La 16e édition de « Livre en folie » se tiendra ce jeudi 3 juin au parc historique de la canne à sucre. Plus d'une cinquantaine d'auteurs seront en signature lors de ce grand événement considéré comme la rentrée littéraire ici en Haïti.
Le lauréat du prix Médicis, l'écrivain haïtien, Danny Laferriére est l'invité d'honneur cette année, il signera son dernier livre intitulé « Tout bouge autour de moi ».
Un ouvrage dans lequel l'auteur présente un vibrant témoignage autour du séisme du 12 janvier.
Pour cette nouvelle édition, de jeunes écrivains haïtiens seront également présents.C'est le cas de Betina Perono, qui fera son entrée, dans la cour des grands avec son premier livre « Les enfants du diable ».
Les habitués seront également de la partie. On peut citer le colonel Himmler Rébu qui va signer le « bal des vautours ». Sans oublier Francketienne et Lyonel Trouillot.
Selon les organisateurs, 1075 titres seront disponibles lors de cette grande foire du livre qui est subventionnée par le ministère de la culture et de la communication.
Livre en Folie a été initié en 1994 par le Journal Le Nouvelliste et ses partenaires, une activité qui occupe depuis certains temps , une place importante au sein de la communauté intellectuelle .Elle a pour objectif de faire la promotion du livre haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 3 juin 2010
Former des plombiers et des électriciens en Haïti
Gilbert Lavoie, Le Soleil.-
(Québec) Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, estime que les efforts du Québec pour la reconstruction d'Haïti doivent porter sur la formation professionnelle dans des domaines comme la menuiserie, la plomberie et l'électricité. M. Arcand en fera la proposition demain au comité ministériel mis sur pied par le gouvernement Charest au lendemain du séisme du 12 janvier.
«Je veux essayer de voir de quelle façon on pourrait réaliser cette école qui serait située à Port-au-Prince ou ailleurs» a déclaré le ministre en entrevue au Soleil. Il se pourrait aussi que l'emplacement choisi soit à Corail, une municipalité située à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince, dont le gouvernement Préval voudrait faire sa cité nouvelle, a indiqué M. Arcand.
Le ministre voit plusieurs avantages à cette forme d'aide, notamment le fait que les gens formés dans ces techniques professionnelles sont moins susceptibles que les universitaires de quitter leur pays une fois diplômés. «Si on contribue à former 500 ouvriers de la construction, ce sera 500 ouvriers qui vont pouvoir travailler et gagner leur vie correctement.»
La collaboration du Québec avec Haïti ne date pas du séisme. Le ministre estime que 50 % du petit budget de son ministère dédié à l'aide internationale allait déjà à ce pays avant le 12 janvier. Le gouvernement contribue, à raison de 1,5 million $, au Projet d'appui au renforcement de la gouvernance en Haïti, aux côtés de l'Agence canadienne de développement international qui y a investi 4,8 millions $. Ce programme vise la transmission de notre expertise aux instances gouvernementales et à l'administration publique haïtienne. D'ailleurs, le ministre des Finances de ce pays, Ronald Baudin, un diplômé de ce programme, a participé à une réunion du Conseil des ministres du gouvernement Charest l'an dernier. «On lui a permis d'assister pour voir de quelle façon les décisions se prenaient, comment fonctionnait la machine administrative», a expliqué le ministre Arcand.
«Le gouvernement haïtien voit le Québec comme un pourvoyeur de ressources humaines», a-t-il ajouté. Lorsqu'il a rencontré le premier ministre Max Bellerive à Montréal, en janvier, ce dernier lui a tout de suite dit : «Vous nous avez aidés sur la police, j'ai besoin de 300 fonctionnaires d'urgence, et j'aimerais que vous regardiez aussi la question des cadastres. Vos ingénieurs de SNC Lavalin peuvent-ils nous donner des certifications sur les établissements là-bas? Est-ce qu'on peut ouvrir les écoles qui n'ont pas été détruites? Sont-elles assez solides?»
Effort concerté
Le ministre Arcand, qui s'est fait reprocher d'avoir fait état des contrats à venir pour la reconstruction d'Haïti, fait valoir l'ampleur de la tâche et la bonne réputation de nos entreprises. Il signale que de nombreux fonds seront appelés à faire des appels d'offres, dont celui du Plan maître du gouvernement haïtien, présidé par Bill Clinton et Max Bellerive, sur lequel siègent le Canada et plusieurs pays européens. Le fonds multilatéral hors du plan maître, la Banque mondiale et les ONG comme la Croix-Rouge lanceront eux aussi de nombreux appels d'offres. «Je n'ai jamais mentionné qu'on voulait notre part du gâteau, mais en même temps, on ne peut pas laisser tous les contrats aux Américains», dit M. Arcand.
Il estime que la coordination de ce vaste chantier va bien entre les gouvernements impliqués, mais que c'est moins évident chez les organisations non gouvernementales. «Il y a même des mauvaises langues qui disent que les ONG ne vont pas toujours à la bonne place et que certaines se tiennent au centre-ville de Port-au-Prince parce que c'est là que se trouvent les caméras.» Un autre problème, selon lui, vient du fait que les objectifs des ONG ne cadrent pas toujours avec les besoins exprimés par le gouvernement. «Par exemple, une ONG peut dire qu'elle privilégie un projet environnemental, alors que le gouvernement estime qu'il a davantage besoin d'une école.»
«Il y a une lumière au bout du tunnel, mais la lumière est encore assez loin», a conclu M. Arcand.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/16/01-4280988-former-des-plombiers-et-des-electriciens-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4286197_article_POS1
(Québec) Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, estime que les efforts du Québec pour la reconstruction d'Haïti doivent porter sur la formation professionnelle dans des domaines comme la menuiserie, la plomberie et l'électricité. M. Arcand en fera la proposition demain au comité ministériel mis sur pied par le gouvernement Charest au lendemain du séisme du 12 janvier.
«Je veux essayer de voir de quelle façon on pourrait réaliser cette école qui serait située à Port-au-Prince ou ailleurs» a déclaré le ministre en entrevue au Soleil. Il se pourrait aussi que l'emplacement choisi soit à Corail, une municipalité située à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince, dont le gouvernement Préval voudrait faire sa cité nouvelle, a indiqué M. Arcand.
Le ministre voit plusieurs avantages à cette forme d'aide, notamment le fait que les gens formés dans ces techniques professionnelles sont moins susceptibles que les universitaires de quitter leur pays une fois diplômés. «Si on contribue à former 500 ouvriers de la construction, ce sera 500 ouvriers qui vont pouvoir travailler et gagner leur vie correctement.»
La collaboration du Québec avec Haïti ne date pas du séisme. Le ministre estime que 50 % du petit budget de son ministère dédié à l'aide internationale allait déjà à ce pays avant le 12 janvier. Le gouvernement contribue, à raison de 1,5 million $, au Projet d'appui au renforcement de la gouvernance en Haïti, aux côtés de l'Agence canadienne de développement international qui y a investi 4,8 millions $. Ce programme vise la transmission de notre expertise aux instances gouvernementales et à l'administration publique haïtienne. D'ailleurs, le ministre des Finances de ce pays, Ronald Baudin, un diplômé de ce programme, a participé à une réunion du Conseil des ministres du gouvernement Charest l'an dernier. «On lui a permis d'assister pour voir de quelle façon les décisions se prenaient, comment fonctionnait la machine administrative», a expliqué le ministre Arcand.
«Le gouvernement haïtien voit le Québec comme un pourvoyeur de ressources humaines», a-t-il ajouté. Lorsqu'il a rencontré le premier ministre Max Bellerive à Montréal, en janvier, ce dernier lui a tout de suite dit : «Vous nous avez aidés sur la police, j'ai besoin de 300 fonctionnaires d'urgence, et j'aimerais que vous regardiez aussi la question des cadastres. Vos ingénieurs de SNC Lavalin peuvent-ils nous donner des certifications sur les établissements là-bas? Est-ce qu'on peut ouvrir les écoles qui n'ont pas été détruites? Sont-elles assez solides?»
Effort concerté
Le ministre Arcand, qui s'est fait reprocher d'avoir fait état des contrats à venir pour la reconstruction d'Haïti, fait valoir l'ampleur de la tâche et la bonne réputation de nos entreprises. Il signale que de nombreux fonds seront appelés à faire des appels d'offres, dont celui du Plan maître du gouvernement haïtien, présidé par Bill Clinton et Max Bellerive, sur lequel siègent le Canada et plusieurs pays européens. Le fonds multilatéral hors du plan maître, la Banque mondiale et les ONG comme la Croix-Rouge lanceront eux aussi de nombreux appels d'offres. «Je n'ai jamais mentionné qu'on voulait notre part du gâteau, mais en même temps, on ne peut pas laisser tous les contrats aux Américains», dit M. Arcand.
Il estime que la coordination de ce vaste chantier va bien entre les gouvernements impliqués, mais que c'est moins évident chez les organisations non gouvernementales. «Il y a même des mauvaises langues qui disent que les ONG ne vont pas toujours à la bonne place et que certaines se tiennent au centre-ville de Port-au-Prince parce que c'est là que se trouvent les caméras.» Un autre problème, selon lui, vient du fait que les objectifs des ONG ne cadrent pas toujours avec les besoins exprimés par le gouvernement. «Par exemple, une ONG peut dire qu'elle privilégie un projet environnemental, alors que le gouvernement estime qu'il a davantage besoin d'une école.»
«Il y a une lumière au bout du tunnel, mais la lumière est encore assez loin», a conclu M. Arcand.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/16/01-4280988-former-des-plombiers-et-des-electriciens-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4286197_article_POS1
Bill Clinton rappelle les bailleurs de fond à l'ordre
Publié le 02 juin 2010 à 13h12.- Agence France-Presse, Punta Cana
L'ex-président des États-Unis Bill Clinton a appelé mercredi les bailleurs de fond à «honorer leurs engagements» financiers vis-à-vis de la reconstruction d'Haïti, lors d'une réunion à Punta Cana en République dominicaine sur le pays, dévasté par un séisme le 12 janvier.
«Haïti n'est pas seul et ne le sera jamais. Nous sommes à ses côtés pour toujours, et contribuons non seulement à ce qu'il puisse se remettre des effets dévastateurs du tremblement de terre», a dit le président dominicain Leonel Fernandez lors de l'ouverture de la réunion où 50 pays et organismes internationaux participaient.
Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), a demandé aux pays donateurs d'«honorer leur engagement».
Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les organisateurs de la réunion de Punta Cana souhaitent accélérer le versement des sommes promises.
Les participants examineront des projets de reconstruction qui seront redistribués par groupe de pays et concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités.
Le président haïtien René Préval a remercié les donateurs tout en affirmant que le défi est «immense» en Haïti. Le séisme du 12 janvier y a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans abri.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/02/01-4286197-bill-clinton-rappelle-les-bailleurs-de-fond-a-lordre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
L'ex-président des États-Unis Bill Clinton a appelé mercredi les bailleurs de fond à «honorer leurs engagements» financiers vis-à-vis de la reconstruction d'Haïti, lors d'une réunion à Punta Cana en République dominicaine sur le pays, dévasté par un séisme le 12 janvier.
«Haïti n'est pas seul et ne le sera jamais. Nous sommes à ses côtés pour toujours, et contribuons non seulement à ce qu'il puisse se remettre des effets dévastateurs du tremblement de terre», a dit le président dominicain Leonel Fernandez lors de l'ouverture de la réunion où 50 pays et organismes internationaux participaient.
Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), a demandé aux pays donateurs d'«honorer leur engagement».
Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les organisateurs de la réunion de Punta Cana souhaitent accélérer le versement des sommes promises.
Les participants examineront des projets de reconstruction qui seront redistribués par groupe de pays et concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités.
Le président haïtien René Préval a remercié les donateurs tout en affirmant que le défi est «immense» en Haïti. Le séisme du 12 janvier y a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans abri.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/02/01-4286197-bill-clinton-rappelle-les-bailleurs-de-fond-a-lordre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
mercredi 2 juin 2010
Myrlande Manigat est contre un départ anticipé du chef de l'Etat
Très critique envers le président Préval, la secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, n'est pas moins opposée à un départ anticipé du chef de l'Etat. Même si elle considère le président Préval comme le responsable de la confusion qui a permis la forte mobilisation de l'opposition, Myrlande Manigat réaffirme son attachement aux prescrits de la constitution. Elle souhaite donc que M. Préval boucle son mandat le 7 février 2011 tout en admettant que des prescrits constitutionnels peuvent être appliqués en cas de vacance présidentielle.
La secrétaire générale du RDNP émet des réserves sur la formation d'un gouvernement de transition. Elle juge qu'il n'y a pas aujourd'hui une alternative crédible. Il faut être raisonnable, martèle Mme Manigat qui veut éviter que des troubles politiques se greffent sur les troubles sociaux.
Mme Manigat ne veut pas prendre l'option du renversement de Préval parce qu'elle sait que les forces politiques jouent un rôle important dans l'organisation de la vie politique en Haïti. En dépit des prescrits constitutionnels l'ex sénatrice juge qu'il est imprudent de se lancer dans cette voie si on ne maîtrise pas les forces politiques.
La secrétaire générale du RDNP critique le chef de l'Etat qui selon elle n'a pas su mener à bien la phase d'urgence après le séisme. Les militants du RDNP continueront à prendre part à la mobilisation des 5 formations de l'opposition, non pour réclamer la démission de René Préval mais l'adoption de dispositions permettant de garantir des élections honnêtes et crédibles.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17796
commentaires:
Madame Manigat a été rappelée à l'ordre. C'est ce qui transparait dans ses récentes déclarations. Il y a quelques jours, elle déclarait sur les ondes de Radio Métropole que le "départ de René Préval aurait été quelque chose de bénéfique pour Haïti".
Haïti Recto Verso avait du mal à comprendre comment dans la conjoncture actuelle, les politiciens haïtiens pouvaient-il oser déclencher ou vouloir amorcer une crise politique qui se grefferait sur la crise humanitaire qui risque de porter atteinte à l'existence même d'Haïti et des haïtiens.
Nous avions considéré comme malhonnête l'utilisation de ce droit démocratique constitutionnel pour rassembler des militants salariés intérimaires des forces politiques qui ont pillé la nation pour semer les troubles et l'instabilité dans ce pays à genou.
Merci Madame Manigat d'être revenu sur vos propos d'avant.
Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.
La secrétaire générale du RDNP émet des réserves sur la formation d'un gouvernement de transition. Elle juge qu'il n'y a pas aujourd'hui une alternative crédible. Il faut être raisonnable, martèle Mme Manigat qui veut éviter que des troubles politiques se greffent sur les troubles sociaux.
Mme Manigat ne veut pas prendre l'option du renversement de Préval parce qu'elle sait que les forces politiques jouent un rôle important dans l'organisation de la vie politique en Haïti. En dépit des prescrits constitutionnels l'ex sénatrice juge qu'il est imprudent de se lancer dans cette voie si on ne maîtrise pas les forces politiques.
La secrétaire générale du RDNP critique le chef de l'Etat qui selon elle n'a pas su mener à bien la phase d'urgence après le séisme. Les militants du RDNP continueront à prendre part à la mobilisation des 5 formations de l'opposition, non pour réclamer la démission de René Préval mais l'adoption de dispositions permettant de garantir des élections honnêtes et crédibles.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17796
commentaires:
Madame Manigat a été rappelée à l'ordre. C'est ce qui transparait dans ses récentes déclarations. Il y a quelques jours, elle déclarait sur les ondes de Radio Métropole que le "départ de René Préval aurait été quelque chose de bénéfique pour Haïti".
Haïti Recto Verso avait du mal à comprendre comment dans la conjoncture actuelle, les politiciens haïtiens pouvaient-il oser déclencher ou vouloir amorcer une crise politique qui se grefferait sur la crise humanitaire qui risque de porter atteinte à l'existence même d'Haïti et des haïtiens.
Nous avions considéré comme malhonnête l'utilisation de ce droit démocratique constitutionnel pour rassembler des militants salariés intérimaires des forces politiques qui ont pillé la nation pour semer les troubles et l'instabilité dans ce pays à genou.
Merci Madame Manigat d'être revenu sur vos propos d'avant.
Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.
Les Nations Unies préoccupées l'arrivée de la Saison cyclonique
Les Nations Unies ont lancé une mise en garde contre une autre crise humanitaire en Haïti à l'occasion de la saison cyclonique qui s'annonce très active. « Il y a encore beaucoup de personnes vulnérables en raison du Tremblement de terre récent. Un ouragan important cette année serait dévastateur. Nous nous préparons donc au pire » a déclaré Sarah Muscroft, Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires .
Madame Muscroft a fait remarquer que même quand tout va pour le mieux, Haïti est complètement exposé aux ouragans.
Elle a précisé que l'élaboration de plans d'urgence est bien avancée, dont la mobilisation d'équipes Humanitaires de réponse rapide en cas de pluies ou d'incidents liés aux ouragans dans des sites de peuplement spontanés.
« A l'heure actuelle, les agences humanitaires mettent en place des mesures de préparation en cas d'urgence, dont le pré-positionnement par le Programme alimentaire mondial (PAM) de deux millions de rations alimentaires d'urgence dans 31 endroits sur le territoire haïtien », a-t-elle poursuivi
Le haut responsable de l'ONU a indiqué que le lancement du Plan de contingence pour l'ensemble du pays, élaboré par le Département de la protection civile en collaboration avec ses partenaires, permettrait une Meilleure planification en cas d'urgence.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17797
Madame Muscroft a fait remarquer que même quand tout va pour le mieux, Haïti est complètement exposé aux ouragans.
Elle a précisé que l'élaboration de plans d'urgence est bien avancée, dont la mobilisation d'équipes Humanitaires de réponse rapide en cas de pluies ou d'incidents liés aux ouragans dans des sites de peuplement spontanés.
« A l'heure actuelle, les agences humanitaires mettent en place des mesures de préparation en cas d'urgence, dont le pré-positionnement par le Programme alimentaire mondial (PAM) de deux millions de rations alimentaires d'urgence dans 31 endroits sur le territoire haïtien », a-t-elle poursuivi
Le haut responsable de l'ONU a indiqué que le lancement du Plan de contingence pour l'ensemble du pays, élaboré par le Département de la protection civile en collaboration avec ses partenaires, permettrait une Meilleure planification en cas d'urgence.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17797
Des manifestants préconisent l'option de la table rase
Seulement quelques centaines de manifestants ont pris part à la manifestation anti gouvernementale et anti Minustah du 1 juin. Les leaders des organisations populaires, syndicales ou de la société civile participant à ce mouvement prônent la table rase. Des dirigeants d'OP lavalas et André Michel (groupe 77) réclament à la fois la démission du président Préval et le départ des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Sur tout le parcours les manifestants ont lancé des slogans hostiles à la mission onusienne, accusée d'avoir depuis 6 contribuer à maintenir l'instabilité en Haïti. Les casques bleus sont accusés de viols et de violations de l'espace universitaire.
Le chef de la Minustah Edmond Mulet est logé à la même enseigne que le chef de l'état haïtien. Il sont accusés de vouloir organiser des élections non crédibles et anti démocratiques.
Dans le même temps, une manifestation anti gouvernementale et anti Minustah a eu lieu à Jacmel ( sud-est) à l'initiative du Mouvement Alternatif pour le Développement et la Reconstruction (Madre). Outre la démission du chef de l'Etat et le départ de la Minustah, les manifestants réclament également la démission des sénateurs. Accusés d'avoir facilité la tache à M. Préval dans les violations répétées de la constitution, les sénateurs sont désormais eux aussi sur la sellette.
Les manifestants de Jacmel et Port-au-Prince privilégient l'option de la table rase qui selon eux permettra la tenue d'élections honnêtes et démocratiques.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17795
Le chef de la Minustah Edmond Mulet est logé à la même enseigne que le chef de l'état haïtien. Il sont accusés de vouloir organiser des élections non crédibles et anti démocratiques.
Dans le même temps, une manifestation anti gouvernementale et anti Minustah a eu lieu à Jacmel ( sud-est) à l'initiative du Mouvement Alternatif pour le Développement et la Reconstruction (Madre). Outre la démission du chef de l'Etat et le départ de la Minustah, les manifestants réclament également la démission des sénateurs. Accusés d'avoir facilité la tache à M. Préval dans les violations répétées de la constitution, les sénateurs sont désormais eux aussi sur la sellette.
Les manifestants de Jacmel et Port-au-Prince privilégient l'option de la table rase qui selon eux permettra la tenue d'élections honnêtes et démocratiques.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17795
Les représentants haïtiens de la CIRH sont tous connus
Elle est composée ainsi : Jean Max Bellerive (co-président), Wiliam Jefferson Clinton (co-président), Percival J Paterson ( représentant de la CARICOM), Lucien Jean Bernard (représentant du Senat), Lucien Francoeur ((Chambre des députés), Joseph G. Louis (Fédération Nationale des Maires d'Haïti), Raoul Pierre Louis ( Fédération Nationale des Casecs d'Haïti), Jean Claude Lebrun ( secteur syndical), Garry Lissade (Pouvoir Judiciaire), Georges Henry Fils (Pouvoir judicaire), Reginald Boulos( secteur privé), Marie Georges Salomon (Exécutif) et Suze Percy (Exécutif). La CIRH devrait se réunir le mercredi 2 juin à Punta Cana, en République Dominicaine, au cours d'une nouvelle conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti.
54 pays et 35 organisations internationales ont déjà confirmé leur participation à ce forum sur la reconstruction du pays qui devrait être le dernier.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
54 pays et 35 organisations internationales ont déjà confirmé leur participation à ce forum sur la reconstruction du pays qui devrait être le dernier.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
Alix Fils Aimé alerte sur la constitution de réseaux de criminels
Dans un langage clair et avec des statistiques, le président de la Commission Nationale de Désarmement Démobilisation et démantèlement (CNDDR), Alix Fils Aimé, présente la situation sécuritaire et les enjeux dans ce domaine après le violent séisme du 12 janvier. Il révèle que des évadés et d'autres bandits sont entrain de constituer des réseaux de criminels notamment dans la région métropolitaine. Les criminels impliqués dans les réseaux de kidnapping sont dangereux et disposent de moyens importants, fait remarquer M. Fils Aimé pour qui les 600 évadés capturés l'ont été à l'occasion de certains délits plus ou moins mineures. Les criminels dangereux sont toujours en cavale insiste t-il.
Cependant le président de la CNDDR donne l'assurance qu'il est impossible aujourd'hui pour les bandits de reconstituer des gangs territoriaux. Dans le contexte actuel les criminels ne pourront pas contrôler une région et damer le pion aux forces de l'ordre explique M. Fils Aimé. Ces gangs avaient été démantelés par les forces de l'ordre en 2007 et 2008.
Les criminels appréhendés avant 2010 ont pu nouer des contacts en prison ce qui a permis à certains d'entre eux de changer de repaire après l'évasion du 12 janvier.
L'ex député de Pétion ville ne se fait pas d'illusion, il croit que ceux qui détiennent illégalement des armes à feu ne les rendront pas aux autorités. Interrogé par radio Métropole, M. Fils Aimé a préconisé une plus large synergie entre les différentes institutions afin d'empêcher une détérioration du climat sécuritaire.
La CNDDR entend avoir une stratégie proactive face à la nouvelle conjoncture. Alix Fils Aimé déplore toutefois l'insuffisance des ressources financières allouées à la commission. Il nous faut 10 fois plus que les 40 millions de gourdes alloués dans le budget, martèle le président de la CNDDR pour qui la participation de la communauté internationale dans l'effort sécuritaire est indispensable.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17792
Cependant le président de la CNDDR donne l'assurance qu'il est impossible aujourd'hui pour les bandits de reconstituer des gangs territoriaux. Dans le contexte actuel les criminels ne pourront pas contrôler une région et damer le pion aux forces de l'ordre explique M. Fils Aimé. Ces gangs avaient été démantelés par les forces de l'ordre en 2007 et 2008.
Les criminels appréhendés avant 2010 ont pu nouer des contacts en prison ce qui a permis à certains d'entre eux de changer de repaire après l'évasion du 12 janvier.
L'ex député de Pétion ville ne se fait pas d'illusion, il croit que ceux qui détiennent illégalement des armes à feu ne les rendront pas aux autorités. Interrogé par radio Métropole, M. Fils Aimé a préconisé une plus large synergie entre les différentes institutions afin d'empêcher une détérioration du climat sécuritaire.
La CNDDR entend avoir une stratégie proactive face à la nouvelle conjoncture. Alix Fils Aimé déplore toutefois l'insuffisance des ressources financières allouées à la commission. Il nous faut 10 fois plus que les 40 millions de gourdes alloués dans le budget, martèle le président de la CNDDR pour qui la participation de la communauté internationale dans l'effort sécuritaire est indispensable.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17792
La France sera présente à Punta Cana
La France annonce sa participation à la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti prévue ce mercredi à Punta Cana en République Dominicaine. Des assises qui seront co-présidées par les chefs d'Etat haïtien René Préval et dominicain Leonel Fernandez, souligne la presse dominicaine précisant que le Plan de reconstruction préparé par le gouvernement Bellerive sera au centre des débats.
Selon un communiqué du gouvernement français, la délégation française sera dirigée par Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement et également responsable de la Mission interministérielle pour la reconstruction d'Haïti.
L'administration Sarkozy croit qu'il est important de maintenir la dynamique internationale en faveur d'Haïti, sérieusement touché par le séisme du 12 janvier, et qui s'est engagé dans une véritable « refondation ».
La Conférence des donateurs qui s'est tenue à New York le 31 mars a permis aux autorités haïtiennes de définir leur plan de développement et de le faire valider par la communauté internationale, fait remarquer le communiqué.
À New York, de nombreux pays et organisations internationales ont promis une aide substantielle. Le suivi de cette conférence est important. C'est dans cette perspective que la rencontre de Punta Cana s'inscrit, conclut le texte de France Diplomatie.
EJ/Radio Métropole Haïti
Selon un communiqué du gouvernement français, la délégation française sera dirigée par Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement et également responsable de la Mission interministérielle pour la reconstruction d'Haïti.
L'administration Sarkozy croit qu'il est important de maintenir la dynamique internationale en faveur d'Haïti, sérieusement touché par le séisme du 12 janvier, et qui s'est engagé dans une véritable « refondation ».
La Conférence des donateurs qui s'est tenue à New York le 31 mars a permis aux autorités haïtiennes de définir leur plan de développement et de le faire valider par la communauté internationale, fait remarquer le communiqué.
À New York, de nombreux pays et organisations internationales ont promis une aide substantielle. Le suivi de cette conférence est important. C'est dans cette perspective que la rencontre de Punta Cana s'inscrit, conclut le texte de France Diplomatie.
EJ/Radio Métropole Haïti
Début ce mardi premier juin de la saison cyclonique
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin pour prendre fin le 30 novembre prochain. Contrairement à l'année dernière, elle sera tres active selon les responsables du centre National des Ouragans des Etats-Unis (NHC). Les prévisions ont indiqué que 15 tempêtes tropicales et quatre cyclones, sont formés au niveau de l'océan atlantique pour cette saison. Parmi les cyclones il y en a qui pourraient devenir des ouragans majeurs et qui peuvent atteindre les catégories 3,4 ou 5 sur l'échelle Saffir-Simpson, selon le NCH.
Le NCH a précisé que les vents pourraient également atteindre 178 à 249 kilomètres- heures.
« 'il y a 49% de "chance" pour qu'une tempête tropicale passe à proximité d'Haïti cette année. » a déclaré William Gray, un expert en ouragan, de la Colorado State University (CSU).
Monsieur Gray a fait remarquer que la probabilité pour que toute la caraïbe soit touchée par un ouragan majeur cette année est de 58%.
Pour sa part, le directeur du Centre National de météorologie d'Haïti Ronald Semelfort , a confirmé toutes les informations relatives à cette saison cyclonique qui inquiète plus d'un.
Rappelons qu'Agatha, la première tempête tropicale de la saison cyclonique, a fait au moins une centaine de morts ce week-end au Guatemala en Amérique centrale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17790
Le NCH a précisé que les vents pourraient également atteindre 178 à 249 kilomètres- heures.
« 'il y a 49% de "chance" pour qu'une tempête tropicale passe à proximité d'Haïti cette année. » a déclaré William Gray, un expert en ouragan, de la Colorado State University (CSU).
Monsieur Gray a fait remarquer que la probabilité pour que toute la caraïbe soit touchée par un ouragan majeur cette année est de 58%.
Pour sa part, le directeur du Centre National de météorologie d'Haïti Ronald Semelfort , a confirmé toutes les informations relatives à cette saison cyclonique qui inquiète plus d'un.
Rappelons qu'Agatha, la première tempête tropicale de la saison cyclonique, a fait au moins une centaine de morts ce week-end au Guatemala en Amérique centrale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17790
Des inondations ont été enregistrées à Port-au-Prince
Plusieurs quartiers au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince ont été inondés suite aux averses du 31 mai. Des abris provisoires et même des maisons ont été envahis par les eaux des dernières pluies qui se sont abattues sur les quartiers de Clercine 3,4 8, Gerald Bataille, Pétion Ville et Petite place Cazeau.
« Nous sommes dans ce camps, depuis plusieurs mois, on nous avait promis des abris beaucoup plus solides mais jusqu'à présent nous attendons » a déclaré un sans-abri se trouvant dans le camp d'hébergement du Parc Saint Thérèse à Petion-Ville.
Les victimes accusent les autorités de n'avoir rien fait pour améliorer leurs conditions de vie depuis le séisme du 12 janvier.
Soulignons que plusieurs secteurs du pays et des membres de la communauté internationale avaient appelé le gouvernement à prendre de nouvelles dispositions à l'occasion de la saison pluvieuse.
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin. Le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC) avait clairement exprimé sa préoccupation face à cette saison qui s'annonce très mouvementée cette année.
Voir les photos de l'inondation à Pétion-Ville http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1491 et 26 suivantes
EJ/Radio Métropole Haïti
« Nous sommes dans ce camps, depuis plusieurs mois, on nous avait promis des abris beaucoup plus solides mais jusqu'à présent nous attendons » a déclaré un sans-abri se trouvant dans le camp d'hébergement du Parc Saint Thérèse à Petion-Ville.
Les victimes accusent les autorités de n'avoir rien fait pour améliorer leurs conditions de vie depuis le séisme du 12 janvier.
Soulignons que plusieurs secteurs du pays et des membres de la communauté internationale avaient appelé le gouvernement à prendre de nouvelles dispositions à l'occasion de la saison pluvieuse.
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin. Le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC) avait clairement exprimé sa préoccupation face à cette saison qui s'annonce très mouvementée cette année.
Voir les photos de l'inondation à Pétion-Ville http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1491 et 26 suivantes
EJ/Radio Métropole Haïti
mardi 1 juin 2010
Faute d'aide, l'université haïtienne tarde à se relever
01.06.10.- Le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier n'a pas seulement détruit des milliers d'habitations et fait près de 300 000 morts, il a aussi mis à bas le système scolaire et universitaire haïtien, qui tarde à se rétablir.
Pénurie d'enseignants et de manuels, bibliothèques et laboratoires sous les décombres, cours improvisés sous des tentes ou des arbres... Si rien n'est entrepris rapidement, le pays risque d'être confronté à deux autres défis : une fuite massive des cerveaux - déjà plus de 10 000 étudiants sont partis à l'étranger -, voire une déflagration sociale, comme le craignent divers observateurs sur place.
Le privé majoritaire dans l'enseignement supérieur
L'enseignement supérieur haïtien est à 80 % privé. Il compte plus de 200 établissements, dont 150 ne sont pas habilités à délivrer des diplômes. Pour palier les carences remontant à la dictature des Duvalier (1957-1986) dans le domaine de l'éducation, toute personne peut ouvrir un établissement. Par dérision, ceux qui ne servent qu'à empocher les frais de scolarité des élèves sont dits "borlette", du nom du Loto local.
Les cours proposés par la plupart des universités vont jusqu'au niveau licence, rarement jusqu'à la première année de master.
Le salaire moyen d'un enseignant d'université est de 10 000 gourdes (200 euros environ). Celui d'un fonctionnaire est de 40 000 gourdes (800 euros).
Les aides promises par la communauté internationale
Premier président français à se rendre en Haïti, Nicolas Sarkozy a promis, le 17 février, une aide de 325 millions d'euros et 700 bourses d'études (dont plus de 200 ont été attribuées). De son côté, l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) a débloqué 150 000 euros pour le secteur de la recherche.
La République dominicaine voisine, qui accueille, le 2 juin, une réunion internationale des donateurs, doit offrir un nouveau campus à l'université d'Etat d'Haïti. La Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale financeront la reconstruction des écoles primaires et secondaires. Le 31 mars, à New York, les grands bailleurs ont promis une aide de 10 milliards de dollars (8 milliards d'euros) sur cinq ans.
"Nous sommes assis sur une poudrière, prévient Jean-Marie Théodat, haïtien d'origine et professeur de géographie à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, ainsi qu'à l'Ecole normale supérieure de Port-au-Prince, en Haïti. Il y a 1,3 million de personnes dans les rues, sous des tentes. Cela fait potentiellement 1,3 million de manifestants. Le peuple haïtien est très patient, mais jusqu'à quand ?"
Echec
Plus de quatre mois après le tremblement de terre, très peu a été fait pour l'enseignement supérieur haïtien. "Les grands bailleurs de fonds, comme la Banque mondiale ou la Banque interaméricaine de développement, préfèrent aider l'enseignement fondamental et des structures non étatiques", constate Jean-Vernet Henry, recteur de l'université d'Etat d'Haïti (UEH).
Aujourd'hui encore, la très grande majorité des universités du pays - qu'elles soient publiques ou privées - sont en ruines, et l'UEH, qui représente à elle seule le tiers des étudiants haïtiens (26 000 étudiants sur un total de 70 000), n'a toujours pas trouvé les fonds pour sa reconstruction. "Nous voulons relocaliser sur un seul site nos installations actuellement dispersées sur une vingtaine de campus, mais nous n'en sommes encore qu'à déblayer les ruines, se désole Jean-Vernet Henry. Il nous faudrait 180 millions de dollars (146 millions d'euros) pour reconstruire. Pour l'instant, nous n'avons reçu que 3 millions de dollars (2 millions et demi d'euros), qui nous servent juste à niveler le terrain des futures installations."
Hélas pour Haïti, les Assises internationales organisées par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), les 25 et 26 mai à l'université de Montréal (Canada), ont bien fait ressortir l'ampleur des dégâts, mais elles n'ont pas réussi à débloquer de montants à la hauteur des besoins. Un échec que l'absence de personnalités comme Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, et Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, pourtant invités, pouvait laisser prévoir.
Même le simple plan d'action stratégique élaboré en vue de la reconstruction du système universitaire a déçu nombre de participants aux Assises. "Ce plan n'est pas à la hauteur de nos attentes, a reconnu Frantz Casséus, directeur de cabinet du ministre haïtien de l'éducation nationale et de la formation professionnelle. Le point clé de la question de l'université en Haïti, ce sont les infrastructures, mais les Assises n'ont pas réussi à débloquer de fonds de la part des grands bailleurs."
Pour M. Casséus, la réunion de Montréal a cependant permis de dresser un tableau exhaustif des besoins et de dégager des points positifs en matière de coopération et de bourses, qui pourraient être attribuées aux étudiants en licence ou en master à l'étranger, contre l'engagement de rentrer ensuite en Haïti. Toutefois, il a rappelé le caractère d'urgence de la situation sur le terrain : "La grande masse des universités attend la reprise avec impatience. Même dans des hangars ou des bâtiments provisoires, il faut pouvoir effectuer la rentrée en octobre prochain. Sinon, les étudiants qui bénéficient de soutiens à l'étranger partiront."
De son côté, Bernard Cerquiglini, recteur de l'AUF, a reconnu que son agence "ne peut pas intervenir sur la reconstruction des infrastructures des universités haïtiennes, car elle ne dispose pas des 500 millions de dollars américains (407 millions d'euros) nécessaires selon la Fondation Clinton-Bush pour Haïti". En revanche, a-t-il précisé, "elle peut aider à repenser le système universitaire haïtien". Il a, du reste, annoncé la création d'un comité de coordination chargé de mettre en place un plan comprenant l'installation de "dix points numériques" par satellite pour développer l'enseignement à distance.
Besoins énormes
M. Cerquiglini s'est aussi félicité de la rédaction du Livre blanc Etat des lieux et perspectives d'avenir des universités haïtiennes, rédigé par Jean-Marie Théodat, chargé de mission auprès de la délégation de l'AUF en Haïti. Selon ce dernier, dont le département de cartographie a perdu 21 enseignants sur 24 lors du séisme, les besoins sont énormes : "90 % des écoles primaires et secondaires ont été détruites. Certains enseignants du privé n'ont même pas de diplôme et 10 % ne parlent pas français. 60 % des enfants en âge d'être scolarisés ne vont pas à l'école. Quant à ceux qui y vont, ils sont parfois 150 répartis dans deux classes, avec un seul manuel et un seul enseignant."
"Dans le supérieur, 80 % des enseignants n'ont qu'un master et ne pourraient pas enseigner ailleurs, poursuit-il. Leur salaire est souvent inférieur à celui d'un maçon, et la plupart doivent avoir un autre travail." Face à un tel tableau, Jean-Marie Théodat, estime qu'"Haïti a surtout besoin d'un accès à des prêts qui ne soient pas à 10 %, comme actuellement".
Pour l'universitaire, "l'Etat doit enfin prendre ses responsabilités. Hélas, il freine tout et n'existe que par ses aspects négatifs : répression, procédures kafkaïennes et malversations". "Pourtant, nous sommes condamnés à réussir, martèle le recteur Jean-Vernet Henry. Les gens n'ont pas l'argent pour aller dans des universités privées."
Marc Dupuis
Pénurie d'enseignants et de manuels, bibliothèques et laboratoires sous les décombres, cours improvisés sous des tentes ou des arbres... Si rien n'est entrepris rapidement, le pays risque d'être confronté à deux autres défis : une fuite massive des cerveaux - déjà plus de 10 000 étudiants sont partis à l'étranger -, voire une déflagration sociale, comme le craignent divers observateurs sur place.
Le privé majoritaire dans l'enseignement supérieur
L'enseignement supérieur haïtien est à 80 % privé. Il compte plus de 200 établissements, dont 150 ne sont pas habilités à délivrer des diplômes. Pour palier les carences remontant à la dictature des Duvalier (1957-1986) dans le domaine de l'éducation, toute personne peut ouvrir un établissement. Par dérision, ceux qui ne servent qu'à empocher les frais de scolarité des élèves sont dits "borlette", du nom du Loto local.
Les cours proposés par la plupart des universités vont jusqu'au niveau licence, rarement jusqu'à la première année de master.
Le salaire moyen d'un enseignant d'université est de 10 000 gourdes (200 euros environ). Celui d'un fonctionnaire est de 40 000 gourdes (800 euros).
Les aides promises par la communauté internationale
Premier président français à se rendre en Haïti, Nicolas Sarkozy a promis, le 17 février, une aide de 325 millions d'euros et 700 bourses d'études (dont plus de 200 ont été attribuées). De son côté, l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) a débloqué 150 000 euros pour le secteur de la recherche.
La République dominicaine voisine, qui accueille, le 2 juin, une réunion internationale des donateurs, doit offrir un nouveau campus à l'université d'Etat d'Haïti. La Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale financeront la reconstruction des écoles primaires et secondaires. Le 31 mars, à New York, les grands bailleurs ont promis une aide de 10 milliards de dollars (8 milliards d'euros) sur cinq ans.
"Nous sommes assis sur une poudrière, prévient Jean-Marie Théodat, haïtien d'origine et professeur de géographie à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, ainsi qu'à l'Ecole normale supérieure de Port-au-Prince, en Haïti. Il y a 1,3 million de personnes dans les rues, sous des tentes. Cela fait potentiellement 1,3 million de manifestants. Le peuple haïtien est très patient, mais jusqu'à quand ?"
Echec
Plus de quatre mois après le tremblement de terre, très peu a été fait pour l'enseignement supérieur haïtien. "Les grands bailleurs de fonds, comme la Banque mondiale ou la Banque interaméricaine de développement, préfèrent aider l'enseignement fondamental et des structures non étatiques", constate Jean-Vernet Henry, recteur de l'université d'Etat d'Haïti (UEH).
Aujourd'hui encore, la très grande majorité des universités du pays - qu'elles soient publiques ou privées - sont en ruines, et l'UEH, qui représente à elle seule le tiers des étudiants haïtiens (26 000 étudiants sur un total de 70 000), n'a toujours pas trouvé les fonds pour sa reconstruction. "Nous voulons relocaliser sur un seul site nos installations actuellement dispersées sur une vingtaine de campus, mais nous n'en sommes encore qu'à déblayer les ruines, se désole Jean-Vernet Henry. Il nous faudrait 180 millions de dollars (146 millions d'euros) pour reconstruire. Pour l'instant, nous n'avons reçu que 3 millions de dollars (2 millions et demi d'euros), qui nous servent juste à niveler le terrain des futures installations."
Hélas pour Haïti, les Assises internationales organisées par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), les 25 et 26 mai à l'université de Montréal (Canada), ont bien fait ressortir l'ampleur des dégâts, mais elles n'ont pas réussi à débloquer de montants à la hauteur des besoins. Un échec que l'absence de personnalités comme Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, et Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, pourtant invités, pouvait laisser prévoir.
Même le simple plan d'action stratégique élaboré en vue de la reconstruction du système universitaire a déçu nombre de participants aux Assises. "Ce plan n'est pas à la hauteur de nos attentes, a reconnu Frantz Casséus, directeur de cabinet du ministre haïtien de l'éducation nationale et de la formation professionnelle. Le point clé de la question de l'université en Haïti, ce sont les infrastructures, mais les Assises n'ont pas réussi à débloquer de fonds de la part des grands bailleurs."
Pour M. Casséus, la réunion de Montréal a cependant permis de dresser un tableau exhaustif des besoins et de dégager des points positifs en matière de coopération et de bourses, qui pourraient être attribuées aux étudiants en licence ou en master à l'étranger, contre l'engagement de rentrer ensuite en Haïti. Toutefois, il a rappelé le caractère d'urgence de la situation sur le terrain : "La grande masse des universités attend la reprise avec impatience. Même dans des hangars ou des bâtiments provisoires, il faut pouvoir effectuer la rentrée en octobre prochain. Sinon, les étudiants qui bénéficient de soutiens à l'étranger partiront."
De son côté, Bernard Cerquiglini, recteur de l'AUF, a reconnu que son agence "ne peut pas intervenir sur la reconstruction des infrastructures des universités haïtiennes, car elle ne dispose pas des 500 millions de dollars américains (407 millions d'euros) nécessaires selon la Fondation Clinton-Bush pour Haïti". En revanche, a-t-il précisé, "elle peut aider à repenser le système universitaire haïtien". Il a, du reste, annoncé la création d'un comité de coordination chargé de mettre en place un plan comprenant l'installation de "dix points numériques" par satellite pour développer l'enseignement à distance.
Besoins énormes
M. Cerquiglini s'est aussi félicité de la rédaction du Livre blanc Etat des lieux et perspectives d'avenir des universités haïtiennes, rédigé par Jean-Marie Théodat, chargé de mission auprès de la délégation de l'AUF en Haïti. Selon ce dernier, dont le département de cartographie a perdu 21 enseignants sur 24 lors du séisme, les besoins sont énormes : "90 % des écoles primaires et secondaires ont été détruites. Certains enseignants du privé n'ont même pas de diplôme et 10 % ne parlent pas français. 60 % des enfants en âge d'être scolarisés ne vont pas à l'école. Quant à ceux qui y vont, ils sont parfois 150 répartis dans deux classes, avec un seul manuel et un seul enseignant."
"Dans le supérieur, 80 % des enseignants n'ont qu'un master et ne pourraient pas enseigner ailleurs, poursuit-il. Leur salaire est souvent inférieur à celui d'un maçon, et la plupart doivent avoir un autre travail." Face à un tel tableau, Jean-Marie Théodat, estime qu'"Haïti a surtout besoin d'un accès à des prêts qui ne soient pas à 10 %, comme actuellement".
Pour l'universitaire, "l'Etat doit enfin prendre ses responsabilités. Hélas, il freine tout et n'existe que par ses aspects négatifs : répression, procédures kafkaïennes et malversations". "Pourtant, nous sommes condamnés à réussir, martèle le recteur Jean-Vernet Henry. Les gens n'ont pas l'argent pour aller dans des universités privées."
Marc Dupuis
Réunion internationale pour la reconstruction d'Haïti
LEMONDE.FR avec AFP.- 02.06.10 Des représentants d'une cinquantaine de pays et des personnalités comme Bill Clinton doivent se réunir, mercredi 2 juin, à Punta Cana, dans l'est de la République dominicaine, afin de lancer un plan de reconstruction pour Haïti, dévasté par un séisme le 12 janvier. "Le sommet mondial pour l'avenir d'Haïti : solidarité au-delà de la crise", veut "créer des liens permanents de solidarité de la communauté internationale avec Haïti et servir de rampe de lancement au début des travaux de reconstruction", selon les organisateurs.
L'ex-président des Etats-Unis Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, prendra la parole après le président haïtien, René Préval, et le président dominicain, Leonel Fernandez. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, sera également présent. M. Bellerive doit décrire le plan d'action pour la reconstruction d'Haïti, où le séisme a tué plus de 250 000 personnes et laissé 1,3 million de sans-abri.
BILAN DES ENGAGEMENTS
Au cours de la réunion, les participants feront un bilan des engagements des bailleurs étrangers. Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars (plus de 8 milliards d'euros) à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les participants examineront de près les projets de reconstruction, qui seront redistribués par groupe de pays. Ils concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités. Les organisateurs souhaitent accélérer le versement des sommes promises par les pays donateurs, et ouvrir la porte à la participation de fonds privés.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/06/02/reunion-internationale-pour-la-reconstruction-d-haiti_1366407_3222.html
L'ex-président des Etats-Unis Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, prendra la parole après le président haïtien, René Préval, et le président dominicain, Leonel Fernandez. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, sera également présent. M. Bellerive doit décrire le plan d'action pour la reconstruction d'Haïti, où le séisme a tué plus de 250 000 personnes et laissé 1,3 million de sans-abri.
BILAN DES ENGAGEMENTS
Au cours de la réunion, les participants feront un bilan des engagements des bailleurs étrangers. Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars (plus de 8 milliards d'euros) à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les participants examineront de près les projets de reconstruction, qui seront redistribués par groupe de pays. Ils concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités. Les organisateurs souhaitent accélérer le versement des sommes promises par les pays donateurs, et ouvrir la porte à la participation de fonds privés.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/06/02/reunion-internationale-pour-la-reconstruction-d-haiti_1366407_3222.html
L'Université Laval donne 600 000$
Publié le 31 mai 2010 Québec) L'Université Laval a offert 600 000 $ pour la reconstruction du système d'enseignement supérieur d'Haïti, lundi. Et la campagne de dons se poursuit pour réaliser d'autres projets.
«C'est une première étape. Nous ne voulions pas attendre un an encore pour annoncer 1 ou 2 millions $. Les besoins sont énormes et nous voulons agir le plus rapidement possible», expliquait le recteur Denis Brière en rappelant que l'université avait commencé ses efforts au moment du séisme en aidant 71 étudiants haïtiens à Québec. Et en plus de cette aide financière, l'Université Laval accueillera en septembre une douzaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat pour leur permettre de terminer leurs études puisqu'ils se retrouvent devant rien dans leur pays.
En juillet, un groupe de Manager Sans Frontières de l'Université Laval et d'autres représentants du campus se rendront à Haïti pour travailler avec les partenaires haïtiens dans l'élaboration plus précise des projets. Les gens de Manager Sans Frontières, spécialistes en gestion, aideront à la préparation des demandes aux fonds d'aide dans des domaines où l'Université ne sera pas engagée.
L'aide offerte a été annoncée à l'occasion d'une soirée-bénéfice au profit du Fonds d'intervention pour la sauvegarde du patrimoine d'Haïti organisée par l'Institut du patrimoine culturel de l'Université Laval.
Parmi les diverses formes que l'aide pourra prendre, on note des bourses offertes aux étudiants haïtiens afin qu'ils puissent poursuivre leur formation supérieure au Québec, des séjours professionnels de professeurs de Québec à Haïti, ou encore de la venue de professeurs haïtiens à l'Université Laval pour l'enseignement et la recherche.
La somme de 600 000 $ est le résultat d'une collecte de fonds organisée par l'Université Laval et sa Fondation.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/31/01-4285535-luniversite-laval-donne-600-000.php
«C'est une première étape. Nous ne voulions pas attendre un an encore pour annoncer 1 ou 2 millions $. Les besoins sont énormes et nous voulons agir le plus rapidement possible», expliquait le recteur Denis Brière en rappelant que l'université avait commencé ses efforts au moment du séisme en aidant 71 étudiants haïtiens à Québec. Et en plus de cette aide financière, l'Université Laval accueillera en septembre une douzaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat pour leur permettre de terminer leurs études puisqu'ils se retrouvent devant rien dans leur pays.
En juillet, un groupe de Manager Sans Frontières de l'Université Laval et d'autres représentants du campus se rendront à Haïti pour travailler avec les partenaires haïtiens dans l'élaboration plus précise des projets. Les gens de Manager Sans Frontières, spécialistes en gestion, aideront à la préparation des demandes aux fonds d'aide dans des domaines où l'Université ne sera pas engagée.
L'aide offerte a été annoncée à l'occasion d'une soirée-bénéfice au profit du Fonds d'intervention pour la sauvegarde du patrimoine d'Haïti organisée par l'Institut du patrimoine culturel de l'Université Laval.
Parmi les diverses formes que l'aide pourra prendre, on note des bourses offertes aux étudiants haïtiens afin qu'ils puissent poursuivre leur formation supérieure au Québec, des séjours professionnels de professeurs de Québec à Haïti, ou encore de la venue de professeurs haïtiens à l'Université Laval pour l'enseignement et la recherche.
La somme de 600 000 $ est le résultat d'une collecte de fonds organisée par l'Université Laval et sa Fondation.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/31/01-4285535-luniversite-laval-donne-600-000.php
Les autorités haïtiennes terminent un plan de mesures pour faire face à la saison cyclonique.
Les autorités haïtiennes mettent les bouchées doubles dans tout le pays avec l’adoption de mesures pour faire face à la saison cyclonique qui commence demain et qui pourrait causer beaucoup de dégâts à cette nation déjà en situation de grande fragilité à cause de ses problèmes environnementaux et des effets dévastateurs du tremblement de terre du 12 janvier dernier. Devant une saison cyclonique annoncée comme redoutable avec la formation probable de 4 à 23 tempêtes et 8 et 14 ouragans dans la région, les autorités ont dessiné, entre autres initiatives, un plan d’action qui sera mis en œuvre dans une vingtaine de ville du département de l’ouest, le département le plus vulnérable du pays.
Parmi ces villes figurent Port-au-Prince et des localités considérées comme à haut risque comme Léogane, Croix des Bouquets, Cabaret, Petit-Goâve, situées dans la zone la plus touchée par le tremblement de terre, qui fit 300.000 morts et une quantité équivalente de blessés.
Quatre mois et demi après le séisme, près d’un million de personnes (15%de la population) vit encore dans des camps de fortunes improvisés dans les rues sous des tentes, des bâches et des couvertures.
La coordinatrice de la Protection Civile du département de l’Ouest, Nadia Lochard, a indiqué que durant le mois d’avril des actions de renforcement des comités de protection civile des municipalités ont été réalisées pour augmenter la capacité de coordination et de gestion de désastres.
« Sept plans sont en préparation » a-t-elle précisé.
Les municipalités de l’Ouest qui ne détiennent pas encore leurs propres plans de secours seront prochainement le scénario de scènes de simulation, alerte et évacuation » a-t-elle promis.
En général chaque municipe reçoit un type personnalisé d’assistance et de conseil » selon les types de problèmes qu’ils auront à affronter et les risques auxquels ils sont exposés », a-t-elle précisé.
Les villes les plus menacées par les désastres sont les espaces dont la configuration géographique les rend plus fragile face à de possibles inondations, à causes des dégâts environnementaux causés par le tremblement de terre du 12 Janvier à expliqué Madame Lochard.
Les préparatifs et les plans d’alerte pour ces endroits étaient prêts, mais ils se sont perdus à cause du séisme et il a été nécessaire d’en préparer de nouveaux.
« On aurait pu être prêts depuis le mois de mai, mais nous avons du travailler à nouveau » après l’évènement du 12 janvier, a-t-elle expliqué.
Les autorités ont programmé pour le mois de juillet des exercices de simulation et évacuation dans les zones plus exposés aux risques des municipalités du département de l’Ouest, ou beaucoup de dégâts ont été enregistré lors des phénomènes atmosphériques de 2008 et 2009.
De son côté, le délégué du département de Nippes (Sud-Ouest), Jamil Vincent, a annoncé que des dispositions préventives et une campagne de sensibilisation de la population de cette région ont été adoptées dans cette zone historiquement touchée par les ouragans, pour minimiser les possibles pertes en vies humaines.
Des pluies torrentielles se sont abattues sur plusieurs villes de Nippes la fin de semaine passée ou se sont produites des inondations et des dégâts et plusieurs localités sont restées isolées ; il n’y a pas eu de victimes selon la presse locale.
Ainsi, la perspective de la saison cyclonique complique beaucoup une situation dans laquelle la phase d’urgence humanitaire post-tremblement de terre est loin de toucher à sa fin.
« Nous sommes conscients de l’arrivée de la saison cyclonique, et la situation de dizaines de milliers de personnes sans abri continue à être précaire », a déclaré la semaine dernière le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet.
La MINUSTAH et les agences de l’ONU travaillent le plus rapidement possible pour renforcer les systèmes d’évacuation d’eau, a-t-il précisé.
La Mission continue avec son labeur d’identification des campements qui présente des risques élevés d’inondation et de glissement de terrains, d’où on doit procéder au déplacement de plus de 7.000 personnes.
Face à ces plans, beaucoup de secteurs ont estimé qu’il n’y a pas eu de préparation suffisante.
Dans son dernier rapport sur les conditions de vie dans les campements, la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits humains (POHDH) a critiqué que « rien n’a été fait pour préparer les gens sur le plan psychologique et on ne voit pas concrètement le dispositif mis à disposition ».
Le secrétaire exécutif de cette plateforme, Antonal Mortimé, a déclaré que « le gouvernement n’a pas fait de campagne de sensibilisation appropriée ».
Si un vent violent souffle, « il emportera les couvertures, les draps, les morceaux de métal qui servent de toit aux gens dans les campements, ce qui pourrait provoquer des blessures », a-t-il souligné.
En ce qui concerne les possibles inondations, il a considéré que les risques augmenteront à cause de la présence des décombres qui remplissent encore plusieurs rues et qui vont obstruer ce qui reste des canaux d’évacuation.
« Port-au-Prince sera inondée » a-t-il avertit. (EFE) http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=201125
Traduction : Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso
Parmi ces villes figurent Port-au-Prince et des localités considérées comme à haut risque comme Léogane, Croix des Bouquets, Cabaret, Petit-Goâve, situées dans la zone la plus touchée par le tremblement de terre, qui fit 300.000 morts et une quantité équivalente de blessés.
Quatre mois et demi après le séisme, près d’un million de personnes (15%de la population) vit encore dans des camps de fortunes improvisés dans les rues sous des tentes, des bâches et des couvertures.
La coordinatrice de la Protection Civile du département de l’Ouest, Nadia Lochard, a indiqué que durant le mois d’avril des actions de renforcement des comités de protection civile des municipalités ont été réalisées pour augmenter la capacité de coordination et de gestion de désastres.
« Sept plans sont en préparation » a-t-elle précisé.
Les municipalités de l’Ouest qui ne détiennent pas encore leurs propres plans de secours seront prochainement le scénario de scènes de simulation, alerte et évacuation » a-t-elle promis.
En général chaque municipe reçoit un type personnalisé d’assistance et de conseil » selon les types de problèmes qu’ils auront à affronter et les risques auxquels ils sont exposés », a-t-elle précisé.
Les villes les plus menacées par les désastres sont les espaces dont la configuration géographique les rend plus fragile face à de possibles inondations, à causes des dégâts environnementaux causés par le tremblement de terre du 12 Janvier à expliqué Madame Lochard.
Les préparatifs et les plans d’alerte pour ces endroits étaient prêts, mais ils se sont perdus à cause du séisme et il a été nécessaire d’en préparer de nouveaux.
« On aurait pu être prêts depuis le mois de mai, mais nous avons du travailler à nouveau » après l’évènement du 12 janvier, a-t-elle expliqué.
Les autorités ont programmé pour le mois de juillet des exercices de simulation et évacuation dans les zones plus exposés aux risques des municipalités du département de l’Ouest, ou beaucoup de dégâts ont été enregistré lors des phénomènes atmosphériques de 2008 et 2009.
De son côté, le délégué du département de Nippes (Sud-Ouest), Jamil Vincent, a annoncé que des dispositions préventives et une campagne de sensibilisation de la population de cette région ont été adoptées dans cette zone historiquement touchée par les ouragans, pour minimiser les possibles pertes en vies humaines.
Des pluies torrentielles se sont abattues sur plusieurs villes de Nippes la fin de semaine passée ou se sont produites des inondations et des dégâts et plusieurs localités sont restées isolées ; il n’y a pas eu de victimes selon la presse locale.
Ainsi, la perspective de la saison cyclonique complique beaucoup une situation dans laquelle la phase d’urgence humanitaire post-tremblement de terre est loin de toucher à sa fin.
« Nous sommes conscients de l’arrivée de la saison cyclonique, et la situation de dizaines de milliers de personnes sans abri continue à être précaire », a déclaré la semaine dernière le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet.
La MINUSTAH et les agences de l’ONU travaillent le plus rapidement possible pour renforcer les systèmes d’évacuation d’eau, a-t-il précisé.
La Mission continue avec son labeur d’identification des campements qui présente des risques élevés d’inondation et de glissement de terrains, d’où on doit procéder au déplacement de plus de 7.000 personnes.
Face à ces plans, beaucoup de secteurs ont estimé qu’il n’y a pas eu de préparation suffisante.
Dans son dernier rapport sur les conditions de vie dans les campements, la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits humains (POHDH) a critiqué que « rien n’a été fait pour préparer les gens sur le plan psychologique et on ne voit pas concrètement le dispositif mis à disposition ».
Le secrétaire exécutif de cette plateforme, Antonal Mortimé, a déclaré que « le gouvernement n’a pas fait de campagne de sensibilisation appropriée ».
Si un vent violent souffle, « il emportera les couvertures, les draps, les morceaux de métal qui servent de toit aux gens dans les campements, ce qui pourrait provoquer des blessures », a-t-il souligné.
En ce qui concerne les possibles inondations, il a considéré que les risques augmenteront à cause de la présence des décombres qui remplissent encore plusieurs rues et qui vont obstruer ce qui reste des canaux d’évacuation.
« Port-au-Prince sera inondée » a-t-il avertit. (EFE) http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=201125
Traduction : Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso
La CIRH en passe d'être mise en place
La Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) devrait se réunir le mercredi 2 juin à Punta Cana, en République Dominicaine, au cours d'une nouvelle conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti. 54 pays et 35 organisations internationales ont déjà confirmé leur participation à ce forum sur la reconstruction du pays qui devrait être le dernier.
Entre temps, tous les membres de cette commission ne sont pas encore connus. Seuls 3 secteurs ont déjà désignés leurs représentants au sein de la CIRH. Il s'agit du secteur privé des affaires qui a fait choix de Réginald Boulos, du sénat qui a désigné Lucien Bernard et du secteur syndical qui a choisi, Jean Claude Lebrun.
Les autorités haïtiennes ont fait remarquer que le processus en vue de la désignation des autres membres de la commission est actuellement en cours, elles ont précisé que des consultations se multiplient dans le but de compléter la CIRH.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
Entre temps, tous les membres de cette commission ne sont pas encore connus. Seuls 3 secteurs ont déjà désignés leurs représentants au sein de la CIRH. Il s'agit du secteur privé des affaires qui a fait choix de Réginald Boulos, du sénat qui a désigné Lucien Bernard et du secteur syndical qui a choisi, Jean Claude Lebrun.
Les autorités haïtiennes ont fait remarquer que le processus en vue de la désignation des autres membres de la commission est actuellement en cours, elles ont précisé que des consultations se multiplient dans le but de compléter la CIRH.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
Haïti : Monsanto et le "Projet Winner"
Thalles GOMES.-
Les médias ne parlant plus d’Haïti on se dit que tout s’est bien fini, que la solidarité internationale a permis de faire sortir le petit pays de la crise qu’il a subit en janvier dernier.
Et bien non, en fait tout commence, même si le pays tente de se réorganiser et que la vie reprend doucement son cours Haïti n’en a absolument pas fini avec les crises. Tout au contraire, comme annoncé précédemment les vautours multinationales se sont jetés dessus avec l’avidité des investisseurs découvrant de nouveaux marchés.
L’article de Thalles Gomes traite ici spécifiquement de l’action de Monsanto soutenue par l’USAID, UPS et la Kuehne+Nage qui au sein du Projet Winner (tout un programme) sont entrain de vassaliser entièrement l’agriculture haïtienne à leurs produits.
Moins visible, mais qui causera au final beaucoup plus de dégâts et fort possiblement des dégâts irréversibles cette invasion économique d’Haïti est la digne héritière des agressions coloniales opérées depuis près de 206 ans par les États-unis et la France contre Haïti.
L’entreprise américaine Monsanto a donné des graines transgéniques à Haïti. Ce fait a été dénoncé le 10 mai dernier dans un article écrit par le curé français Jean-Yves Urfié, ex-professeur de chimie du Collége Saint Martial, à Port-au-Prince. Urfiè écrit dans son article : “La société transnationale Monsanto offre aux agriculteurs du pays un cadeau mortel de 475 tonnes de maïs transgénique, avec les engrais et les pesticides associés, qui seront remis gratuitement par le Projet Winner, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis en Haïti”. Selon lui, la multinationale Monsanto a déjà commencé à distribuer les graines de maïs transgéniques dans les régions de Gonaives, Kenscoff, de Pétion-Ville, de Cabaré, d’Arcahaie, de Croix-des-Bouquets et de Mirebalais.
La forte répercussion de cette dénonciation a obligé le Ministre de l’Agriculture d’Haïti, Joana Ford, à convoquer une conférence de presse le 12 mai dernier à Port-au-Prince. Le Ministre Ford a affirmé "Haïti n’a pas de capacité à administrer les OGM” avant de démentir que la donation de Monsanto était du maïs transgénique. "Nous prenons toutes les précautions avant d’accepter l’offre faite par la multinationale Monsanto pour recevoir une donation de 475 947 kg de graines de maïs hybride et 2 067 kg de graines de légumes. Nous devons aussi mentionner que, en l’absence d’une loi qui réglemente l’utilisation d’Organismes Génétiquement Modifiés en Haïti, je ne peux pas permettre l’introduction de graines ‘Roundup Ready‘ ou toute autre variété de transgéniques", a souligné le Ministre.
Selon Ford, les graines hybrides dont Monsanto fait la promotion sont adaptées aux conditions tropicales d’Haïti. Ce dont fait partie d’une campagne du Ministère de l’Agriculture pour relancer le secteur agricole après le tremblement de terre du 12 janvier dernier. Le Ministre indique également que dans cette optique plus de 65 000 hectares de terre sont entrain de bénéficier d’une préparation par des tracteurs, des engrais et des pesticides, et les agriculteurs recoivent une formation.
Monsanto elle-même s’est retrouvée obligée de se prononcer sur cette affaire. “Nous croyons que l’agriculture est la clé pour la récupération d’Haïti sur le long terme”, a affirmé la transnationale dans une note publiée sur sa page internet. “Après la catastrophe, Monsanto a donné de l’argent pour le redressement (d’Haïti)”, continue la note, “mais il était évident que le don de nos produits - de maïs et les graines de légumes de qualité - pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens”. Avec cet état d’esprit généreux la plus grande compagnie de semences au monde a résolu de donner à Haïti l’équivalent de 4 millions de dollars en graines de maïs hybride, choux, carotte, aubergine, melon, oignon, tomate, épinard, et melon d’eau. 60 tonnes de ces graines sont arrivées sur le territoire haïtien durant la première semaine de mai. 70 tonnes supplémentaires sont arrivées à Port-au-Prince le 13 mai dernier. Il est prévu que pour les 12 prochains mois 345 tonnes supplémentaires de graines hybrides de maïs soient distribuées aux agriculteurs du pays.
Ouvrir des marchés
Le tremblement de terre du 12 janvier a provoqué la mort de 300 000 personnes et a laissé plus d’un million d’Haïtiens sans domicile. Les conséquences ont été dévastatrices. Mais, bien qu’il ait atteint 7 degrés sur l’échelle Richter, il est peu probable que le tremblement de terre ait détruit les structures de fonctionnement d’une société transnationale comme Monsanto. Le don de 475 tonnes de graines hybrides peut être vue comme une action de générosité de la part de la transnationale envers le peuple haïtien. Cependant les conditions dans lesquelles ce don a été effectuée sont regardées de plus près, cette générosité devient une simple tactique entrepreneuriale pour augmenter les bénéfices.
Les gains de Monsanto de décembre 2009 à fin février 2010 ont été de 887 millions de dollars. Durant la même période l’an passé, ses gains ont été de 1,09 milliard de dollars, ce qui signifie une chute de 19%. Selon Hugh Grant, directeur exécutif de la transnationale, la cause principale de cette chute a été la diminution des ventes d’herbicides et de produits chimiques.
Début avril, durant une conférence en présence d’annalistes, Grant a affirmé qu’il ne pourrait pas recourir à l’augmentation des prix pour contrecarrer cette chute, puisque les agriculteurs ne semblent pas disposés à payer des prix plus hauts pour les nouveaux spécimens de graines transgéniques, dont certaines d’entre elles sont deux fois plus chères que les variétés les plus cultivées aujourd’hui. "Le retour que j’ai des propriétaires fonciers indique que si nos prix étaient différents, la courbe d’adoption des graines serait différente" avait-il déclaré.
Quand il n’est pas possible de faire monter le prix de ses produits, la seule solution pour Monsanto est de contrecarrer cette chute en ouvrant de nouveaux marchés. Et ce n’est pas un hasard qu’à peine un mois après la conférence de Hugh Grant dess graines de Monsanto arrivent à Haïti.
Ce qui n’a pas été dit ni par Monsanto, ni par le Ministère de l’Agriculture haïtien, c’est ces graines hybrides de maïs ne pourront accomplir leurs promesses de productivité et d’adaptation au climat tropical haïtien que si elles sont traitées par les herbicides, les engrais et les produits chimiques spécifiques, qui sont justement produits par Monsanto. Cela signifie que les agriculteurs haïtiens qui reçoivent les graines hybrides ne réussiront à les rendre productives que s’ils acquièrent les herbicides et les engrais de Monsanto.
De plus, les agriculteurs ne pourront pas replanter les graines issuent de ce maïs, puisque l’une des caractéristiques de ces graines hybrides c’est que seule la première génération est fertile. S’ils veulent continuer à semer les paysans haïtiens devront acheter de nouvelles graines à Monsanto.
À ce rythme, avec l’augmentation de la consommation de graines et implicitement d’herbicides, d’engrais et de produits chimiques Monsanto, la prévision du curé Jean-Yves Urfié pourra devenir réalité : “Bientôt, il y aura que des graines Monsanto en Haïti. Et alors, ce sera la fin de l’indépendance des agriculteurs”.
Vainqueur
Monsanto n’est pas seule dans cette entreprise. Le transport et toute la logistique de distribution des graines en Haïti se fait au profit de deux autres entreprises américaines : la Kuehne + Nage Emergency and Relief Logistics et l’UPS Foundation.
Ken Sternad, président d’UPS, a insisté pour se prononcer sur cette action : “Cela fait parti de nos efforts continus pour appuyer le redressement d’Haïti, l’UPS a l’orgueil de donner ses services aux bateaux de semences, car le pays commence à se diriger vers la construction d’un avenir soutenable".
Cet “avenir soutenable” dont parle Sternad et qui attire l’intérêt de tant d’entreprises étrangères est définit dans le Projet Winner lancé le 8 octobre 2009 par l’USAID (Agence des États-Unis pour le Développement International) (1). Le Projet Winner investira 126 millions de dollars dans les cinq prochaines années afin de construire une nouvelle infrastructure agricole en Haïti, avec comme objectif l’augmentation de sa productivité. Entre-temps, ce programme fournira une assistance technique spécialisée, en plus de services techniques et des facteurs de production agricoles, comme les pesticides et les engrais.
C’est par ce projet que seront distribuées les 475 tonnes de graines de Monsanto. En fait, ces graines n’arriveront pas directement dans les mains des paysans haïtiens, elles seront tout d’abord acheminées aux magasins administrés par l’USAID et seront ensuite vendues pour un prix “significativement réduit” aux agriculteurs. “Notre but est d’arriver à fournir 10 000 agriculteurs durant cette saison”, indique Jean Robert Estime, directeur responsable du Projet Winner. “Les graines aideront à nourrir et fourniront des opportunités économiques pour les agriculteurs, leurs familles et la communauté haïtienne en général”.
Pour comprendre ce que sont ces “des opportunités économiques”, il faut connaître les acteurs qui sont derrière le Projet Winner. Son directeur responsable, Jean Robert Estime, a servi comme Ministre des Affaires étrangères durant les 29 ans de la dictature de Duvalier en Haïti, époque dans laquelle plus de 30 000 Haïtiens ont été assassinés et le pays a ouvert ses portes aux produits alimentaires étrangers. Grâce à cette ouverture, Haïti importe aujourd’hui 80% des aliments qu’il consomme.
Architecte et coordinatrice du Projet Winner, l’USAID est un organisme gouvernemental américain créé en 1961. Selon sa page internet officielle, il a la mission de “promouvoir les intérêts de la politique externe des États-Unis dans l’expansion de la démocratie et des libres marchés, en améliorant la vie des citoyens du monde en développement”. Avec siège à Washington/DC, l’USAID est présente sur les cinq continents. Son travail appuie “la croissance économique et les avancées de la politique externe des États-Unis”.
Nouveau tremblement de terre
Chavannes Jean-Baptiste, coordonnateur du Mouvman Peyizan Papay (MPP) et membre de la Via Campesina haïtienne déclare qu’en fait “Il s’agit d’un nouveau tremblement de terre plus dangereux a long terme que celui qui s’est déroulé le 12 janvier. Il ne s’agit pas d’une menace, mais d’une très forte attaque contre l’agriculture, les paysans et les paysannes, la biodiversité, les graines créoles que nous défendons, et à ce qu’il reste de notre milieu environnemental en Haïti”
Chavannes accuse le gouvernement haïtien de profiter du tremblement de terre pour vendre le pays aux forces impérialistes et aux sociétés transnationales. “Nous ne pouvons pas accepter cela”, fait remarquer le leader paysan, “nous devons commencer la mobilisation contre ce projet, contre l’arrivée de Monsanto en Haïti. Nous avons besoin d’une forte unité en Haïti et d’une forte solidarité internationale pour affronter Monsanto et toutes les forces mortifères qui veulent en finir avec la souveraineté de ce petit pays qui a conquis son indépendance avec le sang de ses enfants et de ses filles dès 1804”.
Comme premier pas dans cet affrontement, le MPP a demandé aux paysans d’enterrer et de brûler toutes les graines de maïs provenant du Ministère de l’Agriculture. De plus, la Via Campesina d’Haïti organise une grande marche les 4 et 5 juin prochains, à l’occasion du Jour International de l’Environnement. La marche partira de la région de Papay à destination de la ville de Hinche, capitale du département Central. (Traduction ALAI)
Thalles Gomes, journaliste brésilien, depuis Port-au-Prince - Haïti.
Source : agence ALAI "Monsanto y el Proyecto Vencedor"
Traduction : Primitivi "Haïti : Monsanto et le Projet Winner"
Notes :
[1] Il est a noter plusieurs choses sur l’USAID, cette Agence gouvernementale étasunienne à soutenue en Amérique Latine les pires dictatures et la déstabilisation de plusieurs pays, elle continue d’ailleurs cette mission. Par contre la même USAID se fait en Europe une bonne publicité en soutenant les Révolutions Colorées, elle aide d’ailleurs à la diffusion dans les anciens pays du bloc de l’est d’un petit livre édité par l’Institut Enstein intitulé "From Dictatorship To Democracy" (disponible gratuitement sur internet) et qui indique aux mouvements étudiants et d’opposition desdits pays à renverser le pouvoir en place. En conclusion l’USAID ne promeut absolument pas la démocratie mais uniquement les intérêts des USA et l’ouverture de nouveaux marchés aux entreprises US.
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Haiti-Monsanto-et-le-Projet-Winner.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/27/2088919_haiti-monsanto-et-le-projet-winner.html
Les médias ne parlant plus d’Haïti on se dit que tout s’est bien fini, que la solidarité internationale a permis de faire sortir le petit pays de la crise qu’il a subit en janvier dernier.
Et bien non, en fait tout commence, même si le pays tente de se réorganiser et que la vie reprend doucement son cours Haïti n’en a absolument pas fini avec les crises. Tout au contraire, comme annoncé précédemment les vautours multinationales se sont jetés dessus avec l’avidité des investisseurs découvrant de nouveaux marchés.
L’article de Thalles Gomes traite ici spécifiquement de l’action de Monsanto soutenue par l’USAID, UPS et la Kuehne+Nage qui au sein du Projet Winner (tout un programme) sont entrain de vassaliser entièrement l’agriculture haïtienne à leurs produits.
Moins visible, mais qui causera au final beaucoup plus de dégâts et fort possiblement des dégâts irréversibles cette invasion économique d’Haïti est la digne héritière des agressions coloniales opérées depuis près de 206 ans par les États-unis et la France contre Haïti.
L’entreprise américaine Monsanto a donné des graines transgéniques à Haïti. Ce fait a été dénoncé le 10 mai dernier dans un article écrit par le curé français Jean-Yves Urfié, ex-professeur de chimie du Collége Saint Martial, à Port-au-Prince. Urfiè écrit dans son article : “La société transnationale Monsanto offre aux agriculteurs du pays un cadeau mortel de 475 tonnes de maïs transgénique, avec les engrais et les pesticides associés, qui seront remis gratuitement par le Projet Winner, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis en Haïti”. Selon lui, la multinationale Monsanto a déjà commencé à distribuer les graines de maïs transgéniques dans les régions de Gonaives, Kenscoff, de Pétion-Ville, de Cabaré, d’Arcahaie, de Croix-des-Bouquets et de Mirebalais.
La forte répercussion de cette dénonciation a obligé le Ministre de l’Agriculture d’Haïti, Joana Ford, à convoquer une conférence de presse le 12 mai dernier à Port-au-Prince. Le Ministre Ford a affirmé "Haïti n’a pas de capacité à administrer les OGM” avant de démentir que la donation de Monsanto était du maïs transgénique. "Nous prenons toutes les précautions avant d’accepter l’offre faite par la multinationale Monsanto pour recevoir une donation de 475 947 kg de graines de maïs hybride et 2 067 kg de graines de légumes. Nous devons aussi mentionner que, en l’absence d’une loi qui réglemente l’utilisation d’Organismes Génétiquement Modifiés en Haïti, je ne peux pas permettre l’introduction de graines ‘Roundup Ready‘ ou toute autre variété de transgéniques", a souligné le Ministre.
Selon Ford, les graines hybrides dont Monsanto fait la promotion sont adaptées aux conditions tropicales d’Haïti. Ce dont fait partie d’une campagne du Ministère de l’Agriculture pour relancer le secteur agricole après le tremblement de terre du 12 janvier dernier. Le Ministre indique également que dans cette optique plus de 65 000 hectares de terre sont entrain de bénéficier d’une préparation par des tracteurs, des engrais et des pesticides, et les agriculteurs recoivent une formation.
Monsanto elle-même s’est retrouvée obligée de se prononcer sur cette affaire. “Nous croyons que l’agriculture est la clé pour la récupération d’Haïti sur le long terme”, a affirmé la transnationale dans une note publiée sur sa page internet. “Après la catastrophe, Monsanto a donné de l’argent pour le redressement (d’Haïti)”, continue la note, “mais il était évident que le don de nos produits - de maïs et les graines de légumes de qualité - pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens”. Avec cet état d’esprit généreux la plus grande compagnie de semences au monde a résolu de donner à Haïti l’équivalent de 4 millions de dollars en graines de maïs hybride, choux, carotte, aubergine, melon, oignon, tomate, épinard, et melon d’eau. 60 tonnes de ces graines sont arrivées sur le territoire haïtien durant la première semaine de mai. 70 tonnes supplémentaires sont arrivées à Port-au-Prince le 13 mai dernier. Il est prévu que pour les 12 prochains mois 345 tonnes supplémentaires de graines hybrides de maïs soient distribuées aux agriculteurs du pays.
Ouvrir des marchés
Le tremblement de terre du 12 janvier a provoqué la mort de 300 000 personnes et a laissé plus d’un million d’Haïtiens sans domicile. Les conséquences ont été dévastatrices. Mais, bien qu’il ait atteint 7 degrés sur l’échelle Richter, il est peu probable que le tremblement de terre ait détruit les structures de fonctionnement d’une société transnationale comme Monsanto. Le don de 475 tonnes de graines hybrides peut être vue comme une action de générosité de la part de la transnationale envers le peuple haïtien. Cependant les conditions dans lesquelles ce don a été effectuée sont regardées de plus près, cette générosité devient une simple tactique entrepreneuriale pour augmenter les bénéfices.
Les gains de Monsanto de décembre 2009 à fin février 2010 ont été de 887 millions de dollars. Durant la même période l’an passé, ses gains ont été de 1,09 milliard de dollars, ce qui signifie une chute de 19%. Selon Hugh Grant, directeur exécutif de la transnationale, la cause principale de cette chute a été la diminution des ventes d’herbicides et de produits chimiques.
Début avril, durant une conférence en présence d’annalistes, Grant a affirmé qu’il ne pourrait pas recourir à l’augmentation des prix pour contrecarrer cette chute, puisque les agriculteurs ne semblent pas disposés à payer des prix plus hauts pour les nouveaux spécimens de graines transgéniques, dont certaines d’entre elles sont deux fois plus chères que les variétés les plus cultivées aujourd’hui. "Le retour que j’ai des propriétaires fonciers indique que si nos prix étaient différents, la courbe d’adoption des graines serait différente" avait-il déclaré.
Quand il n’est pas possible de faire monter le prix de ses produits, la seule solution pour Monsanto est de contrecarrer cette chute en ouvrant de nouveaux marchés. Et ce n’est pas un hasard qu’à peine un mois après la conférence de Hugh Grant dess graines de Monsanto arrivent à Haïti.
Ce qui n’a pas été dit ni par Monsanto, ni par le Ministère de l’Agriculture haïtien, c’est ces graines hybrides de maïs ne pourront accomplir leurs promesses de productivité et d’adaptation au climat tropical haïtien que si elles sont traitées par les herbicides, les engrais et les produits chimiques spécifiques, qui sont justement produits par Monsanto. Cela signifie que les agriculteurs haïtiens qui reçoivent les graines hybrides ne réussiront à les rendre productives que s’ils acquièrent les herbicides et les engrais de Monsanto.
De plus, les agriculteurs ne pourront pas replanter les graines issuent de ce maïs, puisque l’une des caractéristiques de ces graines hybrides c’est que seule la première génération est fertile. S’ils veulent continuer à semer les paysans haïtiens devront acheter de nouvelles graines à Monsanto.
À ce rythme, avec l’augmentation de la consommation de graines et implicitement d’herbicides, d’engrais et de produits chimiques Monsanto, la prévision du curé Jean-Yves Urfié pourra devenir réalité : “Bientôt, il y aura que des graines Monsanto en Haïti. Et alors, ce sera la fin de l’indépendance des agriculteurs”.
Vainqueur
Monsanto n’est pas seule dans cette entreprise. Le transport et toute la logistique de distribution des graines en Haïti se fait au profit de deux autres entreprises américaines : la Kuehne + Nage Emergency and Relief Logistics et l’UPS Foundation.
Ken Sternad, président d’UPS, a insisté pour se prononcer sur cette action : “Cela fait parti de nos efforts continus pour appuyer le redressement d’Haïti, l’UPS a l’orgueil de donner ses services aux bateaux de semences, car le pays commence à se diriger vers la construction d’un avenir soutenable".
Cet “avenir soutenable” dont parle Sternad et qui attire l’intérêt de tant d’entreprises étrangères est définit dans le Projet Winner lancé le 8 octobre 2009 par l’USAID (Agence des États-Unis pour le Développement International) (1). Le Projet Winner investira 126 millions de dollars dans les cinq prochaines années afin de construire une nouvelle infrastructure agricole en Haïti, avec comme objectif l’augmentation de sa productivité. Entre-temps, ce programme fournira une assistance technique spécialisée, en plus de services techniques et des facteurs de production agricoles, comme les pesticides et les engrais.
C’est par ce projet que seront distribuées les 475 tonnes de graines de Monsanto. En fait, ces graines n’arriveront pas directement dans les mains des paysans haïtiens, elles seront tout d’abord acheminées aux magasins administrés par l’USAID et seront ensuite vendues pour un prix “significativement réduit” aux agriculteurs. “Notre but est d’arriver à fournir 10 000 agriculteurs durant cette saison”, indique Jean Robert Estime, directeur responsable du Projet Winner. “Les graines aideront à nourrir et fourniront des opportunités économiques pour les agriculteurs, leurs familles et la communauté haïtienne en général”.
Pour comprendre ce que sont ces “des opportunités économiques”, il faut connaître les acteurs qui sont derrière le Projet Winner. Son directeur responsable, Jean Robert Estime, a servi comme Ministre des Affaires étrangères durant les 29 ans de la dictature de Duvalier en Haïti, époque dans laquelle plus de 30 000 Haïtiens ont été assassinés et le pays a ouvert ses portes aux produits alimentaires étrangers. Grâce à cette ouverture, Haïti importe aujourd’hui 80% des aliments qu’il consomme.
Architecte et coordinatrice du Projet Winner, l’USAID est un organisme gouvernemental américain créé en 1961. Selon sa page internet officielle, il a la mission de “promouvoir les intérêts de la politique externe des États-Unis dans l’expansion de la démocratie et des libres marchés, en améliorant la vie des citoyens du monde en développement”. Avec siège à Washington/DC, l’USAID est présente sur les cinq continents. Son travail appuie “la croissance économique et les avancées de la politique externe des États-Unis”.
Nouveau tremblement de terre
Chavannes Jean-Baptiste, coordonnateur du Mouvman Peyizan Papay (MPP) et membre de la Via Campesina haïtienne déclare qu’en fait “Il s’agit d’un nouveau tremblement de terre plus dangereux a long terme que celui qui s’est déroulé le 12 janvier. Il ne s’agit pas d’une menace, mais d’une très forte attaque contre l’agriculture, les paysans et les paysannes, la biodiversité, les graines créoles que nous défendons, et à ce qu’il reste de notre milieu environnemental en Haïti”
Chavannes accuse le gouvernement haïtien de profiter du tremblement de terre pour vendre le pays aux forces impérialistes et aux sociétés transnationales. “Nous ne pouvons pas accepter cela”, fait remarquer le leader paysan, “nous devons commencer la mobilisation contre ce projet, contre l’arrivée de Monsanto en Haïti. Nous avons besoin d’une forte unité en Haïti et d’une forte solidarité internationale pour affronter Monsanto et toutes les forces mortifères qui veulent en finir avec la souveraineté de ce petit pays qui a conquis son indépendance avec le sang de ses enfants et de ses filles dès 1804”.
Comme premier pas dans cet affrontement, le MPP a demandé aux paysans d’enterrer et de brûler toutes les graines de maïs provenant du Ministère de l’Agriculture. De plus, la Via Campesina d’Haïti organise une grande marche les 4 et 5 juin prochains, à l’occasion du Jour International de l’Environnement. La marche partira de la région de Papay à destination de la ville de Hinche, capitale du département Central. (Traduction ALAI)
Thalles Gomes, journaliste brésilien, depuis Port-au-Prince - Haïti.
Source : agence ALAI "Monsanto y el Proyecto Vencedor"
Traduction : Primitivi "Haïti : Monsanto et le Projet Winner"
Notes :
[1] Il est a noter plusieurs choses sur l’USAID, cette Agence gouvernementale étasunienne à soutenue en Amérique Latine les pires dictatures et la déstabilisation de plusieurs pays, elle continue d’ailleurs cette mission. Par contre la même USAID se fait en Europe une bonne publicité en soutenant les Révolutions Colorées, elle aide d’ailleurs à la diffusion dans les anciens pays du bloc de l’est d’un petit livre édité par l’Institut Enstein intitulé "From Dictatorship To Democracy" (disponible gratuitement sur internet) et qui indique aux mouvements étudiants et d’opposition desdits pays à renverser le pouvoir en place. En conclusion l’USAID ne promeut absolument pas la démocratie mais uniquement les intérêts des USA et l’ouverture de nouveaux marchés aux entreprises US.
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Haiti-Monsanto-et-le-Projet-Winner.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/27/2088919_haiti-monsanto-et-le-projet-winner.html
L’Espagne aide aussi Haïti a retrouver l’accès à l’eau
Après la catastrophe d’Haïti, le pays se reconstruit petit à petit. Dernièrement, c’est l’Espagne qui vient de décider de donner un bon coup de pouce. En effet, ce sont plus de 10 millions de dollars qui sont débloqués par le Fond de la Coopération espagnole pour l’eau et l’assainissement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Cette aide financière s’inscrit dans un vaste projet mis en œuvre par la banque interaméricaine de développement. La première phase a permis de mettre en place toute la préparation technique pour permettre l’installation d’infrastructures d’approvisionnement d’eau dans la région de l’Artibonite. Dans cette région, près de la moitié des habitants n’a pas accès à l’eau et seulement 15% de la population a accès à une installation sanitaire…
Concrètement, le projet envisage la construction de 12 à 15 structures d’approvisionnement en eau, de latrines et d’évacuation des eaux usées. Outre ces travaux, sera mise en place une autorité locale de régulation de l’eau et de l’assainissement afin de veiller, à long terme à la pérennité de ces installations ainsi qu’une cellule de veille et de sensibilisation sanitaire
http://www.lepost.fr/article/2010/05/27/2089580_l-espagne-aide-aussi-haiti-a-retrouver-l-acces-a-l-eau.html
Concrètement, le projet envisage la construction de 12 à 15 structures d’approvisionnement en eau, de latrines et d’évacuation des eaux usées. Outre ces travaux, sera mise en place une autorité locale de régulation de l’eau et de l’assainissement afin de veiller, à long terme à la pérennité de ces installations ainsi qu’une cellule de veille et de sensibilisation sanitaire
http://www.lepost.fr/article/2010/05/27/2089580_l-espagne-aide-aussi-haiti-a-retrouver-l-acces-a-l-eau.html
Haïti: faut-il brûler Monsanto?
Le producteur de semences et d’insecticides Monsanto, connu pour ses recherches sur le OGM et leur commercialisation, a décidé de faire un don de semences de 476 tonnes aux agriculteurs d’Haïti. Elles seront distribuées sur les 12 mois à venir. La firme justifie son cadeau:
«Après le tremblement de terre, Monsanto a donné de l'argent pour le redressement d'Haïti mais il était évident que le don de nos produits -des graines de maïs et de légumes de qualité- pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens.Nous pensons que l'agriculture est la clé pour la récupération d'Haïti sur le long terme.»
Ce cadeau a été attaqué par des haïtiens, d’abord pour le risque de recevoir des OGM et d’entrer dans la spirale de l’achat des produits herbicides toxiques de Monsanto.
Cela ne semble finalement pas être le cas. Par contre, accepter ce don rend les agriculteurs dépendant à l’égard de la firme.
«Le don de Monsanto risque de nuire aux projets haïtiens de « souveraineté alimentaire » : une forte production agricole locale pour une consommation locale.
En effet, les graines de maïs de Monsanto ne pouvant être resemées, les agriculteurs devront en racheter à Monsanto les années suivantes.
Une logique de marché inadéquate avec la culture paysanne d'Haïti, comme nous l'explique Ricot Jean Pierre, économiste à la PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) :
« Les paysans haïtiens ont traditionnellement la capacité de produire et de reproduire leur propre semence, organique et créole, à destination de leur famille et du marché local.
Monsanto veut intégrer les agriculteurs sur un marché qu'ils ne contrôlent pas en matière de qualité de semence et de prix.
Les paysans devront racheter les graines à replanter, les pesticides et les engrais de Monsanto [nécessaires à la productivité de ces graines, ndlr], alors qu'ils n'ont pas de ressources. Monsanto veut faire du paysan haïtien un assisté plutôt qu'un producteur. »
Les agriculteurs n'ont d'ailleurs pas manqué de réagir à l'annonce du don. Le leader du Mouvement paysan papaye (MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a qualifié le don de Monsanto de « nouveau tremblement de terre », enjoignant les agriculteurs à brûler toutes les graines de maïs provenant du ministère de l'Agriculture. Une marche de protestation est prévue pour le 4 juin.»
Je ne suis pas contre le fait que des firmes développent ou améliorent certaines productions. Cela a toujours été le cas. Mais ma philosophie de l’individu et de la société est largement imprégnée de la notion d’autonomie. Il me paraît important d’être aussi autonomes que possible. Dans l’alimentation c’est même vital.
Or le système Monsanto ne permet pas cette autonomie. Au contraire, il met son emprise sur l’alimentation et rend les populations dépendantes de sa production. Une telle emprise sur l’alimentation est pour moi contraire à la philosophie d’autonomie. Il y a même une volonté d’hégémonie sur l’alimentation planétaire. C’est un système fermé préjudiciable à la liberté des peuples.
Alors, faut-il brûler Monsanto - les paysans haïtiens proposent en effet de brûler physiquement les graines - pour faire modifier sa politique d’hégémonie alimentaire? La pratique de cette firme est en tous les cas propice à redéfinir des principes et valeurs, comme justement la question de l’autonomie.
PS: L’otage suisse en Libye, Max Göldi, retenu depuis 22 mois, attend aussi de retrouver son autonomie.
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/05/29/haiti-faut-il-bruler-monsanto.html
«Après le tremblement de terre, Monsanto a donné de l'argent pour le redressement d'Haïti mais il était évident que le don de nos produits -des graines de maïs et de légumes de qualité- pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens.Nous pensons que l'agriculture est la clé pour la récupération d'Haïti sur le long terme.»
Ce cadeau a été attaqué par des haïtiens, d’abord pour le risque de recevoir des OGM et d’entrer dans la spirale de l’achat des produits herbicides toxiques de Monsanto.
Cela ne semble finalement pas être le cas. Par contre, accepter ce don rend les agriculteurs dépendant à l’égard de la firme.
«Le don de Monsanto risque de nuire aux projets haïtiens de « souveraineté alimentaire » : une forte production agricole locale pour une consommation locale.
En effet, les graines de maïs de Monsanto ne pouvant être resemées, les agriculteurs devront en racheter à Monsanto les années suivantes.
Une logique de marché inadéquate avec la culture paysanne d'Haïti, comme nous l'explique Ricot Jean Pierre, économiste à la PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) :
« Les paysans haïtiens ont traditionnellement la capacité de produire et de reproduire leur propre semence, organique et créole, à destination de leur famille et du marché local.
Monsanto veut intégrer les agriculteurs sur un marché qu'ils ne contrôlent pas en matière de qualité de semence et de prix.
Les paysans devront racheter les graines à replanter, les pesticides et les engrais de Monsanto [nécessaires à la productivité de ces graines, ndlr], alors qu'ils n'ont pas de ressources. Monsanto veut faire du paysan haïtien un assisté plutôt qu'un producteur. »
Les agriculteurs n'ont d'ailleurs pas manqué de réagir à l'annonce du don. Le leader du Mouvement paysan papaye (MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a qualifié le don de Monsanto de « nouveau tremblement de terre », enjoignant les agriculteurs à brûler toutes les graines de maïs provenant du ministère de l'Agriculture. Une marche de protestation est prévue pour le 4 juin.»
Je ne suis pas contre le fait que des firmes développent ou améliorent certaines productions. Cela a toujours été le cas. Mais ma philosophie de l’individu et de la société est largement imprégnée de la notion d’autonomie. Il me paraît important d’être aussi autonomes que possible. Dans l’alimentation c’est même vital.
Or le système Monsanto ne permet pas cette autonomie. Au contraire, il met son emprise sur l’alimentation et rend les populations dépendantes de sa production. Une telle emprise sur l’alimentation est pour moi contraire à la philosophie d’autonomie. Il y a même une volonté d’hégémonie sur l’alimentation planétaire. C’est un système fermé préjudiciable à la liberté des peuples.
Alors, faut-il brûler Monsanto - les paysans haïtiens proposent en effet de brûler physiquement les graines - pour faire modifier sa politique d’hégémonie alimentaire? La pratique de cette firme est en tous les cas propice à redéfinir des principes et valeurs, comme justement la question de l’autonomie.
PS: L’otage suisse en Libye, Max Göldi, retenu depuis 22 mois, attend aussi de retrouver son autonomie.
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/05/29/haiti-faut-il-bruler-monsanto.html
lundi 31 mai 2010
Des leaders politiques condamnent l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat
Plusieurs leaders de l'opposition haïtienne, dont Luc Mesadieu ( Mochrena) Harry Marsan (OPL), Turneb Delpé ( PNDPH), condamnent l'attaque d'individus armés contre la résidence du président Préval. Pasteur Mesadieu et Turneb Delpé estiment que les forces de l'ordre doivent renforcer le dispositif sécuritaire à la résidence du chef de l'état. Luc Mesadieu rappelle toutefois que la population a le droit de manifester sa volonté politique.
De son coté, Rosny Desroches de l'Initiative de la Société Civile (ISC) condamne également l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat à Laboule 20. Il souhaite que cet incident n'entraîne une phase de violence dans les rapports politiques en Haïti. M. Desrosches et plusieurs autres dirigeants de l'opposition sont dans l'attente des résultats de l'enquête sur ce dossier. M. Desroches n'a pas voulu faire de spéculations et préfère attendre les résultats de l'enquête policière qui doivent être rendu publique.
Pour sa part le chef de file du KID, Evans Paul, dit craindre qu'il s'agisse d'une manipulation des proches du pouvoir. Il signale que cet attentat est survenu alors que la mobilisation contre Préval commence à s'intensifier. Evans Paul se dit précautionneux et réclame plus de transparence sur ce dossier.
Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, partage les préoccupations de M. Paul. Faisant remarquer que l'attentat n'a rien a voir avec la mobilisation de l'opposition, l'ex-député Marsan réclame une investigation afin de capturer les bandits.
Je condamne énergiquement de telles agressions martèle M. Delpé pour qui il peut s'agir de manœuvre de diversion visant a freiner la mobilisation antigouvernementale.
LLM / Radio Métropole Haïti
De son coté, Rosny Desroches de l'Initiative de la Société Civile (ISC) condamne également l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat à Laboule 20. Il souhaite que cet incident n'entraîne une phase de violence dans les rapports politiques en Haïti. M. Desrosches et plusieurs autres dirigeants de l'opposition sont dans l'attente des résultats de l'enquête sur ce dossier. M. Desroches n'a pas voulu faire de spéculations et préfère attendre les résultats de l'enquête policière qui doivent être rendu publique.
Pour sa part le chef de file du KID, Evans Paul, dit craindre qu'il s'agisse d'une manipulation des proches du pouvoir. Il signale que cet attentat est survenu alors que la mobilisation contre Préval commence à s'intensifier. Evans Paul se dit précautionneux et réclame plus de transparence sur ce dossier.
Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, partage les préoccupations de M. Paul. Faisant remarquer que l'attentat n'a rien a voir avec la mobilisation de l'opposition, l'ex-député Marsan réclame une investigation afin de capturer les bandits.
Je condamne énergiquement de telles agressions martèle M. Delpé pour qui il peut s'agir de manœuvre de diversion visant a freiner la mobilisation antigouvernementale.
LLM / Radio Métropole Haïti
Inscription à :
Articles (Atom)



