Elles doivent obligatoirement faire la lessive, repasser des vêtements, faire le ménage, cuisiner, accompagner des enfants à l'école, changer la couche du bébé...pour presque rien. Voilà le fardeau de ces milliers de femmes de maison à Port-au-Prince.
Oliana, une jeune Barradéroise, a travaillé pendant quinze ans comme employée domestique dans une famille plutôt connue à Pétion-Ville. Elle a été recrutée non seulement pour accomplir les travaux ménagers mais aussi pour assurer la garde du nourrisson de la patronne. Grâce à son savoir-faire et son sens de responsabilité, la jeune femme a gagné la confiance de la patronne qui a décidé de lui octroyer officiellement le poste de gouvernante de la maison. « De 400 gourdes en 1993, mon salaire était passé en deux ans à 600 gourdes », se rappelle-t-elle. Cette modique somme, au fil des années, a augmenté mais ne dépassera pas 3000 gourdes. De 1993 à janvier 2007, Oliana a tristement constaté que sa condition socio-économique n'avait pas du tout changé. Les 2250 gourdes qu'elle reçoit par mois comme salaire, ne peuvent grand-chose ni pour ses petits frères et soeurs qui doivent aller à l'école ni pour ses parents de la province qui attendent régulièrement son soutien financier.Elle ne peut non plus penser à des projets d'avenir. Il y a quelques mois, elle a finalement laissé tomber ce boulot pour aller travailler dans un hôtel de la place. Mais jusque-là, rien n'a réellement changé. « C'est pas meilleur par rapport à mon premier boulot, avoue-t-elle. J'espère trouver mieux que ça. »Pareil dans la maison voisineLa réalité d'Oliana n'est pas différente de celle des milliers de travailleuses domestiques qui, en moins d'une année, ont servi dans deux, trois ou quatre maisons en quête d'un meilleur traitement. Elles sont plus de 800.000 à travers Port-au-Prince à croupir sous le poids des travaux ménagers, selon la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie Laurence Jocelyn Lassègue. La plupart du temps, elles se voient obligées d'accomplir des tâches pour lesquelles elles n'ont pas été embauchées. Un surplus de travail pour lequel, elles ne sont pas non plus rémunérées. « J'étais venue pour la lessive, repasser des vêtements, assurer le ménage. Mais, j'ai été chargée, après quelques mois, de mener les enfants à l'école, changer la couche du bébé de la soeur de la patronne », explique une jeune domestique.
Vous êtes congédiée
Dans la majorité des cas, elles ne peuvent rien revendiquer de peur d'être renvoyées. En fait, une employée domestique peut être congédiée pour diverses raisons. Sa façon de gérer le matériel de cuisine, son comportement ou son manque de professionnalisme. Dans certains cas, c'est le propriétaire de la maison qui, par fatigue, décide sans aucune explication de congédier sa domestique. D'ailleurs, trouver une femme de maison n'est pas si difficile à Port-au-Prince. En moins de quatre mois, Mme Paula, une commerçante qui habite à Delmas, dit avoir déjà renvoyé deux femmes de maison. La première pour avoir passé plus de jours que prévus dans sa ville natale sans la prévenir. La deuxième pour sa lenteur dans ses travaux domestiques. « Je ne tolère pas des employés paresseux, dit-elle. Elle vient travailler quand elle le veut. Alors, je l'ai renvoyée », explique Mme Paula.
En général, les travailleuses domestiques ne sont pas bien vues aux yeux des responsables de maison. Certaines d'entre elles sont mêmes victimes de viol et d'autres abus sexuels de la part d'un membre de la famille. « Nous avons récemment reçu une jeune fille de 23 ans qui a été violée par le frère de la patronne où elle travaille depuis 2 ans », témoigne une responsable d'une organisation féministe de la capitale. Professionnaliser le métier« Ce secteur mérite une attention spéciale en termes de formalisation et de traitement », reconnaît Dr Mimose Bruny. La psychologue et travailleuse sociale prône la professionnalisation du travail domestique. Question d'offrir une nouvelle image du métier et valoriser le travail de ces milliers de femmes à travers Port-au-Prince.
Actuellement, une femme de maison reçoit un salaire variant entre 1500 à 5000 gourdes par mois, dépendamment du niveau économique de l'employeur. « Je pourrais donner mieux à la femme de maison, mais mon salaire ne me le permet pas », explique Rose-Adèle Joachim. Elle se réjouit, par contre, du fait qu'elle offre certains privilèges a Ketty en plus des 1750 gourdes de salaire mensuel. « Elle a droit à un boni, à des jours de congé, au repos au cours de la journée et comme tout le monde, elle participe au repas de la famille », se contente-t-elle.Rares sont les employées de maison qui bénéficient de l'attention de leur patron. Les responsables de maison exigent en général beaucoup des travailleuses domestiques mais se soucient peu de leur condition de vie, regrette la ministre Lassègue. « Il est important de savoir que ces femmes ont de lourdes responsabilités. Elles ont des enfants, elles ont d'autres activités et méritent, tout comme les femmes qui travaillent dans d'autres secteurs, un meilleur traitement », dit-elle.
Au regard du Code du travailMe Samuel Madistin, lors du séminaire organisé par le Réseau national de défense des Droits humains (RNDDH) sur le droit à la non discrimination dans les systèmes onusien et interaméricain, a reconnu que les travailleuses domestiques sont aussi mal vues au regard de la législation nationale. Le code du travail prévoit certains bénéfices pour les ouvrières, notamment assurance maternité, congé de maternité, salaire égal à compétence égale. Mais les femmes de maison ne jouissent pas de ces prérogatives. Lueur d'espoir
Récemment, la ministre Lassègue a soumis au Sénat un avant-projet de loi visant le respect et la promotion des droits de ces femmes conformément au code du Travail. Cet avant-projet de loi, voté à l'unanimité par la chambre du Sénat, a ainsi modifié l'article 257 du code du travail et envisage un meilleur traitement pour ces employées. Ceci, au même titre que celles qui travaillent dans les industries. Par ces dispositions légales, les femmes de ménage pourraient désormais jouir obligatoirement d'un repos absolu de dix heures par jour, de deux repas par jour et d'un jour et demi de congé par semaine. L'avant-projet de loi garantit également aux employées de maison d'un boni en fin d'année conformément aux articles 154, 155, 157 et 158 du code du Travail.
D'ici quelques jours, la Chambre des députés devra également se pencher sur cet avant-projet de loi. Peut-être, l'adoption de ces dispositions légales changera les conditions de vie de ces milliers de femmes qui se sacrifient quotidiennement « Kay madanm », pour éduquer leurs enfants.
Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52472&PubDate=2007-12-28
mmmmmm!!!!
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 28 décembre 2007
jeudi 27 décembre 2007
Border CrossingsA Global Trek to Poor Nations, From Poorer Ones
Un article paru dans une édition du New York Times qui nous est parvenu attaché à un courrier électronique racontant la problématique des relations entre Haïti et la République Dominicaine dans une de ses facettes les plus conflictuelles.
Nous le soumettons donc à nos lecteurs anglophones de façon à leur offrir des éléments en plus pour leur compréhension et leur approche du problème.
Bonne lecture à tous
---------------
"By JASON DePARLE
JUAN GÓMEZ, Dominican Republic — The scrap-wood shanties on a muddy hillside are a poor man’s promised land.
They have leaky roofs and dirt floors, with no lights or running water. But hundreds of Haitian migrants have risked their lives to come here and work the surrounding fields, and they are part of a global trend: migrants who move to poor countries from even poorer ones.
Among them is Anes Moises, 45, a dark-skinned man with flecks of gray hair, who has worked the Dominican banana fields for more than a decade, always illegally. Farm bosses pay him $5 a day and tell him that Haitians stink. Soldiers have called him a dark-skinned “devil” and deported him four times.
Still, with the average income in the Dominican Republic six times as much as in Haiti, Mr. Moises has answered each expulsion by hiring a smuggler to bribe the border guards and guide him back in.
“We are forced to come back here — not because we like it, but because we are poor,” he said. “When we cross the border, we are a little better off. We are able to buy shoes and maybe a chicken.”
Across the developing world, migrants move to other poor countries nearly as often as they move to rich ones. Yet their numbers and hardships are often overlooked.
They typically start poorer than migrants to rich countries, earn less money and are more likely to travel illegally, which raises the odds of abuse. They usually move to countries that offer migrants less legal protection and fewer services than wealthy nations do. Yet their earnings help sustain some of the poorest people on the globe.
There are 74 million “south to south” migrants, according to the World Bank, which uses the term to describe anyone moving from one developing country to another, regardless of geography. The bank estimates that they send home $18 billion to $55 billion a year. (The bank also estimates that 82 million migrants have moved “south to north,” or from poor countries to rich ones.)
Nicaraguans build Costa Rican buildings. Paraguayans pick Argentine crops. Nepalis dig Indian mines. Indonesians clean Malaysian homes. Farm hands from Burkina Faso tend the fields in Ivory Coast. Some save for more expensive journeys north, while others find the move from one poor land to another all they will ever afford. With rich countries tightening their borders, migration within the developing world is likely to grow.
“South to south migration is not only huge, it reaches a different class of people,” said Patricia Weiss Fagen, a researcher at Georgetown University. “These are very, very poor people sending money to even poorer people and they often reach very rural areas where most remittances don’t go.”
The Haitian migration to the Dominican Republic, its neighbor on the island of Hispaniola, has been large, longstanding and filled with strife. The Spanish-speaking Dominicans still refer angrily to a Haitian occupation that ended in 1844. The Creole-speaking Haitians point to 1937, when a Dominican massacre along the border is estimated to have taken the lives of tens of thousands of Haitians.
Haitian workers started coming in large numbers nearly a century ago, as seasonal help in sugar cane fields. But many now work year-round on farms or urban construction sites, which raises their visibility and the chance for conflict. Estimates vary greatly, but Dominican officials put Haitian migrants at one million, or 11 percent of the population.
As Haitians see it, the problems go beyond hard work and low pay to the systemic violation of their rights. Dominicans profit from their labor, they say, but deny them work papers, deport them at will and discriminate on the belief that Haitians have darker skin.
“There is no justice here,” Mr. Moises said.
Dominicans often present themselves as generous neighbors of limited means, forced to bear the burden of Haiti’s failed state, indigence and epidemic disease. They say they offer Haitians jobs and health care — 30 percent of the public health budget is spent on Haitians, government officials say — while enduring lectures about human rights from countries far from the fray.
“Ay-yai-yai-yai,” said Gen. Adriano Silverio Rodríguez, the commander of a new border force, when describing how Americans would respond if they shared a border with a country as troubled as Haiti. “That wall they’re building — it would be longer and taller.”
Per capita income in the Dominican Republic is $2,850; in Haiti it is $480.
The clash of civilizations can be seen along the Massacre River, a muddy, waist-deep waterway that divides them. On the Dominican side, Dajabón is a market town of 10,000 people, with paved streets, public utilities and a new Internet cafe. Its Haitian counterpart, Ouanaminthe, is seven or eight times as big, with no municipal lights or running water. The dirt roads are filled with trash and pigs.
Twice a week, Dominicans open the bridge, and thousands of Haitians rush across to buy goods that are scarce on their side: eggs, nails, flour, concrete, carrots, salami, juice, cooking oil, chickens and plastic chairs. Guards patrol the area, trying to ensure the Haitians’ return.
Bribery and violence are common. In a case now before the Inter-American Commission on Human Rights, Dominican soldiers are accused of indiscriminately firing on a smuggler’s truck, killing six Haitians. Two dozen Haitians in a smuggler’s truck suffocated last year. Their bodies were dumped on the road.
Unwritten Rules
The village of Juan Gómez lies 35 miles east of the border, past three military checkpoints that search for illegal migrants. But its illegal migrants, like Mr. Moises, live in plain view. Their open presence points to the capricious unwritten rules: Haitians caught at the border are usually sent back, while those needed by employers are often left to stay, at least until someone objects.
“We do not intervene in the workplace,” said Carlos Amarante Baret, the Dominican immigration director. “We understand the needs of the agricultural sector.” He acknowledged that the situation “benefits the landowner.”
Gathered here at a small hilltop church squeezed among the shanties, the workers talked of the hardships they had fled and those they had encountered. Jacqueline Bayard said the threat of deportation left the workers powerless. Katline Auguste said the lack of legal papers had kept her from visiting her children in Haiti for three years.
Lorvil Seus said he lived in fear of vigilante violence, as in a famed incident in nearby Hatillo Palma, in which a Haitian pastor was killed — and 2,000 Haitians deported — after the murder of a Dominican woman. Reprisal killings spread, and three Haitians were burned to death near the capital, Santo Domingo.
Mr. Moises voiced gratitude as well as complaints, explaining that he had once walked from Haiti with his malarial daughter in his arms, and Dominican doctors had saved her. “We can only thank them because they helped us,” he said.
Dominican society, in his view, is complex. Some politicians want Haitians deported, he said, but employers “need us to work.” Poor Dominicans claim Haitians are stealing jobs, but refuse those jobs themselves. Officers sometimes order raids to curry political favor, he added, but low-paid soldiers want the Haitians around to extort bribes. “It’s a business they have,” he said.
“We are living in their country,” he said. “We have to take it.”
Colliding Interests
Dominican officials often say that the colliding interests that surround immigration are similar to those in the United States, but that poor countries like theirs have fewer resources to cope. Carlos Morales Troncoso, the Dominican foreign minister, said that the solution to the Haitians’ problems was to promote development in Haiti and urged the United States to do more. “The developed countries talk a lot about Haiti, but the necessary aid just doesn’t come,” he said. By providing jobs, he said, “we do more than the whole international community combined.”
Some south to south migrants are “pushed” by wars and political crises. Others are “pulled” by jobs and better wages. Some follow seasonal work. Some put down roots. Some countries — Argentina is one — have been quick to give amnesty to migrants. Others, including Nigeria and Indonesia, have subjected them to mass deportations.
Many countries simultaneously send and receive large migrations. One reason there are jobs for Haitians is that so many Dominicans have left for the United States. The president, Leonel Fernández, was largely reared in New York City.
That exposes what Dilip Ratha, an economist at the World Bank, calls a common double standard. “Many countries want good treatment for their own people abroad but they don’t treat immigrants well themselves,” he said.
Egyptian police officers killed 26 Sudanese migrants last year in an attack on their squatter camp. An Indian film star, Hritik Roshan, set off a deadly riot in Katmandu, Nepal, in 2000 when he was quoted as saying he “hated” the Nepalis. Costa Ricans sometimes deride Nicaraguans as “Nicas.” In 2005, two Rottweilers killed a Nicaraguan suspected of being a burglar, as an approving crowd watched. Jokes flooded the country, praising the dogs.
Still, Manuel Orozco of Inter-American Dialogue, a Washington research group, warned against viewing south to south migration solely in a negative light. He estimates that Haitians in the Dominican Republic send home $135 million a year.
“Destination countries benefit from foreign labor,” Mr. Orozco said, while migrants get jobs. The challenge, he said, is to create policies that “promote development for both countries, while protecting migrants and their families.”
“Just letting migration happen is not good enough,” he added.
The Dominican Republic has no such framework. This year alone, the conditions of its Haitians have been the focus of two documentary films, a photo exhibit in Paris and a United Nations investigation that found “a profound and entrenched problem of racism.”
Who Is a Citizen?
One battle now playing out involves the right to citizenship, which the Dominican Constitution promises to anyone born on Dominican soil except the children of diplomats and visitors “in transit.” But in 2005 the Supreme Court ruled that illegal immigrants were essentially in transit — though some lived in the country for decades — and therefore their children had no citizenship rights.
Critics say that the ruling conflicts with international law, including a decision by the Inter-American Court of Human Rights two months earlier. They also said the government was using it to deny papers to Dominicans of Haitian descent, impeding their ability to work, study and vote.
Nationalists are trying to get the anti-citizenship provisions written into the Constitution.
“We could have hundreds of thousands of so-called Dominican nationals who on cultural, emotional and political grounds would see themselves as Haitian,” said Pelegrín Castillo, a leading nationalist legislator.
“Every day there are more Haitians in the Dominican Republic,” he added. “We are overwhelmed.”
For many Haitians, the journey ends where it began — in the muddy border town of Ouanaminthe, which receives scores of deported migrants each week. Most arrive penniless. Some sleep in City Hall.
Wesbert Sertil, 27, was among the unfortunates. Tired of hearing his in-laws complain that he could not feed his children, he borrowed $50 a year ago and boarded a smuggler’s truck. But the construction work he found was sporadic, and he sent money home just twice, totaling $90.
He was leaving work one day when military men asked for his papers. After a few days in a border-town jail, he was sleeping in abandoned houses, and asking a religious group for food.
His village was an eight-hour bus ride away, and the family that had urged him to go was unaware of his pending return. Smugglers approached him on the streets, but Mr. Sertil planned to use any money he could scrounge to buy a ticket home. “I got desperate and went to the Dominican Republic,” he said. “I’m not going back again.”
He noted that there were plenty of Haitians willing to take his place.
Copyright 2007 The New York Times Company "
Nous le soumettons donc à nos lecteurs anglophones de façon à leur offrir des éléments en plus pour leur compréhension et leur approche du problème.
Bonne lecture à tous
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"By JASON DePARLE
JUAN GÓMEZ, Dominican Republic — The scrap-wood shanties on a muddy hillside are a poor man’s promised land.
They have leaky roofs and dirt floors, with no lights or running water. But hundreds of Haitian migrants have risked their lives to come here and work the surrounding fields, and they are part of a global trend: migrants who move to poor countries from even poorer ones.
Among them is Anes Moises, 45, a dark-skinned man with flecks of gray hair, who has worked the Dominican banana fields for more than a decade, always illegally. Farm bosses pay him $5 a day and tell him that Haitians stink. Soldiers have called him a dark-skinned “devil” and deported him four times.
Still, with the average income in the Dominican Republic six times as much as in Haiti, Mr. Moises has answered each expulsion by hiring a smuggler to bribe the border guards and guide him back in.
“We are forced to come back here — not because we like it, but because we are poor,” he said. “When we cross the border, we are a little better off. We are able to buy shoes and maybe a chicken.”
Across the developing world, migrants move to other poor countries nearly as often as they move to rich ones. Yet their numbers and hardships are often overlooked.
They typically start poorer than migrants to rich countries, earn less money and are more likely to travel illegally, which raises the odds of abuse. They usually move to countries that offer migrants less legal protection and fewer services than wealthy nations do. Yet their earnings help sustain some of the poorest people on the globe.
There are 74 million “south to south” migrants, according to the World Bank, which uses the term to describe anyone moving from one developing country to another, regardless of geography. The bank estimates that they send home $18 billion to $55 billion a year. (The bank also estimates that 82 million migrants have moved “south to north,” or from poor countries to rich ones.)
Nicaraguans build Costa Rican buildings. Paraguayans pick Argentine crops. Nepalis dig Indian mines. Indonesians clean Malaysian homes. Farm hands from Burkina Faso tend the fields in Ivory Coast. Some save for more expensive journeys north, while others find the move from one poor land to another all they will ever afford. With rich countries tightening their borders, migration within the developing world is likely to grow.
“South to south migration is not only huge, it reaches a different class of people,” said Patricia Weiss Fagen, a researcher at Georgetown University. “These are very, very poor people sending money to even poorer people and they often reach very rural areas where most remittances don’t go.”
The Haitian migration to the Dominican Republic, its neighbor on the island of Hispaniola, has been large, longstanding and filled with strife. The Spanish-speaking Dominicans still refer angrily to a Haitian occupation that ended in 1844. The Creole-speaking Haitians point to 1937, when a Dominican massacre along the border is estimated to have taken the lives of tens of thousands of Haitians.
Haitian workers started coming in large numbers nearly a century ago, as seasonal help in sugar cane fields. But many now work year-round on farms or urban construction sites, which raises their visibility and the chance for conflict. Estimates vary greatly, but Dominican officials put Haitian migrants at one million, or 11 percent of the population.
As Haitians see it, the problems go beyond hard work and low pay to the systemic violation of their rights. Dominicans profit from their labor, they say, but deny them work papers, deport them at will and discriminate on the belief that Haitians have darker skin.
“There is no justice here,” Mr. Moises said.
Dominicans often present themselves as generous neighbors of limited means, forced to bear the burden of Haiti’s failed state, indigence and epidemic disease. They say they offer Haitians jobs and health care — 30 percent of the public health budget is spent on Haitians, government officials say — while enduring lectures about human rights from countries far from the fray.
“Ay-yai-yai-yai,” said Gen. Adriano Silverio Rodríguez, the commander of a new border force, when describing how Americans would respond if they shared a border with a country as troubled as Haiti. “That wall they’re building — it would be longer and taller.”
Per capita income in the Dominican Republic is $2,850; in Haiti it is $480.
The clash of civilizations can be seen along the Massacre River, a muddy, waist-deep waterway that divides them. On the Dominican side, Dajabón is a market town of 10,000 people, with paved streets, public utilities and a new Internet cafe. Its Haitian counterpart, Ouanaminthe, is seven or eight times as big, with no municipal lights or running water. The dirt roads are filled with trash and pigs.
Twice a week, Dominicans open the bridge, and thousands of Haitians rush across to buy goods that are scarce on their side: eggs, nails, flour, concrete, carrots, salami, juice, cooking oil, chickens and plastic chairs. Guards patrol the area, trying to ensure the Haitians’ return.
Bribery and violence are common. In a case now before the Inter-American Commission on Human Rights, Dominican soldiers are accused of indiscriminately firing on a smuggler’s truck, killing six Haitians. Two dozen Haitians in a smuggler’s truck suffocated last year. Their bodies were dumped on the road.
Unwritten Rules
The village of Juan Gómez lies 35 miles east of the border, past three military checkpoints that search for illegal migrants. But its illegal migrants, like Mr. Moises, live in plain view. Their open presence points to the capricious unwritten rules: Haitians caught at the border are usually sent back, while those needed by employers are often left to stay, at least until someone objects.
“We do not intervene in the workplace,” said Carlos Amarante Baret, the Dominican immigration director. “We understand the needs of the agricultural sector.” He acknowledged that the situation “benefits the landowner.”
Gathered here at a small hilltop church squeezed among the shanties, the workers talked of the hardships they had fled and those they had encountered. Jacqueline Bayard said the threat of deportation left the workers powerless. Katline Auguste said the lack of legal papers had kept her from visiting her children in Haiti for three years.
Lorvil Seus said he lived in fear of vigilante violence, as in a famed incident in nearby Hatillo Palma, in which a Haitian pastor was killed — and 2,000 Haitians deported — after the murder of a Dominican woman. Reprisal killings spread, and three Haitians were burned to death near the capital, Santo Domingo.
Mr. Moises voiced gratitude as well as complaints, explaining that he had once walked from Haiti with his malarial daughter in his arms, and Dominican doctors had saved her. “We can only thank them because they helped us,” he said.
Dominican society, in his view, is complex. Some politicians want Haitians deported, he said, but employers “need us to work.” Poor Dominicans claim Haitians are stealing jobs, but refuse those jobs themselves. Officers sometimes order raids to curry political favor, he added, but low-paid soldiers want the Haitians around to extort bribes. “It’s a business they have,” he said.
“We are living in their country,” he said. “We have to take it.”
Colliding Interests
Dominican officials often say that the colliding interests that surround immigration are similar to those in the United States, but that poor countries like theirs have fewer resources to cope. Carlos Morales Troncoso, the Dominican foreign minister, said that the solution to the Haitians’ problems was to promote development in Haiti and urged the United States to do more. “The developed countries talk a lot about Haiti, but the necessary aid just doesn’t come,” he said. By providing jobs, he said, “we do more than the whole international community combined.”
Some south to south migrants are “pushed” by wars and political crises. Others are “pulled” by jobs and better wages. Some follow seasonal work. Some put down roots. Some countries — Argentina is one — have been quick to give amnesty to migrants. Others, including Nigeria and Indonesia, have subjected them to mass deportations.
Many countries simultaneously send and receive large migrations. One reason there are jobs for Haitians is that so many Dominicans have left for the United States. The president, Leonel Fernández, was largely reared in New York City.
That exposes what Dilip Ratha, an economist at the World Bank, calls a common double standard. “Many countries want good treatment for their own people abroad but they don’t treat immigrants well themselves,” he said.
Egyptian police officers killed 26 Sudanese migrants last year in an attack on their squatter camp. An Indian film star, Hritik Roshan, set off a deadly riot in Katmandu, Nepal, in 2000 when he was quoted as saying he “hated” the Nepalis. Costa Ricans sometimes deride Nicaraguans as “Nicas.” In 2005, two Rottweilers killed a Nicaraguan suspected of being a burglar, as an approving crowd watched. Jokes flooded the country, praising the dogs.
Still, Manuel Orozco of Inter-American Dialogue, a Washington research group, warned against viewing south to south migration solely in a negative light. He estimates that Haitians in the Dominican Republic send home $135 million a year.
“Destination countries benefit from foreign labor,” Mr. Orozco said, while migrants get jobs. The challenge, he said, is to create policies that “promote development for both countries, while protecting migrants and their families.”
“Just letting migration happen is not good enough,” he added.
The Dominican Republic has no such framework. This year alone, the conditions of its Haitians have been the focus of two documentary films, a photo exhibit in Paris and a United Nations investigation that found “a profound and entrenched problem of racism.”
Who Is a Citizen?
One battle now playing out involves the right to citizenship, which the Dominican Constitution promises to anyone born on Dominican soil except the children of diplomats and visitors “in transit.” But in 2005 the Supreme Court ruled that illegal immigrants were essentially in transit — though some lived in the country for decades — and therefore their children had no citizenship rights.
Critics say that the ruling conflicts with international law, including a decision by the Inter-American Court of Human Rights two months earlier. They also said the government was using it to deny papers to Dominicans of Haitian descent, impeding their ability to work, study and vote.
Nationalists are trying to get the anti-citizenship provisions written into the Constitution.
“We could have hundreds of thousands of so-called Dominican nationals who on cultural, emotional and political grounds would see themselves as Haitian,” said Pelegrín Castillo, a leading nationalist legislator.
“Every day there are more Haitians in the Dominican Republic,” he added. “We are overwhelmed.”
For many Haitians, the journey ends where it began — in the muddy border town of Ouanaminthe, which receives scores of deported migrants each week. Most arrive penniless. Some sleep in City Hall.
Wesbert Sertil, 27, was among the unfortunates. Tired of hearing his in-laws complain that he could not feed his children, he borrowed $50 a year ago and boarded a smuggler’s truck. But the construction work he found was sporadic, and he sent money home just twice, totaling $90.
He was leaving work one day when military men asked for his papers. After a few days in a border-town jail, he was sleeping in abandoned houses, and asking a religious group for food.
His village was an eight-hour bus ride away, and the family that had urged him to go was unaware of his pending return. Smugglers approached him on the streets, but Mr. Sertil planned to use any money he could scrounge to buy a ticket home. “I got desperate and went to the Dominican Republic,” he said. “I’m not going back again.”
He noted that there were plenty of Haitians willing to take his place.
Copyright 2007 The New York Times Company "
René Préval promet d’en finir avec le kidnapping en 2008
Reconnaissant que les voeux de l’année dernière ne s’étaient pas concrétisés, le chef de l’Etat a lancé une sévère mise en garde aux bandits en présence de plusieurs centaines d’enfants réunis au Palais National pour la Noël
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a appelé dimanche à la fin du kidnapping en Haïti, particulièrement contre les tout-petits, et a promis de mettre fin en 2008 à ce phénomène, lors d’une fête qui réunissait au Palais National (siège de la Présidence) plusieurs centaines d’enfants à l’occasion de la Noël.
Se plaignant de n’avoir pu tenir une promesse faite l’année dernière au même endroit, le chef de l’Etat a reconnu que les bandits l’avaient fait mentir. Il a constaté qu’une vague d’enlèvements s’est abattue sur le pays au cours des deux derniers mois alors que tout allait bien jusque là.
"Messieurs les bandits, donnez donc une chance aux enfants", s’est exclamé le chef de l’Etat en levant les yeux au ciel au milieu d’un groupe d’enfants ajoutant "si vous ne leur accordez pas cette chance, c’est Mario Andrésol, le chef de la Police Nationale, qui se chargera de le faire".
Il en a profité pour féliciter M. Andrésol et les policiers pour le bon travail accompli tout au long de l’année dans la lutte contre le kidnapping. "Losrqu’on a échoué, il faut encore essayer. Je promets une année 2008 sans kidnapping et la police mettra tous les kidnappeurs sous les verrous", a conclu René Préval en invitant les enfants à prendre leurs études au sérieux afin d’assurer plus tard la relève.
Le Président était notamment entouré de la ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue et du secrétaire d’Etat à l’intégration des handicapés, le Dr Michel Péan.
L’animation de cette fête des enfants a été assurée par la chanteuse Tifane et un magicien haïtien.
Le chanteur Jacques Sauveur Jean, proche du pouvoir, qui faisait office de maître de cérémonie, a déclaré que "René Préval était et resterait le numéro un parce qu’il fait partie de ceux qui aiment Haïti profondément".
Le gouvernement a poursuivi mardi, le jour de Noël, les opérations de distribution de jouets et de cadeaux aux nécessiteux, notamment au centre sportif de Carrefour (banlieue sud de la capitale) où le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et son ministre des affaires sociales, Gérald Germain étaient présents. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4555
Commentaires:
Ce n’est ni convaincant ni dissuasif, un président qui regarde vers le ciel les bras ouverts pour supplier les kidnappeurs de laisser une chance aux enfants. Il est vrai que l’on était un peu habitué au fameux « JE VEUX ET JE PEUX » accompagné d’un regard rouge menaçant et asymétrique d’un ancien président dont le message était surtout adressés à des fanatiques ayant subi la mutation en horde de chiens enragés.
Le kidnapping reste un problème de taille qui doit être réglé par des solutions proportionnelles et à la hauteur des dégâts causés à la société. Aujourd’hui la victoire sur l’instabilité politique prend l’allure de leurre et de mirage devant les profonds chambardements qui ne cessent de désarticuler le tissu social.
Il faut finir avec ce type d’insécurité qui est l’apanage de bandits de grands chemins de connivence avec les sans scrupules qui poussent un peu partout comme les mauvaises herbes.
Il faut prendre le problème à bras le corps !
La prière ne suffit pas toujours pour faire fuir le chien téméraire qui vous barre la route. Quelques fois il suffit, tout en récitant le je vous salue marie pleine de grâce de se baisser et de s’approprier, au cas ou, d’une bonne « galette ».. . et le chemin se vide de son obstacle criard.
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a appelé dimanche à la fin du kidnapping en Haïti, particulièrement contre les tout-petits, et a promis de mettre fin en 2008 à ce phénomène, lors d’une fête qui réunissait au Palais National (siège de la Présidence) plusieurs centaines d’enfants à l’occasion de la Noël.
Se plaignant de n’avoir pu tenir une promesse faite l’année dernière au même endroit, le chef de l’Etat a reconnu que les bandits l’avaient fait mentir. Il a constaté qu’une vague d’enlèvements s’est abattue sur le pays au cours des deux derniers mois alors que tout allait bien jusque là.
"Messieurs les bandits, donnez donc une chance aux enfants", s’est exclamé le chef de l’Etat en levant les yeux au ciel au milieu d’un groupe d’enfants ajoutant "si vous ne leur accordez pas cette chance, c’est Mario Andrésol, le chef de la Police Nationale, qui se chargera de le faire".
Il en a profité pour féliciter M. Andrésol et les policiers pour le bon travail accompli tout au long de l’année dans la lutte contre le kidnapping. "Losrqu’on a échoué, il faut encore essayer. Je promets une année 2008 sans kidnapping et la police mettra tous les kidnappeurs sous les verrous", a conclu René Préval en invitant les enfants à prendre leurs études au sérieux afin d’assurer plus tard la relève.
Le Président était notamment entouré de la ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue et du secrétaire d’Etat à l’intégration des handicapés, le Dr Michel Péan.
L’animation de cette fête des enfants a été assurée par la chanteuse Tifane et un magicien haïtien.
Le chanteur Jacques Sauveur Jean, proche du pouvoir, qui faisait office de maître de cérémonie, a déclaré que "René Préval était et resterait le numéro un parce qu’il fait partie de ceux qui aiment Haïti profondément".
Le gouvernement a poursuivi mardi, le jour de Noël, les opérations de distribution de jouets et de cadeaux aux nécessiteux, notamment au centre sportif de Carrefour (banlieue sud de la capitale) où le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et son ministre des affaires sociales, Gérald Germain étaient présents. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4555
Commentaires:
Ce n’est ni convaincant ni dissuasif, un président qui regarde vers le ciel les bras ouverts pour supplier les kidnappeurs de laisser une chance aux enfants. Il est vrai que l’on était un peu habitué au fameux « JE VEUX ET JE PEUX » accompagné d’un regard rouge menaçant et asymétrique d’un ancien président dont le message était surtout adressés à des fanatiques ayant subi la mutation en horde de chiens enragés.
Le kidnapping reste un problème de taille qui doit être réglé par des solutions proportionnelles et à la hauteur des dégâts causés à la société. Aujourd’hui la victoire sur l’instabilité politique prend l’allure de leurre et de mirage devant les profonds chambardements qui ne cessent de désarticuler le tissu social.
Il faut finir avec ce type d’insécurité qui est l’apanage de bandits de grands chemins de connivence avec les sans scrupules qui poussent un peu partout comme les mauvaises herbes.
Il faut prendre le problème à bras le corps !
La prière ne suffit pas toujours pour faire fuir le chien téméraire qui vous barre la route. Quelques fois il suffit, tout en récitant le je vous salue marie pleine de grâce de se baisser et de s’approprier, au cas ou, d’une bonne « galette ».. . et le chemin se vide de son obstacle criard.
Affaire Socabank/Nouvel arrêt de la Cour d’Appel : Franck Ciné et consorts doivent encore rester en prison
Le tribunal réclame un supplément d’information
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile haïtienne Haïtel, Franck Ciné, et d’autres ex-administrateurs et actionnaires de la Société Caribéenne de Banque (SOCABANK) réputée en faillite frauduleuse, devront encore rester en prison, la Cour d’Appel de Port-au-Prince ayant rendu public ce mercredi un nouvel arrêt réclamant cette fois-ci un supplément d’information sur le dossier.
Ce faisant, la Cour s’est une fois de plus gardé de se prononcer sur la demande de main levée du mandat d’écrou formulée par la défense du PDG de Haïtel, en raison de la détérioration continue de l’état de santé de ce dernier.
La semaine dernière, à la demande de la Cour, les avocats de Ciné avaient soumis un dossier médical actualisé de leur client démontrant qu’il se trouve dans un état critique et que son admission dans un centre spécialisé à l’étranger s’avère d’une urgente nécessité.
L’un des avocats de la défense, l’ancien ministre de la justice du premier gouvernement Préval/Alexis (1996-2001), Me Camille Leblanc, a critiqué la décision prise par le tribunal, jugeant qu’il existe désormais une volonté manifeste de maintenir ses clients en prison le plus longtemps que possible.
Outre l’affaire de la SOCABANK dans laquelle Franck Ciné est poursuivi à titre d’actionnaire de cette banque maintenant absorbée par la Banque Nationale de Crédit (BNC, banque commerciale d’Etat), le PDG de Haïtel se trouve également par-devant la justice dans le cadre d’un contentieux avec la Téléco (compagnie nationale de télécommunications) à laquelle son entreprise doit plusieurs millions de dollars. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4562
Ceux qui parlent de politisation de ce dossier dans un sens ou dans l'autre devrait carrément donner des détails pour l'édification des curieux....
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile haïtienne Haïtel, Franck Ciné, et d’autres ex-administrateurs et actionnaires de la Société Caribéenne de Banque (SOCABANK) réputée en faillite frauduleuse, devront encore rester en prison, la Cour d’Appel de Port-au-Prince ayant rendu public ce mercredi un nouvel arrêt réclamant cette fois-ci un supplément d’information sur le dossier.
Ce faisant, la Cour s’est une fois de plus gardé de se prononcer sur la demande de main levée du mandat d’écrou formulée par la défense du PDG de Haïtel, en raison de la détérioration continue de l’état de santé de ce dernier.
La semaine dernière, à la demande de la Cour, les avocats de Ciné avaient soumis un dossier médical actualisé de leur client démontrant qu’il se trouve dans un état critique et que son admission dans un centre spécialisé à l’étranger s’avère d’une urgente nécessité.
L’un des avocats de la défense, l’ancien ministre de la justice du premier gouvernement Préval/Alexis (1996-2001), Me Camille Leblanc, a critiqué la décision prise par le tribunal, jugeant qu’il existe désormais une volonté manifeste de maintenir ses clients en prison le plus longtemps que possible.
Outre l’affaire de la SOCABANK dans laquelle Franck Ciné est poursuivi à titre d’actionnaire de cette banque maintenant absorbée par la Banque Nationale de Crédit (BNC, banque commerciale d’Etat), le PDG de Haïtel se trouve également par-devant la justice dans le cadre d’un contentieux avec la Téléco (compagnie nationale de télécommunications) à laquelle son entreprise doit plusieurs millions de dollars. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4562
Ceux qui parlent de politisation de ce dossier dans un sens ou dans l'autre devrait carrément donner des détails pour l'édification des curieux....
Amélioration dans les opérations de dédouanement des marchandises suite à des semaines de blocage
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti souhaite la présence du SGS dans tous les ports de province
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des dispositions ont été prises en vue de débloquer la situation au niveau des douanes où, en pleine période de fêtes de fin d’année, les marchandises importées ne pouvaient pas être dédouanées.
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) qui confirme l’entrée en vigueur de ces mesures, précise que les difficultés au dédouanement étaient en relation directe avec les défectuosités d’un système de « scanner » mis en place récemment et les complications liées à l’émission des bordereaux de douane uniquement à Port-au-Prince, particulièrement pour les véhicules importés.
Le problème est sur le point d’être résolu et, déjà, une certaine amélioration est constatée, a relevé M. Jean Robert Argant.
Souhaitant le renforcement des mesures adoptées, le président de la CCIH a suggéré la présence désormais dans tous les ports de province du Service Général de Surveillance (SGS) qui faciliterait le contrôle et la vérification des conteneurs et donc le dédouanement rapide des marchandises. Parallèlement, dit-il, la lutte contre la contrebande s’en trouverait renforcée.
Au parlement, le ministre de l’Economie et des finances, Daniel Dorsainvil, accompagné du secrétaire d’Etat des finances, Sylvain Lafalaise, du directeur général des douanes, Jean Jacques Valentin et du directeur général de l’Autorité Portuaire Nationale (APN), Evens Charles, a confirmé mercredi les mesures d’assouplissement des formalités de douane dans les ports et les douanes. Quant à la vie chère, il a estimé qu’il s’agit d’un phénomène mondial aggravé, sur le plan local, par les dégâts causés par la récente tempête tropicale Noël.
Des parlementaires ont récemment dénoncé la cherté de la vie et l’incapacité du gouvernement à apaiser les souffrances des couches les plus défavorisées de la population. Ils ont, pour la plupart, établi un lien direct entre l’augmentation des prix des produits de première nécessité et le blocage des marchandises en douane dû aux mesures drastiques de contrôle adoptées dans le cadre de la politique gouvernementale de lutte contre la contrebande et la corruption.
Certains députés ont menacé de renvoyer le gouvernement à la rentrée parlementaire en janvier 2008 ou de démissionner si rien n’est fait d’ici là en faveur de la population.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4563
oh lala..!
Comme il a bon dos la tempête Noel!
C'était qui ou quoi les responsable juste avant ces intempéries?
mercredi 26 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des dispositions ont été prises en vue de débloquer la situation au niveau des douanes où, en pleine période de fêtes de fin d’année, les marchandises importées ne pouvaient pas être dédouanées.
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) qui confirme l’entrée en vigueur de ces mesures, précise que les difficultés au dédouanement étaient en relation directe avec les défectuosités d’un système de « scanner » mis en place récemment et les complications liées à l’émission des bordereaux de douane uniquement à Port-au-Prince, particulièrement pour les véhicules importés.
Le problème est sur le point d’être résolu et, déjà, une certaine amélioration est constatée, a relevé M. Jean Robert Argant.
Souhaitant le renforcement des mesures adoptées, le président de la CCIH a suggéré la présence désormais dans tous les ports de province du Service Général de Surveillance (SGS) qui faciliterait le contrôle et la vérification des conteneurs et donc le dédouanement rapide des marchandises. Parallèlement, dit-il, la lutte contre la contrebande s’en trouverait renforcée.
Au parlement, le ministre de l’Economie et des finances, Daniel Dorsainvil, accompagné du secrétaire d’Etat des finances, Sylvain Lafalaise, du directeur général des douanes, Jean Jacques Valentin et du directeur général de l’Autorité Portuaire Nationale (APN), Evens Charles, a confirmé mercredi les mesures d’assouplissement des formalités de douane dans les ports et les douanes. Quant à la vie chère, il a estimé qu’il s’agit d’un phénomène mondial aggravé, sur le plan local, par les dégâts causés par la récente tempête tropicale Noël.
Des parlementaires ont récemment dénoncé la cherté de la vie et l’incapacité du gouvernement à apaiser les souffrances des couches les plus défavorisées de la population. Ils ont, pour la plupart, établi un lien direct entre l’augmentation des prix des produits de première nécessité et le blocage des marchandises en douane dû aux mesures drastiques de contrôle adoptées dans le cadre de la politique gouvernementale de lutte contre la contrebande et la corruption.
Certains députés ont menacé de renvoyer le gouvernement à la rentrée parlementaire en janvier 2008 ou de démissionner si rien n’est fait d’ici là en faveur de la population.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4563
oh lala..!
Comme il a bon dos la tempête Noel!
C'était qui ou quoi les responsable juste avant ces intempéries?
mercredi 26 décembre 2007
Bilan mitigé pour le système judiciaire selon le RNDDH
Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, relève de nombreux points positifs dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire au cours de cette année.Il cite entre autres l’organisation des assises criminelles dans plusieurs juridictions visant à combattre le phénomène de détention préventive prolongée. " Les assises ont permis de fixer les sorts de nombreux détenus dont des kidnappeurs qui ont été condamnés", explique t-il.Pierre Espérance se réjouit de l’effort de l’exécutif qui a mis à la disposition de certains magistrats des matériels, dont des véhicules en vue d’augmenter l’efficacité des différents échelons du pouvoir judiciaire.D’autre part, le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains relate des aspects négatifs, tel l’implication du gouvernement dans des dossiers judiciaires tels le massacre de la scierie et la faillite de la Société Caraibéenne de Bank (Socabank).M. M. Espérance assimile à des pressions les interventions du chef de l’état sur le dossier de la Socabank. Tout en qualifiant ces interventions d’inopportune, M. Espérance rappelle que le gouvernement ne doit pas intimider les doyens des tribunaux qui ont pour devoir de respecter les droits des justiciables.Dans le cadre du dossier du massacre de la scierie, M. Espérance dénonce les interventions du ministère de la justice qui selon lui aurait occasionné le décès du président de la cour d’appel des Gonaives. " Il ne faut pas domestiquer la justice ", dit-il précisant que les responsables de l’exécutif doivent s’abstenir d’opiner sur des dossiers traités par les autorités judiciaires.Par ailleurs, Pierre Espérance soutient qu’il y a eu au cours de cette année des procès bâclés tels ceux sur l’assassinat de Brignol Lindor et l’attaque contre les étudiants de la faculté des sciences humaines.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13353
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Kesner Pharel formule des propositions pour combattre la vie chère
L’économiste Kesner Pharel invite le gouvernement à adopter des mesures innovatrices en vue de combattre la vie chère. L’inflation est passée de 40% en 2004 à 8 % en 2007 fait remarquer M. Pharel qui salue les efforts du gouvernement. En décembre le taux d’inflation a atteint 9,2% indique M. Pharel qui fait état de tensions inflationnistes dans l’économie nationale. Pendant ces 4 derniers mois le taux d’inflation a été trop élevé soutient le chroniqueur économique de radio Métropole rappelant que l’inflation est une diminution du pouvoir d’achat. Tout en faisant état de la relation étroite entre démographie et économie, M. Pharel souligne qu’il y a 200 000 nouveaux individus chaque année. " Le taux de croissance démographique est de 2% ", rappelle M. Pharel pour qui il faut une politique démographique.. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Kesner Pharel a relaté les efforts réalisés par l’équipe gouvernementale pour améliorer la situation monétaire du pays précisant que d’autres efforts doivent être déployés au niveau de l’administration publique. Interrogé sur les options pour combattre la vie chère, Kesner Pharel explique que le gouvernement ne peut pas fixer les prix s’il ne veut pas subventionner les produits. " Une intervention sur le marché aura des conséquences graves puisque le gouvernement devra s’endetter ", dit-il rappelant que la seule option viable est le renforcement de la production nationale. " Le gouvernement devrait profiter de la hausse du prix du riz sur le marché mondial pour encourager la culture de ce produit", argue t-il. Tout en rappelant que le chef de l’état a opté pour le renforcement du secteur agricole, M. Pharel Précise qu’il faudra accorder des subventions aux agriculteurs et améliorer les infrastructures. Selon M. Pharel le gouvernement doit avoir une politique fiscale innovatrice. " Il faut également une politique agressive sur le plan social", déclare M. Pharel précisant que les plus pauvres pourraient bénéficier d’un crédit gouvernementale. " Plus de 4 millions d’haïtiens vivent avec moins de 1 dollar, on pourrait cibler les plus défavorisés", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13352
Pourquoi cette baisse de l'inflation ne se manifestet -t-elle pas au niveau de la microéconomie c'est à dire dans le quotidien des haïtiens?
Qu'en est-il de la fameuse commission qui a travaillé à l'élaboration d'un programme pour la réduction de la pauvreté?
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13352
Pourquoi cette baisse de l'inflation ne se manifestet -t-elle pas au niveau de la microéconomie c'est à dire dans le quotidien des haïtiens?
Qu'en est-il de la fameuse commission qui a travaillé à l'élaboration d'un programme pour la réduction de la pauvreté?
L’ancien DCPJ, Michael Lucius, blanchi par la justice
Le juge d’instruction Carvesse Jean a émis une ordonnance de non lieu en faveur de l’ancien directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Michael Lucius, dans le cadre de l’enquête sur la séquestration et l’assassinat de Gilbert Albert. Après une année d’enquête le magistrat a renvoyé hors des liens de la prévention Michael Lucius, résidant à Paris depuis plusieurs mois. Dans l’ordonnance émis le 3 décembre 2007, le juge Carvesse Jean a renvoyé par devant le tribunal criminel Stanley Edelon, alias Achou lequel a avoué son implication dans l’enlèvement de M. Albert. Maître Edwin Cock, l’un des avocats de M. Lucius se réjouit de cette décision prise dans la sérénité. Il souhaite que la société prenne acte de cette décision de justice rappelant que cette affaire avait entraîné la démission de M. Lucius à la tête de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Par ailleurs, M. Lucius a révélé dans la presse que deux membres du service de sécurité rapprochée du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant sont impliqués dans la tentative d’assassinat contre sa personne. Michael Lucius n’a pas voulu citer les noms de ces individus qui sont selon lui toujours au service du commissaire Gassant. " Ces individus portaient des Galil et ne sont pas des policiers", révèle M. Lucius qui affirme avoir communiqué les noms de ces individus aux autorités policières. Edwin Cock soutient que M. Lucius n’a jamais été convoqué à une audition dans le cadre d’une enquête sur cette tentative d’assassinat. " Je ne comprends pas ce comportement ", lance t-il. Cette affaire avait opposé l’inspecteur Michael Lucius au premier juge instructeur en charge du dossier Napela Saint-il. Les avocats de M. Lucius avaient exercé un recours pour que le juge Saint-il soit dessaisi du dossier. Le juge Saintil avait, en raison de certaines déclarations du nommé " Achou", eu des soupçons sur l’implication de M. Lucius dans cet acte d’enlèvement. Le chef de gang avait été appréhendé par les policiers de la DCPJ dirigée à l’époque par Michael Lucius.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13351
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Eliminatoires jeux olympiques, Haïti retrouve le Mexique et le Canada
La sélection nationale olympique se retrouve dans un groupe très relevé dans le cadre de la dernière phase des éliminatoires des jeux olympiques de Pékin. Les haïtiens joueront dans un groupe qui comprend le Mexique, tenant du titre du tournoi de qualification, le Canada et le Guatemala. L’entraîneur de la sélection nationale, Wilner Etienne, reconnaît que la situation sera très difficile pour Haïti. Il souhaite que tous les secteurs contribuent à la préparation de l’équipe en vue d’obtenir la participation des joueurs haïtiens évoluant en Europe. " Il n’y a pas de possibilité de faire machine arrière, il faut avancer ", lance t-il. Haïti semble être dans une situation delicate puisque la sélection nationale avait été battue 2-0 par le Guatemala le 15 décembre dernier, lors d’une rencontre amicale à Fort Lauderdale (Floride, Etats Unis). La rencontre avait été interrompue en raison de jets de pierre sur la pelouse par des fans haïtiens.Parmi les joueurs clés de cette selection olympique il faut citer Peterson Occénat, Ednerson Raymond, Judelin Aveska, Paulin Jean, Roberto Ulysse, Alain Vubert, James Marcelin, Jean Sony Alcénat, Léonel Saint-Preux, Fritzson Jean-Baptiste et Fabrice Noël.Le tournoi éliminatoire de la Concacaf aura lieu aux Etats-Unis du 11 au 23 mars et déterminera les deux équipes qui représenteront l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Antilles. Dans l'autre groupe on retrouve les Etats-Unis, Cuba, Honduras et Panama.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13350
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Des kidnappeurs blessent par balle un homme d’affaires qu’ils tentaient d’enlever
Pierre-Richard Occenad a été opéré avec succès le 24 décembre
mardi 25 décembre 2007,
Radio Kiskeya
L’homme d’affaires Pierre-Richard Occenad, blessé par balle au cours d’une tentative de kidnapping, se trouvait mardi soir dans un état stable après avoir été opéré d’urgence lundi dans un hôpital de Port-au-Prince, a appris Radio Kiskeya de sources dignes de foi.
M. Occenad, qui se trouvait tard dimanche devant son domicile à Vivy Mitchell, un quartier résidentiel de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), avait été attaqué par des individus armés déterminés à l’enlever. Ayant réussi à mettre en échec les kidnappeurs, l’entrepreneur a été toutefois atteint d’un projectile.
Pierre-Richard Occenad était hors de danger après l’intervention chirurgicale qu’il a dû subir, selon ses médecins.
Pour leur part, Michel Laguerre et Maxime Thomas avaient été libérés contre rançon jeudi dernier. Les deux hommes avaient été enlevés une semaine auparavant.
Leur libération avait été suivie de celle, quelques heures plus tard, du jeune couple Nathalie Ambroise et Stéphane Lerouge, séquestrés également pendant une semaine.
Le Président René Préval a reconnu dimanche qu’une vague d’enlèvements s’est déferlée sur le pays au cours des deux derniers mois et a indiqué que la police trouvera une solution appropriée au problème en 2008 si les kidnappeurs refusent d’accorder une chance aux enfants.
Selon les estimations du directeur de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, une trentaine de cas de rapts ont été recensés depuis le début du mois de décembre, certains ont été commis par d’anciens policiers et des délinquants déportés des Etats-Unis. Cependant, ces statistiques ne reflètent que partiellement la situation, car les familles d’un certain nombre de kidnappés préfèrent généralement négocier avec les ravisseurs sans informer la police. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4560
mardi 25 décembre 2007,
Radio Kiskeya
L’homme d’affaires Pierre-Richard Occenad, blessé par balle au cours d’une tentative de kidnapping, se trouvait mardi soir dans un état stable après avoir été opéré d’urgence lundi dans un hôpital de Port-au-Prince, a appris Radio Kiskeya de sources dignes de foi.
M. Occenad, qui se trouvait tard dimanche devant son domicile à Vivy Mitchell, un quartier résidentiel de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), avait été attaqué par des individus armés déterminés à l’enlever. Ayant réussi à mettre en échec les kidnappeurs, l’entrepreneur a été toutefois atteint d’un projectile.
Pierre-Richard Occenad était hors de danger après l’intervention chirurgicale qu’il a dû subir, selon ses médecins.
Pour leur part, Michel Laguerre et Maxime Thomas avaient été libérés contre rançon jeudi dernier. Les deux hommes avaient été enlevés une semaine auparavant.
Leur libération avait été suivie de celle, quelques heures plus tard, du jeune couple Nathalie Ambroise et Stéphane Lerouge, séquestrés également pendant une semaine.
Le Président René Préval a reconnu dimanche qu’une vague d’enlèvements s’est déferlée sur le pays au cours des deux derniers mois et a indiqué que la police trouvera une solution appropriée au problème en 2008 si les kidnappeurs refusent d’accorder une chance aux enfants.
Selon les estimations du directeur de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, une trentaine de cas de rapts ont été recensés depuis le début du mois de décembre, certains ont été commis par d’anciens policiers et des délinquants déportés des Etats-Unis. Cependant, ces statistiques ne reflètent que partiellement la situation, car les familles d’un certain nombre de kidnappés préfèrent généralement négocier avec les ravisseurs sans informer la police. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4560
Rapatriement lundi de 202 boat people
25 autres clandestins sont revenus en Haïti à bord de leur voilier qu’ils refusaient de quitter
mardi 25 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les garde-côtes américains ont procédé le 24 décembre (lundi) au rapatriement de 202 boat people haïtiens, rapporte une dépêche de l’Associated Press.
Au moment de leur interception vendredi dernier au sud de l’archipel des Bahamas à bord d’une embarcation de fortune, les voyageurs clandestins étaient au nombre de 227. Cependant, 25 d’entre eux avaient catégoriquement refusé d’abandonner le voilier. Ils ont été autorisés à rester à bord jusqu’à ce que l’embarcation ait pu atteindre sous haute surveillance une île haïtienne.
Un navire des garde-côtes américains a reconduit les 202 autres boat people à Port-au-Prince.
Cette année, de nombreux haïtiens candidats à l’émigration illégale ont été interceptés en haute mer et rapatriés par les autorités américaines sans avoir pu bénéficier d’une analyse de leur éligibilité au droit d’asile. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4561
mardi 25 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les garde-côtes américains ont procédé le 24 décembre (lundi) au rapatriement de 202 boat people haïtiens, rapporte une dépêche de l’Associated Press.
Au moment de leur interception vendredi dernier au sud de l’archipel des Bahamas à bord d’une embarcation de fortune, les voyageurs clandestins étaient au nombre de 227. Cependant, 25 d’entre eux avaient catégoriquement refusé d’abandonner le voilier. Ils ont été autorisés à rester à bord jusqu’à ce que l’embarcation ait pu atteindre sous haute surveillance une île haïtienne.
Un navire des garde-côtes américains a reconduit les 202 autres boat people à Port-au-Prince.
Cette année, de nombreux haïtiens candidats à l’émigration illégale ont été interceptés en haute mer et rapatriés par les autorités américaines sans avoir pu bénéficier d’une analyse de leur éligibilité au droit d’asile. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4561
mardi 25 décembre 2007
Un après-midi très instructif .... à l'institution chrétienne d'Haïti...
Immeuble de l'Institution Chretienne d'Haïti (ICDH)
L'Institution chrétienne d'Haïti (ICDH), dans son souci de maintenir ses bonnes relations avec les parents d'élèves, a organisé, le dimanche 9 décembre 2007, une rencontre au cours de laquelle le programme de l'année académique 2007-2008 a été détaillé.Cette rencontre qui se voulait, comme les précédentes, un moment d'information et de détente comportait trois (3) parties. La première a débuté avec la symphonie de Mozart, suivie d'une chanson de l'immortel Ansy Dérose. Le maître de cérémonie, Jean Obenson Cazeau, a invité les membres de la direction et des délégués par classe à gravir le podium où une place leur a été réservée. La chorale de l'ICDH, pour donner le ton à cette petite fête de famille, a, par la voix de Alcy Vanessa et de Alexandre Denis, imploré la bénédiction et l'assistance du Créateur de l'univers.
Des mots de remerciements ont été adressés aux parents d'avoir bien voulu garder le contact avec le centre du savoir de leurs enfants.
A la deuxième partie, le directeur pédagogique de l'ICDH pour la section fondamentale, M. Evens Naar, a pris la parole pour esquisser les grandes lignes du programme de l'école, année 2007-2008. Il a mis l'accent sur les progrès réalisés par la Finlande dans le domaine de l'éducation. Se hissant à la première place, elle a nettement devancé les Etats-Unis et la France. A l'ICDH, dit-il, nous n'entendons pas rejoindre la Finlande, mais nous essayons de garder le contact avec les grands en dispensant un enseignement de qualité. Pour cela, des investissements ont été consentis en vue de rompre avec le système traditionnel dans lequel se fait l'apprentissage.Pour être compétitif, poursuit-il, tant sur le marché national qu'international, un certain standard est requis. Aussi, contrairement aux écoles qui réclament cinq (5) comme moyenne, à l'ICDH, la moyenne exigée est 6 pour être admis à une classe supérieure. On tient compte également des examens ayant eu lieu au cours des différentes périodes pour permettre à un apprenant de monter en classe supérieure. C'est la raison pour laquelle le succès à l'ICDH aux examens d'Etat est toujours garanti à 100 pour cent. Après un bref interlude, M. Cazeau, le maître de cérémonie, a invité le directeur général de l'ICDH pour ses propos de circonstance.
D'entrée de jeu, M. Joseph a remercié les parents de leur présence et a mis l'accent sur le début de l'année qui paraît prometteur contrairement à l'an passé où tout un chacun était aux abois face à l'insécurité qui avait forcé les responsables à décréter les vacances plus tôt que prévu. Il devait poursuivre en parlant de la division du travail, de la responsabilité de chacun et de son rôle de supervision.Dans son souci d'améliorer la qualité de l'enseignement à l'ICDH, des démarches sont en cours pour que le savoir soit dispensé à partir de l'audiovisuel. Du coup, il a essayé de répondre aux parents angoissés qui ont consenti des débours pour des livres non encore en usage. «Rete tèt frèt», leur dit-il, nous savons ce que nous faisons. Faites-nous confiance. L'ICDH est l'école de l'avenir. Ce slogan ne doit pas être pour vous de simples mots. Bientôt, poursuit-il, l'ICDH sera présente à Jacmel, plus particulièrement à Lamandou. Des dispositions ont été adoptées en vue de renforcer la sécurité et les conditions d'hygiène. Des caméras sont placées un peu partout.
En dépit de la cherté de la vie, du prix de la gazoline, nos élèves bénéficient du courant électrique que ce soit à l'aide de l'inverter ou de la génératrice. Des téléviseurs et des ordinateurs sont mis à leur disposition de façon à parfaire leurs connaissances. Pour les parents qui ont déjà un enfant à l'école, certains avantages leur sont offerts. La direction est toujours ouverte et entend les accompagner.L'intervention de M. Joseph a mis fin à la deuxième partie. La troisième a débuté avec les mots de remerciements qui ont été suivis par l'interprétation de «A jamais» pour le bonheur des parents.
Ces derniers ont été invités à rencontrer les professeurs dans les salles de classe respectives de leurs enfants où ils ont débattu certains points se rapportant à leur travail.
Un goûter a été servi à l'assistance. Tout un chacun est sorti satisfait de cette rencontre et étend consolider les bonnes relations établies avec l'ICDH. Ce fut un après-midi agréable et instructif.
Les délégués par classe : 1ère Année fondamentale : Joseph Bryan et Jusmé Néhémie Taïna 2e Année fondamentale Noël Kenoy Birdly, 3e Année fondamentale : Monval Salaëta Y ; 4e Année fondamentale Baptiste Krystelle ; 5e Année fondamentale Alliance Vannicha K. 6e Année fondamentale Calas Fahovah ; 7e Année fondamentale Félix Fritzline ; 8e Année fondamentale Mathieu Franceska ; Antonine ; 9e Année fondamentale Creppin Don Royce A. Jr
Fred McGuffie
L'Institution chrétienne d'Haïti (ICDH), dans son souci de maintenir ses bonnes relations avec les parents d'élèves, a organisé, le dimanche 9 décembre 2007, une rencontre au cours de laquelle le programme de l'année académique 2007-2008 a été détaillé.Cette rencontre qui se voulait, comme les précédentes, un moment d'information et de détente comportait trois (3) parties. La première a débuté avec la symphonie de Mozart, suivie d'une chanson de l'immortel Ansy Dérose. Le maître de cérémonie, Jean Obenson Cazeau, a invité les membres de la direction et des délégués par classe à gravir le podium où une place leur a été réservée. La chorale de l'ICDH, pour donner le ton à cette petite fête de famille, a, par la voix de Alcy Vanessa et de Alexandre Denis, imploré la bénédiction et l'assistance du Créateur de l'univers.
Des mots de remerciements ont été adressés aux parents d'avoir bien voulu garder le contact avec le centre du savoir de leurs enfants. M. Jean Maret Joseph, directeur de l'ICDH lors de son intervention
Une démonstration par l'audiovisuel a permis aux parents d'avoir une idée de la façon dont certaines matières telles que les sciences expérimentales et naturelles, les sciences sociales et l'anglais, pour ne citer que celles-là, sont enseignées aux élèves. Une façon de dire qu'à l'ICDH, des cours sont dispensés grâce au support de l'audiovisuel qui permet aux apprenants non seulement d'entendre la leçon, mais surtout de visualiser certaines notions. Les parents ont été fort édifiés.Le mois de décembre, dans le cadre des activités culturelles, est consacré à Ansy Dérose, comme ce fut le cas pour les mois d'octobre et de novembre pour Beethoven et Mozart. Au cours de ces mois, les élèves ont eu l'occasion de faire la connaissance de ces musiciens et d'apprendre à apprécier leurs oeuvres. Quatre (4) élèves de l'ICDH ont dressé le portrait de Ansy Dérose. Il y eut aussi l'interprétation d'une de ses chansons, «Mélodie d'amour», par la voix du petit Alexandre Denis. Les élèves ont déploré sincèrement l'absence de la veuve de Ansy, Yole Dérose, à cette petite fête. C'eût été l'occasion pour la direction de lui témoigner tout le sentiment que les élèves de l'ICDH professent pour celui qui a représenté dignement le pays sur la scène internationale. Les élèves ont émis le voeu de la rencontrer à l'occasion des fêtes de fin d'année scolaire en juin 2008. 

Alexandre Denis, interprétant mélodie d'amour de Ansy Dérose
A la deuxième partie, le directeur pédagogique de l'ICDH pour la section fondamentale, M. Evens Naar, a pris la parole pour esquisser les grandes lignes du programme de l'école, année 2007-2008. Il a mis l'accent sur les progrès réalisés par la Finlande dans le domaine de l'éducation. Se hissant à la première place, elle a nettement devancé les Etats-Unis et la France. A l'ICDH, dit-il, nous n'entendons pas rejoindre la Finlande, mais nous essayons de garder le contact avec les grands en dispensant un enseignement de qualité. Pour cela, des investissements ont été consentis en vue de rompre avec le système traditionnel dans lequel se fait l'apprentissage.Pour être compétitif, poursuit-il, tant sur le marché national qu'international, un certain standard est requis. Aussi, contrairement aux écoles qui réclament cinq (5) comme moyenne, à l'ICDH, la moyenne exigée est 6 pour être admis à une classe supérieure. On tient compte également des examens ayant eu lieu au cours des différentes périodes pour permettre à un apprenant de monter en classe supérieure. C'est la raison pour laquelle le succès à l'ICDH aux examens d'Etat est toujours garanti à 100 pour cent. Après un bref interlude, M. Cazeau, le maître de cérémonie, a invité le directeur général de l'ICDH pour ses propos de circonstance.
Vue partielle de l'assistance composée de parents
D'entrée de jeu, M. Joseph a remercié les parents de leur présence et a mis l'accent sur le début de l'année qui paraît prometteur contrairement à l'an passé où tout un chacun était aux abois face à l'insécurité qui avait forcé les responsables à décréter les vacances plus tôt que prévu. Il devait poursuivre en parlant de la division du travail, de la responsabilité de chacun et de son rôle de supervision.Dans son souci d'améliorer la qualité de l'enseignement à l'ICDH, des démarches sont en cours pour que le savoir soit dispensé à partir de l'audiovisuel. Du coup, il a essayé de répondre aux parents angoissés qui ont consenti des débours pour des livres non encore en usage. «Rete tèt frèt», leur dit-il, nous savons ce que nous faisons. Faites-nous confiance. L'ICDH est l'école de l'avenir. Ce slogan ne doit pas être pour vous de simples mots. Bientôt, poursuit-il, l'ICDH sera présente à Jacmel, plus particulièrement à Lamandou. Des dispositions ont été adoptées en vue de renforcer la sécurité et les conditions d'hygiène. Des caméras sont placées un peu partout.En dépit de la cherté de la vie, du prix de la gazoline, nos élèves bénéficient du courant électrique que ce soit à l'aide de l'inverter ou de la génératrice. Des téléviseurs et des ordinateurs sont mis à leur disposition de façon à parfaire leurs connaissances. Pour les parents qui ont déjà un enfant à l'école, certains avantages leur sont offerts. La direction est toujours ouverte et entend les accompagner.L'intervention de M. Joseph a mis fin à la deuxième partie. La troisième a débuté avec les mots de remerciements qui ont été suivis par l'interprétation de «A jamais» pour le bonheur des parents.
Ces derniers ont été invités à rencontrer les professeurs dans les salles de classe respectives de leurs enfants où ils ont débattu certains points se rapportant à leur travail.Un goûter a été servi à l'assistance. Tout un chacun est sorti satisfait de cette rencontre et étend consolider les bonnes relations établies avec l'ICDH. Ce fut un après-midi agréable et instructif.
La chorale de l'Institution Chrétienne d'Haïti(ICDH)
Les délégués par classe : 1ère Année fondamentale : Joseph Bryan et Jusmé Néhémie Taïna 2e Année fondamentale Noël Kenoy Birdly, 3e Année fondamentale : Monval Salaëta Y ; 4e Année fondamentale Baptiste Krystelle ; 5e Année fondamentale Alliance Vannicha K. 6e Année fondamentale Calas Fahovah ; 7e Année fondamentale Félix Fritzline ; 8e Année fondamentale Mathieu Franceska ; Antonine ; 9e Année fondamentale Creppin Don Royce A. Jr
Fred McGuffie
Commentaires:
L’institution Chrétienne d’haïti témoigne l’engagement d’un groupe d’individus convaincus que le salut du pays passe par le sauvetage de notre jeunesse par l’éducation.
En fait seule l’éducation reste l’élément essentiel capable de renouveler la confiance et recréer des modèles dans cette conjoncture de valeurs perdues et de société disloquées.
Le projet ICDH est soutenu par des personnalités éclairées dont la vision va bien au-delà des limites du qui vive.
Haïti exprime à qui veut l’entendre ce besoin urgent de projets de ce genre.
Longue vie et succès à l’ICDH
En fait seule l’éducation reste l’élément essentiel capable de renouveler la confiance et recréer des modèles dans cette conjoncture de valeurs perdues et de société disloquées.
Le projet ICDH est soutenu par des personnalités éclairées dont la vision va bien au-delà des limites du qui vive.
Haïti exprime à qui veut l’entendre ce besoin urgent de projets de ce genre.
Longue vie et succès à l’ICDH
BAZE CREOLE INVITE A LA SOIREE ANTILLAISE DE FIN D’ANNEE A MARSEILLE
Une fin d’année ça se fête toujours. Il faut boire manger, danser … Tout le monde s’accorde pour accepter ce fait comme qu’une vérité de Lapalisse. C’est dans cette perspective que les offres pullulent pour les habitués des centres nocturnes ou tout simplement ceux qui veulent expulser le stress d’une année quia sans doute présenté côte à côte des hauts et des bas, des réalisations énormes et des frustrations monstres. 
Tous les centres nocturnes seront bondés de monde. Les bars, les restaurants indépendamment du confort qui ne sera point de rigueur présenteront des offres alléchantes à leurs clientèles : Champagne et cotillons à la pelle !
BAZE CREOLE a pris les devants cette année en proposant à la famille antillaise une méga soirée pour clôturer dans la bonne ambiance l’année 2007. Après avoir organisé les soirées les plus réussies de la région en assurant la promotion du KOMPA avec la participation de T-VICE et DJAKOUT MIZIK entre autres groupes, elle offre un menu plus que savoureux à la sauce purement antillaise.
Le samedi 29 décembre prochain, le Florida Palace brillera de mille feux pour accueillir sur une même scène les meilleurs représentants du zouk avec PHIL CONTROL, BIG TOM, PASKAL LANCLUME et ORIGINAL H le groupe le plus constant et le plus consistant dans l’exposition de la musique haïtienne en France et en Europe. Le groupe Original H a connu un succès énorme au festival panafricain de musique (FESPAM) à Brazzaville en 2005 (http://www.afrik.com/article8620.html%22). Ce fut la première invitation d’un groupe exécutant le rythme haïtien à ce festival de renommée mondiale.
La soirée s’annonce très animée. Donc à ne pas manquer sous aucun prétexte. BAZE CREOLE compte vous adresser ses vœux pour la nouvelle année au cours de cette soirée au Florida Place size au numéro 162 du Boulevard Mireille Lauze dans le dixième arrondissement de Marseille.
« PYE KOUT PRAN DEVAN »

Tous les centres nocturnes seront bondés de monde. Les bars, les restaurants indépendamment du confort qui ne sera point de rigueur présenteront des offres alléchantes à leurs clientèles : Champagne et cotillons à la pelle !
BAZE CREOLE a pris les devants cette année en proposant à la famille antillaise une méga soirée pour clôturer dans la bonne ambiance l’année 2007. Après avoir organisé les soirées les plus réussies de la région en assurant la promotion du KOMPA avec la participation de T-VICE et DJAKOUT MIZIK entre autres groupes, elle offre un menu plus que savoureux à la sauce purement antillaise.
Le samedi 29 décembre prochain, le Florida Palace brillera de mille feux pour accueillir sur une même scène les meilleurs représentants du zouk avec PHIL CONTROL, BIG TOM, PASKAL LANCLUME et ORIGINAL H le groupe le plus constant et le plus consistant dans l’exposition de la musique haïtienne en France et en Europe. Le groupe Original H a connu un succès énorme au festival panafricain de musique (FESPAM) à Brazzaville en 2005 (http://www.afrik.com/article8620.html%22). Ce fut la première invitation d’un groupe exécutant le rythme haïtien à ce festival de renommée mondiale.
La soirée s’annonce très animée. Donc à ne pas manquer sous aucun prétexte. BAZE CREOLE compte vous adresser ses vœux pour la nouvelle année au cours de cette soirée au Florida Place size au numéro 162 du Boulevard Mireille Lauze dans le dixième arrondissement de Marseille.
« PYE KOUT PRAN DEVAN »
Haïti, plaque tournante du narcotrafic vers les Etats-Unis et l’Europe, selon le Los Angeles Times
En raison de la corruption élevée au sein de la police et de l’extrême pauvreté du pays, Haïti serait responsable de plus de 10% de la drogue arrivant sur le marché américain, indique une enquête du quotidien californien qui cite notamment le directeur général de la PNH, Mario Andrésol et le porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise
lundi 24 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La corruption policière en Haïti est à l’origine de l’augmentation considérable enregistrée au cours des deux dernières années dans le trafic de drogue de la Colombie et du Vénézuéla vers les Etats-Unis et l’Europe, révèle le quotidien américain Los Angeles Times dans un article paru dimanche.
Le journal, qui cite des agents de la police américaine et internationale, précise que plus de 10% des substances illicites arrivant sur le marché américain ont transité par l’île d’Haïti ou Quisqueya que se partagent Haïti et la République Dominicaine. Les cargaisons de drogue expédiées en Europe occidentale sont devenues encore plus importantes au cours de la même période.
"A cause des opérations antinarcotiques qui s’attaquent aux routes traditionnelles qu’ils empruntaient à partir de la Colombie et du Mexique, les narcotrafiquants se sont tournés vers les voies ouvertes de l’anarchique Haïti où la pauvreté, l’isolement et les faiblesses structurelles de la police leur offrent un chemin beaucoup plus tranquille", affirme le Los Angeles Times.
Selon le porte-parole haïtiano-américain de la Police des Nations Unies (UNPOL), Fred Blaise, interrogé par le journal "le pays est devenu une route pour le trafic de drogue parce qu’il est le point le plus faible de la région". Plus loin, Blaise ajoute "Haïti ne dispose pas d’hélicoptères, ni d’avions et n’a pas non plus de radars pour identifier ce qui entre et ce qui sort".
Pour sa part, le commandant en chef de la Police Nationale, Mario Andrésol, affirme que "seules huit heures sont nécessaires pour que les vedettes motorisées en provenance de la Colombie et du Vénézuéla atteignent la ville de Jacmel (sud-est d’Haïti)".
"Une fois que les cargaisons de cocaïne arrivent en Haïti, elles peuvent être embarquées à bord de véhicules et transportées à Port-au-Prince, puis acheminées au nord à destination des Etats-Unis", a poursuivi le directeur général de la PNH.
Le Los Angeles Times soutient qu’en raison de leurs modestes conditions de vie, les agriculteurs et pêcheurs haïtiens sont facilement corruptibles et sont prêts à offrir leur collaboration aux narcotrafiquants contre de l’argent.
Enfin, le quotidien de la côte ouest des Etats-Unis rappelle que l’ex-ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield, avait estimé l’année dernière qu’en volume la cocaïne colombienne transitant par le Vénézuéla avait quintuplé depuis 2001. Les exportations ont atteint jusqu’à 250 tonnes par an, soit environ un quart ou la moitié de la totalité de la drogue produite en Colombie.
Les éléments de l’enquête du Los Angeles Times sont malheureusement confirmés par les faits. Le plus récent a été la découverte la semaine dernière sur une piste d’atterrissage à Flamand, une localité de la ville d’Aquin (sud), des débris calcinés d’un petit avion. Selon la police, l’appareil pourrait avoir été incendié après avoir été débarrassé de la drogue qu’il transportait par des individus arrivés sur les lieux à bord de véhicules.
Un individu qui tentait de s’approcher du mystérieux avion a été victime de graves brûlures avant de décéder à l’hôpital.
Une enquête a été ouverte sur ce énième atterrissage clandestin en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4556
lundi 24 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La corruption policière en Haïti est à l’origine de l’augmentation considérable enregistrée au cours des deux dernières années dans le trafic de drogue de la Colombie et du Vénézuéla vers les Etats-Unis et l’Europe, révèle le quotidien américain Los Angeles Times dans un article paru dimanche.
Le journal, qui cite des agents de la police américaine et internationale, précise que plus de 10% des substances illicites arrivant sur le marché américain ont transité par l’île d’Haïti ou Quisqueya que se partagent Haïti et la République Dominicaine. Les cargaisons de drogue expédiées en Europe occidentale sont devenues encore plus importantes au cours de la même période.
"A cause des opérations antinarcotiques qui s’attaquent aux routes traditionnelles qu’ils empruntaient à partir de la Colombie et du Mexique, les narcotrafiquants se sont tournés vers les voies ouvertes de l’anarchique Haïti où la pauvreté, l’isolement et les faiblesses structurelles de la police leur offrent un chemin beaucoup plus tranquille", affirme le Los Angeles Times.
Selon le porte-parole haïtiano-américain de la Police des Nations Unies (UNPOL), Fred Blaise, interrogé par le journal "le pays est devenu une route pour le trafic de drogue parce qu’il est le point le plus faible de la région". Plus loin, Blaise ajoute "Haïti ne dispose pas d’hélicoptères, ni d’avions et n’a pas non plus de radars pour identifier ce qui entre et ce qui sort".
Pour sa part, le commandant en chef de la Police Nationale, Mario Andrésol, affirme que "seules huit heures sont nécessaires pour que les vedettes motorisées en provenance de la Colombie et du Vénézuéla atteignent la ville de Jacmel (sud-est d’Haïti)".
"Une fois que les cargaisons de cocaïne arrivent en Haïti, elles peuvent être embarquées à bord de véhicules et transportées à Port-au-Prince, puis acheminées au nord à destination des Etats-Unis", a poursuivi le directeur général de la PNH.
Le Los Angeles Times soutient qu’en raison de leurs modestes conditions de vie, les agriculteurs et pêcheurs haïtiens sont facilement corruptibles et sont prêts à offrir leur collaboration aux narcotrafiquants contre de l’argent.
Enfin, le quotidien de la côte ouest des Etats-Unis rappelle que l’ex-ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield, avait estimé l’année dernière qu’en volume la cocaïne colombienne transitant par le Vénézuéla avait quintuplé depuis 2001. Les exportations ont atteint jusqu’à 250 tonnes par an, soit environ un quart ou la moitié de la totalité de la drogue produite en Colombie.
Les éléments de l’enquête du Los Angeles Times sont malheureusement confirmés par les faits. Le plus récent a été la découverte la semaine dernière sur une piste d’atterrissage à Flamand, une localité de la ville d’Aquin (sud), des débris calcinés d’un petit avion. Selon la police, l’appareil pourrait avoir été incendié après avoir été débarrassé de la drogue qu’il transportait par des individus arrivés sur les lieux à bord de véhicules.
Un individu qui tentait de s’approcher du mystérieux avion a été victime de graves brûlures avant de décéder à l’hôpital.
Une enquête a été ouverte sur ce énième atterrissage clandestin en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4556
Un nouveau contingent bolivien en Haïti
215 casques bleus arrivent début janvier
lundi 24 décembre 2007,
Radio Kiskeya
215 nouveaux soldats de la compagnie d’infanterie de l’armée bolivienne sont attendus en Haïti au cours de la première semaine de janvier dans le cadre de la rotation des troupes au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), a indiqué lundi à La Paz le commandant des Forces Armées, le général Freddy Berssati.
Selon les déclarations du chef militaire relayées par Agencia de Noticias Fides (ANF), le contingent sera composé d’officiers, sergents, réservistes, médecins et personnels civils de soutien. Entre le 3 et le 6 janvier, les casques bleus quitteront le territoire bolivien à destination de Port-au-Prince pour une mission d’une durée de six mois.
Le 14 décembre dernier, le Congrès bolivien (Parlement) avait autorisé l’envoi de ces nouvelles troupes en Haïti.
La Paz participe actuellement à deux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSTAH en Haïti qui compte quelque 9.000 militaires et policiers et la MONUC en République Démocratique du Congo (RDC).
Ces deux missions sont secouées par des scandales de corruption en cours d’investigation. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4557
lundi 24 décembre 2007,
Radio Kiskeya
215 nouveaux soldats de la compagnie d’infanterie de l’armée bolivienne sont attendus en Haïti au cours de la première semaine de janvier dans le cadre de la rotation des troupes au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), a indiqué lundi à La Paz le commandant des Forces Armées, le général Freddy Berssati.
Selon les déclarations du chef militaire relayées par Agencia de Noticias Fides (ANF), le contingent sera composé d’officiers, sergents, réservistes, médecins et personnels civils de soutien. Entre le 3 et le 6 janvier, les casques bleus quitteront le territoire bolivien à destination de Port-au-Prince pour une mission d’une durée de six mois.
Le 14 décembre dernier, le Congrès bolivien (Parlement) avait autorisé l’envoi de ces nouvelles troupes en Haïti.
La Paz participe actuellement à deux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSTAH en Haïti qui compte quelque 9.000 militaires et policiers et la MONUC en République Démocratique du Congo (RDC).
Ces deux missions sont secouées par des scandales de corruption en cours d’investigation. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4557
lundi 24 décembre 2007
Wainwright, créateur prolixe et inclassable
Frantz Wainwright (Kiki) boucle cette année ses cinquante ans dans notre paysage artistique et littéraire. Entretien avec l'auteur de la célèbre chanson « Haïti, terre de soleil ».André Fouad: Frantz Wainwright, vous avez plusieurs cordes à votre arc. Que signifie pour vous être artiste issu de la première République noire indépendante du monde ?
Frantz Wainwright: L'art, c'est la vie, le réalisme merveilleux. C'est la conception de la beauté et la façon de représenter cette beauté. L'art n'est pas seulement la manifestation de la beauté, mais c'est aussi le langage populaire qui découle des maux de la vie quotidienne. En tant que poète, j'ai beaucoup parlé de mon pays, de ce qui est beau et agréable, de ce qui est laid et néfaste. L'art de dire et de raconter, c'est ce que je fais depuis mon jeune âge. A travers mes poèmes et mes chansons, je peins la vie sociale et politique de ma chère Haïti. Au théâtre, quand je monte sur les planches, je ne suis plus moi-même, je suis cet esclave qu'on a arraché de sa terre en Afrique pour pouvoir enrichir les colons de Saint-Domingue. Je suis ce réfugié qui laisse son pays sur une frêle embarcation en quête d'une vie meilleure en terre étrangère. Je suis fier d'être un artiste issu du pays de Jean-Jacques Dessalines.
A.F: Aviez-vous eu des modèles, des références à vos débuts dans le domaine artistique.
F.W : Pour la poésie, j'ai toujours admiré Charles Baudelaire, Carl Brouard, Félix Morisseau Leroy et mon père feu Camille Wainwright. En grandissant, j'ai appris à aimer les poètes et écrivains Jean-Paul Sartre, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis et Paul Laraque. Mes musiciens préférés ont toujours été Raoul Guillaume pour sa poésie et Antalcidas Murat pour l'amour du folklore haïtien. Pour le théâtre, mes références étaient Denizé Petrus, Lucien Lemoine, Jacquelin Scott et Gérard Résil. Dans le domaine de la danse, à mes débuts, mon idole était Jean Léon Destiné. J'aimais aussi Catherine Dunham pour la chorégraphie.
A.F : Vous êtes l'un des membres de Sosyete Koukouy à Miami. On a célèbré cette année le 24e anniversaire de la Journée internationale du créole. Etes-vous satisfait du travail réalisé par cette société au cours de son existence?
F.W: Je suis satisfait du travail réalisé par Sosyete Koukouy au cours de ses quarante deux ans d'existence, cependant il y a tant d'obstacles a l'avancement du créole. La Chambre législative en Haïti, à mon avis, ne se soucie guère de faire appliquer la résolution de 1979 qui reconnaît le créole comme l'une des langues officielles du pays. Elle néglige aussi de faire respecter l'orthographe originale qui a été voté et accepté lors de la résolution de 1979.
Le 24e anniversaire de la Journée internationale du créole a été célébré de manière grandiose à Miami par la Sosyete Koukouy. Nous avons eu un congrès avec des gens venus du Canada, d'Haïti, de Connecticut, de Tampa Bay, de Florida et de Homestead Florida. Le congres s'est terminé après trois jours avec une partie culturelle avec poésie, chant et danse. A l'issue du congrès, Sosyete Koukouy a rédigé une résolution officielle qui sera présentée bientôt dans les journaux.
Le 24e anniversaire de la Journée internationale du créole a été célébré de manière grandiose à Miami par la Sosyete Koukouy. Nous avons eu un congrès avec des gens venus du Canada, d'Haïti, de Connecticut, de Tampa Bay, de Florida et de Homestead Florida. Le congres s'est terminé après trois jours avec une partie culturelle avec poésie, chant et danse. A l'issue du congrès, Sosyete Koukouy a rédigé une résolution officielle qui sera présentée bientôt dans les journaux.
A.F : Quels sont vos moments de joie et de mélancolie dans votre carrière ?
F.W: Les moments de joie, je les compte par milliers. Chaque fois que je suis en scène en tant que chanteur ou bien poète, acteur de théâtre ou encore quand j'étais autrefois un danseur folklorique professionnel, cela a toujours été un hommage à la vie. Je célèbre cette année le 50e anniversaire de ma carrière artistique. Je n'ai pas eu des moments de mélancolie, mais plutôt des frustrations. Oui, j'ai eu deux moments de frustration. Le premier, c'est quand j'ai appris que le groupe musical « Les Loups noirs » avait interprété l'une de mes chansons, «Manman Cheri » sans ma permission et l'avait intitulé « Fleur blanche ». Les paroles et la musique n'ont pas été altéré. On avait aussi omis de mettre mon nom comme l'auteur de la chanson. Il ne pouvait le faire de toute façon, car le titre de ma chanson n'était pas « Fleur blanche » mais bien « Manman Cheri ». Le deuxième moment de frustration, le plus récent, se trouve dans l'album de Fabienne Denis « Rele lwa ».
On a interprété l'une de mes chansons « Depi nan Ginen » qui avait apparu sur l'album du groupe vocal « The Haitian Bells » en 1973 dont je faisais partie à ce moment. On a modifié un peu les paroles, mais la mélodie est restée la même et on l'a intitulée « Negès» paroles et musique de Dentha Henry. C'est un acte malhonnête de la part de ces gens. Mais cela n'empêche pas que ma carrière soit remplie de joie et de succès.
Notice biographique:
Ne à Port-au-Prince le 24 septembre 1937. Il a fait ses études primaires et secondaires à l'Institution Saint Louis de Gonzague et au collège Devieux. Après son baccalauréat, il s'est adonné corps et âme à l'art. Il a collaboré avec le groupe musical « Shleu Shleu » qui a interprété plusieurs de ses chansons, parmi lesquelles « Haïti mon pays » et « Haïti, terre de soleil ».Il a dansé avec la troupe Bacoulou de Mme Odette Wiener. Il a fondé avec feu Viviane Dennerville Pluviose la troupe Balendjo dont Vivianne était la directrice. Kiki est un artiste polyvalent. Il est poète, chanteur, compositeur, dramaturge, danseur, chansonnier, tambourineur et conteur. Il a déjà publié plusieurs livres de poésie en créole et en français. Il a aussi publié deux livres de contes. Il a son actif quatre albums de chansons et un album de poésie en français. Il a collaboré avec le groupe musical progressiste « Grenn banbou ». Il a fondé à Miami un groupe de musique racine Ayabonmbe. Kiki a pris sa retraite comme travailleur social après avoir prêté ses services pendant vingt ans à l'Etat de la Floride aux Etats-Unis.
(Propos recueillis par André Fouad)
La loi électorale : première priorité du nouveau CEP
Renouvellement du tiers du sénat avant les élections indirectes
dimanche 23 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La première priorité du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) est la nouvelle loi électorale, a déclaré samedi à Radio Kiskeya le directeur général de l’institution, M. Jacques Bernard.
Une douzaine de juristes analysent actuellement le décret électoral existant afin d’y apporter les changements dictés par l’expérience et les nouvelles réalités, telle l’entrée en scène de 445.000 nouveaux électeurs jusqu’à ce mois de décembre, indique M. Bernard. Cette nouvelle donne implique, dit-il, la modification de la liste électorale partielle, l’augmentation du nombre de bureaux de vote et des annexes dans les centres de vote.
La version actualisée du décret électoral sera remise dès la semaine prochaine aux conseillers électoraux qui y apporteront leurs remarques. Le nouvel avant projet de loi électorale sera alors soumis à l’exécutif pour les suites nécessaires. Dès le vote de la loi par le parlement, les élections pour le renouvellement du tiers du sénat pourront se tenir dans un délai raisonnable de 90 jours, selon Jacques Bernard.
Pour les élections indirectes, le directeur général du CEP conditionne leur tenue à une harmonisation préalable des différentes lois sur les collectivités territoriales. Il prévoit la tenue de consultations autour de la question parallèlement à l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du sénat.
En ce qui a trait au budget nécessaire à l’organisation des élections, Jacques Bernard rappelle l’implication de la communauté internationale dans le financement. Il souligne à ce propos la promesse de 4 millions de dollars par les Etats-Unis, une somme équivalente ou même davantage par le Canada et un montant de 2.5 millions de dollars prévu dans le budget de la république. Interrogé sur le chiffre de 13 millions avancé par l’ancien CEP, le directeur général de l’institution électorale s’est gardé de tout commentaire, promettant que des études allaient être menées afin de déterminer le chiffre exact qui permettra d’aboutir aux résultats escomptés.
Sur l’état actuel de l’organisme électoral, Jacques Bernard a mis l’accent sur la nécessité de réengager des cadres importants qui avaient été mis à pied à son départ de l’institution. Il en est de même du personnel des Bureaux Electoraux Communaux (BEC) mis en disponibilité. Le processus de rappel de ces cadres et techniciens est engagé, annonce Jacques Bernard.
Concernant enfin le fait qu’il n’a pas été choisi comme représentant du secteur privé à titre de conseiller électoral, M. Bernard explique avoir clairement expliqué au secteur privé qu’il serait plus utile et efficace à la direction générale de l’institution, en raison de son expertise dans l’organisation de scrutins. Il affirme n’avoir alors reçu aucun commentaire du secteur privé à sa remarque. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4554
dimanche 23 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La première priorité du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) est la nouvelle loi électorale, a déclaré samedi à Radio Kiskeya le directeur général de l’institution, M. Jacques Bernard.
Une douzaine de juristes analysent actuellement le décret électoral existant afin d’y apporter les changements dictés par l’expérience et les nouvelles réalités, telle l’entrée en scène de 445.000 nouveaux électeurs jusqu’à ce mois de décembre, indique M. Bernard. Cette nouvelle donne implique, dit-il, la modification de la liste électorale partielle, l’augmentation du nombre de bureaux de vote et des annexes dans les centres de vote.
La version actualisée du décret électoral sera remise dès la semaine prochaine aux conseillers électoraux qui y apporteront leurs remarques. Le nouvel avant projet de loi électorale sera alors soumis à l’exécutif pour les suites nécessaires. Dès le vote de la loi par le parlement, les élections pour le renouvellement du tiers du sénat pourront se tenir dans un délai raisonnable de 90 jours, selon Jacques Bernard.
Pour les élections indirectes, le directeur général du CEP conditionne leur tenue à une harmonisation préalable des différentes lois sur les collectivités territoriales. Il prévoit la tenue de consultations autour de la question parallèlement à l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du sénat.
En ce qui a trait au budget nécessaire à l’organisation des élections, Jacques Bernard rappelle l’implication de la communauté internationale dans le financement. Il souligne à ce propos la promesse de 4 millions de dollars par les Etats-Unis, une somme équivalente ou même davantage par le Canada et un montant de 2.5 millions de dollars prévu dans le budget de la république. Interrogé sur le chiffre de 13 millions avancé par l’ancien CEP, le directeur général de l’institution électorale s’est gardé de tout commentaire, promettant que des études allaient être menées afin de déterminer le chiffre exact qui permettra d’aboutir aux résultats escomptés.
Sur l’état actuel de l’organisme électoral, Jacques Bernard a mis l’accent sur la nécessité de réengager des cadres importants qui avaient été mis à pied à son départ de l’institution. Il en est de même du personnel des Bureaux Electoraux Communaux (BEC) mis en disponibilité. Le processus de rappel de ces cadres et techniciens est engagé, annonce Jacques Bernard.
Concernant enfin le fait qu’il n’a pas été choisi comme représentant du secteur privé à titre de conseiller électoral, M. Bernard explique avoir clairement expliqué au secteur privé qu’il serait plus utile et efficace à la direction générale de l’institution, en raison de son expertise dans l’organisation de scrutins. Il affirme n’avoir alors reçu aucun commentaire du secteur privé à sa remarque. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4554
Arrivée en Haïti de 205 nouveaux casques bleus péruviens
Le parc industriel abrite ce contingent
dimanche 23 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Pérou vient d’envoyer 205 nouveaux casques bleus en Haïti dans le cadre de la rotation des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), ont annoncé à Lima des officiels cités par la presse locale.
Le ministre de la défense, Allan Wagner et le commandant en chef des Forces Armées, l’amiral Jorge Montoya, avaient salué jeudi dernier les soldats de la paix peu avant leur départ pour Port-au-Prince.
Le nouveau bataillon doit s’installer à la "base Chavin" située au parc industriel (nord de la capitale), un quartier où l’insécurité s’est manifestée à plusieurs reprises ces dernières semaines.
Le Pérou fait partie des huit pays lationaméricains contributeurs de troupes au sein de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4545
dimanche 23 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Pérou vient d’envoyer 205 nouveaux casques bleus en Haïti dans le cadre de la rotation des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), ont annoncé à Lima des officiels cités par la presse locale.
Le ministre de la défense, Allan Wagner et le commandant en chef des Forces Armées, l’amiral Jorge Montoya, avaient salué jeudi dernier les soldats de la paix peu avant leur départ pour Port-au-Prince.
Le nouveau bataillon doit s’installer à la "base Chavin" située au parc industriel (nord de la capitale), un quartier où l’insécurité s’est manifestée à plusieurs reprises ces dernières semaines.
Le Pérou fait partie des huit pays lationaméricains contributeurs de troupes au sein de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4545
dimanche 23 décembre 2007
Jérémie ou l'angoisse d'une odyssée provinciale
Indicible langueur. Heures interminables et sans contenu. Voyager à Jérémie? Un exercice affreux, épouvantable: route scabreuse, rocailleuse et en cul-de-sac. Jusqu'ici, il n'y a pas de voie permettant d'accéder avec joie à la légendaire " cité des poètes". La ville, marquée par son calme et une immense couverture végétale, est extrêmement isolée du reste du pays. On n'en a cure. Et c'est presque dommage. 
La Carambole (à gauche) et la Zibéline, surnommée djaka, deux fruits comestibles spécifiques à la flore grand'anselaise (Photo: Robenson Bernard)
Un trajet pénible
Le dynamisme jérémien
Prospère, riche en produits vivriers et en céréales (banane, igname, pois, maïs, manioc, arbre véritable, etc), Jérémie donne la preuve du dynamisme de ses habitants auquel tient sa grandeur.Des régions sont peuplées de pêcheurs, de marins et de vrais faux sauniers. D'aucuns, réfléchissant sur l'histoire de la cité, son expansion, son déclin lent, majestueux et son espoir de renaissance, soulignent le fait que le commerce est pour eux la base et le rempart de la finance et de la richesse. Ici et là, on laboure, on sème, on vendange. Les activités proches et rentables des salines, comme du charbon de bois sont étouffées étant donné la situation du transport vers Port-au-Prince ou les Cayes. Des transporteurs assurent par caravanes de bêtes de somme les communications interrégionales.
Il n'est pas illusoire de vouloir sauver Jérémie de son isolement. Encore faut-il redéfinir sa fonction par rapport au reste du pays. Pour l'agriculture, le reboisement, la Grand'Anse pourrait jouer le rôle d'un département d'équilibre. Et si l'on admet que l'on parvienne à disjoindre le sort de Jérémie à l'essort industriel de la région, on rendra facile la tâche qui consiste à en faire une ville touristique, artistique et culturelle. Ce n'est pas le charme qui manque à la région qui semble prête à repousser la tentation de l'affairisme bon marché, de la débrouillardise mauvais teint. En toute urbanité.La Grand'Anse est heureusement à l'abri de la dégradation du terrain de l'art et de la culture. Régénérée, elle pourrait avoir son festival international de poésie, son colloque international sur Etzer Vilaire, Emile Roumer, Jean-Claude Fignolé, Claude C. Pierre, Josaphat-Robert Large, Margareth Lizaire, etc. Elle disposerait également de son festival des Arts plastiques, son salon du livre, ses sessions musicales et universitaires d'été, ses concours de beauté et ses événements culturels d'une grande intensité. Et ses centres sportifs bien adaptés.
On se représente volontiers Jérémie sauvée comme un centre international de culture possédant déjà ses bases sous l'impulsion d'un mécénat d'une grande efficacité. Mais la survie de la Grand'Anse concerne d'abord les Grand'Anselais - toutes couches sociales confondues. Ceux qui, déjà, ont dressé son constat de carence qui se veut moins le signe d'une déroute de l'imagination, d'un manque de solidarité que d'une incapacité politique à trancher. En faveur de l'arrière-pays.On trouve, enfin de compte, dans les solutions empiriques apportées jusqu'ici aux problèmes complexes de Jérémie la preuve que le désir de vivre ensemble permet aux hommes de bonne volonté de créer un tissu social solidaire. Aussi les générations actuelles sauront-elles dépasser cet héritage pour relever le défi du temps?
Robenson Bernard
robernard2202@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51901&PubDate=2007-12-21

La Carambole (à gauche) et la Zibéline, surnommée djaka, deux fruits comestibles spécifiques à la flore grand'anselaise (Photo: Robenson Bernard)
Jérémie. On est bien précis sur son nom qui renvoie à un personnage biblique inspiré. Il prédit l'avenir et révéla des vérités cachées. Sa vie entière fut marquée par une sorte de plainte sans fin qui importuna. En raison de sa misère, de sa solitude et de son destin lourd de malaise. Mais il crût à la vie et garda l'espoir. La vérité est bonne à dire: à cause de son isolement causé avant tout par l'état lamentable de la route principale qui y conduit, la ville n'est jamais fatiguée de ses jérémiades.
Située à 584 km de Port-au-Prince, elle est forcée de placer le transport par voie terrestre et par voie maritime dans le même rapport logique. La voie aérienne, quant à elle, fait passer à une simplification poétique d'une réalité infiniment plus complexe et dotée de curieuses vertus.A l'entrée de la ville, la mer est accueillante. La hauteur des vagues et l'impétuosité du courant sont particulièrement sensibles.
Le ciel impose sa sérénité à ce spectacle plus majestueux que romantique. Par moments, des remous creusent un sillon profond et laissent bondir une gerbe d'écume voilant et dévoilant la quincaillerie marine. «Pareil spectacle gagnerait à avoir son peintre ou son vidéographe», note un observateur qui déplore le caractère hideux de l'entrée principale de la ville ornée d'un long ruban de taudis trônant en face de la mer. Ces constructions anarchiques sont caractéristiques de la situation socioéconomique d'une population qui ne bénéficie d'aucune politique de logements sociaux inscrite dans le cadre d'un plan national d'urbanisation.
Dans une région si isolée du reste du pays et abandonnée à son sort, on ne doute pas qu'il y aurait beaucoup à apprendre sur le fonctionnement des rouages de l'administration. Mais pour bien le comprendre, il faudrait connaître déjà le pays tel qu'il a toujours marché.
Le ciel impose sa sérénité à ce spectacle plus majestueux que romantique. Par moments, des remous creusent un sillon profond et laissent bondir une gerbe d'écume voilant et dévoilant la quincaillerie marine. «Pareil spectacle gagnerait à avoir son peintre ou son vidéographe», note un observateur qui déplore le caractère hideux de l'entrée principale de la ville ornée d'un long ruban de taudis trônant en face de la mer. Ces constructions anarchiques sont caractéristiques de la situation socioéconomique d'une population qui ne bénéficie d'aucune politique de logements sociaux inscrite dans le cadre d'un plan national d'urbanisation.
Dans une région si isolée du reste du pays et abandonnée à son sort, on ne doute pas qu'il y aurait beaucoup à apprendre sur le fonctionnement des rouages de l'administration. Mais pour bien le comprendre, il faudrait connaître déjà le pays tel qu'il a toujours marché.
Une vue du pont La Voldrogue, trop étroit pour piétons,
bêtes de somme et véhicules à moteur
( Photo: Robenson Bernard)
Un trajet pénibleLe trajet Cayes/Jérémie fait apparaître l'extraordinaire complication, l'enchevêtrement de tous les problèmes auxquels fait face le département de la Grand'Anse. Pas besoin de les nommer. L'état lamentable de la route est un prétexte formidable pour l'isolement et le sous-développement des différentes régions plutôt riches en produits agricoles de toutes sortes.De Moron, Marfranc, Chambellan à Abricots, Roseaux, Pestel en passant par Latibolière, Léon, Dame-Marie,Anse-d'Hainault, etc. Les Irois, (presque toutes des communes de Jérémie), la Grand'Anse est abondamment boisée. On a peine à la quitter. Même si ses nuits sont obscures. «Depuis plusieurs mois déjà, Jérémie est en plein dans le noir», se plaint un riverain grattant, désenchanté, une allumette pour lire une prescription médicale. Et déterminé à dompter les nuits sans étoiles et sans lune avec ses chandelles et sa lampe (à essence) artisanale. La ville est comme née de rien, sinon du désir de vivre de la communauté. L'irresponsabilité de nos dirigeants en matière d'infrastructures routières dans la Grand'Anse saute aux yeux. Sensible à l'urbanisation et à la modernité, Jérémie est représentative de la réalité socioéconomique de l'arrière-pays. Mais la cité d'Etzer Vilaire pourrait être une ville-musée avec ses galeries d'art, son conservatoire d'art dramatique, ses salles de spectacle, ses kiosques, ses fécondes écoles de peinture, ses jets d'eau, ses espaces de loisirs, etc.
Elle pourrait également orchestrer thèmes et sortilèges de son charme qui prolonge et fond dans les mythes tous les aspects de la poésie d'Etzer Vilaire, d'Emile Roumer; toutes les facettes de la littérature de Josaphat-Robert Large, Jean-Claude Fignolé, Claude C. Pierre, Merès Wèche, Serge Madhère, Margareth Lizaire, Clotaire Saint-Natus, pour ne citer que ces écrivains grand'anselais de bonne facture.Une ville ouverte sur le mondeC'est évident: Jérémie a l'ultime avantage d'avoir débouché sur la mer: fenêtre d'une région active et dynamique, ouverte sur la Jamaïque et le monde. Sauf qu'il ne faut pas perdre de vue le danger que courent souvent les villes côtières à la merci des " intempéries" venues du large. Toujours est-il que la cité maritime présente le profil d'un véritable refuge. Un exutoire. Elle est aménagée et sauvegardée par un effort humain exceptionnel qui préfigure sa possible refondation.
Elle pourrait également orchestrer thèmes et sortilèges de son charme qui prolonge et fond dans les mythes tous les aspects de la poésie d'Etzer Vilaire, d'Emile Roumer; toutes les facettes de la littérature de Josaphat-Robert Large, Jean-Claude Fignolé, Claude C. Pierre, Merès Wèche, Serge Madhère, Margareth Lizaire, Clotaire Saint-Natus, pour ne citer que ces écrivains grand'anselais de bonne facture.Une ville ouverte sur le mondeC'est évident: Jérémie a l'ultime avantage d'avoir débouché sur la mer: fenêtre d'une région active et dynamique, ouverte sur la Jamaïque et le monde. Sauf qu'il ne faut pas perdre de vue le danger que courent souvent les villes côtières à la merci des " intempéries" venues du large. Toujours est-il que la cité maritime présente le profil d'un véritable refuge. Un exutoire. Elle est aménagée et sauvegardée par un effort humain exceptionnel qui préfigure sa possible refondation.
Des pêcheurs précaires livrés à leur sort dans la localité de Bacardère à Dame-Marie
(Commune d'Anse d'Hainault située à quelques mètres de la Navase).
Photo: Robenson Bernard
Le dynamisme jérémienProspère, riche en produits vivriers et en céréales (banane, igname, pois, maïs, manioc, arbre véritable, etc), Jérémie donne la preuve du dynamisme de ses habitants auquel tient sa grandeur.Des régions sont peuplées de pêcheurs, de marins et de vrais faux sauniers. D'aucuns, réfléchissant sur l'histoire de la cité, son expansion, son déclin lent, majestueux et son espoir de renaissance, soulignent le fait que le commerce est pour eux la base et le rempart de la finance et de la richesse. Ici et là, on laboure, on sème, on vendange. Les activités proches et rentables des salines, comme du charbon de bois sont étouffées étant donné la situation du transport vers Port-au-Prince ou les Cayes. Des transporteurs assurent par caravanes de bêtes de somme les communications interrégionales.
Les Grand'Anselais sont capables d'accueil et d'hospitalité. Distendue, la métropole du département a principalement de charmant ce qu'elle doit au climat naturel. La carambole (au goût d'orange) et la zibeline surnommée Djaka (de la famille de l'arbre véritable) sont des fruits savoureux spécifiques à la flore des différentes régions.
La ville a ses quartiers pauvres tel que Sainte-Hélène; et ses zones huppées comme Bordes. Cette dernière, soigneusement adoquinée, accueille les principaux hôtels établis selon un ordre hiérarchique rigoureux. Bon temps, la Cabane, Auberge Inn, Trois Dumas, sont de ceux-là. Quelle énigme!
A Bordes, il souffle continuellement un vent léger, mais il faut accepter de suer sous une moustiquaire pour tromper l'appétit des maringouins aussi géants et imposants que ceux de la Cité de l'Indépendance. A propos, ces moustiques s'attaquent sans complexe aux corps frêles des enfants comme aux jambes et aux chevilles des femmes que ne protègent pas des souliers bas. Ces insectes dont la piqûre est douloureuse s'aventurent même dans les pantalons pour attaquer, sans risque de se faire abattre, les mollets. «Même à travers l'étoffe, nous avons les genoux et le corps entier dévorés», murmure une jeune femme qui avoue que sa sieste s'en trouve souvent contrariée. «C'est dégueulasse!», lâche-t-elle non sans dépit.
Trois (3) lycées fonctionnent à Jérémie à plein rendement: Nord Alexis (ou Lycée des Garçons), Lycée des Jeunes Filles et Saint-Luc. S'il n'y a pas de station de télévision locale, plusieurs chaînes de Port-au-Prince sont captées. Des stations de radio diffusent des programmes d'éducation, de divertissements et d'informations. Il s'agit nommément de Radio Tèt Ansanm, Power Mix, Lambi, Quisqueya, Grand'Anse, Xaragua. Et dire que tout cela tient d'une subtile alchimie. Ou ses avatars.
A Bordes, il souffle continuellement un vent léger, mais il faut accepter de suer sous une moustiquaire pour tromper l'appétit des maringouins aussi géants et imposants que ceux de la Cité de l'Indépendance. A propos, ces moustiques s'attaquent sans complexe aux corps frêles des enfants comme aux jambes et aux chevilles des femmes que ne protègent pas des souliers bas. Ces insectes dont la piqûre est douloureuse s'aventurent même dans les pantalons pour attaquer, sans risque de se faire abattre, les mollets. «Même à travers l'étoffe, nous avons les genoux et le corps entier dévorés», murmure une jeune femme qui avoue que sa sieste s'en trouve souvent contrariée. «C'est dégueulasse!», lâche-t-elle non sans dépit.
Trois (3) lycées fonctionnent à Jérémie à plein rendement: Nord Alexis (ou Lycée des Garçons), Lycée des Jeunes Filles et Saint-Luc. S'il n'y a pas de station de télévision locale, plusieurs chaînes de Port-au-Prince sont captées. Des stations de radio diffusent des programmes d'éducation, de divertissements et d'informations. Il s'agit nommément de Radio Tèt Ansanm, Power Mix, Lambi, Quisqueya, Grand'Anse, Xaragua. Et dire que tout cela tient d'une subtile alchimie. Ou ses avatars.
Un taxi moto: phénomène plutôt récent en milieu rural.
A Jérémie, l'offre répond parfaitement à la demande
(Photo: Robenson Bernard)
Il n'est pas illusoire de vouloir sauver Jérémie de son isolement. Encore faut-il redéfinir sa fonction par rapport au reste du pays. Pour l'agriculture, le reboisement, la Grand'Anse pourrait jouer le rôle d'un département d'équilibre. Et si l'on admet que l'on parvienne à disjoindre le sort de Jérémie à l'essort industriel de la région, on rendra facile la tâche qui consiste à en faire une ville touristique, artistique et culturelle. Ce n'est pas le charme qui manque à la région qui semble prête à repousser la tentation de l'affairisme bon marché, de la débrouillardise mauvais teint. En toute urbanité.La Grand'Anse est heureusement à l'abri de la dégradation du terrain de l'art et de la culture. Régénérée, elle pourrait avoir son festival international de poésie, son colloque international sur Etzer Vilaire, Emile Roumer, Jean-Claude Fignolé, Claude C. Pierre, Josaphat-Robert Large, Margareth Lizaire, etc. Elle disposerait également de son festival des Arts plastiques, son salon du livre, ses sessions musicales et universitaires d'été, ses concours de beauté et ses événements culturels d'une grande intensité. Et ses centres sportifs bien adaptés.
On se représente volontiers Jérémie sauvée comme un centre international de culture possédant déjà ses bases sous l'impulsion d'un mécénat d'une grande efficacité. Mais la survie de la Grand'Anse concerne d'abord les Grand'Anselais - toutes couches sociales confondues. Ceux qui, déjà, ont dressé son constat de carence qui se veut moins le signe d'une déroute de l'imagination, d'un manque de solidarité que d'une incapacité politique à trancher. En faveur de l'arrière-pays.On trouve, enfin de compte, dans les solutions empiriques apportées jusqu'ici aux problèmes complexes de Jérémie la preuve que le désir de vivre ensemble permet aux hommes de bonne volonté de créer un tissu social solidaire. Aussi les générations actuelles sauront-elles dépasser cet héritage pour relever le défi du temps?
Robenson Bernard
robernard2202@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51901&PubDate=2007-12-21
Dialogue de sourds entre la population et le gouvernement à l’occasion de la Noël
Des commerçants, étalagistes et consommateurs se déclarent frustrés à l’approche des fêtes de fin d’année en raison de la situation socioéconomique du pays. Des riverains et étalagistes du centre ville de Port-au-Prince très critiques envers le gouvernement, affirment que les cadeaux des autorités se résument en insécurité, insalubrité et black out. " Le gouvernement est aveugle, sourd et muet", lance un étalagiste pour qui on ne peut pas parler de fête de Noël. " Noël est passée il y a un mois", ironise une mère en référence au passage de la tempête tropicale Noël en novembre dernier. Les résidents de la région métropolitaine font état d’une aggravation du rationnement électrique depuis quelques jours. " Je n’ai pas la chance d’utiliser l’énergie de l’EDH parce que le courant est disponible durant mes heures de sommeil", explique un résident de Fontamarra. En dépit des efforts consentis par les autorités, des tas d’immondice sont encore visibles dans certaines artères de la capitale.Cependant, le gouvernement annonce avoir lancé une série d’activités dans le cadre des fêtes de fin d’année. Le ministre des affaires sociales, Gerald Germain, explique que le ministère de l’intérieur réalise un projet qui permettra de créer 20 000 jobs durant la période des fêtes. " Ces petits boulots s’inscrivent dans le cadre des travaux d’assainissement réalisés en partenariat avec les mairies", ajoute t-il. M. Germain annonce également l’organisation d’activités culturelles dans les 140 communes du pays. " L’objectif est de donner espoir aux enfants, jeunes et personnes âgées", dit-il soulignant que 100 000 jouets seront distribués aux enfants. Un millier d’enfants des rues prendront part aux festivités de fin d’année, explique le ministre soulignant que des restaurants communautaires seront installés dans plusieurs communes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13344
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13344
Un juge américain interdit à l’administration Bush de déporter un haïtien acquitté de terrorisme
Lyglenson Lemorin se trouve dans un centre de détention de Géorgie, malgré le verdict d’acquittement prononcé en sa faveur ; les six autres membres du groupe des "Sept de Liberty City", dont cinq d’origine haïtienne, poursuivis pour un présumé projet d’attentats terroristes avec Al-Qaïda
vendredi 21 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Un juge fédéral de Miami a ordonné vendredi à l’administration Bush de surseoir à son projet de déportation vers Port-au-Prince d’un ressortissant haïtien de 32 ans, Lyglenson Lemorin, le seul à être acquitté parmi sept présumés terroristes majoritairement d’origine haïtienne jugés aux Etats-Unis.
"J’ai le devoir de protéger les droits de ces inculpés et c’est ce que j’essaie de faire", a affirmé lors d’une audition le juge Joan Lenard en charge du dossier. En attendant l’audience prévue le 8 janvier prochain dans le cadre de cette affaire, le magistrat a mis en garde la police des services d’immigration et des douanes (ICE) contre toute tentative d’expulser Lemorin rapidement des Etats-Unis.
Selon le Miami Herald, Lemorin, qui est titulaire de la carte de résident permamanent, a été reconnu non coupable le 13 décembre à l’issue d’un procès marathon de deux mois ayant tenu en haleine de nombreux secteurs aux Etats-Unis. Les membres du jury n’ont retenu aucune charge contre l’accusé tandis que les six autres, soupçonnés d’être liés à Al-Qaïda, font l’objet de poursuites pour leur implication présumée dans un vaste complot qui viserait à faire exploser la Tour Sears de Chicago, le bâtiment le plus élevé des Etats-Unis, et les bureaux du FBI (la Sûreté fédérale) en Floride.
Cependant, une semaine après le verdict du tribunal, Lyglenson Lemorin n’est toujours pas libéré. Au contraire, il est retenu par les services d’immigration et des douanes dans un centre de détention de Stewart dans la localité de Lumpkin, en Géorgie, où les procédures de déportation ont été engagées.
L’immigrant avait été emmené dans un premier temps à l’aéroport international de Miami, puis brièvement incarcéré à la prison de Krome à l’ouest du comté de Miami-Dade.
Lyglenson Lemorin a fait savoir à sa famille et à ses avocats qu’il avait peur d’être embarqué à bord d’un vol à destination d’Haïti. "Il a des enfants ici et nous avons réellement besoin de sa présence à la maison", a déclaré vendredi Charline Mingo Lemorin, l’épouse de l’ancien accusé qui estime que son mari ne pourra rien faire pour ses proches s’il est contraint de revenir dans son pays.
Né en Haïti, M. Lemorin, qui a grandi aux Etats-Unis, est père de deux enfants qui vivaient avec lui dans le quartier de Little Haiti jusqu’à son arrestation en juin 2006.
Les six autres coaccusés, cinq d’origine haïtienne et le sixième de nationalité dominicaine, seront jugés à partir du 7 janvier 2008 par un tribunal antiterroriste dans le cadre d’un nouveau procès. Les membres de ce groupe baptisé les "Sept de Liberty City" (du nom d’un quartier déshérité de Miami), risquent chacun 70 ans de prison s’ils sont reconnus coupables de terrorisme et complicité avec Al-Qaïda, le réseau de l’ennemi public numéro un des américains, Oussama Ben Laden. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4548
vendredi 21 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Un juge fédéral de Miami a ordonné vendredi à l’administration Bush de surseoir à son projet de déportation vers Port-au-Prince d’un ressortissant haïtien de 32 ans, Lyglenson Lemorin, le seul à être acquitté parmi sept présumés terroristes majoritairement d’origine haïtienne jugés aux Etats-Unis.
"J’ai le devoir de protéger les droits de ces inculpés et c’est ce que j’essaie de faire", a affirmé lors d’une audition le juge Joan Lenard en charge du dossier. En attendant l’audience prévue le 8 janvier prochain dans le cadre de cette affaire, le magistrat a mis en garde la police des services d’immigration et des douanes (ICE) contre toute tentative d’expulser Lemorin rapidement des Etats-Unis.
Selon le Miami Herald, Lemorin, qui est titulaire de la carte de résident permamanent, a été reconnu non coupable le 13 décembre à l’issue d’un procès marathon de deux mois ayant tenu en haleine de nombreux secteurs aux Etats-Unis. Les membres du jury n’ont retenu aucune charge contre l’accusé tandis que les six autres, soupçonnés d’être liés à Al-Qaïda, font l’objet de poursuites pour leur implication présumée dans un vaste complot qui viserait à faire exploser la Tour Sears de Chicago, le bâtiment le plus élevé des Etats-Unis, et les bureaux du FBI (la Sûreté fédérale) en Floride.
Cependant, une semaine après le verdict du tribunal, Lyglenson Lemorin n’est toujours pas libéré. Au contraire, il est retenu par les services d’immigration et des douanes dans un centre de détention de Stewart dans la localité de Lumpkin, en Géorgie, où les procédures de déportation ont été engagées.
L’immigrant avait été emmené dans un premier temps à l’aéroport international de Miami, puis brièvement incarcéré à la prison de Krome à l’ouest du comté de Miami-Dade.
Lyglenson Lemorin a fait savoir à sa famille et à ses avocats qu’il avait peur d’être embarqué à bord d’un vol à destination d’Haïti. "Il a des enfants ici et nous avons réellement besoin de sa présence à la maison", a déclaré vendredi Charline Mingo Lemorin, l’épouse de l’ancien accusé qui estime que son mari ne pourra rien faire pour ses proches s’il est contraint de revenir dans son pays.
Né en Haïti, M. Lemorin, qui a grandi aux Etats-Unis, est père de deux enfants qui vivaient avec lui dans le quartier de Little Haiti jusqu’à son arrestation en juin 2006.
Les six autres coaccusés, cinq d’origine haïtienne et le sixième de nationalité dominicaine, seront jugés à partir du 7 janvier 2008 par un tribunal antiterroriste dans le cadre d’un nouveau procès. Les membres de ce groupe baptisé les "Sept de Liberty City" (du nom d’un quartier déshérité de Miami), risquent chacun 70 ans de prison s’ils sont reconnus coupables de terrorisme et complicité avec Al-Qaïda, le réseau de l’ennemi public numéro un des américains, Oussama Ben Laden. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4548
Libération contre rançon du couple Nathalie Ambroise et Stéphane Lerouge
Aucune précision sur le montant de la rançon
samedi 22 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La jeune actrice de cinéma Nathalie Ambroise et son fiancé Stéphane Lerouge enlevés vendredi dernier à Delmas 64 (banlieue est de la capitale) ont été relâchés contre rançon samedi matin, aux environs de 4 heures au bas de Delmas.
L’oncle de Nathalie Ambroise, Jean Robert Simonise, professeur de relations internationales et ancien ministre des affaires étrangères (1991-1992).qui a confirmé l’information, n’a pas précisé le montant de la rançon versée aux ravisseurs. Les deux ex-otages n’auraient vraisemblablement pas subi de mauvais traitements, selon Simonise qui a remercié tous ceux qui ont contribué à cette libération. Il a enfin lancé un appel à la vigilance à la population face à la nette recrudescence du phénomène du kidnapping.
Le couple avait été kidnappé pendant qu’il se trouvait à bord d’une Jeep Mercedes, à l’entrée d’une maison dans le quartier de Delmas 64. Le véhicule de couleur beige, immatriculé AA-31618, avait été retrouvé abandonné quelques heures plus tard devant l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air (centre de la capitale).
Nathalie Ambroise est la petite-fille de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, un des martyrs de la dictature des Duvalier. Jean-Jacques Dessalines Ambroise et son épouse, la militante Lucette Lafontant, alors enceinte de sept mois, furent emprisonnés et exécutés en 1964 par les tortionnaires du régime sanguinaire de François Duvalier.
Emmanuel Ambroise, le frère de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, fit partie du Conseil Electoral Provisoire qui opposa une résistance héroïque au Conseil National de Gouvernement (CNG) des généraux Henri Namphy et Williams Régala qui, avec les "Tontons Macoutes", massacra de nombreux électeurs pour faire avorter les premières élections démocratiques de l’histoire du pays, le 29 novembre 1987. Les chocs psychologiques subis et les attaques violentes contre sa résidence et son magasin eurent raison d’Ambroise quelques années plus tard.
Le guitariste et leader du groupe "Strings", Jacky Ambroise, est également l’oncle de Nathalie.
Stéphane Lerouge est le fils de Hervé Lerouge, PDG d’une firme haïtienne de construction et de travaux publics.
Plusieurs cas d’enlèvement d’enfants notamment, ont été recensés ces derniers jours à Port-au-Prince. Malgré les mesures annoncées par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les kidnappeurs continuent à frapper, cherchant à tout prix à propager la peur au sein de la population à l’approche des fêtes de fin d’année. [spp/jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4551
samedi 22 décembre 2007,
Radio Kiskeya
La jeune actrice de cinéma Nathalie Ambroise et son fiancé Stéphane Lerouge enlevés vendredi dernier à Delmas 64 (banlieue est de la capitale) ont été relâchés contre rançon samedi matin, aux environs de 4 heures au bas de Delmas.
L’oncle de Nathalie Ambroise, Jean Robert Simonise, professeur de relations internationales et ancien ministre des affaires étrangères (1991-1992).qui a confirmé l’information, n’a pas précisé le montant de la rançon versée aux ravisseurs. Les deux ex-otages n’auraient vraisemblablement pas subi de mauvais traitements, selon Simonise qui a remercié tous ceux qui ont contribué à cette libération. Il a enfin lancé un appel à la vigilance à la population face à la nette recrudescence du phénomène du kidnapping.
Le couple avait été kidnappé pendant qu’il se trouvait à bord d’une Jeep Mercedes, à l’entrée d’une maison dans le quartier de Delmas 64. Le véhicule de couleur beige, immatriculé AA-31618, avait été retrouvé abandonné quelques heures plus tard devant l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air (centre de la capitale).
Nathalie Ambroise est la petite-fille de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, un des martyrs de la dictature des Duvalier. Jean-Jacques Dessalines Ambroise et son épouse, la militante Lucette Lafontant, alors enceinte de sept mois, furent emprisonnés et exécutés en 1964 par les tortionnaires du régime sanguinaire de François Duvalier.
Emmanuel Ambroise, le frère de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, fit partie du Conseil Electoral Provisoire qui opposa une résistance héroïque au Conseil National de Gouvernement (CNG) des généraux Henri Namphy et Williams Régala qui, avec les "Tontons Macoutes", massacra de nombreux électeurs pour faire avorter les premières élections démocratiques de l’histoire du pays, le 29 novembre 1987. Les chocs psychologiques subis et les attaques violentes contre sa résidence et son magasin eurent raison d’Ambroise quelques années plus tard.
Le guitariste et leader du groupe "Strings", Jacky Ambroise, est également l’oncle de Nathalie.
Stéphane Lerouge est le fils de Hervé Lerouge, PDG d’une firme haïtienne de construction et de travaux publics.
Plusieurs cas d’enlèvement d’enfants notamment, ont été recensés ces derniers jours à Port-au-Prince. Malgré les mesures annoncées par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les kidnappeurs continuent à frapper, cherchant à tout prix à propager la peur au sein de la population à l’approche des fêtes de fin d’année. [spp/jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4551
De retour de Cuba, le président René Préval comptabilise des projets de l’ALBA pour l’amélioration de la situation en Haïti l’année prochaine
Augmentation prochaine des salaires dans l’administration publique/Apparemment pas de remaniement ministériel en vue
samedi 22 décembre 2007,
Radio Kiskeya
De retour samedi de Cuba où il a participé à la réunion des dirigeants de pays bénéficiaires du programme vénézuélien Petrocaribe, le président René Préval a annoncé l’entrée d’Haïti dans la phase finale d’application de l’accord pétrolier avec le gouvernement de Hugo Chavez avec le choix de la firme internationale Chevron qui, dès la signature d’un accord début janvier 2008, assurera le transport des produits pétroliers du Vénézuéla à Haïti.
Dans le cadre de Petrocaribe, les livraisons de produits pétroliers à Haïti se font au rythme de 14.000 barils par jour, précise le chef de l’Etat.
M. Préval a mis l’accent sur un ensemble d’autres projets en cours de réalisation dans le cadre de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Il s’agit, entre autres, de la construction de deux centrales électriques de 15 Mw aux Gonaïves (Nord) et au Cap-Haïtien (Nord) qui devraient être opérationnelles à partir de février de l’année prochaine. Une centrale de 30 Mw à Port-au-Prince (Ouest) devrait commencer à fonctionner en mai 2008, a annoncé le chef de l’Etat.
Le marché de la Croix-des-Bossales (centre ville) devrait bientôt bénéficier d’un toit et Cité Soleil (Nord de la capitale) de 500 unités d’habitation d’un montant de 5 millions de dollars.
Toujours dans le cadre de l’ALBA, Haïti devrait bénéficier d’un prêt de 57 millions de dollars pour la modernisation des aéroports internationaux de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien.
Par ailleurs, Hugo Chavez a insisté en vue de l’envoi d’experts pour déterminer le site d’implantation d’une raffinerie de pétrole en Haït, informe le président Préval.
Fort de tous ces projets, le chef de l’Etat a estimé que la situation pourrait être bien meilleure en Haïti l’année prochaine, comparée à 2007.
René Préval a également annoncé une prochaine augmentation des salaires dans l’administration publique ; des efforts en vue d’augmenter les recettes publiques tout en facilitant les formalités douanières pour les importateurs, notamment à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Se prononçant sur l’insécurité, le chef de l’Etat a relevé les progrès accomplis. Grâce aux efforts conjugués de la Police Nationale et des casques bleus de l’ONU, les groupes armés qui terrorisaient certaines zones de la capitale n’existent plus, a-t-il fait savoir. Reconnaissant une certaine remontée de l’insécurité et du phénomène du kidnapping, René Préval s’est dit confiant en la capacité de la police nationale et des casques bleus à en venir à bout.
Sur la stabilité politique, réagissant implicitement à des appels au changement de certains ministres et même au renvoi du gouvernement, M. Préval a de nouveau justifié et défendu sa position consistant à ne point recourir, de façon systématique, à des changements au sein du gouvernement et dans l’administration publique en général. La réaffirmation d’une telle option survient au moment où, au parlement, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner l’immobilisme de l’Exécutif et appeler au changement partiel ou total de l’équipe gouvernementale.
Le président Préval a enfin jugé satisfaisants les résultats du contrôle médical auquel il s’est soumis à la faveur de sa visite de travail à Cuba.
A l’aéroport, le chef de l’Etat a été reçu par le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, et plusieurs ministres de son gouvernement. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4553
samedi 22 décembre 2007,
Radio Kiskeya
De retour samedi de Cuba où il a participé à la réunion des dirigeants de pays bénéficiaires du programme vénézuélien Petrocaribe, le président René Préval a annoncé l’entrée d’Haïti dans la phase finale d’application de l’accord pétrolier avec le gouvernement de Hugo Chavez avec le choix de la firme internationale Chevron qui, dès la signature d’un accord début janvier 2008, assurera le transport des produits pétroliers du Vénézuéla à Haïti.
Dans le cadre de Petrocaribe, les livraisons de produits pétroliers à Haïti se font au rythme de 14.000 barils par jour, précise le chef de l’Etat.
M. Préval a mis l’accent sur un ensemble d’autres projets en cours de réalisation dans le cadre de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Il s’agit, entre autres, de la construction de deux centrales électriques de 15 Mw aux Gonaïves (Nord) et au Cap-Haïtien (Nord) qui devraient être opérationnelles à partir de février de l’année prochaine. Une centrale de 30 Mw à Port-au-Prince (Ouest) devrait commencer à fonctionner en mai 2008, a annoncé le chef de l’Etat.
Le marché de la Croix-des-Bossales (centre ville) devrait bientôt bénéficier d’un toit et Cité Soleil (Nord de la capitale) de 500 unités d’habitation d’un montant de 5 millions de dollars.
Toujours dans le cadre de l’ALBA, Haïti devrait bénéficier d’un prêt de 57 millions de dollars pour la modernisation des aéroports internationaux de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien.
Par ailleurs, Hugo Chavez a insisté en vue de l’envoi d’experts pour déterminer le site d’implantation d’une raffinerie de pétrole en Haït, informe le président Préval.
Fort de tous ces projets, le chef de l’Etat a estimé que la situation pourrait être bien meilleure en Haïti l’année prochaine, comparée à 2007.
René Préval a également annoncé une prochaine augmentation des salaires dans l’administration publique ; des efforts en vue d’augmenter les recettes publiques tout en facilitant les formalités douanières pour les importateurs, notamment à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Se prononçant sur l’insécurité, le chef de l’Etat a relevé les progrès accomplis. Grâce aux efforts conjugués de la Police Nationale et des casques bleus de l’ONU, les groupes armés qui terrorisaient certaines zones de la capitale n’existent plus, a-t-il fait savoir. Reconnaissant une certaine remontée de l’insécurité et du phénomène du kidnapping, René Préval s’est dit confiant en la capacité de la police nationale et des casques bleus à en venir à bout.
Sur la stabilité politique, réagissant implicitement à des appels au changement de certains ministres et même au renvoi du gouvernement, M. Préval a de nouveau justifié et défendu sa position consistant à ne point recourir, de façon systématique, à des changements au sein du gouvernement et dans l’administration publique en général. La réaffirmation d’une telle option survient au moment où, au parlement, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner l’immobilisme de l’Exécutif et appeler au changement partiel ou total de l’équipe gouvernementale.
Le président Préval a enfin jugé satisfaisants les résultats du contrôle médical auquel il s’est soumis à la faveur de sa visite de travail à Cuba.
A l’aéroport, le chef de l’Etat a été reçu par le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, et plusieurs ministres de son gouvernement. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4553
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