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mercredi 5 mars 2008

Réactions divergentes après l’annonce du prochain remaniement ministériel

Le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) croit qu’un remaniement ministériel est indispensable et souhaite la mise en place d’un gouvernement de coalition.
" On sait que le premier ministre est inconfortable avec certains ministres et on espère que cette fois ci il y aura un programme à la base du gouvernement", argue le sénateur Jean Hector. " Le gouvernement pluriel ne donnera pas de bons résultats mais il faut un programme à court terme notamment sur la relance de la production agricole en vue de faire baisser le coût de la vie", explique le premier sénateur de l’Ouest.
Il rend certains ministres responsables de l’inefficacité du gouvernement tout en réaffirmant sa confiance dans le tandem Préval – Alexis.
Le sénateur Anacacis croit que le gouvernement doit tenir compte de la représentativité des partis politiques au parlement, et se prononce en faveur de l’intégration d’autres partis au sein du gouvernement de coalition.
De son coté, le député de Dame Marie, Acluche Louis Jeune (OPL) ne croit pas aux nouvelles promesses du premier ministre Alexis et suggère aux députés supporteurs du gouvernement d’assumer leurs responsabilités. " Il faut des actions concrètes aujourd’hui", dit-il refusant de se prononcer sur un éventuel remaniement ministériel. Acluche Louis Jeune, un des députés à l’origine de l’interpellation du 28 février, soutient que le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, doit s’adresser au peuple pour expliquer la procédure de création des 20 000 emplois.
D’un autre coté, le député Joseph Nelson dit craindre que le programme de création de 20 000 emplois ne subisse le même sort que le PAS. Il croit que des réformes sont indispensables au sein du gouvernement et de l’administration publique, appelant entre autre au départ du ministre de l’agriculture.
Les députés avaient le 28 février dernier renouvelé leur confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis à l’issue d’une séance d’interpellation. 63 députés avaient rejeté la motion de censure présentée par les députés interpellateurs, au terme de plus de 9 heures de débat.

Le premier ministre annonce un remaniement ministériel et la création de 20 000 emplois

Le premier ministre haïtien Jacques Edouard Alexis a annoncé mardi des changements au sein du gouvernement et de l’administration haïtienne. " Le président et moi avions discuter des changements à réaliser au sein du gouvernement et nous avons pensé des reformes à entreprendre dans l’administration et ces changements seront annoncés sou peu", a-t-il précisé.
Cependant le gouvernement doit rester pluriel a souligné le premier ministre Alexis expliquant que l’idée n’est pas d’écarter des partis politiques mais de faire de plus gros efforts de cohésion et de cohérence.
" Dans l’état actuel des choses Haïti aura toujours besoin d’un gouvernement de consensus on ne peut pas faire l’économie de la diversité, il faut toujours rechercher la participation du plus grand nombre de personnes et de toutes les ressources quelque soit leur appartenance politique", a-t-il ajouté.
Le premier ministre haïtien, Jacques Édouard Alexis, auquel le Parlement vient de renouveler sa confiance, a l'intention de créer 20 000 emplois en Haïti dans les prochains mois en vue de " faire baisser le chômage massif que connaît le pays". " Les emplois ne vont pas tomber du ciel, ils vont arriver avec la création de conditions favorables à l'investissement privé, comme le renforcement de la sécurité et du système judiciaire", a expliqué M. Alexis.
En réponse aux critiques relatives à l’inaction du gouvernement face a la misère de la population, le premier ministre a indiqué vouloir apporter une aide alimentaire aux couches les plus vulnérables. " Nous allons investir plus de 500 millions de gourdes, soit 14 millions de dollars dans des programmes d'urgence. Ces sommes seront tirées du Trésor public mais aussi seront apportées par l'ONU et la Banque interaméricaine de développement (BID)", ajoute t-il.
Le premier ministre compte notamment créer un fonds de plus de huit millions de dollars de crédit en faveur de personnes économiquement faibles, de petits entrepreneurs et de petites marchandes du secteur informel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13544

Charles Henry Baker critique l’incapacité du chef gouvernement

Le chef de file du parti Respect, Charles Henry Baker, croit que 90 % de la population est insatisfaite de l’action du gouvernement qui fait montre d’incapacité face à la cherté de la vie. " 90 % de la population est dans l’opposition même si l’opposition politique formelle ne regroupe qu’un petit nombre de partis", explique M. Baker pour qui les parlementaires n’exercent pas leur rôle de contrôle du pouvoir. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Charles Henry Baker a critiqué l’action du gouvernement de Jacques Edouard Alexis au cours de ces 20 mois. Pour faire face à la vie chère le chef de file de Respect préconise les subventions aux agriculteurs afin de relancer la production nationale.
Qualifiant de tardives les annonces du gouvernement en ce sens, M. Baker rappelle que ceci devrait constituer la première priorité du premier ministre Alexis. " 60 % des familles sont toujours à la campagne, il faut uniquement leur accorder des crédits et des subventions ", dit-il donnant des garanties sur le courage et de la détermination des paysans haïtiens. Selon Charles Henry Baker, plus de 700 000 familles vivent sur leurs terres et sont pratiquement dans l’attente d’un effort des autorités.
" En accordant des subventions pour les engrais on peut faire diminuer les prix des produits alimentaires", explique t-il soulignant que l’exode rural ne peut pas empêcher la relance de la production nationale " Si chaque hectare de terre dans la plaine de l’artibonite arrive à produire 6 tonnes de riz au lieu d’un seul, avec les 80 000 hectares on atteindra presque l’autosuffisance", argue t-il.
Tout en admettant que la hausse des prix des produits pétroliers entraîne des conséquences sur la production agricole, M. Baker estime que les crédits aux agriculteurs sont incontournables.
Il croit que le gouvernement doit encourager une meilleure organisation dans le secteur agricole, ce qui a terme permettra d’exporter des produits alimentaires vers l’étranger. Interrogé sur l’annonce d’un remaniement ministériel, Charles Henry Baker rejette l’idée de replâtrage expliquant que la meilleure solution est un changement de leadership.
" Je suis déçu du comportement du premier ministre Alexis, au lieu de donner de l’argent à des manifestants pour le supporter, il devrait utiliser ces ressources pour relancer la production nationale ", ajoute Charles Henry Baker.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13543

Le CEP et le Parlement accordent la priorité au vote de la loi électorale

Les conseillers électoraux se sont entretenus hier avec les responsables des bureaux des deux chambres autour du vote de la loi électorale. Le conseiller Jacques Belzinc soutient que le CEP espérait que la loi serait votée au cours du mois de février ce qui permettrait de publier le calendrier électoral.
Pour sa part, la conseillère électorale, Ginette Chérubin, minimise les conséquences du vote tardif de la loi électorale, faisant valoir que les conseillers s’appliquent à remettre en place les structures déconcentrées du CEP. " Nous avions eu des rencontres avec les responsables de l’Office Nationale d’Identification (ONI) et de l’Organisation des Etats Américains (OEA)", dit-elle soulignant que les conseillers planchent également sur le calendrier électoral.
Par ailleurs, madame Chérubin fait remarquer que les conseillers électoraux n’ont aucun lien avec le nouveau directeur général, Pierre Louis Opont. " Les conseillers sont restés en recul, le parcours de M. Opont est éloquent de sa capacité", ajoute t-elle.
De son coté, le président du sénat, Kelly Bastien, annonce que le projet de loi électorale sera soumis aux sénateurs ce mardi. Il rappelle que le grand corps compte organiser une rencontre avec les chefs des partis politiques qui devront formuler des commentaires sur le projet de loi électorale.
Selon le président du sénat, la nomination du nouveau directeur général du CEP permettra de lancer effectivement le calendrier électoral. Des chefs de partis saluent la nomination de Pierre Louis Opont au poste de directeur général du CEP.
Le chef de file de l’Union, Chavannes Jeune, croit que la nomination d’un nouveau directeur général du CEP est une bonne nouvelle et espère que ceci permettra de lancer le processus électoral. Le pasteur Jeune invite les parlementaires à voter au plus tôt la loi électorale.
La nomination de M. Opont est bien accueillie par le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard qui réclame une plus grande implication des partis dans l’élaboration de la loi électorale et des règlements internes du CEP. Selon M. Gaillard une modification des règlements internes est nécessaire " parce que le président du CEP concentre tous les pouvoirs".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13542

Remaniement ministériel : des parlementaires se positionnent

Le sénateur Anacacis pointe du doigt des « ministres fatigués souffrant d’hypertension artérielle »
mercredi 5 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le sénateur de l’Ouest Jean Hector Anacacis (plate forme présidentielle LESPWA) s’est réjoui mardi de la décision prise par le premier ministre Jacques Edouard Alexis, après discussions avec le chef de l’Etat René Préval, de procéder avant peu à un remaniement ministériel et à des changements dans l’administration publique et la diplomatie.
Pour le parlementaire, il était plus que temps que le chef du gouvernement se débarrasse de certains ministres qui, se prévalant de leurs liens particuliers avec le président, n’exécutent pas ses instructions. M. Anacacis n’a pas voulu clairement identifier les ministres concernés, se contentant d’avancer, face à l’insistance des journalistes, qu’ils font partie des « ministres fatigués qui ont été hospitalisés pour des problèmes d’hypertension artérielle ».
Deux ministres de l’actuel gouvernement, celui de l’Agriculture, François Sevrin, et son collègue des Travaux publics, Frantz Véréla, avaient été récemment hospitalisés.
Apparemment plus prudent que son collègue de la Chambre haute, le député Steven Benoît (également de LESPWA) a affirmé attendre la liste des nouveaux ministres avant de se prononcer. Il a toutefois rappelé avoir toujours défendu le principe du remaniement ministériel du fait que « certains ministres ont fini par convaincre de leur incapacité ». Le remaniement constituait une condition au vote de confiance accordé jeudi dernier au chef du gouvernement, a-t-il ajouté, quoique, lors de la séance d’interpellation, la proposition de remaniement ministériel formulée par certains députés ne l’ajamais été sous forme d’une condition "sine qua non" au vote de confiance.
Le sénateur du Sud-est, Ricard Pierre (élu sous la bannière de l’OPL), rejette pour sa part l’idée de procéder quant à présent à des changements au sein de l’équipe gouvernementale. Ayant rencontré le premier ministre dans la matinée de mardi en compagnie de plusieurs de ses collègues, il soutient qu’il faudrait attendre les résultats d’un plan d’urgence contre la cherté de la vie dont a fait part Jacques Edouard Alexis au cours des discussions. C’est à l’aune de ce programme qu’il faudrait désormais mesurer et sanctionner éventuellement les ministres, a-t-il suggéré. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4775

Interrogations sur le voyage incognito du sénateur Ultimo Compère

Le troisième sénateur du plateau central, Ultimo Compère ( Lespwa), a laissé le pays il y a une semaine sans avoir informé le bureau du grand corps. Le sénateur Compère aurait laissé le pays au lendemain de son audition par les membres de la commission spéciale sur la nationalité. Le président du sénat, Kelly Bastien, affirme avoir entrepris des démarches afin de rétablir le contact avec le sénateur Compère, soupçonné d’être détenteur d’un passeport américain.Kelly Bastien soutient que le voyage du sénateur Ultimo Compère aux Etats-Unis a un caractère personnel puisque le bureau du grand corps n’a délégué aucun sénateur ou groupe de sénateurs en mission à l’étranger.Le président du grand corps ne sait pas s’il faut assimiler ce voyage à une défection. " Ce n’est pas ainsi qu’on quitte une institution, il faut le notifier", déclare le sénateur Bastien qui attend le rapport final de la commission.Interrogé par les journalistes sur les raisons qui auraient poussé le sénateur Compère à se réfugier aux Etats-Unis, Kelly Bastien confirme que le rapport de la commission sénatoriale sera transmis au parquet pour les suites judiciaires nécessaires. " S’il y a eu faux en écriture et fausses déclarations c’est le parquet qui s’en chargera et non le sénat", martèle le sénateur Bastien qui se demande si le sénateur Compère n’a pas choisi de jeter l’éponge." S’il accepte que ses documents ne sont pas correctes et décide de démissionner on peut dire que c’est une preuve d’honnêteté ", ajoute Kelly Bastien. Le président du grand corps estime que pour le moment il y a un flou total sur le voyage du sénateur Compère dont le dossier est complexe.Kelly Bastien soutient que le sénat n’a nullement besoin d’une majorité de 2/3 pour se prononcer sur le cas d’un sénateur qui est détenteur d’une nationalité étrangère. " Quand il s’agit d’une situation d’inconstitutionnalité, c’est le rapport de la commission qui doit apporter la solution", ajoute t-il. De son coté, le président de la commission d’enquête sur la nationalité, Youri Latortue, qui n’a pas été en mesure de confirmer la nouvelle du départ du sénateur Compère souligne que ce dernier avait un délai expirant au 5 mars pour fournir d’autres pièces à la commission. Selon le sénateur Latortue, les documents déposés par le sénateur Ultimo Compère suscitent des contradictions.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13541
Commentaires :
Il n’y aurait pas grand-chose à dire sur la défection d’un parlementaire qui a violé impunément notre Constitution et qui semble –t-il préfère sa carte de citizenship que le podium du grand corps.
Les haïtiens ne sont pas au bout de leurs surprises.
Maintenant ce Sénateur a été élu sous la bannière du mouvement LESPWA qui a porté Préval au pouvoir…
Nou gen pou nou wè anba solèy ble peyi dayiti toma-a !

mardi 4 mars 2008

Réhabiliter un lieu de mémoire ...HABITATION LECLERC

Lieu de mémoire, poumon vert, l'Habitation Leclerc combine tant d'atouts pourqu'elle passe de l'ombre à la lumière.
Perchée sur les hauteurs de Martissant, l'Habitation Leclerc est un poumon vert, un lieu de mémoire en déclin ceinturé par des bidonvilles. Ce site abritant un hôtel du même nom où des stars de Hollywood comme Roger Moore... passaient leurs vacances lorsqu'Haïti était la mecque du tourisme mondial, est toutefois en passe d'être réhabilité et valorisé.
Le 29 juin 2007, au terme de l'article premier d'un arrêté presidentiel , l'ensemble des propriétés de ce site, d'une superficie totale de 159,867,96 mètres carrés est déclaré d'utilité publique et dénommé « Parc de Martissant » traversé du nord au sud par la rue Martissant 23 et de l'est à l'ouest par la route des Dalles, précise l'arrêté dans son quatrième alinéa.

Selon le document, un jardin botanique y sera aménagé, des infrastructures de proximité à vocation environnementale, historique, culturelle, scientifique et éducative, accessibles à tous et à toutes seront aménagées. Les propriétaires et les spoliateurs du site comprenant plusieurs habitations seront expropriés conformément à l'article 36.1 de la Constitution en vigueur et à la loi du 5 septembre 1979 sur l'Expropriation forcée pour cause d'utilité publique.

En vue de mettre en oeuvre cette expropriation et de permettre à l'Etat d'acquérir officiellement les propriétés concernées, la Direction générale des Impôts (DGI), service déconcentré du ministère de l'Economie et des Finances chargé de gérer les biens du domaine privé de l'Etat et de le représenter en justice, a procédé à une opération cadastrale en novembre 2007 et la FOKAL a déjà recensé les gens habitant les résidences désignées dans l'arrêté du 29 juin 2007, a-t-on appris de sources généralement bien informées.
Suite à la publication de l'arrêté presidentiel, le 13 aout 2007, un contrat de gestion du programme de réhabilitation du Parc de Martissant a été signé entre l'Etat Haïtien engagé par le Premier ministre Jacques Edouard Alexis et Michèle Duvivier Pierre-Louis, Directrice éxécutive de la FOKAL. Selon les termes de ce contrat dont le montant n'a pas été précisé,

la FOKAL doit assurer :
- la mise en place d'une unité de gestion du parc ;
la sécurisation du périmètre boisé ;
- la création d'un arboretum devant évoluer vers un véritable jardin botanique ;
-la réhabilitation des immeubles pour la création d'infrastructures de proximité, c'est-à-dire de bâtiments et d'espaces mis à la disposition du public de manière à favoriser le développement social et la vie collective du quartier ;
- La réalisation d'un diagnostic démographique socio-économique, environnemental et infrastructurel, en vue de l'élaboration et de la mise en oeuvre d'un projet de revitalisation de quartiers dans le périmètre déclaré « Zone Réservée ».
Ce contrat de trois ans renouvelable engage aussi la Mairie de Port-au-Prince appelée à donner son plein appui au projet de création du Parc de Martissant dans le but d'assurer la durabilité, la pérennité et la réussite du projet». Ce parc est borné au nord par les héritiers Soray et les héritiers Millery ; à l'ouest par les héritiers Destouches et les héritiers Soray; au sud par les terrains de la Banque de la République d'Haïti ; et à l'est par les héritiers Fongging, la Route des Dalles et les Résidences de l'Electricité d'Haïti (ED'H).

Le projet de création du parc a été bien accueilli par le journal qui, récemment et à maintes reprises, avait tiré la sonnette d'alarme et attiré l'attention des décideurs sur la dimension historique, culturelle, stratégique et écologique de cette portion du territoire national.
Qui finance ce projet ? Quel est le montant du budget alloué ? A quel point sont les travaux ? Va-t-il avoir un déplacement de population ? ...Ce sont autant de questions auxquelles l'opinion publique attend des réponses. En attendant, l'Habitation Leclerc passe lentement, de l'ombre à la lumière. Et c'est de bonne guerre...
Roberson Alphonse et Samuel Baucicaut
Notre avis:
L’idée de revoir des gens réfléchir sur la réhabilitation et l’utilisation correcte de l’HABITATION LECLERC est un vrai motif d’espoir. Un élan pour nous pousser définitivement à croire que les choses ont changé en Haïti.
Il aura fallu plus de 22 ans pour admettre et faire comprendre aux héritiers des acquis de 1986, que l’on ne saurait prospérer en faisant de la médiocrité et de l’inconscience son cheval de bataille au nom d’un peuple sans guide et sans modèle.
Il a fallu plus de 22 ans pour comprendre que le fait que tout homme soit un homme n’insuffle pas à n’importe qui des compétences et des capacités de faire n’importe quoi , n’importe ou et n’importe comment.

Le spectacle offert à ceux qui passaient dans les environs de ce petit paradis de jadis on senti le cœur se fendre en se remémorant ce que c’était avant.
Nous avions vécu une bonne partie de notre jeunesse à Fontamarra. L’Habitation LECLERC avait toujours été notre jardin même si à l’époque déjà, le lieu avait perdu son faste d’antan.
Ce fut aussi notre terrain de chasse pour nos collections d’insectes, aussi bien la chasse aux petits oiseaux au fistibal (frondes).
Pendant les années de nos examens du baccalauréat, nous utilisions la paix et la sérénité de ces lieux pour ingurgiter nos sujets d’’histoire comme le revirement de Toussaint, de littérature française ou d’assimilation chlorophyllienne ou les propriétés chimiques du benzène


Les gens qui ont continué à mis dos à dos les différentes couches de la société haïtienne toujours caractérisée par des inégalités monstres ont voulu inversé le sens des flux inégaux en assurant la promotion d’un certain nivellement par le bas.
Le domaine de Catherine DUNHAM a donc été vandalisé squatté et converti en un vrai bidonville de merde.
Enfin c’est très prometteur de vouloir faire reluire le soleil de ces lieux.
Beaucoup d’endroits du pays attendent ainsi leur réhabilitation comme un mea culpa utile de tous ceux qui n’ont jamais compris les ficelles et les dynamiques d’une société.
A quand un peu d’attention à l’ancien hotel Simbi Continental notre vieux Hôtel Madan G
anot ?

Vaudou : au-delà du mythe

Le culte vaudou, au même titre que la sorcellerie et la magie noire, est souvent associé à des histoires de sacrifices et de potions magiques qui ont inspiré bien des films d'horreur et des romans d'épouvante.
Mais pour des milliers de disciples, ces pratiques appartiennent à la vie quotidienne. Le vaudou est-il aussi maléfique que certains le laissent entendre ?
Poupées vaudous, sacrifices d'animaux, sortilèges et zombis, le portrait du culte vaudou inspire souvent la crainte et les préjugés. L'association des étudiants antillais de l'Université Laval (l'AÉAUL) veut lever le voile sur cette religion méconnue. C'est pourquoi, le 16 février dernier, devant une salle comble, une soirée de démystification du culte vaudou a eu lieu au musée de la civilisation.
Selon Charles Leconte, président de l'AÉAUL, le culte vaudou est perçu d'une manière négative en raison de l'aura de mystère qui l'entoure. « L'aspect secret du culte vient directement du fait que sa pratique a été refoulée et diabolisée par la religion catholique. Les adeptes du vaudou (ou les vaudouisants) n'ont jamais pu pratiquer leur religion au grand jour. De là sont nés de nombreux mythes tels que les sacrifices humains et les histoires de zombification », précise-t-il.
Le vaudou tire son origine de l'Afrique, sur les rives du fleuve Mono qui sépare le Togo du Bénin. Il s'est par la suite développé en Haïti où les esclaves, la nuit tombée, entonnaient des chants et exécutaient des danses endiablées. « Le vaudou est véritablement né dans les champs de coton et de cannes à sucre. Pour les esclaves, ce culte était un lieu de refuge, un endroit où ils pouvaient se ressourcer », explique Michaël Deejtens, organisateur de la soirée de démystification et membre de l'AÉAUL

Comme le créole, le vaudou est un langage secret dont les esclaves se servaient entre eux pour communiquer et pour retrouver un peu de dignité. C'est d'ailleurs lors d'une célèbre messe (intitulée la cérémonie du Bois de Caïmans) que les esclaves, galvanisés par la danse et la communion avec les esprits (ou loas), auraient trouvé la force de se révolter en 1791 en Haïti.« Le vaudou est en fait la première forme de rébellion contre l'esclavagisme », explique Michaël Deejtens. La majorité de la population québécoise et américaine continue toutefois d'associer le vaudou aux maléfices et aux sortilèges. « Certaines pratiques du vaudou peuvent choquer. Mais elles ne sont qu'une infime partie du culte. Tout ce qui venait d'Afrique à l'époque était associé à la bestialité. La vision diabolique du vaudou est donc restée dans l'inconscient collectif », poursuit l'étudiant.Sous la présidence d'Aristide, en 2001, le vaudou est officiellement reconnu en tant que religion en Haïti, après plus de 300 ans de pratique par la population. Plus qu'une religion officielle, le vaudou est intimement lié à la culture haïtienne. « Les souffrances de mon pays sont exprimées à travers ce culte. La grande majorité des Haïtiens le pratiquent encore de nos jours », affirme pour sa part Charles Leconte.
La ville de Québec aurait-elle une communauté vaudouisante issue d'Haïti ? « La pratique est cachée, les vaudouisants eux-mêmes éprouvent une certaine gêne quant à leurs croyances. C'est pourquoi il est important de parler du culte et d'organiser des rendez-vous afin de mieux le comprendre », conclut M. Leconte.
Extrait de Agence de Presse Etudiante mondiale(28 février 2008)

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54962&PubDate=2008-03-04

L'autorité et le charisme de Wyclef Jean

Après 1997, année de la sortie de l'album Carnival, d'aucuns se sont demandé si Wyclef Jean était l'homme d'une seule illumination. Cet album solo de l'ex-Fugees avait été une révélation, non seulement pour la planète hip hop mais encore pour l'entière culture moderne de la Caraïbe et de la diaspora haïtienne. Et après? Il nous fallut attendre jusqu'à ce Carnival Vol. II/Memoirs Of And Immigrant dont on a absorbé l'intense relecture sur scène au Métropolis - hier et mercredi.
Jusqu'à une période récente, le présumé visionnaire a produit d'autres rappeurs, il leur a fait tout plein de disques généralement moyens. Le chanteur, rappeur, multi-instrumentiste et compositeur a signé trois disques solo de belle facture, mais jamais de la trempe de Carnival - The Ecleftic, Masquerade, The Preacher's Son, Welcome to Haïti Creole101... Le Carnival Vol. II? Le meilleur depuis son premier mais pas aussi marquant. Cela étant, Wyclef Jean est demeuré depuis l'artiste haïtien le plus respecté sur terre.
Dans la nuit du Nouvel An, il avait fait une apparition-surprise chez les Haïtiens de Montréal réunis au complexe Christina avec l'excellent groupe konpa Djakout Mizik. Il a remis ça cette semaine avec un ensemble de très bon niveau (batterie, percussions, tables tournantes, claviers, basse, guitare) et sa soul sista pour défendre son nouveau répertoire et quelques-uns de ses classiques.Vous vous doutez bien que ces deux soirées montréalaises ne pouvaient comprendre l'alignement de superstars invitées sur son récent album - Paul Simon, Sizzla, Shakira, Mary J.Blidge, Norah Jones, etc. Or, sa seule personne, son seul talent, son seul charisme ont amplement suffi à tatouer les mémoires de ses fans venus à sa rencontre malgré un imposant déploiement de sécurité. Hip hop oblige, on comprendra les motivations des producteurs d'assurer le décorum mais... mercredi soir, en tout cas, la foule multiculturelle (majoritairement blanche) était surtout constituée de jeunes adultes pas tout à fait redoutables.On a eu droit à près de trois heures de grande intensité sans interruption sauf peut-être les longueurs d'un concours de danse improvisé pour demoiselles volontaires. Propice à l'improvisation, ce continuum sur scène en a peut-être dérouté certains à cause des changements soudains de direction commandés par Wyclef. Manque de rigueur? Peut-être à certains moments... À mon sens, il fallait plutôt s'adapter à cette façon efficace de balancer son répertoire: l'auditoire ne fut-il pas galvanisé jusqu'à la fin?Tant de styles on mijoté dans la marmite de Wyclef: piano intimiste, rock assez corrosif, baratin hip hop avec codes gestuels assortis, soul profondément afro-américaine, gospel, blues, folk blanc, pop blanche d'Occident, pop indienne sauce Bollywood, pop latino-américaine, évocations de Carlos Santana (Samba Pa'Ti) et de Lou Reed (Walk On The Wild Side), marées de roots reggae (No Woman, No Cry), échos de Bob Marley, Jimmy Cliff, Bunny Wailer ou Peter Tosh, reggae rock, soupçon de guitare jazz, rara et konpa d'Haïti. On n'a plus le hip hop qu'on avait!Au programme: nostalgie, tristesse, colère, agressivité, incitation à la fête, engagement et discours critique (mentions spéciales à George W. Bush, sarcasmes adressés au leader afro-musulman Louis Farrakhan, remarques polissonnes à Barack Obama et Hillary Clinton, etc.), quête de l'identité pour les réfugiés culturels, affection sincère pour le public de Montréal, allégeance à la diaspora haïtienne (créole à l'appui), pacifisme fervent («we all need to stop the fighting»).

Bien qu'il soit établi à New York depuis l'enfance, Wyclef Jean peut être considéré comme le Bob Marley de sa génération. Ce qu'on a vu et entendu cette semaine mène à conclure qu'il a le charisme et le leadership du plus grand rassembleur caribéen depuis que Bob est passé à une autre dimension. «It's so motha'fucking sunny inside!», nous a-t-il d'ailleurs révélé vers la fin de cette prestation plus que généreuse.

Alain Brunet, La Presse, vendredi 29 février 2008


http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54961

Pour relancer les exportations de mangues

Une vingtaine d'ingénieurs-agronomes, tous de hauts cadres du ministère haïtien de l'agriculture des Ressources naturelles et du développement rural (MARNDR) participent à un séminaire de formation, du 1er au 5 mars 2008, afin de devenir des superviseurs au sein des usines de traitement des mangues.
« Je veux profiter de cette occasion pour faire ressortir l'importance du contrôle sanitaire dans les relations commerciales internationales », a affirmé le coordonnateur de la filière Protection sanitaire au ministère de l'Agriculture le Dr Max Millien rappelant la nécessité de contrôler les produits destinés à l'exportation qu'ils soient végétaux ou animaux.
Ce séminaire de formation, précise le Dr Max Millien, s'inscrit dans la politique de renouveau de la direction de la protection végétale du ministère de l'Agriculture afin de renforcer la supervision. Suite à la suspension des exportations des mangues vers les Etats-Unis d'Amérique.

Décrétée le 2 juillet par les autorités du Département de l'Agriculture américain (USDA), la mesure d'interdiction a été rendue publique en Haïti le 6 juillet par le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Joanas Gué, à la suite d'une série d'examens menés le 25 juin puis le 2 juillet par le USDA et qui ont révélé la présence de larves vivantes d'un insecte volant (la trozophille melanogaster) dans des caisses de mangues en provenance d'Haïti.
Le 17 juillet l'agr Joanas Gué avait affirmé que six usines avaient reçu leur certification pour commencer le traitement. Preuve, selon lui, que toutes les normes sont respectées en termes d'équipements et de processus de traitement.

Haïti mise à nu

La poussière, le manque de communication, l'improvisation et l'absence des secteurs privés de production sont le lot de misère sous lequel débute la troisième édition de la foire binationale écotouristique et de production hébergée à Belladère - Haïti.
Maisons et routes en chantier, écoliers et élèves mis en congé jusqu'au 25 mars, va et vient de piétons, de motocyclettes et de voitures dans des rues poussiéreuses...

Belladère, hôte motivée, haletante et désemparée, a accueilli, samedi 1er mars, la cérémonie d'ouverture de la troisième édition de la foire binationale écotouristique et de production organisée jusqu'au 16 mars.
La poussière qui enveloppe la ville et déjà de très faible capacité d'accueil, le manque de communication et l'improvisation qui caractérisent l'organisation de cette activité donnent énormément du fil à retordre aux participants.
Les 120 millions de gourdes votées par le Parlement en 2007 pour les travaux de réparation, d'aménagement de la ville et de la réalisation de l'événement n'ont pas eu le temps d'être investis complètement. « Il est patent que l'argent n'a pas été dépensé, affirme Roosevelt Joly, un jeune entrepreneur Belladèrois. Les responsables ont acheté quelques gallons de peinture à l'eau pour les travaux d'entretien, disent-ils. »

La lumière n'éclaire que le site de la foire et son voisinage laissant le reste de la ville dans le noir. « Les transformateurs étaient tombés en panne depuis plusieurs mois, dit le commerçant. On a promis de les remplacer, mais rien de concret n'a été fait pour permettre à la ville de bénéficier des retombées de cette foire. »Petite organisation, gros prix

Le prix exhorbitant des rares chambres d'hôtels payées d'avance, et celui des maisonnettes privées louées pour l'occasion dominent les conversations. La location des kiosques et la vente des produits de la foire sont loin d'attirer entrepreneurs et acheteurs. « Comment peut-on passer le temps prévu quand on paie de ses yeux une petite chambre et achète dans une activité de si grande envergure des produits de détaillants », se demande un participant venu de la diaspora. Les secteurs privés des affaires des deux Etats participent timidement à cet événement qui semble d'une importance capitale pour les deux gouvernements et des organisations oeuvrant dans les domaines de l'environnement, du tourisme et du développement.

Une bonne partie des tentes attendaient preneurs jusqu'à dimanche soir. Les premières conférences n'ont pas réuni beaucoup de jeunes en raison du manque de communication et les participants qui s'attendaient à une soirée d'ouverture des plus riches étaient obligés de vider les lieux après que le seul groupe haïtien invité à cette soirée ont plié bagage, faute d'une sonorisation satisfaisante.
Les communes frontalières isolées et enclavées
L'expression du visage de Belladère témoigne de l'enclavement des communes limitrophes d'Haïti, souligne Patrick Robasson, député de Anse-à-Pitres et président du groupe des parlementaires pour le développement frontalier. Cette commune du département du Sud-Est doit partager avec Pedernales en 2010 la quatrième édition de la foire.
Le maire de Belladère a profité de la présence des officiels des deux gouvernements pour en appeler à la responsabilité haïtienne. « Il est temps de cesser d'être un Etat approximatif pour fonder un Etat réel qui s'appuie sur la recherche de la prospérité », a martelé Lucner Emile.
Le maire plaide pour la mise en place de structures et d'infrastructures capables de répondre aux besoins de la population haïtienne. « A Belladère, des enfants haïtiens vont parfois à l'école en République Dominicaine, affirme-t-il.
Est-il possible d'avoir à la fois des enfants haïtiens et des élèves dominicains. »Affermir les assises de coopérationMusique, animations culturelles, artisanat, produits agricoles, enfants, jeunes et adultes haïtiens et dominicains se côtoient sur ce site qui devait être aménagé pour accueillir entre 30 et 40 000 visiteurs. Placée sur le thème « les petites entreprises écotouristique et la gestion rationnelle des bassins versants frontaliers », la troisième édition de cette foire biennale qui réunit la production haïtienne et dominicaine sur un même site, selon les organisateurs, poursuit son objectif d'approfondir la fraternité entre les deux peuples pour une quatrième année.
« Cet événement vient affermir les assises de coopération des deux États, au double plan économique et environnemental, dans une perspective de mieux-être partagé, par le développement binational durable », a fait remarquer Jean Marie Claude Germain.Le temps des amoursLe premier sénateur du département du Centre, Edmonde Supplice Beauzile également présidente d'honneur de la foire, qui s'exprimait dans les deux langues, estime que les deux républiques soeurs étant sur une même île ont tout à gagner.« Il s'agit de se donner les moyens opportuns pour bousculer le mur de l'ignorance et de l'incompréhension qu'une certaine histoire a dessiné entre ces deux pays qui forment une communauté involontaire de risques partagés », dit-elle tout en surnommant cet événement « foire des peuples des terres mêlées ».
L'évêque de Hinche, Mgr Louis Kébreau qui, par décision du Pape Benoît XVI a été nommé à l'archevêché du Cap-Haïtien, plaide, quant à lui, pour la régénération de notre environnement malade.

Selon le prélat, Haïti est en mal de leader capable de le conduire à une vraie unification.En dépit des mauvaises notes dues au manque de planification de cet événement, Joseph Anthony Desmaret, maire adjoint de Spring Valley et président de Haitian american diaspora organization foundation (HADOF), pense qu'après cette foire, les travaux doivent se poursuivre à Belladère afin qu'Haïti puisse disposer enfin d'une ville moderne.Entre-temps, la fièvre du plaisir gagne la ville de Belladère où jeunes et vieux se partagent culture, plaisir et produits. En détail bien sûr.
Lima
Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com

Vatican : Un prêtre d’Haïti élevé au rang d’évêque par Benoît XVI


lundi 3 mars 2008
Miami (Florida) 03 mars 08 [AlterPresse] --- Le révérend père haïtien de l’église catholique romaine, Jean Pierre, curé de la paroisse de Saint -James, dans la ville de North Miami, vient d’être élevé au rang d’évêque par le Pape Josepf Ratsinger dit Benoît XVI, selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.
"Cette distinction est dédiée à toute la communauté haïtienne", a déclaré à AlterPresse Monseigneur Jean Pierre, en marge de la cérémonie religieuse.
La cérémonie s’est déroulée, le dimanche 2 mars 2008, à la cathédrale Sainte Mary à Miami, dans une atmosphère de fête et en présence de nombreux fidèles venus assister à la bénédiction du titre honorifique décerné par Benoît XVI au prêtre haïtien.
L’archevêque de Miami, Mgr. John Favalora, qui a dit la messe de circonstance, a vanté les qualités du prêtre Jean Pierre au sein de la communauté haïtienne de Miami.
Originaire de Thomonde (Plateau Central), à environ une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale Port-au-Prince, le nouvel évêque œuvre depuis plus d’une dizaine d’années à la tête de l’église Saint-James.
Un des chefs de file du mouvement en faveur de la légalisation des sans papiers haïtiens, il a souvent pris position publiquement aux côtés de la hiérarchie catholique de Miami en faveur du statut temporaire (en anglais TPS) pour les réfugiés haïtiens.
Jean Pierre a été également co-signataire d’une déclaration conjointe avec l’archevêque Favalora en 2004, condamnant la politique raciste de l’administration américaine refusant le statut temporaire aux sans papiers haïtiens, après le passage (septembre 2004) de la tempête tropicale Jeanne aux Gonaïves, la cité de l’indépendance d’Haïti à 171 kilomètres au nord de Port-au-Prince.
De nombreux activistes des droits des réfugiés considèrent positive la lettre que le président René Garcia Préval a adressée à son homologue étatsunien, George Walker Bush, le 7 février 2008, sollicitant l’arrêt des déportations et un statut temporaire pour les réfugiés en situation irrégulière.
Mgr Jean Pierre est le deuxième ressortissant haïtien à bénéficier de ce titre honorifique, après Monseigneur Gérard Darbouze, élevé à ce rang par le Pape Jean Paul II. [pe rc apr 03/03/2008 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7004

Jacques-Edouard Alexis représentera Haïti au sommet du Groupe de Rio

Le Premier ministre remplacera le Président René Préval initialement attendu jeudi et vendredi à Santo Domingo ; la présence du chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, également confirmée
lundi 3 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis conduira la délégation haïtienne au XXe sommet du Groupe de Rio qu’accueille jeudi et vendredi la République Dominicaine, remplaçant ainsi le Président René Préval dont la participation avait été initialement annoncée.
Une dépêche de l’agence espagnole EFE informe qu’à Santo Domingo, le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, n’a avancé aucune raison pour justifier l’absence du chef de l’Etat haïtien qui devait être l’invité spécial de cette rencontre politique régionale à laquelle prendront part une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza.
Le Premier ministre Alexis sera notamment accompagné du chancelier Jean Rénald Clérismé.
En outre, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti et chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, est également attendu dans la capitale dominicaine.
Selon l’agence en ligne dominicaine Espacinsular, une session spéciale du sommet sera consacrée vendredi à Haïti. Les 20 pays membres du Groupe de Rio devraient, à cette occasion, apporter leur appui au processus politique, économiquge et social en cours dans le pays.
L’intégration d’Haïti à ce mécanisme régional de consultations politiques sera également envisagée.
L’énergie, les désastres naturels et le développement seront les principaux thèmes du sommet dont les conclusions feront l’objet d’une déclaration finale intitulée Déclaration de Santo Domingo.
Les sessions de travail se dérouleront à la chancellerie dominicaine et un dîner sera offert par le Président Leonel Fernàndez qui accueillera au Palais National (siège de la Présidence) ses homologues latinoaméricains.
Parmi les dirigeants politiques devant arriver jeudi à Santo Domingo figurent les Présidents brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva, argentin Cristina Fernàndez de Kirchner, chilien Michelle Bachelet, nicaraguéen Daniel Ortega, colombien Alvaro Uribe et vénézuélien Hugo Chàvez. Ces deux derniers sont pratiquement en guerre depuis la mort samedi du numéro deux de la guérilla colombienne FARC, Raùl Reyes, au cours d’une attaque de l’armée colombienne en territoire équatorien. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4770

Jacques-Edouard Alexis représentera Haïti au sommet du Groupe de Rio

Le Premier ministre remplacera le Président René Préval initialement attendu jeudi et vendredi à Santo Domingo ; la présence du chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, également confirmée
lundi 3 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis conduira la délégation haïtienne au XXe sommet du Groupe de Rio qu’accueille jeudi et vendredi la République Dominicaine, remplaçant ainsi le Président René Préval dont la participation avait été initialement annoncée.
Une dépêche de l’agence espagnole EFE informe qu’à Santo Domingo, le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, n’a avancé aucune raison pour justifier l’absence du chef de l’Etat haïtien qui devait être l’invité spécial de cette rencontre politique régionale à laquelle prendront part une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza.
Le Premier ministre Alexis sera notamment accompagné du chancelier Jean Rénald Clérismé.
En outre, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti et chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, est également attendu dans la capitale dominicaine.
Selon l’agence en ligne dominicaine Espacinsular, une session spéciale du sommet sera consacrée vendredi à Haïti. Les 20 pays membres du Groupe de Rio devraient, à cette occasion, apporter leur appui au processus politique, économiquge et social en cours dans le pays.
L’intégration d’Haïti à ce mécanisme régional de consultations politiques sera également envisagée.
L’énergie, les désastres naturels et le développement seront les principaux thèmes du sommet dont les conclusions feront l’objet d’une déclaration finale intitulée Déclaration de Santo Domingo.
Les sessions de travail se dérouleront à la chancellerie dominicaine et un dîner sera offert par le Président Leonel Fernàndez qui accueillera au Palais National (siège de la Présidence) ses homologues latinoaméricains.
Parmi les dirigeants politiques devant arriver jeudi à Santo Domingo figurent les Présidents brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva, argentin Cristina Fernàndez de Kirchner, chilien Michelle Bachelet, nicaraguéen Daniel Ortega, colombien Alvaro Uribe et vénézuélien Hugo Chàvez. Ces deux derniers sont pratiquement en guerre depuis la mort samedi du numéro deux de la guérilla colombienne FARC, Raùl Reyes, au cours d’une attaque de l’armée colombienne en territoire équatorien.

spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4770

Nationalité : Le Sénateur Ultimo Compère aurait fait défection

En voyage à l’étranger depuis une semaine, le parlementaire de Lespwa, accusé d’être détenteur d’un passeport américain, aurait abandonné son siège
lundi 3 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le Sénateur Ultimo Compère, élu sous la bannière de la plateforme présidentielle Lespwa dans le Centre et soupçonné d’être de nationalité américaine, se serait enfui à l’étranger depuis une semaine, selon des rumeurs de plus en plus intenses au Parlement.
Sans être en mesure de confirmer le retrait de son collègue, le président du Sénat, Kelly Bastien, a indiqué lundi que M. Compère a laissé le pays depuis mardi dernier. Il dit s’étonner de cette absence prolongée d’autant plus suspecte que le bureau de la Chambre haute n’a pas été informé de l’objectif du voyage du Sénateur qui intervient au moment où la commission sénatoriale sur la nationalité a relevé des contradictions dans les documents fournis par l’intéressé.
Le Sénateur Bastien affirme attendre des explications du troisième Sénateur du Plateau Central qui, en aucun cas, ne saurait quitter l’institution parlementaire à la sauvette. Des démarches sont en cours en vue de clarifier la situation d’Ultimo Compère qui devrait faire l’objet des suites légales nécessaires.
Pour sa part, le président de la commission sur la nationalité, Youri Latortue, a averti que le présumé déserteur doit faire le dépôt complet de ses pièces mercredi au plus tard. Le premier Sénateur de l’Artibonite soutient que l’analyse préliminaire du dossier de Compère a paru très problématique lors d’une analyse préliminaire.
Des informations crédibles laissent croire que le Sénateur du Plateau Central serait titulaire d’un passeport américain qui arrivera à expiration le 4 octobre 2014. La commission parlementaire détiendrait contre Compère des preuves accablantes fournies par le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé et le directeur général du service de l’immigration, l’ex-général Roland Chavannes.
Affirmant être issu d’une famille d’anciens exilés qui avaient été victimes de persécutions politiques sous la dictature des Duvalier, l’élu de Lespwa ne décolérait pas, il y a quelques jours, contre son collègue du Sud Gabriel Fortuné qui avait vendu la mèche. Ce dernier a été également à l’origine d’attaques répétées contre le vice-président du Sénat, Rudolph Boulos, accusé d’être également un ressortissant américain. Représentant de la Fusion des sociaux-démocrates, ce dernier a catégoriquement rejeté ces allégations, se posant en victime d’un "lynchage politique".
Outre des Sénateurs, au moins une dizaine de Députés et des ministres, en nombre indéterminé, seraient également de nationalité étrangère. Le ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil a soumis ses pièces la semaine dernière à la commission sur la nationalité tandis que son collègue de la justice, René Magloire a refusé de remettre son dossier arguant de la nécessité de solliciter l’autorisation de ses supérieurs hiérarchiques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4771

Premières images de la 3e Foire binationale écotouristique et de production

La 3e Foire binationale écotouristique et de production a été inaugurée ce samedi 1er mars comme il a été annoncé par les organisateurs.
Sur le site de la foire, installé sur la ferme agricole de Belladère, des stands de 24 et de 12 mètres carrés ainsi que des podiums devant accueillir les groupes musicaux et culturels ont été aménagés.
Déjà la veille, « pour le moins, 5,000 visiteuses et visiteurs se trouvaient sur place.
Pour les loger, les hôtels disponibles n’ayant pas la capacité suffisante d’accueil, des accommodements ont lieu avec certains habitants, lors même qu’une bonne partie de la population n’est pas tellement impliquée dans la foire proprement dite », avait rapporté, vendredi, AlterPresse, citant un des membres organisateurs.

Environ 30 à 40 000 visiteurs sont attendus à la foire qui doit durer une quinzaine de jours. Dans l’une de nos prochaines éditions, nous nous proposerons à nos lecteurs un reportage complet sur le déroulement des premiers jours de cette manifestation tenue à l’effet de rapprocher les deux peuples de l’île.
lundi 3 mars 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11607

AGRICULTURE/TECHNOLOGIE / De nouvelles machines agricoles dans la Vallée de l’Artibonite

Par Alix Laroche
alixlaroche@lematinhaiti.com
La Vallée de l’Artibonite vient d’être dotée de nouvelles machines agricoles sophistiquées. La remise officielle de ces équipements lourds, aux responsables de l’Organisme de développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA), a eu lieu, le mercredi 27 février.
Il s’agit entre autres de huit tracteurs agricoles, de deux génératrices de 170 kw chacune, d’une plate-forme (low-boy), de deux excavatrices pour travaux de curage, d’un Rotary Tiller (AgriRovator), d’un rouleau compacteur, des motoculteurs. Ces équipements, destinés à renforcer la production agricole dans la vallée, ont sollicité des débours de l’ordre de 1,3 millions de dollars américains, soit 50 millions de gourdes, à en croire les responsables du ministère de l’Agriculture.
Cet argent qui provient de la Banque interaméricaine de développement (Bid), est un prêt à l’État haïtien, suite à un accord qui a été signé, le 18 janvier 2007, entre le ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), François Séverin, et les représentants de ladite banque en Haïti.
À la cérémonie de remise, l’accent a été surtout mis sur la nécessité de bien entretenir les matériels. « Pour les protéger aussi longtemps que possible, un système de gestion doit être mis en place avec la participation des techniciens et des utilisateurs », a soutenu le directeur général de l’ODVA, Vilna Josaphat, qui envisage des séances de formation à court et à long termes au profit des techniciens et des utilisateurs.
De leur côté, des cultivateurs de la Vallée de l’Artibonite en ont profité pour présenter leurs cahiers de charge : canaux d’irrigation dans certaines sections communales ; disponibilité d’engrais, de crédit agricole, d’encadrements ; maintien des projets de production de semences et de construction de moulins pour la préparation finale du riz.
Un de ces cultivateurs a dit déplorer que l’ODVA dispose d’un budget annuel de 47 millions de gourdes, alors que 4 millions seulement sont allouées au développement de la vallée. La balance de 43 millions couvre les salaires des employés, a-t-il affirmé. « Ce n’est pas possible. C’est une aberration », s’est-il lamenté.
Le député de Desdunes, LouisJeune Levaillant (Fusion), qui a plaidé pour le développement agricole réel de la région de l’Artibonite, a promis d’intervenir pour une plus grande enveloppe au ministère de l’Agriculture et à l’ODVA, à l’occasion du vote prochain du Budget rectificatif.
Le ministre de l’Agriculture, l’agronome François Séverin a souligné les progrès déjà accomplis dans le secteur agricole de la Vallée de l’Artibonite. Toutefois, a-t-il constaté, l’implantation d’autres projets de développement agricole dans tout le département de l’Artibonite est une urgence, tout comme il est une priorité de trouver une solution au problème de l’irrigation des terres cultivables.
Outre les officiels de Port-auPrince, dont un représentant du Premier ministre Jacques Édouard Alexis, Hermogène Durand, et quelques élus locaux, la cérémonie s’était déroulée en présence des notables de la Vallée de l’Artibonite et des membres d’organisations de base de planteurs de la région. Elle s’est clôturée par la visite du Canal Artibonite Sud, du barrage de Canneau, de la Ferme de Mauger et de Villard (Fossé Naboth Ouest).lundi 3 mars 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11598
Notre avis:
C’est tout à fait compréhensible que les nouvelles parlent de ce genre d’actualité. Après avoir été la cible préférée des députés et de tous ceux qui considèrent comme un fait l’échec du gouvernement de Jacques Edouard Alexis, le ministre de l’agriculture vit probablement ces derniers jours.
Il est certain qu’il n’est pas difficile d’échouer comme ministre de l’agriculture en Haïti. Les agronomes et techniciens chevronnés le savent. Il se pourrait qu’il soit très difficile de pouvoir combler ce poste en cas de vacance ou de démission. Car la relance de la production nationale ne peut pas se faire du jour au lendemain dans un secteur ou tout reste à faire. Comme partout et en tou en Haïti.
Bonne initiative quand même si elle ne rentre pas dans une politique de démagogie du genre cacher le soleil avec un doigt.
Ce qui est rageant c’est que tout ce quis e fait en Haiti est financé par les institutions étrangères. Le projet le plus insignifiant comme par exemple celui qui visait à changer le visage de la zone du Bel Air (12.000 dollars) a été aussi financé et en plus le pape du CNDDR a fait un discours disproportionné par rapport à l’envergure financière du projet !
Mais bon ..Welcome to Haïti !
HRV

lundi 3 mars 2008

L’Équateur et la Colombie passent par le pire moment et leur relation tient à un fil

APRÈS L’ATTAQUE
Quito. -
La relation conflictuelle entre l’Équateur et la Colombie des dernières années passe aujourd'hui par son pire moment, où le bon voisinage entre les deux pays tient à un fil après l'incursion armée colombienne contre les FARC en territoire équatorien.
Le bombardement d'une base clandestine rebelle, samedi à l'aube exécuté en zone équatorienne connue comme Angostura, à quelques trois kilomètres de la frontière , et de l'incursion de troupes colombiennes pour dégager les cadavres de deux chefs rebelles, a provoqué une escarmouche diplomatique complexe.
Des justifications, accusations, vérités et mensonges, ils ont tout dit durant ces dernières 72 heures les gouvernements Quito et de Bogota sur les événements qui ont terminé avec la vie de celui qui est considéré « numéro deux » des FARC, « Raúl Reyes », et d'dix-neuf autres guérilleros.
Le Gouvernement du président Álvaro Uribe a présenté des excuses à celui du président équatorien de Rafaël Correa, pour l'incursion « d’hélicoptères colombiens » et militaires dans ce pays, pour surveiller l’opération militaire et ramener les cadavres de « Reyes » et « de Julian Conrado ».
Cette excuse a causé la colère immédiate de Correa, qui dans une allocution télévisée dirigée à la nation, s’en est pris à Uribe, en affirmant que la Colombie a bombardé son territoire et a massacré le groupe de guérilleros pendant qu’ils dormaient.
Courroie a retiré à son ambassadeur à Bogota, Francisco Suéscum, et a ordonné l'expulsion de l’ambassadeur colombien à Quito, Carlos Holguín, outre le renforcement militaire de la frontière.
Presque simultanément, le directeur de la Police colombienne, Oscar Naranjo, annonçait qu’il détenait des documents saisis lors de l'opération militaire contre le groupe rebelle, qui confirmaient apparemment des supposés « compromis » du Gouvernement de Correa avec les FARC.
Ce fait a été réfuté presqu'immédiatement par Quito, qui a considéré cette accusation comme un «subterfuge » pour couvrir « la violation flagrante » de la souveraineté équatorienne.
Ce type de désaccords, bien qu'ils paraissent maintenant dépasser le seuil de tolérance des deux pays, ont été déjà répétés à plus petite échelle dans le passé. Selon la chancelier équatorienne, María Isabel Salvador, ce dernier fait est le plus grave, mais aussi elle reste préoccupée par le fait que la Colombie n'ait pas donné de réponses satisfaisantes à d'autres incidents passés, certains de d'eux admis par le Gouvernement de Bogota.
Le lancement d'une grenade sur une population équatorienne, le décès d'un commerçant la même nationalité sur le pont international qui unit les deux pays, par des militaires colombiens, et le « survol » d'hélicoptères armés de la Colombie dans des zones de l'Équateur, font partie de cette historique.
En outre, Équateur étudie aussi la possibilité de présenter une demande contre la Colombie dans la Cour Internationale de Justice de la Haye, pour l'utilisation de l'herbicide « glifosato » dans les fumigations antidrogues aériennes sur la ligne frontalière.
Selon l’Équateur, le glifosato non seulement a détruit des plantations de coca et coquelicot du côté colombien, mais, entraîné par le vent, a causé des « dommages irréparables » à des populations et l'environnement du côté équatorien.
À la liste de réclamations on ajoute aussi quelques conflits commerciaux qui ont causé des moments de basse tension entre les deux pays.
Mais, au-delà de cela, à la frontière, chacun de son côté, on trouve les FARC, l'Armée colombienne et les Forces Armées de l'Équateur, aussi bien que la population civile qui, du côté colombien, a souffert surtout de la rigueur de la guerre depuis un demi - siècle.

Source: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=50248
Traduction JJ pour Haïti Recto Verso

Fidel Castro responsabilise les Etats-Unis d’Amérique d'une guerre entre la Colombie, le Venezuela et l'Équateur

LA HAVANE. - Le chef cubain Fidel Castro a accusé les Etats-Unis du fait que l’ on écoute « avec force » les « trompetas de guerre » en Colombie, au Vénézuéla et en Équateur à cause d’une opération armée durant laquelle a été FARC, selon un article publié ce lundi dans la presse.
« On écoute avec force dans le sud de notre continent les trompettes de la guerre, suite aux plans génocidaires de l'empire yanqui. Rien de nouveau ! C’était prévu ! « , a dit Castro.
Dans sa colonne « Réflexions du compagnon Fidel », publiée dans les pages du journal officiel Granma, l'ex dirigeant - il a renoncé il y a deux semaines - se réfère à la crise entre les trois pays sud-américains en mentionnant que le président équatorien Rafaël Correa ne pourra pas assister ce lundi à un congrès d'économistes à Cuba, comme prévu.
Correa, que Castro a appelé « notre cher ami », était l'orateur central de la Rencontre sur la Globalisation et les Problèmes du Développement, au cours de l'inauguration de laquelle il allait dicter une conférence le lundi après-midi, mais il a du annuler le voyage pour s'occuper de la situation de tension avec la Colombie.
Le Venezuela - principal ami Cuba- et Équateur ont fermé leurs ambassades à Bogota et ont mobilisé des troupes à la frontière avec la Colombie, dans le cadre de la crise diplomatique déliée le week-end par une attaque de militaires colombiens en territoire équatorien, à l’issue de laquelle est mort le numéro deux de la guérilla des FARC, Raúl Reyes.
À plusieurs reprises Cuba s’est déclaré disposé à collaborer avec une sortie de crise en Colombie, avec des gestions ou comme siège de dialogues entre le gouvernement colombien - allié de Washington et les guérillas, y compris les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), principale force rebelle qui opère dans ce pays.

Sources : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=50249
Traduction : Dr JJ pour Haïti Recto Verso

Le chef de la Police de Colombie accuse le Vénézuela d’avoir donné 300 millions dollars au FARC

DÉTAILS
BOGOTA. - Le directeur de la Police de la Colombie, général Ascar Naranjo, a révélé aujourd'hui de nouveaux détails concernant les documents archivés sur les disques durs des ordinateurs confisqués au numéro deux des FARC, décédé « Raúl Reyes », et a indiqué que ceux-ci rendent compte de liens existants entre le gouvernement vénézuélien et le groupe guerrillero colombien.
Naranjo a affirmé que dans un rapport du chef insurgé « Iván Márquez » au secrétariat (coupole) du FARC on assure que les rebelles ont reçu du Vénézuéla quelques 300 millions de dollars.
Selon le fonctionnaire, cet apport a été donné après une rencontre de deux jours entre « Márquez » et le ministre d'Intérieur du Vénézuéla, Ramón Rodriguez Chacín.
« Et de la même façon qu’il existe une information qui compromet le ministre de la Sécurité de l'Équateur, Gustavo Larrea, il y a aussi une information qui compromet à Rodriguez Chacín. Nous avons trouvé des photos de personnages qui se sont trouvés avec les guérilleros ", a déclaré Naranjo.
La haut commandement de la police a en outre révélé que le groupe insurgé avait livré 100 millions de pesos (quelque 50.000 dollars selon le taux de change d’aujourd’hui) au président du Vénézuéla, Hugo Chavez, quand celui-ci a été emprisonné durant les années quatre-vingt-dix.
Il a ajouté qu'il existe une lettre que le Leader Maximo des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), alias « Manuel Marulanda », a envoyée à Chávez, dans laquelle l'insurgé manifeste au mandataire sa solidarité militaire dans le cas d’une éventuelle attaque armée des Etats-Unis contre le Vénézuéla. « Cela démontre les rapprochements implicites et l'alliance dans des termes armés entre la FARC et le gouvernement du Vénézuéla », a-t-il ajouté. Il a aussi indiqué que le groupe rebelle a envoyé de la drogue au Mexique et a acquis commercialisé 50 kilos d'uranium.
Le décès de « Reyes » en territoire équatorien a provoqué une crise diplomatique entre la Colombie et l'Équateur et a accentué la tension qui existe depuis des mois entre Bogota et le gouvernement du Vénézuéla, qui a ordonné ce dimanche militariser la frontière commune et retirer tout le personnel de son ambassade en territoire colombien.
L’Équateur, pour sa part, a décidé de retirer définitivement son représentant en Colombie, Francisco Suescum, d'expulser de son territoire l'ambassadeur de Bogota à Quito, Carlos Holguín, et de militariser la zone frontalière.
Selon des rapports préliminaires du gouvernement colombien, entre les documents trouvés dans les ordinateurs du rebelle on trouve une lettre dans laquelle « Reyes » informe la direction du groupe sur les contacts avec Larrea.
Le fait a été rejeté par le gouvernement de l’Équateur, qui a assuré que Bogota a lancé cette accusation pour distraire l'attention sur la gravité dans la dénonciation sur la violation à sa souveraineté qui a été commise pour éliminer le chef insurgé.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=50264

Traduction DrJJ pour HRV

Le parquet poursuit sa politique de libération en dépit des critiques

49 personnes ont été libérées vendredi dernier par le parquet de Port-au-Prince dans le cadre de la politique de décongestionnement de la prison civile et de la lutte contre la détention préventive prolongée.
8 femmes, 5 enfants et 36 hommes ont été remis en liberté a indiqué le substitut du commissaire du gouvernement, Félix Léger. Il soutient que parmi ces individus certains avaient commis des délits mineurs et d’autres n’avaient jamais pu voir leur juge après trois ans de détention.
Ces libérations ont suscités de vives critiques de la part de plusieurs personnalités dont des membres du gouvernement.Le substitut du commissaire du gouvernement, Félix Léger, rétorque que le parquet n’a jamais libéré des détenus mais a uniquement exécuté des décisions de justice. " Nous sommes déterminés à résoudre le problème de la prison civile, nous voulons poursuivre ceux qui doivent être poursuivis et libérer ceux qui ne doivent pas être gardés en prison ", martèle t-il.
Le président de la commission nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion, (CNDDR), Alix Fils Aimé a été récemment convoqué par le parquet en raison vraisemblablement de ses prises de positions contre la libération de certains criminels.
M. Fils Aimé refuse de répondre à la convocation du parquet qualifiant de regrettable le comportement de certaines gens qui utilisent leur position pour persécuter des hauts fonctionnaires de l’état. "L’usage abusif, intempestif, répété et illégal de la fonction de commissaire du gouvernement constitue un facteur de déstabilisation de l’Etat, particulièrement de la Police Nationale d’Haïti", ajoute t-il.
Qualifiant cet acte d’arbitraire, Alix Fils Aimé soutient qu’un responsable ne doit pas abuser de sa fonction. " Je ne l’accepte pas, le chef de l’état, le premier ministre et le peuple haïtien ne l’acceptent pas", dit-il soulignant que le chef du parquet n’a pas qualité pour le convoquer.
Le secrétaire d’état à la justice, chargé de la réforme judiciaire, Daniel Jean, avait dénoncé une dérive de certains magistrats qui libèrent des bandits en raison de l’insuffisance de preuve dans les dossiers de la police. " Le rôle du juge instructeur et du commissaire du gouvernement est de trouver les éléments de preuve manquants afin de faire avancer le dossier", fait remarquer M. Jean. " Lorsque vous avez un système basé uniquement sur le pouvoir discrétionnaire des juges on risque des dérives", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13537
Commentaires :
L’interpellation du Premier Ministre haïtien Jacques Edouard Alexis avait complètement envoyé aux oubliettes cette nouvelle confrontation entre l’omniprésent-commissaire-du-gouvernement-en-matière-de-scandale et le président de la Commission de désarmement et réinsertion.
Quand nous avons l’article faisant état de ce nouveau conflit avec le Commissaire du Gouvernement nous étions sur le point d’envoyer un courrier à la LHPDJ (Ligue Haïtienne pour la promotion du Droit et de la Justice afin d’être informé une fois pour toute sur les fonctions du Commissaire du gouvernement.
Il est impossible de déterminer les attributions de celui qui détient ce poste en observant le comportement et les attitudes de Maître Claudy Gassant. De l’extérieur se dégage l’impression que ce Monsieur vit de scandales en scandales.
Dans un pays ou la lutte contre la corruption devrait être la règle il est difficile de recenser une action positive concrète venant du commissaire.
Pourtant la population se rappelle encore des démêlées avec le chef de la police, de l’arrestation arbitraire de Charles Jean Evens directeur de l’APN, les libérations intempestives favorisant des bandits de grand chemin, l’arrestation d’un citoyen dont la voiture n’aurait pas libéré la route pour le passage du convoi du commissaire. Pendant ce temps la justice a du mal à contribuer de façon efficace à l’amélioration du climat sécuritaire. Tout le monde c’est que la corruption reste encore et encore latente en Haiti.
Donc que l’on nous redéfinisse le rôle d’un commissaire de gouvernement pour pouvoir lui attribuer l’importance qu’il se cherche à coups de scandales !

Attention à ces libérations! .. que des énergumènes comme Evens Ti kouto ne fasse pas parti des bénéficiaire de la bonté de notre système judiciaire

Le gouvernement accorde la priorité au secteur social

Le ministre des affaires sociales, Gerald Germain, se réjouit du vote de confiance de la chambre des députés estimant que " les élus ont voté dans le bon sens".
Vendredi dernier, la chambre des députés avait renouvelé sa confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis à l’issue d’une séance d’interpellation. 63 députés avaient rejeté la motion de censure présentée par les députés interpellateurs, au terme de plus de 9 heures de débat.
Le ministre Gerald Germain soutient que le gouvernement veut s’engager résolument dans le secteur social, qui constitue la plus grande préoccupation des élus. Tout en annonçant des rencontres avec les sénateurs au cours de cette semaine, Gerald Germain soutient que l’exécutif accorde l’accorde la priorité à l’application de l’accord avec le sénat. Rappelant que les principales priorités de l’état sont définies dans le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), le ministre des affaires sociales met l’accent sur l’importance de l’accord avec le sénat qui permet d’adresser le pouvoir d’achat des citoyens alors que le pays est confronté à la cherté de la vie.
Réagissant aux critiques sur la hausse de 114 % du salaire minimum, le ministre des affaires sociales a expliqué que le niveau de 150 gourdes représente une moyenne équilibrée entre les propositions des secteurs syndicales et patronales. Selon M. Germain, le gouvernement en tant qu’instance d’arbitrage avait choisi une moyenne arithmétique afin de débloquer la situation.
Le gouvernement s’appliquera à défendre le projet par devant le parlement indique le ministre Germain pour qui une remise en cause des 150 gourdes par les élus pourraient nuire aux processus. Une augmentation de salaire des employés de la fonction publique est également envisagée dans le projet de loi a soutenu le ministre des affaires sociales qui a eu de multiples rencontres avec responsables des secteurs syndicale et patronal depuis le début de l'année.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13539

Agro-carburant : perspectives et opportunités pour Haïti

« L'agro-carburant : Quelles sont les perspectives pour Haïti », tel a été le thème d'une conférence-débat organisée le week-end écoulé par l'Association nationale des agro-professionnels Haïtiens (ANDAH) au Ritz Kinam II, à Port-au-Prince. Les différents experts intervenants à cette activité ont fait le point à ce sujet.
Cette conférence-débat, selon les organisateurs avait pour objectif d'informer les représentants du secteur des affaires, aux étudiants et professionnels des différents milieux œuvrant dans le domaine agricole et énergétique, sur les perspectives et les opportunités que l'agro-carburant via l'industrie du biocarburant peuvent beaucoup rapporter à Haïti principalement le secteur agricole haïtien.

Le représentant du groupe Biodiesel Haïti, Réginald Noël, au cours de son intervention à la rencontre sur la filière Biodiesel a, affirmé que le biodiesel est le seul carburant alternatif pouvant être utilisé dans n'importe quel moteur de type diesel, sans aucune modification préalable. Ce dernier, qui utilisait depuis environ deux ans, le carburant, s'en serre jusqu'à présent dans son véhicule à moteur diesel. « Je n'utilise que du biodiesel dans ma voiture », a précisé M. Noël.
Il s'est dit regretter que cette source d'énergie alternative sort jusqu'à présent peu connu en Haïti. Il souhaite que l'Etat haïtien jouera sa partition afin de légaliser l'utilisation du biocarburant en Haïti. Pour lui, le biodiesel entraîne une diminution du coût des produits pétroliers, par conséquent il aménage le coût du transport. « Peu de gens connaissent l'utilité du biodiesel », a-t-il lamenté.
Tanguy Armand, représentant de la Fondation haïtienne de l'Environnement (FHE), qui intervenait sur le Projet « Retour de la rosée » à Montrouis a mis l'accent sur la valorisation de la filière du « jatropha curcas », dans le bassin de la rivière de Montrouis, une plante des régions semi-arides qui produit une huile aux propriétés comparables à celles du diesel. Selon M. Armand, la production du biocarburant en Haïti réduirait la dépendance d'Haïti au pétrole venu de l'étranger.
Intervenant à la conférence-débat autour du « cadrage sur les agro-carburants», Gaël Pressoir, expert en la matière a fait savoir que l'Etat haïtien doit jouer son rôle à l'aménagement du territoire afin de construire l'industrie énergétique en vue de mieux exploiter cette ressource comme énergie alternative pouvant permettre au pays d'avoir une meilleure balance économique. Il a plaidé en faveur de l'introduction du biocarburant dans une politique nationale, qui serait bénéfique pour les cultivateurs et pour le pays.

L'intégration des cultivateurs dans ce domaine, selon M. Pressoir, est économiquement viable pour le secteur agricole et pour le pays. « C'est aussi un moyen de contribuer à la stabilité sociale et au développement économique», a-t-il ajouté.Pour sa part, l'agronome Frantz Faubert dont l'intervention était centré sur la filière bioéthanol a, déclaré que la production de l'éthanol favorisera de nouveaux investissements, la diminution des importations de produits pétroliers et le développement d'une nouvelle filière d'exportation en Haïti.
M. Frantz a indiqué que l'éthanol produit en Haïti est d'une opportunité commerciale importante pour le pays. « Remplacer le pétrole par le biodiesel et l'éthanol réclame la mise en place d'une nouvelle législation des autorités haïtiennes et une grande implication du secteur privé », a souligné l'agronome. Tout en faisant croire qu'il faut une volonté politique de l'Etat haïtien et des investissements du secteur privé haïtien.
Pour lui, le climat d'Haïti est favorable à la culture des plantes utilisées dans la production de l'éthanol. Ainsi, Haïti à l'instar des autres pays dispose des sources énergétiques naturelles qu'il faut placer au centre des priorités pour y parvenir au développement réel du pays.
Amos Cincir

cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54848&PubDate=2008-02-29

L’ancien juge d’instruction Jean Ostrict Hercules succède à Jean Yves Noël à l’UCREF

L’ex-magistrat récemment "en charge" d’importants dossiers
dimanche 2 mars 2008,
Radio Kiskeya

Par arrêté pris en conseil des ministres, le chef de l’Etat, M. René Préval, a fait choix vendredi de l’ancien juge d’instruction Jean Ostrict Hercules comme nouveau directeur général de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), en remplacement de M. Jean Yves Noël dont le mandat était récemment arrivé à terme.
Jean Ostrick Hercules compte parmi les juges qui, au cours de la durée, avait la charge du dossier de l’affaire Jan Dominique/Jean Claude Louissaint. Un rapport de juillet 2006 du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) souligne que le magistrat avait évoqué des « raisons de sécurité » pour justifier sa décision de retourner le dossier au Décanat du Tribunal civil de Port-au-Prince.
Le même rapport permet de se rappeler que Jean Ostrick Hercules fut ce magistrat qui, au départ d’Aristide, avait ordonné le gel des avoirs de plusieurs dignitaires du régime déchu faisant alors l’objet d’investigations pour leur implication présumée dans des scandales financiers.
Ce fut encore lui qui, deux ans après, à l’accession au pouvoir de M. René Préval pour un second mandat présidentiel, délivra une « ordonnance de refus d’informer » autorisant le déblocage des fonds appartenant aux personnes en question, avec comme motif qu’on l’avait irrégulièrement porté à se saisir du dossier. Un argument présenté après deux ans de saisine du dossier.
L’ex-directeur général de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers, Jean-Yves Noël, avait été arrêté le 22 mai 2006 et placé en détention en raison d’un conflit qui l’opposait au huissier Réginald St Jean, en rapport avc le même dossier des fonds de particuliers bloqués. Les faits remontaient au mois de décembre 2005 quand le huissier Réginald St-Jean avait été arrêté sur ordre du patron d’alors de l’UCREF pour complicité présumée dans une tentative qui visait à libérer des fonds gelés à la banque sur ordre du Cabinet d’instruction.
Tout en acquérant une grande visibilité au cours des deux dernières années, l’Unité Centrale de Renseignements Financiers a projeté une image très controversée dans certains milieux. Souvent sur la brèche en matière de lutte contre la délinquance financière et le blanchiment d’argent, l’UCREF a réalisé des dizaines d’enquêtes, dont plusieurs sur des cas présumés de dilapidation du trésor public sous le régime de Jean-Bertrand Aristide, entre 2001 et 2004. L’un de ses rapports d’enquête avait permis au gouvernement de transition de déposer une plainte devant un tribunal fédéral américain contre l’ancien président et ses proches qui, pour la plupart, avaient fui Haïti le 29 février 2004. Sitôt parvenu pour la seconde fois au pouvoir, le président René Préval a fermé le dossier.
Le dernier dossier qui a valu à Jean Yves Noel et à l’UCREF des critiques acerbes de la plupart de nombreux juristes connus, est celui des frais mensuels accordés par l’institution à des magistrats. Une telle pratique s’apparente à la corruption et met en péril le principe sacro-saint de l’indépendance de la magistrature, de l’avis des mécontents.
Les différents rapports de l’UCREF et de la Commission d’Enquête Administrative (CEA, que présidait l’ancien sénateur Paul Denis) sur les malversations durant la présidence d’Aristide ont reçu une fin de non recevoir de la part du Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince. Un substitut du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince avait même affirmé que de tels rapports pouvaient être reçus seulement à titre d’informations. Ils ne peuvent donner lieu à aucune poursuite contre les personnes physiques et morales visées, l’UCREF et la CEA ne pouvant se substituer à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), avait-t-il fait savoir.
Outre le choix de l’ex-juge Jean Ostrick Hercules à la direction générale de l’UCREF, le chef de l’Etat a nommé d’autres directeurs généraux, dont Pierre Louis Opont, au Conseil électoral provisoire (CEP) ; Pétion C. Roy, à la Centrale Autonome Métropolitaine d’Eau Potable (CAMEP) ; Patrick Salomon à l’Inspection générale des Finances ; Rével Mompremier au Fonds d’Entretien Routier (FER). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4766

Le Pape Benoît XVI accepte la démission et le départ à la retraite trois évêques haïtiens, dont Mgr François Wolff Ligondé

Dimanche 2 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le Pape Benoît XVI a accepté la démission de leurs postes respectifs de 3 évêques haïtiens et procédé à leur remplacement, annonce un communiqué daté du samedi 1er mars 2008 de la Nonciature apostolique à Port-au-Prince.
Mgr François Marie Wolff Ligondé démissionne officiellement de sa fonction d’archevêque de Port-au-Prince au profit de l’évêque coadjuteur Joseph Serge Miot.
Réputé proche de l’ancien président Aristide, le nouvel archevêque de Port-au-Prince occupe effectivement cette fonction depuis le 29 juillet 1997 à titre d’archevêque coadjuteur et administrateur apostolique « Sede plena ».
Figure de proue de l’église catholique haïtienne depuis l’indigénisation de celle-ci par le dictateur François Duvalier dans les années 60, Mgr Ligondé avait été « mis au placard » par le Vatican à l’accession au pouvoir en 1991 de l’ancien curé de Saint-Jean Bosco, Jean Bertrand Aristide.
Les divergences idéologiques entre les deux hommes avaient éclaté au grand jour, à la veille de la prestation de serment d’Aristide, à l’occasion d’un sermon prémonitoire du prélat qui mettait en garde contre des « temps difficiles qui s’annonçaient avec l’avènement du nouveau régime. « N’ayez pas peur », avait-il alors lancé aux duvaliéristes et à des catégories sociales qui allaient être la cible du pouvoir lavalas, selon son analyse.
Mgr Frantz Colimon, de la même génération d’évêques nommés par Duvalier au départ des évêques étrangers, se retire finalement du diocèse de Port-de-Paix (Nord-Ouest) après des années de sacerdoce marquées par un style dont l’excentricité lui a souvent valu d’être qualifié d’« illuminé ». Alors qu’il ne dirigeait plus effectivement le diocèse depuis le 7 juillet 2001, sa succession est aujourd’hui officiellement assurée par Mgr Pierre Antoine Paulo.
A l’archidiocèse du Cap-Haïtien (Nord), Mgr Hubert Constant est remplacé par l’actuel évêque de Hinche (Centre) et président de la Conférence épiscopale (le collège des évêques catholiques haïtiens), Mgr Louis Kébreau. Le prélat est désormais honoré du grade ecclésiastique d’archevêque métropolitain du Cap-Haïtien.
Le communiqué de la Nonciature apostolique exhorte toute la communauté catholique haïtienne a accepté « avec un esprit de foi et d’espérance » ces décisions du Saint-Père. Les catholiques haïtiens sont également invités à prier pour les nouveaux responsables ecclésiastiques « afin que l’esprit du seigneur les illumine dans leur vie et dans leur important service ecclésial ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4764