Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 9 août 2007
Fraudes douanières: qui a accusé les Brandt?
Il s'agit du directeur général de la Seaboard Marine et d'autres employés de l'institution. Si personne n'a été retenu dans le cadre de cette audition, mais des mandats ont été décernés contre des fugitifs.
Fritz et David Brandt ont été accusés de fraudes douanières dans le cadre de l'importation d'un camion de la marque International commandé pour un client répondant au nom de Jean-Marc Larco.
Des sources proches des autorités judiciaires ont fait savoir que ce n'est pas la direction des douanes qui a porté plainte contre les Brandt, mais le client lui-même quand il a été interpellé pour répondre des fraudes relevées dans le cadre de la transaction.
Selon des sources proches de la douane, le 30 mai 2007, le bateau Birk de la Seaboard marine débarque à Port-au-Prince le véhicule en question et deux mois plus tard, le 23 juillet, le véhicule a été livré sur la base de faux documents, sans le versement des droits et taxes, en dépit de l'émission par la douane d'un bordereau de 1 million 11 mille 883 gourdes et 15 centimes (1$US=35 gourdes).
Les mêmes sources expliquent que lorsqu'un bordereau est acquitté, le système informatique délivre automatiquement un bon à enlever qui autorise la livraison. Tel n'aurait pas été le cas, pour l'International Truck 2007.
Les sources avancent d'autres indices pour justifier l'existence de fraudes:
La facture étant l'un des documents réclamés pour rendre la déclaration en douane recevable, les importateurs du véhicule ont présenté dans un premier temps une facture commerciale de 20.000 dollars US (coût présumé du camion).
Suite au refus de la douane, ils ont présenté 8 jours plus tard, une 2ème facture d'environ 57 ,000 dollars sous la signature de Jean-Marc Larco avec la photocopie de la carte d'identité de ce dernier, facture acceptée par la douane, mais qui ne sera pas acquittée.
Autres indices de fraudes: le connnaissement (bill of lading) et le manifeste émis par la Seaboard marine Haïti accusent un montant de 1500 dollars US comme supposé coût du fret acquitté, alors que les vrais documents exigés et obtenus par la douane montrent que le montant est plutôt de 3530 dollars.
Le bill of lading et le manifeste tout comme le bon à enlever et le certificat qui a permis de prendre une assurance à l'Office national des assurances contre tiers (OAVCT) pour la marchandise, étaient des faux, selon les sources.
"Quant au certificat, qui a permis l'émission de l'assurance de l'OAVCT et l'immatriculation, sa contrefaçon était si évidente, qu'on ne comprend pas qu'elle ait pu passer inaperçue".
En ce qui a trait au bill of lading et au manifeste, la douane aurait même exigé de la Seaboard un certificat attestant de ce grave impair et le connaissement authentique.
D'autres informations ont permis de savoir que dans le cadre de l'importation de ce camion, il n'y a pas eu de commissionnaire en douane (broker), puisqu'il ne s'agissait pas de commerce mais d'importation privée.
Et de plus, c'est le terme "occasionnel" qui est inscrit dans la case prévue pour le commissionnaire
Tout ce dossier a été confié au parquet de Port-au-Prince qui en a fait le suivi auprès de M. Larco, puisque son nom figurait partout dans le dossier.
Selon les mêmes sources, ce dernier aurait fait savoir qu'il a été surpris de constater que tous les documents avaient été rédigés en son nom.
"Tout ce que je sais, c'est que j'ai acheté de la compagnie haïtienne de moteurs un véhicule pour le quel j'ai payé et dont j'attends la livraison, aurait-il fait savoir, ajoutant qu'il n'a jamais mis les pieds à la douane et qu'il n'a jamais rien signé.
Selon des sources judiciaires, c'est Jean- Marc Larco qui a cité le nom des Brandt puisque leurs noms ne figurent nulle part dans les documents.
Et des questions se posent: Qu'est-ce qui explique que pour un véhicule déjà payé et arrivé le 30 mai au Port de Port-au-Prince, les importateurs aient mis 2 mois pour le sortir de douane.
Qu'est-ce qui explique qu'après le paiement le 10 juillet du droit de dépôt à l'Autorité portuaire nationale (APN), la livraison a été prise 13 jours plus tard. Ce qui fait que l'importateur a payé 13 jours supplémentaire soit 2600 dollars.
Et la réponse automatique est la suivante: Est-ce que individus qui devaient permettre de retirer la marchandise de façon frauduleuse n'étaient pas encore disponibles.
En tout cas, le véhicule se trouve actuellement sous scellés sur la cour de la compagnie haïtienne de moteurs.
Les autorités judiciaires promettent de tout faire pour tirer au clair cette affaire, identifier les coupables et les punir conformément à la loi. En attendant, l'enquête en cours aurait permis de découvrir l'existence d'un véritable réseau de faussaires dans le circuit des procédures de dédouanement.
Et le chef du Parquet de Port-au-Prince a averti que les utilisateurs de faux pourraient encourir des peines allant jusqu'à la prison à perpétuité.
Pour leur part, les avocats des Brandt rejettent les déclarations selon lesquelles leurs clients auraient reconnu que les documents utilisés étaient falsifiés.
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Source
Agence Haïtienne de Presse
http://www.ahphaiti.org
Inauguration du siège de la Convention des Partis Politiques
mercredi 8 août 2007,
Radio Kiskeya
La Convention des partis politiques réunissant 12 formations politiques a inauguré son siège ce mercredi à l’ancien local du Congrès National des Mouvements Démocratiques (CONACOM) à Pont Morin (Centre de Port-au-Prince). A l’occasion, les actes du colloque organisé à Port-au-Prince par la Convention du 31 mai au 1er juin 2007, ont été publiés, ainsi qu’un projet de loi sur le fonctionnement et le financement des partis politiques.
Le financement des partis politiques ne devrait pas dépasser 1% du budget de la République, propose le projet de loi qui sera bientôt soumis à l’Exécutif, annonce la Convention des partis politiques.
La Fusion des sociaux-démocrates haïtiens, le Grand Front de Centre Droit, Lafanmi Lavalas (de l’ancien président Aristide), l’Organisation du Peuple en Lutte, le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP, de l’ancien président Leslie Manigat qui vient de se retirer de la scène politique), le Parti Nationaliste Démocratique et Populaire Haïtien (de feu le Dr Lionel Lainé tué sous la dictature duvaliériste), figurent parmi les 12 partis formant la Convention.
L’inauguration du siège de la Convention des partis politiques survient moins de deux semaines après un colloque organisé par un autre regroupement de plusieurs partis politiques, le Conseil National des partis politiques, dirigé par l’ancien président du Sénat lors du coup d’Etat de 1991, l’ingénieur Déjean Bélizaire. Elle succède aussi à la 8ème Convention nationale du RDNP qui, le week-end écoulé, a pratiquement ratifié le vœu du chef de ce parti, Lesli Manigat, que ce soit son épouse, Mirlande Hyppolite Manigat, qui le remplace.
La Plate-forme présidentielle LESPWA (Espoir), majoritaire au Sénat, avait elle aussi, au cours des derniers jours, réalisé son 1er Congrès national en vue de la consolidation de ses structures.
Ces activités des partis politiques se déroulent à deux mois et demi des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Celles-ci doivent en principe se tenir en novembre prochain. Mais, une interrogation persiste à laquelle les secteurs politiques cherchent encore une réponse : ces élections seront-elles organisées par l’actuel Conseil Electoral Provisoire dont la mission a pratiquement pris fin ? [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3960
Perspective d’une plus longue présence de la MINUSTAH : "plaidoirie" en faveur de la nouvelle force publique ou du rétablissement de l’armée
jeudi 9 août 2007,
Radio Kiskeya
De nombreux dirigeants de la Convention des Partis Politiques se sont une fois de plus prononcés mercredi sur la question de la prolongation du mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), en marge de la cérémonie d’inauguration du local de ce regroupement politique à l’ancien siège du Congrès National du Congrès des Mouvements Démocratiques (CONACOM) à Pont Morin (centre de la capitale),
Les opinions exprimées par ces dirigeants politiques entrent dans le cadre des réactions à l’entente intervenu entre le président René Préval et le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban-Ki-Moon sur une nouvelle prolongation d’au moins un an du mandat de la MINUSTAH. Le patron de l’ONU s’est montré encore plus « généreux » à ce sujet au cours de sa visite la semaine dernière à Port-au-Prince en donnant l’assurance que « la mission onusienne n’est pas prête d’abandonner Haïti ».
Pour le Pasteur Luc Mésadieu (Mouvement Chrétien pour le Renouveau d’Haïti, MOCHRENAH), la prolongation du mandat de la mission onusienne ne devrait pas dépasser 6 mois. Ce serait un temps suffisant pour remettre sur pied l’armée.
Le leader du Parti Nationaliste Démocratique et Populaire d’Haïti (PNDPH) rejette pour sa part sans détour le principe même de la présence d’une force étrangère dans le pays.
Mettant en garde contre l’éventualité d’un départ prématuré ou précipité de la MINUSTAH, l’ancien colonel Himmler Rébu a insisté sur la nécessité pour Haïti de préparer rationnellement ce départ, en mettant en place la nouvelle force publique.
Alors que les responsables politiques opinaient sur la question de la nouvelle force publique, une rencontre se tenait presque sur le même thème au Palais Législatif entre la Commission Justice et sécurité du Sénat (dirigé par le sénateur Youri Latortue, lui-même ancien militaire) et la Coordination des anciens militaires. Au menu des discussions : la question du rétablissement de l’armée et la relance du processus de versement d’indemnités aux militaires démobilisés initié par le gouvernement de transition du Premier ministre Gérard Latortue.
Le sénateur Youri Latortue a promis à ses interlocuteurs de soumettre à ses pairs leurs « légitimes doléances », tout en leur rappelant la décision prise par les parlementaires de dégager un certain montant dans le budget en exercice en vue de l’étude de la nouvelle force publique.
Le chef de l’Etat, René Préval, et le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, ont à maintes reprises annoncé la formation d’une commission chargée de l’étude de la nouvelle force publique qui pourrait être « une armée, une gendarmerie ou une police mieux équipée et structurée ». [jmd/RK].
Source:
Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com/
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Notre commentaire
Et le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis ses ont prononcé en défaveur de la constitution de cette nouvelle force de l’ordre. Le Président Préval juste avant sa prise de possession, il avait fait savoir qu’il n’aurait pas fini son premier mandant si les Forces Armées d’Haïti n’étaient pas démobilisées. Ceci explique clairement sa vision et sa conception sur la problématique de la constitution d’une force de l’ordre.
Là ou le Président et le gouvernement pêchent c’est quand ils continuent à demander une prolongation de la mission de la MINUSTAH en Haïti sans commencer à préparer ce regain d’autonomie qui doit passer officiellement par la constitution de la nouvelle force publique.
Que finisse cette histoire de commission et que le gouvernement se prononce ouvertement sur ce sujet en sachant que la MINUSTAH ne pourra pas rester indéfiniment en Haïti et comme le disait un constitutionnaliste, Haïti ne pourra jamais bénéficier de l’apport des investisseurs sans une vraie stabilité sociale et politique. Cette stabilité n’est pas compatible avec la présence d’une force étrangère sur le territoire national.
Que les partis politiques se prononcent et agissent pour que cette commission finisse par donner ces conclusions et que les travaux effectifs pour la constitution de cette nouvelle force débutent.
DrJJ 090807
mercredi 8 août 2007
Les députés soucieux de leurs « privilèges »
Le Ministre des affaires étrangères, Jean Raynald Clérismé, se trouvait à la Chambre des députés mardi matin pour répondre aux préoccupations des députés concernant les difficultés rencontrées au ministère quand ils doivent faire apposer un visa sur leur passeport diplomatique et les problèmes d’accès au Salon diplomatique de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Le ministre s’était fait accompagner du directeur général de son ministère, Nixon Myrthil, qui appelle les parlementaires à tenir compte des délais fixés par les services consulaires pour la délivrance des visas. La plupart du temps, dit-il, les parlementaires ne respectent pas ce délai.
Concernant l’accès au Salon diplomatique de l’aéroport, M. Myrthil a expliqué que de nouveaux règlements viennent d’être adoptés. Cependant, hormis leurs épouses et leurs enfants mineurs, les parlementaires ne pourront pas se faire accompagner d’autres personnes, a précisé le fonctionnaire. [jmd/RK]
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Mezanmi…
Men non youn nan gwo menas bra pandye kap fè peyi dayiti filalang. Pouvwa lejislatif la. Menm si-w se gwo chasè ou paka mete gwo zam nan men ti bebe. Se nan sitiyasyon saa ke ayiti tonbe jodi-a. Nan mete jziys ak joksibren kom depite mennou pran nan yo gwo pwosesis chimerizasyon de chanm yo.
Mwen pa kwè ke neg sa yo ki rele tèt yo lézeli di pep yo konprann limit pouvwa ke yo mete nan men yo. Tou sa poukisa paske , kom lanati a orè di vid, nan jaden kote moun pa sekle awoze se move zeb ki pouse.
Pita pi tris. Anpil moun gen pou konprann ke abi pouvwa se nankalabas tèt tout ayisyen ke li ye. Se pa detwi lama selman ki ka mete noua labri de gagot, move gouvènans.
Chak depite ke yo vote gen pou tounen you ti aristid dèyè manman. Lè neg yo fè magouy yo kase fèy kouvri sa. Lè minis pa bay o lajan yo mete minis atè. Lè yo pran lari nan sans kontrè pa gen moun ki ka di yo anyen. Yo paret tou cho tou bouke san okenn pwojè yo mande pou leta mete lajan deyor pou Kominote yo san pa gen okenn pwogram san pa gen okenn pwojè.
Nou pran nan twa wa net.
Deuxième comparution de l’homme d’affaires David Brandt au Cabinet d’instruction
mardi 7 août 2007,
Radio Kiskeya
L’homme d’affaires David Brandt, officiellement inculpé pour falsification de bordereaux de douane, a comparu pour la deuxième fois ce mardi au Cabinet d’Instruction de Port-au-Prince où, en présence de ses avocats, il a répondu aux questions du juge Durin Duret pendant plus d’une heure.
Fritz Brandt, le père de l’inculpé, arrêté en même temps que lui le 26 juillet dernier, n’était pas présent ce mardi au Palais de justice de Port-au-Prince. Les deux, ainsi que l’un des chauffeurs leur entreprise, Jean Anthony Duponcy, avaient déjà été entendus le 1er août au Cabinet d’instruction
Rien n’a filtré de l’interrogatoire de David Brandt, en raison du principe du secret de l’instruction.
En réaction à des déclarations faites dans la presse par le Commissaire du gouvernement, Me Claudy Gassant, concernant l’aveu par les Brandt de leur forfait, les avocats de ces derniers, dont Me Jean Gérard Eveillard, ont publié lundi une note dans laquelle ils nient formellement un tel fait.
Fritz et David Brandt, appartenant à l’une des familles les plus riches d’Haïti, sont poursuivis pour implication présumée dans une affaire de falsification de bordereaux de douane. Le dossier concernerait l’importation par leur entreprise, la Compagnie Haïtienne de Moteurs, d’un camion d’une valeur de cent mille dollars américains (US. 100.000.00) pour compte de l’homme d’affaires Jean Marc Larco. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3957
Pour une remise en question des missions diplomatiquesAucun
« Seul le président de la République a le pouvoir de nommer ou de révoquer les ambassadeurs et consuls », a répondu mardi le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Jean Rénald Clérismé, aux membres de la commission des Affaires étrangères de la Chambre basse, le critiquant pour n'avoir opéré aucun changement dans les représentations diplomatiques haïtiennes. Le ministre a, toutefois, reconnu qu'il y a une lenteur au niveau de son ministère dans la gestion des dossiers relatifs à diplomatie haïtienne. Cependant, il a fait état d'une évaluation en cours sur la situation des ambassades et consulats d'Haïti à l'étranger. « Seules les représentations diplomatiques de l'Afrique, de l'Asie et de quelques pays de l'Amérique latine ne sont pas touchées », a informé le ministre Jean Renald Clérismé.
Les premiers constats laissent éclater au grand jour de nombreux problèmes auxquels font face les missions diplomatiques haïtiennes notamment l'exiguïté des locaux et une carence en ressources humaines qualifiées. Le chancelier haïtien qui s'était fait accompagner du directeur général du ministère a annoncé que des mesures seront prises pour moderniser la diplomatie haïtienne. « Nous voulons une diplomatie orientée vers l'économie haïtienne », a-t-il indiqué aux parlementaires. M.Clérismé dit, par ailleurs, opter pour un redéploiement du personnel diplomatique en fonction des besoins du pays. Le pays, selon des informations fournies par les responsables du ministère des Affaires étrangères, dispose de 39 missions diplomatiques et consulaires à travers le monde. La plupart d'entre elles font face à d'énormes difficultés. Ce qui les empêche de jouer pleinement leur rôle consistant à défendre les intérêts du pays. « Notre diplomatie a atteint son niveau le plus bas », a jugé le député Joseph Mercier Isidor avant de remettre en question la compétence de certains de nos diplomates. « Notre diplomatie est sur la bonne voie », a rétorqué Nickenson Myrtil, directeur général du ministère des Affaires étrangères. Même son de cloche du côté du ministre Clérismé : « La diplomatie haïtienne cherche sa voie ».
Jean Pharès JérômeSherline Chanlatte Duplan
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47087&PubDate=2007-08-07
Cap-Haïtien fête ses 296 ans de fondation
Du 11 au 18 août 2007 aura lieu au Cap-Haïtien le festival culturel du Nord autour du thème : « Reveye Tradisyon ak Kilti Lakay ». L'annonce a été faite à l'hôtel de ville du Cap-Haïtien en présence des membres du comité d'honneur et des membres du comité exécutif du festival, le 17 juin 2007. Selon Pierre Wesley, directeur exécutif du projet, ce festival a pour objectif principal de valoriser le patrimoine culturel du Nord, donner une image positive de la 2e ville du pays et créer des richesses.

Le comité d'honneur formé en la circonstance est présidé par le maire titulaire Michel St Croix, Eddy Lubin, directeur départemental du ministère de la culture, vice-président. Le maire espère, à travers ce festival, voir le Cap retrouver son visage d'antan. La programmation de cette édition de 2007 constituera un véritable carrefour d'Haïti, autant sur les scènes extérieures du site que dans les espaces fermés, le public sera convié à la découverte, à la surprise et au ravissement.
En plus des groupes locaux qui auront à performer durant les jours de festivités, de grosses pointures de la musique sont annoncées : RAM, Djakout Mizik, T-Vice, Hangout, Septen, Tropicana, Brothers Posse... Deux sites sont retenus pour l'organisation des activités, la place d'Armes communément appelée place Notre Dame de la rue 18, et la rue 5 Blvd.Vaste programme. Il ne reste donc qu'à attendre pour venir partager pleinement le plaisir contagieux de cet évènement qui constituait un carrefour de rencontres actives et fécondes d'individus venus d'horizons divers. La ville fondée sous Bertrand d'Ogeron, fut appelé dans le temps Cap-Français. La deuxième ville touristique et historique d'Haïti se veut par ce festival renaître de ses cendres.
Hansy Mars
S'adapter ou s'exposer au pire... (Ou s'adapter au pire!)
« Haïti fait face au stress provoqué par le changement climatique. On assiste maintenant au phénomène des déplacés environnementaux », lâche, sur un ton gravissime le ministre de l'Environnement, l'ingénieur Jean Marie Claude Germain. Les régions sèches deviendront plus sèches et celles qui étaient humides le seront davantage. Ce qui accroît, enchaîne-t-il, la vulnérabilité des pays insulaires ayant un écosystème fragile. Comme ses homologues Cubain et dominicain, respectivement Fernando Mario Gonzalez et Max Puig à la réunion de travail tripartite sur l'implémentation du « Couloir biologique de la caraïbe » (CBC), mardi 7 août 2007, à l'Hôtel Montana, M. Germain place l'homme, l'être humain au centre des préoccupations et des actions à entreprendre.
Selon M. Germain, le CBC visant justement à réduire la vulnérabilité des populations entend aussi aider à la recapitalisation de la paysannerie.« 60 % de la population d'Haïti vit dans les montagnes et pratique une agriculture sarclée aux conséquences néfastes sur l'environnement », argumente-t-il en rappelant à travers une approche didactique que le pays est constitué de 80 % de mornes, un facteur favorisant l'érosion.Appelant à cerner le concept de développement dans toutes ses dimensions, le ministre précise que d'ici à 2010, lorsque la canicule frappera plusieurs endroits de la planète, le CBC, le poumon de la Caraïbe, pourra créer de la richesse.
Sur le plan touristique, il y aura une demande recherchant les températures plus douces et plus clémentes de la montagne.MM. Puig et Gonzalez croient, par ailleurs, qu'il est important de combattre la pauvreté en intervenant parallèlement sur le front de la réhabilitation de l'environnement.
Max Puig, saluant le soutien du programme des Nations Unies pour l'environnement de l'Amérique latine et la Caraïbe, souligne à l'encre forte que le CBC, avec sa particularité de protéger la nature et les ressources tout en se mettant au service de l'homme, fera école.Qualifiant, dans la foulée, de stratégique l'accord tripartite Haïti/Cuba/République dominicaine dans le domaine de l'environnement, il défend le principe de solidarité au sein des peuples de la Caraïbe qui sont exposés aux conséquences du réchauffement global dû aux gaz à effet de serre.
Déréglant le cycle des saisons, le réchauffement climatique, avec des phénomènes comme El Nino est aujourd'hui une source de préoccupation dans le monde. A différents paliers et selon leurs problèmes spécifiques, les gouvernements tentent, malgré des réticences hypocrites, d'appliquer le protocole de Kyoto. Extrêmement vulnérable à cause de son environnement totalement dégradé, Haïti cherche des solutions à travers des coopérations régionales. Cependant, jusqu'à aujourd'hui, il semble, en dépit des catastrophes enregistrées aux Gonaïves, à Fonds-Verrettes, à Mapou, que le pays n'a pas encore conscience de l'urgence et de la gravité de la situation...Et aussi de la nécessité, à travers une synergie de toutes les forces et compétences, de se mettre au travail, réellement, avant qu'il ne soit trop tard.
S'adapter ou périr face à une mère nature rendue folle par ses fils et filles inconscients n'est pas un slogan ou le titre d'un roman de série b. La menace existe, elle est réelle.
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.frhttp://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47083&PubDate=2007-08-08
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Une note :
Avec 1.44% de couverture végétale on peut considérer que le pire ne nous attend pas on y est déjà. Ce qu’il faut regretter c’est que tous les jours cette nappe végétale en voie de disparition continue à se réduire. Il faudrait lancer des brigades pour sévir contre ceux qui continuent la coupe des arbres pour en faire du charbon de bois.
Mais oups ! J’avais oublié ! Le charbon de bois fait la différence entre la vie et la mort. C’est en fait la même réflexion à faire autour de la problématique des commerçants ambulants qui envahissent les rues et les trottoirs ; la même réflexion autour du problème des vendeurs de médicaments contrefaits et périmés. Ce sont des pères et mères de famille qui n’ont d’autres ressources que le charbon de bois. Il s’agit de aire un choix ou on accepte de voir disparaître une nation sur un territoire devenu inhabitable ou tenir compte de ces gens qui sont réellement obligés de détruire leurs environnements pour survivre. Ils ne sont pas à même de constater qu’ils se comportent comme le serpent affamé qui n’a d’autre recours que de s’alimenter en bouffant progressivement et de façon ascendante sa queue.
Alors on fait quoi ?
Un règlement qui bouleverse .. Reglèmentation de la vente de médicaments par les pharmacies...
Au moment où la Direction de la Pharmacie, du Médicament et de la Médecine traditionnelle (DPM/MT) prépare minutieusement la liste des pharmacies autorisées à fonctionner, la grogne monte. Des pharmaciens et propriétaires de pharmacies balaient d'un revers de main les décisions du ministère de la Santé publique qu'ils jugent absurde. « Des pharmacies à 300 mètres de distance ! Cette mesure n'a aucune logique. Finalement avec cette mesure, combien de pharmacies vont rester dans le secteur ? Peut-être deux ? », se demande un pharmacien propriétaire de pharmacie. Un peu agacé, il lâche, après une suite d'explications : « Ils n'ont aucune notion de distance, ceux qui prennent les décisions dans ce pays ». Il ne comprend pas pourquoi une pharmacie ne peut pas fonctionner à côté d'une autre. Une pharmacie, selon lui, est une entreprise commerciale comme tout autre. « Pourquoi on n'applique pas ces mesures pour les bureaux d'ingénierie, les cliniques de médecins et d'avocats ? » Un véritable ballet de négociations se fait entre la DPM/MT et les responsables de pharmacies taxées d'illégales.
D'après les dernières mesures du ministère de la Santé publique, une pharmacie ayant pignon sur rue ne doit pas être située dans une zone saturée. Distance réclamée entre chaque débiteur de produits pharmaceutiques : 300 mètres. Ces zones sont clairement indiquées : Delmas 33, de la Télévision nationale d'Haïti au rond point de Gérald Bataille, les rues Mgr Guilloux, St-Honoré, Bloc stade Sylvio Cator, Grand-rue jusqu'à Mariani, la rue L au Cap-Haïtien et celle qui passe devant l'Hôpital de Léogâne. Il est aussi exigé qu'une pharmacie occupe une superficie de 25 mètres carrés, et ayant également un pharmacien attaché à son service.
Opinion de la présidente de l'APHLes pharmaciens ont-ils été pris de court par cette mesure qui réclame les 300 mètres de distance ? « J'ai l'impression que la plupart de nos pharmaciens n'étaient pas au courant de certaines mesures. Cela les surprend, ils sursautent et ils sont bouleversés », déclare la présidente de l'Association des Pharmaciens haïtiens (APH), Mme Yanick Foucher Desmangles. Elle espère qu'à l'avenir, ceux qui exercent cette profession s'en informeront davantage. Selon la présidente de l'APH, « La décision de placer les pharmacies à 300 mètres de distance est un règlement interne du Ministère de la Santé publique ».
Il y a trop de pharmacies à l'Ave Mgr Guilloux! avoue-elle, avant d'ajouter : « Le ministère de la Santé publique est en droit de décider qu'une zone n'est pas favorable pour investir. »Derrière un comptoir de pharmacie, en face de l'Hôpital général, un pharmacien fulmine contre la décision du ministère de la Santé et avoue avoir été longtemps au courant : « On connaissait cette mesure, mais on n'était jamais d'accord parce qu'on la trouvait absurde. »
Péguy André Joseph
Peguy_andre@yahoo.fr
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47088&PubDate=2007-08-08
Trois incendies en moins de 15 jours à Port-au-Prince
Radio Kiskeya
Un incendie survenu dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 août à l’angle des Rues Magasins de l’Etat et des Fronts Forts (centre de Port-au-Prince) a causé des pertes considérables au magasin « Aux Bons Prix » et détruit des caisses de marchandises entreposées ordinairement sur les galeries des magasins, au départ le soir des petits commerçants.
Interrogés par des journalistes, les petits commerçants ont clamé haut leur désespoir, appelant les autorités à leur venir en aide. La plupart d’entre eux disent avoir contracté des prêts à fort taux d’intérêt pour leur commerce. Ils disent avoir appris que le feu serait parti du magasin « Aux bons prix ».
Le vendredi 3 août, un incendie d’origine inconnue a sérieusement affecté le système électrique de la Compagnie publique de transports Service Plus et les installations contiguës du Centre National d’Equipements (CNE), à Drouillard (Nord de la capitale).
Le feu a débuté à la mi-journée dans des pneus usagers entreposés sur la cour de Service Plus. Il s’est propagé à travers les carcasses des véhicules situés à proximité du garage avant d’atteindre l’installation électrique. Le sinistre a ensuite gagné deux bâtiments voisins, ceux du Centre National des Equipements (CNE) et du Centre Pilote de Formation Professionnelle (CPFP).
Selon le directeur de Service Plus, Montès Joseph, le Conseil de gestion de la Compagnie recevait souvent des menaces. La Police nationale avait été alertée, mais aucune disposition n’avait été adoptée, déplore Montès Joseph.
Le jeudi 26 juillet, vers 10 heures p.m., deux importants groupes de la Centrale électrique de Varreux I (Nord de Port-au-Prince) ont été sérieusement endommagés par un incendie dont l’origine n’a jusqu’à présent pas été déterminée.
Avant cette catastrophe, les centrales thermiques et l’usine hydro-électique de Péligre distribuaient environ 43 mégawatts d’électricité à la capitale. La centrale thermique de Varreux I y contribuait à hauteur de 13 mégawatts. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3958
Notre commentaire !
A travers l’histoire, nous n’avons pas complètement oublié l’utilisation des incendies dans nos stratégies de combat pour l’émancipation et la création de notre République. Le « koupe tèt boule kay » enfoui dans notre subconscient a été ravivé et remis en service par des dirigeants politiques bien après 1804.
Incendier les villes et les livrer au pillage représentaient la stratégie utilisée par tous ceux qui ont attaqué les grandes villes d’Haïti. Les cacos l’on fait ; les généraux à la tête d’armées pseudo régulières l’ont fait aussi.
Selon un chapitre de l’histoire, juste avant l’élection de Monsieur Dumarsais Estimé, Daniel Fignolé et François Duvalier, hommes forts du moment à la tête du MOP avait préparé et programmé l’incendie de la ville de Port-au-Prince contre l’éventualité de la défaite de leu candidat du moment dans la personne d’un haut gradé de l’armée. Ceci n’avait pas été concrétisé parce qu’un LOA aurait prédit la victoire de ce candidat. L’esprit avait mal vu les choses…
Les incendies qui ont ravagé le bord de mère et le centre commercial de Port-au-Prince remplissent un bon nombre de pages de l’histoire de cette ville.
Il est toute fois difficile de responsabiliser des mains criminelles derrière ces incendies mais les circonstances qui entourent ces entreprises et les lieux affectés par le feu ne sauraient nous convaincre du contraire.
Affaire à suivre…
DrJJ 080807
mardi 7 août 2007
Une commission gouvernementale réclame la fermeture des prisons pour les enfants
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12911
Bras de fer entre le parlement et l’exécutif autour du budget
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, avait indiqué la semaine dernière que les élus avaient déplacé 576 millions de gourdes des différentes allocations. Ces modifications trop importantes ont été rejetées par le chef de l’état qui avait renvoyé au parlement le projet de budget ratifié.
De plus, le président de la commission finance de la chambre basse, Jonas Coffi, avait qualifié d’affront la proposition du gouvernement de déléguer des experts en vue d’aider les députés à analyser le budget. Les négociations entre les élus et les ministres des finances et de la planification n’ont pas permis de trouver une solution au problème.
Le député de Jérémie, Louis Ysidor Mercier, affirme que les 2 millions de gourdes doivent être inclus dans le fonds de développement communal en vue de faciliter la réalisation de travaux d’infrastructures.
La rencontre au palais national, vendredi dernier en présence du chef de l’état, n’a pas permis de rapprocher les positions des protagonistes.
" Nous voulons que les fonds soient attribués à des secteurs qui peuvent avoir un impact sur la vie quotidienne de la population ", indique Jean Rigaud Bellizaire, rapporteur de la commission finance. En échange d’une rallonge les députés exigent une allocation substantiel pour leurs communes estimant que les actions du gouvernement ne sont pas ressenties par la population.
En formulant cette requête les parlementaires veulent avoir droit à une partie de l’excédent budgétaire, évalué à 25 millards de gourdes, rappelant que les ministres n’arrivent pas à utiliser les fonds qui leur sont alloués.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12910
COUPE DU MONDE U-17 COREE 2007...LE CALENDRIER
Groupe A
- Le samedi 18 août à 17h00* à Suwon : Costa Rica - Togo
- Le samedi 18 août, 20h00 à Suwon : Corée du Sud - Pérou
- Le mardi 21 août, 17h00 à Suwon : Togo - Pérou
- Le mardi 21 août, 20h00 à Suwon : Costa Rica - Corée du Sud
- Le vendredi 24 août, 20h00 à Ulsan : Corée du Sud - Togo
- Le vendredi 24 août, 20h00 à Seogwipo : Pérou - Costa Rica
Groupe B
- Le samedi 18 août, 14h00 à Seogwipo : Corée du Nord - Angleterre
- Le samedi 18 août, 17h00 à Seogwipo : Brésil - Nouvelle-Zélande
- Le mardi 21 août, 17h00 à Seogwipo : Nouvelle-Zélande - Angleterre
- Le mardi 21 août, 20h00 à Seogwipo : Brésil - Corée du Nord
- Le vendredi 24 août, 17h00 à Ulsan : Corée du Nord - Nouvelle-Zélande
- Le vendredi 24 août, 17h00 à Goyang : Angleterre - Brésil
Groupe C
- Le dimanche 19 août 16h00 Ulsan : Honduras - Espagne
- Le dimanche 19 août, 19h00 à Ulsan : Argentine - Syrie
- Le mercredi 22 août, 17h00 à Ulsan : Syrie - Espagne
- Le mercredi 22 août, 20h00 à Ulsan : Argentine - Honduras
- Le samedi 25 août, 16h00 à Seogwipo : Honduras - Syrie
- Le samedi 25 août, 16h00 à Gwangyang : Espagne – Argentine
Groupe D
- Le dimanche 19 août, 16h00 à Gwangyang : Nigeria - France
- Le dimanche 19 août, 19h00 à Gwangyang : Japon - Haïti
- Le mercredi 22 août, 17h00 à Gwangyang : Haïti - France
- Le mercredi 22 août, 20h00 à Gwangyang : Japon - Nigeria
- Le samedi 25 samedi août, 19h00 à Seogwipo : Nigeria - Haïti
- Le samedi 25 août, 19h00 à Goyang : France – Japon
Groupe E
- Le lundi 20 août, 17h00 à Changwon : Belgique - Tunisie
- Le lundi 20 août, 20h00 à Changwon : Tadjikistan - Etats-Unis
- Le jeudi 23 août, 17h00 à Changwon : Etats-Unis - Tunisie
- Le jeudi 23 août, 20h00 à Changwon : Tadjikistan - Belgique
- Le dimanche 26 août, 16h00 à Cheonan : Belgique - Etats-Unis
- Le dimanche 26 août, 16h00 à Suwon : Tunisie - Tadjikistan
Les selectionnés Japonais ..Sélection Japon U-17
Japan Under-17 coach Hiroshi Jofuku on Monday announced his squad for the FIFA Under-17 World Cup, slated for August 18 to September 9 in Korea Republic. |
The 21-member squad mainly consists of players who play for J. League youth teams and high
finishers and best four third-place teams from the group stage will advance to the Round
Goalkeepers—Ryotaro Hironaga (FC Tokyo Under-18), Satoshi Yoshida (Luther High School),
Yutaro Hara (Sanfrecce Hiroshima youth).
Listes des sélectionnés Français U-17

Gardiens de but
- Samuel Atrous (RC Lens)
- Joris Delle (FC Metz)
- Mathieu Gorgelin (Olympique Lyonnais)
- Abdoulaye Keita (Girondins de Bordeaux)
Défenseurs
- Frédéric Duplus (FC Sochaux)
- Badis Lebbihi (Lille OSC)
- Aristote Lusinga (FC Nantes Atlantique)
- Mickaël Nelson (Monptellier HSC)
- Mamadou Sakho (Paris-SG)
- Mathieu Saunier (Girondins de Bordeaux)
- Nicolas Seguin (Olympique Lyonnais)
- Romain Villard (Grenoble Foot 38)
Milieux de terrain
- Vincent Acapandie (AJ Auxerre)
- Hervé Bazile (EA Guingamp)
- Omar Benzerga (Lille OSC)
- Frédéric Bulot (AS Monaco)
- Abdoul Camara (Stade Rennais)
- David Camps (AJ Auxerre)
- Guillaume Insou (Girondins de Bordeaux)
- Saïd Mehamha (Olympique Lyonnais)
- Yann M'Vila (Stade Rennais)
- Alfred NDiaye (AS Nancy-Lorraine)
- Martial Riff (FC Sochaux)
- Thibault Bourgeois (FC Metz)
- Damien Le Tallec (Stade Rennais)
- Romain Miguet (Olympique Lyonnais)
- Steven Joseph Monrose (RC Lens)
- Emmanuel Rivière (AS Saint-Etienne)
- Henri Saivet (Girondins de Bordeaux)
L'encadrement
- Chef de délégation : Bernard Ladrat
- Entraîneur national-Sélectionneur : François Blaquart
- Entraîneur-adjoint : Franck Boschetti
- Entraîneur gardiens de but : Laurent Chatrefoux
- Médecin : Dr Edouard Lipka
- Kinésithérapeutes : Bruno Vignozzi et Jean-Claude Trebosc
Les adversaires d'Haïti : LA FRANCE: déclarations de l'entraineur des Bleuets..."Plusieurs critères vont compter"
Qualifiés pour la phase finale de la Coupe du Monde de la catégorie en août prochain en Corée du Sud, les moins de 17 ans seront réunis à Clairefontaine à partir de lundi pour un premier stage de préparation. L'occasion de demander à François Blaquart (photo), le sélectionneur, les principaux axes de travail et son état d'esprit à trois semaines du premier match face au Nigeria.
François, vous avez convoqué un groupe très élargi de 30 joueurs, pour quelles raisons ?
"Contrairement à l'Euro où nous étions 18, la Coupe du Monde se dispute avec 21 éléments. Il faut donc voir d'autres joueurs, ouvrir le groupe. Il y a aussi une question d'état de forme du moment qui compte. Enfin, certains ont brillé lors des phases finales de Championnats, 16 et 18 ans, et il est donc important de pouvoir compter sur un large éventail avant de faire un choix définitif."
Quel a été le programme personnel de ces joueurs depuis le Championnat d'Europe ?
"On va avoir quinze jours de stage avant le début de l'épreuve en Corée. Il leur fallait donc quatre à cinq semaines de préparation dans leurs clubs. On a donc demandé à ce qu'ils puissent l'effectuer avec l'équipe réserve au minimum. Avec les responsables des centres de formation, on a construit un programme spécifique, parfois allégé en vue de ce Mondial. On a travaillé en étroite collaboration pour que les clubs et la sélection parviennent à y trouver le meilleur compromis. Le but principal, c'est que les garçons n'arrivent pas complètement "rincés" à cause d'une préparation trop poussée. Je pense qu'il n'y aura pas de problème de ce côté là. Certains ont repris avec l'équipe professionnelle, alors j'espère qu'ils ne seront pas en surrégime. On débutera d'ailleurs dès lundi par des tests physiques afin d'harmoniser au mieux le quotidien de chaque joueur."
Savez-vous comment va s'articuler cette quinzaine avant le coup d'envoi du Mondial ?
"Physiquement et techniquement, le groupe devrait être au point. Après, il s'agira surtout de travailler tactiquement, mais aussi sur la cohésion, l'esprit d'équipe, et enfin sur l'explosivité et la vivacité. Pour ce faire, on va disputer trois matches amicaux. Le premier mercredi 8 à Clairefontaine face à la CFA du Mans, le deuxième vendredi 10 face à la Belgique à Chantilly et un dernier rendez-vous est programmé en Corée du Sud, le mercredi 15, soit face à l'équipe universitaire ou un club de deuxième division."
Pour parler plus précisément de cette épreuve coréenne, avez-vous pu récolter des infos sur vos trois premiers adversaires ?
"Grâce au service audiovisuel du CTNFS et à leurs multiples correspondances, on a pu récupérer des images, notamment du Nigeria, les plus importantes car c'est notre premier adversaire. On a donc pu voir leur qualification par le biais du Championnat d'Afrique des Nations mais aussi des matches qu'ils ont disputés en Corée du Sud lors d'un tournoi de préparation. Pour Haïti et le Japon, on aura l'occasion de les voir à l'oeuvre sur place avant de les affronter donc c'était un petit moins primordial. On sait aussi que les Nigérians ont toujours brillé chez les jeunes, avec deux succès lors des Mondiaux en 1985 et 1993. C'est toujours intéressant de ne pas partir dans l'inconnu et de pouvoir s'appuyer sur une base de travail."
Ludovic Bruneau
mardi 31 juillet 2007 - 16h05
Haïti « détrôné » par la Corée du Sud de sa position de deuxième partenaire commercial de la République Dominicaine
mardi 7 août 2007,
Radio Kiskeya
La Corée du Sud a délogé Haïti de sa position de deuxième partenaire commercial de la République Dominicaine en augmentant de 153.74% (soit 181.25 millions de dollars américains) ses importations de produits dominicains, informe le Centre Dominicain d’Exportation et d’Investissement (CEI-RD).
Les exportations dominicaines vers Haïti ont tout de même crû de 18% en 2006, révèle le CEI-RD. Les matériaux de construction, dont le fer, constituent le gros des exportations dominicaines vers Haïti. Le commerce avec Haïti a atteint 147.19 millions de dollars en 2006, soit une hausse de 18.8% par rapport à l’année précédente (123.89 millions de dollars).
Les Etats-Unis demeurent le premier partenaire commercial de la République Dominicaine. Les exportations dominicaines vers ce pays ont crû de 42.83%, passant de 346.48 millions de dollars en 2005 à 494.88 millions l’année suivante.
La République Dominicaine a exporté en 2006 pour un montant de 85.63 millions de dollars vers le Canada. Ce qui représente, par rapport à 2005, une augmentation de 281.74% des exportations de la république voisine vers le Canada selon les chiffres communiqués par le Centre Dominicain d’Exportation et d’Investissement (CEI-RD). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3956
Préval désamorce une polémique
Un probant conflit a, amiablement, été évité entre le Parlement et l'Exécutif après que le Chef de l'Etat eut décidé vendredi de rencontrer les parlementaires autour de la loi rectificative des Finances 2006-2007 votée par les deux Chambres. Un conflit paraissait imminent entre les deux pouvoirs suite à la décision du chef de l'Etat de ne pas promulguer dans le journal officiel ce moniteur le budget rectificatif.
Au lendemain même d'une motion de censure infligée au ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de coalition, Daniel Elie, députés, sénateurs et le président René Préval s'attablaient sur la désaffectation de certaines rubriques et l'affectation de plusieurs autres dans le budget rectificatif. « Le président René Préval a exprimé sa volonté de trouver une certaine harmonie avec le Législatif pour le vote du budget rectificatif », a estimé Bolivar Richard, l'un des parlementaires ayant répondu à l'invitation du chef de l'Etat au Palais national. A la réunion de vendredi dernier, a-t-il révélé, le chef de l'Exécutif s'est montré opposé à certaines modifications apportées au budget par les parlementaires. « A quelque sept semaines de la fin de l'année fiscale, René Préval a exprimé des doutes sur la capacité des ministères concernés par les affectations à absorber les montants qui leur sont alloués », dit-il.
Les ministères de l'Education nationale, des Affaires sociales et celui des Sports et de l'Action civique sont les grands bénéficiaires des changements majeurs apportés par les parlementaires dans la loi rectificative des finances. La Primature (siège du Premier ministre) et le ministère de la Planification sont les plus touchés par la désaffectation de certaines rubriques faite par le Sénat de la République et la Chambre des députés. Plus de 79 millions de gourdes ont été soustraites du budget de la Primature, selon des chiffres rendus publics. Avant même la rencontre de vendredi dernier à laquelle dix-huit sénateurs et plusieurs dizaines de députés ont pris part, le Chef de l'Etat avait proposé aux présidents des deux Chambres la formation d'une commission composée de techniciens désignés par le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Planification pour travailler conjointement avec les commissions du budget du Sénat de la République et de la Chambre des députés. La mission de cette commission consiste à analyser la pertinence des deux propositions -le budget rectificatif tel que soumis par l'Exécutif et celui voté par le Parlement
Les profondes modifications apportées par les deux Chambres dans la loi rectificative des Finances ne paraissent pas, cependant, contraignantes aux yeux du député Rigaud Bélizaire, rapporteur de la Commission Finances de la Chambre des députés. « Les affectations ont été faites dans des rubriques telles que le paiement d'arriérés de salaire et l'achat d'équipement pour le drainage des rivières ». Rigaud Bélizaire a questionné le mode de décaissement du ministère de l'Economie et des Finances. « Les procédures de décaissement doivent être allégées si on veut que les ministères utilisent les fonds mis à leur disposition », souligne le député.
Rigaud Bélizaire qui devra présenter, cette semaine, le rapport de la commission à l'Assemblée des députés, prévoit déjà un excédent budgétaire qui pourrait être renfloué dans les fonds des communes. Le Parlementaire a, par ailleurs, exprimé certaines inquiétudes par rapport aux retards accumulés dans le dépôt du budget 2007-2008. « Nous risquons de reconduire le budget en cours. Ce serait une mauvaise note pour le gouvernement», craint le parlementaire.
Gillesgonaibo73@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47030&PubDate=2007-08-07
Môle St-Nicolas : une destination méprisée


Pour le développement touristique du Môle St-Nicolas
La mer turquoise, d'intéressants sites de randonnées (Côtes-de-Fer, par exemple), plusieurs monuments historiques (les forts, la batterie de Vallières, l'ancienne et la nouvelle cathédrale), de magnifiques grottes, une situation géographique privilégiée, une baie naturellement protégée sont autant de raisons de promouvoir le tourisme au Môle St-Nicolas.
Malheureusement, il n'existe aucune structure hôtelière dans la ville, à part une auberge d'une dizaine de chambres. Qu'à cela ne tienne. Il suffit de faire venir des investisseurs, de vendre le Môle comme destination touristique, de faire sa promotion, de faire venir des bateaux de croisière (ce qui résout en partie le problème de l'hébergement).
"Plus facile à dire qu'à faire", diront certains. Cela ne doit pas être si difficile que cela puisque plusieurs pays de la Caraïbe ont pu négocier avec des multinationales qui les ont aidés à mettre en place les infrastructures nécessaires. La République dominicaine est un exemple éloquent de ce qui peut être réalisé quand il existe une volonté réelle de bien faire les choses.
Qui ne sait pas que n'importe quelle compagnie organisant des croisières serait prête à participer au bitumage des rues, au renforcement des capacités du secteur de la restauration, à la formation de guides touristiques ?Peut-être, ce qui nous bloque est cette pratique qui exige que nos négociateurs soient, en général, plutôt disposés à négocier, avant toute autre chose, leurs « petits » pots-de-vin, leurs petits «anba tab », réclamant plusieurs millions de dollars à leurs interlocuteurs, une pratique qui, dans le passé, a déjà coûté cher au pays.
Etat des lieuxLa situation, si elle est problématique, est loin d'être alarmante. Les problèmes sont multiples, mais certains progrès ont été réalisés au cours des douze derniers mois.Contrairement à ce que nous avions constaté lors de notre passage, il y a environ un an, les rues de la ville sont éclairées. Les douze premiers lampadaires ont été installés par le sénateur Beauplan. Puis un groupe de citoyens de la ville et de la diaspora, sous la coordination de Edouard Mortimer, a pris l'initiative d'en ajouter d'autres et de fournir une génératrice ainsi que le carburant nécessaire. Une initiative citoyenne louable.
D'après les déclarations du maire principal Gilbert Jean-Charles, les dysfonctionnements enregistrés dans le système éducatif proviennent uniquement du manque de discipline de certains professeurs qui cumulent les retards, lésant les élèves qui risquent, de ce fait, de ne pas boucler leur programme, une situation qui est due à l'absence d'un inspecteur du ministère de l'Education nationale.
SécuritéLa force publique est pratiquement absente si l'on considère qu'il n'y avait que deux policiers pour toute la commune... jusqu'au transfert aux Gonaïves, il y a environ quinze jours, de l'un d'entre eux. Les sections communales sont livrées à elles-mêmes.InfrastructuresLes routes communales, bien que praticables, sont loin d'être ce qu'elles devraient être, et certains sites naturels sont carrément inaccessibles. A l'intérieur de la ville, les rues sont en terre battue, ce qui est particulièrement désagréable quand il vente, ce qui est pratiquement toujours le cas.
La gestion des déchets est l'un des problèmes qui préoccupent l'actuelle administration communale. Le manque de confiance dans l'eau fournie par les robinets pousse la quasi-totalité de la population à consommer de l'eau « traitée » en sachet ou en bouteille. Les contenants en plastique constituent la plus grande source de pollution de la région (ce qui est le cas pour presque toutes nos agglomérations).
Environnement

L'émigration clandestine dans le nord : vers un élément de réponseDepuis
En effet, les autorités policières particulièrement les garde-côtes, l'Autorité Portuaire Nationale et le SEMANAH convergent leur force pour combattre les voyages clandestins qui sont de plus en plus fréquents et désastreux pour le pays. A chaque fois que les gens voyagent dans ces conditions clandestines, les résultats sont toujours les mêmes, c'est la mort ou le refoulement dans la majeure partie des cas.
Mises à part les multiples mesures sécuritaires prises par l'Autorité Portuaire Nationale du Cap-Haïtien selon les prescrits du Code ISPS, une clôture vient d'être érigée sur toute l'étendue du littoral limitrophe de l'aire de l'A.P.N. Tous les voiliers doivent être obligatoirement identifiés et immatriculés pour avoir accès au port et circuler librement. Selon les responsables, dans le cas des bateaux dûment enregistrés, même s'ils font dérogation à la règle, leurs propriétaires seront vite identifiés et traduits en justice. Avec cette immatriculation, il sera plus facile de répertorier les bateaux dans leur trajet.
Pour la petite histoire, le 4 août 1989, la ville du Cap-Haïtien a connu un drame pareil à celui du 4 mai 2007 lorsqu'un bateau transportant vers les Etats-Unis plus de 100 jeunes étudiants, a disparu en haute mer. La misère chronique et l'instabilité politique ont poussé trop d'Haïtiens à se livrer à des voyages clandestins. Nous souhaitons bon travail et bonne chance aux autorités maritimes du Nord, qui, avec les maigres moyens du bord, essaient de fournir un travail remarquable. Hansy Marshansymars@hotmail.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47033&PubDate=2007-08-07
Le directeur départemental annonce les couleurs
Dr Robert Jasmin a annoncé que la direction départementale mènera sous peu une opération pour la régularisation de ce phénomène. Plus de 70 pharmacies illégales sont dépistées.
Si à Port-au-Prince, les inspecteurs du ministère mènent une campagne de saisie de médicaments illégaux, dans le Nord, ces vendeurs ne s'inquiètent même pas de cette mesure :«Bagay sa se pou Pòtoprens li ye.» D'autres se montrent un peu réservés:« Si minis lan pa vle nou fè komès sa, li oblije ba nou yon lòt bagay pou nou fè pou nou voye timoun nou yo lekòl.» Pour certains, cette mesure n'a pas sa raison d'être car ils achètent les médicaments dans les pharmacies de la place. Ils se disent ne pas comprendre pourquoi on leur reproche de vendre des médicaments contrefaits tandis que les pharmacies continuent à écouler ces mêmes médicaments sur le marché et le ministère n'intervient même pas pour stopper ce commerce.
Dans un micro-trottoir réalisé par Le Nouvelliste, la majorité de ces vendeurs se disent prêts à laisser tomber ce commerce s'ils arrivent à trouver un vrai boulot rentable. Ils se demandent à quel saint se vouer avec la prochaine rentrée scolaire? En attendant que ces mesures soient effectives, la population continue à s'approvisionner en médicaments dans ces pharmacies sans la moindre supervision.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47034&PubDate=2007-08-07
Hansy Mars
hansymars@hotmail.com
Un commentaire
« Si minis lan pa vle nou fè komès sa, li oblije ba nou yon lòt bagay pou nou fè pou nou voye timoun nou yo lekòl.»
C’est dans l’idée de cette réflexionque se trouve l’excuse qui argumente toutes les activités anormales et illégales qui ont défiguré et la société et l’environnement haïtiens :
1. C’est presque la faute aux gouvernements si les gens construisent des bidonvilles dans le lit de rivières susceptible de se remplir et causer des désastres.
2. C’est la faute au gouvernement si les gens envahissent les rues et les trottoirs rendant la circulation impossible
3. C’est aussi la faute au gouvernement si les gens vendent des médicaments contrefaits, expirés sans prescription.
Que les gouvernements soient responsables de la misère et la pauvreté qui ont poussé les gens à se convertir en vedette de la débrouille pour survivre peut s’insérer dans une logique de réalité et de vérité absolue.
De là a demander une sorte d’indemnité pour arrêter une activité nocive à la bonne marche de la société c’est un peu exagérer.
Nous semblons être en plein dans le domaine de la fiction du programme DDR.
Les bandits qui ont touché et modifié les structures des familles haïtiennes pourraient s’en sortir en reprenant cette même réflexion qu’on leur donne du travail pour qu’ils arrêtent de kidnapper les individus !
Le plus compliqué de la situation est justement d’arriver à trouver un compromis pouvant satisfaire toutes les parties sans faire preuve de faiblesse et débiliter la notion de la légalité.
Il y tant d’atomes crochus qui adultèrent le fonctionnement de la société en Haïti que le redressement indispensable ne se fera pas sans grincement de dents.
DrJJ
Haïti menacée par une autre onde tropicale
Cette situation synoptique dans les Caraïbes et sur toute l’Atlantique est valable jusqu’au mercredi 8 août 2007, indique le Cnm.
Le Centre national de météorologie prévoit des pluies isolées et quelques orages dans la soirée du 6 août jusqu’au lendemain 7 août.
Dans un bulletin envoyé le 2 août à AlterPresse, le Cnm annonçait que les conditions météorologiques étaient favorables à l’imminence d’intempéries capables de se transformer en dépression tropicale en Haïti.
« Tous les modèles de prévisions numériques nous montrent encore que le centre de ce système ne touchera pas Haïti. Toutefois, les cellules convectives qui l’accompagnent pourraient affecter, cette nuit et vendredi, les villes côtières Sud d’Haïti et quelques autres départements du pays », signalait le Centre national de météorologie d’Haïti.
Du côté de la direction de la protection civile (Dpc), des mesures de prévention sont arrêtées, selon Marie Alta Jean-Baptiste, responsable de cette instance.
Des exercices de simulation s’étaient déroulés les 16 et 17 juillet 2007 dans l’objectif d’évaluer l’efficience et l’effectivité des plans d’urgence et de leurs composantes, ainsi que de tester les systèmes, les moyens et les personnels impliqués dans la mise en œuvre des plans.
Le scénario a simulé le passage d’un cyclone sur le pays, avec la période pré-désastre, avec les phases d’alerte et de préparation et d’évacuation, la phase d’évaluation et d’opérations de premiers secours, de même que la phase de coordination des opérations d’urgence.
En Haïti, les dégâts causés par les cyclones, tempêtes tropicales ou intempéries sont désastreux depuis plusieurs années et laissent de nombreuses familles aux abois. Le passage de la tempête tropicale Jeanne aux Gonaïves le 18 septembre 2004 avait fait plusieurs milliers de morts. [do rc apr 06/08/2007 11 :15]
Un père et son fils décapités dans une localité du département du Centre
Arrestation d’un suspect
lundi 6 août 2007,
Deux membres d’une même famille, Vicel Jean et son fils Raynald Jean, ont été tués dimanche dernier à l’arme blanche par des inconnus à Morne Michel, une localité de Mirebalais (Centre).
Les corps décapités et mutilés des deux victimes ont été découverts tôt dimanche matin par des riverains qui ont vite alerté le Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC). Cette entité fait pratiquement office de police communale depuis la disparition des chefs de section qui occupaient l’échelon inférieur des forces armées dissoutes en 1995.
Un suspect connu sous le nom de Bertho a été appréhendé et placé en garde à vue au Commissariat de police de Mirebalais. Selon, Berthony Jean Baptiste, responsable du CASEC, l’individu en question a cherché la veille à identifier Vicel Jean auprès de plusieurs habitants de la zone.
Aucune information n’est pour l’instant disponible sur les mobiles du double meurtre. [jmd/RK]
Décès de l’économiste et anthropologue français Gérard Barthélémy
Un grand ami d’Haï
Ses funérailles devaient être chantées le lundi 6 août, selon un courriel transmis par ses enfants aux nombreux amis haïtiens de leur regretté père.
Gérard Barthélémy était un grand ami d’Haïti, un pays auquel il a consacré d’intéressantes et précieuses études.
Economiste, puis anthropologue, Gérard Barthélémy a enseigné à Paris VII avant de résider pendant dix ans en Haïti. Il a enseigné à Port-au-Prince l’anthropologie du développement. Au départ d’Haïti, il fut consultant international dans le cadre d’actions de développement.
Quelques unes de ses publications : L’Univers rural haïtien, Le pays en dehors, 1989 ; Les Duvaliéristes après Duvalier, 1992 ; avec Christian Girault, La République d’Haïti, état des lieux et perspectives, 1993 ; Créoles, Bossales - Conflit en Haïti, 2000 ; Les esclaves révoltés à St-Domingue : supplétifs, mercenaires et combattants, 2006.
Gérard Barthélémy fut l’époux de la célèbre conteuse haïtienne Mimi Barthélémy qui, elle-même, a publié de nombreux ouvrages et créé de nombreux spectacles. Aux côtés de Gérard Barthélémy, Mimi a décroché le Becker d’or pour « La reine des poissons » en 1989 et le prix Arletty de l’Universalité de la Langue française pour « La dernière lettre de l’Amiral en 1992 ».
Outre « Haiti, la perle nue » qu’ils ont rédigé et publié de concert en 1999, Gérard Barthélémy a présenté et commenté de nombreux contes de Mimi.
Barthélémy a participé à la commission Debray sur la réorientation des rapports entre Haïti et la France laquelle a publié un copieux rapport dont on attend encore les retombées.
Il ne fut pas qu’intellectuel : il était aussi menuisier.
Gérard Barthélémy savait faire preuve de dévouement dès qu’il s’agissait d’actions menées en direction d’Haïti. Ses travaux ont largement influencé les études sur Haïti.
Après avoir soutenu le Collectif 2004 Images depuis sa création en 2003, Gérard Barthélemy en était devenu le 7 décembre 2006 le Président d’Honneur, aux côtés d’Elie Lescot, Président.
Gérard Barthélémy fut également membre de Gens de la Caraïbe, un réseau créé en 1999 dont la mission est de valoriser, promouvoir et préserver les cultures de la Caraïbe. [jmd/Rk]