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vendredi 19 novembre 2010

Les manifestations violentes sont néfastes pour les acteurs humanitaires

Les agences de l'ONU et les ONG ont appelé mardi soir à une fin immédiate des manifestations violentes au Cap Haïtien. Le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime que les violences sont en train de compromettre les efforts déployés par la communauté humanitaire pour faire face à la grave crise de choléra qui secoue la région. Le Coordonnateur Humanitaire des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, révèle que le personnel médical est submergé alors que les approvisionnements en médicaments et matériel d'hygiène arrivent lentement au Cap Haïtien.
La mortalité liée au choléra ne cesse de grimper et la situation sécuritaire empêche les approvisionnements d'arriver à ceux qui ont le plus besoin d'aide. Le département du Nord fait face à un taux de létalité hospitalière de 7,5%, le plus élevé dans le pays.
« Nous appelons tous les acteurs impliqués dans cette manifestation, clairement orchestrée à arrêter immédiatement leur mouvement afin que les partenaires nationaux, et internationaux puissent continuer à sauver des vies », a insisté M. Fisher.
Les Nations Unies ont jusque là été obligées d'annuler des vols transportant du savon, des approvisionnements en matériel médical et en personnel médical au Cap Haïtien et à Port de Paix. Sur le terrain, Oxfam a suspendu un projet visant à mettre du chlore dans l'eau pour 300.000 personnes dans les quartiers défavorisés, l'OMS a arrêté la formation du personnel médical et 500 tonnes d'aliments ont été pillés et brûlés dans l'entrepôt du PAM.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18467

Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Edmond Mulet, alarmé par les risques que font courir les manifestations à la population

“Chaque seconde qui passe peut sauver ou briser des milliers de vies”, déclare-t-il vendredi 19 novembre 2010, Radio Kiskeya
“Chaque seconde qui passe peut sauver ou briser des milliers de vies”. C’est le cri d’alarme que lance Mr. Edmond Mulet, le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, quatre jours après le début des manifestations qui continuent de paralyser certaines villes du nord du pays.
Les auteurs de ces actes “criminels et irresponsables” a dit Mr. Mulet empêchent l’acheminement de l’assistance médicale et sanitaire aux milliers de patients récemment frappés par l’épidémie du choléra, les condamnant ainsi à une mort certaine.
“Si cette situation perdure, de plus en plus de patients dans l’attente désespérée de soins risquent de mourir ; de plus en plus d’Haïtiens dans l’attente désespérée d’accès à des soins préventifs risquent d’être rattrapés par l’épidémie”, a encore craint Mr. Mulet.
“Malgré les appels pressants de la communauté humanitaire, des routes, des aéroports et des ponts sont toujours bloqués, des barricades sont toujours érigées dans la région de Cap-Haitien, une des régions les plus affectées par la propagation du choléra”, a encore déclaré Mr. Mulet, en appelant à la conscience de ceux qui commettent ces actes et les exhortant à faire preuve de compassion envers ceux de leurs compatriotes dont la vie tient à un fil. [Communiqué de la MINUSTAH en date du 18 novembre 2010]

S’achemine-t-on vraiment vers des élections le 28 novembre ?

Gare aux « impédimentas » de toute nature ! vendredi 19 novembre 2010, Radio Kiskeya
Elections Jour “J moins 9” : Il semble qu’on s’achemine vers la tenue des élections le 28 novembre. Il semble… Car, tout peut encore arriver… Tout peut toujours arriver en « Haïti-Thomas ». A la dernière minute. Ou le jour même. Ou après, par la magie de la tabulation, ou de la « fabulation ».
On voudrait bien être moins sceptiques. Mais, il y a des signes inquiétants. Des faits, des informations et des rumeurs très peu rassurants.
D’abord, les déclarations de l’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis et de la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile sur la distribution d’armes par le pouvoir n’ont jamais été démenties. Aucune investigation d’un quelconque Parquet de la République, encore moins du Gouvernement. Des déclarations qui ont même été quelque peu corroborées par le chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, sur les ondes de Radio Métropole. Il s’est tout de même habilement repris quand il s’est agi pour lui d’être plus précis.
La campagne électorale est déjà émaillée de plusieurs incidents, dont certains graves. En divers endroits, des appréhensions sont exprimées quant à la possibilité de violences le jour du scrutin, avant ou après.
Le moment choisi pour la mobilisation anti-MINUSTAH (Mission de l’ONU) en relation avec le choléra au Cap-Haïtien, à Hinche, à Port-au-Prince, constitue un autre signe troublant au regard de l’échéance électorale. Avec la propagation alarmante du choléra, faut-il y voir vraiment le signe de l’exaspération de la population face à une mission internationale qui, au lieu de nous sortir du gouffre, nous y plonge encore plus profondément au moyen d’une bonne dose d’« excrétas agrémentés de vibrion cholerae sud-asiatique, pour ne pas dire tout simplement népalais ». Faut-il accréditer, peut-être avec la facilité de l’empressement, la thèse de la manipulation des masses par le pouvoir qui ne croirait plus en sa capacité de remporter « totalement » les élections ? Y a-t-il également lieu de croire, comme on le prétend, en l’action funeste d’affidés de certains dinosaures de INITE ou des secteurs mafieux liés à la drogue et au crime ?
Autres signes inquiétants : la difficile élaboration des listes électorales et les problèmes y relatifs entre le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et l’Office National d’Identification (ONI), les graves difficultés enregistrées dans le processus de distribution des Cartes d’Identification Nationale (CIN). Le jour des élections, chacun saura-t-il où voter ? Les électeurs savent-ils où se situent les Centres et Bureaux de vote ? Les Bureaux Electoraux Départementaux (BED) et les Bureaux Electoraux Communaux (BEC) ne vont-ils pas les déplacer à la dernière minute : difficultés techniques programmées ?
Enfin, la pire des inquiétudes demeure le choléra, avec son cortège de morts, de personnes infectées et la psychose qu’il répand.
Entre-temps et malgré tout, la campagne électorale suit son cours. Pour la présidence, sur les 19 prétendants, les plus remarqués sur le terrain sont pratiquement au nombre de sept : Mirlande Manigat (RDNP), Jean Henry Céant (Renmen Ayiti), Jude Célestin (INITE), Michel Martelly (Repons peyizan), Jacques Edouard Alexis (MPH), Yves Cristalin (LAVNI), Leslie Voltaire (Ansanm Nou Fò).
Les candidats ne se sont pas ménagés pour « se vendre » : photos, « billboards », spots publicitaires, débats à la radio et à la télévision ; rassemblements publics, rallyes à travers le pays. Il a fallu beaucoup d’argent. Pour certains, il s’est agi d’une véritable fortune, d’origine assurément douteuse. Pour d’autres, c’est l’audace dans la gêne, l’orgueil d’être irrémédiablement sur la liste et dans la course, avec l’espoir d’être éventuellement « appelé » demain.
Les sondages ne sont pas passés inaperçus, cette fois-ci. D’ailleurs, on est en droit de croire qu’ils ont en quelque sorte influencé et les débats et les intentions de vote. Mais, c’est le 28 novembre qu’on vérifiera véritablement les sondages. Car, s’il y a eu manipulation, le verdict des urnes, dans le cas d’élections régulières, sera fatal pour telle firme, tel candidat, telle candidate ou telle association d’entrepreneurs. Autrement, si les sondages se vérifient, l’on entrera en Haïti dans l’ère fantastique de l’utilisation des grands instruments d’évaluation de comportements et de phénomènes sociaux.
Un grand « absent-présent » dans ces élections qui joue certainement son avenir politique : Jean-Bertrand Aristide.
Jusqu’à preuve du contraire, l’exilé de Prétoria semble avoir choisi de ne supporter aucun candidat. Pourtant, l’arène ne manque pas de lavalassiens, candidats et supporters qui, se réclamant tous de lui, tentent de reconquérir le pouvoir à la faveur des élections.
L’attitude du « Docteur » devrait être appréciée de son-ex-alter ego, René Préval, grand artisan de la pulvérisation du secteur Lavalas. Car, tout appui direct ou indirect d’Aristide à l’un ou à l’autre quelconque des candidats aurait pour conséquence immédiate de reconstituer en quelque sorte « son camp ». Un « camp » qui serait alors placé, même provisoirement, sous le leadership ou le contrôle d’un allié. Mais, justement, l’ancien président ne semble pas croire en l’utilité d’un allié à ce carrefour critique de l’histoire nationale. Du moins, jusqu’à la minute où nous écrivons ces lignes. Il mise sans doute sur l’échec des élections qui justifierait son opinion à savoir qu’il s’agira d’une sélection.
Personne n’entrevoit cependant pourquoi, au cas où les élections seraient vraiment frauduleuses, c’est forcément Jean Bertrand Aristide qui en tirerait des bénéfices politiques. Seuls ceux qui, sur le terrain, ont pris le risque de se lancer dans cette course avec un CEP tel que celui présidé par Gaillot Dorsainvil et un Gouvernement tel que celui dirigé par Préval/Bellerive appuyé par une large frange de la communauté internationale, paraissent être les mieux placés pour, en cas d’élections frauduleuses, se propulser comme leaders incontestables de l’opposition démocratique.
Le « laboratoire » d’Aristide [pour utiliser un terme cher à lui] devrait donc bien mesurer les différents paramètres et voir quel jeu correspond le mieux à la stratégie du « retour », si toutefois ce projet de retour existe. Plus d’uns en doutent, estimant que l’ancien président préfèrerait jouer au trouble-fête, car « hors de lui, point de salut » : aucun nouveau leader de Lavalas et de l’opposition démocratique ne devrait poindre à l’horizon.
Au même titre que Jean Bertrand Aristide, [si sa position est bien celle exprimée en maintes occasions par le Dr Maryse Narcisse], d’autres alliés objectifs de René Préval et de INITE dans le projet de démantèlement définitif de Lavalas sont ces candidats du secteur qui, sans discernement, se dirigent droit vers l’échec. Le venin de l’ambition leur obstrue la vue à un point tel que désister ou s’allier en faveur de l’un quelconque d’entre eux leur parait être l’idée la plus saugrenue.
Pour la super favorite des sondages du BRIDES, Mme Mirlande Hyppolite Manigat (Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes, RDNP), du chemin reste sans doute à parcourir cette semaine. Peut-être qu’elle devrait encore rassurer les plus irréductibles ennemis de la mafia politico-financière et administrative en place sur sa capacité à l’affronter et à créer les conditions d’émergence d’un nouveau système. Car, « n’aura pas raison de ce monstrueux appareil qui vient avec des gants ».
Enfin, deux derniers et importants facteurs du succès aux élections demeurent, pour tous : la capacité de contrôler le scrutin au niveau des Centres et Bureaux de vote, le 28 novembre et, par la suite, le Centre de Tabulation désigné par certains sous le vocable assez évocateur de « Centre de Fabulation ».
Marvel DANDIN
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7246

Haïti: 76 nouveaux morts du choléra

AFP 19/11/2010 Le choléra a fait au total 1.186 morts en Haïti depuis le début de l'épidémie à la mi-octobre, selon le nouveau bilan communiqué par le ministère de la Santé, soit 76 de plus que dans le précédent bilan diffusé mercredi.
Le nombre d'hospitalisations atteint 19.646 depuis le début de l'épidémie, selon ces données qui couvrent la période s'arrêtant le 16 novembre.
A Port-au-Prince, la capitale, où se trouvent de nombreux camps de réfugiés du séisme du 12 janvier aux conditions d'hygiène très insuffisantes, le nombre de décès a été revu à la baisse, passant de 46 mercredi à 42 vendredi.
Le département le plus touché est celui de l'Artibonite, région d'où est partie l'épidémie, avec 617 décès au total.
A un peu plus d'une semaine des élections présidentielle et législatives, la situation est tendue dans la capitale.
Jeudi, plusieurs centaines de jeunes ont pris pour cible des soldats de l'ONU dans le centre de Port-au-Prince, les accusant d'être à l'origine de l'épidémie.
L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a quant à elle alerté vendredi sur la "lenteur du déploiement des secours" face à la progression de l'épidémie et a appelé "tous les acteurs à renforcer leur action".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/19/97001-20101119FILWWW00474-haiti-76-nouveaux-morts-du-cholera.php

Haïti - Patrimoine : Marché Hyppolite, l’échéance du 12 janvier 2011, tient toujours

19/11/2010 05:53:53 Suite aux travaux de construction des fondations de la nouvelle halle Nord, le chantier de restauration du Marché Hyppolite fut prêt dès la fin septembre 2010 à recevoir les pièces métalliques fabriquées au États-Unis par la firme Helmark Steel.
Ce premier stock de poutres, poutrelles, colonnes, de pannes et de chevrons formant l’ossature principale, est arrivé au port de Port-au-Prince le 26 septembre 2010 et a été immédiatement transporté sur le site du chantier. Les travaux de montage débutèrent dès le lendemain pour s’achever 15 jours plus tard.
Parallèlement, ont débuté les travaux du revêtement de parquet de la halle sud. Cette reprise du pavage utilise au maximum les dalles de grès de Barzac (60 cm x 60 cm) récupérées du bâtiment. Les dalles manquantes sont remplacées par du béton orné de motifs. La récupération des briques se poursuit également. Elles sont toutes décapées des traces de mortier antérieur, puis délicatement nettoyées sans toutefois enlever leur patine. Un certain nombre d’entre elles ont été récupérées des constructions démolies par le séisme du 12 janvier et retenues pour leurs caractéristiques physiques similaires à celles du Marché (couleur, composition chimique, résistance mécanique, etc.). Elles sont destinées au montage du muret d’enceinte qui sera surmonté d’un grillage en métal forgé et soudé, tel qu’il était à l’origine.
Actuellement, la structure de la nouvelle halle nord est prête à recevoir les éléments de fermetures et de couverture : fenêtres à persiennes fixes, tympans, lattes, tôles, etc...
Entre temps, le chantier s’est équipé de tours d’éclairage. L’horaire de travail sera sensiblement modifié à partir du mois de novembre. Des équipes d’ouvriers pourront ainsi se relayer et travailler jusqu’à une heure avancée de la nuit. La date d’inauguration du Marché Hyppolite restauré, fixée pour le 12 janvier 2011, tient toujours...

http://www.haitilibre.com/article-1693-haiti-patrimoine-marche-hyppolite-l-echeance-du-12-janvier-2011-tient-toujours.html

MSF alerte sur la lenteur du déploiement des secours en Haïti

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a alerté vendredi sur la «lenteur du déploiement des secours» en Haïti face au développement de l'épidémie de choléra, en appelant «tous les acteurs à renforcer leur action».

«Alors que l'épidémie de choléra prend de l'ampleur, la lenteur du déploiement des secours est désormais très préoccupante», a souligné l'ONG dans un communiqué. «De sérieux manques dans le déploiement de mesures adaptées sapent les efforts pour endiguer l'épidémie».
«L'heure n'est plus aux réunions et aux discussions, mais à l'action», a estimé Stefano Zannini, chef de mission en Haïti. MSF appelle ainsi «tous les groupes et organismes d'aide» présents sur place à «renforcer l'ampleur et la rapidité de leurs efforts».
Selon Stefano Zannini, «un plus grand nombre d'acteurs est nécessaire pour traiter les malades et mettre en place les mesures de prévention nécessaires»: «distribuer de l'eau potable et chlorée» ainsi que du savon, «installer des latrines», «assurer la gestion des déchets et leur enlèvement des structures de soins pour éviter la contamination», «établir des sites d'élimination des déchets à proximité des zones urbaines», «organiser l'enlèvement et l'inhumation des corps des personnes décédées».

1100 morts
Il faut aussi «rassurer la population effrayée par cette maladie totalement inconnue dans le pays, en l'informant des bénéfices de la présence de centres de traitement du choléra à proximité des communautés», détaille l'ONG, qui a monté une vingtaine de ces centres.
Depuis le début de l'épidémie mi-octobre, l'ONG a traité plus de 16.500 malades. Dans la seule capitale de Port-au-Prince, le nombre de personnes se présentant dans les structures gérées ou soutenues par MSF est passé de 350 la première semaine de novembre à 2.250 la semaine suivante.
MSF a acheminé 240 tonnes de matériel et dispose d'un millier d'Haïtiens et 150 expatriés dédiés à la lutte contre l'épidémie. Celle-ci a déjà fait 1.110 morts et touché quelque 18.000 personnes. Pays le plus pauvre du continent américain, Haïti a été frappé en janvier par un séisme faisant 250.000 victimes.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012303244-msf-alerte-sur-la-lenteur-du-deploiement-des-secours-en-haiti
Commentaires:
Comme on a du l'imaginer, le contrôle du choléra en Haïti n'est pas une mince affaire. Il faut l'intervention de plusieurs acteurs dont essentiellement les secteurs officiels du gouvernement. Ils doivent être directement impliqués aux côtés des ONGs.
Des fonds doivent être mis à leur disposition aussi. Et que l'histoire de la corruption endémique et ancestrale ne soit plus utilisée comme remparts pour les exclure. Il faut se rappeler que le gouvernement actuel est un pur produit de la communauté internationale.

Le cadeau des écrivains haïtiens au Québec

Publié le 19 novembre 2010
Chantal Guy, La Presse
Après le grand mouvement de solidarité envers Haïti qu'on a vu au Québec après le 12 janvier, c'est au tour des écrivains haïtiens de venir à notre rencontre. Une vingtaine d'entre eux, parmi les voix les plus vivantes de la littérature haïtienne, sont là pour offrir le meilleur d'eux-mêmes, malgré le pire qui sévit dans leur pays.
C'est toute une délégation que vous pouvez croiser au stand de Mémoire d'encrier, dirigé par Rodney Saint-Éloi, qui a organisé avec le Salon du livre l'événement Haïti Solidarité. Car, ne l'oublions pas, au moment du séisme, Port-au-Prince s'apprêtait à célébrer une année exceptionnelle pour ses écrivains couronnés de prix un peu partout dans le monde.
Ils sont une vingtaine, d'ici et d'Haïti, à tenir le fort. En dépit de la destruction, du choléra, des tensions, des élections, plusieurs sont arrivés mercredi soir pour participer au Salon du livre de Montréal. «Il fallait faire quelque chose, explique Dany Laferrière. Par ce geste, c'est Haïti qui apporte quelque chose au Québec, c'est un changement dans le mouvement. Ce que les Québécois attendent depuis un moment, c'est que les gens se relèvent et ils sont là pour montrer que l'esprit n'est pas mort. Ces écrivains ont été touchés par la catastrophe, mais ils écrivent quand même.»
Parmi eux, le jeune poète Makenzy Orcel, qui vit sous la tente au coeur de Port-au-Prince. Il vient de publier son premier roman, Les immortelles. En hommage aux prostituées de sa ville qui sont mortes, anonymes, pendant le séisme. «Après le tremblement de terre, je ne voulais plus écrire, mais c'est devenu une priorité. Quand j'ai marché dans Grand-Rue, j'ai vu que tous les bordels étaient tombés. Je voulais donner une voix aux sans-voix, à ces prostituées que tout le monde oublie.»


Littérature féminine
Kettly Mars est une figure importante de la littérature haïtienne actuelle - d'ailleurs, il faut découvrir les écrivaines haïtiennes, plutôt époustouflantes en général. Son plus récent roman, Saisons sauvages, raconte une passion contre nature sous l'ère Duvalier. «La culture et la créativité haïtienne, c'est notre bannière, notre fierté qui nous permet de transcender la situation. Je suis encore plus déterminée à écrire qu'avant.»
Emmelie Prophète, qui nous avait déjà offert Le testament des solitudes, a terminé son dernier roman, Le reste du temps, bouleversant témoignage romanesque sur le journaliste Jean Dominique (assassiné en 2000), peu après le séisme. «J'ai dû faire beaucoup d'effort pour ne pas que le séisme entre dans ce roman. Car le décor dans lequel nous campons nos histoires n'existe plus, nous avons perdu nos repères.» Emmelie est aussi responsable de la Direction nationale du livre en Haïti. Elle a mis sur pied le programme Un livre à la maison, pour que les enfants aient accès à au moins un livre chez eux. «La culture est toujours une urgence, celle de partager le savoir», dit-elle. D'ailleurs, elle déplore le fait que la littérature québécoise ne soit pas plus connue en Haïti. Elle songe même, très sérieusement, à créer une librairie pour combler cette lacune. Car, après tout, il y a bien une Librairie du Québec à Paris.
Un autre acteur du domaine littéraire en Haïti est Clément Benoit II (oui, comme le pape!). Il a créé la bibliothèque Georges-Castera et s'occupe de l'initiative Livres en liberté, qui consiste à diffuser la littérature dans les coins les plus reculés du pays. «Nous invitons aussi les écrivains à rencontrer les lecteurs, c'est essentiel.» Un travail héroïque, selon Makenzy Orcel.
Du côté des essais, Leslie Péan signe un des textes du collectif Refonder Haïti, qui vient tout juste de paraître chez Mémoire d'encrier. Sur la situation actuelle dans son pays, il dit: «Il ne faut pas que le choléra serve à la continuation des mauvaises politiques actuelles.» D'ailleurs, tous les auteurs invités estiment que les élections doivent avoir lieu, qu'il faut un renouvellement politique. Et pour lui, Montréal est un carrefour important de la culture française, de l'intelligentsia des Caraïbes et de l'Afrique. «C'est un pôle francophone qui permet l'éclosion de cultures venant d'autres espaces francophones que Paris.»

Des nouvelles du pays
C'est finalement un grand rendez-vous entre le Québec et Haïti pendant ce salon. Vous pourrez aussi croiser Gary Victor, Lyonel Trouillot, Christophe Charles, Stanley Péan, Rodney Saint-Éloi, Joël DesRosiers ou Gary Klang pendant votre passage au salon. Enfin, sachez que le stand de Mémoire d'encrier offre une bibliographie de grande qualité concernant la littérature haïtienne, si vous voulez y plonger - faites attention, on n'en revient pas. Les écrivains seront tous là pour vous conseiller et, disons-le, c'est une façon très intéressante de prendre des nouvelles d'Haïti par les gens les plus concernés par sa situation.
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201011/19/01-4344267-le-cadeau-des-ecrivains-haitiens-au-quebec.php

Haïti: «La MINUSTAH ne fait qu'aggraver nos problèmes»

Publié le 19 novembre 2010
Un manifestant brandit une pancarte à Port-au-Prince où on
 peut lire, en créole, que «le MINUSTAH et le choléra sont jumeaux».
Le MINUSTAH est la force de stabilisation des Nations unies.

Photo: Emilio Morenatti, Associated Press

Agnès Gruda, envoyée spéciale

La Presse
(Haïti) Ils n'étaient pas très nombreux, quelques centaines tout au plus. Mais ils étaient gonflés à bloc. Pendant une bonne partie de la journée d'hier, des manifestants ont semé la pagaille au centre de Port-au-Prince. Ils ont lancé des pierres, brûlé des pneus, saccagé des autos.
Coiffés de casques bleus en forme de pots de chambre, ils ont joué au chat et à la souris avec la police, qui a tenté de les stopper en tirant des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Mais leur véritable cible, c'était la MINUSTAH, la force de stabilisation des Nations unies qu'ils croient responsable de l'épidémie de choléra qui a déjà fait plus d'un millier de victimes en Haïti. Et dont ils exigent le départ.
«Il faut que les criminels qui ont jeté des matières fécales dans la rivière soient jugés!» Comme d'autres manifestants, l'enseignant Josué Merilien croit dur comme fer qu'un contingent népalais de l'ONU a délibérément contaminé la rivière Artibonite, où l'épidémie a pris naissance.
«Le choléra est en train d'envahir le pays. La MINUSTAH ne fait qu'aggraver nos problèmes, il faut qu'elle parte», dénonçait-il hier.

Un début pacifique
La manifestation a commencé pacifiquement, près du Champ-de-Mars, cette vaste place au centre de la capitale qui, depuis le tremblement de terre du 12 janvier, a cédé la place à un immense bidonville. «MINUSTAH c'est le caca, MINUSTAH c'est le choléra», scandaient les manifestants.
À un moment, le groupe a remonté l'une des grandes artères de la ville, l'avenue Bourdon, vers une base de Casques bleus. La tension devenait de plus en plus palpable. Dans la foule, pas une seule femme. Que des hommes. Et quelques garçons, les poches remplies de pierres.
Dans un des incidents les plus violents de cette journée d'émeutes, les manifestants ont lancé des pierres sur un véhicule blanc abritant une dizaine de Casques bleus brésiliens.
Alexis Clérius, un homme dans la quarantaine qui marchait au pas de course en brandissant un morceau de ciment au bout du bras, n'hésitait pas à annoncer ses couleurs: «Je veux provoquer l'ONU!»
Le groupe se déplaçait sans cesse, courant dans les rues et essayant de semer la police. Il laissait derrière lui des rues jonchées de détritus et des colonnes de fumée s'élevant dans l'air.
Par moments, le message devenait plus politique: rue du Bois Vernat, des manifestants ont fabriqué un faux cercueil avec des affiches électorales de Jude Célestin, candidat à la présidentielle du 28 novembre, qui a l'appui du président actuel, René Préval.
Mais pourquoi donc les Nations unies auraient-elles fait exprès pour propager le choléra? «L'ONU est venue ici pour nous tuer, elle empoisonne notre eau, elle veut déstabiliser ce pays», a lancé un des manifestants.
«Occupation»?
Plusieurs réclamaient une «réparation» pour les familles des victimes. Certains faisaient allusion à une photo qui a circulé sur l'internet et où l'on voit un camion portant l'inscription «UN» déverser une eau brunâtre dans une rivière.
Et en cette journée de fête nationale où Haïti commémorait une grande bataille qui lui a permis de chasser les Français et d'accéder à l'indépendance, le mot «occupation» était sur toutes les lèvres.
«Tout ce que je veux, c'est que mon pays soit indépendant», a confié Jean-Pierre Olriche, étudiant de 22 ans.
Mais, au-delà du groupe de protestataires, l'idée du départ des troupes internationales était loin de faire l'unanimité. «La MINUSTAH nous donne la sécurité, si elle s'en va, ici, ça va se remettre à tirer», croit Phozer Louis, notre guide dans le quartier populaire de Cité Soleil. «C'est sûr que j'aimerais que la MINUSTAH quitte ce pays, mais avant, il faut qu'on se réorganise. Nous ne sommes pas prêts.»
Malgré les colonnes de fumée et les images d'hommes en colère, la manifestation d'hier n'était pas plus effrayante qu'une émeute de la Coupe Stanley à Montréal... Mais les événements d'hier faisaient écho au mouvement de protestation contre les Casques bleus qui sévit depuis plusieurs jours dans la deuxième ville du pays, Cap-Haïtien. Et où, sous prétexte de punir ceux qu'ils croient responsables de la nouvelle catastrophe qui s'abat sur leur pays, des manifestants sont en train de mettre en danger la vie de leurs compatriotes.
Une ville isolée
Depuis quatre jours, cette ville est coupée du reste du pays. L'aéroport est fermé. Les manifestants ont dressé des barrages qui ferment toutes les routes donnant accès à Cap-Haïtien.
Résultat: les organisations humanitaires ne peuvent plus faire leur travail. «Depuis lundi matin, nous avons dû arrêter toutes nos interventions. Les rues sont bloquées physiquement et nous ne pouvons pas nous rendre dans les bidonvilles où on travaille», dit Julie Schindall, d'Oxfam. Dans ces bidonvilles, Oxfam nettoie l'eau avec du chlore pour la purifier. Or, qui dit eau sale dit choléra...
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201011/18/01-4344184-haiti-la-minustah-ne-fait-quaggraver-nos-problemes.php

jeudi 18 novembre 2010

Culpan a los soldados nepalíes de la epidemia de cólera... Los haitianos se lanzan contra los cascos azules: 'La ONU quiere matarnos'

* La Policía dispersa con gases lacrimógenos a varios cientos de manifestantes

* Gritaban 'la ONU quiere matarnos' y 'Minustah deja excrementos en la calle'
* Jóvenes habitantes de los campamentos llaman a la 'revolución social'
* Los gases afectaron a algunos niños que quedaron inconscientes
Jacobo G. García , AFP, Efe
Puerto Príncipe
Los haitianos han quemado neumáticos y botes de metal.
Efe
Minustah, cómete tu mierda. Ustedes trajeron el cólera ustedes se lo llevan". Ives Pierre Luis, de 50 años, no habla, grita, con una piedra en la mano justo en el momento en que la policía haitiana comienza a lanzar gases lacrimógenos contra los manifestantes.
Barba blanca, pantalón descosido, zapatillas de deporte rotas y una pancarta en la otra mano que muestra a un soldado de la ONU subido a una tanqueta y con una gran cruz encima.
Como si fuera una más de las desgracias que asedian Haití, varios cientos de iracundos haitianos se echaron este jueves a las calles de Puerto Príncipe para exigir a pedradas, y sembrando las calles de barricadas, la salida del país de la Misión de Naciones Unidas para la Estabilización de Haití (Minustah). Algunos sectores culpan a la Minustah de la epidemia de cólera que sufre el país.
Jóvenes habitantes de los campamentos llamaron a la "revolución social", mientras grupos de estudiantes gritaban "el cólera nos lo trajeron ustedes", "Minustah vete de aquí", "Minustah difunde excrementos en la calle", "la ONU quiere matarnos".
Represión policial
La Policía haitiana dispersó violentamente con gases lacrimógenos a los manifestantes a la altura de la avenida 'La Lue', según denunció el dirigente político Simeon Wisly, líder de uno de los movimientos de la plataforma 'Liberation'. Los gases, según denunciaron varias personas, afectaron a algunos niños que quedaron inconscientes. En las inmediaciones se pudo observar a personas muy nerviosas y a familias que corrían, tratando de huir.
Las secuelas del terremoto, los muertos del cólera y ahora la tensión electoral se han unido en un cóctel que este jueves estalló en Puerto Príncipe pero que por tercer día consecutivo ha sembrado de barricadas, neumáticos en llamas y basura Cabo Haitiano, la segunda ciudad más importante del país. Y como objetivo, siempre el mismo: los cascos azules de la ONU.
En pocos días, lo que hasta ahora fue un contingente multinacional enviado para pacificar el país tras las revueltas que expulsaron del país y del poder a Jean Bertrand Aristide (2004), se han convertido en un símbolo de todos los males que vive Haití.
Todo el país señala a los cascos azules de Nepal como los culpables de haber importado al país una epidemia que ya se ha cobrado la vida de más de 1.100 personas y ha enviado al hospital a 18.000, según las cifras más optimistas.
De nada ha servido el discurso del martes por radio y televisión del presidente, René Preval: "Estos sectores violentos quieren sembrar la discordia entre Gobierno, Minustah y población. Estamos ante un intento de desestabilización", explicó. Preval se refería así al tenso clima político que se vive en el país, donde varios candidatos se han acusado entre ellos de azuzar las protestas y de distribuir armas entre la población, lo que podría agravar la situación ante los comicios.
La expulsión de 100 soldados de Sri Lanka en 2007, acusados de pagar un dólar a niñas a cambio de sexo, ha echado más leña a la delicada situación que se vive. La ONU mantiene que no hay pruebas contra sus soldados, pese a que el brote es similar al detectado en el sur de Asia. Los análisis realizados a sus soldados no han encontrado pruebas que lo demuestre.
A pesar de que este jueves era día festivo en Haití en recuerdo de una de las más importantes batallas por la independencia del país, las protestas siguieron por cuarto día consecutivo en Cabo Haitiano, que vive una especie de estado de sitio tras la muerte de tres personas por disparos de las fuerzas de paz.
Este jueves, un equipo de 11 voluntarios estadounidenses fue agredido por hombres armados. Los cooperadores, pertenecientes a una organización cristiana, lograron abandonar la ciudad en dirección a República Dominicana antes de ser linchados por la turba. La situación en Cabo Haitiano continúa muy tensa, las barricadas se multiplican y la organización Oxfam decidió detener sus tareas humanitarias. La radio local 'Metropole' hablaba de ocho muertos en un solo día.
El miedo dificulta la atención a los enfermos
El temor de la población de Cabo Haitiano a salir a la calle tras los incidentes de los últimos días dificulta la asistencia a los enfermos de cólera en la zona, dijo el portavoz de la Minustah, Vincenzo Pugliese.
Pugliese dijo que las calles de Cabo Haitiano están vacías, en parte también porque este jueves es jornada festiva en todo el país, e insistió en que ello supone un obstáculo para la gestión sanitaria de la epidemia de cólera, enfermedad de la que hay numerosos afectados en esta zona.
Además, el aeropuerto está cerrado y hay una gran paralización en la ciudad, donde "los enfermos no pueden llegar a las clínicas por el miedo de la población y la situación puede empeorar", explicó Pugliese. Añadió que, además, en esa situación "los recursos humanos no pueden llegar para hacer frente a la epidemia".
"Un enfermo de cólera necesita recibir asistencia en tres horas para sanar", pero en la actual situación "el paciente que está en su casa y no puede salir porque hay barricadas, se muere", enfatizó.

http://www.elmundo.es/america/2010/11/18/noticias/1290095758.html

EU to member states: Haiti needs aid

The Associated Press Thursday, November 18, 2010; 7:31 AM
BRUSSELS -- The European Commission is urging EU governments to provide beds, medical expertise, ambulances, medicine and other aid to help Haiti combat its cholera epidemic.
It says Haiti lacks the basic skills, tools and equipment needed to fight a disease that is little known to Haitian health workers and citizens.
EU Humanitarian Relief Commissioner Kristalina Georgieva said Thursday that the month-old cholera epidemic has killed 1,100 people in Haiti and hospitalized more than 18,000.
She said there is a need for medical expertise, beds, epidemiological expertise, antibiotics, intravenous catheters and body bags.
Georgieva said: "This is a very difficult moment for Haiti. It is likely to get worse before it gets better."

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/18/AR2010111801416.html

Cholera protesters attack cars in Haiti capital

By JONATHAN M. KATZ, The Associated Press
Thursday, November 18, 2010; 5:17 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Anti-U.N. violence spread to Haiti's capital Thursday as protesters blocked roads and attacked foreigners' cars over suspicions that peacekeepers introduced a cholera epidemic that has killed more than 1,100 people.
The unrest followed three days of similar violence in northern Haiti. The protests come a little more than a week before national elections, and the U.N. has characterized them as political. Some demonstrators threw rocks at an office of President Rene Preval's Unity party and tore down campaign posters.
But the protests are fueled by suspicions, shared by some U.S. disease experts, that a contingent of Nepalese soldiers brought cholera with them to Haiti and spread the disease from their rural base into the Artibonite River system, where the initial outbreak was centered.
The disease is new to Haiti and was not expected to strike this year despite rampant bad sanitation and poor access to drinking water.
The 12,000-member U.N. Stabilization Mission in Haiti, or MINUSTAH, which has been the dominant security force in Haiti for six years, denies responsibility for the epidemic.
Standing before the thick black smoke of blazing tires Thursday, protesters yelled "We say no to MINUSTAH and no to cholera" and carried signs reading "MINUSTAH and cholera are twins." The windows of several cars belonging to the U.N. and humanitarian groups were broken.
Haitian police fired tear gas at the protesters on the central Champ de Mars plaza, and clouds of choking irritants blew into nearby tent shelters of thousands made homeless by the Jan. 12 earthquake.
"I survived the quake but the police are going to kill me with gas," Marie Paul Moses said as she fled the white cloud.
Aid workers, including U.N. humanitarian agencies that are structurally separate from the peacekeeping force, called for calm, saying the violence is hampering efforts to treat the tens of thousands of people stricken with cholera.
The disease is spread by contaminated fecal matter. Health experts say it can be easily treated with rehydration or prevented outright by ensuring good sanitation and getting people to drink only purified water.
But after years of instability, and despite decades of development projects, many Haitians have little access to clean water, toilets or health care.
Associated Press writer Evens Sanon contributed to this report.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/18/AR2010111803636.html

Choléra en Haïti: guérilla urbaine contre les Casques bleus

Publié le 18 novembre 2010 Stéphane Jourdaine, Agence France-Presse
Port-au-Prince
À plusieurs intersections dans le centre de Port-au-Prince,
les manifestants ont érigé des barricades.
Photo: Emilio Morenatti, AP
Jets de pierre contre les Casques bleus, barricades dressées aux carrefours, coups de feu et gaz lacrymogènes: les scènes de guérilla urbaine se multipliaient jeudi dans le centre de Port-au-Prince où les manifestants reprochent à l'ONU d'avoir introduit le choléra en Haïti.
Sous une chaleur accablante, criant en créole «le choléra, c'est la MINUSTAH qui nous a donné ça», quelque 150 jeunes se sont retrouvés dans le centre de la capitale pour demander à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) de quitter le pays, en pleine psychose liée au choléra.
Dès le départ du rassemblement, les manifestants se jettent sur les pierres qui se trouvent partout dans les rues depuis le séisme du 12 janvier pour caillasser une petite dizaine de Casques bleus brésiliens qui passent à bord d'une camionnette blanche à l'effigie de l'ONU».
Sous une pluie de pierres, les militaires mettent en joue les manifestants qui les entourent. En vain. Dans un crissement de pneus, la camionnette part en trombe. Un soldat tombe par terre, essuie les jets de pierre et remonte dans le véhicule qui prend la fuite.
Les manifestants courent dans la rue. En quelques minutes, ils sont plusieurs centaines. Certains portent un masque. Ils disent qu'ils veulent se rendre à une base de la MINUSTAH à Gourdon. Dans une rue qui part du centre, ils sont stoppés par des militaires en treillis kaki non identifiés.
Des coups de feu sont tirés, sans que l'on puisse dire d'où ils proviennent. Plus loin, des gaz lacrymogènes tirés par d'autres militaires dispersent les manifestants avant qu'ils ne se rassemblent à nouveau sur la place du Champ de Mars, devant le palais présidentiel en ruines.
«L'ONU est venue ici pour nous tuer, pour nous empoisonner», crie Alexis Clérius, un agriculteur de 40 ans alors qu'il érige une barricade au milieu de la place. «Révolution sociale», crient en coeur ses amis, en sueur sous le soleil de plomb.
Un jeune porte une croix en bois sur laquelle il a fixé une grande photo d'un Casque bleu. Des étudiants qui manifestent contre le parti Unité du président René Préval rejoignent les émeutiers avec un cercueil en bois aux couleurs du parti. Ils brûlent des pneus et le cercueil dans des cris de joie.
Puis ils enlèvent les toilettes en plastique installées dans le camp par l'ONG Action contre la faim pour les jeter dans la rue. D'énormes bennes à ordure en fer sont couchées au milieu de la chaussée.
Les affrontements vont durer plusieurs heures au milieu du camp de déplacés où des milliers d'Haïtiens vivent sous des tentes. D'un côté, les jeunes qui jettent des pierres. De l'autre des blindés de l'ONU qui tirent des gaz lacrymogènes sous le regard dépité des familles qui vivent là.
Au lendemain du séisme, les Haïtiens avaient l'habitude de s'appliquer du dentifrice à la menthe sous les narines ou de s'introduire des quartiers de citron dans le nez pour lutter contre l'odeur âcre des cadavres. Les mêmes techniques servent maintenant à se protéger des gaz lacrymogènes.
Une femme en pleurs qui n'a rien à voir avec les heurts se renverse un seau d'eau sur le visage pour limiter les effets de ces gaz. Une autre observe les jeunes. «Ils devraient nous aider à lutter contre la maladie en nettoyant le camp, au lieu de nous créer de nouveaux problèmes», juge Marta Joseph, 22 ans.
Sous les drapeaux tricolores de l'ambassade de France qui jouxte la place, les gendarmes s'inquiètent de la situation. «C'est dégagé derrière» dit l'un d'entre eux dans un talkie-walkie. «Ca peut dégénérer. Aujourd'hui, c'est l'ONU qui est attaquée. Demain ça peut être tous les étrangers», dit un autre à l'AFP.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/18/01-4344031-cholera-en-haiti-guerilla-urbaine-contre-les-casques-bleus.php

Choléra en Haïti: des jeunes attaquent des Casques bleus

Publié le 18 novembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Plusieurs centaines de jeunes ont pris pour cible jeudi les soldats de l'ONU dans le centre la capitale haïtienne Port-au-Prince, lançant des pierres et érigeant des barricades lors d'une manifestation suscitée par l'épidémie de choléra, a constaté l'AFP.
Les jeunes s'en sont pris à une petite dizaine de soldats de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui se trouvaient à l'arrière d'une camionnette découverte. Un des soldats, qui avaient mis en joue les manifestants, est tombé du véhicule avant de réussir à y remonter.
Les jeunes manifestants qui s'étaient rassemblés sur la place du Champ de Mars, tout près du Palais présidentiel, criaient des slogans en créole tels que «Le choléra c'est la Minustah qui nous a donné ça» ou «Minustah allez-vous-en». Une pancarte indiquait toujours en créole: «La Minustah répand des excréments dans la rue». Les jeunes cherchaient à se rendre au siège de la Mission de l'ONU.
La veille, un homme a été tué par balles et plusieurs personnes ont été blessées, après des heurts également entre Casques bleus et manifestants au Cap-Haïtien, dans le nord du pays.
L'épidémie de choléra, qui sévit depuis la mi-octobre, à déjà fait plus de 1100 morts dans le pays, le plus pauvre du continent américain.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/18/01-4344031-cholera-en-haiti-des-jeunes-attaquent-des-casques-bleus.php

Haïti choléra: la Croix-Rouge française prend en charge 35 centres de soins

PORT-AU-PRINCE - La Croix-Rouge française (CRF) a annoncé jeudi qu'elle allait "prendre en charge l'ensemble des 30 centres de soins de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, pour y installer des unités de traitement du choléra (UTC)", afin de lutter contre une épidémie qui a déjà fait plus de 1.000 morts dans le pays. Cinq autres UTC sont installées dans la région du Bas Artibonite. Ces UTC permettent "d'apporter les premiers soins aux personnes se présentant avec les symptômes de la maladie et d'orienter les cas les plus sévères vers les centres de traitement du choléra (CTC) installés en ville".
A Port-au-Prince, "plus de 45.000 personnes vivant dans les 18 camps et 6 quartiers où la Croix-Rouge française intervient, ont déjà été sensibilisées, grâce à la présence quotidienne sur le terrain d'une trentaine de volontaires de la Croix-Rouge haïtienne", indique la CRF.
"Des équipements sanitaires tels que des futs d'eau, du chlore et des équipements de protection ont été installés et distribués dans tous les camps" ajoute la CRF.
Le bilan de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre a dépassé les mille morts, avec un total de 1.034 décès, selon des chiffres publiés mardi par le ministère de la Santé.
Le ministère haïtien dénombre aussi sur son site internet 16.799 hospitalisations depuis le début de l'épidémie, soit 2.157 de plus que lors du dernier bilan. Par ailleurs, il fait état de 38 décès dans la capitale Port-au-Prince, contre 27 précédemment.
(©AFP / 18 novembre 2010 10h29)
http://www.romandie.com/ats/news/101118092901.s8q0vt4z.asp

Choléra : la Rép. dom. prend des mesures draconiennes

Publié le 18/11/2010 12:04:00 Il y a des pays où le cauchemar semble ne jamais devoir finir. Alors qu'une grande partie de la population d'Haïti vit depuis le tremblement de terre de janvier 2010 dans des camps de réfugiés où les conditions sanitaires sont déplorables, une épidémie de choléra s'est déclarée en octobre dernier. Le bilan officiel fait état de plus de 1 000 décès en un mois de ce côté de l'île d'Hispaniola.
Résultat, les Haïtiens cherchent plus que jamais à quitter leur pays, et, de l'autre côté de l'île, la République dominicaine fait face à un afflux de sans-papiers. 200 d'entre eux ont par exemple été arrêtés hier dans le Nord-Ouest du pays. Un premier cas de choléra a été officiellement constaté en Rép. dom., en l'occurrence un ouvrier haïtien de 32 ans qui revenait de vacances en Haïti. Selon certaines sources, d'autres cas ont déjà été pris en charge mais n'auraient pas été reconnus officiellement.
Face à ce début d'épidémie, les autorités dominicaines généralisent l'utilisation de chlore pour purifier l'eau et ont "décidé de renforcer les contrôles sanitaires et de tout type dans la zone frontalière", selon les déclarations du ministre de la Santé. La République dominicaine limite ainsi au maximum l'entrée d'Haïtiens sur son territoire et les échanges commerciaux depuis le début de l'épidémie. Les effectifs ont été doublés aux frontières et les commerçants haïtiens, qui viennent sur les marchés vendre leurs produits, sont refoulés.
Le choléra est fatal dans plus de la moitié des cas, et se transmet par voie orale, notamment à travers l'eau et les aliments.
C.R.
http://www.pros-du-tourisme.com/actualites/detail/33160/cholera-la-rep-dom-prend-des-mesures-draconiennes.html

Un cas de choléra signalé en Floride

AFP .- 17/11/2010 Mise à jour : 19:24 Réagir Un premier cas de choléra lié à l'épidémie qui sévit depuis la mi-octobre en Haïti a été découvert en Floride (sud-est des Etats-Unis) chez une femme qui a récemment rendu visite à de la famille dans le pays, rapportent les médias locaux.
"Elle se porte tout à fait bien", a déclaré le Dr Thomas Torok, spécialiste du choléra au département de la santé de l'Etat de Floride, interrogé par le journal Miami Herald.
"D'autres cas possibles font l'objet d'une enquête", a-t-il dit. L'identité de la malade n'a pas été divulguée, mais le Dr Torok a précisé qu'elle n'occupait pas un emploi en contact avec le public, limitant les risques de transmission du choléra à d'autres personnes. Elle était rentrée d'Haïti il y a une semaine, montrant les symptômes de la maladie qui a ensuite été diagnostiquée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Selon le Miami Herald, la famille de cette femme vit dans la vallée de l'Artibonite, à l'origine de l'épidémie de choléra qui a fait 1.110 morts en Haïti. Les autorités de Floride ont été sensibilisées à la nécessité de tester rapidement les personnes montrant des symptômes du choléra. Cet Etat compte 240.000 personnes nées en Haïti, qui retournent régulièrement dans le pays.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/17/97001-20101117FILWWW00634-un-cas-de-cholera-signale-en-floride.php

mercredi 17 novembre 2010

L'UNICEF se mobilise contre le choléra en Haïti

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) annonce une forte mobilisation, dans le but de contenir l'expansion de l'épidémie en Haïti.
Dans un communiqué, l'organisation prévient également qu'aujourd'hui avec 50% de la population âgée de moins de 18 ans, une grande quantité d'enfants est affectée par cette épidémie qui a déjà fait plus d'un millier de morts.
« Nous travaillons en proximité avec les communautés et nos partenaires pour contenir les dernières expansions du choléra. Notre plus grande peur est que la maladie ne se répande à travers les zones du pays qui sont rurales et reculées, les quartiers défavorisés de Port-au-Prince, les camps de déplacés ainsi que dans les écoles et les centres résidentiels où il sera difficile de la combattre », a déclaré Françoise Gruloos-Ackermans, Représentante de l'UNICEF en Haïti.
Madame Gruloos-Ackermans a fait remarquer Dès le début, l'UNICEF a été consciente des besoins des communautés rurales et a déployé en urgence des équipes dans ces endroits afin d'intervenir.
L'objectif de l'UNICEF est d'atteindre les enfants vivant dans les régions reculées et dans les quartiers surpeuplés de Port-au-Prince.
« Nous renforçons nos opérations avec notre personnel et toutes nos ressources. Ceci en mobilisant nos partenaires et en réajustant les stocks que nous avons prépositionés pour répondre à l'urgence et nous assurer que nous couvrons tout le pays dans la mesure du possible », a ajouté Gruloos-Ackermans.
« Depuis l'apparition de l'épidémie de choléra, l'UNICEF a distribué des millions de tablettes aquatabs pour la purification de l'eau, des milliers de barres de savon, plusieurs tonnes de produits chlorés pour assainir le système d'adduction d'eau dans la capitale et dans d'autres endroits du pays. Les hôpitaux et les centres de santé, à Port-au-Prince, ont reçu de l'eau potable et des produits pour l'assainissement ainsi qu'un kit de santé contenant des produits chlorés et également des latrines portables. » peut –on lire dans le communiqué.
L'UNICEF a assisté l'Organisation Panaméricaine de la Santé/Organisation Mondiale de la Santé (OPS/OMS) et certaines ONGs dans l'installation des Centres de Traitement de Choléra (CTC) dans la capitale et dans les zones rurales. Des milliers d'enfants et de parents ont accès aux messages de promotion d'hygiène incluant la campagne de sensibilisation à travers les radios et par les affiches.
« L'UNICEF travaille de concert avec le gouvernement et les agences de l'ONU, dont le Programme Alimentaire Mondial (PAM), pour atteindre 5 000 écoles par la promotion d'hygiène, la distribution de savons, l'accès à l'eau potable ainsi que l'entretien et l'amélioration de l'hygiène. De plus, l'UNICEF forme des professeurs sur la promotion d'hygiène pour atteindre les 22 000 écoles du pays. », Conclut le communiqué.
EJ/Radio Métropole

Préval menace de punir les auteurs d'actes de violence au Cap Haïtien

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, met en garde contre les conséquences de l'instrumentalisation de l'épidémie du choléra par des secteurs politiques. Dans une adresse à la nation 48 heures après le début des manifestations violentes contre les casques bleus de la Minustah au Cap Haïtien et à Mirebalais, M. Préval a prévenu que son gouvernement utilisera tous les moyens légaux pour sanctionner les auteurs d'actes de violence. Dénonçant l'attaque et le pillage de plusieurs entrepôts, René Préval estime que ces secteurs veulent semer la discorde entre le gouvernement, la population et la Minustah. Le président Préval déplore ce qu'il considère comme une tentative de déstabilisation et averti que la violence ne fera qu'aggraver l'épidémie de choléra. Entre autres l'acheminement des pastilles de purification d'eau et l'inhumation des cadavres seront perturbés.
S'adressant aux acteurs sociaux impliqués dans la lutte contre l'épidémie le président Préval a attiré l'attention sur la nécessité de maintenir la solidarité. Il appelle la population à s'impliquer dans cette solidarité en évitant la panique, la discorde et le pillage des entrepôts.
Préval espère que les partenaires du gouvernement auront la capacité de convaincre la population à ne pas faire le jeu de ceux qui défendent leurs intérêts mesquins.
En ce qui a trait aux revendications des manifestants, le chef de l'Etat promet la réfection des deux principaux tronçons de route et le ramassage des détritus sur une base régulière. Il a également souhaité l'implication des candidats et partis politiques dans la campagne de sensibilisation sur le respect des principes d'hygiène.
LLM / radio Metropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18461

Les protestataires maintiennent la pression au Cap Haïtien

Les accrochages entre casques bleus de la Minustah et manifestants se sont poursuivis hier au Cap Haïtien. Les soldats onusiens ont repris l'offensive en déployant des équipes de blindés dans les différentes artères de la ville. Les manifestants réfugiés dans les quartiers populeux notamment ont lancé des pierres contre les patrouilles de la Minustah qui ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène. L'utilisation abusive des gaz lacrymogène a par ailleurs intensifié le climat de tension dans les quartiers populeux.
Les forces de l'ordre indiquent que 17 personnes ont été interpellées. Aucun bilan officiel des personnes blessées n'a été communiqué par les autorités locales.
Une délégation gouvernementale composée des ministres Joseph Jasmin, Jacques Gabriel, Alex Larsen et Joanas Gué a pu avoir des entretiens avec des autorités locales dans l'après midi du mardi 16 novembre.
En dépit des appels au calme, les protestataires annoncent qu'ils maintiendront le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Les manifestants réclament la réfection de deux tronçons de route, le départ des casques bleus de la Minustah et une meilleure gestion de l'épidémie de choléra. Le bilan partiel des deux journées de manifestation est de deux morts et d'une dizaine de blessés. Les deux victimes, deux jeunes hommes, ont été abattus lors d'incidents séparés par les casques bleus.
LLM / radio Metropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18460

Haïti: l'épidémie de choléra pourrait faire 10 000 morts

Publié le 17 novembre 2010 .
Agence France-Presse, Washington
Le choléra en Haïti pourrait affecter 200 000 personnes et faire jusqu'à 10 000 morts au cours des six à 12 prochains mois s'il n'y a pas d'amélioration de l'intervention pour combattre l'épidémie, a estimé mercredi un médecin de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).
«Nos projections montrent qu'il pourrait y avoir environ 200 000 cas d'infection par le choléra dans les six à 12 mois» dans le pays, a dit le Dr Ciro Ugarte de l'OPS, une branche de l'OMS, dans un entretien avec l'AFP.
«Si le taux de mortalité actuel de 4 à 5% est maintenu, nous pourrions alors avoir jusqu'à 10 000 morts», a-t-il dit, soulignant qu'il s'agissait du «scénario le plus sombre» si la situation qui prévaut aujourd'hui pour combattre l'infection ne s'améliore pas.
Il a aussi averti qu'il serait «impossible d'empêcher que le choléra ne se propage à l'ensemble de l'île d'Hispaniola», qui regroupe Haïti et la république Dominicaine, voire au-delà.
Un cas a été détecté mercredi en Floride, selon la presse locale. Un cas a également été signalé mardi par les autorités dominicaines. Le Dr Ugarte a cependant note que la République dominicaine connaissait une situation sanitaire nettement meilleure que son voisin.
Jusqu'à présent, l'épidémie a touché plus de 18 000 personnes et provoqué 1110 décès en Haïti, selon le dernier bilan officiel, des estimations qui, selon le Dr Ugarte, sont probablement sous-estimées.
Actuellement il y a 600 à 800 nouveaux cas de choléra chaque jour en Haïti, a-t-il dit.
Mais «le problème que nous avons avec Haïti vient de la très faible couverture des services sanitaires et d'un taux de surveillance épidémiologique encore plus bas, ce qui fait que tous les cas d'infection de choléra ne sont pas signalés», a-t-il expliqué.
«Nous avons de ce fait un énorme fossé épidémiologique», a-t-il déploré, ce qui selon lui «conduira à réviser ces projections». «Nous nous efforçons d'établir une plus grande surveillance sanitaire», a-t-il ajouté.
Il existe en permanence des épidémies de choléra dans le monde, qui affectent environ 2% de population d'un pays donné avec un taux de mortalité de 1%.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/17/01-4343661-haiti-lepidemie-de-cholera-pourrait-faire-10-000-morts.php