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samedi 29 décembre 2007

Débat sur la modernisation des douanes haïtiennes

Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, accompagné des directeurs généraux de l’Autorité Portuaire Nationale (APN) et de l’Administration Générale des Douanes (AGD), a participé à une séance de travail mercredi avec les membres de la commission finance du sénat.

Le président de la commission finance, Ricard Pierre, tout en indiquant que la rencontre a permis de passer en revue les mécanismes de fonctionnement de ces institutions, informe que les autorités envisagent d’informatiser le système pour améliorer l’efficacité de la Douane.Mbr>
Selon le sénateur Pierre, le parlement devra aussi jouer sa partition en votant le code douanier qui intègre la nouvelle taxation. La rencontre a permis également de débattre des projets en faveur des résidents des zones frontalières.

La rencontre de plus de 4 heures aura permis aux hauts fonctionnaires du gouvernement et aux parlementaires d’analyser les conséquences de la modernisation des ports.

Le directeur de l’AGD, Jean Jacques Valentin, a indiqué que les dispositions contre la contrebande ont été débattues lors de la rencontre de mercredi avec les membres de la commission finance du sénat. " Des personnes dans les villes de province et à Port-au-Prince ayant bénéficié de la contrebande se plaignent des nouvelles dispositions ", explique t-il.

" Les recettes sont importantes pour le fonctionnement de l’état et nous avons pour obligation de faciliter les importateurs honnêtes", dit-il précisant que le système informatisé Sydonia World sera mis en place dans les trois prochains mois. " Le nouveau système lié à Internet permettra de faire des déclarations plus facilement", déclare t-il précisant que des commissionnaires en douanes sont chargés de dédouaner les marchandises.

Par ailleurs, les activités ont repris au port du Cap Haïtien après plus de trois semaines de grève. Une délégation s’était rendue sur place en vue de trouver une solution au problème.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13357

Le sénateur Latortue réclame une enquête sur les accusations contre le chef du parquet

Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue souhaite le retour au pays de l’ex directeur central de la police judiciaire, Michael Lucius, qui doit soutenir les accusations contre le commissaire du gouvernement Claudy Gassant. " Ce sont des dénonciations très graves qui nécessitent des considérations très sérieuses", dit-il précisant que la loi sur le conseil supérieur de la Magistrature permet de nommer un juge spécial.
Selon M. Latortue l’inspecteur général Michael Lucius peut, via le ministre de la justice, saisir le conseil supérieur de la magistrature qui devra nommer un juge spécial pour enquêter sur cette affaire. Un juge spécial avec une juridiction spéciale doit être nommé soutient le sénateur Latortue qui rappelle que les accusations concerne le chef de la poursuite.

Il croit que des plaintes doivent être déposées pour que l’enquête sur cette tentative d’assassinat puisse être lancée. " M. Lucius a dit qu’il a vu les agents tirer sur lui", explique Youri Latortue estimant que la nation doit connaître la vérité.

En début de semaine l’ex directeur central de la police judiciaire Michael Lucius avait révélé dans la presse que deux membres du service de sécurité rapprochée du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant sont impliqués dans la tentative d’assassinat contre sa personne. Michael Lucius n’a pas voulu citer les noms de ces individus qui sont selon lui toujours au service du commissaire Gassant.

Par ailleurs, M. Lucius a été blanchi dans le cadre de l’enquête sur la séquestration et l’assassinat de Gilbert Albert. Le juge d’instruction Carvesse Jean a émis le 3 décembre 2007 une ordonnance de non lieu en faveur de l’ancien directeur central de la police judiciaire (DCPJ)

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13358

Des parlementaires estiment que le gouvernement est sur la sellette

Des parlementaires sont très critiques vis-à-vis du gouvernement qui selon eux est inactif face à la cherté de la vie.

Le député Lutherking Michel Ange affirme que le gouvernement en dépit d’une augmentation des recettes de l’état n’a lancé aucun grand chantier. " On assiste à une paupérisation de la population tandis que les autorités se félicitent d’un excédent budgétaire ", dit-il estimant que l’équipe gouvernementale est incapable d’améliorer les conditions de vies de la population.

Puisqu’il y a une recrudescence de l’insécurité en cette fin d’année on peut dire que le gouvernement n’a donné aucun résultat probant déclare le député Michel Ange qui invite ses collègues à renvoyer le gouvernement au début de janvier 2008. Selon le parlementaire le pays a touché le fond sur le plan économique.

Des tractations ont lieu depuis quelques jours entre les divers blocs parlementaires en vue de rallier la majorité des élus qui sont favorables à un vote de censure du premier ministre Jacques Edouard Alexis.

Le député de Petite Rivière de Nippes, Laurore Edouard, est du nombre des parlementaires prêts à voter pour le départ de Jacques Edouard Alexis. Selon lui, le gouvernement n’a pas lancé le projet de construction de la route reliant sa ville natale à la nationale # 2, alors que le premier ministre en avait donné l’assurance lors de la ratification de sa déclaration de politique générale.

Par ailleurs, le syndicat des transporteurs publics Haïtiens (STPH) réclame un remaniement ministériel en raison de l’inefficacité du gouvernement. Le président du STPH, Retes Rejouis, menace de lancer un vaste mouvement de protestation en janvier 2008, si les autorités maintiennent les taxes sur les véhicules et les produits pétroliers.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13360

René Préval devrait visiter le Mexique en 2008

Selon le quotidien mexicain La Jornada, le chef de l’Etat haïtien fait partie d’une dizaine de dirigeants étrangers, dont Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, attendus à Mexico dans les prochains mois
samedi 29 décembre 2007
,

Radio Kiskeya

Le Président René Préval effectuera en 2008 une visite officielle au Mexique, a indiqué vendredi le quotidien mexicain « La Jornada » citant des sources officielles.

Aucune date n’a encore été avancée pour ce voyage au cours duquel le chef de l’Etat devrait s’entretenir avec son homologue mexicain, Felipe Calderòn.

Si elle se confirme, la visite de M. Préval permettra de poursuivre le renforcement de la coopération haïtiano-mexicaine. Début décembre, lors de la première réunion à Mexico de la commission mixte bilatérale, les chefs de la diplomatie haïtienne, Jean Rénald Clérismé et mexicaine, Patricia Espinosa avaient signé une série d’accords portant notamment sur la coopération économique, technique, scientifique, éducative et culturelle.

La Jornada précise qu’une dizaine d’autres dirigeants étrangers sont attendus au cours des prochains mois dans la capitale mexicaine, parmi eux le Président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement italien, Romano Prodi et le Président équatorien Rafael Correa.

Sarkozy a d’ores et déjà annoncé qu’il répondra le 15 mai à une invitation du Président Felipe Calderòn. Ce dernier a, de son côté, projeté de se rendre en 2008 dans vingt pays sur trois continents. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4569

Deuxième raid des bandits en 24 heures à Pétion-Ville : Une femme d’affaires grièvement blessée

Attaquée à la rue Lambert par un motard, Mme Colombo Ricardi, propriétaire du laboratoire d’analyses médicales Unilab, a été opérée d’urgence ; le français Christian Dutour, victime la veille d’un double attentat au même endroit, a été évacué vers la République Dominicaine

vendredi 28 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Pour la deuxième fois en 24 heures, des bandits ont perpétré une attaque armée contre des objectifs civils à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), blessant grièvement la propriétaire d’un laboratoire d’analyses médicales, Madame Colombo Ricardi.
Touchée par des projectiles au moment où elle regagnait son véhicule, la victime subissait vendredi soir une intervention chirurgicale délicate dans un hôpital de la capitale où elle a été admise d’urgence.
Selon des sources policières, Mme Ricardi laissait la Unilab vers six heures du soir lorsqu’elle a été prise pour cible par au moins un inconnu armé qui circulait à moto. Elle a été atteinte notamment à l’abdomen.
Le bidonville dénommé Désermite où le tireur pourrait s’être réfugié a été bouclé par la police qui s’est également déployée dans d’autres quartiers de Pétion-Ville. On ignorait si des arrestations ont été opérées.
L’incident s’est curieusement produit encore une fois à la rue Lambert, à proximité d’un centre hospitalier qui avait fait l’objet d’un attentat jeudi en fin d’après-midi. Le Dr Nicolas Sperduto et l’homme d’affaires et architecte français, Christian Dutour, époux du Dr Margareth Degan, la propriétaire de l’établissement, avaient été blessés par balle.
Si le médecin a été légèrement touché, en revanche le citoyen français dont l’état était jugé beaucoup plus sérieux a dû être évacué vendredi matin vers un hôpital de la République Dominicaine afin d’y recevoir les soins appropriés.
Christian Dutour réside en Haïti depuis plus d’une vingtaine d’années.
La deuxième attaque a été réalisée sans coup férir dans un quartier déjà ciblé la veille malgré la mobilisation annoncée des forces de l’ordre. Le commissaire de Pétion-Ville, Francène Moreau, avait en effet promis le renforcement du dispositif policier et la poursuite de l’enquête criminelle ouverte en vue de retrouver les agresseurs de MM. Sperduto et Dutour.
Les deux incidents armés coïncident avec une remontée de l’insécurité marquée en cette fin d’année par un nombre croissant d’enlèvements enregistrés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4570

Manifestation d’haïtiens à Miami contre l’éventuelle déportation d’une compatriote

Détenue au Texas, Nicole Lewis est sous la menace d’un retour forcé en Haïti après avoir donné naissance à cinq enfants aux Etats-Unis
Décembre 2007,
Radio Kiskeya

Des haïtiens de Fort Lauderdale manifestaient vendredi dans le centre commercial de Miami en vue de protester contre l’éventuelle déportation à Port-au-Prince de la ressortissante haïtienne Nicole Lewis, rapporte la télévision américaine WSVN.
Mère de cinq enfants nés aux Etats-Unis, Mme Lewis est détenue depuis l’été dernier au Texas dans un centre d’incarcération des services d’immigration. "C’est une très bonne femme, elle vit depuis de nombreuses années ici où elle a eu cinq enfants. Il est important pour tout le monde de la voir libre en train de s’occuper de sa famille", a déclaré le pasteur haïtien Dieuseul Saint-Jean.
Après plusieurs mois de détention, Nicole Lewis, qui réside à Fort Lauderdale, en Floride, attend toujours de savoir si elle sera autorisée à rester aux Etats-Unis ou contrainte de revenir en Haïti.
"J’ai été privé pendant trop longtemps de l’absence de ma maman. Tous les enfants ont besoin d’être entourés de l’affection de leur mère", s’est plaint l’un des jeunes fils de la dame, Félix Lewis.
Pour des motifs divers, dont l’immigration illégale, de nombreux haïtiens sont régulièrement déportés par les autorités américaines. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4567

vendredi 28 décembre 2007

Quand un paradis languit.. SAINT LOUIS DU SUD ...HAITI

A Saint-Louis du Sud, une baie somptueuse languit dans l'oubli. Elle appelle à la préservation de ses monuments historiques alors qu'on procède à l'inventaire des sites à vocation touristique d'Haïti.
Sur des plages bordées de cocotiers, des vagues gourmandes lèchent le sable blanc. Les pêcheurs, respirant l'air frais du large tissent leurs filets en surveillant du coin de l'oeil les coquillages sur le feu.
Les femmes s'adonnent à des tâches ménagères tandis que des enfants aux cheveux roux, nus comme des vers, jouent au soldat sur les ruines du Fort des Oliviers. Aventureux, sautant d'un cocotier à l'autre, on dirait qu'ils sont « chevauchés » par les fantômes de soldats français tués par des Anglais en défendant cette position qui surplombe la baie splendide aux reflets argentés.
A cinq minutes de la ville de Saint-Louis du Sud, la ville de Louis XIV, cette baie de laquelle vivent des familles de pêcheurs languit dans l'oubli et « appelle » à la préservation de ses monuments en péril alors que l'on fait l'inventaire des sites à vocation touristique. Témoin privilégié de la rivalité féroce entre les dévoués de la reine d'Angleterre et des loyaux sujets de Louis XIV, l'endroit regorge, dans ses profondeurs, d'artefacts qui ont appâté des chasseurs de trésors des temps modernes.
Situé en face de l'Ile à Vache où des plongées ont permis d'identifier des galions de la flotte du célèbre pirate Henry Morgan, le site peut aisément attirer les férus du tourisme culturel. Selon Mme Sabine Malebranche, « il (le site) a déjà été répertorié dans le Plan Directeur du Tourisme ».Et, non loin de là, à Grosse Cayes, le projet de construction d'ici à 2009 d'un port de croisière a reçu l'aval de la Commission Interministérielle d'Investissement (CII), confie M. Daniel Fouchard, directeur général du Ministère du Tourisme. Toutefois, à court terme, l'ISPAN doit intervenir afin de stabiliser le Fort des Oliviers dont les fondations sont menacées par la montée des eaux de la mer, constate-on. Une alternative« Nos aïeux se sont battus contre les Français pour se libérer de l'esclavage. Aujourd'hui, au nom de l'amitié, les générations futures de ces pays, liées par le sang et dans la maçonnerie de ces fortifications en péril, doivent s'unir afin de préserver, de sauvegarder les patrimoines communs », conseille, en substance, un vieux professeur d'Histoire rencontré au Cayes. « C'est, poursuit-il, l'occasion de permettre à nos anciens maîtres d'écrire de nouvelles pages de notre histoire commune».« C'est aussi valable pour les Anglais qui sont rentrés à Saint-Louis en 1746 pendant la guerre de succession d'Autriche », ajoute-il. L'été dernier, à l'initiative de M. Ernst Ais, propriétaire de la Caribean T-Shirt, la compagnie Musique des Antilles avait réuni des milliers de festivaliers sur ce site où les activités à caractère culturel sont très rares.Sur ce site oublié la plupart du temps, des pêcheurs jurent avoir entendu, dans les brumes de la nuit, des fantômes de soldats anglais et français faire la fête. Ils se sont entretués pour s'approprier les lieux. Morts, ils se le partagent, fraternellement, en tournant le dos à tout « paradis céleste ».

Roberson Alphonse
Article et photos du Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Notre rage:
Ahhh!...Ces abrutis qui nous gouvernent !
Et dire qu’il y a des millions de gens sur terre qui travaillent toutes une années juste pour pouvoir se payer dix jour de vacances dans un environnement de ce genre. Pour eux, c’est une succursale du paradis !
Et dire que là ou ces « bénédictions naturelles n’abondent pas, les autorités jouent des pieds et des mains pour créer dans une innovation proche du surréalisme un lieu qui ressemblerait –dans l’intention- à Saint-Louis du Sud ! (Paris-Plage !)
Encore une fois nous faisons preuve d’une pauvreté d’esprit si grave que nous n’arrivons même pas à réaliser que nous nous exterminons à cause de la soif quand nous avons une source limpide à portée de main.
De 1804 a 2007, personne, aucun de nos dirigeants n' a eu ni ce rêve ni cette vision.
Et je les vois, ces abrutis qui nous gouvernent partir sans gêne exhiber leurs panses pléthoriques, bondées de merdes et d’idioties en proportions égales à leurs médiocrités sur les plages dominicaines comme Boca Chica, Juan Dolio, Las terrenas etc…Ils vont se la couler douce en oubliant qu’ils oeuvrent dans les émanations des pestilences spirituelles qui vouent Haïti à une perte certaine…
Ils oublient qu’ils sont eux-mêmes les fossoyeurs de notre destin tragique de pays mort-né.
Aujourd’hui, il faut prier pour que puisse se faire le constat résolu et final.La médiocrité ne peut construire oeuvre qui vaille…

Le secrétaire d’état français chargé de la Coopération et de la Francophonie, Jean-Marie Bockel, en Haïti du 30 décembre 2007 au 2 janvier 2008

Il devrait prendre part, aux côtés des autorités haïtiennes, à la "commémoration" du jour de l’indépendance nationale
jeudi 27 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le secrétaire d’état français chargé de la Coopération et de la Francophonie, Jean-Marie Bockel, effectuera une visite en Haïti du 30 décembre 2007 au 2 janvier 2008, a appris jeudi Radio Kiskeya de source diplomatique.
M. Bockel devrait participer aux côtés du Président Préval et du gouvernement haïtien aux cérémonies commémorant le jour de l’indépendance haïtienne, le 1er janvier 2008, selon la même source. Cette date marquera le 204ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti proclamée en 1804, suite à l’extraordinaire victoire en novembre 1803 de l’armée indigène contre l’armée expéditionnaire française venue rétablir l’esclavage partout à St-Domingue.
Il profitera de sa visite pour signer avec les autorités haïtiennes un document cadre de partenariat fixant les grandes orientations de la coopération bilatérale franco-haïtienne portant, notamment sur l’aide au renforcement de l’Etat (décentralisation, police, justice, parlement), à l’éducation, à la promotion du français et de la diversité culturelle, aux infrastructures, à la mise en valeur des actions de coopération décentralisée conduites en Haïti depuis de nombreuses années.
Jean-Marie Bockel sera accompagné de Fabienne Keller, Maire de Strasbourg, dans sa visite d’évaluation à Jacmel (Sud-Est) des projets financés par la ville de Strasbourg. Il sera aussi accompagné de Daniel Marsin, sénateur de Guadeloupe, afin de marquer l’engagement accru des départements français des Amériques en matière de coopération régionale avec Haïti.
C’est la deuxième visite officielle cette année en Haïti d’un haut responsable français. La secrétaire d’Etat française aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, Rama Yade, avait effectué en septembre dernier une visite officielle en Haïti au terme de laquelle le président René Préval avait officiellement invité son homologue français, Nicolas Sarkozy, à visiter Haïti. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4564

Condamnation aux USA de 4 kidnappeurs haïtiens à des peines allant de 13 à 19 ans de prison pour l’enlèvement en Haïti d’une fillette américaine

Un très fort signal aux kidnappeurs de ressortissants américains en Haïti
jeudi 27 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Quatre kidnappeurs haïtiens, Lesly Mérise (29 ans), Yves Jean Louis (20 ans), Phito Cajuste (26 ans) et Ernso Louis (20 ans), ont été condamnés les 10 et 11 décembre derniers à Washington à de lourdes peines allant de 13 à 19 ans de prison pour l’enlèvement, suivi de la séquestration en septembre 2005 à Port-au-Prince, d’une fillette de neuf ans de nationalité américaine.
Le Juge John D. Bates du District de Columbia a qualifié l’acte de séquestration de la fillette de « crime horrible » ayant entraîné un traumatisme sévère et de longue durée, selon des sources judiciaires américaines.
Lesly Mérise, l’un des principaux auteurs de l’acte, a été condamné à 238 mois de prison, soit 19 ans et 10 mois par le Juge Bates. Yves Jean Louis, un autre planificateur du crime, a écopé de 180 mois de prison, soit 15 ans. Ernso Louis a été condamné à 168 mois de prison, soit 14 ans. Phito Cajuste devra passer 166 mois en prison, soit 13 ans et 10 mois. Les 4 accusés ont plaidé coupable.
L’odyssée de la fillette a débuté très tôt dans la matinée du 26 septembre 2005, quand Lesly Mérise, Yves Jean Louis, Ernso Louis et Phito Cajuste l’ont enlevée de son lit, après avoir fait irruption dans la maison familiale. Les ravisseurs qui portaient des masques, brandissaient des machettes et un faux pistolet. La fillette a été transportée dans un endroit éloigné en montagne où elle a été gardée pendant plus d’une semaine. Durant cette période de séquestration, elle est tombée malade. Elle avait été menacée de mort à maintes reprises si toutefois elle essayait de s’échapper. Les kidnappeurs avaient réclamé une rançon de 200,000 dollars américains en échange de sa libération.
C’est un habitant de la zone où la fillette était gardée qui a alerté ses parents après avoir délicatement réussi à la porter à écrire sur un morceau de papier les noms et les numéros de ces derniers.
En prononçant le verdict, le Procureur des Etats-Unis Jeffrey A. Taylor et l’assistant Procureur Général Wainstein, ont loué les efforts des agents du Federal Bureau of Investigation (FBI) de Miami (Floride) et de Santo Domingo (Saint-Domingue) dépêchés sur place pour seconder la police haïtienne dans les recherches. [jmd/RK]

Un médecin haïtien et un homme d’affaires français sérieusement blessés dans un attentat

Le Dr Nicolas Sperduto, récemment menacé de mort, et Christian Dutout ont été visés par des inconnus armés dans un centre hôspitalier de Pétion-Ville où ils se trouvaient
jeudi 27 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le Dr Nicolas Sperduto et l’homme d’affaires français Christian Dutout ont été sérieusement blessés par balle lors d’un attentat perpétré jeudi en début de soirée contre un hôpital privé à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Selon les informations préliminaires disponibles, les deux hommes ont été touchés pendant qu’ils supervisaient les travaux d’agrandissement du centre hospitalier situé à la rue Lambert et dont la propriétaire est le Dr Margareth Degan, épouse du citoyen français.
Les individus ayant ouvert le feu sur l’établissement auraient déclenché l’opération après être restés en embuscade dans le quartier pendant plusieurs heures.
Le médecin haïtien et l’entrepreneur français ont été transportés d’urgence dans un hôpital de la capitale où ils devaient subir chacun une intervention chirurgicale. On ignorait tard dans la soirée l’évolution de leur état de santé.
La Police Nationale s’est lancée peu après l’attaque aux trousses des bandits. Cependant, aucune arrestation n’était immédiatement rapportée.
Ancien capitaine des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dissoutes en 1995 et professeur de médecine pendant des années en Belgique où il fit ses études universitaires, le Dr Nicolas Sperduto est également le beau-frère de la ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue. L’entourage de ce chirurgien de carrière avait récemment fait état de menaces de mort dont il avait été l’objet dans le cadre de ses activités professionnelles. Des tueurs à gages, recrutés avec la mission expresse d’exécuter le médecin, avaient à plusieurs reprises, renoncé à ce projet cynique.
Le double attentat de Pétion-Ville survient dans un contexte marqué par une recrudescence de l’insécurité depuis le début de la saison des fêtes. jmd/spp/Radio Kiskeya

Les langues se délient

Michaël Lucius pointe du doigt des agents de sécurité du Commissaire du gouvernement Claudy Gassant dans la tentative d'assassinat sur sa personne le 25 septembre dernier. Les allégations de l'ancien patron de la DCPJ, qui ont l'effet d'une bombe, délient les langues.
« Je ne veux pas faire de commentaires sur les allégations selon lesquelles deux de mes agents de sécurité ont participé à la tentative d'assassinat perpétré le 25 septembre 2007 sur la personne de l'ex-responsable de la DCPJ Michael Lucius », a confié au journal le commissaire du gouvernement Claudy Gassant. Selon le chef du parquet, « toute réponse consistant à infirmer ou à confirmer ces allégations serait subjective ». Claudy Gassant s'est toutefois, référé aux magistrats ayant eu la charge du dossier qui rebondit dans la presse suite à l'interview accordée à Radio Vision 2000 par l'ancien patron de la police judiciaire, Michael Lucius depuis Paris.
« Contrairement à ce qui est dit dans la presse, l'enquête est en cours. Le dossier a été acheminé au cabinet d'instruction depuis le 26 octobre », a déclaré le substitut du commissaire du gouvernement Jean Serge Joseph, chargé du dossier. « On attend toujours le rapport d'enquête de la DCPJ qui a reçu, le 23 novembre 2007, une nouvelle délégation afin de déterminer le mobile de cet acte », a poursuivi le magistrat.« La Hyundai Terracan beige SE-0860 affectée au Ministère de l'Environnement et la Hyundai Santafe grise S-4766 appartenant à Michael Lucius à l'intérieur de laquelle on a retrouvé le pistolet Glock 22 calibre 40 bpr-198-us, sa carte de police 11-pp-01137, ont été confisqués et transférés à la DCPJ pour les besoins de l'enquête », a fait savoir le juge de paix de Delmas, Gene Colbert. Ce magistrat avait été réquisitionné à l'improviste en vertu de la loi sur les flagrances du 6 mai 1927 parce qu'il était, selon ses dires, non loin de l'impasse Saint-Marc, sur la route de Frères, où l'évènement s'est produit.Les deux agents de sécurité de Michael Lucius retrouvés à l'impasse Saint-Marc ont été désarmés et placés à la disposition des enquêteurs, a poursuivi le juge de paix qui souligne que ces derniers l'ont conduit dans un bosquet où Michael Lucius se serait caché après l'attentat et où aucune trace de sang n'a été trouvée.
« Deux agents de sécurité assurant la protection d'une maison, témoins oculaires, ont déclaré que M. Michael Lucius avait laissé son véhicule, la Hyundai Santafe grise S-4766 en stationnement lorsqu'il est monté dans un autre véhicule qui a été la cible de coups de feu », a poursuivi le juge qui dit avoir vu des morceaux de vitres cassées sur la chaussée. « Le véhicule à bord duquel prenait place une diplomate américaine blessée lors de l'attaque n'est toujours pas mis à la disposition de la justice », a précisé le juge de paix. Selon le magistrat, une délégation a été donnée à des enquêteurs de la DCPJ afin de constater l'état physique de Michael Lucius à l'Hôpital CDTI. Sur place, ces derniers ont rapporté avoir vu la victime couchée sur le dos. Il a confirmé qu'une femme qui l'accompagnait a effectivement été blessée, avant d'indiquer n'être pas en état pour une audition complète, a ajouté le juge Gene Colbert.
Les agents de sécurité de Michael Lucius gardés à vue à la DCPJ ont été libérés sur ordre de ce dernier, a par ailleurs indiqué le juge.Le sénateur Youri Latortue, qui est intervenu dans la presse, a souhaité que la lumière soit faite sur les déclarations de l'ex-responsable de la police judiciaire Michael Lucius. « C'est un haut fonctionnaire, il faut qu'il y ait un suivi », a indiqué le sénateur de l'Artibonite. « On ne peut pas minimiser ces déclarations. Des accusations graves ont été portées », a-t-il fait remarquer.Cependant, le député de Port-au-Prince Jonas Coffy n'est pas allé de mains mortes en qualifiant Michael Lucius de voyou et de kidnappeur dont les déclarations sont susceptibles de décrédibiliser les institutions du pays.
Le parlementaire a, d'un autre côté, mis en doute l'ordonnance du juge d'instruction Jean Carvès qui a blanchi Michael Lucius des accusations de complicité de kidnapping portées contre lui par le juge Napela Saintil.Le journaliste Joseph Guyler C. Delva, dont la présence à Frères le 25 septembre 2007 n'est pas vu d'un bon oeil par Michael Lucius, a estimé qu'il est normal qu'il se soit retrouvé sur les lieux après l'attentat. « C'est normal que je me sois retrouvé sur les lieux. Je fais mon travail de journaliste », a fait savoir M. Delva qui qualifie les remarques de M. Lucius de ridicules.
Roberson Alphonse

robersonalphonse@yahoo.fr
Sources Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

Femme de maison, voilà ton fardeau

Elles doivent obligatoirement faire la lessive, repasser des vêtements, faire le ménage, cuisiner, accompagner des enfants à l'école, changer la couche du bébé...pour presque rien. Voilà le fardeau de ces milliers de femmes de maison à Port-au-Prince.
Oliana, une jeune Barradéroise, a travaillé pendant quinze ans comme employée domestique dans une famille plutôt connue à Pétion-Ville. Elle a été recrutée non seulement pour accomplir les travaux ménagers mais aussi pour assurer la garde du nourrisson de la patronne. Grâce à son savoir-faire et son sens de responsabilité, la jeune femme a gagné la confiance de la patronne qui a décidé de lui octroyer officiellement le poste de gouvernante de la maison. « De 400 gourdes en 1993, mon salaire était passé en deux ans à 600 gourdes », se rappelle-t-elle. Cette modique somme, au fil des années, a augmenté mais ne dépassera pas 3000 gourdes. De 1993 à janvier 2007, Oliana a tristement constaté que sa condition socio-économique n'avait pas du tout changé. Les 2250 gourdes qu'elle reçoit par mois comme salaire, ne peuvent grand-chose ni pour ses petits frères et soeurs qui doivent aller à l'école ni pour ses parents de la province qui attendent régulièrement son soutien financier.Elle ne peut non plus penser à des projets d'avenir. Il y a quelques mois, elle a finalement laissé tomber ce boulot pour aller travailler dans un hôtel de la place. Mais jusque-là, rien n'a réellement changé. « C'est pas meilleur par rapport à mon premier boulot, avoue-t-elle. J'espère trouver mieux que ça. »Pareil dans la maison voisineLa réalité d'Oliana n'est pas différente de celle des milliers de travailleuses domestiques qui, en moins d'une année, ont servi dans deux, trois ou quatre maisons en quête d'un meilleur traitement. Elles sont plus de 800.000 à travers Port-au-Prince à croupir sous le poids des travaux ménagers, selon la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie Laurence Jocelyn Lassègue. La plupart du temps, elles se voient obligées d'accomplir des tâches pour lesquelles elles n'ont pas été embauchées. Un surplus de travail pour lequel, elles ne sont pas non plus rémunérées. « J'étais venue pour la lessive, repasser des vêtements, assurer le ménage. Mais, j'ai été chargée, après quelques mois, de mener les enfants à l'école, changer la couche du bébé de la soeur de la patronne », explique une jeune domestique.
Vous êtes congédiée
Dans la majorité des cas, elles ne peuvent rien revendiquer de peur d'être renvoyées. En fait, une employée domestique peut être congédiée pour diverses raisons. Sa façon de gérer le matériel de cuisine, son comportement ou son manque de professionnalisme. Dans certains cas, c'est le propriétaire de la maison qui, par fatigue, décide sans aucune explication de congédier sa domestique. D'ailleurs, trouver une femme de maison n'est pas si difficile à Port-au-Prince. En moins de quatre mois, Mme Paula, une commerçante qui habite à Delmas, dit avoir déjà renvoyé deux femmes de maison. La première pour avoir passé plus de jours que prévus dans sa ville natale sans la prévenir. La deuxième pour sa lenteur dans ses travaux domestiques. « Je ne tolère pas des employés paresseux, dit-elle. Elle vient travailler quand elle le veut. Alors, je l'ai renvoyée », explique Mme Paula.
En général, les travailleuses domestiques ne sont pas bien vues aux yeux des responsables de maison. Certaines d'entre elles sont mêmes victimes de viol et d'autres abus sexuels de la part d'un membre de la famille. « Nous avons récemment reçu une jeune fille de 23 ans qui a été violée par le frère de la patronne où elle travaille depuis 2 ans », témoigne une responsable d'une organisation féministe de la capitale. Professionnaliser le métier« Ce secteur mérite une attention spéciale en termes de formalisation et de traitement », reconnaît Dr Mimose Bruny. La psychologue et travailleuse sociale prône la professionnalisation du travail domestique. Question d'offrir une nouvelle image du métier et valoriser le travail de ces milliers de femmes à travers Port-au-Prince.
Actuellement, une femme de maison reçoit un salaire variant entre 1500 à 5000 gourdes par mois, dépendamment du niveau économique de l'employeur. « Je pourrais donner mieux à la femme de maison, mais mon salaire ne me le permet pas », explique Rose-Adèle Joachim. Elle se réjouit, par contre, du fait qu'elle offre certains privilèges a Ketty en plus des 1750 gourdes de salaire mensuel. « Elle a droit à un boni, à des jours de congé, au repos au cours de la journée et comme tout le monde, elle participe au repas de la famille », se contente-t-elle.Rares sont les employées de maison qui bénéficient de l'attention de leur patron. Les responsables de maison exigent en général beaucoup des travailleuses domestiques mais se soucient peu de leur condition de vie, regrette la ministre Lassègue. « Il est important de savoir que ces femmes ont de lourdes responsabilités. Elles ont des enfants, elles ont d'autres activités et méritent, tout comme les femmes qui travaillent dans d'autres secteurs, un meilleur traitement », dit-elle.
Au regard du Code du travailMe Samuel Madistin, lors du séminaire organisé par le Réseau national de défense des Droits humains (RNDDH) sur le droit à la non discrimination dans les systèmes onusien et interaméricain, a reconnu que les travailleuses domestiques sont aussi mal vues au regard de la législation nationale. Le code du travail prévoit certains bénéfices pour les ouvrières, notamment assurance maternité, congé de maternité, salaire égal à compétence égale. Mais les femmes de maison ne jouissent pas de ces prérogatives. Lueur d'espoir
Récemment, la ministre Lassègue a soumis au Sénat un avant-projet de loi visant le respect et la promotion des droits de ces femmes conformément au code du Travail. Cet avant-projet de loi, voté à l'unanimité par la chambre du Sénat, a ainsi modifié l'article 257 du code du travail et envisage un meilleur traitement pour ces employées. Ceci, au même titre que celles qui travaillent dans les industries. Par ces dispositions légales, les femmes de ménage pourraient désormais jouir obligatoirement d'un repos absolu de dix heures par jour, de deux repas par jour et d'un jour et demi de congé par semaine. L'avant-projet de loi garantit également aux employées de maison d'un boni en fin d'année conformément aux articles 154, 155, 157 et 158 du code du Travail.
D'ici quelques jours, la Chambre des députés devra également se pencher sur cet avant-projet de loi. Peut-être, l'adoption de ces dispositions légales changera les conditions de vie de ces milliers de femmes qui se sacrifient quotidiennement « Kay madanm », pour éduquer leurs enfants.
Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52472&PubDate=2007-12-28
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jeudi 27 décembre 2007

Border CrossingsA Global Trek to Poor Nations, From Poorer Ones

Un article paru dans une édition du New York Times qui nous est parvenu attaché à un courrier électronique racontant la problématique des relations entre Haïti et la République Dominicaine dans une de ses facettes les plus conflictuelles.
Nous le soumettons donc à nos lecteurs anglophones de façon à leur offrir des éléments en plus pour leur compréhension et leur approche du problème.

Bonne lecture à tous
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"By JASON DePARLE
JUAN GÓMEZ, Dominican Republic — The scrap-wood shanties on a muddy hillside are a poor man’s promised land.
They have leaky roofs and dirt floors, with no lights or running water. But hundreds of Haitian migrants have risked their lives to come here and work the surrounding fields, and they are part of a global trend: migrants who move to poor countries from even poorer ones.
Among them is Anes Moises, 45, a dark-skinned man with flecks of gray hair, who has worked the Dominican banana fields for more than a decade, always illegally. Farm bosses pay him $5 a day and tell him that Haitians stink. Soldiers have called him a dark-skinned “devil” and deported him four times.
Still, with the average income in the Dominican Republic six times as much as in Haiti, Mr. Moises has answered each expulsion by hiring a smuggler to bribe the border guards and guide him back in.
“We are forced to come back here — not because we like it, but because we are poor,” he said. “When we cross the border, we are a little better off. We are able to buy shoes and maybe a chicken.”
Across the developing world, migrants move to other poor countries nearly as often as they move to rich ones. Yet their numbers and hardships are often overlooked.
They typically start poorer than migrants to rich countries, earn less money and are more likely to travel illegally, which raises the odds of abuse. They usually move to countries that offer migrants less legal protection and fewer services than wealthy nations do. Yet their earnings help sustain some of the poorest people on the globe.
There are 74 million “south to south” migrants, according to the World Bank, which uses the term to describe anyone moving from one developing country to another, regardless of geography. The bank estimates that they send home $18 billion to $55 billion a year. (The bank also estimates that 82 million migrants have moved “south to north,” or from poor countries to rich ones.)
Nicaraguans build Costa Rican buildings. Paraguayans pick Argentine crops. Nepalis dig Indian mines. Indonesians clean Malaysian homes. Farm hands from Burkina Faso tend the fields in Ivory Coast. Some save for more expensive journeys north, while others find the move from one poor land to another all they will ever afford. With rich countries tightening their borders, migration within the developing world is likely to grow.
“South to south migration is not only huge, it reaches a different class of people,” said Patricia Weiss Fagen, a researcher at Georgetown University. “These are very, very poor people sending money to even poorer people and they often reach very rural areas where most remittances don’t go.”
The Haitian migration to the Dominican Republic, its neighbor on the island of Hispaniola, has been large, longstanding and filled with strife. The Spanish-speaking Dominicans still refer angrily to a Haitian occupation that ended in 1844. The Creole-speaking Haitians point to 1937, when a Dominican massacre along the border is estimated to have taken the lives of tens of thousands of Haitians.
Haitian workers started coming in large numbers nearly a century ago, as seasonal help in sugar cane fields. But many now work year-round on farms or urban construction sites, which raises their visibility and the chance for conflict. Estimates vary greatly, but Dominican officials put Haitian migrants at one million, or 11 percent of the population.
As Haitians see it, the problems go beyond hard work and low pay to the systemic violation of their rights. Dominicans profit from their labor, they say, but deny them work papers, deport them at will and discriminate on the belief that Haitians have darker skin.
“There is no justice here,” Mr. Moises said.
Dominicans often present themselves as generous neighbors of limited means, forced to bear the burden of Haiti’s failed state, indigence and epidemic disease. They say they offer Haitians jobs and health care — 30 percent of the public health budget is spent on Haitians, government officials say — while enduring lectures about human rights from countries far from the fray.
“Ay-yai-yai-yai,” said Gen. Adriano Silverio Rodríguez, the commander of a new border force, when describing how Americans would respond if they shared a border with a country as troubled as Haiti. “That wall they’re building — it would be longer and taller.”
Per capita income in the Dominican Republic is $2,850; in Haiti it is $480.
The clash of civilizations can be seen along the Massacre River, a muddy, waist-deep waterway that divides them. On the Dominican side, Dajabón is a market town of 10,000 people, with paved streets, public utilities and a new Internet cafe. Its Haitian counterpart, Ouanaminthe, is seven or eight times as big, with no municipal lights or running water. The dirt roads are filled with trash and pigs.
Twice a week, Dominicans open the bridge, and thousands of Haitians rush across to buy goods that are scarce on their side: eggs, nails, flour, concrete, carrots, salami, juice, cooking oil, chickens and plastic chairs. Guards patrol the area, trying to ensure the Haitians’ return.
Bribery and violence are common. In a case now before the Inter-American Commission on Human Rights, Dominican soldiers are accused of indiscriminately firing on a smuggler’s truck, killing six Haitians. Two dozen Haitians in a smuggler’s truck suffocated last year. Their bodies were dumped on the road.
Unwritten Rules
The village of Juan Gómez lies 35 miles east of the border, past three military checkpoints that search for illegal migrants. But its illegal migrants, like Mr. Moises, live in plain view. Their open presence points to the capricious unwritten rules: Haitians caught at the border are usually sent back, while those needed by employers are often left to stay, at least until someone objects.
“We do not intervene in the workplace,” said Carlos Amarante Baret, the Dominican immigration director. “We understand the needs of the agricultural sector.” He acknowledged that the situation “benefits the landowner.”
Gathered here at a small hilltop church squeezed among the shanties, the workers talked of the hardships they had fled and those they had encountered. Jacqueline Bayard said the threat of deportation left the workers powerless. Katline Auguste said the lack of legal papers had kept her from visiting her children in Haiti for three years.
Lorvil Seus said he lived in fear of vigilante violence, as in a famed incident in nearby Hatillo Palma, in which a Haitian pastor was killed — and 2,000 Haitians deported — after the murder of a Dominican woman. Reprisal killings spread, and three Haitians were burned to death near the capital, Santo Domingo.
Mr. Moises voiced gratitude as well as complaints, explaining that he had once walked from Haiti with his malarial daughter in his arms, and Dominican doctors had saved her. “We can only thank them because they helped us,” he said.
Dominican society, in his view, is complex. Some politicians want Haitians deported, he said, but employers “need us to work.” Poor Dominicans claim Haitians are stealing jobs, but refuse those jobs themselves. Officers sometimes order raids to curry political favor, he added, but low-paid soldiers want the Haitians around to extort bribes. “It’s a business they have,” he said.
“We are living in their country,” he said. “We have to take it.”
Colliding Interests
Dominican officials often say that the colliding interests that surround immigration are similar to those in the United States, but that poor countries like theirs have fewer resources to cope. Carlos Morales Troncoso, the Dominican foreign minister, said that the solution to the Haitians’ problems was to promote development in Haiti and urged the United States to do more. “The developed countries talk a lot about Haiti, but the necessary aid just doesn’t come,” he said. By providing jobs, he said, “we do more than the whole international community combined.”
Some south to south migrants are “pushed” by wars and political crises. Others are “pulled” by jobs and better wages. Some follow seasonal work. Some put down roots. Some countries — Argentina is one — have been quick to give amnesty to migrants. Others, including Nigeria and Indonesia, have subjected them to mass deportations.
Many countries simultaneously send and receive large migrations. One reason there are jobs for Haitians is that so many Dominicans have left for the United States. The president, Leonel Fernández, was largely reared in New York City.
That exposes what Dilip Ratha, an economist at the World Bank, calls a common double standard. “Many countries want good treatment for their own people abroad but they don’t treat immigrants well themselves,” he said.
Egyptian police officers killed 26 Sudanese migrants last year in an attack on their squatter camp. An Indian film star, Hritik Roshan, set off a deadly riot in Katmandu, Nepal, in 2000 when he was quoted as saying he “hated” the Nepalis. Costa Ricans sometimes deride Nicaraguans as “Nicas.” In 2005, two Rottweilers killed a Nicaraguan suspected of being a burglar, as an approving crowd watched. Jokes flooded the country, praising the dogs.
Still, Manuel Orozco of Inter-American Dialogue, a Washington research group, warned against viewing south to south migration solely in a negative light. He estimates that Haitians in the Dominican Republic send home $135 million a year.
“Destination countries benefit from foreign labor,” Mr. Orozco said, while migrants get jobs. The challenge, he said, is to create policies that “promote development for both countries, while protecting migrants and their families.”
“Just letting migration happen is not good enough,” he added.
The Dominican Republic has no such framework. This year alone, the conditions of its Haitians have been the focus of two documentary films, a photo exhibit in Paris and a United Nations investigation that found “a profound and entrenched problem of racism.”
Who Is a Citizen?
One battle now playing out involves the right to citizenship, which the Dominican Constitution promises to anyone born on Dominican soil except the children of diplomats and visitors “in transit.” But in 2005 the Supreme Court ruled that illegal immigrants were essentially in transit — though some lived in the country for decades — and therefore their children had no citizenship rights.
Critics say that the ruling conflicts with international law, including a decision by the Inter-American Court of Human Rights two months earlier. They also said the government was using it to deny papers to Dominicans of Haitian descent, impeding their ability to work, study and vote.
Nationalists are trying to get the anti-citizenship provisions written into the Constitution.
“We could have hundreds of thousands of so-called Dominican nationals who on cultural, emotional and political grounds would see themselves as Haitian,” said Pelegrín Castillo, a leading nationalist legislator.
“Every day there are more Haitians in the Dominican Republic,” he added. “We are overwhelmed.”
For many Haitians, the journey ends where it began — in the muddy border town of Ouanaminthe, which receives scores of deported migrants each week. Most arrive penniless. Some sleep in City Hall.
Wesbert Sertil, 27, was among the unfortunates. Tired of hearing his in-laws complain that he could not feed his children, he borrowed $50 a year ago and boarded a smuggler’s truck. But the construction work he found was sporadic, and he sent money home just twice, totaling $90.
He was leaving work one day when military men asked for his papers. After a few days in a border-town jail, he was sleeping in abandoned houses, and asking a religious group for food.
His village was an eight-hour bus ride away, and the family that had urged him to go was unaware of his pending return. Smugglers approached him on the streets, but Mr. Sertil planned to use any money he could scrounge to buy a ticket home. “I got desperate and went to the Dominican Republic,” he said. “I’m not going back again.”
He noted that there were plenty of Haitians willing to take his place.
Copyright 2007 The New York Times Company
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René Préval promet d’en finir avec le kidnapping en 2008

Reconnaissant que les voeux de l’année dernière ne s’étaient pas concrétisés, le chef de l’Etat a lancé une sévère mise en garde aux bandits en présence de plusieurs centaines d’enfants réunis au Palais National pour la Noël
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval a appelé dimanche à la fin du kidnapping en Haïti, particulièrement contre les tout-petits, et a promis de mettre fin en 2008 à ce phénomène, lors d’une fête qui réunissait au Palais National (siège de la Présidence) plusieurs centaines d’enfants à l’occasion de la Noël.
Se plaignant de n’avoir pu tenir une promesse faite l’année dernière au même endroit, le chef de l’Etat a reconnu que les bandits l’avaient fait mentir. Il a constaté qu’une vague d’enlèvements s’est abattue sur le pays au cours des deux derniers mois alors que tout allait bien jusque là.
"Messieurs les bandits, donnez donc une chance aux enfants", s’est exclamé le chef de l’Etat en levant les yeux au ciel au milieu d’un groupe d’enfants ajoutant "si vous ne leur accordez pas cette chance, c’est Mario Andrésol, le chef de la Police Nationale, qui se chargera de le faire".
Il en a profité pour féliciter M. Andrésol et les policiers pour le bon travail accompli tout au long de l’année dans la lutte contre le kidnapping. "Losrqu’on a échoué, il faut encore essayer. Je promets une année 2008 sans kidnapping et la police mettra tous les kidnappeurs sous les verrous", a conclu René Préval en invitant les enfants à prendre leurs études au sérieux afin d’assurer plus tard la relève.
Le Président était notamment entouré de la ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue et du secrétaire d’Etat à l’intégration des handicapés, le Dr Michel Péan.
L’animation de cette fête des enfants a été assurée par la chanteuse Tifane et un magicien haïtien.
Le chanteur Jacques Sauveur Jean, proche du pouvoir, qui faisait office de maître de cérémonie, a déclaré que "René Préval était et resterait le numéro un parce qu’il fait partie de ceux qui aiment Haïti profondément".
Le gouvernement a poursuivi mardi, le jour de Noël, les opérations de distribution de jouets et de cadeaux aux nécessiteux, notamment au centre sportif de Carrefour (banlieue sud de la capitale) où le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et son ministre des affaires sociales, Gérald Germain étaient présents. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4555
Commentaires:
Ce n’est ni convaincant ni dissuasif, un président qui regarde vers le ciel les bras ouverts pour supplier les kidnappeurs de laisser une chance aux enfants. Il est vrai que l’on était un peu habitué au fameux « JE VEUX ET JE PEUX » accompagné d’un regard rouge menaçant et asymétrique d’un ancien président dont le message était surtout adressés à des fanatiques ayant subi la mutation en horde de chiens enragés.
Le kidnapping reste un problème de taille qui doit être réglé par des solutions proportionnelles et à la hauteur des dégâts causés à la société. Aujourd’hui la victoire sur l’instabilité politique prend l’allure de leurre et de mirage devant les profonds chambardements qui ne cessent de désarticuler le tissu social.
Il faut finir avec ce type d’insécurité qui est l’apanage de bandits de grands chemins de connivence avec les sans scrupules qui poussent un peu partout comme les mauvaises herbes.
Il faut prendre le problème à bras le corps !
La prière ne suffit pas toujours pour faire fuir le chien téméraire qui vous barre la route. Quelques fois il suffit, tout en récitant le je vous salue marie pleine de grâce de se baisser et de s’approprier, au cas ou, d’une bonne « galette ».. . et le chemin se vide de son obstacle criard.

Affaire Socabank/Nouvel arrêt de la Cour d’Appel : Franck Ciné et consorts doivent encore rester en prison

Le tribunal réclame un supplément d’information
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile haïtienne Haïtel, Franck Ciné, et d’autres ex-administrateurs et actionnaires de la Société Caribéenne de Banque (SOCABANK) réputée en faillite frauduleuse, devront encore rester en prison, la Cour d’Appel de Port-au-Prince ayant rendu public ce mercredi un nouvel arrêt réclamant cette fois-ci un supplément d’information sur le dossier.
Ce faisant, la Cour s’est une fois de plus gardé de se prononcer sur la demande de main levée du mandat d’écrou formulée par la défense du PDG de Haïtel, en raison de la détérioration continue de l’état de santé de ce dernier.
La semaine dernière, à la demande de la Cour, les avocats de Ciné avaient soumis un dossier médical actualisé de leur client démontrant qu’il se trouve dans un état critique et que son admission dans un centre spécialisé à l’étranger s’avère d’une urgente nécessité.
L’un des avocats de la défense, l’ancien ministre de la justice du premier gouvernement Préval/Alexis (1996-2001), Me Camille Leblanc, a critiqué la décision prise par le tribunal, jugeant qu’il existe désormais une volonté manifeste de maintenir ses clients en prison le plus longtemps que possible.
Outre l’affaire de la SOCABANK dans laquelle Franck Ciné est poursuivi à titre d’actionnaire de cette banque maintenant absorbée par la Banque Nationale de Crédit (BNC, banque commerciale d’Etat), le PDG de Haïtel se trouve également par-devant la justice dans le cadre d’un contentieux avec la Téléco (compagnie nationale de télécommunications) à laquelle son entreprise doit plusieurs millions de dollars. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4562
Ceux qui parlent de politisation de ce dossier dans un sens ou dans l'autre devrait carrément donner des détails pour l'édification des curieux....

Amélioration dans les opérations de dédouanement des marchandises suite à des semaines de blocage

Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti souhaite la présence du SGS dans tous les ports de province
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Des dispositions ont été prises en vue de débloquer la situation au niveau des douanes où, en pleine période de fêtes de fin d’année, les marchandises importées ne pouvaient pas être dédouanées.
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) qui confirme l’entrée en vigueur de ces mesures, précise que les difficultés au dédouanement étaient en relation directe avec les défectuosités d’un système de « scanner » mis en place récemment et les complications liées à l’émission des bordereaux de douane uniquement à Port-au-Prince, particulièrement pour les véhicules importés.
Le problème est sur le point d’être résolu et, déjà, une certaine amélioration est constatée, a relevé M. Jean Robert Argant.
Souhaitant le renforcement des mesures adoptées, le président de la CCIH a suggéré la présence désormais dans tous les ports de province du Service Général de Surveillance (SGS) qui faciliterait le contrôle et la vérification des conteneurs et donc le dédouanement rapide des marchandises. Parallèlement, dit-il, la lutte contre la contrebande s’en trouverait renforcée.
Au parlement, le ministre de l’Economie et des finances, Daniel Dorsainvil, accompagné du secrétaire d’Etat des finances, Sylvain Lafalaise, du directeur général des douanes, Jean Jacques Valentin et du directeur général de l’Autorité Portuaire Nationale (APN), Evens Charles, a confirmé mercredi les mesures d’assouplissement des formalités de douane dans les ports et les douanes. Quant à la vie chère, il a estimé qu’il s’agit d’un phénomène mondial aggravé, sur le plan local, par les dégâts causés par la récente tempête tropicale Noël.
Des parlementaires ont récemment dénoncé la cherté de la vie et l’incapacité du gouvernement à apaiser les souffrances des couches les plus défavorisées de la population. Ils ont, pour la plupart, établi un lien direct entre l’augmentation des prix des produits de première nécessité et le blocage des marchandises en douane dû aux mesures drastiques de contrôle adoptées dans le cadre de la politique gouvernementale de lutte contre la contrebande et la corruption.
Certains députés ont menacé de renvoyer le gouvernement à la rentrée parlementaire en janvier 2008 ou de démissionner si rien n’est fait d’ici là en faveur de la population.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4563
oh lala..!
Comme il a bon dos la tempête Noel!
C'était qui ou quoi les responsable juste avant ces intempéries?

mercredi 26 décembre 2007

Bilan mitigé pour le système judiciaire selon le RNDDH

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, relève de nombreux points positifs dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire au cours de cette année.Il cite entre autres l’organisation des assises criminelles dans plusieurs juridictions visant à combattre le phénomène de détention préventive prolongée. " Les assises ont permis de fixer les sorts de nombreux détenus dont des kidnappeurs qui ont été condamnés", explique t-il.Pierre Espérance se réjouit de l’effort de l’exécutif qui a mis à la disposition de certains magistrats des matériels, dont des véhicules en vue d’augmenter l’efficacité des différents échelons du pouvoir judiciaire.D’autre part, le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains relate des aspects négatifs, tel l’implication du gouvernement dans des dossiers judiciaires tels le massacre de la scierie et la faillite de la Société Caraibéenne de Bank (Socabank).M. M. Espérance assimile à des pressions les interventions du chef de l’état sur le dossier de la Socabank. Tout en qualifiant ces interventions d’inopportune, M. Espérance rappelle que le gouvernement ne doit pas intimider les doyens des tribunaux qui ont pour devoir de respecter les droits des justiciables.Dans le cadre du dossier du massacre de la scierie, M. Espérance dénonce les interventions du ministère de la justice qui selon lui aurait occasionné le décès du président de la cour d’appel des Gonaives. " Il ne faut pas domestiquer la justice ", dit-il précisant que les responsables de l’exécutif doivent s’abstenir d’opiner sur des dossiers traités par les autorités judiciaires.Par ailleurs, Pierre Espérance soutient qu’il y a eu au cours de cette année des procès bâclés tels ceux sur l’assassinat de Brignol Lindor et l’attaque contre les étudiants de la faculté des sciences humaines.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13353

Kesner Pharel formule des propositions pour combattre la vie chère

L’économiste Kesner Pharel invite le gouvernement à adopter des mesures innovatrices en vue de combattre la vie chère. L’inflation est passée de 40% en 2004 à 8 % en 2007 fait remarquer M. Pharel qui salue les efforts du gouvernement. En décembre le taux d’inflation a atteint 9,2% indique M. Pharel qui fait état de tensions inflationnistes dans l’économie nationale. Pendant ces 4 derniers mois le taux d’inflation a été trop élevé soutient le chroniqueur économique de radio Métropole rappelant que l’inflation est une diminution du pouvoir d’achat. Tout en faisant état de la relation étroite entre démographie et économie, M. Pharel souligne qu’il y a 200 000 nouveaux individus chaque année. " Le taux de croissance démographique est de 2% ", rappelle M. Pharel pour qui il faut une politique démographique.. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Kesner Pharel a relaté les efforts réalisés par l’équipe gouvernementale pour améliorer la situation monétaire du pays précisant que d’autres efforts doivent être déployés au niveau de l’administration publique. Interrogé sur les options pour combattre la vie chère, Kesner Pharel explique que le gouvernement ne peut pas fixer les prix s’il ne veut pas subventionner les produits. " Une intervention sur le marché aura des conséquences graves puisque le gouvernement devra s’endetter ", dit-il rappelant que la seule option viable est le renforcement de la production nationale. " Le gouvernement devrait profiter de la hausse du prix du riz sur le marché mondial pour encourager la culture de ce produit", argue t-il. Tout en rappelant que le chef de l’état a opté pour le renforcement du secteur agricole, M. Pharel Précise qu’il faudra accorder des subventions aux agriculteurs et améliorer les infrastructures. Selon M. Pharel le gouvernement doit avoir une politique fiscale innovatrice. " Il faut également une politique agressive sur le plan social", déclare M. Pharel précisant que les plus pauvres pourraient bénéficier d’un crédit gouvernementale. " Plus de 4 millions d’haïtiens vivent avec moins de 1 dollar, on pourrait cibler les plus défavorisés", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13352
Pourquoi cette baisse de l'inflation ne se manifestet -t-elle pas au niveau de la microéconomie c'est à dire dans le quotidien des haïtiens?
Qu'en est-il de la fameuse commission qui a travaillé à l'élaboration d'un programme pour la réduction de la pauvreté?

L’ancien DCPJ, Michael Lucius, blanchi par la justice

Le juge d’instruction Carvesse Jean a émis une ordonnance de non lieu en faveur de l’ancien directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Michael Lucius, dans le cadre de l’enquête sur la séquestration et l’assassinat de Gilbert Albert. Après une année d’enquête le magistrat a renvoyé hors des liens de la prévention Michael Lucius, résidant à Paris depuis plusieurs mois. Dans l’ordonnance émis le 3 décembre 2007, le juge Carvesse Jean a renvoyé par devant le tribunal criminel Stanley Edelon, alias Achou lequel a avoué son implication dans l’enlèvement de M. Albert. Maître Edwin Cock, l’un des avocats de M. Lucius se réjouit de cette décision prise dans la sérénité. Il souhaite que la société prenne acte de cette décision de justice rappelant que cette affaire avait entraîné la démission de M. Lucius à la tête de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Par ailleurs, M. Lucius a révélé dans la presse que deux membres du service de sécurité rapprochée du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant sont impliqués dans la tentative d’assassinat contre sa personne. Michael Lucius n’a pas voulu citer les noms de ces individus qui sont selon lui toujours au service du commissaire Gassant. " Ces individus portaient des Galil et ne sont pas des policiers", révèle M. Lucius qui affirme avoir communiqué les noms de ces individus aux autorités policières. Edwin Cock soutient que M. Lucius n’a jamais été convoqué à une audition dans le cadre d’une enquête sur cette tentative d’assassinat. " Je ne comprends pas ce comportement ", lance t-il. Cette affaire avait opposé l’inspecteur Michael Lucius au premier juge instructeur en charge du dossier Napela Saint-il. Les avocats de M. Lucius avaient exercé un recours pour que le juge Saint-il soit dessaisi du dossier. Le juge Saintil avait, en raison de certaines déclarations du nommé " Achou", eu des soupçons sur l’implication de M. Lucius dans cet acte d’enlèvement. Le chef de gang avait été appréhendé par les policiers de la DCPJ dirigée à l’époque par Michael Lucius.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13351

Eliminatoires jeux olympiques, Haïti retrouve le Mexique et le Canada

La sélection nationale olympique se retrouve dans un groupe très relevé dans le cadre de la dernière phase des éliminatoires des jeux olympiques de Pékin. Les haïtiens joueront dans un groupe qui comprend le Mexique, tenant du titre du tournoi de qualification, le Canada et le Guatemala. L’entraîneur de la sélection nationale, Wilner Etienne, reconnaît que la situation sera très difficile pour Haïti. Il souhaite que tous les secteurs contribuent à la préparation de l’équipe en vue d’obtenir la participation des joueurs haïtiens évoluant en Europe. " Il n’y a pas de possibilité de faire machine arrière, il faut avancer ", lance t-il. Haïti semble être dans une situation delicate puisque la sélection nationale avait été battue 2-0 par le Guatemala le 15 décembre dernier, lors d’une rencontre amicale à Fort Lauderdale (Floride, Etats Unis). La rencontre avait été interrompue en raison de jets de pierre sur la pelouse par des fans haïtiens.Parmi les joueurs clés de cette selection olympique il faut citer Peterson Occénat, Ednerson Raymond, Judelin Aveska, Paulin Jean, Roberto Ulysse, Alain Vubert, James Marcelin, Jean Sony Alcénat, Léonel Saint-Preux, Fritzson Jean-Baptiste et Fabrice Noël.Le tournoi éliminatoire de la Concacaf aura lieu aux Etats-Unis du 11 au 23 mars et déterminera les deux équipes qui représenteront l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Antilles. Dans l'autre groupe on retrouve les Etats-Unis, Cuba, Honduras et Panama.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13350

Des kidnappeurs blessent par balle un homme d’affaires qu’ils tentaient d’enlever

Pierre-Richard Occenad a été opéré avec succès le 24 décembre
mardi 25 décembre 2007,
Radio Kiskeya
L’homme d’affaires Pierre-Richard Occenad, blessé par balle au cours d’une tentative de kidnapping, se trouvait mardi soir dans un état stable après avoir été opéré d’urgence lundi dans un hôpital de Port-au-Prince, a appris Radio Kiskeya de sources dignes de foi.
M. Occenad, qui se trouvait tard dimanche devant son domicile à Vivy Mitchell, un quartier résidentiel de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), avait été attaqué par des individus armés déterminés à l’enlever. Ayant réussi à mettre en échec les kidnappeurs, l’entrepreneur a été toutefois atteint d’un projectile.
Pierre-Richard Occenad était hors de danger après l’intervention chirurgicale qu’il a dû subir, selon ses médecins.
Pour leur part, Michel Laguerre et Maxime Thomas avaient été libérés contre rançon jeudi dernier. Les deux hommes avaient été enlevés une semaine auparavant.
Leur libération avait été suivie de celle, quelques heures plus tard, du jeune couple Nathalie Ambroise et Stéphane Lerouge, séquestrés également pendant une semaine.
Le Président René Préval a reconnu dimanche qu’une vague d’enlèvements s’est déferlée sur le pays au cours des deux derniers mois et a indiqué que la police trouvera une solution appropriée au problème en 2008 si les kidnappeurs refusent d’accorder une chance aux enfants.
Selon les estimations du directeur de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, une trentaine de cas de rapts ont été recensés depuis le début du mois de décembre, certains ont été commis par d’anciens policiers et des délinquants déportés des Etats-Unis. Cependant, ces statistiques ne reflètent que partiellement la situation, car les familles d’un certain nombre de kidnappés préfèrent généralement négocier avec les ravisseurs sans informer la police. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4560

Rapatriement lundi de 202 boat people

25 autres clandestins sont revenus en Haïti à bord de leur voilier qu’ils refusaient de quitter
mardi 25 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les garde-côtes américains ont procédé le 24 décembre (lundi) au rapatriement de 202 boat people haïtiens, rapporte une dépêche de l’Associated Press.
Au moment de leur interception vendredi dernier au sud de l’archipel des Bahamas à bord d’une embarcation de fortune, les voyageurs clandestins étaient au nombre de 227. Cependant, 25 d’entre eux avaient catégoriquement refusé d’abandonner le voilier. Ils ont été autorisés à rester à bord jusqu’à ce que l’embarcation ait pu atteindre sous haute surveillance une île haïtienne.
Un navire des garde-côtes américains a reconduit les 202 autres boat people à Port-au-Prince.
Cette année, de nombreux haïtiens candidats à l’émigration illégale ont été interceptés en haute mer et rapatriés par les autorités américaines sans avoir pu bénéficier d’une analyse de leur éligibilité au droit d’asile. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4561

mardi 25 décembre 2007

Un après-midi très instructif .... à l'institution chrétienne d'Haïti...

Immeuble de l'Institution Chretienne d'Haïti (ICDH)
L'Institution chrétienne d'Haïti (ICDH), dans son souci de maintenir ses bonnes relations avec les parents d'élèves, a organisé, le dimanche 9 décembre 2007, une rencontre au cours de laquelle le programme de l'année académique 2007-2008 a été détaillé.Cette rencontre qui se voulait, comme les précédentes, un moment d'information et de détente comportait trois (3) parties. La première a débuté avec la symphonie de Mozart, suivie d'une chanson de l'immortel Ansy Dérose. Le maître de cérémonie, Jean Obenson Cazeau, a invité les membres de la direction et des délégués par classe à gravir le podium où une place leur a été réservée. La chorale de l'ICDH, pour donner le ton à cette petite fête de famille, a, par la voix de Alcy Vanessa et de Alexandre Denis, imploré la bénédiction et l'assistance du Créateur de l'univers. Des mots de remerciements ont été adressés aux parents d'avoir bien voulu garder le contact avec le centre du savoir de leurs enfants.
M. Jean Maret Joseph, directeur de l'ICDH lors de son intervention
Une démonstration par l'audiovisuel a permis aux parents d'avoir une idée de la façon dont certaines matières telles que les sciences expérimentales et naturelles, les sciences sociales et l'anglais, pour ne citer que celles-là, sont enseignées aux élèves. Une façon de dire qu'à l'ICDH, des cours sont dispensés grâce au support de l'audiovisuel qui permet aux apprenants non seulement d'entendre la leçon, mais surtout de visualiser certaines notions. Les parents ont été fort édifiés.Le mois de décembre, dans le cadre des activités culturelles, est consacré à Ansy Dérose, comme ce fut le cas pour les mois d'octobre et de novembre pour Beethoven et Mozart. Au cours de ces mois, les élèves ont eu l'occasion de faire la connaissance de ces musiciens et d'apprendre à apprécier leurs oeuvres. Quatre (4) élèves de l'ICDH ont dressé le portrait de Ansy Dérose. Il y eut aussi l'interprétation d'une de ses chansons, «Mélodie d'amour», par la voix du petit Alexandre Denis. Les élèves ont déploré sincèrement l'absence de la veuve de Ansy, Yole Dérose, à cette petite fête. C'eût été l'occasion pour la direction de lui témoigner tout le sentiment que les élèves de l'ICDH professent pour celui qui a représenté dignement le pays sur la scène internationale. Les élèves ont émis le voeu de la rencontrer à l'occasion des fêtes de fin d'année scolaire en juin 2008.
Alexandre Denis, interprétant mélodie d'amour de Ansy Dérose

A la deuxième partie, le directeur pédagogique de l'ICDH pour la section fondamentale, M. Evens Naar, a pris la parole pour esquisser les grandes lignes du programme de l'école, année 2007-2008. Il a mis l'accent sur les progrès réalisés par la Finlande dans le domaine de l'éducation. Se hissant à la première place, elle a nettement devancé les Etats-Unis et la France. A l'ICDH, dit-il, nous n'entendons pas rejoindre la Finlande, mais nous essayons de garder le contact avec les grands en dispensant un enseignement de qualité. Pour cela, des investissements ont été consentis en vue de rompre avec le système traditionnel dans lequel se fait l'apprentissage.Pour être compétitif, poursuit-il, tant sur le marché national qu'international, un certain standard est requis. Aussi, contrairement aux écoles qui réclament cinq (5) comme moyenne, à l'ICDH, la moyenne exigée est 6 pour être admis à une classe supérieure. On tient compte également des examens ayant eu lieu au cours des différentes périodes pour permettre à un apprenant de monter en classe supérieure. C'est la raison pour laquelle le succès à l'ICDH aux examens d'Etat est toujours garanti à 100 pour cent. Après un bref interlude, M. Cazeau, le maître de cérémonie, a invité le directeur général de l'ICDH pour ses propos de circonstance.
Vue partielle de l'assistance composée de parents
D'entrée de jeu, M. Joseph a remercié les parents de leur présence et a mis l'accent sur le début de l'année qui paraît prometteur contrairement à l'an passé où tout un chacun était aux abois face à l'insécurité qui avait forcé les responsables à décréter les vacances plus tôt que prévu. Il devait poursuivre en parlant de la division du travail, de la responsabilité de chacun et de son rôle de supervision.Dans son souci d'améliorer la qualité de l'enseignement à l'ICDH, des démarches sont en cours pour que le savoir soit dispensé à partir de l'audiovisuel. Du coup, il a essayé de répondre aux parents angoissés qui ont consenti des débours pour des livres non encore en usage. «Rete tèt frèt», leur dit-il, nous savons ce que nous faisons. Faites-nous confiance. L'ICDH est l'école de l'avenir. Ce slogan ne doit pas être pour vous de simples mots. Bientôt, poursuit-il, l'ICDH sera présente à Jacmel, plus particulièrement à Lamandou. Des dispositions ont été adoptées en vue de renforcer la sécurité et les conditions d'hygiène. Des caméras sont placées un peu partout.
En dépit de la cherté de la vie, du prix de la gazoline, nos élèves bénéficient du courant électrique que ce soit à l'aide de l'inverter ou de la génératrice. Des téléviseurs et des ordinateurs sont mis à leur disposition de façon à parfaire leurs connaissances. Pour les parents qui ont déjà un enfant à l'école, certains avantages leur sont offerts. La direction est toujours ouverte et entend les accompagner.L'intervention de M. Joseph a mis fin à la deuxième partie. La troisième a débuté avec les mots de remerciements qui ont été suivis par l'interprétation de «A jamais» pour le bonheur des parents. Ces derniers ont été invités à rencontrer les professeurs dans les salles de classe respectives de leurs enfants où ils ont débattu certains points se rapportant à leur travail.
Un goûter a été servi à l'assistance. Tout un chacun est sorti satisfait de cette rencontre et étend consolider les bonnes relations établies avec l'ICDH. Ce fut un après-midi agréable et instructif.
La chorale de l'Institution Chrétienne d'Haïti(ICDH)

Les délégués par classe : 1ère Année fondamentale : Joseph Bryan et Jusmé Néhémie Taïna 2e Année fondamentale Noël Kenoy Birdly, 3e Année fondamentale : Monval Salaëta Y ; 4e Année fondamentale Baptiste Krystelle ; 5e Année fondamentale Alliance Vannicha K. 6e Année fondamentale Calas Fahovah ; 7e Année fondamentale Félix Fritzline ; 8e Année fondamentale Mathieu Franceska ; Antonine ; 9e Année fondamentale Creppin Don Royce A. Jr
Fred McGuffie
Commentaires:
L’institution Chrétienne d’haïti témoigne l’engagement d’un groupe d’individus convaincus que le salut du pays passe par le sauvetage de notre jeunesse par l’éducation.
En fait seule l’éducation reste l’élément essentiel capable de renouveler la confiance et recréer des modèles dans cette conjoncture de valeurs perdues et de société disloquées.
Le projet ICDH est soutenu par des personnalités éclairées dont la vision va bien au-delà des limites du qui vive.
Haïti exprime à qui veut l’entendre ce besoin urgent de projets de ce genre.
Longue vie et succès à l’ICDH

BAZE CREOLE INVITE A LA SOIREE ANTILLAISE DE FIN D’ANNEE A MARSEILLE

Une fin d’année ça se fête toujours. Il faut boire manger, danser … Tout le monde s’accorde pour accepter ce fait comme qu’une vérité de Lapalisse. C’est dans cette perspective que les offres pullulent pour les habitués des centres nocturnes ou tout simplement ceux qui veulent expulser le stress d’une année quia sans doute présenté côte à côte des hauts et des bas, des réalisations énormes et des frustrations monstres.
Tous les centres nocturnes seront bondés de monde. Les bars, les restaurants indépendamment du confort qui ne sera point de rigueur présenteront des offres alléchantes à leurs clientèles : Champagne et cotillons à la pelle !
BAZE CREOLE a pris les devants cette année en proposant à la famille antillaise une méga soirée pour clôturer dans la bonne ambiance l’année 2007. Après avoir organisé les soirées les plus réussies de la région en assurant la promotion du KOMPA avec la participation de T-VICE et DJAKOUT MIZIK entre autres groupes, elle offre un menu plus que savoureux à la sauce purement antillaise.
Le samedi 29 décembre prochain, le Florida Palace brillera de mille feux pour accueillir sur une même scène les meilleurs représentants du zouk avec PHIL CONTROL, BIG TOM, PASKAL LANCLUME et ORIGINAL H le groupe le plus constant et le plus consistant dans l’exposition de la musique haïtienne en France et en Europe. Le groupe Original H a connu un succès énorme au festival panafricain de musique (FESPAM) à Brazzaville en 2005 (http://www.afrik.com/article8620.html%22). Ce fut la première invitation d’un groupe exécutant le rythme haïtien à ce festival de renommée mondiale.
La soirée s’annonce très animée. Donc à ne pas manquer sous aucun prétexte. BAZE CREOLE compte vous adresser ses vœux pour la nouvelle année au cours de cette soirée au Florida Place size au numéro 162 du Boulevard Mireille Lauze dans le dixième arrondissement de Marseille.
« PYE KOUT PRAN DEVAN »

Haïti, plaque tournante du narcotrafic vers les Etats-Unis et l’Europe, selon le Los Angeles Times

En raison de la corruption élevée au sein de la police et de l’extrême pauvreté du pays, Haïti serait responsable de plus de 10% de la drogue arrivant sur le marché américain, indique une enquête du quotidien californien qui cite notamment le directeur général de la PNH, Mario Andrésol et le porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise
lundi 24 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La corruption policière en Haïti est à l’origine de l’augmentation considérable enregistrée au cours des deux dernières années dans le trafic de drogue de la Colombie et du Vénézuéla vers les Etats-Unis et l’Europe, révèle le quotidien américain Los Angeles Times dans un article paru dimanche.
Le journal, qui cite des agents de la police américaine et internationale, précise que plus de 10% des substances illicites arrivant sur le marché américain ont transité par l’île d’Haïti ou Quisqueya que se partagent Haïti et la République Dominicaine. Les cargaisons de drogue expédiées en Europe occidentale sont devenues encore plus importantes au cours de la même période.
"A cause des opérations antinarcotiques qui s’attaquent aux routes traditionnelles qu’ils empruntaient à partir de la Colombie et du Mexique, les narcotrafiquants se sont tournés vers les voies ouvertes de l’anarchique Haïti où la pauvreté, l’isolement et les faiblesses structurelles de la police leur offrent un chemin beaucoup plus tranquille", affirme le Los Angeles Times.
Selon le porte-parole haïtiano-américain de la Police des Nations Unies (UNPOL), Fred Blaise, interrogé par le journal "le pays est devenu une route pour le trafic de drogue parce qu’il est le point le plus faible de la région". Plus loin, Blaise ajoute "Haïti ne dispose pas d’hélicoptères, ni d’avions et n’a pas non plus de radars pour identifier ce qui entre et ce qui sort".
Pour sa part, le commandant en chef de la Police Nationale, Mario Andrésol, affirme que "seules huit heures sont nécessaires pour que les vedettes motorisées en provenance de la Colombie et du Vénézuéla atteignent la ville de Jacmel (sud-est d’Haïti)".
"Une fois que les cargaisons de cocaïne arrivent en Haïti, elles peuvent être embarquées à bord de véhicules et transportées à Port-au-Prince, puis acheminées au nord à destination des Etats-Unis", a poursuivi le directeur général de la PNH.
Le Los Angeles Times soutient qu’en raison de leurs modestes conditions de vie, les agriculteurs et pêcheurs haïtiens sont facilement corruptibles et sont prêts à offrir leur collaboration aux narcotrafiquants contre de l’argent.
Enfin, le quotidien de la côte ouest des Etats-Unis rappelle que l’ex-ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield, avait estimé l’année dernière qu’en volume la cocaïne colombienne transitant par le Vénézuéla avait quintuplé depuis 2001. Les exportations ont atteint jusqu’à 250 tonnes par an, soit environ un quart ou la moitié de la totalité de la drogue produite en Colombie.
Les éléments de l’enquête du Los Angeles Times sont malheureusement confirmés par les faits. Le plus récent a été la découverte la semaine dernière sur une piste d’atterrissage à Flamand, une localité de la ville d’Aquin (sud), des débris calcinés d’un petit avion. Selon la police, l’appareil pourrait avoir été incendié après avoir été débarrassé de la drogue qu’il transportait par des individus arrivés sur les lieux à bord de véhicules.
Un individu qui tentait de s’approcher du mystérieux avion a été victime de graves brûlures avant de décéder à l’hôpital.
Une enquête a été ouverte sur ce énième atterrissage clandestin en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4556

Un nouveau contingent bolivien en Haïti

215 casques bleus arrivent début janvier
lundi 24 décembre 2007,
Radio Kiskeya

215 nouveaux soldats de la compagnie d’infanterie de l’armée bolivienne sont attendus en Haïti au cours de la première semaine de janvier dans le cadre de la rotation des troupes au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), a indiqué lundi à La Paz le commandant des Forces Armées, le général Freddy Berssati.
Selon les déclarations du chef militaire relayées par Agencia de Noticias Fides (ANF), le contingent sera composé d’officiers, sergents, réservistes, médecins et personnels civils de soutien. Entre le 3 et le 6 janvier, les casques bleus quitteront le territoire bolivien à destination de Port-au-Prince pour une mission d’une durée de six mois.
Le 14 décembre dernier, le Congrès bolivien (Parlement) avait autorisé l’envoi de ces nouvelles troupes en Haïti.
La Paz participe actuellement à deux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSTAH en Haïti qui compte quelque 9.000 militaires et policiers et la MONUC en République Démocratique du Congo (RDC).
Ces deux missions sont secouées par des scandales de corruption en cours d’investigation. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4557