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mercredi 3 décembre 2008

143 millions de dollars décaissés dans le cadre de l'état d'urgence

La Première Ministre, Michèle Pierre Louis, accompagnée des membres de son gouvernement, s'est entretenue hier avec les sénateurs autour de la gestion des fonds d'urgence. Michèle Pierre Louis a annoncé que 143 millions de dollars ont été déjà décaissés dans le cadre de l'état d'urgence décrété après le passage des 4 ouragans en septembre 2008. 197 millions de dollars provenant des fonds de Pétrocaribe avaient été alloués au programme d'urgence réalisé par les différents ministères.
La feuille de route de chaque ministère pour l'exercice 2008 – 2009 a été soumise aux parlementaires au cours de cette séance de travail à huit clos. Selon la Première Ministre les sénateurs se sont montrés satisfait de l'orientation du gouvernement. Elle annonce que le budget 2008 – 2009 sera soumis aux législateurs le 15 décembre prochain. Rappelant que la situation économique est difficile, Michèle Pierre Louis explique que le gouvernement doit faire des choix. " Nous sommes en situation de déficit budgétaire, il faut travailler avec les moyens du bord ", préconise Mme Pierre Louis qui ne veut pas miser sur l'aide internationale.
De son coté, le président du sénat, Kelly Bastien, confirme que la feuille de route de chaque ministère a été soumise au grand corps. " Le gouvernement a identifié les activités et plusieurs d'entre elles ont un échéancier ", se réjouit le sénateur Bastien.
Le président du sénat annonce que les ministres seront convoqués afin de fournir plus de détails sur leur programme. Il attire l'attention sur le lien entre le plan d'action et les ressources financières qui doivent être mises à la disposition des ministres dans le cadre du budget de la république. " Il faut allouer des fonds pour chaque action ", dit-il faisant remarquer que la présentation de la feuille de route est une nouveauté au parlement haïtien. Une nouvelle séance de travail entre le gouvernement et les sénateurs est prévue le 9 décembre afin de déterminer l'agenda législatif.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14425

3 missions d'experts brésiliens séjournent en Haïti

L'ambassadeur du Brésil à Port-au-Prince, Igor Kickman, attire l'attention sur le renforcement de la coopération haïtiano-brésilienne au cours de ces 4 dernières années. Le diplomate en poste depuis 9 mois, avait occupé les fonctions de conseiller (2004) et chargé d'affaires (1995) à l'ambassade du Brésil à Port-au-Prince.Les secteurs prioritaires de la coopération haïtiano-brésilienne sont l'énergie, l'agriculture, la santé et l'éducation insiste M. Kickman faisant remarquer qu'il s'agit de priorités définis par le président haïtien, René Préval. Le diplomate brésilien révèle que 3 missions d'experts en énergie, agriculture et sécurité alimentaire sont attendues en Haïti au cours de cette semaine. Selon M. Kickman, une équipe d'ingénieurs brésiliens doit se rendre dans l'artibonite afin de finaliser un plan relatif à la construction d'un barrage hydroélectrique de 80 mégawats. " Le projet s'échelonnera sur 22 mois ", explique t-il soulignant que le chef de l'état haïtien avait sollicité la construction de plusieurs barrages qui permettront de produire l'énergie électrique et d'irriguer les terres.Le diplomate brésilien qui intervenait à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole a qualifié d'extraordinaire le travail des casques bleus brésiliens de la Minustah dans le domaine de la sécurité publique. " Aujourd'hui les troupes réalisent des interventions auprès des communautés telles Cité Soleil, Martissant et Cité Militaire", dit-il faisant référence à l'assistance dans le domaine sanitaire. Il signale qu'il y a un nouveau redéploiement des contingents militaires de la Minustah en raison de la nouvelle conjoncture. Par ailleurs, le diplomate brésilien annonce l'arrivée le 18 décembre d'une nouvelle assistance alimentaire, 500 tonnes de riz et de lait pour les populations de Port-au-Prince et de l'artibonite.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14424

Des journalistes haïtiens visitent la République Dominicaine dans le but de répercuter des modèles productifs

Saint Domingue.- Une dizaine de journalistes haïtiens se retrouvent dans le pays (République Dominicaine) réalisant une série de reportages pour des stations de radios, des chaines de télévision, la presse écrite et en ligne sur les modèles de développement agricole, forestier et éducatif et touristique.
Les travaux que réalisent ces journalistes haïtiens en divers points du pays, ont la finalité de projeter ces modèles dans leurs pays, pour pousser el gouvernement de cette nation à recréer et utiliser des modèles similaires qui donnent de l’impulsion à l’économie de cette nation.
L’information a été divulguée par José Alberto Diaz, coordinateur du dialogue dominico-haïtien des églises évangéliques pour la République Dominicaine, qui s’exprima en disant que l’initiative cherche le développement des informations positives tant en Haïti comme en République Dominicaine. « Notre prétention au niveau du Dialogue dominico-haïtien des église évangélique c’est l’existence d’une presse positive pour l’ensemble de l’île, que les journalistes des deux nations génèrent des nouvelles qui servent de modèle et d’exemple pour le développement des deux peuples » à précisé José Diaz qui accompagne depuis lundi le groupe de journalistes haïtiens avec Clamen Joseph, directeur du même organisme pour Haïti, qui affirme avoir visité des barrages hydroélectriques canaux d’irrigation, des projets agroforestiers
Ce mercredi, il a annoncé que le groupe fera une visite à plus de 100 étudiants haïtiens qui réalisent des études, des spécialité et des maîtrises à l’université ISA de Santiago, avec lesquels ils parleront de l’opportunité que leur a cédé le gouvernement dominicain à travers des bourses d’études dans le secteur agroforestier.
Il a déclaré aussi que jeudi, il l se rendront au complexe Multimedios Caribe qui intègrent le journal El caribe, la chaine de télévision et radio CND ainsi que la version digital du journal. Ce même jour il feront une visite de la ville par la zone coloniale, ; une visite préparée par la secrétairerie d’Etat du Tourisme.
« Ils ont démontré un intérêt pour se forger une vision objective à partir de la réalité du terrain et selon un accord éthique avec les confrères dominicains commencer à produire des nouvelles constructives pour les deux nations » manifesta Diaz
Ce mardi, les journalistes haïtiens visiteront les communauté de Tiroli, Los Cacaos et termineront la journée par une promenade sur l’autoroute internationale. Tandis que lundi ils ont visité des bateyes de la localité de Barahona.
Les journalistes travaillent pour des médias comme Radio Métropole, Radio Lumière, la TNH, M2lodie FM, Haïti en marche, Radio qisqueya, Haïti Press Network y Alterpress

http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=131066

mardi 2 décembre 2008

Le RDNP critique le gouvernement de Michèle Pierre Louis

La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, estime que le gouvernement de Mme Pierre Louis n'est pas différent des autres parce qu'il agit en solo.
Rappelant que plusieurs millions de dollars ont été dépensés dans le cadre de l'état d'urgence, M. Manigat croit qu'il est temps que le gouvernement rende des comptes. " Près de 200 millions de dollars ont été décaissés alors que les collectivités territoriales n'ont pas reçu les fonds promis", dit-elle faisant remarquer que les résultats des actions de l'équipe gouvernementale ne sont pas visibles.
De plus, elle s'étonne que les autorités aient refusé de dépenser 10 milliards de gourdes collectés au cours de l'exercice fiscale 2007 – 2008. " Alors que le pays est confronté à de graves problème on comprend que le non décaissement de ces fonds prouve une incapacité du gouvernement", ajoute t-il. Dans le même temps, le président du sénat, Kelly Bastien, confirme que la gestion des fonds d'urgence sera au centre des discussions entre la première ministre et les élus ce mardi 2 décembre 2008.
Il soutient qu'en cette occasion la première ministre présentera la feuille de route de chaque ministère qui servira d'outil pour évaluer l'action des ministres dans les prochains 6 mois. " La feuille de route est un plan d'action s'inscrivant dans le cadre de la politique générale du premier ministre", dit-il qualifiant la feuille de route de point de départ dans l'évaluation de l'action gouvernementale.
Au cours de la rencontre les parlementaires analyseront les contrats signés par chaque ministère dans le cadre de l'état d'urgence décrété après le passage des 4 ouragans.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14423

Daniel Dorsainvil dément l’existence de tout "excédent budgétaire"

Le ministre des finances souligne les risques de "frustrations populaires" et de "difficiles négociations" avec la communauté internationale en raison de cette "désinformation"
lundi 1er décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil, dont le sort est suspendu à son interpellation au Sénat, a formellement démenti lundi des informations faisant état d’un excédent budgétaire pour l’exercice fiscal 2007-2008, tentant ainsi de repousser l’offensive des parlementaires hostiles à sa politique économique.
« Nous sommes au courant d’informations faisant état d’un excédent budgétaire que le ministère des finances aurait refusé d’utiliser ces ressources énormes au moment où la population fait face à de sérieux besoins », a affirmé M. Dorsainvil qui s’exprimait lors d’un point de presse inhabituel. Il a mis en garde contre les frustrations que pourrait générer dans le pays une telle campagne de désinformation sans parler des torts qu’elle risque de causer aux négociations avec les différents partenaires de la communauté internationale.
Les dépenses de l’Etat au cours des douze derniers mois se chiffrent à 30 milliards de gourdes alors que les recettes n’ont pas dépassé 26 milliards, a relevé M. Dorsainvil. Ce déficit de plus de 3 milliards de gourdes a pu être comblé partiellement grâce à un appui budgétaire des bailleurs de fonds d’Haïti, a-t-il renchéri.
Le ministre des finances a ajouté que le gouvernement est à la recherche de fonds additionnels de l’ordre de 4 milliards de gourdes (environ 100 millions de dollars) pour financer le déficit qu’accuse le budget 2008-2009.
Se voulant beau joueur, Daniel Dorsainvil a laconiquement affirmé qu’il respectait les prérogatives constitutionnelles du Parlement en ce qui a trait à son interpellation fixée au 9 décembre. Il a enfin déclaré que le processus de préparation du budget rectificatif du présent exercice étant très avancé, un projet de budget devrait être soumis bientôt aux parlementaires.
Selon la constitution, toute interpellation doit déboucher sur un vote de confiance ou de censure. spp/Radio Kiskeya

Un véhicule soupçonné dans l’assassinat de la femme d’un commissaire de police affecté au Sénateur Joseph Lambert, selon son collègue Kelly Bastien

L’ex-président du Sénat dément et prétend que sa plaque aurait été "trafiquée"
lundi 1er décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat, Kelly Bastien, a reconnu lundi qu’une Nissan Patrol de couleur grise immatriculée 00332 identifiée par la PNH dans le cadre de l’enquête ouverte sur le rapt suivi de l’assassinat de la femme d’un commissaire de police était bien le véhicule de service de son collègue Joseph Lambert, ex-président du bureau.
Dans des déclarations à la presse, le Dr Bastien a rappelé que la gestion des véhicules du Parlement est de la responsabilité exclusive des élus auxquels ils sont attribués. Affirmant que la jeep se trouvait dans le Sud-Est, il a précisé qu’il attendait le retour à Port-au-Prince du Sénateur Lambert pour avoir des explications sur cette troublante affaire.
Faisant savoir que le Sénat avait choisi de ne pas contacter la police afin de ne pas donner à l’opinion publique l’impression de vouloir étouffer un éventuel scandale, Kelly Bastien a donné l’assurance que le Grand Corps offrira son entière collaboration aux forces de l’ordre.
Pour sa part, le Sénateur Joseph Lambert s’est inscrit en faux contre toute implication de son véhicule de service dans le meurtre de Monique Pierre, épouse du commissaire de police des Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince), Ernst Bouquet Dorfeuille. Il a toutefois confirmé que la plaque minéralogique 00332 correspond à la sienne qui pourrait avoir été trafiquée. Une opération que, selon lui, seule pourrait expliquer la Direction générale des impôts (DGI) qui délivre les plaques d’immatriculation.
Appelant la police à diligenter une enquête sur cette affaire, le premier Sénateur du Sud-Est qui soutient que le véhicule se trouvait en sa possession dans son département ces derniers jours, a aussi souligné que le confrère Wendell Théodore de Radio Métropole, une station privée, l’avait même vu circulant samedi à Jacmel.
Au moins deux arrestations ont été effectuées par la Police Nationale qui cherche à déterminer les causes de l’assassinat de Monique Pierre retrouvée morte d’au moins une balle à la tête samedi soir près du village dénommé Onaville (nord de la capitale). Quelques heures avant son exécution, des hommes armés avaient enlevé la jeune femme dans sa résidence à Pétion-Ville (banlieue est) où des objets ont été volés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5461
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Confusion autour de l'implication du véhicule du sénateur Lambert dans l'assassinat de Monique Pierre
Le sénateur Joseph Lambert (Lespwa) nie que l'un des véhicules mis à sa disposition ait été impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Monique Pierre, 33 ans, fiancée du commissaire municipal des Gonaïves, Ernst Bouquet Dorfeuille.

Une voiture Nissan Patrole ayant pour plaque minéralogique OF 0032 a été signalée à la police dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Mlle Pierre samedi dernier.

Le sénateur Lambert soutient qu'il a travaillé pendant tout le week end avec des officiels du gouvernement dont la Première Ministre et le ministre de l'agriculture dans le sud est. " Samedi matin j'ai utilisé le véhicule en question pour me rendre à Peredo et Zoranger afin de distribuer des semences et de la nourriture aux paysans", ajoute t-il.Le sénateur Lambert se dit inquiet mais ne crains aucun mal dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre. Selon le parlementaire, des religieux, de nombreux citoyens et des personnalités de Jacmel peuvent témoigner qu'il se trouvait à bord du véhicule dans le sud est et non à Port-au-Prince.

Le chef de la police, Mario Andrésol, dans une interview à radio Métropole, avait indiqué que deux véhicules impliqués dans l'assassinat de Monique Pierre avaient été saisis par les forces de l'ordre. Tout en soulignant que l'enquête progressait, le chef de la police avait révélé que 2 individus avaient été appréhendés.L'identité des individus appréhendés n'a pas été communiqué par le chef de la police qui ne veut pas nuire au bon déroulement de l'enquête.

Par ailleurs, M. Andrésol avait indiqué que toutes les dispositions avaient été prises pour éviter une recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine durant la période des fêtes de fin d'année. " Nous sommes vigilants afin de maintenir un climat sécuritaire ", dit-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14422
L'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre serait complexe
Le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers, indique que les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) explorent toutes les pistes dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre. Il révèle que la fiancée du commissaire municipal des Gonaïves a été tuée de deux projectiles à la tête. " Un œil de la victime a été crevé par les bandits", dit-il qualifiant le crime de crapuleux.Pour sa part, le président du sénat, Kelly Bastien, soutient que le sénateur Lambert doit communiquer le nom du chauffeur de la voiture Nissan Patrole mise à sa disposition par le sénat. Faisant montre de prudence, le sénateur Bastien affirme que la police doit réaliser son enquête sans interférence du grand corps.La voiture Nissan Patrole de couleur grise a été achetée par le sénat haïtien en 2002 et est affecté au back up du sénateur Joseph Lambert." La voiture en question se trouve à Jacmel depuis le mardi 25 novembre", indique le sénateur Bastien rapportant les déclarations du sénateur Lambert.Le chef de la police, Mario Andrésol, s'était entretenu hier avec le président du sénat avant de prendre part à une rencontre avec les plus hautes autorités de la sécurité publique.M. Andrésol fait état de difficultés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre. " Nous avons des pistes troublantes ", concède t-il." Le cas est complexe, le vrai mobile pourrait être caché, l'auteur du crime veut peut être entraîner la police sur une fausse piste", dit-il faisant référence à l'arrestation des deux suspects.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14421
HRV commente :
Force est de constater que définitivement le Sénateur Lambert n’a pas de chance. Après l’histoire pseudo scandaleuse du bateau de tiburon, le voilà encore cité dans une sombre affaire d’assassinat de fiancée de commissaire de Police.
Il faut admettre aussi si le fait que son nom soit cité ne signifie pas qu’il faille lui passer la corde au cou, il ne faut pas non plus lui donner la confession sans qu’il se soit confessé.
Le caractère inachevé des enquêtes entreprises en Haïti entretient magistralement les soupçons soulevés à tort ou à raison contre un individu.
Aujourd’hui personne se rappelle le dénouement de l’affaire du bateau chargé de drogue de Tiburon. Puisque de dénouement il n’y a pas eu. L’enquête qui avait commencé avec un bruit et fracas s’était éteinte peu à peu dans le choc d’accusation e t de contre-accusation sans accusé formellement déclaré.
La société haïtienne reste aujourd’hui convaincue que l’insécurité est une sorte d’usine sans cheminer n’appartenant pas aux pseudo voyous des quartiers défavorisés. Le fait que le nom d’un parlementaire (1.600000 de dollars pour son élection !) ne fait que renforcer cette idée.
Mais la vérité restera au fond de ce puits que personne n’osera explorer !

lundi 1 décembre 2008

Le passeport d’un Député confisqué à la frontière


Isidor Mercier proteste et annonce une "bataille juridique et politique"
Samedi 29 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le député de la première circonscription de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), Isidor Mercier, s’est vu confisquer son passeport par un agent du service d’immigration samedi au moment où il s’apprêtait à se rendre en République Dominicaine.
Selon les déclarations du parlementaire recueillies par Radio Kiskeya, une interdiction de départ, qu’il ignorait, lui a été signifiée après qu’il ait été dépossédé de son passeport à Malpasse, l’un des principaux points de passage entre Haïti et la république voisine.
Qualifiant de « médiocre » cette décision dont l’institution parlementaire n’était pas au courant, Isidor Mercier a annoncé qu’il déclenchera à partir de lundi une « bataille légale et politique » en vue de faire respecter son statut et celui du parlement.
En septembre dernier, un employé de la Chambre basse avait été blessé lorsque le Député Mercier, élu sous la bannière du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), avait dégainé en pleine séance. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5458
HRV commente :
Nous prenons la suite de cette dépêche pour ajouter qu’à l’issu de cette altercation qui s’est générée autour d’une banale histoire de pneus d’automobile, le député Mercier qui avait fait usage de son arme, jouissant de l’impunité que lui confère son poste de député, s’était tout bonnement retiré de la chambre des députés pendant six mois, pour faire oublier l’histoire.
Aucun de ces collègues, pour la grande majorité, de députés progressistes, capable de révoquer et faire révoquer des ministres et des gouvernements, n’avait été gêné par l’absence prolongée du député Mercier.
Il continuait sans doute à toucher son salaire et l’argent de ses frais, sans travailler. Voilà les droits que proportionnent le statut de député, n’est-ce pas monsieur Mercier.
Quand on est parlementaire on reçoit à l’issue des élections une licence permettant de tout faire…

Effondrement d’un mur de la TELECO : une dizaine de blessés

Les résidents du quartier de Sans-Fil où s’est produit l’accident fulminent contre la compagnie téléphonique publique
Samedi 29 novembre 2008,
Radio Kiskeya

Une dizaine de personnes, dont des enfants, ont été blessées dans l’effondrement du mur de clôture d’un bâtiment de la compagnie téléphonique nationale TELECO samedi matin dans le quartier de Sans-Fil (centre de Port-au-Prince), ont indiqué des témoins à Radio Kiskeya.
Aucune information médicale n’était disponible sur la gravité des blessures des victimes soignées dans un hôpital de Médecins sans frontières (MSF) à Delmas 19 (nord de la capitale).
Cependant, certains proches des blessés affirment que les enfants ont été gravement atteints.
Fissuré depuis un certain temps, le mur s’est abattu sur des maisonnettes contiguës, provoquant une vive panique à la rue Tiremasse où se trouve l’édifice ayant longtemps abrité le centre technique de l’opérateur de téléphonie filaire.
Réagissant avec colère, les familles des victimes et des voisins ont rejeté sur la direction de la TELECO la responsabilité de cet accident. Ils soutiennent que le mur a été érigé depuis environ 25 ans et devait être logiquement démoli.
Les responsables de la compagnie téléphonique n’avaient pas encore réagi samedi soir à l’accident.
Il s’agit du énième effondrement enregistré à Port-au-Prince en moins d’un mois. La plus importante catastrophe s’était produite le 7 novembre dernier à Pétion-Ville (banlieue est) où l’écroulement du bâtiment de cinq étages du collège évangélique La Promesse avait fait une centaine de morts et 162 blessés parmi les élèves et enseignants. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5457

Le retour du sénateur Boulos est envisagé ses collègues

L'assemblée des sénateurs est maintenant moins hostile au retour éventuel de Rudolph Boulos au grand corps. Lors de la séance du jeudi 27 novembre 2008, les sénateurs ont convenu de la nécessité d'attendre une décision finale des autorités judiciaires sur le dossier du sénateur Boulos, écarté en début d'année par ses collègues.
Le président du sénat, Kelly Bastien, révèle que les sénateurs entendent solliciter du ministre de la justice une intervention auprès de juges pour que le dossier soit traité avec célérité. Preuve que les positions se sont assouplies, Youri Latortue et Evalière Beauplan, deux sénateurs membres de la commission qui avait proposé la destitution de Rudolph Boulos, sont aujourd'hui chargés d'adresser des lettres aux différentes instances concernées par le dossier.
Les sénateurs sont sur le point de signifier implicitement aux autorités électorales que le sénateur Boulos est toujours en poste. " Une lettre sera adressée au CEP afin que des élections se soient pas organisées pour le siège occupé par le sénateur Boulos ", informe le sénateur Bastien pour qui il s'agit d'une évolution favorable au sénateur Boulos.Même si les 16 sénateurs présents n'ont pas voté une résolution modifiant la première, on note que les pères conscrits sont désormais plus enclins à accepter l'intervention des autres acteurs dans le dossier. L'un des plus ardents défenseurs de la cause de Boulos, le deuxième sénateur du Nord Est, Judnel Jean, se réjouit du comportement de ses collègues. Selon lui cette évolution ouvre la voie au retour de Boulos au grand corps. " J'ai la ferme conviction qu'il reviendra", ajoute t-il. Judnel Jean révèle que le dossier est traité par la Cour d'appel après la décision rendue en faveur de Boulos par le tribunal de première instance de Port-de-Paix. " Je craignais des dilatoires au niveau de l'appareil judiciaire qui pourraient se poursuivre jusqu'à l'expiration du mandat de M. Boulos", dit-il qualifiant de positive la démarche de ses collègues.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14416
HRV commente : N’annoncez surtout pas que vous allez revenir avec cette mise en scène de mauvais goût autour de l’ex-sénateur Boulos. Cette affaire a été si mal traitée que nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire d’offrir une deuxième version.
Ceci concerne la totalité de la chambre des sénateurs qui avaient voté la résolution de l’exclusion et du sénateur lui-même qui avait fait le choix de démissionner , pour partir par la petite porte et après revenir avec des arguments non convaincants.
Aujourd’hui très peu de gens savent exactement quelle est la nature de l’instance qui se trouve habilitée à trancher sur la question.
Avec les sous que possède le sénateur on comprend facilement comment il peut s’octroyer certains « ardents défenseurs » et voir des arrêtés de juges.
En dehors de Boulos lui-même on se demande combien de citoyens haïtiens restent-ils appendus à une décision de ce genre. Qu’ils soient 16 ou 17 on à rien à cirer.
Nos sénateurs, dont l’élection coûte 1.600.000 dollars aujourd’hui dans un pays ou les gens crèvent de faim, se préparent à faire revivre un nouvel épisode aussi minable que le premier ! Ay demokrasi papa !

Le sénat vote la loi sur la lutte contre le kidnapping

L'assemblée des sénateurs a approuvé le jeudi 27 novembre la proposition de loi sur la lutte contre le kidnapping soumise par l'Unité Nationale Anti Kidnapping (Lunak).
Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue soutient que la loi élimine les circonstances atténuantes pour les auteurs de rapts et leurs complices sauf au cas où ces derniers auraient coopéré avec la police pour l'arrestation d'autres kidnappeurs et la libération d'otages.
Le sénateur Latortue rappelle que cette proposition de loi est le résultat d'environ 6 mois de réflexion des représentants de plusieurs organisations de la société civile. La proposition de loi déposée au grand corps le 24 novembre a été adoptée 72 heures plus tard. " Cette proposition de loi aborde la lutte contre le kidnapping dans ses différents aspects ; la protection des témoins et victimes, l'élimination de certaines circonstances atténuantes et l'allégement des peines en cas de collaboration avec les forces de l'ordre", dit-il espérant que l'adoption de ce nouveau cadre légal favorisera une plus grande efficacité dans la lutte contre les enlèvements. " Tous les auteurs, receleurs et juges qui contribueraient à entraver la justice sont passibles de la prison à perpétuité", explique t-il. Tandis que les législateurs adoptaient cette proposition de loi, une femme d'affaires a été enlevée devant son domicile à Puit blain.
Par ailleurs, le chef de la police, Mario Andrésol, a annoncé la poursuite de l'enquête sur l'enlèvement d'un inspecteur de la PNH. " Il y a eu plusieurs arrestations dans le cadre de cette enquête", assure t-il. La semaine dernière, les forces de l'ordre ont appréhendé un des bandits impliqués dans l'assassinat de Sneider Hervil, 6 ans dans la région de Cabaret.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14417
HRV commente:
Une date à ajouter aux éphémérides: 1 er décembre 2008: Les sénateurs haïtiens vote une loi!

LES KIDNAPPEURS PRENNENT LE DESSU ET DEFIENT LA POLICE NATIONALE D'HAITI

La fiancée d'un commissaire de police assassinée par des kidnappeurs
Monique Pierre, présentée comme la future épouse du commissaire de police des Gonaïves, a été assassinée samedi par des bandits armés. Le cadavre de la victime a été découvert dans la région du morne à cabri , Zone ONA ville rapportent les autorités policières qui ont ouvert une enquête sur ce crime.

Le chef de la police, Mario Andrésol, qualifie l'assassinat d'exécution sommaire estimant qu'il ne s'agit pas d'un enlèvement. " Il peut être question d'un règlement de compte", argue M. Andrésol faisant référence à l'action du commissaire Ernst Dorfeuille aux Gonaïves.
Interrogé par radio Métropole, le chef de la police a indiqué que deux individus ont été appréhendés dans le cadre de l'enquête sur ce crime. Il n'a pas voulu confirmer si l'un des véhicules impliqués dans l'enlèvement appartient au Parlement. " L'un des deux véhicules saisis porte une plaque officielle", assure t-il annonçant que plusieurs pistes sont explorées dans le cadre de l'enquête.
Selon M. Andrésol, les criminels impliqués dans l'assassinat de Monique Pierre sont membres d'un important réseau de kidnappeurs, responsables de nombreux rapts dans la région métropolitaine.
Tout en exprimant sa solidarité avec le commissaire Dorfeuille, le chef de la police à réitéré sa détermination à faire toute la lumière sur cet assassinat. " Il ne s'agit pas d'un simple enlèvement, nous prenons l'enquête très au sérieux et nous commençons à remonter les filières ", assure t-il.
Les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) auraient déjà obtenu des informations importantes relatives aux bandits impliqués dans l'assassinat de Monique Pierre. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14418
La femme d’un commissaire de police enlevée et exécutée
Monique Pierre a été tuée de deux balles à la tête
samedi 29 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Monique Pierre, épouse du commissaire de police des Gonaïves, Ernst Bouquet Dorfeuille, a été retrouvée morte samedi soir moins de 24 heures après son enlèvement par des individus armés vendredi soir à son domicile à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Ses meurtriers lui ont logé deux balles à la tête.
Le corps a été retrouvé près du village Onaville, au morne à cabri (nord de la capitale).
Un véhicule officiel qui appartiendrait au Parlement serait impliqué dans l’enlèvement suivi de l’assassinat de la jeune femme.
Au moins deux arrestations auraient été effectuées dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce crime considéré comme un coup dur porté à la Police Nationale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5459
HRV commente : Qui sont les actionnaires de cette industrie qui s’appelle le kidnapping ?
Les haïtiens ne sont hélas pas trop intéressés à se poser ce genre de question. Pourtant on le sait, ce ne sont pas les vagabonds « bounda-chirés » de cité soleil ou de Martissant qui font fleurir cet arbre à mannes.
Avant-hier le badge d’un garde du corps d’un sénateur se trouve sur les lieux d’un braquage raté. Une voiture avec une immatriculation officielle serait impliquée dans l’enlèvement puis l’assassinat de la fiancée d’un commissaire de police.
Les politiciens qui sont convaincus que la démocratie est l’occasion de répéter n’importe quoi ont déjà incriminés sans ou avec preuve et raison des très proches du palais national dans l’entretien de ce phénomène. Mais personne semble déterminé à creuser ce puits caché ou se trouve terrée la vérité autour de cette situation qui fait tant de mal à ce qui reste du pays.
Le phénomène croît à un rythme assourdissant. Les kidnappeurs ne cessent d’envoyer de vrais défis à la population et aux forces de l’ordre. Après avoir séquestré un commissaire de police maintenant ils tuent la fiancée d’un autre officiel de ce corps lâché les mains nues face à des bandits armés et entraînés pour certains dans les meilleures écoles de délinquance du monde.
SI les policiers n’arrivent pas à se protéger eux-mêmes ; quand les policiers doivent aller pleurer le décès de leurs proches victimes de kidnapping à quels saint doit se vouer l’ensemble de la population.
La minustah, à travers le discours de l’expert en droits humains vient de laver les mains des responsables de la mission de stabilisation de l’ONU en pointant du doigt la pauvreté comme responsable de ce phénomène. Il n’existe même pas une version française du personnage du comédien Gomez Bolaños ou Chespirito : EL CHAPULIN COLORADO !
Les organisations des droits de l’homme encore une fois gardent un profil bas face à ces actes inhumains. Le jour ou les membres de la PNH auront descendus quelques bandits, des voix s’élèveront pour réclamer le respect des droits des bandits.

Michel Forst réclame des réformes au sein de la police et de la justice

L'expert indépendant des droits humains de l'ONU, Michel Forst, au cours d'une mission de 10 jours en Haïti, a eu des entretiens avec le chef de l'état, René Préval, la première ministre, Michèle Pierre Louis et plusieurs représentants de la société civile. Il affirme avoir voulu évaluer la mise en œuvre des réformes dans les domaines de la justice, de la police et de l'état de droit, recommandées par l'ONU.
Dans une interview à radio Métropole M. Forst a révélé que des recommandations fondamentales datant de 2002 n'ont pas encore été mises en œuvre par les autorités haïtiennes. " Ces réformes sont indispensables pour redonner confiance à la population", ajoute t-il." Mes deux rencontres avec le chef de l'état m'ont permis de partager les remarques sur la situation en Haïti", dit-il admettant qu'il existe des difficultés liées à la conjoncture. " Je n'ai pas voulu donner des leçons", argue M. Forst précisant que les autorités doivent trouver le momentum pour déclencher le processus de réformes.

Interrogé sur les priorités, l'expert indépendant des droits de l'homme de l'ONU cite la lutte contre la corruption et les réformes au sein de la police et de la justice. " La certification au sein de la PNH est réalisé par le secrétaire d'état à la sécurité publique et la Minustah", soutient M. Forst soulignant que le terme de cette réforme est la radiation des policiers qui ne répond pas à l'éthique.

En ce qui a trait à l'insécurité, M Forst estime qu'elle est liée à la pauvreté. " Il y a un lien directe entre l'extrême pauvreté et la violence", argue t-il.L'expert indépendant de l'ONU invite les autorités haïtiennes à donner dans le meilleur délai des signes dans le domaine des réformes. " Aucun pays n'a réalisé ces réformes rapidement, c'est un long processus" ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14419
HRV commente :
L’auteur de cet article a probablement et involontairement commis un lapsus en introduisant dans son article le vocable « Réclame ». L’expert indépendant de l’ONU ne saurait oser « Réclamer « des réformes. Il a surement suggéré à l’administration haïtienne d’en introduire dans le domaine de la justice et la sécurité publique.
Quand à l’inspecteur indépendant des Nations Unies nous sommes admiratifs devant sa capacité d’éluder et d’éviter des sujets qui fâchent. Au lieu d’évaluer l’action de la MINUSTAH dans la lutte contre l’insécurité se manifestant aujourd’hui exclusivement par le kidnapping, il a fait appel à toute sa diplomatie pour lier le kidnapping à la pauvreté. Il voudrait nous faire croire que le contrôle du kidnapping passera essentiellement par la réduction de la pauvreté en Haïti. En d’autres termes il veut seulement dire aux haïtiens : vous êtes dans une sacrée merde !
Ce rapprochement de la pauvreté à la violence constitue une réponse tout faite à ceux-là qui oseraient lui demander ce que fait exactement la MINUSTAH en Haïti avec un budget annuel de plus de 550.000.000 de dollars. Oui, on le sait ; la MINUSTAH est le garant de la démocratie. C’est-à-dire elle accompagne René Préval jusqu’à la fin de son mandat.
Si le kidnapping est lié à la pauvreté et qu’avant 1886 il n’y avait pas de kidnapping donc avant 1986 il n’y avait pas de pauvreté en Haïti. N’est-ce pas Monsieur l’expert ?

samedi 29 novembre 2008

14 écoles seront bientôt réhabilitées par l'Agerca et le PADF

Un accord de 300 000 dollars américains a été signé hier entre les responsables de l'Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activité (Agerca) et la Pan American Development Foundation (PADF) afin de réaliser des travaux de réhabilitation et d'accompagnement de 14 écoles. 3 500 enfants de 4 départements du pays sont les principaux bénéficiaires du projet.
Le représentant de la PADF, Michelet Fontaine, informe que des kits de nettoyage et de cuisine seront distribués aux élèves de ces régions vulnérables. Les fonds ont été collectés lors du marathon organisé par les entreprises et les institutions de la société civile en faveur des victimes des ouragans, Fay, Gustav et Ike.Le PADF apporte une contribution supplémentaire de 150 000 dollars pour réhabiliter des infrastructures scolaires dans le sud-est, l'Ouest et le sud notamment.
L'un des membres du comité organisateur du marathon, Reginald Boulos a révélé que 20 300 donateurs ont participé au marathon. Il soutient que les dons en nature ont été distribué avec la collaboration de la Direction de la Protection Civile.
Reginald Boulos soutient que le gouvernement et la société civile doivent adopter des dispositions pour prévenir d'autres catastrophes naturelles, se prononçant en faveur de la mise en application d'un plan pré désastre. Il croit que les problèmes structurels actuels sont dus à 50 années de destruction de l'environnement. " Il faut curer les canaux dans les villes les plus vulnérables et prépositionner des articles pour venir en aide aux sinistrés après les cyclones ", ajoute t-il.
Dans le même temps, le vice président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Gregory Mews, indique que les dégâts causés par les récents cyclones sont estimés à plus de 900 millions de dollars.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14414

Le dialogue entre le CEP et les partis politiques est renoué

Une rencontre entre les conseillers électoraux et les chefs de file des partis politiques, membres de la Convention et de la Conférence des Partis Politiques, a permis aux acteurs d'analyser les défis du processus électoral. Au cours de la rencontre les dirigeants des partis ont fait état de 21 erreurs techniques répertoriées dans la loi électorale qui a été publiée dans le journal officiel " Le Moniteur". " Il y a des articles de la loi électorale qui sont inconstitutionnelle et d'autres qui encourage l'immoralité", déclare le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu. Il croit qu'il faut corriger ces erreurs dans le meilleur délai afin de lancer le processus électoral. " La convention formulera des propositions aux autorités électorales", ajoute t-il." Il y a un mécanisme légal pour corriger les erreurs dans les législations", assure M. Rébu expliquant que les abrogations de loi sont réalisées par le biais du journal officiel.De son coté le sénateur Youri Latortue (LAA) a souligné que les chefs de file des partis ont réclamé la présentation au parlement du projet de loi cadre sur les collectivités territoriales, préalable à l'organisation des élections indirectes. " Les élections permettront de renforcer les institutions", argue le parlementaire réclamant plus de transparence dans le fonctionnement de l'organisme électoral. Pour sa part, le secrétaire général du CEP, Lionel Raphaël, a assuré que la date du 19 avril est maintenue pour la réalisation des élections sénatoriales. Tout en annonçant la poursuite du dialogue avec les partis politiques, M. Raphaël rappelle que les partis politiques sont des partenaires privilégiés du processus électoral.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14412

La traque des bandits va s’intensifier, selon le directeur général de la PNH

Aucune preuve de vie du policier kidnappé en octobre, reconnaît Mario Andrésol directement impliqué dans des patrouilles nocturnes
vendredi 28 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a donné vendredi l’assurance que des dispositions ont été prises en vue de contrecarrer toute résurgence du banditisme à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Dans cette optique, le contrôle des véhicules circulant sur les principaux axes routiers du pays constitue un élément fondamental de la stratégie de renforcement de la sécurité publique. Le commandant en chef de la PNH, qui s’exprimait à la Primature en marge d’une cérémonie de remise de véhicules au corps des pompiers, annonce pour les prochains jours une séance de travail avec les syndicats du transport public sur ce dossier.
Parlant de l’enlèvement, depuis plus d’un mois, d’un inspecteur de police, sans être en mesure de confirmer quoi que ce soit, M. Andrésol n’a pas écarté l’hypothèse de son décès. Il a tenu à souligner que plusieurs arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce kidnapping.
Depuis deux semaines, le haut commandement de la Police Nationale supervise les patrouilles nocturnes à travers la capitale divisée en cinq grandes zones d’opération. Vendredi soir, Mario Andrésol devait personnellement participer à ce déploiement qui vise à combattre le banditisme, remonter le moral des policiers et matérialiser le concept de police communautaire à partir d’un contact direct avec la population, a appris Radio Kiskeya auprès de l’État-Major de l’institution policière.
Divers actes criminels, dont des enlèvements crapuleux, ont été enregistrés ces dernières semaines à Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5455
HRV commente:
Aux grands maux, les grands remèdes. La détermination des forces de l’ordre à reprendre le contrôle de la situation doit se manifester en action et non en parole et en discours de circonstances.
Le problème et sa complexité a été décliné dans tous les temps et dans tous les modes. De la parole aux actes.
Il est bruit que bon nombre de bandits qui pullulent les rues actuellement ont été relâchés récemment quand le autorité judiciaires ont soulevé le prétexte de la surpopulation carcérale. Le spectre de la prison ne fait plus peur aux bandits. Ils connaissent les maillons faibles du système et avec leurs butins ils passent à travers avec la complicité des administrateurs de notre justice.
Il faut savoir si on va protéger les citoyens ou si on va appliquer une loi boiteuse et défaillante. LA société aspire à ce qu’il y ait plus « d’échanges de tirs »…

Interpellation : Le président du Sénat propose la date du 9 décembre

Pas encore de réaction officielle du gouvernement face au danger qui guette son ministre des finances, Daniel Dorsainvil
vendredi 28 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat Kelly Bastien a proposé vendredi le mardi 9 décembre pour la tenue de la séance d’interpellation du ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil.
Des parlementaires, issus dans leur grande majorité de la plateforme au pouvoir Lespwa, ont introduit jeudi avec succès une demande d’interpellation du ministre qui, selon eux, devrait logiquement faire les frais de l’échec de sa politique économique.
Tout en évitant de commenter les motivations de ses collègues, le Sénateur Bastien a déclaré que le 9 décembre lui semblait idéal compte tenu du chronogramme d’activités de la Chambre haute et des déplacements des élus dans leurs départements respectifs.
Du côté du gouvernement, aucune réaction à l’interpellation du titulaire de l’économie et des finances n’a été encore enregistrée. Contacté par Radio Kiskeya, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin, s’est dérobé, arguant que l’Exécutif n’était pas informé de la décision du Sénat.
A contrario, plusieurs Députés membres de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), le bloc majoritaire à la Chambre basse, ont vivement applaudi l’initiative des Sénateurs. Ils estiment que la gestion de M. Dorsainvil n’a fait que conduire l’économie haïtienne à la faillite ces trois dernières années, période au cours de laquelle le FMI et la banque Mondiale ont, pourtant, régulièrement salué les performances du gouvernement dans ce secteur.
En poste depuis le retour au pouvoir du Président René Préval en 2006, Daniel Dorsainvil est réputé proche du chef de l’Etat. Cependant, la vague de contestation qui s’abat sur lui aujourd’hui est principalement alimentée par le Sénateur Jean Hector Ananacis qui entretient lui aussi d’étroites relations avec M. Préval.
Selon la constitution haïtienne, toute interpellation doit se solder par un vote de confiance ou de censure. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5456

vendredi 28 novembre 2008

L'UE estime que la situation humanitaire est inquiétante en Haïti

Le directeur général du service d'aide humanitaire de la Commission européenne Peter Zangl a jugé jeudi "inquiétante" la situation humanitaire en Haïti. Au terme d'une mission de cinq jours dans le pays, Zangl a annoncé l'octroi de 6 millions d'euros d'aide supplémentaire.
"Nous sommes préoccupés par la situation humanitaire en Haïti, la situation en terme de mortalité maternelle et infantile est préoccupante", a déclaré M. Zangl à des journalistes après avoir visité deux régions du pays sinistrées suite au passage successif de quatre ouragans.A l'issue d'une rencontre hier avec le président René Préval, le responsable européen a annoncé l'ouverture d'un bureau d'aide humanitaire en Haïti. "Le bureau sera chargé de réaliser une évaluation permanente des besoins et d'effectuer le suivi de l'aide humanitaire apportée par l'UE", a-t-il précisé.M. Zangl annonce également la mise en place d'un plan global avec l'objectif de donner une réponse humanitaire coordonnée et d'inscrire Haïti comme bénéficiaire prioritaire. "Le président Préval est conscient que la situation humanitaire est préoccupante", a-t-il indiqué.Au cours de cette année 2008, la Commission européenne a octroyé respectivement 4,7 millions d'euros pour les dégâts causés par les cyclones Gustav, et l'ouragan Hanna afin de venir en aide à plus de 100 mille victimes dans 8 départements.Plus de 60 % de la population haïtienne vit en-dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2 euros par jour.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14411
Quel sera le montant de la contribution de l’Union Européenne à la réalisation des élection partielles visant a remplacer dix sénateurs en sachant que le coût de ces joutes inutiles s’élève à 16.000.000 de dollars ?

Une femme séquestrée 24 heures après son enlèvement

Toujours aucune nouvelle d’une fillette et d’un inspecteur de police, kidnappés respectivement il y a six et un mois
jeudi 27 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Une professionnelle d’une quarantaine d’années, enlevée mercredi soir à Port-au-Prince, était toujours retenue par ses ravisseurs jeudi soir, a appris Radio Kiskeya de sources concordantes.
L’otage a été interceptée par des individus armés à Puits Blain (est de la capitale) devant la barrière de son domicile. La chaîne qu’elle portait a été retrouvée à cet endroit précis.
Au moment de l’enlèvement, la victime revenait d’une rencontre habituelle chez des amis proches.
Selon toute vraisemblance, les ravisseurs étaient en embuscade dans le quartier afin de ne pas rater leur cible.
Par ailleurs, Radio Kiskeya a appris qu’un inspecteur de police enlevé depuis la mi-octobre n’a toujours pas donné le moindre signe de vie. Sa famille avait pourtant versé deux rançons aux ravisseurs à travers des négociations directes, une attitude que la PNH avait blâmée.
De même, ses parents n’ont jamais eu aucune nouvelle d’une fillette, enlevée depuis six mois, chez les sœurs salésiennes de Jacquet (Pétion-Ville, banlieue est), le jour même où se tenaient les funérailles du collégien Karim Xavier Gaspard. Les kidnappeurs voulaient punir les religieuses pour avoir osé abriter dans leur paroisse une bouleversante cérémonie d’adieu à l’élève du collège Catts Pressoir kidnappé, séquestré, massacré. Son corps avait été retrouvé, le 23 mai 2008, sur des détritus laissés à découvert.
La Lutte nationale contre le kidnapping (LUNAK) a déposé mercredi au Sénat un projet de proposition de loi prévoyant de lourdes peines contre les individus reconnus coupables de ce crime abominable… spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5453
HRV commente : On doit encore noter que les autorités du pays ont la ferme intention de laisser aux haïtiens le choix de s’adapter avec le kidnapping. Le phénomène se chronicise et les autorités ne semblent pas être très préoccupées par la situation

Interpellation par le Sénat du ministre des finances

Des Sénateurs de Lespwa au coeur de cette offensive qui vise à punir l’échec de la "politique économique néolibérale" de Daniel Dorsainvil
Jeudi 27 novembre 2008,
Radio Kiskeya

Le Sénat haïtien a décidé jeudi, à l’initiative d’élus de la plateforme au pouvoir Lespwa, d’interpeller le ministre de l’économie et des finances, Danihel Dorsainvil, accusé d’avoir « accumulé trois années d’échec » en matière de politique économique.
Dans leur argumentaire présenté devant l’assemblée, lors d’une séance au menu très copieux, les Sénateurs interpellateurs Jean Hector Anacacis (Lespwa/Ouest) et Joseph Pierre-Louis (OPL/Nippes, sud-ouest). Ils l’ont directement rendu responsable de la stagnation de l’économie nationale et du déclin du secteur agricole dont la relance dépend des mesures incitatives qui seront prises en faveur des petits producteurs.
Une fois introduite, la demande d’interpellation a obtenu le soutien de quatre autres Sénateurs de Lespwa et alliés Wilbert Jacques, Céméphise Gilles, Nenel Cassis et Yvon Bissereth.
Approuvant la recevabilité de cette initiative, le bureau du Grand corps présidé par Kelly Bastien (Lespwa) devrait retenir rapidement une date pour la tenue de la séance d’interpellation.
Ces derniers jours, Jean Hector Anacacis, était monté au créneau contre l’action du titulaire des finances tournée, dit-il, essentiellement vers une vision néolibérale de l’économie et une volonté inébranlable de faire d’Haïti l’un des meilleurs élèves du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Le parlementaire a estimé qu’une telle politique reflétant les diktats des institutions financières internationales ne permettra pas au gouvernement d’améliorer le sort des couches les plus défavorisées de la population.
En septembre 2007, le ministre de la culture du gouvernement Préval/Alexis, Daniel Elie, avait été interpellé et renvoyé par la Chambre des Députés. Mécontents de l’organisation du carnaval circonscrite aux principales villes du pays, les élus avaient adopté la motion de censure à une majorité écrasante. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5454

Le Ministre Dorsainvil est un très proche du président. Un ministre qui a été reconduit, puisé du gouvernement révoqué de Jacques Edouard Alexis. Preval a été élu sous la banière de la plateforme LESPWA. Les sénateurs de ce "truc' politique veulent la peau du minsitre-des -fiances-ami-du-président.
Les sénateurs et les députés ont la provision consitutionnelle les permettant de censurer les fonctionnaires du gouvernement. Qui doit ou peut censurer les legislaters censeurs?

jeudi 27 novembre 2008

Sept otages échappent à leurs ravisseurs

Ils avaient été interceptés à bord d’un autobus
mercredi 26 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Sept passagers d’un autobus public qui avaient été enlevés samedi dernier ont pu recouvrer leur liberté sains et saufs en trompant la vigilance des ravisseurs, a indiqué mercredi à Radio Kiskeya le porte-parole a.i de la Police Nationale, Gary Desrosier.
Il précise que le versement de rançon s’est avéré inutile, les otages ayant pu tous partir peu après l’enlèvement. Cette fuite avait été facilitée par le départ précipité des pirates qui s’étaient inquiétés de la présence d’une patrouille policière.
La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a ouvert une enquête sur ce rapt collectif après que l’un des ex-otages ait porté plainte.
Revenant de l’Artibonite (nord), l’autobus qui transportait les passagers avait été intercepté par des individus armés à hauteur de Trou Sable (entrée nord de Port-au-Prince).
Divers de cas de kidnapping crapuleux ont été enregistrés ces dernières semaines en Haïti où le phénomène avait atteint des pics en 2006 et 2007 à l’approche des fêtes de fin d’année. spp//Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5451

Préval entend appliquer les normes de l’urbanisme envers et contre tous

Le chef de l’Etat annonce l’arrêt et la démolition des constructions anarchiques, lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de La Promesse
mercredi 26 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a réitéré mercredi sa volonté de stopper les constructions anarchiques et d’imposer les règles de l’urbanisme, lors d’un nouvel hommage aux victimes de la tragédie du collège évangélique La Promesse qui a atteint une grande charge émotionnelle.
Le chef de l’Etat a notamment annoncé trois journées de travail qu’il aura, à partir de la semaine prochaine, avec les représentants de tous les conseils communaux du pays autour de la problématique de l’urbanisation sauvage. Il a aussi rappelé que le gouvernement procédera très bientôt à l’arrêt des constructions anarchiques destinées à accueillir une forte concentration humaine comme les écoles, les églises ou encore les hôtels. M. Préval assure que la deuxième étape de cette offensive des pouvoirs publics consistera à démolir tous les bâtiments qui constituent une menace pour la sécurité de la population et aggravent la dégradation de l’environnement.
Ponctuée d’instants de grande émotion et de témoignages poignants de survivants, la cérémonie s’est déroulée au Palais National (siège de la Présidence) en présence de familles victimes de la catastrophe et d’un parterre d’officiels dont la Première ministre Michèle Pierre-Louis et plusieurs de ses ministres.
Un des rescapés, Gaetjens Thélusma, élève de philo de La Promesse, a fait le récit de sa récupération miraculeuse sous les décombres réalisée par des sauveteurs dévoués. Encore convalescent et venu en chaise roulante, le jeune collégien a éclaté en sanglots au moment d’évoquer le souvenir ineffaçable de sa sœur qu’il a vue mourir à ses côtés.
Ancien président du comité de sa classe décimée, Thélusma a remercié Dieu et les secouristes de lui avoir évité une fin tragique et prématurée qui l’aurait empêché de concrétiser ses rêves.
Intervenant également, un professeur de littérature, Junior Meilleur, a révélé qu’aucun de ses sept collègues présents n’ont survécu à l’accident. Constatant avec déception que les autorités ne se sont jamais intéressées à la situation du corps professoral de La Promesse, il a sollicité leur aide en faveur de jeunes professionnels en état de choc émotionnel, mais également livrés à eux-mêmes sur le pavé.
L’effondrement du bâtiment de cinq étages de cet établissement privé avait fait une centaine de morts et 162 blessés, le 7 novembre dernier à Nérette, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5452

Préval envisage de détruire des constructions anarchiques

Le chef de l'État haïtien, René Préval, a rendu hommage hier à une trentaine de personnalités et organisations qui avaient porté secours aux victimes de l'effondrement de l'école Promesse Evangélique à Nerettes. Médecins du monde, Hôpital la Paix, Médecins sans frontières, centre Eliazar Germain, la Croix Rouge figurent parmi les institutions ayant reçu un certificat honneur et mérite du chef de l'état. René Préval ne veut pas que le drame de Nerettes soit oublié et promet des dispositions pour freiner les constructions anarchiques. Il annonce des séances de travail avec tous les maires afin de définir une stratégie dans la gestion de l'urbanisme. " Du 1 au 3 DÉCEMBRE nous aurons des séances de travail avec les maires", révèle M. Préval rappelant que les mairies ont la charge de délivrer les certificats de construction.
Le président Préval veut empêcher d'autres catastrophes et envisage la destruction des édifices ouverts au public mais qui ne remplissent pas les critères de sécurité. Les écoles, les églises et les hôtels notamment sont dans le collimateur du chef de l'état, qui entend également se pencher sur le cas des maisons privées construites sans respect des normes.
La Première Ministre, Michèle Pierre Louis et plusieurs ministres dont ceux de la santé et de l'éducation avaient pris part à cette cérémonie qui a permis de saluer la mémoire des disparus.
Le ministre de la santé, Alex Larsen, a salué la disponibilité des médecins haïtiens qui ont fait montre de dévouement pour sauver des vies.
De son coté, le ministre de l'éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre, a souligné que le gouvernement a adopté plusieurs dispositions pour éviter la répétition d'un tel drame.
Selon les autorités 91 personnes, pour la plupart des élèves, ont été tuées et 160 autres blessées dans l'effondrement du collège Promesse Evangélique le 7 novembre 2008.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14408

Michèle Pierre Louis prêt à répondre à la convocation des sénateurs

La Première Ministre Michèle Pierre Louis rejette les accusations relatives à l'inaction du gouvernement durant la période de l'état d'urgence.
Elle soutient que de nombreuses interventions ont été réalisées dans les régions les plus touchées par les récents cyclones. " On veut que les actions soient visibles immédiatement", dit-elle précisant qu'un document présentant les actions du gouvernement au cours des 100 premiers jours sera bientôt publié." Nous avons une exigence de rigueur", martèle Mme Pierre Louis qui se prépare à soumettre un document aux parlementaires. " On accuse facilement dans ce pays", se plaint la première ministre faisant remarquer que les documents permettront de faire jaillir la vérité.
Michèle Pierre Louis soutient que son gouvernement qui compte 75 jours ne peut résoudre des problèmes récurrents depuis plusieurs années. " Il faut un effort national pour aider le gouvernement à rectifier le tir", dit-elle signalant que la crise financière mondiale entraîne de graves conséquences sur l'économie nationale.
Le 7 octobre dernier, Mme Pierre Louis avait indiqué que 50 % ( 121 millions de dollars ) des fonds alloués pour la réalisation de projets durant la période de l'état d'urgence ont été décaissés. Lors d'une séance de travail avec les membres de plusieurs commissions sénatoriales, Mme Pierre Louis avait annoncé l'acquisition prochaine de 30 millions de dollars d'équipement pour la réalisation de travaux d'infrastructure.
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, avait révélé que le premier décaissement des fonds d'urgence a été attribué à la rentrée scolaire, l'appui aux communes et la relance de la production agricole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14407

Des leaders politiques mettent en évidence les difficultés du processus électoral

Des représentants de la Convention et de la Conférence des partis politiques sont disposés à analyser la proposition du sénateur Anacacis Jean Hector relative à l'organisation des élections législatives et locales en novembre 2009.Le président de la Convention des Partis Politiques, Déjean Bellizaire, ne veut pas se prononcer sur la proposition mais révèle qu'il y a beaucoup de difficultés dans l'organisation des élections. " Est-ce qu'il y aura assez de fonds disponibles 6 mois après les sénatoriales partielles pour organiser des élections législatives ", s'interroge le chef de file du MNP-28.
Le principal dirigeant du Mochrena, Luc Mesadieu, estime que la proposition du sénateur Jean Hector tient compte de la conjoncture. " Organiser plusieurs élections coûtera très cher au pays", argue t-il. Le pasteur Mesadieu soutient que la réalité le pousse à accepter le point de vue du chef de l'état qui s'était toujours prononcé pour des élections générales. " Les élections doivent avoir lieu dans un délai raisonnable", dit-il précisant que les partis doivent disposer de ressources financières pour réaliser des campagnes électorales. En ce qui a trait au processus électoral, Luc Mesadieu dénonce une dépendance du CEP vis-à-vis de l'exécutif. " Les conseillers électoraux ont méprisé les partis politiques tout en multipliant des réunions au palais national", dit-il réclamant la formation d'une commission indépendante pour recruter les personnels des BED et BEC. Cet avis est partagé par Déjean Bellizaire pour qui les partis politiques ont été tenus à l'écart du processus électoral. " Les conseillers électoraux ont multiplié les rencontres avec le président Préval qui est également membre d'un parti politique", regrette le président de la Convention des Partis Politiques.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14409

mercredi 26 novembre 2008

Anacacis Jean Hector souhaite des élections législatives et locales en novembre 2009

Le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) se prononce pour la tenue d'élections législatives et locales en novembre 2009 afin d'éviter d'énormes dépenses financières au pays. Il se dit confiant qu'il y aura une seule élection en novembre 2009, faisant état de l'impossibilité pour les autorités électorales de réaliser les élections sénatoriales en avril 2009. " Les conseillers électoraux savent qu'ils ne pourront pas organiser le scrutin, parce que le pays est confronté à une crise économique", soutient M. Jean Hector signalant que les sénateurs élus en avril passeraient environ 3 mois en poste avant le départ d'un autre tiers du sénat. " Il n'y aura qu'une seule élection pour les parlementaires et les maires ", assure le sénateur Anacacis qui invite les représentants de la communauté internationale à appuyer sa proposition. Il juge que la conjoncture n'est pas propice aux élections. " Des maisons sont détruites, des plantations sont dévastées et la famine frappe plusieurs localités ", rappelle t-il estimant qu'on ne peut pas maintenant mobiliser les partis politiques. Les partis ne disposent pas de ressources pour se lancer dans une campagne électorale précise t-il. Répondant aux questions des journalistes, le sénateur Jean Hector a soutenu qu'il faut utiliser les ressources financières disponibles pour réparer les infrastructures et apporter une aide alimentaire à la population. De son coté, le directeur de l'Initiative de la Société Civile, Rosny Desroches, souhaite la publication dans le meilleur délai de l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ses comices, afin de lancer véritablement le processus électoral. De plus, il réclame la réalisation des élections indirectes, indispensables au lancement du processus de décentralisation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14402
HRV : On finira par croire qu’il y a des Sénateurs qui pensent avec la tête et les deux pieds sur terre dans ce pays. C’est de très bonne augure. Enfin un sénateur croit comme nous que le temps n’est pas à la dilapidation des fonds de l’état dans l’organisation d’élections partielles maintenant. 1.600.000 dollars pour élire un sénateur c’est trop cher payer pour un pays aussi pauvre que Haïti.
Les élections sénatoriales partielles doivent être tacitement renvoyées sine die. Les partis politiques qui réclament la tenue des élections doivent se pourlécher le museau devant cette manne qui permettrait à certains de solder des dettes non payées contractées lors des dernières élections présidentielles.
Le seul bémol – un des bémols- avec le sénateur Anacacis Jean Hector c’est que souvent il oubli que c’est son parti qui détient les gestion des choses publiques.

Les haïtiens sont insatisfaits de leur qualité de vie

Une étude réalisée par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) révèle que les haïtiens ne sont pas satisfaits de leur qualité de vie. Dans un classement prenant en compte les 24 pays de l'Amérique latine, Haïti se retrouve à la dernière place avec un score de 3,8 points sur 10.
Les haïtiens ne sont pas satisfaits de leur qualité de vie dans les domaines de la santé, de l'éducation, du logement et des conditions de travail. La république dominicaine se retrouve en 23 eme position dans ce classement dominé par le Costa Rica et le Panama. L'enquête a été réalisée entre novembre 2005 et décembre 2007 auprès de 40 000 latino-américains. Une petite enquête réalisée hier lundi par radio Métropole a permis d'avoir une idée claire de l'insatisfaction des Port-au-Princiens. La quasi-totalité des résidents de la capitale interrogés sur la qualité de leur vie se sont dits insatisfaits. Un Port-au-Princiens révèle que son logement ne répond pas aux normes et qu'il doit chaque jour réaliser des prouesses pour se nourrir. Même au parlement plusieurs députés se sont déclarés insatisfaits. 5 des 7 députés interrogés par un reporter de radio Métropole se sont déclarés insatisfaits. Le député de Cité Soleil, Jean Saliba, est du nombre des insatisfaits. Même s'il réside dans le vaste bidonville de la capitale, le parlementaire a toujours eu à sa disposition les ressources financières de sa famille. Les députés Fabien Esdras, Guy Gérard Georges et Jean Marcel Lemeran font état également de leur insatisfaction. Toutefois les députés Frantz Robert Mondé et Laurore Edouard ont admis que leur niveau de vie est satisfaisant. " Je n'ai jamais connu la faim ou le manque de vêtement sauf pendant mes 10 années d'exil", fait remarquer M. Mondé.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14400

Un excédent budgétaire de 10 milliards pour l'exercice 2007- 2008

Le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) révèle que les autorités financières ont enregistré un excédent budgétaire de 10 milliards de gourdes au cours de l'exercice fiscale 2007- 2008. Faisant remarquer que ces données n'ont pas été communiquées au public, le parlementaire critique sévèrement la politique économique du gouvernement. " Il n'y a pas de politique économique, pas de politique budgétaire ", se plaint le sénateur Jean Hector très critique à l'égard du ministre des finances Daniel Dorsainvil, dont il souhaite le départ. " Plus de 10 milliards de gourdes sont gardés dans les caisses de l'état alors que le peuple croupit dans la misère", soutient le sénateur de Lespwa critiquant la gestion du ministre Dorsainvil, qui avait occupé la même fonction dans le gouvernement de Jacques Edouard Alexis. " On ne peut pas nous dire qu'il y a des difficultés de décaissement maintenant", argue t-il. " Il n'y a aucun plan, aucun programme", lance le sénateur Jean Hector déplorant que les bons BRH ne soient pas transformés en bon du trésor, dont pourraient bénéficier un plus grand nombre d'acteurs économiques. Tout en annonçant une convocation du ministre des finances par le sénat dans les prochains jours, le sénateur Anacacis Jean Hector estime que la politique de l'actuel ministre des finances conduira à la paupérisation de la majorité de la population. Selon M. Jean Hector, les autorités financières se soucient uniquement des classes possédantes et du Fond Monétaire International (FMI).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14403
HRV commente :
Il est difficile d’admettre que le gouvernement haïtien fonctionne avec un excédent budgétaire de 10 milliards de gourdes tandis que des haïtiens vivotent dans une situation de pauvreté extrême qui dans certaine région revêt l’allure de ces camp de réfugiés qui caractérisent l’Afrique noire.
Et là encore, il faut applaudir cette situation comme un exploit du gouvernement en place car souvent les caisses de l’état sont plutôt vides.
Il suffit de trouver maintenant des gens compétents capables de proposer des programmes fiables et viables. Dans cette cuvée, et celle qui maraude autour des sphères de l’Etat le choix est plus que minimaliste.

Michèle Pierre Louis est convoquée par le sénat

La première ministre, Michèle Pierre Louis, devra répondre le mardi 2 décembre aux questions des sénateurs sur les dépenses effectuées dans le cadre de l'état d'urgence décrété après le passage de 4 ouragans en septembre dernier.
La feuille de route de chaque ministère, promise par la première ministre lors de sa déclaration de politique générale, sera également à l'ordre du jour de cette rencontre. Le président du sénat, Kelly C. Bastien, espère que la séance permettra de jeter les bases d'une meilleure communication entre le parlement et l'exécutif. " Un nouveau ministre de la justice a été nommé alors que le parlement n'a pas été informé officiellement", argue le sénateur Bastien. Le menu législatif devra être analysé par les membres de l'équipe gouvernementale et les sénateurs, ainsi qu'un plan visant à rationaliser les convocations des ministres. Interrogé par les journalistes sur l'action du gouvernement Pierre Louis, le président du sénat a fait valoir que les problèmes fondamentaux, santé, eau, éducation et alimentation n'ont pas encore été abordés. De son coté, le sénateur Anacacis Jean Hector affirme que les citoyens et les élus n'ont pas vu les résultats produits par le décaissement de 97 millions de dollars dans le cadre de l'état d'urgence. " Il y a 100 millions de dollars qui n'ont pas encore été dépensés, on se demande pourquoi alors que la famine frappe plusieurs villes de province", ajoute t-il. Michèle Pierre Louis n'a pas encore donné de bons résultats parce que ses mains sont liées", lance le sénateur Jean Hector en guise de commentaire sur l'action du gouvernement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14404

Le drame de Cabaret serait un homicide volontaire

Le directeur de l’école, Wesner Jean-Baptiste, apporte des témoignages accablants contre Mompremier Louis Jacques Fils
mardi 25 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le directeur de l’école de Cabaret (environ 35 km au nord de Port-au-Prince), où un élève a abattu l’un de ses camarades, a affirmé mardi que le présumé meurtrier avait commis un crime prémédité et était impliqué dans le maniement d’armes.
Dans une interview à Radio Kiskeya, Wesner Jean-Baptiste a indiqué que selon les révélations de Samuel André Pierre Charles, un troisième collégien blessé lors de l’incident, Mompremier Louis Jacques Fils, 16 ans, s’était ostensiblement approché lundi matin de sa victime, Erlems Jean-Charles, 13 ans, pour mieux l’abattre. Il était, en effet, passé de la 6e à la 3e rangée de la classe de 8e année fondamentale du Centre de formation classique pour se retrouver tout juste derrière Jean-Charles.
De plus, des chargeurs en nombre indéterminé ont été retrouvés chez le présumé auteur du meurtre au cours d’une perquisition menée par les autorités judiciaires. Ce qui prouve, explique le directeur de l’établissement privé, que l’usage des armes à feu lui est familier.
Après avoir commis cet acte abominable, pratiquement sans précédent en Haïti, l’adolescent avait pris la fuite en escaladant le mur de clôture de l’école, prenant le soin de tenir à l’écart, sous la menace de son arme, ceux qui tentaient de le rattraper.
24 heures après ce crime qui a plongé une partie de l’opinion publique dans la consternation, la police se trouvait dans l’impossibilité de fournir la moindre information sur Mompremier Louis Jacques Fils, en cavale alors que sa famille a disparu.
En froid depuis un certain temps avec le forcené, Erlems Jean-Charles a été tué d’une balle au cœur en pleine salle de classe.
Quant à Samuel André Pierre-Charles, légèrement blessé par balle, il a pu rentrer le même jour à Cabaret après avoir été transporté à Port-au-Prince où il a été soigné à l’hôpital St-François de Salle.
Le directeur du Centre de formation classique envisage de reprendre les cours à partir de lundi prochain après une réunion vendredi avec les parents des élèves encore en état de choc. Wesner Jean-Baptiste s’est, par ailleurs, engagé à apporter son soutien à la famille de l’écolier tué.
L’incident avait provoqué un vaste mouvement de panique dans différents établissements scolaires de la petite ville. Le directeur général du ministère de l’éducation nationale, Pierre Michel Laguerre, s’était rendu sur place. Cependant, le ministère est resté muet sur ce nouveau drame qui frappe l’école haïtienne.
Plusieurs catastrophes ont été enregistrées ces dernières semaines dans des écoles de la capitale. L’effondrement, le 7 novembre dernier, du collège évangélique La Promesse avait notamment fait une centaine de morts et 162 blessés parmi les élèves et enseignants de l’établissement à Nérette, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5450
HRV commente : Les « zakis » de 1986..demokrasi te simen..demokrasi ap donnen !

Chàvez appelle Obama à se pencher sur les problèmes du monde dont Haïti

De nombreux haïtiens crèvent de faim, selon le dirigeant vénézuélien
mardi 25 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a lancé mardi un nouvel appel à son homologue élu des Etats-Unis, Barack Obama, en vue d’aider dès son intronisation à la résolution des problèmes du monde auxquels il a associé l’extrême pauvreté sévissant en Haïti.
Selon une dépêche d’EFE, dans ses propos adressés au futur Président démocrate, le chef de la « révolution bolivarienne » a insisté sur la nécessité de trouver des réponses appropriées, et dans la concertation, à la crise écologique, énergétique et alimentaire à laquelle est confrontée la planète.
« Il semble qu’on a oublié la crise alimentaire, avec près d’un milliard de personnes souffrant de la faim, des millions d’enfants mourant de faim sous nos yeux, en Haïti, dans des pays d’Amérique, d’Afrique et d’Asie », a déclaré Chàvez, bête noire de l’administration Bush.
L’invitant à ne pas imiter la politique interventionniste de ce dernier qui s’en ira le 20 janvier prochain, Chàvez a souhaité qu’Obama mette fin à l’invasion de l’Irak et aux menaces américaines contre l’Iran, la Bolivie et le Venezuela. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5448

Incertitude sur le sort de passagers enlevés à bord d’un autobus

La piraterie de route de retour tandis que la réapparition de groupes armés dans plusieurs quartiers inquiète
lundi 24 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le sort de plusieurs passagers d’un autobus de transport public, victimes samedi soir d’un kidnapping collectif au nord de Port-au-Prince, restait lundi soir incertain, selon des sources contactées par Radio Kiskeya.
Le véhicule qui arrivait de Pont Sondé (Artibonite, nord) a été intercepté par des hommes armés à hauteur de Trou Sable, une localité située près des Moulins d’Haïti, a indiqué l’expert en sécurité publique, Réginald Delva. Les pirates de route ont conduit le chauffeur et les passagers vers une destination inconnue pour exiger des rançons. Certains auraient été relâchés.
Aucune information n’était encore disponible sur le nombre de personnes que transportait l’autobus.
M. Delva a affirmé que la Police Nationale s’efforçait d’obtenir la libération des autres otages qui compteraient parmi eux des policiers. Attribuant la facilité avec laquelle opèrent des bandits sur la nationale #1 à l’état calamiteux de la route, il appelle les responsables de la PNH à redoubler de vigilance en vue de stopper l’offensive progressive des bandes armées à l’approche des fêtes de fin d’année.
Dans la foulée, le spécialiste, également membre de la Lutte nationale contre le kidnapping (LUNAK), une organisation de la société civile, a révélé que des malfrats réalisaient depuis quelque temps, sans la moindre inquiétude, des rapts crapuleux dans le quartier de Santo (nord de la capitale). Parmi les auteurs de ces activités criminelles, des individus récemment libérés de prison. Leurs cibles favorites sont les gens fatigués qui baissent totalement la garde en regagnant leur domicile à l’issue d’une longue journée de travail.
Réginald Delva estime impératif le réveil des forces de l’ordre, car, dit-il, la fin de l’année risque d’être une fois de plus marquée par une recrudescence de l’insécurité.
Divers cas d’attaque armée et de kidnapping ont été signalés ces derniers jours sans que la police ne soit toujours en mesure de communiquer des informations précises à la population souvent désappointée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5447
HRV commente :
Cette situation ne semble inquiéter ni les membre du gouvernement ni le chef de l’état lui-même. C’est navrant de faire le constat tous les jours que le gouvernement ne dispose d’aucun moyen ni de la volonté régler une fois pour toutes ce problème.
L’insécurité est un combat perdu par le gouvernement. Les haïtiens apprendront à vivre avec le kidnapping comme ils ont appris à vivre dans des taudis sans eau sans électricité, à slalomer entre des tas de détritus et des odeurs nauséabondes.
A quoi sert d’être président, premier ministre sénateur et député dans de telles conditions.
Pour la communauté internationale qui finance la MINUSTAH dont la mission est exclusivement de protéger le président René Préval et son mandat, nous ne cesseront de prier le bon Dieu pour que d’autres foyers d’instabilité se greffent à celles existantes de façon à ce que Haïti ne devienne plus une priorité.
Nous avons bien vu le type de stabilité que nous fabrique l’ONU et ses complices. Haïti reste un pays sans porte d’entrée ni porte de sortie. Un hélicoptère peut violer l’espace haïtien et s’écraser sans que personne s’en rende compte ou se soucie. Un autobus avec des dizaines de passagers peut être détourné dans ce pays sans réseau routier adéquat, sans que le bus et les passagers et les kidnappeurs soient retrouvés…
Merci à la France, Les USA, le Canada et le Brésil pour cette démocratie.

Protestations contre l’interruption d’un spectacle par deux "anti-Obama"

La Chanteuse Carole Démesmin indexe Dumarsais Charlier et Gérald Piquion tandis que la Fondation Françoise Canez Auguste lance un appel à la tolérance
lundi 24 novembre 2008,
Radio Kiskeya

La chanteuse Carole Demesmin et la Fondation Françoise Canez Auguste ont fermement condamné lundi un incident provoqué par des spectateurs qui avaient brutalement interrompu un spectacle de musique traditionnelle haïtienne en protestation contre l’éloge du Président élu américain, Barack Obama, samedi soir au Parc historique de la canne-à-sucre (banlieue nord de Port-au-Prince).
Faisant au micro de Radio Kiskeya le récit de l’événement, l’artiste a souligné qu’elle rendait hommage au futur chef de la Maison Blanche à travers une chanson qui lui était dédiée et qui devait faire comprendre au public que l’exploit historique du candidat afro-américain, à la présidentielle du 4 novembre dernier, était aussi celui de nos ancêtres. En particulier, Toussaint Louverture, précurseur de l’indépendance d’Haïti et qui passa à la postérité comme le « premier des noirs ». « Cette victoire est vôtre », a-t-elle martelé soulignant que sans les combattants haïtiens, tombés à Savannah, l’indépendance des Etats-Unis n’aurait pu être proclamée en 1776.
A l’unisson avec le public, Carole Démesmin déclinait en syllabe le nom d’Obama lorsque les deux intrus, Dumarsais Charlier et Gérald Piquion, s’étaient amenés avec beaucoup d’agressivité. Ayant reçu a posteriori les excuses du premier, Mme Démesmin a promis de régler son compte au second.
Pour sa part, la Fondation Françoise Canez Auguste a, dans une note de presse, a déploré le « comportement malheureux de quelques individus », en rappelant que « l’expression et les propos des artistes » ne peuvent faire l’objet de censure.
Remerciant tous ceux qui la soutiennent dans son travail de promotion du « développement culturel et éducatif en Haïti », la Fondation a émis le vœu que la soirée du 22 novembre puisse servir à « des réflexions profondes et utiles sur notre culture, la bienséance, le patriotisme et le civisme dans une atmosphère de paix entre compatriotes ».
« Obama n’a pas sa place à ici. Nous ne pouvons accepter cela dans une soirée patriotique haïtienne », s’était emporté en créole Dumarsais Charlier très virulent et faisant des gestes d’énervement à l’endroit de Carole Démesmin surnommée « Carole Mawoule » dans le cadre d’un spectacle qui réunissait également l’orchestre de musique traditionnelle Jazz des jeunes et les chanteurs Pierre Blain et Jean-Claude Eugène.
A la stupéfaction générale, le spectateur agité avait pu, sans coup férir, gravir la scène en compagnie de son complice Gérald Piquion. Celui-ci s’était même approché de l’artiste pour interrompre son tour de chant avant que les agents de sécurité de service ne maîtrisent les deux hommes chahutés par le public.
Vexé par l’arrivée des deux intrus, le maestro Jean Jean Pierre avait abandonné sa batterie pour élever la plus vive protestation contre cette interférence qui frisait le ridicule.
Par la suite, le spectacle devait reprendre de plus belle avec Carole la rebelle qui haranguait la foule sur un air d’Obamania.
Véritable phénomène médiatique, le prochain Président démocrate des Etats-Unis ne laisse presque personne indifférent en Haïti depuis son ascension fulgurante vécue entre fierté et scepticisme. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5446
HRV commente :
Il suffirait, pour comprendre l’attitude de ces deux pseudo artistes que nous nommons de façon à ne jamais les oublier, Dumarsais Charlier et Gérald Piquion, de se référer à la lecture du président du comportement haïtien attribué à une mauvaise interprétation de la démocratie par l’haïtien.
Ces deux messieurs comme des millions d’haïtiens excellent dans l’art de l’amalgame.
Pourquoi ne pourrait-on pas associer le nom de Barak Obama à une activité culturelle purement haïtienne ?
Et si on a envie d’avoir une opinion contraire pourquoi s’opposer publique à celle-là d’une telle façon ?
Malheureusement le ridicule ne tue pas.