le gouvernement américain a ramené en Haiti, à la date du 16 février, 88 boat-people haïtiens. 5 jours auparavant, il avait refoulé 78 autres.
De leur coté, les autorités de l'Archipel des Bahamas ont reconduit en Haiti une soixantaine de sans-papiers haïtiens à la mi-février 2010.
A la frontière haïtiano-dominicaine, des organisations de défense des droits humains ont recensé 2428 cas de refoulement effectués par la République Dominicaine.
Dans le Nord-est, le Réseau Frontalier Jeannot succès (RFJS) et Solidarite Fwontalyè ont observé 1000 cas de refoulement pour les deux premiers mois de l'année 2010 dont 280 femmes, 568 hommes et 152 enfants.
Au Plateau Central, le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) ont enregistré 1428 personnes refoulées dont 950 à Belladère, 97 à Lascahobas, 338 à Bòk Banik et 43 à Thomassique.
Par ailleurs, certains organismes de défense des droits humains rapportent des opérations de rapatriement effectuées la nuit. L'organisme Solidaridad Fronteriza du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) a critiqué le rapatriement de Jonas Hilaire dans la nuit du dimanche 14 février. Ce travailleur migrant, membre de l'Association des Ouvriers migrants du Nord-Est (ASOMILIN), a été arrêté à Guayubin par l'armée dominicaine. Il a été dépossédé de 1500 pesos, et de sa bicyclette. Sa carte associative a été confisquée par les militaires qui l'ont rapatrié à Jimani.
L'organisme a précisé que ce rapatriement effectué dans la nuit et un dimanche est en contradiction avec les points a, d, e et f du protocole du 2 décembre 1999 signé par la République Dominicaine et Haïti.
Source GARR

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La Suisse annonce une aide de 33 millions de dollars à Haïti

Le Conseil fédéral a décidé de consacrer 36 millions de francs (33 millions de dollars) pour aider à la reconstruction d'Haïti au cours des deux prochaines années. La Suisse s'engagera en particulier pour le rétablissement et l'assainissement des infrastructures de base et le développement des régions rurales, ainsi que pour la sécurité alimentaire. Cet effort sera financé par le biais de crédits cadres déjà en vigueur.
La plupart des actions de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) seront menées en dehors de Port-au-Prince, dans des régions fortement touchées par le séisme, notamment dans les villes et zones rurales au sud-ouest de Port-au-Prince.
En outre le Conseil fédéral entend octroyer des fonds dans les secteurs du développement rural, de la sécurité alimentaire et de la reforestation. La protection de l'environnement figure également parmi les secteurs prioritaires. Les projets permettront de donner aux habitants la capacité d'utiliser des techniques agricoles durables, des semences améliorées, ainsi que de stocker et commercialiser leurs produits.
Une délégation suisse conduite par M. Martin Dahinden, directeur de la DDC, participera à la conférence ministérielle «Toward a New Future for Haiti» qui aura lieu le 31 mars 2010 à New York, à l'invitation des Nations Unies. La Suisse y présentera son programme de soutien à la population haïtienne.
Lors de la Journée annuelle de l'Aide humanitaire et du Corps Suisse d'aide humanitaire qui aura lieu le 26 mars 2010 à Montreux, dont le thème principal s'intitule «Aide alimentaire : de l'assistance à l'autosuffisance», le sort d'Haïti sera aussi évoqué.
LLM/N/Radio Métropole Haïti 

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Poursuite des consultations autour du plan de reconstruction

Le gouvernement haïtien s'applique à peaufiner le plan qui sera soumis aux bailleurs de fonds le 31 mars à New York.
Le chef de l'Etat et le Premier Ministre poursuivront les consultations avec les différents acteurs au cours de cette semaine. Le chef de l'exécutif aura des entretiens ce mercredi avec des parlementaires. Cette rencontre sera organisée 24 heures avant la séance de travail entre le Premier Ministre et les sénateurs.
Le président Préval et le chef du gouvernement ont à plusieurs reprises mis l'accent sur l'implication de plusieurs acteurs dans l'élaboration du plan de reconstruction. Une source proche de la présidence avait révélé que les représentants du secteur religieux avaient eu une séance de travail avec le chef de l'Etat.
Rejetant les critiques relatives à l'exclusion de la classe politique du processus d'élaboration du document, M. Bellerive a fait remarquer que la rencontre de Santo Domingo n'a pas permis d'élaborer un plan mais d'analyser les pertes enregistrées lors du séisme. Le Post Disaster Needs Assesment (PDNA) est un outil pour analyser les principaux axes d'intervention insiste t-il.
Plusieurs dirigeants politiques dont Evans Paul (Alternative) ont fustigé le comportement des autorités qui selon eux refusent d'impliquer les acteurs politiques dans le débat sur la reconstruction. Les dirigeants des partis politiques n'ont pas reçu d'invitation pour formuler des propositions.
Même sans invitation le secteur privé a pu dégager un consensus qui a permis de soumettre des propositions au gouvernement. Le président Préval promet d'intégrer les recommandations du secteur privé dans le plan qui sera soumis aux bailleurs.
LLM / Radio Métropole Haïti 

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Le gouvernement bénéficie de l'appui du FMI pour les fonds d'urgence

Les responsables du Fonds Monétaire International (FMI) ont appuyé la requête du gouvernement haïtien relatif à l'octroi de nouveaux fonds pour assurer le fonctionnement de l'administration publique au cours de l'année budgétaire.
Un responsable du FMI soutient que les fonds nécessaires varient entre 250 et 350 millions de dollars. Cette nouvelle enveloppe est indispensable a cause de la diminution de 50 % des recettes de l'état.
Le FMI appuie la requête du président Préval qui avait fait état de la collecte de 35 % des recettes prévues en Février.
Le chef de l'Etat n'est pas optimiste en ce qui a trait à une amélioration de la situation. On note une forte baisse dans la collecte de certaines taxes notamment dans les droits de douane. De nombreux commerçants ont revu à la baisse leur volume d'importation au cours du premier trimestre 2010.
D'autres taxes liées à l'immobilier ont également enregistrées une baisse considérable. Plus de 105 000 maisons ont été détruites et 208 000 autres endommagées lors du séisme.
L'impôt sur le revenu pourrait connaître également une diminution au cours de cette année puisque 90 000 emplois ont été perdus.
L'Etat est en grande difficulté martèle M. Préval espérant une aide internationale pour payer le salaire des fonctionnaires.
En raison de l'effondrement du quartier général de la Direction Général des Impôts, les autorités fiscales avaient différé le paiement de certains droits et taxes tels le quitus fiscal, les états financiers et l'impôt sur le revenu.
LLM / Radio Métropole Haïti 

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mercredi 24 mars 2010

Les droits des sinistrés au centre du débat

Une délégation de la Fédération Internationale des Ligues des droits de l'homme (FIDH) est actuellement en Haïti dans le but d'enquêter, sur les conditions de vie dans les camps d'hébergement au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon Benoit Van der Meerschen, président de la ligue belge, leur mission comporte plusieurs objectifs. Il s'agit notamment de marquer sa solidarité avec le peuple haïtien et plaider en sa faveur auprès des organismes internationaux.
Geneviève Jacques, un autre membre de la délégation, qualifie d'insoutenable, la promiscuité dans des camps où les groupes vulnérables sont négligés alors que la distribution de l'aide alimentaire est déficiente.
« Contrairement à ce que l'on dit, la phase d'urgence est loin d'être achevée » martèle Geneviève Jacques qui croit que les haïtiens doivent être les acteurs principaux de la reconstruction de leur pays.
Ces spécialistes qui sont en mission en Haïti à la demande du CARLI, du Centre œcuménique des droits humains et du RNDDH, ont fait quelques recommandations aux autorités haïtiennes et internationales, afin de mettre la question des droits humains sur le tapis. 

EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17305
Nos commentaires:
Certains comme moi pourraient un jour se sentir fatigués d'écouter ce genre de discours. Avant le 12 janvier il y en avait plein d'haïtiens qui vivaient dans la plus crasseuse des promiscuités. Pourtant on n'entendaient pas tous les jours la voix de ces défenseurs des droits de l'homme. Très peu de voix s'élevaient pour demander à la communauté internationale qui finance les élections et le budget de notre petite nation indépendante et souveraine, des exigences de vrais et réels résultats en faveur d'un vrai changement dans la situation des haïtiens.
AH si tu pouvais fermer ta.....!

Réginald Boulos plaide pour une économie haïtienne moderne et compétitive

Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos plaide en faveur d'une modernisation de l'économie haïtienne afin qu'elle soit compétitive et indépendante de l'aide internationale.
Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, l'homme d'affaire, Réginald Boulos dit avoir soumis à l'intention de l'envoyé spécial des Nations Unies pour Haïti, Bill Clinton, un ensemble de propositions susceptible de renforcer l'économie haïtienne dans le cadre de la reconstruction du pays.
L'économie haïtienne doit être capable de générer une croissance de l'ordre de 5 à 10 % par an. Elle doit aussi prioriser l'agriculture et le tourisme, déclare Réginald Boulos.
Pour parvenir à cet objectif, le président de la CCIH estime qu'il est nécessaire que le secteur des affaires mette l'accent sur la décentralisation, le renforcement de l'état et plus de transparence dans la gestion du pays.
Par ailleurs Monsieur Boulos a fait remarquer que le secteur a réagi favorablement à la visite hier lundi des deux anciens présidents américains, Georges Bush et Bill Clinton.
Il estime que cette visite peut être hautement bénéfique pour Haïti. Selon lui ces deux personnalités peuvent facilement influencer certains hommes d'affaires étrangers désireux d'investir dans le pays.
A l'issu d'un colloque sur la reconstruction d'Haïti, les leaders du secteur privé ont soumis des recommandations au gouvernement. La décentralisation, la recapitalisation de la classe moyenne et la relance de l'agriculture sont les principales propositions du document élaboré par les représentants des associations patronales et des chambres de commerce.
Le Président de la République, René Préval avait donné la garantie aux membres du secteur privé, que ces recommandations seront prises en compte dans le plan qui sera présenté à la conférence des donateurs qui se tiendra à New York le 31 mars prochain.
EJ

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17304
Nos commentaires:
Et voici enfin un secteur privé des affaires, maître et seigneur des richesses et en partie responsable de la misère et du sous développement d'Haïti qui s'apprête à ériger un monument à la mémoire du tremblement de terre salvateur d'Haïti. Comme si le tremblement de terre avait enseveli toutes les disparités et contre-intérêts qui ont divisé et appauvri Haïti pendant plus de deux siècles. Tout moun bezwen pran ti chez yo pou yo chita kote dlo a gen poul koule pi fre. Ou kwèm-kwè-w!