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mercredi 15 octobre 2008

BLOG ACTION DAY....ARGENT VIRTUEL...PAUVRETE REELLE..

Je ne sais pas trop comment commencer et introduire mon texte sur la pauvreté. Je ne sais non plus quel contexte choisir pour écrire et partager avec nos lecteurs sur cette question si propre à beaucoup d’habitants de cette planète et surtout aux haïtiens.
J’ai failli vous demandé si vous savez qu’aujourd’hui c’est le jour J de Blog Action Day. Mais si vous faites partie des plus de 200 visiteurs qui tous les jours s’intéressent à ce qui se passe en Haïti, vous l’avez déjà not ce rendez-vous. Serait-il plus prudent de vous demander si vous savez ce que c’est. Là aussi je pense que la définition se trouve encore dans le libellé de l’activité : BLOG ACTION DAY !
Pour ceux qui auraient du mal à trouver du temps pour réfléchir sur le sens de ces trois mots, je dirai que c’est une journée pendant laquelle tous les blogs ou sites internet concernés, pourront écrire, poster et agir autour d’une problématique pertinente touchant l’humanité. Aujourd’hui il est question de PAUVRETE !
L’année dernière le blog Action Day était consacré à l’environnement. Haïti Recto Verso avait participé car Haïti représente une sorte de laboratoire pour prouver des exemples concrets de ce que les gens considèrent comme des théories à la mode. Des idées « up to date » très « In » Et dire que l’effet du passage successifs de phénomènes atmosphériques au cours des mois d’aout et septembre, définitivement majoré par l’état de délabrement de l’écosystème haïtien s’est surtout fait ressentir cette année.
Se référer à Haïti dans un contexte de nécessité d’une protection environnementale ou dans une lutte contre la pauvreté c’est exactement du pareil au même. Aujourd’hui le slogan qui colle comme un gant à Haïti c’est justement « le pays le plus pauvre de l’hémisphère ».
Ces mots en guise de préambule vous présentent amis lecteurs pourquoi Haïti Recto Verso s’estime engagé à participer à ce BLOG ACTION DAY.
J’imagine l’éventail des sujets, l’amplitude de « CONCEPTUALISATIONS » qui peuvent se générer à partir de PAUVRETE.
C’est normal qu’il ya ait des esprits inquiets sur la pauvreté intellectuelle de certains membres de la société. Il est aussi normal de constater la pauvreté humaine au sens large qui se manifeste par l’impossibilité de se défaire de certaines tares contraires à l’épanouissement de la condition humaine. Laissons surtout aux autres le soin de philosopher ou de rédiger des formules métaphysiques sur la pauvreté.
La pauvreté qui me gène c’est la pauvreté banale, la terre à terre celle qui se manifeste par des coliques, expressions directes de la révolution de tripes vides et affamées ; celle qui se lit dans les regards de gens vivant dans des conditions infrahumaines ou les carences sont légions…On en reparlera !
Mon humble participation à ce BLOG ACTION DAY aura été assez intéressante sur un plan strictement personnel. En effet, au cours d’une conversation avec notre chère collaboratrice SARA GONZALEZ VILLEGAS (Auteur de « Encontré el Olimpo bajo mi cama » et prochainement « DIOS ES AMOR, MEJOR CON HUMOR »), j’ai appris que le 17 octobre est la journée mondiale consacrée à l’ERADICATION DE LA PAUVRETE.
Je ne saurais pas vous dire d’où émane cette résolution mais elle ressemble copie conforme aux édits de L’ONU que personne ne respecte.
Mais, je pourrais cependant être plus catégorique sur le profil de certains individus qui n’ont pas signé et n’ont surtout pas adhéré aux principes de cette résolution.
Ne vous en faites pas. Je me garderai bien de vous présenter la liste des gens riches et très riches comme les joueurs de football ou les acteurs de ciné avec leurs énormes cachets. Mais je vois très mal celui qui voit sa fortune augmenter de 5.000.000.000 de dollars par jour pour chaque augmentation de cinq centimes sur le baril de pétrole( - le prix de l’œuf et du pain se multiplie par cinq en Haïti !), qui a défaut de pouvoir commander des voitures-bolides plus que puissantes et faites sur mesure, achète des chevaux de course, des équipes et des joueurs de foot, font construire des station de sport d’hiver dans des désert ou il fait plus de 50 degrés centigrades signer une telle résolution.
Je vois aussi très mal comment celui qui édifie sa fortune à base de « téléphones jetables » car bourrés de gadgets inutiles dont le nombre est inversement proportionnels à leur durée de vie, lire et approuver une telle résolution.
Ces mains, ces têtes et ces institutions invisibles qui font monter le prix du pétrole sans pouvoir en expliquer les raisons ou les causes ; ces mêmes institutions et ces mêmes têtes qui ne s’inquiètent pas quand le prix ne descend pas dans les stations de service quand le prix du baril chute, doivent ignorer complètement la célébration de la journée mondiale, internationale pour l’éradication de la pauvreté.
Définitivement le sujet semble assez dérangeant. C’est beaucoup plus « cool » de parler du réchauffement climatique. C’est très alarmant de savoir que dans deux siècles, la température des océans augmentera de 0.5 degré. Ça il faut aller le dire surtout à ce vieillard précoce, assis entre deux « bayaondes » moribonds et comateux, d’un village perdu dans le nord d’Haïti qui observe d’un regard fatigué, comme l’œil de Jacques Roumains pénétrant les profondeurs du désarroi poussiéreux et aride de ces « gouverneurs de la rosée » ou la vie se conjugue au conditionnel et en faux espoirs et amertumes.
Posez-leur la question de savoir quel monde ils voudront bien laisser à leur descendance.
La pauvreté englobe un champ énorme de situations. Et surtout des situations qui touche une bonne partie de la planète. Je comprends un peu mieux la démarche entêtée de certains humanistes de bonne foi qui offrent des vacances à des enfants dont la pauvreté les prive d’un petit voyage au Maroc, en Tunisie à Dakar ou à Boca chica. C’est une pauvreté à éradiquer !
D’autres habités par le même esprit font tout pour distribuer des jouets aux enfants pour les fêtes de noël. C’est une autre pauvreté à éradiquer !
Moi j’ai côtoyé de près, de très près une autre expression de la pauvreté. La pauvreté dans sa facette la plus primale. Cette situation qui vous nie l’essentiel à la survie pure et simple :
- Vivre dans la plus nette des promiscuités en surnombre dans des surfaces réduites et insalubres, sans eau, sans électricité…
- Se lever un matin sans rien à manger, sans espoir de manger demain ou après demain…
- Faire des pirouettes avec les éléments de la nature pour se soigner si on tombe malade
- Ne pas pouvoir se scolariser…
Cette pauvreté là aussi, il faudra l’éradiquer un jour. Mais c’est difficile et compliqué. Ils sont trop nombreux ce types de pauvres. On les trouve partout. Ils vivent dans des pays dirigés par des chefs d’état corrompus possédant dans l’indifférence absolue des dizaines d’hôtels particuliers en Europe, de luxueuses maisons à Beverly Hill et sur la côte d’azur ou ils passent une semaine par an et surtout des sommes colossales déposées dans des banques européennes. Ils sont citoyens de ces pays riches en mines de diamant et d’uranium, de café ou de cacao.

Ils vivent là ou se trouvent des centaines d’ONG agissant au coup par coup se gardant bien de toucher les structures et les mentalités génératrices de pauvreté.
Il est plus aisé de réaliser le grenelle de l’environnement au lieu le grenelle de la pauvreté.
La pauvreté c’est définitivement trop chiant !

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mardi 14 octobre 2008

Jeff Louis vers Marseille

Il s'appelle Jeff Louis et du haut de ses 16 ans, il reste l'un des meilleurs joueurs de la sélection nationale haïtienne qui vient de disputer les éliminatoires de la Coupe du Monde des moins de dix-sept ans en juillet dernier à Trinidad.Les jeunes « Grenadiers » ayant été sortis en demi finale par Cuba aux tirs au but, le jeune joueur de l'Association Sportive de Mirebalais (ASM) a réintégré le bercail où son talent l'a conduit logiquement vers l'échelon supérieur intégrant la sélection nationale des moins de vingt ans en course pour la suite des éliminatoires de la Coupe du Monde en vue d'un billet qualificatif pour la Coupe du Monde d'Egypte.
Milieu gauche, ce jeune gaucher est né à la Saline le 12 août 1992. Ses parents émigrant quelques semaines à Mirebalais, c'est là que le 8e des 10 enfants d'Evens Louis et d'Yveline Brasion découvre le football tout petit avant d'être pris en charge par Jacky Succès dit « coach Jacky » à l'âge de 8 ans. Ses progressions sont rapides et précoces, il intègre la formation de l'Association Sportive de Mirebalais en 2005 alors qu'il n'a pas encore 13 ans. Il intègre la sélection des moins de dix-sept ans en 2006 et commence la préparation des éliminatoires en compagnie de Peterson Joseph et consorts en vue de participer à la campagne pour la Coupe du Monde sud-coréenne.
Trop petit, il est resté sur le carreau mais continue néanmoins son apprentissage. En 2008, il rempile avec la nouvelle génération mais est sorti de la course. Pas totalement, car des émissaires de l'Olympique de Marseille tout comme de l'AS Monaco sont séduits par son talent et souhaitent l'engager.« C'est avec Pape Diouf et José Anigo de l'Olympique de Marseille que nous sommes en train de négocier les modalités », explique Wilcuins Plaisir de l'Association Sportive de Mirebalais. « On l'a vu à l'oeuvre lors des éliminatoires de la Coupe du Monde à Cuba et ils pensent qu'avec ce qu'il a montré lors de ces éliminatoires à son âge, il peut devenir un très grand joueur », a-t-il continué. Jeff Louis qui vient seulement de réussir ses examens en 7e année fondamentale se trouvera dans l'obligation de bosser un peu plus sur le plan académique pour continuer sa progression au cas où il partirait à Marseille.

Enock Néré


http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63217&PubDate=2008-10-14

Le ministre des finances sollicite l’aide de la communauté internationale

Dans son intervention à l’assemblée générale de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, a réitéré un appel à l’aide à l’endroit de la communauté internationale.
M. Dorsainvil a soutenu que le gouvernement haïtien doit en même temps venir en aide aux sinistrés, reconstruire les infrastructures, sécuriser l’environnement et reconstituer les capacités de production. Faisant remarquer que les efforts nationaux sont limités, le ministre des finances rappelle que le gouvernement a récemment décaissé environ 200 millions de dollars pour entamer le processus de récupération. Il assure que l’évaluation des dégâts se poursuit avec l’aide de plusieurs organisations internationales dont la Banque Mondiale, l’Union européenne et le Banque Interaméricaine de Développement (BID) " Bientôt on pourra ajuster le plan d’action sectoriel dans la stratégie nationale pour la réduction de la pauvreté et la promotion de la croissance", ajoute t-ilDaniel Dorsainvil a signalé qu’Haïti reste engagé aux objectifs de moyen et long terme en matière de développement et de gouvernance. " En dépit de tout, Haïti continue de mettre en œuvre des réformes entamées et enregistre des progrès vers l’atteinte du point d’achèvement dans le cadre de l’initiative des pays pauvres très endettés. Tout en soulignant que les défis sont considérables le ministre des finances assure que le gouvernement entend poursuivre la reconstruction du pays et sollicite l’appui des partenaires internationaux.Par ailleurs, les membres de la Banque mondiale se sont mis d'accord dimanche à Washington pour aider les pays en développement à consolider leurs économies, soutenir leur système financier, maintenir la croissance et protéger les pauvres des retombées de la crise financière actuelle. Le président du comité de développement de la Banque mondiale, le ministre mexicain des Finances Agustin Carstens, a affirmé que les participants à la réunion avaient pris cet engagement à l'unanimité. Il a précisé que la Banque mondiale essayera de rester flexible en fonction des situations diverses dans les pays pauvres et les nations dont les économies se développent rapidement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14165

Des experts analysent les stratégies pour faire face à la crise alimentaire

Les dispositions et stratégies à adopter face à la crise alimentaire ont été au centre des discussions entre des techniciens haïtiens et latino-américains lors d’un séminaire organisé par le ministère de l’agriculture et la commission économique pour l’Amérique latine et la Caraïbe (Cepal).
Des hauts cadres de la commission nationale de sécurité alimentaire (CNSA), des ministères de l’économie et de la planification ainsi que des représentants du Brésil, de l’Argentine, du Mexique et de la république Dominicaine ont apporté leur contribution au débat. Le coordonnateur de la CNSA, Gary Mathieu, a rappelé que 53 % des aliments consommés en Haïti proviennent de l’étranger. Rappelant que les pays d’Amérique latine ont été également confrontés à la hausse des prix des produits alimentaires au cours de cette année, M. Mathieu souligne que les techniciens haïtiens espèrent profiter de l’expérience des pays latino-américains. " Nous n’avons pas à inventer des solutions mais dans un contexte régional nous analyserons les mesures préventives mais aussi celles visant à corriger les problèmes", ajoute t-il.
Des représentants de pays latino-américains de leur coté ont expliqué les dispositions adoptées par leur gouvernements respectifs pour faire face à la crise alimentaire. Dans son dernier rapport publié le 24 septembre, la CNSA estime qu’entre 2,8 millions à 3.3 millions de personnes sont en insécurité alimentaire soit modérée soit extrême ce qui représente une augmentation d’environ 15 % depuis la mi- août. Selon les experts de la CNSA " des investissements énormes devront être réalisés pour compenser la perte de terres agricoles, d’infrastructures routières et d’irrigation, d’adductions d’eau potable, etc., et pour atténuer les risques de dégâts similaires et d’aggravation de l’insécurité alimentaire lors des cyclones futurs".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14164

Mobilisation de ressources pour la reconstruction

Le ministre de la santé, Alex Larsen, annonce la reconstruction de l’hôpital La Providence des Gonaïves, qui avait été fortement endommagé lors du passage des récents cyclones. " L’argent est disponible ", a lancé le ministre Larsen en tournée d’évaluation dans la ville des Gonaïves dans le cadre du projet.
Il indique que la Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) apporteront des appuis financiers importants dans le cadre de la réalisation du projet. Au cours de sa visite, le ministre de la santé a confirmé l’exécution d’une campagne de fumigation en vue de combattre l’épidémie de malaria dans la région. Le correspondant de radio Métropole aux Gonaïves affirme que de nombreux sinistrés résident dans des abris provisoires alors que d’autres se retrouvent toujours sur les toits de leurs domiciles.
En début de semaine, la Belgique a annoncé une aide de plus de 2 millions d'euros en faveur des victimes des derniers ouragans qui ont frappé Haïti et Cuba. 1.391.900 euros sont destinés au secteur agricole haïtien à l'achat et la distribution de matériel de secours d'urgence à l'aide médicale et alimentaire d'urgence et à la réhabilitation des structures d'approvisionnement en eau potable.Les fonds seront gérés par des d'organisations non gouvernementales humanitaires telles Médecins sans Frontières, Oxfam Solidarité, et Croix Rouge de Flandre).
Un communiqué du gouvernement belge rappelle que les ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike qui ont frappé des îles des Caraïbes ont causé d'énormes dégâts sur leur passage. La semaine dernière, la porte-parole de la Minustah, Sophie Bouteau de Lacombe avait révélé que 33% des 108 millions de dollars américains sollicités de la communauté internationale ont été collectés. Elle soutient que les contributions s’élèvent à quelque 23 millions de dollars et un peu plus de 10 millions de promesses de dons soit 33,955,000 du montant requis.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14163

Le mandat de la MINUSTAH renouvelé sans surprise pour un an

Satisfait, le Conseil de sécurité de l’ONU approuve le maintien dans sa configuration actuelle de la force de stabilisation jusqu’en octobre 2009
mardi 14 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé mardi pour un année supplémentaire, jusqu’au 15 octobre 2009, le mandat de la Mission de stabilisation en Haïti (MINUSTAH) en l’exhortant à poursuivre son travail d’encadrement de la Police Nationale dans ses tâches sécuritaires.
Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les quinze membres du Conseil ont renouvelé le mandat des casques bleus avant son expiration mercredi.
Le Conseil de sécurité a exprimé sa satisfaction face au renforcement de la composante policière de la MINUSTAH suite à sa reconfiguration en octobre 2007. Il a également accordé son approbation à la recommandation du Secrétaire général, Ban Ki-moon, de conserver la même configuration de la force onusienne "jusqu’à ce que l’accroissement prévu des capacités de la Police Nationale d’Haïti permette un réexamen de la situation".
Les effectifs actuels de la force de stabilisation sont de 7.060 militaires et 2.091 policiers.
Le Président René Préval avait souhaité le maintien des troupes onusiennes, mais a sollicité en vain ces deux dernières années la modification du mandat de la mission onusienne en vue de son orientation vers le développement du pays.
Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH, qui est déployée en Haïti depuis l’été 2004, est composée majoritairement de soldats issus des pays d’Amérique latine. Cette mission, dont le budget annuel s’élève à plus de 500 millions de dollars dans le pays le plus pauvre du continent américain, s’est souvent vu reprocher par des groupes de la population son inefficacité et son caractère de force d’occupation à travers une imposante machine de guerre, mais aussi une armée de fonctionnaires. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5328

Haïti, théâtre d’une succession de crises, affirme le numéro un du FMI

Devant l’ampleur de la crise financière internationale, Dominique Strauss-Khan appelle les "grands" à ne pas abandonner les pays pauvres
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont insisté auprès des dirigeants des grandes puissances économiques du monde sur la nécessité de ne pas oublier les pays pauvres, dont Haïti, à l’issue de longues consultations ayant permis de trouver une réponse mondiale à la crise financière qui a secoué tous les marchés ces dernières semaines.
"La crise financière ajoute une crise à une autre, celle des prix du pétrole et de l’alimentation", a souligné le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Il a illustré ses propos en citant Haïti comme l’exemple d’un pays confronté tour à tour à la flambée des prix des produits de base, au déchaînement des ouragans et au ralentissement de l’économie mondiale.
Pour sa part, le ministre brésilien de l’économie, Guido Mantega, a sévèrement critiqué la complaisance du Fonds monétaire international vis-à-vis de la présumée bonne gouvernance des pays riches et a appelé l’institution financière internationale à mettre en place des politiques destinées à renforcer l’économie mondiale.
M. Mantega s’exprimait le week-end écoulé à Washington lors d’un sommet sans précédent du G20, groupe réunissant les principaux pays riches et émergents. Il est intervenu au nom du Brésil, mais aussi d’un bloc comprenant Haïti, la République Dominicaine, la Colombie, l’Equateur, le Guyana, le Suriname de même que Trinidad et Tobago. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5327

Sommet de la Francophonie : René Préval parmi les participants

Un évènement pluridimensionnel qui coïncide avec le 400e anniversaire de Québec, la ville-hôte
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval sera à la tête de la délégation haïtienne au XIIe sommet de la Francophonie qu’accueillent conjointement le Canada et la province du Québec du vendredi 17 au dimanche 19 octobre, a indiqué lundi à Radio Kiskeya le secrétaire général de la présidence, Fritz Longchamp.
La composition de la délégation et la date de son départ n’ont pas encore été officiellement annoncées.
Cependant, selon certaines informations disponibles, le chef de l’Etat pourrait quitter Port-au-Prince mardi et devrait être porteur d’un message axé sur les grands défis auxquels est confrontée Haïti, victime du passage dévastateur de plusieurs tempêtes tropicales et ouragans en août et septembre derniers.
Consacrée à quatre grandes thématiques, démocratie et Etat de droit, gouvernance et solidarité économique, environnement et langue française, cette conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage se déroulera dans la ville de Québec.
La rencontre bisanuelle des dirigeants politiques à laquelle prendront part les Premiers ministres canadien Stephen Harper et québécois Jean Charest, sera précédée les 15 et 16 octobre (mercredi et jeudi) de la 24e session de la conférence ministérielle de la Francophonie.
Outre les manifestations officielles, une série d’activités culturelles particulièrement relevées marqueront les différentes étapes de l’événement dont l’organisation coïncide avec la célébration du 400e anniversaire de la ville de Québec, porte-étendard de la francophonie en Amérique du Nord. L’haïtien Pierre-Michel Ménard se trouve parmi 400 musiciens du monde francophone retenus pour présenter différents spectacles.
A signaler également la présence de l’écrivain haïtien Lyonel Trouillot au sein du jury du Prix des cinq continents, un prix de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui récompense chaque année un roman d’un jeune écrivain contribuant à l’enrichissement de la langue française. Le jury, qui a choisi lundi comme lauréat le français d’origine tunisienne Hubert Haddad pour son roman Palestine, compte dans ses rangs depuis plusieurs années le franco-mauricien Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de littérature 2008.
Dirigée par un secrétaire général, l’ancien Président sénégalais Abdou Diouf, l’OIF réunit 55 Etats et gouvernements membres ainsi que 13 Etats observateurs. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5326

lundi 13 octobre 2008

Le consul général des USA explique les critères de l’octroi d’un visa non immigrant

Le consul général des Etats-Unis à Port-au-Prince, Donald Moore, a expliqué aux auditeurs de radio Métropole les principes régissant le fonctionnement du consulat, lors d’une émission spéciale. Il a fait remarquer qu’Haïti figure parmi les premiers pays ayant utilisé le système de formulaire électronique pour les demandes de visa non immigrant. " Il n’y a aucun problème avec les haïtiens qui remplissent le formulaire convenablement", ajoute t-il.Répondant à une critique d’une auditrice qui a essuyé trois " refus" au consulat, M. Moore a soutenu que les consuls prennent des décisions en fonction des dossiers. " On ne juge pas sur l’apparence", dit-il rappelant que l’interview est également prise en compte. Le consul général des Etats-Unis à Port-au-Prince soutient que la durée maximale de visa est de 5 ans parce que le gouvernement haïtien accorde des visas de 5 ans aux américains. " C’est une politique de réciprocité, on accorde des visas de 10 ans aux italiens parce que leur gouvernement accorde des visas de 10 ans aux américains", argue t-il. En ce qui a trait à une déconcentration des services du consulat, M. Moore a signalé que la création de nouvelles annexes nécessitera des ressources financières supplémentaires. Dans son intervention le consul général des Etats-Unis a soutenu que chaque demande de visa non immigrant est analysée en tenant compte des critères spécifiques. " Une personne, qui avait obtenu un visa dans le passé, n’est pas automatiquement assurée de son renouvellement", insiste t-il. " La personne doit prouver qu’il a des liens familiaux, sociaux et économiques très fortes en Haïti", dit-il soulignant que les visiteurs ayant dépassé la durée de séjour sont en contravention avec la loi américaine. " Pour obtenir un prochain visa cette personne doit expliquer les causes spéciales de l’extension du séjour".Interrogé sur l’annulation du visa non immigrant d’un enfant, Donald Moore a fait remarquer que les visas accordés aux enfants sont liés à la situation de leurs parents.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14158

Le mandat de la Minustah devrait être prorogé d’un an par l’ONU

Le secrétaire général du conseil de sécurité de l’ONU, Ban Ki moon, a recommandé une prorogation du mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). Les membres du conseil de sécurité devraient dans une résolution en début de semaine proroger d’une année le mandat de la Minustah qui arrive à terme ce 15 octobre.
Aucune réaction particulière n’a été enregistrée à l’approche de cette date. Les membres du gouvernement haitien, accordant la priorité au programme d’urgence après les récents cyclones, se sont gardés de tout commentaire sur le sujet.
Les chefs de file des partis politiques et les parlementaires n’ont pas réagi face à la possibilité de prorogation du mandat de la Minustah. Certains parlementaires s’étaient réjoui de l’appui de la mission de l’ONU dans les efforts pour venir en aide aux sinistrés des récents cyclones.
La semaine dernière à New York, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Minustah, Hédi Annabi, avait rappelé la nécessité pour que la communauté internationale au sens large travaille parallèlement avec la MINUSTAH en faveur de la stabilisation et du développement économique et social en Haïti.
La MINUSTAH est une mission de stabilisation, a rappelé M. Annabi. Son mandat vise à garantir la sécurité dans le pays et à l'aider à reconstruire les institutions d'un État de droit. Mais la stabilité a plusieurs dimensions, y compris, inévitablement une dimension économique et sociale, a-t-il ajouté, et la misère de la population " n'est tout simplement pas compatible avec la stabilité et la sécurité ".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14159

L’Espagne entend intensifier sa coopération avec Haïti

L’ambassadeur d’Espagne à Port-au-Prince, Juan Fernandez Trigo, réitère la détermination du gouvernement espagnole à renforcer la coopération avec Haïti. Faisant remarquer que l’enveloppe de la coopération en 2008 représente 50 fois celle de 2003, l’ambassadeur Trigo rappelle que 2 officiels du gouvernement espagnol, dont la vice présidente, avaient effectué des séjours en Haïti au cours de cette année. L’organisation de la conférence des bailleurs de fonds à Madrid témoigne de l’intérêt de l’Espagne en faveur d’Haïti soutient le diplomate.La communauté espagnole en Haïti, estimée à 150 personnes a commémoré ce 12 octobre la fête nationale de l’Espagne.Interrogé sur l’intérêt de l’Espagne en Haïti, Juan Fernandez Trigo a soutenu que son pays accorde une grande importance à la coopération avec tous les pays de l’Amérique latine. " Haïti est le pays le plus pauvre de la région, on ne peut pas l’ignorer en prétextant des questions de langues", dit-il. L’ambassadeur Trigo signale que son pays apporte une contribution importante dans les secteurs de l’éducation, de l’environnement et de la production agricole. " 40 % de l’enveloppe de la coopération avec Haïti, évaluée à 25 millions de dollars, sont consacré à l’éducation ", assure le diplomate espagnol. De plus, l’Espagne concentre une grande partie de ses projets dans le sud-est. Juan Fernandez Trigo explique ce choix par le souci d’éviter des duplications et de réaliser des projets binationaux. " Des coopérants espagnols établis en République Dominicaine traversent la frontière pour réaliser des projets en Haïti", argue t-il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, l’ambassadeur d’Espagne a soutenu que l’arrivée des investisseurs espagnols en Haïti est l’une de ses principales préoccupations. " La coopération ne conduira pas au développement, il faut la création d’emploi par des investisseurs étrangers", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14160

Des élus sont insatisfaits des projets réalisés dans le cadre de l’état d’urgence

Alors que le gouvernement se prépare à solliciter le renouvellement de l’état d’urgence par le parlement, de nombreux élus se déclarent insatisfaits de l’action gouvernementale après les récents cyclones.La sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Fusion) se dit insatisfaite de la gestion des fonds de l’état d’urgence. " Ces fonds n’ont pas encore été utilisés", selon Mme Beauzile estimant que l’action de mise en œuvre n’est pas au rendez vous. La sénatrice, élue dans le Plateau Central, s’interroge sur l’utilisation des 50 % de l’enveloppe annoncé par la première ministre Michèle Pierre Louis. " En réalité rien n’est fait ", dit-elle faisant remarquer que des montants engagés pour la construction d’un pont sont considérés comme dépensé. La semaine dernière des habitants du plateau central avaient organisé deux manifestations pour réclamer la construction dans le meilleur délai d’un pont sur la rivière la Terme. Plusieurs députés dont Guy Gérard Georges (Chantal Torbeck), François Malherbe (Bainet ) et Arcene Dieujuste (Gonaïves) sont perplexes en ce qui a trait au renouvellement de l’état d’urgence. Le député Malherbe n’est pas disposé à voter en faveur du renouvellement de la loi arguant qu’aucun projet n’a été réalisé dans sa commune. " On n’a rien vu et les autres parlementaires du Sud-est ont fait le même constat", assure le député très critique à l’égard du gouvernement. Les députés réclament des informations supplémentaires du gouvernement sur l’utilisation des fonds tout en admettant qu’un renouvellement de l’état d’urgence est nécessaire pour faire face à la conjoncture. Des manifestations avaient été organisées dans plusieurs villes, notamment Marigot (sud-est) et Gonaïves (artibonite) pour protester contre les élus locaux accusés de mauvaise gestion des fonds décaissés en faveur des sinistrés. La semaine dernière, la première ministre, Michèle Pierre Louis, avait indiqué que 50 % ( 121 millions de dollars ) des fonds alloués pour la réalisation de projets durant la période de l’état d’urgence ont été décaissés. Lors d’une séance de travail avec les membres de plusieurs commissions sénatoriales, Mme Pierre Louis avait soutenu que le retard dans les interventions s’explique par le processus de décaissement des fonds se trouvant dans des banques à l’étranger
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14161

dimanche 12 octobre 2008

HAITI vs SALVADOR...LA PRESSE SALVADORIENNE EN PARLE...Devoir accompli…Très peu

La « SELECTA » obtint un match nul en Haïti, au terme d’une rencontre difficile, et cherchera son billet à domicile mercredi face à Surinam. Quoiqu'elle n’aie pas convaincu.
Samedi 11 octobre 2008
La pression, force et courage n’ont pas manqué hier au stade Sylvio Cator, ou Haïti a joué ces dernières cartouches dans le cadre de la phase éliminatoire de la prochaine coupe du monde…et Le Salvador, son billet pour le tournoi hexagonal vers la Coupe du Monde 2010 d’Afrique du Sud. Au coup de sifflet final, un nul 0-0 qui remplit d’espoir les caribéens et retarde la qualification des salvadoriens jusqu’à mercredi à domicile face au Suriname.
Il y a eu malaise, surtout à cause du 5-0 au cours du match aller au Salvador. Les haïtiens sont arrivés convaincus d’être encore vivants dans ce tournoi quadrangulaire âprement disputé et surtout se venger de la correction à domicile.
Mais LA SELECTA arriva avec son objectif clairement exprimé. Ils n’ont pas perdu.
Comme il fallait s’y attendre, Haïti débuta en dominant la sélection CUSCATLEQUE, convaincu du fait que celui qui frappe le premier frappe deux fois. Les haïtiens ont failli y parvenir avec un tir vicieux et empoisonné de l’avant-centre Sony Nordé qui était sur le point de surprendre si ce n’était la main ferme de Miguel Montes qui sortit avec justesse le ballon.
Haïti continua avec la pression et encore plus parce que le Salvador lui concéda un grand espace par sa disposition de jouer en contre avec Rudis Corrales en pointe et Cheyo Quintanilla en appui derrière lui.
Les joueurs locaux ne laissaient pas respirer les visiteurs acculés dans leur propre camp. Le Salvador à la quinzième minute seulement obtint sa première occasion avec un tir de Cristian Castillo qui inquiéta un peu le portier haïtien Jean Zéphirin.
Le 3-5-2 présenté par les deux équipes donna de meilleurs résultats à Haïti parce que la présence de Oscar Jimenez comme unique contention jouait contre la sélection bleue.
Quintinilla, victime d’une double marquage, apparut invisible, ce qui motiva les fans et les joueurs haïtiens qui augmentèrent la pression.
A la 17 ème minute, encore une fois Sony Nordé tira au but mais cette fois-ci la tête de Salazar empêcha le ballon de rentrer dans les filets
LES FAITS
Et apparut une situation incroyable et inattendue, La bleue tomba dans un trou et devint indigne du travail réalisé jusqu’à ce jour. Cheyo ne se trouvait ni avec Corrales ni avec le reste, la défense paraissait très timide et, à la droite, Shawn Martin trop reculé a laissé le flanc droit à Charles Davidson pour pouvoir combiner avec Sony.
La chance paraissait être du côté de l’équipe Caraïbéenne qui maniait le ballon et le temps. Produit de cette domination à la 26 ème minute pour peu, les haïtiens marquent le premier but. Sony Nordé tira au but et le portier Montes dut s’employer au ras du sol pour dévier. L’exécution du corner se fit rapidement mais pas chance Boucicaut tira au-dessus du cadre.
Haïti évoluait par à coups mais quand il le faisait il apportait le danger. Comme par exemple quand le défenseur central, Frantz Bertin, frappa de la tête au cours d’une incursion mais le ballon passa au-dessus.
L’entraineur De Los Cobos se déplaçait, son tableau sous les bras et profitait de la moindre pause pour donner des indications aux joueurs pour les faire sortir du trou dans lequel ils se retrouvaient.
La Bleue a obtenu son premier corner à la 40 ème minute, elle n’en tira pas profit et en contre attaque pour peu la situation se compliquait mais la jambe de Marvin Gonzalez fit de telle sorte que le ballon n’atteigne pas Brunel Fucien et Abel Thermeus les deux attaquants.
A la minute 43 on a vu quelque chose de l’attaque salvadorienne, comme il aurait du se passer depuis le début, proposer avec un centre de Martin mais personne ne reprit.
En deuxième période l’équipe du Salvador sortit différemment. Cheyo prit le contrôle du jeu au milieu du terrain, il se fit présent ; fit jouer sur les côtés et à a la 55 ème minute il tira un coup franc décalé sur le côté, personne ne reprit la balle ; mais pour peu elle rentrait car le gardien haïtien s’est limité à regarder le ballon frôler le poteau droit.
Revigoré par ce jeu, Cheyo profita d’un ballon qu’il a pu contrôler et tira du gauche…le ballon prenait le chemin de la lucarne droite met le portier haïtien fit une parade de très grande classe.
Mais la réponse d’Haïti ne tarda pas à arriver après une incorporation à droite, mais Manuel Salazar le poussa à frapper mais le tir passa près du poteau droit de Miguel Montas.
Malgré la montée en puissance nationale, Haïti en faisait assez pour faire peur. Il le fit particulièrement après une frappe de Monès Chéry à la 75 ème minute, une frappe difficile déclenchée dans la surface de réparation mais le ballon ricocha sur quelques jambes et heureusement pour le Salvador ce ne fut pas le 1-0.
Les haïtiens prirent un nouvel air et essayèrent de reprendre le contrôle. A la 82 ème minute ils obtinrent un coup franc mal négocié par les locaux, qui quelques minutes à la 87 ème minute, ils essayèrent d’obtenir un penaly fabriqué de toute pièce par Thermeus Abel, mais l’arbitre n’avala point le montage et La Bleue finit dans un sourire en survivant les quatre minutes additionnels accordés par l’arbitre.
A la fin, un nul avec des odeurs de qualification, cela aurait pu se terminer hier, mais face a une sélection haïtienne difficile et compliquée vaut mieux le savourer comme une victoire le fait de sortir vivants avec en poche un 0-0 à un pas de gagner son ticket pour participer au tournoi hexagonal après 10 ans, et ceci pourrait se faire dès mercredi.
http://www.elsalvador.com/mwedh/nota/nota_completa.asp?idCat=6429&idArt=2910864
Traduction DL

Ce n’est que maintenant qu’un mandat d’amener a été émis contre Sandro Joseph, annonce le Parquet de Port-au-Prince

La police a pour ordre de l’appréhender où qu’il soit
Samedi 11 octobre 2008
Radio Kiskeya
« Ce n’est que maintenant, et non jeudi dernier, qu’un mandat d’amener contre le Directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), M. Sandro Joseph », a fait savoir samedi le Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis.
« La police a pour instruction de l’appréhender où qu’il soit et de le conduire au Parquet pour qu’il réponde à des questions sur l’achat d’un véhicule au bénéfice de la mère de sa fille, Mme Judith D. Benoît, informe le magistrat.
Il précise cependant qu’aucun mandat n’a été émis contre Mme Benoît, de même que contre le concessionnaire automobile Caribe Motors. La première a dénoncé M. Sandro Joseph et le concessionnaire a répondu à deux invitations du Parquet, a-t-il dit, relevant que Sandro Joseph n’a jusqu’ici répondu à aucune de ses invitations. C’est donc pour cette raison qu’il a décidé d’émettre à présent le mandat d’amener à son encontre, explique-t-il.
Le fond de la question concerne l’identité de la personne qui a payé cash le véhicule pour un montant de 27 mille dollars américains (plus de un million de gourdes au taux actuel du dollar). Une loi de février 2008 contre le blanchiment d’argent interdit formellement toute transaction cash pour un montant supérieur à 200.000 gourdes.
Le Parquet soupçonne Sandro Joseph d’avoir lui-même payé le véhicule offert en cadeau à Mme Benoît à l’occasion de la Saint-Valentin, le 14 février 2007.
Des questions devraient donc lui être posées à ce sujet, indique Me Manès Louis. Il n’a pas voulu être précis quand Radio Kiskeya lui a demandé ce qui adviendrait de M. Joseph au cas où il se présenterait à son bureau. Il a réaffirmé, pour toute réponse, qu’il voulait l’entendre et que toute autre décision le concernant viendrait après. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5322

HRV commente : Des notes de plus sur le nouveau feuilleton médiatico-politique du quotidien haïtien. Ce sera le sujet de conversation par excellence. Le scandale de l’heure jusqu’au prochain.
Dans ce « bouillon consommé », mettant en scène des noms qui pourraient être tirés d’un chapitre d’ali baba, les odeurs de magouilles se perçoivent à distance : un directeur de l’ONA aux mains un peu légères en générosités, une femme portant le nom d’un bruyant député, une voiture 27.000 dollars américains acheté le 14 février, un avocat souvent défenseur d’impliqués dans des scandales, des parlementaires surpris et un parlementaire en fuite…La sauce représente un milieu de culture efficace.
Entre temps , les haïtiens miséreux continueront à bouffer des galettes de boue, prendront des bateaux de fortune pour fuir, vendront leurs enfants pour être adoptés, seront victimes des trafiquants de personnes en terres dominicaines.Ce ne sont que les aléas de la démocratie sur mesure que nous a concocté nos amis de la communauté internationale.

samedi 11 octobre 2008

Eliminatoires Mondial 2010 : Haïti joue son va-tout contre le Salvador

La sélection haïtienne de Football jouera demain soir au stade Sylvio Cator, sa dernière carte dans les éliminatoires de la prochaine coupe du monde de football dont la phase finale se déroulera en Afrique du Sud en 2010. Le onze national doit impérativement gagner contre la sélection nationale du Salvador pour rester dans la course à la qualification, même si les chances ont pratiquement disparu depuis sa dernière défaite 3 – 1 contre le Costa Rica. Avec seulement un petit point au compteur, la situation des Grenadiers est complexe, voire même désastreuse. Mais mathématiquement, tout reste possible car, il reste neuf points à prendre. Si les Salvadoriens et les surinamiens sont prenables, ce sera beaucoup plus compliqué contre le Costa Rica à San Jose. Et, parallèlement, il faudrait que le Salvador perde tous ses matches. Ce qui est peu probable, d’autant plus que les Salvadoriens auront à rencontrer chez eux le Surinam, l’équipe supposée la plus faible du groupe. Un autre facteur qui pourrait nuire considérablement à la préparation de l’équipe nationale, c’est l’ambiance pour le moins insupportable qui règne dans le milieu du football.
D’abord, les déclarations de Wilner Etienne l’actuel entraîneur national et ancien adjoint de Wagneau Eloi, ont laissé croire que l’ancien pensionnaire de l’AS Monaco n’avait pas la pleine et entière collaboration du reste du staff technique. Ensuite, le président de la Fédération Haïtienne de Football le Dr Yves Jn-Bart (Dadou) fait l’objet d’une convocation judiciaire par le parquet de Port-au-Prince pour mauvaise gestion. Parallèlement, un ancien protégé de Dadou, M. Kesner Pharel, a porté plainte contre l’actuel président du bureau fédéral pour menaces verbales.
Et, la situation du docteur Jean-Bart risque de se compliquer davantage quand on sait qu’entre le président de la Fédération Haïtienne de Football et l’actuel Ministre des sports Evans Lescouflair, c’est du « je t’aime, moi non plus ». Monsieur Lescouflair était même suspecté par l’entourage du bureau fédéral d’avoir « magouillé » (je cite les proches du bureau fédéral) pour la mise à l’écart de Yves Jean-Bart de l’instance suprême du football haïtien.
Cela dit, à seulement quelques heures de cette rencontre capitale de la sélection nationale contre le Salvador, ça fait quand même beaucoup pour l’entourage des Grenadiers. Ce qui risque d’affecter davantage le morale d’un groupe déjà en très mauvais état.
Auteur: Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14155
HRV opine:
Requiem pour “Back to Africa!”
A l’issue de cette rencontre dont la résultat ne fait aucun doute, il n’existera plus la possibilité mathématique de qualification pour le tournoi hexagonal final. Et le rêve de participation haïtienne à la prochaine coupe du monde 2010 s’étiolera définitivement dans le creuset du merveilleux et du miraculeux.
Le programme “back to Africa” contemplait une participation extra officielle des gens de la fameuse diaspora haïtienne pour supporter, subventionner et financer la préparation de l’équipe haïtienne.
Les concepteurs de ce projet commettent l’erreur typique de tous ceux-là qui pensent pouvoir déresponsabiliser l’état de ses obligations incontournables. Les fournisseurs d’ONG ont fait la même bourde. Ceci explique pourquoi après plus de 20 ans d’ONGisation des activités en Haïti, le pays continue à sombrer dans une misère hallucinante.
Les gens de Back to Africa, des citoyens qui voulaient simplement se faire remarquer sans réfléchir sur le rapport entre l’ampleur de l’exploit qu’ils prétendaient réaliser et les faibles moyens (financiers et intellectuels) dont ils disposaient.
Les choses se passent comme ça chez nous. Depuis le « tout moun sé moun » l’orchestre a distribué les partition n’importe comment. Aujourd‘hui les pays de la zone investissent à la recherche de l’efficacité et nous nous continuons à croire au miracle.

"La misère haïtienne, incompatible avec la stabilité et la sécurité", selon le chef de la MINUSTAH

Hédi Annabi prévient la communauté internationale des "risques élevés de nouvelles violences" si le développement économique et social du pays n’est pas sérieusement envisagé
vendredi 10 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti et chef de la Mission de stabilisation (MINUSTAH), Hédi Annabi, a mis en garde vendredi à New York contre de nouveaux conflits violents que pourrait provoquer la faim en appelant, avec insistance, la communauté internationale à favoriser "la stabilisation et le développement économique et social" du pays.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies, le diplomate tunisien a rappelé que la MINUSTAH est une force de stabilisation dont le mandat consiste à "garantir la sécurité dans le pays et à l’aider à reconstruire les institutions d’un État de droit". Il a fait savoir que la stabilité doit avoir inévitablement une dimension économique et sociale et a jugé que "la misère de la population haïtienne n’est tout simplement pas compatible avec la stabilité et la sécurité".
Visiblement inquiet, il a estimé que tous les efforts déployés seraient voués à l’échec si les efforts déployés ne s’accompagnent pas de "progrès dans les domaines social et économique. "Une mission comme la MINUSTAH peut créer un environnement favorable en termes de sécurité, mais le développement social et économique dépend, quant à lui, de l’aide multilatérale et bilatérale", a fait remarquer le représentant de Ban Ki-moon qui, tout en souhaitant un effort de reconstruction massif, s’est félicité de la décision de la Banque Mondiale d’accorder jeudi à Haïti une aide d’urgence de 25 millions de dollars.
"Haïti est à un carrefour de défis et d’espoirs", a martelé une fois de plus Hédi Annabi, décrivant la dramatique situation actuelle après le passage consécutif de quatre cyclones ayant fait en août et septembre plus d’un millier de morts et disparus, 800.000 sinistrés et des destructions massives. La ville des Gonaïves (Artibonite, nord), la plus touchée, est "une dévastation incroyable qui projette une image proche de l’enfer sur terre", a déclaré le numéro un de la mission onusienne qui s’est rendu à plusieurs reprises dans la région.
Il a aussi précisé que la MINUSTAH avait mobilisé toutes ses ressources depuis les dernières intempéries, citant les opérations d’évacuation, la fourniture d’une aide médicale d’urgence, le rétablissement des infrastructures détruites et la distribution de l’aide humanitaire. Les casques bleus continuent à apporter un soutien logistique et la sécurité aux institutions humanitaires, a poursuivi M. Annabi, reconnaissant toutefois que les capacités de la force onusienne étaient "très en-deçà des besoins".
"Nous sommes dans un environnement mondial difficile avec d’énormes demandes", soutient-t-il, laissant cependant entendre qu’un effort de reconstruction massif d’Haïti n’exige pas des ressources énormes alors qu’il aurait l’avantage de contribuer à "préserver les acquis et à prévenir les coûts d’une nouvelle crise".
Saluant le déblocage, après les émeutes de la faim d’avril dernier, d’une impasse politique longue de cinq mois qui a précédé l’arrivée en août du Premier ministre Michèle Pierre-Louis, le chef de la MINUSTAH a également déclaré que le lourd héritage post-cyclonique avait donné naissance à une "nouvelle forme de solidarité de la classe politique, de la société civile et du secteur privé".
A New York où il a présenté mercredi le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur Haïti dans lequel Ban Ki-moon sollicite le renouvellement pour une année supplémentaire du mandat de la MINUSTAH, Hédi Annabi a eu avec les membres du Conseil de sécurité des discussions qualifiées de "très bonnes et très constructives". Le Conseil procède actuellement à la finalisation d’un projet de résolution qui devrait confirmer, la semaine prochaine, le maintien jusqu’au 15 octobre 2009 des casques bleus déployés en Haïti.
Forte de 9.000 militaires et policiers internationaux, la MINUSTAH, maintes fois critiquée par la population pour son inefficacité, est placée sous commandement brésilien. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5316
HRV : Et maintenant quoi ? On sait que le déploiement de la MINUSTAH coûte un œil à la communauté internationale. Une force Haïtienne n’épuiserait pas le quart de ce budget et l’autre partie pourrait bien être utilisée dans des œuvres de développement économique comme corollaire ou complément à la stabilité.
En un mot la MINUSTAH doit s’impliquer carrément à l’amélioration effective de la qualité de vie de l’haïtien. Le président Preval l’avait demandé une fois : « moins de chars de guerre, plus de tracteurs pour construire des routes et des ponts ! ». Le chef de la MINUSTAH avait répondu que la MINUSTAH n’est pas une agence de développement.

La police déjoue un hold-up dans une banque

Aucune victime ni perte d’argent lors de cette tentative de braquage qui visait une succursale de la BNC vendredi 10 octobre 2008, Radio Kiskeya
La Police Nationale a déjoué in extremis un hold-up dans une succursale de la Banque nationale de crédit (BNC), une banque commerciale d’Etat, vendredi après-midi à Carrefour Shada, dans la commune de la Croix-des-Bouquets (nord-est de Port-au-Prince).

Personne n’a été ni tué ni blessé et aucune somme n’a été emportée non plus au cours de ce braquage raté. Selon le porte-parole a.i de la PNH, Gary Desrosier, quatre individus lourdement armés et en t-shirt de couleur noire, qui tentaient de dévaliser la banque, ont eu le temps de s’enfuir en abandonnant les deux véhicules à bord desquels ils étaient arrivés.

« Nous les aurons, de toute façon », a lancé sur un ton ferme le porte-parole, soulignant que la police de la Croix-des-Bouquets s’était lancée aux trousses des bandits en cavale.

Gary Desrosier en a profité pour rappeler que les t-shirts noirs portant l’inscription police ne sont plus en usage au sein de la PNH. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5317

HRV opine : Nous n’avions pas trop l’habitude d’avoir vent de ces genres de manifestations de délinquance. Comme l’histoire du kidnapping, le hold-up est nouveau.Il est impératif que les autorités haïtiennes (PNH et Minustah) prennent des dispositions pour envoyer un message fort à ceux-là qui veulent tirer profit de leurs méfaits. La réponse doit être sévèrement proportionnelle à la dose de méchanceté dont font preuve ses experts en criminalité qui ont des diplômes de maîtrise obtenus dans les prisons les plus durs des Etats-Unis d’Amérique.

Haïti perd l’un de ses plus célèbres acteurs : Roland Dorfeuille dit "Pyram"


Un héros populaire de la scène immortalisé par "Pèlen Tèt"


Le célèbre comédien haïtien Roland Dorfeuille alias "Pyram" est décédé vendredi à Port-au-Prince à l’âge de 65 ans des suites d’une indisposition provoquée par une crise d’hémorroïde, maladie dont il souffrait depuis une quarantaine années, a appris Radio Kiskeya auprès de la famille du disparu.


Figure emblématique de la scène artistique, M. Dorfeuille a rendu l’âme à son domicile à Carrefour (banlieue sud de la capitale), a témoigné son fils Hendel Dorfeuille très bouleversé.

Acteur de théâtre et de cinéma, il s’était révélé au grand public sur les planches de Port-au-Prince au milieu de la décennie 70-80. Doué d’un charisme exceptionnel et d’un naturel exprimant avec spontanéité les mœurs et la mentalité populaires, l’artiste donna pleinement la mesure de son talent dans des pièces comme « Bouki Nan Paradi » de Franck Foucher et « Pèlen Tèt » de Frankétienne. Inspirée de la célèbre pièce « Les émigrés » de l’auteur dramatique polonais Slavomir Mrozec, cette œuvre théâtrale forte d’une grande tension idéologique dans un univers de dépaysement mit face à face deux expatriés, dans un dédale de contradictions, l’intellectuel Polydor et l’ouvrier Pyram.

Donnant aisément la réplique à un monstre de la scène, François Latour, assassiné peu après son enlèvement, en mai 2007 à Port-au-Prince, il signa une interprétation magistrale du personnage de représentation en représentation et contribua au succès mémorable de Pèlen Tèt. La pièce devait laisser définitivement à l’acteur le nom de « Pyram ».
Roland Dorfeuille a aussi fait quelques expériences cinématographiques, citons notamment ses rôles dans l’adaptation à l’écran de « Bouki Nan Paradi » de Raphaël Stines, récemment disparu, et dans Gabèl, une série télévisée que réalisait Bob Lemoine à la fin des années 80.

Comptant par ailldeurs à son actif une longue carrière de plus de vingt ans dans le domaine de la création publicitaire, Pyram était devenu le personnage culte de certains spots télévisés et attirait toujours des curieux lorsqu’il circulait dans les rues de Port-au-Prince.

Père de trois enfants, le comédien devrait être incinéré dans les prochains jours, conformément à sa dernière volonté. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5318


vendredi 10 octobre 2008

L’Uruguay offre 30 tonnes d’aliments à Haïti et Cuba

Des produits non périssables destinés aux sinistrés des récents cyclones
jeudi 9 octobre 2008,
Radio Kiskeya

L’Uruguay a annoncé jeudi l’expédition en Haïti et à Cuba de 30 tonnes d’aliments non périssables afin d’aider les deux pays sévèrement touchés par des ouragans et tempêtes tropicales en août et septembre derniers.
« La chancellerie uruguayenne a annoncé l’envoi de contributions en solidarité avec les deux nations face aux dégâts causés par les désastres naturels et la grave situation à laquelle elles sont confrontées », a indiqué un communiqué rendu public à Montevideo et cité par l’agence italienne ANSA.
15.000 kilos de produits seront acheminés à Port-au-Prince, 4.500 kilos de riz, 4.000 kilos de lait en poudre, 2.500 kilos de lentilles et 4.000 kilos de farine.
Les mêmes produits en quantité moindre ainsi que du sucre seront envoyés à Cuba dans les prochains jours.
En moins d’un mois, Fay, Gustav, Hanna et Ike se sont abattus sur plusieurs régions d’Haïti, provoquant plus d’un millier de morts, environ 1 million de sinistrés et d’énormes dégâts matériels et économiques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5312

La Banque Mondiale accorde un prêt de 25 millions de dollars à Haïti

Des fonds supplémentaires qui doivent permettre de faire face aux dégâts des dernières intempéries, déclare le président de la BM, Robert Zoellick, attendu à Port-au-Prince à la fin du mois
jeudi 9 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le président de la Banque Mondiale (BM), Robert Zoellick, a annoncé jeudi le déblocage de 25 millions de dollars en faveur d’Haïti sous forme de prêt d’urgence destiné à la reconstruction du pays sévèrement touché en août et en septembre par des cyclones en cascade.
Selon un communiqué de l’institution financière internationale rendu public à Washington, ces fonds additionnels doivent servir à reconstruire des ponts et des bâtiments publics détruits ou endommagés. Ils viennent s’ajouter à des programmes en cours d’exécution.
"La communauté internationale doit faire face au défi et soutenir les efforts des autorités haïtiennes et de la population", a affirmé M. Zoellick qui doit effectuer une visite en Haïti à la fin du mois.
Le communiqué rappelle que depuis 2005, la Banque Mondiale a fourni à Haïti une aide de 230 millions de dollars, dont 10 millions consacrés à la lutte contre les effets de la hausse galopante des prix alimentaires. Cette poussée inflationniste et le déclin du pouvoir d’achat de la majorité de la population ont été à l’origine d’émeutes de la faim meurtrières, en avril dernier.
Outre les importantes pertes matérielles enregistrées, le passage successif des tempêtes tropicales et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike a fait plus d’un millier de morts et disparus et près d’un million de sinistrés, indique le dernier bilan provisoire de la protection civile haïtienne. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5312

Le directeur de l’ONA, Sandro Joseph, est recherché par la justice

Une intervention des forces de l’ordre et des fonctionnaires de l’appareil judicaire n’a pas permis d’appréhender Sandro Joseph, directeur général de l’ONA qui fait l’objet d’un mandat d’amener du parquet. Selon des employés de l’ONA, M. Joseph avait quitté son bureau 30 minutes avant l’arrivée des policiers de la Direction centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Alors que M. Joseph est recherché par la justice pour implication dans plusieurs cas de corruption, son avocat, Aviol Fleurant dénonce la traque d’un comptable des deniers publics. " Il n’est pas recherché par la justice mais par des autorités arbitraires", lance M. Fleurant. Le juriste n’a pas voulu indiquer où se trouve son client qui a pu échapper aux autorités judiciaires le jeudi 9 octobre 2008 à 2 heures PM. " M. Joseph est dans le pays", s’est contenté de dire maître Fleurant critiquant la décision du commissaire du gouvernement, Joseph Manès Louis. Cependant Aviol Fleurant confirme que le parquet avait adressé deux lettres d’invitation à M. Joseph suite au rapport de l’ULCC." Nous avions indiqué au commissaire du gouvernement qu’il doit attendre un arrêt de débet de la Cour des Comptes avant de pouvoir se saisir du dossier de blanchiment d’argent", a soutenu Maître Aviol Fleurant. Il admet avoir également refusé de collaborer avec les enquêteurs de la DCPJ arguant que cette procédure est illégale. Le juriste qualifie d’illégal et d’arbitraire le mandat d’amener émis à l’encontre de son client, faisant valoir que le rapport de l’ULCC ne rapporte qu’une accusation de l’ex-compagne de M. Joseph, relative à l’acquisition d’un véhicule pour la somme de 27 384 dollars américains. " Caribe Motors, le concessionnaire, a indiqué que le premier versement sur le montant de la voiture a été fait par un inconnu", dit-il faisant remarquer qu’on est en train de traquer un citoyen honnête de la classe moyenne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14154

jeudi 9 octobre 2008

CORRUPTION A L'ONA...PARLEMENTAIRES IMPLIQUES?

Lutte contre la corruption ; entre perception et réalité
La fondation Héritage, branche locale de Transparency International (TI), critique la réaction du chef de l’état face au rapport 2008 sur la corruption. Le président Préval avait indiqué que le rapport est un classement sur la perception de la corruption et non la réalité. La directrice de la Fondation Héritage, Marilyn B. Allien, se déclare déçu par la réaction du chef de l’état haïtien qui quelques mois auparavant avait lancé une campagne nationale contre la corruption. " Nous avons l’impression que le président Préval veut minimiser l’ampleur de la corruption en Haïti", dit-elle rappelant que des études réalisées par l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) font état d’une corruption endémique et généralisée en Haïti. Admettant qu’il y a une marge d’erreur quand il s’agit de perception, Mme Allien soutient que le rapport présente la perception des haïtiens de la corruption. Elle réitère sa détermination à encourager les efforts dans la lutte contre la corruption soulignant qu’elle avait plus d’espoir l’année dernière. En début de semaine, le chef de l’état, réagissant au dernier classement de Transparency International (TI) avait soutenu qu’il faut faire la différence entre perception et réalité de corruption. Toutefois il avait indiqué que la lutte contre la corruption est difficile. " Cette lutte nécessite du temps et des efforts", argue t-il rappelant la création d’institutions spécialisées comme l’Ucref et l’ULCC. Le président Préval avait également mis l’accent sur la nécessité de reformer le système judiciaire, la police et les autres institutions qui subissent les assauts des corrupteurs et des corrompus. " C’est un système qui fonctionne, il y a des corrompus à l’intérieur et ceux qui alimentent la corruption à l’extérieur. Avec la persévérance on obtiendra de bons résultats", a-t-il ajouté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14149

L’ULCC fait état de cas de corruption avérés à l’ONA
L’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sollicite du parquet de Port-au-Prince, la mise en mouvement de l’action publique contre le directeur de l’ONA, Sandro Joseph, accusé d’avoir mal géré les fonds des assurés.Des copies de document transmis à la presse ont permis de confirmer des transactions douteuses au sein de cette institution. Des parlementaires, notamment trois sénateurs de Lespwa et le coordonnateur de Kozepep, figurent parmi les personnes ayant bénéficié des largesses de Sandro Joseph. Le président du sénat, Kelly Bastien (Lespwa) a bénéficié d’un prêt hypothécaire de 7 800 000 gourdes à rembourser sur une période de 25 ans. Son prédécesseur, Joseph Lambert (Lespwa) , a lui obtenu un prêt de 2 900 000 gourdes à rembourser sur 15 ans. L’ex sénateur Ultimo Compère (Lespwa) avait lui aussi bénéficié d’un prêt de 2 millions de gourdes. Toutefois d’autres dossiers plus compromettants ont été révélés par l’Unité de Lutte contre la Corruption. M. Joseph avait en décembre 2006, en dépit d’un avis défavorable du ministre des affaires sociales, dépensé 56 millions de gourdes pour l’acquisition d’un terrain. Ce terrain qui serait utilisé pour la construction de 300 unités de logement appartenait à M. Joseph. De plus, il avait dépensé 27 384 dollars pour offrir un véhicule en cadeau à son ex-compagne, Judith Drouillard Benoît. Selon les documents, Sandro Joseph avait décaissé ces sommes le 14 février 2007, jour de la saint Valentin et date anniversaire de la naissance de son ex-compagne. Alors qu’il avait nié avoir réalisé une telle transaction, les documents du concessionnaire confirment le versement du montant en deux tranches. Tandis que ces montants sont décaissés pour des parlementaires et autres proches de M. Joseph, des assurés de l’ONA se plaignent de la lenteur de l’administration à débloquer des fonds. Des assurés qui disposent d’un carnet de l’institution affirment avoir sollicité depuis plusieurs mois un prêt.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14151

Le juge de paix de Carrefour, Wilfrid Masséna, sur la sellette

Mis en cause par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans l’affaire Natacha Jeune Saintil, le juge de paix suppléant de Carrefour, Wilfrid Masséna, nie avoir exercé des pressions sur la comédienne qui avait été tabassée par des policiers. " A aucun moment je n’ai exercé des pressions ", dit-il faisant remarquer que la mère de Natacha ne cessait de réclamer un accord avec les policiers pour mettre un terme à l’affaire. Le magistrat soutient que des traces de sévices corporels n’étaient pas visibles sur la jeune femme. " A mon arrivée au commissariat j’ai tout d’abord émis un ordre de libération pour la jeune femme", assure le magistrat soulignant avoir pris acte d’un accord entre deux parties consentantes. Le juge de paix de Carrefour révèle qu’un certificat médical annexé au dossier faisait état de ciste à l’ovaire pour Natacha Jeune Saintil. Niant avoir une quelconque responsabilité dans cette affaire, le juge Masséna indique que la rencontre entre les policiers et la jeune femme, accompagnée de ses parents, avait eu lieu au commissariat de Carrefour. En ce qui a trait au motif du problème, les policiers avaient expliqué que la jeune femme avait mordu un agent de l’ordre lors de l’intervention de la police au domicile des Saintil. " J’ai compris que la mère de Natacha voulait en finir avec cette affaire parce qu’elle disait avoir des liens de parenté avec l’épouse du policier victime de la morsure". Le juge de paix de Carrefour s’inscrit en faux contre les accusations du RNDDH, arguant qu’il n’était pas présent lors de l’intervention de la police au domicile de Natacha Saintil. Interrogé sur ce dossier, l’ancien ministre de la justice, René Magloire, estime que le juge de paix aurait commis une infraction grave en contraignant Mme Saintil à signer un quelconque document. " Ce serait extorqué une signature d’une victime", dit-il rappelant que le conseil de la magistrature peut se pencher sur les écarts des juges.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14150

Décès de l’ancien colonel Georges Valcin

L’ex-chef de la police de Port-au-Prince n’a pas survécu à une intervention chirurgicale, le week-end écoulé
mercredi 8 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le colonel Georges Valcin, ex-chef de la police de Port-au-Prince, est décédé dimanche dernier à l’hôpital du Canapé-Vert où il venait de subir une intervention chirurgicale, a appris Radio Kiskeya.
Le colonel Himler Rébu, l’un de ses anciens camarades de promotion, qui a confirmé l’information, a qualifié cette disparition de « véritable perte pour le pays ». « Haïti n’a pas su exploiter les compétences du colonel Valcin à la fin de sa carrière militaire », a déclaré l’ancien officier soulignant que le défunt avait passé plusieurs années au poste d’instructeur à l’académie militaire d’Haïti.
Agé d’une soixantaine d’années, Georges Valcin était à la tête de la police sous le gouvernement militaire du général Prosper Avril (1988-1990), période au cours de laquelle le tout-puissant commandant du bataillon tactique des Casernes Dessalines, le colonel Jean-Claude Paul, mourut des suites d’un violent et mystérieux empoisonnement.
Ses dernières années au sein des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) avant leur dissolution en 1995 l’avaient vu occuper le poste d’attaché militaire à l’ambassade d’Haïti en France où il reçut une formation militaire spécialisée.
Doté de solides bases intellectuelles et passionné de sport, Georges Valcin présentait le journal sportif de la Télévision Nationale d’Haïti au cours des années 80.
Devenu de plus en plus discret, il s’était lancé sans succès dans son département natal, le Nord-Ouest, dans la course au Sénat, en février 2006. spp/Radio Kiskeya
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Mobilisation haïtiano-dominicaine contre la malaria

Une campagne conjointe des deux gouvernements de l’île dont le lancement est prévu jeudi dans la zone frontalière
Octobre 2008,
Radio Kiskeya
Les autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines doivent lancer jeudi une série d’activités conjointes dans le but d’éradiquer la malaria dans la zone frontalière, ont indiqué mercredi des sources officielles dominicaines relayées par l’agence espagnole EFE.
Il est notamment prévu la distribution dans la province dominicaine de Dajabòn (nord-ouest) et la ville haïtienne de Ouanaminthe (nord-est) de matériels éducatifs et d’orientation relatifs à la malaria.
Le directeur de la santé publique à Dajabòn, le Dr Rafael Salas, a reconnu que la malaria est à l’état endémique dans des localités situées à la frontière haïtiano-dominicaine. Pour cette raison, a-t-il dit, la campagne visera à sensibiliser les populations des deux pays sur les mesures préventives à adopter.
Le responsable a expliqué que des cas de leptospirose ont été également diagnostiqués dans la zone frontalière.
Selon le Dr Salas, même si aucun décès n’a été encore enregistré, entre deux et trois personnes contractent le virus de la malaria chaque semaine dans la région.
Cependant, il a affirmé que comparativement à l’année dernière, les cas de personnes atteintes de la maladie ont diminué.
Les autorités dominicaines ont attribué les cas répétés d’épidémie de malaria recensés sur leur territoire à l’immigration massive de sans-papiers haïtiens et aux inondations causées ces derniers mois par le passage de plusieurs ouragans et tempêtes tropicales.
Cependant, la malaria est considérée comme une maladie endémique aussi bien dans certaines parties d’Haïti que de la république voisine. spp/Radio Kiskeya
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L’ONU s’apprête à proroger jusqu’en octobre 2009 le mandat de la MINUSTAH

Haïti est sur la voie du "renouveau politique", a affirmé devant le Conseil de sécurité le chef de la mission onusienne Hédi Hannabi qui annonce la tenue, dans quatre à cinq mois, des prochaines élections, mais craint de nouvelles violences politiques partisanes en Haïti
mercredi 8 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), Hédi Annabi, a estimé mercredi possible un "renouveau politique" malgré l’ampleur impressionnante des défis, lors d’une ultime intervention devant le Conseil de sécurité à la veille de la prorogation du mandat des casques bleus.
A titre de son représentant spécial en Haïti, le diplomate tunisien présentait le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU rendant compte des principaux faits enregistrés en Haïti depuis le 26 mars dernier et dans lequel Ban Ki-moon recommande le renouvellement pour une année supplémentaire du mandat de la MINUSTAH, soit jusqu’au 15 octobre 2009. Il a aussi souhaité le maintien à son niveau actuel de l’effectif des composantes militaire et policière de la force onusienne. « La Mission doit continuer d’appuyer le processus de stabilisation dans chacun de ces domaines », a affirmé M. Hannabi au nom du Secrétaire général. Il a jugé "indispensable pour la stabilité du pays", la présence de la MINUSTAH qui, soutient le rapport, a joué, à travers ses composantes de sécurité, un « rôle capital » lors des émeutes ayant embrasé Haïti en avril dernier.
Par ailleurs, le diplomate tunisien a estimé que l’urgence née des énormes dégâts causés par les cyclones enregistrés dans le pays ces dernières semaines a facilité la fin de l’impasse politique et l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement après cinq mois d’attente.
Hédi Hannabi note depuis ce dégel politique, une meilleure coopération entre le Parlement et le gouvernement et l’adoption d’une législation autorisant l’Exécutif à instaurer l’état d’urgence afin de venir en aide aux populations sinistrées.
Soulignant le caractère positif de la visite du Président Préval jeudi dernier aux Gonaïves (Artibonite, nord) et de la mobilisation des parlementaires, des membres du gouvernement ainsi que du secteur privé en faveur des régions les plus affectées, le chef de la MINUSTAH dit toutefois redouter la résurgence des "traditionnelles confrontations politiques", à l’occasion des prochaines sénatoriales partielles. "La situation économique générale, encore aggravée par les ouragans, a créé un réservoir potentiel de mécontentement qui pourrait être exploité à des fins politiques", a-t-il prévenu.
Le rapport appelle les dirigeants haïtiens à poursuivre leur collaboration et invite la communauté internationale à apporter une contribution importante, non seulement sous la forme de soutien politique, mais aussi en aidant le gouvernement à fournir ce dont le pays a besoin et à renforcer ainsi sa crédibilité. Un effort conjoint indispensable pour s’assurer qu’Haïti est sur la bonne voie, a fait ressortir M. Hannabi.
Sur le plan politique, la mission onusienne participe à la préparation des élections sénatoriales partielles, qui ne pourront se tenir que "dans quatre ou cinq mois", avec un retard considérable, a annoncé le représentant spécial du Secrétaire général en insistant sur l’importance de ce scrutin.
S’agissant du renforcement de l’autorité de l’Etat, il a rappelé que, depuis l’adoption de la résolution 1780, la force de stabilisation aide les autorités haïtiennes à renforcer le contrôle des frontières terrestres et maritimes du pays.
Enfin, Hédi Hannabi a jugé vital que des progrès soient réalisés pour traiter de la situation sociale et économique d’Haïti. Les efforts de la MINUSTAH ne seront pas couronnés de succès, s’il n’y pas de perspective concrète d’amélioration des conditions de vie de la population. "Les causes des émeutes d’avril persistent", a-t-il averti, en guise de conclusion.
La MINUSTAH, dont l’actuel mandat touche à sa fin, est déployée en Haïti depuis 2004 avec un effectif de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

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