Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 10 décembre 2007
Des dizaines de milliers de fidèles catholiques célèbrent la fin "miraculeuse" de l’épidémie de petite vérole en 1882
samedi 8 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des dizaines de milliers de fidèles catholiques ont participé samedi à une procession gigantesque suivie d’une messe à l’occasion d’un double événement, le 125e anniversaire de la "guérison miraculeuse" de la petite vérole ou variole et la 65e année de la consécration d’Haïti à la Vierge Marie.
Partis de l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air, les pèlerins ont parcouru plusieurs kilomètres pour se rendre au stade Sylvio Cator en s’arrêtant notamment devant le Palais National (siège de la Présidence) et l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), deux des sept stations prévues. Vêtues de blanc sous un soleil de plomb, des personnes de tous âges, issues de toutes les couches sociales, ont souhaité que Dieu apporte la délivrance à Haïti en énumérant parmi les problèmes à résoudre l’extrême pauvreté, l’inflation galopante et l’insécurité.
Dans son homélie de circonstance d’une grande tonalité politique, le président de la Conférence épiscopale d’Haïti, Mgr Louis Kébreau, a déclaré dans un stade rempli à craquer que cette mobilisation spectaculaire de la communauté chrétienne était l’expression de l’attachement du peuple haïtien à la Vierge Marie. Il a rappelé l’ampleur du "miracle" qui permit en 1882 de mettre fin à une épidémie meurtrière de la petite vérole grâce à l’intercession de la Vierge auprès de son fils.
Le prélat a aussi appelé les autorités à mettre fin au règne du pouvoir de la mort en combattant les grands maux de la société que représentent l’occupation étrangère, le chômage, la faim, l’insécurité et la corruption dont il a dénoncé les manifestations scandaleuses. "L’heure de la liberté et de la vérité a sonné. Nous devons reconquérir notre indépendance, nous libérer du pouvoir de la mort sans recevoir des diktats. Nous devons avoir une raison d’être fiers de notre drapeau et nous sentir haïtiens, c’est ce que veut notre mère Marie", a affirmé devant une foule très réceptive Mgr Kébreau qui a aussi demandé aux jeunes de s’écarter de l’immoralité et de la drogue en choisissant un mode de vie conforme à la dignité humaine.
Prenant la parole également à la cérémonie, l’Evêque des Gonaïves, Mgr Yves-Marie Péan, a renouvelé la consécration du pays à Notre-Dame du Perpétuel Secours devenue sa sainte-patronne en 1942 sous le gouvernement d’Elie Lescot.
Pour sa part, le Nonce Apostolique, Mgr Mario Giordana, a donné lecture d’un message de circonstance du Pape Benoît XVI dans lequel le Souverain Pontife a demandé à la Vierge de recommencer à veiller sur le destin d’Haïti.
Placée au centre de la pelouse du stade Sylvio Cator, l’icône représentant la sainte-patronne a été auparavant promenée à travers les rues de Port-au-Prince sur un char qui s’était arrêté notamment dans la cour du Palais National. Le Président René Préval avait laissé ses appartements privés pour venir à la rencontre des Evêques qui étaient à la tête de la procession. Les prélats en avaient profité pour encenser le siège de la Présidence.
A midi, les cloches de toutes les paroisses d’Haïti ont sonné à toute volée.
Bénéficiant d’une large couverture médiatique, la procession religieuse s’est déroulée sur un parcours contrôlé par la Police Nationale qui avait déployé un imposant dispositif de sécurité. Le centre commercial de la capitale était littéralement paralysé, tous les accès étant fermés à la circulation.
Au cours des trente dernières années, la visite du Pape Jean-Paul II, en mars 1983, fut le seul événement religieux à avoir suscité autant de ferveur populaire.
Les célébrations du 125e anniversaire de la guérison de la petite vérole avaient été lancées en février avec des neuvaines de prière et des cultes d’adoration qui se sont poursuivis au cours des mois suivants.
Plusieurs historiens, dont Georges Corvington, auteur de "Port-au-Prince au cours des ans", ont rapporté qu’entre octobre 1881 et février 1882 l’épidémie de petite vérole ou variole décimait la population de Port-au-Prince au rythme d’une soixantaine de décès par jour. Après avoir fait 5 à 10.000 morts, cette maladie alors incurable disparut soudainement le 5 février 1882, une journée consacrée à des manifestations religieuses de reconnaissance.
Une icône de la Vierge Marie que le père Kersuzan du Cap-Haïtien avait ramenée de l’étranger aurait été à l’origine de l’accomplissement de ce "miracle", considéré comme un temps fort de l’histoire de l’église catholique haïtienne et un atout majeur par les tenants de la doctrine de la foi. spp/Radio Kiskeya
dimanche 9 décembre 2007
Les journalistes accrédités à l’ONU créent le Prix Ricardo Ortega
La télévision japonaise NHK récipiendaire de cette distinction dédiée à la mémoire du journaliste espagnol tué en Haïti le 7 mars 2004, au cours d’une importante manifestation des GNBistes noyée dans le sang par des partisans armés de Jean-Bertrand Aristide
vendredi 7 décembre 2007,
Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE datée de New York, cette récompense d’une dotation de 10.000 dollars a été attribuée à une équipe de la télévison japonaise NHK basée au Caire pour sa contribution à la diffusion de l’information sur le Moyen-Orient. Pour sa part, le journaliste Martin Semukanya de la chaîne de télévision sud-africaine Africa a reçu un montant de 1.000 dollars à titre de finaliste dans la même catégorie.
Au cours de la cérémonie marquant la 12e édition de la remise des Prix de la UNCA à laquelle assistait notamment le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le multimilliardaire britannique Richard Branson, propriétaire du réseau de compagnies de transport Virgin Group, a été distingué pour son apport à la lutte contre les changements climatiques.
Le puissant homme d’affaires a décidé de consacrer 3 milliards de dollars sur dix ans au développement des énergies renouvelables.
D’autres Prix ont été également décernés, dont celui de la meilleure couverture des événements à l’ONU par la presse écrite, créé en mémoire d’Elisabeth Neuffer, une journaliste du quotidien américain Boston Globe tuée en Irak en 2003.
Reporter de la télévision espagnole Antena 3 en mission professionnelle en Haïti, Ricardo Ortega avait été abattu de plusieurs balles au thorax et à l’abdomen. De nombreuses autres victimes furent enregistrées le 7 mars 2004 quand des partisans armés d’Aristide avaient ouvert le feu sur des dizaines de milliers de manifestants enthousiastes qui convergeaient vers le Palais National (siège de la Présidence). Sept personnes avaient été tuées et 35 autres blessées.
Un inspecteur divisionnaire de la Police Nationale, Jean-Michel Gaspard, et un partisan zélé du régime déchu, Yvon Antoine alias "Gros Yvon", avaient été arrêtés à la suite de ce massacre qui aurait été planifié lors d’une réunion spéciale tenue la veille à Port-au-Prince.
Cependant, près de quatre années plus tard, on attend encore le procès des présumés assassins du confrère espagnol et des six haïtiens tués au cours de cette journée noire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4499
Le Tabou Combo en concert à l’ONU pour le 200e anniversaire de l’abolition du commerce d’esclaves
Le célèbre orchestre haïtien figure parmi les invités à cet événement qui réunira des vedettes de la Caraïbe, des Etats-Unis et de l’Afrique en vue d’honorer la mémoire des millions de victimes de l’un des plus graves crimes contre l’humanité
vendredi 7 décembre 2007,
S’exprimant lors de son point de presse quotidien, elle a aussi souligné la participation d’artistes et de groupes afro-américains, caribéens anglophones et africains à ce spectacle prévu au siège des Nations Unies. Outre le Tabou Combo, la célèbre artiste américaine Cicely Tyson, le groupe trinidadien Mighty Sparrow, Keith David Jazz combo, B4Barbee, Caribbean Youth Pan Orchestra et Surinam Maroons seront parmi les invités. L’Afrique sera représentée notamment par Sing Sing Rhythms African du Sénégal et le batteur et danseur Babacar.
La soirée sera organisée à l’initiative des ambassadeurs des pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) à l’ONU en vue de marquer la fin en 1807 de la traite transatlantique triangulaire (Europe-Afrique-Amérique), l’un des pires crimes de l’histoire de l’humanité qui, pendant trois siècles, fit des millions de morts.
Initialement prévue, la participation de Wyclef Jean à cet hommage aux innombrables victimes anonymes de l’esclavage et de la colonisation n’a toutefois pas été confirmée. La superstar haïtiano-américaine du hip-hop doit, en effet, se produire en concert à Port-au-Prince samedi prochain, soit 24 heures plus tard, en compagnie du musicien américain d’origine africaine Akon et de plusieurs artistes haïtiens de renom.
Attendues en Haïti pour les fêtes de fin d’année, les vedettes du Tabou Combo avaient évolué fin septembre à l’Olympia de Paris, une scène mythique du monde du music-hall sur laquelle Carimi avait été le premier groupe haïtien à faire son apparition en 2004.
A l’orée de son 40e anniversaire, Tabou, qui est considéré comme l’orchestre haïtien le plus connu, s’apprête à publier son nouvel album. L’emblématique chanteur du groupe, Roger Eugène surnommé "Shoubou", devrait tirer sa révérence l’année prochaine à l’issue d’une tournée internationale intitulée "Deux fois 20 ans". spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4500
Commentaires :
C’est une initiative que nous accueillons avec joie et fierté comme haïtien natif-natal d’une part et grand fan du Tabou Combo comme fan de tout ce qui représente la réussite haïtienne.
Il est difficile de concevoir un évènement autour de l’abolition de l’esclavage sans y mettre un point d’orgue, comme invité d’honneur HAITI. Il en est de même de l’essence des droits humains. Haïti a mis en pratique et en application les préceptes des grands théoriciens de la matière.
De façon générale on aurait souhaité une implication plus flagrante et plus tangible des nations qui ont cautionné l’esclavage et la traite des noirs et surtout celles qui en ont fait la base de leurs richesses aux côtés des ambassadeurs des pays membres de la CARICOM.
Cependant nous applaudissons encore une fois le choix du groupe TABOU COMBO qui est définitivement l’institution musicale, vrai ambassadeur d’Haïti pendant près de 40 ans. Une telle longévité n’existerait pas sans un vrai talent.
L’idée de la retraite de l’inimitable « CHOUBOU » est très inquiétant car c’est quoi un TABOU COMBO SANS CHOUBOU ?
samedi 8 décembre 2007
Haïti, une puissance au parfum de vétiver
Courbée sous le poids d'une situation de pauvreté trop lourde à porter, Haïti, du haut de ses vingt sept mille cinq cents km carrés de superficie, plane sur le toit de l'industrie mondiale des huiles essentielles. En témoigne la qualité de son vétiver qui attire les parfumeurs du monde entier.A Massé, localité située à l'entrée de la ville des Cayes...
Premier producteur mondial du vétiver vers la fin des années 70, Haïti va connaître une nette régression dans ce domaine vers le milieu des années 80 jusqu'en 2002. Régression due aux problèmes politiques d'une part et de l'autre d'une carence infrastructurelle caractérisée par la diminution de la disponibilité et de la qualité des matières premières, l'état d'obsolescence des équipements et le retard technologique, le niveau élevé de la consommation et du coût de l'énergie.
Cette période de vache maigre allait prendre fin entre 2002 et 2003 lorsque le vétiver va retrouver ses lettres de noblesse et connaître une ascension fulgurante motivée par une demande internationale plus dense et des prix plus avantageux.
Cette performance dans la production se traduit par une hausse progressive en valeur dans les exportations haïtiennes d'huiles essentielles ou l'essence de vétiver représente plus de la moitié. Tandis que les exportations en volume affichent une certaine constance et fluctuent autour de 350 à 400 fûts, soit environ 80 TM par an sur les 3 dernières années. Ce volume représente environ 73% de la demande mondiale qui tourne autour de 300 TM.
Entre-temps, les prix ont doublé durant ces trois années sur le marché international. En témoignent les informations accumulées par le ministère du Commerce et de l'Industrie qui, depuis 2003, montrent une progression en valeur enregistrée dans l'exportation des huiles essentielles dont le vétiver occupe plus de 60% du volume. En effet, de 2003 à 2004 les exportations d'huiles essentielles ont connu une progression de 30%. De 2004 à 2005 elles ont progressé de 1% et de 2005 à 2006 soit 73%.
..les plantations de vétiver s'étendent à perte de vue
Forte de ces données, Haïti est aujourd'hui le premier producteur mondial du vétiver. Cette position prépondérante qu'occupe Haïti sur le marché mondial du vétiver est en grande partie due aux infrastructures de production de grande qualité des usines Frager de Pierre Léger aux Cayes et de la Caribbean Flavors and Fragrances S.A. de Jean-Pierre Blanchard à Port-au-Prince.
A ses débuts en 1984, Pierre Léger exportait de l'essence de vétiver aux Etats-Unis qui, à son tour, réexportaient le produit sur le marché européen. A un certain moment de la durée, il a décidé de se passer de l'intermédiaire américain pour commercer directement avec les partenaires européens.
Ajoutez à cela, les nouveaux aménagements techniques opérés au sein de l'usine, la diminution des coûts d'opération et la participation d'une main-d'oeuvre forte d'environ 30 mille planteurs de vétiver, ont permis à Pierre Léger d'avoir une bonne longueur d'avance sur ses concurrents du Brésil, de la Chine, de l'Indonésie et de l'Ile de la Réunion. 
De son côté, le PDG de Caribbean Flavors and Fragrances SA, Jean-Pierre Blanchard, estime que la place d'Haïti sur le circuit des huiles essentielles notamment de l'essence de vétiver, est due à plusieurs facteurs. Il a, tout d'abord, souligné le grand travail de commercialisation directe et d'amélioration scientifique de la qualité que son entreprise a réalisé.
Une des facades de l'usine Frager aux Cayes
Cela a eu, dit-il, pour conséquence de redonner confiance à l'international et de remettre les parfumeurs sur la route d'Haïti. D'autre part, il a mis en évidence le principal avantage comparatif dont bénéficie Haïti son micro- climat tout-à-fait adapté à la culture du vétiver. « C'est un cadeau du ciel. Cela ne s'invente pas », conclut fièrement M. Blanchard.
Cyprien L. Gary
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51788&PubDate=2007-12-07
Un présumé bandit réputé dangereux, récemment libéré par le Parquet, échappe "in extremis" à la "justice populaire"
Radio Kiskeya
Le nommé Pierre Richard (alias Kanson Fè), l’un des dangereux présumés bandits libérés le 7 novembre dernier par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, l’a échappé bel vendredi en début de soirée à Martissant (banlieue sud de la capitale) où il a été maîtrisé par des membres de la population qui l’avaient pris en chasse.
Tentant de se défendre, « Kanson fè » aurait fait usage d’une arme à feu, selon certains témoignages. L’arrivée providentielle sur les lieux d’une patrouille policière a sauvé la vie au bandit qui a été tout de suite conduit à l’hôpital pour recevoir les soins que nécessite son état. Il a en effet été rossé d’importance par des gens qui lui en voulaient pour son implication dans divers cas de meurtres dans la zone.
Une source policière a laissé entendre vendredi soir que l’état du « miraculé » était stable et qu’il pouvait être conduit à tout moment à un commissariat de police.
74 personnes au total avaient été libérées le 7 novembre dernier par le commissaire du gouvernement dans des centres de détention de Port-au-Prince, Pétion-Ville et Arcahaie. De cet effectif, environ 14 se trouvaient en prison pour association de malfaiteurs ; 4 pour implication présumée dans des actes de kidnapping ; 4 pour usage de faux ; 4 pour viol ; 7 pour meurtres et assassinats ; 7 pour trafic illicite et consommation de stupéfiants.
Les dossiers de 25 de ces personnes se trouvaient au Cabinet d’instruction au moment de leur élargissement. 45 d’entre elles n’avaient jamais été présentées à un juge avant leur libération.
Au nombre des individus dangereux libérés ce jour-là, figurait le nommé Pierre Richard (alias Kanson Fè), très connu à Martissant. Il avait été appréhendé le 15 février 2007 pour association de malfaiteurs et implication présumée dans l’assassinat, le 31 décembre 2006 à Martissant, du nommé Jean Baptiste Hilaire.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) avait publiquement désapprouvé ces libérations et la façon dont se déroule le programme de décongestionnement des centres de détention du pays, sous la houlette du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant. De l’avis de l’organisation, le caractère arbitraire et précipité des décisions prises par le Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince, explique que des individus accusés de meurtres et d’assassinats ont été relâchés, de même que d’autres, appréhendés pour association de malfaiteurs.
Finalement, tout en condamnant les arrestations et les détentions illégales, l’organisation s’était également prononcée contre les libérations illégales. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4498
MINUSTAH : nouvelles arrestations dans le cadre de la lutte contre le banditisme
La Mission des Nations Unies pour la Stabilité en Haïti (MINUSTAH) a rendu compte jeudi des dernières opérations auxquelles elle a pris part dans le cadre de la lutte contre le banditisme, et le kidnapping particulièrement. Des bandits ont été arrêtés, mais la mission onusienne a annoncé sa décision de ne plus les identifier désormais, pour répondre aux desideratas exprimés en ce sens par des organismes de défense des droits humains.
Le porte-parole de la police de l’ONU (UNPOL), Fred Blaise, fait état de l’arrestation de 4 personnes au Bel-Air pour association de malfaiteurs. Sous le même chef d’accusation, de nombreuses autres personnes ont été appréhendées dans différentes villes de province, telles Arcahaie (Ouest), Jacmel (Sud-est), Gonaïves (Nord, Artibonite), Fond des Nègres (Sud) et Port-de-Paix (Nord-ouest).
Aux Gonaïves, trois personnes ont été écrouées pour leur implication présumée dans des incendies à caractère criminel.
A Pétion Ville (Est de la capitale), deux arrestations ont été effectuées dans un dossier de viol contre une femme.
14 cas de kidnapping ont été enregistrés à Port-au-Prince au cours du mois de novembre, informe le porte-parole de la UNPOL. Quatre de ces cas sont des montages réalisés par leurs auteurs en vue de soutirer de l’argent à des tiers.
Faisant état du déploiement de la Brigade d’Intervention Motorisée (BIM, 19ème promotion de la Police Nationale d’Haïti), Fred Blaise signale que celle-ci a contribué, le lundi 3 décembre, à la libération d’un otage de 4 ans à Frères (Pétion Ville). En collaboration avec la PNH, de nombreux présumés kidnappeurs ont été arrêtés, informe par ailleurs Fred Blaise.
Au sujet du différend entre des parlementaires et le chargé des relations entre le parlement et la MINUSTAH, le canadien Jean Philippe Laberge, le porte-parole a.i. de la mission, Mamadou Bah, a refusé de faire des commentaires, se contentant de préciser que les relations entre les deux entités continuent d’être bonnes et que la mission onusienne continuera à accompagner le parlement haïtien.
Présent à la conférence hebdomadaire de la MINUSTAH, le directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Amos Durosier, a apporté des précisions sur la commémoration de la journée internationale contre la corruption, le 9 décembre prochain.
Il en a profité pour annoncer le concours promis par les Nations-Unies aux pays signataires de la convention contre la corruption pour les aider à récupérer des fonds détournés et confiés à des banques étrangères par des autorités de ces pays. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4497
Insécurité : pas d’exagération, s’exclament des responsables de la sécurité publique au cours d’une audition au parlement
« Il n’y a pas de recrudescence de l’insécurité ; le niveau actuel de sécurité est acceptable ; il n’y aura jamais de niveau zéro d’insécurité », tels sont les propos « rassurants » tenus jeudi par le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, et le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, lors d’une rencontre à la Chambre basse autour de la remontée de l’insécurité.
Les deux responsables de la sécurité publique accompagnaient leur patron, le ministre de la justice, Me René Magloire, le secrétaire d’Etat à la justice, Daniel Jean, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant et l’inspecteur général en chef de la PNH, Fritz Jean. L’invitation avait été lancée par la Commission justice et sécurité publique de la chambre des députés dont les membres se disent alarmés par la recrudescence de l’insécurité, notamment des actes de kidnapping.
La rencontre devait également se dérouler sur les problèmes enregistrés au niveau du système judiciaire incluant les libérations récentes de détenus, dont certains réputés dangereux, par le commissaire du gouvernement.
Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique a condamné toute tendance à l’exagération du phénomène de l’insécurité. Selon lui, la situation actuelle n’est en aucun point comparable à celle qu’a connue le pays l’année dernière à la même époque. Reconnaissant la perpétration de certains actes de banditisme, il a déploré le fait que le black-out, dû au rationnement drastique ces temps-ci de l’électricité, facilite l’action des bandits.
Luc Eucher Joseph s’est félicité du fait qu’aucun gang connu soit actuellement en activité dans le pays. Evoquant le cas de l’unique chef de gang encore en cavale, Amaral Duclona, il a donné la garantie que, s’il se trouve dans le pays, il sera appréhendé.
Réaffirmant la détermination de la police à sévir contre les bandits, « même quand la justice libère ceux d’entre eux qui ont été appréhendés », le chef de la police, Mario Andrésol, a corroboré les dires du secrétaire d’Etat à la sécurité publique sur l’amélioration significative de la situation par rapport à l’année dernière.
En guise de réaction implicite à la critique contre la justice clairement émise par le directeur général de la police en ce qui concerne la libération de dangereux détenus, Me Claudy Gassant a mis en cause les problèmes techniques contenus dans les rapports de police et le non-respect par celle-ci de la période de garde à vue (48 hures, selon la Constitution).
Si la justice devait tenir compte de tels facteurs, 95% des personnes arrêtées par la police seraient libérées, a ajouté le chef du Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince. En raison de telles anomalies, il a exhorté le parlement à voter une nouvelle loi sur la garde à vue devant permettre à la police de disposer de beaucoup plus de temps pour préparer ses dossiers.
Claudy Gassant qui a souvent maille à partir avec des membres du haut commandement de la police, a enfin fait état d’une amélioration des relations entre le Parquet et la police.
A l’issue de l’audience, le député Ronald Larêche a exprimé son insatisfaction de la façon dont les autorités traitent le problème de l’insécurité. « La justice libère aveuglément des bandits écroués par la police alors que celle-ci, de son côté, ne manifeste aucun véritable engagement en vue de faire échec à l’insécurité », s’est plaint le parlementaire élu sous la bannière de la Fusion des sociaux démocrates haïtiens.
De nombreux cas de kidnapping et de meurtres ont été enregistrés ces derniers jours à Port-au-Prince. Alors que la Mission des Nations Unies pour la Stabilité en Haïti (MINUSTAH) accusait la presse d’exagération concernant la recrudescence de l’insécurité, le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) relayait, dans un communiqué en date du 29 novembre 2007, des informations faisant état d’une recrudescence alarmante des cas d’enlèvements et d’assassinats au cours des mois d’octobre et de novembre. « Les enfants ne sont pas épargnés et il apparaît clairement qu’ils sont souvent la cible directe de ces crimes odieux », soulignait le communiqué.
Citant la Direction centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), l’UNICEF indiquait qu’une vingtaine d’enlèvements aurait été perpétrés pour le mois de novembre seulement dans la région de Port-au-Prince. « Cette forme de délinquance n’est d’ailleurs plus limitée à la seule zone métropolitaine de la capitale, dans la mesure où de tels faits ont été rapportés à Gros Morne, au Cap Haïtien, aux Gonaïves et à Cabaret », lit-on dans le communiqué de l’agence des Nations-Unies, très impliquée dans les programmes d’aide en faveur des enfants haïtiens. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4496
Haiti-Suisse-Pédophilie : un ressortissant helvétique extradé de Port-au-Prince vers la Suisse
Agé de 59 ans, cet homme, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêté par la police haïtienne le 20 novembre dernier.
Port-au-Prince a donné l’ordre d’extradition le 28 novembre dernier sur la base d’une demande suisse, a indiqué un porte-parole de l’Office fédéral de la justice. Des policiers vaudois ont escorté l’individu d’Haïti en Suisse.
Ancien enseignant, cet homme avait abusé sexuellement de plusieurs élèves et les avait aussi harcelés. En juin 2005, il avait été condamné à Lausanne par contumace à deux ans de prison ferme.
En 1996 également, il avait été condamné à deux ans de prison pour abus sexuel sur mineurs au Sri Lanka et en Haïti.
Un mandat d’arrêt international avait été lancé contre cet individu, qui avait vécu dans la capitale haïtienne depuis plusieurs années. [gp apr 07/12/2007 05:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6718
Technologie : Haïti parmi les futurs bénéficiaires du programme « Un ordinateur portable par enfant »
Lancé, il y a deux ans, ce programme est également destiné à d’autres pays comme Afghanistan, Cambodge et Rwanda, d’ici la fin de 2007.
« XO » est le nom de cet ordinateur, dont le coût était au départ de 100 dollars américains. Actuellement, ce laptop se vend à environ 200 dollars, selon des informations rapportées à l’émission « Connexion », une chronique radiophonique multimédia du Groupe Médialternatif en partenariat avec Radio Kiskeya (une station privée haïtienne).
Fin novembre et début décembre 2007, l’organisation dénommée « One laptop per child » exhorte les citoyens canadiens et américains à participer à ce programme visant à doter les enfants haïtiens, afghans, cambodgiens et rwandais d’un ordinateur portable.
Selon la formule de contribution établie, Canadiens et Américains doivent payer 399 dollars en échange d’un laptop XO qu’ils pourront offrir à leur proche. Entre temps, un autre laptop XO ira à un enfant d’Haïti, de l’Afghanistan, du Cambodge et du Rwanda sur le même tarif.
Cela dit, à chaque fois qu’un enfant américain ou canadien reçoit un laptop XO, le petit Haïtien, Afghan, Cambodgien ou Rwandais, en recevra un lui aussi.
Les laptop XO sont considérés comme des ordinateurs révolutionnaires qui sont le résultat de relations harmonieuses entre des experts mondiaux et des opérateurs d’industrie. Des programmes permettant aux enfants de maîtriser l’informatique et l’outil Internet s’y trouvent. Les logiciels libres sont particulièrement installés dans ces ordinateurs.
Les fabricants de ces laptop XO entendent qu’ils soient utilisés dans n’importe quelles conditions. Solides, ces laptop peuvent durer deux fois plus que les autres ordinateurs.
Le programme « One laptop per child » a, pendant longtemps, misé sur les gouvernements des pays du Nord et du Sud. Constatant la lenteur d’un tel programme, les initiateurs ont, tout à coup, décidé de toucher directement les citoyens.
Concernant Haïti, il serait souhaitable que la diaspora haïtienne des Etats-Unis d’Amérique et du Canada se mobilise pour aider les enfants haïtiens à bénéficier de ce programme, et ainsi mettre le pays sur la voie de la technologie moderne. [do rc apr 06/12/2007 11 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6717
Haïti/Guadeloupe : Le saxophoniste Turgot Théodat au 12e Festival de jazz de Pointe-à-Pitre
« J’ai été sélectionné, de manière démocratique, parmi d’autres musiciens haïtiens qui voulaient participer à ce festival », affirme Théodat dans un entretien téléphonique à AlterPresse.
C’est la première participation d’Haïti à ce festival antillais, pour lequel le choix a été porté sur Turgot Théodat avec son album Badji.
Auteur de l’album Badji, Turgot Théodat sera accompagné de trois autres musiciens haïtiens et de deux étrangers se trouvant déjà en Guadeloupe. Il s’agit respectivement de Jean-Mary Louissaint (percussions), Claude Py (guitare), Claude Saturne (percussions), Sega Seck (batterie), Smith St Félix (basse).
Le concert de Turgot Théodat aura lieu sur la place de la Victoire de Pointe-à-Pitre. Le groupe jouera en première partie du célèbre trompettiste, bugliste et cornettiste de jazz sud-africain Hugh Masekela.
En plus du programme des trois soirées sur la grande scène, le festival de jazz de Pointe-à-Pitre propose des séances de cinéma autour du jazz, des soirées jazz dans les restaurants de la ville, des concerts dans les rues de Pointe-à-Pitre, des journées portes ouvertes dans les collèges, des master classes.
Directeur de l’École nationale des arts (Enarts), Théodat laissera Port-au-Prince le 14 décembre 2007 à destination de Pointe-à-Pitre. Avec son opus Badji, Turgot Théodat se confirme de plus en plus comme l’un des promoteurs du jazz haïtien, le vodou-jazz.
En 2006, Théodat avait pris part au premier Festival international de jazz de Port-au-Prince.
Le festival international de jazz de 2006 à Port-au-Prince avait drainé des jazzmen du Canada, du Brésil, des Etats-Unis d’Amérique, pour ne citer que ces pays-là. D’éminents musiciens haïtiens, tels Mark Richard Mirand, Jean Caze, Richard Barbot, avaient électrisé le public lors des concerts de jazz à l’Institut français d’Haïti. [do rc apr 06/12/2007 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6713
Haïti-Affaire Brignol Lindor : La famille du journaliste assassiné souhaite le report du procès prévu le 10 décembre
vendredi 7 décembre 2007
Communiqué de la famille Lindor
Soumis à AlterPresse le 7 décembre 2007
A la veille du procès, prévu le 10 décembre 2007, de quatre des assassins présumés du journaliste Brignol Lindor, sauvagement assassiné le 3 décembre 2001 à Petit-Goâve par des miliciens à la solde de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, la proche famille de la victime, exilée depuis avril 2002, tient à faire la déclaration suivante :
“Six ans après l’effroyable assassinat de notre fils et frère, Brignol, les auteurs intellectuels de ce crime tels que : Milord Dufort ex-député de Petit-Goâve, Robenson Derosier ex-directeur des douanes de Petit-Goâve, Emmanuel Antoine ancien maire de Petit-Goâve, Semerest Bolière, Dumé Bony adjoints au maire n’ont jamais répondu de leurs actes devant la justice haïtienne. Aujourd’hui, celle-ci organise un procès bâclé. Où sont les témoins des faits ? Que sont devenus les commanditaires de ce crime ? Seuls quatre des dix personnes inculpées pour avoir exécuté Brignol à coups de pierre et de machette figureront, le 10 décembre, dans le box des accusés. Pourquoi les six autres n’ont-ils pas été arrêtés ?
Dans ces conditions, nous souhaitons que la justice haïtienne prenne ses responsabilités et ouvre le procès à une date ultérieure, quand tous les acteurs de l’affaire seront en mesure de s’expliquer.
Paris, le 07 décembre 2007
Pour la famille Moreno Lindor
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6723
vendredi 7 décembre 2007
HISTOIRE DE DOUMBWEY- DONBWEY-DONBREY
On avait commencé à retrouver et à comprendre le fonctionnement de tout ce qui était nouveau ou différent jusque là pour nous : l’espace exigu de ces chambres des cités universitaires ; ces bâtiments eux-mêmes affichant une disposition très proche de « nos caisses cola ».
On arrivait tant bien que mal à s’adapter ; d’ailleurs, on n’avait pas trop le choix. Pendant les premiers jours on éprouvait par exemple, un certain malaise à accepter d’utiliser comme douche et WC le même coin du studio. C’était encore moins évident quand les utilisations se faisaient de manière successive.
Cependant l’anecdote que j’essaie de raconter concerne plutôt le côté alimentation. En effet , comme étudiants on avait droit au restau U. Le restaurant universitaire représentait un pilier important dans les infrastructures destinées à rendre agréable la vie de l’étudiant en lui peaufinant un environnement lui permettant de tirer un maximum de profit de son temps pour l’apprentissage.
Avec l’équivalent de 10 francs à l’époque on avait droit au repas de midi et un autre dix francs le repas du soir. Quand on avait entendu vanter les mérites et les qualités de la bonne cuisine à la française, on ressentait carrément déception et frustration devant les propositions des cuisiniers : steak haché/ frites, petit-pois/carotte, tournedos / endives, merguez/purée.
C’était encore plus décevant pour un adepte de riz et pois collés, pois en sauce, « légumes d’aubergines » etc…
Là encore il fallait admettre que l’on ne disposait pas d’autre choix que de s’adapter. En fait de choix, il y en avait d'autres, mais les bourses ont crié au secours !
Tout le souci ne venait pas exclusivement du contenu des menus, mais de tout l’agencement qui se faisait autour. Et là ça allait poser un vrai problème et nous pousser à inventer.
En effet les restaurants universitaires servent à manger de 18 à 20 heures. Il fallait s’arranger pour être parmi les premiers sous peine de se voir servir un menu de remplacement. On arrivait donc à 18 :30 à peu près on faisait gentiment la queue. On vous servait dans une assiette une louche de petit pois/carotte et deux petits merguez frits. On se dirigeait alors vers une grosse boîte pour faire le plein en morceau de pain, un peu plus loin le plein en salade (des feuilles de laitue !!!), puis un fruit ou un dessert type yaourt nature !
Quelques fois, on pouvait sans vergogne se servir en pain, l’équivalent d’une ou de deux baguettes. Mais souvent c’était un peu plus gênant quand l’individu qui nous suivait était une de ces créatures de rêves à qui on aurait aimé paraître plus que raffiné et bien au dessus de la moyenne en matière des bonnes manières. Là alors il fallait se résigner à faire comme elle : prendre deux ou trois misérables morceaux de pain !
A l’époque on se couchait très tard car on n’a jamais été un grand dormeur devant l’éternel. On bouquinait jusqu’à deux heures du matin.
Pour bien replacer les bases du dilemme il faut savoir qu’en cité U il est interdit de posséder des réfrigérateurs dans les dortoirs. Enfin avec cette bagatelle au fond d’un estomac coutumier de vrais « babako », riz, pois, viandes… il était impossible de ne pas se ravitailler en pleine nuit. La solution était toute prête : le fameux et dédaigneux fast food : le Mac do. Mais c’était assez coûteux pour l’abus d’un usage quotidien.
En cité U aussi vivait un ingénieur civil de nationalité zaïroise qui était mon voisin de pallier. On avait commencé dans un premier temps par se croiser en route depuis ou vers le restau universitaire. On s’est ensuite rapproché surtout par la magie du partage du morphotype. Après on a constaté que nous partagions aussi les mêmes difficultés autour de la question de l’alimentation.
Il avait un nom à coucher dehors que je ne citerai pas. Le nom ressemblait beaucoup à ces combinaisons de sons incompréhensibles que prononcent les chroniqueurs sportifs lors des narrations des matchs de football. En effet on à l’impression que pour prononcer correctement le nom il fallait tousser une fois éternuer deux fois de suite puis tousser une deuxième fois. Là je faisais référence à son nom africain. Heureusement et je ne sais trop pourquoi d’ailleurs il avait un prénom chrétien aussi connu, banal et facile à prononcer comme Jean. Pourquoi ne citerais-je pas le nom d’ailleurs. J’aimerais tellement le revoir et savoir ce qu’il est devenu. MUTENFU-MUTETA !
Un après midi d’un dimanche de décembre. Jean est venu frapper à ma porte. Il semblait couver un souci majeur. Le reflet gênant de son regard au moins laissait présager quelque chose de grave. Il tenait un peu caché derrière le dos un petit agenda mi ouvert. Après les salutations de rigueur et les excuses pour le dérangement, il me tendit l’agenda complètement ouvert avec une carte du monde dans sa version plate et étalée. Avec humilité il me demanda de lui repérer Haïti sur la carte. Ce que j’ai fait avec une facilité idiote. Il me regarda avec des yeux ébahis en me disant :
- ha bon c’est ça Haïti ?
J’ai hoché la tête affirmativement sans trop lui prêter attention. Quelques jours plus tard, il m’aborda de nouveau en me disant:
- Jopi, j’étais très déçu de voir les dimensions de ton pays.
- ha bon ! répondis-je. Et pourquoi ?
Jean commença par me raconter qu’au Zaïre le doyen de sa faculté de génie était de nationalité haïtienne, les professeurs de je ne sais quelles autres matières étaient aussi de nationalité haïtienne. En gros les universités regorgeaient de cadres haïtiens. Donc dans sa tête il se disait qu’Haïti devait être un grand pays au moins comme la France avec un surplus de cadres dont on pouvait s’en débarrasser en les expédiant comme coopérants en Afrique francophone. Nous prîmes le temps d’expliquer les réalités du pays et ce fait inédit incompréhensible devenu habitude dont la nation en pâtit encore aujourd’hui.
Avec cette sympathie qui s’est installée, automatiquement renforcée par les réminiscences haïtiannophiles de mon copain zaïrois, nous avons pris le temps de parler de nos difficultés respectives en France et nous sommes tombés d’accord sur la nécessité de trouver une solution au problème de la bouffe.
Un matin, je l’ai vu arriver de loin avec un sac en plastique contenant un objet carré et plat. Il a eu tout de suite la gentillesse de me montrer la manifestation même d’une intervention divine : une plaque chauffante électrique (réchaud !). Il l’a retrouvé dans un coin de rue ! Il m’a dit :
- ça y est jopi on va commencer à cuisiner.
Là en fait je me suis rappelé que ma maman m’avait initié à l’art culinaire quand j’étudiais encore à l’étranger. Les rudiments différents de la cuisine du pays d’accueil l’avaient profondément touchée et inquiétée.
Mon ami ne disposait pas de sources de revenues. Donc il s’arrangeait pour aller crier des marchandises au marché aux puces. Il touchait entre dix et 20 francs. Il se procurait avec ces sous des petits sacs de riz de pomme de terre des tomates etc.…
Il a été le premier à m’inviter à savourer sa première recette. Même la politesse ne m’avait empêché de constater que c’était carrément dégueulasse le truc qu’il avait fait « mijoter ». Par politesse masquée je lui ai promis de cuisiner la prochaine fois. En fait je faisais de la prévention. Je ne voulais plus être invité à ce genre de menu festin aux couleurs zaïroises.
On est allé tous les deux au marché de produits exotiques. On acheta du piment, des pois inconnus, et du riz et des épices. On s’est donc mis à préparer quelques choses de simple et peu couteux : des poids inconnus aux petits lardons et du riz nature (blanc). On s’est ré-ga-lé ! Nou manjé vant deboutonen !
Mais le point fort du repas était sans aucun doute « les donmbwèy ». Oui vous connaissez les donmbwèy ou donbrey ou doumbwèy » ? Ces boules de farine bouillies dans de l’eau, du bouillon, dans les haricots en sauce. J’avais par hasard mis faire cuire des doumbwèy dans les pois inconnus.(Bientôt la recette en ligne !)
Mon copain a été émerveillé. Il n’avait jamais vu, voire mangé des doumbwèy auparavant. Il les découpait avec soin, essayait de comprendre sa composition. Le disséquait pour en trouver le secret. Avec toujour un regard inquisitoire il semblait déjà se faire des idées.
Après en avoir mangé, il m’a confessé que c’était l’invention la plus extraordinaire qu’il ait jamais vue.
En deux mots je lui expliquai les secrets de la recette pour réussir de succulents doumbwèy.
En fait après il m’a fait comprendre que pour faire des dounbwèy il ne fallait que de la farine du sel et de l’eau. Donc beaucoup moins cher que d’acheter du pain. Avec un peu d’ail et d’oignons on pouvait déguster une sauce épaisse accompagnant le doumbwèy.
J’ai appris par la suite qu’il en faisait le matin, le midi avant d’aller à la faculté. J’ai appris aussi que cette recette avait été par la suite transmise à la famille au Zaïre comme l’invention de l’année.…
Aujourd'hui sans doute tout aïre se régale avec nos doumbwèy!
jeudi 6 décembre 2007
Le Fondation Maurice Sixto, lauréat du Prix des droits de l’Homme de la France
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13295
Wyclef Jean, Akon et Matt Damon, bientôt en Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13294
Le sénateur Anacacis sollicite la libération de Franck Ciné
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13293
mercredi 5 décembre 2007
La valeur des études réalisées en Haïti.
Le communautarisme représente une façon de vivre dans certains pays, concept qui n’a rien à voir avec le communautarisme qui s’oppose et affronte l’intégration. Ce que je définis ici comme communautarisme n’est rien d ‘autre que l’expression de la solidarité la plus franche entre les membres d’un groupe d’immigrants.
Ce n’est pas étonnant de vois certaines activités dominées par une ethnie ou un groupe venant d’une même culture. C’est facile de trouver plusieurs iraniens occupant toute une spécialité médicale. Au lieu de parler d’iranien on aurait pu parler d’hindous ou de latins.
Quand on arrive d’Haïti avec un diplôme du baccalauréat deuxième partie en poche, la tendance est de vous entendre dire que : les études faites en Haïti ne valent rien. Une sorte d’invitation à oublier tout ce que vous avez comme « intellectualité dérangeante » dans vos bagages et vous mettre à la mode et faire comme tout le monde ; c'est-à-dire trouver un endroit pour faire le nine to five ! Vous voilà accueilli à froid par une communauté qui vous condamne à l’échec. Ignorance ou juste une façon de vous humilier ? Qui sait.
Cependant ceux qui ont osé prendre le temps d’investiguer ont compris qu’avec le baccalauréat deuxième partie, on pouvait avec peu de difficultés, rentrer au collège moyennant quelques crédits pour certaines matières. JE dois dire que je suis un peu arriéré certes mais je me replace dans le contexte d’avant 86
Là ou les choses deviennent carrément dramatiques c’est quand on se réfère aux études universitaires. Je pense plus particulièrement aux compatriotes qui débarquent aux USA avec des diplômes d’ingénieurs obtenus soit à la faculté des sciences ou la Faculté de Chacha Leconte. Là encore je parle d’avant les acquis de 1986.
Tout ceci a servi d’introduction pour vous raconter le drame qu’a vécu un proche. Arrivé aux USA en 1983 comme ancien directeur d’école et détenteur d’un vrai diplôme d’ingénieur civil décroché chez Leconte, il a été reçu a froid par des gens qui lui ont fait savoir que son diplôme n’était pas reconnu et qu’il fallait, si un jour il voulait travailler comme ingénieur, recommencer les études.
Il a du se plier à l’inclémence du milieu et en quelque sorte faire comme tout le monde. De petits boulots en petits boulot pour survivre il finit par retourner après quelques années à l’université. Là, il a compris qu’au moins ses diplômes du baccalauréat avaient une certaine valeur.
Après de nombreuses années il a pu se frayer un passage en force dans un qu’il a appris à connaître et à dominer sur le tas. Mais rien à vois avec son métier.
Quand il décida vingt cinq ans plus tard de s’approcher des entreprises capables de l’embaucher dans la construction il a appris qu’il existait – 25 ans plus tard – un bureau situé à Manhattan habilité à donner des équivalences aux diplômes d’ingénieurs.
Entre rage, haine et autres sentiments synonymes il se décide de se renseigner. Et c’était bien vrai. Après quelques jours contre la modique somme de 150 dollars il a reçu une équivalence. A noter que je parle d’équivalence pas un permis de travail.
Avec cette équivalence on vous dit quel complément il faut obtenir avant de tenter sa chance à l’examen d’état. Mais il faut savoir qu’avec cette équivalence vous avez des chances réelles de trouver un vrai boulot.
Quand ce proche m’a raconté cette mésaventure qui lui aura couté 25 ans de retard dans sa vie. J’ai pensé à plusieurs amis ingénieurs sortis de la faculté des sciences qui avaient abandonné leurs professions une fois arrivés aux USA, la réalité de la vie en famille faisant loi. Mais je m’étais dit que c’est con d’imaginer que les gens n’aient jamais été informés de cette possibilité.
J’ai fait comme a du faire bon nombre de citoyens. Je me suis tu. En fait j’avais ressenti une certaine honte d’en parler surtout pour ne pas faire ressortir la sottise de ce proche « manfouben ».
Deux ans se sont écoulés. Le proche continue à travailler dans une grande boîte avec des avantages énormes. Mais les affres du temps perdu remontent comme l’arome de ce mauvais repas non digéré qui jure de vous pourrir la vie. Et là, il me parle de ces amis qui n’ont jamais saisi cette occasion par ignorance. Il recherchait dans ces vieux papiers pour en retrouver les traces.
Tout récemment j’ai renoué des contacts avec un ancien condisciple, lui aussi ingénieur diplômé de la faculté des sciences depuis plus de 15 ans. J’ai appris qu’il faisait lui aussi de petits boulots malgré son diplôme encadré et bien gardé à la maison.
Avec un peu de gêne je lui ai demandé s’il savait qu’il existait un bureau à Manhattan habilité à délivrer des équivalences de son diplôme. Il est tombé des nuées en encaissant l’impact de ma question. En fait lui non plus il n’était pas au courant.
Ce texte se couvre de la parure de témoignage pour essayer d’informer à tous ceux qui se retrouvent dans une telle situation pour les inviter à se renseigner car si le temps perdu ne se rattrape jamais vaut mieux tard que jamais !
Dr JJ 06/12/07
Prison à vie pour plusieurs kidnappeurs dont Stanley Figaro
mercredi 5 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Stanley Figaro et plusieurs autres kidnappeurs ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité mardi par le tribunal criminel de Port-au-Prince, lors des assises criminelles sans assistance de jury.
La peine maximale a été prononcée par le juge Patrique Métellus contre le redoutable chef de gang et ses principaux complices pour enlèvements, association de malfaiteurs et séquestrations.
En revanche, son père, Fritz Figaro, 79 ans, a été condamné à trois ans de réclusion en raison de son âge avancé.
Considéré comme un individu extrêmement dangereux ayant commis de nombreux actes criminels, Stanley Figaro avait été finalement arrêté le 16 novembre dernier par une patrouille policière après avoir trompé pendant longtemps la vigilance des forces de l’ordre.
Deux autres individus reconnus coupables de kidnapping avaient été condamnés la semaine dernière à une dizaine d’années d’emprisonnement chacun.
Régulièrement critiquée pour son inefficacité, la justice haïtienne s’est efforcée ces derniers mois de se mettre à la hauteur de ses responsabilités dans certains cas. Au mois de mars, la prison à vie avait été requise contre d’autres individus impliqués dans le kidnapping, parmi eux deux policiers, Prosper Altidor et Bithol Marlon ainsi que Jerry Narcius. Ce dernier était devenu célèbre lors de son arrestation en été 2005 qui avait constitué un événement.
Malgré les condamnations à répétition, les kidnappeurs ont brutalement intensifié leurs activités ces dernières semaines en s’attaquant particulièrement aux enfants. L’enlèvement suivi de l’exécution sauvage du petit Schneider Ervil, 7 ans, a profondément choqué l’opinion publique. Au moins cinq des présumés ravisseurs ont été appréhendés à Cabaret (environ 30 km au nord de Port-au-Prince).
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a énergiquement condamné les enlèvements d’enfants et appelé les autorités à mettre fin à ces atrocités qui menacent les fondements de la société. spp/Radio Kiskeya.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4491
Hausse de 25% des recettes douanières par rapport à novembre de l’année dernière
mardi 4 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général des douanes haïtiennes, M. Jean Jacques Valentin, a fait état mardi d’une augmentation de 25% des recettes douanières par rapport à celles de novembre de l’année dernière, soit un montant total de un milliard quatre cent millions (1.400.000.000.00) de gourdes.
Se félicitant ainsi des dernières mesures prises en vue de faire échec à la contrebande et à la corruption, M. Valentin a annoncé le renforcement de celles-ci à la frontière entre Haïti et la République dominicaine. Il en a profité pour annoncer la comparution ce mercredi par-devant la justice de la Croix-des-Bouquets (Nord de Port-au-Prince) d’un présumé contrebandier dominicain, Ruben Dario Peguerro Martinez, appréhendé le 13 octobre dernier dans la ville frontalière de Malpasse.
Au Lac Azuéï, à proximité de la frontière, des navires transportant illégalement de la farine dominicaine ont été arraisonnés, a fait savoir le directeur général des douanes. Dans la ville frontalière de Belladère, un trafic illégal de déodorants en provenance de la Turquie a été déjoué, a-t-il annoncé.
Concernant les retards enregistrés dans les opérations de dédouanement de marchandises importées, Jean Jacques Valentin a annoncé des mesures devant bientôt résoudre définitivement ce problème dont se plaignent de nombreux commerçants. [jmd/RK].
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4490
Dizon Pa-m!
Mezanmi, lé you moun pèdi zandyé-li epi-l tonbe nan li mod nouvèl malouk sa yo. Sa nou tandé ke gran zotobre ladwann yo ap rakonte la, se siman you mozo toupiti nan verité sa kap pase nan zafè kontrebann andedan peyi ya.
Se pa kounou ye ya non ke ayisyen lage tankou zannimo nan savann kote chak koukouy klere pou je yo kote moun pa respekte ni lalwa ni moun pa konnen ke yo genyen okenn responsabilite anvè pwochen yo, vwazen yo gouvelman yo e leta yo.
Se sak fè nou konprann poukisa ke chak fwa you neg ta vle mete men nan sitiyasyon malouk saa nou tande gen anpil moun ka rele anmwey gras la mizerikod.
Se konsa tout bagay ye andedan peyi saa. Pa gen lod pa gen dwa pa gen devwa. Nan sans sa nou poko wè kijan ni kilè ayiti ap mete jel deyor pou lap gade sa kap pase nan tren venteinyèm sièk la. Se pa etonan ke se kounouye ya ke lotorite yo panse ke se lè pou yal konstwi latri-n nan peyi ayiti toma...
Jan moun laqwann yo dekri bagay yo ou ta di ke ayiti sable you latrinn san pot kote nepot ki moun rantre fè sa ke li pito.
Nan men nouvel saa ke direktè ladwann anan bay,gen you moso ki pa parèt nan depèch sila-a. GEn you nom ke yo bara nan ladwann miragwa-n (si-m pa twonpe mwen!) ak you bwat minisyon sa vle di pwojektil, bal revolvè fizi, gwo za-m fanfwa. Nan you peyi, kote gen you ensekirite kap layite kor li e toupizi tout manm sosyete-a you nouvel konsa ta dwe jwenn anpil jarèt nan medya yo pou tout moun ta ka mande bon jan ankèt pou konnen kote minisyon sa yo soti e ki yès ki ta pral itilize yo.
Sepandan nouvel saa pase tankou you fè divè. Se you kontradisyon paske gen you komisyon dezameman andedna peyi ya kidonk pa dwe gen trafik ni zam fann fwa ni minisyon pou za-m sa yo. Mou kap trafike za-m koupab menm jan ak bandi kap touye e kidnape sitwayen andedan peyi ya!
Forum sur la sécurité communautaire à Martissant
mardi 4 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a inauguré mardi à Port-au-Prince un forum sur la sécurité communautaire à Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince), une initiative conjointe de la Mairie de la capitale et de la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) supportée par le gouvernement canadien.
Le chef du gouvernement s’est réjoui du rétablissement de la paix et de la sécurité à Martissant tout en reconnaissant une certaine tendance à la recrudescence de certaines actions criminelles dans cette zone. Il a en ce sens menacé de sérieuses sanctions ceux qui se livrent à de tels actes.
Jacques Edouard Alexis s’est par ailleurs félicité de l’amélioration générale de la sécurité qui, dit-il, a permis la tenue à la capitale de certaines rencontres internationales, dont la conférence mondiale des maires. Il a souligné à ce sujet la décision des participants à cette conférence de désigner le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, au poste de président de l’Association internationale des maires francophones.
Jugeant véritablement difficile la situation économique et sociale de la population de Martissant, Jacques Edouard Alexis a annoncé la réalisation d’un ensemble de projets dans cette zone de la capitale à l’occasion des fêtes de fin d’année. Il a de plus formé le vœu que les participants au forum analysent en profondeur la problématique du chômage, de la misère et de la faim dans ses rapports avec l’insécurité, en vue de l’éradication définitive de ce phénomène.
Martissant fut l’une des zones de tension les plus dangereuses au cours de l’Opération Bagdad (campagne de terreur orchestrée par les partisans de l’ancien président Aristide de septembre 2004 à fin juillet 2005). De nombreux groupes armés y fonctionnaient à visière levée, notamment dans le quartier de « Grand Ravine », semant le deuil dans les familles et en leur propre sein, à l’occasion de fréquents accrochages pour la suprématie dans la zone.
En dépit des opérations d’envergure des casques bleus de l’ONU et de la police nationale qui ont fait plusieurs morts parmi les bandits tandis que d’autres ont été écroués, des foyers épars de bandits continuent encore d’opérer à Martissant où l’on a enregistré ces dernières semaines des cas de meurtre sur la personne de paisibles citoyens dont des policiers, des enlèvements, des viols et des cambriolages.
L’impression générale est que l’action de désarmement n’a pas pleinement porté ses fruits à Martissant où les gangs disposaient, à l’instar de ceux de Cité Soleil, d’un impressionnant arsenal. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4489
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Dizon pa-m!
Eske gouvelman ki la jounen jodi-a ap resi ranje moso wout ki desann kote magazen Mouche Fedèb Giyom lan ye ya? Mwen pa sonje si se katriyèm ou prenmyè avni keli ye. Se pa jodi-a non gen you zafè dlo santi ak labou kap desann nan mitan lari saa e pa janmen gen aneyn ki fèt.
mardi 4 décembre 2007
Que se passe-t-il en Côte d’Ivoire ?
Quand vous recevez un premier courrier vous expliquant le cas de Mademoiselle K…A, héritière unique de feu Monsieur KB qui avant de mourir avait laissé 4.500.000 d’euros et que cette gentille et généreuse demoiselle sollicite votre aide gentiment pour transférer cette somme sur votre compte moyennant 15% pour service rendu…Vous vous dites que c’est bien. Vous cliquez sur supprimer et le rêve s’achève…
Quand vous recevez au moins 20 correspondances du même type vous vous posez des questions. Non. Vous ne vous demandez pas si c’est vrai. Vous vous demandez comment peut-on imaginer qu’il existe aujourd’hui des gens si naïfs capables de croire en ce genre de fables. Et là on se pose la question d’ordre existentiel : que se passe –t-il au niveau de la Côte d’Ivoire ?
Personnellement nous avions eu à nous intéresser à ce pays pour des raisons très diverses. La première fois c’était pour essayer de comprendre l’actualité politique qui semblait détruire ce pays. A l’époque, le Président Laurent Gbagbo essuyait une révolte menée par un révolutionnaire nommé Soro Guillaume. La situation était di grave qu’il a fallu l’invitation du gouvernement français à Marcoussis pour signé un traité de paix. L’arrangement a été assez facile puisque le principe philosophique des révolutions sous ces latitudes correspondent ou à un « ôte-toi-que-je-m’y-mette » ou « se trouver une place autour de la table pour mieux défendre sa part du gâteau ». Ceci n’est ni ivoirien ni africain mais simplement humain. Les rares exemples pouvant servir à démontrer le contraire ne sont en fait que les exceptions qui confirment la règle. En fait, aujourd’hui la Côte d’Ivoire jouit d’une stabilité politique qui se voudrait contagieuse avec Le président Laurent Gbagbo à la tête du pays et Monsieur Soro, ancien chef rebelle, premier ministre donc chef du gouvernement avec son état major occupant quelques fauteuils de ministres. Résolution de la crise à la Française ! Que viva la revolucion !
Nous nous sommes par la suite intéressés de la Côte d’Ivoire à cause du football. Oui comme tout marseillais qui se respecte nous avons adulé DIDIER DROGBA, l’avant centre de la sélection de la Côte d’Ivoire de football. A un moment de la durée nous avions pensé qu’une sélection ayant dans ces rangs des joueurs du calibre de DIDIER DROGBA, BONAVENTURE KALOU, COLO TOURE pour ne citer que cela allait enfin réaliser le rêve africain et le rêve de tous les noirs qui reste celui de vois une sélection africaine se couronner championne du monde.
En septembre dernier, contre toute attente et effaçant d’un revers de main tous les jeux de pronostics, la sélection haïtienne des moins de 17 ans a arraché une qualification pour la coupe du monde de Corée. Et alors direz-vous ? Pour Haïti c’était carrément grandiose ! Huit millions d’haïtiens ont célébré cet évènement passé inaperçu dans les grandes capitales européennes de football comme l’odyssée des temps modernes. Nous devions affronter la sélection Nigérienne de Football et nous nous sommes ainsi approchés de certaines nations africaines dont la Côte d’ivoire.
Il doit en fait se passer des choses en Côte d’Ivoire car aujourd’hui il semble exister beaucoup de réseaux d’arnaqueurs dans ce pays. Dernièrement, la presse faisait état d’un cas d’arnaque faisant intervenir les noms de footballeurs célèbres pour tromper des cavistes vendeurs de grands crus. Le réseau semble-t-il aurait été identifié en Côte d’Ivoire.
Avec l’arrivée de ces courriers je me suis dit qu’il y a effectivement quelque chose là-bas. Voici quelques extraits de ces fameux courriers que nous recevons par centaines :
« A VOTRE HONNEUR, Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette intrusion qui peut paraître surprenante à première vue d'autant qu'il n'existe aucune relation entre nous. Je voudrais avec votre accord vous présenter ma situation et vous proposer de m’aider. Je me nomme Mlle K. A D'ORIGINE BURKINABEE NEE et VIVANT en Cote d’Ivoire. J’ai 20 ans et je suis la fille aînée, des 2 enfants (dont mon petit frère 11 ans MALICK) de mon Père. Mr K P, qui était un négociant et producteur très riche en café et cacao et assassiné lors des évènements survenu à DUEKOUE (dans la guerre en cote d’ivoire). Ma mère détenait une ATTESTATION DE SOLDE BLOQUEE ET SECURISE à mon nom dans une Compagnie de Sécurité de la place d'une valeur équivalente à (2.700.000. Euro). Deux Millions Sept Cents Milles EURO. Ma mère ne pouvant plus supporter le décès de son mari (feu mon père) mourut 4 mois plus tard d'une hypertension artérielle dans une clinique privé à Abidjan. Ainsi 2 jours avant mort, elle m'informa de tous les documents relatifs et justifiant l'existence d'une : somme existant et gardée dans une compagnie de sécurité d'un montant de : (2.700.000 EUROS) Deux Millions Sept Cent Milles EUROS. Que mon père nous à laissés comme héritage, dont LES ACTES NOTORIAUX sont chez un NOTAIRE. Elle me confia le NOM ET LE CABINET, et elle me conseilla sagement d'ouvrir un compte fiable à l'étranger avec l’aide de quelqu’un dans lequel ces fonds seront transférés sous la couverture juridique du NOTAIRE, ou une personne qui pourrait nous aidé à l'étranger et qui pourras nous aidés à louer une maison et de pouvoir reprendre les études.Elle me recommande aussi de chercher une personne à l’étranger qui pourrait honnêtement nous faire bénéficier de son assistance pour nous aidés et prendre soin de nous..Ce que je veux c'est:
- Changement de bénéficiaire à votre nom;
- Servir de gardien ;
- Fournir un compte pour le transfert de fonds ;
- M'aider à le rejoindre le pays dans lequel vous etes ;
- Et poursuivre mes études.
D'ailleurs, je vous donnerai 15% sur mes fonds pour l’aide que vous voudriez bien nous apporté.Je vous serai reconnaissante de pouvoir bénéficier de vos aides et conseils utiles.
Aidée-moi je vous en conjure.Mlle K. A »
Un autre chef d’œuvre du genre :
Votre attention svp
Attn Permettez-moi de vous adresser ce mail pour vous faire une proposition d’affaire. Je suis N. R. Résidant en Côte d’Ivoire. J’ai 20ans. Mon père A. R. est décédé il y’a de cela quelque année en me laissant un héritage de 4.500.000$us. Je sollicite votre aide afin de m’aider à transférer cet argent dans votre pays. En effet, en raison des troubles politiques qui ont secoué ce pays, mon père a mis cette somme en liquide à l’intérieur d’une valise et a confié la garde de cette valise à une société de sécurité de la place en indiquant qu’il s’agissait d’effet de famille pour des raisons de sécurité. Vous devez savoir qu’une situation d’extrême insécurité régnait et que même la banque centrale avait été cambriolée par deux fois. Il était donc impossible d’avoir confiance aux institutions bancaires, surtout que mon père était impliqué politiquement et recevait des menaces de plus en plus précises ; il a d’ailleurs fini par être assassiné par les escadrons de la mort qui font toujours ravage dans ce pays. Par discrétion et par souci de sécurité donc il a déposé la malle qui contient les fonds à une société de sécurité de la place juste avant d’être assassiné. Cet assassinat m’a plongé moi-même dans une situation des plus inconfortable car il était ma seule famille vivante. J’ai été obligé de vivre dans une extrême pauvreté jusqu’à présent en attendant une certaine accalmie de la situation sociopolitique pour entamer les démarches en vue de rentrer en possession de mon héritage. Mon objectif en vous contactant est d’obtenir votre aide pour le retrait de la valise de la société de sécurité et son transfert hors de ce pays le tout dans la plus grande discrétion ; et aussi votre aide dans les investissements de cet argent, en échange de quoi, je suis prêt à vous céder 10% du montant total en récompense des efforts fournis plus 5% pour les dépenses que cela pourrait occasionner pour vous.Je m’adresse à vous en tant qu’étranger pour la simple raison que si ce secret venait à être dévoilé ici, je perdrais le fond et probablement la vie. Je vous ai donc choisi en estimant que n’étant pas impliqué de prêt ou de loin dans ce qui se passe en Côte d’ivoire vous seriez la personne idéale pour mener à bien cette transaction dans le secret le plus absolu.
Nous pourrions remplir le contenu des pages de La Provence avec des courriers de ce genre. Les uns plus dramatiques que les autres.
Nous pensons que le piège doit consister à céder à la tentation d’envoyer un numéro de compte poussé par la convoitise de l’argent facile.
Y aurait-il quelqu’un assez con pour se laisser prendre au piège. D’un autre côté on pourrait aussi réfléchir en ces termes et se dire si la pratique continue avec l’utilisation de grosses sommes d’argent c’est qu’il doit y en avoir qui se laissent duper facilement.
Ce qu’il convient de noter c’est qu’avec ces courriers venant tous d’individus s’identifiant comme résidents de la Côte d’Ivoire, le pas va finir par vois son image se ternir d’avantage.
Pour l’instant nous n’avons toujours pas les explications claires sur ce qui se passe aujourd’hui au sein de la société ivoirienne.
05/12/07 Dr JJ
Groupe Zèklè : succès retentissant au Parc Historique de la Canne-à-sucre
La bande à Joël et Mushi Widmaier a, au cours de cette soirée, fourni un spectacle hors pair en présence de plus de trois mille (3000) spectateurs à la fois connaisseurs et admirateurs.
Si du coté musical le public connaissait déjà l’énorme talent des Joël, Mushi, Raoul (Ti Ra) ou encore Claude Marcelin, le coté spectacle a été d’un professionnalisme qui n’a rien à envier aux grands festivals des grandes stars de la planète.
La scène « stage » muni de jeux de lumières bien contrôlés, a été tout simplement une merveille. Quant à la sonorisation dirigée par le spécialiste Robert Denis (Boby), elle était d’une pureté inouïe. Ce qui a davantage excité les nombreux fans qui, pour la plupart, découvraient pour la première fois, ce groupe musical qui a connu un grand succès au cours des années 80.
L’intégration de certains musiciens comme Kéké Bélizaire, Jean Caze, Richard Barbot et Fabrice Rouzier intégration a, contribué largement au succès du « show ». Il faut souligner entre autres, la présence des artistes de la nouvelle génération Tifane et de Mickael Benjamin (Mika) qui ont eux aussi, fait bouger à leur manière, les 3000 spectateurs.
L’économiste Kesner Pharel qui opinait sur les ondes de Radio Métropole, a surtout insisté sur le coté économique d’un spectacle comme celui produit par Zèklè. Il pense que la prestation de qualité fournie par le groupe Zèklè samedi dernier, pourrait être vendue n’importe où dans le monde. Pour M. Pharel, la qualité des productions culturelles haïtiennes peuvent être un facteur intéressant dans l’augmentation du PIB haïtien.
Des spectacles de ce calibre, les mélomanes haïtiens en demandent toujours. A entendre les opinions des uns et des autres, on peut dire que la satisfaction était totale. Au point que tout le monde demande déjà : « A quand la prochaine prestation de Zèklè » ? Il n’est que d’attendre.
Guyto Rivière
LE COLONIALISME FRANCAIS PROFONDEMENT INJUSTE: NICOLAS SARKOZY
Au premier jour de sa visite d'Etat en (Haïti) Algérie, lundi 3 décembre, Nicolas Sarkozy a qualifié le système colonial français dans ce pays de "profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité". Aux hommes d'affaires français et (haïtiens) algériens qui l'écoutaient, le chef de l'Etat s'est dit "convaincu depuis toujours que pour bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé en face".
Alors qu'une polémique sur le passé colonial de la France se poursuit en (Haïti) Algérie, Nicolas Sarkozy a également dit vouloir honorer "toutes les victimes" de la guerre d'indépendance (1791-1804) (1954-1962). Sans les qualifier de "crimes de guerre" ou de "crimes contre l'humanité", le président de la République a reconnu que "des crimes terribles ont été commis tout au long d'une guerre d'indépendance qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés".
Nicolas Sarkozy a jugé qu'il était temps de confier à des historiens (haïtiens) algériens et français d'enquêter "ensemble" sur l'histoire tourmentée des deux pays, afin que "les générations à venir puissent, de chaque côté de (L’océan) la Méditerranée, jeter le même regard" sur ce passé et bâtir sur cette base un "avenir d'entente et de coopération". "C'est le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien", a-t-il conclu.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-985462,0.html?xtor=RSS-3208
Notre commentaire
Aujourd’hui plusieurs spécialistes pensent qu’une visite du chef d’état français Nicolas Sarkozy à Haïti est imminente. Cette idée a pris forme depuis l’invitation formelle lancée à son homologue par le Président Préval lors du passage de Rama Yade en septembre dernier à Port-au-Prince.
A cette occasion le président Sarkozy aurait probablement de quoi reposer son discours s’il ne veut pas tomber dans les bla-blas dénués de sens et surtout non adaptés à une réalité à laquelle certains ont préféré la fuite en tournant le dos.
Caractérisé par un franc parlé, il ne serait point étonnant que le président Sarkozy reprenne le sujet de la colonisation de Quisqueya pour reconfigurer les contours d’une nouvelle relation avec ce pays qui vante malgré vents et marées sa francophonie et sa francophilie.
Ce discours prononcé en Algérie serait parfaitement adapté à Haïti. Comme un petit jeu, je me suis permis de remplacer Algérie et Algériens par Haïti et haïtiens. Sans surprise la lecture est aussi passionnante. Pas de cacophonie aucune.
Ceci pourrait être le point de départ pour que les historiens français puissent replacer le colonialisme et la révolution haïtienne dans les manuels d’histoire avec toutes les vérités jusqu’alors cachées.
Il est à noter cependant comme toujours l’application de plusieurs poids et plusieurs mesures quand il s’agit du traitement de l’histoire. Un membre du parti socialiste faisant allusion à cette déclaration du Président Sarkozy évoque « l’auto flagellation » que devrait éviter la France tandis qu’il se pose la question de l’annulation de la visite présidentielle à cause de certains propos antisémites d’un ministre algérien ! N’est ce pas …rigolo ?
lundi 3 décembre 2007
Des milliers de médecins panaméens en grève craignent d’être remplacés par des professionnels étrangers dont des haïtiens
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des médecins panaméens en grève depuis près d’un mois dans le cadre d’un mouvement de revendications salariales ont accusé le gouvernement du Président Martìn Torrijos de vouloir les remplacer par des spécialistes venus de plusieurs pays de la région, dont Haïti, rapporte une dépêche d’EFE datée de Ciudad de Panama.
Fernando Castañedas, de la direction de la commission nationale de négociation (COMENENAL), à l’origine de cette grève dans le système hospitalier public, a déclaré que le pouvoir "cherche à faire venir des médecins d’Haïti, du Salvador, du Vénézuéla et d’autres pays de la région afin de remplacer les médecins en grève".
Tout en refusant de confirmer l’existence d’un tel projet, le Président Torrijos n’a pas écarté la possibilité de recourir à cette option. "Ce qui est clair, c’est que nous avons la responsabilité de faire notre possible pour que les panaméens ne meurent pas faute de soins médicaux", a affirmé le chef de l’Etat interrogé par des journalistes au cours d’une visite le week-end écoulé des travaux de construction du Musée de la biodiversité.
Il s’est aussi montré agacé par le fait que les grévistes s’attaquaient au projet "Operaciòn Milagro" (Opération Miracle) mis en place au Panama par son épouse et première dame, Vivian Fernàndez de Torrijos, avec le soutien du gouvernement cubain et qui a permis à plus de 10.000 panaméens pauvres de recouvrer la vue gratuitement.
Plus de 5.000 médecins panaméens refusent de fournir des soins de santé aux patients. Ils protestent notamment contre leurs conditions de travail et la possible privatisation du service public de santé.
Toutefois, une petite fenêtre semblait pouvoir donner une chance aux négociations avec la décision de la COMENENAL de suspendre le mouvement pendant 48 heures, lundi et mardi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4483
Visite en Haïti du directeur-gérant de la Banque Mondiale, Juan José Daboub
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur-gérant de la Banque Mondiale (BM), Juan José Daboub, effectuera cette semaine une visite en Haïti dans le cadre d’une tournée en quatre étapes en Amérique latine et dans les Caraïbes, informe un communiqué de l’institution financière internationale rendu public à Washington.
Au cours de son séjour, qui intervient un mois après les importants dégâts causés par le passage, début novembre, de la tempête tropicale Noël, le haut responsable de la Banque Mondiale s’entretiendra avec les autorités gouvernementales, les représentants du secteur privé des affaires et de la société civile.
Le communiqué précise qu’en compagnie de l’équipe dirigée par Pamela Cox, la vice-présidente pour l’Amérique latine et la Caraïbe, M. Daboub exposera à ses interlocuteurs "la vision du président de la Banque, Robert Zoellick, d’une globalisation inclusive dont tous les secteurs de la société peuvent tirer des bénéfices". Dans cette perspective, la BM entend continuer à travailler avec les dirigeants de la région en vue d’assurer "une plus grande justice sur le plan social et une réduction durable de la pauvreté par l’intermédiaire de la création d’emplois en faveur des citoyens".
Le développement, les changements climatiques, le commerce, la lutte contre le Sida et l’immigration sont des thèmes sur lesquels intervient tout particulièrement la Banque Mondiale.
Outre Haïti, Juan José Daboub se rendra également en République Dominicaine, un pays qui se relève difficilement des conséquences dévastatrices du passage de la tempête Noël, au Brésil et au Mexique, deux des plus puissantes économies à l’échelle régionale.
Au travail du haut fonctionnaire en Amérique latine et dans la Caraïbe, s’est récemment ajoutée la responsabilité de la supervision, au nom du président Zoellick, du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, du Sud-Est Asiatique et du Pacifique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4482
dimanche 2 décembre 2007
Haiti-Culture : En route pour le festival Étonnants Voyageurs 2007
P-au-P, 1 dec. 07 [AlterPresse] --- « Toute écriture est une île qui marche », c’est autour de ce thème que vont se dérouler, du 1er au 4 décembre 2007, les activités du Festival littéraire international « Étonnants Voyageurs » en Haiti.
Près d’une cinquantaine d’écrivains haïtiens et étrangers prendront par à cette randonnée festive de trois jours. Ces écrivains, poètes, romanciers, voyageront à travers le pays pour parler de leurs œuvres et de leurs expériences d’écrivains.
Parmi les auteurs haitiens, figurent Lyonel Trouillot, Frankétienne, Danny Laferrière, Gary Victor, Claude Pierre, Anthony Phelps et Philippe Dalembert.
Les écrivains africains Abdourahman A Waberi, Moussa Konaté, Alain Mabanckou, Wilfried N’Sondé, et français Michel Le Bris, Jean Marie Drot, Alain Sanceni, sont de la partie.
Après St Malo, en 2004, c’est au tour d’Haïti d’être la destination des Étonnants voyageurs de tous les continents qui apporteront leurs histoires, partageront leurs doutes, leurs combats et leurs espoirs avec le public haïtien.
« Dès 2001, nous avions ce projet d’un rendez-vous en Haïti avec des écrivains de la Caraïbe mais aussi des écrivains du monde », déclare Michel Le Bris, président du festival.
Ces activités seront organisées dans divers lieux de la capitale et quelques villes de provinces notamment à l’Institut Français d’Haïti, la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) et certaines écoles.
Ces festivités auxquelles est invité le grand public haïtien, se veulent particulièrement l’occasion pour la jeunesse haïtienne de faire connaissance avec des tenors des littératures haïtienne et étrangères, selon les organisateurs haïtiens. [kj gp apr 01/12/2007 06:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6693