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dimanche 18 octobre 2009

Le 17 octobre, le départ vers le pire : La chronique hebdomadaire de l’écrivain Lyonel Trouillot

Mardi 13 octobre 2009, Radio Kiskeya
Quand on est animateur d’émissions, cela devient une routine de faire parler les autres. Les émissions, il en est de bonnes, il en est de mauvaises. Il est rare qu’une ou plusieurs viennent s’imposer à l’animateur comme moment fort et révélateur de quelque chose que lui-même aurait pu rater. Je remercie mes vieux amis Michel Acacia et Pierre Buteau de l’entrevue qu’ils m’ont accordée sur la signification et les effets de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, le 17 0ctobre 1806. Les propos que je tiens dans les lignes qui suivent ne sont pas les leurs et n’engagent que moi, mais leurs réflexions m’ont ouvert des pistes.
On est en droit de se demander pourquoi de nombreux discours sur le 17 octobre ont cherché chez Dessalines les raisons de sa mort. Comme si la victime était nommée comme coupable, comme si Dessalines avait, soit par maladresse, soit par entêtement, mérité sa mort. L’on est aussi en droit de se demander pourquoi est-ce que l’on a peur de dire ce que l’assassinat de Dessalines vient interrompre et fonder.
Sans prendre de gants, quant à ce que la mort de l’Empereur vient interrompre, on peut noter qu’il s’agit d’un assassinat, au mieux d’un coup d’état, quant au nombre de personnes impliquées. Haïti n’a pas tué Dessalines. Des individus représentants des intérêts particuliers ont organisé sa mise à mort. Ce n’est pas souvent dans l’histoire, voire dans la vie civile, qu’assassins aient été si mollement accusés. Quelle amitié, quelle mollesse, quelle bienveillance les élites haïtienne ont montré à l’endroit des assassins de Dessalines ! Ce que l’acte est venu interrompre, un pari encore tâtonnant sur l’équité et la construction étatique d’une vision nationale.
Ce que l’acte a fondé, déjà dans ses conséquences immédiates, c’est la bataille pour le pouvoir entre factions de l’oligarchie, et l’option pétionniste ayant historiquement triomphé, dans ses conséquences à long terme, c’est un Etat très peu préoccupé de fixer le cadre politique et éthique de développement d’une société nationale.
Je reviens au mot de Louis-Joseph Janvier selon lequel « il ne lui Dessalines aura manqué que du temps ». Ce temps volé, interrompu, c’est un pays qui l’a perdu. Il faut peut-être se demander, au-delà des conflits de pouvoir, ou dans l’exercice même de ces conflits de pouvoir, quels pouvoirs, quelles visions d’Haïti ont assassiné Dessalines. Son assassinat pourrait être le premier crime politique contre Haïti. C’es peut-être pour cela que les héritiers n’aiment pas trop en parler.


http://radiokiskeya.com/spip.php?article6252

Deux enfants haïtiens meurent calcinés à San Cristobal, Republique Dominicaine

Auteur: JOSE A. THOMAS
San Cristobal.- Deux enfants de 3 et 4 ans, fils d’un couple haïtien, sont morts carbonisés jeudi soir dans l’incendie de leur maison aucours d’une coupure de courant. Daniel et Eliana Pierre moururent des suites des brûlures de deuxième et troisième degré.
La Police a informé que les deux enfants étaient fils de Ramon Pierre, âgé de 43 ans, qui a informé que la mére avait laissé les enfants enfermés avec une bougie allumée alors qu’elle achetait de quoi prépare le souper.
L’ouvrier haïtien aoué que des voisins ont essayé de sauver les enfants mais les flammes sesont propagées très vite.
Les enfants ont été conduits dans un état grave à l’hôpital de Barsequillo ou ils moururent au cours des soins.
Selon les informations divulguées la maison a été détruite avec les meubles.
http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/10/16/29293/Mueren-quemados-2-ninos-SC

14 millions de dollars volés à des haïtiano-américains dans une nouvelle escroquerie financière aux USA

samedi 17 octobre 2009, Radio Kiskeya La Commision des valeurs mobilières des Etats-Unis (SEC) a accusé samedi trois résidents de la Floride d’avoir escroqué dans cet Etat et dans le New Jersey des américains d’origine haïtienne qui ont vu se volatiliser leurs investissements estimés à 14,3 millions de dollars.
Selon la presse américaine, pour attirer leurs victimes, les arnaqueurs avaient fait miroiter devant elles la perspective d’engranger des profits considérables moyennant des placements sur 90 jours, un scénario classique du système Ponzi.
Dans un communiqué, l’autorité de régulation des marchés financiers américains identifie Ronnie Bass, Abner Alabre et Brian Taglieri comme les fondateurs d’un soi-disant "club d’investissement". Ils encourent chacun jusqu’à 24 ans de prison pour les charges criminelles qui sont retenues contre eux, fraude de valeurs boursières, fraude électronique et blanchiment d’argent.
"Les extraordinaires promesses de gains faites par ces trois hommes avaient affolé la communauté haïtiano-américaine des Etats de la Floride et du New Jersey", a fait savoir Glenn Gordon, le porte-parole de la SEC.
spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6260

Haïti frappée par une épidémie de diphtérie

Une épidémie de diphtérie s'est déclarée en Haïti selon une annonce du ministère de la santé publique, de l'OPS/OMS et de l'UNICEF. Cinq morts et 11 cas de contamination ont été dénombrés jusqu'à date informe les autorités haïtiennes lors d'un point de presse.
Du 1er au 23 septembre 2009, pas moins de sept communes de 3 départements du pays ont été touchées par cette maladie infectieuse qu'est la diphtérie précise le ministère de la santé publique.
Les autorités sanitaires ont donc lancé une campagne nationale de vaccination gratuite afin de prémunir les jeunes de 3 à 19 ans contre la diphtérie.
L'OMS et l'Unicef affirment se tenir aux côtés du MSPP dans la lutte contre cette pandémie naissante.
On notera que La diphtérie est une maladie infectieuse, contagieuse due au bacille de Löffler-Klebs.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15941

L'Espagne et la BID accordent 39 millions de dollars à Haiti

La Banque interaméricaine de développement et le gouvernement espagnol octroieront des dons et prêts d'une valeur totale de 39 millions de dollars à Haïti, dans le cadre de la première phase d'un partenariat visant à remédier aux problèmes d'eau et d'assainissement. Il s'agit des premiers projets conjointement financés par la BID et le Fonds de coopération espagnol (le Fond espagnol) pour l'alimentation en eau et l'assainissement en Amérique latine et aux Caraïbes. Haïti recevra un don de 20 millions du Fonds espagnol et de 19 millions de dollars de la BID, pour l'expansion et l'amélioration des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement pour environ 150 000 personnes à Saint-Marc, Port-de-Paix, Les Cayes, Jacmel, Ouanaminthe et Cap-Haïtien.
" Ce partenariat est un geste de solidarité historique du peuple espagnol à l'égard de notre région", a affirmé le Président de la BID, Luis Alberto Moreno.
Les services d'eau et d'assainissement d'Haïti qui sont parmi les plus défectueux de l'hémisphère. Le pays ne dispose pas de réseau d'assainissement et, d'après le recensement de 2003, seuls 8,5 % des ménages sont connectés à un système d'alimentation en eau potable.
Selon la BID 14,2 millions de dollars seront consacrés à l'extension de la couverture en eau potable. " Cette composante améliorera l'accès à l'eau potable pour environ 150 000 personnes et financera l'expansion et la remise en état du système de distribution d'eau de Jacmel ; la construction de réseaux d'approvisionnement en eau potable dans les zones périurbaines de Port-de-Paix et Saint-Marc ; la remise en état et l'extension du réseau de Cap-Haïtien ; et l'augmentation du nombre de bornes fontaines publiques", expliquent les responsables de la BID.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15942

Des sans-papiers Chinois et Coréens autorisés à séjourner brièvement en Haïti

Les autorités dominicaines ont refoulé jeudi 14 octobre ,28 ressortissants chinois et coréens qui avaient illégalement traversé la frontière nord de la république Dominicaine et Haïti. Selon une dépêche de l'agence EFE, ces asiatiques en provenance d'Haïti étaient arrivés au début de la semaine en territoire voisin. .
Les 28 chinois et coréens ont été conduits à la ville frontalière haïtienne de Ouanaminthe (Nord-Est) à bord d'un camion de la Mission de stabilisation de l'ONU (MINUSTAH) .
Selon l'agence citant le service dominicain de la migration ,la majorité de ces Chinois et Coréens était dépourvu de documents légaux alors que d'autres disposaient de documents périmés.
Après réticente des responsables haïtiens de la ville de Ouanaminthe, les sans-papiers ont été autorisés à séjourner brièvement en Haïti a indiqué le consul haïtien en République Dominicaine, Jean-Baptiste Bien-Aimé.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15943

Journée mondiale de l'alimentation ; près de 2 millions d'Haïtiens vivent en insécurité alimentaire

Ce 16 octobre c'est la journée mondiale de l'alimentation. Le thème retenu cette année «Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise». En Haïti, pour marquer cette journée, le Programme alimentaire mondial (PAM) vient d'annoncer toute une série de dispositions en partenariat avec le gouvernement haïtien pour répondre aux besoins des plus vulnérables.
Dans la même veine, un rapport du Conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA) préparé en septembre, montre que près de 2 millions d'Haïtiens vivent en insécurité alimentaire.
Un chiffre en baisse comparativement à l'année dernière, mais les enfants et les femmes restent les premières victimes.
On notera que Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) –la barre du milliard de personnes souffrant de sous-nutrition a été franchie en 2009.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15944

samedi 17 octobre 2009

Haiti-Alimentation : État d’urgence

vendredi 16 octobre 2009: Prise de position de la POHDH Document soumis à AlterPresse le 15 octobre 2009
La Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) déplore que les efforts déployés par l’Etat haïtien visant à assurer le droit à une alimentation adéquate de la population soient loin d’être suffisants. Du train où vont ces efforts, les objectifs du millénaire à l’horizon de 2015 ne seront très probablement pas atteints. A l’art.22 de la constitution de 1987, les législateurs constitutionnels ont fixé les obligations de l’Etat en matière d’alimentation et ont posé les fondements de ce droit. Ces obligations pourtant tardent à devenir une réalité dans la vie de la population.
L’Etat semble ne pas se sentir obligé face à ce droit. Et la conséquence est plus que dramatique. On ne le répétera jamais assez : manger est jusqu’à présent un luxe pour la plupart des couches de la population. En effet, en matière d’alimentation, une bonne fraction de la population est en situation de vulnérabilité, la plus grande tranche est déjà dans la dépendance et les crève-la-faim forment déjà une quantité non négligeable. Dans ces conditions, l’Etat ne remplit pas ses obligations constitutionnelles, n’honore pas ses engagements internationaux.
Eliminer la faim n’est pas un simple idéal noble. Assurer le droit à une nourriture adéquate et le droit fondamental d’être à l’abri de la faim sont une question de droit international, spécifiquement garanti dans un certain nombre d’instruments relatifs aux droits de l’homme. La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) proclame que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation (art. 25) ».
Près de 20 ans plus tard, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, adopté par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies le 16 décembre 1966, et entré en vigueur le 3 janvier 1976, approfondissait ces concepts, en soulignant « le droit de toute personne à une nourriture adéquate » et en précisant « le droit fondamental de chaque être humain à être libéré de la faim ».
Quelle est la différenciation entre le droit d’être à l’abri de la faim et le droit à une nourriture suffisante ? Le droit d’être à l’abri de la faim est fondamental. Cela signifie que l’Etat a l’obligation de respecter, de garantir, au minimum, que ses habitants ne soient pas victimes de la famine. En tant que tel, ce droit est intimement lié au droit à la vie. Ce qui fait donc que l’Etat doit aussi faire tout ce qui est en son pouvoir pour encourager la pleine jouissance du droit à une nourriture suffisante pour chaque Haïtien - autrement dit, les gens devraient avoir un accès physique et économique, à tout moment, à une nourriture de qualité adéquate en quantité suffisante pour mener une vie saine et active.
Quand est-ce qu’une nourriture est jugée adéquate ?Une nourriture est jugée adéquate lorsqu’elle est culturellement acceptable, et elle doit être produite d’une manière écologiquement et socialement durable. Enfin, sa fourniture ne devrait pas entraver la jouissance d’autres droits de l’homme - par exemple, l’achat de nourriture suffisante pour un régime adéquat ne devrait pas être trop coûteux ou menacer la satisfaction d’autres droits socio-économiques, ou se faire au détriment des droits civils et politiques.
Les Etats parties au présent Pacte, reconnaissant le droit fondamental qu’a toute personne d’être à l’abri de la faim, adopteront, individuellement et au moyen de la coopération internationale, les mesures nécessaires, y compris des programmes concrets :
pour améliorer les méthodes de production, de conservation et de distribution des denrées alimentaires par la pleine utilisation des connaissances techniques et scientifiques, par la diffusion de principes d’éducation nutritionnelle et par le développement ou la réforme des régimes agraires, de manière à assurer au mieux la mise en valeur et l’utilisation des ressources naturelles ;
pour assurer une répartition équitable des ressources alimentaires mondiales par rapport aux besoins, compte tenu des problèmes qui se posent tant aux pays importateurs qu’aux pays exportateurs de denrées alimentaires.
Voilà pourquoi la POHDH ne cesse résolument de recommander voire d’exiger la ratification du PIDESC afin de renforcer le cadre légal visant la jouissance des droits humains en Haïti.
L’Etat haïtien jusqu’à date ne ratifie pas le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels, malgré les nombreux appels lancés par la POHDH et par d’autres organisations de droits humains. La ratification de cet instrument international s’avère impératif et urgent. Les dirigeants doivent travailler à résorber les conditions de famine qui sévissent dans les différents endroits du pays en améliorant les conditions d’accès de la population à une nourriture de la qualité.
La POHDH fait les recommandations suivantes :
Mise en application de l’article 22 de la constitution haïtienne ;
Ratification du Pacte International relatif aux Droits Sociaux, Economiques et Culturels ;
Investissement dans le secteur agricole (mise sur pied de la reforme agraire, renforcement de la production nationale, ouverture des magasins et des banques agricoles) ;
Instauration d’un système de sécurité sociale ;
Création d’emplois en milieu rural et dans les zones défavorisées ;
Adoption d’une politique d’intégration de toutes les couches sociales ;
Utilisations des institutions étatiques comme outils de transformation sociale ;
Création de lien de solidarité entre les organisations de la société civile et les classes paysannes et ouvrières ;
Allocation de 30% du budget national aux financements du secteur agricole (agriculture, élevage, pêche) afin de regagner notre souveraineté alimentaire ;
Contrôle de l’importation et de la vente des produits de consommation.
Antonal MORTIME
Secrétaire Exécutif
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8890

16 octobre, Journée mondiale de l’alimentation: Haïti-Agriculture : Plus de 30 mille signatures contre le projet d’agrocarburant “jatropha”

vendredi 16 octobre 2009: par Ronald Colbert P-au-P, 16 oct. 09 [AlterPresse] --- Un regroupement de plusieurs organisations paysannes s’apprête à remettre, ce vendredi 16 octobre 2009 (journée mondiale de l’alimentation), au Parlement haïtien une pétition, ayant collecté à date 31,198 signatures, contre le projet d’implantation de la plante jatropha sur les plantations paysannes nationales, observe l’agence en ligne AlterPresse.
“Cette lutte, qui a pris naissance à l’occasion de la tenue du 35 e anniversaire, en mars 2008, du Mouvement paysan de Papaye [1] vise la sensibilisation de toute la société appelée à contribuer dans la mobilisation contre le projet d’extermination des paysans”, souligne Chavannes Jean-Baptiste du regroupement “4 je kontre” (littéralement convergence de deux paires d’yeux), quelques heures avant la soumission de la pétition aux parlementaires haïtiens.
Plusieurs dizaines de paysannes et paysans, en provenance des dix départments géographiques du pays, ont entamé une marche, qui s’est ébranlée devant l’église catholique romaine Sacré Coeur de Turgeau (Port-au-Prince) avec une gamme de slogans et revendications.
“Ti moso tè peyi d Ayiti, zansèt nou yo te kite pou nou an, dwe pwodui manje natif natal pou nouri popilasyon an ; pwodiksyon manje natif natal Wi, pwodiksyon agwokabiran Non ; Aba pwodiksyon gaz pou tank machin lòt bò dlo ; Aba tout pwojè lanmò kont klas peyizan malere yo : Les terres d’Haïti, léguées par nos ancêtres, doivent plutôt server à la production d’aliments autochtones en vue de nourrir la population. Oui à la production agricole nationale, non à la production d’agrocarburants. A bas la production de combustible pour alimenter les réservoirs des véhicules à l’extérieur du pays. A bas tous les projets d’extermination de la classe des paysans”, figurant parmi les desiderata des paysans haïtiens, auxquels s’associent des membres internationaux du regroupement international paysan Via Campesina présents dans la marche, pour la circonstance.
Seule une minorité de personnes, faisant partie des multinationales (dites agrobusiness) peuvent tirer profit de la mise en oeuvre du projet jatropha visant la production d’agrocarburant.
Les organisations paysannes haïtiennes préfèrent parler d’agrocarburant au lieu de biocarburant ou biodiesel (le terme bio se référant à la vie), étant donné que la structure de “modernité” avec la plante “jatropha”, plus connue sous le nom de gwo metsiyen dans le pays, entraînera plutôt une hausse considérable des prix d’acquisition d’hectares de terre, par voie de conséquence une augmentation des prix des aliments, l’expulsion des paysans des terres agricoles, la destruction systématique du milieu ambiant naturel.
“La monoculture (de jatropha) n’encouragera point de protection de forêts. Face aux conséquences du changement climatique, aux perspectives de tarissement des réserves de pétrole dans quelques dizaines d’années, la seule chance (de survie) de la planète réside dans la consolidation de l’agriculture paysanne”, considère Jean-Baptiste.
Au lieu de trouver des voies de sortie de la paupérisation et de la misère, la décision d’implanter la production de jatropha, pour satisfaire les besoins internationaux en carburant, ne fera qu’enrichir les promoteurs de l’agrobusiness dans le monde, y compris Haïti.
Pour le regroupement des organizations paysannes “4 je kontre”, il existe une contradiction flagrante entre les besoins de nourriture de la planète (alors que 2 milliards d’habitants du monde ne trouvent pas assez d’aliments pour survivre) et les demandes mondiales en agrocarburant, lequel combustible joue un rôle non négligeable dans la crise alimentaire mondiale.
“La production d’1 litre d’agrocarburant (à partir du soya et du colza) exige une consommation de 14 mille litres d’eau durant tout le processus. Un litre d’agrocarburant à partir de la betterave demande une consummation de 1,400 litres d’eau. 1 litre d’agrocarburant à partir de la canne-à-sucre a besoin de 2,500 litres d’eau. Et, la production d’1 litre d’agrocarburant à partir de la plante jatropha requiert une utilisation de 20 mille litres d’eau”, rèvèle une recherche conduite par l’université Twente en Hollande.
Le regroupement d’organisations paysannes “4 je kontre” rejette l’assertion, selon laquelle la production d’agrocarburant se ferait sur des terres pauvres dites marginales sur le territoire haïtien.
Or, en considérant le niveau de rentabilité presque nul, sur les terres dites marginales, démontré par divers centres de recherche en Angleterre et aux Pays Bas, il faudrait investir plutôt sur des terres “riches” afin de trouver davantage d’huile.
Des ressortissants de la République Dominicaine ont commencé la production de jatropha sur des terres irriguées à Cerca La Source (Plateau Central, au nord-est de la capitale). La production jatropha est aussi implantée sur des terres arables à Thomonde (Plateau Central) et à Marmont (Hinche), également dans le Nord, le Nord-Est et le Nord-Ouest d’Haïti, dénoncent les organisations paysannes haïtiennes.
“Certes, ce processus de production de la jatropha se réalise sur des terres “riches”. Mais, les “bonnes terres” ne suffisent pas, la jatropha nécessitant l’utilisation de beaucoup d’eau”.
Pour cette question de rentabilité, des pays comme le Mali et l’Inde auraient commencé par abandoner une série de plantations en jatropha.
Pour atteindre leur objectif en l’année 2022, les Etats-Unis d’Amérique auraient besoin de 35 milliards de litres d’agrocarburant.
Dans les meilleures conditions possibles sur la planète, 1 ha de terre pourrait produire entre 1,000 à 2,000 litres d’huile de jatropha (entre 264.55 gallons à 529 gallons). Le Mali produit 600 litres d’huile par hectare. Pour satisfaire 5% de la demande mondiale, le Brésil voudrait utiliser 100 millions d’hectares de terre dans la production d’agrocarburant.
Aux yeux de “4 je kontre”, de graves dangers pèsent sur la planète (en considérant l’Amazonie comme poumon de la planète), voire pour Haïti qui se verrait aliéner une bonne partie de son territoire dans le but de combler les appétits de multinationales “agribusiness”, lesquelles cherchent à susbstituer l’agrocarburant au pétrole.
Une entreprise, basée à Miami et dénommée “Haitian American Agro industries”, aurait déjà initié une production de jatropha sur 100 hectares de terre parmi 21 mille à sa disposition en Haïti.
Est-ce à envisager le début du règne de la douleur, avec l’implantation du projet “de génocide” des paysans, contre lequel “ nous appelons au rassemblement de toutes les énergies, à une prise de conscience dans la société haïtienne pour faire échec au projet d’extermination de la nation”, lance le regroupement de paysans “4 je kontre”.
Le réseau national haïtien pour la souveraineté et la sécurité alimentaires (Renhassa), le Mouvement paysan de Papaye (Mpp), la Coordination régionale des organizations du Sud-Est (Cros), le Mouvement paysan national du congrès de Papaye (Mpnkp), Tèt Kole ti peyizan ayisyen, la coordination nationale des femmes paysannes haïtiennes (Konafap) font partie du regroupement “4 je kontre” qui bénéficie de l’appui de l’organisation non gouvernementale international Action Aid, dans la lutte contre l’implantation de la production jatropha sur les terres en Haïti. [rc apr 16/10/2009 12:00]
Ronald Colbert [AlterPresse - Haiti]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8891

Haïti-Economie : Le marché des énergies renouvelables sous la loupe des investisseurs

En marge du 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation

Des opportunités, mais à quel prix ?
samedi 17 octobre 2009
Devant être immenses pour générer de la compétitivité, les plantations de cultures d’agorcarburants ont délogé les populations rurales pour y laisser des « déserts verts » dans de nombreux pays, révèlent des enquêtes menées par Fian, une organisation de défense du droit à l’alimentation…
Par Maude Malengrez
P-au-P, 17 oct. 09 [AlterPresse] --- Agrocarburants, éolien, solaire : les caractéristiques de ces différents marchés énergétiques en Haïti ont été présentées aux milieux d’affaires haïtiens et étrangers au début du mois d’octobre 2009, lors d’une rencontre organisée par la Banque interaméricaine de développement (Bid) et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse..
Leurs opportunités, avant tout commerciales, ont été discutées par les acteurs de la filière des énergies renouvelables, l’un des trois secteurs prioritaires d’investissement, notamment étranger, pointés par la Bid avec le secteur vestimentaire et l’agrobusiness.
Les acteurs haïtiens et étrangers de la filière des énergies renouvelables se sont réunis à Port-au-Prince dans le cadre d’un atelier, organisé par la Bid, le 1er octobre 2009, en présence de nombre d’investisseurs étrangers.
Avantage compétitif pour Haïti avec les énergies renouvelables
Il existe définitivement un marché des énergies renouvelables en Haiti, qui puisse renforcer la position de nombreux propriétaires et créer autant d’emplois, aux yeux de la Bid qui a réalisé des études de marché en collaboration avec le programme dénommé “développement économique pour un environnement durable” (Deed) de la coopération étasunienne.
Les préoccupations concernant le changement climatique, la baisse des coûts de production des énergies renouvelables qui sont devenues un secteur compétitif et la volonté du gouvernement haïtien de voir se développer cette branche d’activités économiques sont autant de facteurs qui expliqueraient le potentiel essor commercial des énergies renouvelables en Haïti, énumère Leandro Alves, chef de division du secteur énergie de la Bid.
Se référant au Paraguay et particulièrement au secteur des télécommunications dans ce pays, l’un des plus « verts » qui existe en terme de consommation énergétique, Alves insiste sur la compétitivité des travailleuses et travailleurs haïtiens, notamment dans la production énergétique et les facilités d’accès des produits au marché américain.
Recherche d’alternatives au charbon de bois
Développer ce secteur permettrait de remplacer le marché du charbon de bois et de restaurer les terres dégradées afin qu’elles accueillent à l’avenir des arbres fruitiers et répondent à des objectifs de sécurité alimentaire.
La consommation d’énergie en Haïti est comblée à 72 % à partir de la biomasse, rappelle Dieuseul Anglande, directeur général du bureau haïtien des mines et de l’énergie
Les besoins en énergie des ménages sont actuellement satisfaits par l’utilisation du charbon de bois, principale cause de la déforestation en Haïti.
Des systèmes de briquettes énergétiques, élaborées à base de matériaux recyclés, devraient être envisagés et pourraient être un marché potentiel pour les investisseurs.
Les agrtocarburants laisseraient des “déserts verts” en délogeant les populations rurales
Cependant, selon des enquêtes menées par Fian, une organisation de défense du droit à l’alimentation, (enquêtes qui n’ont pas été évoquées à la rencontre, début octobre 2009, sur les opportunités commerciales de la branche des énergies renouvelables), cette réussite s’opérerait au détriment des droits des travailleurs, notamment syndicaux.
Et, les plantations de cultures d’agorcarburants, immenses pour être compétitives, ont délogé les populations rurales pour y laisser des « déserts verts ».
Pas question de faire du commerce au détriment du développement, argumente la Bid, selon laquelle les activités commerciales qu’elle est prête à soutenir ne sauraient avoir d’impact négatif sur le développement social et économique à long terme d’Haïti.
Pour différents intervenants à la rencontre de début octobre 2009, les agrocarburants pourraient progressivement se substituer au marché du diesel, évalué à 130 millions de gallons par an.
45 millions de gallons pourraient être produits pour alimenter les génératrices. Les besoins et coûts d’adaptations nécessaires à cette substitution n’ont pas été abordés.
La production d’éthanol n’est pas une option à retenir en Haïti, notamment en regard de l’impact sur la sécurité alimentaire et vu l’étendue de terres que cette production nécessite, explique Gaël Pressoir, directeur de Chibas-Bioenergy.
Les “biodiesels” seraient cependant un marché prometteur, et il y aurait assez de terres pour rencontrer à ce niveau les besoins en diesel dans le pays, tout en travaillant avec de petits propriétaires, affirme Chibas,
La plante Jotrapha Curcas, connue sous le nom de Gwo Metsiyen en Haïti, est la plante à huile retenue pour réaliser cet objectif, car elle se cultiverait sur des terres dégradées et permettrait de les régénérer à long terme.
En revanche, d’un point de vue commercial, la production d’huile de jatropha a une productivité plus élevée sur des terres arables.
Le risque est ainsi grand, si des mesures ne sont pas prises pour encadrer ce commerce, que des terres arables et vastes soient utilisées, comme cela se vérifie actuellement dans plusieurs pays d’Afrique.
Au vu de la précarité que la plupart connaissent, les petits paysans en Haïti pourraient eux-mêmes être tentés de délaisser les cultures vivrières pour les cultures énergétiques, plus rentables à court terme.
Exposant son expérience dans le domaine avec trois autres investisseurs et un capital de 120,000.00 dollars américains, Réginald Noël fait part de la creation, en 2007, de l’entreprise “Biocarburants d’Haïti”, dont il est le vice-président.
Dans une première phase, “Biocarburants d’Haïti” compte utiliser 1200 hectares (qui leur appartiennent) dans le Plateau Central et encourager les petits paysans à la production.
Pour sa part, directeur de Wineco-Tevasa et de l’usine de Terminal Varreux de transformation d’éthanol, Maulik Radia importe de l’éthanol du Brésil que son entreprise « déshydrate » en Haïti avant de l’exporter sur le marché américain, profitant des facilités d’accès pour l’exportation de ce type de produit depuis Haïti. Cette activité génère des emplois de techniciens qualifiés.
L’éolien, “énergie la plus propre”, exige un capital important
Au niveau de l’éolien, l’énergie la plus « propre » mais la plus coûteuse, le potentiel de production en Haïti est estimé de 50 MW au Lac Azuei (sur la frontier haïtiano-dominicaine, à une cinquantaine de kilometers à l’est de Port-au-Prince) et de 2 MW dans le Nord.
Rolando Gonzalez-Bunster, president-directeur general (Pdg) de Basic Energy et investisseur international, rend compte des particularités du secteur éolien et de ce qu’il requiert pour être compétitif. Basic Energy investit dans cette branche dans de nombreux pays du monde, notamment en République Dominicaine.
Ce sont des projets qui demandent un capital important et qui sont difficiles à développer sur le court terme, mais qui sont rentables, souligne Rolando Gonzalez.
Pour lui, une des difficultés pour l’investissement dans l’éolien en Haïti est le manque d’études conséquentes rendues publiques à ce jour.
“Pour qu’une étude soit fiable, il faut qu’elle soit réalisée sur un même site durant une période d’au moins une année”, avance Gonzalez.
L’énergie solaire, un marché potentiel suscitant des crédits à la consommation
La barnche de l’énergie solaire représente également un marché intéressant.
« Tout est fait en Haïti, ce qui revient à diminuer le coût de 25 % par rapport à l’importation du matériel », décrit Jean-Ronel Noël de l’entreprise d’énergie solaire Enersa, créée en 2007.
Outre des panneaux solaires, Enersa fabrique des accessoires divers, comme des chargeurs de téléphone et des éclairages publics qui produisent 12 heures de lumière par jour. « Mais, il faut mettre en place des crédits à la consommation. Ainsi, pourrait-on disposer d’un marché potentiel de 50 % de la population ».
Encadrement legislatif vers un développement harmonieux
Avoir un guichet unique serait très important pour la croissance des investissements dans la branche des énergies renouvelables.
« Nous avons besoin de nouvelles lois pour faciliter les investissements dans les énergies renouvelables », souhaite René Jean-Jumeau, spécialiste en énergie au ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) et conseiller du ministre.
Un encadrement législatif est certainement nécessaire, afin de faciliter les investissements, mais il faudrait également donner la garantie que ces derniers renforcent les efforts de développement du pays et non les uniques portefeuilles des actionnaires. [mm rc apr 17/10/2009 0:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8892#

Un citoyen haïtien retrouvé décapité à Valverde Mao, République Dominicaine

Le cadavre de Tony Charles, un haïtien de 40 ans , sans papier a été retrouvé sans tête dans un corridor de la localité connu comme Loma Arriba, du district municipal de La Caya, de Valverde Mao. Selon les informations apparues dans un petit article du journal dominicain “El nuevo diario(http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=171823), citant des sources policières, le corps de l’haïtien a été retrouvé vers dix-huit heures trente par une unité des officiers des recherches criminelles de la Police avec siège a Laguna Salada.
La police informe que des investigations sont en cours pour élucider les circonstances dans lesquelles cet haïtien a été décapité par des inconnus.
La tête de la victime n’aurait pas été retrouvée sur les lieux du crime selon les sources policières.

vendredi 16 octobre 2009

Communiqué: Paix au moyen orient et en Haïti sont les priorités du Brésil au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU.

AFP.- 15/10/09.- Brasilia.- La paix au Moyen Orient et la stabilité en Haïti  représentent  les priorités  du Brésil au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, dont il sera membre pour les deux prochaines membres  avec un poste non permanent, a informé hier jeudi un communiqué de la chancellerie. Le Brésil assure le commandement militaire de la Mission de Stabilisation de l'ONU pour Haïti  (MINUSTAH) intégrée par 17 pays.

En plus, le pays Sud américain a exprimé son intérêt de vouloir jouer un rôle dans le processus de paix au Moyen Orient, après un voyage du chancelier ? Celso Amorin, dans la région, à la fin de l'année 2008 et des visites récentes au Brésil des chanceliers des principaux pays de la zone. Avant la fin  de l'année on attend  la visite au Brésil des présidents israélien Shimon Peres ; iranien Mahmud Ahmadinejad et égyptien Hosni Mubarak.

Autres priorités du Brésil au sein du Conseil de Sécurité sont la situation en Guinée Bissau, le désarmement mondial et un engagement «  de la défense de la sécurité avec promotion du développement économique », signale le communiqué  de la chancellerie.

Le Brésil qui est campagne depuis plusieurs années  pour obtenir un poste permanent  au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU – ce qui impliquerait une réforme de l'institution -  et que les dernières années a joué  un rôle important dans les débats internationaux, fera partie du suprême organisme décisionnel des Nations Unies.

Furent élus aussi la Bosnie-Herzegovine,  le Gabon, le Liban et le  Nigeria. La dernière fois ou le Brésil  a fait partie du Conseil de Sécurité  de l'ONU ce fut pendant la période 2004-2005.

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=118208



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jeudi 15 octobre 2009

AMARAL DUCLONA EXTRADITE VERS LA FRANCE OU VERS HAITI? REPONSE LE 4 NOVEMBRE

Le dangereux chef de gang proche de la mouvance Lavalas et de son leader Jean Bertrand Aristide, Amaral DUCLONA a été entendu par les juges de la court suprême de Justice Dominicaine. Amaral Duclona, détenu en République Dominicaine depuis le 8 septembre se faisant passer pour Berthony Jolicoeur, est particulièrement impliqué et accusé de l’assassinat du Consul honoraire Français Lauture.
Le gouvernement français a acheminé auprès des autorités judiciaires domincaines une demande d’extradition.
Au cours de la séance devant le tribunal suprême, Amaral Duclona nie les accusations en déclarant avoir été conduit pour être entendu. S’exprimant en un espagnol élémentaire et peu fluide, Monsieur DUCLONA reçut l’ordre de son avocat afin de limiter les déclarations.
Des journalistes haïtiens présents aucours de l’audience ont reconnu et identifié Amaral Duclona, tandis que son avocat continuait à baser sa défense sur l’identité de Duclona assimilé à Jolicoeur Berthony.
La séance a été renvoyée au quatre noviembre prochain . Le tribunal a réclamé des autorités françaises des documents permettant l’identification de Berthony Jolicoeur comme Amaral Duclona.

Crise à l'UEH : le comité de facilitation cherche à rencontrer des étudiants contestataires

Le « Comité de facilitation » mandaté par le président René Préval pour normaliser la situation à l'université d'état d Haïti souhaite rencontrer ce jeudi les étudiants grévistes de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP). Selon des informations disponibles les étudiants contestataires, auraient rejeté cette l'invitation.
Ces derniers indiquent que certains problèmes doivent d'abord être résolus avant toute rencontre avec le comité.
A moins de dix jours de la fin de sa mission le « Comité de facilitation » n'arrive toujours pas à rencontrer les étudiants de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP), principaux protagonistes de cette crise
On signalera que le président René Garcia Préval, avait promis une aide à l'UEH pour améliorer son fonctionnement, en plus de la création d'un comité de facilitation pour favoriser un dialogue ouvert entre les différentes composantes.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/liste_une_fr.php

Une dizaine de bandits appréhendés ces derniers jours

Les autorités policières ont réalisé ces derniers jours plusieurs opérations coup de poing afin d'empêcher une résurgence des actes de violence dans la région métropolitaine. Le commissaire de police de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon révèle que des opérations ont été réalisées le week end écoulé dans le bidonville, Village de Dieu et au Centre Ville de Port-au-Prince et la 5 ème avenue Bolosse. Environ 10 bandits en possession d'armes illégales ont été appréhendés au cours de ces opérations souligne le commissaire Gédéon révélant l'implication des casques bleus de la Minustah dans l'intervention à Bolosse.
Le commissaire de Port-au-Prince est également préoccupé par les taxis moto qui représentent le moyen de transport préféré des bandits. Une cinquantaine de motos ont été saisis par les forces de l'ordre le week end écoulé lors d'une offensive contre les bandits.
Des motos ayant abandonné les zones de stationnement identifiées par les autorités municipales et ceux ne disposant pas de carte ont été saisis confirme M. Gédéon.
En raison de l'anarchie dans le secteur des taxis motocyclettes, les autorités interdisent aux motards de circuler dans la zone du Champ de Mars.
Par ailleurs, l'officier de police déplore la libération de certains criminels appréhendés par les forces de l'ordre.
Une rencontre a eu lieu entre le chef du parquet et le commissaire de Port-au-Prince en début de semaine afin d'identifier les causes du problème. M. Gedeon n'a pas voulu critiquer les membres de l'appareil judiciaire préférant opter pour un meilleur traitement des dossiers.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15934

La reconstitution du Conseil électoral provisoire divise le conseil national des partis politiques

Le conseil national des partis politiques confirme avoir pris la décision de soumettre à l'exécutif deux noms dans le cadre de la reconstitution du Conseil électoral provisoire. Il s'agit d'Eddy Volel et de Ribel Pierre a précisé le porte parole du conseil qui était l'invité du matin de Radio Metropole.
Osner Fevry a expliqué qu'une résolution a été adoptée en ce sens et signée par le directoire du conseil au cours d'une rencontre à laquelle ont participé 13 des 15 partis membres.
Cette décision a soulevé la colère du président du conseil l'ingénieur Dejean Belizaire qui a aussitôt donné sa démission.
Dejean Belizaire dit avoir adopté cette position du fait qu'il n'a plus d'autorités au sein du regroupement politique. La démission du président a été acceptée informe le porte parole du conseil
Quant à la convention des partis politiques sa position n'a pas changé « Nous maintenons fermement notre position, martèle le leader de l'alliance démocratique lui aussi invité au journal du matin de radio Metropole.
Le CEP qui a réalisé les élections du 21 juin n'est plus de mise. Tous ses membres doivent partir. Le prochain Conseil électoral doit être formé à partir d'un consensus, poursuit-il.
On notera que la date butoire fixée par le président René Préval aux différents secteurs pour remplacer ou reconduire leurs représentants au sein du Conseil électoral provisoire (CEP) arrive à terme mardi 13 octobre
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15937

mercredi 14 octobre 2009

Des bandits tentent de refaire surface au centre commercial de Port-au-Prince

Un jeune homme a été tué et une femme blessée lors d'un braquage au centre commercial de Port-au-Prince hier matin. Les bandits qui circulaient à bord de motocyclette ont eu le temps de prendre la fuite rapportent des témoins. Quelques heures après l'incident les forces de l'ordre ont lancé une vaste opération afin d'appréhender les auteurs du crime a indiqué le porte parole a.i de la PNH, Gary Desrosiers. Il révèle que trois individus qui avaient en leur possession des armes illégales ont été appréhendés au cours de l'opération qui a également permis d'interpeller une cinquantaine de chauffeurs de taxi-moto.
Ces derniers mois les motos ont été utilisés par des bandits pour perpétrer leurs forfaits dans la région métropolitaine. Le développement quelque peu anarchique des taxi-moto dans la région métropolitaine préoccupe les autorités sécuritaires qui essaient avec les autorités municipales de contrôler les utilisateurs de ces véhicules.
Le maire de Port-au-Prince a récemment lancé un programme en vue de doter les taxi-motocyclistes d'un uniforme spécial comprenant casque de protection et numéro d'identification.
Les autorités souhaitent différencier les taxi-motocyclistes de ceux qui utilisent cet engin pour pouvoir échapper aux forces de l'ordre après avoir commis un crime.
Le porte parole de la PNH explique que l'un des individus armés appréhendés hier a avoué qu'il s'apprêtait à commettre un hold up.
Les autorités policières entendent resserrer l'étau sur les taxi-moto afin de contenir la tentative de résurgence des actes de violence dans la région métropolitaine.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15930

Le nouvel ambassadeur de France salue le renforcement de la coopération avec Haïti


Le nouvel ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret a remis hier ses lettres de créances au chef de l'Etat haïtien, René Préval. Le diplomate s'est réjoui de la bonne santé des relations franco-haïtiennes soulignant qu'au cours des dernières années plus de 5 ministres français ont visité Haïti.
Outre le renforcement des relations sur le plan politique, M. Le Bret a soutenu que la France accorde une grande importance à la coopération économique. Il a rappelé que l'Etat haïtien vient de bénéficier d'une remise de dette de plus d'un milliard de dollars. Dans le même temps il a fait remarquer que le gouvernement français apporte une contribution de 54 millions d'euros pour la réalisation de projets de développement à travers le pays.
En ce qui a trait aux perspectives, le nouvel ambassadeur français annonce le financement de la route Hinche – Cap Haïtien. " L'Agence Française de Développement contribuera à hauteur de 40 millions d'euros pour la réalisation de cette route", explique M. Le Bret qui fait état du financement d'autres projets d'infrastructure par le gouvernement français.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15931

MOMENTS DIFFICILES EN PERSPECTIVE POUR LES HAITIENS RESIDANT A HATO MAYOR, REPUBLIQUE DOMINICAINE.

Les citoyens haïtiens habitant les quartiers de Hato Mayor, (Est de la République Dominicaine) risquent de vivre des moments assez difficiles après l'assassinat présumé d'un mototaxiste dominicain perpétré par deux haïtiens.
Monsieur Luis Anibal Cruz, de 54 ans aurait été attaqué à coup de bâtons et de coups de marteau par deux haïtiens résidant à San Pedro De Macoris pour lui voler sa motocyclette et son argent. Il aurait décédé quelques heures plus tard des suites de ses blessures alors qu'il recevait des soins dans un centre hospitalier de la région.
Selon un article paru dans l'édition digitale du journal dominicain EL NUEVO DIARIO sous la plume de Manuel a Vega, l'un des présumés assassins, Charleston Augustin âgé de 35 ans a été fait prisonnier et aurait été tabassé en prison par d'autres détenus. L'autre assassin est activement recherché. Ce genre de crime est carrément néfaste à une saine convivialité entre les dominicains et les haïtiens.
Très souvent, après des actes odieux de ce genre des groupes de dominicains laissent poindre un antihaitianisme poussé qui peut aller jusqu'à la prise en main de l'action de la justice. LA réaction des riverains dominicains souvent ne se limitent pas à des demandes d'expulsion radicale mais des actions directes souvent violentes du type « chasse à l'homme » avec des réponses virulentes à déplorer.


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LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU RENOUVELLE LE MANDAT DE LA MINUSTAH POUR UNE ANNEE SUPPLEMENTAIRE

Sans secret ni surprise, les 15 membres du Conseil de Sécurité de l'ONU ont approuvé hier à l'unanimité la demande de renouvellement de la MINUSTAH présentée par son secrétaire général Ban Ki-moon. L'objectif recherché par le prolongement du mandat de la mission est de consolider les progrès obtenus en matière de stabilité en Haïti depuis le déploiement des casques bleus.

Le Conseil de sécurité de l'ONU considère que la situation (sociale, politique et économique du pays représentent des facteurs de menace pour la paix et la stabilité malgré les progrès obtenus jusqu'ici.

Le renouvellement de la MINUSTAH a été fait quelques jours après la survenue d'un grave accident d'avion au cours duquel périrent 6 soldats de nationalité uruguayenne et 5 soldats jordaniens.

Un autre drame a touché juste avant le contingent policiaco-militaire de l'ONU quand trois soldats résultèrent blessés dans les suites d'un accident de la circulation qui a coûté la vie à un citoyen haïtien assis dans le local d'un restaurant.

Selon les autorités de Port Salut, l'endroit ou l'accident a eu lieu, les missionnaires de l'ONU revenaient de la plage et sous l'emprise de l'alcool auraient perdu le contrôle du véhicule qui aurait  percuté le civil décédé.

Se basant sur la situation actuelle du pays, le secrétaire général de l'ONU avait sollicité des modifications au sein des composantes de la mission. Sa demande a été écoutée puisque la MINUSTAH comptera à partir d'aujourd'hui moins de militaires (6940 au lieu de 7.000) et plus de policiers (2221 au lieu de 2.000 !)



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